13/05/2013
Sur la route (Walter Salles)

Après avoir vu voici quelques années les calamiteuses adaptations des romans cultes réputés inadaptables ('le festin nu ' - 'las vegas Parano ') j 'avoue que concernant le film tiré du cultissime bouquin de Kerouac j y allais avec une certaine appréhension
j avais lu evidemment le célèbre livre de Jack kérouac une première fois vers l 'âge de 20 ans puis a un age plus avançé avec de nouvelles clefs me permettant d 'en mieux cerner toute la magie, toute l 'énergie , toute la puissance qui en font a ce jour encore l'un des romans cultes absolus de l' histoire de la littérature moderne
le film de Walter Salles ne m 'a pas décu bien au contraire , très rapidement même il balayât mes doutes et mes craintes peut être parce que j en attendais pas grand chose et que je l'abordais sans a priori
un casting peu flamboyant sur le papier mais au final surprenant avec la révélation explosive du film Garret Hedlund formidable Dean Moriarty , toute en élégance et en puissance , habité par son personnage hors du commun c'est lui qui porte le film de bout en bout , c 'est lui qui insuffle a 'sur la route ' l 'énergie dévastatrice , le rythme effréné caractéristique du roman de Kérouac
avec lui Kristen Stewart a des années lumières de la tete a claques de 'Twilight ' est parfaite et Sam Riley dans le rôle de Sal Paradise (Kerouac him self) est lui aussi formidable
sur le tempo entêtant et irréssitible du be bop cher a Charlie Parker et a dizzie Gillepsie (bande son étonnante ) nous suivons ce road movie de New York a Denver , de San Fransisco au Mexique
on croise évidemment en compagnie de ce trio de doux dingues d'autres personnages centraux et mythiques de l'epoque de la contre culture américaine Williams Burroughs ( vigo Mortensen) , Allen Ginsberg (tom Sturridge)
Dans cette quête éperdue du bonheur dans ce désir de vivre coute que coute l'instant présent on retiendra de Sal , dean et Mary-lou leur soif de liberté leur envie de découvertes , de partage et de rencontres
A l heure des réseaux sociaux et des amis virtuels cette camaraderie partagée reste a l 'image d'une époque qui bien que deja lointaine continue de fasciner et d'émouvoir.
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05/05/2013
Victim of love ( Charles Bradley 2013)

Ce n 'est pas tout a fait un album comme les autres , ce n 'est pas non plus avouons le un grand album incontournable ni une enième tentative de puiser a l'intarrissable source du 'Godfather' même si l'ombre de james Brown plane au dessus de ce 'victim of love '
Non ce disque attachant, parfois bouleversant est celui d'un rescapé , d'un survivant de l'amerique des laissés pour comptes
revenu des pires galères , de la misère et d'une vie de souffrances Charles Bradley livre a 65 ans son second album (le premier 'no time for dreaming ' obtint en 2011 un succès plus confidentiel )
'Victim of love ' fait apparaître sur le devant de la scène un homme usé qui aura toute sa vie revé de chanter et qui finalement après une vie de labeur et bien des désillusions va faire de son rve une réalité.
Fasciné et bouleversé a 14 ans par un concert de James Brown a l 'Apollo théâtre de New York Charles Bradley aura baladé sa carcasse a travers le pays entre chansons et boulots divers pendant des décennies
La passion de la musique toujours chevillée aux tripes il aura même, la cinquantaine bien passée gagné sa croûte en singeant son idole sous un pseudo évocateur 'Black Velvet ' avant de voler enfin de ses propres ailes a l-aube des années 2010
ce disque rutilant , efficace et totalement 'revival 70' nous met du baume au coeur .
Les cuivres ,le groove , la voix tout ici est sans artifice et sans chichi , 'Victim of love ' qui délivre ses onze titres tous d'une impeccable sinçérité est un régal dont il ne faut absolument pas se priver
Charles Bradley -hurricane
Charles Bradley - Strictly reserved for you
Charles Bradley -( 2013)

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16/04/2013
11.6 (Philippe Godeau 2013)

Il fallait bien que cela arrive après une succession de bons ( d'excellents) films ( "le dernier pour la route" "a l'origine " "intouchables " " les petits mouchoirs " ) ' François Cluzet cette fois ne parvient pas a faire de 11.6 un film réussi
Le comédien qui désormais est installé en haut de la pyramide des meilleurs acteurs français (a juste titre) se voit ici piegé dans un film a la réalisation maladroite , au scénario trop convenu et entouré de seconds rôles moyens qui n 'aident pas vraiment le film a décoller
si le personnage de tony Musselin reste énigmatique voir antipathique il y avait de belles pistes a explorer pour développer autour du mystère et de la complexité du désormais célèbre 'convoyeur de fonds '
Au lieu d'aller dans cette direction Godeau se contente d une peinture profondément humiliante pour la profession exercé par Musselin et d'une critique un peu primaire de la société capitaliste
A trop vouloir faire de son personnage un anti heros du monde moderne Godeau le transforme en ours mal léché et irascible . Cluzet qui réussi habituellement a rendre ses personnages intéressants n' y arrive pas et on sent parfaitement que le personnage de Musselin ne l 'habite pas , ne le transcende pas
superficiel et lent 11.6 est un film qui finalement n apporte rien a la légende de Musselin , en tout cas rien de ce que l 'on savait deja , ni les motivations , ni le mécanisme préparatoire du braquage ne sont ici abordes.
le film se contentant de s' appuyer paresseusement sur un fait divers médiatique et encore dans les esprits pour tenter (en vain) d'accrocher le spectateur
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07/04/2013
Anthony Zimmer (Jerome Salle 2005)
Que Voila Une excellente surprise inattendue !
Jerome Salle pour son premier long-métrage réussit la un étonnant thriller qui lorgne intelligemment et sans prétention du cote d'Hitchcock
De Paris a La cote d'azur, nous partons sur les traces d'Anthony Zimmer escroc international ; entre manipulation et faux semblants , le jeu de pistes dans lequel nous suivons le duo Sophie Marceau (peut etre le meilleur film d'une filmographie très moyenne) et Yvan Attal (parfait ) entretient une suspense qui ne faiblit pas
Autour du duo brillant on ne boudera pas le plaisir de retrouver Sami Frey un acteur rare et toujours juste
Superbes décors naturels , seconds rôles parfaits , scénario habile et final plutôt bien ficelé font de ce Anthony Zimmer un film qui se détache netement de la paresse généralisée des films policiers français de ces dernieres années.
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22/03/2013
Exposition Salvador Dali - Centre Pompidou 2012-2013

