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27/09/2016

Avé César (Joel & Ethan Coen 2016)

 

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Evidemment on est toujours plus dur avec ceux qu'on aime aussi a l 'image des réalisations de Woody Allen , Scorsese , Almodovar ou encore Tim Burton cette regle critique ( et personnelle) s'applique forcement au cinéma des freres Coen .

Absents  des  écrans depuis le formidable 'Inside Llewyn Davis"  en 2013 les  frangins Coen  figures  de proue incontournables du cinéma contemporain ont déjà a travers d'une filmographie diverses  enchantés les cinéphiles  du monde  entier.

Leur vision cinématographique décalée et corrosive s'appliquant depuis  des décennies a  détourner les  genres abordés ( le film noir, la comédie, le road-movie ) ont fait d'eux  une référence  absolue en terme de  scénarisation et de mise en scène

De plus ils auront réussis l'impossible exploit de  rester a la frontière  du cinéma hollywoodien tout en conservant  un pied ( un gros pied) dans le cinéma indépendant

Toutes  ces louanges  mérités  (il suffit de (re)voir   'the big lebowski ' 'O Brother '  'Fargo' 'Barton Fink '' " no country  for old men ' pour  s'en persuader) renforcent l 'exigence  du spectateur face a un nouveau film des Coen

Avé César  présenté en ouverture du festival de Cannes 2016 s'annonçait flamboyant et croustillant la vision du cinéma de l'âge d'or des studios d'Hollywood  vu a travers la lorgnette acide et ironique des deux  frères  on avait évidemment hâte de découvrir ca.

mais Avé César ne comble pas  cette attente ,malgré un casting formidable (comme toujours chez les Coen) force est d'avouer une grande deception

la faute  sans doute a un manque de  cohésion et une absence évidente de rythme dans l'histoire  qui n 'est en réalité qu'une succession de  "saynètes" mises  bout a  bout  avec un fil rouge conducteur (le kidnapping   de Clooney)

Les  thèmes abordés (la propagande et les peurs  du bloc  communiste , les mécanismes  complexes et politiques  de l'industrie cinématographique ) dressent  une  galerie de  personnages caustiques  et  souvent drôles (Tilda Swinton hilarante commère hollywoodienne Josh Brolin excellent  lui aussi , Alden Ehrenreich irrésistible en cow-boy recyclé  séducteur  et incapable  de prononcer correctement une phrase devant la caméra) mais tout cela ne suffit  pas a faire de 'Avé César " un bon film

Personnage hors sujets (Scarlett Johannson) ou mal exploité  (Clooney), bavardage inhabituel chez les Coen (pourtant des dialoguistes hors pair) le film se  dilue , se  fragmente peu a peu dans une succession de scènes mises bout a  bout qui finissent par lasser et provoquer un inévitable ennui 

Quelques scènes visuellement superbes viennent par moments rappeler le savoir faire  des  réalisateurs  (un ballet aquatique magnifiquement filmé , une scène de  comédie musicale  dans  un bar) mais l'ensemble reste faible et d'un niveau plutôt  moyen.

 

 

 

 

 

10:30 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

24/09/2016

Highway 61 revisited (Bob Dylan 1965)

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Combien d’auteur compositeur vendrait leur âme pour un jour avoir pondu une chanson comme like a rolling stone?.

Pierre angulaire du rock moderne cette chanson  fût  élue plus grande chanson de tout les temps par un jury  issu des rédactions des plus grands magazines de rock.  rien que ça.

C’est en effet ce chef d’oeuvre absolu  , bien plus qu’une chanson en fait  qui ouvre ce Highway 61 revisited  album de Bob Dylan sorti en 65 dans une période sociale tourmentée (assassinat de Malcolm X – émeutes de Watts)  et alors que socialement et musicalement ça explose de partout  (formation du velvet Underground -  tournée américaine hystérique des Beatles  après la sortie de Rubber Soul –  riff  de  Satisfaction  qui sort du cerveau embrumé de Keith RichardsBeach Boys  enregistrant  Pet Sounds Robert Zimmermann  frappe un grand coup avec ce disque incontournable très inspiré par le mouvement beatnik  en général et par Jack Kerouac en particulier.

Sur la pochette on peut découvrir un Dylan qui affiche toute sa jeunesse ,pose de rebelle ,yeux de braise  chemise  bariolée sur tee- shirt Triumph .c'est un véritable archange du folk qui est en train de conquérir le monde ,  la tête haute ,le regard fier ;il donne a un genre considéré mineur ses lettres de noblesse car Dylan ne respecte pas les règles mais en invente de nouvelles il redistribue les cartes  et toute une vague nouvelle va surgir derrière lui se reconnaissant dans le personnage  et dans sa musique inspirée et habitée d’un souffle nouveau.

Alors oui sur cet album on retrouve l'incroyable   Like a  rolling stone mais ce n’est qu’une  partie de cet iceberg musical il y a également  Balad of a thin man  Tombstone blues ,From a buick 6  ,  Queen Jane approximately et bien sur Desolation row  qui avec ses   11 minutes  inoubliables chantées par un Dylan  au sommet de son art   parachève   ce monument de la musique.

tout ici est  grandiose.Tout ici appartient désormais a  l’histoire.

 

 

Bob Dylan  -Just Like Tom Thumb's Blues


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Bob Dylan - It Takes a Lot to Laugh, It Takes a Train to Cry


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11:45 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

19/09/2016

Time Peace ( Terry Callier 1998)

29b3ae25a283ace22013ba0dcd6491f5.jpgc' est le genre de chose qui n'arrive plus très souvent a savoir  ;la redécouverte  d'un album qui était pourtant  la tout près , a portée de main depuis des années , un disque oublie et qu'on avait délaissé 

Je ne sais plus quand ni comment ce disque  est arrivé sur mes étagères  ce qui est certain c'est qu'il y avait très peu d'empreintes digitales sur le boitier du cd de  time Peace l'album de terry callier  c'est presque par hasard que  j'ai mis ce CD sur ma platine un dimanche matin et sans prévenir : le choc  ,immédiat  et instantané ,et surtout  l'évidence  d'un grand,  d'un  grand disque   

Entre folk  , blues , soul  et jazz  Time peace est un savant mélange de sons  ,les arrangements sont somptueux  et la voix intense et habitée de Terry Callier vous transporte tout au long de cet album inouï qui chose incroyable est  passé presque inaperçu lors de sa sortie sur l'excellent label talkin 'loud  en 1998 (a l'époque seul les Inrocks  avaient semble t'il fait écho au retour de cet artiste )

je dis retour car le moins que l'on puisse dire  c'est  que le   parcours de terry Callier  est  peu conventionnel  , natif de Chicago ,enfant prodige du jazz il est  a 17 ans  la plus jeune star du label Chess record mais la découverte de John Coltrane va le paralyser  et il arrête de jouer et ne touche plus sa guitare pendant un an

Plus tard il signera chez Elektra mais se retrouvera  sans  maison de disque au début des années 70  ;chômeur il survit alors en pratiquant toutes sortes de métiers (coursier , teinturier ,informaticien) puis alors qu'il semblait avoir renonçé  ,un coup de téléphone du label acid jazz record qui souhaite rééditer un ancien 78 tours ' I don't want to see myself ' va changer sa vie et bouleverser sa destinée 

le succès de cette réédition est total et Terry Callier  a 53 ans  entame une nouvelle carière. Time peace enregistré en 1998  est donc un véritable  bijou,  Callier  y reprend deux titres emblématiques de la musique black  love thème from Spartacus 'et 'people get ready' (a l'origine composé par le grand  Curtis  Mayfield )

Ici  nul  besoin de chercher LA  Chanson  , tout les titres rivalisent de classe et de génie (the lazarus man ( et  sa fabuleuse intro  cosmique  ) - aka new york - keep your heart right ' vous avez le choix .

