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11/09/2016

La nuit des revenants ( Ed Wood -1958 )

ed wood,la nuit des revenants

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand il réalise ce joyau imbécile Ed Wood est au bord de la ruine, Plan 9 from outher space  l’a laissé sur la paille, aussi pour tourner ‘La nuit des revenants(Night of the ghouls)  la pseudo suite de ‘  la Fiancée du monstre ‘  (bride of monster ) les moyens sont limités , très limités même puisque le film dure 1h15 soit  la durée minimum pour être considéré comme un  ‘long –métrage’ .

 

Jamais  Ed Wood  n’est  tombé aussi bas dans la pauvreté a tout les niveaux ,  scénario  inexistant - acteurs  nullissimes (fantômes et policiers  tous aussi mauvais et pourtant  irrésistiblement drôles ) - raccords totalement ratés -  utilisation de stock - shot (films de prévention civique)  sans aucun rapport avec  l’histoire ,  effets spéciaux a trois sous  a la portée d’un gosse de dix ans ( la scène de spiritisme avec trompette volante et  squelettes a perruques vaut a elle seule de visionner ce film absurde et kitsch).

Le réalisateur  fauché a si peu de moyens que la majeure partie des plans n’est tourné qu’une seule fois  alors tant pis pour les  ratés (fous rires des comédiens – chutes) les maquillages sont grotesques , Lobo  qui annone des ‘heu heu ‘ a faire pleurer de rire)  ou sommaires (le mage enturbanné a la Pierre Dac qui s’appelle,  il fallait oser le Docteur Acula ).

Pour la petite histoire  totalement sans le sou Ed Wood n’aura même pas les fonds nécessaires au développement de son film qui sera exhumé 20 ans  plus tard .

Mort depuis  5 ans il est devenu  malgré lui un metteur en scène culte et son film a désormais les allures d’un petit bijou sorti d’un au- delà cinématographique quelque part entre naïveté géniale et  supercherie évidente.

 

Cette incroyable Nuit des revenants est a voir au moins une fois dans sa vie  pour  savoir de quoi il retourne.

Fous rires assurés.

 

Le clou du film la terrifiante séquence de spiritisme admirez les effets spéciaux  

 

http://www.nanarland.com/play_video.php?vid=83

 

 
 

Superfly Original Film Soundtrack (1972)

CurtisMayfieldSuperfly.jpg

 

attention vous etes prévenu , voici un disque donc vous ne pourrez plus vous passer une fois qu'il aura fait sa place parmi les favoris de votre discothèque et j'envie tout ceux qui ne l'ont jamais encore mis dans leur lecteur car cet album absolument fantastique va les clouer sur place.

Enorme succès de la Blaxploitation , vendu a  1 million d'exemplaires et nommé  4 fois aux Awards en 1972 Superfly est bien davantage qu'une simple bande originale de film 

 On peut dire que  son auteur Curtis Mayfield écrit ici une page de l'histoire de la musique black. rivalisant de génie avec James Brown , Isaac Hayes. ou Marvin Gaye.

 Les deux singles qui en seront  extrait 'superfly 'et surtout l'incroyable 'Freddie 's dead  sont véritablement époustouflants.

Immense artiste soul et auteur de titres que l'on a déjà  inscrits au panthéon de la musique Curtis Mayfield aura marqué son époque notamment avec son groupe 'the Impressions '

On se souviendra de ' It's all right ' , de 'keep on pushing '(qui servira de musique de ralliement pour le mouvement des droits civiques de martin Luther King ) et surtout de People get ready enregistré en 1965.

La carrière solo de Curtis Mayfield sera plus chaotique ; il réalisera des albums inégaux avant de livrer a la face du monde cette pure merveille de funk et de soul 

Paraplégique suite a un accident survenue sur scene  en 1990 (chute  d'une rampe de projecteurs) il ne mettra pas fin a sa  carrière mais ne se remettra  jamais de  ce  terrible  accident

Grand  diabétique il sera amputé d'une jambe en 1998 et décèdera en 1999

Superfly  fait  partie des  ces  bandes  originales  qui marquent  leurs  époque , le film  (une serie B)dans le  cas  présent  est  secondaire  , reste cette bande son redoutable et  fantastique ,  "groovy"  et  "funky"  qui chaloupe  et  nous  régale.

 

Curtis Mayfield  -  give me  your  love


podcast

 

02/09/2016

Little Miss Sunshine (jonathan Dayton & Valerie Fris -2006)

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Et la petite Olive Keener , 7 ans  petite boulotte a  lunettes d'Albuquerque , 25 ème et dernière candidate du concours californien  de Little Miss sunshine’ s’avance sur la scène , personne ne sait a cet instant  précis  ce qu’elle a secrètement préparée en cachette depuis des mois avec son grand-père , ni sa famille qui l'accompagne ,ni encore  moins les spectateurs du concours et tous ensemble nous allons assister  médusé le temps d’un ‘Super freak "déchaîné a l’explosion d’une Amérique décomplexée  ,a la revanche de l’être ou plutôt du bien  - être sur le paraître

 

Rien que pour cet épilogue  rafraîchissant et jubilatoire Little Miss sunshine mérite d’être vu par tous .

A la fois film d’auteur  et véritable comédie qui flirte parfois avec le burlesque  Little Miss Sunshine s’inscrit dans la lignée de films comme ‘the Full monthy ‘ ou encore ‘priscilla ,folle du désert ‘ 

 

Les comédiens sont tous  formidables  mais il convient de mentionner Steve Carell acteur dont la présence et la puissance  comique indéniable  nous rappelle par moment   Peter Sellers , Jim Carrey  ou  Jacques Tati  , ici  dans le rôle de Frank , homosexuel suicidaire , spécialiste de  Proust il compose un personnage irrésistible de délicatesse et d’humour.

A ses cotés Paul Dano(Dwayne)  l’adolescent  silencieux volontaire  et qui avoue détester  le monde entier y compris sa propre famille  est également une  vraie  découverte .

Réalisé par Jonathan Dayton et Valérie Fris le couple (a la ville) s’est illustré auparavant dans la réalisation de clips vidéos pour R.E.M , Oasis ou encore les Red Hot Chili Peppers  , ce passage au long métrage (il leur a fallu 8 ans pour mener a terme leur projet) est une réussite complète.

Il est évident que le public chavire de bonheur face a cette chronique douce amère , road movie thérapie  et portrait croustillant d’une certaine Amérique  dans la laquelle il est beaucoup question  d’ambition , de gagnants , de perdants mais dans lequel  au bout du compte les ‘Losers ‘ ne sont pas ceux qu’on attendait ;les dialogues ciselés  font mouche (le film est  a voir évidemment en V.O) ,la mise en scène est simple , sans  fioriture et laisse la part belle  aux comédiens qui incarnent cette famille Keener totalement déjantée  une famille qui bien qua la limite de l’irresponsabilité  reste de bout en bout attachante et humaine.

12:59 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

Pelé , Naissance d'une legende (Jeff & Michael Zimbalist - 2016)

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Sorti en aout 2016 directement  en DVD (c'est rarement  bon signe) Le Biopic  sur Pelé ne  fera pas  date malgré de  bonnes  intentions évidentes.

