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07/01/2006

Beaumarchais l'insolent (edouard Molinaro -1995)

 

Adaptation d’une pièce de Sacha Guitry par Edouard Molinaro qu’on a connu plus inspiré (mon oncle benjamin – l’emmerdeur –la cage aux folles mais c ‘était il y a bien longtemps déjà) Beaumarchais ,l’insolent  met en scène  la tumultueuse période de la vie de Beaumarchais entre la fin du règne de louis XV et le début de celui de louis XVI.

Horloger , dramaturge ,politicien , espion , tantôt adulé des foules ,tantôt jeté en prison le personnage haut en couleurs fait partie des grandes figures de notre histoire de France.

C’est Fabrice Luchini  qui interprète le rôle de Beaumarchais et on peut dire qu’il s’en titre plutôt bien  ,avec élégance et subtilité cependant son cabotinage  est parfois  agaçant .

Autour de lui pléiade de seconds rôles (Claire NeboutManuel BlancSandrine Kiberlain)  et une multitude de grands comédiens qui honorent le film de quelques répliques (Michel SerraultJacques WeberJean Claude BrialyMichel PiccoliJean YanneMartin LamotteAlain Chabat))

Malgré toute la bonne volonté de tout ce beau monde  , malgré des décors soignés  , un scénario  et des dialogues appliqués , le film ne décolle jamais et reste d’une platitude assez ennuyeuse .

Mis a part  Luchini  , peu de comédiens arrivent a s’exprimer tant leur registre  est mince , leur présence n’étant  qu’un faire-valoir au personnage de Beaumarchais .

Claire Nebout qui interprète le personnage du fameux  chevalier d’Eon ,autre figure  de l’histoire de France est totalement  hors sujet , seul Manuel Blanc dans le rôle de Gudin de la Brennelerie  ,conseiller fidèle et dévoué de Beaumarchais  s’en sort plutôt bien.

Un film médiocre réalisé par un metteur en scène inégal qui au bout du compte ne restera pas dans les mémoires.

23:18 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

29/12/2005

La guerre des Rose (Danny De Vito -1990)

 Archétype même du film familial ‘La guerre des Rose’nous raconte les mésaventures d’un couple de ‘quadras’ californiens et les péripéties rocambolesques autour de leur divorce tumultueux.Michael  Douglas toujours aussi insupportable dans le cabotinage intégral se révèle une fois de plus assez navrant tandis que Kathleen Turner s’en tire plutôt mieux.

Le film n'est qu'une succession inégale de gags  invraisemblables et les comédiens se démènent comme ils peuvent pour nous faire croire a leur rocambolesque histoire de divorce tumultueux (le mot est faible)

Cette réalisation  de Danny de Vito (par ailleurs comédien dans le film puisqu’il interprète l’avocat  et ami des ‘Rose’) reste donc un spectacle assez moyen malgré quelques séquences comiques réussies.

17:35 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

Conte d'été (eric Rohmer 1996)

Le cinéma d’ Eric Rohmer  est toujours léger, délicat ; subtil mais il est aussi parfois agaçant et même si le style académique de ce genre de cinéma authentique possède, il est vrai un charme certain  reconnaissons qu’il peut également nous insupporter.
Les comédiens sont souvent monocordes et les émotions semblent aseptisées et contenues, toutefois Eric Rohmer  âgé de bientôt 80 ans lors de la réalisation de conte d'été  réussit a nous livrer une vision du monde  décalée et en même temps très  proche du quotidien.
Son cinéma est ancré dans une vraie réalité sociale mais le sujet de conte d’été et les préocuppations secondaires des héros peuvent nous paraître souvent désuètes et dérisoires.

17:30 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

Nell (Michael Apted -1994)

Visiblement Michael Apted a vu L’enfant sauvage de François Truffaut, film quasi-expérimental réalisé en 1969, et visiblement le metteur en scène n’a pas été inspiré par le très beau film du réalisateur français.

Il conviendra donc d’ajouter Nell a sa filmographie déjà plus que moyenne et de classer son dernier film dans la catégorie très encombrée des films inutiles et ratés .

