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25/03/2017

L 'affaire CharlesTrenet Vs Chaplin

 

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En 1941 ( je sais ca date pas  d'hier) Charles Trenet  alors âgé de 28 ans  compose la  chanson   'la  romance  de Paris  ' pour le film ' Romance  de Paris  '  de Jean Boyer  un film typique  du  cinéma des  années 40 et dans lequel Trenet joue le rôle principal a savoir celui d'un jeune electricien qui devient chanteur

en ces années sombres de notre  histoire Trenet  est une  grande vedette internationale  qui parcourt le  monde et il rencontre en 1945 aux Etats -Unis Charles Chaplin  avec lequel il se lie d 'amitié

Pourtant  des   années plus  tard on se  sait ce qui passe par la  tète de Trenet  ( "j 'ai été mal conseille  " diras  t 'il plus  tard " ) en effet  en 1967 sort sur les  écrans  ce  qui sera le  dernier  film réalisé par Chaplin  ' La comtesse  de Hong Kong  ( avec  Marlon Brando et Sophia Loren) et Trenet  entends  dans la bande  originale la  chanson 'This  is  my  song  ' chantée par Petula Clark alors  devenue  star internationale ( on la croise aux  bras  de Dean Martin qui l invite  dans  son show  télévisé mais également  aux bras de Serge Gainsbourg  qui compose pour  elle)

Ni une ni deux  notre Trenet national pique  une  colère  et  estime  avoir  été plagié par le  grand  Chaplin  qui signe  lui même comme chacun  sait  toutes les musiques  de  ses  longs métrages 

Ce procès  jettera  un  froid  définitif dans les  relations  cordiales   des  deux artistes et si il est vrai que les quelques notes au début  de "this is my song" rappellent de toute  évidence  'la  romance  de Paris  ' comment Trenet  a t'il pu imaginer une seule  seconde  qu'un artiste  de la stature  de Chaplin pouvait  se  livrer a un quelconque plagiat ?

il semblerait plutôt que Chaplin qui avait assisté a de nombreux  tours  de  chant  de  son ami ait intégré dans  sa mémoire la rythmique de la  chanson de Trenet

Beaucoup de mauvaises langues ont prétendus que c'est l 'appât  du gain colossal en  termes  de dommages et intérêts miroité par le ' fou chantant' qui aurait  conduit  ce dernier a intenter  ce procès surprenant

ON se sait pas  grand  chose  de l'issue  de ce procès  qui semblerait s’être réglée a  l 'amiable mais l 'histoire fait désormais  partie des  faits marquants  de la chanson  française

 

 

Charles Trenet la romance de Paris

 

Petula Clark - this is my song

 

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19/03/2017

Blood on the tracks (Bob Dylan 1975)

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Quinzième album de Bob Dylan , un an après 'Planet Waves '   sorti en 1974 "Blood on the tracks" est dans un premier temps rapidement enregistré a new York mais Dylan qui n'aime pas trop le résultat final décide de reprendre la moitié des titres a Minneapolis .

L'album est assez   sombre , Dylan est en plein divorce avec Sara son épouse depuis 1966 et la mère de ses quatre enfants dont Jakob Dylan futur musicien ( et chanteur du groupe The Wallflowers)

Plusieurs titres de l'album abordent   (parfois indirectement) ses problèmes de couple "You're A Big Girl Now" ' if you see her , say Hello " "Meet me in the morning " you' re a big girl now " et   bien entendu ' idiot wind '

Dans toutes ces chansons Dylan exorcise ses propres démons et se livre sans pudeur avec une véritable sincérité mais au travers des désillusions de  son propre couple Dylan nous parle aussi des difficultés de communication  et de l 'érosion du  couple en général

' Blood on the tracks ' est a mon sens l'une des plus grandes réussites de la riche carrière de Bob Dylan un disque folk tres nerveux, très  tendu  et d'une  grande  noirceur  chargé de futurs classiques et de titres emblématiques car au dela des chansons inspirées par sa situation personnelle Dylan nous offre ici quelques classiques absolus

'Shelter from the storm ' " Buckets of rain '  ' simple twist  of  fate  " et bien évidemment 'Tangled up in blue '   qui ouvre cet album magistral sont notamment des titres absolument stupéfiants ou l'art de Dylan semble toucher a son apogée

Disque fondamental pour entrer en Dylanie , album torturé , disque malade mais jamais dépressif ce ' blood on the tracks' est incontestablement l'un des plus grands crus dylaniens de toute son abondante discographique.

