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07/06/2017

Nuggets : Original Artyfacts from the First Psychedelic Era, 1965-1968 (1972)

nuggets

 

C’est peut-être bien la pierre philosophale du psychédélisme, ou bien  encore les balbutiements du punk-rock mais c’est aussi un cas quasi- unique de compilation qui trouve sa place parmi les albums majeurs de l’histoire de la musique pop-rock.

On doit ce disque a Lenny Kaye, musicien et futur compagnon de route de Patti Smith et l’album en question s’appelle Nuggets (pépites).

Il est également sous-titré : Original arty facts from the first psychédélics era 1965-1968.
Sorti en 1972 il regroupe 27 titres interprétés par des groupes pour la plupart inconnus du grand public (The 13th Floor Elevators / The Electric Prunes /The Leaves / The Chocolat Watch Band….).

Pour la majorité des groupes présents sur ce disque, la maison de production Elektra leur offrait une seconde chance après un début de carrière avorté ou inaperçu.


Nuggets eu un impact similaire au premier album du Velvet Underground (the Velvet underground & Nico), seuls quelques milliers d’exemplaires furent vendus mais ceux qui les ont tenus entre leurs mains ont a jamais été marqués par ce pur joyau vraisemblablement né d’un réflexe d’orgueil des groupes américains face a la British invasion (Stones, Yardbirds, Beatles; Animals)

La génération dont "Nuggets" se veut représentative se pose ici en éclaireur du grand mouvement new-yorkais amorcé dès 1976 (période CB.GB’s ) et de la déferlante punk qui ne va plus tarder .

Si ce disque fait  date  et si il reflète un  caractère   vraiment  historique   c’est bien évidemment pour les chansons que l’on peut découvrir  sans même connaître l’existence du groupe qui les interprètent et qui conservent aujourd’hui encore toute leur énergie.


Elles sont la quintessence d’une époque musicale qui depuis a influencée quantité d’artistes et de groupes avec plus ou moins de réussite mais toujours avec le même souffle et une véritable authenticité artistique.

il est important  de  signaler  que ce  double  album historique  sera  réédité  en 1998 sous la forme  de  4 cd pour  un  total hallucinant  de..... 118 titres

 

The Leaves  - hey Joe


podcast

 

 

The Castaways  -  liar, liar

 

 podcast

 

 

Track-List

  1. The Electric PrunesI Had Too Much to Dream (Last Night) – 3:02
  2. The StandellsDirty Water – 2:50
  3. The Strangeloves  – Night Time – 2:35
  4. The Knickerbockers )Lies – 2:46
  5. The Vagrants  – Respect – 2:17
  6. Mouse  – A Public Execution – 3:02
  7. The Blues ProjectNo Time Like the Right Time – 2:49
  8. The Shadows of KnightOh Yeah – 2:51
  9. The SeedsPushin' Too Hard  – 2:39
  10. The BarbariansMoulty – 2:37
  11. The RemainsDon't Look Back – 2:45
  12. The Magicians  – An Invitation to Cry – 2:59
  13. The CastawaysLiar, Liar – 1:56
  14. The 13th Floor ElevatorsYou're Gonna Miss Me – 2:31
  15. Count FivePsychotic Reaction – 3:09
  16. The LeavesHey Joe – 2:53
  17. Michael and the Messengers  – Romeo and Juliet – 2:02
  18. The Cryan' Shames  – Sugar and Spice – 2:33
  19. The Amboy DukesBaby, Please Don't Go – 5:41
  20. Blues MagoosTobacco Road – 4:44
  21. The Chocolate WatchbandLet's Talk About Girls – 2:45
  22. The Mojo Men  – Sit Down, I Think I Love You – 2:25
  23. The Third Rail  – Run, Run, Run – 1:57
  24. Sagittarius  – My World Fell Down – 3:52
  25. NazzOpen My Eyes – 2:47
  26. The Premiers – Farmer John – 2:29
  27. The Magic MushroomsIt's-a-Happening – 2:47

12:47 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nuggets

La plus célèbre langue du monde

 

 

langue,rolling stones,kali

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tout le monde connaît le celèbre logo des Rolling Stones  a savoir la fameuse langue rouge .

Elle a été déssinée en 1970 par le designer John Pasche , ami du bassiste du groupe Bill Wyman mais c'est Mick Jagger le leader des Stones qui en eût l'idée s'inspirant de la statue de la déesse Kali , qui dans l 'hindouisme est la déesse représentative  de la préservation, de la transformation et de la destruction

Au cours des années elle prit différentes couleurs mais c'est sous sa forme originelle qu'elle est entrée dans les mémoires collectives devenant assurément l'l un des  logos les plus connus ( et les plus  rentables)  de la  planete

 

langue,rolling stones,kali

 

 

 

28/05/2017

Mind Games ( John Lennon 1973)

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Album de 1973  certes  attachant   mais ou un titre , un seul  a savoir   "mind games "( qui donne  son titre a l 'album ) survole et écrase  tout
Le reste est inégal mais j 'avoue qu' entendre Lennon même sur  une chanson mineure  reste toujours touchant

La seule présence  de Yoko Ono sera son portrait  allongé  sur  la sublime pochette (peut etre la plus belle de la  discographie de Lennon) .

Musicalement nulle trace de Yoko Ono et  pour cause ,le couple  est séparé  et John des la fin de l 'enregistrement  de ce disque et  avant même  sa  sortie   a  émigré avec  May Pang l'assistance  japonaise  de Yoko Ono a Los Angeles  pour sa  période de  réflexion  qu'on appellera ' the lost  week end  '


Concernant  cet  album ( le quatrieme  disque  solo de Lennon ) on peut  déplorer des Musiciens peu inspires voir peu concernés et une absence  de  titres ( a part le formidable 'mind games  ' ) qui tiennent vraiment la  route. même  si certaines ("out the blue  '     " I  don't  know   "  ou " Aisumasen  '  ( qui  ressemble  par moment  étrangement  a ' God  '  enregistré    3 ans  auparavant) sont agréables   mais loin des  merveilles  gravées   par Lennon  au début  des  années 70

au final  'Mind games  'est  un  disque brouillon  et quelque peu inachevé (Lennon s'essayant ici a  la  production) un peu a l image de la vie privée de l'ex Beatles  a cette période.