Pauvre Jodie Foster qui après le planétaire succès du Silence des agneaux  se fourvoie dans ce  mélodrame lourd et pataud ou elle frise souvent le ridicule

Nell est donc un film plus que dispensable car en toute objectivité il n’y a pas grand chose a sauver dans ce film consternant

02:35 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

28/12/2005

The Snapper (stephen Frears - 1992)

 

The Snapper  c'est le surnom irlandais   donné au gosse , au marmot , au mioche , au moutard ..... c'est donc  l'enfance  et l'adolescence qui sont la toile de fond  de ce  film réalisé par l'un des cinéastes les plus intérésants de ces quinze dernières années .

Excellente surprise donc  !  que ce petit film semi-indépendant certes Stephen Frears n’est pas le premier venu et on lui doit déjà des films importants et réussis (les liaisons dangereuses/ Prick up your ears/My beautiful laundrette) mais il est vrai que la sortie de the snapper fût plutôt confidentielle et ce film reste confidentiel dans la carrière du metteur en scène

Tout aussi à l’aise dans les films à gros budgets que pour proposer un cinéma intimiste et personnel ; on retrouve avec the snapper l’ambiance des premières réalisations de Stephen Frears.

Le film se révèle une critique sociale de premier ordre ou on bascule du rire à l’émotion d’une scène a l’autre et on  s’attache a cette famille irlandaise dont les difficiles rapports père - mère  - enfants constituent le fil conducteur de l’histoire.

Frearsévite habilement les clichés habituels sur les drames de l'Irlande déchirée et de la condition sociale des ouvriers irlandais pourtant son film  n'est  jamais larmoyant ni mélodramatique ,au contraire c'est son réalisme  poignant  baigné de pudeur et d'humour qui font de 'the Snapper ' un excellent  film .

14:40 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

Plein soleil (rené Clement -1959)

 

 

 

 

 

 

Tourné en pleine révolution ‘nouvelle vague’ dont René Clément ne fera pas partie ,Plein soleil est un polar noir admirablement adapté d’un roman de Patricia Highsmith.  Interprété avec efficacité par Alain Delon et Maurice Ronet alors débutants.
Il raconte le mécanisme diabolique d’un meurtrier qui assassine puis endosse l’identité de ses victimes.
Le scénario fait froid dans le dos et Delon en play-boy carnassier et arriviste est remarquable trouvant là l’un des rôles les plus marquants de sa prolifique et inégale carrière.
Réalisé avec rigueur mais sans véritable génie, Plein soleil s’impose comme l’un des meilleurs films noirs français de l’histoire du cinéma .Les deux remakes américains "calme blanc"" et "le talentueux Mr Ripley "vne seront jamais du niveau cette première adaptation.

11:55 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

27/12/2005

Etat des lieux (jean -François Richet-1994)

Beaucoup plus underground mais surtout  moins médiatisé que La haine de Mathieu Kassovitz, Etat des lieux  première réalisation de Jean-françois Richet traite du même délicat sujet : la banlieue.,un sujet qui  malheureusement fait toujours l'actualité comme le prouve les évènements de cet automne 2005

Le film de Richet échappe au côté branché qui caractérisait et pouvait agacer chez Kassovitz ; pourtant avec infiniment moins de moyens il parvient à un résultat plus authentique  et d’un réalisme nettement  plus évident.
Ce film est aussi un incroyable pari puisque le réalisateur et son complice (Patrick Dell ’isola étonnant premier rôle) ont monté et conclu leur projet de long-métrage grâce a une somme gagnée au casino.
Avec 100.000 francs (et quelques partenaires financiers courageux) ils ont bricolés ce petit film chaotique pas vraiment abouti mais d’une transparente sincérité
Etat des lieux constitue sans aucun doute l’une des meilleures surprises du jeune cinéma d’auteur de ces quinze dernières années.

17:35 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

24/12/2005

The Truman -show (Peter weir -1998)

 Un film moyen dans son ensemble malgré un scénario étonnant et très certainement inspiré par la série culte le Prisonnier.
Même si le rôle est délicat, jamais Jim Carrey ne parvient à être tout a fait convaincant.
The truman-showaurait pu être infiniment plus intéressant mais Peter Weir a  volontairement entraîné son sujet vers un onirisme plutôt déplaisant.