Il s'en ait fallu de peu , a quelques jours près je loupais cette exposition inouïe ,qui se terminant le 25 Mars partira sur Madrid
Du Monde évidemment pour cette exposition Dali , ce dernier ayant depuis longtemps dépasse le statut d artiste peintre pour devenir une icône , un emblème, un artiste planétaire
Tantôt dérangeant et sulfureux tantôt carrément génial et avant gardisme , entre le sublime et le mauvais gout , entre l' exasperation et l' admiration Dali aura marque son époque
L'espagnol aura très vite compris l'importance de la mise en scène de son art se définissant ni acteur , ni artiste mais ' Arteur '
Traversant les époques , pionnier du surrealisme (Avant d 'en être écarté pour position politique irrévérencieuse ) , l'art moderne pictural , visuel lui doit énormément de Magritte , a Warhol ,
,Dali restera pour beaucoup et a juste titre un maître absolu de la mise en scène , et surtout de sa propre mise en scene surtout lui Dali toujours en personnage central de ses propres rêves et de ses fantasmes paranoïaques
Son génie , sa loufoquerie , son sens aigu de l'autodérision lui auront permit de dépasser le cadre de la peinture moderne ,le cinéma d'abord avec Alfred Hitchock , et surtout Luis Bunuel , l'animation avec la collaboration avortée avec Walt Disney qu'il idolâtrait, la télévision enfin avec les délirants happenings loufoques , la publicité bien entendu (Perrier, Lanvin) Touche a tout de génie , incroyable performeur celui qui disait vouloir crétiniser son public aura finalement fascine et marque son époque brouillant les pistes de l'histoire et ne laissant a personne le soin de pouvoir l'etiquetter
N'avait t'il pas répondu a Andre Breton qui lui reprochait a la fois une certaine forme de complaisance (l'enigme d'Hitler) ou de derision (six apparitions de Lenine sur un piano ) cette phrase sublime qui a elle seule résume le personnage " Ni Nazisme , Ni communisme Dalinisme!"
,Magnifique exposition donc au centre Pompidou , on y entre au travers d'un oeuf (l'un des symboles chers a Dali avec entre autres,
les fourmis, le pain ,les excréments, les ciseaux , les béquilles ,les sauterelles ,les mouches ,les chevaux ou les ânes et on en ressort au travers du reconstitution etonnante du propre cerveau de Dali
Du salon De Mae West , reconstitution de l'installation présentee habituellement au musée de Figueras , aux tableaux emblématiques daliniens (persistance de a memoire, le grand masturbateur , six apparitions de Lenine sur un piano , Guillaume Tell .la vache spectrale, la tentation de st antoine, l'ane pourri , Dali de dos peignant gala de dos éternisée par six cornées virtuelles provisoirement réfléchies dans six miroirs ) des oeuvres plus confidentielles et des premiers chefs d'oeuvre aux tableaux crépusculaires sans oublier l' incroyable folie des détournements d'objets ( le téléphone homard , le veston aphrodisiaque , le buste de femme rétrospectif ,)et en passant par les images inoubliables du 'chien andalou ' et les séquences de ' la maison du docteur edwardes' ) l'essentiel du génie de Dali est devant nous pour notre émerveillement et notre étonnement
Dali se pose au final en précurseur définitif de la culture de masse il reste près de 25 ans après sa mort incroyablement moderne et plus que jamais bien vivant .
enfin dans la plus pure tradition dalinienne comment résister au plaisir de vous rappeler quelques unes des phrases cultes et absolument délirantes qui ont forgée la légende de cet artiste hors du commun ?
- L'unique difference entre moi et un fou c'est que je ne suis pas fou !
- Les deux choses les plus heureuses qui puissent arriver à un peintre contemporain sont : primo, être espagnol, et secundo, s’appeler Dali. Elles me sont arrivées toutes les deux
-Il y a des jours où je pense que je vais mourir d’une overdose d’autosatisfaction »
- Il y a toujours un moment dans leur vie où les gens s’aperçoivent qu’ils m’adorent
Quelques unes des oeuvres presentees a cette exposition
Parfois je crache avec plaisir sur le portrait de ma mere (1929)

le grand masturbateur (1929)

etude pour le miel est plus doux que le sang (1926)

persistance de la memoire (1931)

le veston aphrodisaque

autoportrait au cou raphaelansteque (1921)

six apparitions de Lenine sur un piano (1931)
L'ascension du Chris (1958)

Dali performance tele 'Veston aphrodisiaque '
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12/03/2013
Our mother , the mountain ( Townes Van Zandt 1969)

Townes Van Zandt - Kathleen
Les inities ,les connaisseurs le savent depuis longtemps Townes Van Zandt est un artiste a part , compositeur écorché et tourmente , il est certainement l'une des plus belles voix de la musique américaine contemporaine
Son parcours atypique fait de lui un cas totalement a part .originaire du Texas il aura donne a son rare public des pages artistiques inoubliables
Suivant ses envies, suivant son instinct , obéissant a aucune règle en place ou a aucun système il fut capable de tout plaquer des années durant pour vivre en ermite dans une cabane coupe du reste du monde.
Son mode de vie instable et inconstant , sa volonté absolue de conserver une totale liberté , sa fuite en avant permanente , ses dépressions chroniques , l 'abus d'alcool , de drogues , de médicaments , tous ces éléments qui certes , composent la légende auront au final ruine Peu a peu une carrière qui aurait pu (qui aurait du ) être flamboyante
Fils d une famille aisée (Son père a fait fortune dans le pétrole) il aura très vite quitte le cocon familial pour partir sur les routes ou sous les influences communes de Dylan et Lightnin Hopkins il finira par atterrir a nashville ou sa carrière artistique commencera vraiment
Fragile psychologiquement il aura souvent puise dans ses souffrances personnelles et son mal de vivre les inspirations pour la poignée d'albums reconnus désormais comme essentiels
Our Mother , the mountain publie en 1969 que Townes Van Zandt reconnaissait comme son véritable premier album ( Il a longtemps dénigré "for the shakes of song" son premier album enregistre en 1968) fait partie de ceux la
Ce disque pure merveille d' harmonie folk et country est une désormais une référence l'ecouter près d'un demi siècle après sa sortie reste un moment unique de grâce et de bonheur , le découvrir ( pour tout ceux qui ne connaissent pas Townes Van Zandt) sera a coup sur une expérience musicale bouleversante
Celui que l'on surnommait le Van Gogh de la musique américaine aura bien malgré lui bâti une réputation d'artiste culte et maudit
Meme si il fut quelque peu Rehabilite peu de temps avant sa mort (en 1997) grace a de nombreux groupes ou artistes se revendiquant de son influence (Cow boy junkies , Tindersticks) Townes Van Zandt reste un artiste peu connu le decouvrir au travers de cet imense album vous procurera a coup sur un choc musical important.
Townes Van Zandt - Second lover song
14:49 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10/03/2013
The Next Day (David Bowie 2013)

David Bowie - dancing out of space
Qui D'autre que Lui aurait ose une telle pochette ?
Qui d 'autre que lui aurait reussi a organiser avec une telle minutie un come-back médiatique aussi inattendu que fracassant?
Franchement avouons que Bowie est définitivement un génie , un cas artistique totalement a part il reste a 66 ans un artiste capable de se réinventer avec toujours ce sens constant de rester terriblement moderne et décalé
Donne pour artistiquement mort, oublie des médias , reclus a Manhattan depuis des années il s'est fait discret et on le disait malade
rare musicalement il n était apparu que pour des collaborations avec Arcade Fire et Tv on the radio mais n'avait plus rien sorti depuis 'Reality " en 2003
A la surprise générale il livre avec 'the next day ' un album qui rappelle qu'il est encore un artiste majeur et qu'il faut compter avec lui
Precede d'un single epoustouflant ('We are we now') qui mettait la barre très haut cet album est une réussite complète ,il est bien davantage qu'une bonne surprise et on peut dire que Derrière cette pochette facétieuse et néanmoins pleine de symboles se cache l 'un des albums essentiels de l 'année
Certes l'homme nous a offert de tels chefs d'oeuvres qu'il n'est bien sur pas question de rivaliser ici avec 'hunky dory ' ou ' station to station ' pourtant on ne boude pas son plaisir tout au long des quatorze titres de l'album et malgré deux ou trois titres moyens ( ' Set the world on fire ou 'if you can see me ' ) le disque est furieusement bon
Et si bien sur tout n'est pas du niveau stratosphérique de 'we are we now' l 'essentiel est a la hauteur de la legende , Bowie plus que jamais cameleon nous regale , mélangeant les genres (blues, rock , glam , electro ou jazzy ), jouant avec son propre mythe tel un phénix rock'n roll il renaît de ses cendres pour le plus grand bonheur de ses fans ....et des autres
David Bowie - You Feel So Lonely You Could Die
Pour 'the next day ' Jouant avec son propre mythe Bowie detourne l 'historique pochette de Heroes


