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01/12/2005

Match point (Woody Allen 2005)

Des qu'il rentre dans la pièce ou Nola Rice (scarlett Johanson belle et sexy a couper le souffle ) joue au ping-pong  on devine instantanément  que la vie de Chris Wilton (Jonathan Rys- Meyer) va basculer .
Chris est marié a Chloé (Emily Mortimer) la fille (très) riche d'un magnat britannique des affaires qu'il a rencontré par Tom  le frère de cette dernière (Matthew Goode) alors qu'il n'était qu'un simple professeur de tennis.
Depuis , bien sur  la situation a bien changée et parachuté dans les sphères financières par son beau-père  , Chris est devenu un homme d'affaire avisé qui mène la grande vie avec ce qu'elle comporte de loisirs et de mondanités.
Nola Rice fiancée de son beau -frère n'est qu'une aspirante comédienne américaine exilée a Londres et qui n'arrive pas a percer malgré un physique de rêve .
Foudroyé  instantanément par l’amour Chris devra gérer une situation de plus en plus délicate les amants vont s'aimer , se perdre pour , plusieurs années après se retrouver Nola Rice désormais est célibataire  et elle veut croire a cette histoire d'amour inaboutie  et  absolue et tandis que Chris s'enfonce davantage dans la spirale infernale des mensonges et des non-dits la situation tourne vite a la catastrophe prévisible.
Nola enceinte exige que Chris quitte Chloé pour vivre avec elle sa passion mais pour cela Chris doit renoncer a tout ce qu'il a réussit a construire  et renoncer  a un confort social et financier. Chris déboussolé  hésite ,ment ,trahit et va alors déraper totalement
 Le film remarquablement mis en scène par un Woody Allen plus jeune que jamais et pour une fois loin de ses terres new-yorkaises bascule alors de la comédie de mœurs classique  au film noir car Chris Wilton n'a plus qu'une solution irrémédiable et terrible , le crime passionnel qu'il va accomplir froidement en le déguisant en crime crapuleux.
Basé sur le thème de la chance , de l'amour et de ses compromis Match point est un film vraiment  remarquable au scénario parfait notamment par son  dénouement surprenant.
Nettement supérieur a ses dernières réalisations Match point est un Woody Allen grand cru qui a su pour ce nouveau film prendre des risques avec des acteurs nouveaux ,s'écartant d'ailleurs lui même de la distribution (ça ne lui a pourtant pas souvent réussi car les meilleurs Woody Allen restent ceux dans lequel le réalisateur se met en scène lui même ).
On s'aperçoit aussi  qu'il filme tout aussi magnifiquement Londres que son cher New York et il nous prouve encore  par sa direction d’acteur  et son savoir-faire son immense génie

 

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05/11/2005

Cop (James.B.Harris 1987)

Les romans policiers de James Ellroy ont révolutionnés le genre et on aurait pu penser que tous ces admirables livres auraient pu servir de scénario en béton armé pour des adaptations cinématographiques or il n'en est rien puisque de tout les romans du génial (et un peu félé) écrivain américain seul a ce jour L.A Confidential a pu jouir d'une adaptation de tout premier ordre (réalisé par Curtis Hanson avec Russel Crowe , Kevin Spacey et Kim Basinger)

IL existe cependant un film réalisé en 1987 par James .B.Harris ancien co-producteur de Stanley Kubrick(dans la première partie de la carrière du célèbre réalisateur) qui malheureusement souhaita passer a la réalisation sans grande réussite.

Il choisit d'apapter en 1987 Lune sanglante le premier roman d'Ellroy consacré a la trilogie de Lloyd Hopkins  flic peu conventionnel toujours a la limite de la légalité que l'on retrouvera dans deux autres romans moins inspirés -la colline aux suicidés  et a cause de la nuit  

le film sera baptisé Cop et Harris choisit le talentueux et torturé James Woods pour incarner le sergent Hopkins ;le film bien que  correct  ne fait malheureusement que survoler l'énigme du tueur en série admirablement écrite par Ellroy dans son roman,de plus le sergent Hopkins du grand écran hormis le faît de posséder un mauvais caractère n'est qu'un agneau en comparaison du flic inventé par Ellroy ,personnage  déglingué qui carbure aux amphétamines et aux alcools forts , ne respectant  rien ni personne et travaillant selon ses propres codes

la fin d'ailleurs pourrait porter a une polémique sur la justice puisque dans Cop le flic déchu de ses responsabilités par ses supérieurs suite a ses débordements et ses prises de position se pose en justicier abattant froidement le criminel au lieu de l'arrêter .

Ce dernier étant un sadique pervers doublé d'un tueur en série redoudable il ne viendrait a personne de regretter le choix  du policier mais on notera que rares sont les fins de long-métrage proposant un issue de la sorte.