On retiendra surtout l’originalité et la qualité du scénario de Andrew Nichols qui avait su dès 1998  anticiper sur l'importance d'une  télé-réalité  devenue  aujourd'hui un véritable phénomène de société .

Malheureusement le  réalisateur n’a pas su tirer le meilleur avantage de ce sujet pourtant propice a une critique  et a une analyse intéréssante , au bout du compte  the Truman -show  est un film moyen dans la filmographie inégale de  Peter Weir dont la meilleure réalisation  reste  le magnifique 'cercle des poètes disparus  réalisé en 1989.

05:20 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

23/12/2005

Dark city (Alex Proyas - 1999)

 Alex Proyas est l’auteur du premier volet de  the crow inspiré de la célèbre bande dessinée américaine ,devenu depuis film culte des ‘nineties’(notamment a cause de la présence de Brandon Lee , fils de l’icône du kung-fu et décédé dans de mystérieuses circonstances durant le tournage).

Il nous livre avec  Dark city un film honnête a  mi-chemin entre polar futuriste et science-fiction et dont la beauté visuelle nous rappelle l’univers de Enki Bilal mais aussi celui de  blade runner  avec une petite touche de ‘Gotham city ‘.

Le scénario est original et passionnant et on passe un agréable moment avec ce film qui saura trouver ses amateurs a la fois tant chez les teenagers dingues de S.F  que chez les adeptes de polars modernes.

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22/12/2005

Nos funérailles (Abel Ferrara -1997)

C’est sans doute le plus abouti et le plus réussi des films du turbulent et imprévisible Abel Ferrara.

Le scénario et les acteurs sont excellents (Chris Penn, Benicio Del toro, Vincent Gallo, mais surtout Christopher Walken  immense dans le rôle d’un chef de famille mafieuse.

Comme toujours chez  Ferrara ; le thème de la rédemption et de l’équilibre délicat entre le bien et le mal est omniprésent.

Le crescendo apocalyptique de la destinée fatale du clan de la famille Tempio fait froid dans le dos, de plus le réalisateur se démarque de la plupart des films de gangsters contemporains en situant son action dans les années trente et il fait régner tout au long du déroulement de son film un  climat de mort a la fois pesant et fascinant.

Nos funérailles n'est jamais morbide mais plutôt réaliste , Ferrara très inspiré réussit avec une économie de scènes -chocs  (ce qui devient plutôt rare dans le cinéma contemporain) a faire de ce film l'un des plus remarquables sur le thème de la mafia et passe du statut de cinéaste provocateur et sulfureux a celui de grand metteur en scène urbain.
Depuis the King of New york sorti confidentiellement(et déjà avec Christopher Walken) on savait Abel Ferrara a l’aise dans ce genre cinématographique aussi ce film très réussi et très maîtrisé ne fait donc que confirmer l’éclat et l’évidence de son talent  .

17:45 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

18/12/2005

Tombe les filles et tais-toi (Herbert Ross 1972)

 

Oubliez tout de suite la traduction française  ridicule du titre digne de l'âge d'or des films de bidasses  et autres Charlots ,le titre américain d'origine (play  it again Sam) fait référence a la célèbre réplique d'Ingrid Bergman a Humphrey Bogart  dans le mythique  Casablanca  LE chef d'oeuvre de Michael Curtiz.

Ecrit par Woody Allen d'après sa pièce 'une aspirine pour Deux 'et interprété par ce dernier  c'est toutefois  Herbert Ross qui dirige la mis en scène de cette comédie .

On y trouve néammoins  la mouture de tout les personnages  des films que  Woody Allen réalisera au cours des années a venir  avec le succès que l'on connaît.Le duo Woody Allen -Diane Keaton (qui se rencontrent ici pour la première fois) fonctionne a merveille et il atteindra son apogée quelques années plus tard avec Annie Hall.l'originalité réside dans les interventions de Bogart "him-self " (interprété par un sosie étonnant) dans les scènes de doutes du personnage principal torturé et angoissé  joué bien évidemment par Woody Allen.la séquence ou le destin du héros finit par rejoindre celui de Bogart dans Casablanca est d'une grande tendresse  et d'une originalité totalement nouvelle  et même si le film s'essoufle un peu dans la dernière demie-heure il reste d'une grande eficacité comique. Notons que Woody Allen utilisera a nouveau l'idée de l'intervention  réelle d'un  personnage  fictif de cinéma dans l'un de ses plus grands succès de sa prolifique carrière :" la rose pourpre du caire"