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02/03/2013
R.I.P Daniel Darc (1959 -2013)
Daniel Darc - Psaume 23

Daniel Darc - je reve encore de toi
Il était le grand frère obscur et secret du rock français ,Daniel Darc personnage trouble et fascinant a la fois ange et démon mais incontestable icône absolue de la musique française est mort a Paris ce jeudi.
hante et habite par les symboles et les mythes , de Lou Reed a Iggy Pop , de Coltrane a Johnny Thunders , du Blue Oyster Cult a Johnny Cash , de William Burroughs a Nijinsky il aura traverse ces trois dernières décennies a se nourrir de leurs légendes et sans le savoir ni le vouloir a également construire la sienne
Il aura donc depuis les années 8o navigue en eaux troubles et mené sa vie entre étoiles et le caniveau depuis Taxi Girl immense groupe mais plombe et parasite par un mega tube vampirique ( le désormais classique 'cherchez le garçon ' ) jusqu'a la rédemption inattendue ,inespérée de crève Coeur album lumineux et magnifique il aura survécu a tout , a la picole , aux multiples overdoses, aux graves ennuis de santé inévitables au regard du mode de vie sur le fil de rasoir ,a la traversée du désert après l'incroyable 'seppuku ' seul véritable album de Taxi girl et disque culte indémodable
en 2004 grace au soutien de Frederic Lo et au nez et a la barbe de tout ceux qui ne voyait en lui plus qu'un 'loser' il livre 'crève coeur' un album solaire qui fait date
Ironie ridicule et a la limite de l'insultant il se voit récompenser en 2004 d'une victoire de la musique catégorie 'revelation ' lui qui a déjà tant fait et donne pour le rock et la chanson française a pisser de rire !!!!!!
Durant cette dernière décennie il enregistre deux autres albums ,inégaux plein de sincérité, de fureur , de pudeur contenue mais Ni 'amours suprêmes 'en 2008 , ni 'la taille de mon ame ' en 2011 ne parviennent a se hisser au niveau de crève coeur
Il aura aussi énormément collabore avec des artistes et des groupes de tout horizons , de Bashung a Buzy , de Nosfell a Cali , d'Alizee a Berry avec plus ou moins de réussites mais toujours plein d'une sincérité touchante
Il nous quitte trop tôt certes mais il a vécu tant de vies et a frôlé la mort de si nombreuses fois que son décès ne surprend au final pas grand monde
Aujourd ' hui le rock français est orphelin d' un de ses grand frères les plus authentiques et les plus bouleversant
Lucide sur le prix a payer Daniel Darc declarait en 2012 ' j 'ai 52 ans, , une hépatite C dormante. J'ai dépassé la moitié de ma vie et c'est cool. je suis étonne car Ceux qui vivaient comme moi sont presque tous morts.'
je termine ce post par les dernières strophes sublimes de ' Nijinsky 'magnifique chanson sortie en 2003
N'ayez aucun remords
Le jour de mes obsèques
Au-dessus de mon corps
Dieu dansera
R.I.P Daniel
Daniel Darc - c'est moi le printemps
Taxi girl- aussi belle qu'une balle
Daniel Darc - inutile et hors d'usage
Daniel Darc -je me souviens , je me rapelle
03:50 Publié dans Culture, Musique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26/02/2013
Un coeur en hiver (Claude Sautet 1992)

Je suis et cela depuis de nombreuses années un inconditionnel absolu de Claude Sautet , et j 'avoue me me ressourcer régulièrement a sa filmographie avec un bonheur renouvelle chaque fois .Un coeur en hiver était l'un des seuls films que je n'avait pas encore vu
Précédé d 'une aura de chef d'oeuvre j 'abordais ce film comme on aborde une oeuvre de Sautet .en plongeant totalement dans l'univers des personnages , en laissant les émotions venir a moi , en laissant le maître Sautet me transporter dans cet univers unique et identifiable pour tout admirateur des les premières séquences
et pourtant cette fois je n'ai pas accroche au film , je l'ai trouve monotone et creux , je l'ai trouve vide et assez plat
Est ce le sujet quelque peu élitiste du film ? est ce la lenteur délibérée voulue par le metteur en scène ? est ce enfin une certaine forme d'academisme volontairement affichée?
Peut etre est ce l'univers clos , hermétique presque dérangeant du personnage principal (Daniel Auteuil dans un rôle subtil peu évident ) ?
Je ne saurait precisement dire pourquoi mais il est evident que je suis passe totalement a cote du sujet avec au final le sentiment curieux de me sentir étranger a l'histoire , comme une impression de ne pas avoir les clefs pour décrypter le film
Certes le couple Beart -Auteuil fonctionne a merveille et certaines scènes (celles du bistrot notamment ) sont vraiment réussies pourtant la magie n'opere pas et l'ensemble tombe désespérément a plat.
Cote comédiens si le couple Emmanuelle Beart et Daniel Auteuil s'en tirent plutôt bien Le personnage d 'André Dussolier par contre , m'a semble caricatural et je n'ai pas trouve l'acteur a l'aise dans son personnage.
C'est certainement a ce jour ma seule déception autour de Claude Sautet , génial réalisateur qui conserve malgré ce rendez vous manque entre nous toute mon immense admiration.
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24/02/2013
Push the sky away (Nick Cave and the bad seeds 2013)

Nick Cave and the bad seeds - Water's edge
Nick Cave and the bad seeds --wide lovely eyes
Quinzième album de l'australien ,et le premier sans Mick Harvey son complice de toujours Push the sky away s'impose comme un des grands crus de Nick Cave and the bad seeds
On est ici incontestablement face a un album de la trempe de' the boatman's call '(1997) ou ' the murder ballads '(1996) deux disques références dans la discographie de cet immense artiste
Des les premières notes de We No Who U R on est sous le charme de cet album qui sonne différemment des productions de ces dernières années.
Débarrassé de toute agressivité rock , cet album respire une certaine forme de sérénité et d 'apaisement .
Enregistre dans le sud de la France Cet album court et lumineux (9 titres) met en avant la voix fascinante de Nick Cave , en crooner de luxe dans un style a la Johnny Cash ('The man comes Around en '2002) ou dans l 'esprit d'Iggy Pop ('Avenue B ' en 1999) le chanteur est époustouflant et irradie de sa classe ce disque presque minimaliste tout en noirceur et violence contenue.
Un disque qui enchantera tant les fans de l'australien que tout ceux qui aiment les voix chaudes et les belles mélodies,un disque que l'on peut qualifier sans doute comme celui de la maturité.
beau ,chaleureux ,intense 'Push the sky away " sorti en février s 'impose déjà comme l'un des albums essentiels de l'annee 2013.
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10/02/2013
A perdre la raison (Joachim Lafosse 2012)