 

 

                                                    TRACK - LIST

 

FACE A

Tangled Up In Blue

Simple Twist Of Fate

You're A Big Girl Now

Idiot Wind

You're Gonna Make Me Lonesome When You Go

FACE B

Meet Me In The Morning

Lily, Rosemary And The Jack Of Hearts

If You See Her, Say Hello

buckets  of  rain

Shelter From The Storm

 

 

Bob Dylan  - Shelter from the storm


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19:54 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1)

The Idiot ( Iggy Pop 1977)

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Si après la séparation des fabuleux  Stooges Iggy Pop aurait  alimenté la longue liste des artistes morts au nom du précepte' sex ,  drugs & rock' n roll   Personne n'aurait  été  vraiment  surpris 

Car musicalement a cette période Iggy Pop  n'intéresse plus grand monde il traîne avec lui la désastreuse image d'un " Junkie" qui tente de survivre au split inévitable de son groupe

Rescapé  de l'enfer  des Stooges ,groupe unique  qui aura dynamité le paysage rock Seventies et   les consacrer parmi les plus novateurs et les plus importants du rock.

Pour Iggy a la dérive  le salut va venir de David Bowie alors  installé sur le sol américain ou il enregistre "Station to station " et qui va prendre Iggy sous son aile protectrice et le remettre en selle en le ramenant en Europe  pour enregistrer avec lui entre Paris , Berlin et Munich le premier disque solo de l'iguane

'The idiot', va  s'avérer  être un disque fondamental , un album qui va peut-être sauver la vie de Iggy.

Dotée d'une pochette magnifique ou on peut voir un iggy déstructuré et squelettique  ce disque assez court (8 titres) contient quelques joyaux discographiques  ("nightclubbing" - "Sister midnight" - "dum dum boys" ) et "China girl " l'un des plus grands succes de toute la carrière d' Iggy ( et que Bowie lui empruntera d'ailleurs quelques années  plus tard sur son album Let's dance)

Imitant ainsi  Lou Reed  autre rescapé de la seringue avec un disque  magnifique baptisé Berlin (1973)Iggy se reconstruit avec ce disque froid , métallique et désenchanté comme la fin des seventies en proposeront  beaucoup (Joy Division - Kraftwerk - brian Eno).

The Idiot est le dernier album qu'écouta Ian Curtis de Joy Division avant de se pendre dans sa cuisine, en 1980 peu avant le début d'une tournée et la parution posthume de Closer.

Ainsi la page des Stooges est définitivement tournée et l'iguane relancé et ressuscité s'affirme comme un artiste solo crédible et reconnu.

Sa voix brumeuse et traînante donne a  ce disque  crépusculaire un climat et une ambiance unique.

La même année Iggy   récidivera avec un autre disque important  mais plus rock 'lust for life '  puis petit a petit les démons de sa vie passée vont revenir le hanter et sa carrière connaîtra une longue traversée du desert jusqu'a la fin des années  90 ou il va se poser en parrain du punk  et assoir son image d'artiste  référence  pour toute une génération.

Reste que 'The idiot ' disque glacé et tranchant comme une lame de rasoir s'inscrit quarante ans  après sa sortie comme un disque essentiel des années 80 .

 

Iggy Pop   Sister Midnight


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19:32 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

R.I.P ( Chuck Berry 1926-2017)

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Finalement Son nouvel album prévu pour 2017 sera donc un album posthume.

Apres 38 ans d'attente et son dernier disque paru en 1979 Chuck Berry voulais offrir un dernier album a sa femme Themetta Berry, qui partageait sa vie depuis près de 70 ans (ils se sont mariés en 1948) il  n'en aura pas eu le temps

légende absolue du rock et sans doute son incarnation même  il était né en 1926 a St Louis dans le Missouri et aura influencé l’essentiel du rock, des Beatles aux Rolling Stones en passant par les Beach Boys, Elvis Presley , Eric Clapton, Bruce Springsteen ou AC/DC (pour n'en citer que quelques uns)

Comme le rapporte Le Monde, John Lennon aimait a répéter "si vous chercher une définition au rock’n’roll et si vous vous cherchez un autre nom à donner au rock’n’roll, vous devez l’appeler Chuck Berry.”