Cette fin est toute a l'image du personnage d'Ellroy lui-même ,écrivain génial et  très controversé et critiqué pour ses  prises de position nettement a droite

quant a Cop c'est un 'polar ' agréable a regarder et James Woods s'y révèle excellent  comme souvent ,le film cependant passera inaperçu et il reste plutôt méconnu

on attend avec impatience (projets souvent avortés)une adaptation des formidables livres -cultes de l'écrivain :le grand nulle part - clandestin -american tabloïd - et surtout le dahlia noir  chef 'd'oeuvre incontestable qui est certainement l'un des plus grands livres policiers de l'histoire de la littérature contemporaine

 

 

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30/10/2005

Se souvenir de Marie Trintignant a l'occasion de la sortie du nouveau Cd-Dvd de Noir Desir

On ne verra plus le visage magnifique de la belle marie ,on n’entendra plus sa voix unique au timbre envoûtant .et  de savoir si Noir desir doit ou ne doit pas sortir un double cd assorti d’un double dvd m’importe finalement peu, tout ca est aussi ne l’oublions pas l’affaire des maisons de disques qui n’ont pas on le sait beaucoup de scrupules ainsi que des autres membres du groupe dont la carrière musicale est forcement remise en question. Je préfère parler ici  Marie Trintignant comédienne inoubliable mais aussi femme fatale qui aura vécu sa vie amoureuse avec une intensité rare et une authenticité pour au bout du compte  d’y laisser sa peau .

On a dit tout et n’importe quoi sur marie ,on a parlé de sa fragilité psychologique , de l’alcool et de la drogue qui certes faisait semble t’il partie du quotidien de la comédienne mais c’est surtout sa personnalité  et son charisme qui faisait d’elle une sorte de mante religieuse capable de faire tourner la tête aux hommes sur qui elles jetaient son dévolu.

Le pauvre Bertrand Cantat a perdu les pédales pour cette déesse et les pires facettes de sa personnalité ont alors fait (refait) surface :colère - intolérance -jalousie -violence pour aboutir a la tragédie que l'on sait

J’avais rencontré trois fois la belle Marie et son charme hypnotique était je peux en témoigner une évidence qui sautait aux yeux  , finalement  ,au bout du compte le choc entre Marie et Bertrand deux etres tourmentés jetés en pâture dans les médias fut terrible ,une nuit qui tourne au cauchemar , une situation qui échappe a tout contrôle ,et Marie dans le coma luttant contre la mort a vilnius loin du monde du rock et de la jet-set pour finir par mourir a Neuilly  sous les flashs des vautours de journalistes.

Marie  Trintignant assassinée par un  homme qui ne maîtrisait  plus rien ou une histoire d'amour fou qui se solde par une fin glauque et sinistre.

Sinistres comme le seront touts les lamentables épisodes qui suivront cette triste  affaire ou les comportements humains ont encore franchis les limites de l’indécence et de la honte.

De Marie je préfère me rappeler son vidage apeuré dans Série noire d’Alain Corneauou a quinze ans , déjà fascinante elle irradiait l’écran dans le rôle d’une adolescente pour qui Dewaere dérape et devient un assassin ou encore dans Betty son plus beau personnage dans un film sublime de Claude Chabrol qui parle chose rare , de l’alcoolisme des femmes ,Marie comme toujours y mettait beaucoup d’elle même et s’y révélait intense et entière comme elle l’aura eté toute sa vie partagée sur le fil du rasoir  entre rêve et réalité

29/10/2005

Les noces funèbres de tim burton (2005)

Personne ne contestera l'évidence de considérer Tim Burton comme l'un des metteurs en scène les plus doués et les plus novateurs de ces vingt dernières années .

3 chef-d'oeuvres au moins dans sa filmographie impeccable a savoir "Edward aux mains d'argent " ,merveilleux film a la lisière du fantastique et bercé d'une poésie profonde , l" 'étrange noël de monsieur Jack"  qui est certainement l'un des films d'animation les plus réussis de l'histoire du cinéma  et "  Big fish  conte moderne et féerique qui enchanta a juste titre public et critiques l'année dernière .

on pouvait penser tout d'abord que les noces funèbres de Tim Burton( pourquoi accoler son nom au titre du film ,Burton n'en a nul besoin tant sa griffe cinématographique est identifiable des les premières minutes du film?) serait une suite donnée au merveilleux "L'étrange Noël de Monsieur Jack "près de dix ans après la sortie de ce chef d'oeuvre incontesté or il n'en est rien ,utilisant la même toile de fond (le monde des vivants et celui des morts) Tim Burton réalise là un film d'animation qui bien que réussi nous laisse un peu sur notre faim.

certes Burton et son équipe  nous projettent dans un univers totalement envoûtant et la galerie cocasse des personnages est savoureuse ;les morts sont sympathiques ;les vivants un peu moins ,la musique (toujours Danny Elfman) est en harmonie totale  ,l'utilisation modérée des couleurs  (les seules teintes  utilisées étant hormis le noir et blanc  ,le gris et le bleu) apporte un coté surréaliste presque expressionniste au film  mais on a peu un peu l'impression que le metteur en scène nous a proposé un court-métrage tant le film est court (a peine plus d'une heure dix) et même si il vaut mieux un film réussi d'une heure  qu'un ratage interminable du double  on est quand même en droit de se demander si en proposant son film avec la stricte durée minimale pour l'exploitation en salles en qualité de long-métrage  tim Burton n'a pas assuré le minimum , bref  s'est t'il un peu économisé?

