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20/07/2005

Embrassez qui vous voudrez (2002)

adapté d'une pièce a succès britannique le film de Michel Blanc associe l'humour caustique british et le cynisme décalé que le réalisateur apporte dans un univers proche (très proche) de celui de Bertrand Blier on retrouve des couples Dutronc -Rampling( parfaits !), Karin Viard -Denis Podalydes (épatants!) Carole Bouquet -Michel Blanc (survoltés !) autour d'eux se tissent des bouts d'histoires , des rencontres ,des quiproquos;et des malentendus tragi-comiques , les personnages se mentent , se quittent se retrouvent , se disputent et s'aiment
on rit beaucoup tout au long de ce film très drôle dans lequel a l' évidence les acteurs ont pris beaucoup de plaisir a jouer scénario , textes tout est en harmonie du Michel Blanc plus blanc que blanc pour cette comedie française douce amère très réussie

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02/07/2005

Un long dimanche de fiancailles

la façon de faire du cinéma de jean pierre jeunet peut en irriter certains ,ce qui ne peut pas être remis en question c'est que cette vision du cinéma est toujours passionnante et surprenante.
rebondir apres le carton mondial (et mérité) d'amelie poulain voila bien le double-challenge de jeunet d'abord et d'audrey tautou pour qui amélie a ouvert grands les portes des studios du monde entier (elle a décroché le très convoitée rôle principal féminin du très attendu Da vinci code sebastien japrisot qui a imaginé l'intrigue et les personnages qui composent cette histoire passionnante
Nous suivons donc l'intrépide Audrey Tautou qui se lance a la recherche de son premier amour ,le beau manneck (gaspard Ulliel) jeune poilu malgré lui embarqué dans la sale guerre de 14-18 et condamné a mort par les autorités militaires avec cinq autrès compagnons d'infortune
persuadée de le savoir vivant elle se lance contre l'avis de tous dans une enquête aidé par germain pire , un détective rusé et roublard ( le regrétté ticky holgado)
A ses cotés les nombreux seconds rôles (jodie foster -jean pierre darroussin - denis lavant - andré dussolier-jean paul rouve - dominique pinon ....) sont tous excellents et font de ce long dimanche de fiançailles un spectacle magnifique
Jeunet par sa conception du cinéma (Utilisation du numérique - effets spéciaux discrets) parvient a mêler images de guerre intenses et poésie filmant des personnages attachants et authentiques
l'intrigue truffée de rebondissements font de cette quete de la vérité poursuivie par mathilde (audrey tautou) une aventure passionnante de bout en bout
la belle audrey  ,plus lunaire que jamais ,par son sourire , sa grâce naturelle et son talent tire avec ce film lumineux un trait définitif sur Amelie et installe mathilde, jeune amoureuse tetue et courageuse dans nos mémoires et dans nos coeurs de cinéphiles.

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28/06/2005

Lautrec (1998)

Bien sûr il plane sur le film de Roger Planchon une ombre terrible, une ombre inévitable
Celle du Van Gogh de Maurice Pialat réalisé en 1991 chef d’œuvre incontesté qui offrit a jacques Dutronc son plus grand rôle au cinéma
Bien sur la façon d’aborder le cinéma n’est pas la même chez Pialat maître absolu et grand réalisateur et Roger Planchon grand metteur en scène de théâtre, mais réalisateur de télévision et de cinéma plus ou moins inspiré (Louis enfant roi –Dandin)
Pour en terminer avec cette comparaison inévitable la différence principale entre les deux films réside dans le choix de présenter le peintre .la ou Pialat s’attardait sur les derniers mois de la vie de Vincent Van Gogh ; Planchon lui décide de nous raconter l’itinéraire d’Henri de Toulouse-Lautrec depuis sa naissance dans une riche famille bourgeoise d’Albi a sa mort dans la souffrance a Paris 37 ans plus tard
Alors bien sur on survole ce qui fut la vie agité et torturé du plus petit des grands génies de la peinture
Régis Boyer(la lectrice-1988-louis enfant roi1992) a qui la lourde tache incombe d’incarner Lautrec s’en sort très bien tandis qu’autour de lui les seconds rôles sont interprétés par : Claude Rich (le père de Lautrec) toujours excellent, Elsa Zylberstein magnifique dans le rôle intense de Suzanne Valadon ; Jean-Marie Bigeard assez étonnant dans la peau du célèbre Aristide Bruant et Anémone qui semble décalée et ne parvient jamais pas a faire exister son personnage (celui de la mère de l’artiste)
On croise dans le film de Planchon les artistes représentatifs de cette grande époque culturelle (Renoir, Degas, van Gogh) ainsi que tout les personnages hauts en couleur du Montmartre du début du siècle dernier Bruant , la Goulue , Nini pattes en l’air ; la môme crevette ,Valentin le désossé ) héros du pavé parisien tous immortalisés sur les affiches du génial Lautrec
Au bout du compte on regarde ce film comme on feuillette un livre d’histoire de l’art pour se rafraîchir la mémoire et y découvrir l’homme derrière l’artiste, petit bonhomme malade et torturé par son handicap congénital , brûlant sa vie par les deux bouts , naviguant sans cesse des beaux salons de l’aristocratie toulousaine aux bas fonds parisiens toujours avec la même élégance et irradiant de son talent les brèves années de sa vie chaotique

