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15/01/2017

Zazie dans le métro (Louis malle -1960)

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Sorti peu après  Les 400 coups   de François Truffaut , Zazie dans le métro souffre quelque peu de la comparaison avec ce chef d'oeuvre incontesté .

Adapté d’un roman  populaire de  Raymond Queneau (les 400 coups étant un scénario original de leur auteur) il est difficile de classer ce film et on ne saurait dire s’il fait ou non partie ou non de la nouvelle vague.

Au bout du compte  cette adaptation n’est qu’a demie réussie, la première  partie est un véritable  régal et on y  retrouve l’univers fantasque et burlesque quasi- surréaliste de Queneau ,la seconde  sous prétexte a la loufoquerie  souffre  d'une trop grande  confusion

La découverte de Paris en compagnie de Zazie reste cependant irrésistible de drôlerie  et d’humour mais malheureusement les personnages dont nous faisons connaissance tout au long de l’histoire nous font peu a peu  quitter le monde du rêve pour la franche pantalonnade.

Zazie, elle l’a compris puisqu’elle s’endort durant cette dernière partie ratée  tandis qu’autour d’elle les autres comédiens s’agitent en vain pour nous faire rire.

Si on veut bien faire abstraction de cette fin brouillonne Zazie dans le métro demeure divertissant grâce a sa loufoquerie absurde  et son univers  décalé

Evidemment le métro que souhaite  visiter Zazie dans son périple parisien n'est qu'une métaphore du monde des adultes lequel monde  nous est présenté ici comme peuplé d'individus cocasses et sans véritables identités ,Zazie espiègle , futée et effrontée observant de son oeil aiguisé cet univers la avec détachement  et incompréhension .

Le roman de Queneau se révélant particulièrement  difficile a mettre en scène  on pourra conclure  que  Louis Malle n’a pas a rougir du résultat compte tenu des diffcultés  et des risques évidents d'une telle  adaptation.

 

Silent Hill (Christophe Gans - 2006 )

248e1e8d3e4a60f667d726b51214722e.jpgQuelle daube monumentale et prétentieuse !!!!.

Rien absolument rien a  sauver dans ce salmigondis cinématographique  sans queue ni tête ( a part la très belle affiche)

Christophe Gans déjà auteur de l'exasperant 'Pacte des  loups' s'enfonce encore davantage dans un style qui veut en mettre plein la vue au dépens du reste .Malheureusement si les effets spéciaux sont a la mesure des moyens offerts au réalisateur il manque l'essentiel a savoir tout ce qui peut faire un bon film  -

Histoire embrouillée incompréhensible et invraisemblable , comediens totalement a coté de la plaque ,au final  cette adaptation d'un jeu vidéo tout culte qu'il soit  n'est qu'une perte de temps pour le spectateur  qui finit par rire du ridicule  abyssal de ce qu'il voit sur l'ecran (ah les zombies a la Thriller quel grand moment de rigolade) .I

l n'y a rien a comprendre ,rien a sauver du début a la fin . Bien plus qu'un ratage c'est un naufrage total !

 

French Connection (William Friedkin -1971)

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Il existe de nombreux films qu’on préfère éviter de revoir de peur de constater qu’il n’ont pas résistés au temps qui passe, on dit de ces films la  qu’ils ont mal vieillis.

 Je pourrais citer de très nombreux exemples  mais une chose est sûre ‘French Connection ‘ le thriller malade de William Friedkin réalisé en 1971 ne fait pas partie de ces films usés par les années. J’aurais même tendance a penser le contraire car en revoyant ce film on peut mesurer tout l’avant-garde cinématographique dans le travail de mise en scène de Friedkin .

Ambiance crépusculaire, décors urbain trash a l’image d’un New York que l’on disait alors ‘ ville de tout les dangers 'car c’est bien une ville délabrée et apocalyptique que nous montre le réalisateur . délabré est également l’adjectif  qui convient le mieux  au personnage  central de ce thriller Popeye Doyle le flic aux méthodes douteuses incarné par un Gene Hackman  totalement éblouissant (oscar du meilleur acteur) . Inspiré d’un fait divers criminel authentique  French Connection obtint cette année là l’oscar du meilleur film .Selon la légende la fameuse séquence de poursuite sous le métro fût filmé en temps réel caméra a l’épaule (par un Friedkin planqué dans la voiture d’Hackman) et les accidents  durant la folle  poursuite ne furent pas prémédités.

Légende ou prise de risque énorme (à la limite de l’irresponsabilité) quoiqu’il en soit le résultat est époustouflant et nous bluffe aujourd’hui encore.

Toute la maestria  de Friedkin se mesure aussi dans la séquence de filature de Charnier (Fernando Rey) par Doyle (Hackman) c'est une vraie leçon de cinéma et un vrai bonheur de cinéphile  , bonheur renforcé par la présence de Roy Scheider grand comédien des années 70 et qui incarne ici Russo, le partenaire de Doyle.

A noter que la fin laisse présager une suite (qui sera réalisée par John Frankenheimer) mais n’obtiendra qu’un succès relatif le second volet n’étant évidemment pas du niveau de ce chef d’œuvre mythique signé par un réalisateur qui pour son premier long métrage frappait un grand coup  et offrait  aux cinéphiles un polar urbain inoubliable.

 

Les Bas-Fonds (Jean Renoir 1936)

 

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Adapté d’un livre de Maxime Gorki Les bas-fonds reste avant tout un grand film de comédiens.
Louis Jouvet dans le rôle d'un mondain déchu et désabusé y est savoureux tandis que  face a lui Jean Gabin lui oppose sa force et son appétit de vivre.

toutes leurs scènes en commun de ces  deux  immenses  comédiens sont magnifiques.
Ce classique du cinéma d’avant-guerre est une critique pertinente et cynique de la méchanceté et de l’hypocrisie de la race humaine dans lequel Renoir nous montre une société à deux vitesses avec les bourgeois et les nantis d’un côté et la misère populiste de l’autre avec son cortège de misère et de souffrances.
Pépel (Gabin) et le baron (Jouvet) tentent tous deux d’échapper a leur sinistre destin ; le premier y parviendra grâce l’amour et a la confiance d’une femme tandis que le second trouvera dans cette société d’oubliés le repos et la paix intérieure qu’il cherchait depuis toujours .
Beaucoup plus engagé qu’il n’y paraît les bas-fonds est un modèle de critique sociale de l’époque , un classique avec  un  grand C.

