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31/08/2017

Dare - the Human League (1980)

 

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il est de bon ton de vomir sur toute la production musicale  des années 80  et reconnaissons que beaucoup d'albums parus durant cette époque sont difficiles a écouter aujourd'hui tant ils ont vieillis cependant au milieu de cet océan de disques dispensables d'une période pas  forcement toujours  bien inspirée on peut trouver des réussites incontestables.


c'est le cas de 'Dare' l'album le plus abouti de  The Human League  groupe britannique  de Sheffield  qui obtint avec ce disque un succès planétaire (71 semaines  en tête des charts   et + de 5 millions de copies vendues).
fort de deux hits en béton armé 'love action ' et surtout  'don't you want me'  tout  deux ultra diffusés sur les dances floors  de l'epoque 'Dare' est un album totalement représentatif de la production de l'époque

Basé sur une électronique pop synthétique d'influence Kraftwerk et utilisant boites a rythmes et  synthés de manière intelligente Dare  propose 10 titres qui s'enchainent   avec harmonie malgré deux  titres faiblards ( "do or die" "I am the law") et d'autres nettement plus intéressants   "seconds" - " darkness" ou encore le méga-tube  "love action."
Musique  froide et clinique mais néammoins dansante The Human League  va permettre  avec cet album de servir de tremplin  et de référence a toute une pléiade de groupes (Soft cell -Depeche Mode -Ultravox  ou a un degré moindre Orchestral manoeuvres in the dark)
Nous  ne sommes évidemment pas devant un disque essentiel  mais plutôt face a un disque que l'on peut considérer comme une excellente synthèse de son époque ; le réecouter ou le redécouvrir est réellement un vrai bonheur.

Pour la légende ce disque serait le dernier que Lester Bangs ,le critique musical ultime' aurait posé sur sa platine .La face 2 de 'dare '  tournait encore lorsque son corps a été découvert le 30 Avril 1982

 

 

The Human League  '  Get  carter

 


podcast

 

 

 


 

 

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29/08/2017

Histoire d'une Photo - Blind Faith (1969)

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Quand Bob Seidemann , photographe américain  (qui vient de  publier  une  série  de  photographies assez dénudées   et superbes  de Janis Joplin ) choisit  Mariora Goschen une  jeune  fille pubère de 11 ans   pour illustrer la pochette  de l 'album du ' super-groupe  '  de Clapton / Baker/ Winwood  il n 'a  surement pas  conscience  du scandale   qu'il va provoquer   (ou peut entre  en a  t'il  totalement  conscience les  avis sont partagés.....)

Quoi qu'il   en soit  Steve Winwood ( ex traffic) Ginger Baker et Eric Clapton  ( ex Cream )  n’interviennent pas dans la conception graphique de l’album à venir, sûrement trop occupés à répéter et Seidemann écume Londres à la recherche du modèle idéal :il cherche selon ses propres mots  "  Une fille  ayant de l’innocence et pourtant approchant la féminité adulte"

Ce que j’avais à l’esprit dira également  le photographe c" 'est de de faire  coïncider  la sortie du disque avec l’arrivée des cosmonautes sur la Lune. Tandis que l’homme se lançait dans la galaxie, je voulais que l’innocence porte mon vaisseau spatial ".

 

La légende veut que Seidemann ait nommé le cliché Blind Faith (foi aveugle) et que Clapton ait repris ce nom pour sa nouvelle formation qu'il n 'avait pas  encore baptisée

Outre le  scandale  de la  nudité de la jeune anglaise l 'objet qu'elle  tient  dans ses  mains fera lui aussi couler beaucoup d'encre

la forme phallique  délibérée  de la maquette ( que Seidemann  fait  fabriquer  par  un  étudiant  du 'royal collèges of  art  '  ) rappelant clairement  un godemichet ce  dont  se  defendra le photographe )

interdit de publication aux Etats -unis par la maison de  disques Polydor qui ne veut  rien  entendre et bloque la  sortie de l 'album celui  ci  sera  édité  finalement avec  une  hideuse pochette affreusement banale  ou les 4 musiciens  de Blind faith  posent  hilare  et  décontractés ( voir  ci  dessous)

 

Clapton excédé par les polémiques ridicules  et  sans  fin claquera la porte de  ce  super  groupe  éphémère  pour  rejoindre  brièvement  John Lennon et son Plastic Ono Band à Toronto , Il ne donnera donc pas ni  suite a  la  carrière  de  Blind Faith  ni suite à cet unique album qui va entrer dans la  legende  tant  par  sa pochette  désormais  celebre  que par  les  six titres  enflammés de son contenu , un " blues  rock "  habité et  intense avec  deux  sommets  absolus   ' had  to  cry today  '  et  ' presence of the Lord  '

 

Pochette  US

 

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le  photographe et  son modèle en 2009   quarante  ans  apres la sortie de l'album

 

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Janis Joplin   by Bob Seidemann( 1969)

 

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26/08/2017

Histoire d'une Photo ( David Bowie - Londres 2 Mai 1976)

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En 1976, après l'enregistrement de l’album Young Americans,  on découvre un David Bowie méconnaissable amaigri ,peroxydé , paranoïaque et cocaïnomane qui décide de quitter Los Angeles qu'il déteste  ' the fucking place should be wiped off the face of the earth " (" il faudrait rayer cette putain de ville de la surface du globe " dira t'il

les rumeurs les plus folles circulent a son sujet, on murmure qu'il ne se nourrit que de poivrons rouges, de cocaïne et de lait. , on raconte qu'il vit reclus dans une maison pleine d'antiquités égyptiennes, à la lumière de bougies noires et qu'il fait pratiquer des exorcismes persuadé que des forces sataniques l 'entourent.

l'artiste qui semble about de force a cependant inventé un nouveau double , un nouveau personnage de sa propre mythologie   " the thin white Duke "

il vient également dans la douleur et la folie d'enregistrer a Los Angeles un album mémorable 'station to station '   qui sort en janvier 1976 , un disque brut et glacé qui en seulement 6 titres définit un nouveau son , une synthèse parfaite entre le funk blanc et les sons electros venus d'Allemagne     et inspirés des groupes que Bowie venere ( Kraftwerk, Neu ! Tangerine Dream)

L 'Allemagne justement et cette troublante fascination qu'elle semble exercer chez Bowie ,déjà l interview au magazine play boy ou il déclare le plus sérieusement du monde "Hitler est la première rock star Bien avant Mick Jagger. "avait suscité une vive polémique

'Ce dont la Grande-Bretagne a besoin, c’est d’un bon gouvernement d’extrême-droite "dira t'il dans une autre interview quelques semaines plus tard

Bien sur Bowie est très fragile psychologiquement, ce qui altère considérablement son discernement. Mais la presse tabloïd fait évidemment  choux gras de ses déclarations

Cette photo (prise par Philippe Auliac) a la gare Victoria de Londres le 2 mai 1976 pour le retour de l 'enfant prodige achèvera de mettre le feu aux poudres

on y voit le ' thin white duke "a bord d’une Mercedes noire décapotable, qui salue les nombreux fans venus l’accueillir. d'un geste qui fera couler beaucoup d'encre

c 'est un salut  nazi !  le mot est lancé , la polémique  enfle , le scandale est énorme

a propos de ce geste saisi au vol par Philippe Auliac Bowie dira des années plus tard ' je faisais coucou ' ! . il dira aussi "tout ce qui me fascinait chez les nazis   c'etait 'leur bottes "

