Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20/12/2004

Vivement dimanche (1983)

 

Difficile d’être complètement objectif a propos de Vivement Dimanche; tout d’abord j’avoue une immense admiration et une grande tendresse pour Truffaut et ensuite ce film est son ultime réalisation pour le 7ème art, je préfère dire que je n’ai été qu’a moitié séduit pour ne pas admettre avoir été a moitié déçu.
Malgré les prestations impeccables de Fanny Ardant et de jean louis Trintignant admirablement filmés ; les décors somptueux d’Hilton Mc Connico et la photographie du grand Nestor Almendros ce film se classe parmi les œuvres secondaires de Truffaut.
Il faut cependant corriger qu’un film même secondaire de ce grand réalisateur reste largement au dessus de la moyenne

22:10 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

On connait la chanson (1997)

 

 

 

 

 

 

 

 

Souvent qualifié d’académique, le cinéma d’Alain Resnais s’offre avec la collaboration pour l’écriture du tandem Jean-pierre Bacri / Agnès Jaoui une cure de fraîcheur tonique.
Ce film qui ne ressemble a aucun autre puisqu’il mêle dialogues et extraits de chansons françaises des cinquante dernières années, aurait pu sembler un pari risqué mais le charme opère dès les premières minutes.
Le scénario est remarquable et l’interprétation (comme toujours chez Resnais) se révèle de premier ordre.
Sabine Azéma, actrice fétiche du réalisateur est totalement déchaînée et tous les interprètes autour d’elle nous régalent de leur talent ,dans cette petite merveille d’histoire ; les personnages ne sont jamais ce qu’ils semblent paraître et les véritables personnalités se dévoilent au fur et a mesure que le film avance .
Une réussite totale pour un Resnais grand crû avec a la clef le plus gros succès public de l’un de nos plus important metteur en scène français.

18:20 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

Le Bison (Isabelle Nanty 2003)

 

 

 

 

 

 

 

 

La première chose que l’on peut se demander au visionnage du film d’Isabelle Nanty c’est a quel public s’adresse t’il ?.

En effet,cette rocambolesque et improbable histoire qui forme le fil conducteur de cette comédie plate ne décolle jamais et reste d’une affligeante bêtise
Isabelle Nanty ,la plus faible de la bande des ‘Robin des bois’ et aussi la première a quitter le groupe réalise là son premier long métrage et le résultat est plutôt raté.
Ce n’est pourtant pas faute de s’entourer de valeurs sures de la comédie actuelle en choisissant Edouard Baer qui va finir a la longue par s’enfermer dans le même genre de personnage stéréotypé a la manière d’un Jean-Pierre Bacri ou encore d’un Hugh Grant et Pierre François Martin-laval issu lui aussi de cette bande des ‘robin ’, mais malgré leur présence le film reste d’une triste banalité et les situations comiques et quiproquos n’amusent guère
Même la présence des quatre enfants dans ce film n’arrivent pas a sauver de l’ennui ce qui une idée de l’ampleur du naufrage.
Pensant suivre l’exemple de nombreux confrères de la scène comique avec cette première réalisation isabelle Nanty au demeurant comédienne fort sympathique ( "Amélie poulain" ,"les Visiteurs" ,"tatie Danielle" , "Astérix Mission Cléopâtre") a quant a elle totalement loupée son coup.






12:35 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

Zombie (1978)

 

 

 

 

 

 

 

Auteur du film culte sur le thème des morts-vivants ( la nuit des morts-vivants en 1968) Georges Romero revisite encore le même sujet avec Zombies .

