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09/09/2006

les répliques du grand Woody

 

medium_150x223.jpgJe ne vais pas parler des films de Woody Allen  vous trouverez sur ce blog des chroniques nombreuses sur les films que j'ai aimés de ce génial réalisateur qui est a mon sens l'un des plus grands du cinéma . J’aimerai plutôt vous livrer en vrac des répliques extraites de ses différents films et de ses receuils , c'est un vrai feu d’artifice, un régal car toutes ces petites phrases d'une irrésistible drôlerie et d'un caustique ravageur font mouche a tout les coups.

 

-Un petit mot sur la contraception orale. J’ai demandé à une fille de coucher avec moi et elle a dit "non".

-Confondez-vous amour et sexe?, Non ! pour moi, l'amour va profond, le sexe seulement à quelques centimètres.

-Quand j'écoute trop de Wagner, j'ai envie d'envahir la Pologne. ("Meurtre mystérieux à Manhattan")


-Si Dieu existe, j’espère qu’il a une bonne excuse

-Pour ma part, je suis hétérosexuel mais il faut le reconnaître, le bisexuel a deux fois plus de chances le samedi soir

-Pour écrire une pièce, le truc est de commencer par la fin ,trouver une bonne fin, puis écrire à l'envers j’ai essayé ça une fois,maintenant j'ai une pièce sans commencement 

-j'ai été boy-scout. J'ai gagné d’innombrables badges en plus! Et mon pasteur, qui se trouve actuellement recherché pour pédophilie, pourra répondre de moi. "
 

-Vous étiez réellement sexy ! Sauf que parfois sous certains angles et sous certaines lumières vous aviez un faux air de Mussolini

-Ce n'est pas que j'ai peur de la mort, c'est juste que je n'aimerais pas être là quand ça m'arrivera..."

-J'ai toujours eu de bons rapports avec mes parents, Ils ne m'ont frappé qu'une fois:ils ont commencé le 23 décembre 1942 et se sont arrêtés fin 1944 (Bananas")

-L'amour est une maladie mortelle, sexuellement transmissible »

-La dernière fois que j'ai pénétré une femme, c'était en visitant la statue de la Liberté.

-Dieu reste muet, si seulement nous pouvions convaincre l'être humain d'en faire autant

-J'ai passé un moment super. C'était comme au procès de Nuremberg  (Hannah et ses soeurs)

-L'avantage d'être intelligent, c'est qu'on peut toujours faire l'imbécile, alors que l'inverse est totalement impossible

-Chez nous, on mangeait à la carte.celui qui tirait l'as de pique mangeait

-Je suis Marxiste...Tendance Groucho"

-La différence entre le sexe et la mort, c’est que mourir, vous pouvez le faire seul, et personne ne se moquera de vous

-Si je fais bien l'amour, c'est que je me suis longtemps entraîné tout seul

-L'éternité c'est long surtout vers la fin

-La mère : Bien sûr qu'il y a un Dieu, imbécile!
 Mickey : Mais alors pourquoi tant d'horreurs? Pourquoi les nazis?
 La mère : Dis lui Max!
 Le père : Qu'est ce que j'en sais. Je ne sais même pas me servir d'un ouvre-boîte (Hannah et ses soeurs)

 

 CULTISSIME !!!!!!!!!

07/09/2006

Sleepers (barry Levinson )

medium_sleepers.jpgSleepers est un film que beaucoup de gens autour de moi ont adoré, personnellement je ne partage pas leur enthousiasme et le considère comme un film plutôt moyen.

La première partie (l'enfance des quatre gamins  et la vie du quartier d'Hell's kitchen de New -York)  est a mon sens la plus réussie ainsi que  la scène du procès qui également très réaliste. Par contre la partie du film consacrée  a  la maison de  redressement est a mon sens trop caricaturale et reste peu crédible (parce que exagérée a outrance) Kevin Bacon trouve la l'un de ses plus mauvais rôles de son inégale carrière tandis que De Niro reste fidèle a lui même dans un rôle de prêtre pourtant inhabituel (si on veut bien oublier pour toujours un navet dont je ne me souviens plus ou il était prêtre en cavale) mais le  grand De Niro est ici cependant éclipsé par les grandes performances de Dustin Hoffman incroyable  en avocat alcoolique et camé et de Vittorio Gassman carrément génial  dans  celui de King Benny le truand patriarche d'Hell's kitchen

 Bref un film correct et sans surprise qui se situe  dans la moyenne des grosses productions américaines mais comme je l'avais déjà dit a propos de Barry Levinson a propos 'des hommes influences' (de Niro et Hoffman encore!) n'est pas de Palma ou Scorcese qui veut !

Ici cela  se confirme encore et c'est dommage.

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01/09/2006

Révélations (Michael Mann -1999)

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Michael Mann  s’est attaqué a  un  ambitieux projet en voulant dénoncer la manipulation des  grandes manufactures de tabac pour accroître la dépendance a la nicotine tout en niant les effets nocifs de  la consommation

Basée sur la véritable histoire de Jeffrey Wigand directeur du département de recherches et développement du troisième plus grand fabricant de cigarettes américaines qui dénonça ses employeurs et les conduisit au tribunal  le film est passionnant  malgré un rythme plutôt lent

Russel Crowe (Jeffrey Wigand) est méconnaissable en homme  dépassé par la tache  qu’il s’est fixé  et qui malgré le désir de justice reste hésitant  ,le réalisateur Michael Mann n’en fait pas un héros bien au contraire il le traite en homme ordinaire avec ses faiblesses et ses lâchetés

Le second personnage du film est interprété par Al Pacino  absolument parfait dans le rôle de Lowell Bergman le journaliste  de l’émission de TV A qui Wigand  décide de confier les aveux exclusifs  de sa dénonciation  contre  le fabricant de cigarettes