Cependant Le grain prononcé de la photo, le noir et blanc, l’apparence de Bowie, famélique et les cheveux gominés, renforceront l’interprétation polémique que les médias vont faire a propos de ce cliché

L’intérêt de Bowie pour la culture germanique ne date pas d’hier . Sa fascination assumée pour Kurt Weill et le cabaret berlinois en témoigne et c'est par ailleurs du coté de Berlin que Bowie ira en 1977 enregistrer 'Low "le successeur de 'station to station '

Le Thin White Duke n’en restera pas moins l’un des avatars  les plus étonnant de l'artiste caméléon , de la chevelure orangée, au blond platine  de la blancheur d’une chemise immaculé faisant ressortir le teint blafard et  presque maladif ,  du noir d’un costume trois pièces, tiré à quatre épingles au profil angulaire du visage d'un Bowie vampire expressionniste moderne , l'ensemble constituant une sobriété froide qui va fasciner et inquiéter a la fois bien des générations

 

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25/08/2017

R.I.P Jeanne Moreau (1928-2017)

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J 'aime a repeter  que  chez elle , j'aimais Tout ,  l'actrice  evidemment mais aussi la chanteuse , la  femme , sa voix, sa personnalité ,son mystère bref J'aimais  tout chez cette femme  incroyable  qui   peut  se  vanter  d'avoir été la première  femme élue a l 'académie des beaux -arts  (  en 2000)

je ne  citerai   ici que  les  grands  rôles qui construisirent  sa légende  au  cinéma mais cette pensionnaire  de la comédie  française qui fut chaperonnée  par Orson Welles  en personne fera une entrée  fracassante  dans le monde  du 7 eme  art  des le milieu des  années 50 et nous  ravira  de personnages  et de  rôles  de légende

Prostituée  chez  Jacques Becker  ( "Touchez pas au  grisbi" ) , amoureuse  perdue  chez Louis Malle    ( ' ascenseur pour l 'echafaud  ') femme infidele  chez  louis  Malle    encore  ( 'les Amants")  , formidable Juliette Valmont  chez Roger Vadim  ( 'les liaisons dangereuses  ') ,bourgeoise passionnée  chez Richard brooks  ( 'moderato cantabile  ') , fascinante  Lidia  chez  Antonioni  ( 'la  nuit  ') inoubliable  Catherine  chez François Truffaut  ( "Jules  et Jim "), courtisane  chez Losey  ( 'Eva  ')  locataire tourmentée chez  Orson Welles  ( 'le proces') , femme  de  chambre manipulatrice  chez Luis Bunuel  ( 'le journal d'une  femme de  chambre ') révolutionnaires  en  jupons a nouveau  chez  Louis Malle  ( ' Viva Maria') , Espionne  chez Jean louis Richard  (' Mata- Hari ") ,inoubliable  mariée  chez  Truffaut ('la  mariée  etait  en   noir  ') elle  traverse  le  cinéma  durant  deux  décennies et  s'impose  comme l'une  des  actrices  incontournables  de son époque

des le milieu des  années 70 on la  retrouve  chez   Losey  ( Mr Klein)  , Blier  ( "les valseuses" )pour  une scène troublante  restée  dans  toutes les mémoires avec Depardieu et Dewaere  ') , puis  on la  retrouve  chez Fassbinder  ( ' Querelle  ') Michel Deville ( 'le paltoquet ') Duras  ( 'Nathalie grangier') Besson  ("Nikita ") Wenders  ( 'jusqu'au   bout  du monde  ') puis   se  dirigera  peu a peu vers  un  cinema  d'auteur   tournant avec  des  réalisateurs  du monde  entier

Ambassadrice  d'une  certaine  forme  de  culture  française   elle  illuminera  de  sa présence  des  dizaines  de  petits  films  ou  sa  seule  apparition mérite le  détour

Plusieurs  hommes  compteront  dans  sa  vie  beaucoup de réalisateurs évidement a commencer  par  ses  deux  maris  successifs  jean Louis Richard puis  William friedkin  ( "l 'exorciste ",  " french  connection  ') mais également  Guy Gilles   son grand  amour  maudit ,  sans oublier  Tony Richardson qui la  dirigea  dans   'le Marin de Gibraltar '  (1967) et  bien sur Louis Malle  qui lui offrît des rôles inoubliables 

Parallèlement  elle  vecut  une  passion  ambigüe  avec ¨Pierre Cardin  durant quelques  années

 

Coté  chanson jeanne Moreau des 1963 elle  triomphe  avec  des  chansons  écrites  pour elle  par Cyrus Bassiak ( pseudonyme  de serge  Rezvani   prolifique  auteur  compositeur  de  son époque)

il lui  composera  deux  albums 'Jeanne Moreau chante 12 chansons de  cyrus Bassiak  ' (1963) et ' Jeanne Moreau  chante 12 nouvelles  chansons de Cyrus Bassiak ' (1966) devenues  depuis  des  disques  -cultes

Tout le  monde  s'enchantera notamment  pour  deux  titres ,  passés depuis a  la postérité  ' le  tourbillon  ' et  ' j 'ai la memoire qui  flanche  '

La  fraicheur de  son interprétation  fera  de  ses  quelques   albums  enregistrés  entre 1963 et 1981  de  vrais  enchantements.J

Enfin Jeanne Moreau fut ne l 'oublions pas  une  immense  actrice  de  théâtre  partageant la  scène  avec les plus  grands  notamment  avec  Gerard Philipe ( 'le cid ')

Cette  immense  artiste  qui disait  humblement  au micro de jacques  Chancel  dans sa  radioscopie  en 1976  " Je n'ai pas un métier, j'ai une passion"  s'en  est allée paisiblement  dans la  chaleur  d'un été  étouffant  dans  son appartement parisienlaissant  plusieurs générations d'admirateurs orphelins  de  son talent et de sa magie.

Pour  moi elle  restera  a  jamais le  visage  de Florence  déambulant la nuit  dans  Paris  , admirablement  filmée  par  un Louis Malle  (très  amoureux) et sublimée par la  trompette  de  Miles  Davis  dans  ce  chef  d'œuvre  immortel  qu'est  "Ascenseur pour l 'echafaud "(1958)

 

 

Jeanne Moreau  -india  song


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23/08/2017

Blues ( Jimi Hendrix 1994)

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Sorti en 1994 soit pres d'un quart de siècle après la mort de Jimi Hendrix , cet album contrairement a la majorité des disques posthumes est absolument fantastique

Jimi Hendrix  guitariste  rock , funk , psychédélique  rappelle ici a la génération des années 90 qu'il était un formidable guitariste de blues , un artiste d'une dimension unique

L'album s'appelle sobrement 'Blues ' est paru chez MCA  et il est illustré  par une pochette flamboyante  ,un mur de portraits des plus bluesmens de l'histoire (de robert Johnson a muddy Waters en passant Par Sonny Boy Williamson  et Jimmy Reed)

11 plages sur ce disque ( avec deux versions pour 'hear my train comin') ,11 plages qui vont enchanter tant les inconditionnels de Jimi que tout les amateurs de musique car avec 'Blues ' même si on est dans une suite de ' jams ' enregistrées entre 1966 et 1970 l'ensemble est disons le ....... fantastique .