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17/06/2005

Memoire éffacée (joseph Reuben)

 

C’est un sujet digne de la série "X Files" jugez-en par vous-même une américaine moyenne (Julianne Moore) n’arrive pas a oublier le souvenir de son garçon de 10 ans tué dans une catastrophe arienne avec 11 autres personnes
Suivie par un thérapeute (Gary Sinise) elle essaie avec difficulté d’exorciser sa douleur lorsque elle se rend compte que personne autour d’elle ne semble se rappeler l’existence de l’enfant, persuadée de sombrer dans la folie elle finit par accepter l’évidence avouée par son médecin et confortée par son mari a savoir que l’enfant n’a existé que dans son imagination et qu’elle est victime d’une névrose profonde.
L’histoire bascule lorsque elle rencontre un père qui vit un cauchemar identique et dont le fils d’après ses souvenirs aurait disparu dans la même tragédie aérienne
A partir de la les deux parents solidaires s’unissent pour essayer de comprendre cette incroyable énigme
Quelle est la force secrète capable d’effacer les mémoires collectives ?
Qui sont ces agents mystérieux aux pouvoirs paranormaux qui tentent de les arrêter ?
C’est aussi a partir de la que le film dérape complètement le paranormal est un sujet qui peut expliquer ou suggérer pas mal de choses encore faut –il une certaine cohérence dans son utilisation
Un peu tout et n’importe quoi donc pour tenter de faire exister le sujet et au bout du compte un film raté malgré un sujet intéressant et une excellente première demie heure
Julianne Moore, formidable comédienne (magnolia - the hours - boogie nights) s’égare (comme elle l’avait fait pour le ridicule Hannibal) et ne parvient pas a sauver ce film pourtant plein de promesses
Quant a la fin qu’on espere cohérente elle est a l’image du développement de l’histoire, embrouillée et confuse
Un film a ….Effacer de nos mémoires

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15/06/2005

Riens du tout (cédric Klapish 1992)



Le premier long-métrage de Cédric Klapish lorgne d'une maniere evidente du coté de l’humour du maître Jacques Tati mais le jeune réalisateur avec une sujet simple mais pourtant ambitieux ne fait en réalité que proposer une galerie de personnages improbables sans profondeur et d’une grande platitude et jamais il ne parvient pas a créer une cohésion entre eux
L’histoire a pour toile de fond les coulisses d’une grande société de magasins à l’image des galeries Lafayette ou la Samaritaine qui , menacée de fermeture définitive dispose d’un an pour redresser la barre et engage pour cela un nouveau directeur (Fabrice Luchini) qui va tenter de relancer un esprit d’équipe et d’entreprise auprès des nombreux employés
Nous sommes donc face a une suite de saynètes légères sans grand intérêt avec personnages stéréotypés et convenus et tout les clichés classiques de la vie en entreprise à l’aube des années 90
On regrettera que beaucoup d’excellents comédiens soient si mal employés (Daroussin Karine Viard -) et on constatera que Luchini ne semble pas très à l’aise avec un rôle qui sur le papier semblait pourtant écrit pour lui.
Quelques scènes assez drôles ne parviennent toutefois pas a sauver ce film de l’ennui, heureusement Cédric Klapish qui démarrait sa carrière cinématographique ne répétera pas les mêmes erreurs dans ses longs métrages suivants (chacun cherche son chat – un air de famille – l’auberge espagnole) qui s’avéreront de bien meilleure facture