La tâche était immense voire insurmontable et même si le film se concentre sur l'enfance  du roi Pelé  jusqu'à la coupe du monde 1958 en Suède  (remportée 5 a 1 par le  Brésil ) l 'ensemble  est d'un niveau très moyen et cela pour de multiples  raisons

Soyons bon public  et  avouons que  la  première  partie peut s'avérer séduisante (les  favelas, l 'enfance) , la  seconde , en revanche  ( des  que le  jeune Pelé quitte  sa famille et son village  pour  intégrer  le club De  Santos  puis l 'équipe nationale  du Brésil) est d'une  nullité confondante

Inévitables clichés  ,vision du football totalement irréelle   a tel point que par moment  Pelé  n 'est plus  un joueur  de  football  mais  une  bête  de  foire , un artiste  de  cirque , a trop vouloir en faire dans le  spectaculaire (ralenti a l 'appui) les  scènes de  stade  et  de  match frôlent  (de  très près)  le  ridicule d'autant  plus  que le duo de réalisateurs filment tout ca  avec  peu de conviction  et  un manque de passion évident.

Le choix des acteurs peu paraître surprenant, les autres joueurs de l'équipe sont de toute évidence  trop âgés ( sans  doute  pour  renforcer le coté  précoce  de  Pelé) on a parfois l'impression  qu'il sont tous trentenaire ou davantage .

Un langage footballistique totalement inapproprié  (les   scènes  de  vestiaires  ou  d'entrainement  c'est a  se  tordre  de  rire  )

le discours abusif autour de la Jinga ( ca  sort  d'où? ) le film  nous présentant  ca  comme  un  "truc " de  sorcier , un  fluide  magique presque  spirituel  alors  que c'est  tout  simplement "le foot  des  rues " "le foot des  plages  "  avec  ses  acrobaties et sa  gestuelle  héritée de la  capoeira 

le réalisateur qui utilise  en fil rouge  la défaite  du Brésil chez  lui contre  l 'Uruguay  en coupe du monde 1950 et le  traumatisme  qui  suivit cette  défaite  historique (ils  ont  remis ca  en 2014 éliminés   7 a 1 par  l'Allemagne  en  demi  finales ) essaie tant bien que mal de politiser et  de  donner  un peu de matière  et une approche   patriotique  a  son  film mais  en  vain l 'ensemble  reste  tiède sans  âme  , sans  ferveur

Malgré une prestation sympathique des deux  acteurs  interprétant  Pelé (enfant  puis  adolescent) il manque incontestablement a  ce Biopic de la magie, de la  passion.

et puis franchement un Biopic  sur  Pelé  sans  la langue  brésilienne  quel invraisemblable gâchis!

Pelé  investi personnellement  dans la  production de  ce  film a clairement  manqué  de  vista   ,le film a l 'image  de  son  "caméo" d'une  vingtaine  de  secondes  (peu subtil ) est lourd et sans grand  interet

 

 

 

 

 

03:08 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

21/08/2016

Que le spectacle commence ( Bob Fosse 1979)

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Musical, oui, déroutant  évidemment , et c'est bien  ce qui peut poser problème pour totalement entrer dans le scenario orchestré ( de main de maitre) par le génial Bob Fosse encore auréolé du triomphe de 'Cabaret 'et de sa pluie d'oscars en 1972

Ici le message est clairement autobiographique puisque le héros, un chorégraphe célèbre (Roy Scheider qui s'est carrément fait la tête de Bob Fosse...), est en train de mourir.

Face a la mort et pour la representer Bob Fosse choisit Jessica Lange , ange mystérieux tout de blanc vétu et c'est devant elle et au travers de scenes paralleles au scénario que Joe Giddeon notre choregraphe fait le bilan de sa vie.

Il a trompé les femmes , il s 'est montré mauvais pere, mauvais mari ,  il a souvent  été  injuste et  cruel , il  s'est beaucoup  trompé lui-même, il a couru, hurlé , pesté jusqu'à l'épuisement mais au final qu'en restera t'il ? Oui  clairement ! cette  question existentielle qui ronge le heros est bien le veritable sujet du film de Bob Fosse.

 

le film qui aurait tres bien s'apeller '' que le spectacle s'achève "est une Critique acerbe non déguisée du show-biz à l'américaine et un portrait fascinant d'un personnage hors du commun mais en définitive simple mortel

Bob Fosse nous propose dans son film des séquences aussi étincelantes que morbides comme celle , où Joe Gideon, dans le coma, contemple son double en train de tourner des séquences oniriques avec les trois amours de sa vie : sa femme, sa maîtresse et sa fille. car ne nous y trompons pas..... le vrai et seul personnage du film n' est en réalité  que  LA MORT elle même.

La séquence  finale sur fond d'un vieux standards ("bye bye love"  des Everly Brothers)  reste un modèle  du genre

Le film  qui a remporté la Palme d'or à Cannes en 1980  reste a ce jour un temoignage sans concession du milieu artistique du monde du spectacle.

Bourreau  de  travail  jusqu'à l'épuisement Bob Fosse son metteur en scènes  réalisera  encore un film en 1980 (Star 80) puis va mourir d'une crise  cardiaque en 1987

14:24 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

29/07/2016

Hollywood ending ( Woody Allen - 2002)

 

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Heureusement les francais existent !

Qui  d'autre que  Woody Allen  pouvait glisser pareille réplique dans un film ? .

Lui seul  et personne d'autre évidemment et quelle délicate et  amusante façon de remercier le public français qui l'a toujours suivi tout au long de sa longue carrière cinématographique

La France aime Woody Allen et Woody Allen le lui rend bien et même lorsqu'il fût violemment critiqué outre atlantique le public (et les critiques) français ne l'ont  jamais laché. 

Dans Hollywood Ending Woody Allen interprètre le personnage de Val Waxman ,réalisateur de cinéma névrosé et hyponcondriaque un peu tombé dans l’oubli et qui se voit offrir la mise en scène d’une super production hollywoodienne

A peine s’est-il engagé a réaliser le film que Val Waxman perd brutalement la vue.

Finançièrement au bout du roulerau Val Waxman veut tout de même  honorer ses engagements et sur les conseils de son imprésario il va tenter de  réaliser le film avec ...les yeux d’un autre (qui partagera avec eux le lourd secret) .

Cette énorme supercherie se fera bien entendu a l’insu des comediens , techniciens et producteurs.

Evidemment le résultat sera catastrophique et la sortie du film va donner lieu a une pluie de critiques cinglantes sauf en France ou le film enflammera public et critiques (d’ou la fameuse petite phrase citée plus haut).

Dans le role de Waxman, Woody Allen  s’en donne a coeur joie frolant parfois même la caricature a force de s’auto-parodier tandis qu’a ses cotés la jolie Téa Léoni ,dans le role de l’ex (personnage toujours important chez Woody Allen) et Kurt Russell dans le role du producteur californien et nouveau compagnon de Téa sont excellents.

Bien sûr dans Hollywood Ending il est question de cinéma mais le sujet du film 'dans' le film n'est que la toile de fond qui permet de développer les  questions existentielles des personnages en général et de Val Waxman en particulier. 

Ajoutons également que les dialogues sont épatants et drôles et qu'on passe un bon moment même si on est forçé de reconnaître qu’il ne s’agit pas d’un ‘grand’ Woody Allen mais plutot d’un ‘bon’ Woody Allen ce qui au bout du compte n'est déjà pas si mal .

 

 

 

 

 

 

12:23 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

24/07/2016

Victor , Victoria (Blake Edwards 1982)

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Plus de trente ans se sont écoulées depuis la sortie de ce film extraordinaire que je n'avait jamais revu

c 'est désormais chose faite grâce a l insistance   d'une amie cinéphile (que je remercie et qui se reconnaitra ) car revoir Victor, Victoria fut un pur moment de bonheur total ,une véritable cure de jouvence  

inventif, drôle, émouvant , brillant   Victor , Victoria   est tout simplement un film éblouissant

Tout  ici est merveilleux des décors superbes (merveilleuse reconstitution du paris des années 30) ,des   dialogues   hilarants, des situations comiques   , de l 'humour noir, des  situations  cocasses  et   burlesques , des  costumes , et des performances d'acteurs de haute volée oui dans  cette  comédie  irrésistible  tout  est parfait!

