Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

09/10/2017

La Dolce Vita (Federico Fellini 1960)

 

 

5321-affiche-film-la-dolce-vita.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

a  venir........

18:33 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

02/10/2017

Barbara ( Mathieu Almaric 2017)

185176.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Derrière cette affiche  sublime se cache l 'une de mes plus grosses  déceptions  cinéma  depuis bien longtemps.

En effet le projet cinématographique   de Mathieu Almaric autour  de Barbara ( disparue  il y a  tout juste 20 ans ) se  révèle décevant voir  davantage  tant le film est vide  et creux

Certes l idée du faux Biopic est séduisante mais finalement  j 'aurais préféré  un Biopic plus conventionnel ( et  réussi) qu'un faux Biopic raté et prétentieux

Car il s'agit bien de  ca,  un  film  prétentieux qui se  veut  intello et qui a defaut de poésie ne degage que torpeur et ennui

Jeanne Balibar dont il faut  ici saluer la prestation (  dans  un role  je l'avoue  risqué et casse-gueule) est convaincante  dans la peau de la  ' Dame en noir '  mais jamais le scenario ni la  construction du  film ne lui permettent   d'exploiter  ce  qui avec  plus de simplicité et de réalisme aurait  pu etre le  'rôle de  sa  vie  '

musicalement le film qui de plus ne s'appuie  que rarement  sur l 'œuvre musicale de Barbara arrive par ( de rares)  moments a nous intéresser  ( a  défaut de  nous emballer) grâce  aux  archives étonnantes  de Barbara  (la  vraie) mais cela  ne suffit pas a faire  de  ce '  Barbara '  un film a la hauteur  des  attentes  et  surtout  a la hauteur   du talent et de la personnalité hors du commun de l une des plus  grandes  artistes  françaises  de tout les  temps.

 

18:38 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (1)

24/09/2017

La Bonne humeur de Mister Mel

 

avec Mel Brooks  -  septembre 2017.jpg

 

 

 

 

 

J' ai evidemment   reconnu  son visage  bonhomme  et  jovial dans la  seconde même , une   espèce d'hilarité  permanente  illuminant  sa face de grand-père en goguette

En apprenant  qu'il est né en ......1926  la  stupéfaction est encore de mise.

 

Mel Brooks  réalisateur , acteur , producteur et  figure  importante  de la  scène artistique  de son époque était  donc  de passage  a paris  en  ce mois  de Septembre 2017

Débutant  dans  le  stand up (il écrit  Alors  avec un  jeune  débutant qui s'Apelle Woody Allen) il passe  sur les conseils  avertis de  son épouse la comédienne Anne Bancroft  ( inoubliable  "Mrs Robinson"  du 'Lauréat  '  a la  réalisation  en 1968 avec 'les producteurs  '  ( oscar  du meilleur  scénario original)

Il nouera  a cette  occasion une  relation de  travail et  d'amitié  avec Gene  Wilder   qui lui proposera  en 1972 de  réaliser  une  comédie   autour  du personnage  du Docteur Frankenstein 

Le  film  ' Frankenstein Junior  ' sera  une  réussite complète et  s'inscrit a ce  jour  encore  comme l'un des  joyaux  de la  comédie  burlesque  américaine.

Suivront  d'autres  films  inégaux  mais  totalement ' dingues  en 1974  ' Blazing Saddles  '  (bêtement  traduit  chez  nous  ' le  sherif  est en prison  ' ) puis  une  série  tout  aussi décalée  de  films  divers  (  "La folle  histoire  du monde '  ' le grand frisson  ' 'la  dernière  folie de Mel Brooks  ')

Souvent  comédien  dans  ses propres  réalisations il s'illustrera  en 1983 tenant aupres  de Anne Bancroft  ' le  rôle principal  de 'to be  or not  to be 'remake  hilarant et  déjanté  du chef  d'œuvre  de Lubistch

Mel Brooks  a évidemment  Produit  ses  propres  films  mais sera  en 1980 le producteur  du chef d'œuvre  de David Lynch    'Elephant man ' puis  celui  de 'la mouche '   de  David Cronenberg  en 1983

enfin comment ne pas  mentionner  " it's good to be a kingqui nous aura  fait  danser au début  des  années 80 joyeux et hilare comme l'impression  générale provoquée par la  rencontre   avec ce personnage au potentiel illimité  de  sympathie et  de  bonne  humeur

 

06/09/2017

Camping 3 ( fabien Onteniente 2016)

camping-3-52520-600-600-F.jpg

 

 

 

 

 

 

 

On ne se fait évidemment guère d 'illusion lorsqu'on décide de visionner Camping 3.

Dix ans après le premier volet réalisé par Fabien Onteniente et après une suite déjà passablement ratée en 2010 nous voici pour la troisième fois ( et espérons le , dernière ) face a Patrick Chirac et toute sa bande de potaches habituels réunis autour de l insupportable campeur interprété par frank Dubosc

 

Si le premier volet contenait quelques gags et décrochait quelques sourires et si on pressentait l inutilité de retourner au'  camping  des  flots bleus ' des le second volet cette fois on peut sans hésiter affirmer que c'est le film de trop celui qu'il ne fallait ni réaliser (Onteniente toujours) ni interpréter ( pitoyable Claude Brasseur qui cabotine a mort dans ce film qui se veut comédie sans l'être ne serais ce qu'une demie seconde)

Que penser de Gérard Jugnot et Michèle Laroque tout deux désarmants de bêtise dans leurs personnages inutiles et grotesques ,l 'abyssale médiocrité de leurs rôles me laisse sans voix (il faut voir  sans plus  attendre  LA SCENE RIDICULE du space -cake pour le croire)

enfin il y a celui par qui le malheur (pardon le navet!) arrive Frank Dubosc dont le personnage réchauffé ne fait plus rire grand monde (gags douteux, humour d'un autre âge, dialogues affligeant, vision de la jeunesse déplacée)

Car oui on peut rire de tout encore faut il avoir quelques grammes de talent et de tact pour se le permettre

Quand Mr Pic (C Brasseur ) simule la maladie d'Alzheimer pour pouvoir boire autant de pastis qu'il veut je suis désolé ce n'est pas drôle, pas drôle du tout

Quand Polo (A.Dulery) fait avec  une  lourdeur insistante du pied a une femme qui porte une prothèse de jambe en bois la non plus   désolé  .....ce n 'est pas drôle

Quand Patrick Chirac (F Dubosc fuit son ami campeur le soupçonnant d 'homosexualité refoulée et le voit comme un membre des village people ou est l humour ?

quand Patrick Chirac se fait passer pour le père du jeune black devant le couple Jugnot -Laroque on atteint des sommets de crétinerie

j 'arrête la  les  exemples  ils  sont  trop  nombreux et tous  révélateurs

les personnages des trois jeunes perdus (par  hasard) dans cet océan de vulgarité et de bêtise contagieuse regardent leurs ainés avec un air ahuri et on les comprend tant la vision de l âge adulte présentée ici est consternante.

