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06/09/2010

R.I.P Jim Carroll (1950-2009)

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Il aura choisi une drôle de date pour tirer sa révérence comme un pied de nez a cette Amérique dont il était devenu l'un des enfants terribles les plus emblématiques

 Né a New york  le 1er août 1950 ce personnage atypique et fascinant est donc mort le 11 septembre d'un arrêt cardiaque , Écrivain, poète et musicien punk  américain il était notamment  connu pour son livre autobiographique The Basketball Diaries qui a fait en 1995 l'objet d'un film dans lequel joue un Leonardo DiCaprio alors quasiment  inconnu .Avec son look entre Tom Verlaine et David Bowie Jim Carroll s'etait imposé comme l'un des plus brillants représentants de la contre culture des années 70-80  ,proche de Patti Smith , de Warhol Burroughs, ou encore  de Lou Reed il évoluait comme un poisson dans l'eau  dans cet  univers new yorkais underground qui le fascinait et ou il se sera comme tant d'autres  brulé les ailes

 Publié  en 1978" the basket ball diaries " décrit sans complaisance la décadence de Jim, un jeune homme blanc prometteur, joueur de basket brillant, dans le New York des années 1960. L'écriture d'un journal intime et la passion qu'il a pour le basket ne l'empêcheront pas de sombrer dans la dépendance à l'héroïne, de se faire renvoyer de son école ainsi que de son équipe puis de se brouiller avec sa mère et ses amis. Ce livre autobiographique  est devenu dès sa parution  l'une des oeuvres cultes de la littérature contemporaine américaine ;le film réalisé par Scott kalvert en 1995 et dans lequel Di Caprio se révèle absolument stupéfiant ne rencontrera malheureusement qu'un succès d'estime

 

Carroll formera ensuite a l'aube des années 80  un groupe  punk 'The Jim Carroll band ' le groupe sera composé de Brian Linsley (guitar) ,Wayne Woods (drums) , Stephen Linsley (bass) et Terell Wynne (guitar) et leur premier album en 1980  'catholic boy ' rencontrera un succès mitigé .

Par la suite Jim Carroll se partagera entre musique  (5 autres albums plutôt confidentiels) et l'écriture de nombreuses poésies .

 

Jim Carroll band - People who  died 


podcast

 

 

 

 

 

08/04/2009

La fille de Monaco ( Anne Fontaine 2008)

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Cet ersatz de film est a l'image de la météo de Canal plus jadis proposée dans 'le grand journal ', un brin chic , un brin vulgaire et la plupart du temps totalement ridicule .

De Lucchini d'abord ,pour reprendre une célèbre tirade de Molière je serai tenté de dire ' Mais que diable allait il faire dans cette galere"? ou comment le génial comédien que tout le monde a adoré dans 'la discrète ' "le colonel chabert' ou 'Uranus ' peut il être mêlé a un tel projet? .

Louise Bourgoin  qui incarne  une présentatrice aguicheuse de météo locale ( un clin d'œil évident a sa prestation calamiteuse ou géniale c'est selon les  gouts  , de Miss Météo sur Canal plus dans l'émission citée plus haut ) n'a rien a perdre dans ce film il semblerait même que son personnage de Audrey, fille facile et intéressée lui ait permis de s'imposer comme la révélation de l'année 2008 (on n'a pas du voir les mêmes films ) .Roschy Zem ,  acteur intéressant mérite mieux que les habituels rôles de brun ténébreux et inquiétants (comme celui ci ) dans lesquels il s'enferme désormais .

La fille de Monaco est l'archétype même du film inutile et raté , le scénario,les personnages tout ici est est superficiel et invraisemblable (l"histoire du procès est a peine survolée et ne sert finalement qu'a masquer la pauvreté du scénario).

Grosse déception donc pour ce film réalisé pourtant par Anne Fontaine qui nous avait enchanté en 1997 avec 'nettoyage a sec'  un véritable film d'auteur a des années lumière de cette fille de Monaco dont il n'y a rien (ou pas grand chose ) a sauver

11:20 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : anne fontaine

03/02/2009

Paris ( cedric Klapisch - 2008)

18894353.jpgComment ne pas être décu avec 'Paris' le film de Cedric Klapisch sorti en début d'année 2008 ? Ou est passé le rythme , le dynamisme du réalisateur de   l'auberge espagnole  ou des 'poupées russes' ?

Même si on prend en considération le sujet plus grave traité par Klapisch avec  ce film  ,  on a la désagréable  impression  de se retrouver  dans l'univers de Claude Lelouch (multitude de personnages , histoires a tiroir , séquences  sans rapport les unes avec les autres, sentimentalisme exacerbé, ) bref, au bout du compte un grand sentiment de frustration , une impression de surfait ,comme un beau gâteau avec trop d'ingrédients qui n'a finalement aucun goût 'Paris ' finit par agacer ;les personnages (trop nombreux) sont superficiels et même si On retrouve avec plaisir  Romain Duris  l'acteur fétiche de Klapisch  la majorité des comédiens  ne sont pas a la fête.

Ce sont les filles qui s'en sortent le mieux  Juliette Binoche  est parfaite dans le rôle d'Alice  mere célibataire désabusée qui essaie encore de croire a l'amour , Karin Viard est épatante malgré un  rôle est réduit a quelques répliques et  mélanie Laurent toujours aussi  naturelle. Fabrice Lucchini  alterne le bon (la scène chez le psy) et le moins bon voire le grotesque (il nous refait son numéro  d'allumé de la musique 'soul'  et si  sa spontanéité  nous amusait sur les plateaus télé ici on  a l'impression qu'il est en représentation) Dupontel ,Lellouche , Cluzetsont enfermés dans des personnages sans grand intêret

 Quant au film il avance mollement , sans jamais décoller  avec pas mal de  séquences inutiles (que fait l'Afrique dans cette histoire?) ;le défilé de mode ,   la visite des mannequins a Rungis tout ça n'a qui queue ni tête .Certes on saisit bien le sens du message de Klapisch' profitez de la vie -amusez vous ! -dansez  ! , chantez ! ,  ! vous avez la chance d'être vivant , de respirer , de rire , d'aimer mais que tout cela est lourd ,  pompeux  monotone  que tout cela est plat et manque cruellement de grâce et de  magie . Dans ce 'Paris ' joliment filmé par Klapisch (qui n'évite toutefois pas les clichés)on ne se passionne jamais ,on s'ennuie , on tourne en rond