Vie chaotique et controverses multiples ( maison de redressement , prison , procès pour mœurs , procès pour évasion fiscale ) Chuck Berry aura  été un bad boy dans le vrai sens du terme

Aussi génial dans ses compositions que dans son jeu de scène particulier il aura donné également  un sens au mot ' flamboyance '  par une présence scénique hors du commun et par son jeu de guitare extraordinaire

Chacune de ses apparitions depuis la fin des sixties est un événement (qu'il ne manque pas de monnayer chèrement par ailleurs)

On le retrouvera souvent invité par  ceux que Chuck Berry aura inspiré et dans toutes ces prestations on verra tout ceux qui l ont idolâtré , tout ces grands artistes de Keith Richards a Rod Stewart, de Springsteen a Lennon  redevenir  a ses cotes des petits garçons appliqués , des petits guitaristes   studieux

Les  cinéphiles  se  souviendront  aussi  que Robert Zemeckis chosira ' Johnny B Good  '  pour illustrer  l invention du rock  dans 'Retour vers le  futur '(1985) via le personnage de Marty Mac Fly (Michael J Fox)

Retour vers le futur ( scene culte )

 

La liste des standards incontournables de Chuck Berry qui ont changés la face du rock est ahurissante 

on retiendra ' around and around " " rock 'n roll music ' " almost  grown" ' Little Queenie  " " roll over Beethoven ' ' c'est la vie "( never can tell ') 'sweet little sixteen ' ' carol ' ' back in the USA '   (qui influencera le "back in The USSR " des Beatles )

Son succès Johnny B. Good (1958 ) reste à ce jour un des titres les plus reconnaissables de la musique populaire, il a même été sélectionné pour figurer parmi les chansons emblématiques envoyées en 1977 dans la sonde spatiale «Voyager» à destination d'éventuels extraterrestres

je laisse le soin a Keith Richards de conclure avec son tweet posté a l 'annonce de la mort de son idole

 

Keith Richards

@officialKeef

"One of my big lights has gone out.” -

Keith, 3/18/17

 

 

Chuck Berry  - Around  and  around


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Chuck Berry - Johnny B Good ( Live 1964 )

 

Chuck Berry - roll over Beethoven (live 1972)

 

Chuck Berry & Keith Richards - Nadine (live 1987)

 

The Rolling Stones - around and around ( live 1964)

 

 

 

18/03/2017

The Cure ou la Trilogie de rêve

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans la discographie inégale de The Cure la trilogie des années 80 (Seventeen secondsFaithPornography) a toujours fait l’unanimité tant pour le public que pour les critiques pourtant souvent sévères avec les artistes de cette période musicale.
Il faut avouer qu’a l’image de son modèle et maître ,un certain David Bowie , Robert Smith et son groupe ont livrés a la face du monde trois véritables disques miraculeux tout a la fois distincts les uns des autres mais pourtant indissociables.
Je serai même tenté de penser (et j’arrêterai la un parallèle qui n’a pas lieu d’être) que la trilogie de Cure dans son unité est supérieure et encaisse mieux les années qui passent que la trilogie berlinoise de Bowie notamment en raison d’un "Lodger" nettement inférieur au niveau de" Low" (chef d’œuvre incontestable) et de "Heroes" les deux autres productions du tandem Bowie –Eno.
Cela dit " Low "étant définitivement la pierre fondatrice de la new wave - et de l’ambient c’est historiquement le Tin white duke qui remporte la palme.


Evidemment la démarche artistique de ces trilogies sont très différente même si on peut y déceler un point commun dans l’absence quasi intégrale de véritables ‘singles’ excepté ‘Heroes’ pour david Bowie et "A forest" pour The Cure.