Mathilde Seigner a du sentir venir le coup puisqu'elle n 'est plus dans cet infâme suite mais les autres eux sont bien la et avec eux ,  leurs blagues limites ou éculées (l 'ode au Benco , l ode au pastis ,la partie de volley avec les nudistes...... )

Rien a sauver dans ce Titanic cinématographique ,Camping 3 touche le fond et atteint des profondeurs abyssales de debilité rarement explorées a ce jour

 

 

 

 

 

 

 

 

 

22:34 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (1)

05/09/2017

Blow - Up ( Michelangelo Antonioni - 1966)

blow up,antonioni

 

 

Assurément 'Blow Up  (verbe qui signifie 'aggrandir ' en anglais) est l'un des plus célèbres films cultes de l'histoire du cinéma .

le film réalisé  en  pleine periode  "swinging London ' . est l'œuvre  du  maitre Michelangelo Antonioni 

L 'histoire est désormais  connue de tous les cinéphiles (un photographe de renom prend par hasard les clichés d'un meurtre révélé par les agrandissements successifs de ses photos).

Redecouvrant 'Blow Up ',la première chose qui me frappe c'est la beauté esthétique du film de Michelangelo Antonioni et si evidemment le scénario semble (volontairement)  décousu il offre néammoins au spectacteur une vision glacée du monde interlope de l'Angleterre de l'époque , fêtes , défilés  de  mode, tops models , personnages décalés ,  drogue , musique ( les Yardbirds !!  présents ici au détour  d'une  séquence inouie passée depuis a la posterité ).

Le film  qui fut le seul  succès du grand realisateur italien (palme  d'or a cannes  en 1966) explore le fossé en  la réalité et  l'image . .

 

volontairement  lent  et  laissant les images prendre le pas sur les mots  Blow  up  est un film   totalement envoutant et  fascinant.

Le personnage central est interprété par David Hemmings désinvolte  a souhait qui incarne ici le photographe qui ne voit plus que le monde de l'autre coté du  miroir (Antonioni fut sans  doute inspiré sans doute par le célèbre David Bailey)  

on y retrouve la superbe Vanessa redgrave et une jeune anglaise débutante  jane Birkin . Le  film d 'Antonioni sera revu et corrigé en 1981  par Brian de palma (Avec John Travolta dans le  role  principal ) qui en réalisera un remake  ou le son prendra la place de l'image.et ou le titre  devient ' blow out"

A noter que selon la legende  le film fut inachevé lors de son tournage a londres , Antonioni devant  le terminer dans  les studios  italiens  puis ayant choisi finalement de le presenter tel quel  laissant place a une certaine incoherence et a une confusion qui accentue le sentiment de voyage interieur .

Rappelons enfin la musique ensorcelante de herbie Hancock qui rythme ce film definitivement a part.

 

08:50 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blow up, antonioni

04/09/2017

Merci la vie ( Bertrand Blier 1991)

merci-la-vie-1990-aff-01-g.jpg

 

 

C 'est un film explosif a bien des égards

réalisé par Bertrand Blier et sorti en 1991 il synthétise a lui seul toute le cinéma si particulier et singulier de ce réalisateur atypique qui aime surprendre et ébranler le spectateur.

soyons clair Merci la vie est irracontable .

n'essayez même  car il est juste impossible de restituer le climat absolument chaotique voulu par Blier pour son scenario qui propose une vraie rupture et dépasse le cadre habituel des réalisations cinématographiques

Brouillant les époques , alternant brutalement couleur , sépia ou  noir et blanc , passant sans crier gare d'une époque a une autre , changeant les costumes des acteurs au cours d 'une même scène, enchainant du dramatique au burlesque, mêlant les mêmes personnages a différentes parties de son existence dans la même scène , bref vous l 'aurez compris un patchwork inattendu qui accentue le sentiment de désordre social et affectif souhaité par Blier.

 

Le film défendu par son réalisateur comme " une dénonciation des multiples obstacles à l’amour que sont la guerre, les maladies" se révèle au final aussi brillant qu'agaçant c 'est un film qu'on qualifiera  d'insolent dans lequel il est impératif ' pour ne pas décrocher 'de "se laisser porter "car, comme l’a dit Bertrand Blier lui-même, c’est « un film d’émotions "

Tourné en pleine explosion médiatique du Sida l 'ombre terrible de la maladie plane sur ce film aussi jovial que malade et glaçant.

Oser le parallèle entre l 'occupation par les nazis et le fléau du sida est certes risqué et déstabilisera plus d'un spectateur mais avouons le c'est  'gonflé ' de la part du réalisateur qui veut par "ce rapprochement "montrer la torpeur sourde de la société face a ces deux cataclysmes

Merci la vie' sorte de Double Féminin (volontaire) des 'Valseuses " (de nombreuses séquences en témoignent) restera de toute évidence un film totalement A PART

Comme souvent chez Blier , son film fait la part belle aux comédiens qui ici nous régalent avec en tète Anouk Grinberg totalement extraordinaire   et bouleversante alternant fraicheur et profondeur elle illumine le film a chaque apparition

A ses cotes dans le role de la copine mal dans sa peau   et fragile  on découvre une Charlotte Gainsbourg étonnante qui s'affirme la comme une  grande actrice incontournable

On  retrouvera avec émotion Annie Girardot  et  surtout jean Carmet  (césar du meilleur  second  rôle  pour  son personnage ' (agé)  de Raymond Pellevau )  , Michel Blanc  héritant  du rôle  du même Raymond Pellevau  ( jeune) et par la même de LA réplique la  plus 'formidable  du film "faudrait  savoir  dans quelle  époque  on est si il  y a    le sida il y  a pas les allemands  et si il y a les allemands  alors  il y a pas le  sida  et.... Alors  on baise "

Pour  etre complet  n'oublions pas Gerard Depardieu en medecin pas  tres net  ( pas  très net  du  tout  même) Catherine Jacob en irrésistible  frigide  et Jean Louis Trintignant  en officier  nazi

Film  déstructuré , déstabilisant et cru ,parfois  dérangeant  Merci la  vie  ( quel joli titre)   dynamite  les  codes ,les  genres  et les  règles  et nous  entraine  dans  un tourbillon ou il fait bon  s'égarer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

20:49 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (1)

27/08/2017

Fahrenheit 451 ( Francois Truffaut 1966)

 

 

Fahrenheit451B.jpg

 

Fahrenheit 451 est le seul long-métrage de François Truffaut en anglais ; c’est également sa seule adaptation d’un roman de science-fiction (ray Bradbury), il s’agit là par conséquent d’une œuvre totalement a part dans la carrière du célèbre réalisateur français.
Avec peu de choses Truffaut nous présente un univers futuriste terrifiant .