 

 

John Lennon  - Aisumasen ( I 'm sorry  )


podcast

 

 

19:13 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

Empires and Dance ( Simple Minds 1980)

 

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j avais cessé d 'écouter Simple Minds depuis bien des années le rachat en vinyle pour une poignée d'euros des trois  premiers albums du groupe m'a ramené en un instant dans les années 80

Quel bonheur de retrouver cette ambiance , ce  climat  "cold "et caractéristique des premiers disques du groupe écossais

Empires And Dance s'affirme  donc comme un excellent disque de 'post -punk ' froid et sombre.

Le groupe de Jim Kerr est  encore sur ce disque clinique et glacé et nourri de sons industriels et métalliques venues  tout  droit de l héritage Kraftwerk

Simple Minds n 'a pas encore fait sa mue vers la new - wave pure ( un virage musical  et  commercial qui fera son immense succès bientôt)

grand disque a (re) découvrir

 

 

Simple Minds  -  twist / run / répulsion

 


podcast

 

 

Simple Minds - Capital city

 


podcast

 

 

track-list

  1. I Travel -
  2. Today I Died Again
  3. Celebrate
  4. This Fear Of Gods
  5. Capital City -
  6. Constantinople Line
  7. Twist/Run/Repulsion
  8. Thirty Frames A Second
  9. Kant-Kino
  10.  Room

 

 

13:36 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

26/05/2017

Histoire d'une photo (St John will I am John Coltrane African Orthodox Church - 2016)

 

 

 

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C 'est par un article de  " Jazz Magazine '  (mai 2016) que j ai appris son existence et que stupéfait je découvrais cette photo

le lieu  fut Fondé en 1971 par Franzo et Marina King qui apres avoir vecu une experience mystique lors d'un concert de John Coltrane fonderent cette  eglise  dansle quartier  de Fillmore  de San Fransisco hauts lieux de la contre-culture Américaine dans les  années 70 , un quartier  rebaptisée par la suite le 'Harlem de l 'Ouest '

Endroit unique entre  le 'sacré et le 'club de jazz " on y celebre  chaque dimanche des messes  centrées  autour de John Coltrane sanctifié par l'eglise orthodoxe africaine  en 1981.

en danger  financièrement  la "St John will I am John  Coltrane African Orthodox Church" a été menacé  d'expulsion mais des associations et  des  pétitions de soutien ont étés  organisées  pour trouver une  solution aux importants retards  de loyers  impayés

 l’archevêque Franzo Wayne King fondateur de cette  église  pas comme les autres et par ailleurs   musicien  ( Saxophoniste) , a dans un premier  temps  obtenu un répit

«Les officiels de San Fransisco , les conseillers municipaux au maire, devraient se sentir responsables de la protection de cette maison de l’amour suprême», expliquait Franzo Wayne King, en référence à l’album de Coltrane A Love Supreme.

 Malgré la bonne volonté de l 'archevêque King le  déménagement dans un quartier a loyer modéré  a du s'imposer et c'est désormais au 2097 Turk Street ( San Fransisco CA 94115) que l 'église s'est déplacée

Les messes à la Saint-John-Coltrane Church, illustrées par  une méditation musicale sur l’œuvre du saxophoniste, continueront donc  d’attirer croyants   et " fans"  de jazz du monde entier. 

En 2007, un article du New York Times décrivait cette messe particulière comme une session d’improvisation musicale entrecoupée de prières et lectures de l’Évangile. Lorsqu’il a fondé cette église, Franzo Wayne King s’est rallié à la dénomination de l’African Orthodox Church

Pour être ordonné archevêque, King a été obligé de faire une concession: accepter que John Coltrane ne soit pas Dieu mais juste un saint.

Nul  doute  cependant   que Pour des  milliers  de musiciens partout sur la planète  et  depuis  des  générations que  John Coltrane " est " le Dieu vivant  du saxophone

 

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l 'Archevêque Franzo King

 

l'adresse  internet   de  la St John Coltrane  Church

http://www.coltranechurch.org/

 

John Coltrane song of  the undergroung railroad


 

Quelques  Clichés

 

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23/04/2017

There 's a riot goin' on (Sly & The Family Stone 1971)

 

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Sly & the family stone - family affair


podcast

 

 

Premier groupe funk mixte de l'histoire Sly and the Family Stone  reste quarante apres l'une des formations les plus intéréssantes  de la musique noire americaine

Comète  musicale le groupe ne restera au sommet qu'une poignée d'années ( 1969-1973) la musique proposée par cette bande de 'dingos' sera furieuse et debridée a l'image de son leader imprévisible et incontrôlable.

Révélé par le single ' dance to the music' (1968) puis  l'année suivante par le renversant album 'stand ' qui valut au groupe de faire partie des formations invités au festival de Woodstock ,  le groupe atteint ici sa maturité" et  propose une fusion irrésisitible

Disque fondateur d'un genre nouveau mais également  disque de partage et de mélanges subtils  Sly Stone s'affirme comme un inconditionnel de groupes comme le Grateful dead ou encore   le jefferson Airplane et il va puiser  dans cette  musique 'blanche ' psychédélique des années 70 pour livrer ce disque totalement incroyable et novateur

" There's a riot goin' on "(titre évocateur, pochette provocante) sera a la fois le chef d'oeuvre et le  chant de cygne  de Sly and the Family Stone ,le groupe miné par différents  problèmes d'ego  et de dope disparaîtra  peu a peu 

Son influence quant a elle ne disparaitra jamais , De Prince évidemment a ' A tribe called Quest  ou encore   Arrested Developement Jusqu'a Miles Davis (qui sera dès 1972  profondément influencé par cet album au moment d'enregistrer ' on the corner'

18:07 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

20/04/2017

Voila les Anges ( Gamine 1988)

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Gamine - nos sentiments


podcast

 

Gamine - Voila  les  anges


podcast

 

Voila les  Anges   est certainement  un  disque majeur  de la  scène pop-rock  française mais c 'est aussi l 'album d'un  groupe météorite

Groupe emblématique de la scène bordelaise avec Noir Desir dont l 'explosion médiatique va certainement  les mettre un peu  dans l 'ombre , Gamine  connaît cependant le bonheur d’un tube d’envergure nationale avec « Voilà les anges » .