 

 

19:00 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

01/12/2005

Match point (Woody Allen 2005)

Des qu'il rentre dans la pièce ou Nola Rice (scarlett Johanson belle et sexy a couper le souffle ) joue au ping-pong  on devine instantanément  que la vie de Chris Wilton (Jonathan Rys- Meyer) va basculer .
Chris est marié a Chloé (Emily Mortimer) la fille (très) riche d'un magnat britannique des affaires qu'il a rencontré par Tom  le frère de cette dernière (Matthew Goode) alors qu'il n'était qu'un simple professeur de tennis.
Depuis , bien sur  la situation a bien changée et parachuté dans les sphères financières par son beau-père  , Chris est devenu un homme d'affaire avisé qui mène la grande vie avec ce qu'elle comporte de loisirs et de mondanités.
Nola Rice fiancée de son beau -frère n'est qu'une aspirante comédienne américaine exilée a Londres et qui n'arrive pas a percer malgré un physique de rêve .
Foudroyé  instantanément par l’amour Chris devra gérer une situation de plus en plus délicate les amants vont s'aimer , se perdre pour , plusieurs années après se retrouver Nola Rice désormais est célibataire  et elle veut croire a cette histoire d'amour inaboutie  et  absolue et tandis que Chris s'enfonce davantage dans la spirale infernale des mensonges et des non-dits la situation tourne vite a la catastrophe prévisible.
Nola enceinte exige que Chris quitte Chloé pour vivre avec elle sa passion mais pour cela Chris doit renoncer a tout ce qu'il a réussit a construire  et renoncer  a un confort social et financier. Chris déboussolé  hésite ,ment ,trahit et va alors déraper totalement
 Le film remarquablement mis en scène par un Woody Allen plus jeune que jamais et pour une fois loin de ses terres new-yorkaises bascule alors de la comédie de mœurs classique  au film noir car Chris Wilton n'a plus qu'une solution irrémédiable et terrible , le crime passionnel qu'il va accomplir froidement en le déguisant en crime crapuleux.
Basé sur le thème de la chance , de l'amour et de ses compromis Match point est un film vraiment  remarquable au scénario parfait notamment par son  dénouement surprenant.
Nettement supérieur a ses dernières réalisations Match point est un Woody Allen grand cru qui a su pour ce nouveau film prendre des risques avec des acteurs nouveaux ,s'écartant d'ailleurs lui même de la distribution (ça ne lui a pourtant pas souvent réussi car les meilleurs Woody Allen restent ceux dans lequel le réalisateur se met en scène lui même ).
On s'aperçoit aussi  qu'il filme tout aussi magnifiquement Londres que son cher New York et il nous prouve encore  par sa direction d’acteur  et son savoir-faire son immense génie

 

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05/11/2005

Cop (James.B.Harris 1987)

Les romans policiers de James Ellroy ont révolutionnés le genre et on aurait pu penser que tous ces admirables livres auraient pu servir de scénario en béton armé pour des adaptations cinématographiques or il n'en est rien puisque de tout les romans du génial (et un peu félé) écrivain américain seul a ce jour L.A Confidential a pu jouir d'une adaptation de tout premier ordre (réalisé par Curtis Hanson avec Russel Crowe , Kevin Spacey et Kim Basinger)

IL existe cependant un film réalisé en 1987 par James .B.Harris ancien co-producteur de Stanley Kubrick(dans la première partie de la carrière du célèbre réalisateur) qui malheureusement souhaita passer a la réalisation sans grande réussite.