Il nous fait ressentir la froideur et percevoir l’anonymat et l’absence totale de sentiments.
Le conditionnement clinique des personnages n’est pas sans rappeler la série télévisée culte "le prisonnier" réalisée a la même période.
Les références littéraires de Fahrenheit 451 (température de consumation d’un livre) nous font prendre conscience de l’importance de la mémoire culturelle.
Le moment fort du film reste la séquence ou les personnages s’identifient chacun a un roman célèbre et en apprennent par cœur le texte afin qu’il échappe a la folie destructrice des hommes, ce passage est d’une effroyable beauté glaçante
Réalisé en 1966 ce film est d’un avant-garde étonnant et d’une modernité stupéfiante et cette incursion dans l’univers du cinéma d’anticipation par l’un de nos plus grands metteur en scène est un véritable coup de maître.

17:52 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

Midnight Express ( Alan Parker 1978)

19254775.jpg

 

 

 

Disons le clairement il y a films cultes et ........Films cultes et si il y en a un qui peut se vanter d'être celui de toute une génération c'est bien "Midnight express" qui fut sans doute aux années 80 ce qu'"Orange mécanique" fut aux années 70.

Film de génération donc mais surtout film polémique qui suscita bien des debats et des prises de positions multiples.

Au scénario de ce film on trouve Oliver Stone, qui plus tard devenu un realisateur de renommée mondiale s'excusera pour avoir donné une image effroyable des prisons turques, et par dommage collatéral, d'un pays tout entier

.Le film gagne l'Oscar du meilleur scénario (OIlver Stone) et l'Oscar de la meilleure musique ( Giorgio Moroder.)

Il est réalisé par Alan Parker un cinéaste britannique qui sera toujours discuté et dont les films ( "The Wall " " Mississipi burning " ' Angel heart ')ne feront jamais totalement l'unanimité

Adapté du roman autobiographique choc de William Hayes qui relate sa véritable histoire (même si Parker prend des largesses dans son adaptation ) le film raconte le cauchemar  vécu par un jeune américain arrêté a l 'aéroport  en Turquie pour avoir voulu passer deux kilos de résine de cannabis.

Le" William Hayes'  du film sera interprété par Brad Davis un acteur surgi de nulle part et qui va avec ce film s'offrir un statut d'acteur culte et iconique  de sa génération

Sa disparition  tragique a 41 ans treize ans après le succès de 'Midnight express' ( suicide ? Sida?) ne fera que renforcer son auréole d'acteur maudit

Il faut dire que sa prestation dans le personnage de ce jeune américain victime du système judiciaire et abandonné aux geôles pourrissantes   turques  fait véritablement froid dans le dos .

Brad Davis croisement de James Dean et de Brad Pitt livrant  ici une interprétation qu'on peut qualifier d'exceptionnelle.

N 'oublions pas auprès de lui deux seconds rôles tout aussi remarquables Randy Quaid   et surtout John Hurt (décédé en 2017) bouleversant  de tendresse et de résignation dans la peau de Max. toxicomane incarcéré a vie dans la sinistre prison de Sagmalcilar.

De scène choc en scène choc le film va se bâtir une (véritable) légende de film dur , insoutenable , parfois a la limite du supportable

Parker jamais avare de séquences devenues depuis mémorables dressant un  portrait sans  concession et peu reluisant du peuple turc  déclenchant au passage une vraie guerre froide entre les deux pays

L 'impact politico-social du film n 'est d'ailleurs pas a nier puisque quelques semaines après la  sortie  du film  s'engagèrent de vives discussions entre les deux pays pour aboutir a  des échanges de prisonniers  .

Le film , même si Parker semble parfois donner dans la surenchère ( la prise de parole radicale et ouvertement raciste de Hayes   après avoir appris sa condamnation   a 30 ans de prison en est un exemple parfait  ) garde  cependant un impact fort et conserve malgré le poids des ans une puissance indéniable

tout aussi indéniable que son statut mérité de film culte et emblématique.

 

 

 

17:37 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

25/08/2017

R.I.P Jeanne Moreau (1928-2017)

jeanne_moreau.jpg

 

 

 

J 'aime a repeter  que  chez elle , j'aimais Tout ,  l'actrice  evidemment mais aussi la chanteuse , la  femme , sa voix, sa personnalité ,son mystère bref J'aimais  tout chez cette femme  incroyable  qui   peut  se  vanter  d'avoir été la première  femme élue a l 'académie des beaux -arts  (  en 2000)

je ne  citerai   ici que  les  grands  rôles qui construisirent  sa légende  au  cinéma mais cette pensionnaire  de la comédie  française qui fut chaperonnée  par Orson Welles  en personne fera une entrée  fracassante  dans le monde  du 7 eme  art  des le milieu des  années 50 et nous  ravira  de personnages  et de  rôles  de légende