Bien avant d’intégrer le label Barclay, le groupe avait déjà séduit Robin Wills et Chris Wilson des Flamin’ Groovies qui produisent leur premier album et leur donnent une tonalité  sixties

. Pour « Voilà les anges », Gamine fait appel à Jim Hill qui imposera les des guitares moins trash et un son pop et frais qui  donnent un nouveau départ au groupe

Le succès public et  critique  de ' voila les anges  ' ne les empêche malheureusement  pas de disparaître en 1991 après de classiques histoires d’ego, de drogues et d’argent. l’ambiance se dégrade  et  devient  très tendue entre Paul Félix , et Paco Rodriguez les deux têtes pensantes de Gamine  qui vont  se  brouiller

En 1990, sort le deuxième album Dream Boy inauguré par le single du même nom.

Enregistré en Angleterre, le groupe fonde beaucoup d'espoir dans sa parution, mais le public ne suit pas vraiment et aucun tube ne vient appuyer sa promotion

en pleine tournée de l 'album Dream Boy, le groupe se saborde victime de l'insuccès et des tensions permanentes  entre les membres du groupe

Reste le souvenir d'un groupe  fulgurant  et de  ce premier album devenu culte porté par un hit   de haute volée ' Voila les anges   ' et truffé de titres formidables(' Nos Sentiments ' - les gens sont si bizarres ' ' le voyage ' ) qui ont largement supportés les années

A noter la délicieuse reprise de 'May I ' chanson de Kevin Ayers parue en 1970 sur ' shooting at the moon ' second album de L 'ex membre de Soft Machine

 

 

 

 

 

 

10:51 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

Duets (Frank Sinatra & Guests -1993)

frank sinatra,duets

 

 

Pris d’une frénésie d’écoute de Sinatra je ressortais il y a peu un disque paru en 1993 cinq ans avant la disparition de 'The Voice 

Évidemment les meilleurs disques jamais enregistrés par celui que l’on peut considérer comme LE plus grand crooner de l’histoire  restent définitivement ceux enregistres pour Capitol entre 1953 et 1962 mais par un curieux hasard le disque que je glissai ce matin la dans mon lecteur était  ‘Duets ‘ le disque sorti chez E.M.I et  composé de duos  enregistrés alors que l’artiste fêtait  ses 70 printemps. Passons outre tout d’abord l’effroyable laideur de la pochette signé par l’artiste américain  Leroy Neiman, un peintre très coté et  spécialisé dans la peinture sportive et faisons abstraction de cet emballage horriblement laid et intéressons nous au contenu.

13 titres au menu avec disons le tout net de l’exceptionnel, du très bon  et …  du moyen.

Pour ce qui est du moyen (gardons le meilleur pour la fin) il faut aller en plage 3 ‘ I’ve got a crush on you ‘ et endurer une Barbra Streisand  ici plutôt braillarde 

Zappons rapidement "You make me feel so Young " en   plage 8 , un duo  avec Charles Aznavour qui chante si mal en anglais que cette magnifique chanson ne s’en remet pas.

Plage 11 le duo SinatraAnita Baker ‘ wishcraft ‘ est plutôt insipide de même que celui avec Liza Minnelli (plage 10) que l’on a connue plus inspirée ils ont cependant eut la bonne idée de nous épargner  ‘New york New york qu’ils ont chantés ensemble des centaines de fois pour préférer   ‘I’ve got the world on a string ‘ .

Plage 5 c’est un peu le petit poucet parmi la brochette de stars autour de Sinatra , et  on peut s’étonner de trouver sur cet album  Gloria Estefan qui fait ce qu’elle peut sur ‘ come rain or come shine ‘ (on murmure qu’elle aura remplacée au pied levé Madonna que Sinatra aurait décommandée la jugeant a son goût trop vulgaire ….allez savoir !) c’est en tout cas la chanson la plus dispensable de  ‘duets ‘.

Coté grand bonheur  en plage 1 un duo exceptionnel pour une des plus grandes  chansons du répertoire de Sinatrathe lady is a tramp’   jamais on ne croirait entendre chanter un septuagénaire tant  pour cette fabuleuse chanson Sinatra  se balade  ;il est ici  accompagné de  Luther Vandross dont la voix de velours s’harmonise parfaitement avec celle du Maître.

Plage 4 deux artistes aux horizons différents mais tout deux a la dimension planétaire et universelle pour ‘summer wind ‘ balade délicieuse interprétée  par un duo inédit SinatraJulio Iglesias .

L’incontournable ‘new york new york présent  en plage 6 est ici interprété par un duo d’hommes et c’est Tony Bennett un autre grand crooner qui s’y colle et qui tiens la dragée haute a son vieux pote . Plage 7 Natalie Cole qui nous avait fait le coup du duo post –mortem avec son père n’aura pas attendu cette fois que Sinatra  casse sa pipe pour s’offrir un joli duo avec ‘ they can’t take that away from me ‘ .

Pour ce qui est de l’exceptionnel  comment ne pas frissonner a l’écoute d’un duo SinatraAretha Franklin reunis  pour un what’s now my love d’anthologie . Grand fan de Sinatra (vous en connaissez qui n’en sont pas ?) Bono désormais star mondiale se voit invité pour partager un ‘ I’ ve got you under my skin ‘ surprenant et irrésistible, c’est a mon sens la bonne surprise de cet album. Enfin et c’est également une agréable surprise le duo avec Carly Simon  ‘ Guess I’ll hang my tears out to dry in the wee small hours of the morning’ est quant a lui  tout simplement magique .

Evidemment a toute personne qui voudra découvrir le répertoire de Sinatra il conviendra de s’abstenir et de choisir  plutôt n’importe quel disque solo ( notamment parmi la période citée plus haut ) mais ne boudons  cependant pas le plaisir de ces rencontres inattendues (même si  certains enregistrements de ‘duets’ ne soient en fait que des montages comme on a pu le voir dans la vidéo promotionnelle ou Charles Aznavour chante seul dans un studio parisien avant que la bande ne soit expédiée aux Etats-Unis pour  que Sinatra y pose sa voix) et savourons cet album cousu d’or ou chacun y trouvera a coup sûr ses propres pépites musicales. 

 Frank Sinatra  & Bono  :  I've got you under my skin


podcast

 

 

01:15 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : frank sinatra, duets

11/04/2017

Electric Ladyland (The Jimi Hendrix Experience -1968)

 

jimi hendrix,electric ladyland 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Electric Ladyland - (pochette Europe)   

Electric ladyland est un disque historique , une montagne du rock psychédélique un cataclysme sonore qui  balaye  tout sur son passage.