Ce film livré juste avant les fêtes d'Halloween et celles de Noël ne sert t'il pas a remplir les caisses pour permettre l'aboutissement d'un projet plus complexe et onéreux ?

Burton nous avait déjà fait le coup en acceptant un film de commande en 2001 en signant  le remake (a demi réussi) de La planète des singes. 

 Ce gros succès public (les critiques par contre l'avait  dans l'ensemble démoli) lui a permis de mettre en place le projet donnant corps au sublime  Big fish.

Faut-il donc aller voir ces noces funèbres ? Evidemment oui car  le cinéma et la magie poétique de ce grand metteur en scène, l’un des rares, (avec Miyasaki a faire des films pour enfants que les grands adorent, vont vous émerveiller et vous faire passer un délicieux moment mais il faut bien l’avouer ; un délicieux moment malheureusement trop court  car c'est bien connu on est toujours trop exigeant avec ceux que l'on aime et c'est peut-être la raison qui nous conduit a trouver ces noces funèbres un peu, un tout petit peu bâclé.

11:55 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

20/10/2005

Mr & Mrs Smith (doug Liman 2005)

Cela faisait pas mal de temps que je n'avais pas été  au bout d'un long-metrage ,indulgent je m'accorde toujours le droit de visionner l'ensemble d'une oeuvre avant d'en émettre un jugement mais la malgré toute ma bonne volonté je n'ai pu dépasser la première heure tant ce film est un ratage total
c'est peut-etre le pire navet que j'ai vu depuis longtemps  un film pire encore que le transporteur ou autre convoyeur que j'avais detesté et pire encore que bad boys parce que prétentieux et suffisant.
mr & md Smith nous prouve en tout cas  le ridicule ne tue pas au cinéma sinon Brad Pitt (égaré dans ce nanar indigne de son talent ) et Angelina Jolie (plutôt moyenne) interpretrent le couple des Smith mais hélas pour les spectacteurs la mayonnaise ne prend pas (sauf pour eux) ,le film est consternant d'improbabilité et risible  d'invraisemblance  et de suffisance , Gagnez donc du temps en evitant  ce mauvais film qui en voulant mélanger les genres (espionnage -comédie -policier) finit par  ne ressembler a  rien.
Pour situer le niveau affligeant  on pourrait dire que le pire  des James Bond passerait pour un chef d'oeuvre comparé  a  ce triste Mr & Mrs Smith
 passez votre chemin et oubliez ce navet! cela ne devrait pas être bien difficile

09:40 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

06/09/2005

Le pornographe (Bertrand Bonello 2001)

Le-Pornographe.jpg

 

 

 

C'est évidemment un film difficile , un univers délicat  a  pénétrer et  qui  demande un effort  et que nous n'avons pas toujours a faire devant un écran

imprégné d'un climat et d'une ambiance qui rappelle les films de jean Eustache ou de léos Carax, (le ton des comédiens et la lenteur délibérée du traitement de l'histoire ) ce film  peut irriter et je suppose que  nombreux sont ceux qui n'ont pas étés au bout de ce "pornographe".

Et pourtant si on prend le temps d'envisager le cinéma différemment alors , le film peut faire chavirer et devenir captivant.

 jean-pierre Leaud s'y révèle splendide encore une fois et peut faire a tout moment d'une banale  scène anodine un moment de grâce absolue, son phrasé ,son aura , sa présence ,son économie de gestes et ses regards sont autant de pure magie visuelle .

Autour de lui les comediens (dont certains sont de veritables professionnels du cinéma X ) lui donnent la réplique avec soin et avec la platitude caractéristique du cinéma d'auteur (encensé par les uns , vomi par les autres) .

Dans ce film hermétique de Bertrand Bonnello il n'y a jamais une once de vulgarité ? bien au contraire  il s'en dégage des émotions pudiques  et une tendresse palpable et touchante.

Au dela de l'étude de la profession de pornographe ,mot qui semble venu d'un autre âge , le film nous raconte surtout l'histoire d'un homme qui cherche la paix avec lui-même ,qui cherche a s'aimer encore dans le regard des autres puisqu'il y a longtemps déjà qu'il a céssé de s'aimer dans le sien

Filmer la lente déprime et la désillusion de soi n'est pas chose aisée et n'attirera certes pas les foules ,ca peut pourtant etre une forme de thérapie chez tous ceux qui sauront derriere la facade de ce film profond entrevoir l'humanité  et la tolérance dont le monde a tant besoin .