Précipitez vous donc sur ce Time peace  totalement indispensable et injustement  méconnu  et laissez vous transporter par la voix ,la musique ensorcelante  de cet artiste   hors des modes , a des années lumières des chanteurs R'n B  sans  ames et sans intensité et qui nous a quitte en 2012

ici ça vibre , ça respire , Time peace  disque lumineux  était un trésor enfoui dans ma discothèque que le hasard qui fait parfois bien les choses m'a permis de retrouver

Que  ce  doux hasard en soit remercié .

 

Terry Callier   Love  thème  From Spartacus

 
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Terry Callier     the lazarus man


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16:08 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

18/09/2016

The Seeds of love (Tears for fears 1989)

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En 1989 et apres une interminable attente de la part des  fans  conquis par le groupe après les succès des deux premiers albums  'the hurting ' (1983) et surtout 'songs from a big chair " (1985) vendu a des millions  d'exemplaires un peu partout  dans le monde Tears For Fears sort  enfin  son troisième album 'the seeds of love  "

C'est peu dire que le tandem Roland Orzabal /Curt Smith a soigné ce nouvel album changeant résolument   de cap et  délaissant la  new .wave  des précédents  albums pour  une pop soignée et baignée par moments  d'une ambiance  jazzy ( 'swords and knives ')

le duo avait  découvert peu de  temps avant  l'enregistrement  de  cet  album et  totalement par  hasard  dans un bar de Kansas City une chanteuse à la voix incroyable, Oleta Adams a qui ils demandèrent de venir participer a 'the seeds of love  'alors  encore a l 'etat de projet

Sa contribution notamment  sur  'Woman in chains ' le  titre  qui ouvre  l 'album   nous fait découvrir l'étendue  de  son  talent

Décidés a s'entourer  de musiciens prestigieux le groupe  associe a cet album deux batteurs  de  réputation mondiale  (manu Katché et Phil Collins) , la basse est tenue par Curt Smith ou par Pino Palladino  (formibable  bassiste) et on retrouve Robbie Mc Intosh ( "échappé des Pretenders ) pour épauler Roland Orzabal aux guitares.

Le résultat  est  de toute  evidence a la hauteur des moyens mis en place et des exigences du groupe ,. Refrains imparables, orchestrations et arrangements  soignées, , breaks instrumentaux, tout ici est pafaitement en place( et peu être  parfois meme un peu trop

Bref un  grand  disque qui  porté par le fantastique  single  'sowing the seeds of love  " (qui fleure  bon les Beatles)  rencontrera un enorme  succes lors  de sa sortie mais sera aussi' le chant du cygne' pour Tears for Fears car le  groupe ne retrouvera jamais plus cette alchimie musicale quasi parfaite

Même si certaines compositions ("the badman's song" " year  of the knife ") s'étirent  un peu en longueur et peuvent paraître  parfois trop travaillées  l 'ensemble résiste bien aux poids des années  et s'écoute ( ou se découvre) avec beaucoup de plaisir.

 

Tears for fears  - Swords and knives

 


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Tears for fears - sowing the seeds of love


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17:31 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1)

17/09/2016

Salvador Plays the blues ( Henri Salvador 1956)

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On oublie parfois qu'il a commencé sa carrière comme guitariste dans l’orchestre de Ray Ventura et si on sait qu'il y a toujours  eu un lien fort  entre Salvador et Vian autour du jazz

peu cependant connaissent ce disque  enregistré  en 1956 a  l'initiative  de Boris  Vian 

Henri Salvador s’étant cassé une guibole, et se  retrouvant immobilisé par un platre son pote Boris  en a profité pour lui coller une guitare entre les mains et proposer  une  récreation musicale improvisée.

Comme le  signale Vian  en personne  dans le  livret  signé  de cet album "C'est 'un enregistrement  totalement  détendu au cours duquel on laissa henri Salvador improviser  sans  limites ni contraintes "

Salvador  sur  ce  disque génial  est bien sur au scat et a la  guitare ;il est accompagné a la basse de Pierre Michelot et a la batterie  de Mac Kac

"Monsieur Henri" étonne ici  par sa facilité maitrisant  tout  autant les  accords    de  guitare que  le  scat avec brio et  toute  sa  décontraction légendaire il nous offre  6 titres  (dont  deux  versions  de 'speak low ' et  deux  de  ' what is this thing called love  '  (  Cole Porter ) .

Le tout premier  titre  'Salvador  plays the blues  ' est une  création 

mention spéciale  a son incroyable interprétation de 'stompin ' at the Savoy ' immortalisé  déjà par Judy Garland  ou encore  Sarah Vaughan

un disque qui fait du bien et  qui malgré  ses 60 ans  reste d'une jeunesse éternelle.

 

Henri Salvador    'speak low 


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Henri Salvador  -  don't  blame me

 


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Henri Salvador  - Salvador plays the blues

 


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 track-list

 

1 Salvador plays the blues

2 Don't blame me

3 stompin ' at the Savoy

4  you go to my head

5 what is this thing called love

6 what is this thing called love (alternate take)

7 speak low

8 speak low (alternate take)

 

 

20:34 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1)

13/09/2016

Paramour (Jeanne Balibar 2003)

jeanne balibar,paramour,rodolphe burger

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avant la vague des actrices chanteuses ( Kimberlain -Jaoui -) et avant Carla Bruni Jeanne Balibar sortait en 2003 'Paramour' un album pour le moins  surprenant .

Beaucoup sont passés a côté de ce très joli disque ou Jeanne en 14 titres (+ 1chanson cachée) nous séduit et nous charme par sa voix ( dans un registre a la Marianne Faithfull) .

il se dégage une grande classe de ce disque (chanté en français et en anglais ) qui mérite d'être reconnu enfin a sa juste valeur .

Je reste convaincu qu'il sera une vraie découverte pour ceux qui voudrait y jeter une oreille car très vite , dès les deux premières balades " le tour du monde " et ' Johnny Guitar' on accroche a la voix envoûtante de l'actrice-chanteuse

.A ses cotés on retrouve Rodolphe Burger (ex Kat Onoma) qui l'accompagne sur deux  jolis titres ('rose ' et' my blue eyes' ).