22:28 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paris, klapisch

01/02/2009

Le juge et l'assassin (Bertrand Tavernier 1976)

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Bertrand Tavernier nous a souvent donné des films intéréssants et intelligents et même si certains ont quelque peu vieillis , sa filmographie reste l'une des plus regulières du cinéma français. Incontestablement son chef d'oeuvre  demeure 'Le Juge et l'assassin "réalisé en 1976 , un film inspiré d'un célèbre fait divers qui passionna et divisa la France a la fin du XIX siècle a savoir la cavale sanguinaire de Joseph Vacher qui assassina  et tua  au moins une vingtaine de personnes et qui fut guillotiné en 1898 .
Avec un talent indéniable de narrateur Taverniernous raconte l'itinéraire de cet ancien soldat ,  amoureux éconduit qui tenta de tuer sa fiançée et de mettre fin a ses jours en se tirant deux balles dans la tête , le destin décida de les faire survivre tout les deux  mais Vacher (Bouvier dans le film de tavernier) resta  psychiquement atteint (crises de paranoïa, hallucinations) il passa plus de six mois à l'asile de Dole, où  fort peu soigné Il tentera  à de multiples reprises de s'échapper .  Libéré et considéré comme guéri par les psychiatres il passe par des crises de folie meurtrière au cours desquelles il viole, éventre, mutile des bergers et des bergères, en majorité des adolescents.
personne ne discutera le fait que ce film restera le plus grand rôle de Michel Galabru  absolument incroyable et époustouflant dans le personnage du tueur halluciné (le comédien fut d'ailleurs récompensé a juste titre par le césar  du meilleur acteur ) , il forme un duo épatant avec Philippe Noiret  un fidèle de Tavernier qui interpréte ici  le juge Rousseau ,homme intègre et juste qui va se passionner pour cette affaire au point qu'elle devienne pour lui une obsession totale . Le film ne se contente pas de nous raconter l'une des plus terribles affaires judiciaires de notre pays  il pose aussi la question cruciale  de la manipulation des médias (déjà) dans un pays qui vient alors de se déchirer  et de se passionner pour l'affaire Dreyfuss. De plus très intelligemment Tavernier laisse a chacun la libre interprétation du cas de Bouvier ,il ne nous dit a aucun moment qu'il est innocent mais sans le présenter comme une victime il laisse entrevoir la possibilité que bouvier ne soit 'peut etre'  pas  coupable  .
le personnage de Bouvier est une énigme absolue  et toutes les hypothèses sont a entrevoir , Coupable, fou, paranoïaque, mystique , manipulateur diabolique ,  affabulateur a chacun de choisir l'étiquette qu'il lui convient le mieux pour définir l'individu qui emporta son mystère avec lui . Fidèle a ses convictions politiques Tavernier en farouche opposant de la peine capitale termine son film en occultant l'exécution capitale qui est suggérée mais pas filmée  Le  film réalisé en 1976 et qui a installé son auteur  parmi les metteurs en scène incontournables du paysage cinématographique  français n'a , quant a lui  pas pris une seule ride et s'impose indiscutablement  parmi les  grands films du cinéma français

 

 

 

16:26 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : noiret, galabru, tavernier

28/10/2008

Sans arme, ni haine, ni violence (Jean Paul Rouve 2008)

8897.jpgNe nous y trompons ,malgré toute la sympathie pour toute cette nouvelle génération d'artistes venus de la comédie   ils sont peu nombreux a posséder réellement les capacités a s'imposer  en tant que véritables réalisateurs de cinéma .

Alain Chabat excepté ce ne sont pas , a l'evidence de vrais réalisateurs loin s'en faut ,  et on préférera dire que tous se font plutôt plaisir en passant derrière la caméra Jean Paul Rouve (s'il  s'affirme indiscutablement au fil des années en tant que comédien ) n'echappe pas a cette regle en réalisant son premier film' sans arme ,ni haine ni violence'

 Deja en 1979  José Giovanni (qui savait de quoi il parlait)   s'etait attaqué avec un succes mitigé a ce fait  divers célébre (le casse du siècle a la société générale de Nice en 1977)  un coup incroyable et culotté réalisé par la bande d'albert Spaggiari  ,ancien photographe de quartier au passé douteux  devenu truand atypique  et  qui s'est vu du jour au lendemain devenir l'ennemi public numero 1

 

En choisissant de traiter la personnalité de l'individu plutôt que ses actes (le casse est occulté du film mis a part quelques séquences de quelques minutes) jean Paul Rouve tombe dans le piège de la caricature .Transformé en guignolo  façon "Bébel années 70-80" le personnage de Spagiarri a force de vouloir etre présenté comme bandit au grand coeur , généreux , désinvolte agace plus qu'il ne charme , le film qui mélange faits réels (la fuite en amerique du sud du gangster ) et fiction (le journaliste de Paris Match infiltré qui devient peu a peu son confident ) tombe alors dans la facilité et la miévrerie.

Dans la peau de Spaggiari , Rouve en fait des tonnes  et a l'evidence il en fait trop , son film  sympathique au départ devient tres vite ridicule et grotesque a l'image des perruques et déguisements de son (anti) héros. il fait de Spaggiari   (meme si le vrai Spaggiari était a l'evidence un personnage haut en couleur) un péquenot et" gugusse" sans cervelle .

Une scène pourtant  (celle de la confrontation avec la vendeuse vietnamienne) est trés reussie , dans ce passage du film  ou la véritable personnalité de Spaggiari apparait derriere le clown , Rouve  tente de nous montrer l'espace  d'un  (trop) court instant la face cachée de l'homme.

C est toutefois assez peu  pour dire que le film est moyen ; non  au bout du compte il est juste inutile .