18:20 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

10/01/2017

Fame ( Alan Parker 1980)

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Que  dire de 'Fame  ' sinon que ma  deception est a la hauteur du temps qu'il m'aura  fallu  pour  visionner ce  film sorti  en 1980 ?

Certes l'époque n 'est plus la même  37 années se sont  écoulées  depuis  sa sortie et ca laisse  évidemment des  traces.

Depuis la  fin  des  années 70 et  tout au long  des  années   1980 le réalisateur  anglais Alan Parker vit une période  artistique assez faste ; les  succès  s'enchainent  ("Midnight  express'  (1978) " The Wall ' (1982) ' Birdy'  (1984) ' Angel  heart ' (1987).' Fame  '  est réalisé  juste après  le raz  de marée  'Midnight  express ' le film sera  un  enorme  succes mais force est de  reconnaître  que les  années  ne l'ont pas  bonifié bien au contraire

dialogues  stéréotypés , personnages  clichés , le film donne une  impression très  indigeste  de fourre tout  comme  si ¨Parker  avait  voulu en 'mettre'  un maximum  dans un  format  de 2 h

On assiste donc  a une  succession de  saynètes sans s'intéresser ni  s'accrocher  a  un  seul des  personnages de cette école  du spectacle  ou Parker balaye large on y voit des apprentis  comédiens, des  apprentis danseurs,  d'autres appelés a  être artistes  de  stand -up ou musiciens ou bien encore  chanteuses en devenir ..... bref tout ce  beau monde  reuni dans  une  cacophonie et une anarchie générale ahurissante. 

De toute  évidence  'Fame  ' aborde trop de sujets et  trop de  thèmes variés , de plus les  acteurs s'y révèlent  assez moyen  a commencer par Irene Cara enbellâtre de service totalement ahurissante de médiocrité

La musique  elle aussi  n 'a pas  survécu au péril des  années les  chansons (on retrouve l insupportable  Irène Cara)  sont datées et dépassées a  l'image des chorégraphies  proposées  dans cette  comédie  musicale qui si incontestablement  fut un phénomène  de  société n'en demeure pas  moins un indigeste  film sans  grand  intérêt.

 

 

14:06 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

Nico ou la vie et la triste fin d'une icône

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C’est par une dépêche brève et sèche que l’on appris la mort brutale de Nico en Juin 1988, une fin sans bruit et sans gloire pour la femme fatale, une hémorragie cérébrale et une minable chute de vélo sur un bas-côté quelque part a Ibiza clôturant une vie passée entre palaces et bas-fonds, entre paillettes et poubelles.

Personne ne venant réclamer le corps de l'ex diva du Velvet Underground  un journaliste local écrira dans un journal local " Just another junkie looking for drugs in the sun ". Comme pour Jim Morrison, Brian Jones , ou Kurt Cobain et a l'égal de son mentor Andy Warhol la mort était en avance sur la légende .
Nico répétait : « Je suis sûre que mes disques se vendront bien mieux quand je ne serait plus en vie » et l'avenir lui donna malheureusement raison.
Depuis de nombreuses années plus personne n'attendait grand-chose de Nico, on se contentait de la savoir vivante, ou plutôt survivante quelque part en Europe, la belle et vénéneuse Nico, la mystérieuse Nico personnage hallucinée et autodestructeur du monde du rock et de la jet-set et ui vivait incognito sur l'ile d'ibiza pas encore devenue un des lieux mythique de la jet-set mondiale .
Elle aura été la protégée d’Andy Warhol qui la filmera avant de l’inviter a rejoindre le balbutiant et déjà légendaire Velvet Underground et lui permettre d'entrer a jamais dans la légende du rock
Si la silhouette sculpturale de la belle Nico est a jamais associée au Velvet Underground il faut rappeler qu'avant d'être la voix féminine d'outre -tombe du plus grand groupe new-yorkais de tout les temps la légende Nico était déjà en marche
Née à Cologne en 1943 sous les bombes, Christa Paffgen a 2 ans lorsque son père meurt dans un camp de concentration allemand, elle vit alors entre l'Allemagne et l'Italie et devient a 15 ans mannequin et modèle puis rencontre le photographe Nico Papatakis qu'il la rebaptise de son propre prénom, ce changement d'identité sera la deuxième naissance de la jeune fille. Elle tourne en 1958 pour Fédérico Fellini (la Dolce Vita) puis rencontre au hasard du tournage d'un film mineur le jeune premier Alain Delon dont elle tombe follement amoureuse celui ci l'abandonne rapidement sans savoir qu'un enfant naîtra de cette aventure, il se prénommera Ari et ne sera jamais reconnu malgré sa ressemblance frappante par son père, il sera élevé par Edith Boulogne la propre mère du comédien dans une triste banlieue parisienne du coté de Bourg-la Reine.
Nico a le don (ou la chance) de faire les bonnes rencontres, elle enregistre en 1962 a l'occasion d'un film secondaire 'strip-tease' une chanson (du même titre) signée Serge Gainsbourg puis rencontre plus tard Brian Jones, le pierrot lunaire des Rolling Stones qui l'emmène découvrir New-York et la présente a Bob Dylan qui plus tard composera pour elle.
Elle enregistre en 1965 son premier 45 t 'I'm not saying ' sous la houlette du producteur des Rolling Stones Andrew loog Oldham accompagnée de Jimmy page , en personne a la guitare puis elle rencontre le poète Gérard Malanga qui l'introduit dans le circuit très fermé du pape du pop art Andy Warhol .
Elle s'installe alors a New -York et s'impose comme un satellite de la planète Warhol ,le peintre est alors en pleine période de doute ou il se lasse de la peinture ,désireux d'explorer d'autres univers il s'attache a promouvoir un groupe sulfureux mené par Lou Reed et John Cale et d'y associer la voix unique de la belle Nico le reste appartient a l'histoire et l'album 'The Velvet Underground & Nico' va devenir l'album Culte parmi les cultes une référence absolue ,le mètre étalon de tout ce qui va s'enregistrer dans les années a venir
Nico ne chante que sur une poignée de titres mais sa voix présente et obsessionnelle sur 'All tomorrow's parties (la chanson préférée de Warhol) ' ' Femme fatale ' ou 'I'll be your mirror' marquera des générations d'artistes
La collaboration avec le Velvet ne durera que le temps de cet album magique et dès la fin de l'année 1967 Nico signe pour MGM et livre son premier album solo un diamant noir, brut et froid comme de l’acier : Chelsea girls Bob Dylan en personne lui écrit 2 chansons ,Jackson Browne jeune prodige musical de 17 ans lui en écrit également deux ( dont l'inoubliable 'These days' ) Tim Hardin lui offre le magnifique 'eulogy to Lenny Bruce' qui clôture le disque ,le reste des compositions étant signés par les anciens complices Lou Reed et John Cale et ce dernier produira même l'album.
Par la suite Nico se partagera entre le cinéma underground après sa rencontre avec le cinéaste français d'avant garde Philippe Garrel dont elle devient la muse ,elle tourne des films difficiles condamnés a n'être vu que par une poignées d'initiés (La cicatrice intérieure - les hautes solitudes) et la musique .
Son second album 'The marble index ' (elektra-1969) est totalement inclassable mais artistiquement très intéressant ,malheureusement la suite de sa carrière ne sera plus qu'une succession d'albums studios et de disques live plus ou moins bien enregistrés et souvent mal produits ,la drogue , l'impitoyable héroïne celle qui déjà a emporté Janis ,s'installe dans les habitudes de la chanteuse , errances , désoeuvrements , déchéances physique et morale deviennent le quotidien de Nico et malgré la rencontre et l'histoire d'amour fulgurante avec Jim Morrison 'le roi -lézard des légendaires Doors , le déclin est en marche
Nico ne supporte plus son image de femme fatale, elle se plait a dire qu'elle ne se lave plus et affirme aimer ses dents pourries, son visage bouffi devient méconnaissable, les yeux exorbités par le manque de sommeil et par le poison qui coule dans ses veines elle choisit délibérément de se lancer dans une auto destruction volontaire et prétend n'avoir aucun regret excepté celui de ne pas être un homme
On la retrouve au cours de tournées minables dans les rues glauques des grandes villes d’Europe de Paris a Copenhague en passant par Amsterdam, Berlin ou Barcelone toujours a la recherche de ce qui dirige maintenant son existence,toujours plus loin d’elle même .
Exilée a la fin de sa vie a Ibiza, refuge des hippies désenchantés et merveilleusement dépeint par Barbet> Schroeder dans son film 'More ' elle trouvera répit en tentant une cure de méthadone mais celle qui ne vivait que dans l'ombre ne trouvera pas la paix ni le réconfort sous le soleil brûlant, elle tire sa révérence en juillet 1988, sa mort n'étonne personne, beaucoup ne la savait même plus en vie.
Aujourd’hui l’œuvre et l’artiste ne font désormais plus qu’un : Nico est devenue LA Chelsea girl éternelle icône immortelle, grande sœur des futures PJ Harvey, Patti Smith, Marianne Faithfull (qui lui rendra hommage avec une superbe chanson ‘ song for Nico ‘  Nico devient alors l’objet d’un culte grandissant, en devenant tout a la fois la Belle au bois dormant et  la Fée Carabosse du monde musical