Paramour fait indéniablement partie de ces disques , petits bijoux de discothèques ,    qui se bonifient écoute apres écoute  , des  disques  que  l'ont s'échangent  entre  amis et dont le charme ne n'use pas , bien au contraire.

L'écoute de cet  album atypique  a quelque chose  d'assez  ....fascinant

c'est bien la deja ,  une preuve de  l'incontestable réussite du passage pas évident derriere le micro de la belle Jeanne

 

 

Jeanne Balibar :  le tour du monde


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Blues ( Jimi Hendrix 1994)

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Sorti en 1994 soit pres d'un quart de siècle après la mort de Jimi Hendrix , cet album contrairement a la majorité des disques posthumes est absolument fantastique

Jimi Hendrix  guitarariste  rock , funk , psychédélique  rappelle ici a la génération des années 90 qu'il était un formidable guitariste de blues , un artiste d'une dimension unique

L'album s'apelle sobrement 'Blues ' est paru chez MCA  et il est illustré  par une pochette flamboyante  ,un mur de portraits des plus bluesmens de l'histoire (de robert Johnson a muddy Waters en passant Par Sonny Boy Williamson  et Jimmy Reed)

11 plages sur ce disque ( avec deux versions pour 'hear my train comin') ,11 plages qui vont enchanter tant les inconditionnels de Jimi que tout les amateurs de musique car avec 'Blues ' même si on est dans une suite de 'jams ' enregistrées entre 1966 et 1970 l'ensemble est disons le ....... fantastique .

Alan Douglas a l'origine de la sortie de ce disque a cette fois soigné la qualité et a choisi des moments rares et intenses 

La voix ,la guitare de Jimi nous cloue littéralement au mur ,emportés dans l'univers entre blues traditionnel et blues psychédelisme Jimi joue avec une intensensité  et une ferveur dignes des plus belles plages d' electric ladyland' (1968) ou de "are you experienced" (1967)

Succédant a plusieurs  albums très controversés 'crash landing '(1975) et' midnight landing' (1975) 'nice to the universe ' (1980) "Blues " s'impose comme un album essentiel pour tous ,tout le monde y trouvera son compte  les nostalgiques , les puristes  , les fondus d'Hendrix sans oublier tout  les nouveaux adeptes qui fleurissent géneration apres génération. Des inédits (Fulgurant 'born under a bad sign ' une reprise d'Albert King a laquelle Cream s'était frotté sur' Wheels of  fire' (1968),et  rarissime 'catfish blues ' une reprise de Muddy Waters, ) des versions nouvelles ( "Voodoo  chile" ," red house" ou  "bleeding heart " une cover d' Elmore james déjà proposée sur le live at' Royal Albert Hall' en 1969 , une version retravaillée de 'Mannish boy ' (Muddy Waters encore!)   tout ici est cosmique , tout ici transpire le génie et  le talent  et tout ici est totalement indispensable

 

Jimi Hendrix - born under a bad sign

 

 

 


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Jimi Hendrix  - Red House

 


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Jimi Hendrix - Bleeding heart


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11/09/2016

La nuit des revenants ( Ed Wood -1958 )

ed wood,la nuit des revenants

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand il réalise ce joyau imbécile Ed Wood est au bord de la ruine, Plan 9 from outher space  l’a laissé sur la paille, aussi pour tourner ‘La nuit des revenants(Night of the ghouls)  la pseudo suite de ‘  la Fiancée du monstre ‘  (bride of monster ) les moyens sont limités , très limités même puisque le film dure 1h15 soit  la durée minimum pour être considéré comme un  ‘long –métrage’ .

 

Jamais  Ed Wood  n’est  tombé aussi bas dans la pauvreté a tout les niveaux ,  scénario  inexistant - acteurs  nullissimes (fantômes et policiers  tous aussi mauvais et pourtant  irrésistiblement drôles ) - raccords totalement ratés -  utilisation de stock - shot (films de prévention civique)  sans aucun rapport avec  l’histoire ,  effets spéciaux a trois sous  a la portée d’un gosse de dix ans ( la scène de spiritisme avec trompette volante et  squelettes a perruques vaut a elle seule de visionner ce film absurde et kitsch).

Le réalisateur  fauché a si peu de moyens que la majeure partie des plans n’est tourné qu’une seule fois  alors tant pis pour les  ratés (fous rires des comédiens – chutes) les maquillages sont grotesques , Lobo  qui annone des ‘heu heu ‘ a faire pleurer de rire)  ou sommaires (le mage enturbanné a la Pierre Dac qui s’appelle,  il fallait oser le Docteur Acula ).

Pour la petite histoire  totalement sans le sou Ed Wood n’aura même pas les fonds nécessaires au développement de son film qui sera exhumé 20 ans  plus tard .

Mort depuis  5 ans il est devenu  malgré lui un metteur en scène culte et son film a désormais les allures d’un petit bijou sorti d’un au- delà cinématographique quelque part entre naïveté géniale et  supercherie évidente.

 

Cette incroyable Nuit des revenants est a voir au moins une fois dans sa vie  pour  savoir de quoi il retourne.

Fous rires assurés.

 

Le clou du film la terrifiante séquence de spiritisme admirez les effets spéciaux  

 

http://www.nanarland.com/play_video.php?vid=83

 

 
 

Superfly Original Film Soundtrack (1972)

CurtisMayfieldSuperfly.jpg

 

attention vous etes prévenu , voici un disque donc vous ne pourrez plus vous passer une fois qu'il aura fait sa place parmi les favoris de votre discothèque et j'envie tout ceux qui ne l'ont jamais encore mis dans leur lecteur car cet album absolument fantastique va les clouer sur place.

Enorme succès de la Blaxploitation , vendu a  1 million d'exemplaires et nommé  4 fois aux Awards en 1972 Superfly est bien davantage qu'une simple bande originale de film 

 On peut dire que  son auteur Curtis Mayfield écrit ici une page de l'histoire de la musique black. rivalisant de génie avec James Brown , Isaac Hayes. ou Marvin Gaye.

 Les deux singles qui en seront  extrait 'superfly 'et surtout l'incroyable 'Freddie 's dead  sont véritablement époustouflants.

Immense artiste soul et auteur de titres que l'on a déjà  inscrits au panthéon de la musique Curtis Mayfield aura marqué son époque notamment avec son groupe 'the Impressions '

On se souviendra de ' It's all right ' , de 'keep on pushing '(qui servira de musique de ralliement pour le mouvement des droits civiques de martin Luther King ) et surtout de People get ready enregistré en 1965.

La carrière solo de Curtis Mayfield sera plus chaotique ; il réalisera des albums inégaux avant de livrer a la face du monde cette pure merveille de funk et de soul 

Paraplégique suite a un accident survenue sur scene  en 1990 (chute  d'une rampe de projecteurs) il ne mettra pas fin a sa  carrière mais ne se remettra  jamais de  ce  terrible  accident

Grand  diabétique il sera amputé d'une jambe en 1998 et décèdera en 1999

Superfly  fait  partie des  ces  bandes  originales  qui marquent  leurs  époque , le film  (une serie B)dans le  cas  présent  est  secondaire  , reste cette bande son redoutable et  fantastique ,  "groovy"  et  "funky"  qui chaloupe  et  nous  régale.