L’intrigue bien que relativement simpliste reste cependant d’une tout d’une efficacité redoutable .zombies est une véritable série B inclassable alternant le burlesque et l’horreur gore.
Le réalisateur a le goût (ou le mauvais goût) du divertissement et on passe un excellent moment a visionner ce film qu’il faudra toujours prendre au 2ème degré.
Au générique de fin on hésite entre la farce et le génie (la frontière de l’un a l’autre est parfois infime et souvenons nous du Evil dead de Sam Raimi ou encore de C’est arrivé près de chez vous de Benoît Poelvoorde)

12:30 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

19/12/2004

Jeanne et le garçon formidable (1997)

Une comédie musicale dans l’industrie cinématographique française fait figure de ‘pavé dans la mare’ ou d’ ‘ O.V.N.I cinématographique’, c’est selon,
Beaucoup s’accorderont pour trouver à la démarche et Jacques Martineau un côté sympathique mais derrière l’apparence légère et gaie de cette comédie musicale se cache un véritable film profond d’une grande humanité.
Ici ; comme l’indique le titre ; le garçon est formidable mais c’est avant tout Jeanne l’héroïne de ce conte social qui nous illumine de sa beauté, de sa fraîcheur et de sa spontanéité.
Formidable Virginie Ledoyen, a elle seule, petite sœur de Bardot, Deneuve et Dorléac réunies et qui porte le film sur ses épaules dans cette histoire écrite pour elle avec talent.
A ses côtés Mathieu Demy est épatant tout comme l’ensemble des rôles secondaires et on ne peut éviter de penser souvent et c’est forcément inévitable aux ‘demoiselles de Rochefort ‘ référence absolue en matière de comédie musicale d’autant plus que la présence au générique du fils de jacques Demy (réalisateur des demoiselles en 1967) renforce ce sentiment.
Le véritable exploit de ce film est de mêler fantaisie et gravité autour d’un thème difficile (le sida) abordé ici avec une approche inédite d’une grande pudeur.
Le message que ce film nous fait passer reste beaucoup plus percutant que toutes les timides campagnes préventives et rien que pour cela ‘Jeanne et le garçon formidable’ merite un grand coup de chapeau


19:20 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

Jackie brown (1997)

 

 

Après le succès mondial de pulp fiction Quentin Tarantino réalise avec Jackie Brown son film le plus personnel et certainement le plus ambitieux.
Attendu comme le messie sauveur du 7ème art par certains mais considéré comme un imposteur fashion movies par d’autres ;il fait en tout cas avec cette nouvelle réalisation taire définitivement le débat quant a savoir s’il est ou non un véritable directeur d’acteurs.
A l’évidence la réussite incontestable de son troisième long-métrage plaide en sa faveur et en choisissant d’adapter un roman noir d’Elmore Léonard (punch créole) Tarantino prend tout le monde a contre-pied.
Il nous propose l’un des plus inattendu et des plus sympathique come-back de l’industrie cinématographique en offrant le premier rôle a son idole de toujours Pam Grier magnifique comédienne revenante des séries B seventies et de la Blaxploitation (Foxy Brown ;Coffy la panthère de Harlem).
Autour d’elle on retrouve une savoureuse distribution Robert De niro, Samuel.L.Jackson ; Bridget Fonda, Michael Keaton tous réunis dans ce savant mélange d’humour, de suspense et d’action.
Comme d’habitude chez Tarantino un soin particulier est apporté aux dialogues (à voir en V.O absolument) mais également a la bande-son ou évitant un choix facile des standards de la musique black on retrouve quelques pépites toutes droites sorties de la mémoire musicale peu conventionnelle du réalisateur.
a l'evidence Quentin Tarantino a réussi avec ce magnifique film surmonter l’obstacle évident constitué par le succès planétaire de Pulp fiction.




19:05 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

Regarde les hommes tomber (1993)

Ce premier long - métrage de Jacques Audiard bénéficie d’une distribution et d’une interprétation de grande qualité Jean –louis Trintignant est remarquable tout comme Mathieu Kassovitz et Jean Yanne.
Le scénario bâti sur fond de trame policière est d’une noirceur profonde mais c’est surtout l’évolution de l’intrigue et des personnages qui nous passionne.
Le titre résume parfaitement cette lente et inexorable sensation de dégringolades sociale et psychologique des trois personnages centraux vers un point de non-retour fatal.
Grand film sur les rencontres et sur le destin

11:25 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

18/12/2004

L.A Confidential (1997)

 

 