 

 Nico   : These days

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Nico - Chelsea Girls


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Nico -  Winter  song


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08/01/2017

Magnolia ( Paul Thomas Anderson 1999)

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Modèle de film choral ou les personnages et les  histoires  se croisent et  se confondent "Magnolia "  est ,  malgré  sa longueur et ses 182 minutes intenses un film remarquable en tout point.

 Certes , il faut s'accrocher car le cinéma vu et imaginé par Paul Thomas Anderson se mérite  et peut parfois dérouter mais si on pénètre l'univers du réalisateur l'émerveillement est total

certes le sujet n' est pas de matière a se réjouir  et  les sujets  abordés  sont  graves et   douloureux ( la maladie , la mort, les regrets, le pardon , l'abandon, le deuil  et  les rendez  vous manqués ,  ) mais on y parle aussi de  suicides , de maladies incurables , de  pères indignes  mais aussi d'enfants prodiges, de sexe, de  Télévision ,  d'amour et de  rencontres.

Définir en quelques lignes un tel film relèverait d'un exploit dont je n'ai pas ici la prétention mais pour embarquer le  spectateur  dans le long  voyage  qu'est 'Magnolia ' il faut compter sur les comédiens  incroyables qui composent les  histoires  de  ce  film incroyable

De Julianne Moore  (sublime  comme  souvent) a Philip Seymour Hoffman (émouvant), de Tom Cruise  (étonnant )  a William H  Macy (bouleversant) sans oublier la révélation  (pour moi) de  ce  grand  film génial  et malade  Melora Walters  fantastique en junkie  désespérée et au bout du rouleau.

Tous ici sont les maillons d'une chaine humaine pleine  de  fureur et d'intensité Incarnant  tour  a tout les  forces  et  de faiblesses de la condition humaine.

Portée par une  jolie  bande  son qui mêle compositions de Jon Brion et  chansons diverses  ( Aimée Mann, Supertramp , Gabrielle) 'Magnolia ' Nous réserve , outre les prestations impeccables  d'acteurs habités  de  purs moments  visuels d'une force et  d'un lyrisme foudroyant (la pluie de  grenouilles) et des  faces a faces d'une  grande  force émotionnelle , l'interview de Franck Mc kay  (Tom Cruise) par la  journaliste ,la  rencontre  entre le policier  timide  ( John C Reilly ) dans l'appartement  refuge  de  Claudia  (Melora Walters)  ou encore  le face a face desepéré  de Linda  ( Julianne Moore ) avec son vieux mari  mourrant (jason Robards) en sont  de plus bouleversants  exemples parmi d'autres.

Pour toutes ces multiples  raisons et pour plein d'autres  qui  vous appartiendront Magnolia  s'impose  avec  force comme un  film majeur du cinéma US et comme  un grand  film sur le hasard et la destinée .

 

11:24 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (1)

05/01/2017

Merci Patron! ( Francois Ruffin 2016)

 

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Arnault ton Univers impitoyable!

