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15/10/2013

Ascenseur pour l 'échafaud (Louis Malle 1958)


 

 

Il y a d'abord les visages celui de jeanne Moreau au téléphone qui envahit l 'écran puis celui de Maurice Ronet dans la pénombre , effacé , grave puis viennent les mots d'amour ; les 'je t'aime 'murmurés par les deux amoureux

il y a évidemment ce noir et blanc lumineux , éblouissant , et cette intrigue a la fois simple mais terriblement angoissante

Premier film d'un réalisateur surdoué de 25 ans et d'une maitrise technique inouïe 'Ascenseur pour l 'echafaud est un véritable chef d'œuvre noir portés par deux comédiens solaires

le couple Moreau et Ronet les deux amants fous d'amour qui sans une seule scène en commun a l'écran irradient ce merveilleux film d'une époque cinématographique bénie

les dialogues sont épurés ,la mise en scène est brillante , l'ombre du maitre Hitchcock plane au dessus de ce long-métrage qui va devenir très vite un classique du genre entre les longs silences et la musique de Miles Davis ce film nous entraine nous emporte dans la nuit filmé admirablement filmé par Malle

 

Et puis Ascenseur pour l 'echafaud ne serait pas ce diamant noir sans la musique sublime de Miles davis

en enregistrant en direct (d'après la légende ) la bande-son de ce drame le trompettiste réussit l 'exploit d'habiller le film d'une aura et d'une grâce unique

jazz et cinéma ont souvent fait bon ménage avec les cinéastes de la nouvelle vague ( 'Les tricheurs' , 'des femmes disparaissent ', 'les liaisons dangereuses', ' a bout de souffle' bien sur mais aucun film ne peut prétendre s'enrichir d'une telle merveille d'équilibre et d'harmonie

Comme un personnage a part entière du film de Louis Malle Miles Davis rajoute a un chef d'œuvre un autre chef d'œuvre

somptueux et inégalé!

 

 

Miles Davis -  Final  ( take 1 )

 


podcast

 

24/08/2013

Jobs (Joshua Michael Stern 2013)

 

 

 

Moins de deux années après son décès (survenu en octobre 2011) le génial Steve Jobs a déjà son 'biopic' les américains ne perdent décidément pas de temps

C 'est ici un acteur en pleine ascension qui endosse le personnage  totalement fascinant de Jobs et  Ashton kutcher  s 'en sort  plutôt bien tant l'expérience semblait périlleuse.

le film sans être génial   est une réussite , il s'applique a retracer la période  1974 - 2000 de l 'ascension de Jobs et d'Apple (après une brève introduction sur la présentation révolutionnaire de l 'Ipad  en 2002)

Des campus universitaires  a la Silicon Valley  nous suivons le parcours d'un génie et d'une bande de doux-dingues (génial Steve Wozniak incarné par  Josh Gad) qui vont révolutionner le monde

Sans chercher a faire de Jobs un personnage sympathique ou avenant mais en gardant le cap de sa foi  en sa vision du monde de demain ,le film conserve un regard  très documentaire qui lui confère malgré tout une certaine austérité

Cependant même si 'Jobs '  occulte  volontairement (avec tout de même un peu de frustration) les années 2000 et la révolution IPad , IPhone le film nous entraine sur 25 années d'une aventure humaine passionnante  et hors du commun menée  par des hommes d'exception

 

Apres 'the social network '(2010) ce film met donc en avant la progression inouïe de la société Apple , il nous raconte  la prehistoire de l'informatique  ,   la mise en service des premiers ordinateurs qui vont changer la face du monde , les idées révolutionnaires et inédites , les  conflits ( celui avec Bill Gates est clairement évoqué) bref du garage familial a Wall street  nous  suivons le parcours éclairé d'un des plus grands visionnaires de notre siècle.

 

Passionnant!

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16/06/2013

Le monde enchanté de Jacques Demy (La Cinémathéque 2013)