Le pouvoir des certaines sociétés dépasse bien souvent celui de la justice et on ne  connaît que trop d’exemples  de  sociétés qui abandonnent toute morale au profit du gain et du développement c’est ici le cas et il y a fort a parier que le raz de marée déclenché par ce scandale dans le monde du tabac s’est avéré être le déclic de la lutte anti-tabac aux Etats-Unis  puis petit a petit  partout sur la planète.  C’est du cinéma américain comme on l’aime  brillamment interprété et brillamment réalisé, on pense a Network (Sydney Lumet) ou aux Hommes du président (Alan.J.,Pakula) grands films  qui traitent  du pouvoir des médias.On retrouve aussi le formidable Christopher Plummer (la mélodie du bonheurl’armée des douze singesun homme d’exceptionMalcolm X) dans le rôle de Mike Wallace  présentateur vedette d’une émission  regardée par des millions de téléspectateurs un peu  dans la lignée du célèbre Dan Rather.

A noter dans leurs propres rôles respectifs Michael Moore (rien a voir avec le  réalisateur de documentaires désormais  célèbre) procureur général du Mississipi et Jack Palladino l'’enquêteur privé a l’origine de toute cette affaire.Al Pacino formidable  comédien (Donnie Brasco -HeatL’impasseun après midi de chien –la saga des Parrains)  mais  qui s’égare parfois dans des films dispensables (insomnia  - Simonel’enfer du dimanche)  retrouve dans ce film de Michael Mann  un très grand rôle qu’il interprète avec une conviction  et une justesse  a la hauteur de son immense talent. 

 
 
 

 

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29/08/2006

Selon Charlie (Nicole Garcia -2006)

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Incontestablement et en ce qui me concerne ce film est la déception de la rentrée

 Nicole Garcia qui jadis avait réalisé de beaux films humains ,  vivants  et  plein de tendresse a l'image de un week-end sur deux  ou du  fils préféré) signe ici un film d'un ennui palpable des les premières minutes et qui malgré un casting de rêve n'est qu'un film prétentieux, faussement intello qui se regarde sans cesse le nombril et en oublie le spectateur.

Il n' y a rien à voir et surtout rien a retenir  dans les navrantes aventures  des personnages qui nous ont proposés

N'est pas Robert Altman ("shorts Cuts") ou Paul thomas Anderson ("magnolia") qui veut  pour nous conter avec talent des petites saynètes qui  finissent  (ou pas) pas se rejoindre

C"est en vain ce qu'a tenté de faire  Nicole Garcia dans ces divers portraits ébauchés d'hommes de différentes générations mais le résultat est totalement raté  ,  ici tout est bâclé , tout sonne creux , les histoires commencent et ne finissent pas , aucun indice, aucun repère pour le pauvre spectateur qui doit donc regarder les comédiens se débattre dans cette flaque cinématographique  digne des pires réalisations de Claude Lelouch

Jean –Pierre Bacri tient ici  l'un de ses rôles les plus improbable, seul Benoît Pooelvoerde (décidément très a l'aise hors du genre de la comédie) est bien, Vincent Lindon traverse le film dans une torpeur agaçante , le pauvre Arnaud Valois dans le rôle d’une star montante du tennis  voit son personnage sacrifié (sûrement le montage) , Quant aux autres (Benoit Magimel et Patrick  Pineau) ils sont énervants de suffisance  et de détachement  et on a donc  vraiment du mal a s'intéresser a leurs mésaventures

Quant au pauvre Charlie qui donne on ne sait trop pourquoi  du haut des 12 ans   son  titre au film  il assiste impuissant et médusé  a ce désastre cinématographique

Je crois me souvenir que Cannes avait hué ce film 

je comprends maintenant pourquoi.

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12/08/2006

L'homme au masque de fer (Randall Wallace 1998)

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Evidemment cette grosse production internationale n’à qu’un but ; celui de garder sur orbite cinématographique Leonardo Di Caprio après le raz de marée mondial de Titanic (1997).

Entouré d’une distribution de rêve (Jeremy IronsJohn MalkovichGabriel ByrneGerard Depardieu) Léonardo interprète deux personnages jumeaux : le roi Louis XIV et son mystérieux frère  Philippe caché dès sa naissance  puis emprisonné a la Bastille  durant six années  le visage dissimulé derrière un terrible masque de fer.

Mêlant personnages réels et fictifs ; légendes et histoire de France le réalisateur nous propose de retrouver les célèbres mousquetaires de Dumas.

Ici seul D’Artagan (Gabriel Byrne) le plus célèbre des mousquetaires est encore en activité au service du roi, les trois autres sont a la retraite  et vieillissent tranquillement, Aramis (Jeremy Irons) est devenu prêtre, Athos (John Malkovitch) père de famille tandis que Porthos (Gerard Depardieu) s’ennuie en regrettant  sa glorieuse époque.

Tout les 3 vont reprendre du service pour libérer le roi Philippe enfermé sous les traits de l’homme au masque de fer afin de le substituer au Roi Louis souverain orgueilleux et cruel qui affame et tyrannise le peuple de France.

Malgré les invraisemblances historiques inévitables  du scénario le film restenéammoins  un divertissement acceptable , Di Caprio  est plutot bien dans la peau de ses personnages jumeaux mais totalement opposés Aramis et Athos  sont  les deux mousquetaires les mieux interprétés  tandis  que   d’Artagnan est  un peu fade ,quant a Porthos sous les traits de notre Depardieu national on a l’impression qu’il répète un peu le personnage d’Obélix qu’il jouera quelques années plus tard ,Depardieu en fait des tonnes dans le genre paillard et décrédibilise beaucoup son personnage ,on sait depuis longtemps Depardieu capable du meilleur comme du pire ; ici dans le rôle de Porthos il est calamiteux et grotesque.