 Disque référence Il  reste encore aujourd'hui  le symbole parfait de la fusion et de l'alchimie entre le blues , le psychédélisme folk et le rock.
Cet album sidérant est a la fois tout cela et bien davantage encore .

Explorateur halluciné Hendrix accouche ici d’un disque qui nous semble venir d’ailleurs et dont les titres appartiennent dorénavant a la légende.

De "Voodoo Chile "a  "Crossdown traffic" de " the Burning of the midnight lamp " en passant par la fantastique reprise de Dylan "All along the watchtower" tout ici est nouveau , tout ici est remarquable, la musique prend feu et explose en mille particules qui se télescopent dans l’espace sous les doigts magiques d’un musicien génial et exceptionnel touché par une aura et une grâce sans égal .


Un disque cosmique intemporel et indémodable

Ah oui  !  j'oubliais ce trésor se cache sous une pochette absolument sublime enfin pour la version Européenne , cette fantastique pochette sera bêtement censurée aux U.S.A ,le disque étant publié  sous une hideuse pochette criarde)

 

 

jimi hendrix,electric ladyland

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Electric Ladyland    (pochette U.S)

 

 

Jimi Hendrix - "All Along The Watchtower "

 


podcast

 

 

Jimi Hendrix  -  Crossdown Traffic

 


podcast

08/04/2017

Parfois si sombre ( Camicela 2017)

 

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Alléluia ! Une nouvelle  venue  dans  notre  horizon musical

et  c'est  tant  mieux car  voici un personnage , une  artiste  qui prend clairement le  sens  du mot  ' artiste  'a la lettre.

 Son premier EP  5 titres' Parfois  si sombre  ' est a paraître début Mai 2017 et le moins qu' on puisse  dire  c 'est qu'il laisse  présager  de  bien  belles  choses

 

Camicela  porte  un bien  joli nom de  scène   (  contraction de son prénom  et  de  son instrument  de prédilection: le  violoncelle) car particularité du parcours  artistique  de cette  demoiselle -orchestre  elle  nous   vient  du   classique  et  du lyrique avant  de gouter  au monde  du  cirque  puis  de collaborer  avec  le  groupe  Cabadzi   une formation  hip- hop atypique  et  étonnante

c 'est   désormais  toute  seule  comme  une  grande et accompagnée  de  son violoncelle et  du fatras  de  ses instruments, et  de  ses  machines qu elle  délivre pour notre plus  grand plaisir  ses  textes  sombres,  teintés  d' harmonies  délicates  mais aux mots  ciselés et  coupants

entre Olivia Ruiz  , Camille  et   Constance  Verluca    Camicela trouve une  place  de  choix  parmi les  chanteuses  atypiques  qui ne  cherchent pas le ' tube ' a  tout  prix  préférant proposer  une autre  approche de   la musique  , choisissant  de  créer  des  sons et de fabriquer un  univers  prenant les  risques  nécessaires de proposer  quelque  chose  de  différent , quelque  chose  de  neuf

 

son phrasé  particulier peut  parfois  certes dérouter  mais  a l 'écoute  de  ce premier  EP  on ne  peut  nier l 'énergie  , la colère  retenue et  l 'intensité  bouillonnante  de  ses chansons  aux  titres  courts ( tempête  ' ' venins '  '  tu   sais  ' ) '

tempête'   dont le phrasé  rap surprend  puis  séduit est indiscutablement l'un des  titres  forts de  cet  EP a découvrir  urgemment au même titre  que  'Parfois  si  sombre  '  un titre envoutant  et intense qui donne  son  nom a cet  EP  Plein  de  promesses  et  de  sincerité

 

Camicela  -  parfois  si  sombre  ( EP 2017)

Label : #14 Records

 

Track-list

1 Parfois  si  sombre

2 tu  sais

3 tempête

4 venins

5 poivre  et  sel

22:27 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

30/03/2017

Le destin tragique d'Elliot Smith (1969-2003)

elliot smith

 

 

 

 

 

 

 

 La mort  survenue le 21 octobre 2003 a l'âge 34 ans d’ Elliot Smith  est une immense perte pour le monde de  la musique.

Triste destin que celui de cet auteur compositeur exceptionnel et qui n’a pas eu ( ou n' a  pas voulu ) la reconnaissance du public et que l'on peut artistiquement  situer quelque part  entre Nick Drake et Neil Young

Originaire du Nebraska fils d’un psychiatre et une chanteuse qui ont divorcés assez tôt  il est élevé par sa mère et attend patiemment sa majorité  pour partir  pour Portland rejoindre son père. Il forme un groupe punk  the Heatmisers  avant de se lancer dans une carrière solo en 1994  avec un premier album, le très confidentiel ‘roman candle ‘.

Suivra bientôt en 1995 l’album éponyme ‘Elliot Smith ‘  puis Either /or en 1997 .Ses chansons folk et mélancoliques  reflétant un évident mal de vivre et un sentiment de mal-être profond . Toujours en 1997  le réalisateur Gus van Sant lui demande de composer la musique de son nouveau film ‘will hunting ‘ ;il sera  nominé aux oscars pour la meilleure musique de film ;il ne remporte pas la statuette mais joue lors de la cérémonie .

Repéré alors par le label Dreamworks dirigé par Steven Spielberg  il signe avec ce nouveau partenaire et  sort X.O en 1998 disque qui va être encensé par les critiques musicaux de chaque coté de l’Atlantique .

L’album suivant’ figure 8 ‘ paru en 2000 sera malheureusement en demi-teinte  et l’artiste semble ne pas s’adapter au succès .

En 2003 en tout début d’année  lors d’une conférence de presse il avoue ses problèmes d’alcool et de drogue et le combat qu’il mène contre les dépendances  qui ruinent sa vie au quotidien.

Quelques semaines plus tard il se suicide en se poignardant avec un couteau de cuisine dans l’appartement qu’il partage avec sa petite amie  . Il est encore vivant lorsque les secours  arrivent et retirent la lame enfoncée dans sa poitrine mais le chanteur décède durant son transfert vers l’hôpital sans avoir repris connaissance .

En janvier 2004 L’enquête de la police signifiera qu’elle ne peut  conclure  avec certitude a un suicide et que sa mort pourrait tout aussi bien être un assassinat.

