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07/02/2011

De l'autre côté du lit ( Pascale Pouzadoux 2009)

 

Même en acceptant d'être bon public , même en laissant son cerveau débranché ce n'est pas  possible,  non vraiment pas  possible d'endurer un tel film !

Comment qualifier ce stupide navet affligeant ,lourd et bourré de clichés?

Comment admettre que des comédiens  se perdent dans un tel naufrage collectif ?

Car sans cynisme ni méchanceté aucune  il n' y a rien strictement rien a sauver dans le film de  Pascale Pouzadoux , un scénario  abracadabrant , une réalisation indigne , des dialogues de bas étage , une interprétation plus que moyenne , des clichés a la pelle sur les rapports hommes-femmes , une comédie navrante donc ,et  de  surcroit pas drôle du tout 

On est triste de retrouver ces deux comédiens  (que les français adorent!) perdus dans ce gouffre abyssal de bêtise .

Sophie Marceau si belle soit elle n'est pas une seule seconde crédible  , on a beau chercher dans les seconds rôles pour trouver un point positif on ne trouve rien tout est bâclé , tout est raté y compris  le personnage secondaire (et inutile) d'Antoine Duléry ,comédien pourtant souvent inspiré ( précisons qu' il est le compagnon dans la vie de Pascale Pouzadoux , la realisatrice de cette bouse et que c'est certainement  l'unique raison de  sa présence au générique)

Quant a Dany Boon ce film intervient dans sa filmographie juste après le raz de marée des ' Ch'tis ' sa popularité n'a donc pas souffert de la médiocrité de ce film  tant le succès des Ch'tis a tout balayé sur son passage

Heureusement que je n'ai pas dépensé le moindre euro pour perdre mon temps devant 'de l'autre côté du lit " j'ai pu voir  ce navet  absolu un dimanche soir sur TF1 .Je me demande encore comment j'ai pu aller au bout de ce film ? Sans doute peut-être , pour voir jusqu"a  quel point le cinéma pouvait descendre bas

Dans ce cas précis la descente est vertigineuse ;elle dure une heure trente et s'effectue sans parachute  et  au final on s'ecrase au sol avec fracas.

 

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08:29 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

03/02/2011

R.I.P John Barry (1933-2011)



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le triomphe que lui a réservé le public du Royal Albert Hall lors de son unique concert londonien, en avril dernier  avait de quoi surprendre.  on se serait presque cru à un concert des Black eyes peas ou  d'Oasis. les places vendues en moins d'une journée  ont atteint des sommes record au marché noir. Et, ce soir-là, la « standing ovation » était de rigueur : vingt minutes à la fin du concert pour les heureux élus, et près de deux heures pour la foule qui attendait sous la pluie juste pour entrevoir la légende

 

  

Né en 1933 à York, en Angleterre, John Barry Prendergast de son vrai nom avait écrit le thème de onze James Bond: James Bond contre Dr No (1962), Bons baisers de Russie (1963), Goldfinger (1964), Opération Tonnerre (1965), On ne vit que deux fois (1967), Au service secret de sa majesté (1969), L'homme au pistolet d'or (1974), Moonraker (1979), Octopussy (1983), Dangereusement votre (1985) et Tuer n'est pas jouer (1987).

Il avait aussi remanié une musique composée par Monty Norman, pour en faire le thème principal de James Bond la série mythique, devenu l'un des thèmes musicaux plus connus au monde.

Il avait également composé le thème de la série Amicalement vôtre. un générique devenu célébrissime

 

Pour le cinéma Outre sa large collaboration autour de 007  John Barry avait  composé la musique de Out of Africa ou encore celle de  Danse avec les Loups.

Le compositeur avait remporté cinq Oscars pour son travail: deux pour Vivre Libre (meilleure chanson et meilleure bande-originale, 1966), un pour Le Lion en hiver (meilleure bande-originale en 1968), un pour Out of Africa (meilleure bande originale en 1986), un pour Danse avec les loups (meilleure bande originale en 1991).

Marié depuis 35 ans il avait auparavant (en 1965)  été l'epoux de jane Birkin et  avait eu avec la future compagne de Serge Gainsbourg , une fille (Kate , née en 1967)

 

 

Pillée par le trip-hop, pastichée par le techno-rock des Propellerheads, son oeuvre a même, récemment, fait l'objet d'un album de reprises où s'illustre un échantillon éclectique de la scène rock anglo-saxonne (Pulp, Iggy Pop, Mac Almont, Leftfield, ou encore la chanteuse des Pretenders, Chrissie Hynde) .

Le génie de John barry aura paisiblement traversé les décennies et influençé des générations de musiciens

 

Shirley Bassey  - Diamonds Are Forever (Main Title) [Original Soundtrack Version]

 
podcast

 

John Barry  Thème  from 'The Persuaders '

podcast

 

 

John Barry - thème from James Bond


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John Barry  - Midnight Cowboy (theme from  Film 'midnight cow boy')


podcast

 

 

 

 

 




 

03/01/2011

Mariages ! ( Valerie Guignabodet 2003)

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Encore un film dont j'aurais du me méfier , seule la présence de Miou Miou me semblait être une bonne raison de  passer un bon moment et j'avais tort car Mariages ! est un film raté  , et même complétement raté ,un navet intégral qui engloutit  tous les comédiens présents au générique dans un vaste naufrage cinématographique collectif .

Rien a sauver donc dans Ce film de Valérie Guignabodet , personnages stéreotypés et peu crédibles , scénario  prétentieux et mal écrit , dialogues confondants de bêtise et casting  peu inspiré .

C'est un ratage intégral et  total !

De Lio (définitivement la pire des chanteuses actrices) a Jean Dujardin (l'un de ses plus mauvais rôles assurément) sans oublier Mathilde Seigner (ici carrément insupportable ) c'est une catastrophe!

Du coté des mariés improbables de ce film ce n'est guère mieux Alexis Loret et Chloé Lambert sont insipides et hors sujet , Seule Miou Miou sauve un peu les meubles mais jamais ne parvient a faire exister son personnage égaré dans cette mièvrerie collective

Mariages ! qui se veut  caustique et drôle ne réussit en fait qu'a n'être que pathétique et ridicule.

A éviter!

 

12:16 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (1)

29/11/2010

Il y a longtemps que je t'aime (Philippe Claudel 2008)

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C'est d'abord un visage puis un corps lourd et fatigué, celui de Juliette (éblouissante Kristin Scott -Thomas) qui seule dans un aeroport désert attend Léa (Elsa Zylberstein) sa jeune soeur venue la chercher .