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05/09/2005

Atomik circus (2004)

un ovni cinématographiquequi nous vient tout droit de Belgique ;voila comment définir ce film inracontable des frères Poiraud   qui réunit une distribution croustillante ,a commençer par la trop rare (et peu inspirée ces dernières années) Vanessa Paradis ,le truculent jean -pierre Marielle  et le plus célèbre belge du cinéma actuel Benoit Poelvoor déchainé dans ce film complètement barré.

pari gonflé mais cependant  a demi réussi car le film pèche par une fin décevante et un manque de clarté dans son épilogue .

il est  bon toutefois de savoir que Atomik circus est un mélange des genres inédit (comédie - film trash - mais aussi film musical - ou encore de science fiction) et qu'il est habité d'une vraie folie a l'image de films comme "Delicatessen" ou des réalisations espagnoles d'alex de la iglesias .

On peut rajouter enfin que les effets spéciaux sont a la fois de tout premier ordre et totalement kitsch  (costumes minables tout droits sortis des mauvais films SF des années 50),que la belle vanessa Y chante des chansons nouvelles et qu'on retrouve toujours avec un infini bonheur un jean pierre Marielle en grande forme ,en résumé il faut voir ce film unique et fou qui ne ressemble a rien de connu et dont le principal mérite reste son culot et son originalité.

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04/08/2005

36 quai des orfevres

 
 
 
Réalisé par un ex flic , ce film annonçé comme le renouveau du genre dans le cinéma français rate sa cible un scénario pourtant intéressant (la lutte pour le pouvoir et les relations internes entre deux flics opposés sur fond de gang de braqueurs de fourgons blindés) et un daniel auteuil encore une fois formidable ne permettent jamais pourtant a "36 quai des orfèvres "de décoller vraiment , la faute peut-être a un gérard depardieu  pachydermique qui cabotine et en fait des tonnes a des années-lumières de son jeu naturel pourtant souvent exceptionnel.
Autour d'eux on retrouve des seconds rôles  tous , excellents (andré Dussolier , daniel Duval) ou superficiels (valeria golino- rodschy zem- mylène demongeot) . Malgré de très belles séquences (-"les obsèques de valente' - 'l'attaque du fourgon ' -  'la bavure de klein '.... ) et malgré un rythme évident le film ne nous passionne jamais vraiment . on n' évite  malheureusement pas les clichés habituels du film de flics et voyous et on peut s'étonner d'une description de la vie interne du quai des orfèvres aussi déprimante heureusement Ce film est sauvé car il porté par un daniel Auteuil qui s'impose une nouvelle fois  comme l'un des plus grands acteurs français de cette décennie ,au final  un bon polar donc ,pas un grand polar bien sûr ,  juste un polar de plus.

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31/07/2005

Itinéraire d’un enfant gâté (1988)


Avant d’avoir vu le film j’avais bien entendu eu maintes fois l’occasion de visionner l’une des scènes principales de ce film la fameuse séquence dite du ‘Bonjour ‘ ou Jean-paul Belmondo revenu a paris avec Richard Anconina lui apprends a dire bonjour et cette scène plutôt réussie me laissait envisager que ce film de Claude Lelouch méritait d’être vu
Itinéraire d’un enfant gâté ayant été un grand succès populaire lors de sa sortie en 1988 une séance de rattrapage s’imposait donc.
Le résultat de cette découverte d’un film 18 ans après sa sortie en salles est malheureusement décevant.
Le film de Lelouch est prétentieux et souvent  invraisemblable, à commencer par le personnage de Sam Lion un mélange de héros dont s’est maladroitement inspiré le metteur en scène (un peu de Hemingway – une touche d’Alain Colas – beaucoup de jacques Brel) et interprété par un jean Paul Belmondo peu crédible en homme d’affaire surmené ne rêvant que de cirque , d’océans , et de grands espaces africains .
Le message du retour aux vraies valeurs est grossier pour ne pas dire risible tant Lelouch insiste sur les clichés (la séquence du lion, celle de la tempête)
Belmondo alors acteur fétiche du public français bien qu’ayant enchaîné depuis une dizaine d’années navets et films plus que dispensables (le guignolo 1980- les morfalous 1983joyeuses pâques 1984- le solitaire 1986 ) forme un duo avec un autre comédien qui n’a pas lui non plus épargné par les films ratés Richard Anconina ,comédien miraculé du box office (merci a la vérité si je mens) joue le rôle de Al petit français débrouillard qui rêve aussi de l’Afrique , les chemins du milliardaire déprimé et du petit français malin vont se croiser et le destin des deux hommes va s’en trouver changé.
Malgré quelques (rares) scènes réussies le film est d’une lourdeur de plomb auquel il convient d’ajouter une musique pesante et les vocalises insupportables de Nicole Croisille.
Enfin on sait depuis longtemps qu’il faut chez Lelouch supporter les prestations des membres de la famille alors que dire du cas de Marie sophie L, épouse a la ville du metteur en scène et fille dans le film de Sam Lion (J.P Belmondo), comédienne calamiteuse qui arrive a gâcher chaque scène quelle interprète dans ce film ?
Parmi les seconds roles tous assez mediocres seul , Daniel Gelin (le père de Al) semble tirer son épingle du jeu, son personnage de cafetier reste l’un des plus réussis du film
Itinéraire d’un enfant gâté est un film largement surestimé confirmant le peu d’intérêt a accorder au cinéma de claude lelouch, exception faite d’un homme et une femme chef d’œuvre absolu de Lelouch et petite merveille de simplicité et de pudeur et de l’aventure c’est l’aventure comédie culte des années 70
Le cas Lelouch reste surprenant car le jeune prodige qui décrocha la palme d’or du festival de cannes en 1966 a réussi pourtant sans bouleverser le cinéma a devenir l’un des metteurs français incontournables enchaînant des films jamais totalement ratés mais jamais totalement réussis non plus et cela malgré des budgets colossaux et la plupart du temps un casting de premier ordre.
itinéraire d’un enfant gâté est a l’image de la carrière de son auteur ni raté ni réussi ,il n'est qu'un film de plus dans l’océan moyen du cinéma français.