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C'est une  bien belle exposition que nous propose cet été la cinématheque de Paris , elle célébre Jacques Demy , le merveilleux réalisateur français  , le magicien des "demoiselles de Rochefort " ou des  "parapluies de Cherbourg " célébré dans le monde entier  mais pas  seulement et si ces deux  chefs d'oeuvres sont bien sur les  deux fers  de lance de cette  exposition  ( avec   l'indémodable 'Peau D 'ane " )  nous y découvrons également toute la face moins connue de son travail de metteur en scène "Lola " (1961) " l'evenement le plus important  depuis que l 'homme a marché sur la lune '( 1973)  avec un Mastroainni  génialissime ainsi que 'La baie des anges ' (1963) avec une Jeanne Moreau sublimée par la caméra de Demy.'trois places pour le 26' son ultime réalisation avec un brillant Yves Montand '(1988)

outre les trois salons distincts consacrés aux trois chefs d 'oeuvres nommés plus haut une large part de cette brillante exposition est également consacrée au travail et a sa complicité avec Michel Legrand  compositeur avec qui il fut totalement fusionnel et qui l'accompagnat  sur de nombreux projets

on y verra aussi combien une vie d'amour et de complicité passée aupres de la réalisatrice Agnes Varda aura permit au cinema d'etre si souvent a l ' honneur

on Sera forçément ému devant la palme d 'or décernée  a Cannes en 1964 aux 'parapluies de Cherbourg" , bref on sortira joyeux et enthousiaste  de cette exposition ou  couleurs  bonheur , gaité ,musique et enchantement sont de mise et on aura une irrésistible envie urgente de se replonger ( via les DVD ) dans l 'univers magique de ce génial metteur en scène

 

 photo extrait des "Parapluis de Cherbourg  ' (1964)

 

 

13/05/2013

Sur la route (Walter Salles 2012 )


 

 

 

Après avoir vu voici quelques années les calamiteuses adaptations des romans cultes réputés inadaptables ('le festin nu '  - 'las vegas Parano   ') j 'avoue que concernant le film tiré du cultissime bouquin de Kerouac j y allais  avec une certaine appréhension

 j avais lu évidemment le célèbre livre de Jack kérouac une première fois  vers l 'âge de  20 ans puis  a un âge plus avançé  avec de nouvelles clefs  me permettant d 'en mieux cerner toute la magie, toute l 'énergie , toute la puissance qui en font a ce jour encore l'un des romans cultes absolus de l' histoire de la littérature moderne

le film de Walter Salles ne m 'a pas décu bien au contraire ,  très rapidement même il balayât mes doutes et mes craintes peut être parce que j en  attendais pas grand chose et que je l'abordais sans a priori

un casting peu flamboyant sur le papier  mais au final surprenant avec la révélation explosive du film   Garret Hedlund  formidable Dean Moriarty  , toute en élégance et en puissance , habité par son personnage hors du commun   c'est lui qui porte le film de bout en bout , c 'est lui qui insuffle a 'sur la route ' l 'énergie dévastatrice , le rythme effréné caractéristique  du roman de Kérouac

avec lui    Kristen Stewart  a des années lumières de la tete a claques de 'Twilight ' est parfaite et Sam Riley dans le rôle de Sal Paradise (Kerouac  him self) est lui aussi formidable

sur le tempo entêtant  et irréssitible du be bop cher a Charlie Parker et a dizzie Gillepsie  (bande son étonnante ) nous  suivons ce road movie  de New York a Denver , de San Fransisco au Mexique

on croise évidemment en compagnie de ce trio de doux dingues d'autres personnages centraux et mythiques de l'epoque de la contre culture américaine  Williams Burroughs ( vigo Mortensen) , Allen Ginsberg (tom Sturridge)

Dans cette quête éperdue du bonheur dans  ce désir de vivre coûte que coûte l'instant présent on retiendra de Sal , dean et Mary-lou  leur  soif de liberté   leur envie de découvertes , de partage et de rencontres

A l heure des réseaux sociaux et des amis virtuels cette camaraderie partagée reste a l 'image d'une époque qui bien que déjà lointaine continue de  fasciner  et d'émouvoir.

 

 

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16/04/2013

11.6 (Philippe Godeau 2013)


11.6

Il fallait bien que cela arrive après une succession de bons ( d'excellents) films ( "le dernier pour la route" "a l'origine " "intouchables " " les petits mouchoirs " ) ' François Cluzet cette fois  ne parvient pas a faire de 11.6 un film réussi

Le comédien  qui désormais est installé  en haut de la pyramide des meilleurs acteurs français (a juste titre) se voit ici piegé dans un film a la réalisation maladroite , au scénario trop convenu  et entouré de seconds rôles moyens qui n 'aident pas vraiment le film a décoller

si le personnage de tony Musselin reste énigmatique  voir antipathique il y avait de belles pistes a explorer pour développer autour du mystère et de la complexité du désormais célèbre 'convoyeur de fonds '

Au lieu d'aller dans cette direction Godeau se contente d une peinture profondément humiliante pour la profession exercé par Musselin et d'une critique un peu primaire de la  société capitaliste