Très vite les personnages du film de Philippe Claudel (qui adapte ici son propre roman) vont prendre place dans le film avec silence et  pudeur ; les regards , les non dits  tout ici  est palpable , tout ici est émotion

Un thème domine nettement cette chronique familiale : l'enfermement.

Celui de Juliette bien sur  , héroïne Dostoieskienne , qui, après quinze ans passés en prison, continue à vivre en recluse, refusant  le réconfort  que les autres pourraient lui apporter,  celui du grand-père  qu'une attaque cérébrale a rendu mutique, celui d'une mère atteinte d'Alzheimer, celui  d'un flic divorcé rongé  par la solitude et bercé d'un rêve presque inaccessible .

La révélation terrible du crime dont Juliette a été coupable nous  met mal a l'aise ;condamnée pour avoir tué son fils de 6 ans, cet aveu brut et sans concession nourrit longtemps un récit mystérieux qui tourne autour du passé énigmatique de Juliette

Son retour a la vie , sa reconstruction sociale  comme un chemin de croix nous bouleverse , aidée maladroitement par ceux qui l'entourent  Juliette plombée de son éternelle culpabilité de mère assassine. nous livre peu a peu son lourd secret  et quitte lentement  le  monde des fantômes  pour retrouver  celui des vivants .

Portée par deux comédiennes formidables le film est une réussite même si certains personnages restent un peu en retrait et manque de profondeur (les personnages masculins notamment) mais ne boudons pas notre plaisir car il y a longtemps que je t'aime ( en hommage a la comptine ' a la clairefontaine') est un film intelligent , plein d'émotion , de retenue et  d'une grande pudeur qui donne a réfléchir sur les thèmes délicats et douloureux du pardon et de la rédemption.

 

16:00 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

04/11/2010

L'Immortel (Richard Berry 2010)

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Bon j'avoue que j'y croyais pas trop jean Reno dans un film réalisé par Richard Berry et produit par Luc Besson , j'ignorais que Kad Merad se coltinait le rôle du méchant de service et que Darroussinfaisait partie du naufrage.En adaptant le roman de Franz Olivier Gisbert  on aurait pourtant pu espérer un meilleur traitement de la part de Richard Berry.Au delà de la distribution c'est plutôt le personnage incarné par Reno qui me donnait envie de voir  ce film 'Jacky Imbert rebaptisé Charly Mattei dit "Charly Le Mat" légende de la pègre marseillaise ,un personnage au passé chargé a la fois trouble et fascinant rescapé d'une tentative d'assassinat par le milieu malgré 22 projectiles retrouvés sur sa carcasse

Mais les bonnes intentions ne suffisent pas et le film de Berry ne fait illusion que quelques minutes.

Très vite on sent que la mayonnaise ne prend pas malgré les tentatives de plus en plus désespérées de Jean Reno de nous fait croire au personnage

Ça se corse avec l'apparition de Tony Zacchia joué (mal) par Kad Merad visiblement peu a l'aise dans ce registre puis celle de Martin l'avocat véreux (Darroussin a la ramasse ) et du commissaire Marie Goldman (Marina Fois a peine crédible)

personnages peu vraisemblables  et trop caricaturaux, dialogues idiots, violence parfois inutile avec des scènes a la limite du ridicule (ah ! la poursuite a moto avec un cascadeur doublant Reno mais qui doit bien lui rendre 40 kilos de moins) et le plagiat sur les films de mafia (le mariage )

Joey Starr ("le pistachier" ) en "guest star" dans le rôle de méchant impressionne davantage en 2 minutes que Kad Merad vociférant et gesticulant a chacune de ses apparitions dans le film

On a du bien rigoler du coté de Marseille et de Toulon avec ces caïds de cinéma , on a dût moins rigoler, par contre si on a payé sa place de cinéma pour voir cette  daube a peine réchauffée et surtout très indigeste

 

11:10 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

16/10/2010

Partir (Catherine Corsini 2009)

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Catherine Corsini avait livré voici quelques années un très joli film "La nouvelle Eve " dans lequel Karin Viard se révélait magnifique. Voici la réalisatrice de retour avec un film intimiste et intense sur les thèmes de l'amour, de la passion, de la fidélité et du désir  .

Axée autour du trio classique le mari ,la femme ,l'amant 'Partir 'est un film douloureux de par la situation sociale des personnages

Suzanne (formidable Kristin Scott Thomas) est l"épouse de Samuel ( Yvan Attal) médecin brillant ,elle décide de reprendre son activité de kinésithérapeute et d'installer un cabinet  annexe a sa magnifique villa du sud ouest de la france

C'est dans ces conditions qu'elle rencontre Yvan (Sergi Lopez) ouvrier espagnol récemment sorti de prison  et le coup de foudre est immédiat.La particularité du film de Catherine Corsini réside dans le fait qu'il ne nous parle pas d'infidélité (Suzanne avoue très vite sa relation a son mari) mais plutôt de la remise en question de sa propre vie ,des attentes , des espoirs et  des projets  suite a une nouvelle rencontre et a un nouvel amour.

 

Le film nous tient en haleine malgré l'inéluctabilité de la fin car dès les premières images nous entendons un coup de feu sans  savoir si il s'agit d'un suicide ou  d'un meurtre et sans même savoir qui est la victime. Nous avançons donc avec les personnages dans cette 'chronique d'un drame annonçé' guidé par un scénario  bien fiçelé et l'interprétation brillante des comédiens qui font de 'Partir' un excellent film a mi chemin entre le  film d'auteur et le drame social 

 

 

 

16:13 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

12/10/2010

Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu (Woody Allen - 2010)

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C'est toujours une joie de partir a la découverte d'un nouveau Woody Allen,

Son l'humour particulier, la finesse des dialogues ; la  cocasserie de ses personnages et cet art unique pour nous dresser  une galerie de portraits incroyables et inattendus. 

C'est une nouvelle fois la ville de Londres que Woody Allen a choisit pour décor de son nouveau film "Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu"qui certes ne s'imposera pas dans ce que le réalisateur a proposé de mieux mais qui procurera néanmoins un grand bonheur a tout les spectateurs

Basculant d'une histoire de couple a une autre ,les destins , les peines , les joies et les angoisses de chacun des personnages du film se croisent et s'entrecroisent .