Ainsi pourrait -on sous titrer cet hallucinant documentaire passionnant et a voir absolument

il en résulte  un constat  sinistre et édifiant quant a notre monde moderne et ses  dérives  financières  sans limites  ni contrôles

Jamais larmoyant ni pleurnichard ce documentaire réalisé et conduit de main de maitre  par François  Ruffin (Robin des  Bois moderne  avec le cynisme en plus) nous donne tantôt envie de rire tantôt envie de vomir et s'il ne résoudra évidemment pas les dérives scandaleuses de notre société actuelle il a au moins le mérite et le courage de ne pas prendre de gant et de mettre les pieds dans le plat

Pour une fois que" le pot de terre gagne contre le pot de fer " ce n'est  pas si souvent donc Bravo et Ruffin et Bravo a la famille Klur qui nous offre a sa manière une grande leçon de modestie  de courage et d'humour.

a voir  absolument

 

01/01/2017

Walk the line (James Mangold 2005)

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Avec les Biopic on est toujours ( et a juste raison ) un peu méfiant surtout quand le sujet est sensible et  délicat

Ici il s'agit de Johnny Cash  artiste que je venere bien que l'ayant découvert  tres  tard (appliquant a moi même  le principe que "tres tard n 'est jamais trop tard")

le film de James Mangold nous ramène a l'enfance  traumatisée de Johnny Cash puis a son ascension musicale et chaotique  dans le milieu de la musique folk et country des années 50

il nous dresse le portrait  sans  concession d'un homme qui va vivre deux vies,  la première douloureuse  et pleine de  traumatismes  liés a une enfance  rude  et tragique qui se situe avant  sa  rencontre avec June Carter  enfant star devenue  chanteuse folk  et qui va irradier la vie de Johnny Cash ( fantastique  Reese Whiterspoon , oscarisée  pour ce  rôle ) et la seconde dans sa  recherche éperdue de l 'amour et d'une  rédemption qui passera par des sacrifices et  des moments tres difficiles  ( alcoolisme , drogue, dépression)

Le film dresse , en outre le portrait d'une Amérique profonde  qui va vivre  une révolution culturelle  sans précèdent (le rock'n roll)  , on croisera (entre autres)  en chemin Presley , Roy Orbison , Jerry Lee Lewis compagnons de route  et d'aventures d'un Johnny Cash  qui va peu a peu s'imposer  (aux USA ) comme une légende vivante

L'ouverture du film merveilleusement orchestrée par Mangold  sur le concert  historique donné par  Johnny Cash a la prison d'état de Folsom  en  1968 donne le ton a ce film épatant et  ou les risques pris par Joaquin Phoenix  ( Johnny Cash)  et Reese Whiterspoon ( June carter) sont  importants

Choisis par le couple Cash / Carter tous deux encore en vie  (avant  de  décéder a quatre mois d'intervalle en 2003 ) durant la préparation du film les comédiens   décident  d'interpréter  eux meme  tout les  titres  de la bande  son et Joaquin Phoenix  décide  d'apprendre la  guitare pour mieux mimétisme  la gestuelle particulière de Johnny cash

Ils  sont  tout les  deux  incroyables et habités  dans leurs  rôles respectifs  et toutes leurs scènes  communes reflètent  une belle  émotion  et une grande intensité

Un formidable  Biopic que l'on peut véritablement considérer comme un  des  meilleurs du genre  realisés a ce jour.

 

 

extrait  de Walk the line   - Joaquin Phoenix & Reese Whiterspoon  -  it' ain't me babe    ici

14:18 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

31/12/2016

L 'amour est un crime parfait ( Jean Marie et Arnaud Larrieu 2013)

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Déjà déçu par " incidences" le roman de Philippe Djian (en perte constante de vitesse) que les Freres Larrieu  adapte sous ce titre accrocheur que dire de cet affligeant navet intello lent et surtout  prétentieux?
Courage Fuyons !
Même des comédiens qui parviennent habituellement a tirer quelque chose d'un film moyen (Viard. Amalric) sont ici epouvantablement mauvais
Quant à Maiwenn c est une énigme que dire de l'abyssale nullité de son jeu?
Que dire des dialogues ridicules et pompeux?
 Que dire de l invraisemblance absolue d'un scénario décousu à l extrême?
A part la beauté des paysages enneigés  des Alpes et le décor incroyable du campus  universitaire futuriste tout ici est à jeter
Et dire que certains critiques osent citer Hitchcock...... C'est à hurler de rire ou à pleurer de consternation .

Passez  donc  votre  chemin et circulez  donc y' a  rien  a voir.

09:06 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

Qu'est il arrivé a Baby Jane ? (Robert Aldrich 1962)

 

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Indiscutablement ce film de Robert Aldrich réalisateur  de quelques trésors cinématographiques , citons "Vera Cruz "  en 1954  avec Gary Cooper , '"En quatrieme vitesse "   en  1955 et bien sur 'les douze salopards   " en 1967 et  sa  brochettes  de  gueules inoubliables (Bronson ,Lee Marvin , Ernest Borgnine ) est parmi les plus anxiogènes du cinéma americain  des années 60

reéalisé  en 1962 d'après  le roman d'Henry Farell il nous offre  une confrontation mémorable  entre  deux actrices  de légende   pour un  face a face inoubliable de cruauté perverse  , de manipulation et  d'angoisse.

A mi chemin entre la Norma Desmond  interprétée par  Gloria Swanson dans le légendaire ' Boulevard du crépuscule  '  de Billy Wilder (1950) et la folie d'un Norman Bates  (Anthony Perkins) dans le non moins légendaire Psychose  d' Alfred Hitchcock  (1960) Bette Davis trouve ici un de ses rôles les  plus marquants

Cruelle , manipulatrice , folle a lier et  jalouse jusqu'à la folie  elle y interprète Jane Hudson ex -enfant star du cinéma populaire des années 20 et  oubliée de tous,  vivante (ou plutôt  morte-vivante) dans sa gloire passée condamnée a s'occuper de  sa sœur Blanche Hudson (formidable Joan Crawford), handicapée,autre ancienne gloire du cinéma  populaire qu'un tragique accident d'automobile a éloignée définitivement des  écrans.