Soucieux d’une démarche créative différente de leur production passée The Cure va brutalement cesser après la sortie de ces trois disques importants d’être considéré comme un groupe a ‘singles’ étiquette qui leur collaient a la peau en raison du succès de titres comme ("Killing an arab" –" boys don’t cry "– "charlotte sometimes" – "let’s go to bed" – "the lovecats" ou encore "jumpin ’ someone else this train")
A l’opposé de Bowie déjà auréolé d’un statut culte et qui avait déjà tourné une page importante de sa carrière (Ziggy Stardust) Robert Smith et ses musiciens livrèrent ces fameux trois albums alors que le groupe n’était encore que balbutiant "seventeen seconds" paru en mars 80 et premier volet de la trilogie n’est que le troisième album du groupe apres " Three imaginary boys" (Mai 79) et " Boys don’t cry "(Fevrier 1980) , Simon Gallup remplaçant alors Mathieu Hartley aux claviers avant a son tour de céder la place a Lol Tolhurst qui quittera le groupe en 82.
Parallèlement Robert Smith a l'époque ne semblait pas penser que l’avenir du groupe soit scellé apres 'seventeen seconds ' en effet peu de temsp apres il enregistre l’album  "Hyaena "avec sa vieille copine Siouxie il part même en tournée avec elle en compagnie des Banshees en tant que guitariste.
Mais très vite partout a travers le monde des milliers de jeunes vont adorer 'seventeen seconds ' ils vont prendre le temps de l'’écouter, de  le disséquer et de  se l 'approprier  pour en faire une référence essentielle et incontournable.
"Seventeen seconds" donc  puis "Faith" et surtout "Pornography " apothéose totale ,ces trois albums pourtant hermétiques et surtout peu dansants au regard des productions "New-Wave"  de l’époque (Depeche Mode Human leagueSimple minds ou encore U2) vont devenir tour a tour les disques de chevet de toute une génération et Cure va imposer dés lors  un son , un look, un climat musical reconnaissable et identifiable instantanément.
Propulsé par le tremplin de ces albums majeurs la suite ne sera pour Robert Smith et sa bande que triomphante et les années qui suivront seront celles du carton médiatique partout sur la planète" the head on the door "en Juillet 85 puis " Kiss me kiss me kiss me" en Mai 87) marqueront le retour des singles qui portés par des vidéos magnifiques (souvent signés du génial Tim Pope) deviendront des standards de leur époque ( " in beetwen days  " –  " close to me "  –" just like heaven"  – " why can’t I be you ?"  pour ne citer que les plus connus)
The Cure reviendra par la suite aux climats atmosphériques et aux mélodies envoûtantes et mélancoliques  en 1989 avec " Disintegration" livrant à cette occasion un nouveau grand  album malade et fiévreux mais ne  retrouvera plus par la suite  cette aura musicale sombre et  cette profondeur  caractéristique a cette  période exceptionnelle  de leur  carriere 

 


the Cure   -   10.15 saturday night


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14/03/2017

18 Novembre 1972 la nuit Tragique de Danny Whitten

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Danny Whitten était le guitariste et chanteur du groupe Crazy Horse, une formation de musique rock  originaire de Los Angeles et composéE  également   de  Ralph Molina (batterie) et de  Billy Talbot (basse).

Les trois musiciens formaient depuis 1962 le noyau dur de The Rockets, un groupe de bar, avant que Neil Young ne les recrute pour une tournée et  pour l enregistrement   de son deuxième album solo Everybody Knows This Is Nowhere. en 1969

La chanson "Running Dry" sous-titrée "Requiem For The Rockets", a été écrite à propos de la séparation des Rockets qui est devenu ensuite le groupe Crazy Horse

Comme beaucoup de musiciens de la fin des années 1960, Danny Whitten commença à prendre de l'héroïne et ne tarde  pas à devenir dépendant.