C'est un film rempli d'une tendre et délicate mélancolie ,un film a la fois léger et profond  La grande force de Woody Allen  étant  de passer en clin d'oeil du cynisme a la tendresse , du sourire a l'émotion

Pour tout les maniaques du grand Woody Allen on pourra rapprocher ce film de 'Comédie erotique d'une nuit d'été 'réalisé  en 1982

Impossible aussi de boucler cette chronique sans parler des comédiens et accorder trois mentions spéciales ,la première a Gemma Jones  qui joue le rôle d' Helena  absolument irrésistible dans son rôle de sexagénaire abandonnée ,un  brin givrée obsédée de sciences occultes et de réincarnation, la seconde a Anthony Hopkins, nouveau venu chez Allen et  qui s'est  vu  offrir un rôle ou il fait merveille ,en vieux beau manucuré et bronzé  qui carbure au viagra il est lui aussi  totalement  irrésistible

Enfin n'oublions pas Lucy Punch , qui  interprète Charmaine , call girl ratée  ariviste et sans cervelle mais néammoins attachante  ,son personnage croustillant rappelle d'ailleurs Celui de Linda (interprétée par la pétulante  Mira Sorvino dans 'maudite Aphrodite'l'un de mes Allen préférés sorti en 1995 et chroniqué dans ce blog) 

 

chronique de maudite aphrodite

 http://jimboland.hautetfort.com/archive/2005/11/18/maudit...

 

00:52 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

16/09/2010

Gloria - ( John Cassavetes - 1980)

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Cela peut sembler incroyable mais John Cassavetes  n'avait aucune envie de réaliser Gloria , en effet ce réalisateur que l'on sait soucieux d'une totale liberté et d'une autonomie absolue ne voulait pas mettre en scene ce film qui reste comme l'un de ses seuls films de commande

Pourtant le film est la est bien la et c'est tant mieux car Gloria est un véritable bijou , un road movie lent et noir filmé avec la griffe géniale de ce metteur en scène hors du commun

Le sujet est basique et peut se résumer en quelques mots :

" Compromis dans une sale affaire, les membres de la famille Dawn viennent d’être assassinés par des représentants de la Mafia. Ne reste que le petit homme de la famille, Phil, confié par les parents juste avant le massacre à cette étrange voisine Gloria interprétée par Gena Rowlands (Madame Cassavettes a la ville)

Malgré ses défauts (une certaine lenteur) , Gloria est un grand film car au -delà de la performance fantastique d'émotion et de sobriété  de son actrice principale, Gloria se concentre sur un tout autre  personnage  une Amérique, qui voit naître, grandir, mourir ses enfants esseulés. Cassavetes dresse ainsi le portrait impitoyable et sans concession d’une Amérique de corrompus, de solitaires ; de marginaux , de ratés , des personnages tout a la fois pathétiques et terriblement humains

Ce n'est certes pas le plus grand film de Cassavetes mais celui ci  reste néammoins très  particulier , les personnages sont attachants , New York est encore remarquablement filmé et Gena Rowland est stupéfiante (nominée pour ce rôle a l'oscar il lui echappera  pour être  décerné a Sissy Spacek elle aussi bouleversante dans 'Nashville lady ' de Michael Apted

 

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06/09/2010

R.I.P Jim Carroll (1950-2009)

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Il aura choisi une drôle de date pour tirer sa révérence comme un pied de nez a cette Amérique dont il était devenu l'un des enfants terribles les plus emblématiques

 Né a New york  le 1er août 1950 ce personnage atypique et fascinant est donc mort le 11 septembre d'un arrêt cardiaque , Écrivain, poète et musicien punk  américain il était notamment  connu pour son livre autobiographique The Basketball Diaries qui a fait en 1995 l'objet d'un film dans lequel joue un Leonardo DiCaprio alors quasiment  inconnu .Avec son look entre Tom Verlaine et David Bowie Jim Carroll s'etait imposé comme l'un des plus brillants représentants de la contre culture des années 70-80  ,proche de Patti Smith , de Warhol Burroughs, ou encore  de Lou Reed il évoluait comme un poisson dans l'eau  dans cet  univers new yorkais underground qui le fascinait et ou il se sera comme tant d'autres  brulé les ailes

 Publié  en 1978" the basket ball diaries " décrit sans complaisance la décadence de Jim, un jeune homme blanc prometteur, joueur de basket brillant, dans le New York des années 1960. L'écriture d'un journal intime et la passion qu'il a pour le basket ne l'empêcheront pas de sombrer dans la dépendance à l'héroïne, de se faire renvoyer de son école ainsi que de son équipe puis de se brouiller avec sa mère et ses amis. Ce livre autobiographique  est devenu dès sa parution  l'une des oeuvres cultes de la littérature contemporaine américaine ;le film réalisé par Scott kalvert en 1995 et dans lequel Di Caprio se révèle absolument stupéfiant ne rencontrera malheureusement qu'un succès d'estime

 

Carroll formera ensuite a l'aube des années 80  un groupe  punk 'The Jim Carroll band ' le groupe sera composé de Brian Linsley (guitar) ,Wayne Woods (drums) , Stephen Linsley (bass) et Terell Wynne (guitar) et leur premier album en 1980  'catholic boy ' rencontrera un succès mitigé .

Par la suite Jim Carroll se partagera entre musique  (5 autres albums plutôt confidentiels) et l'écriture de nombreuses poésies .

 

Jim Carroll band - People who  died 


podcast

 

 

 

 

 

08/04/2009

La fille de Monaco ( Anne Fontaine 2008)

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Cet ersatz de film est a l'image de la météo de Canal plus jadis proposée dans 'le grand journal ', un brin chic , un brin vulgaire et la plupart du temps totalement ridicule .

De Lucchini d'abord ,pour reprendre une célèbre tirade de Molière je serai tenté de dire ' Mais que diable allait il faire dans cette galere"? ou comment le génial comédien que tout le monde a adoré dans 'la discrète ' "le colonel chabert' ou 'Uranus ' peut il être mêlé a un tel projet? .

Louise Bourgoin  qui incarne  une présentatrice aguicheuse de météo locale ( un clin d'œil évident a sa prestation calamiteuse ou géniale c'est selon les  gouts  , de Miss Météo sur Canal plus dans l'émission citée plus haut ) n'a rien a perdre dans ce film il semblerait même que son personnage de Audrey, fille facile et intéressée lui ait permis de s'imposer comme la révélation de l'année 2008 (on n'a pas du voir les mêmes films ) .Roschy Zem ,  acteur intéressant mérite mieux que les habituels rôles de brun ténébreux et inquiétants (comme celui ci ) dans lesquels il s'enferme désormais .