A trop vouloir faire de son personnage un anti heros  du monde moderne Godeau  le transforme en ours mal léché et irascible . Cluzet qui réussi habituellement  a rendre ses personnages intéressants n' y arrive pas et on sent parfaitement que le personnage de Musselin  ne l 'habite pas , ne le transcende pas

superficiel et lent 11.6 est un film qui finalement n apporte  rien a la légende de Musselin , en tout cas  rien de ce que l 'on savait  deja , ni les motivations , ni le mécanisme préparatoire du braquage ne sont ici abordes.

le film se contentant de s' appuyer paresseusement sur un fait divers  médiatique et encore dans les esprits pour tenter  (en vain) d'accrocher le spectateur

 

 

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07/04/2013

Anthony Zimmer (Jerome Salle 2005)


Anthony Zimmer

 

 

 Que Voila Une excellente surprise inattendue !

 Jerome Salle  pour son premier long-métrage réussit la un étonnant thriller  qui lorgne intelligemment et sans prétention  du cote d'Hitchcock 

De Paris a La cote d'azur, nous partons sur les traces d'Anthony Zimmer escroc  international ; entre manipulation et faux semblants ,  le jeu de pistes dans lequel nous suivons le duo Sophie Marceau (peut etre le meilleur film d'une filmographie très moyenne) et Yvan Attal  (parfait ) entretient une suspense qui ne faiblit pas

Autour du duo brillant on  ne boudera pas le plaisir de retrouver Sami   Frey  un acteur rare et toujours juste

Superbes décors naturels  , seconds rôles parfaits  , scénario habile  et final plutôt bien ficelé font de ce Anthony Zimmer  un film qui se détache nettement  de la paresse généralisée des films policiers français de ces dernieres années.

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26/02/2013

Un coeur en hiver (Claude Sautet 1992)

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Je  suis et cela depuis de nombreuses années un inconditionnel absolu de Claude Sautet , et j 'avoue me me ressourcer régulièrement a sa filmographie avec un bonheur renouvelle  chaque fois .Un coeur en hiver était l'un des  seuls films que je n'avait pas encore vu

Précédé d 'une aura de chef d'oeuvre j 'abordais ce film comme on aborde  une oeuvre  de Sautet  .en  plongeant  totalement dans l'univers des  personnages , en laissant les émotions venir a moi , en laissant le maître Sautet me transporter dans cet univers unique et identifiable pour tout admirateur des les premières  séquences

et pourtant cette fois je n'ai pas accroche au film , je l'ai trouve monotone et creux , je l'ai trouve vide et assez plat

Est ce le sujet quelque peu élitiste du film ? est ce la  lenteur délibérée voulue par le metteur en scène ? est ce enfin une certaine forme d'academisme volontairement affichée?

Peut etre est ce l'univers clos , hermétique  presque dérangeant du personnage  principal (Daniel Auteuil dans un rôle subtil peu évident ) ?

Je ne saurait precisement dire pourquoi mais il est evident  que je suis passe totalement a cote du sujet avec au final le sentiment curieux de me sentir  étranger a l'histoire , comme une impression de ne pas avoir les clefs  pour décrypter le film

Certes le couple Beart -Auteuil fonctionne a merveille et certaines  scènes (celles  du  bistrot notamment ) sont vraiment réussies pourtant la magie n'opere pas et l'ensemble tombe désespérément a plat.

Cote comédiens si le couple Emmanuelle Beart  et Daniel Auteuil s'en tirent plutôt bien Le personnage d 'André Dussolier par contre , m'a semble caricatural et je n'ai pas trouve l'acteur a l'aise dans  son personnage.

C'est certainement a ce jour ma seule déception autour de Claude Sautet , génial réalisateur qui conserve malgré ce rendez vous manque entre nous  toute  mon immense admiration.

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20/01/2013

Taken 2 (olivier Megaton 2012)

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Une question  , a  part  faire les poches des  spectateurs  et   remplir les caisses  avec cette suite  de Taken  (opus 1)  qui fut un succès inespéré et avouons le nettement plus regardable , quel est l intérêt pour Besson de nous  livrer un film aussi mièvre qu'inutile ?  franchement je voit pas , (enfin je  Vois plutot tres bien  l 'aspect pecunier  point barre.)
rien a retirer ,pas de suspense , Liam Neesom habituellement a l'aise semble même  traîner la  patte , des invraisemblances, des incohérences  grosses comme l ennui qui court tout au long de cette daube  .