 

Curtis Mayfield  -  give me  your  love


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09/09/2016

Quand John Wayne et Ahmet Ertegun manquait (Cruellement ) d humour

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En ecoutant  récemment  (chronique ici ) Le  Goats head soup'  des  Rolling  Stones  me revenait en mémoire les  anecdotes liées a l'une des chanson de cet album trop sous-estimé a savoir "star star" une  chanson tres rock sous influence Chuck Berry  ( écoutez  l'intro)  qui a la base aurait  du s'appeler  starfucker

Ultime  chanson de l 'album  ce  titre sera l une chansons que le groupe  jouera  souvent en  'live' écrite   par Keith Richards elle évoque les  groupie , les  fans  dont les  membres  du groupe  (voir  bio respectives  faisaient  un usage  très......excessif

C'est d'abord  Ahmet Ertegun fondateur  du label Atlantic Records qui manque de  s'etrangler  en  découvrant la  chanson et exige  le changement  du  titre en "star star" , pire  il ordonne que l 'on change les paroles  sur le  livret intérieur et propose  en lieu et en place  de  "starfucker" un ridicule "starbucker"

pas de limite a la fausse pudibonderie et a la bêtise  chronique

Puis C'est john  Wayne  gracieusement  cité dans la  chanson qui s'en mêla  via  ses  avocats  qui exigèrent la  disparition pure et simple  de  son nom

L ingénieur  du son laissait  entendre  que cela  serait  impossible  les  enregistrements  étant  bouclés et réussirent a  convaincre le cow boy en  colère ( et pas  très  cool sur ce coup la) qu on mettrait  un  écho sur le passage  ou son nom est cité ce qui fut  fait  effectivement

IL faut  croire  que Steve Mc Queen  autre  acteur  cité  qui plus est  de manière  nettement plus  explicite  (voir  paroles  et  traduction  ci  dessous) avait un sens de l humour  (ou du second  degré)  plus aiguisé  car contrairement a John Wayne le texte  le fit quant a lui  plutôt  bien marrer

Jagger  et  sa  bande se  plièrent a  ces  exigences  ridicules  mais histoire  de rester  corrosif  il illustrait l interprétations live de  ce  titre  par  l'apparition au pied de la  scène  d'un phallus  gonflable  géant   resté  célébre  des  concerts  de cette formidable période. (voir  live ici)

Ne lâchant  rien a l 'affaire  John Wayne  VS  Rolling Stones le groupe  rancunier (a  juste  titre) se fit un plaisir  infini lors de la  reddition CD  de l 'album John Wayne  ayant  trépassé  déjà  depuis 1979 de ressortir le titre  débarrassé  de l 'Echoc masquant le nom du cow boy décédé

 

pour  la petite  histoire sur le  destin liant  Ahmet  Ertegun et les Stones

Le , Ahmet Ertegün assiste à un concert des Rolling Stones à New York, pour l'anniversaire de l'ex-président des États-Unis Bill Clinton, concert filmé par Martin Scorsese pour son documentaire sur le groupe, Shine a Light.

En coulisse, Ertegün, âgé de 83 ans, glisse sur le sol et se cogne durement à la tête. Emporté à l'hôpital, où il sombre dans le coma, Ertegün y décède quelques jours plus tard.

Scorsese lui dédie son film. Mick Jagger apprendra l'accident après le concert, son entourage considérant que le prévenir avant son entrée en scène l'aurait beaucoup trop bouleversé

 

 

 

The Rolling Stones    star star    (Starfucker  Uncensored version )


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STARFUCKER
BAISEUSE DE STAR (GROUPIE)

Baby, baby, I've been so sad since you've been gone
Bébé, bébé, je suis si triste depuis que tu es repartie
Way back to New York City where you do belong
A New York, la cité qui est la tienne,
Honey, I miss your two-tone kisses
Chérie, tes baisers à deux-tons,
Legs wrapped around me tight
Tes jambes serrées autour de moi me manquent
If I ever get back to fun city, girl
Si jamais je reviens à Plaisir-Ville, ma fille
I'm gonna make you scream all night
Je te fairais hurler toute la nuit

Honey, honey, call me on the telephone
Chérie, chérie, téléphone-moi
I know you're moving out to Hollywood
Je sais que tu te déplaces jusqu'à Hollywood
With your can of tasty foam
Avec ton vase de liqueur savoureuse (1)
All those beat up friends of mine got to get you in their books
Tous mes amis déjantés veulent t'avoir dans leur carnet d'adresse
And lead guitars and movie stars
Et les guitaristes et les stars de ciné
Get their tongues beneath your hood
Veulent passer leurs langues entre tes lèvres (2)

Yeah, you're a starfucker, starfucker,
Oui, t'es une baiseuse de star, baiseuse de star,
Starfucker, starfucker, star
Baiseuse de star, baiseuse de star, de star
Yeah, a starfucker, starfucker,
Ouais une baiseuse de star, baiseuse de star
Starfucker, starfucker, star
Baiseuse de star, baiseuse de star, de star
A starfucker, starfucker, starfucker, starfucker, star
Une groupie, groupie, groupie, baiseuse de star, de star

Yeah I heard about your Polaroids,
Oui, j'ai entendu parlé de tes polaroids
That's what I call obscene
Moi j'qualifie ça d'obscène
Your tricks with fruit was kind of cute
Tes jeux avec les fruits sont mignons
I bet you keep your pussy clean
Je parie que tu gardes ta chatte propre
Honey, I miss your two-tone kisses
Chérie, tes baisers à deux-tons
Legs wrapped around me tight
Et tes jambes serrées autour de moi me manquent
If I ever get back to New York, girl
Si jamais je reviens à New York, ma fille
I'm gonna make you scream all night
Je vais te faire hurler toute la nuit

Yeah, you're a starfucker, starfucker,
Oui, t'es une baiseuse de star, baiseuse de star,
Starfucker, starfucker, star
Baiseuse de star, baiseuse de star, de star
Yeah, a starfucker, starfucker,
Ouais une baiseuse de star, baiseuse de star
Starfucker, starfucker, star
Baiseuse de star, baiseuse de star, de star
A starfucker, starfucker, starfucker, starfucker, star
Une groupie, groupie, groupie, baiseuse de star, de star
Yes you are, yes you are, yes you are !
Oui, tu l'es, oui tu l'es, oui tu l'es !