La fille de Monaco est l'archétype même du film inutile et raté , le scénario,les personnages tout ici est est superficiel et invraisemblable (l"histoire du procès est a peine survolée et ne sert finalement qu'a masquer la pauvreté du scénario).

Grosse déception donc pour ce film réalisé pourtant par Anne Fontaine qui nous avait enchanté en 1997 avec 'nettoyage a sec'  un véritable film d'auteur a des années lumière de cette fille de Monaco dont il n'y a rien (ou pas grand chose ) a sauver

11:20 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : anne fontaine

06/04/2009

Velvet goldmine (Todd Haynes- 1998)

 

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Mon appréhension a visionner 'Velvet goldmine ' était malheureusement justifiée , le film de Toff Haynes réalisé en 1998 et qui  relate l'épopée du glam -rock dans les années 70 ne m'a apporté que déception et regrets.

Certes l'affiche était alléchante Ewan Mc Grégor et Jonathan Rhys Myers dans les rôles respectifs de Curt Wild (Iggy Pop) et Brian Slade ( David Bowie)  quel challenge  ! Quel culot !

mais le résultat  nous laisse sur notre  faim et au bout du compte le film de Todd Haynes a  un drôle de gout d'inachevé et  d'inabouti

'Velvet goldmine'  premier film consacré aux années glam se révélait  inévitablement comme  un projet extrémement ambitieux ,le mouvement musical " glam " pourtant éphémere aura  marqué les consciences de toute une génération de musiciens et comme tout mouvement qui laisse son empreinte il a ses héros (Bowie , T.Rex, Roxy Music , Slade,  New York Dolls  et ses Héritiers ( Suede,  Pulp , Placebo  ) ses disques cultes (Ziggy Stardust  , Roxy Music  tout d'eux millésimés 1972)

Haynes , jeune cinéaste (né en 1961) n'a evidemment pas négligé les clichés incontournables  de ce mouvement 'glam' haut en couleurs en décadence et en fantaisie , le strass; les paillettes, les looks hallucinants , les plat- forms boots , l'androgynie , la bi sexualité,  la drogue bien sûr tout  y est comme dans un fourre tout un peu indigeste 

le scénario s'articule quant a lui autour d' une pseudo disparition et d'assassinat de Brian Slade (Bowie)  incarné ( fort brillamment  par Jonathan Rhys Myers); et de sa rencontre avec Curt Wild (Iggy Pop) tandis que  Arthur Stuart  ( Christian bale) un journaliste  part a la recherche du chanteur disparu et rencontre ceux qui ont  accompagnés durant sa carrière.

Si le film décoit La bande son par contre est incontestablement une réussite  Bowie n'ayant curieusement cédé aucun droit (même pas ceux de la chanson dont s'inspire le titre du film) le réalisateur a puisé ca et la dans un répertoire varié (et même parfois hors sujet) on entendra donc des titres  de   Roxy music ,  Brian Eno  , T Rex,  Lou Reed, The Stooges, ,et on découvrira un  Groupe composé de thom Yorke ; johnny Greenwood (Radiohead) , bernard Butler (Suede) et Andy mc Kay (Roxy music) baptisé The venus in furs (clin d'oeil évident au Velvet Underground l'anti thése absolue du glam rock), un super groupe occasionnel  qui  nous gratifie ici  de quelques titres stupefiants (  "ladytron" " 2HB" "bitter sweet" "baby's on  fire " ) des standards  qui raviront a coup sur  les connaisseurs .

Pour la petite histoire , Michael Stipe , leader de R.E.M   est associé a ce projet  et  il y  a fort a parier que sa patte malicieuse est derrière cette bande son superbe

Quant au film il nous balade ,navigue entre fiction et réalité ,brodant autour d'un  invraisemblable scénario malhabile et embrouillé , il faut rappeler n'en déplaise a Todd Haynes que  Iggy Pop  personnage evidemment fascinant  n'est toutefois pas une icône du glam (peut être  s'inspirer de Marc Bolan (T Rex) aurait été plus judicieux) 

force aussi est de constater que  malgré le très charismatique Jonathan Rhys Myers la mayonnaise ne prend pas , on est devant un film un peu space age , futuriste , dont la bande son heureusement nous tire d'une incontrôlable torpeur et d'un certain ennui ; on imagine alors avec une pointe  de  regrets a  quoi un  tel projet aurait pu ressembler avec un peu moins de prétention et un plus de  réalisme. 

 

 

Placebo - 20 th century boy   (velvet goldmine original soundtrack)

 
podcast

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

03/02/2009

Paris ( cedric Klapisch - 2008)

18894353.jpgComment ne pas être décu avec 'Paris' le film de Cedric Klapisch sorti en début d'année 2008 ? Ou est passé le rythme , le dynamisme du réalisateur de   l'auberge espagnole  ou des 'poupées russes' ?

Même si on prend en considération le sujet plus grave traité par Klapisch avec  ce film  ,  on a la désagréable  impression  de se retrouver  dans l'univers de Claude Lelouch (multitude de personnages , histoires a tiroir , séquences  sans rapport les unes avec les autres, sentimentalisme exacerbé, ) bref, au bout du compte un grand sentiment de frustration , une impression de surfait ,comme un beau gâteau avec trop d'ingrédients qui n'a finalement aucun goût 'Paris ' finit par agacer ;les personnages (trop nombreux) sont superficiels et même si On retrouve avec plaisir  Romain Duris  l'acteur fétiche de Klapisch  la majorité des comédiens  ne sont pas a la fête.