Alan Douglas a l'origine de la sortie de ce disque a cette fois soigné la qualité et a choisi des moments rares et intenses 

La voix ,la guitare de Jimi nous cloue littéralement au mur et transcendé entre blues traditionnel et blues psychédelisme Jimi joue ici avec une intensité  et une ferveur digne des plus belles plages de     ' electric ladyland' (1968) ou de "are you experienced" (1967)

Succédant a plusieurs  albums très controversés 'crash landing '(1975) et' midnight landing' (1975) 'nice to the universe ' (1980) "Blues " s'impose comme un album essentiel pour tous

Ici tout le monde y trouvera son compte  les nostalgiques , les puristes  , les fondus d'Hendrix sans oublier tout  les nouveaux adeptes qui fleurissent géneration apres génération.

Des inédits (Fulgurant 'born under a bad sign ' une reprise d'Albert King a laquelle Cream s'était frotté sur' Wheels of  fire' (1968),et  rarissime 'catfish blues ' une reprise de Muddy Waters, ) des versions nouvelles ( "Voodoo  chile" ," red house" ou  "bleeding heart " une cover d' Elmore james déjà proposée sur le live at' Royal Albert Hall' en 1969 , une version retravaillée de 'Mannish boy ' (Muddy Waters encore!)   tout ici est cosmique , tout ici transpire le génie et  le talent  et tout ici est totalement indispensable

 

Jimi Hendrix - born under a bad sign

 

 

 


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Jimi Hendrix  - Red House

 


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Jimi Hendrix - Bleeding heart


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21/08/2017

La mort présumée de Paul Mc Cartney


La mort présumée de Paul Mc Cartney (et la conspiration de ses compagnons pour la cacher avec l’aide d’un sosie) est une histoire compliquée digne du mouvement psychédélique de l’époque.
Des rumeurs folles ont entourées la mort de Jim Morrison de Elvis Presley ou  encore de Michael Jackson mais Paul Mc Cartney a dû les supporter de son vivant, au point d’interrompre ses vacances en Ecosse pour les démentir.
Ces rumeurs continuèrent longtemps même après la séparation du groupe (juste après la sortie du disque Abbey road.)

 


L’origine de l’affaire baptisée P.I.D (Paul is dead) est la suivante :


A la fin de l’été 1969 le journal Northest stern (illinois U.S.A) publia un article de Fred Labour, un étudiant qui avait élaboré toute une liste d’indices trouvés dans les chansons et sur les pochettes de disques des Beatles et qui semblaient indiquer que Paul était mort dans un accident de voiture le mercredi 2 Novembre 1966 a 5h du matin.


Selon Fred Labour l’accident se serait produit car Paul aurait brûlé un feu rouge distrait par un agent de police féminin, sa voiture aurait pris feu et il serait décédé des suites de nombreuses blessures à la tête ; défiguré et brûlé au point de rendre toute identification impossible.
Le groupe avait organisé cette année là un concours de sosies et le gagnant fût William Campbell qui malgré la ressemblance s’offrit grâce au premier prix remporté une opération de chirurgie esthétique pour parfaire sa ressemblance avec Mac Cartney.
La nouvelle fût annoncée par la radio W.K.N.R (Detroit U.S.A) peu de temps après la parution de l’article du Northest Stern.
La mèche était allumée et l’affaire P.I.D allait prendre des proportions totalement inouies.
La maison de disques Apple fût submergée d’appels téléphoniques et de lettres de fans voulant connaître les détails de cette rumeur.
Parmi les indices sur les disques et dans les chansons certains sont ingénieux d’autres demeurent d’authentiques extravagances


Indices dans les chansons :


A la fin de Strawberry fields for ever nombreux ont cru entendre John Lennon chuchoter "I burried Paul "(j’ai enterré Paul), ce dernier ne se lassa pas de répéter pourtant qu’il avait dit" cranberry sauce ", ces mots absurdes venant de l’habitude de Lennon de dire ce qui lui passait par la tête en plein milieu des enregistrements.
Beaucoup plus clair par contre ,  on trouve dans A day in the life la description de l’accident


I saw the photograph
He blew his mind out in the car
He didn’t notice the lights had changed
A crowd of people stood and stared
They’d seen his face before


J’ai vu la photo
Son cerveau a été projeté dans la voiture
Il n’a pas vu que le feu était rouge
La foule curieuse regardait
Ils avaient déjà vu cet homme


La chanson titre de l’album Sergent Pepper’s lonely heart club band a  été interprétée comme la présentation du sosie William Campbell

So let introduce to you
The one and only Billy Shears
And Sergent Peppers lonely heart club band


Permettez moi de vous présenter
Le seul et unique Billy Shears
Et le groupe du club des cœurs solitaires du sergent Pepper

Billy Shears serait donc William Campbell à cause d’un jeu de mots anglais . Billy est une abréviation de William et S(hears) se prononce comme here (ici),ce qui donnerait Billy Shears traduit par Billy’s here (billy est ici).
Revolution 9 est une des chansons les plus satyriques du groupe.On entend avec insistance une voix répéter "number nine ,number nine, number nine"
En passant ce fragment a l’envers on découvre turn me , dead man (excite moi ,homme mort).On pensait aussi que la chanson s’intitulait Revolution 9 car Mc Cartney contenait 9 lettres.
Toujours sur cet album, entre" I’ m so tired" et "Blackbird " John balbutie quelques syllabes inintelligibles qui écoutées a l’envers donne Paul is dead ,miss him miss him (paul est mort ,regrettez le ,regrettez le)


Indices sur les pochettes de disques

Les Beatles auraient soit- disant placés eux-mêmes des indices sur les pochettes et dans les livrets des albums
Sur la pochette de "Revolver" Paul est le seul a ne pas regarder le photographe comme pour faire comprendre qu’il ne fait plus partie du groupe.
"Magical mystery tour" contient un indice troublant sur le livret intérieur , Paul présente  un dessin sur lequel figurent une phrase : I was you (j’étais toi) ,allusion a la subtitution de Paul Mc Cartney par William Campbell
La pochette de Abbey road contient également des indices plus ou moins farfelus.
Paul est pieds-nus (comme sur certaines photos du livret de Magical mystery tour) et ne dit-on pas que les morts sont entérrés sans chaussure, Il tient une cigarette dans la main droite alors qu’il est gaucher ,Contrairement aux Trois  autres il est le seul à fermer les yeux.
Chaque Beatle est vêtu différemment Ringo est en noir (le croque-mort), Georges est en jeans (le fossoyeur) John est en blanc (le prédicateur) et naturellement Paul est …. le mort.
Il y a une Volkswagen garée dans la rue et son numéro d’immatriculation est 28 IF (28 si) l’âge qu’aurait eu Paul s’il n’était pas mort en 1966.
Sur Magical mystery tour le livret intérieur présente une photo ou on voit la batterie de Ringo, on peut y lire Love the 3 Beatles (aimez les 3 Beatles).
La chanson "Come together" ne dit elle pas clairement" One and one and one is three" (un plus un plus un font trois).
Sur la pochette de Sergent Pepper la statuette de la danse hindoue Shiva (la destructrice) montre Paul de son bras gauche.
L’une des poupées (assise sur le côté) est le sosie de Jane Asher (petite amie de Mac Cartney) et son chemisier semble tâchée de sang.
La guitare basse sur la pochette est un motif psychédélique dessiné avec des fleurs, la basse étant l’instrument de Paul ,on peut y voir une couronne mortuaire. La basse semble former la question Paul comme s’il s’agissait de questionner son existence.
Au dos de la pochette il y a les mots within’ you (sans toi) partie finale de Within’ you and without you
Sur la même photo Georges montre une phrase de She’s leaving" Wednesday morning at five o’clock" (Mercredi a 5h du matin)qui serait le jour et l’heure de la mort supposée de Paul.
Un indice difficile a retrouver et assez compliqué a déchiffrer se trouve sur la batterie ou est écrit le titre du disque.
En plaçant perpendiculairement un miroir, la combinaison de Lonely hearts donne avec le reflet 1 one 1 x he /die (1 one 1 serait les 3 Beatles vivants x serait Paul et la barre entre" he" et" die" est dirigée vers lui.