 

26/10/2008

Gainsbourg 2008

affiche expo gainsbourg 2008 ..JPG

 

Serge Gainsbourg - mes petites odalisques 


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Pour l'inconditionnel de Gainsbourg que je suis c'était évidemment un rendez vous que je ne pouvais manquer .Cette exposition au musée de la musique  pour rendre hommage a  cet immense artiste qui aurait eu 80 ans cette année s'affirmait comme  un évenement culturel totalement incontournable.

La première partie de cette exposition rassemble la quasi  totalité des 45 tours de la carrière de Serge ,Chanteur et auteur ,  .Entre raretés , bizzareries,  collectors ,musiques de film,  pressages étrangers (notamment japonais) et grands classiques de l'oeuvre de Serge  chacun trouvera de quoi satisfaire sa curiosité .Impossible de les nommer tous mais sachez qu'on  croisera  Jean claude Pascal ; Michèle Arnaud (ronsard 68la chanson de Prevert- douze belles dans la peau) Juliette greco (les amours perdus - l'amour a la papa) Hugues Auffray (la javanaise -mes petites odalisques) Francoise hardy(l'anamour) Zizi Jeanmaire ,les frères jacques (le poiçonneur des lilas) ;catherine Sauvage (Baudelaire  -  les goémons -black trombone) isabelle Aubret(la chanson de prevert) , Birkin Evidemment  mais aussi toutes les femmes qu'ils aura fait chanter , Deneuve, Adjani, Bambou, Regine , France Gall, Bardot , vanessa Paradis , sans oublier les hommes (Julien Clerc, Chamfort, Bashung ,Philippe Clay.......) je ne peux les citer tous mais tout ce que Gainsbourg a enregistré ou a composé (en format 45t) nous est ici présenté  en un mur  de 45 tours stupéfiant qui nous prouve l'incroyable diversité  insensée  et toute l'originalité de l"oeuvre artistique de Gainsbourg.

 

Serge Gainsbourg - douze belles dans la peau


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la seconde partie de l'expo nous fait pénétrer dans l'univers du maître elle s’articule autour de quatre grandes périodes :

 

La  période bleue (1958 - 1965)


Les idoles (1965 - 1969)


La décadanse (1969 - 1979)


Ecce homo (1979 - 1991)

 


Gainsbourg avait du gout on le savait et on le constate en découvrant  sa collection personnelle, La Chasse aux papillons, de Salvador Dali, Mauvaises nouvelles des étoiles, de Paul Klee, et L'homme à tête de chou, sculpture de Claude Lalanne. Les deux derniers ayant inspiré titre et contenu à deux albums de Gainsbourg.


Gainsbourg avait du gout on le savait et on le constate en découvrant  sa collection personnelle, La Chasse aux papillons, de Salvador Dali, Mauvaises nouvelles des étoiles, de Paul Klee, et L'homme à tête de chou, sculpture de Claude Lalanne. Les deux derniers ayant inspiré titre et contenu à deux albums de Gainsbourg.

 

 

Ces oeuvres sont présentées dans une vitrine-miroir latérale qui jouxte l'installation. On y trouvera également  ses manuscrits et la bimbeloterie de la rue de Verneuil, moult fois détaillée par les visiteurs : l'écorché de Louis Auzouxqui tronait dans son salon , la collection de médailles acquise auprès de ses amis de la police,une photo inédite et rare de marylin Monroe a la morgue, l'exemplaire de la marseillaise de Rouget de Lisleacheté a Drouot peu de temps juste apres le scandale de 'aux armes ect....'

 

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l'homme a tête de chou la  merveilleuse et intriguante sculpture signé Claude Lalanne

Toujours dans cette même salle   le plasticien sonore Frédéric Sanchez.propose un labyrinthe de colonnes associant des images (photos ou films) et des sons (les textes sont lus par les interprètes, Birkin, Deneuve, Dutronc...) le tout mettant  en relation l'oeuvre de Gainsbourg avec les courants (le surréalisme et le jazz , la pop et le pop art...) et les personnalités qui l'ont marqué (Bela Bartok, Boris Vian, Francis Bacon...).

Ce dispositif dynamique, visant à "provoquer des images avec le son", explique Frédéric Sanchez, réussit le tour de force d'être pédagogique tout en intrigant les connaisseurs

bref une expo qui bien que  peu être un peu trop concentrée est totalement captivante que l'on soit inconditionnel de gainsbourg ou pas .

 Inconterstablement cette exposition s'affirme comme  l'un  des grands rendez vous culturel  de cette fin d'année 2008 et comme  un évenement  artistique a ne rater sous aucun pretexte.

 

 Serge gainsbourg - ford mustang

 


podcast

Vicki ,Cristina, Barcelona (Woody Allen 2008)

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Encensé par les critiques 'Vicki Cristina Barcelona 'le dernier Woody Allen( déjà plus de  40 films au compteur) avait tout pour plaire.

Le dépaysement d'abord , Woody Allen choisissant l'espagne et la superbe ville de Barcelone pour y installer son intrigue ,voila qui  semblait croustillant de la part du metteur en scene  qui  après avoir quitté New -York pour la Grande Bretagne le temps de trois films inégaux  décidait de mettre le cap au sud de l'europe

Le casting toujours surprenant chez Woody Allen est ici alléchant avec la présence de javier Bardem  en  peintre  tourmenté et en séducteur implacable, Scarlett Johansson  la nouvelle muse incontournable du cinéma de woody  (elle est ici  encore parfaite en étudiante américaine a la recherche de l'amour ), Rebecca Hall  actrice quasi inconnue et  nouvelle venue dans l'univers du maitre  et enfin Pénélope Cruz échappée de chez  Almodovar  qui apporte ici  toute la fougue et le tempérament de feu propre aux actrices du réalisateur madrilène.

 

Pourtant et inexplicablement la magie n'opére pas, le film tarde a démarrer , a s'emballer , une voix off inutile et pesante , des dialogues quelque peu convenus ,l'ensemble manque cruellement d'humour mis a part quelque répliques qui font mouche.

la ville de Barcelone qui apparemment a subjugué Woody au point qu'il en fait quasiment un  personnage de son film nous est présentée a la manière simpliste d'un catalogue  pour agence de tourisme (la sagrada familia, le palais  Guell, les ramblas, les joueurs de guitares a la tombée de la nuit  tout ça est evidemment superbe , tout ça est aussi trés trés cliché .