Entre temps sortira basement on the hill un superbe album composés de démos et d’inédits  témoignage ultime d’un artiste tourmenté et magnifique et dont la mort reste un mystère. 

 

 Elliot Smith : between the bars

 


podcast

 

 

Elliot Smith  - let's  get lost

 


podcast

 

15:32 Publié dans Musique, Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : elliot smith

29/03/2017

L'imprudence (Alain Bashung 2002)

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C'est Un disque monstrueux et inclassable ,un monolithe musical , un astre noir ,un ovni sonore voila quelques mots qui me viennent a l esprit  pour  définir " l'imprudence" le 13ème album d'Alain bashung.

Si les précédents disques de l'alsacien nous avaient enchantés (Chatterton en 1994  et  surtout  Fantaisie militaire  paru en 1998)  L'imprudence est un disque fascinant ,obsédant et qui est  a coup sûr  le sommet incontestable de la carrière de cet immense artiste .

Sur ce disque qui n'a que peu d'équivalent dans la chanson française  les textes  signés jean Fauque (deja co-auteur de la totalité  de l'album Chatterton et de  cinq titres sur osez joséphine en 91) sont  somptueux , les arrangements dépouillés  voire cliniques et Bashung joue avec les mots comme un jongleur de la langue française 

 il faut dire que Bashung s'est particulièrement bien entouré avec notamment la présence aux guitares de Marc Ribot  et d'Arto  Lindsay et celle de Steve Nieve l'ancien pianiste d'Elvis Costello. tandis  que Christophe Miossec lui offre un titre magnifique  et torturé ('faisons envie ')

Aucune des Treize chansons ne se détache vraiment car l'album tout en entier est en état de grace ,et il s'en dégage comme un sentiment  d'apesanteur .

Evidemment il faut se donner la peine de vouloir pénétrer dans le monde clos et hermétique de Bashung  et de partir a la conquête  de cet Everest de mots et de sons qu'il faut gravir a tatons guidés par la magie des textes et de la musique d'un artiste devenu majeur  dans l histoire  de la  chanson française .

La  récompense de cet  effort  est  a la  hauteur  de  ce  disque  magnifique et profond.

 

Alain  Bashung  -  noir  de monde

 


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Alain Bashung  - l'irréel


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l irreel live

 

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Histoire d'une Chanson - Strangers in the night (1966)

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Au début des années 50, le compositeur Français  Philippe Gérard compose un titre  qu'il appelera Magic Tango à l'intention du chanteur Eddie Fisher (l'un des nombreux maris de Liz Taylor).

C’est un tube qui se vend à deux millions d'exemplaires en 1953, et sera adapté dans de nombreux pays d’Europe

en France, c'est Tino Rossi qui en fait  un  succès (Tango magique) aux Etats  Unis  c'est Tony Brent  Qui chante 'the Magic Tango " et en Allemagne, le titre est récupéré  par le talentueux chef-d 'orchestre Bert Kaempfert, qui en recycle une partie de la mélodie dans la bande originale  du film ' a man could get  killed   en 1966 ,  une série  B réalisée  par Ronald Neame (avec James Garner) et  sortie en  France  sous le  titre  "D pour Danger "

Dans la  foulée le  thème du film est proposé  sous le  titre  'Strangers  in  the  night   ' d'abord en Europe  au croate  ivo Robic  puis a  Frank  Sinatra  alors  en perte  de  vitesse et qui cherche  un  hit pour revenir  sur le  devant  de la  scène

en 1966 Philippe Gérard entend la  bande  son  du film et reconnaît  immédiatement le thème qu'il avait  composé puis  il  découvre  l 'adaptation  de Sinatra  et  décide  de passer a l 'offensive

En première instance, le créateur français n'en mène pas large : le compositeur allemand et les producteurs de Sinatra réclament une fortune en dommages et intérêts pour atteinte à leur réputation.

au bout  du compte  le  plagiat fut  reconnut mais  les avocats  de Sinatra et de Bert Kaempfert  proposèrent  a Philippe Gerard  un dédommagement a condition qu'il  décide  de  renoncer  aux  poursuites

Depuis "Strangers  in  the  night " est devenue l'une  des  chansons les  plus connues  de la planète  et c'est également celle  qui permis  a Sinatra  trois  avant 'My  Way' ( une autre  chanson d'origine  française )  de revenir au premier  plan.

La  carrière artistique   de Philippe Gérard  (  décédé  en 2014 a 89 ans) n'en demeure  pas  moins  prolifique  outre  les  musiques  de  films ( 'du riffifi chez les  hommes  '  ou ' la vie  est un roman ') il a composé (entre  autres)  pour  Juliette Greco , Yves Montand , Edith Piaf  , Jeanne Moreau ou encore  Henri Salvador

 

 

 

 

25/03/2017

L 'affaire CharlesTrenet Vs Chaplin

 

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En 1941 ( je sais ca date pas  d'hier) Charles Trenet  alors âgé de 28 ans  compose la  chanson   'la  romance  de Paris  ' pour le film ' Romance  de Paris  '  de Jean Boyer  un film typique  du  cinéma des  années 40 et dans lequel Trenet joue le rôle principal a savoir celui d'un jeune electricien qui devient chanteur

en ces années sombres de notre  histoire Trenet  est une  grande vedette internationale  qui parcourt le  monde et il rencontre en 1945 aux Etats -Unis Charles Chaplin  avec lequel il se lie d 'amitié

Pourtant  des   années plus  tard on se  sait ce qui passe par la  tète de Trenet  ( "j 'ai été mal conseille  " diras  t 'il plus  tard " ) en effet  en 1967 sort sur les  écrans  ce  qui sera le  dernier  film réalisé par Chaplin  ' La comtesse  de Hong Kong  ( avec  Marlon Brando et Sophia Loren) et Trenet  entends  dans la bande  originale la  chanson 'This  is  my  song  ' chantée par Petula Clark alors  devenue  star internationale ( on la croise aux  bras  de Dean Martin qui l invite  dans  son show  télévisé mais également  aux bras de Serge Gainsbourg  qui compose pour  elle)

Ni une ni deux  notre Trenet national pique  une  colère  et  estime  avoir  été plagié par le  grand  Chaplin  qui signe  lui même comme chacun  sait  toutes les musiques  de  ses  longs métrages 