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07/06/2005

The hours (stephen daldry 2002)

A Londres au cours des années 20 Virginia Woolf romancière tourmentée et dépressive écrit un roman " Mrs Dalloway " puis se suicide en se noyant dans la rivière qui borde sa maison
30 ans plus tard c'est le même livre qui roman accompagne le quotidien de Laura mère de famille new yorkaise
De nos jours et toujours a new york c'est encore mrs Dalloway qui illumine la vie de clarissa femme moderne ,cultivée mais terriblement seule qui se consacre aux soins et a la carrière artistique de richard écrivain et poète homosexuel atteint su sida et condamnée par la médecine
on pourrait craindre que stephen Daldry qui adapte ici un roman de david Hare nous livre un film académique au vue du sujet traité or il n'en est rien
l'itinéraire de ces 3 femmes que tout oppose mais qui pourtant se ressemblent nous est racontée avec passion et pudeur sans voyeurisme aucun .
nicole Kidman dans l'interprétation difficile de virginia Woolf est époustouflante tandis que Meryl Streep retrouve ici un rôle a la hauteur de son immense talent
quant a julianne Moore dont on sait déjà depuis quelques films qu'elle est l'une des valeurs les plus sures du cinéma mondial elle obtient là son plus beau rôle depuis le 'Magnolia'de P.T Anderson
le film fait bien entendu la part belle aux personnages féminins mais il convient de mentionner le rôle étourdissant de Ed Harris qui interprète richard l'écrivain tourmenté il compose avec ce personnage l'un des plus beaux second rôle masculin qu'il m'est était donné de voir depuis longtemps
les oscars et golden globes ne se sont pas trompés en récompensant ce film magnifique qui malgré son contenu austère (le mal de vivre,la dépression , la difficulté a trouver sa place dans la société, la maladie,le dévouement ;le besoin de liberté) n'en demeure pas moins un hymne a la vie et au courage
De plus la chute finale Inattendue qui permet au destin des héroïnes de se rejoindre est bouleversante in et conclut le film de fort belle manière

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En avoir ou pas (laetitia masson 1995)

 

 

En avoir ou pas, de l’argent, du travail, de l’espoir, de l’amour, Laetitia Masson nous propose d’y réfléchir au travers de ce film attachant et sincère.
Cette première réalisation incarne bien le renouveau du jeune cinéma français, c’est également l’occasion d’assister a la naissance d’une belle et grande actrice Sandrine Kiberlain qui illumine ce film de sa grâce et de son talent.

Face a elle Rodschy Zem confirme encore qu’il est bien plus qu’un second rôle et Arnaud Giovannetti pour ses débuts à l’écran (ou presque) est remarquable. L’histoire est simple, les comédiens sont bons et la critique sociale que nous présente la réalisatrice se révèle juste et réaliste. Avec son film au si joli titre Laetitia Masson entre de plain pied dans le paysage cinématographique français nous l’accueillons avec bonheur

15:15 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

19/05/2005

Comme une image


Le problème quand on a mis la barre très haut en réalisant une merveille comme 'le goût des autres' c'est qu'il faut être capable de proposer ensuite un spectacle de grande qualité pour ne pas décevoir le public acquis
On ne présente plus le tandem bacri -Jaoui d'auteurs -comédiens -réalisateurs -scénariste qui font désormais partie du paysage cinématographique populaire et culturel.
alors qu'est ce qui fait que 'comme une image 'nous laisse un peu perplexe? Qu’est ce qui cloche dans ce second film d'Agnès Jaoui ?
est ce le scénario un tantinet simplet , une distribution des rôles a la limite caricature pour jean pierre Bacri(éternel bougeons et râleur) ou improbable (Jaoui professeur d'art lyrique ) ou encore le curieux choix de Marilou Berry plutôt insupportable et franchement limitée dans le registre de son interprétation ,bref, le film avance lentement sans jamais vraiment décoller ni emballer le spectateur
quelques belles séquences pourtant et des plans qui rappelle parfois le regretté Claude Sautet mais rien de transcendant ,rien qui nous remplisse de joie et de bonheur comme le goût des autres avait su si bien faire
Comme une image est certes ,un bon film français mais il est des auteurs dont le talent affirmé (et dieu sait si Agnès Jaoui en a) nous rend exigeant ,son film restera a demi réussi ou a demi raté c'est selon et même si J.P Bacri compose encore un personnage savoureux (un écrivain en panne d'inspiration qui s'interroge sur son art) ;même si les dialogues sont comme toujours soignée et ciselés tout cela ne suffit pas