Julie Andrews  déjà dans toutes les mémoires depuis " mary Poppins "(1964) et "la mélodie du bonheur "(1965) livre ici une performance inoubliable

le réalisateur Blake Edwards , son mari dans le privé lui offrant ici un rôle   qui la fera entrer définitivement   dans la légende .

Blake Edwards   déjà célèbre en 1982 grâce a des bijoux comme 'diamants sur canapé (1961) , the party( 1968) , ou encore la saga des Panthère Rose   ( il réalisera 9 films de 1972 a 1993 autour   du personnage de l 'inspecteur   Clouseau ) s 'essaye ici pour la première   fois (avec talent) au film musical

ce  coup d'essai s'avérant un coup de maitre Victor , Victoria s'installant dans le haut de la liste des comédies musicales les plus réussies

mais surtout c 'est l incroyable, légèreté et la surprenante modernité avec laquelle le sujet est ici traité en effet le thème de l 'homosexualité est abordé ici avec une facilité déconcertante

L'action se déroulant dans l’univers du cabaret et des travestis, il aurait pourtant été facile de présenter un humour caricatural basé sur des clichés faciles mais nous ne sommes pas ici dans La Cage aux folles (au demeurant très drôle) ni encore moins chez Chouchou (beaucoup moins drôle) et ici tout est subtil , tout est intelligent tout en restant   très drôle

Que dire des personnages masculins du film qui aurait pu passer a la trappe tant le personnage de Julie Andrews occupe l espace?

Robert Preston qui interprète Toddy est tout simplement .....miraculeux c'est le mot juste , toutes ses scenes sont   magiques et la d erniere releve de l'anthologie du   cinéma

James Garner quant a lui interprète King Marchand avec une finesse et une classe naturelle

curieusement cette fois c'est le film qui aura précédé la comédie musicale   qui sera crée en 1995 par Blake Edwards lui même, le film étant lui même le 'remake ' d'un film allemand des années 30 (Viktor und Viktoria)

Notons également un évident clin d'œil a l'inoubliable Inspecteur Clouseau (la panthère rose) avec le personnage burlesque du détective francais

Le film bien que nominé dans toutes les catégories principales fut malheureusement oublié des oscars (concurrence difficile avec le Gandhi de   richard Attenborough et le rôle de Meryl Streep dans " le choix de Sophie" qui priva Julie Andrew inoubliable Victor et délicieuse Victoria d'un oscar plus que mérité

Victor ,Victoria est un Film thérapeutique qui fait passer le spectateur du rire aux larmes en un clin d'œil un film qui déborde  d'émotions qui fait ....du bien et qui nous procure tant de bonheur que l'achat du DVD   devrait être......... remboursé par la sécurité sociale .

 

 

 

 

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25/06/2016

Edwige une icone au destin brisé (1958-2015)

 

 

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Sa disparition a l 'automne dernier n 'a pas fait grand bruit

Oubliée de presque tout le monde   celle que l 'on appelait Edwige est morte à Miami, où elle résidait depuis de nombreuses années a l 'âge de 58 ans figure de la nuit parisienne, mais aussi new-yorkaise, et icône punk des années 1980 , mannequin et chanteuse Edwige Belmore, aura brulé sa   vie par les deux bouts et terminé son parcours sous le soleil de Floride dans un hôtel ou elle résidait en échange de petits travaux domestiques , de jardinage   notamment)

Physionomiste au Palace, célèbre boîte de nuit parisienne des années 1980, elle avait été photographiée par les plus grands artistes dont Helmut Newton, Jean-Baptiste Mondino ou Pierre et Gilles.

le message   twitter du 24 septembre 2015 de JP Gaultier   a l 'annonce de sa mort  parle  de  lui  même  , le  couturier  s'exprimant   en  ces  termes "RIP Edwige  Le plus bel ange platine jamais rencontré'

Au milieu des annees 70 coupant volontairement les ponts avec le douillet confort familial et fuyant une éducation stricte chez les sœurs, elle décide de bruler sa garde robe et de se raser la tète pour se fabrique un personnage qui ser sa nouvelle identité

Adoptant un nouveau look : pantalon d’équitation, hauts talons, chemise blanche, fine cravate et blouson de cuir. elle va devenir l icone absolue des années punk et post -punk et incarner l 'underground  un peu a l'image  d'une  Eddie  Segdwick  icône  warholienne  de  la  factory disparue a 28 ans

Pendant des années elle va hanter telle une amazone le monde interlope des   nuits parisiennes   et   telle un papillon de nuit va se consumer   aux lumières des nuits de la capitale

Lesbienne assumée et revendiquée , qui intrigue autant qu'elle fascine on la retrouve dans   divers domaines artistiques   jamais totalement impliquée , toujours détachée  

au cinéma on découvrira sa moue boudeuse dans le film de jean marie Perier ' Sale rêveur ' avec Dutronc   et musicalement elle formera un duo culte avec le mystérieux Claude Arto ( disparu en 2013) au  sein du groupe  Mathématiques Modernes de 1979 a 1980 et fréquentera assidument la bande des Stinky Toys (Elli Medeiros Lio , Jacno)

Sa beauté androgyne et sauvage , et ses cheveux courts blond platine celle qu'on a baptisée la reine des punks avaient aussi attiré les grands couturiers comme Thierry Mugler ou Jean Paul Gaultier pour lesquels elle défilera souvent

On la retrouvera en couverture de Façade le magazine underground français, publié à Paris de 1976 à 1983. et inspire par Interview, le magazine américain créé par Andy Warhol

sur cette couverture   elle rendra   hommage   au roi du pop art en lui déposant un   baiser sur la joue

Exilée aux Etats -Unis pour des raisons sentimentales (elle tombe   folle amoureuse de Patti Hansen ,l'épouse de Keith Richards et  quitte tout pour la suivre ) Edwige deviendra une habituée de la boîte de nuit new-yorkaise le  Studio 54, où elle fréquente Debbie Harry, la chanteuse du groupe Blondie, ,Bianca Jagger., Keith Haring , Jean Michel Basquiat , Andy Warhol , Grace Jones

Elle  y retrouve une autre exilée , française Maripol styliste d'avant garde qui inventera  bientôt  le look qui fera de Madonna une Star planétaire

Agnes B lui confiera la première boutique new yorkaise et puis........ plus rien la disparition

Edwige disparaît totalement des écrans radars a l 'aube des années 2000

revenue brièvement en France   pour la présentation en 2008 du   film documentaire doublée une   exposition ' des jeunes gens modernes ' qui retraçait les années   post punk- new wave en France elle repartira vite dans son exil de Floride tentant de soigner une longue dépendance a l' héroïne

De centres de désintoxication en ashrams elle finira par se retrouver a la limite de la clochardisation ,on la dit   folle , on apprend que désormais elle porte des longs cheveux bruns et qu'a l 'image De Daniel Darc vieux pote de défonce des   nuits parisiennes elle a tatoué son corps de la tète aux pieds

l'accueil charitable  que lui fera le Vagabond   hotel ' a Miami lui sauvera   la vie ce ne sera malheureusement que provisoire

 

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la  Une  du magazine ' Facade '

 

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Edwige  (1976)

 

 

 

 

 

 

 

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Edwige  (2014)

 

 

 

Mathématiques  Modernes   - Disco rough 

 


podcast

 

 lien vers l 'expo ' des jeunes gens modernes (avril 2008)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

23/06/2016

Moon River ou la chanson ressuscitée

 

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Cette courte chanson (a peine deux minutes) écrite par Johnny Mercer et composée par Henry Mancini originalement interprétée par Audrey Hepburn dans le film de Blake Edwards, Diamants sur canape en 1961. ) a une drôle d'histoire

récompensée par l'Oscar de la meilleure chanson originale en 1962 c'est aussi l'une des chansons les plus connues au monde et l' une des plus reprises ( on en compte plus de 1000 versions différentes de Paul Anka a Sinatra , de Dean Martin a Sarah Vaughan en passant par Streisand , Garland ou encore Ella Fitzgerald)

L'album enregistré par Henry Mancini paraît en 1962 sous le titre Breakfast at Tiffany's: Music from the Motion Picture mais curieusement la version Moon River chantée par Audrey Hepburn n’est pas incluse.