Pour apprécier ce film d’aventures qui n’a pour but que de distraire un public peu regardant sur l’authenticité des faits (il fallait oser faire de D’Artagnan le père de Louis XIV) il faut juste se contenter de se laisser emporter dans cette histoire rocambolesque sans chercher midi a 14 heures ,de toutes façons vous oublierez ce film aussi facilement que vous l'aurez regardé.

  

10:50 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

21/07/2006

Landru (Claude Chabrol -1962)

 

Avec Landru Chabrol  réussit  l’un de ses films les populaires jamais il ne fait de Landru  un monstre ou un détraqué , il le présente plutôt  comme un habile calculateur ,lubrique , patient  ,audacieux , rusé   et  implacable.

La reconstitution historique bien qu’assez figée et caricaturale  est  néanmoins réussie et  on y retrouve de nombreux clins d’oeils a la peinture impressionniste.

Charles Denner qui trouve ici l’un des rôles les plus marquants (avec l’inoubliable homme qui aimait les femmes de Truffaut ) .

Une large part du film traite du procès ou  y voit un Landru serein qui parade ; qui ironise ; qui fait le paon sur le banc des accusés ;il n’a pourtant pour sa défense que Fernande la seule de ses conquêtes  qu’il épargnât  et dont il fit sa maîtresse attitrée.

Malgré le baroud d’honneur de Landru  ce dernier ne sauvera pas sa tête pourtant il niera jusqu’au bout malgré les preuves accablantes.

Le film repose sur Charles Denner qui  propose une interprétation exceptionnelle du célèbre criminel, tantôt grotesque parfois a la limite  du ridicule mais  toujours machiavélique affichant un culot  et une fourberie sans limites maniant l’humour ; le sarcasme  et l’arrogance avec une aisance confondante.

On y découvre un tueur  sans états d’âme  aux méthodes diaboliques  utilisant son charme de courtisan pour  séduire et assassiner  ses victimes après les avoir  longuement choisies  et qui se transforme  en père de famille  cruel et en  mari autoritaire  quand il décide de rentrer au foyer une fois ses  crimes accomplis

Charles Denner formidable  est entouré ici  par de grandes comédiennes (Danièle Darrieux- Michèle MorganFrançoise Fabian) mais c’est bien son interprétation inouïe qu'on retiendra  qui permet de faire de Landru un film important  du cinéma français des années 60.

 

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27/05/2006

Narco (Gilles Lellouche & Tristan Aurouet 2005)








Narco  pour narcoleptique, bien entendu et  le narcoleptique  en question c’est Gus (Guillaume Canet) qui s’endort a tout moment du jour  qu’il soit en train de travailler, de manger, de parler, ou de faire l’amour mais pour Gus  ce sommeil qui le prive d’une vie sociale normale lui permet de vivre dans ses rêves des aventures palpitantes qu’il remet en scène minutieusement  dans des bandes dessinées .

Pétri de talent pour cet art  il n’en parle cependant a personne (sauf a sa femme qui s'en moque) et garde ce jardin secret pour lui.

Autour de Gus, narcoleptique depuis l’enfance et qui vit cette  maladie avec résignation on retrouve  sa femme, Pam (Zabou, tonitruante),son père (Jean Pierre Cassel ) et Lenny Bar, auto proclamé plus grand karatéka du monde   (Poelvoorde égal a lui-même c’est a dire irrésistible de suffisance bête et méchante).

Si la première partie du film est très drôle on peut reprocher a Narcode s'essouffler  dans la seconde partie (celle de la mise en scène  du  plan machiavélique) et seul  l’arrivée des personnages  de l’éditeur Bennet (Francois Berleand)  et du  psy  Samuel Pupkin (Guillaume Gallienne) permet de rire de bon cœur.

 Au final ce film décalé qui oscille sans cesse entre la franche rigolade et l’ironie douce amère. et qui est mis en scène  par un duo de réalisateurs  issus du  vidéo clip nous  permet grâce aux comédiens, à l’originalité du scénario et aux dialogues caustiques de passer un agréable moment  .

11:45 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

26/05/2006

Palais Royal (valérie Lemercier-2005)

 
 

Que dire d'autre sinon que ma déception fût a la hauteur de mes espérances concernant Palais royal la dernière réalisation de Valérie Lemercier .

Palais royalest un film qui part pourtant d'une excellente idée et qui aurait pu être formidable mais l'histoire  tourne rapidement en rond ,les gags tombent a plat ,les dialogues ne sont pas percutants  et le cynisme et l'humour noir  souhaité par la réalisatrice vire souvent au vulgaire. 

Passé le plaisir de découvrir les comédiens dans un registre plutôt inhabituel  (Lambert Wilson qui  s'affirme désormais comme un  pur  acteur de comédies -Catherine Deneuve  en reine Eugénia méchante comme la gâle  et surtout La Lemercier bête a manger du foin  et qui va pourtant réussir a tromper et manipuler tout son entourage

Bien évidemment c'est une libre interprétation des mésaventures de la princesse Diana  et de ses démélées avec la cour royale mais le scénario garde toutefois de nettes distances avec la véritable destinée de la plus célèbre des princesses du 20 ème siècle.

 Occultant la fin tragique de Lady Di  Valérie Lemercier choisit pour son héroïne  une destinée plus humoristique bien que totalement invraisemblable.

L'humour c'est précisement ce que attendait dans ce film mais au bout du compte il faut se rendre a l'évidence que nous ne  sommes que  face a une comédie de plus, un film a peine dans la moyenne  que l'on a le droit dejuger sévèrement au vue des attentes du public et du talent comique  de Lemercier  davantage mis en évidence dans ses films précedents comme   'le derrière '  'les visiteurs'.