On peut sérieusement penser que les Beatles eux-mêmes sont a l’origine de cette affaire P.I.D .Bien sûr tout cela a servi la célébrité du groupe ce qui fera dire a John Lennon certaines paroles fatidiques qui seront sujets a polémiques diverses. (elles provoquèrent peut-être son assassinat par David Chapman de nombreuses années plus tard).
Des paroles telles que :
« Nous sommes plus célèbres que Jésus-Christ »
« Le christianisme va disparaître, il va perdre son influence puis partir en fumée
»
« Jésus était quelqu’un de bien mais ses disciples étaient très ordinaires, ils ont faussé son message
»
Ces déclarations reçurent un violent écho, les Beatles quittaient donc la panoplie d’enfants sages pour celle d’un groupe a tendance satanique.
Plus tard dans la chanson the balad of John & Yoko il parle en ces termes de sa destinée
The way things are going
They’re going to crucify me
si les choses continuent comme ça
Ils vont me crucifier


En 1980, John est assassiné a New- York devant la porte de son immeuble le Dakota building il est troublant de constater que cet édifice fût célèbre pour deux raisons proches.
Au siècle dernier vivait là une secte se sorciers et de religieuses qui se livraient (disait-on) a des rites sataniques et des crimes rituels sur de jeunes enfants
Le film de Roman Polanski Rosemary’s baby nous conte la terrifiante maternité d’une jeune femme ordinaire (Mia Farrow) élue par une secte satanique pour enfanter l’antéchrist. L’action de ce film se situe dans ce même immeuble où demeurait John Lennon.
L’année suivante Sharon Tate l’épouse du réalisateur alors enceinte fût assassinée dans d’atroces circonstances par Charles Manson et ses adeptes sataniques.
L’assassin de John Lennon appartenant quant a lui a la secte born again Christians (renaissance des chrétiens) dont l’un des pamphlets était : les Beatles sont devenus si populaires qu’ils sont arrivés a convertir notre jeunesse aux religions orientales et a ouvrir les portes a une influence satanique dont le pays n’arrivera jamais a se défaire.

17/08/2017

Stephen Stills ( Stephen Stills 1970)

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 Ca m 'est tout a fait égal que ce disque se vende a 30 exemplaires ou a 3 millions d'exemplaires , ce qui m'importe c'est de faire exactement ce que j'ai envie de faire "

Ainsi parle Stephen Stills a la fin de l'année 1970 au moment ou parait ce qui restera comme son premier ( et plus réussi ) album solo

l'homme a cette époque  a déjà enregistré des disques importants voire essentiels que ce soit   avec Buffalo Springfield entre 1967 et 1968 et bien entendu avec ses complices David Crosby , et Graham Nash ( extraordinaire premier album éponyme en 1969) puis le classique ' Deja vu ' avec les mêmes + Neil Young   au printemps 1970)

a Cette période  donc  , Stills jouit donc d'une réputation de compositeur et ses talents de chanteur et de guitariste  ne sont plus a démontrer.

Autour de lui   gravite   toute une pléiade de musiciens et d'artistes toujours prêts a faire un tour dans sa galaxie musicale et c'est entouré d'une multitude de  'pointures ' que Stills enregistre a Londres ce disque qui va devenir légendaire

A commencer par son grand ami de toujours Jimi Hendrix (décédé un mois avant la sortie de ce disque qui lui sera dédié ) et qu'on retrouve a a guitare le temps d'un titre étourdissant (' old times ,good times ') mais aussi Eric Clapton présent sur ' go back home ' l'une  des pièces maitresses de cet album '

Ringo Starr autre fidele de l'univers de Stills (et ici crédité Richie ) sera lui derrière la batterie sur deux titres dont l'explosif ' we are not helpless')

Pour venir donner un coup de main aux chœurs ca se bouscule , jugez en plutôt

Cass Elliot (échappée des Mamas and Papas) , les deux compères Crosby & Nash sont la forcement , mais aussi Rita Coolidge, John Sébastian (ex Lovin Spoonfull)

bref tout ce beau monde ici  accompagné de musiciens inspirés avec Stills  a la baguette véritable homme orchestre  qui se  charge quant a lui du chant mais aussi du  piano , des guitares , de la basse , de l 'orgue et des percussions

les 10 titres de cet album fondamental s'enchainent avec une aisance déconcertante rythmés par  cette  incroyable harmonie typique des grands albums ' seventies '

'Stephen Stills est donc non seulement un album important  reflet de son époque musicale mais c'est clairement  un grand album 'tout court ' certainement la plus grande réussite 'solo ' de Stills qui ne retrouvera jamais plus cette grâce et ce souffle

L 'homme qui fondera bientôt le cultissime et éphémère groupe 'Manassas '(1971-1973) fera parler de lui de ce coté de l 'Atlantique en raison de sa liaison (tumultueuse) avec véronique Sanson qui le rejoindra aux Etas Unis en 1973 (ils divorceront en 1979)

Sombrant peu a peu dans la drogue et l 'alcool sa longue descente aux enfers ne sera ponctué que de participations notamment auprès de Neil Young (sur l'excellent 'after the gold rush ' ) et de disques solos dispensables et d' albums (avec Crosby  & Nash) inégaux (' 4 Way street ' en 1971 ' So far ' en 1974 ' CSN ' en 1977 ou encore   ' daylight again ' au début des années 80.

 

 

Stephen Stills  -  Go  back Home 


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16/08/2017

Mc Cartney (Paul Mc Cartney 1970)

 

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Nous  sommes  au printemps 1970 et Les Beatles sont en pleine explosion " Let it  be  " dernier   album du groupe  'sortira en Juin et  chacun des quatre Beatles  prépare  son album  solo

Ringo Starr dégaine  le  premier  en mars avec  'sentimental  journey  ' suivi de  Paul  en avril

George et John frapperont tous les deux  très  fort a l'automne 70  avec  'all things must pass"  un  triple  album  qui fera  date pour  Harrison  et  le fantastique "John Lennon / Plastic  Ono band " pour Lennon  

Les  sorties des albums de  Paul et  Ringo sans même attendre  celle   'Let  it  be  'seront  une source  supplémentaires  de   conflits internes  et enterreront  définitivement  tout  espoir d e  reformation Du groupe.

L 'album  de  Mc Cartney que l'on appellera  aussi  'l'album  aux cerises  '   s'avère  assez  curieux    et laisse  un  sentiment  d'inachevé.

Paul  réalise  cet  album  entièrement  seul  et  joue lui même de tous les instruments  , c'est la première  fois qu'un disque pop- rock est l 'œuvre  d'un seul artiste.