 Heureusement le film est (en partie) sauvé par l'arrivée tonitruante  toutes griffes dehors de Pénélope Cruz  qui débarque dans la deuxième partie d'un film en perte de vitesse , alors oui soudainement ca décoiffe ! , ça explose ! mais c'est un peu tard  'Vicki Cristina , Barcelona' s'est dejà inscrit dans la liste des films moyens de Woody Allen.

Coté musique ,on sort du répertoire jazz habituel des films de Woody Allen et c'est plutot une bonne chose notamment  pour Giula y los tellarini  groupe inconnu dont Woody Allen a choisi la chanson "barcelona " en l'entendant a la radio par hasard  ,ce groupe a surement éussit un  coup totalement inespérée .

Woody Allen  en profite aussi pour exhumer "entre dos aguas " un instrumental  magnifique de Paco de Lucia ' qui va enchanter tout le monde .

Si les critiques sont  sous le charme de ce Woody cru 2008  un film ou le metteur en scène a (encore) mis beaucoup de ses névroses avec cette histoire  d'amour triangulaire et complexe , je ne partage pas quant   a  moi cet enthousiasme apparemment général   ,certes le film est agréable ,les comédiens sont mêmes plutôt bons mais il y manque la touche  de génie , la grâce , l'illumination ,  celle  qui enflamme 'Annie Hall " " Broadway Danny Rose " "Manhattan ' " Harry dans tout  états " match point "

En comparaison de ces nombreux chefs d'oeuvres 'Vicki Cristina ,Barcelona est au final un  bon film mais  pas un ' grand film.' On est évidemment toujours plus difficile et  très   exigeant avec les plus grands réalisateurs donc restons cependant objectifs et ne boudons tout de même pas  pas notre plaisir .

 

 

 

 

08:57 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : woody allen

09/10/2008

Parlez moi de la pluie (Agnès Jaoui 2008)

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C'est donc le troisième long métrage signé  Agnès Jaoui après l'inoubliable 'le gout des autres ' et le dispensable  'comme une image'

Le tandem Jaoui-Bacri  est evidemment reconduit (c'est encore un scénario écrit a quatre mains par le couple) accompagné ici par  Djamel Debouzze dans un rôle  qui aurait pu  le positionner en qualité de véritable acteur , " " son vrai premier rôle d'adulte au cinéma selon ses propres termes (il oublie 'indigènes' apparemment ) pourtant malgré quelques belles scènes et quelques jolis moment de grâce le film nous laisse un curieux sentiment d'inabouti , d'inachevé  voire d'indifference.

Même si j'aime beaucoup l'approche du cinéma d'agnès Jaoui et si je trouve que Bacri est un excellent comedien  'parlez moi de la pluie ne nous emballle a aucun moment  et ne décolle pas, Bacri se contente une fois de plus de faire " du bacri  "et a force de se répéter a l'infini dans le même personnage il ne nous surprend plus .

Comparativement  Djamel Debouzze lui ,s'en sort plutôt pas mal sauf quand Jaoui lui retire sa légéreté naturelle (celle de son personnage ) pour le transformer en moralisateur (on aurait pu eviter la leçon de morale sur"  l"humiliation ordinaire " ) c'etait pas vraiment nécéssaire et  quelque peu hors sujet .

Le sujet du film est relativement simple ,on sait que le cinéma français sait faire passer l'emotion sur des sujets simples et les exemples ne manquent pas ; mais ce n'est pas le cas ici , Parlez moi de la pluie " tourne un peu en rond , s'enlise et ne raconte finalement pas grand chose , le film  d'agnes Jaoui est  a l'image du documentaire que doit réaliser Michel Ronsard  (jean pierre Bacri) dans le film  il n'aboutit pas a force de ne pas trop y croire .

Certaines  séquences sont  parfois un peu faciles et surtout peu crédibles  - le trio égaré dans le Luberon au milieu des moutons pour une hypothétique interview ratée - la scène du pétard ou , le couple improbable  Michel (Bacri) Agathe (Jaoui)  passablement défonçés s'émerveille   face a une  fourmi (apres avoir partagé un malheureux petit pétard )

Quelques belles surprises toutefois , notamment Florence Loiret (Aurelie) tout en dynamisme et en pudeur retenue et surtout Mimouna Hadji (la mere de Djamel dans le film) une  comedienne non professionelle qui nous donne sans forcer une belle leçon d'humilité et de courage.

Au final 'parlez moi de la pluie ' nous laisse sur notre faim  il me semble nettement que le tandem  Bacri -Jaoui est un peu dans une impasse,  Le film est a peine moyen et si il se laisse regarder d'un air détaché et distrait ; on est en droit d'attendre bien davantage d'un couple  capable d'ecrire et d'interpréter des choses (le gout des autres - smoking -no smoking - un air de famille) d'un niveau bien plus élévé.

00:48 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bacri, jamel, jaoui

02/10/2008

La colline a des yeux ( Wes Craven 1977)

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Revoir ce film dont un remake a été réalisé récemment par Alexandre Aja  m'a replongé quelques années en arrière a une époque ou une invention incroyable débarque dans les foyers  a savoir le magnétoscope.

A la fin des années 70 quand celui ci  fait son entrée dans les salons  c'est une véritable révolution, jusque la pas de chaînes câblées et encore moins  de Canal + ,juste trois  chaînes avec des programmes cinéma on ne peut plus conventionnels , seul tard dans la nuit du dimanche le cinéma de minuit propose de sortir un peu des sentiers battus mais il ne programme que des "classiques" pas de place évidemment pour les films d' horreur ou les films 'gore'

alors nous voila dans les videos clubs a déambuler dans les rayons en découvrant médusés des jaquettes de films aux titres évocateurs .

Et le choix est immense , derrière les jaquettes  et les titres chocs , des films venus d'un peu partout , des films de zombies, de fantômes ; de tueurs , de possession , de cannibales, de maisons hantées ,de malédictions , des films de sorcières, de démons , des films de loups-garous , de mutants, de mondes perdus, avec tout ce qu'il faut de monstres, de cinglés, de tueurs , de créatures  .... bref un choix déléctable pour le spectateur qui rêve d'avoir  vraiment peur  et qui peut désormais repartir avec sous le bras  la V.H.S de '"massacre a la tronçonneuse" , "cannibal holocaust,"  "vendredi 13" , "hurlements" "les raisins de la mort '  "Suspiria " "l'antéchrist"  ou encore "la maison pres du cimetière" pour ne citer que quelques exemples au hasard.