Toutes les  scènes de l 'affrontement entre les  deux sœurs Hudson ,  La spirale de haine et  de  folie de Jane  , l'effroi  et le calvaire de Blanche sont devenues devant la camera de Robert Aldrich  des  séquences d'anthologie.

La légende  prétend que les  deux actrices  se  détestaient  vraiment et a la vision de Bette Davis  outrageusement grimée et maquillée  comme la petite fille star qu'elle  fut jadis , persécutant et crachant  son fiel au visage de Joan Crawford on pourrait clairement penser que cette légende  est bien  réelle tant la tension et le climat farouche  de haine est palpable.

Le personnage masculin  de  Edwin  (Victor Buono) adipeux et malsain a souhait apporte quant a lui et  malgré la puissance des  deux actrices  féminines un contrepoids idéal dans le scénario

Avec une minutie d 'horloger et sans oublier des révélations finales inattendues et malgré  quelques  scènes  (volontairement) théâtrales  frisant par moments l'excès  " qu'est il arrivée a Baby Jane ? " demeure un classique incontournable

a noter que malgré  son interprétation  inouïe Bette Davis  favorite  a l 'oscar ne l obtint pas il récompensa en 1963 Anne Bancroft pour 'Miracle en Alabama'

la légende  (toujours  elle  et  toujours  aussi  tenace)  prétend que Joan Crawford non nominée  ni dans la  categorie "meilleure actrice"  ni pour un second role féminin usa de son influence pour  empecher Bette Davis de l 'obtenir.

 

 

 

 

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22/12/2016

Dans la peau de John Malkovitch( Spike Jonze 2000)

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 Dès les premières minutes de "Dans la peau de John Malkovitch" incroyable premier film signé Spike Jonze j’ai su que ce long-métrage prendrait une place particulière dans ma mémoire cinématographique .

Il faut  donner évidemment  quelques explications sur ce curieux titre

Le personnage principal Graig Swchartz (formidable John Cusack) est un marionnettiste, baba cool  rêveur plein de talent mais peu ancré dans la réalité quotidienne ; il vit avec la ravissante Lotte (Cameron Diaz)  et toute une ménagerie d’animaux  dont un chimpanzé qui semble être davantage leur propre enfant qu’un animal de compagnie.

Forcé d’occuper un poste dans une curieuse société New- Yorkaise (la hauteur des plafonds ne dépasse pas 1m50 et tout les employés travaillent courbés en deux toute la journée) il y rencontre l’énigmatique Maxine ( Catherine Keener ) dont il tombe amoureux en secret .

Sa vie va basculer lorsque par hasard il découvre une porte caché qui conduit tout droit ….a l’intérieur de la tête du comédien  John Malkovitch (épatant  ici dans son prôpre rôle)

Il assiste donc médusé aux faits et gestes de l’acteur  puis au bout d’un quart d’heure il est éjecté  et  se retrouve sur une bretelle d’autoroute à la sortie de la ville indemne mais évidemment bouleversé et transformé par cette découverte inouïe.

Spike Jonze grand réalisateur de vidéos clip (Beastie boys – Daft Punk ) reprend  ici un projet abandonné de Steven Spielberg sur un   scénario génial   signé Charles Kaufman et c’est en partie grâce a ce scénario inventif et drôle que le film  réussit a nous passionner

Le film tantôt  poétique ,tantôt absurde , souvent  inquiétant pose intelligement des interrogations sur la double personnalité de chacun (le coté féminin ou masculin enfoui au fond de nos subconscients)  , mais également sur l’identification a un (a une) autre  , sur l’immortalité ou encore  sur la manipulation ( le marionnettiste  prendra rapidement la direction  des faits  et gestes  et s’exprime même dans la peau de Malkovitch)

Une scène hallucinante se détache notamment, celle ou le célèbre comédien passe a son tour la fameuse porte pour pénétrer dans son propre univers ou tout n’est que Malkovitch .

Dans la peau de John Malkovitch est un film culte qu’il faut absolument avoir vu, il ravira les vrais cinéphiles en  évitant  adroitement les pièges du film ‘intello’  pour rester totalement accessible au grand public.

Du grand, du très grand art. pour l'un des meilleurs films de ces dernières années .

 

 

 

 

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18/12/2016

Rocco et ses freres (Luchino Visconti 1960)

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Film essentiel dans la filmographie de Luchino Visconti 'Rocco et ses frères ' est une œuvre magistrale dont la mise en scène et l 'interprétation  (bien que parfois théâtrale) force l'admiration.

Visconti nous entraine dans l'histoire  tragique et pourtant  flamboyante de la fratrie des cinq frères Parondi qui suite au décès du père  ont fui avec leur mère la misère de la Sicile pour gagner Milan et construire leur destin

Un destin qui sera bouleversé par la rencontre de Nadia prostituée interprétée ici par une Annie Girardot lumineuse et admirablement filmée (a qui Visconti offre sans doute l'un des 2 ou 3 plus grands rôles de  sa  carrière)

le film  de Visconti qui se veut parallèlement au drame familial une critique sociale de l'Italie de l'après guerre est divisé en cinq tableaux dédiés a chacun des  cinq frères.

Les thèmes du bien  et  mal , le poids des  racines et de l 'honneur et des valeurs familiales sans oublier  celui  de la  rédemption et du pardon  sont des thèmes  centraux , dans lesquels se  débattent  les personnalités opposées de Rocco (Delon) et de  Simone  (Salvatori)

Les deux comédiens sont ici merveilleusement mis en valeur par le noir et blanc et la qualité de metteur en scene du maitre italien

Rocco  silencieux et  fragile  impose une  droiture et une vision sacrifiée de la famille tandis que Simone , bavard , bagarreur et mauvaise  graine de la fratrie se révèle malgré  sa brutalité d'une sensibilité attachante.

Ce  destin aux allures de  tragédie grecque bercée par la musique du merveilleux Nino Rota reste sans doute l une des plus belles  réussites du cinéma italien.