Yeah, Ali McGraw got mad with you
Oui, Ali McGraw s'est mise en rogne
For giving head to Steve McQueen
Aprés la pipe que tu as faite à Steve McQueen
Yeah, you and me we made a pretty pair
Oui, toi et moi formions une sacrée paire
Balling through the silver screen
Pour baiser ceux du Grand Ecran
Honey, I'm open to anything
Chérie, je suis prêt à tout
I don't know where to draw the line
Je ne sais pas où m'arrêter
Yeah, I'm making bets that you're gonna get
Oui, je tiens les paris que tu vas te faire
John Wayne before he dies
John Wayne avant qu'il ne meure

Yeah, you're a starfucker, starfucker,
Oui, t'es une baiseuse de star, baiseuse de star,
Starfucker, starfucker, star, ooh
Baiseuse de star, baiseuse de star, de star, hou !
Yeah, a starfucker, starfucker,
Ouais une baiseuse de star, baiseuse de star
Starfucker, starfucker, star
Baiseuse de star, baiseuse de star, de star
A starfucker, starfucker, starfucker, starfucker, star
Une groupie, groupie, groupie, baiseuse de star, de star
Yes you are !
Oui, tu l'es !

A starfucker, starfucker
Une groupie, groupie,
Starfucker, starfucker, star, aaaaah yeah
Groupie, baiseuse de star, de star, aaaah ouais
A starfucker, starfucker
Une groupie, groupie,
Starfucker, starfucker, star, aah yeah
Groupie, baiseuse de star, de star, aah ouais

Yeah, a starfucker, starfucker
Ouais, une groupie, groupie,
Starfucker, starfucker, star, whoa
Groupie, baiseuse de star, de star, ouah !
Yeah, a starfucker, starfucker
Ouais, une groupie, groupie,
Starfucker, starfucker, starfucker
Groupie, groupie, groupie
Starfucker, starfucker, starfucker
Groupie, groupie, groupie,
Starfucker, starfucker, starfucker
Groupie, groupie, groupie
Yes you are, yes you are, yes you are !
Oui, tu l'es, oui, tu l'es, oui, tu l'es !

Ah yeah, owh, owh,
Ah ouais, oh oh
Give us a kiss, owh
Embrassons-nous, oh !
With a twist, owh
Avec fougue, oh !
Come on, little girl
Allez, petite fille

 

 

 

Bevilacqua ( Christophe 1996)

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Cet album véritable O.S.N.I (Objet Sonore Non Identifié) est totalement passé  inaperçu lors  de  sa  sortie en 1996

 

Disque maudit , disque incompris mais disque ambitieux  il  fut Qualifié de cyber-jazz ou de techno -pop  par la critique, avant de devenir culte à la faveur du retour en grâce de Christophe dans les années 2000. Introuvable durant  de nombreuses années, il a été réédité, à la demande du chanteur en 2011

C'est peu dire  de  cet album déroutant qu'il est  en avance  sur  son temps

C'est peu dire aussi  qu'il ne  ressemble a  rien de  connu.

 

Génialement expérimental et  sublimé par  des  trouvailles  électroniques stupéfiantes il semble évident a son  écoute  qu'il contient  déjà  tout le terreau sur lequel Christophe  va enregistrer 20 ans après ce  'Bevilacqua  ''les vestiges du chaos   un autre  disque immense tout aussi étrange et  fascinant , (et par ailleurs  chroniqué (ici). sur ce blog )

On y retrouve  (deja) une belle collaboration  ( ' Rencontre  a l'as  Vegas'  ou une  partie  de poker  mis  en musique ) avec Alan Vega , idole  de  toujours  (qui fera un  dernier  tour  de  piste avec lui  sur 'les  vestiges  du chaos '  en 2016 avant  de tirer  sa  reverence )

Alien  (tiens l 'anagramme  d'Aline !) artistique hors  des  temps et  des  modes ,  toujours  décalé , parfois  déstabilisant  mais d'un modernisme bluffant  Christophe signait avec 'Bevilacqua '  ( de son vrai Patronyme comme pour  enterrer  définitivement Christophe )  un disque éblouissant qu'il est urgent de (re)découvrir . 

 

Christophe  - Shake it babe


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Christophe  - Qu'est ce que tu dis la 


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Christophe  -le tourne  cœur

 


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06/09/2016

Goats Head Soup (The Rolling Stones 1973)

The_Rolling_Stones_-_Goats_Head_Soup.jpg

Goats head soup donc

une soupe de tète de bouc! vous m 'en direz tant

En voila donc un album qui a engendré beaucoup de polémiques et de  débats chez les  fans  des  Stones

enregistré a la Jamaïque (Keith est interdit de sol français) cet album des Stones part avec plusieurs handicap

En premier lieu il arrive après une série de quatre immenses albums (l'âge d 'or définitif du groupe , nous le savons aujourd'hui) en second lieu le groupe est miné (Keith notamment  mais pas  que.... ) par l héroïne qui prend une place considérable au sein du groupe.

En effet  depuis   'exile on main street'  l 'album précédent enregistré en France (en 1972 ) la came vient s 'installer dans le quotidien des musiciens et perturbe le relationnel entre les membres a part entière du groupe et leurs prestigieux  invités sur cet album (Nicky Hopkins , Billy Preston , Bobby Keys )

Enfin il y a sur "goat head soup" en Toute fin de face A une chanson qui fera beaucoup parler d'elle , une chanson qui va devenir l une des plus célèbres de leur discographie mais que les fans vont rejeter car elle ne correspond pas ce que les Stones  ont pour habitude de produire

Angie puisque c 'est elle dont il s'agit va donc s'inviter dans  cette " soupe a  tète  de  bouc" pour perturber , parasiter l 'album

Rappelons pour la  petite  histoire  que cette belle (très belle) balade (ah le piano de Nicky Hopkins !!!) créditée Jagger /Richards est en réalité  une chanson que l'on doit a Keith tout seul (Jagger se contente juste de l interpréter)

on aura tout entendu sur l'origine de la chanson , on a longtemps raconté que le titre évoquait Angie Bowie ,on a parlé d'Angela Davis la passionaria black  des seventies   a qui les Stones avait consacrée une chanson sur 'exile '(sweet black angel') , on a également évoquée Anita Pallenberg ou encore Marianne Faithfull mais il semblerait que Keith ait juste choisi ANGIE pour Angela sa fille alors âgée d'un an.

en tout cas le tube énorme et inattendu de ce slow ( l'un des plus connus de la planète) va faire un peu (beaucoup) oublier le contenu pourtant excellent de ce disque très sous estimé

Soulignons que même si Keith y chante et plutôt  bien ( 'coming down again ') il semble  evident que   si l'album précédent était un disque étiqueté 'Richards ' celui ci ne nous y trompons pas est un album sous contrôle Jagger

Avec Mick aux  commandes donc 'goat head soup ' renferme quelques moments de haut vol notamment ' star star '( hommage non déguisé   aux groupies ) avec son intro très ' Chuck Berry ' un titre flamboyant ou les deux guitaristes (Richard /Taylor) nous régalent

D'autres grands moments avec Dancing with mister D (D pour  devil ?) qui ouvre l 'album et qui s'avère être une  tuerie funky (on est a Kingston et le groupe découvre les sonorités de Marley), le bluesy 'silver train ' 'et winter ' (pourtant  enregistré sans Keith ) qui est également une réussite incontestable

Seule peut être ' can you hear the music ' qui traine un peu en longueur est en deca de ce disque qui s'en tutoyer les sommets stoniens n 'en reste pas moins (avec ou sans Angie) un album important du groupe.