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20/07/2005

Embrassez qui vous voudrez (2002)

adapté d'une pièce a succès britannique le film de Michel Blanc associe l'humour caustique british et le cynisme décalé que le réalisateur apporte dans un univers proche (très proche) de celui de Bertrand Blier on retrouve des couples Dutronc -Rampling( parfaits !), Karin Viard -Denis Podalydes (épatants!) Carole Bouquet -Michel Blanc (survoltés !) autour d'eux se tissent des bouts d'histoires , des rencontres ,des quiproquos;et des malentendus tragi-comiques , les personnages se mentent , se quittent se retrouvent , se disputent et s'aiment
on rit beaucoup tout au long de ce film très drôle dans lequel a l' évidence les acteurs ont pris beaucoup de plaisir a jouer scénario , textes tout est en harmonie du Michel Blanc plus blanc que blanc pour cette comedie française douce amère très réussie

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02/07/2005

Un long dimanche de fiancailles

la façon de faire du cinéma de jean pierre jeunet peut en irriter certains ,ce qui ne peut pas être remis en question c'est que cette vision du cinéma est toujours passionnante et surprenante.
rebondir apres le carton mondial (et mérité) d'amelie poulain voila bien le double-challenge de jeunet d'abord et d'audrey tautou pour qui amélie a ouvert grands les portes des studios du monde entier (elle a décroché le très convoitée rôle principal féminin du très attendu Da vinci code sebastien japrisot qui a imaginé l'intrigue et les personnages qui composent cette histoire passionnante
Nous suivons donc l'intrépide Audrey Tautou qui se lance a la recherche de son premier amour ,le beau manneck (gaspard Ulliel) jeune poilu malgré lui embarqué dans la sale guerre de 14-18 et condamné a mort par les autorités militaires avec cinq autrès compagnons d'infortune
persuadée de le savoir vivant elle se lance contre l'avis de tous dans une enquête aidé par germain pire , un détective rusé et roublard ( le regrétté ticky holgado)
A ses cotés les nombreux seconds rôles (jodie foster -jean pierre darroussin - denis lavant - andré dussolier-jean paul rouve - dominique pinon ....) sont tous excellents et font de ce long dimanche de fiançailles un spectacle magnifique
Jeunet par sa conception du cinéma (Utilisation du numérique - effets spéciaux discrets) parvient a mêler images de guerre intenses et poésie filmant des personnages attachants et authentiques
l'intrigue truffée de rebondissements font de cette quete de la vérité poursuivie par mathilde (audrey tautou) une aventure passionnante de bout en bout
la belle audrey  ,plus lunaire que jamais ,par son sourire , sa grâce naturelle et son talent tire avec ce film lumineux un trait définitif sur Amelie et installe mathilde, jeune amoureuse tetue et courageuse dans nos mémoires et dans nos coeurs de cinéphiles.

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28/06/2005

Lautrec (1998)