Sans jugement, sans condamner et avec une précision quasiment chirurgicale Joachim Lafosse réussit un film ambitieux et courageux avec un sujet particulièrement périlleux et limite casse-gueule
A perdre la raison est Inspire de l'affaire Geneviève Lhermitte, du nom de cette mère de famille belge ayant assassiné ses cinq enfants en février 2007
Le thème douloureux ;inacceptable de l infanticide est ici traite sans voyeurisme ; ni fausse pudeur
Lafosse nous propose la lente spirale qui va conduire La mère; Murielle ( Emilie Dequenne formidable dans un personnage risquée) a ces gestes impensables , irréparables
Autour de la mère névrosée rongée d angoisse et d incertitudes les enfants et les hommes gravitent ;Le mari; Mounir (Tahar Rahim excellent ) et surtout Niels Arestup dans le rôle trouble du docteur Pinget
Le film est dur ; lent entrecoupé de flash back qui peu a peu délivrent les symptômes du décrochage et de la lente folie de la mère
le trouble est le mot qui caractérise le mieux ce très beau film ; trouble aussi la relation entre le docteur et Mounir son fils adoptif et associe tout comme celle entre le docteur toujours et Murielle , trouble enfin le rapport au mariage et au couple dans cet univers familial ou cohabitation et secrets font bon menage
Le docteur Pinget (enorme Arestup!) est a mon sens LE personnage central du film ,a la fois père adoptif; beau père ,mari; grand père , mécène il nous laisse lui aussi un curieux sentiment de trouble et de malaise
voici donc un film pas comme les autres et qui reste dans nos memoires et dans notre inconscient , un film a regarder pour voir ou peut mener le lugubre voyage ultime au bout du mal etre et de la souffrance.
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20/01/2013
Taken 2 (olivier Megaton 2012)

Une question , a part faire les poches des spectateurs et remplir les caisses avec cette suite de Taken (opus 1) qui fut un succès inespéré et avouons le nettement plus regardable , quel est l intérêt pour Besson de nous livrer un film aussi mièvre qu'inutile ? franchement je voit pas , (enfin je Vois plutot tres bien l 'aspect pecunier point barre.)
rien a retirer ,pas de suspense , Liam Neesom habituellement a l'aise semble même traîner la patte , des invraisemblances, des incohérences grosses comme l ennui qui court tout au long de cette daube .
Ah le coup des grenades en plein Istamboul , et le taxi jaune (une obsession les taxis chez Besson) intact après un rodéo et des crash a repetition dans les ruelles de la vieille ville , et l arrivée a l'ambassade U.S du grand , du très grand n'importe quoi
Peu ou pas de scénario, des dialogues affligeants et toujours un jack pot au bout car ce Taken 2 va marcher auprès d un public malheureusement déjà derecrebre depuis longtemps. Bien triste tout ca
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23/12/2012
Train A Comin ' (Steve Earle 1995)

Steve Earle- Hometown blues
Ce disque de Steve Earle est celui d'une resurrection. Rien de moins
Au début des années 90 Personne ne mise un dollar sur Steve Earle , le texan , pionnier du mouvement neo-country au milieu des années 80 , le guitariste ,est au fond du trou ,il hante les bas fonds de Nashville a la limite de la clochardisation , imbibe du matin au soir et accro au crack , le musicien est un fantôme , a la ramasse totale, un pied dans la tombe et oublie de tous
Mais le destin va rattraper Steve Earle ,incarcéré dans un pénitencier du Tennessee il suit une sévère cure de désintoxication et revient ,repêché par un petit label independant avec "Train A Comin'" album rédempteur , solaire et écorché
Disque accoustique et dont la pochette annonce la couleur ("Ceci n'est pas un disque unplugged ,Mon dieu que je hais MTV " ) "Train a comin'" n 'est pas un fourre tout country de plus mais plutôt l'album d' un homme qui règle ses comptes avec lui même histoire de montrer a ceux qui l'avait enterre un peu trop vite qu'il peut encore apporte sa pierre au monde de la musique country.
En toute simplicite et en etat de grace absolue Steve Earle livre un disque immense ,on pense alors a " G..P " ou a "grevious angel " les deux chefs d'oeuvre de Gram Parsons l'idole définitive de Steve Earle
Un disque majeur a écouter de toute urgence
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Les blessures assassines (Jean Pierre Denis 2000)

le 2 février 1933, au Mans, deux domestiques , les soeurs Christine et Léa Papin, assassinent leur patronne et sa fille. Ce crime inexplicable a depuis inspiré les plus grands auteurs et il est devenu l'un des faits divers les plus célèbres de l'entre deux guerres
Mais qui étaient ces deux Soeurs quasi-orphelines, que le quotidien n'a cessé de ramener à elles-mêmes, en les isolant du monde réel et de la raison ?
C 'est autour de ce fait divers réel et sinistre que jean Pierre Denis construit ce très beau film , lent , applique et sublimée par une Sylvie Testud habitée par son personnage de Christine Papin (cesar du meilleur espoir feminin 2000)
l'autre soeur C 'est Lea , c 'est encore une enfant , fragile , influençable et fascinée par Christine sa soeur aînée qui va l'entrainer dans sa folie assassine , elle est ici brillamment interprété par une jeune comédienne étonnante Marie Julie Parmentier
Film sobre, qui enchaîne les séquences courtes et qui retrace ce fait divers qualifie a l'epoque de "crime social " Les blessures assassines ( quel beau titre ) nous est présente sans voyeurisme aucun, le réalisateur insistant sur la complexité du crime , son aspect inexplicablement brutal et sauvage sans omettre de mettre en avant le mysticisme qui a entoure toujours la vie de misère des deux jeunes soeurs.
De Meme l'homosexualite incestueuse des soeurs Papin est ici affichée avec une grande pudeur ,loin des outrances du fait divers a scandale jean Pierre Denis nous propose une tragédie ou le meurtre si abominable soit il apparaît comme le cri de désespoir de deux êtres prives d'amour et de droit a l'existence
21:35 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22/12/2012
Non ma fille tu n'iras pas danser (Christophe Honore 2009)

Après le calamiteux "Ma mère" chronique sur ce blog je voulais une nouvelle fois me replonger dans le cinéma de Christophe Honore avec ce long métrage ,son sixième sorti en 2009
Si je n 'ai pas retrouve la magie et le climat envoûtant du formidable "les histoires d'amour" ce film m 'a cependant beaucoup plut tout en me laissant sur ma faim avec une drole d'impression de frustration (peut être en raison d'une fin a mon sens un peu baclee)
Chiara Mastroainni qui interprète ici Lena le personnage central du film livre ici une belle prestation dans un le rôle d'une femme triste , insaisissable , torture ,instable
autour d'elle les couples explosent , se trompent , se mentent ,les comédiens (bien ) diriges par Christophe Honore sont éblouissants la mère (formidable retour en grâce d'une Marie Christine Barrault stupéfiante ), a la soeur (Marine Fois excellente) au personnage du père (Bouleversant Serge Ulysse) tous ici sont magnifique sauf peut être Jean Marc Barr ( Nigel) qui reste un ton en dessous
Des idées de mise en scène on sait depuis longtemps qu'Honore n 'en manque pas ici il ose une parenthèse médiévale filmée sans paroles en plein milieu de son film ,illustrée par un conte sorti de l'imagination de son petit garçon , Honore réussit avec ce "film dans le film " une prouesse et un pari ose et l'histoire de Katell la jeune princesse bretonne vouée aux enfers pour avoir préférer la danse et les hommes a son devoir rejoint le destin de Lena l'heroine de Non ma fille tu n'iras pas danser toutes les deux payant au prix fort leur désir de liberté
Bien sur même si les douleurs existentielles souvent exacerbées des personnages de Christophe Honore irritent parfois son film est touchant implacable il se balance a la frontière du rires et des larmes entre mélancolie et espoir , entre colère et résignation
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24/11/2012
Mistrial (Lou Reed 1986)