Ce sont les filles qui s'en sortent le mieux  Juliette Binoche  est parfaite dans le rôle d'Alice  mere célibataire désabusée qui essaie encore de croire a l'amour , Karin Viard est épatante malgré un  rôle est réduit a quelques répliques et  mélanie Laurent toujours aussi  naturelle. Fabrice Lucchini  alterne le bon (la scène chez le psy) et le moins bon voire le grotesque (il nous refait son numéro  d'allumé de la musique 'soul'  et si  sa spontanéité  nous amusait sur les plateaus télé ici on  a l'impression qu'il est en représentation) Dupontel ,Lellouche , Cluzetsont enfermés dans des personnages sans grand intêret

 Quant au film il avance mollement , sans jamais décoller  avec pas mal de  séquences inutiles (que fait l'Afrique dans cette histoire?) ;le défilé de mode ,   la visite des mannequins a Rungis tout ça n'a qui queue ni tête .Certes on saisit bien le sens du message de Klapisch' profitez de la vie -amusez vous ! -dansez  ! , chantez ! ,  ! vous avez la chance d'être vivant , de respirer , de rire , d'aimer mais que tout cela est lourd ,  pompeux  monotone  que tout cela est plat et manque cruellement de grâce et de  magie . Dans ce 'Paris ' joliment filmé par Klapisch (qui n'évite toutefois pas les clichés)on ne se passionne jamais ,on s'ennuie , on tourne en rond

22:28 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paris, klapisch

01/02/2009

Le juge et l'assassin (Bertrand Tavernier 1976)

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Bertrand Tavernier nous a souvent donné des films intéréssants et intelligents et même si certains ont quelque peu vieillis , sa filmographie reste l'une des plus regulières du cinéma français. Incontestablement son chef d'oeuvre  demeure 'Le Juge et l'assassin "réalisé en 1976 , un film inspiré d'un célèbre fait divers qui passionna et divisa la France a la fin du XIX siècle a savoir la cavale sanguinaire de Joseph Vacher qui assassina  et tua  au moins une vingtaine de personnes et qui fut guillotiné en 1898 .
Avec un talent indéniable de narrateur Taverniernous raconte l'itinéraire de cet ancien soldat ,  amoureux éconduit qui tenta de tuer sa fiançée et de mettre fin a ses jours en se tirant deux balles dans la tête , le destin décida de les faire survivre tout les deux  mais Vacher (Bouvier dans le film de tavernier) resta  psychiquement atteint (crises de paranoïa, hallucinations) il passa plus de six mois à l'asile de Dole, où  fort peu soigné Il tentera  à de multiples reprises de s'échapper .  Libéré et considéré comme guéri par les psychiatres il passe par des crises de folie meurtrière au cours desquelles il viole, éventre, mutile des bergers et des bergères, en majorité des adolescents.
personne ne discutera le fait que ce film restera le plus grand rôle de Michel Galabru  absolument incroyable et époustouflant dans le personnage du tueur halluciné (le comédien fut d'ailleurs récompensé a juste titre par le césar  du meilleur acteur ) , il forme un duo épatant avec Philippe Noiret  un fidèle de Tavernier qui interpréte ici  le juge Rousseau ,homme intègre et juste qui va se passionner pour cette affaire au point qu'elle devienne pour lui une obsession totale . Le film ne se contente pas de nous raconter l'une des plus terribles affaires judiciaires de notre pays  il pose aussi la question cruciale  de la manipulation des médias (déjà) dans un pays qui vient alors de se déchirer  et de se passionner pour l'affaire Dreyfuss. De plus très intelligemment Tavernier laisse a chacun la libre interprétation du cas de Bouvier ,il ne nous dit a aucun moment qu'il est innocent mais sans le présenter comme une victime il laisse entrevoir la possibilité que bouvier ne soit 'peut etre'  pas  coupable  .
le personnage de Bouvier est une énigme absolue  et toutes les hypothèses sont a entrevoir , Coupable, fou, paranoïaque, mystique , manipulateur diabolique ,  affabulateur a chacun de choisir l'étiquette qu'il lui convient le mieux pour définir l'individu qui emporta son mystère avec lui . Fidèle a ses convictions politiques Tavernier en farouche opposant de la peine capitale termine son film en occultant l'exécution capitale qui est suggérée mais pas filmée  Le  film réalisé en 1976 et qui a installé son auteur  parmi les metteurs en scène incontournables du paysage cinématographique  français n'a , quant a lui  pas pris une seule ride et s'impose indiscutablement  parmi les  grands films du cinéma français

 

 

 

16:26 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : noiret, galabru, tavernier

28/10/2008

Sans arme, ni haine, ni violence (Jean Paul Rouve 2008)

8897.jpgNe nous y trompons ,malgré toute la sympathie pour toute cette nouvelle génération d'artistes venus de la comédie   ils sont peu nombreux a posséder réellement les capacités a s'imposer  en tant que véritables réalisateurs de cinéma .

Alain Chabat excepté ce ne sont pas , a l'evidence de vrais réalisateurs loin s'en faut ,  et on préférera dire que tous se font plutôt plaisir en passant derrière la caméra Jean Paul Rouve (s'il  s'affirme indiscutablement au fil des années en tant que comédien ) n'echappe pas a cette regle en réalisant son premier film' sans arme ,ni haine ni violence'

 Deja en 1979  José Giovanni (qui savait de quoi il parlait)   s'etait attaqué avec un succes mitigé a ce fait  divers célébre (le casse du siècle a la société générale de Nice en 1977)  un coup incroyable et culotté réalisé par la bande d'albert Spaggiari  ,ancien photographe de quartier au passé douteux  devenu truand atypique  et  qui s'est vu du jour au lendemain devenir l'ennemi public numero 1

 

En choisissant de traiter la personnalité de l'individu plutôt que ses actes (le casse est occulté du film mis a part quelques séquences de quelques minutes) jean Paul Rouve tombe dans le piège de la caricature .Transformé en guignolo  façon "Bébel années 70-80" le personnage de Spagiarri a force de vouloir etre présenté comme bandit au grand coeur , généreux , désinvolte agace plus qu'il ne charme , le film qui mélange faits réels (la fuite en amerique du sud du gangster ) et fiction (le journaliste de Paris Match infiltré qui devient peu a peu son confident ) tombe alors dans la facilité et la miévrerie.

Dans la peau de Spaggiari , Rouve en fait des tonnes  et a l'evidence il en fait trop , son film  sympathique au départ devient tres vite ridicule et grotesque a l'image des perruques et déguisements de son (anti) héros. il fait de Spaggiari   (meme si le vrai Spaggiari était a l'evidence un personnage haut en couleur) un péquenot et" gugusse" sans cervelle .

Une scène pourtant  (celle de la confrontation avec la vendeuse vietnamienne) est trés reussie , dans ce passage du film  ou la véritable personnalité de Spaggiari apparait derriere le clown , Rouve  tente de nous montrer l'espace  d'un  (trop) court instant la face cachée de l'homme.

C est toutefois assez peu  pour dire que le film est moyen ; non  au bout du compte il est juste inutile .