Bien sûr il plane sur le film de Roger Planchon une ombre terrible, une ombre inévitable
Celle du Van Gogh de Maurice Pialat réalisé en 1991 chef d’œuvre incontesté qui offrit a jacques Dutronc son plus grand rôle au cinéma
Bien sur la façon d’aborder le cinéma n’est pas la même chez Pialat maître absolu et grand réalisateur et Roger Planchon grand metteur en scène de théâtre, mais réalisateur de télévision et de cinéma plus ou moins inspiré (Louis enfant roi –Dandin)
Pour en terminer avec cette comparaison inévitable la différence principale entre les deux films réside dans le choix de présenter le peintre .la ou Pialat s’attardait sur les derniers mois de la vie de Vincent Van Gogh ; Planchon lui décide de nous raconter l’itinéraire d’Henri de Toulouse-Lautrec depuis sa naissance dans une riche famille bourgeoise d’Albi a sa mort dans la souffrance a Paris 37 ans plus tard
Alors bien sur on survole ce qui fut la vie agité et torturé du plus petit des grands génies de la peinture
Régis Boyer(la lectrice-1988-louis enfant roi1992) a qui la lourde tache incombe d’incarner Lautrec s’en sort très bien tandis qu’autour de lui les seconds rôles sont interprétés par : Claude Rich (le père de Lautrec) toujours excellent, Elsa Zylberstein magnifique dans le rôle intense de Suzanne Valadon ; Jean-Marie Bigeard assez étonnant dans la peau du célèbre Aristide Bruant et Anémone qui semble décalée et ne parvient jamais pas a faire exister son personnage (celui de la mère de l’artiste)
On croise dans le film de Planchon les artistes représentatifs de cette grande époque culturelle (Renoir, Degas, van Gogh) ainsi que tout les personnages hauts en couleur du Montmartre du début du siècle dernier Bruant , la Goulue , Nini pattes en l’air ; la môme crevette ,Valentin le désossé ) héros du pavé parisien tous immortalisés sur les affiches du génial Lautrec
Au bout du compte on regarde ce film comme on feuillette un livre d’histoire de l’art pour se rafraîchir la mémoire et y découvrir l’homme derrière l’artiste, petit bonhomme malade et torturé par son handicap congénital , brûlant sa vie par les deux bouts , naviguant sans cesse des beaux salons de l’aristocratie toulousaine aux bas fonds parisiens toujours avec la même élégance et irradiant de son talent les brèves années de sa vie chaotique

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17/06/2005

Memoire éffacée (joseph Reuben 2004 )

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C’est un sujet digne de la série "X Files" jugez-en par vous-même

une américaine moyenne (Julianne Moore) n’arrive pas a oublier le souvenir de son garçon de 10 ans tué dans une catastrophe arienne avec 11 autres personnes
Suivie par un thérapeute (Gary Sinise) elle essaie avec difficulté d’exorciser sa douleur lorsque elle se rend compte que personne autour d’elle ne semble se rappeler l’existence de l’enfant, persuadée de sombrer dans la folie elle finit par accepter l’évidence avouée par son médecin et confortée par son mari a savoir que l’enfant n’a existé que dans son imagination et qu’elle est victime d’une névrose profonde.
L’histoire bascule lorsque elle rencontre un père qui vit un cauchemar identique et dont le fils d’après ses souvenirs aurait disparu dans la même tragédie aérienne
A partir de la les deux parents solidaires s’unissent pour essayer de comprendre cette incroyable énigme
Quelle est la force secrète capable d’effacer les mémoires collectives ?
Qui sont ces agents mystérieux aux pouvoirs paranormaux qui tentent de les arrêter ?
C’est aussi a partir de la que le film dérape complètement le paranormal est un sujet qui peut expliquer ou suggérer pas mal de choses encore faut –il une certaine cohérence dans son utilisation
Un peu tout et n’importe quoi donc pour tenter de faire exister le sujet et au bout du compte un film raté malgré un sujet intéressant et une excellente première demie heure
Julianne Moore, formidable comédienne (magnolia - the hours - boogie nights) s’égare (comme elle l’avait fait pour le ridicule Hannibal) et ne parvient pas a sauver ce film pourtant plein de promesses
Quant a la fin qu’on espere cohérente elle est a l’image du développement de l’histoire, embrouillée et confuse
Un film a ….Effacer de nos mémoires

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15/06/2005

Riens du tout (cédric Klapish 1992)



Le premier long-métrage de Cédric Klapish lorgne d'une maniere evidente du coté de l’humour du maître Jacques Tati mais le jeune réalisateur avec une sujet simple mais pourtant ambitieux ne fait en réalité que proposer une galerie de personnages improbables sans profondeur et d’une grande platitude et jamais il ne parvient pas a créer une cohésion entre eux
L’histoire a pour toile de fond les coulisses d’une grande société de magasins à l’image des galeries Lafayette ou la Samaritaine qui , menacée de fermeture définitive dispose d’un an pour redresser la barre et engage pour cela un nouveau directeur (Fabrice Luchini) qui va tenter de relancer un esprit d’équipe et d’entreprise auprès des nombreux employés
Nous sommes donc face a une suite de saynètes légères sans grand intérêt avec personnages stéréotypés et convenus et tout les clichés classiques de la vie en entreprise à l’aube des années 90
On regrettera que beaucoup d’excellents comédiens soient si mal employés (Daroussin Karine Viard -) et on constatera que Luchini ne semble pas très à l’aise avec un rôle qui sur le papier semblait pourtant écrit pour lui.
Quelques scènes assez drôles ne parviennent toutefois pas a sauver ce film de l’ennui, heureusement Cédric Klapish qui démarrait sa carrière cinématographique ne répétera pas les mêmes erreurs dans ses longs métrages suivants (chacun cherche son chat – un air de famille – l’auberge espagnole) qui s’avéreront de bien meilleure facture