 

 
 

 

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23/05/2006

Claudine Longet : Star et pourtant méconnue

Elle fût de 1964 a 1974 une star aux Etats –Unis  enchaînant  disques, séries et émissions TV en tout genres, elle côtoya les plus grandes vedettes du show bizz et fût de toutes les fêtes hollywoodiennes  et de plus eue la chance d’interpréter le principal rôle féminin dans l’une des plus grandes comédies de l’histoire du cinéma l’irrésistible ‘the Party’ réalisé par Blake Edwards  au ou elle joue le rôle de Michèle Monnet apprentie comédienne au coté d’un  Peter Sellers  inoubliable dans son personnage d’acteur indien déchaîné et dévastateur

Partie de rien pour conquérir l’Amérique   elle  quitta la France  a 16 ans et  réalisa toute seule son rêve américain avant que le destin ne la rattrape un soir de mars 1976
Claudine Longet avait un physique de rêve,un charme naturel irrésistible et une voix sensuelle douce et sucrée  elle fût une icône de la scène branchée californienne  et pourtant ici en France personne ou presque ne se souvient d’elle et si la première partie de son histoire est un conte de fée, la suite malheureusement est beaucoup moins drôle.

Nous sommes en 1961  sur une route du coté de Las Vegas ou elle travaille comme danseuse dans une revue de music-hall ; la jeune Claudine , 19 ans fait de l’auto-stop et la voiture qui  s’arrête ce jour-la va changer le cours de sa vie.

Au volant ,Andy Williams, chanteur ,  crooner ,  une figure de la jet-set qui a sa propre émission de télévision  , la rencontre (malgré la différence d’âge ) se termine par un mariage et la carrière de la jeune française musicale  décolle instantanément  un premier album baptisée   Claudine ’  sort en 1967 et recueille de forts jolies critiques la demoiselle chante de sa voix légère et feutrée  n’hésitant pas a reprendre Beatles (here there and everywhere) ou encore le thème d’un homme et une femme film de Claude Lelouch qui triompha a Cannes et qui obtint un oscar a Hollywood  en 1967.
Bien avant la mode du easy-listening son interprétation mélancolique  sur fond de bossa des grands standards musicaux  remporte un franc succès
Elle enregistra en tout  7 albums entre 1967 et 1972  et ne quitta pas les plateaux télés ou on la retrouvera dans diverses séries (de qualité cependant médiocres) et show télés (notamment ceux de son mari)
Devenue une artiste  culte au pays du soleil levant ; la belle Claudine  voit  pourtant sa carrière quasiment stoppée après son divorce d’avec Andy Williams en 1972.
 Elle épouse en seconde noces le champion du monde de ski  Spider Sabich  et quitte la Californie pour la luxueuse station d’Aspen dans le Colorado, elle se lie d’amitié avec Nancy Sinatra et Jack Nicholson résidants de cette même station ultra chic mais le 21 mars 1976 le champion de ski est retrouvé abattu par deux balles de son propre revolver.
Une enquête est ouverte et Claudine est  accusée du meurtre et sera incarcérée un mois ; elle affirmera qu’il s’agissait d’un accident et que les coups sont partis accidentellement alors que son mari lui expliquait le fonctionnement de l’arme
Concluant à un acte de ' négligence 'elle fût libérée et depuis L’ex star vit coupée du monde fuyant journalistes et photographes.
elle résiderait aux dernières nouvelles toujours a Aspen ou elle aurait épousée l’avocat qui la défendit au cours du procès.

En 2003 un petit label ‘Vampisoul ‘ proposa une excellente compilation ‘Cuddle up with Claudine Longetqui  regroupe les plus belles chansons et interprétations de sa carrière .

 

 

 

 

 


 

05/05/2006

Garden state (Zach Braff 2005)

 

   Auréolé d'un statut de film-culte et de film de générations j'avais des réserves avant de visionner Garden State premier film de Zach Braff. Dès les premières minutes je fus pourtant conquis Garden State nous raconte le retour  dans son New Jersey natal de 'Andrew 'large ' Largeman jeune apprenti comédien qui a émigré a Los Angeles, et qui revient  pour l'enterrement de sa mère, a cette occasion  Andrew renoue avec son passé , il revoit son père avec qui il a coupé les liens depuis longtemps et retrouve ses copains d'enfance et d'adolescence mais surtout il rencontre l'amour avec Sam (Natalie Portman craquante!) jeune fille malicieuse et pétillante a l'univers totalement opposé a celui d'Andrew.

A lire ce synopsis on pourrait penser que Garden State n'est qu'une comédie romantique ou un mélo de plus , il n'en est rien Garden State est tout sauf un mélo larmoyant .c'est plutot un film que je qualifierai de 'film de générations '

A propos de larmes d'ailleurs le personnage d'Andrew n'en verse plus depuis longtemps , déconnécté du monde réel , dépréssif et totalement dépendant des anti-dépresseurs il va grâce a Sam retrouver foi en la vie , il va se redécouvrir et s'ouvrir aux autres et au monde .

Garden State n'est pas sans nous rappeler l'univers froid et désenchanté des romans de Bret Easton Ellis ou les anti-héros des générations perdues filmées par Larry Clark ou Harmony Korine mais ici il y a pourtant une large place accordée a l'espoir et a l'amour.

L'amour guérit de tout les maux , on le savait déjà mais dans une société ou on a parfois tendance a l'oublier un film comme Garden State estlà pour nous le rappeler .

A noter une bande son de tout premier ordre (Nick Drake -The Shins Simon & Garfunkel - Zéro 7 ) qui renforce davantage encore la troublante atmosphère de vague a l'âme mélancolique qui baigne le film .