Prostituée  chez  Jacques Becker  ( "Touchez pas au  grisbi" ) , amoureuse  perdue  chez Louis Malle    ( ' ascenseur pour l 'echafaud  ') femme infidele  chez  louis  Malle    encore  ( 'les Amants")  , formidable Juliette Valmont  chez Roger Vadim  ( 'les liaisons dangereuses  ') ,bourgeoise passionnée  chez Richard brooks  ( 'moderato cantabile  ') , fascinante  Lidia  chez  Antonioni  ( 'la  nuit  ') inoubliable  Catherine  chez François Truffaut  ( "Jules  et Jim "), courtisane  chez Losey  ( 'Eva  ')  locataire tourmentée chez  Orson Welles  ( 'le proces') , femme  de  chambre manipulatrice  chez Luis Bunuel  ( 'le journal d'une  femme de  chambre ') révolutionnaires  en  jupons a nouveau  chez  Louis Malle  ( ' Viva Maria') , Espionne  chez Jean louis Richard  (' Mata- Hari ") ,inoubliable  mariée  chez  Truffaut ('la  mariée  etait  en   noir  ') elle  traverse  le  cinéma  durant  deux  décennies et  s'impose  comme l'une  des  actrices  incontournables  de son époque

des le milieu des  années 70 on la  retrouve  chez   Losey  ( Mr Klein)  , Blier  ( "les valseuses" )pour  une scène troublante  restée  dans  toutes les mémoires avec Depardieu et Dewaere  ') , puis  on la  retrouve  chez Fassbinder  ( ' Querelle  ') Michel Deville ( 'le paltoquet ') Duras  ( 'Nathalie grangier') Besson  ("Nikita ") Wenders  ( 'jusqu'au   bout  du monde  ') puis   se  dirigera  peu a peu vers  un  cinema  d'auteur   tournant avec  des  réalisateurs  du monde  entier

Ambassadrice  d'une  certaine  forme  de  culture  française   elle  illuminera  de  sa présence  des  dizaines  de  petits  films  ou  sa  seule  apparition mérite le  détour

Plusieurs  hommes  compteront  dans  sa  vie  beaucoup de réalisateurs évidement a commencer  par  ses  deux  maris  successifs  jean Louis Richard puis  William friedkin  ( "l 'exorciste ",  " french  connection  ') mais également  Guy Gilles   son grand  amour  maudit ,  sans oublier  Tony Richardson qui la  dirigea  dans   'le Marin de Gibraltar '  (1967) et  bien sur Louis Malle  qui lui offrît des rôles inoubliables 

Parallèlement  elle  vecut  une  passion  ambigüe  avec ¨Pierre Cardin  durant quelques  années

 

Coté  chanson jeanne Moreau des 1963 elle  triomphe  avec  des  chansons  écrites  pour elle  par Cyrus Bassiak ( pseudonyme  de serge  Rezvani   prolifique  auteur  compositeur  de  son époque)

il lui  composera  deux  albums 'Jeanne Moreau chante 12 chansons de  cyrus Bassiak  ' (1963) et ' Jeanne Moreau  chante 12 nouvelles  chansons de Cyrus Bassiak ' (1966) devenues  depuis  des  disques  -cultes

Tout le  monde  s'enchantera notamment  pour  deux  titres ,  passés depuis a  la postérité  ' le  tourbillon  ' et  ' j 'ai la memoire qui  flanche  '

La  fraicheur de  son interprétation  fera  de  ses  quelques   albums  enregistrés  entre 1963 et 1981  de  vrais  enchantements.J

Enfin Jeanne Moreau fut ne l 'oublions pas  une  immense  actrice  de  théâtre  partageant la  scène  avec les plus  grands  notamment  avec  Gerard Philipe ( 'le cid ')

Cette  immense  artiste  qui disait  humblement  au micro de jacques  Chancel  dans sa  radioscopie  en 1976  " Je n'ai pas un métier, j'ai une passion"  s'en  est allée paisiblement  dans la  chaleur  d'un été  étouffant  dans  son appartement parisienlaissant  plusieurs générations d'admirateurs orphelins  de  son talent et de sa magie.

Pour  moi elle  restera  a  jamais le  visage  de Florence  déambulant la nuit  dans  Paris  , admirablement  filmée  par  un Louis Malle  (très  amoureux) et sublimée par la  trompette  de  Miles  Davis  dans  ce  chef  d'œuvre  immortel  qu'est  "Ascenseur pour l 'echafaud "(1958)

 

 

Jeanne Moreau  -india  song


podcast

 

 

 

 

 

 

 

14/08/2017

Deux Hommes dans la ville ( José Giovanni 1973)

18806957.jpg

 

 

 C 'est un film important pour de multiples raisons

tout d'abord en raison de l aspect atypique du réalisateur José Giovanni

L homme au passé trouble durant la guerre devenu truand a la libération sera condamné a mort puis   sera gracié par le président René Coty

Apres 20 ans de prison il se lance dans l 'écriture et publie ' Le trou '   violent témoignage de l 'univers carcéral un roman  qui rencontre un accueil favorable   et qui sera soutenu par Albert Camus puis Giovanni devient scénariste puis réalisateur

Tout son travail cinématographique sera concentré autour des thèmes récurrents de la prison , et de l univers de la pègre avec ses codes et ses règles ( amitiés viriles,   trahison , codes d'honneur , fidélité ,)

Ses principaux films en témoignent largement ' dernier domicile connu ' ' La scoumoune ' 'le rapace '' le gitan   '

très lié a Lino Ventura c 'est a ce dernier qu'il va d'abord proposer en 1973 le rôle de l 'éducateur dans ' deux hommes dans la ville ' mais Ventura trouve le personnage peu a son gout et décline l 'offre   tout comme Yves Montand second choix de Giovanni

Il n 'ose pas demander a Jean Gabin qui déjà très affecté a montré des signes inquiétants de fatigue   pourtant   Gabin contacté  par Delon acceptera avec joie d'endosser le personnage de cet éducateur vieillissant mais fidele a ses principes du droit a la réinsertion et a la seconde chance

Face au" Monstre" Gabin On trouve Alain Delon   (également producteur du film)   dans un role qui sera marquant notamment en raison de la personnalité de son personnage , un braqueur de banque qui tente tant bien que mal de se reconstruire a sa sortie de prison sous l'œil bienveillant de son éducateur mais qui sera  rattrapé  par la fatalité

des seconds rôles masculins gravitent autour de ce duo de 'rois '(reunis pour la troisieme et derniere fois)  avec notamment une première apparition au cinéma de Bernard Giraudeau et un face a face intense Depardieu - Delon ou celui qui va bientôt exploser avec 'les Valseuses ' montre deca  ( le  temps  d'une  scène ) toute l étendue de sa présence et de son charisme.