Certains des metteurs en scène de ces films d"'un genre "nouveau" deviendront des réalisateurs cultes (Mario BavaWes Craven , Dario Argento, George Romero , Tobe Hooper .....)  d'autres seront oubliés , beaucoup comme pour les westerns dans les années 60 se cacheront derrière des pseudonymes  mais certains de ces films feront l'objet de remakes ou inspireront d'autres  réalisateurs de nombreuses années plus tard .

Pour ce qui est de 'la colline a des yeux' il faut savoir qu'il a ,  lors de sa sortie cinéma en 1977 été classé 'interdit aux moins de 18 ans ' en raison du caractère profondémént malsain  du sujet abordé (c'est la raison des coupes imposées et qui ont clairement saboté quelque peu le film) .

Le sujet est ici assez banal , une famille avec caravane ,  chiens et nourrisson  s'aventure dans le désert ou vit une tribu de dégénérés de la pire espèce , violents , cannibales, et qui semble être  plus proche de l'animal que de l'humain .

Inévitablement la voiture de la malheureuse  famille tombe en panne  et tout ce petit monde reste bloqué, coupé du monde  et bien évidemment a  la merci de ces  fous dangereux et affamés qui cherchent  a les capturer pour les tuer et éventuellement ..... les dévorer.    

Basique , simpliste ; tourné avec peu de moyens et interprété par des comediens approximatifs , La colline a des yeux qui a forçément tres mal vieilli se regarde pourtant comme une curiosité et comme le témoignage d'une époque passée ,  celle ou l'on cherchait des sensations dans la découverte d'un cinéma parallèle et nouveau  .

Aujourd'hui n'importe quel adolescent sera mort de rire  et ne tiendra pas cinq minutes devant ce film ou les méchants sont plus ridicules qu'effrayant (inoubliables costumes  en peau de bêtes ). Toutefois , ne soyons pas trop sévère car quoique l'on en dise c'est un film qui fait incontestablement partie de l'histoire du cinéma et qui reste une référence dans son genre .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

13:21 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : wes craven

06/09/2008

Donnie Brasco (1997)

 

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Voila un genre cinématographique (le film de mafia) bien souvent (mal) traîté et qui a  trouvé dejà son maître absolu en la personne de Martin Scorsese ,ce dernier lui ayant  donné plusieurs fois ses lettres de noblesse ( "les Affranchis " se posant évidemment en référence absolue ).
C’est bien là le risque a prendre dès lors qu’on oppose un tel film a ses opus incontournables réalisés par le grand S.
Pourtant même si Donnie Brasco ne révolutionne pas le genre , le film de Mike Newell s'impose sans aucun doute comme  une réussite car il nous propose de nous intéresser à des personnages rarement choisis en tant que figures centrales d’une histoire. Le scénario tourne autour de Joe Pistonne alias Donnie Brasco  agent  spécial du F.B.I (Johnny Depp) a infiltré le milieu mafieux de New-York ou règne caïds et affranchis tous  fonctionnant selon un code bien défini et immuable. Auprès de lui dans cette jungle sournoise et méfiante Lefty (Al Pacino) qui connaît le milieu comme sa poche va introniser Donnie au sein de la grande famille new-yorkaise en se laissant bien malgré lui berné par le jeune flic


Pris dans une spirale mais sensible a l’amitié sincère et a la confiance de Lefty, Joe va continuer sa périlleuse  et courageuse  enquête tout en tentant de préserver celui qui devient malgré lui son ami .


Portrait réussi du milieu de la mafia et de ses personnages troubles avec rituels et code d’honneur le film brille par une interprétation irréprochable , Al Pacino, grandiose comme toujours prouve encore qu’il est bien l’un des plus grands acteurs du cinéma américain, il campe ici un attachant personnage de loser et vole la vedette a Johnny Depp tout en sobriété et en émotion retenue. 

Autour de ces deux personnages centraux  Michael Madsen ajoute brillamment un nouveau rôle de méchant a sa filmographie déjà bien fournie. Seules les séquences de la vie familiale (secrète aux yeux de la mafia) de l’agent Pistonne semblent avoir été quelque peu sacrifiées mais l’histoire (inspirée de faits réels) nous passionne de bout en bout même si la zone d’ombre concernant la destinée finale de Lefty nous laisse un peu sur notre faim

26/07/2008

Bullitt (Peter Yates -1968)

c94a9510c71dcb7ac87461575e86d5fc.jpgFaire un film authentique qui colle a une certaine réalité est une chose pas forcement facile et même si Peter Yates s'y est admirablement employé cela ne suffit pourtant pas a faire de Bullitt un grand film ,effectivement les scènes tournées avec des professionnels en lieu et place de comédiens (policiers , infirmières ,médecins ) donnent un coté très "pris sur le vif  "a l'ensemble mais au bout du compte on  ne retiendra  de Bullitt  que peu  de chose mis a part une légendaire poursuite automobile dans les rues et les faubourgs  de San Francisco.

Le scénario est assez plat et l'intrigue mince comme un fil ,les personnages secondaires (richard Vaughn) sont réduits a des faire valoir ,la présence féminine de la ( très ) belle jacqueline Bisset   n'apporte strictement rien car son rôle n'est  pas du tout mis en valeur .

Steve Mc Queen l'inspecteur Bullitt est LE personnage central de ce policier ,l'acteur trouve tout de même ici l'un de ses rôles les plus marquants même si sa prestation frôle parfois la caricature.

Alors  oui ! il y a dans ce "polar" qui jouit a mon sens d'une réputation surestimé dans le cinéma des années 70 des séquences mémorables et superbes (la longue scène de l'aéroport et bien sur cette inoubliable poursuite entre la Mustang verte de Bullitt et la Dodge noire des tueurs ). Une séquence stupéfiante devenue culte  car filmée avec cette sensation d'être a bord du bolide .