Saluons donc la naissance d'un véritable auteur qui a mis beaucoup de lui-même dans sa première réalisation

Tant de maturité et de maîtrise peuvent nous laisser envisager pour Zach Braff une  carrière plus que prometteuse et espérons qu'il saura rebondir après le raz de marée déclenchée par ce premier film étonnant .

voir la bande annonce de garden State

http://www.youtube.com/watch?v=mWxEc0SR-Dg

 

 

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01/05/2006

Mission impossible 2 (John Woo 2000)

 

 

 

 

 

 

Mesdasmes et Messieurs! Mettez votre cerveau au repos et laissez vous emporter par la caméra aérienne de John Woo qui avec ce second volet de Mission impossible s'éloigne a la fois de la série TV culte et du premier volet réalisé par Brian De Palma quelques années auparavant

Ici pas de répit , cascades, poursuites ,bagarres, explosions , détonations , tout est à la puissance 10 ne cherchez pas la moindre vraisemblance dans cette histoire de recherche de virus mortel a travers la planete mais appréciez plutôt la maestria de John Woo dont la réalisation donne le tournis. Tom Cruise est parfait dans le genre espion au sourire ravageur et Thandie Newton est d'une beauté a couper le souffle ,On appréciera que Woo même si il inclut une histoire d'amour entre les deux personnages ne s'attarde pas trop sur le sujet afin de ne pas faire retomber le rythme éffréné qu'il impose a son film.  .Tout le génie dans la facon de filmer de John Woo explose dans diverses scènes (la récupération du virus dans la tour - la poursuite des Porsche - la poursuite sur le ponton ) du rythme ,de la vitesse , de l'action , c'est tout ce qui compte. Si on espère autre chose on est forçément déçu mais si on se prête au jeu on passe un excellent moment c'est aussi simple que ça.

 

 

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09:45 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mission impossible

Traque sur Internet (Irwin Winkler -1995)

 

Revoir 'Traque sur Internet '  réalisé en 1995 plus de dix ans apres sa sortie ne rend pas vraiment service a ce film signé Irwin Winkler , un long -métrage qui donne le rôle principal (son premier) a Sandra Bullock.

Le film est principalement centré sur les risques  de la  prise de pouvoir des médias par Internet et des peurs suscitées par les utilisations  détournées de cet outil aussi fascinant que dangereux

Bien entendu a l'époque ou ce film sortit sur les écrans la grande révolution de l'Internet n'avait pas vu le jour mais les choses ont tellement changées depuis que l'intrigue et son traitement dans le film passent aujourd'hui pour une totale invraisemblablance

Si on accepte toutes les incohérences du scénario (dont certaines sont de taille) on peut cependant  passer un agréable moment mais il est évident que ce film (revu en seconde partie de soirée dans la programmation télé de cette semaine) ne peut que mal vieillir.

La réalisation du film est du reste plutôt  moyenne car si  Irwin Winkler  est un producteur très important des studios Hollywoodiens  (Rocky ; les affranchis ,raging bull , new york -new york) on ne peut pas dire qu'il nous impressionne  par son passage derrière la caméra (le second après 'la liste noire ' avec Robert De Niro .)

Reste une interprétation honnête de Sandra Bullock en informaticienne traquée seule contre tous et un rôle de séducteur carnassier et impitoyable  pour Jerry Northam .

 

 

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30/04/2006

Collision (Paul Haggis 2006)

Alors que tout le monde misait sur 'le secret de Brodeback mountain '  c'est finalement Collisionde Paul Haggis  qui a décroché la précieuse statuette aux oscars 2006  du cinéma le 5 Mars dernier.

Ce fût une surprise et ce pour différentes raisons même si 'Collision ' avait obtenu le grand prix du festival de Deauville 2005

Tout d'abord le film bien qu'ayant obtenu un très grand succès au box-office était sorti depuis assez longtemps aux États-Unis et depuis plus de six mois en Europe (dans une relative discrétion)  or ce n'est jamais évident de miser sur une réalisation déjà loin dans les mémoires même si je suis certain que le jury procède a un visionnage de toutes les oeuvres en compétition .

De plus , le film n'avait pas été sélectionné dans la très prestigieuse et très pointue sélection des films en compétition pour le Golden Globe 2006 ,enfin il se trouvait confronté a deux énormes favoris avec le film de Ang Lee cité plus haut et récompensé dans les festivals du monde entier  et  a Munich  film de Steven Spielberg .

Le réalisateur de Collision ,Paul Haggis n'a d'ailleurs pas été retenu dans la sélection des meilleurs réalisateurs pour ces oscars 2006 mais il  sera récompensé dans la catégorie scénario comme il l'avait été pour son travail sur le magnifique 'million dollar baby' de Clint Eeastwood.

Pour toutes ces raisons Collision ne faisait figure que d'honnête outsider dans la course a la précieuse statuette ,  pourtant c'est bien ce film qui rafle la mise alors qu'en est-il  ?

On pourrait le situer dans la catégorie de films comme  'Magnolia ' de Paul Thomas Anderson  ou  Shorts Cuts 'de Robert Altman  ou bien encore de 21 grammes de alejandro gonzalez Inarittu  pour la suite de saynètes et de petites histoires qui vont finir par s'emboîter  au fur et a mesure que l'histoire  avançe et il faut avouer que l'on prend beaucoup de plaisir en compagnie des 11 personnages que nous proposent Paul Haggis .

En toile de fond la ville de Los Angeles, dépeinte comme une cité babylonienne crépusculaire  totalement déshumanisée ou les vrais rapports humains n'existent plus , ou la peur de l'autre est palpable. ou les gens ne peuvent plus se rencontrer qu'avec une certaine forme de violence. 