 

 

The Rolling Stones - 100 years  ago


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17:46 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

04/09/2016

Blonde on Blonde (Bob Dylan 1966)

51IqyR3Wb3L.jpgDylan le beatnik, Dylan le poète, Dylan  le rebelle , Dylan ,le James Dean du rock  Dylan celui qui a pu  , le temps de quelques chansons  faire vraiment penser que la musique  allait changer le monde , Dylan  génie visionnaire  et halluciné  d’une époque  en pleine mutation , ,Dylan  qui enterre Robert Zimmerman pour l'éternité  et  livre avec le double album (le premier de l'histoire)  Blonde on blonde(un titre longtemps mysterieux qui au final n'est qu'une référence a  B(blonde) O (on) B(blonde)

Incontestablement l’un des trois ou quatre chefs d’œuvres absolus des cinquante dernières années car oui c'est chose  faite depuis Mai 2016 cette merveille a un demi siècle et pourtant a son écoute  sa modernité  nous éblouit encore

Incontournable et inégalé 'Blonde on blonde ' est  définitivement hors compétition sur la liste inévitable des plus grands  albums de  tout les  temps

Pour la petite histoire rappelons aussi que c'est très certainement le premier album ou n'apparait pas le nom de l'artiste (Led Zeppelin  en fera une marque de fabrique quelques années plus tard)

enfin pour ne rien faire  comme  tout le  monde Dylan  parmi les  dizaines  de  photographies  prises  pour la  pochette par Jerry Schatzberg  Dylan a sa grande  surprise choisira la seule photo......floue 

comme pour  brouiller  les  pistes  déjà  en 1966

 

Bob Dylan - I  Want  you


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18:03 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1)

03/09/2016

Insides out ( Bohannon 1975)

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Ayant  trouvé  cette  pépite   en vynil  dans  une  brocante  récemment j 'ai eu tres  envie  de parler  d' Hamilton Bohannon artiste  culte  malheureusement  très  sous-estimé  de  la  scene  funk  des  années 70 -80 et de chroniquer  cet  album que j 'ai eu la chance de  dénicher

Apres avoir  été durant de nombreuses années un batteur -percussionniste  réputé  qui a accompagnait  des  grands  noms de  la  scène Soul  américaine  notamment pour  l'écurie Motown  (Stevie Wonder , Diana Ross , Marvin Gaye, Smokey Robinson ) Hamilton Bohannon  va se positionner en pionnier d 'une  scène  funk - disco  bouillonnante et intense et  enregistrer son premier album 'stop and go ' en 1973

Bohannon  va  rapidement enchainer  album sur album avec beaucoup de frénésie  entre 1973 et 1975 jusqu'à cet 'Insides out '  septième  disque  enregistré   qui va  rencontrer  un  franc succès sans  pour autant  faire  de lui un poids lourds de la  scènes  Funk US

"insides out " comporte sur la  face A  deux ' tueries  funk ' incontestables  ' foot stompin music  ' et ' disco stomp'

Le  style musical de Bohannon  identifiable instantanément  peut se  définir  comme  plutôt  avant-gardiste  ( gimmicks  ,   boucles  musicales  répétitives  et  hypnotiques , )

Cet  album totalement  irrésistible en face A lève toutefois le pied en  face B  , les belles  balades ( "thoughts and wishes "  , love is fading ") bien que parfaitement orchestrées et soutenues par  la voix suave  de Carolyn Crawford ne  sont pas  du niveau des  titres  "dansants" de cet  album  qui a l 'image de son auteur  mérite d'être (re)découvert.

 

Hamilton Bohannon -   foot stompin'  music


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16:12 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

02/09/2016

Little Miss Sunshine (jonathan Dayton & Valerie Fris -2006)

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Et la petite Olive Keener , 7 ans  petite boulotte a  lunettes d'Albuquerque , 25 ème et dernière candidate du concours californien  de Little Miss sunshine’ s’avance sur la scène , personne ne sait a cet instant  précis  ce qu’elle a secrètement préparée en cachette depuis des mois avec son grand-père , ni sa famille qui l'accompagne ,ni encore  moins les spectateurs du concours et tous ensemble nous allons assister  médusé le temps d’un ‘Super freak "déchaîné a l’explosion d’une Amérique décomplexée  ,a la revanche de l’être ou plutôt du bien  - être sur le paraître

 

Rien que pour cet épilogue  rafraîchissant et jubilatoire Little Miss sunshine mérite d’être vu par tous .

A la fois film d’auteur  et véritable comédie qui flirte parfois avec le burlesque  Little Miss Sunshine s’inscrit dans la lignée de films comme ‘the Full monthy ‘ ou encore ‘priscilla ,folle du désert ‘ 

 

Les comédiens sont tous  formidables  mais il convient de mentionner Steve Carell acteur dont la présence et la puissance  comique indéniable  nous rappelle par moment   Peter Sellers , Jim Carrey  ou  Jacques Tati  , ici  dans le rôle de Frank , homosexuel suicidaire , spécialiste de  Proust il compose un personnage irrésistible de délicatesse et d’humour.

A ses cotés Paul Dano(Dwayne)  l’adolescent  silencieux volontaire  et qui avoue détester  le monde entier y compris sa propre famille  est également une  vraie  découverte .

Réalisé par Jonathan Dayton et Valérie Fris le couple (a la ville) s’est illustré auparavant dans la réalisation de clips vidéos pour R.E.M , Oasis ou encore les Red Hot Chili Peppers  , ce passage au long métrage (il leur a fallu 8 ans pour mener a terme leur projet) est une réussite complète.

Il est évident que le public chavire de bonheur face a cette chronique douce amère , road movie thérapie  et portrait croustillant d’une certaine Amérique  dans la laquelle il est beaucoup question  d’ambition , de gagnants , de perdants mais dans lequel  au bout du compte les ‘Losers ‘ ne sont pas ceux qu’on attendait ;les dialogues ciselés  font mouche (le film est  a voir évidemment en V.O) ,la mise en scène est simple , sans  fioriture et laisse la part belle  aux comédiens qui incarnent cette famille Keener totalement déjantée  une famille qui bien qua la limite de l’irresponsabilité  reste de bout en bout attachante et humaine.

12:59 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

Pelé , Naissance d'une legende (Jeff & Michael Zimbalist - 2016)

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Sorti en aout 2016 directement  en DVD (c'est rarement  bon signe) Le Biopic  sur Pelé ne  fera pas  date malgré de  bonnes  intentions évidentes.