Son  écoute  plusieurs  décennies   après  sa  parution peut surprendre et pour  différentes  raisons (nombreux  instrumentaux , chansons   a peine achevées  et  très  courtes  ("lovely  linda" 0'46) " Valentine day"  (1'40)  reprise  d'un  titre ('Junk ')  prévu initialement  pour  'Abbey  road  ' et  de ce  même  titre  en  version instrumentale  " singalong  junk'

'teddy boy'  de son  coté est issue  des  chutes  de  'Let it be  ' se  retrouve  intégrée  sur  cet  album et  'Hot a sun /Glasses   est un  titre ancien (et oublié)  enregistré  a  l 'époque pré Beatles  avec  The Quarrymen '

Au  final une  seule  chanson  'May be  amazed  'se  détachera  vraiment de  ce  premier  album  solo que Paul Mc Cartney  enregistre  seul avec  sa  femme  Linda  l'ex  Beatles  se  chargeant  de  jouer  de  tous  les  instruments mais  aussi  d'assurer le  mixage et  la production laissant  les  chœurs  a  sa  jeune  épouse qui débute  musicalement  a  ses  cotés

Disque que  l'on peut  aisément  qualifier d'expérimental , Mc Cartney  bien   qu'assez  limité  en  terme  de  véritables  chansons n 'en reste pas moins  imprégné  du génie  de  composition  de son auteur.

C'est un album de rupture  et  de transition  qui va évidemment souffrir  de la  comparaison avec  les  disques  solos  de John  et George  mais qui a défaut  d'être génial  ou renversant n 'en demeure  pas  moins plaisant.

 

Paul Mc Cartney  - Oo You

 


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Paul  Mc Cartney -Momma Miss America

 


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26/07/2017

Saturday Night Fever original soundtrack (1977)

 

 

Cette B.O n'est pas seulement l'un des albums les  plus vendus de l'histoire de la  musique ( pres de 40 millions d'exemplaires écoulés et 3ème  plus gros succes de l'industrie du disque apres deux albums de Michael Jackson ) ,elle est surtout  le témoignage  musical de ce que fut une époque aujourd'hui révolue et dont beaucoup conservent une douce nostalgie . 

Avec  ses  costumes hallucinants , ses pas de danses posés et  ses paillettes , le disco qui va repeupler les discothèques  du monde entier  et pour une fois   qui réconcilier parents et enfants autour d'un style musical  sera éphemere  certes  mais  néanmoins historique  car tout le monde  de Claude François aux Rolling Stones en passant par Sheila , Dalida  ou david Bowie  va tot  ou tard prendre le grand train du Disco ( pour notre plus grand plaisir ou notre plus désespoir c'est selon !. )

Le film réalisé par John badham en 1977  reste a jamais  LE  film de cette génération  qui va faire d'un jeune acteur italo américain inconnu John Travolta une icône instantanée et du 2001 odyssey (la boite de nuit du film) le centre du monde .

Bon nombre des  titres de cette B.O  sont figés pour l'éternité dans la mémoire collective de tous ceux qui avait l'age d'écouter de la musique ou d'aller au cinéma a cette époque. 

A tout seigneur  tout honneur  les Bee Gees rescapés  des sixties ( et présent sur cette B.O par un hasard chanceux  )qui  vont avec les titres de  cette bande-son conquérir la planète et redorer une  image ternie par une traversée du desert  après un franc succès au milieu des années 60

 Métamorphosés (et surtout  re-lookés )  en groupe disco Les frères Gibb  vont inonder les pistes de danse et  a moins d'avoir vécu en pleine jungle amazonienne ou sur la banquise ( et encore) personne ne peut prétendre de pas avoir un jour ou l'autre dansé  sur "Stayin' alive " -" Night fever" -"You should be dancing" - "Jive talkin'"  ou encore  "more thant a woman " 

.Quant au celèbre et imparable  slow "How deep is your love"   il est   resté 2  mois N°1 des charts.

Autour des Bee Gees  deux formations cultes de l'ere disco KC & the sunshine Band  pour un titre (Boogie shoes)  que l'on pourrait retrouver aisément chez Tarantino    et Kool  The Gang  grand groupe de funk qui céda par la suite a la facilité et qui nous propose ici  un titre fulgurant 'open sesame .  

N'oublions surtout pas le monstrueux ' Disco Inferno'  du groupe  ' Philly sound ' The Trammps  ainsi que l'excellent K.Jee d'un autre groupe de Philadelphie M.F.S.B .

Seuls les instrumentaux signés David Shire ont quelque peu vieillis mais l'ensemble de cette B.O est de grande qualité et reste incontestablement   La bande son idéale des années disco . 

05/07/2017

What color is love (Terry Callier 1972)

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Terry Callier  -  you goin miss you candyman

 


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C'est un  disque miraculeux  qui vous  envoute  des la première  écoute  

Il  faut  dire  que l 'enchainement  des 3 premiers  titres    laissera l'auditeur  'sous le  choc  a commencer  par  le phénoménal '  dancing  girl ' et  ses (presque)  9 minutes de  fusion  astrale absolue  entre  la  voix  de Terry Callier   et  l 'espace

Suivent  les merveilleux  ' what color  is  love  '  et ' You goin' miss you  candyman  '  deux  titres  frôlant  la  perfection

le  reste  de  ce  disque  lumineux  et  solaire  est a l'image  de  ces  trois  premières  chansons  qui catapultent  directement  cet  album  parmi les  plus  grands  albums  de   'soul  ' seventies

Artiste  malheureusement trop méconnu Terry Callier  joue  ici dans la  cour  (fermée)  des  tres  grands    (Marvin Gaye , Curtis Mayfield) et livre  avec  se  troisième   album   un  pur chef  d'œuvre   ( qui curieusement  passera  totalement  inaperçu   lors  de  sortie).

Le temps  depuis    ( notamment  grâce a  son  retour  avec 'time  peace  '  en 1998  après  20 ans  de  retrait  de la  vie  artistique) a  réhabilité  Terry Callier  chanteur a la  voix  suave  et merveilleusement  planante  qui sur  ce  disque  incroyable    nous  enchante  et  nous  émerveille. 

 

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Vu de l'exterieur -(Serge Gainsbourg -1973)

serge gainsbourg,vu de l'exterieur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1973 : le choc Melody Nelson est digéré, le fabuleux et révolutionnaire concept album n'a pas encore généré les vocations qui vont faire de lui un album clé de la chanson française quand Serge Gainsbourg amorce (encore) un virage artistique inattendu


Vu de l'extérieur  est donc  un album OVNI inclassable ,une œuvre qui, planquée derrière les vannes et les jeux de mots dévoile une partie caché de l’iceberg Gainsbourg

1973 c’est l’année du premier infarctus de Serge et Birkin , sa muse livre son premier album Di Dooh-Dah, écrit pour elle par son mentor a la ville comme a la scène

le couple déjà mythique défraye la chronique mais Gainsbourg va mal et ses angoisses et son mal de vivre donnent naissance a un chef d’œuvre ‘je suis venu te dire que je m’en vais ‘ sublime chanson qui va malheureusement étouffer tous les autres titres de cet album décalé ,désinvolte ,un peu cradingue,jamais vulgaire et totalement avant- gardiste


Fâché avec jean –Claude Vannier ; l'arrangeur génial de la période melody nelson Gainsbourg confie les arrangements aux deux british Alan Hawkshaw et Alan Parker qui vont apporter un son nouveau a la musique de Serge
Les titres de cet album parlent clairement  d’eux-mêmes la poupée qui faitPamela Po-podes vents, des pets, des poums - l’hippopodameTiticacaPan Pan cul- cul , beaucoup  d 'humour et  de  second  degré pour un résultat final assez déroutant qui va diviser public et critique , les mêmes qui  des années plus tard consacreront ‘ vu de l’extérieur ’ comme l’un des albums essentiels de l’artiste.