Evidemment Lou Reed comme la majorité des grands artistes ou des grands groupes a connu lui aussi une traversée du désert artistique
Une fois encore force est de constater que ce passage a vide se sotie dans une periode plutot morose pour le rock a savoir les annees 8o
A l 'image du "never let me down " de Bowie (1987) ou du "dirty works" des Stones (1986) ce "Mistrial" " est une insupportable bouse musicale indigne du talent visionnaire de Lou Reed et qui laissera les fans du Lou perplexe et dubitatif
Pas grand chose a en retirer sauf peut être le tout dernier titre " tell it to your heart"qui échappe au désastre de l'ensemble
Perdu au milieu des années 80 Lou Reed livre la un disque dont il serait intéressant de voir ce qu'il en pense aujourd'hui
Une fois n'est pas coutume apres avoir encense a de tres nombreuses reprises Lou Reed et le Velvet Underground sur ce blog je me fend d'une chronique assassine sur ce disque vraiment rate et totalement dispensable
ah oui j 'oubliais pochette absolument hideuse
21:08 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19/11/2012
Ma Mere (Christophe Honore 2004)

Ayant découvert le cinéma de Christophe Honore depuis cette annee d abord avec l énervant " Dans Paris "puis avec le merveilleux "Les chansons d amour "je me suis lance dans un rattrapage avec "Ma Mère" réalise en 2004 et meme si je savais qu il etait precede d une reputation sulfureuse ce second long-metrage du realisateur me laisse dubitatif
Adapte de "Ma Mère" le subversif et deroutant du dernier livre et par ailleurs inachevé de Georges Bataille le film d Honore se résume a un thème principal le désir de choquer a tout prix
Inacceptable les critiques dythirambiques des magazines qui voient en Honore le pape du nouveau cinéma français et qui unanimement ont encenses "Ma Mère" FILM PRETENTIEUX qui se regarde le nombril (et le reste) ,film creux desesperement vide qui alterne les scènes chocs et les scènes cul pour n etre au final qu une suite indigeste a la limite du sordide et du malsain
il faut etre courageuse et au combien talentueuse pour une grande comedienne du calibre d Isabelle Huppert qui réussit miraculeusement a se sortir la tete haute de ce film
Louis Garrel tete a claques en post - ado crassseux et névrosé est proche (tout proche) du ridicule et Emma De Caunes n a que son joli minois pour se faire pardonner de faire partie du naufrage
Insupportable de vanité ces séquences de recitation sur le sable ou sous la pluie de L oeuvre de Georges Bataille par un Garrel désespérant Pompeux le fond sonore (pauvre "Agnus Dei "de Barber mêle musicalement a ce projet plombe)
L’histoire de cette mère initiant son fils à la débauche, à l’immoralité, à un jeu dangereux aux limites macabres et aux frontières du tabou suprême ( l inceste) provoque donc tour à tour dégoût et écoeurement
Que penser de ces sequences manierees sans queue ni tête Garrel urinant sur les magazines SM découverts dans le secrétaire de son père , Garrel se masturbant près du cadavre de sa mère ,Que penser des partouzes enfumees , des viols et tortures filmées avec délectation.
Que veut exactement montrer ce film sinon mettre en evidence la tristesse de la chair, le degout de soi
A trop vouloir choquer , a trop vouloir sentir le souffre ce film au final ne sent que le caniveau
a eviter absolument
22:01 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03/11/2012
Des hommes d'influence (Barry Levinson 1997)
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c'est un film qui forcement nous rappelle quelque chose (Monica et bill) mais au delà du rappel de ce fait divers qui défraya la chronique et conduisit (chose impensable de par chez nous) un chef d'état devant les tribunaux c'est surtout un grand film sur la (les) manipulation(s) par l'image Robert De Niro est excellent dans son personnage ( le conseiller Conrad Brean) tout en force tranquille et sans états d'âmes Dustin Hoffman de son coté cabotine un peu et en fait un peu trop dans le genre producteur survolté (Stanley Motss) mais dans l'ensemble les deux grands comédiens s'en tirent plutôt bien et leur duo fonctionne
le film est même passionnant jusqu'à l'arrivée du soldat Schumman (Woody Harrelson)qui doit incarner le héros de la pseudo- guerre contre l'albanie . A ce moment du scénario ça se gâte vraiment et le film dérive et perd en crédibilité atteignant même des sommets d'ahurissante bêtise d'abord avec le crash inexplicable en avion puis avec le retour invraisemblable des héros ainsi que plus tard avec la mort du soldat tué par un fermier.
On frôle (de près) le ridicule et on est attéré de voir le film qui s'essouffle et ne redécolle plus jamais. D'un sujet brûlant et passionnant sur le thème d'une dénonciation politique et médiatique "Des hommes d'influence " se transforme alors en une simple comédie banale sans grand intêret.
Barry levinson qui avouons - le n'a pas le curriculum vitae d'un De palma ou d'un Scorcese pour traiter un tel sujet ne parvient pas sur la longueur a nous captiver. c'est fort dommage car au vue de la première heure passionnante de son film ce dernier méritait une évolution différente
Enfin précisons qu'on retrouve au générique Wilie Nelson grande figure de la musique country américaine dans le rôle (totalement autobiographique) de Johnny Dean .
22:19 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02/11/2012
La Balade sauvage (Terrence Malick 1973)

Terrence Malick est un cas a part, réalisateur adulé par la critique , il prend son temps hors des modes et hors du système (six films en quatre décennies , quasiment pas d'interviews ni de photos) l'homme est rare et son oeuvre l'est tout autant.
Deja emerveillé par 'la ligne rouge ' (1998) je décidai de découvrir son premier long métrage réalisé en 1973
La balade sauvage ("badlands" pour le titre original) est un road movie totalement fascinant , le scénario est inspiré d'une histoire réelle datant de la fin des années 50
les deux personnages interprétés par Martin Sheen et Sissy Spacek sont deux anti héros du système américain ensemble ils vont sillonner les états Unis semant la mort et la peur
Attention ici pas de couple de tueurs a la Bonnie Parker and Clyde Barrow (bonnie and clyde) ni de cinglés a la Mickey and Mallory Knox (tueurs-nés) Kit et Holly n'ont rien a voir avec ce type de duos
Kit est un marginal ,un paumé rêvant de James Dean a qui il tente de s'identifier et Holly est une gamine triste qui s'ennuie et qui suivra sur les routes l'homme qui va assassiner son père. c'est elle en voix-off qui est la narratrice du film
La cavale de ces deux n'a rien de glorieux , rien d'épique , Kit tue au hasard souvent lâchement Holly le suit sans trop savoir pourquoi sans rien sembler comprendre pourtant de cette histoire pathétique Malick tire un film profondément humain et subjuguant
les paysages sont sublimes , deja la touche" 'Malick ' est présente (personne ne filme comme lui la flore ,le désert, la faune) et cette odyssée dont on devine l'issue fatale devient passionnante de par le caractère et la nature de deux protagonistes qui ne font jamais ce a quoi l'on s'attend.
Martin Sheen obtient ici l'un des plus grands rôles de sa carrière (avec celui du capitaine Willard d'Apocalypse now en 1979) tandis que Sissy Spacek agée de 24 ans et qui ici en parait 16 ans joue sur la fragilité excessive de son personnage.
comme Martin Scorsese réalisateur trentenaire revelé en 1972 avec un premier film référence "Mean streets" Terrence Malick autre trentenaire surdoué s'impose d'emblée parmi les grands du cinéma US , si le premier sera prolifique alternant chefs d'oeuvres et films a demi ou totalement ratés , le second lui sera économe , patient et nous régalera a son rythme il sera en 2011 récompensé par la palme d'or avec 'Tree of life "
16:04 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19/10/2012
Femmes de dictateur (Diane Ducruet 2011)