Sur les 11 titres qui composent l'album, figurent 2 versions de Moon River : la première est un mixage instrumental/vocal et interprété par des chœurs tandis que l’album s’achève sur la version Moon River Cha Cha

La version d’Audrey Hepburn n’est commercialisée qu’après son décès, en 1993, dans l’anthologie Music from the Films of Audrey Hepburn soit  32 ans  apres  la  sortie  du   celebre  film

Mancini a  cependant   toujours   déplorer la  qualité  médiocre  (en mono)   de l 'enregistrement et regrettait  de  n'avoir pas  ré enregistrer  le titre  avec  Audrey Hepburn

Audrey  Hepburn   deja célébrée  par  des  roles   marquants  '  vacances  romaines   (1953) 'Sabrina ' (1954)  'drôle  de  frimousse  ( 1957) va  trouver  ici avec  '  diamants  sur  canapé un rôle   qui va  la  propulser  vers  un  statut  définitif d'icone internationale  pourtant   elle  a  bien  failli de   jamais  endosser  le  personnage  de l 'ingénue  Holly Golightly

En  effet  Truman Capote  qui  avait  ecrit  la  nouvelle en  1958 avait  accepté   l 'adaptation  cinéma  mais  avait  exigé  que le  role  soit  confié a Marylin Monroe car  c 'est a elle   que le  romancier  avait  pensé  en écrivant le court  roman ,  le rôle  fut  proposé  Kim Novak  pour  enfin  aboutir avec   le  choix  (évident  aujourd'hui  ) d 'Audrey Hepburn

Blake  Edwards   futur  réalisateur  culte ( 'la panthere  rose' en 1963  ' ,  the  party  ' en 1968 ) va    immortaliser  pour  l  'éternité  ce  moment  de  grâce  suspendu ou Audrey Hepburn  en  deux minutes  a peine , le  temps  de  cette   formidable  balade romantique  entre  pour   toujours  dans   notre inconscient collectif

 

 

 


 

 

22/05/2016

L'homme qui tua Liberty Valance (John Ford 1962)

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En  1962 John Ford a  déjà  tourné  quantité  de  westerns dont  certains  sont  passés a la  postérité( "Rio grande " - "la prisonnière  du  désert "-  "Alamo"   ou encore  ' la  chevauchée  fantastique  "  pour  n'en citer  que  quelques  uns)

il est le seul metteur en scène  qui a  raflé  4 fois  l'oscar  du meilleur  réalisateur  ( curieusement  jamais  pour  un  western) et il livre  ici un  film qui va devenir un classique  absolu qui sera l'une de  ses   plus  grandes  réalisations car  'l'homme  qui  tua  Liberty  valance  'dépasse  et de loin le cadre du simple western

Ford  dresse avec ce film un portrait  dur  et  cynique  d'un  ouest  américain pauvre et surexploité son  film est tout  aussi social que  politique 

On y  retrouve des thèmes  cher  au  cinéma  de Ford  , la  lutte  contre  les injustices ,la défense  des  opprimés et des  vraies  valeurs

Le noir et blanc  (comme  toujours  chez  Ford)   est encore  une  fois  lumineux  et  éblouissant et  la  réunion de  deux  légendes   du  cinéma James  Stewart   (le sénateur  Ransom  Stoddard) et John Wayne ( Tom Doniphon) est un véritable  régal de  cinéphiles

 

 'L'homme  qui tua Liberty  Valance ' nous  raconte   au  travers  d'un  astucieux flash back  l'histoire  d'un  destin  et  d'une gloire  bâtie  sur un mensonge et dévoilé par John Ford  dans  une  incroyable  pirouette   (un  flash back  dans le  flash back et une  sequence   visible  par  le  spectacteur  sous un  nouvel angle)

Le ( Faux) duel  entre  Stobbard et l'affreux Liberty Valance (Lee Marvin , parfait ) n'est évidemment qu'un  prétexte , le  vrai  duel , la véritable  opposition est ailleurs , c'est celle  du bien contre le mal   , celle de la loi des  hommes  contre  celle  des  fusils ,  celle de la  vérité  contre celle  du mensonge.

la  dernière réplique de ce  film éblouissant  ( Celle du journaliste qui refuse de publier le véritable nom de l’assassin de Liberty Valance  est  devenue mythique « à l’Ouest, quand la légende dépasse la réalité, on imprime la légende. 

le mot  est juste  c'est  exactement  ce  qu'est ce film : LEGENDAIRE

 

 

 

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19/05/2016

La ruée vers l'or (Charles Chaplin 1925)

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Difficile a  croire  mais c 'est une  réalité ,  le Cinéma de Chaplin a 100 ans , les premiers courts métrages datant de 1914 , 'le Kid '  et '  l'opinion publique' ,premiers véritables films sont respectivement réalisés en 1921 et 1923 

La ruée vers l'or date  quant a lui de  1925;  la trame de fond des aventures du célèbre vagabond  étant cette fois les contrées froides  de l'Alaska pendant la la ruée vers l'or des  années 1896-1897 , une ruée vers l'or frénétique qui entraîna dans la région du Klondike  une immigration massive ,une page d'histoire de l'Amerique qui inspira outre Chaplin pour ce célèbre film mais aussi l'ecrivain  Jack London 

ce film reste dans la filmographie de Chaplin l'un de ceux qui marque , non pas par la profondeur du message (on est encore bien loin du " dictateur' ou des 'feux de la rampe ')mais par les scènes d'anthologie gravées dans nos mémoires (la danse des petits pains '  'la cabane en équilibre ' 'le repas de fortune avec les vieux godillots ' 'la danse de Chaplin et georgia dans le saloon ' tout cela reste encore merveilleux et magique malgré les années qui passent. 

Mais au delà du perfectionnisme de Charlie Chaplin (les décors grandioses, les scènes retournées des dizaines de fois) ce film reste l'un des plus aboutis du cinéaste , véritable comédie romantique entre burlesque et mélancolie ce film sera encore pour son auteur l'occasion de montrer et de dévoiler son véritable message ;le combat éperdu d'une individualité dans une société égoïste et injuste

La ruée  vers l  'or  cache derrière le ton facile d'une joyeuse comédie burlesque une vraie critique décapante de la société américaine et bourgeoise de l'entre guerre

 

pour info préférez la version d'époque (1925) plutôt que la version sonoriséé (1942) éviter l'inutile version colorisée (1970) les chefs d'oeuvre n'ont pas besoin d'etre revus corrigés sonorisés ou encore moins colorisés

 

29/04/2016

Edie Sedgwick 'the poor little rich girl '(1943-1971)

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Quand  elle quitte la Californie ou elle est née en 1943 Edie Sedgwick est déjà une jeune fille riche et  jolie , heritière d'une grosse fortune familiale  ,elle est issue  d'un milieu aisée du Massachusetts mais elle  ne sait pas sûrement pas encore que son destin sera celui de devenir l'égerie du New York Underground en pleine explosion culturelle

après un début de carrière de mannequin elle croise en 1965 Andy Warhol et le déclic est immédiat ,Andy voit en elle son double féminin et il l'a prend sous son aile .