 

a noter la pochette  totalement  décalée , deux  photos de Serge largement  entouré  de portraits  de  primates de toutes  sortes

 

Serge Gainsbourg  -  la poupée qui   fait

 

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29/06/2017

Time Peace ( Terry Callier 1998)

29b3ae25a283ace22013ba0dcd6491f5.jpgc'est le genre de chose qui n'arrive plus très souvent a savoir  ; la redécouverte  d'un album qui était pourtant  la tout près , a portée de main depuis des années , un disque oublié et qu'on avait délaissé. 

Je ne sais plus quand ni comment ce disque  est arrivé sur mes étagères  ce qui est certain c'est qu'il y avait peu d'empreintes digitales sur le boitier du CD de  "time Peace" l'album de terry Callier 

C'est presque par hasard que  j'ai mis ce CD sur ma platine un dimanche matin et sans prévenir : le choc  ,immédiat  et instantané et  très vite  l'évidence  d'un grand,   disque   

 

 

Entre folk  , blues , soul  et jazz  Time peace est un savant mélange de sons  , les arrangements sont somptueux  et la voix intense et habitée de Terry Callier vous transporte tout au long de cet album inouï qui chose incroyable est  passé presque inaperçu lors de sa sortie sur l'excellent label talkin 'loud  en 1998 (a l'époque seul les Inrocks  avaient semble t'il fait écho au retour de cet artiste )

je dis retour car le moins que l'on puisse dire  c'est  que le   parcours de terry Callier  est  peu conventionnel  , natif de Chicago ,enfant prodige du jazz il est  a 17 ans  la plus jeune star du label Chess record mais la découverte de John Coltrane va le paralyser  et il arrête de jouer et ne touche plus sa guitare pendant un an

Plus tard il signera chez Elektra mais se retrouvera  sans  maison de disque au début des années 70  ;chômeur il survit alors en pratiquant toutes sortes de métiers (coursier , teinturier ,informaticien) puis alors qu'il semblait avoir renonçé  ,un coup de téléphone du label acid jazz record qui souhaite rééditer un ancien 78 tours ' I don't want to see myself ' va changer sa vie et bouleverser sa destinée 

le succès de cette réédition est total et Terry Callier  a 53 ans  entame une nouvelle carière. Time peace enregistré en 1998  est donc un véritable  bijou,  Callier  y reprend deux titres emblématiques de la musique black  love thème from Spartacus 'et 'people get ready' (a l'origine composé par le grand  Curtis  Mayfield )

Ici  nul  besoin de chercher LA  Chanson  , tout les titres rivalisent de classe et de génie (the lazarus man ( et  sa fabuleuse intro  cosmique  ) - aka new york - keep your heart right ' vous avez le choix .

Précipitez vous donc sur ce Time peace  totalement indispensable et injustement  méconnu  et laissez vous transporter par la voix ,la musique ensorcelante  de cet artiste   hors des modes , a des années lumières des chanteurs R'n B  sans  ames et sans intensité et qui nous a quitte en 2012

ici ça vibre , ça respire , Time peace  disque lumineux  était un trésor enfoui dans ma discothèque que le hasard qui fait parfois bien les choses m'a permis de retrouver

Que ce doux hasard en soit remercié .

 

Terry Callier   Love  thème  From Spartacus

 
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Terry Callier     the lazarus man


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07/06/2017

Nuggets : Original Artyfacts from the First Psychedelic Era, 1965-1968 (1972)

nuggets

 

C’est peut-être bien la pierre philosophale du psychédélisme, ou bien  encore les balbutiements du punk-rock mais c’est aussi un cas quasi- unique de compilation qui trouve sa place parmi les albums majeurs de l’histoire de la musique pop-rock.

On doit ce disque a Lenny Kaye, musicien et futur compagnon de route de Patti Smith et l’album en question s’appelle Nuggets (pépites).

Il est également sous-titré : Original arty facts from the first psychédélics era 1965-1968.
Sorti en 1972 il regroupe 27 titres interprétés par des groupes pour la plupart inconnus du grand public (The 13th Floor Elevators / The Electric Prunes /The Leaves / The Chocolat Watch Band….).

Pour la majorité des groupes présents sur ce disque, la maison de production Elektra leur offrait une seconde chance après un début de carrière avorté ou inaperçu.


Nuggets eu un impact similaire au premier album du Velvet Underground (the Velvet underground & Nico), seuls quelques milliers d’exemplaires furent vendus mais ceux qui les ont tenus entre leurs mains ont a jamais été marqués par ce pur joyau vraisemblablement né d’un réflexe d’orgueil des groupes américains face a la British invasion (Stones, Yardbirds, Beatles; Animals)

La génération dont "Nuggets" se veut représentative se pose ici en éclaireur du grand mouvement new-yorkais amorcé dès 1976 (période CB.GB’s ) et de la déferlante punk qui ne va plus tarder .

Si ce disque fait  date  et si il reflète un  caractère   vraiment  historique   c’est bien évidemment pour les chansons que l’on peut découvrir  sans même connaître l’existence du groupe qui les interprètent et qui conservent aujourd’hui encore toute leur énergie.


Elles sont la quintessence d’une époque musicale qui depuis a influencée quantité d’artistes et de groupes avec plus ou moins de réussite mais toujours avec le même souffle et une véritable authenticité artistique.

il est important  de  signaler  que ce  double  album historique  sera  réédité  en 1998 sous la forme  de  4 cd pour  un  total hallucinant  de..... 118 titres

 

The Leaves  - hey Joe


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The Castaways  -  liar, liar

 

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Track-List

  1. The Electric PrunesI Had Too Much to Dream (Last Night) – 3:02
  2. The StandellsDirty Water – 2:50
  3. The Strangeloves  – Night Time – 2:35
  4. The Knickerbockers )Lies – 2:46
  5. The Vagrants  – Respect – 2:17
  6. Mouse  – A Public Execution – 3:02
  7. The Blues ProjectNo Time Like the Right Time – 2:49
  8. The Shadows of KnightOh Yeah – 2:51
  9. The SeedsPushin' Too Hard  – 2:39
  10. The BarbariansMoulty – 2:37
  11. The RemainsDon't Look Back – 2:45
  12. The Magicians  – An Invitation to Cry – 2:59
  13. The CastawaysLiar, Liar – 1:56
  14. The 13th Floor ElevatorsYou're Gonna Miss Me – 2:31
  15. Count FivePsychotic Reaction – 3:09
  16. The LeavesHey Joe – 2:53
  17. Michael and the Messengers  – Romeo and Juliet – 2:02
  18. The Cryan' Shames  – Sugar and Spice – 2:33
  19. The Amboy DukesBaby, Please Don't Go – 5:41
  20. Blues MagoosTobacco Road – 4:44
  21. The Chocolate WatchbandLet's Talk About Girls – 2:45
  22. The Mojo Men  – Sit Down, I Think I Love You – 2:25
  23. The Third Rail  – Run, Run, Run – 1:57
  24. Sagittarius  – My World Fell Down – 3:52
  25. NazzOpen My Eyes – 2:47
  26. The Premiers – Farmer John – 2:29
  27. The Magic MushroomsIt's-a-Happening – 2:47

12:47 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nuggets

La plus célèbre langue du monde

 

 

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Tout le monde connaît le celèbre logo des Rolling Stones  a savoir la fameuse langue rouge .