 

 

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17/11/2016

La poursuite impitoyable (Arthur Penn 1966)

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 'La poursuite  impitoyable  '  réalisé  en 1966  par le  grand  Arthur Penn  (little big  man , le gaucher , Bonnie and Clyde)  est Un film magistral et flamboyant

Difficile  a classer , on est ici  a la fois devant un    western  , une critique  sociale ,  un drame cynique sur l 'Amérique  de Lyndon Johnson

la distribution est de premier ordre  (Robert Redford , Marlon Brando , Robert Duvall  , Jane Fonda ;Angie   Dickinson ) mais c'est  évidemment la prestation animale  de Marlon Brando qui focalise l'attention  , le rôle  attribué a Redford  étant de  toute  évidence  sous  exploité.

Dans ce  film  de haines et  de  passions , Arthur Penn  dresse un portrait  au vitriol  d'une Amérique  profonde , cruelle   et raciste dénonçant  au passage  les  dérives du pouvoir de l 'argent et de la corruption

La  scène  d'anthologie  du lynchage de Brando par les  citoyens  enragés et la scène finale  admirable  dans le  cimetière  de  voiture   constituent a elles  seules  des  raisons évidentes  de visionner  ce  grand  film malade dont la bande  son  signé John Barry est également  de  toute  beauté   

 

John Barry  - and you'v got one  ( The Chase  original soundtrack )


podcast

 

 

 

 

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13/11/2016

Huit femmes ( Francois Ozon 2002)

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Tout comme Erick Zonca ,autre réalisateur français de cette nouvelle génération talentueuse François Ozon nous avait livré des courts-métrages très prometteurs.
Son passage  est par conséquent  une totale réussite et il nous régale avec Ce truculent Huit femmes

On pourrait situer l'intrigue a mi chemin  entre Agatha Christie ,le Cluedo , les comédies policières kitsch des années 50 et le théatre de boulevard

le sujet reste pourtant d’une simplicité enfantine  a savoir l 'assassinat d'un homme dans une grande maison en pleine campagne ,isolé par une tempête de neige l’assassin ne peut qu’être l’une des huit femmes qui l’entoure car chacune d’elles possède une bonne raison de commettre ce crime .


Au-delà de la trame policière c’est la réaction en chaîne provoquée par ce drame qui va entraîner disputes, réglements de comptes, révélations, compromis , aveux et mensonges.


Interprété pour notre plus grand bonheur avec punch et énergie par huit comédiennes toutes formidables réunissant trois générations (mention spéciale a Isabelle Huppert et Virginie Ledoyen vraiment épatantes) le film est un bijou non seulement de suspense teinté d’humour noir mais également de tendresse.
Les couleurs sont magnifiques et les intermèdes musicaux (chacune des actrices chante une chanson du patrimoine musical francais au cours du film) apportent une touche vraiment particulière et jubilatoire .

Une grande réussite !

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10/11/2016

Le diable s'habille en Prada ( David Frankel 2006)

 

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Le Diable s'habille en Prada est une adaptation du roman éponyme écrit par Lauren Weisberger.

Véritable best-seller narré à la première personne, il a été traduit dans 27 langues et c'est david Frankel  un réalisateur peu connu qui  a la responsabilité de porter a l'écran ce grand  succès de l'édition.

Rappelant le phénomène Bridget Jones  autre best seller typiquement féminin adapté au cinéma  le film est un succès qui n'a rien de surprenant  alors qu'en est-il  de ce diable en talons aiguilles ?

 

le diable du film c'est bien entendu Meryl Streep hallucinante dans cette comédie douce amère qui nous entraîne dans le monde sans pitié de la mode,rien que pour elle (et aussi la jolie petite frimousse d'Anne Hathaway) le film mérite le détour .

Composant un personnage a mi - chemin  entre Bette Davis et Cruella  LA Streep qui  on le sait depuis longtemps  ,  est une comédienne exceptionnelle quelque soit le registre du film nous enchante et nous ravit a chaque apparition a l'écran

Elle interprète ici le rôle de Miranda Priestley  redactrice en chef de Rainway  le  plus grand magazine de mode  , Miranda fait et défait les modes et sur son avis des carrières décollent ou dégringolent

Pour  interpréter ce rôle particulièrement antipathique  d'une femme impitoyable  au pouvoir quasi illimité Meryl Streep   a choisi de faire dans l’économie, aussi, chaque geste (le jetté de manteau restant  sa  grande spécialité) , chaque regard ,chaque parole prononçée de cette voix monocorde (a voir evidemment en V.O) compose un élément de ce personnage haut en couleur a la fois détestable mais qui force le respect.

Malheureusement on n'évite pas les clichés  dans cette adaptation et si a juste titre New-York  y est dépeinte en ville survoltée et active  difficile en revanche de croire en ce Paris de carte postale filmé par Frankel (la balade romantique a Notre Dame  sans le moindre touriste  relève de la pure science-fiction) mais on a l'habitude de cette vision  de notre capitale par les cinéastes américains il en a toujours été ainsi .Le diable s'habille en Prada  est une chronique  intérieure du milieu de la mode avec ses coups fourrés , ses trahisons , ses futilités , ses jolies filles , ses lieux branchés et ses fêtes somptueuses  et le happy end inévitable de la jeune  assistante souffre-douleur  (Anne Hathaway) qui sacrifie  une prometteuse carrière pour retrouver des valeurs morales n'étonnera personne. Vous le devinerez ce sont les personnages féminins qui ont la part belle dans ce film que vous pourrez cependant apprécier même si vous ne connaissez pas 3 noms de grands couturiers mais il faut  signaler la belle prestation de Stanley Tucci  (l'affaire pélican)  dans le rôle de nigel, le créateur de mode homosexuel et homme de confiance de Miranda.

 

voir un diaporama musical du film

 

http://www.youtube.com/watch?v=YLuWmvy1kBU

 

 

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11/10/2016

Des Nouvelles du bon Dieu (Didier le Pecheur 1996)

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C'est un curieux petit film totalement inclassable et qu'on peut qualifier d''underground ' 

Des nouvelles du bon dieu ' (quel  beau titre!) est  réalisé  en 1996 par Didier Le Pécheur  ( qui adapte son propre roman)

Entre humour noir étaphysique  et "déjante caustique le film aussi attachant que curieux aborde un sujet que l'on peut résumer  ainsi

 la vie est-elle un roman ? Ou plutôt le contraire  ?

qui tire les ficelles ? Les écrivains ?  Le scénariste du film ? Dieu lui même?