C'est pourtant elle qui va donner a l'artiste timide et compléxé le goût des soirées mondaines et des grandes fêtes ,ensemble ils vont tourner de nombreux films entre 1965 et 1966 ( Kitchen -beauty# 2 -Chelsea girls -Poor little rich girl) et elle va devenir très rapidement  un mythe et une légende de la décadence rock'n roll de son époque.

Sublime, décadente, imprévisible ,autant que colérique et lunatique  elle va régner sur un New-York  qu'elle va mettre a ses pieds. Reine absolue et incontestée de la 'Factory ' Warholienne elle pose aussi pour 'vogue' ' Life ' et collectionne les coiffures ,  Brune , blonde, cheveux longs , cheveux courts, ébourrifée ,peignés elle est a chaque fois renversante de classe et de beauté

"la pauvre petite fille riche" comme l'appelait Andy Warhol claque son héritage sans compter et de quelle manière ! ( champagne , limousines , cocaïne ,vodka , dîners aux plus grandes tables new yorkaises ) elle est partout ou on fait la fête , dans tous les lieux branchés et tout le monde l'adore , elle laisse des pourboires monstres aux chauffeurs , aux barmans  aux serveuses, aux taxis , elle vit dans un appartement sur la cinquième avenue et se fait livrer du caviar par traiteur mais pourtant elle  laisse les ordures s'entasser dans toutes les pièces et ne fait jamais le ménage et ce sont les amis se dévouent pour lui assurer un minimum d'hygiène.

Elle fréquente la jet-set mais on la retrouve aussi dans les quartiers louches ou elle se fait déposer en cadillac avec chauffeur , elle fréquente autant les grands artistes que  les travestis chers a Warhol et  les plus gros  paumés du pavé new yorkais font partie intégrante de sa cour quotidienne au même titre que tout le gratin mondain et superficiel de New York

Lou Reed compose pour elle 'femme fatale' qui sera sur le premier album légendaire du velvet underground (produit par Warhol)  et  Dylan  va tomber fou amoureux d'elle (just like a woman ' lui serait parait il dédié)

Les mélanges alcool -amphétamines -barbituriques cocaïne et bientôt héroïne mettent son organisme a rude épreuve , elle s'endort plusieurs fois cigarette aux lèvres et provoque plusieurs fois des incendies  dont celui de l'hotel Chelsea  , haut lieu mythique de la culture underground.

Une anecdote résume lé délire de son mode de vie ahurissant ."elle avait au doigt un saphir de 25.000 dollars mais la pierre tombait sans cesse de la monture ,excédée de devoir une fois de plus le remettre en place Edie l'enfonça a coups de talons dans le parquet en bois de la boite de nuit ou elle se trouvait ce soir la" .

En juillet 1971 Edie épouse Michael Post   mais  elle meurt dans son sommeil d'une insuffisance respiratoire le 15 novembre de la même année.

 

le film "Ciao Manhattan" sorti quelques mois après sa mort lui rend hommage ,réalisé par John Palmer et David Weisman elle y interprète son propre rôle au coté de Warhol (le tournage avait débuté en 1967 mais du  être interrompu pour diverses raisons)

 

 

 

 

 

16/04/2016

Une femme sous influence (John Cassavetes -1975)

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"Une femme sous influence " est un film admirable , réalisé  par l'immense John Cassavetes  qui semble  être touché par la grâce lorsqu'il filme sa compagne Gena Rowland  (voir également le très touchant 'Opening night'-1978) l'actrice  est carrément  sublime dans ce film bouleversant et intense. Le film est construit autour d'un couple a la dérive l'homme incarné par Peter Falk (étonnant  a un point que l'on regrette qu'il se soit consacré presque exclusivement a la télévision) et son épouse Mabel (Gena Rowland) femme au foyer névrosée et tourmentée qui sombre peu a peu dans une dépression proche de la folie.

le film est dur et sans concession et l'affrontement terrible entre Mabel et son mari est  admirablement orchestré  par un Cassavetes qui touche ici a l'essentiel .

 Forcement  "une  femme sous influence se situe  a des années lumières des chroniques familiales  de la vie quotidienne que l'Amérique nous montre habituellement pourtant il nous  touche par sa justesse , sa sensibilité et  sa fragilité.

Derrière la névrose ;derrière les cris ,les larmes ,la colère , Cassavetes nous montre  l'amour ,la tendresse et toute  la  beauté  de l'espoir  .

Il y a dans ce film intense  et  habité l'une des plus belles interprétations de femme de toute  l'histoire du cinéma , dire de Gena Rowland epouse du génial  Cassavetes a la ville)  qu'elle est excellente dans le rôle de Mabel serait lui faire insulte , elle s'y révèle lumineuse et sublime  et son interprétation époustouflante se pose pour toujours comme une référence cinématographique.

"Une femme sous influence "est une oeuvre véritablement  essentielle , une façon de concevoir le cinéma différemment , outre la réunion et l'osmose d'un immense réalisateur  et d'une actrice de légende c'est un film authentique  sur le couple et sur l'amour.

 

 
 

15/04/2016

I Shot Andy Warhol (Mary Harron - 1996)

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Nous sommes en 1996 et  Andy Warhol ,le pape du pop est mort depuis bientôt  dix ans lorsque sort sur les écrans de manière quasi confidentielle et dans le circuit des films indépendants ce film réalisé par Mary Harron et qui porte ce curieux titre 'I shot Andy Warhol' .

Dans ce film qui mérite d'être redécouvert il n'est finalement que peu ou pas question de Warhol et bien que magnifiquement interprété par Jarred Harris l 'histoire est essentiellement basée sur la vie de valerie Solanas artiste underground américaine et militante gauchiste et qui fut une pionnière du féminisme radical  .

Solanas écrivit une pièce 'up your ass ("Lève ton cul!) en 1966 puis rédiga un pamphlet baptisé le manifeste S.C.U.M ,un brûlot ou elle imaginait une société sans hommes et dans laquelle les femmes prendraient le pouvoir .

Marginale et lesbienne ,droguée, et a demi folle  Solanas fréquentât d'abord l'entourage hétéroclite de Warhol  et  tentât  de  convaincre l"artiste de produire sa pièce , devant les réticences puis le refus de ce dernier elle  finit par tenter de le tuer le 3 juin 1968.

C' est autour du personnage fantasque et schizophrène de Solanas que le film est donc construit et c'est la sa force principale car Lili  Taylor l'actrice qui incarne Solanas est tout simplement époustouflante.

Elle est le moteur de ce film qui est non  seulement  le  témoignage  d'une époque  artistique et politique trépidante mais aussi  le portrait d'un  New-York bouillonnnant , riche en personnages marginaux décalés  (artistes , comédiens ,  drag queens , musiciens  ,poètes ) .

Outre Lili Taylor et Jarred Harris tout deux épatants signalons l'incroyable performance de Stephen Dorff  ,étonnant dans le rôle de Candy Darling le  célèbre transsexuel proche de Warhol ainsi que l'impeccable prestation de Martha Plimpton qui incarne Stevie .