Pour le reste  si Bullitt se laisse regarder il n'entre cependant pas dans la catégorie des "polars ' de référence de l'époque ( revoyez donc  Un apres midi  de chien  ou " Serpico " de sydney Lumet ou bien évidemment 'french connection " de William Friedkin.)  A noter la formidable  bande son signée par le maître Lalo Schiffrin  qui signera également les thèmes des celebrissimes séries TV "Mannix " et " Mission impossible".

 

 

 
 

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16/07/2008

Olé ( Florence Quentin 2005)

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consternant , affligeant et a la limite du pathétique Olé  réalisé par Florence Quentin  pourtant une ex scenariste  et dialoguiste inspirée '('Tatie danielle " ou encore  'la vie est un long fleuve tranquille " ) est un naufrage absolu  malgré le duo alléchant sur le papier .

Depardieu qui comme a son habitude depuis deux décennies tourne tout et n'importe quoi et Gad Elmaleh qui a heureusement depuis redressé la barre sont ici a la dérive totale .

Nous sommes ici proche (très proche) du niveau  zéro avec  ce navet authentique qui se veut comédie sans jamais l'être ne serais ce l'espace de quelques minutes.  a fuir absolument !

 

01/07/2008

Phenomènes (M.Night -Shyamalan -2008)

phenomenes.jpgIndiscutablement Shyamalan est un cinéaste important ,on le constate car  chaque nouvelle  sortie  de film est un véritable évenement et depuis le choc  en 2000 de Sixième sens ( son premier film et son meilleur a ce jour) le réalisateur s'est auréolé d'un statut de metteur en scène culte . Personnellement je reste convaincu que  ce statut est très exagéré et  que Shyamalan  est avant  tout un realisateur  qui bénéficie d'une certaine 'hype ' .Toutefois même si  je ne peut nier que 'Incassable (2000) est un film plutôt réussi et qui impose  un style , une patte indéniable .le cinéma de Shyamalan m'ennuie un peu  ( Signes  en 2002 et  Le village   en 2004 ) ne resteront pas de grands souvenirs  cinématographiques aussi si le sujet que le réalisateur a  choisi d'aborder pour Phenomenes ' me semblait  passionnant je redoutais  la manière dont Shyamalan allait  traiter ce sujet.

Phenomenes se situe a la lisière du cinéma fantastique et du film a suspense, le film nous fait souvent penser a certaines series B des années 50 , des films au titres souvent evocateurs ( "le météore de la nuit "   - " les soucoupes volantes attaquent ") mais le clin d'oeil le plus évident ,le plus flagrant n'est pas a chercher uniquement du coté de ces séries B   mais également  du côté de Hitchcock et bien évidemment des "oiseaux ' cependant ici  pas question de mouettes et de corbeaux  ici  c'est une nature plus discrète ,plus sournoise qui frappe , la nature dans ce qu'elle possède de plus beau , de plus serein  les arbres ,les plantes ,les feuilles , les fleurs tout ici devient danger , tout  ici devient ennemi . La première partie de 'phénomènes ' est incontestablement la plus maîtrisée ,la plus réussie car une fois la situation d'angoisse en place le rythme ralentit ,le film perd en intensité dans la seconde partie et ne nous captive plus.

Le casting de ce film ne sauve malheureusement pas cette baisse de régime car Disons le tout net Zooey Deschanels  qui roule des yeux a nous donner le tournis est une comédienne plus que moyenne ; Mark Walhberg est beau gosse  , certes mais niveau jeu d'acteur c'est assez limité  . Au  final reste un film inégal a dimension prophetique dont certaines scenes sont sublimes (la chute simultanée des corps du building en construction ,  les suicides en chaines en plein Manhattan) et d'autres qui malheuresuement  frisent le ridicule . C 'est cette inconstance qui est   regrettable  et genante et qui au bout du compte fait de 'Phenomenes ' un film moyen qui laisse quand les lumières se rallument un gout amer de frustation.

02:52 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : phenomenes, shyamalan

18/05/2008

Cyrano de Bergerac ( Jean - Paul Rappeneau - 1990)

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Sorti en 1990 le Cyrano de Bergerac signé par jean-paul  Rappeneau n'a rien perdu ni de sa fougue , ni de sa splendeur ni encore moins  de son panache.
le revoir après toutes ces  années procure encore des moments  d'émotions , de frissons , de lyrisme  tant liés a la beauté du texte de Rostand qu'a l'interprétation inouïe et exceptionnelle d'un Depardieu lumineux et habité .

Le comédien  chausse les bottes du plus célèbre des gascons et se coule , se moule , se fond  dans la peau du célèbre et truculent héros pour nous offrir une interprétation  totalement stupéfiante .Depardieu est tout simplement monumental
Autour de Lui Anne Brochet est magnifique , toute en finesse , en pudeur , en retenue  , jacques Weber  lui aussi est parfait  comme tout les personnages atypiques , cocasses, drôles ,  émouvants , poétiques  qui gravitent autour de l'astre Depardieu . Ce film énorme par l'ampleur du projet et par le résultat éblouissant fait honneur au cinéma  , a la poésie et au théâtre français.


L'un des films-clés du cinéma français  et un chef d'oeuvre absolu 
 





13/05/2008

La maison du bonheur ( Danny Boon - 2006 )

 

1738062904.jpgÉvidemment le phénomene désormais incontrôlable autour des  ch'tis va jouer en faveur de 'la maison du bonheur ' et beaucoup de gens qui avait ignoré ce premier film de danny Boon (adapté de sa pièce 'la vie de chantier') vont peut-être le trouver très drôle. Que dire sinon que ce film n'est guère plus qu'une comédie franchouillarde toute juste moyenne (et encore)dont on peut se passer aisément et que la séance de rattrapage autour de Danny Boon réalisateur ne s'impose absolument pas .