Quant a Michel Bouquet il grave ici dans nos mémoires un flic obsessionnel ,  crapuleux , maniaque  et manipulateur que personne n'oubliera

les rôles féminins en revanche ne sont pas a la fete notamment Mimsy Farmer égarée qui semble ne même pas comprendre son texte mais l 'essentiel est ailleurs , l'essentiel restant le formidable plaidoyer contre la peine de mort qui conduit ce film magnifique

en osant filmer jusqu'au bout l 'horreur ( dans une France ou la guillotine fonctionne encore) Giovanni sera a sa manière avec ce film profondément social et humain un artisan de l'abolition de la peine capitale qui interviendrai 8 ans plus tard sous l impulsion de robert Badinter dont une phrase conclut le film : "Et derrière ces murs, j’ai vu une machine qui tue.")

Badinter assistera a la première projection du film et félicitera chaleureusement José Giovanni , Ventura sera également Présent et avouera ses regrets d’être passé à côté de cette œuvre majeure et de ne pas avoir accepté le rôle formidable de l 'éducateur brillamment   interprété par un jean Gabin monolithique et profond.

11:43 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

13/08/2017

Accords et désaccords (Woody Allen 2000)

 

045966_af.jpg

Un grand plaisir  que ce film de Woody Allen réalisé entre deux films secondaires  (le sortilège du scorpion de Jade  et escrocs mais pas trop -

le réalisateur nous propose ici de partager le quotidien d'un musicien surdoué   Emmett Ray (Sean Penn   (carrément génial et incroyablement a l'aise dans l'univers de Woody Allen) et qui  s'auto proclame  'plus grand guitariste de jazz du monde' après...Django Reinhart.

Emmet Ray qui ne vit que pour jouer de la guitariste est attachant  il est pourtant menteur , kleptomane , un peu maquereau , ivrogne , infidèle ,fanfaron , joueur  et complètement incontrôlable .

On connaît  la grande passion de Woody Allen pour le jazz et cette passion est mis en avant dans ce film jubilatoire  et coloré (dominante rouge -orange).

on retrouve dans 'Accords et désaccords'  le sens de la comédie , du non-sens voire de l'absurde  et le talent de Woody Allen pour nous présenter des personnages  hors du commun dans des situations toutes aussi hors du commun (Emmet ray  ne fait rien  de ce qu'il est censé faire ,il est imprévisible et c'est ce qui fait son charme)

Aux cotés  de Sean Penn Uma Thurman méconnaisable dans le rôle de Blanche et surtout  Samantha Norton dans le rôle de Hattie emouvante sourde-muette  compagne amoureuse  et souffre douleur d'Emmett (nomination  a l'oscar justifiée pour cette interprétation  toute en finesse et en émotion pour Samantha Norton)

Encore une fois on sent bien le bonheur de tout ces comédiens de se retrouver devant la caméra du maitre new yorkais encore une fois on passe un bon moment en se laissant emporter dans l'univers enjoué de Woody Allen.

Son film même s'il ne se  classe pas parmi ses plus grands est néammoins  une totale réussite.

22:56 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

26/07/2017

Saturday Night Fever original soundtrack (1977)

 

 

Cette B.O n'est pas seulement l'un des albums les  plus vendus de l'histoire de la  musique ( pres de 40 millions d'exemplaires écoulés et 3ème  plus gros succes de l'industrie du disque apres deux albums de Michael Jackson ) ,elle est surtout  le témoignage  musical de ce que fut une époque aujourd'hui révolue et dont beaucoup conservent une douce nostalgie . 

Avec  ses  costumes hallucinants , ses pas de danses posés et  ses paillettes , le disco qui va repeupler les discothèques  du monde entier  et pour une fois   qui réconcilier parents et enfants autour d'un style musical  sera éphemere  certes  mais  néanmoins historique  car tout le monde  de Claude François aux Rolling Stones en passant par Sheila , Dalida  ou david Bowie  va tot  ou tard prendre le grand train du Disco ( pour notre plus grand plaisir ou notre plus désespoir c'est selon !. )

Le film réalisé par John badham en 1977  reste a jamais  LE  film de cette génération  qui va faire d'un jeune acteur italo américain inconnu John Travolta une icône instantanée et du 2001 odyssey (la boite de nuit du film) le centre du monde .

Bon nombre des  titres de cette B.O  sont figés pour l'éternité dans la mémoire collective de tous ceux qui avait l'age d'écouter de la musique ou d'aller au cinéma a cette époque. 

A tout seigneur  tout honneur  les Bee Gees rescapés  des sixties ( et présent sur cette B.O par un hasard chanceux  )qui  vont avec les titres de  cette bande-son conquérir la planète et redorer une  image ternie par une traversée du desert  après un franc succès au milieu des années 60

 Métamorphosés (et surtout  re-lookés )  en groupe disco Les frères Gibb  vont inonder les pistes de danse et  a moins d'avoir vécu en pleine jungle amazonienne ou sur la banquise ( et encore) personne ne peut prétendre de pas avoir un jour ou l'autre dansé  sur "Stayin' alive " -" Night fever" -"You should be dancing" - "Jive talkin'"  ou encore  "more thant a woman " 

.Quant au celèbre et imparable  slow "How deep is your love"   il est   resté 2  mois N°1 des charts.

Autour des Bee Gees  deux formations cultes de l'ere disco KC & the sunshine Band  pour un titre (Boogie shoes)  que l'on pourrait retrouver aisément chez Tarantino    et Kool  The Gang  grand groupe de funk qui céda par la suite a la facilité et qui nous propose ici  un titre fulgurant 'open sesame .  

N'oublions surtout pas le monstrueux ' Disco Inferno'  du groupe  ' Philly sound ' The Trammps  ainsi que l'excellent K.Jee d'un autre groupe de Philadelphie M.F.S.B .

Seuls les instrumentaux signés David Shire ont quelque peu vieillis mais l'ensemble de cette B.O est de grande qualité et reste incontestablement   La bande son idéale des années disco . 

16/06/2017

IP5 , l'ile aux pachydermes (Jean-Jacques Beineix 1992)

ip5,yves montand,olivier martinez,jean jacques beineix 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voila un film qui commence de fort belle manière et qui atteint petit a petit son point culminant avec la rencontre des trois personnages masculins au milieu de nulle part

.IP5 c'est non seulement l'histoire de rencontres improbables mais c'est également deux grandes histoires d'amour fou ; la première pleine d'espoir tandis que  l'autre est faite de souvenirs et de regrets.