"I shot andy Warhol fut curieusement  négligé lors de sa sortie française en 1996 et ne dépassa pas le cercle des petits films indépendants .

c'est  évidemment  regrettable  car  il s'agit   un film formidable et intéréssant .

C 'est également  la première réalisation de Mary Harron qui se fera véritablement connaître en adaptant en 2000 le sulfureux "american psycho" de Bret Easton Ellis

C'est aussi en 1996 que David Bowie fut choisi pour interpréter Warhol dans "Basquiat ' le film réalisé par Julian Schnabel  , film qui n'obtint pas non plus un grand succès  malgré une couverture médiatique plus importante. 

Enfin un petit mot sur la bande son plutôt inégale (pas un titre du velvet underground Grrrr!!!!! , mais néammoins quelques   petites merveilles " Walk on by de dionne Warwick ' 'the more I see you ' de Chris Montez " do you believe in magic ' des 'Lovin' spoonful" ainsi que des chansons issues du  répertoire d'artistes divers ( Wilco  ' R.E.MLove - Luna)

 

08/04/2016

Le Parfum ,Histoire d'un meurtrier (Tom Tykwer-2006)

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Avant d’être un long-métrage  Le Parfum est un roman de l'écrivain allemand Patrick Süskind écrit en 1985. Son titre complet est Le Parfum, histoire d'un meurtrier .

En 30 ans, ce best-seller a été traduit en 45 langues et vendu à 150 millions d'exemplaires. Patrick Suskind  a longtemps hésité a confier l’adaptation du « Parfum » au cinéma  il aurait souhaité  que ce soit Stanley  Kubrick qui l’adapte mais le projet n’aboutit pas ,  successivement Martin  Scorsese , Ridley Scott , Milos Forman et Tim Burton s’y intéressèrent mais toujours sans résultat . Et soudain en 2006 contre toute attente Suskind accepte de ceder les droits et c'est a Tom Tykwer ,un réalisateur allemand que va incomber la (trés) lourde tâche de porter a l'écran ce livre fulgurant  qui a atteint depuis toutes ces années un statut de livre-culte.

L'ampleur de la tâche  semblait  pour beaucoup insurmontable ; le roman ayant la réputation d'être totalement inadaptable aussi il faut en tenir compte dans le jugement porté au regard du film. L'adaptation est plutôt fidèle et le personnage énigmatique de Jean Baptiste Grenouille est interprété avec beaucoup de justesse par Ben Whishaw , jeune comédien britannique  (qui parait-il aurait été préféré a Orlando Bloom ou a Johnny Depp ?) tandis que les rôles secondaires sont confiés a Dustin Hoffman (le parfumeur Baldini) et Alan Rickman (Antoine Richis) .

Même si certaines scènes sont a mon sens trop volontairement 'tape a l'oeil ' ,en particulier le début qui frise le film 'gore 'a force de vouloir insister sur les conditions épouvantables de la vie du peuple au XVIII éme siécle  le film  est une brillante reconstitution de la vie incroyable d'un personnage aussi mysterieux que cruel ,   aussi incompris que solitaire .

Le destin de Grenouille l'enfant de nulle part  survivant des bas-fonds   l'enfant qui n'avait  pas d'odeur mais qui était capable de ressentir touts les parfums  du monde , de les identifier , de  les mémoriser , de les melanger  jusqu'a l'obsession et la folie et qui cherche a créer l'essence divine , le parfum de  l'amour , est totalement fascinant .

La séquence du procès de Grenouille est proprement stupéfiante  tout comme la destinée finale de ce personnnage hors du commun .

Nul doute qu'entre les mains d'un Kubrick ou d'un Forman nous aurions eu un tout autre film avec  davantage de créativité , de personnalité  et de prise de risque cinématographique mais il faut rester objectif et reconnaitre que  Tom Tykwer , même s'il ne réalise pas  un grand film s'en tire  bien et car il  se contente  avec beaucoup d'application de coller le plus possible au roman de Süskind en nous offrant au final un résultat plutôt satisfaisant. 

 

 
 

Revoir Dewaere

 

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Revoir Patrick Dewaere disparu voici bientôt 34 ans dans les circonstances tragiques que l’on connaît, et redécouvrir  cet immense comédien  à fleur de peau habité d’une intensité dans son jeu d’acteur  qui le plaçait déjà  parmi les plus grands de la profession et se souvenir de cette terrible réplique dans préparez vos mouchoirs ; chef d’œuvre de Bertrand  Blier, film incompris dans la frileuse France giscardienne de l’époque et  acclamé partout ailleurs dans le monde décrochant même l’oscar du meilleur film étranger a Hollywood en 1979  , film inoubliable  ou Dewaere parlant de Mozart a Depardieu lui dit - «  tu te rends compte, a 35 ans il est mort le mec, tu te rends compte de la perte ».
Cette réplique nous reviendra en mémoire quand le 16 juillet 1982  en plein tournage de Edith et Marcel  de Claude Lelouch en  rentrant  chez lui impasse  du moulin vert a Paris il se  tirera une balle de 22 long rifle dans la bouche. Il avait 35 ans