Si le scénario peut s'avérer amusant le film sombre assez vite dans la caricature malgré toute la bonne volonté sympathique de Danny Boon , ce n'est certes pas les gesticulations fatiguantes de Daniel Prevost (improbable agent immobilier véreux ) ni le duo d'ouvriers bêtes a manger du foin (dont n'importe quel individu doué de raison se serait débarrassé des le premier jour des travaux )qui viendra rehausser le ton comique de ce film ou finalement on ne rit que très peu .Quant a Michèle Laroque on a curieusement l'impression que le cinéma lui propose toujours les mêmes rôles .signalons que Line Renaud déjà très en dessous de ses partenaires dans 'bienvenue chez les ch'tis ' est ici encore d'une nullité confondante. Au bout du compte ' la maison du bonheur ' n'est rien d'autre qu'une comédie simple voire simpliste qui se regarde distraitement et qui s'oublie a peine le téléviseur éteint

04/05/2008

Deux jours a tuer (jean becker -2008)

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On Connaît la qualité de Jean Becker pour les adaptations littéraires  rapellons  les excellents films que furent "l'été meurtrier "(adapté de sebastien japrisot en 1983) 'les enfants du marais" (d'après georges Montforez en 1994 ou encore "Effroyables jardins " tiré du roman de Michel Quint en 2003) et c'est sans aucune crainte que je décidai de voir "Deux jours a tuer " son dernier film  tiré du livre de françois d'Epenoux .

La présence  d'Albert Dupontel au générique s'imposait comme  une garantie supplémentaire pour un film réussi , Dupontel  etant a  mon avis  l'un des acteurs les plus complets du cinéma français , des rôles de déglingués mémorables ("Bernie", "enfermés dehors") aux personnages fragilisés  ("l'ennemi intime "-" un long dimanche de fiançailles" - "fauteuil d'orchestre ") il nous a toujours enthousiasmé et souvent bluffé.

Malheureusement ce film qui trouvera certainement son public par la force de son message ne m'a pas totalement séduit  car il pose a mon sens une question cruciale et essentielle a savoir :  'le fait d'être condamné par la maladie donne t'il tous les droits? car c'est bien la le sujet du film et même si le scénario tente de brouiller les pistes par une histoire banale d'adultère ou de crise de la quarantaine on sent très vite  qu'il se cache quelque chose de plus profond , de bien plus grave derrière le personnage tourmenté d'Antoine,  .

Antoine a réussi professionellement ;il  a  une jolie femme (marie josée Crozeformidable un role  pourtant assez ingrat) une  belle maison ,   deux enfants adorables , des amis  , un chien ,  de l'argent  et pourtant le temps d'un week end il va tout remettre en question , tout balayer , tout quitter sans y mettre les formes sans donner d'explications mais plutôt avec violence et fracas. Si 'deux jours a tuer ' n'est pas un mauvais film ' j'en suis ressorti déçu car je n'ai pas adhéré a la philosophie du personnage d'antoine je n'y ai vu ni courage ; ni noblesse  mais plutôt une certaine forme de vengeance personnelle cruelle et lâche . De plus  l'interprétation de Dupontel souvent irréprochable par le passé m'a semblé dans ce film  un peu  inégale et parfois approximative , j'aurai préfèré voir ce rôle confié a un comédien plus étoffé plus crédible dans ses colères et ses tourments ( Depardieu  ou Auteuil  auraient étés formidables) .Il y a certes de jolis moments (notamment l'arrivée d'antoine  en irlande) mais d'autres séquences sont totalement clichés et a mon sens un peu faciles (la scène avec l'auto stoppeur, le règlement de comptes au dîner d'anniversaire , la scène de la jaguar) bref  au bout du compte un film qui ne m'a pas emballé  et qui m'a laissé de marbre .A noter que  "deux jours a tuer "   se termine par une chanson terrible et sublime de serge Reggiani 'le temps qui reste ' une chanson qui par sa puissance et son impact ,vous donne le frisson et vous cloue  sur place  .

  

 

 

 

 

 

 

 

 

10/04/2008

Babel (Alejandro gonzalez Inarritu -2006)

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Alessandro gonzalez Inarittu est a mon avis l'un des réalisateurs  les plus intéressants parmi  toute la vague des metteurs en scène  émergants depuis de nombreuses années. Ses précédents films ' amours chiennes (2000)' et " 21 grammes " (2004) restent deux incontestables réussites et s'inscrivent dans une trilogie que vient compléter Babel (2006)

Fidèle aux deux films pré-cités Babel  est également un film a tiroirs , une fois  encore  plusieurs histoires s'emmêlent reliées par un fil conducteur (ici une arme a feu) on se balade du Japon  au Maroc en passant par le Mexique et les États -unis .Magnifiquement filmé (beauté des visages  et  des paysages) Babel est un film  fascinant de bout en bout et  profondément humain.

Les séquences du désert marocain sont absolument sublimes et sont a mon avis la plus grosse réussite du film et en contrepartie la partie japonaise étant  la plus faiblarde  .Coté comédiens Brad Pitt est assez étonnant , toujours en retenue son personnage et le couple qu'il forme avec Cate Blanchett  est  passionnant . Gael garcia Bernal (déjà présent dans 'amours chiennes ') est une fois de plus formidable dans le rôle intense de Santiago 

Le film s'oriente autour d'expériences diverses d'incommunicabilité et de solitude  , perdus dans le désert, en divers endroits du monde, et étrangers à eux-mêmes les personnages de Babel  experimentent tour a tour la  peur , le doute et la confusion mais  découvrent aussi la valeur de l'amour et du lien qui peut  parfois unir  les hommes entre eux .

Grand film sur la fragilité et sur la cruauté des hommes Babel est une oeuvre  intelligente et ambitieuse  qui réussit a la fois a nous interpeller , a  nous émouvoir et  a nous émerveiller. 

 

24/03/2008

Husbands (John Cassavetes- 1971)

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J'ai pu revoir Husbands peu de temps après avoir revu" le coeur des hommes 2 "(je sais c'est cruel et pas juste pour le pauvre Marc Esposito) mais je m'abstiendrai de faire le moindre  parallèle car cela serait  comparer Mozart avec André Rieu ou Polnareff avec Obispo (au choix) Husbands est un film sur la vie et  sur les hommes , un film impossible a raconter et inclassable et surtout un chef d'oeuvre intemporel absolu .

C'est un film dont on se souvient longtemps (il date de 1971 et reste d'une modernité époustouflante) et dans lequel chaque être humain y trouvera un peu de soi (et un peu des autres).