C'est aussi  un film qui parle des hommes , de la nature , des sentiments , de la solitude , de la vieillesse et  du choc des générations mais pourtant malgré de trés belles séquences   IP5 pêche parfois par cet  excés de prétention caractéristique chez Beineix  ,on sait le soin particulier qu'aime apporter le réalisateur a ses long métrages (souvenons nous de "Roselyne et les lions" ou encore de " la lune dans le caniveau " films encensés ou .... hués )

Ici c'est un peu la même chose Beineix semble ne pas  laisser suffiamment  dérouler le jeu des ses acteurs (Olivier Martinez et Yves Montand dont c'est le dernier rôle au cinéma sont tout deux épatants) et le film qui se  veut passionnant  au début finit par  lentement  dériver pour finir par finalement  agacer

 

15/06/2017

Le Massacre de Fort Apache ( John Ford 1948)

 

Le_Massacre_de_Fort_Apache.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

se replonger dans '  le 'Massacre de Fort Apache ' le premier film de la trilogie de John Ford sur la cavalerie américaine ( suivront 'la charge héroïque' en 1949 et ' Rio Grande   ' en 1950) reste un immense   bonheur de cinéphile

Les raisons en sont simples  a commencer évidemment par la maitrise de la mise en scène de Ford qui restera a jamais le maitre absolu des chevauchées et cavalcades mais aussi par le contenu profondément politique et sociologique du film

John Ford de manière exemplaire réussit a proposer un juste équilibre entre l'évocation des rituels propres a la cavalerie et a ses  règles   , la description de la vie quotidienne au fort, et les scènes d'action spectaculaires au cœur de Monument Valley.

Clairement en réalisant avec ' le Massacre de Fort-Apache ' le premier film 'pro indien ' Ford fais également taire tous ceux qui le taxait de conservatisme et de militarisme exacerbé ( les memes accusations seront également  portés sur John Wayne)

La vision du monde et des conditions de vie misérable des indiens ( représentés ici par Cochise et Geronimo du clan des ' Apaches ' ) tranche avec les représentations passées des indiens fourbes et traitres

C 'est plutôt le corps militaire,  ses codes et ses regles  qui sont moqués par Ford au travers de séquences humoristiques volontaires  notamment avec l'interet portés aux sans grades qui tournent en ridicule les rituels militaires tout en donnant à l'armée  une véritable humanité et une réelle authenticité

ici Ford choisit  d'opposer deux types de militaires avec d'un coté le lieutenant-colonel Thusrday, (Henry Fonda tout en sobriété) excessivement autoritaire  et rigide qui refuse d'écouter ses officiers mieux avisés que lui et méprise ses adversaires indiens les considérant comme des sauvages et de l'autre le capitaine York, ( John Wayne) vétéran des guerres indiennes, qui sait comprendre les signes 'indiens  '  et connaît parfaitement les tactiques des Apaches. C'est aussi un homme qui met un point d'honneur a la parole donnée et au respect de l'ennemi

l 'opposition croissante de ces deux personnalités militaires constitue la colonne vertébrales de ce 'western" d'une rare intelligence psychologique

La touche melo et légère est ici apportée par l'idylle entre Philadelphia Thusrday , la fille du lieutenant colonel ( Shirley Temple) et le jeune et beau lieutenant O ' Rourke ( John Agar)

Ford livre également de beaux portraits de femmes de militaires en insistant sur l 'abnégation et le sacrifice de ces épouses  perdues loin de toute civilisation et dans un univers plutôt hostile.

'le massacre de Fort Apache ' regorge de merveilleuses  scènes d 'anthologies , l'attaque et le massacre des hommes de Thusrday par Cochise , les scènes de bals ( filmées avec une maestria qui laisse rêveur) , les faces a faces et divergences entre Thusrday et ses hommes qui par l'entêtement du premier conduiront au massacre des seconds

enfin Ford dénonce aussi et c'est certainement la force et le message final de son film l 'héroïsme falsifié qui construit la légende et fera du lieutenant colonel Thusrday un héros sacrifié pour la grandeur de son pays malgré des choix humains et tactiques douteux et hautement discutables.

Du grand cinéma et du grand spectacle pour ce film que l 'on peut considérer comme un des fleurons du genre.

 

10:49 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

14/06/2017

L'immortel (Richard Berry 2010)

l-immortel-8855_L.jpg

Bon j'avoue que j'y croyais pas trop jean Reno dans un film réalisé par Richard Berry et produit par Luc Besson , j'ignorais que Kad Merad se coltinait le rôle du méchant de service et que Darroussin faisait partie du naufrage.

En adaptant le roman de Franz Olivier Gisbert  on aurait pourtant pu espérer un meilleur traitement de la part de Richard Berry.

Au delà de la distribution c'est plutôt le personnage incarné par Reno qui me donnait envie de voir  ce film 'Jacky Imbert' rebaptisé Charly Mattei dit "Charly Le Mat" légende de la pègre marseillaise ,un personnage au passé chargé a la fois trouble et fascinant rescapé d'une tentative d'assassinat par le milieu malgré 22 projectiles retrouvés sur sa carcasse

Mais les bonnes intentions ne suffisent pas et le film de Berry ne fait illusion que quelques minutes.

Très vite on sent que la mayonnaise ne prend pas malgré les tentatives de plus en plus désespérées de Jean Reno de nous fait croire au personnage

Ça se corse avec l'apparition de Tony Zacchia joué (mal) par Kad Merad visiblement peu a l'aise dans ce registre puis celle de Martin l'avocat véreux (Darroussin a la ramasse ) et du commissaire Marie Goldman (Marina Fois a peine crédible)

personnages peu vraisemblables et trop caricaturaux, dialogues idiots, violence parfois inutile avec des scènes a la limite du ridicule (ah ! la poursuite a moto avec un cascadeur doublant Reno mais qui doit bien lui rendre 40 kilos de moins) et le plagiat Honteux  sur les films de mafia (le mariage )

Joey Starr ("le pistachier" ) en "guest star" dans le rôle de méchant impressionne davantage en 2 minutes que Kad Merad vociférant et gesticulant a chacune de ses apparitions dans le film

On a du bien rigoler du coté de Marseille et de Toulon avec ces caïds de cinéma , on a dût moins rigoler, par contre si on a payé sa place de cinéma pour voir cette daube a peine réchauffée et surtout très indigeste

 

21:03 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

07/06/2017

Velvet goldmine (Todd Haynes- 1998)

velvet goldmine,glam rock 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon appréhension a visionner 'Velvet goldmine ' était malheureusement justifiée , le film de Toff Haynes réalisé en 1998 et qui  relate l'épopée du glam -rock dans les années 70 ne m'a apporté que déception et regrets.