La tâche était immense voire insurmontable et même si le film se concentre sur l'enfance  du roi Pelé  jusqu'à la coupe du monde 1958 en Suède  (remportée 5 a 1 par le  Brésil ) l 'ensemble  est d'un niveau très moyen et cela pour de multiples  raisons

Soyons bon public  et  avouons que  la  première  partie peut s'avérer séduisante (les  favelas, l 'enfance) , la  seconde , en revanche  ( des  que le  jeune Pelé quitte  sa famille et son village  pour  intégrer  le club De  Santos  puis l 'équipe nationale  du Brésil) est d'une  nullité confondante

Inévitables clichés  ,vision du football totalement irréelle   a tel point que par moment  Pelé  n 'est plus  un joueur  de  football  mais  une  bête  de  foire , un artiste  de  cirque , a trop vouloir en faire dans le  spectaculaire (ralenti a l 'appui) les  scènes de  stade  et  de  match frôlent  (de  très près)  le  ridicule d'autant  plus  que le duo de réalisateurs filment tout ca  avec  peu de conviction  et  un manque de passion évident.

Le choix des acteurs peu paraître surprenant, les autres joueurs de l'équipe sont de toute évidence  trop âgés ( sans  doute  pour  renforcer le coté  précoce  de  Pelé) on a parfois l'impression  qu'il sont tous trentenaire ou davantage .

Un langage footballistique totalement inapproprié  (les   scènes  de  vestiaires  ou  d'entrainement  c'est a  se  tordre  de  rire  )

le discours abusif autour de la Jinga ( ca  sort  d'où? ) le film  nous présentant  ca  comme  un  "truc " de  sorcier , un  fluide  magique presque  spirituel  alors  que c'est  tout  simplement "le foot  des  rues " "le foot des  plages  "  avec  ses  acrobaties et sa  gestuelle  héritée de la  capoeira 

le réalisateur qui utilise  en fil rouge  la défaite  du Brésil chez  lui contre  l 'Uruguay  en coupe du monde 1950 et le  traumatisme  qui  suivit cette  défaite  historique (ils  ont  remis ca  en 2014 éliminés   7 a 1 par  l'Allemagne  en  demi  finales ) essaie tant bien que mal de politiser et  de  donner  un peu de matière  et une approche   patriotique  a  son  film mais  en  vain l 'ensemble  reste  tiède sans  âme  , sans  ferveur

Malgré une prestation sympathique des deux  acteurs  interprétant  Pelé (enfant  puis  adolescent) il manque incontestablement a  ce Biopic de la magie, de la  passion.

et puis franchement un Biopic  sur  Pelé  sans  la langue  brésilienne  quel invraisemblable gâchis!

Pelé  investi personnellement  dans la  production de  ce  film a clairement  manqué  de  vista   ,le film a l 'image  de  son  "caméo" d'une  vingtaine  de  secondes  (peu subtil ) est lourd et sans grand  interet

 

 

 

 

 

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30/08/2016

New York ( Lou Reed 1989)

 

lou-reed-new-york.jpg

 

 

 

En Octobre prochain Lou Reed nous aura quitté depuis 3 ans

j 'ai beau y penser et me retourner ca dans tous les sens je n 'arrive toujours pas a m ' y faire

Lou Reed est mort et Lou Reed a l'image d'Alain Bashung  me manque  voila c'est ainsi et je n 'y peut rien.

a l'écoute récente (et soutenue) de ' New York ' son album de 1989 une évidence m'est clairement apparue

Cet Album attachant est certainement (deja en 89 )son testament musical 

le Lou donné pour fini et lessivé  ne vient-il pas de traverser les années 80 dans une période de désert artistique complet?

en effet difficile d 'imaginer a l'écoute du (très) moyen 'new sensations (1984) et surtout du calamiteux ' Mistrial ' (1986) que le new yorkais offrirait au rock cet album de retour en grâce.

car c 'est effectivement avec un disque phénoménal que l'ange noir du rock revient et frappe un grand coup

Disque rock , disque testament et bien sur disque hommage a New York ... mais pas seulement car  

s'entourant solidement de Mike Rathke a la guitare ( en n'oubliant pas de préciser sur les notes de pochettes que Rathke est a droite sur les enceintes et lui se situant a gauche ...... faut   quand même pas déconner.....) de Rob Wasserman a la basse et de fred Mahler a la batterie il surprend  tout le monde , public  et  critiques  confondus avec  cet  album  qui le  replace  parmi les   grands  auteurs  compositeurs  de  son  époque

Coté musiciens additionnels il offre une place a la batterie a Maureen Tucker ( qui officiait comme chacun sait derrière les futs du velvet underground) sur deux titres

Quant a l 'album et a son contenu on est sous le choc de sa cohésion ,de  sa puissance retenue  et de la variété des thèmes abordés

Lou Reed a toujours écrit d es textes aiguisés plein d'une poésie sombre , cette fois il enfonce encore le clou et offre pour cette rédemption musicale avec des chansons incroyables , livrant un portrait en plusieurs tableaux   de la société américaine il dénonce ses injustices ,ses rêves brisés, sa corruption , sa déliquescence, ses anachronismes.

Si tout l 'album brille par son évidente cohérence et  par  sa  grande  maturité intellectuelle des titres cependant se démarquent

Romeo had Juliette qui frappe fort d'entrée , un  texte magnifiquement ecrit   et qui compare la décadence de Manhattan a la chute de l 'empire romain

'I 'll take Manhattan in a garbage with latin written on it

that says it's hard to give a shit these days"

 

je mettrai Manhattan dans un sac poubelle avec ces mots ecrits en latin '

difficile d'en a voir quelque chose a foutre aujourd'hui' 

 

'Halloween parade " terrible carnaval et  galerie incroyable  de personnages   marginaux fidèles a  l'univers et l 'artiste ou l'ombre du sida et de ses ravages sinistrement

 

dirty boulevard ' critique non dissimulée  de l' administration Reagan et de la politique libérale   qui ruinent une partie de la population et  qui entraine des écarts de niveaux de vie

movie stars arrive by limousine

but the lights are out in the mean streets  '

 

les vedettes arrivent en limousine

mais les ruelles   mal famées sont plongées dans le noir

 

the beginning of great adventure et son intro jazzy ou il aborde la paternité

it could be fun to have a kid  that I could kick around

a little me to fill up with my thoughts

a little me or he or she to fill up with my dreams

a way of sayin' 'life is not a loss'

 

ce serait marrant d'avoir un gosse a qui donner des coups de pied au cul

un moi miniature a remplir de mes pensées

un petit moi, un petit gars, une petite nana q qui refiler mes rêves

histoire de dire que la vie n 'est pas du gâchis

 

busload of faith ou le terrible constat de l ingratitude du monde moderne

'you can't depend on a wiseman

you can't find them because they're not there

you can depend on cruelty

crudity of thought and sound

you can depend on the worst always happening

you need a busload of faith to get by

 

on ne peut pas compter sur les sages

on n'en trouve pas , ca n 'existe pas

on ne peut compter que sur la cruauté ,les mots et les pensées vulgaires

on peut compter sur le pire

il faut un océan de foi pour s'en sortir

 

"dime store misery" une des pièces incontournables de ce disque admirable ou il evoque la perte de Warhol mais également la rédemption (sa  rédemption ?)