Il choisit d'apapter en 1987 Lune sanglante le premier roman d'Ellroy consacré a la trilogie de Lloyd Hopkins  flic peu conventionnel toujours a la limite de la légalité que l'on retrouvera dans deux autres romans moins inspirés -la colline aux suicidés  et a cause de la nuit  

le film sera baptisé Cop et Harris choisit le talentueux et torturé James Woods pour incarner le sergent Hopkins ;le film bien que  correct  ne fait malheureusement que survoler l'énigme du tueur en série admirablement écrite par Ellroy dans son roman,de plus le sergent Hopkins du grand écran hormis le faît de posséder un mauvais caractère n'est qu'un agneau en comparaison du flic inventé par Ellroy ,personnage  déglingué qui carbure aux amphétamines et aux alcools forts , ne respectant  rien ni personne et travaillant selon ses propres codes

la fin d'ailleurs pourrait porter a une polémique sur la justice puisque dans Cop le flic déchu de ses responsabilités par ses supérieurs suite a ses débordements et ses prises de position se pose en justicier abattant froidement le criminel au lieu de l'arrêter .

Ce dernier étant un sadique pervers doublé d'un tueur en série redoudable il ne viendrait a personne de regretter le choix  du policier mais on notera que rares sont les fins de long-métrage proposant un issue de la sorte.

Cette fin est toute a l'image du personnage d'Ellroy lui-même ,écrivain génial et  très controversé et critiqué pour ses  prises de position nettement a droite

quant a Cop c'est un 'polar ' agréable a regarder et James Woods s'y révèle excellent  comme souvent ,le film cependant passera inaperçu et il reste plutôt méconnu

on attend avec impatience (projets souvent avortés)une adaptation des formidables livres -cultes de l'écrivain :le grand nulle part - clandestin -american tabloïd - et surtout le dahlia noir  chef 'd'oeuvre incontestable qui est certainement l'un des plus grands livres policiers de l'histoire de la littérature contemporaine

 

 

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30/10/2005

Se souvenir de Marie Trintignant a l'occasion de la sortie du nouveau Cd-Dvd de Noir Desir

On ne verra plus le visage magnifique de la belle marie ,on n’entendra plus sa voix unique au timbre envoûtant .et  de savoir si Noir desir doit ou ne doit pas sortir un double cd assorti d’un double dvd m’importe finalement peu, tout ca est aussi ne l’oublions pas l’affaire des maisons de disques qui n’ont pas on le sait beaucoup de scrupules ainsi que des autres membres du groupe dont la carrière musicale est forcement remise en question. Je préfère parler ici  Marie Trintignant comédienne inoubliable mais aussi femme fatale qui aura vécu sa vie amoureuse avec une intensité rare et une authenticité pour au bout du compte  d’y laisser sa peau .

On a dit tout et n’importe quoi sur marie ,on a parlé de sa fragilité psychologique , de l’alcool et de la drogue qui certes faisait semble t’il partie du quotidien de la comédienne mais c’est surtout sa personnalité  et son charisme qui faisait d’elle une sorte de mante religieuse capable de faire tourner la tête aux hommes sur qui elles jetaient son dévolu.

Le pauvre Bertrand Cantat a perdu les pédales pour cette déesse et les pires facettes de sa personnalité ont alors fait (refait) surface :colère - intolérance -jalousie -violence pour aboutir a la tragédie que l'on sait

J’avais rencontré trois fois la belle Marie et son charme hypnotique était je peux en témoigner une évidence qui sautait aux yeux  , finalement  ,au bout du compte le choc entre Marie et Bertrand deux etres tourmentés jetés en pâture dans les médias fut terrible ,une nuit qui tourne au cauchemar , une situation qui échappe a tout contrôle ,et Marie dans le coma luttant contre la mort a vilnius loin du monde du rock et de la jet-set pour finir par mourir a Neuilly  sous les flashs des vautours de journalistes.

Marie  Trintignant assassinée par un  homme qui ne maîtrisait  plus rien ou une histoire d'amour fou qui se solde par une fin glauque et sinistre.

Sinistres comme le seront touts les lamentables épisodes qui suivront cette triste  affaire ou les comportements humains ont encore franchis les limites de l’indécence et de la honte.

De Marie je préfère me rappeler son vidage apeuré dans Série noire d’Alain Corneauou a quinze ans , déjà fascinante elle irradiait l’écran dans le rôle d’une adolescente pour qui Dewaere dérape et devient un assassin ou encore dans Betty son plus beau personnage dans un film sublime de Claude Chabrol qui parle chose rare , de l’alcoolisme des femmes ,Marie comme toujours y mettait beaucoup d’elle même et s’y révélait intense et entière comme elle l’aura eté toute sa vie partagée sur le fil du rasoir  entre rêve et réalité

29/10/2005

Les noces funèbres de tim burton (2005)

Personne ne contestera l'évidence de considérer Tim Burton comme l'un des metteurs en scène les plus doués et les plus novateurs de ces vingt dernières années .