Ah le coup des grenades en plein Istamboul , et le taxi jaune  (une obsession les taxis chez Besson) intact après un rodéo  et des crash a repetition dans les ruelles de la vieille ville , et l arrivée a l'ambassade  U.S  du grand , du très grand n'importe quoi

Peu ou pas de scénario, des  dialogues  affligeants et  toujours  un jack pot  au bout car ce Taken 2  va marcher auprès d un public malheureusement déjà derecrebre depuis  longtemps.  Bien triste  tout ca

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23/12/2012

Les blessures assassines (Jean Pierre Denis 2000)

 

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le 2 février 1933, au Mans, deux domestiques , les soeurs Christine et Léa Papin, assassinent leur patronne et sa fille. Ce crime inexplicable a depuis inspiré les plus grands auteurs et il est devenu l'un des faits divers les plus célèbres de l'entre deux guerres

Mais qui étaient ces deux Soeurs quasi-orphelines, que le quotidien n'a cessé de ramener à elles-mêmes, en les isolant du monde réel et de la raison ?

C 'est autour de ce fait divers réel et sinistre que jean Pierre Denis construit ce très beau film , lent , applique et sublimée par une Sylvie Testud  habitée par son personnage de Christine  Papin (cesar du meilleur espoir feminin 2000)

l'autre soeur C 'est  Lea , c 'est encore une enfant , fragile , influençable et  fascinée par Christine sa soeur aînée qui va l'entrainer  dans sa folie assassine  , elle est ici brillamment interprété par une jeune comédienne étonnante Marie Julie Parmentier

Film sobre, qui enchaîne les séquences courtes et qui retrace  ce fait divers qualifie a l'epoque de "crime  social " Les blessures assassines ( quel beau titre ) nous est  présente  sans voyeurisme aucun, le réalisateur insistant sur la complexité du crime , son aspect inexplicablement brutal et sauvage sans omettre de mettre en avant  le mysticisme qui a entoure toujours  la vie de misère des deux jeunes soeurs.

De Meme l'homosexualite incestueuse des soeurs Papin est ici affichée avec une grande pudeur  ,loin des outrances du fait divers a scandale jean Pierre Denis nous propose une tragédie ou le meurtre si abominable  soit il apparaît comme le cri de désespoir de deux êtres prives d'amour et de droit a l'existence 




 

 

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22/12/2012

Non ma fille tu n'iras pas danser (Christophe Honore 2009)

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Après le calamiteux "Ma mère" chronique  sur ce blog je voulais une nouvelle  fois me replonger dans le cinéma de Christophe Honore avec ce long métrage ,son sixième  sorti en 2009

Si je n 'ai pas retrouve la magie et le climat envoûtant du formidable  "les histoires d'amour" ce film m 'a cependant beaucoup  plut tout en me laissant sur ma faim avec une drole d'impression de frustration (peut  être en raison d'une fin a mon sens un peu baclee)

Chiara Mastroainni qui interprète ici Lena le personnage central du film livre ici une belle prestation dans un le rôle d'une femme triste , insaisissable , torture ,instable

autour d'elle les couples explosent , se trompent , se mentent ,les comédiens (bien )  diriges par Christophe Honore  sont éblouissants la mère (formidable retour en grâce d'une Marie Christine Barrault stupéfiante ), a la soeur (Marine Fois excellente) au personnage du  père (Bouleversant Serge Ulysse)  tous ici sont magnifique   sauf peut être Jean Marc Barr ( Nigel) qui reste un ton en dessous

Des idées de mise en scène on sait depuis longtemps qu'Honore n 'en manque pas ici il ose une parenthèse médiévale filmée sans paroles en plein milieu de son film ,illustrée par un conte sorti de l'imagination de son petit garçon , Honore réussit avec ce "film dans le film " une prouesse et un pari ose  et l'histoire de Katell la jeune princesse bretonne  vouée aux enfers  pour avoir préférer la danse et les hommes a son devoir rejoint le destin de Lena l'heroine de Non ma fille tu n'iras pas danser toutes les deux  payant au prix fort leur désir de liberté 

Bien sur même si les douleurs  existentielles souvent exacerbées des personnages de Christophe Honore irritent parfois son  film est  touchant  implacable   il se balance a la frontière du  rires et des larmes entre mélancolie et espoir , entre colère et résignation

 

 

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19/11/2012

Ma Mere (Christophe Honore 2004)

 