Dewaere, enfant de la balle, comédien des l’age de 4 ans  était un chien fou, un électron libre totalement incontrôlable, un  personnage entier ; un type épatant, celui qu’on aurait aimé avoir pour copain ou pour frangin, il aura traversé le paysage cinématographique française comme une tornade laissant au passage des interprétations inouïes dans des films transcendés par sa présence et son talent.
De l’inoubliable Pierrot des Valseuses (1972) a Marc le moniteur de colo  de ‘la meilleure façon de marcher (1976) le premier film de Claude Miller, en passant par son rôle du juge Fayard dans le film de Yves Boisset (1977) ou encore celui de Stéphane le professeur de sport de préparez vos mouchoirs (1979) ou du candide François  dans  coup de tête de jean –jacques Annaud (1979) tous ses rôles sont remarquables et Patrick y est chaque fois merveilleux de spontanéité et de charisme
Et puis arrive Le film, celui qui va installer Dewaere au panthéon des comédiens, celui qui va faire taire les fines bouches et clouer le bec aux plus réticents, ce film sera réalisé par Alain Corneau et sera une adaptation du romancier américain Jim Thompson  et il s’appelle Série noire.
Dire que Patrick Dewaere habite le film serait  trop simple, il est tout simplement touché par la grâce dans son interprétation de Franck Poupart, représentant de commerce minable entraîné  dans une spirale infernale de violence et de mort. Dewaere ne se contente pas dans ce film de jouer, il s’implique physiquement dans le rôle  et réussit l'exploit de faire  surgir l’émotion dans cet univers sordide et glauque.
Comme Dean dans la fureur de vivre ou Brando dans sur les quais, il se dégage de son interprétation  une  étrange impression animale et  attractive et on devine lorsque on découvre abasourdi le film la première fois que Franck Poupart va hanter le cinéma français pour longtemps.
Non content d’avoir asséné un choc avec le film de Corneau Patrick Dewaere va coup sur coup nous éblouir encore avec deux films réalisés par deux metteurs en scène totalement opposés mais qui ont su chacun saisir et mettre en avant son immense talent. Il semble évident que  Dewaere a mis beaucoup de lui-même dans Un mauvais fils et son interprétation dans le film de Claude Sautet est criante de vérité et de sincérité, il y est tout simplement exceptionnel dans le rôle de Bruno ex – taulard  toxicomane  qui tente de renouer avec un père et une société qui l’ont laissé en rade.
Sans juger, sans donner de leçons de morale gratuite mais en s’attachant a humaniser ses personnages Sautet qui s’éloigne avec ce magnifique film de l’univers bourgeois qui l’a souvent caractérisé réussit un film précieux et rare plein de pudeur et d’émotion, jamais Dewaere n’a été aussi bien filmé, jamais il n’a ete aussi bouleversant.
En 1981 Bertrand Blier est un metteur en scène qui dérange et dont les films ne laissent jamais indifférents, avec lui, on adore ou on déteste et bon nombre de ses précédentes œuvres ont déclenchés de vives polémiques, on se souviendra bien sur des valseuses (1972) mais aussi  de Calmos (1976) ou encore de Buffet froid (1979) et de tenue de soirée (1986) qui ont divisés la critique.
Dewaere connaît bien blier , c'est un peu son père spirituel  il a travaillé avec  lui  sur deux films essentiels de sa  carrière  aussi après le triomphe (tardif) des valseuses et l’échec (en France) de Préparez vos mouchoirs c’est tout naturellement que Blier propose a son acteur fétiche  le rôle délicat de Rémi dans le sulfureux Beau-père , film qui va encore une fois déclencher autant d’enthousiasme que de sifflets ce qui ne sera pas sans rappeler le scandale provoqué quelques années auparavant par un film traitant du même sujet Lolita de Stanley Kubrick .
Evidemment ces films la ne doivent pas faire oublier les autres films ou l’acteur nous a régalé, de  l’univers underground de Claude Faraldo "Themroc "(1971) aux réalisations décalés de Maurice Dugowson "Lily aime–moi "(1975) " F comme Fairbanks" (1975) de son rôle de gilles dans le superbe Hôtel des Amériques d’André Téchiné au coté d’une Catherine Deneuve sublime jusqu'à son dernier rôle dans Paradis pour tous film ambitieux  d’Alain   Jessua  sorti après sa mort  ou ironie du sort il interprétait un homme rescapé d’une tentative de suicide.
 Dans tous ces films majeurs ou mineurs (la clé sous la porte (1978) -Mille milliards de dollars (1982)qu'il s'agisse de  chefs d’œuvres incontestés  ou de  ratages intégraux (Psy (1981) – plein sud (1981) Paco l’infaillible (1982) dans tous ces films importants ou secondaires il y a  les instants de magie et de grâce apportés par la présence de ce comédien unique dont la  folie , la pudeur, la générosité et surtout l’immense talent  dépassent le cadre de l’écran.
Aujourd’hui on connaît un peu mieux les démons qui hantaient sa vie, un mal de vivre existentiel, une toxicomanie envahissante, une grande instabilité chronique , une grande lassitude  mais rien qui  n’explique vraiment les raisons de son geste fatal.
On se rendra compte  un peu tard que la profession ne l’aura jamais récompensé ,pas le moindre césar malgré de nombreuses nominations , des critiques souvent injustes dans des films magnifiques ,une vie privée  bafoué par une presse sans scrupules (ça n’a pas beaucoup changé depuis  ,bien au contraire)
Alors Patrick Dewaere un soir d’été 1982 a fait le grand saut  courage ou lâcheté a chacun de voir?

la seule vérité c’est qu’il nous laisse TOUS  orphelin d’un acteur irremplaçable  

 

 

 

 
 

30/03/2016

Histoire d'une Photo : Belmondo -Seberg sur les Champs Elysées (1959)

 

C’est l’un des duos emblématique du cinéma français, Jean Paul  Belmondo et Jean Seberg il a 26ans elle en a 21

Le film ‘ A Bout de souffle ‘ sur une idée de  François Truffaut  sera  mis en scène par Jean Luc Godard il  sera un tournant dans le cinéma  français et deviendra le film référence d’un genre nouveau ‘la nouvelle vague ’ faisant de ses deux auteurs les ‘papes’ incontestés de la nouvelle vague

L’impact de ce film d’un genre totalement  nouveau ,résolument moderne tournant volontairement le dos au cinéma d’après guerre sera énorme

Avec ' a bout de souffle ' son  approche nouvelle et décompléxée  du cinéma ,  son montage révolutionnaire et l' utilisation d'une  méthode baptisée 'Jump-cut '(la juxtaposition de deux plans sans que la caméra ait notablement changé de position)  nous assistons  au début d'une ére nouvelle le film deviendra tres vite  une référence cinématographique  dans le monde entier et son statut de film-culte est incontestable

La photographie du film  est signée Raoul Coutard (futur photographe attitré entre autres  de Truffaut, Costa Gavras, ou encore de  Jacques Demy

Cette photo est devenue  célèbre , elle  illustre la rencontre entre Patricia (J .Seberg) la jeune étudiante qui vend le New York hérald. tribune  sur les champs Elysées et Michel (J.P Belmondo) le petit truand un peu minable, la décontraction un  peu prétentieuse de Belmondo, la fraicheur, la beauté, la candeur de Seberg , son accent irrésistible , ( ‘c’est quoi les‘ champs ’ ?) 

La photo  pourtant ne sera pas l’ œuvre de Raoul Coutard elle sera prise par Raymond Cauchetier le photographe de Plateau  ;  ne la cherchez pas dans le film car cette photo qui a fait le tour du monde a été prise hors tournage, les comédiens ont en effet rejoués la scène du film  loin de la foule et des badauds.

Pour information sachez aussi que c’est cette photo qui fut choisie pour l’affiche de l’exposition Paris fait son cinéma  (a l’école du Louvre de novembre 2005 a mai 2006)

 

Lire Sur Jimboland    'la fin tragique et mystérieuse de Jean Seberg

http://jimboland.hautetfort.com/archive/2008/05/11/la-fin...

 

 

24/03/2016

Drugstore cow boys ( Gus Van Sant 1989)

 

 

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Gus Van Sant est un  réalisateur bien a part ,il a su en effet devenir un metteur en scene essentiel du cinéma contemporain tout en conservant son étiquette indépendante et underground.

De My Own private Idaho (1992) a Even cowgirls get the blues(1993) en passant par Prête a tout (il avait offert a Nicole Kidman son premier role principal qui lui rapportera le golden globe de la meilleure actrice en 1996) jusqu'a Will hunting qui révela Matt Damon (2000) sans oublier Elephant (palme d'or 2003) et Last Days (2005) tous ses films portent une griffe tres personnelle  et reconnaissable.

Drugstore Cow boy que le public avait boudé lors de sa sortie avant de l'éléver au rang de film-culte d'une génération est a mon sens son chef d'oeuvre.

Porté par un exceptionnel Matt Dillon qui trouve ici son plus beau rôle depuis le cultissime  Rusty James de Francis Ford Coppola et par Kelly Lynch  magnétique et bouleversante de désenchantement.

Le quatuor de ce road movie est complété par James Legros gros ours pataud au regard triste plus bête que méchant   et par  Heather Graham ,pauvre petite fille perdue  qui suit le trio plus par ennui que pour toute autre raison .

Dans ce road movie sur toile de fond d'une Amerique post 68  nos quatre anti-heros sont livrés a eux memes dans une recherche permanente et quotidienne de drogue cette  quête  représentant l unique la seule chose qui ait de l'importance a leurs yeux ,  on pense forcement a un autre chef d'oeuvre underground réalisé quelques années plus tôt  a savoir le mythique Easy Rider

 

Cerise sur le gateau , Gus Van Sant s'est offert  pour un role inoubliable de curé junkie et repenti une légendaire figure de la contre culture américaine en la personne de William.S.Burroughs qui donne avec sa personnalité unique ,sa dégaine décharnée et sa voix identifiable entre mille une force indéniable au sujet principal du film qui reste la drogue et ses errances  car Drugstore cow boy parle de drogue , sans voyeurisme , sans concession  sans porter de jugement ni condamner , sans en faire la moindre apologie mais simplement en traitant ce fléau social avec justesse et réalisme.