James Ellroy est devenu depuis une bonne quinzaine d’années un monument de la littérature policière contemporaine, en qualité de lecteur assidu j’ai souvent considéré comme impossible l’adaptation de ses romans aux climats si particulier et aux intrigues confuses
James.B.Harris avait le premier tenté en 1987 cet audacieux pari en portant a l’écran Lune sanglante sous le titre plus accrocheur de Cop , confiant au talentueux James Wood le rôle du sergent Lloyd Hopkins héros de la célèbre trilogie de l’écrivain .le résultat fût plutôt moyen et le film passa inaperçu ou presque
Le risque était donc réel pour Curtis Hanson avec cette adaptation tirée du roman éponyme mais au final le résultat est une incontestable réussite.
L’atmosphère des années 50 est particulièrement bien restituée et les personnages imaginées par Ellroy sur le papier prennent vie grâce a une distribution soignée Russell Crowe par encore devenu le plus célèbre gladiateur du cinéma moderne (avec Spartacus ! tout de même) est formidable dans la peau de Budd White tout en violence et en retenue .Autour de lui ,une quantité de personnages savoureux : Les lieutenants Jack Vincennes (Kevin Spacey formidable) et Edmond Hexley (Guy pearce ) mais aussi des putes relookées comme des stars de cinéma Lynn Bragen (alias Véronica Lake alias Kim Basinger délicieuse de sobriété) un journaliste vicelard (Danny De Vito , crapuleux a souhait),des flics pourris , des hommes politiques ,des caids, des camés .Dans cet univers de corruption , de réglements de comptes de vice , de chantages et de meurtres sordides l’histoire se tisse , les pistes se croisent ,les preuves se font et se défont .Qui tire les ficelles ? qui manipule qui ? .
Sans plagier quiconque mais en respectant plutôt l’écriture unique d’Ellroy
L.A Confidential s’impose vraiment comme l’un des plus étonnants polars de ces dernières années .
Une réussite totale ! bientôt une référence

23:25 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

L'adversaire (2002)

Le film réalisé par Nicole Garcia  est une adaptation du livre d’Emmanuel Carrère et portant le même titre .il est basée sur l’incroyable et tragique histoire de Jean-Claude Romand assassin de sa femme, de ses enfants, de ses parents, de son beau-père afin d’échapper a l’aveu de toute une vie construite sur la supercherie, le mensonge, et l’escroquerie.
Véritable énigme vivante le cas Romand ne peut que trouver matière à une adaptation cinématographique que même le plus imaginatif des scénaristes n’aurait pu évoquer.
Nicole Garcia d’abord tentée de choisir un comédien inconnu pour interpréter Jean-Claude Romand (jean marc Fauré dans le film) a finalement confié ce rôle difficile a Daniel Auteuil confirmant qu’il est bien l’un des acteurs les plus incontournables du cinéma français contemporain .Son jeu d’une intériorité magnifique est d’une sobriété qui frise l’épure.
A ses côtés François Cluzet  (l’ami fidèle)  ainsi que les deux principaux personnages féminins Géraldine Pailhas (l’épouse) et Emmanuelle Devos (la maîtresse) sont parfaits de justesse et de sensibilité.
Le pari semblait osé pour Nicole Garcia car le fait divers fût relaté et commenté abondamment par les médias ôtant de par ce fait tout suspense a l’histoire cependant la réalisatrice parvient a nous passionner en s’intéressant au mécanisme destructeur qui pousse cet homme apparemment respectable a commettre l’impensable et a la double personnalité qui l’habite pour faire exister le personnage qu’il a inventé .Années après années a force de paraître aux yeux du monde pour quelqu’un qu’il n’est pas il finit au bout du compte par n’être rien pour lui-même. A aucun moment l’adversaire ne sombre dans la complaisance, il se situe plutôt a la lisière de la fascination et de la douleur.

23:20 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

Batman et Robin (1995)

Nullité intégrale!
Bien sûr, Tim Burton avait plaçé la barre très haut en réalisant de forte brillante manière les deux premiers volets des aventures de la célèbre chauve-souris et le pari était risqué pour Joel Schumacher.
Le résultat est totalement raté malgré un casting intéressant (georges Clooney, Uma Thurman, Arnold Szwarzenegger.
Mikael keaton qui interprétait le rôle de Batman dans les opus 1 et 2 a du flair ;il n’a pas accepté de participer a ce désastreux Batman & Robin, il ne doit certainement pas le regretter.