Ayant découvert  le cinéma de Christophe Honore depuis cette annee  d abord avec l énervant " Dans Paris "puis avec  le merveilleux  "Les chansons d amour "je me suis lance dans un rattrapage avec "Ma Mère" réalise en 2004 et meme si je savais qu il etait precede d une reputation sulfureuse ce second long-metrage du realisateur me laisse dubitatif

Adapte de "Ma Mère" le  subversif et deroutant  du dernier livre et par ailleurs inachevé de Georges Bataille le film d Honore se résume a un thème principal le désir de choquer a tout prix

Inacceptable les critiques dythirambiques des magazines qui voient en Honore le pape du nouveau cinéma français et qui unanimement ont encenses "Ma Mère"  FILM PRETENTIEUX qui se regarde le nombril (et le reste) ,film creux desesperement  vide qui alterne les scènes chocs et les scènes cul  pour n etre au final qu une suite  indigeste a la limite du sordide et du malsain

il faut etre courageuse et au combien talentueuse pour une grande comedienne du calibre d Isabelle Huppert qui réussit miraculeusement a se sortir la tete haute de ce film 

Louis Garrel tete a claques en  post - ado crassseux  et névrosé est proche (tout proche) du ridicule et Emma De Caunes n a que son joli minois pour se faire pardonner  de faire partie du naufrage

Insupportable de vanité ces  séquences de recitation sur le sable ou sous la pluie  de L oeuvre de Georges Bataille  par un Garrel désespérant Pompeux le fond sonore  (pauvre "Agnus Dei  "de Barber mêle musicalement a ce projet plombe)

L’histoire de cette mère initiant son fils à la débauche, à l’immoralité, à un jeu dangereux aux limites macabres et aux frontières du tabou suprême ( l inceste) provoque donc tour à tour dégoût et écoeurement

Que penser de ces sequences manierees  sans queue ni tête Garrel urinant sur les magazines SM découverts dans le secrétaire de son père , Garrel se masturbant près du cadavre de sa mère ,Que penser  des partouzes enfumees , des viols et tortures filmées avec délectation.

Que veut exactement montrer ce film sinon mettre  en evidence la tristesse de la chair, le degout de soi

A trop vouloir choquer , a trop vouloir sentir le souffre ce film  au final ne sent que le caniveau 

a eviter absolument

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03/11/2012

Des hommes d'influence (Barry Levinson 1997)

 

 

 

 

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c'est un film qui forcement nous rappelle quelque chose (Monica et bill) mais au delà du rappel de ce fait divers qui défraya la chronique et conduisit (chose impensable de par chez nous) un chef d'état devant les tribunaux c'est surtout un grand film sur la (les) manipulation(s) par l'image 

Robert De Niro est excellent dans son personnage ( le conseiller Conrad Brean) tout en force tranquille et sans états d'âmes Dustin Hoffman de son coté cabotine un peu et en fait un peu trop dans le genre producteur survolté (Stanley Motss) mais dans l'ensemble les deux grands comédiens s'en tirent plutôt  bien et leur duo fonctionne

le film est même passionnant jusqu'à l'arrivée du soldat Schumman (Woody Harrelson)qui doit incarner le héros de la pseudo- guerre contre l'albanie  .

A ce moment du scénario ça se gâte vraiment et le film dérive et perd en crédibilité atteignant même des sommets d'ahurissante bêtise d'abord avec le crash inexplicable en avion puis avec le retour invraisemblable des héros ainsi que plus tard avec la mort du soldat tué par un fermier.

On frôle (de près) le ridicule et on est attéré de voir le film qui s'essouffle et ne redécolle plus jamais. D'un sujet brûlant et passionnant sur le thème d'une dénonciation politique et médiatique "Des hommes d'influence " se transforme alors en une simple comédie banale sans grand intêret.

Barry Levinson qui avouons - le n'a pas le curriculum vitae d'un De palma ou d'un Scorcese pour traiter un tel  sujet ne parvient pas sur la longueur a nous captiver.

c'est fort dommage car au vue de la première heure passionnante de son film ce dernier méritait une évolution différente  

Enfin précisons qu'on retrouve au générique Wilie Nelson grande figure de la musique country américaine dans le rôle (totalement autobiographique) de Johnny Dean .

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02/11/2012

La Balade sauvage (Terrence Malick 1973)

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Terrence Malick est un cas a part, réalisateur adulé par la critique , il prend son temps hors des modes et hors du système (six  films en  quatre décennies , quasiment pas d'interviews ni de photos) l'homme est rare et son oeuvre l'est tout autant.