 

26/10/2008

Gainsbourg 2008

affiche expo gainsbourg 2008 ..JPG

 

Serge Gainsbourg - mes petites odalisques 


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Pour l'inconditionnel de Gainsbourg que je suis c'était évidemment un rendez vous que je ne pouvais manquer .Cette exposition au musée de la musique  pour rendre hommage a  cet immense artiste qui aurait eu 80 ans cette année s'affirmait comme  un évenement culturel totalement incontournable.

La première partie de cette exposition rassemble la quasi  totalité des 45 tours de la carrière de Serge ,Chanteur et auteur ,  .Entre raretés , bizzareries,  collectors ,musiques de film,  pressages étrangers (notamment japonais) et grands classiques de l'oeuvre de Serge  chacun trouvera de quoi satisfaire sa curiosité .Impossible de les nommer tous mais sachez qu'on  croisera  Jean claude Pascal ; Michèle Arnaud (ronsard 68la chanson de Prevert- douze belles dans la peau) Juliette greco (les amours perdus - l'amour a la papa) Hugues Auffray (la javanaise -mes petites odalisques) Francoise hardy(l'anamour) Zizi Jeanmaire ,les frères jacques (le poiçonneur des lilas) ;catherine Sauvage (Baudelaire  -  les goémons -black trombone) isabelle Aubret(la chanson de prevert) , Birkin Evidemment  mais aussi toutes les femmes qu'ils aura fait chanter , Deneuve, Adjani, Bambou, Regine , France Gall, Bardot , vanessa Paradis , sans oublier les hommes (Julien Clerc, Chamfort, Bashung ,Philippe Clay.......) je ne peux les citer tous mais tout ce que Gainsbourg a enregistré ou a composé (en format 45t) nous est ici présenté  en un mur  de 45 tours stupéfiant qui nous prouve l'incroyable diversité  insensée  et toute l'originalité de l"oeuvre artistique de Gainsbourg.

 

Serge Gainsbourg - douze belles dans la peau


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la seconde partie de l'expo nous fait pénétrer dans l'univers du maître elle s’articule autour de quatre grandes périodes :

 

La  période bleue (1958 - 1965)


Les idoles (1965 - 1969)


La décadanse (1969 - 1979)


Ecce homo (1979 - 1991)

 


Gainsbourg avait du gout on le savait et on le constate en découvrant  sa collection personnelle, La Chasse aux papillons, de Salvador Dali, Mauvaises nouvelles des étoiles, de Paul Klee, et L'homme à tête de chou, sculpture de Claude Lalanne. Les deux derniers ayant inspiré titre et contenu à deux albums de Gainsbourg.


Gainsbourg avait du gout on le savait et on le constate en découvrant  sa collection personnelle, La Chasse aux papillons, de Salvador Dali, Mauvaises nouvelles des étoiles, de Paul Klee, et L'homme à tête de chou, sculpture de Claude Lalanne. Les deux derniers ayant inspiré titre et contenu à deux albums de Gainsbourg.

 

 

Ces oeuvres sont présentées dans une vitrine-miroir latérale qui jouxte l'installation. On y trouvera également  ses manuscrits et la bimbeloterie de la rue de Verneuil, moult fois détaillée par les visiteurs : l'écorché de Louis Auzouxqui tronait dans son salon , la collection de médailles acquise auprès de ses amis de la police,une photo inédite et rare de marylin Monroe a la morgue, l'exemplaire de la marseillaise de Rouget de Lisleacheté a Drouot peu de temps juste apres le scandale de 'aux armes ect....'

 

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l'homme a tête de chou la  merveilleuse et intriguante sculpture signé Claude Lalanne

Toujours dans cette même salle   le plasticien sonore Frédéric Sanchez.propose un labyrinthe de colonnes associant des images (photos ou films) et des sons (les textes sont lus par les interprètes, Birkin, Deneuve, Dutronc...) le tout mettant  en relation l'oeuvre de Gainsbourg avec les courants (le surréalisme et le jazz , la pop et le pop art...) et les personnalités qui l'ont marqué (Bela Bartok, Boris Vian, Francis Bacon...).

Ce dispositif dynamique, visant à "provoquer des images avec le son", explique Frédéric Sanchez, réussit le tour de force d'être pédagogique tout en intrigant les connaisseurs

bref une expo qui bien que  peu être un peu trop concentrée est totalement captivante que l'on soit inconditionnel de gainsbourg ou pas .

 Inconterstablement cette exposition s'affirme comme  l'un  des grands rendez vous culturel  de cette fin d'année 2008 et comme  un évenement  artistique a ne rater sous aucun pretexte.

 

 Serge gainsbourg - ford mustang

 


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Vicki ,Cristina, Barcelona (Woody Allen 2008)

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Encensé par les critiques 'Vicki Cristina Barcelona 'le dernier Woody Allen( déjà plus de  40 films au compteur) avait tout pour plaire.

Le dépaysement d'abord , Woody Allen choisissant l'espagne et la superbe ville de Barcelone pour y installer son intrigue ,voila qui  semblait croustillant de la part du metteur en scene  qui  après avoir quitté New -York pour la Grande Bretagne le temps de trois films inégaux  décidait de mettre le cap au sud de l'europe

Le casting toujours surprenant chez Woody Allen est ici alléchant avec la présence de javier Bardem  en  peintre  tourmenté et en séducteur implacable, Scarlett Johansson  la nouvelle muse incontournable du cinéma de woody  (elle est ici  encore parfaite en étudiante américaine a la recherche de l'amour ), Rebecca Hall  actrice quasi inconnue et  nouvelle venue dans l'univers du maitre  et enfin Pénélope Cruz échappée de chez  Almodovar  qui apporte ici  toute la fougue et le tempérament de feu propre aux actrices du réalisateur madrilène.

 

Pourtant et inexplicablement la magie n'opére pas, le film tarde a démarrer , a s'emballer , une voix off inutile et pesante , des dialogues quelque peu convenus ,l'ensemble manque cruellement d'humour mis a part quelque répliques qui font mouche.

la ville de Barcelone qui apparemment a subjugué Woody au point qu'il en fait quasiment un  personnage de son film nous est présentée a la manière simpliste d'un catalogue  pour agence de tourisme (la sagrada familia, le palais  Guell, les ramblas, les joueurs de guitares a la tombée de la nuit  tout ça est evidemment superbe , tout ça est aussi trés trés cliché .