Elle a été déssinée en 1970 par le designer John Pasche , ami du bassiste du groupe Bill Wyman mais c'est Mick Jagger le leader des Stones qui en eût l'idée s'inspirant de la statue de la déesse Kali , qui dans l 'hindouisme est la déesse représentative  de la préservation, de la transformation et de la destruction

Au cours des années elle prit différentes couleurs mais c'est sous sa forme originelle qu'elle est entrée dans les mémoires collectives devenant assurément l'l un des  logos les plus connus ( et les plus  rentables)  de la  planete

 

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28/05/2017

Mind Games ( John Lennon 1973)

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Album de 1973  certes  attachant   mais ou un titre , un seul  a savoir   "mind games "( qui donne  son titre a l 'album ) survole et écrase  tout
Le reste est inégal mais j 'avoue qu' entendre Lennon même sur  une chanson mineure  reste toujours touchant

La seule présence  de Yoko Ono sera son portrait  allongé  sur  la sublime pochette (peut etre la plus belle de la  discographie de Lennon) .

Musicalement nulle trace de Yoko Ono et  pour cause ,le couple  est séparé  et John des la fin de l 'enregistrement  de ce disque et  avant même  sa  sortie   a  émigré avec  May Pang l'assistance  japonaise  de Yoko Ono a Los Angeles  pour sa  période de  réflexion  qu'on appellera ' the lost  week end  '


Concernant  cet  album ( le quatrieme  disque  solo de Lennon ) on peut  déplorer des Musiciens peu inspires voir peu concernés et une absence  de  titres ( a part le formidable 'mind games  ' ) qui tiennent vraiment la  route. même  si certaines ("out the blue  '     " I  don't  know   "  ou " Aisumasen  '  ( qui  ressemble  par moment  étrangement  a ' God  '  enregistré    3 ans  auparavant) sont agréables   mais loin des  merveilles  gravées   par Lennon  au début  des  années 70

au final  'Mind games  'est  un  disque brouillon  et quelque peu inachevé (Lennon s'essayant ici a  la  production) un peu a l image de la vie privée de l'ex Beatles  a cette période.

 

 

John Lennon  - Aisumasen ( I 'm sorry  )


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Empires and Dance ( Simple Minds 1980)

 

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j avais cessé d 'écouter Simple Minds depuis bien des années le rachat en vinyle pour une poignée d'euros des trois  premiers albums du groupe m'a ramené en un instant dans les années 80

Quel bonheur de retrouver cette ambiance , ce  climat  "cold "et caractéristique des premiers disques du groupe écossais

Empires And Dance s'affirme  donc comme un excellent disque de 'post -punk ' froid et sombre.

Le groupe de Jim Kerr est  encore sur ce disque clinique et glacé et nourri de sons industriels et métalliques venues  tout  droit de l héritage Kraftwerk

Simple Minds n 'a pas encore fait sa mue vers la new - wave pure ( un virage musical  et  commercial qui fera son immense succès bientôt)

grand disque a (re) découvrir

 

 

Simple Minds  -  twist / run / répulsion

 


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Simple Minds - Capital city

 


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track-list

  1. I Travel -
  2. Today I Died Again
  3. Celebrate
  4. This Fear Of Gods
  5. Capital City -
  6. Constantinople Line
  7. Twist/Run/Repulsion
  8. Thirty Frames A Second
  9. Kant-Kino
  10.  Room

 

 

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26/05/2017

Histoire d'une photo (St John will I am John Coltrane African Orthodox Church - 2016)

 

 

 

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C 'est par un article de  " Jazz Magazine '  (mai 2016) que j ai appris son existence et que stupéfait je découvrais cette photo

le lieu  fut Fondé en 1971 par Franzo et Marina King qui apres avoir vecu une experience mystique lors d'un concert de John Coltrane fonderent cette  eglise  dansle quartier  de Fillmore  de San Fransisco hauts lieux de la contre-culture Américaine dans les  années 70 , un quartier  rebaptisée par la suite le 'Harlem de l 'Ouest '

Endroit unique entre  le 'sacré et le 'club de jazz " on y celebre  chaque dimanche des messes  centrées  autour de John Coltrane sanctifié par l'eglise orthodoxe africaine  en 1981.

en danger  financièrement  la "St John will I am John  Coltrane African Orthodox Church" a été menacé  d'expulsion mais des associations et  des  pétitions de soutien ont étés  organisées  pour trouver une  solution aux importants retards  de loyers  impayés

 l’archevêque Franzo Wayne King fondateur de cette  église  pas comme les autres et par ailleurs   musicien  ( Saxophoniste) , a dans un premier  temps  obtenu un répit

«Les officiels de San Fransisco , les conseillers municipaux au maire, devraient se sentir responsables de la protection de cette maison de l’amour suprême», expliquait Franzo Wayne King, en référence à l’album de Coltrane A Love Supreme.

 Malgré la bonne volonté de l 'archevêque King le  déménagement dans un quartier a loyer modéré  a du s'imposer et c'est désormais au 2097 Turk Street ( San Fransisco CA 94115) que l 'église s'est déplacée

Les messes à la Saint-John-Coltrane Church, illustrées par  une méditation musicale sur l’œuvre du saxophoniste, continueront donc  d’attirer croyants   et " fans"  de jazz du monde entier. 

En 2007, un article du New York Times décrivait cette messe particulière comme une session d’improvisation musicale entrecoupée de prières et lectures de l’Évangile. Lorsqu’il a fondé cette église, Franzo Wayne King s’est rallié à la dénomination de l’African Orthodox Church

Pour être ordonné archevêque, King a été obligé de faire une concession: accepter que John Coltrane ne soit pas Dieu mais juste un saint.

Nul  doute  cependant   que Pour des  milliers  de musiciens partout sur la planète  et  depuis  des  générations que  John Coltrane " est " le Dieu vivant  du saxophone

 

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l 'Archevêque Franzo King

 

l'adresse  internet   de  la St John Coltrane  Church

http://www.coltranechurch.org/

 

John Coltrane song of  the undergroung railroad


 

Quelques  Clichés

 

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23/04/2017

There 's a riot goin' on (Sly & The Family Stone 1971)

 

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Sly & the family stone - family affair


podcast

 

 

Premier groupe funk mixte de l'histoire Sly and the Family Stone  reste quarante apres l'une des formations les plus intéréssantes  de la musique noire americaine

Comète  musicale le groupe ne restera au sommet qu'une poignée d'années ( 1969-1973) la musique proposée par cette bande de 'dingos' sera furieuse et debridée a l'image de son leader imprévisible et incontrôlable.