On  retrouvera Danny Whitten  sur le  troisième  album  de Neil Young  l'excellent  ' After  the gold  rush  ' en 1970

Mais  son addiction   aboutit à son éviction de Crazy Horse en 1972 et Neil Young  enregistrera Harvest   son mythique album de 1972 sans  lui  (faisant appel rappelons le pour ce  disque universel  a ses  ex  compagnons du groupe Crosby , Stills  & Nash mais également a Linda Rondstadt ou encore a James Taylor

Sur l 'album ' Harvest  Neil Young  compose  pour  Danny Whitten 'The needle and the damage done'   ('La  seringue et les  dégâts qu'elle  cause ') une chanson légendaire et poignante  évoquant l'addiction a l'héroïne d'autant plus que Bruce Berry un  ami  'roadie 'de Neil Young  vient de mourir d'overdose

Les paroles  de  cette chanson  sont  terriblement significatives

I hit the city and I lost my band
J'arpente la ville et j'ai perdu mon groupe
I watched the needle take another man
J'ai vu la seringue emporter un autre homme
Gone, gone, the damage done.
Parti, parti, les dégâts sont faits.

I sing the song because I love the man
Je chante cette chanson parce que j'aime l'homme
I know that some of you don't understand
Je sais que certains d'entre vous ne comprennent pas

En prévision de la tournée faisant suite à la sortie d' Harvest,  encensé par les critiques Neil Young fit appel à lui a Danny Whitten par solidarité pour son ancien guitariste a  Danny Whitten, mais  ce  dernier  complètement drogué se révèle  totalement  incapable de jouer.

Le 18 novembre 1972, Neil Young  et ses  musiciens  sont en tournée a San Francisco mais  devant l 'état physique et psychologique  de Danny  Neil Young prit la  décision de le renvoyer (une nouvelle  fois)  du groupe 

il lui acheta un billet d'avion retour pour Los Angeles et glissa dans  sa  poche un billet de 50 dollars

Dans la  nuit  qui suivit ce 18 Novembre 1972 Danny mourut d'une overdose d'un mélange de valium et de vodka.

Très touché par sa mort,  Neil Young sombre  dans  une  profonde  dépression chronique , il  va enregistrer en 1974   'on the beach ' un album  sombre  et d'une  tristesse profondepresque palpable  puis il  dédiera  a Danny Whitten en 1975 l'album suivant   Tonight's the Night.

Neil Young  mettra beaucoup  de  temps pour exorciser cette tragédie s'estimant en partie responsable de la  mort  de  son  ancien  guitariste

Ce  drame  le  hantera  pour les  années  a venir  et il l'évoquera  longuement  dans   sa  biographie ' "Shakey  ' the Neil Young  biography "   écrite sous la plume de   Jimmy Mc Donought   en 2003 

 

Crazy Horse    - I  don't  want  to talk about  it


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Neil Young  - the needle and the  damage  done

 


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12/03/2017

Remain in light ( Talkings Heads-1980 )

Attention disque culte !!!!!

 

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Au début des années  80 dans l'océan des disques convenus et mediocres  nous arrive cet Ovni musical issu des cerveaux de deux génies de la musique David Byrne  et Brian Eno.
Cet album est totalement  révolutionnaire dans son utilisation des sons et des instruments ,le mélange des rythmes  , les  sonorités africaines   l'électro urbaine lui apporte une touche absolument unique .

l'osmose entre les membres du groupe (Byrne- Jerry Harrison - Tina Weymouth-Chris Frantz  ) est totale  grâce au sorcier Eno qui  apporte sa touche de magie musicale
Moins etouffant que 'fear of music, L' Album légendaire des Talkings heads ' Remain in light ' est incroyablement dansant et reste moderne  37 ans  après sa sortie
les titres (8 seulement) s'enchaînent avec une cohésion évidente mais les 2 sommets de ce disque majeur sont 'Born under punches '(qui ouvre l'album et donne une idée de ce qui nous attend) et once in the lifetime (que Byrne illustrera par une vidéo incroyable totalement déjantée et épileptique )
D'un  avant-gardiste  visionnaire Remain in light  est une pure merveille qui trouvera sa place dans votre discothèque tant au rayon electro qu'au rayon pop-rock
De Plus  cet album annonce avec la collaboration Byrne -Eno   un autre chef d'oeuvre le fabuleux '  My life in the bush of ghosts'(1981 ) un disque fondateur de la world music ou l'utilisation des sons et des samples sera source d'inspiration pour les futurs groupes de hip-hop pendant les  décennies a venir

 

 talkings heads -   crosseyed & painless

 

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11/03/2017

Come away with ESG ( ESG 1983)