 Heureusement le film est (en partie) sauvé par l'arrivée tonitruante  toutes griffes dehors de Pénélope Cruz  qui débarque dans la deuxième partie d'un film en perte de vitesse , alors oui soudainement ca décoiffe ! , ça explose ! mais c'est un peu tard  'Vicki Cristina , Barcelona' s'est dejà inscrit dans la liste des films moyens de Woody Allen.

Coté musique ,on sort du répertoire jazz habituel des films de Woody Allen et c'est plutot une bonne chose notamment  pour Giula y los tellarini  groupe inconnu dont Woody Allen a choisi la chanson "barcelona " en l'entendant a la radio par hasard  ,ce groupe a surement éussit un  coup totalement inespérée .

Woody Allen  en profite aussi pour exhumer "entre dos aguas " un instrumental  magnifique de Paco de Lucia ' qui va enchanter tout le monde .

Si les critiques sont  sous le charme de ce Woody cru 2008  un film ou le metteur en scène a (encore) mis beaucoup de ses névroses avec cette histoire  d'amour triangulaire et complexe , je ne partage pas quant   a  moi cet enthousiasme apparemment général   ,certes le film est agréable ,les comédiens sont mêmes plutôt bons mais il y manque la touche  de génie , la grâce , l'illumination ,  celle  qui enflamme 'Annie Hall " " Broadway Danny Rose " "Manhattan ' " Harry dans tout  états " match point "

En comparaison de ces nombreux chefs d'oeuvres 'Vicki Cristina ,Barcelona est au final un  bon film mais  pas un ' grand film.' On est évidemment toujours plus difficile et  très   exigeant avec les plus grands réalisateurs donc restons cependant objectifs et ne boudons tout de même pas  pas notre plaisir .

 

 

 

 

08:57 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : woody allen

09/10/2008

Parlez moi de la pluie (Agnès Jaoui 2008)

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C'est donc le troisième long métrage signé  Agnès Jaoui après l'inoubliable 'le gout des autres ' et le dispensable  'comme une image'

Le tandem Jaoui-Bacri  est evidemment reconduit (c'est encore un scénario écrit a quatre mains par le couple) accompagné ici par  Djamel Debouzze dans un rôle  qui aurait pu  le positionner en qualité de véritable acteur , " " son vrai premier rôle d'adulte au cinéma selon ses propres termes (il oublie 'indigènes' apparemment ) pourtant malgré quelques belles scènes et quelques jolis moment de grâce le film nous laisse un curieux sentiment d'inabouti , d'inachevé  voire d'indifference.

Même si j'aime beaucoup l'approche du cinéma d'agnès Jaoui et si je trouve que Bacri est un excellent comedien  'parlez moi de la pluie ne nous emballle a aucun moment  et ne décolle pas, Bacri se contente une fois de plus de faire " du bacri  "et a force de se répéter a l'infini dans le même personnage il ne nous surprend plus .

Comparativement  Djamel Debouzze lui ,s'en sort plutôt pas mal sauf quand Jaoui lui retire sa légéreté naturelle (celle de son personnage ) pour le transformer en moralisateur (on aurait pu eviter la leçon de morale sur"  l"humiliation ordinaire " ) c'etait pas vraiment nécéssaire et  quelque peu hors sujet .

Le sujet du film est relativement simple ,on sait que le cinéma français sait faire passer l'emotion sur des sujets simples et les exemples ne manquent pas ; mais ce n'est pas le cas ici , Parlez moi de la pluie " tourne un peu en rond , s'enlise et ne raconte finalement pas grand chose , le film  d'agnes Jaoui est  a l'image du documentaire que doit réaliser Michel Ronsard  (jean pierre Bacri) dans le film  il n'aboutit pas a force de ne pas trop y croire .

Certaines  séquences sont  parfois un peu faciles et surtout peu crédibles  - le trio égaré dans le Luberon au milieu des moutons pour une hypothétique interview ratée - la scène du pétard ou , le couple improbable  Michel (Bacri) Agathe (Jaoui)  passablement défonçés s'émerveille   face a une  fourmi (apres avoir partagé un malheureux petit pétard )

Quelques belles surprises toutefois , notamment Florence Loiret (Aurelie) tout en dynamisme et en pudeur retenue et surtout Mimouna Hadji (la mere de Djamel dans le film) une  comedienne non professionelle qui nous donne sans forcer une belle leçon d'humilité et de courage.

Au final 'parlez moi de la pluie ' nous laisse sur notre faim  il me semble nettement que le tandem  Bacri -Jaoui est un peu dans une impasse,  Le film est a peine moyen et si il se laisse regarder d'un air détaché et distrait ; on est en droit d'attendre bien davantage d'un couple  capable d'ecrire et d'interpréter des choses (le gout des autres - smoking -no smoking - un air de famille) d'un niveau bien plus élévé.

00:48 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bacri, jamel, jaoui

02/10/2008

La colline a des yeux ( Wes Craven 1977)

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Revoir ce film dont un remake a été réalisé récemment par Alexandre Aja  m'a replongé quelques années en arrière a une époque ou une invention incroyable débarque dans les foyers  a savoir le magnétoscope.

A la fin des années 70 quand celui ci  fait son entrée dans les salons  c'est une véritable révolution, jusque la pas de chaînes câblées et encore moins  de Canal + ,juste trois  chaînes avec des programmes cinéma on ne peut plus conventionnels , seul tard dans la nuit du dimanche le cinéma de minuit propose de sortir un peu des sentiers battus mais il ne programme que des "classiques" pas de place évidemment pour les films d' horreur ou les films 'gore'

alors nous voila dans les videos clubs a déambuler dans les rayons en découvrant médusés des jaquettes de films aux titres évocateurs .

Et le choix est immense , derrière les jaquettes  et les titres chocs , des films venus d'un peu partout , des films de zombies, de fantômes ; de tueurs , de possession , de cannibales, de maisons hantées ,de malédictions , des films de sorcières, de démons , des films de loups-garous , de mutants, de mondes perdus, avec tout ce qu'il faut de monstres, de cinglés, de tueurs , de créatures  .... bref un choix déléctable pour le spectateur qui rêve d'avoir  vraiment peur  et qui peut désormais repartir avec sous le bras  la V.H.S de '"massacre a la tronçonneuse" , "cannibal holocaust,"  "vendredi 13" , "hurlements" "les raisins de la mort '  "Suspiria " "l'antéchrist"  ou encore "la maison pres du cimetière" pour ne citer que quelques exemples au hasard.