Deja emerveillé par 'la ligne rouge ' (1998) je décidai de découvrir son premier long métrage réalisé en 1973

La balade sauvage ("badlands" pour le titre original) est un road movie totalement fascinant , le scénario est inspiré d'une histoire réelle datant de la fin des années 50

les deux personnages interprétés par Martin Sheen et Sissy Spacek sont deux anti héros du système américain ensemble ils vont sillonner les états Unis semant la mort et la peur

Attention ici pas de couple de tueurs a la  Bonnie Parker and Clyde Barrow  (bonnie and clyde) ni de cinglés a la Mickey and Mallory Knox (tueurs-nés) Kit et Holly n'ont rien a voir avec ce type de duos

Kit est un marginal ,un paumé rêvant de James  Dean a qui il tente de s'identifier et Holly est une gamine triste  qui s'ennuie et qui suivra sur les routes l'homme qui va assassiner son père. c'est elle en voix-off qui est la narratrice du film

La cavale de ces deux n'a rien de glorieux , rien d'épique , Kit tue au hasard souvent lâchement Holly le suit sans trop savoir pourquoi sans rien sembler comprendre pourtant de cette histoire pathétique Malick tire un film profondément  humain et subjuguant

les paysages sont sublimes , deja la touche"  'Malick ' est présente (personne ne filme comme lui la flore ,le désert, la faune)  et cette odyssée dont on devine l'issue fatale devient passionnante de par le caractère et la nature de deux protagonistes qui ne font  jamais ce a quoi l'on s'attend. 

Martin Sheen obtient ici l'un des plus grands rôles de sa carrière (avec celui  du  capitaine Willard d'Apocalypse now en 1979) tandis  que Sissy Spacek agée de 24 ans et qui ici en parait 16 ans joue  sur la fragilité excessive de son personnage.

comme Martin Scorsese réalisateur trentenaire  revelé en 1972 avec un premier film référence  "Mean streets" Terrence Malick autre trentenaire surdoué s'impose d'emblée parmi les grands du cinéma US , si le premier sera prolifique alternant chefs d'oeuvres et films a demi ou totalement ratés  , le second lui sera économe , patient et nous régalera a son rythme il sera en 2011 récompensé par la palme d'or avec 'Tree of life "



 

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22/08/2012

Biutiful ( Alejandro Gonzalez Inarritu 2010)

 

Biutiful

 

C'est un autre  Barcelone que nous montre ici  Inarritu ,loin des ramblas  et du bord de mer ,loin des hordes de touristes et des bars a tapas  , loin des aficionados et du Barca , c'est le Barcelone des crève la faim et des laissés pour comptes, celui de la débrouille et  du trafic ,  Barcelone métropole étouffante avec ses oubliés du système ses clandestins, ses  survivants et ses fantômes

un Survivant , un  fantôme c'est le qualificatif parfait pour définir  Uxbal le personnage central du film interprété avec une justesse et une émotion bouleversante  par Javier Bardem

les thèmes de ce film dur ,  lent et envoûtant sont forcément sinistres , on y parle  de  survie  dans un océan de misère et de desespérance ou gravitent  des personnages a bout  de  souffle

Inarritu sans complaisance   en  véritable magicien  du 7eme art  réussit ici  un incroyable pari  , au bout de la noirceur et de la tristesse il nous montre l'esperance et son film de chemin de croix se transforme en ode a la vie

la maladie,la paternité, la mort ,la culpabilité,l'amour voici donc les thèmes fondamentaux  qui se croisent et s'entrecroisent des  thèmes magnifiés dans ce film dostoïevskien qui impose le réalisateur dans la cour des (très) grands

 

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17/07/2012

Bernie (Albert Dupontel 1996)

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Inexplicable est le mot précis pour définir la raison pour laquelle je n'avais jamais vu Bernie le premier film réalisé et interprété par Dupontel  incroyable OVNI du cinéma français sorti en 1996. Et pourtant Albert Dupontel m'a souvent bluffé dans tout les films ou il apparaissait (un héros trés discret - un long dimanche de fiançailles - Fauteuil d'orchestre) mais Dupontel derrière la caméra bizarrement cela ne m'avait jamais attiré . Et j'avais tort  dix fois   tort !. Bernie est une pure comédie inclassable , cynique,  teintée d'humour noir  ,un film décalé ,totalement barré , loufoque , déglingué  et carrément génial .