Cela peut surprendre , cela peut révolter mais Adolph Hitler recut durant sa vie plus de lettres d'amour que les Beatles et les Rolling Stones réunis .Cette constatation stupéfiante en dit long sur les mystères de l'etre humain et remet quelque peu les pieds sur terre
Car si il ne fait aucun doute que le pouvoir fascine on ne peut imaginer la ferveur amoureuse féminine dans l'entourage des célèbres dictateurs presentés dans le livre de Diane Ducruet.
Qu 'elles soient épouses ou concubines, qu' elles soient issues de la bourgeoisie ou du ruisseau toutes ces femmes , toutes ces ombres tantôt trahies, sacrifiées ou manipulées, tantôt aimées, abandonnées ou assassinées sont chacune a leur façon des personnages essentiels de l'histoire de l"humanité
De Angelica a inessa ou Jiang Qing, de Clara a Elena , de Eva a Madga ou Catherine tout ces portraits de femmes toutes différentes mais toutes habitées par une même flamme et une même ferveur sont étonnants et édifiants
Chaque chapitre nous apporte son lot de surprises et de révélations et derrière ces femmes de l'ombre se dessine a chaque fois le destin de leur maris ou de leur compagnon si tristement célébre.
Tantôt folles, tantôt intéréssées, toujours redoutablement intelligentes elles sont manipulatrices, despotes, menteuses, déséspérées , calculatrices, jalouses, libertines ou encore suicidaires et a la lecture de ce livre remarquable il apparaît évident que le destin de notre monde moderne ne serait sans doute pas tout a fait le même sans la part que chacune d'entre elle a apportée a l'histoire.
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15/10/2012
LP Pop & Bonus Track -Alicante - 2012

Antonio de felipe artiste espagnol contemporain originaire de valencia (il y est né en 1965) expose a Alicante a 'la caja blanca de las cigarreras ' ses oeuvres modernes , colorées et gaies
La peinture d'Antonio de Felipe se nourrit d’éléments iconographiques de la culture populaire, publicité, marques, oeuvres maîtresses et particulièrement, des "top model", des stars du cinéma et des personnages de dessins animées ou de la bande dessinée. L'artiste exprime a sa manière une certaine forme de nostalgie
Sa derniere exposition revisite les pochettes d'albums connus d'artistes ou de groupes de musique connus , De Madonna aux Beatles, des Pink Floyd aux Sex Pistols Antonio de Felipe mixte et mélange les époques et les genres avec talent et humour

"Sergeant Peppers 's lonely hearts club band " revisited l'artiste s'y est representé au milieu en lieu et place d'un Beatle originel ,on retrouve sur cette pochette détournée une multitude de personnages de la Panthere rose a Kermit , de Freddie Mercury a Tintin
"Tattoo you " revisited
"The Wall " revisited


'Nevermind ' revisited x 2
Quelques oeuvres exposées en parrallele au thème des pochettes d'albums détournées
![[antonio+felipe+9.jpg]](http://4.bp.blogspot.com/_YeT-exPt1U4/SjLcilFlP9I/AAAAAAAABC8/OMsV0_eYlYE/s1600/antonio%2Bfelipe%2B9.jpg)
Ou on retrouve Mark Spitz et les sept nains
Résine "Catwoman " catch "Mickey Mouse"
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02/10/2012
Achtung Baby ( U2 - 1991)

U2 - so cruel
"nous avons scié l'arbre de " joshua tree ' "disait The Edge
Cette phrase symbolise bien le désir pour le groupe de muer et de s'orienter vers des horizons nouveaux
Avec "The Joshua tree " paru en 1987 le groupe de Bono se retrouvait sur le sommet du monde , la tournée américaine qui suivit et le film accompagné de l'album live 'Rattle & hum ' sera cependant une dure réalité pour U2 , certes le groupe de Dublin vend toujours des disques par palettes entières et remplit les plus grands stades mais leur assimilation de la musique country et du blues désarme les fans et personne ne semble comprendre dans quelle direction le groupe veut aller
les problèmes d'ego surgissent ,de toute évidence une lassitude s'empare des 4 musiciens qui n'ont plus grand chose a se dire,plus grand chose a partager et on murmure a cette époque que la fin est proche et inéluctable
Achtung Baby sera l'album de la résurrection et du renouveau septième album du groupe
il sera produit par le duo Daniel Lanois - Brian Eno (deja présent pour la production de 'the unforgettable fire ' et ' the joshua tree') assistés du génial Flood (mark Ellis) producteur entre autres de groupes et d'artistes essentiels '( Depeche mode, Nine Inch nails - PJ Harvey , the smashing pumpkins )
Ce disque va être le déclencheur de la seconde partie de la carrière du groupe, tournant le dos a l'academisme de rattle and hum , plongeant les mains dans le cambouis des machines électroniques U2 se pose ici en précurseur de la musique pop electro qui va envahir le paysage musical
c'est du coté d'un Berlin sous les feux des projecteurs (la chute du mur) que U2 va aller chercher l'inspiration pour ce Achtung baby étonnant et surprenant
Puisant dans les racines du rock industriel allemand ( Kraftwerk, Einsturzende neubaten) le résultat artistique du U2 ' nouvelle formule ' va trouver un écho immédiatement favorable pour le public.
De l'éxpérimental 'zoo station ' au puissant 'the fly ' (premier single de l'album) des méga tubes planétaires ' mysterious ways ' ou 'one ' au fantastique 'love is blindness' ce disque s'inscrit dans une époque qui voit le rock envahir les dance floor ( Stones Roses - Happy Mondays - Depeche Mode)
Moderne et visionnaire U2 va pouvoir aborder les années 2000 avec un coup d'avance , les albums "zooropa" (1993) et 'pop' (1997) suivront cette même ligne conductrice mais Achtung baby restera la pierre angulaire
Ce disque inéspéré qui va au fil des années devenir une référence pour beaucoup de groupes est pour moi le disque incontournable du groupe
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27/09/2012
Vers les lueurs ( Dominique A 2012)
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Dominique A -contre un arbre
Bon an ,mal an l'ami Dominique A nous offre un cadeau magnifique pour célébrer ses vingt années de carrière et son dixième album solo avec " vers les lueurs ' qui succède au confidentiel 'la musique ' (paru en 2009).Toujours étonnant , toujours ecorché et toujours hors des sentiers battus ;bien loin de l'agitation médiatique et des matraquages radios habituels de la variété française Dominique A tutoie les anges lui se moque des modes et des tendances il fait de la chanson française et il en fait avec talent .
A mon sens voici son album le plus radieux et le plus abouti depuis le desormais classique 'la mémoire neuve ' qui l'avait révélé en 1995 , ce nouvel album explose et irradie de simplicité et de finesse
et puis c'est aussi en écoutant les titres de ce disque lumineux et solaire que j'ai eu comme une evidence une révélation oui ! ce type chante admirablement bien , sa voix sur la majorité des chansons de cet album est posée avec une justesse et une perfection totale mettant en valeur des textes d'une grande beauté
De plus , Le nantais s'est entouré ici d'un quatuor à vent (flûte, hautbois, basson, clarinette, ). qui donne a ses textes un climat étrange et envoûtant
Rien a jeter ce disque delà indispensable qui deviendra je pense un disque charnière dans une carrière sans écueil , toujours intense , toujours délicat , jamais prétentieux Dominique A se pose ici en héritier d un Manset a la recherche comme lui de mélodies a la fois limpides et complexes
'contre un arbre ' ' rendez nous la lumière ' ' vers le bleu ' 'le convoi ' 'parce que tu étais la ' sont des titres qui donnent le frisson , seul peut être (faisons la fine bouche !) 'close west ' est en (léger) décalage mais quelle importance ce disque de bout en bout est une merveille
Je tiens quant a moi mon disque de l'année
dominique A - ce geste absent
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22/08/2012
Biutiful ( Alejandro Gonzalez Inarritu 2010)