Devenu au fil des années un classique incontournable Husbands est un  monument du 7ème art formidablement écrit et formidablement  interprété ( Falk- Gazzara - Cassavetes  sont tout les trois magnifiques).Il est incontestablement  (et a mon  humble avis de cinéphile)  LE  plus grand film sur l'amitié jamais réalisé

 

27/02/2008

No country for old men (Joel & Ethan Coen - 2008)

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Évidemment je serai allé le voir sans l'oscar (tout a fait mérité par aileurs) car le cinéma des frères Coen est toujours synonyme de grand plaisir pour le spectateur d'autant plus que "No country for old men ' signe le retour des deux frangins surdoués au film noir . Si 'Fargo' reste a mon sens le véritable chef d'oeuvre de la filmographie  de Joel & Ethan Coen ce' no country for old man's'inscrit déjà dans la lignée des films incontournables de cette décennie.

les premières vingt minutes sont tout simplement époustouflantes , filmées  quasiment sans la moindre parole le début de ce  film s'offre un hommage appuyé aux grands westerns américains puis c'est la découverte de la tuerie en plein désert par Llewellyn Moss (Josh Brolin excellent!) qui nous plonge dans un univers terrifiant et halluciné baigné d'une froide  et implacable violence.  Bienvenue  en enfer !

Les frères Coen  on le savait  dejà sont passés maitres dans l'art de filmer les grands espaces comme personne et ici c'est  vraiment du  bonheur a l'etat pur. Si certaines séquences sont dejà cultes ( " la poursuite de LLewelyn par les mexicains et leurs pit bulls" - "la tuerie dans le motel ' l'attaque de La pharmacie  '  ou encore le  pile ou face d'Anton " )il faut également  souligner le formidable  et étonnant  casting de ce film intense  et puissant

Tommy Lee Jones en vieux shérif est incroyable , josh Brolin en cow  boy courageux qui ne lache rien  est parfait , enfin et surtout serais -je tenté de dire Javier Bardem est fulgurant il est LA REVELATION  de ce film ,.Dans le rôle d'Anton Chigurn le tueur fou  désabusé ,  incarnation du mal absolu il est totalement époustouflant (on comprend que l'oscar du second rôle ne lui pas échappé) Droopy sanguinaire , imprévisible , loufoque ; morbide et  a la limite du métaphysique il nous offre ici une interprétation mémorable  passant de la terreur a l'humour en quelques secondes , son look et sa coiffure inoubliable , son regard  glacial vont hanter longtemps nos mémoires car il est a mon sens l'un des personnages de 'méchant' les plus inouïs qu'il m'est été donné de voir depuis longtemps .Le film  qui est adapté du roman de Cormac Mc Carthy (il s'agit d'ailleurs  de la première adaptation originale signée par les Coen)  aurait pu être un chef d'oeuvre total mais  il ne l'est pas  car si les 3/4 du film sont absolument parfaits  la fin est cependant  ratée . Les quinze dernières minutes  surprenantes et déroutantes n'ont pas finies d'engager polémiques , discussions animées et suppositions en tout  genre  pour tous ceux qui iront voir le film  ." No country for old men " est au final un  film magistral que l'on déguste comme un grand cru  mais  qui se termine malheureusement avec un curieux sentiment d'inachevé

 

 

18/02/2008

Dans paris (christophe Honoré -2006)

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Promu réalisateur favori des cahiers du cinéma ,de Télérama et autres Inrockuptibles  Christophe Honoré (lui même ancien écrivain et ancien  critique des cahiers) est passé a la réalisation en 2000 avec "17 fois Cecile cassard "un film ambigu qui réunissait Romain Duris et Beatrice Dalle.

Dans Paris est son troisième long -métrage et si on retrouve  Romain Duris au générique de ce film on n'échappera pas a Louis Garrel , comédien fétiche d'Honoré qui semble établir avec lui une relation du style Truffaut -Léaud  (pour la petite histoire Jean pierre Léaud est le parrain de Louis Garrel ,  ce  dernier étant également le fils de Philippe Garrel le metteur en scène 'underground ' des années 70) . Nous sommes a coup sur devant un film face auquel  toute l'intelligentsia cinématographique va se pâmer  , une certaine intelligentsia  peut être mais sûrement pas moi car s'il est une chose qui a le don de m'agacer tout particulièrement au cinéma ( et dans la vie soit dit en passant) c'est la prétention et c'est  justement d'un (gros) excès de prétention que souffre le film de christophe Honoré. Personnellement je dois avouer que je trouve  Louis Garrel particulièrement médiocre ,  son jeu d'acteur surfait , ses poses pédantes , cette impression d'auto satisfaction permanente  sont pour moi tout simplement  insupportables. Que dire en revanche  de  Romain Duris sinon qu'il confirme ici qu'il alterne bons et mauvais choix (force est de constater  toutefois qu'il choisit souvent des rôles délicats et risqués). rajoutons que  ce n'est pas Joanna Preiss nouvelle  venue sur les écrans qui viendra  relever  le niveau , en effet  l'actrice qui interprète ici le personnage de  Joanna  est plus que moyenne (pour ne pas dire mauvaise).

La bonne surprise est a chercher du coté  des seconds rôles avec  Marie France Pisier disparue du paysage cinématographique depuis de nombreuses années que l'on retrouve avec plaisir et qui est ici  épatante ; quant a Guy Marchand  comédien irrégulier mais parfois excellent (notamment chez Pascal Thomas) il est formidable d'authenticité et de justesse dans le rôle d'un père incapable de comprendre et d'aider ses fils.

La présence de ces deux acteurs est peut  être a mon sens l'une des seules bonnes raisons de voir ce film.  

On sait depuis longtemps la fascination  que le cinéma de la " nouvelle vague "exerce sur Honoré et on notera dans ce film les clins d'oeil appuyés a Truffaut (domicile conjugal) ,Eustache (la maman et la putain) ou encore Demy et Godard mais si les films de Tous ces réalisateurs emblématiques n'ont jamais rien de vulgaire on ne peut pas en dire autant de 'Dans Paris' film branché pour bobo parisien qui malgré quelques belles scènes reste au final un film 'tendance '  trés (très)  largement surestimé.