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16/05/2005

Van Helsing



Il faut assez peu de temps pour se rendre compte face a ce Van Helsing que l'on est bien devant un authentique navet ce qui me semble grave c'est que les moyens (on parle de 170 millions de Dollars ) pour réaliser ce long-métrage ont étés pharaoniques pour un résultat qui avec même avec beaucoup d'indulgence se révèle catastrophique On y retrouve un peu tout et n'importe quoi et le personnage crée par Bram stocker le génial écrivain de Dracula se retrouve face au docteur Jekyll, au docteur Frankenstein et sa créature mais aussi face a des loups-garous , a de furieuses harpies et bien sûr face a Dracula en personne interprété par l'insipide et fade richard Roxburgh Abraham van Helsing (Hugh Jackman qui fait ce qu'il peut) est perdu dans ce film fourre-tout et confus ,égaré au milieu d'effets spéciaux qui a force de vouloir épater la galerie donnent le tournis tout ici ,décors , couleur , dialogues (qui frisent parfois le ridicule ) , scénario , montage est bâclé et raté ce film qui n'a même pas le mérite d'être drôle est un total naufrage cinématographique et il faut beaucoup , beaucoup de volonté pour aller au bout des 145 minutes interminables.
Au classement des navets 2004 van Helsing réalisé par Hugh Sommers (déjà auteur de la risible momie et de son retour Inutile ) se place donc en très bonne position, peut être même sur le podium gagnant.

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15/05/2005

Le convoyeur

Le convoyeur c'est donc Albert Dupontel déjà très bien dans Bernie , ici  dans le film de Nicolas Boukhrief , il se révèle parfait ,inquiétant a souhait il y interprète a merveille un personnage de dépressif largué et malade qui trouve un emploi dans une société de convoyeurs de fonds
On ne sait rien du passé de cet homme sinon que sa vie nous semble pleine de solitude et de tristesse
c'est l'univers dépeint par le metteur en scène pour illustrer l'environnement professionnel de Nicolas (Dupontel) qui me gêne et entache la crédibilité du film car on a la désagréable impression que son entourage n'est qu'un ramassis de pauvres types ratés ,paumés , alcooliques , drogués tous policiers ratés sans scrupules ni états d'âmes et même si cette caricature se veut volontairement exagérée elle en devient dans le cas présent carrément insultante
Que dire du scénario ?
intéressant jusqu'au deux tiers du film il bascule ensuite dans un final assez grand guignolesque tout aussi invraisemblable que les personnages autour duquel l'histoire évolue
jean Dujardin (pas encore devenu le triste et pitoyable Brice de Nice que l'on connaît aujourd'hui ) est peu crédible , Aure Atika fait une apparition dans un personnage inutile et totalement étranger a l'histoire , seul dans cet univers de comédiens en déroute ,Francois Berléand s'en tire plutôt bien (comme souvent ) Quant a Dupontel il se révèle malgré tout grand comédien dans ce film médiocre qu’il tente de sauver en vain .