3 chef-d'oeuvres au moins dans sa filmographie impeccable a savoir "Edward aux mains d'argent " ,merveilleux film a la lisière du fantastique et bercé d'une poésie profonde , l" 'étrange noël de monsieur Jack"  qui est certainement l'un des films d'animation les plus réussis de l'histoire du cinéma  et "  Big fish  conte moderne et féerique qui enchanta a juste titre public et critiques l'année dernière .

on pouvait penser tout d'abord que les noces funèbres de Tim Burton( pourquoi accoler son nom au titre du film ,Burton n'en a nul besoin tant sa griffe cinématographique est identifiable des les premières minutes du film?) serait une suite donnée au merveilleux "L'étrange Noël de Monsieur Jack "près de dix ans après la sortie de ce chef d'oeuvre incontesté or il n'en est rien ,utilisant la même toile de fond (le monde des vivants et celui des morts) Tim Burton réalise là un film d'animation qui bien que réussi nous laisse un peu sur notre faim.

certes Burton et son équipe  nous projettent dans un univers totalement envoûtant et la galerie cocasse des personnages est savoureuse ;les morts sont sympathiques ;les vivants un peu moins ,la musique (toujours Danny Elfman) est en harmonie totale  ,l'utilisation modérée des couleurs  (les seules teintes  utilisées étant hormis le noir et blanc  ,le gris et le bleu) apporte un coté surréaliste presque expressionniste au film  mais on a peu un peu l'impression que le metteur en scène nous a proposé un court-métrage tant le film est court (a peine plus d'une heure dix) et même si il vaut mieux un film réussi d'une heure  qu'un ratage interminable du double  on est quand même en droit de se demander si en proposant son film avec la stricte durée minimale pour l'exploitation en salles en qualité de long-métrage  tim Burton n'a pas assuré le minimum , bref  s'est t'il un peu économisé?

Ce film livré juste avant les fêtes d'Halloween et celles de Noël ne sert t'il pas a remplir les caisses pour permettre l'aboutissement d'un projet plus complexe et onéreux ?

Burton nous avait déjà fait le coup en acceptant un film de commande en 2001 en signant  le remake (a demi réussi) de La planète des singes. 

 Ce gros succès public (les critiques par contre l'avait  dans l'ensemble démoli) lui a permis de mettre en place le projet donnant corps au sublime  Big fish.

Faut-il donc aller voir ces noces funèbres ? Evidemment oui car  le cinéma et la magie poétique de ce grand metteur en scène, l’un des rares, (avec Miyasaki a faire des films pour enfants que les grands adorent, vont vous émerveiller et vous faire passer un délicieux moment mais il faut bien l’avouer ; un délicieux moment malheureusement trop court  car c'est bien connu on est toujours trop exigeant avec ceux que l'on aime et c'est peut-être la raison qui nous conduit a trouver ces noces funèbres un peu, un tout petit peu bâclé.

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20/10/2005

Mr & Mrs Smith (doug Liman 2005)

Cela faisait pas mal de temps que je n'avais pas été  au bout d'un long-metrage ,indulgent je m'accorde toujours le droit de visionner l'ensemble d'une oeuvre avant d'en émettre un jugement mais la malgré toute ma bonne volonté je n'ai pu dépasser la première heure tant ce film est un ratage total
c'est peut-etre le pire navet que j'ai vu depuis longtemps  un film pire encore que le transporteur ou autre convoyeur que j'avais detesté et pire encore que bad boys parce que prétentieux et suffisant.
mr & md Smith nous prouve en tout cas  le ridicule ne tue pas au cinéma sinon Brad Pitt (égaré dans ce nanar indigne de son talent ) et Angelina Jolie (plutôt moyenne) interpretrent le couple des Smith mais hélas pour les spectacteurs la mayonnaise ne prend pas (sauf pour eux) ,le film est consternant d'improbabilité et risible  d'invraisemblance  et de suffisance , Gagnez donc du temps en evitant  ce mauvais film qui en voulant mélanger les genres (espionnage -comédie -policier) finit par  ne ressembler a  rien.
Pour situer le niveau affligeant  on pourrait dire que le pire  des James Bond passerait pour un chef d'oeuvre comparé  a  ce triste Mr & Mrs Smith
 passez votre chemin et oubliez ce navet! cela ne devrait pas être bien difficile