Ce procès  jettera  un  froid  définitif dans les  relations  cordiales   des  deux artistes et si il est vrai que les quelques notes au début  de "this is my song" rappellent de toute  évidence  'la  romance  de Paris  ' comment Trenet  a t'il pu imaginer une seule  seconde  qu'un artiste  de la stature  de Chaplin pouvait  se  livrer a un quelconque plagiat ?

il semblerait plutôt que Chaplin qui avait assisté a de nombreux  tours  de  chant  de  son ami ait intégré dans  sa mémoire la rythmique de la  chanson de Trenet

Beaucoup de mauvaises langues ont prétendus que c'est l 'appât  du gain colossal en  termes  de dommages et intérêts miroité par le ' fou chantant' qui aurait  conduit  ce dernier a intenter  ce procès surprenant

ON se sait pas  grand  chose  de l'issue  de ce procès  qui semblerait s’être réglée a  l 'amiable mais l 'histoire fait désormais  partie des  faits marquants  de la chanson  française

 

 

Charles Trenet la romance de Paris

 

Petula Clark - this is my song

 

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19/03/2017

Blood on the tracks (Bob Dylan 1975)

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Quinzième album de Bob Dylan , un an après 'Planet Waves '   sorti en 1974 "Blood on the tracks" est dans un premier temps rapidement enregistré a new York mais Dylan qui n'aime pas trop le résultat final décide de reprendre la moitié des titres a Minneapolis .

L'album est assez   sombre , Dylan est en plein divorce avec Sara son épouse depuis 1966 et la mère de ses quatre enfants dont Jakob Dylan futur musicien ( et chanteur du groupe The Wallflowers)

Plusieurs titres de l'album abordent   (parfois indirectement) ses problèmes de couple "You're A Big Girl Now" ' if you see her , say Hello " "Meet me in the morning " you' re a big girl now " et   bien entendu ' idiot wind '

Dans toutes ces chansons Dylan exorcise ses propres démons et se livre sans pudeur avec une véritable sincérité mais au travers des désillusions de  son propre couple Dylan nous parle aussi des difficultés de communication  et de l 'érosion du  couple en général

' Blood on the tracks ' est a mon sens l'une des plus grandes réussites de la riche carrière de Bob Dylan un disque folk tres nerveux, très  tendu  et d'une  grande  noirceur  chargé de futurs classiques et de titres emblématiques car au dela des chansons inspirées par sa situation personnelle Dylan nous offre ici quelques classiques absolus

'Shelter from the storm ' " Buckets of rain '  ' simple twist  of  fate  " et bien évidemment 'Tangled up in blue '   qui ouvre cet album magistral sont notamment des titres absolument stupéfiants ou l'art de Dylan semble toucher a son apogée

Disque fondamental pour entrer en Dylanie , album torturé , disque malade mais jamais dépressif ce ' blood on the tracks' est incontestablement l'un des plus grands crus dylaniens de toute son abondante discographique.

 

 

                                                    TRACK - LIST

 

FACE A

Tangled Up In Blue

Simple Twist Of Fate

You're A Big Girl Now

Idiot Wind

You're Gonna Make Me Lonesome When You Go

FACE B

Meet Me In The Morning

Lily, Rosemary And The Jack Of Hearts

If You See Her, Say Hello

buckets  of  rain

Shelter From The Storm

 

 

Bob Dylan  - Shelter from the storm


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The Idiot ( Iggy Pop 1977)

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Si après la séparation des fabuleux  Stooges Iggy Pop aurait  alimenté la longue liste des artistes morts au nom du précepte' sex ,  drugs & rock' n roll   Personne n'aurait  été  vraiment  surpris 

Car musicalement a cette période Iggy Pop  n'intéresse plus grand monde il traîne avec lui la désastreuse image d'un " Junkie" qui tente de survivre au split inévitable de son groupe

Rescapé  de l'enfer  des Stooges ,groupe unique  qui aura dynamité le paysage rock Seventies et   les consacrer parmi les plus novateurs et les plus importants du rock.

Pour Iggy a la dérive  le salut va venir de David Bowie alors  installé sur le sol américain ou il enregistre "Station to station " et qui va prendre Iggy sous son aile protectrice et le remettre en selle en le ramenant en Europe  pour enregistrer avec lui entre Paris , Berlin et Munich le premier disque solo de l'iguane

'The idiot', va  s'avérer  être un disque fondamental , un album qui va peut-être sauver la vie de Iggy.

Dotée d'une pochette magnifique ou on peut voir un iggy déstructuré et squelettique  ce disque assez court (8 titres) contient quelques joyaux discographiques  ("nightclubbing" - "Sister midnight" - "dum dum boys" ) et "China girl " l'un des plus grands succes de toute la carrière d' Iggy ( et que Bowie lui empruntera d'ailleurs quelques années  plus tard sur son album Let's dance)

Imitant ainsi  Lou Reed  autre rescapé de la seringue avec un disque  magnifique baptisé Berlin (1973)Iggy se reconstruit avec ce disque froid , métallique et désenchanté comme la fin des seventies en proposeront  beaucoup (Joy Division - Kraftwerk - brian Eno).

The Idiot est le dernier album qu'écouta Ian Curtis de Joy Division avant de se pendre dans sa cuisine, en 1980 peu avant le début d'une tournée et la parution posthume de Closer.

Ainsi la page des Stooges est définitivement tournée et l'iguane relancé et ressuscité s'affirme comme un artiste solo crédible et reconnu.

Sa voix brumeuse et traînante donne a  ce disque  crépusculaire un climat et une ambiance unique.

La même année Iggy   récidivera avec un autre disque important  mais plus rock 'lust for life '  puis petit a petit les démons de sa vie passée vont revenir le hanter et sa carrière connaîtra une longue traversée du desert jusqu'a la fin des années  90 ou il va se poser en parrain du punk  et assoir son image d'artiste  référence  pour toute une génération.

Reste que 'The idiot ' disque glacé et tranchant comme une lame de rasoir s'inscrit quarante ans  après sa sortie comme un disque essentiel des années 80 .

 

Iggy Pop   Sister Midnight


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R.I.P ( Chuck Berry 1926-2017)

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Finalement Son nouvel album prévu pour 2017 sera donc un album posthume.