On retrouve donc un panel des communautés et des milieux sociaux californiens et on croise un procureur , un serrurier ,une femme au foyer  stréssée , un réalisateur de cinéma , un commerçant immigré , une femme de chambre latino , deux voleurs de voitures , des policiers  solitaires et désenchantés

des bouts , des touts petits bouts d'histoire  qui comme un puzzle forment au bout du compte une histoire complète et aboutie

La mise en scène est soignée comme pour renforçer davantage la froideur de L.A ,les comediens principaux  (Matt Dillon ; formidable dans un registre a la Sean Penn , Don Cheadle  , Sandra Bullock , Jennifer Esposito) sont tous excellents de sobriété et incarnent leurs personnages avec justesse et réalisme

Collision dresse un portrait pas forcement  très gai sur la nature humaine mais les messages d'espoir et d'amour glissées au détour des scènes nous rappellent l'importance de la tolérance et de l'acceptation des différences d'autrui

Un film intelligent qui donne a réfléchir sur la société et le monde autour de nous

 

 

 

 

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14/04/2006

Le sortilège du scorpion de Jade (Woody Allen)

Le sortilège du scorpion de Jade n'est pas un Woddy Allen majeur ;loin s'en faut c'est peut être même l'un des films les plus dispensables du prolifique réalisateur cependant on  passe pourtant un agréable moment a suivre cette rocambolesque aventure d'agent d'assurance ensorcellé par un magicien escroc.

Avec ce film léger Woody Allen renoue avec un genre qu'il affectionne :la comédie loufoque sur fond d'intrigue policière et sentimentale .

Woody Allenne laisse le soin a personne d'interpréter le rôle de C.W Briggs agent d'assurances fouineur jusqu'à l'obsession mais qui  devient voleur sous l'hypnose éveillée  du magicien qui l'a ensorcellé lors d'une soirée au cabaret .

Il suffit en effet au mage de prononcer le mot 'Constantinople ' pour que C.W Briggs devienne instantanément un habile voleurqui  fort de ses connaissances en matière d'alarme et de sécurité dérobe des bijoux dont il doit en temps normal garantir la protection.

Une fois ses méfaits accomplis C.W Briggs s'endort profondément et ...oublie tout ,au réveil il doit donc mener l'enquête a la recherche d'un voleur qui n'est autre que lui-même.

Autour de Woody Allen on appréciera la présence de comédiens inspirés qui s'amusent beaucoup Dan Ackroyd -Helen Hunt -Charlize Theron tous épatants .

Un petit Woody Allen sans prétention et  plutôt divertissant qui ne s'inscrira pas dans les incontournables de ce grand metteur en scène  qui  nous a dejà donné tant de chefs d'oeuvre qu'on lui pardonnera volontiers le manque de poids de ce 'sortilege du scorpion de Jade  au bout du compte assez moyen  

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05/04/2006

L'empire des loups (chris Nahon 2005)

Jean -christophe Grangé écrit depuis plusieurs années des romans policiers passionnants et haletants ;l'adaptation par Mathieu Kassovitzde son plus cèlèbre roman 'les rivières pourpres'l'avait rendu populaire aux yeux du grand public et si le film de Kassovitz était  plutôt réussi malgré les distances prises par le réalisateur avec l'intrigue du livre on ne peut pas en dire autant de l'empire des loups ' de Chris Nahon.

L'intrigue du roman de Grangé aurait du permettre pourtant de livrer un film acceptable mais Nahon avec sa mise en scène prétentieuse  a choisi en plus des mauvais comediens de la distribution de compliquer un scénario dejà relativement difficile a suivre .

Au final un film assez incomprehensible ,ennuyeux et qui sous la facade  d'un esthétique chic transforme un bon sujet en un salmigondis de scènes chocs et tape a l'oeil

L'empire des loups est tout a fait représentatif  d'un cinéma qui de plus en plus  utilise abusivement le numérique pour pallier a des faiblesses évidentes (Belphégor  - Vidocq  .....ect).

Le cinéma français  peut donc  désormais ajouter a  sa longue liste de navets cet empire des loups  qui a force de se prendre au sérieux frôle le ridicule et le risible

jean Reno  jadis inspiré s'égare encore un peu plus avec ce film inutile qui n'enrichira ni sa filmographie  ni  le cinéma français tout court  ;les autres comediens sont quasi  inexistants ; les dialogues sont nullisimes et l'intrigue cesse rapidement de nous intéresser . Quant a la fin volontairement differente du livre elle est totalement incompréhensible .

Fuyez donc ce film a toutes jambes  et plongez vous dans la lecture du roman de Grangé qui lui saura vous passionner

Pauvre Grangé qui a du etre stupéfait de constater l'ampleur des dégats a la vision de cette adapatation aussi ratée que prétentieuse espérons pour lui que l'adaptation prochaine du vol des cigognes (sortie en octobre 2006) sera a la hauteur de son formidable talent

 

29/03/2006

Rencontre

Il s'est avancé vers moi  droit et immense tiré a quatre épingles dans son costume anglais;la barbe grisonnante taillée au millimètre ,les cheveux tirés en arrière  impressionnant de classe et de prestance  et il ne m'a fallu que quelques secondes pour le reconnaitre -Oui ! c'était bien lui en personne le plus célèbre de tous les vampires de l'histoire du cinéma  Dracula  était devant moi ou plutot Christopher Lee.

De passage dans la capitale pour le festival du film fantastique il était la et j'allais passer deux heures en sa compagnie

Pour la jeune génération Christopher Lee c'est aussi Saruman le sorcier légendaire dans sa tunique blanche  du Seigneur des anneaux ,Count Dooku dans la revanche des Siths ou encore le docteur Wonka dans  le récent  Charlie et la chocolaterie

La carrière de Christopher Lee est indissociable du mythique personnage de Dracula puisqu'il a interprété le sinistre  comte dans une série de longs métrages aux titres rivalisant d'imagination dont Dracula ,prince des ténèbres ,dracula et les femmes; les cicatrices de Dracula ou Dracula vit toujours a Londres.,cependant  on retrouve l'acteur anglais dans la serie des fu-Manchu ,dans celle des Sherlock Holmes ,dans  le rôle de la créature pour Frankenstein s'est échappé ou encore dans celui de Kharis la momie pour 'la malediction des pharaons.