Certes l'affiche était alléchante Ewan Mc Grégor et Jonathan Rhys Myers dans les rôles respectifs de Curt Wild (Iggy Pop) et Brian Slade ( David Bowie)  quel challenge  ! Quel culot !

mais le résultat  nous laisse sur notre  faim et au bout du compte le film de Todd Haynes a  un drôle de gout d'inachevé et  d'inabouti

'Velvet goldmine'  premier film consacré aux années glam se révélait  inévitablement comme  un projet extrémement ambitieux ,le mouvement musical " glam " pourtant éphémere aura  marqué les consciences de toute une génération de musiciens et comme tout mouvement qui laisse son empreinte il a ses héros (Bowie , T.Rex, Roxy Music , Slade,  New York Dolls  et ses Héritiers ( Suede,  Pulp , Placebo  ) ses disques cultes (Ziggy Stardust  , Roxy Music  tout d'eux millésimés 1972)

Haynes , jeune cinéaste (né en 1961) n'a evidemment pas négligé les clichés incontournables  de ce mouvement 'glam' haut en couleurs en décadence et en fantaisie , le strass; les paillettes, les looks hallucinants , les plat- forms boots , l'androgynie , la bi sexualité,  la drogue bien sûr tout  y est comme dans un fourre tout un peu (beaucoup) indigeste 

le scénario s'articule quant a lui autour d' une pseudo disparition et d'assassinat de Brian Slade (Bowie)  incarné ( fort brillamment  par Jonathan Rhys Myers); et de sa rencontre avec Curt Wild (Iggy Pop) tandis que  Arthur Stuart  ( Christian bale) un journaliste  part a la recherche du chanteur disparu et rencontre ceux qui ont  accompagnés durant sa carrière.

Si le film décoit La bande son par contre est incontestablement une réussite  Bowie n'ayant curieusement cédé aucun droit (même pas ceux de la chanson dont s'inspire le titre du film) le réalisateur a puisé dans un répertoire varié (et même parfois hors sujet)

on entendra donc des titres  de   Roxy music ,  Brian Eno  , T Rex,  Lou Reed, The Stooges, ,et on découvrira un  Groupe composé de thom Yorke et  johnny Greenwood (Radiohead) , Bernard Butler (Suede) et Andy mc Kay (Roxy music) baptisé The venus in furs (clin d'oeil évident au Velvet Underground l'anti thése absolue du glam rock), un "Super groupe" occasionnel et éphémère  qui  nous gratifie ici  de quelques titres stupefiants (  "ladytron" " 2HB" "bitter sweet" "baby's on  fire " ) des standards  qui raviront a coup sur  les connaisseurs .

Pour la petite histoire , Michael Stipe , leader de R.E.M   est  également impliqué et associé a ce projet  et  il y  a fort a parier que sa patte malicieuse est derrière cette bande son superbe

Quant au film il nous balade , navigue tristement  entre fiction et réalité , brodant autour d'un  invraisemblable scénario malhabile et embrouillé

il faut rappeler n'en déplaise a Todd Haynes que  Iggy Pop  personnage evidemment fascinant n'est toutefois pas une icône du glam (peut être que   s'inspirer de Marc Bolan (T Rex) aurait été plus judicieux) 

Force aussi est de constater que  malgré le très charismatique Jonathan Rhys Myers la mayonnaise ne prend pas , on est devant un film un peu space age , futuriste , dont la bande son heureusement nous tire d'une incontrôlable torpeur et d'un certain ennui ; on imagine alors avec une pointe  de  regrets a quoi un  tel projet aurait pu ressembler avec un peu moins de prétention et un plus de réalisme. 

 

 

Placebo - 20 th century boy   (velvet goldmine original soundtrack)

 
podcast

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

31/05/2017

Maudite Aphrodite (Woody Allen -1995)

cald_mauditeaphrodite_poster.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est toujours  pour moi  une véritable thérapie face a la morosité ou a la mélancolie que de visionner un film de Woody Allen.

Réalisé en 1995 'Maudite Aphrodite' ne bénéficie pas d'un  statut de film incontournable dans la longue filmographie du plus  célèbre des metteurs en scènes new yorkais , c’est cependant a mon sens  un film indispensable

Plus confidentiel , plus intime  aussi  ce film  aborde comme toujours certains thèmes de prédilection (les rapports au sein du couple, l’érosion de la vie a deux) chers a Woody Allen  mais et c’est nouveau chez lui il  traite aussi de thèmes  qu'il n'a  jamais abordés comme l’adoption  ,la paternité  ou  encore la recherche du père.

Sur une toile de fond subtile et comique les vrais tourments de Lenny  Weinrib (Woody Allen) chroniqueur sportif   et époux d’ Amanda (Helena Bonham - carter) surviennent  lorsqu’il décide de partir a la recherche de la vraie mère de leur fils Max adopté cinq années plus tôt.

A sa grande surprise et son grand désarroi  il retrouve la  génitrice qui s’avère être une prostituée actrice de films X  (F.O.R.M.I.D.A.B.L.E  et pétulante Mira Sorvino).

Touché par sa sincérité et sa spontanéité  il se lie d’amitié avec elle mais  ne lui avoue pas être le père adoptif de l’enfant ;il va cependant tout tenter pour lui redonner confiance et devenir le guide spirituel  d’une vie nouvelle

Cocasse et touchant , alternant gravité et légèreté  Maudite Aphrodite est pour moi l’un des meilleurs Woody Allen de ces  dernières Décennies .

Emmené tambour battant par une Mira  Sorvino incroyable ,le film est jubilatoire  et  extrêmement  Drôle

Face a la  tornade"  Sorvino " Woody Allen joue le rôle qu’il sait le mieux composer ,  a savoir celui du quinquagénaire maladroit  , un peu lâche  et  toujours  dépassé par les événements .

L’intrigue nous est illustrée par l’intervention de personnages de tragédie  grecque (d'où le titre du film) et toutes les scènes qui mêlent personnages réels et fictifs sont d’une grande drôlerie.

Un bonheur de film dans lequel le génial réalisateur prouve encore son talent a mettre en scène les tracas et les doutes de la vie quotidienne

02:25 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

21/05/2017

Reparer les vivants (Katell Quillévéré 2016)

 

 150369.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est  des films auxquels on ne s'attends pas et que l on reçoit comme un  ' coup de poing  '  en pleine face

 "Reparer les  vivants" (quel titre  sublime) fait partie de cette catégorie rare , de  celle  des films qui vous  laisse le souffle coupé et les larmes aux yeux.