Apres 38 ans d'attente et son dernier disque paru en 1979 Chuck Berry voulais offrir un dernier album a sa femme Themetta Berry, qui partageait sa vie depuis près de 70 ans (ils se sont mariés en 1948) il  n'en aura pas eu le temps

légende absolue du rock et sans doute son incarnation même  il était né en 1926 a St Louis dans le Missouri et aura influencé l’essentiel du rock, des Beatles aux Rolling Stones en passant par les Beach Boys, Elvis Presley , Eric Clapton, Bruce Springsteen ou AC/DC (pour n'en citer que quelques uns)

Comme le rapporte Le Monde, John Lennon aimait a répéter "si vous chercher une définition au rock’n’roll et si vous vous cherchez un autre nom à donner au rock’n’roll, vous devez l’appeler Chuck Berry.”

Vie chaotique et controverses multiples ( maison de redressement , prison , procès pour mœurs , procès pour évasion fiscale ) Chuck Berry aura  été un bad boy dans le vrai sens du terme

Aussi génial dans ses compositions que dans son jeu de scène particulier il aura donné également  un sens au mot ' flamboyance '  par une présence scénique hors du commun et par son jeu de guitare extraordinaire

Chacune de ses apparitions depuis la fin des sixties est un événement (qu'il ne manque pas de monnayer chèrement par ailleurs)

On le retrouvera souvent invité par  ceux que Chuck Berry aura inspiré et dans toutes ces prestations on verra tout ceux qui l ont idolâtré , tout ces grands artistes de Keith Richards a Rod Stewart, de Springsteen a Lennon  redevenir  a ses cotes des petits garçons appliqués , des petits guitaristes   studieux

Les  cinéphiles  se  souviendront  aussi  que Robert Zemeckis chosira ' Johnny B Good  '  pour illustrer  l invention du rock  dans 'Retour vers le  futur '(1985) via le personnage de Marty Mac Fly (Michael J Fox)

Retour vers le futur ( scene culte )

 

La liste des standards incontournables de Chuck Berry qui ont changés la face du rock est ahurissante 

on retiendra ' around and around " " rock 'n roll music ' " almost  grown" ' Little Queenie  " " roll over Beethoven ' ' c'est la vie "( never can tell ') 'sweet little sixteen ' ' carol ' ' back in the USA '   (qui influencera le "back in The USSR " des Beatles )

Son succès Johnny B. Good (1958 ) reste à ce jour un des titres les plus reconnaissables de la musique populaire, il a même été sélectionné pour figurer parmi les chansons emblématiques envoyées en 1977 dans la sonde spatiale «Voyager» à destination d'éventuels extraterrestres

je laisse le soin a Keith Richards de conclure avec son tweet posté a l 'annonce de la mort de son idole

 

Keith Richards

@officialKeef

"One of my big lights has gone out.” -

Keith, 3/18/17

 

 

Chuck Berry  - Around  and  around


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Chuck Berry - Johnny B Good ( Live 1964 )

 

Chuck Berry - roll over Beethoven (live 1972)

 

Chuck Berry & Keith Richards - Nadine (live 1987)

 

The Rolling Stones - around and around ( live 1964)

 

 

 

18/03/2017

The Cure ou la Trilogie de rêve

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans la discographie inégale de The Cure la trilogie des années 80 (Seventeen secondsFaithPornography) a toujours fait l’unanimité tant pour le public que pour les critiques pourtant souvent sévères avec les artistes de cette période musicale.
Il faut avouer qu’a l’image de son modèle et maître ,un certain David Bowie , Robert Smith et son groupe ont livrés a la face du monde trois véritables disques miraculeux tout a la fois distincts les uns des autres mais pourtant indissociables.
Je serai même tenté de penser (et j’arrêterai la un parallèle qui n’a pas lieu d’être) que la trilogie de Cure dans son unité est supérieure et encaisse mieux les années qui passent que la trilogie berlinoise de Bowie notamment en raison d’un "Lodger" nettement inférieur au niveau de" Low" (chef d’œuvre incontestable) et de "Heroes" les deux autres productions du tandem Bowie –Eno.
Cela dit " Low "étant définitivement la pierre fondatrice de la new wave - et de l’ambient c’est historiquement le Tin white duke qui remporte la palme.


Evidemment la démarche artistique de ces trilogies sont très différente même si on peut y déceler un point commun dans l’absence quasi intégrale de véritables ‘singles’ excepté ‘Heroes’ pour david Bowie et "A forest" pour The Cure.

Soucieux d’une démarche créative différente de leur production passée The Cure va brutalement cesser après la sortie de ces trois disques importants d’être considéré comme un groupe a ‘singles’ étiquette qui leur collaient a la peau en raison du succès de titres comme ("Killing an arab" –" boys don’t cry "– "charlotte sometimes" – "let’s go to bed" – "the lovecats" ou encore "jumpin ’ someone else this train")
A l’opposé de Bowie déjà auréolé d’un statut culte et qui avait déjà tourné une page importante de sa carrière (Ziggy Stardust) Robert Smith et ses musiciens livrèrent ces fameux trois albums alors que le groupe n’était encore que balbutiant "seventeen seconds" paru en mars 80 et premier volet de la trilogie n’est que le troisième album du groupe apres " Three imaginary boys" (Mai 79) et " Boys don’t cry "(Fevrier 1980) , Simon Gallup remplaçant alors Mathieu Hartley aux claviers avant a son tour de céder la place a Lol Tolhurst qui quittera le groupe en 82.
Parallèlement Robert Smith a l'époque ne semblait pas penser que l’avenir du groupe soit scellé apres 'seventeen seconds ' en effet peu de temsp apres il enregistre l’album  "Hyaena "avec sa vieille copine Siouxie il part même en tournée avec elle en compagnie des Banshees en tant que guitariste.
Mais très vite partout a travers le monde des milliers de jeunes vont adorer 'seventeen seconds ' ils vont prendre le temps de l'’écouter, de  le disséquer et de  se l 'approprier  pour en faire une référence essentielle et incontournable.
"Seventeen seconds" donc  puis "Faith" et surtout "Pornography " apothéose totale ,ces trois albums pourtant hermétiques et surtout peu dansants au regard des productions "New-Wave"  de l’époque (Depeche Mode Human leagueSimple minds ou encore U2) vont devenir tour a tour les disques de chevet de toute une génération et Cure va imposer dés lors  un son , un look, un climat musical reconnaissable et identifiable instantanément.
Propulsé par le tremplin de ces albums majeurs la suite ne sera pour Robert Smith et sa bande que triomphante et les années qui suivront seront celles du carton médiatique partout sur la planète" the head on the door "en Juillet 85 puis " Kiss me kiss me kiss me" en Mai 87) marqueront le retour des singles qui portés par des vidéos magnifiques (souvent signés du génial Tim Pope) deviendront des standards de leur époque ( " in beetwen days  " –  " close to me "  –" just like heaven"  – " why can’t I be you ?"  pour ne citer que les plus connus)
The Cure reviendra par la suite aux climats atmosphériques et aux mélodies envoûtantes et mélancoliques  en 1989 avec " Disintegration" livrant à cette occasion un nouveau grand  album malade et fiévreux mais ne  retrouvera plus par la suite  cette aura musicale sombre et  cette profondeur  caractéristique a cette  période exceptionnelle  de leur  carriere 