La Hammer qui aura produit une quantité impressionnante de séries B aura souvent donné a Christopher Lee des rôles qui ont faits le bonheur des nombreux  fans de cinéma d'horreur des années 50 (Gorgone  - les vierges de Satan -la maison ensorcelée -Raspoutine ;le moine fou - la vierge de Nuremberg-)

 

loin des personnages inquiétants  et maléfiques qu'il a interprétrés dans sa longue carrière j'avais devant moi un vrai gentleman avec lequel j'ai pu echanger des propos autour du cinéma et de sa visite dans notre capitale que le celèbre Dracula aime a venir visiter quand il quitte sa propriété londonienne .

 

13:45 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

22/03/2006

L'ivresse du pouvoir (2006)

 

 

Claude Chabrol est un réalisateur a qui on a souvent reproché un certain coté un peu franchouillard ,il y a dans sa filmographie des films qui ont marqué l'histoire du cinéma français mais aussi des choses beaucoup plus dispensables.

Parmi ses plus belles réalisations il convient de citer 'Le beau serge '(1958),Violette Nozières (1978) Une affaire de femmes (1990) 'La cérémonie '(1994) ou encore Betty (1991).

A l'opposé on tachera d'oublier des navets comme 'Le tigre se parfume a la dynamite (1965) Docteur Popaul (1972) ' ou plus recemment un série de films mal ou moins inspirés ' Rien ne va plus (1997)  Au coeur du mensonge(1998),  Merci pour le chocolat (2000)

.Sa carrière de metteur de scène semble désormais indissociable de celle que l'on peut considerer sans peine comme la plus grande comedienne francaise en activité Isabelle Huppert .

L'ivresse du pouvoir ,dernier film en date de Chabrol repose tout entier sur les épaules de cette formidable actrice ,le sujet du film est évidemment inspiré du scandale de l'affaire ELF qui defraya la chronique durant le second septennat de Francois Mitterand .

Ironiquement Chabrol précise des les premières images de son film 'toute ressemblance avec des personnages ayant existés et des faits ayant eut lieu est ,evidemment , fortuite.

Tu parles Charles ! On reconnait bien entendu tout les protagonistes de cette rocambolesque affaire de détournement d'argent et d'abus de biens sociaux.

ils sont tous là ,du juge d'instruction Eva Joly formidablement interprétrée par Huppert sous les traits de Jeanne Charmant Kilman a Loic le Floch -Prigent qui se cache sous les traits de Francois Berleand en passant par tous les hommes d'affaires et hommes politiques mélés a cette sombre affaire ils sont effectivement tous présents a differents degrés sous les traits a peine masqués de comediens plus ou moins inspirés.

Patrick Bruel s'en sort plutôt bien de meme que Marylin Canto mais on ne peut malheureusement pas en dire autant de Phillippe Duclos et de Jean francois Balmer pas très a l'aise ou encore de Robin Renucci qui hérite du rôle le plus mal ecrit du scénario.

le film est plutot lent et manque de repères pour le spectateur qui peine a situer les personnages et leurs rôles respectifs dans l'affaire ,le langage codé du milieu juridique complique la compréhension de l'histoire et ce n'est pas le dénouement (en queue de poisson) qui permettra de saisir l'ensemble de cette affaire passionnante mais compliquée pour le citoyen lambda.

Reste la prestation exceptionnelle d'Isabelle Huppert qui survole le film dans un rôle taillé sur mesure.

Rien que pour elle le film vaut la peine d'etre vu ,elle irradie de tout son talent chaque séquence et balance au passage l'une des plus formidables et des plus cinglantes répliques de ces dernières années , la fameuse scène ou Martino (Pierre Vernier),le président du tribunal tente d'acheter Jeanne Charmant Kilman devenue genante pour tout le monde en lui proposant une promotion éclair et une prime confortable , Huppert le feu dans les yeux lui rétorque alors 'garde ta prime président ! et achètes toi une paire de couilles avec '

Savoureux et jubilatoire Pour elle et pour elle seule ,L'ivresse du pouvoir mérite le détour.

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21/03/2006

Lunes de fiel ( 1992)

libre adaptation d'un sulfureux roman de Pascal Bruckner Lunes de fiel est un des films de Roman Polanski le moins réussi.

Cinéaste inégal capable du meilleur (rosemary's baby -le bal des vampires -le pianiste -  le locataire) comme du pire (pirates) Roman Polanski est un réalisateur qui s'attaque a tous les genres possibles (mélodrame - films d'aventures- films policier - parodie burlesque- films d'angoisse )il a déjà au cours de sa longue carrière abordé tout les thèmes possibles

avec Lunes de fiel c'est le thème des rapports du couple  qui semble avoir intéréssé  Polanski pour proposer son adaptation du  roman de Bruckner et malheureusement le résultat est plus que décevant .

L'histoire est concentrée autour des 4 personnages   formés par les couples Hugh Grant (totalement égaré dans l'univers particulier du cinéaste)et Kristin Scott Thomas d'une part et Peter Coyote (parfois a la limite du grotesque) et Emmanuelle Seigner (insupportable et sexy comme une vache laitière);

le film nous est raconté a travers les confidences intimes sur son couple  faites par Peter Coyote a Hugh Grant au cours d'une croisière en bateau (toujours l'univers du huis clos cher a Polanski) et au travers des flash-backs dans  un Paris de carte postale ,ville  ou se déroule la rencontre  puis l'histoire d'amour  et de destruction du dit-couple. 