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12/05/2005

Hannibal

comme souvent dans le cas des suites apportées a un grand film (et quel grand film!) on craint que le succès du premier volet n'empêche sa suite d'exister le passé a prouvé que l'on pouvait cependant réussir cette délicate et périlleuse tentative dans le cas d'hannibal suite du  légendaire "silence des agneaux" (jonathan Demme 1990) la présence du réalisateur ridley Scott(thelma & louise - alien le 8ème passager - duellistes - blade runner) semblait être une garantie d'obtenir une suite convenable aux aventures du docteur Hannibal Lecter malheureusement il n'en est rien , pire encore ridley Scott en voulant se démarquer complètement du modèle de son prédécesseur passe a coté du sujet le choix de Julianne moore dans le rôle de l'agent clarence Sterling du F.B.I (auparavant interprétré de fort brillante manière par une Jodie Foster ressuscitée pour l'occasion ) n'est pas des plus cohérent en effet pour cette suite censée se dérouler 10 ans après le silence des agneaux , Scott choisit une actrice qui fait encore plus jeune et plus inexperimentée que l'etait jodie foster ( je reste convaincu qu'une comédienne plus agée et plus mature m'aurait semblé plus a propos pour ce rôle) ,De plus  le scénario nous propose des personnages peu intéressants a la limite du grotesque ( ray liotta - gary oldman) mais le plus grave est l'orientation du film vers une tendance gore-chic ce qui amène un résultat désastreux et un film qui sombre dans l'invraisemblable et le ridicule (la scène des sangliers - celle du centre commercial ou clarence est guidée par la voix de lecter et enfin la fameuse scène dite ' de la cervelle' toutes dignes d'un mauvais film d'horreur de série Z Dans le cas d'Hannibal pas de tendance kitsch pas d'humour comme dans la majorité de ces series Z Sans prétention , non! ici au contraire tout cela se prend très au sérieux et reste d'une grotesque prétention. Comment Anthony Hopkins oscarisé pour le personnage de Lecter a t'il pu se laisser convaincre de saboter ainsi son personnage ? en conclusion on peut affirmer que rarement une suite n'était aussi attendue et cette attente se solde au final  par une immense déception.

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06/05/2005

Gangs of new-york

C’est certainement l’un des films les plus attendus de ces dernières années car il fut repoussé maintes fois par Scorsese pour des multiples raisons pour finalement etre livré aux yeux du monde et nous eblouir  La grande inconnue du film était l’association entre le grand réalisateur qui n’est pas cette fois ci entouré de ses comédiens fétiches (Robert De Niro,  et Joe Pesci mais qui retrouve après ‘Le temps de l’innocence’ l’immense Daniel Day Lewis) accompagné ici de l’idole de toute une génération d’adolescentes Léonardo di Caprio.
Que dire sinon que cela fonctionne a merveille , Di Caprio deja excellent dans "arrêtes moi si tu peux '  le film de steven Spielberg  est remarquable tout au long de cette saga violente sur le thème de la vengeance , mais c’est évidemment la performance hallucinée de Daniel Day .Lewis qui nous éblouit et nous laisse pantois.
On peut affirmer sans prendre de risque que son personnage de Bill ‘the Butcher’  s’inscrit indiscutablement parmi les plus grands méchants de l’histoire du cinéma . Le 3ème rôle de cette épopée revient a Cameron Diaz qui s’en tire , comme toujours, plutôt bien. Les  autres seconds rôles sont quant a eux magnifiques d’humanité, de sincérité ou de cruauté .
Les décors démesurés du film sont absolument éblouissants et gigantesques et sont l’œuvre de l’un des plus grands décorateurs du 7ème art Dante Ferretti qui a longtemps travaillé avec Fédérico Fellini et qui pour Gangs of New-York a entièrement reconstruit un quartier américain dans Cinécitta. Il est totalement  impossible d’imaginer la somme titanesque de travail que cela dût représenter (même le port est reconstruit pour le besoin du film)
Les costumes signés cathy Powell sont également un élément important de la beauté visuelle de ce film hors normes ou tout semble colossal
Cette page terrible de l’histoire des Etats –Unis qu’est la rébellion du peuple de la rue a la congrégation reste encore une épopée sanglante souvent ignorée des américains eux-mêmes le sujet est pourtant passionnant et bouleversant ,il  sert de toile de fond a une implacable histoire de vengeance entre Amsterdam(Di Caprio) et Bill the Butcher(D.D.Lewis). Les combats de rues sont filmés avec une maîtrise totale et la reconstitution historique des modes de vie des bas-fonds de l’époque est poignante de vérité et d’authenticité.
Meme si on peut reprocher par moments une certaine confusion , ce film est une très grande réussite et s'impose incontestablement comme le film d’un véritable maître du cinéma contemporain.