Cela commence dans la nuit,  Simon un adolescent qui sort de la chambre de sa petite amie, enfourche  son vélo  pour  une virée  en camionnette avec  deux  copains pour aller  'surfer  '

les images sont de toute  beauté , la mer ,le ciel , le jour qui se leve  et Katell Quillévéré qui  filme admirablement le mouvement , la liberté des  corps , l’énergie, la jeunesse puis  cela  se poursuit en immersion dans les vagues, le ciel est  bas et gris et on a l 'impression de 'surfer ' avec Simon et ses  deux copains

Puis au retour par un effet de caméra stupéfiant la réalisatrice nous fait  entrer de plein pied  dans le  drame du film .C'est l'accident sur le chemin du retour qui laisse Simon en mort cérébrale et brusquement c'est la vie qui bascule.

A l 'autre  bout de la vie C'est Claire (Anne Dorval  formidable)  qui ; malade  attends une  greffe de cœur

le sujet semble lourd a porter pour une jeune réalisatrice trentenaire pourtant la maitrise avec laquelle le film est mené de bout en bout  force le respect et l'admiration.

Adapté du roman de Maylis de Kerangal  'Réparer les  vivants  ' est un film sobre qui évoque outre le sujet du deuil mais surtout le thème délicat du don d'organes

Nous sommes clairement a des  années lumières de tout les  téléfilms et autres séries  du milieu médical ,  ici tout  est juste et brillamment dosé  ,pas de  surenchères  mais plutôt  des personnages économes de paroles tous extrêmement attachants  ( Tahar Rahim encore  une  fois parfait)

Dans les rôles douloureux  des  parents de Simon on retrouve Emmanuelle Seigner  et  un surprenant Kool Shen   qui étonne de  justesse et  de  sobriété ,l'ex membre du groupe NTM  réussit  parfaitement ( a l 'image de  Joey Starr son ex partenaire rappeur ) son entrée  dans le monde  du cinéma Français.

Dominique Blanc et Bouli Lanners parfaitement en immersion  dans le corps médical  sont également incroyable de sensibilité et d'humanisme 

 

Le film formidablement porté par des acteurs qui s'effacent avec une profonde retenue derrière le poids du sujet est admirablement mis en scene  ( les  séquences silencieuses  d'hôpital  ou les  acteurs  doivent faire passer leurs  émotions  avec leurs  seuls  regards sont  bouleversantes )

C'est un film profond jamais triste  ni  larmoyant et qui nous rend humble face a la vie et face aux hommes et  femmes qui ont pour mission de nous la  rendre  meilleure ou tout du moins  possible.

GRAND  FILM

 

 

16:57 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

19/05/2017

Cezanne et Moi ( Daniele Thompson 2016)

MV5BYzFmMzM4MWItOTBjYi00ZGUyLTg1N2MtMjUwYTU4NTBmMTkzXkEyXkFqcGdeQXVyMjQ3NzUxOTM@__V1_SY1000_CR0,0,736,1000_AL_.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Soyons  honnêtes  avec  ce  film plein de  bonnes intentions  et avouons   que les  intentions  si louables  soient  elles  ne  font  decidement pas un Bon Film.

Daniele Thompson  ex scénariste a  succès  et passé a la réalisations depuis est plus  a l'aise  sur des  sujets  de  société   ' La buche  '( 1999)  'Fauteuils  d'orchestre  ' (2006) qu'avec  le genre (très  délicat ) du Biopic

Ici le  sujet  qui réunit  Paul Cézanne  ( Guillaume Gallienne  plutôt  pas mal ) et Emile Zola ( Guillaume  Canet  assez  inconsistant et  fade) c 'est le  roman ' L'œuvre " publiée  en 1886 et qui  traite  de l'art  de la peinture

Furieux d'avoir été  pris pour source d'inspiration Cézanne pourtant amide Zola depuis l adolescence  revient  s 'expliquer  chez le  vieil  écrivain  devenu depuis  toutes  ces  années  l'un des  romanciers  les plus incontournables  de  son époque

au travers de  "flash backs" un peu (beaucoup) "clichés " Daniele Thompson nous retrace le parcours  des  deux ' amis - ennemis  'qui passèrent leur vie tant a s'aimer qu' a  se  quereller

le film  déroule  sans  parvenir a passionner  , le comble  avec  deux  sujets  brulants  que sont ces  deux personnages essentiels  du monde  culturel 

Ni les  magnifiques  scènes  filmées  dans les époustouflants  paysages  provençaux , ni les  reconstitutions appliquées  du Paris de l'époque , ni  les  rencontres (rapides) avec les  grands artistes de cette période  foisonnante  ( Maupassant , Renoir, Manet......) ,   ne parviennent  a hausser le niveau de ce film qui reste mièvre et mollasson.

on comprend aisément le peu d'intérêt que 'Cézanne et Moi " suscita lors  de  sa  sortie malgré le  sujet  et le 'casting '  plutôt  alléchant.

 

 

02:40 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

18/05/2017

Happiness Therapy ( David O' Russell - 2012)


 

 

 

 

 

Quel  merveilleux film et surtout quelle révélation que de découvrir la magnétique  'Jennifer Lawrence' , elle illumine le film des son apparition.

Dans le rôle de la bouillante Tiffany Maxwell , ELLE  EST TOUT SIMPLEMENT  EXTRAORDINAIRE .

On comprend facilement pourquoi les jurys du 'golden globe ' et des 'oscars' 2013 (entre autres) l'ont récompensée ( a 22 ans )


Bradley Cooper de son coté  est tout a fait génial dans son personnage de trentenaire bipolaire (les séquences de petages de plombs  familiales sont bouleversantes)
Autour de ce formidable  duo  s'activent  Robert De Niro (le père)tout en retenue délicate  et en émotion et  Jackie Weaver dans le rôle plus confidentiel et effacé de la mère de Patrick


Cette histoire de thérapie par la danse n 'est jamais mièvre bien au contraire  elle nous parle avec  intelligence et justesse du  droit fondamental a une deuxième chance , elle nous parle  aussi d'amour et de tendresse même pour des personnages écorchés vifs
le réalisateur avec  beaucoup de  pudeur sait capter et  filmer les regards de chacun dans ce film ou   amitié , tendresse et amour  sont présents sans jamais véritablement se dévoiler.

Magnifique!!!!

 

03:32 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)