Comme chez Lelouch qui depuis des années nous impose dans les premiers  roles une compagne  qui n'a pas le moindre talent de comédienne  nous devons ici supporter (et le mot est faible) la pitoyable prestation cinématographique  d'Emmanuelle Seigner (madame Polanski a la ville) qui se surpasse dans un role de femme fatale et vénéneuse que seul le réalisateur doit saisir  car a aucun moment la comédienne ne parvient a rendre crédible son inquiétant personnage .

Peter Coyote fait ce qu'il peut et il ne parvient  pas  a sauver le film du naufrage que l'on pressent au fur et a mesure que l'histoire avance

Que ce soit les dialogues ou les scénes erotiques ( ne parlons pas des consternantes scenes sado-maso )  tout ici sonne faux  et s'enlise dans le grotesque et le vulgaire.

En voulant réaliser un film sur les relations d'amour et de haine au sein d'un couple libéré Polanski  cinéaste d'habitude bien plus inspiré  a livré l'un de ses plus mauvais films.

Il s'est rattrapé depuis fort heureusement .

 

17:35 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

13/02/2006

Les bronzés 3 :amis pour la vie (Patrice Leconte -2006)

 
 

 

 

Les Bronzés 3 et leur sous titre inutile et ringard amis pour la vie  sont ENFIN la ! et il faut bien avouer que comme je le redoutais c'est nettement moins bien que prévu

Si ce n'etait pas le produit  de la troupe historique du splendid  cette comédie passerait probablement totalement inaperçue et disparaîtrait des écrans rapidement mais bon c'est eux ! et personne d'autre alors ce film sera un triomphe assuré avant même sa sortie en salles (voire avant même les premiers tours de manivelle du tournage) certes  cela va  inévitablement cartonner Que dire donc de son contenu?

De rares gags amusants , quelques clins d'oeil aux precédents bronzés  mais surtout beaucoup de réchauffé avec des situations qui tombent a plat et des personnages a la limite du grotesque et parfois pas drôles  du tout (Lamotte- Lavanant -Jugnot)

Seul Clavier dans son inévitable registre inspiré  de jaquouille s'en tire plutot pas mal de même que Lhermitte , dont le personnage reste crédible et vraisemblable .

Les autres protagonistes ne sont plus que des clichés et sont a des années lumières de ce qu'on attendait.

Disons que la première demie heure (l'arrivée simultanée des anciens camarades au complexe hôtelier) fait illusion mais aussiitôt que les personnages sont en place le scénario fait du sur place et s'enlise  irrémédiablement

Certaines scenes sont mêmes ridicules et totalement hors sujet (l'attaque de la soi disant 'bête' - la commotion de Jugnot - ). j'avais un peur que ce bronzés 3 ne fasse un peu tâche dans la légende construite par les deux premiers volets et je ne me suis pas trompé.

voici donc  un film qui malheureusement casse le mythe mais qui fera c'était couru d'avance le bonheur sur le compte  en banque  de cette troupe un peu défraichie.

 

voir la bande-annonce des bronzés 3 - Amis pour la vie

http://www.youtube.com/watch?v=cwFWLniWk28

15:55 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

10/02/2006

De battre mon coeur s'est arrété (jacques Audiard-2005)

Le  nouveau film de Jacques Audiard pourtant salué  unanimement par la critique en 2005 ne m'a pas emballé malgré la très belle performance de Romain Duris  qui trouve certainement le plus beau rôle de sa carrière.

Quatrième long-métrage de Jacques Audiard je pense quil  s'agît du film le moins réussi  du réalisateur  notamment après le très beau 'sur mes lèvres' '(2001) qui m'avait enthousiasmé.

J'aurai beaucoup aimé dire du bien de ce film au titre magnifique (peut -etre l'un des plus beau du cinéma français) mais ma déception fut a la hauteur de mes ésperances tant les trois précédentes réalisations d'Audiard étaient talentueuses au regard de son dernier film

Dans ce remake  avoué de 'melodie pour un tueur' une série B de James Toback(1978)  j'ai eu l'impression d'etre face a un film un peu...prétentieux  aux personnages invraisemblables et inconsistants.

Même si Romain Duris  est impressionnant dans le rôle de Tom on a du mal a croire a son personnage d'agent immobilier véreux mi héros -mi loser dévoré par sa passion pour le piano.

Autour de lui Niels Arestupdans le rôle du père est tout aussi  impressionnant de force et de pudeur  et on retrouve Emmanuelle Devos cette fois dans un rôle plutôt insignifiant.

Le thème de l'incommunicabilité cher a Audiard  si  merveilleusement exploité dans 'regarde les hommes tomber(1994)'un héros très discret ' (1996)et bien sûr dans 'sur mes lèvres' (2001) est encore au centre de son nouveau film mais  ,cette fois avec nettement moins de réussite et d'intérêt.

L'histoire s'égare , ballotée entre les personnages peu crédibles et leurs rocambolesques mésaventures  ,un peu de réalisme  dans la noirceur de ce film aurait lui aurait sûrement apporté consistance et authenticité , de plus j'avoue que  les personnages m'ont parus assez stéréotypés (le mafieux russe - le copain macho ) .

j'aurai vraiment voulu écrire une chronique positive sur ce film au titre sublime  car je trouve son metteur en scène passionnant et sa direction d'acteur toujours énergique mais je dois reconnaître que le sentiment principal  qu'il se dégage de cette projection reste la deception .

D'aucun diront que je n'ai sans doute pas saisi le sens et le message du film , je vous prie de croire que j'ai pourtant essayé ....en vain !.

 

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