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06/09/2005

Le pornographe

c'est évidemment un film difficile , un univers délicat  a  pénétrer et  qui  demande un effort  et que nous n'avons pas toujours a faire devant un écran

imprégné d'un climat et d'une ambiance qui rappelle les films de jean Eustache ou de léos Carax, (le ton des comédiens et la lenteur délibérée du traitement de l'histoire ) ce film  peut irriter et je suppose que  nombreux sont ceux qui n'ont pas étés au bout de ce "pornographe".

Et pourtant si on prend le temps d'envisager le cinéma différemment alors , le film peut faire chavirer et devenir captivant.

 jean-pierre Leaud s'y révèle splendide encore une fois et peut faire a tout moment d'une banale  scène anodine un moment de grâce absolue, son phrasé ,son aura , sa présence ,son économie de gestes et ses regards sont autant de pure magie visuelle .

Autour de lui les comediens (dont certains sont de veritables professionnels du cinéma X ) lui donnent la réplique avec soin et avec la platitude caractéristique du cinéma d'auteur (encensé par les uns , vomi par les autres) .

Dans ce film hermétique de bertrand Bonnello il n'y a jamais une once de vulgarité ? bien au contraire  il s'en dégage des émotions pudiques  et une tendresse palpable et touchante.

Au dela de l'étude de la profession de pornographe ,mot qui semble venu d'un autre âge , le film nous raconte surtout l'histoire d'un homme qui cherche la paix avec lui-même ,qui cherche a s'aimer encore dans le regard des autres puisqu'il y a longtemps déjà qu'il a céssé de s'aimer dans le sien

Filmer la lente déprime et la désillusion de soi n'est pas chose aisée et n'attirera certes pas les foules ,ca peut pourtant etre une forme de thérapie chez tous ceux qui sauront derriere la facade de ce film profond entrevoir l'humanité  et la tolérance dont le monde a tant besoin .

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05/09/2005

Atomik circus (2004)

un ovni cinématographiquequi nous vient tout droit de Belgique ;voila comment définir ce film inracontable des frères Poiraud   qui réunit une distribution croustillante ,a commençer par la trop rare (et peu inspirée ces dernières années) Vanessa Paradis ,le truculent jean -pierre Marielle  et le plus célèbre belge du cinéma actuel Benoit Poelvoor déchainé dans ce film complètement barré.

pari gonflé mais cependant  a demi réussi car le film pèche par une fin décevante et un manque de clarté dans son épilogue .

il est  bon toutefois de savoir que Atomik circus est un mélange des genres inédit (comédie - film trash - mais aussi film musical - ou encore de science fiction) et qu'il est habité d'une vraie folie a l'image de films comme "Delicatessen" ou des réalisations espagnoles d'alex de la iglesias .

On peut rajouter enfin que les effets spéciaux sont a la fois de tout premier ordre et totalement kitsch  (costumes minables tout droits sortis des mauvais films SF des années 50),que la belle vanessa Y chante des chansons nouvelles et qu'on retrouve toujours avec un infini bonheur un jean pierre Marielle en grande forme ,en résumé il faut voir ce film unique et fou qui ne ressemble a rien de connu et dont le principal mérite reste son culot et son originalité.

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04/08/2005

36 quai des orfevres

 
 