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26/04/2005

Alien vs predator

 

 

 

 

 

 

 

grand fan de la série des "aliens" l'une des rares sagas cinématographiques ayant  su garder un excellent niveau dans son évolution je me devais de visionner le cinquième volet inspiré par la créature fantastique qui nous avait fait frémir sous la caméra de grands réalisateurs comme Ridley Scott ou David fincher.   Méfiant au regard du metteur en scène parfaitement inconnu , de l'absence de comédiens importants (Sigourney Weaver en tête) et surtout de l'invraisemblable sujet abordé j 'étais quasiment persuadé d'etre décu mais malgré  tout jamais je n'aurai imaginé de me retrouver face a un film d'un tel niveau de bêtise et de stupidité.

En pratiquant un mélange de genres (toujours risqué) qui frise la débilité alien vs predator ne peut même pas se classer parmi les séries Z (qui elles au moins ont le mérite de ne pas se prendre au sérieux )

Ce n'est Malheureusement  pas le cas de ce navet intégral qui lorgne dans toutes les directions sans jamais réussir le moindre de ses effets , pas grand chose donc qui puisse nous procurer le plaisir de retrouver les créatures d'alien qui sont ici confrontés aux chasseurs prédateurs et aux pauvres humains qui ont derangés tout ce joli petit monde qui coulaient des jours paisibles sous la banquise depuis une centaine d'années

Mélant avec un sérieux risible les philosophies incas , aztèques et égyptiennes , ce film sans aucun lien avec les scénarios des Aliens précédents et qui emprunte plutôt a  'the thing" ou encore a "stargate' certaines de ces idées majeures est un ratage total

zéro pointé donc pour ce consternant alien qui ne fait ni peur ni rire je pense a la tete de Sigourney Weaver ou a celle de Ridley Scott qui ont du bien rigoler si comme moi il ont eu assez de temps a perdre pour regarder une telle bêtise.

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18/04/2005

Rencontre

rencontre

Pour un amateur de cinéma rencontrer un grand metteur en scène du cinéma mondial reste toujours un grand moment d'emotion et d'echange culturel
j'ai eu la chance dans le cadre de mon travail d'echanger des propos , des avis , avec Mr Sidney Pollack cinéaste americain de grand talent comme le rappelle ci dessous la liste de ses films les plus importants d'On achève bien les chevaux (1969)l'adaptation d'Horace Mc Coy qui révéla Jane Fonda a Out of africa (1985)adaptation de karen blixen avec meryl Streep et Robert Redford oscar du meilleur film veritable point culminant de la carrière de Pollack en passant par Jeremiah johnson (1972) et les 3 jours du condor(1975) ) toujours avec Redford san oublier Tootsie (1982) qui permit a Dustin hoffman d'interpreter l'un des roles les plus marquants de sa magnifique carrière
Comedien au service des autres ,on se souvient de maris et femmes réalisé par Woody allen ,the player réalisé par robert Altman ou encore Eyes whide shut ou il remplaca Harvey keitel au pied levé apres les différents de ce dernier avec le réalisateur Stanley Kubrick
ce fut donc un immense plaisir de discuter dans mon anglais approximatif avec ce grand realisateur et d'echanger quelques propos sur le cinéma et les comediens d'aujourd'hui

15/04/2005

Ray (Taylord Hackford 2005)

Disparu récemment  Ray Charles, que Dylan et Sinatra (excusez du peu!) considéraient comme le plus grand artiste de tout les temps méritait plus que tout autre  de voir  l'incroyable destinée de sa vie adaptée au cinéma .
c'est chose faite avec ce film très réussi de Taylord Hackford pour Universal Studios
Le film sans jamais sombrer dans le mélo nous raconte le parcours incroyable de Ray Charles Robinson enfant aveugle né dans une famille misérable du sud des états-Unis et qui va par son talent et son courage devenir l'une des figures artistiques marquantes de ce siècle