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07/06/2005

The hours (stephen daldry 2002)

A Londres au cours des années 20 Virginia Woolf romancière tourmentée et dépressive écrit un roman " Mrs Dalloway " puis se suicide en se noyant dans la rivière qui borde sa maison
30 ans plus tard c'est le même livre qui roman accompagne le quotidien de Laura mère de famille new yorkaise
De nos jours et toujours a new york c'est encore mrs Dalloway qui illumine la vie de clarissa femme moderne ,cultivée mais terriblement seule qui se consacre aux soins et a la carrière artistique de richard écrivain et poète homosexuel atteint su sida et condamnée par la médecine
on pourrait craindre que stephen Daldry qui adapte ici un roman de david Hare nous livre un film académique au vue du sujet traité or il n'en est rien
l'itinéraire de ces 3 femmes que tout oppose mais qui pourtant se ressemblent nous est racontée avec passion et pudeur sans voyeurisme aucun .
nicole Kidman dans l'interprétation difficile de virginia Woolf est époustouflante tandis que Meryl Streep retrouve ici un rôle a la hauteur de son immense talent
quant a julianne Moore dont on sait déjà depuis quelques films qu'elle est l'une des valeurs les plus sures du cinéma mondial elle obtient là son plus beau rôle depuis le 'Magnolia'de P.T Anderson
le film fait bien entendu la part belle aux personnages féminins mais il convient de mentionner le rôle étourdissant de Ed Harris qui interprète richard l'écrivain tourmenté il compose avec ce personnage l'un des plus beaux second rôle masculin qu'il m'est était donné de voir depuis longtemps
les oscars et golden globes ne se sont pas trompés en récompensant ce film magnifique qui malgré son contenu austère (le mal de vivre,la dépression , la difficulté a trouver sa place dans la société, la maladie,le dévouement ;le besoin de liberté) n'en demeure pas moins un hymne a la vie et au courage
De plus la chute finale Inattendue qui permet au destin des héroïnes de se rejoindre est bouleversante in et conclut le film de fort belle manière

15:30 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

En avoir ou pas (laetitia masson 1995)

 

 

En avoir ou pas, de l’argent, du travail, de l’espoir, de l’amour, Laetitia Masson nous propose d’y réfléchir au travers de ce film attachant et sincère.
Cette première réalisation incarne bien le renouveau du jeune cinéma français, c’est également l’occasion d’assister a la naissance d’une belle et grande actrice Sandrine Kiberlain qui illumine ce film de sa grâce et de son talent.

Face a elle Rodschy Zem confirme encore qu’il est bien plus qu’un second rôle et Arnaud Giovannetti pour ses débuts à l’écran (ou presque) est remarquable. L’histoire est simple, les comédiens sont bons et la critique sociale que nous présente la réalisatrice se révèle juste et réaliste. Avec son film au si joli titre Laetitia Masson entre de plain pied dans le paysage cinématographique français nous l’accueillons avec bonheur

15:15 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

19/05/2005

Comme une image


Le problème quand on a mis la barre très haut en réalisant une merveille comme 'le goût des autres' c'est qu'il faut être capable de proposer ensuite un spectacle de grande qualité pour ne pas décevoir le public acquis
On ne présente plus le tandem bacri -Jaoui d'auteurs -comédiens -réalisateurs -scénariste qui font désormais partie du paysage cinématographique populaire et culturel.
alors qu'est ce qui fait que 'comme une image 'nous laisse un peu perplexe? Qu’est ce qui cloche dans ce second film d'Agnès Jaoui ?
est ce le scénario un tantinet simplet , une distribution des rôles a la limite caricature pour jean pierre Bacri(éternel bougeons et râleur) ou improbable (Jaoui professeur d'art lyrique ) ou encore le curieux choix de Marilou Berry plutôt insupportable et franchement limitée dans le registre de son interprétation ,bref, le film avance lentement sans jamais vraiment décoller ni emballer le spectateur
quelques belles séquences pourtant et des plans qui rappelle parfois le regretté Claude Sautet mais rien de transcendant ,rien qui nous remplisse de joie et de bonheur comme le goût des autres avait su si bien faire
Comme une image est certes ,un bon film français mais il est des auteurs dont le talent affirmé (et dieu sait si Agnès Jaoui en a) nous rend exigeant ,son film restera a demi réussi ou a demi raté c'est selon et même si J.P Bacri compose encore un personnage savoureux (un écrivain en panne d'inspiration qui s'interroge sur son art) ;même si les dialogues sont comme toujours soignée et ciselés tout cela ne suffit pas