12:35 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

Ca tourne a Manhattan (1996)


Second film de Tom Di Cillo (après Johnny Suede) Ca tourne a Manhattan est un véritable bijou de cinéma indépendant. Animé d’un amour sincère et profond du cinéma et des comédiens Di Cillo nous propose de suivre le tournage d’un film fictif.
Le sujet du film dans le film maintes fois traité est ici servi par un scénario d’une grande originalité .Le réalisateur brouille les cartes et nous mène par le bout du nez .Divisé en trois parties distinctes ça tourne a Manhattan ravira les amateurs de cinéma indépendant mais pourra sans peine plaire a un public beaucoup plus large.
On retrouvera avec plaisir Steve Buscemi qui nous prouve encore qu’il fait partie des acteurs les plus captivants de sa génération.
Autour de lui les seconds rôles tous parfaits donnent une grande authenticité a ce petit film pas vraiment comme les autres, jubilatoire et constamment étonnant.

12:30 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

Les 400 coups (1959)

Quel immense bonheur et quel premier film magistral. Je suis certain que le regard des cinéastes du monde entier ne sera a jamais transformé par ce grand film. On assiste avec les 400 coups à la naissance d’un comédien surdoué Jean-pierre Léaud ; 14 ans, petit mec incroyable d’authenticité et de vérité de bout en bout de ce film qu’il porte sur ses épaules d’adolescent débrouillard. Je n’oublierai pas de sitôt le jeune Antoine Doinel (alter ego a peine déguisé de François Truffaut) marchant dans les rues de la capitale avec cette impression, cette intense sensation que le monde lui appartient. Les 400 coups sont à ranger au panthéon des films sur l’enfance, au panthéon des films tout court.

12:23 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

Seven (1995)

Lorsqu’on découvre Seven à l’occassion de sa sortie en 1995 la vague des films de tueurs en série n’a pas encore déferlée sur l’industrie cinématographique et la présence dans toutes les mémoires du Silence des Agneaux (Jonathan demme 1991) reste le baromètre de référence absolue du genre.
Revoir le film aujourd’hui permet de se rendre compte de sa modernité et de sa grande particularité dans la façon d’amener et de faire progresser l’intrigue en jouant avec les nerfs (et l’estomac) du spectateur. Il apparaît clair que le film de David fincher est devenu a son tour LA référence .Le scénario reste parmi l’un des plus inventifs de l’histoire du Thriller et la mise en scène est de tout premier ordre. L’univers glauque de la ville (jamais citée) ou se déroule les meurtres de John Doe est superbement restituée dans un climat urbain et lourd renforcée par une pluie incessante (on pense a l’atmosphère de Blade Runner ).
Le film s’attache essentiellement aux rapports entre le tueur et les deux policiers lancés a sa recherche et le tandem pourtant usité du duo entre l’inspecteur proche de la retraite et le jeune flic aux dents longues fonctionne a merveille.
Les comédiens sont formidables Morgan Freeman tout en sobriété et en retenue et Brad Pitt qui verra sa carrière et sa popularité exploser grâce a ce rôle de l’inspecteur Mills. L’interprétation époustouflant et quasi-mystique de Kevin Spacey apporte ce sentiment de malaise qui rend le film si particulier et le soin apporté aux décors ; a la figuration (tous les flics sont de véritables policiers professionnels) font de Seven l’une des plus belles réussites du cinéma américain des années 90 .
N’oublions pas de mentionner le merveilleux générique, véritable chef-d’œuvre du genre qui installe dès les premières minutes le spectateur dans ce climat oppressant qui ne le quittera plus jusqu’à l’incroyable dénouement final.