le film est littéralement porté par Jamie Foxx qui réalise dans son interprétation du musicien une performance inouïe ou l'on mesure a chaque scène le travail acharnée réalisé pour se glisser a ce point dans la peau de son personnage.jamie Foxx est totalement fantastique et sa performance récompensée a juste titre d'un oscar n'est que justice
il est entouré par des seconds rôles excellents incarnant les personnalités importantes et la vie de Ray Charles tout au long de sa vie (Kerey Washington dans le rôle de l'épouse de Ray ou encore Regina King (dans le rôle de Margie sa maîtresse et choriste qui sacrifia sa vie a Ray)
Le film fait la part belle a la période atlantic de Ray , période ou parti de rien le pianiste par son talent et son génie a mis l'industrie du disque a ses pieds mais le film, cependant ne cache pas la face sombre du musicien (toxicomanie - infidélités - ) et ne se contente pas de nous dresser un portrait idyllique du célèbre artiste , bien au contraire il met en avant la difficulté et les dilemmes rencontrés par ray Charles dans son quotidien (sa solitude intérieure due a sa cécité , son manque d'engagement tardif dans l'émancipation du peuple noir (avant ses prises de positions fermes et définitives qui aboutirent a faire avancer les choses considérablement) le scénario insiste aussi sur l'influence considérable de sa mère qui refusa toute sa vie de le considérer comme un infirme et l'encouragea a se comporter comme un homme comme les autres malgré son lourd handicap
le film nous permet également de pénétrer dans les coulisses des studios et des maisons de disques ,des salles de spectacles et dans l'intimité de tous ceux qui ont sacrifiés leur vie a leur passion de la musique on y croise les personnages incarnant Art Tatum, Quincy jones ; ahrmet Ertegun ou encore Jerry wexler tous personnages clés d'une époque bénie
Bien sur la bande son est irréprochable mais comment aurait-il pu en être autrement avec la discographie exceptionnelle du grand Ray Charles ?
On tapera du pied donc , sur des standards intemporels comme 'hit the road jack - unchain my >heart , hallelujah I love you so ,on frémira en entendant pour la énième fois pourtant Georgia on my mind et on assistera médusé a la création de Whad'I say pour mesurer au bout du compte l'etendue de la perte d'un si grand artiste

16:40 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ray, ray charles, jamie foxx

18/02/2005

Big fish -tim burton (2004)



Un géant , une sorcière , des clowns ,des siamoises ,un poisson-chat, une citée perdue au milieu de la foret , des araignées gigantesques , mais aussi … un œil de verre prémonitoire,une tempête , un loup-garou une petite fille voleuse de chaussures ; un poète - braqueur de banque ;des abeilles des jonquilles des éléphants , un dompteur ,la vie , la mort ,l’amour ;le courage ,l’enfance ; la peur , le rire ,les larmes.
Bienvenue dans le monde magique et dans l’univers onirique de Tim Burton, bienvenue dans une aventure où le réel croise l’imaginaire pour se confondre et ne faire plus qu’un.
C’est donc encore tim Burton éternel grand enfant du cinéma mondial qui réalise ce film totalement jubilatoire chargé d’émotion et de poésie.
En nous émerveillant avec Big fish Tim Burton se fait ainsi largement pardonner sa médiocre adaptation de ‘ la planète des singes réalisée en 2001 (un film de commande des studios réalisé sans conviction et sans âme) et nous sommes ici de retour dans l’univers proche d’Edward aux mains d’argent ou de l’étrange noël de Mr Jack pour notre plus grand bonheur
Vivre sa vie comme on l’a rêvée, y croire si fort que l’impossible devient possible, parvenir a rendre crédible l’invraisemblable c’est le tour de force au quotidien d’ Edward Bloom , héros de ce film dont l’histoire se déroule sur deux générations ; conteur hors pair, bluffeur, charmeur qui construit sa vie comme un conte d’enfant, a mi-chemin entre rêve et réalité , entre mensonges et vérités et c’est la quête de ce père si proche mais pourtant si lointain que Tim Burton nous raconte
C’est évidemment comme souvent chez Tim Burton, le droit a la différence qui reste la toile de fond de cette aventure ou chacun y trouvera sa propre vérité, son propre message et un regard neuf sur la vie.
Un mot des comédiens sensationnels qui réunis autour du génial et bouleversant Albert Finney sont tous remarquables, Ewan Mc Gregor qui choisit encore une fois un film marquant, Billy Crudup, Helena Bonham Carter (Madame Tim burton a la ville) ; Danny De Vito, Steve Buscemi, Jessica Lange et Marion Cotillard , ils complètent avec bonheur la distribution, tous sont épatants, tous sont a l’image de ce film : Lumineux