Révélé par le single ' dance to the music' (1968) puis  l'année suivante par le renversant album 'stand ' qui valut au groupe de faire partie des formations invités au festival de Woodstock ,  le groupe atteint ici sa maturité" et  propose une fusion irrésisitible

Disque fondateur d'un genre nouveau mais également  disque de partage et de mélanges subtils  Sly Stone s'affirme comme un inconditionnel de groupes comme le Grateful dead ou encore   le jefferson Airplane et il va puiser  dans cette  musique 'blanche ' psychédélique des années 70 pour livrer ce disque totalement incroyable et novateur

" There's a riot goin' on "(titre évocateur, pochette provocante) sera a la fois le chef d'oeuvre et le  chant de cygne  de Sly and the Family Stone ,le groupe miné par différents  problèmes d'ego  et de dope disparaîtra  peu a peu 

Son influence quant a elle ne disparaitra jamais , De Prince évidemment a ' A tribe called Quest  ou encore   Arrested Developement Jusqu'a Miles Davis (qui sera dès 1972  profondément influencé par cet album au moment d'enregistrer ' on the corner'

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20/04/2017

Voila les Anges ( Gamine 1988)

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Gamine - nos sentiments


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Gamine - Voila  les  anges


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Voila les  Anges   est certainement  un  disque majeur  de la  scène pop-rock  française mais c 'est aussi l 'album d'un  groupe météorite

Groupe emblématique de la scène bordelaise avec Noir Desir dont l 'explosion médiatique va certainement  les mettre un peu  dans l 'ombre , Gamine  connaît cependant le bonheur d’un tube d’envergure nationale avec « Voilà les anges » .

Bien avant d’intégrer le label Barclay, le groupe avait déjà séduit Robin Wills et Chris Wilson des Flamin’ Groovies qui produisent leur premier album et leur donnent une tonalité  sixties

. Pour « Voilà les anges », Gamine fait appel à Jim Hill qui imposera les des guitares moins trash et un son pop et frais qui  donnent un nouveau départ au groupe

Le succès public et  critique  de ' voila les anges  ' ne les empêche malheureusement  pas de disparaître en 1991 après de classiques histoires d’ego, de drogues et d’argent. l’ambiance se dégrade  et  devient  très tendue entre Paul Félix , et Paco Rodriguez les deux têtes pensantes de Gamine  qui vont  se  brouiller

En 1990, sort le deuxième album Dream Boy inauguré par le single du même nom.

Enregistré en Angleterre, le groupe fonde beaucoup d'espoir dans sa parution, mais le public ne suit pas vraiment et aucun tube ne vient appuyer sa promotion

en pleine tournée de l 'album Dream Boy, le groupe se saborde victime de l'insuccès et des tensions permanentes  entre les membres du groupe

Reste le souvenir d'un groupe  fulgurant  et de  ce premier album devenu culte porté par un hit   de haute volée ' Voila les anges   ' et truffé de titres formidables(' Nos Sentiments ' - les gens sont si bizarres ' ' le voyage ' ) qui ont largement supportés les années

A noter la délicieuse reprise de 'May I ' chanson de Kevin Ayers parue en 1970 sur ' shooting at the moon ' second album de L 'ex membre de Soft Machine

 

 

 

 

 

 

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Duets (Frank Sinatra & Guests -1993)

frank sinatra,duets

 

 

Pris d’une frénésie d’écoute de Sinatra je ressortais il y a peu un disque paru en 1993 cinq ans avant la disparition de 'The Voice 

Évidemment les meilleurs disques jamais enregistrés par celui que l’on peut considérer comme LE plus grand crooner de l’histoire  restent définitivement ceux enregistres pour Capitol entre 1953 et 1962 mais par un curieux hasard le disque que je glissai ce matin la dans mon lecteur était  ‘Duets ‘ le disque sorti chez E.M.I et  composé de duos  enregistrés alors que l’artiste fêtait  ses 70 printemps. Passons outre tout d’abord l’effroyable laideur de la pochette signé par l’artiste américain  Leroy Neiman, un peintre très coté et  spécialisé dans la peinture sportive et faisons abstraction de cet emballage horriblement laid et intéressons nous au contenu.

13 titres au menu avec disons le tout net de l’exceptionnel, du très bon  et …  du moyen.

Pour ce qui est du moyen (gardons le meilleur pour la fin) il faut aller en plage 3 ‘ I’ve got a crush on you ‘ et endurer une Barbra Streisand  ici plutôt braillarde 

Zappons rapidement "You make me feel so Young " en   plage 8 , un duo  avec Charles Aznavour qui chante si mal en anglais que cette magnifique chanson ne s’en remet pas.

Plage 11 le duo SinatraAnita Baker ‘ wishcraft ‘ est plutôt insipide de même que celui avec Liza Minnelli (plage 10) que l’on a connue plus inspirée ils ont cependant eut la bonne idée de nous épargner  ‘New york New york qu’ils ont chantés ensemble des centaines de fois pour préférer   ‘I’ve got the world on a string ‘ .

Plage 5 c’est un peu le petit poucet parmi la brochette de stars autour de Sinatra , et  on peut s’étonner de trouver sur cet album  Gloria Estefan qui fait ce qu’elle peut sur ‘ come rain or come shine ‘ (on murmure qu’elle aura remplacée au pied levé Madonna que Sinatra aurait décommandée la jugeant a son goût trop vulgaire ….allez savoir !) c’est en tout cas la chanson la plus dispensable de  ‘duets ‘.

Coté grand bonheur  en plage 1 un duo exceptionnel pour une des plus grandes  chansons du répertoire de Sinatrathe lady is a tramp’   jamais on ne croirait entendre chanter un septuagénaire tant  pour cette fabuleuse chanson Sinatra  se balade  ;il est ici  accompagné de  Luther Vandross dont la voix de velours s’harmonise parfaitement avec celle du Maître.

Plage 4 deux artistes aux horizons différents mais tout deux a la dimension planétaire et universelle pour ‘summer wind ‘ balade délicieuse interprétée  par un duo inédit SinatraJulio Iglesias .

L’incontournable ‘new york new york présent  en plage 6 est ici interprété par un duo d’hommes et c’est Tony Bennett un autre grand crooner qui s’y colle et qui tiens la dragée haute a son vieux pote . Plage 7 Natalie Cole qui nous avait fait le coup du duo post –mortem avec son père n’aura pas attendu cette fois que Sinatra  casse sa pipe pour s’offrir un joli duo avec ‘ they can’t take that away from me ‘ .

Pour ce qui est de l’exceptionnel  comment ne pas frissonner a l’écoute d’un duo SinatraAretha Franklin reunis  pour un what’s now my love d’anthologie . Grand fan de Sinatra (vous en connaissez qui n’en sont pas ?) Bono désormais star mondiale se voit invité pour partager un ‘ I’ ve got you under my skin ‘ surprenant et irrésistible, c’est a mon sens la bonne surprise de cet album. Enfin et c’est également une agréable surprise le duo avec Carly Simon  ‘ Guess I’ll hang my tears out to dry in the wee small hours of the morning’ est quant a lui  tout simplement magique .

Evidemment a toute personne qui voudra découvrir le répertoire de Sinatra il conviendra de s’abstenir et de choisir  plutôt n’importe quel disque solo ( notamment parmi la période citée plus haut ) mais ne boudons  cependant pas le plaisir de ces rencontres inattendues (même si  certains enregistrements de ‘duets’ ne soient en fait que des montages comme on a pu le voir dans la vidéo promotionnelle ou Charles Aznavour chante seul dans un studio parisien avant que la bande ne soit expédiée aux Etats-Unis pour  que Sinatra y pose sa voix) et savourons cet album cousu d’or ou chacun y trouvera a coup sûr ses propres pépites musicales. 

 Frank Sinatra  & Bono  :  I've got you under my skin


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01:15 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : frank sinatra, duets