 

02:23 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

22/03/2016

Anita , Anita !

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Life " la Biographie de Keith Richards parue a la fin de l'année 2010 s'avère bien évidemment passionnante mais surtout croustillante en matière de confidences que le guitariste des Stones distille parfois sur le ton de l'humour , d'autres fois sur un ton plus acide ou plus acéré . Règlements de comptes ou simples mises au points a chacun son intréprétation .

Personne ne s'étonnera de la quantité d'individus bizarres et  déglingués qui gravitent chapitre après chapitre autour de la planète Rolling Stones en général et de l'ami 'Keith  ' en particulier

La vie amoureuse et pour le moins  tumultueuse du guitariste  n'échappe bien évidemment  pas a cette règle

Anita Pallenberg  fut la compagne de Keith de  1967 a 1980 , cette beauté fatale  dans la ligne droite de Marianne Faithfull ou de Nico tient dans  cette biographie  une part pour le moins importante voire essentielle. Née en Italie en 1944 Anita Fut , avant de partager la vie de Keith la 'fiancée ' de Brian Jones  on lui prête aussi une aventure avec Mick Jagger  (elle fût la  partenaire de Mick dans le film 'underground ' de Nicholas Roeg 'performance ' en 1970 ). La plantureuse Anita fut aussi de la distribution du célèbre 'Barbarella ' de Roger  Vadim  en 1968  ( elle y interprétait l'inquiétante 'reine noire ' au côté de la belle  Jane Fonda).

Elle fût également l'épouse de Michel Piccoli dans l'excellent 'Dillinger est mort " de marco Ferreri en 1968

 

Anita Pallenberg fût durant 13 années totalement associée a Keith Richards , elle lui donnât 3 enfants. Un fils, Marlon , né en 1969, ; une fille, Dandelion, née en  1972, et un autre fils, Tara né en 1976 malheureusement décédé de complications de santé peu après sa naissance  , elle partageât  non seulement l'univers des Stones mais aussi le mode de vie décalé , décadent et marginal de Keith s'abîmant a ses cotés dans la spirale de l'héroïne 

La rupture de Richards et Pallenberg fut une conséquence de leurs addictions respectives, elle s'établît à Toronto en 1977 lorsqu'ils furent tous deux menacés d'emprisonnement par la justice canadienne. Le point de non-retour dans leur relation est finalement atteint en 1979 lorsqu'un adolescent de 17 ans, Scott Cantrell, fut retrouvé mort dans leur résidence de South Salem après s'être tiré une balle dans la tête dans le lit de Keith

Tout comme Keith ,Anita peut être considérée comme une survivante , une rescapée d'une époque d'excès en tout genres , des excès qui ont bâtis la légende" sex , drugs & rock'n roll "mais qui ont laissés évidemment beaucoup de victimes  sur le carreau.

Je vous invite a lire de toute urgence cette biographie de Keith Richards ou le guitariste se livre  sans retenue , autour de lui  dans l'ombre ou dans  la lumière  gravitent des hommes et des femmes , des héros et des ' losers'

En tête de toute  cette  clique ,  entre musiciens géniaux ou ratés, producteurs , comédiens et mondains de tout poils , entre parasites  camés et " groupies " Anita  se taille une place importante

Elle est toute a la fois ange gardien ou ange maudit de l'axe Stones - Richards  son importance (positive ou négative ou bien les deux) dans la carrière du groupe n'est bien évidemment  plus a prouver .Le point culminant de l 'axe Pallenberg- Richards -Stones  se situant très certainement durant la période de   l 'enregistrement  de  l 'album   ' exile on main street'   en 1972 .

Au printemps de cette année la , poursuivis par le fisc ; grugés par leur financier-, les Rolling Stones émigrent en France, .Keith Richards choisit de louer la grande villa Nellcôte, à Villefranche-sur-Mer, où il s'installe avec sa compagne, Anita Pallenberg, et leur fils Marlon .

 

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Bien vite, la maison devient le lieu de ralliement des autres membres du groupe et de musiciens de   différents  horizons  qui vont travailler dans le sous-sol.

Bien vite aussi, amis et intrus investissent la propriété et l'endroit devient une micro société décadente , un 'no man's  land  musical d'où, au final, émergera, sous forme d un  double album, Exile on Main Street, sans doute l'œuvre la plus créative des Rolling Stones .

Le photographe  Dominique Tarlé présent aux cotés du groupe durant 6 mois  évoque largement Anita Pallenberg en la définissant comme  une véritable guerrière. Sans elle, l'épisode  Nellcôte aurait pu devenir l'enfer sur Terre et vraisemblablement il n'y aurait pas eu d'album ».

 

Retrouvez Anita Pallenberg sur l' article consacré au livre Egéries sixties de Fabrice Gaignault (Fayard 2006)

http://jimboland.hautetfort.com/archive/2007/03/28/egerie...

19/03/2016

Papa was not a Rolling Stone (Sylvie Ohayon 2014 )

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Depuis les Inconnus on le sait ' la banlieue c'est pas rose ,la banlieue c'est morose '   sauf que le trio de comiques  lui   pratiquait  humour et second degré avec talent  , ici au contraire ca se prend au  sérieux ca s 'écoute parler, ca philosophe , ca moralise et ca donne des  lecons de vie ,le tout sans le moindre scrupule avec une quantité ahurissante  de stéréotypes de bas étage 

 on finit par trouver donc  assez  rapidement cette chronique de la cité des 4000 (la Courneuve) plus que nauséabonde  et par moment a la limite du supportable.

Ce portrait d'une jeunesse  dans les années 80   avait pourtant tout pour être séduisant

il ne tient malheureusement pas la route la faute a une succession de   clichés , de lieux communs , la faute aussi a des dialogues affligeant (je doute de l 'utilisation d'un tel vocabulaire employé il y a 30 ans)

Seule la  jeune Doria Achour qui interprète Stéphanie   tire son épingle du jeu   autour d'elle  c'est le naufrage , des jeunes comédiens apathiques et peu crédibles   (insupportable Soumaye Bocoum dans le rôle caricatural a l extrême de Fatima la bonne   copine ) idem pour Rabah fait Oufella   dans le rôle du petit voyou Rabbah (tout le  monde  ne peut  pas magnétiser l 'écran   comme Tahar Rahim  ou Roschdy Zem)

Des jeunes acteurs ,mêmes Amateurs et égarés dans des projets ratés ce n 'est pas évidemment pas   très grave et on leur pardonnera  bien  volontiers ,cependant il est plus dérangeant  de constater le naufrage de comédiens plus chevronnés ici  Aure Attika a la limite du ridicule ,Marc Lavoine égaré dans cette spirale de mauvais gout, Sylvie Testud mal (très mal) exploitée

Le film est réalisé par Sylvie Ohayon d'après un roman autobiographique écrit par elle même mais si les intentions sont certes  louables mais  l 'ensemble est tellement caricatural et sans conviction que le résultat cinématographiquement parlant est  inexistant

Certains dialogues sont d'une terrifiante stupidité (Mention spéciale  a la  séquence du  départ pour la Sorbonne de Stéphanie ou les habitants de la Courneuve la mettent en garde contre la dangerosité de la capitale.  il fallait oser !)

La maladresse de la mise en scène, les dialogues consternants ,une abondance de clichés (douteux) , des personnages indigestes   , bref rien a sauver dans ce film sans grand intérêt qui sera vite oublié.

 

20:28 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)