Certains des metteurs en scène de ces films d"'un genre "nouveau" deviendront des réalisateurs cultes (Mario BavaWes Craven , Dario Argento, George Romero , Tobe Hooper .....)  d'autres seront oubliés , beaucoup comme pour les westerns dans les années 60 se cacheront derrière des pseudonymes  mais certains de ces films feront l'objet de remakes ou inspireront d'autres  réalisateurs de nombreuses années plus tard .

Pour ce qui est de 'la colline a des yeux' il faut savoir qu'il a ,  lors de sa sortie cinéma en 1977 été classé 'interdit aux moins de 18 ans ' en raison du caractère profondémént malsain  du sujet abordé (c'est la raison des coupes imposées et qui ont clairement saboté quelque peu le film) .

Le sujet est ici assez banal , une famille avec caravane ,  chiens et nourrisson  s'aventure dans le désert ou vit une tribu de dégénérés de la pire espèce , violents , cannibales, et qui semble être  plus proche de l'animal que de l'humain .

Inévitablement la voiture de la malheureuse  famille tombe en panne  et tout ce petit monde reste bloqué, coupé du monde  et bien évidemment a  la merci de ces  fous dangereux et affamés qui cherchent  a les capturer pour les tuer et éventuellement ..... les dévorer.    

Basique , simpliste ; tourné avec peu de moyens et interprété par des comediens approximatifs , La colline a des yeux qui a forçément tres mal vieilli se regarde pourtant comme une curiosité et comme le témoignage d'une époque passée ,  celle ou l'on cherchait des sensations dans la découverte d'un cinéma parallèle et nouveau  .

Aujourd'hui n'importe quel adolescent sera mort de rire  et ne tiendra pas cinq minutes devant ce film ou les méchants sont plus ridicules qu'effrayant (inoubliables costumes  en peau de bêtes ). Toutefois , ne soyons pas trop sévère car quoique l'on en dise c'est un film qui fait incontestablement partie de l'histoire du cinéma et qui reste une référence dans son genre .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

13:21 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : wes craven

06/09/2008

Donnie Brasco (1997)

 

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Voila un genre cinématographique (le film de mafia) bien souvent (mal) traîté et qui a  trouvé dejà son maître absolu en la personne de Martin Scorsese ,ce dernier lui ayant  donné plusieurs fois ses lettres de noblesse ( "les Affranchis " se posant évidemment en référence absolue ).
C’est bien là le risque a prendre dès lors qu’on oppose un tel film a ses opus incontournables réalisés par le grand S.
Pourtant même si Donnie Brasco ne révolutionne pas le genre , le film de Mike Newell s'impose sans aucun doute comme  une réussite car il nous propose de nous intéresser à des personnages rarement choisis en tant que figures centrales d’une histoire. Le scénario tourne autour de Joe Pistonne alias Donnie Brasco  agent  spécial du F.B.I (Johnny Depp) a infiltré le milieu mafieux de New-York ou règne caïds et affranchis tous  fonctionnant selon un code bien défini et immuable. Auprès de lui dans cette jungle sournoise et méfiante Lefty (Al Pacino) qui connaît le milieu comme sa poche va introniser Donnie au sein de la grande famille new-yorkaise en se laissant bien malgré lui berné par le jeune flic


Pris dans une spirale mais sensible a l’amitié sincère et a la confiance de Lefty, Joe va continuer sa périlleuse  et courageuse  enquête tout en tentant de préserver celui qui devient malgré lui son ami .


Portrait réussi du milieu de la mafia et de ses personnages troubles avec rituels et code d’honneur le film brille par une interprétation irréprochable , Al Pacino, grandiose comme toujours prouve encore qu’il est bien l’un des plus grands acteurs du cinéma américain, il campe ici un attachant personnage de loser et vole la vedette a Johnny Depp tout en sobriété et en émotion retenue. 

Autour de ces deux personnages centraux  Michael Madsen ajoute brillamment un nouveau rôle de méchant a sa filmographie déjà bien fournie. Seules les séquences de la vie familiale (secrète aux yeux de la mafia) de l’agent Pistonne semblent avoir été quelque peu sacrifiées mais l’histoire (inspirée de faits réels) nous passionne de bout en bout même si la zone d’ombre concernant la destinée finale de Lefty nous laisse un peu sur notre faim

26/07/2008

Bullitt (Peter Yates -1968)

c94a9510c71dcb7ac87461575e86d5fc.jpgFaire un film authentique qui colle a une certaine réalité est une chose pas forcement facile et même si Peter Yates s'y est admirablement employé cela ne suffit pourtant pas a faire de Bullitt un grand film ,effectivement les scènes tournées avec des professionnels en lieu et place de comédiens (policiers , infirmières ,médecins ) donnent un coté très "pris sur le vif  "a l'ensemble mais au bout du compte on  ne retiendra  de Bullitt  que peu  de chose mis a part une légendaire poursuite automobile dans les rues et les faubourgs  de San Francisco.

Le scénario est assez plat et l'intrigue mince comme un fil ,les personnages secondaires (richard Vaughn) sont réduits a des faire valoir ,la présence féminine de la ( très ) belle jacqueline Bisset   n'apporte strictement rien car son rôle n'est  pas du tout mis en valeur .

Steve Mc Queen l'inspecteur Bullitt est LE personnage central de ce policier ,l'acteur trouve tout de même ici l'un de ses rôles les plus marquants même si sa prestation frôle parfois la caricature.

Alors  oui ! il y a dans ce "polar" qui jouit a mon sens d'une réputation surestimé dans le cinéma des années 70 des séquences mémorables et superbes (la longue scène de l'aéroport et bien sur cette inoubliable poursuite entre la Mustang verte de Bullitt et la Dodge noire des tueurs ). Une séquence stupéfiante devenue culte  car filmée avec cette sensation d'être a bord du bolide .

Pour le reste  si Bullitt se laisse regarder il n'entre cependant pas dans la catégorie des "polars ' de référence de l'époque ( revoyez donc  Un apres midi  de chien  ou " Serpico " de sydney Lumet ou bien évidemment 'french connection " de William Friedkin.)  A noter la formidable  bande son signée par le maître Lalo Schiffrin  qui signera également les thèmes des celebrissimes séries TV "Mannix " et " Mission impossible".

 

 

 
 

12:38 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bullitt, steve mc queen