 


the Cure   -   10.15 saturday night


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14/03/2017

18 Novembre 1972 la nuit Tragique de Danny Whitten

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Danny Whitten était le guitariste et chanteur du groupe Crazy Horse, une formation de musique rock  originaire de Los Angeles et composéE  également   de  Ralph Molina (batterie) et de  Billy Talbot (basse).

Les trois musiciens formaient depuis 1962 le noyau dur de The Rockets, un groupe de bar, avant que Neil Young ne les recrute pour une tournée et  pour l enregistrement   de son deuxième album solo Everybody Knows This Is Nowhere. en 1969

La chanson "Running Dry" sous-titrée "Requiem For The Rockets", a été écrite à propos de la séparation des Rockets qui est devenu ensuite le groupe Crazy Horse

Comme beaucoup de musiciens de la fin des années 1960, Danny Whitten commença à prendre de l'héroïne et ne tarde  pas à devenir dépendant.

On  retrouvera Danny Whitten  sur le  troisième  album  de Neil Young  l'excellent  ' After  the gold  rush  ' en 1970

Mais  son addiction   aboutit à son éviction de Crazy Horse en 1972 et Neil Young  enregistrera Harvest   son mythique album de 1972 sans  lui  (faisant appel rappelons le pour ce  disque universel  a ses  ex  compagnons du groupe Crosby , Stills  & Nash mais également a Linda Rondstadt ou encore a James Taylor

Sur l 'album ' Harvest  Neil Young  compose  pour  Danny Whitten 'The needle and the damage done'   ('La  seringue et les  dégâts qu'elle  cause ') une chanson légendaire et poignante  évoquant l'addiction a l'héroïne d'autant plus que Bruce Berry un  ami  'roadie 'de Neil Young  vient de mourir d'overdose

Les paroles  de  cette chanson  sont  terriblement significatives

I hit the city and I lost my band
J'arpente la ville et j'ai perdu mon groupe
I watched the needle take another man
J'ai vu la seringue emporter un autre homme
Gone, gone, the damage done.
Parti, parti, les dégâts sont faits.

I sing the song because I love the man
Je chante cette chanson parce que j'aime l'homme
I know that some of you don't understand
Je sais que certains d'entre vous ne comprennent pas

En prévision de la tournée faisant suite à la sortie d' Harvest,  encensé par les critiques Neil Young fit appel à lui a Danny Whitten par solidarité pour son ancien guitariste a  Danny Whitten, mais  ce  dernier  complètement drogué se révèle  totalement  incapable de jouer.

Le 18 novembre 1972, Neil Young  et ses  musiciens  sont en tournée a San Francisco mais  devant l 'état physique et psychologique  de Danny  Neil Young prit la  décision de le renvoyer (une nouvelle  fois)  du groupe 

il lui acheta un billet d'avion retour pour Los Angeles et glissa dans  sa  poche un billet de 50 dollars

Dans la  nuit  qui suivit ce 18 Novembre 1972 Danny mourut d'une overdose d'un mélange de valium et de vodka.

Très touché par sa mort,  Neil Young sombre  dans  une  profonde  dépression chronique , il  va enregistrer en 1974   'on the beach ' un album  sombre  et d'une  tristesse profondepresque palpable  puis il  dédiera  a Danny Whitten en 1975 l'album suivant   Tonight's the Night.

Neil Young  mettra beaucoup  de  temps pour exorciser cette tragédie s'estimant en partie responsable de la  mort  de  son  ancien  guitariste

Ce  drame  le  hantera  pour les  années  a venir  et il l'évoquera  longuement  dans   sa  biographie ' "Shakey  ' the Neil Young  biography "   écrite sous la plume de   Jimmy Mc Donought   en 2003 

 

Crazy Horse    - I  don't  want  to talk about  it


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Neil Young  - the needle and the  damage  done

 


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12/03/2017

Remain in light ( Talkings Heads-1980 )

Attention disque culte !!!!!

 

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Au début des années  80 dans l'océan des disques convenus et mediocres  nous arrive cet Ovni musical issu des cerveaux de deux génies de la musique David Byrne  et Brian Eno.
Cet album est totalement  révolutionnaire dans son utilisation des sons et des instruments ,le mélange des rythmes  , les  sonorités africaines   l'électro urbaine lui apporte une touche absolument unique .

l'osmose entre les membres du groupe (Byrne- Jerry Harrison - Tina Weymouth-Chris Frantz  ) est totale  grâce au sorcier Eno qui  apporte sa touche de magie musicale
Moins etouffant que 'fear of music, L' Album légendaire des Talkings heads ' Remain in light ' est incroyablement dansant et reste moderne  37 ans  après sa sortie
les titres (8 seulement) s'enchaînent avec une cohésion évidente mais les 2 sommets de ce disque majeur sont 'Born under punches '(qui ouvre l'album et donne une idée de ce qui nous attend) et once in the lifetime (que Byrne illustrera par une vidéo incroyable totalement déjantée et épileptique )
D'un  avant-gardiste  visionnaire Remain in light  est une pure merveille qui trouvera sa place dans votre discothèque tant au rayon electro qu'au rayon pop-rock
De Plus  cet album annonce avec la collaboration Byrne -Eno   un autre chef d'oeuvre le fabuleux '  My life in the bush of ghosts'(1981 ) un disque fondateur de la world music ou l'utilisation des sons et des samples sera source d'inspiration pour les futurs groupes de hip-hop pendant les  décennies a venir

 

 talkings heads -   crosseyed & painless

 

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