Dans un univers noir et farfelu l'histoire de la quête d'identité de Bernie,  simple d'esprit sans foi ni loi est irrésistible de méchanceté , de cynisme mais aussi de tendresse  . Évidemment  a tous ceux qui ne veulent jamais voir un film au second degré je ne conseillerai pas ce film qui les dérangera sûrement ,aux autres a tous ceux qui veulent passer un incroyable moment je les encourage a se précipiter sur cette merveille d'humour noir, Dupontel y est extraordinaire  entouré de comédiens (Roland Blanche - Roland Bertin - Helene Vincent - Claude Perron )  tous épatants .

Une réussite  incontestable pour cette première réalisation  - Film culte  en ce qui me concerne.  

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08/07/2012

A Boire (Marion Vernoux 2004)

 

 

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Trois  Personnages , deux hommes , une femme  réunis par hasard dans une station de sports d'hiver, Pierre-Marie (edouard Baer) est un médecin alcoolique en cure de sevrage, Seb (Atmen, Kelif)  a un bras cassé et ses vacances sont à l'eau et Ines (emmanuelle Beart) vient de se faire larguer avec une note d'hôtel de 12 000 euros . Trois personnages coincés dans le froid d'une station de ski, et qui auraient bien besoin d'un petit verre , trois personnages  dépassés par les évenements et qui vont faire un bout de chemin ensemble

Sur ce thème des rencontres improbables Marion Vernoux réalisatrice du séduisant 'venus beauté institut'  (1999) tente de nous distraire sans vraiment y parvenir car jamais ce  ' A Boire ' ne donne matière a se réjouir 

Adopter un ton  grinçant , cynique ou décalé ne suffit malheureusement pas a faire un bon film , le sujet de l'alcoolisme n'etant ici  qu'un prétexte a aligner des scènes qui au lieu d'etre drôles sont  souvent ridicules

Le film s'enlise très vite comme la neige qui recouvre la station de ski ou se débattent  nos pauvres comédiens , le scénario est faible , plat , sans imagination , sans surprises , rien de pétillant , rien de réjouissant et par dessus le marché  une interprétation  peu convaincante (même Edouard Baer finit par agacer)

Un naufrage intégral.

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16/06/2012

L' homme des hautes plaines (Clint eastwood 1973)

 

 

 

L 'homme des hautes plaines appartient a la catégorie des westerns cultes des années 70 ,exploitant de la même manière que Sergio Leone le mythe de " l'homme sans nom "  Clint Eastwood alors jeune réalisateur ( c'est son second long métrage) livre un film  magnifique dans un genre qu'il affectionne particulièrement a savoir 'le Western '

Bien avant d'etre reconnu comme l'un des réalisateurs incontournables du cinéma  américain Clint Eastwood montre déjà ici tout la palette de son immense talent 

Peu de dialogues , des grands espaces remarquablement filmés , des personnages atypiques et patibulaires ,un héros mystérieux et implacable le film qui baigne par moments dans un climat a la limite du fantastique est une réussite incontestable.

on retrouve cette ambiance particulière et décalée  chère  aux western -spaghettis  

A l'image du 'grand silence ' de sergio Corbucci (1968) 'l'homme des hautes plaines '  va s'imposer  comme une référence du genre et acquérir un statut mérité de film-culte

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24/05/2012

The Undead (Roger Corman 1957)

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Assurément l'une des curiosités de Roger Corman  , de par le mélange des genres et des époques  d'abord, ( sorcières,  hypnotiseurs,  chevaliers, diable et diablotin ), entre maléfices et voyage dans le temps et autour d'un scénario malin proche du conte de fées  Corman nous offre un film visuellement beau ( un noir et blanc limpide  contrairement a pas mal d'autres productions de l'époque) et surtout une galerie de personnages truculents

Film court (1h08) et évidemment fauché (les nappes de brouillard  pour masquer l'absence cruelle  de décors) mais pourtant avec 2 chevaux, une calèche, un bourreau, quelques sorcières , un diable (trop drôle) , un diablotin ( plus que ridicule) Corman réussit a livrer un film de genre (multi-genres même) assez réussi.

Adapté du roman 'la réincarnation de Diana Love ' le film a été rebaptisée ' the Undead ' (sûrement pour raisons juridiques)

L'idée du conte de fées est évidente  pour de nombreuses raisons ; une jeune femme en péril qu'on doit sauver,  de la magie, des transformations en animaux (chat, souris, lézards chauve-souris...), bref, tout le panel des contes pour enfants, auquel vient se greffer la réalité, avec des séances d'hypnoses qui sont traitées avec le sérieux d'un décollage de fusée.