 
Réalisé par un ex flic , ce film annonçé comme le renouveau du genre dans le cinéma français rate sa cible un scénario pourtant intéressant (la lutte pour le pouvoir et les relations internes entre deux flics opposés sur fond de gang de braqueurs de fourgons blindés) et un daniel auteuil encore une fois formidable ne permettent jamais pourtant a "36 quai des orfèvres "de décoller vraiment , la faute peut-être a un gérard depardieu  pachydermique qui cabotine et en fait des tonnes a des années-lumières de son jeu naturel pourtant souvent exceptionnel.
Autour d'eux on retrouve des seconds rôles  tous , excellents (andré Dussolier , daniel Duval) ou superficiels (valeria golino- rodschy zem- mylène demongeot) . Malgré de très belles séquences (-"les obsèques de valente' - 'l'attaque du fourgon ' -  'la bavure de klein '.... ) et malgré un rythme évident le film ne nous passionne jamais vraiment . on n' évite  malheureusement pas les clichés habituels du film de flics et voyous et on peut s'étonner d'une description de la vie interne du quai des orfèvres aussi déprimante heureusement Ce film est sauvé car il porté par un daniel Auteuil qui s'impose une nouvelle fois  comme l'un des plus grands acteurs français de cette décennie ,au final  un bon polar donc ,pas un grand polar bien sûr ,  juste un polar de plus.

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31/07/2005

Itinéraire d’un enfant gâté (1988)


Avant d’avoir vu le film j’avais bien entendu eu maintes fois l’occasion de visionner l’une des scènes principales de ce film la fameuse séquence dite du ‘Bonjour ‘ ou Jean-paul Belmondo revenu a paris avec Richard Anconina lui apprends a dire bonjour et cette scène plutôt réussie me laissait envisager que ce film de Claude Lelouch méritait d’être vu
Itinéraire d’un enfant gâté ayant été un grand succès populaire lors de sa sortie en 1988 une séance de rattrapage s’imposait donc.
Le résultat de cette découverte d’un film 18 ans après sa sortie en salles est malheureusement décevant.
Le film de Lelouch est prétentieux et souvent  invraisemblable, à commencer par le personnage de Sam Lion un mélange de héros dont s’est maladroitement inspiré le metteur en scène (un peu de Hemingway – une touche d’Alain Colas – beaucoup de jacques Brel) et interprété par un jean Paul Belmondo peu crédible en homme d’affaire surmené ne rêvant que de cirque , d’océans , et de grands espaces africains .
Le message du retour aux vraies valeurs est grossier pour ne pas dire risible tant Lelouch insiste sur les clichés (la séquence du lion, celle de la tempête)
Belmondo alors acteur fétiche du public français bien qu’ayant enchaîné depuis une dizaine d’années navets et films plus que dispensables (le guignolo 1980- les morfalous 1983joyeuses pâques 1984- le solitaire 1986 ) forme un duo avec un autre comédien qui n’a pas lui non plus épargné par les films ratés Richard Anconina ,comédien miraculé du box office (merci a la vérité si je mens) joue le rôle de Al petit français débrouillard qui rêve aussi de l’Afrique , les chemins du milliardaire déprimé et du petit français malin vont se croiser et le destin des deux hommes va s’en trouver changé.
Malgré quelques (rares) scènes réussies le film est d’une lourdeur de plomb auquel il convient d’ajouter une musique pesante et les vocalises insupportables de Nicole Croisille.
Enfin on sait depuis longtemps qu’il faut chez Lelouch supporter les prestations des membres de la famille alors que dire du cas de Marie sophie L, épouse a la ville du metteur en scène et fille dans le film de Sam Lion (J.P Belmondo), comédienne calamiteuse qui arrive a gâcher chaque scène quelle interprète dans ce film ?
Parmi les seconds roles tous assez mediocres seul , Daniel Gelin (le père de Al) semble tirer son épingle du jeu, son personnage de cafetier reste l’un des plus réussis du film
Itinéraire d’un enfant gâté est un film largement surestimé confirmant le peu d’intérêt a accorder au cinéma de claude lelouch, exception faite d’un homme et une femme chef d’œuvre absolu de Lelouch et petite merveille de simplicité et de pudeur et de l’aventure c’est l’aventure comédie culte des années 70
Le cas Lelouch reste surprenant car le jeune prodige qui décrocha la palme d’or du festival de cannes en 1966 a réussi pourtant sans bouleverser le cinéma a devenir l’un des metteurs français incontournables enchaînant des films jamais totalement ratés mais jamais totalement réussis non plus et cela malgré des budgets colossaux et la plupart du temps un casting de premier ordre.
itinéraire d’un enfant gâté est a l’image de la carrière de son auteur ni raté ni réussi ,il n'est qu'un film de plus dans l’océan moyen du cinéma français.

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