04:05 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

16/05/2005

Van Helsing



Il faut assez peu de temps pour se rendre compte face a ce Van Helsing que l'on est bien devant un authentique navet ce qui me semble grave c'est que les moyens (on parle de 170 millions de Dollars ) pour réaliser ce long-métrage ont étés pharaoniques pour un résultat qui avec même avec beaucoup d'indulgence se révèle catastrophique On y retrouve un peu tout et n'importe quoi et le personnage crée par Bram stocker le génial écrivain de Dracula se retrouve face au docteur Jekyll, au docteur Frankenstein et sa créature mais aussi face a des loups-garous , a de furieuses harpies et bien sûr face a Dracula en personne interprété par l'insipide et fade richard Roxburgh Abraham van Helsing (Hugh Jackman qui fait ce qu'il peut) est perdu dans ce film fourre-tout et confus ,égaré au milieu d'effets spéciaux qui a force de vouloir épater la galerie donnent le tournis tout ici ,décors , couleur , dialogues (qui frisent parfois le ridicule ) , scénario , montage est bâclé et raté ce film qui n'a même pas le mérite d'être drôle est un total naufrage cinématographique et il faut beaucoup , beaucoup de volonté pour aller au bout des 145 minutes interminables.
Au classement des navets 2004 van Helsing réalisé par Hugh Sommers (déjà auteur de la risible momie et de son retour Inutile ) se place donc en très bonne position, peut être même sur le podium gagnant.

06:20 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

15/05/2005

Le convoyeur

Le convoyeur c'est donc Albert Dupontel déjà très bien dans Bernie , ici  dans le film de Nicolas Boukhrief , il se révèle parfait ,inquiétant a souhait il y interprète a merveille un personnage de dépressif largué et malade qui trouve un emploi dans une société de convoyeurs de fonds
On ne sait rien du passé de cet homme sinon que sa vie nous semble pleine de solitude et de tristesse
c'est l'univers dépeint par le metteur en scène pour illustrer l'environnement professionnel de Nicolas (Dupontel) qui me gêne et entache la crédibilité du film car on a la désagréable impression que son entourage n'est qu'un ramassis de pauvres types ratés ,paumés , alcooliques , drogués tous policiers ratés sans scrupules ni états d'âmes et même si cette caricature se veut volontairement exagérée elle en devient dans le cas présent carrément insultante
Que dire du scénario ?
intéressant jusqu'au deux tiers du film il bascule ensuite dans un final assez grand guignolesque tout aussi invraisemblable que les personnages autour duquel l'histoire évolue
jean Dujardin (pas encore devenu le triste et pitoyable Brice de Nice que l'on connaît aujourd'hui ) est peu crédible , Aure Atika fait une apparition dans un personnage inutile et totalement étranger a l'histoire , seul dans cet univers de comédiens en déroute ,Francois Berléand s'en tire plutôt bien (comme souvent ) Quant a Dupontel il se révèle malgré tout grand comédien dans ce film médiocre qu’il tente de sauver en vain .

12:10 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

12/05/2005

Hannibal

comme souvent dans le cas des suites apportées a un grand film (et quel grand film!) on craint que le succès du premier volet n'empêche sa suite d'exister le passé a prouvé que l'on pouvait cependant réussir cette délicate et périlleuse tentative dans le cas d'hannibal suite du  légendaire "silence des agneaux" (jonathan Demme 1990) la présence du réalisateur ridley Scott(thelma & louise - alien le 8ème passager - duellistes - blade runner) semblait être une garantie d'obtenir une suite convenable aux aventures du docteur Hannibal Lecter malheureusement il n'en est rien , pire encore ridley Scott en voulant se démarquer complètement du modèle de son prédécesseur passe a coté du sujet le choix de Julianne moore dans le rôle de l'agent clarence Sterling du F.B.I (auparavant interprétré de fort brillante manière par une Jodie Foster ressuscitée pour l'occasion ) n'est pas des plus cohérent en effet pour cette suite censée se dérouler 10 ans après le silence des agneaux , Scott choisit une actrice qui fait encore plus jeune et plus inexperimentée que l'etait jodie foster ( je reste convaincu qu'une comédienne plus agée et plus mature m'aurait semblé plus a propos pour ce rôle) ,De plus  le scénario nous propose des personnages peu intéressants a la limite du grotesque ( ray liotta - gary oldman) mais le plus grave est l'orientation du film vers une tendance gore-chic ce qui amène un résultat désastreux et un film qui sombre dans l'invraisemblable et le ridicule (la scène des sangliers - celle du centre commercial ou clarence est guidée par la voix de lecter et enfin la fameuse scène dite ' de la cervelle' toutes dignes d'un mauvais film d'horreur de série Z Dans le cas d'Hannibal pas de tendance kitsch pas d'humour comme dans la majorité de ces series Z Sans prétention , non! ici au contraire tout cela se prend très au sérieux et reste d'une grotesque prétention. Comment Anthony Hopkins oscarisé pour le personnage de Lecter a t'il pu se laisser convaincre de saboter ainsi son personnage ? en conclusion on peut affirmer que rarement une suite n'était aussi attendue et cette attente se solde au final  par une immense déception.

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