Corman se permettant  ici donc des délires, transformant une plantureuse sorcière en chat noir, faisant danser des mortes-vivantes (scénes de danse macabre hors sujet mais totalement disjonctée) , des sorcières hideuses  aux décapitations macabres  tout les ingrédients  de la  serie  B   sont   au  rendez vous

Le rôle marquant du film étant celui interprété par  Allison Hayes (qui jouera plus tard dans le mémorable 'l'attaque de la femme de 50 pieds' )

Elle y campe une pulpeuse sorcière gothique et surtout pulpeuse a souhait ; l'actrice  véritable pin -up symbole  de la  femme plantureuse  des années 50  illumine le film de ses atouts plastique  et volant largement la  vedette a la trop fade Diana (Pamela Duncan )

Incontestablement un des Corman les plus aboutis et des plus réussis

 

 

 

 

 

 

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18/05/2012

La femme-Guêpe (Roger Corman 1960)

 

 

 

En 1954 Kurt Neuman réalisait le classique du genre 'La mouche  noire '(remake de David cronenberg en 1986 )

Quelques années plus tard donc; le roi de la série B Roger Corman qui  surfant sur toutes les vagues cinématographiques ( horreur, gothiques,thriller,fantastiques) proposait a son tour sa vision autour de l'homme insecte avec 'la femme guêpe'

Ici l'homme est une femme , une belle femme d'affaires dont l'entreprise de cosmétiques est au bord de la faillite alors quand un savant  un peu cinglé lui propose le Graal a savoir la méthode pour rajeunir la belle femme d'affaire (Susan Cabot) fonce tête baissée dans le projet et accepte de financer les recherches de ce  professeur tournesol (que tout le monde  devine charlatan  des les premières secondes sauf elle bien entendu) , bien plus elle accepte de devenir le cobaye humain de ce cinglé qui n'a expérimenté sa formule que sur des animaux

le rapport avec les guêpes me direz vous ? et bien figurez vous que le professeur fabrique sa lotion de rajeunissement avec.......... de la gelée royale de guêpes ( ben voyons !)

La guêpe qui comme tout le monde le sait dévore ses victimes  je vous laisse deviner des effets  secondaires du traitement  testé par l'intrépide Janice

Film court (1h13) plutôt pas mal dans la construction et l'idée mais qui sombre dans le ridicule absolu des qu'apparait la '''créature' (Collant noir , antennes et masque de carnaval) une fin baclée ,une série B ou Corman aurait était mieux inspiré de ne pas montrer la créature cette femme guêpe qui ne ressemble a rien (et surtout pas a une femme insecte) fait glisser le film vers un ridicule qui gâche notre  plaisir.

 

 

Attention la femme guêpe (enfin presque ! ) 

 

Femme-guepe-The-Wasp-Woman-1959-2

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17/05/2012

L'attaque des sangsues géantes ( Bernard .L. Kowalski 1959)

 

 

 

 

réalisé par Bernard L Kowalski et produit par Gene Corman frere de Roger Corman l'un des papes  de la série B américaine cette 'attaque des  sangsues geantes ' est (comme la plupart des productions Corman) un film court  (62mns) qui s'inscrit dans la série des films a créatures mutantes

En pleine guerre froide et surtout en pleine paranoïa du nucléaire la radioactivité a bon dos et transforme a peu près tout ce qu'elle  touche ,  ici ce sont des sangsues (il fallait  quand  même y penser) qui kidnappent  de pauvres habitants  tous plus  idiots les uns que les autres pour les retenir sous l'eau dans les marais ,  dans une cavité afin de les pomper de leur sang petit a petit

Pas très ragoûtant tout ça me direz vous ? Sauf que les sangsues  en question (sorte de gros canaux pneumatiques degonflées avec tentacules  et ventouses )

Disons le clairement  ici tout est ficelé de bric et de broc (le charme des series B fantastiques) dialogues désopilants de mievrerie, comédiens catastrophiques, montage a l'emporte piece, son pourri, personnages  stéréotypés (ah l'écolo de pacotille  ! ) , scénario sans veritable interet , monstres caoutchouteux a hurler de rire, du grand n'importe quoi  ! mais on le sait avant même de glisser le DVD dans le lecteur

surement tourné en 2 ou 3 jours maximum , al'économie et  a la va vite vraisemblablement  avec du materiel de recupération  cette" attaque des  sangsues geantes"  reste cependant une curiosité comme le  catalogue des freres Corman en regorge


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