Autour de ce scénario irracontable  et bourré  de scènes  droles  et subtiles les comédiens s'en donnent tous  a cœur joie

Répondant a  des patronymes littéraires  Karenine , Jivago , Nord , Evangile ils sont les anti-héros de cette histoire follement  originale et surréaliste.

Ne boudons pas notre plaisir  de  revoir la sublime Marie Trintignant   (évangile) tornade   hallucinée accompagnée ici le temps de  ce vagabondage cinématographique par Maria de Medeiros (Karénine) qui semble sortie d'un film muet  des années 20 de Christian Charmetant (Nord) délicieusement  cinglé et de Michel Vuillermoz (Jivago)  irrésistible et  hilarant  en prêtre  défroqué

Autre (grand) disparu  que l'on retrouve avec tendresse  Jean Yanne  dans le rôle  du créateur 

Raconter  ce  film  relève de l 'exploit impossible et je ne m'y risquerai pas

Je me contenterai de  dire  qu'il  sera pour ceux qui aiment le cinéma  qui ose  sortir des sentiers  battus , le cinéma original non prétentieux , le cinéma intelligent  sans  chercher a  etre intellectuel ; a tous ceux la je leur conseille de  se  precipiter  en sceance  de rattrapage  sur cette perle 'meconnue du  cinéma français des  années  90.

un film surprenant ,osé et jubilatoire!

 

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08/10/2016

La triste fin tragique et mystérieuse de Jean Seberg

jean seberg,romain gary

 

 Le 8 septembre 1979 on retrouve a l’arrière d’une Renault  5 blanche sous un plaid, le corps sans vie de la comédienne jean Seberg, disparue depuis plusieurs jours de son domicile parisien , l’actrice qui semblait dépressive et malade s’est semble t’il suicidée aux barbituriques et a l’alcool (plus de 8 gr dans son sang  révéleront les analyses) ,cependant de nombreux doutes autour de ce suicide  peuvent permettre de penser que toute la lumière n’a pas été faite sur cette tragédie .

 Découverte par le metteur en scène Otto Preminger qui cherchait une inconnue pour le rôle principal de Jeanne d’arc, ( le film sera un échec) , c’est avec le mythique A bout de souffle de jean –Luc Godard que Seberg sera immortalisée a jamais , en incarnant  le personnage de la petite marchande de journaux américaine  elle entre dans la légende cinématographique

Pourtant déjà a cette époque elle semble ne s’intéresser que modérément a sa carrière préférant les engagements sociaux et politiques .Sa vie sentimentale semble être un échec   , son mariage avec le dandy François Moreuil tourne court quand elle rencontre  un homme d’un tout autre calibre en la personne de Romain Gary , célèbre  écrivain international il vivent ensemble  une belle histoire d’amour et après la naissance de leur premier enfant Diego ils se marient le 16 octobre 1963.

Tout en continuant a tourner des films inégaux Jean intensifie ses actions et ses engagements notamment en faveur des Black panthers , elle soutient également la cause des indiens d’Amérique victimes selon elle d'un pays qui s'enfonce dans le capitalisme en  oubliant  ses racines.

mise a l’index par l’industrie du cinéma  c’est bientôt le F.B.I qui décide de surveiller de très près la jeune militante ,filatures ,intimidations , écoutes téléphoniques , rien ne lui est épargnée ,le comble semble atteint lorsque enceinte de son second enfant la rumeur pretend  que le bébé est le fruit de ses amours avec un leader des Black panthers’ .

Cette fois Seberg craque, déstabilisée elle tombe gravement  malade et accouche d’un bébé prématuré, une petite fille qui ne survit que quelques heures. Scandalisée jean décide de porter son enfant en terre dans un cercueil de verre transparent pour que les photographes puissent voir la couleur blanche de la peau de son enfant

Apres cette terrible  tragédie  les choses ne seront plus les mêmes pour l’actrice qui sombre dans une grave dépression, ses amis s’éloignent et même ceux qu’elles a soutenus ne la suivent plus, on l’a juge encombrante, gênante, son couple ne survit pas  et malgré les liens forts qui l’unissent a Romain Gary le couple divorce.

Elle se console auprès du réalisateur  Dennis Berry fils du comédien jack Berry  qui dut quitter les États –unis victime du maccarthysme  et se réfugia en France pour continuer une carrière sans grand intérêt.

Bientôt une nouvelle rumeur se répand a nouveau  on murmure que jean Seberg sympathisante  des officiels algériens du F.L.N a une liaison avec Aziz Bouteflika actuel président algérien alors premier ministre ,le gouvernement algérien décide alors de prendre ses distances avec l’actrice et elle est interdite de séjour en Algérie .

Si cette rumeur n’a jamais pu être confirmée une chose est sure  jean Seberg   quitte Dennis Berry pour s’installer en compagnie d’un individu plutôt louche Ahmed Asni, que la police française soupçonne de trafic international de stupéfiants, l’homme est violent  et intolérant et bat Jean a de nombreuses reprises, de plus il décide de diriger la carrière et les choix de la comédienne qui vit un cauchemar auprès de cet homme qui l’exploite et la vole,

le 29 Août elle téléphone a ses proches , paniquée elle raconte qu'elle est en danger  et  mêlée a un trafic international  de drogue ,personne ne la prend au sérieux et on pense (a tort) qu'elle délire   pourtant c'est le lendemain qu'elle disparaît de son domicile du 125 rue de Longchamp ,son corps sera retrouvé onze jours plus tard

Ahmed Asni ’ayant  signalé a la police qu'elle était partie nue sous  son manteau une bouteille d'eau a la main , cette menace était -elle réelle ? on est en droit aujourd'hui de le penser.

Pour Romain Gary  (et ancien mari  de Jean Seberg )qui a donc  bien connu la jeune femme et a conservé avec elle jusqu'à la fin de sa vie des liens étroits la vérité est ailleurs  et pour lui clairement cette mort n’est pas un suicide, il accuse notamment le F.B.I d’avoir éliminée  jean Seberg supposée être un important support financier des Black panthers.

Bien des années après le mystère de cette tragique disparition reste entier et de nombreux doutes subsistent autour de l’enquête et de ses conclusions hâtives. 