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30/12/2004

Las -Vegas parano ( Terry Gillian 1998)

Le roman de Hunther Thompson ,véritable électrochoc littéraire s’annonçait impossible a adapter .Avec Terry Gillian à la réalisation et rassuré des succès passés que furent Brazil et le baron de Munchausen on attendait un résultat intéressant mais il n’en est rien et Las Vegas-parano ne fait illusion q’une vingtaine de minutes car rapidement l’absence évidente de scénario cohérent plonge le film dans une succession de délires toxicomanes auquel le spectateur assiste impuissant comme devant une grande fête a laquelle il ne serait pas invité.
Johnny Deep qui, habituellement choisi bien ses rôles s’égare dans cette adaptation inutile et ratée du célèbre roman.
Pour ceux et celles qui n’ont pas encore lu l’O.V.N.I littéraire d’ Hunther Thompson ; procurez vous ce chef-d’œuvre et après lecture vous comprendrez a coup sûr la sévérité de mon jugement quant a son adaptation

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29/12/2004

Scènes de ménage dans un centre commercial (Paul Mazursky 1991)



 

 

 

 

 

Raté, bien essayé mais raté….Il ne suffit pas d’une intrigue de couple et d’un titre a la Woody Allen pour faire du Woody Allen.Le génial new-yorkais n’est pourtant pas bien loin puisqu’il est l’interprète principal de cette mauvaise comédie.
Tout est cliché dans les aventures de cet invraisemblable couple de quadras californiens.(Mazursky n’a pas du oser situer l’action a New York) et on frise souvent le ridicule (la scène de l’amour au cinéma ).

On est absolument consterné de voir Woody Allen s’agiter en vain tristement durant 1H et demie (affublé , le pauvre d’un catogan grotesque)et on constatera une fois de plus que Bette Midler n’est pas vraiment drôle (n’est pas Diane Keaton qui veut ).
On imagine évidemment le même scénario, le même film avec une réalisationtalentueuse, en attendant une chose est certaine cet ersatz de comédie faussement intello est a éviter absolument.

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22/12/2004

Cuisine et dependances (1993)

 

Adaptation cinéma d’une pièce a succès Cuisine et dépendances est une comédie réussie ou l’on rit beaucoup, on retrouve l’humour caustique et acide propre a l’écriture du tandem jean pierre Bacri – Agnès Jaoui (tous deux également interprètes dans ce film).

Les comédiens qui les entourent sont tous parfaits ; notamment Zabou totalement déchaînée qui obtient la l’un des meilleurs rôles de sa carrière.
Le coup de génie du scénario consiste à faire graviter l’histoire dans un huis clos de sept personnages dont deux ne seront jamais visibles par le spectateur.
Ce premier grand succès public pour le couple Bacri-Jaoui annonçait le début d’une immense popularité ,le grand talent d'auteur du couple a pu par la suite s'affirmer avec des films comme 'le goût des autres' 'on connait la chanson' ou encore 'comme une image'

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20/12/2004

La famille adams (1991)

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous voilà devant un petit bijou d’humour avec des comédiens (Christina Ricci, Raul Julia, angélica Huston, Christopher Lloyd) tous excellents dans cette adaptation réussie de l’univers hilarant de
dessinateur de bandes- dessinées des années 40.
Le film nous entraîne dans un univers d’une invraisemblable drôlerie mêlant le caustique, le cynisme et le burlesque avec brio.
Les décors d’une beauté presque surnaturelle sont somptueux (on pense a Tim Burton) et Barry Sonnenfeld a su mélanger le fantastique délirant et l’humour noir féroce pour nous livrer ce petit film jubilatoire qui a tout les atouts pour devenir un film-culte des années 90. A consommer de 7 a 77 ans sans modération.

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