' I was sitting ,drumming , thinking thumping, pondering

the mysteries of life

outside   the city shrieking screaming whispering

the mysteries of life

ther's a funeral tomorrow a st Patrick's

the bell wiill ring for you

what must you have been thinking

when you realized the time had come for you,?

 

j 'étais assis , songeur , énervé , furieux

je méditais sur les mystères de la vie

dehors la ville hurlait , criait, murmurait

les mystères de la vie

il y a une cérémonie demain a st Patrick

les cloches sonneront pour toi

a quoi pensait tu

quand tu a vu que pour toi le moment était venu?

 

au crépuscule des années 80 donc Lou Reed signait un retour inespéré avec ce disque important et personnel et soudain je me rappelle le concert auquel j'ai assisté a l Olympia ou surprenant son public il annonçait qu'il interpréterait l'album 'New York ' en entier dans l'ordre chronologique des chansons

je n'avais pas conscience d'assister alors a l 'un des événements les plus importants de ma vie d 'auditeur , j en mesure la portée aujourd'hui qu'il n'est plus la

car c'est terrible

Lou Reed n 'est plus

et il me manque encore.

 

Lien vers le post  hommage a Lou Reed  du 28.10.2013

R.I.P Lou Reed (1942-2013)

 

 Lou Reed  -  the beginning of great adventure


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Lou Reed -  busload  of  faith


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00:42 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1)

24/08/2016

Jagged little pill ( Alanis Morissette .1995)

 

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Attention disque poids lourd

Jagged little pill'

33 millions   de copies vendues , 6 Grammy Awards en 1996 le tout pour un premier album international et a 21 ans (excusez du peu.)

chapeau bas Miss Morissette!

Un album et des vidéos clips multi diffusées via MTV , le support de musiciens de talent (Fléa et Dave Navarro tous  deux débauchés des Red Hot Chili Peppers) et une batterie de tubes en puissance pour la jolie canadienne dont la maison de disque misait sur 250.000 copies

il existe donc encore des contes de fées ou ( des phénomènes  inexpliqués) car évidemment l 'album est bon , les thèmes abordés ( l'introspection ,la rupture, le couple ,....) sont éternellement   d'actualité mais le succès colossal laisse perplexe et rêveur car il s 'agit ici tout simplement du premier album (international) le plus vendu de tout les temps.

Autour des thèmes pré-cités Alanis Morissette enchaine les titres (et les succès ) et sa voix  fait des merveilles  ("head over feet ", "ironic", "you oughta know ", 'you learn ' "hand in my pocket ",) et au final la planète toute entière chavire et succombe au charme de la belle brune qui ne renouvellera plus jamais un tel exploit et tentera même de ressortir cet album miraculeux en version 'unplugged '   quelques années plus tard en 2005.

 

 Alanis Morissette -  head over feet

 


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Alanis Morissette - hand  in my Pocket

 


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21/08/2016

Que le spectacle commence ( Bob Fosse 1979)

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Musical, oui, déroutant  évidemment , et c'est bien  ce qui peut poser problème pour totalement entrer dans le scenario orchestré ( de main de maitre) par le génial Bob Fosse encore auréolé du triomphe de 'Cabaret 'et de sa pluie d'oscars en 1972

Ici le message est clairement autobiographique puisque le héros, un chorégraphe célèbre (Roy Scheider qui s'est carrément fait la tête de Bob Fosse...), est en train de mourir.

Face a la mort et pour la representer Bob Fosse choisit Jessica Lange , ange mystérieux tout de blanc vétu et c'est devant elle et au travers de scenes paralleles au scénario que Joe Giddeon notre choregraphe fait le bilan de sa vie.

Il a trompé les femmes , il s 'est montré mauvais pere, mauvais mari ,  il a souvent  été  injuste et  cruel , il  s'est beaucoup  trompé lui-même, il a couru, hurlé , pesté jusqu'à l'épuisement mais au final qu'en restera t'il ? Oui  clairement ! cette  question existentielle qui ronge le heros est bien le veritable sujet du film de Bob Fosse.

 

le film qui aurait tres bien s'apeller '' que le spectacle s'achève "est une Critique acerbe non déguisée du show-biz à l'américaine et un portrait fascinant d'un personnage hors du commun mais en définitive simple mortel

Bob Fosse nous propose dans son film des séquences aussi étincelantes que morbides comme celle , où Joe Gideon, dans le coma, contemple son double en train de tourner des séquences oniriques avec les trois amours de sa vie : sa femme, sa maîtresse et sa fille. car ne nous y trompons pas..... le vrai et seul personnage du film n' est en réalité  que  LA MORT elle même.

La séquence  finale sur fond d'un vieux standards ("bye bye love"  des Everly Brothers)  reste un modèle  du genre

Le film  qui a remporté la Palme d'or à Cannes en 1980  reste a ce jour un temoignage sans concession du milieu artistique du monde du spectacle.

Bourreau  de  travail  jusqu'à l'épuisement Bob Fosse son metteur en scènes  réalisera  encore un film en 1980 (Star 80) puis va mourir d'une crise  cardiaque en 1987

14:24 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

17/08/2016

L'imprudence (Alain Bashung 2002)

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C'est Un disque monstrueux ,un monolithe , un astre noir ,un ovni sonore voila quelques mots pour  définir " l'imprudence" le 13ème album d'Alain bashung.

Si les précédents disques de l'alsacien nous avaient enchantés (Chatterton en 1994  et  surtout  Fantaisie militaire  paru en 1998)  L'imprudence est un disque fascinant ,obsédant et qui est  a coup sûr  le sommet incontestable de la carrière de cet immense artiste .

Sur ce disque qui n'a que peu d'équivalent dans la chanson française  les textes  signés jean Fauque (deja co-auteur de la totalité  de l'album Chatterton et de  cinq titres sur osez joséphine en 91) sont  somptueux , les arrangements dépouillés  voire cliniques et Bashung joue avec les mots comme un jongleur de la langue française 

 il faut dire que Bashung s'est particulièrement bien entouré avec notamment la présence aux guitares de Marc Ribot  et d'Arto  Lindsay et celle de Steve Nieve l'ancien pianiste d'Elvis Costello. tandis  que Christophe Miossec lui offre un titre magnifique  et torturé ('faisons envie ')

Aucune des Treize chansons ne se détache vraiment car l'album tout en entier est en état de grace ,et il s'en dégage comme un sentiment  d'apesanteur .

Evidemment il faut se donner la peine de vouloir pénétrer dans le monde clos et hermétique de Bashung  et de partir a la conquête  de cet Everest de mots et de sons qu'il faut gravir a tatons guidés par la magie des textes et de la musique d'un artiste devenu majeur  dans l histoire  de la  chanson française .La  récompense de cet  effort  est  a la  hauteur  de  ce  disque  magnifique et profond.

 

Alain  Bashung  -  noir  de monde

 


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Alain Bashung  - l'irréel


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l irreel live

 

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