Triste  fin  pour une jeune femme qui avait choisie de vivre dans la vie réelle  plutot qu'au cinéma des choses intenses et fortes et qui aura payé de sa vie ses convictions et ses choix .

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07/10/2016

Elle (Paul Verhoeven 2016)

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J 'attendais sans  doute  beaucoup de l 'association Verhoeven -Huppert -Djian

sans doute trop  car ma déception  est disons le clairement a la hauteur de cette attente.

Elle , titre énigmatique du dernier film de Paul Verhoeven   réalisateur de certains blockbusters restés dans toutes les mémoires ('Robocop ' ' Basic Instinct '  'Total recall ') dirige ici la grande Isabelle Huppert dont chaque apparition au cinéma  est désormais synonyme d'évènement

Quant , en plus le vieil hollandais (78 ans) adapte un romancier  Français culte  (Philippe Djian) on peut raisonnablement penser que le cocktail  va fonctionner et que le  résultat  sera a la hauteur du talent  respectifs  de ces  trois  'monstres '

Et pourtant ici dans ce film difficile a classer ( ni polar , ni thriller hitchcockien , ni drame psychologique) le film deroute et déstabilise tant par son contenu que par son message.

Longtemps pressenti pour la palme d'or ( je rêve) 'Elle ' représentera la France aux oscars cette année  (je rêve encore)

Sexiste, malsain , truffé de personnages tous aussi tordus et parfois invraisemblables ( mentions spéciales a la mère interprétée par  Judith Magre) le film de Verhoeven dérange et pas forcement dans le bon sens et nous (me) pose  probleme  dans  le message (confus) qu'il veut  transmettre

Son héroïne a mi chemin entre la Sharon Stone de 'basic instinct " et une sorte de "Robocop" en jupe (pour  reprendre  deux personnages  filmés  par  Verhoeven) nous intrigue par son étrange passivité  restant tout au long de ce  film distante par rapport aux évènements autour d'elle mais également en rapport a  son passé  trouble et inquiétant  , elle s'affirme souvent imprévisible ,cruelle et  manipulatrice toujours sans état d'âmes ni compromis

"Elle  " est il un film profondément mysogine ?

Le  viol puisque c'est le sujet qui anime ce film qui suscitera a coup sur multiples débats  (le public et la  critique  sont de toute évidence  clairement  divisés) est il un acte qu'on peut banaliser ?

Sans hésiter un seul instant a truffer son film d'incohérences de base (de toutes évidences le personnage de Huppert est trop âgée  (pour le rôle) pour avoir  ses  règles ....par exemple) Verhoeven nous propose une galerie de personnages volontairement complexes tous  plus détestables les uns que les autres et qui évoluent dans un univers bourgeois ou les limites de la moralité semblent volontairement inexistantes.

 

Reste une incroyable Isabelle Huppert , monstrueuse  mante  religieuse  qui  dévore  tout  les autres  comédiens qui ne peuvent exister auprès de cette incroyable comédienne qui ,d'un geste, d'un regard illumine l'écran

Son  talent , son génie n'a ici d'égal que ma  déception  devant  ce film pseudo satire sociale  "chic et choc" qui se veut perturbant et qui en ce qui me concerne  rate totalement  sa cible .

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27/09/2016

Avé César (Joel & Ethan Coen 2016)

 

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Evidemment on est toujours plus dur avec ceux qu'on aime aussi a l 'image des réalisations de Woody Allen , Scorsese , Almodovar ou encore Tim Burton cette regle critique ( et personnelle) s'applique forcement au cinéma des freres Coen .

Absents  des  écrans depuis le formidable 'Inside Llewyn Davis"  en 2013 les  frangins Coen  figures  de proue incontournables du cinéma contemporain ont déjà a travers d'une filmographie diverses  enchantés les cinéphiles  du monde  entier.

Leur vision cinématographique décalée et corrosive s'appliquant depuis  des décennies a  détourner les  genres abordés ( le film noir, la comédie, le road-movie ) ont fait d'eux  une référence  absolue en terme de  scénarisation et de mise en scène

De plus ils auront réussis l'impossible exploit de  rester a la frontière  du cinéma hollywoodien tout en conservant  un pied ( un gros pied) dans le cinéma indépendant

Toutes  ces louanges  mérités  (il suffit de (re)voir   'the big lebowski ' 'O Brother '  'Fargo' 'Barton Fink '' " no country  for old men ' pour  s'en persuader) renforcent l 'exigence  du spectateur face a un nouveau film des Coen

Avé César  présenté en ouverture du festival de Cannes 2016 s'annonçait flamboyant et croustillant la vision du cinéma de l'âge d'or des studios d'Hollywood  vu a travers la lorgnette acide et ironique des deux  frères  on avait évidemment hâte de découvrir ca.

mais Avé César ne comble pas  cette attente ,malgré un casting formidable (comme toujours chez les Coen) force est d'avouer une grande deception

la faute  sans doute a un manque de  cohésion et une absence évidente de rythme dans l'histoire  qui n 'est en réalité qu'une succession de  "saynètes" mises  bout a  bout  avec un fil rouge conducteur (le kidnapping   de Clooney)

Les  thèmes abordés (la propagande et les peurs  du bloc  communiste , les mécanismes  complexes et politiques  de l'industrie cinématographique ) dressent  une  galerie de  personnages caustiques  et  souvent drôles (Tilda Swinton hilarante commère hollywoodienne Josh Brolin excellent  lui aussi , Alden Ehrenreich irrésistible en cow-boy recyclé  séducteur  et incapable  de prononcer correctement une phrase devant la caméra) mais tout cela ne suffit  pas a faire de 'Avé César " un bon film

Personnage hors sujets (Scarlett Johannson) ou mal exploité  (Clooney), bavardage inhabituel chez les Coen (pourtant des dialoguistes hors pair) le film se  dilue , se  fragmente peu a peu dans une succession de scènes mises bout a  bout qui finissent par lasser et provoquer un inévitable ennui 

Quelques scènes visuellement superbes viennent par moments rappeler le savoir faire  des  réalisateurs  (un ballet aquatique magnifiquement filmé , une scène de  comédie musicale  dans  un bar) mais l'ensemble reste faible et d'un niveau plutôt  moyen.

 

 

 

 

 

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