09:55 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

Volte-face (1997)

Un grand ; un très grand film d’action pure.
John Woo dynamite la mise en scène et nous livre un véritable polar moderne .Nicolas Cage, souvent irrégulier est ici, excellent et John Travolta trouve son meilleur rôle depuis Pulp fiction.
Le scénario est d’une originalité rare dans un genre ou se multiplient les films de médiocre qualité .Avec Volte-face, John Woo entre de plain-pied dans le système des grosses productions Hollywoodiennes et son film restera comme l’un des meilleurs polars de ces dernières années

 


medium_volte_face_fr.jpg

01:50 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : volte face, john woo

Docteur jerry et mister love (1963)

medium_dr_jerry_et_mister_love-front-by-chrisis.jpg

 

Il est des films que l’on peut voir a 10 ans ,15 ans ,30 ans et plus, et toujours savourer le même plaisir mais toutefois il s’agît rarement de comédies pures centrées sur un artiste. The nutty professor (bizarrement traduit en français Docteur Jerry & mister Love) fait pourtant partie de cette catégorie de film intemporel et universel qui traverse allégrement les générations. Le génie burlesque et comique de Jerry Lewis est le fil conducteur des mésaventures rocambolesques du professeur Kelp et de son double ‘Mister Love’, le premier étant aussi intelligent et laid que le second est beau gosse mais insupportablement prétentieux.

La référence au thème éternel du docteur Jekyll et Mister Hyde traitée ici sur le mode de la comédie est irrésistible de drôlerie et de loufoquerie. Ce grand succès du show man américain alors au sommet de son talent et de sa gloire demeure une éternelle thérapie a la morosité quotidienne .A voir et a revoir sans modération de 7 a 77ans.

01:40 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

16/12/2004

Requiem for a dream

Le corps de Marion (jennifer Connelly) recroquevillé dans une baignoire le visage enfoui sous l’eau et soudain un hurlement bestial comme celui d’un animal blessé a mort ,on entend a peine mais grâce aux bulles a la surface de l’eau on devine la puissance de ce cri de désespoir. Cette scène illustre a elle seule le sentiment général de malaise a la vision du film de Darren Aronofski .
Le sujet sulfureux (mais toujours accrocheur) de la drogue et de sa dépendance ; maintes fois traité avec plus ou moins de bonheur (Panique a needle park ,trainspotting , More….) est ici abordé avec un ton nouveau et un regard qui évite la complaisance et le sentimentalisme .
Aronofski ne juge pas ; il nous montre des personnages qui décrochent de la réalité petit a petit et s’enfoncent lentement dans la terrible spirale narcotique .En opposant en parallèle deux générations d’individus il épingle au passage la société de consommation moderne et audiovisuelle .D’abord ‘accro ’ a la Télé ou son rêve ultime est de participer a son émission favorite (Ellen Burstyn éblouissante et bouleversante) veut perdre les kilos l’empêchant de revêtir la robe rouge portée aux heures de sa jeunesse ;les amphétamines et les coupe faims vont avoir raison de sa santé mentale .
Le parcours de son fils (Jared Leto qui avec ce rôle nous fait oublier le calamiteux et ridicule American Psycho) est quant a lui sans surprise et malgré l’amour de Marion qui sombrera avec lui c’est l’héroïne qui aura sa peau même s’il croit et fait croire autour de lui qu’il contrôle la situation
Film-choc de ce début de siècle Requiem for a dream , au delà de la polémique pro ou anti- drogue ne se contente pas de frapper a la porte du cercle très fermé des films cultes ,Il l’a défonce a coups de pieds et a coups de tête .
Aronofski prouve aussi avec ce deuxième long-métrage qu’il est possible d’adapter un auteur réputé inadaptable,Requiem for a Dream , roman d’ Hubert Selby Jr (bêtement traduit en France Retour a Brooklyn) faisant partie de ce comité d’ écrivains dont les livres sont jugés impossibles a transposer a l’écran (Burroughs ,Bukowski ; Bret Easton Ellis , Dantec….).
Résolument nouveau dans son utilisation de la musique ,des sons ,des images et des effets visuels Requiem for a dream est un film qui hante et reste présent dans les mémoire bien après sa projection .
Peut importe de savoir si Aronofski est ou n’est pas le nouveau David Lynch (comparaison inévitable) l’essentiel reste la puissance indéniable de son film .Pour ma part Je considère que ce film pourrait bien être l’Orange Mécanique des années 2000




15:45 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)