C'est un autre Barcelone que nous montre ici Inarritu ,loin des ramblas et du bord de mer ,loin des hordes de touristes et des bars a tapas , loin des aficionados et du Barca , c'est le Barcelone des crève la faim et des laissés pour comptes, celui de la débrouille et du trafic , Barcelone métropole étouffante avec ses oubliés du système ses clandestins, ses survivants et ses fantômes
un Survivant , un fantôme c'est le qualificatif parfait pour définir Uxbal le personnage central du film interprété avec une justesse et une émotion bouleversante par Javier Bardem
les thèmes de ce film lent et envoûtant sont forcément sinistres , durs mais dans cet océan de misère et de desespérance ou survivent les personnages de son film Inarritu comme un magicien réussit l'incroyable , au bout de la noirceur et de la tristesse il nous montre l'esperance et son film de chemin de croix se transforme en ode a la vie
la maladie,la paternité, la mort ,la culpabilité,l'amour voici donc les thèmes fondamentaux qui se croisent et s'entrecroisent des thèmes magnifiés dans ce film dostoieskien qui impose le réalisateur dans la cour des (très) grands
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19/07/2012
The Stooges : (The Stooges - 1969)
Ce disque est une pure folie, un cataclysme rock extrême, un rouleau compresseur qui dévaste et emporte tout sur son passage.
C'est tout à la fois le premier disque de heavy metal, le premier disque de glam-rock, et le premier disque punk.
Enregistré en 1969 en seulement 48 heures, il a conservé 42 ans après (excusez du peu !), toute sa puissance.
La basse monstrueuse de l'incontrôlable Dave Alexander (décédé en 1975) est inouie et la guitare impitoyable de Ron Asheton (décédé en 2009) nous colle véritablement au mur, de son côté Iggy Pop survolté , déchainé , habité éructe les titres emblématiques de ce premier album foudroyant ("1969", "No Fun", "I Wanna Be Your Dog", "Real Cool Time", ).
La production de John Cale eeest énorme , le son est terrifiant ( inspiré dit-on, des usines automobiles de Detroit). Contrairement à leurs frères d'armes le MC5, qui politise ses textes et cherche à faire passer des messages, les Stooges eux , ne revendiquent rien ; ils hurlent leur mal de vivre et leur ennui à la face du monde désenchantée qui vient a peine de réaliser que le "flower power " est bien fini
Les Stooges sont dépravés, extrêmes et dégénérés ; ils sont le cauchemar des familles américaines, comme peut l'être Marylin Manson aujourd'hui, et dans lequel les kids américains se reconnaissent.
Sur scène, Iggy Pop se révèle être une véritable tornade d'énergie pure, repoussant sans cesse les limites.
Leur carrière sera courte, et ils se saborderont tout seuls comme on pouvait s'y attendre (en 1974 ) avant contre toute attente de réussir un come back inespéré et plutôt réussi une trentaine d'années plus tard ( 2003)
Ce premier album appartient depuis longtemps a la légende il est incontestablement un chef-d'oeuvre intégral et universel.
The Stooges : real cool time
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17/07/2012
Bernie (Albert Dupontel 1996)

Inexplicable est le mot précis pour définir la raison pour laquelle je n'avais jamais vu Bernie le premier film réalisé et interprété par Dupontel incroyable OVNI du cinéma français sorti en 1996. Et pourtant Albert Dupontel m'a souvent bluffé dans tout les films ou il apparaissait (un héros trés discret - un long dimanche de fiançailles - Fauteuil d'orchestre) mais Dupontel derrière la caméra bizarrement cela ne m'avait jamais attiré . Et j'avais tort dix fois tort !. Bernie est une pure comédie inclassable , cynique, teintée d'humour noir ,un film décalé ,totalement barré , loufoque , déglingué et carrément génial .
Dans un univers noir et farfelu l'histoire de la quête d'identité de Bernie, simple d'esprit sans foi ni loi est irrésistible de méchanceté , de cynisme mais aussi de tendresse . Évidemment a tous ceux qui ne veulent jamais voir un film au second degré je ne conseillerai pas ce film qui les dérangera sûrement ,aux autres a tous ceux qui veulent passer un incroyable moment je les encourage a se précipiter sur cette merveille d'humour noir, Dupontel y est extraordinaire entouré de comédiens (Roland Blanche - Roland Bertin - Helene Vincent - Claude Perron ) tous épatants .
Une réussite incontestable pour cette première réalisation - Film culte en ce qui me concerne.
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08/07/2012
A Boire (Marion Vernoux 2004)

Trois Personnages , deux hommes , une femme réunis par hasard dans une station de sports d'hiver, Pierre-Marie (edouard Baer) est un médecin alcoolique en cure de sevrage, Seb (Atmen, Kelif) a un bras cassé et ses vacances sont à l'eau et Ines (emmanuelle Beart) vient de se faire larguer avec une note d'hôtel de 12 000 euros . Trois personnages coincés dans le froid d'une station de ski, et qui auraient bien besoin d'un petit verre , trois personnages dépassés par les évenements et qui vont faire un bout de chemin ensemble
Sur ce thème des rencontres improbables Marion Vernoux réalisatrice du séduisant 'venus beauté institut' (1999) tente de nous distraire sans vraiment y parvenir car jamais ce ' A Boire ' ne donne matière a se réjouir
Adopter un ton grinçant , cynique ou décalé ne suffit malheureusement pas a faire un bon film , le sujet de l'alcoolisme n'etant ici qu'un prétexte a aligner des scènes qui au lieu d'etre drôles sont souvent ridicules
Le film s'enlise très vite comme la neige qui recouvre la station de ski ou se débattent nos pauvres comédiens , le scénario est faible , plat , sans imagination , sans surprises , rien de pétillant , rien de réjouissant et par dessus le marché une interprétation peu convaincante (même Edouard Baer finit par agacer)
Un naufrage intégral.
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06/07/2012
Irréversible (Gaspard Noé 2002)

Je décide de visionner Irréversible ( typographié IЯЯƎVƎЯSIBLƎ ) de Gaspard Noé le sachant précédé d'innombrables avis et commentaires tant sulfureux que contradictoires Chef d'oeuvre pour certains, bouse absolue pour d'autres le film ne laisse en tout cas personne insensible et c'est déjà la marque indéniable d'un film pas vraiment commun , pas vraiment comme les autres.
le titre fait de toute évidence référence a l'irreversibilité de nos actes car ils sont la plupart du temps irréparables
1h et 40 minutes plus tard l'écran noir devant les yeux le film se termine et le choc est évident car le film est unique en son genre , de par sa chronologie deja (chaque scène est proposée de façon antéchronologique le film débute donc avec la fin de l'histoire et se termine avec le début) mais surtout par l'aspect sombre , intense , glauque.
le film est clairement (volontairement ) dérangeant , certains le trouveront génial d'autres le qualifieront de malsain et nauséabond , d'autres enfin y verront un film prétentieux , mon avis est partagé , je reste divisé et n'arrive pas a savoir si le cinéma français tient la son 'requiem for a dream ' ou si on est devant une esbroufe cinématographique monumentale
Esthétiquement le film se démarque de tout ce qu'on peut a pu voir a ce jour ,longs plans séquences filmés avec une indéniable maîtrise ; une caméra folle virevoltante comme totalement ivre ( a l'image des deux protagonistes masculins du film)
Certes ; la caméra de Gaspard Noé ,survole, tourne ; elle épuise et donne le tournis et les cadrages acrobatiques du réalisateur laminent le cerveau mais l'ensemble est hypnotique , fascinant représentative du chaos absolu qui traverse ce film fou
le trio de comédien Albert Dupontel en tête est excellent , Monica Belluci est magnifiquement filmée , Vincent Cassel est survolté les seconds rôles donnent le frisson et la description par gaspard Noé des bas -fonds sordides parisiens et de sa faune interlope est tout simplement effrayante
La longue séquence du viol d' Alex ( Monica Belluci ) filmée en plan fixe et qui condamne le spectateur a assister comme un témoin impuissant au drame restera comme l'une des scènes -choc du cinéma français mais c'est surtout la scène du meurtre a l'extincteur dans la boite sado maso qui restera dans les annales
De la violence gratuite oui certainement mais aussi des images qui donnent a réfléchir sur l'état de décomposition avancée de notre société ,sa violence ,sa noirceur implacable
Signalons aussi la musique signée Thomas Bangalter , véritable personnage du film la bande-son technoide proposée par la moitié de Daft Punk donnant aux images de Noé une densité supplémentaire
On pense parfois au maître Stanley Kubrick (clin d'oeil appuyé avec l'affiche de "2001 odyssée de l'espace" dans la chambre de Marcus et Alex) Comme dans 'Eyes wide Shut' l'utilisation des couleurs vives (le rouge du tunnel -le jaune baignant la chambre du couple) pour certaines séquences n'est certainement pas un hasard , enfin comment ne pas penser a folie orchestrée d' 'Orange mécanique '(on retrouve ici aussi Ludwig Van Beethoven)
Irreversible est de toute évidence un film dur , éprouvant qui ne laissera personne indifférent ,du défenseur au détracteur , du dégout a l'admiration comme de l'amour a la haine il n' y a parfois qu'un (tout petit ) pas.
Un film a part ; une oeuvre a part entière en tout cas.
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05/07/2012
Histoire d'une Photo : Belmondo -Seberg sur les Champs Elysées (1959)

C’est l’un des duos emblématique du cinéma français, Jean Paul Belmondo et Jean Seberg il a 26ans elle en a 21
Le film ‘ A Bout de souffle ‘ sur une idée de François Truffaut sera mis en scène par Jean Luc Godard il sera un tournant dans le cinéma français et deviendra le film référence d’un genre nouveau ‘la nouvelle vague ’ faisant de ses deux auteurs les ‘papes’ incontestés de la nouvelle vague
L’impact de ce film d’un genre totalement nouveau ,résolument moderne tournant volontairement le dos au cinéma d’après guerre sera énorme
Avec ' a bout de souffle ' son approche nouvelle et décompléxée du cinéma , son montage révolutionnaire et l' utilisation d'une méthode baptisée 'Jump-cut '(la juxtaposition de deux plans sans que la caméra ait notablement changé de position) nous assistons au début d'une ére nouvelle le film deviendra tres vite une référence cinématographique dans le monde entier et son statut de film-culte est incontestable
La photographie du film est signée Raoul Coutard (futur photographe attitré entre autres de Truffaut, Costa Gavras, ou encore de Jacques Demy
Cette photo est devenue célèbre , elle illustre la rencontre entre Patricia (J .Seberg) la jeune étudiante qui vend le New hérald. tribune sur les champs Elysées et Michel (J.P Belmondo) le petit truand un peu minable, la décontraction un peu prétentieuse de Belmondo, la fraicheur, la beauté, la candeur de Seberg , son accent irrésistible , ( ‘c’est quoi les‘ champs ’ ?)
La photo pourtant ne sera pas l’ œuvre de Raoul Coutard elle sera prise par Raymond Cauchetier le photographe de Plateau ; ne la cherchez pas dans le film car cette photo qui a fait le tour du monde a été prise hors tournage, les comédiens ont en effet rejoués la scène du film loin de la foule et des badauds.
Pour information sachez aussi que c’est cette photo qui fut choisie pour l’affiche de l’exposition Paris fait son cinéma (a l’école du Louvre de novembre 2005 a mai 2006)
Lire Sur Jimboland 'la fin tragique et mystérieuse de Jean Seberg
http://jimboland.hautetfort.com/archive/2008/05/11/la-fin...
16:25 Publié dans arts, cinéma, Culture, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note
Une pépite millésimée 72
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C’est peut-être bien la pierre philosophale du psychédélisme, ou encore les balbutiements du punk-rock mais c’est aussi un cas quasi- unique de compilation qui trouve sa place parmi les albums majeurs de l’histoire de la musique pop-rock.
On doit ce disque a Lenny Kaye, musicien et futur compagnon de route de Patti Smith et l’album en question s’appelle Nuggets (pépites).
Il est également sous-titré : Original arty facts from the first psychédélics era 1965-1968.
Sorti en 1972 il regroupe 27 titres interprétés par des groupes pour la plupart inconnus du grand public (The 13th Floor Elevators / The Electric Prunes /Chocolat Watch Band….).Pour la majorité des groupes présents sur ce disque, la maison de production Elektra leur offrait une seconde chance après un début de carrière avorté ou inaperçu.
Nuggets eu un impact similaire au premier album du Velvet Underground (the Velvet underground & Nico), seuls quelques milliers d’exemplaires furent vendus mais ceux qui les ont tenus entre leurs mains ont a jamais été marqués par ce pur joyau vraisemblablement né d’un réflexe d’orgueil des groupes américains face a la British invasion (Stones, Yardbirds, Beatles; Animals)
La génération dont "Nuggets" se veut représentative se pose en éclaireur du grand mouvement new-yorkais amorcé dès 1976 (période CB.GB’s ) et de la déferlante punk qui ne va plus tarder .
Si ce disque fait date c’est uniquement pour les chansons que l’on peut écouter sans même connaître l’existence du groupe qui les interprètent et qui conservent aujourd’hui encore toute leur énergie.
Elles sont la quintessence d’une époque musicale qui depuis a influencée quantité d’artistes et de groupes avec plus ou moins de réussite mais toujours avec le même souffle et une véritable authenticité.
The castaways - liar ,liar '
16:16 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nuggets


























