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ESG (pour esmerald , sapphire and gold) c 'est quatre sœurs du Bronx new yorkais (Marie, Renée, Valérie et Deborah Scroggins), qui vont sans le savoir ( ni le  vouloir) réussir au début des années 80 publier un disque ( come away with ESG) qui va s'avérer être après plusieurs  décennies  un album majeur et bénéficier d'un aura de culte absolu

cet album est en réalité le témoignage musical de toute une époque ; celle d'un New-York en pleine mutation artistique et culturelle , celui de l 'émergence  de  toutes parts  de  courants musicaux riches  en influences  multiples

Véritable carrefour des genres ' Come away with ESG ' est un kaléidoscope musical hallucinant  où le métissage musical et le mélange des genres explosent , un shaker fou ou la  new wave des Talkings Heads  rencontre le funk malade  de Public Image Limited où le punk croise le disco ou l 'electro flirte avec le hip-hop.

Samplées par toute la communauté musicale hip-hop et rap du Wu tang Clan aux Beastie Boys , de Tricky a Notorious Big , les sœurs d'ESG n'obtiendront jamais la reconnaissance que cet album leur permettait sérieusement d'envisager

Depuis le temps a fait le reste cet album  est devenu  culte ' come away with ESG' est une tuerie absolue  et un disque incontournable

 

 

ESG   it's  alright


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ESG  -  Tiny Sticks 


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ESG  -  Moody


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17:57 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

Hippie Hippie Shake (Richard Neville)

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C 'est un livre disons... quelque peu particulier

Il est l'œuvre d'un auteur témoin de son époque et de son temps , en effet son auteur  Richard Neville ( décédé en 2016) est le fondateur du journal underground OZ

Oz Magazine sulfureux et politiquement incorrect sera publié d 'abord en Australie , le pays d'origine de Neville des 1963 puis a Londres a partir de1967

Neville nous propose dans    'Hippie Hippie Shake  '  (sous  titré  ' rock , drogues  sexe  utopies voyage dans le monde merveilleux  des  sixties  ") parallèlement au récit de l'aventure mouvementé du magazine underground  depuis les balbutiements des débuts en passant par l 'épopée londonienne sans oublier les procès pour obscénité  des témoignages instantanés de cette époque révolue et qui suscite encore beaucoup de fantasmes aujourd'hui a savoir  , celle des swinging sixties

 

Roman témoignage donc un peu foutraque et désordonné a l'image de l 'époque qu'il retrace .Drogues , Musique , Engagements politiques ,Tout  ici se  télescope et le roman fourmille de références et de personnages qui ont construits cette  société culturelle et artistique. 

On y croise entre autres John Lennon , Lenny Bruce , Eric Clapton , robert Crumb , quantités d'artistes musiciens , écrivains , journalistes , des doux dingues et des vrais cinglés , des célébrités , des anonymes , des utopistes , des rêveurs ,

de Sydney a Katmandou , d'Ibiza a Londres ; de Tanger a New York le voyage psychédélique raconté par Richard Neville est tout aussi fascinant que déroutant

il reste au travers de ce 'hippie hippie shake ' le témoignage coloré et délirant   d'une génération de tout les culots , de toutes les utopies , de tout les excès et de tout les combats, le témoignage aussi d'une époque charnière dans l'histoire de la société moderne et culturelle.

 

 

 

Amadeus (Milos Forman 1984)

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C'est très certainement l'un des  plus grand film musical de l'histoire du cinéma , le revoir  plusieurs  décennies apres sa sortie permet de mesurer combien Amadeus n'a pas pris une ride

 Bien au contraire. le film de Milos Forman adapté de la piece de peter Schaffer reste un enchantement  a chaque seconde , la tragique  et courte vie du plus celebre des compositeurs de tout les temps nous est racontée ici par le biais d'Antonio Salieri merveilleusement interprété par F.Murray Abrahams (oscar du meilleur acteur) le compositeur attitré de Joseph II.

 Salieri personnage trouble , inquietant , fourbe ,maladivement jaloux mais totalement fasciné par l'évidence du  genie de Mozart en qui il pense entendre la voix de Dieu .

Quant a Mozart il est ici incarné par un incroyable  Tom Hulce comedien alors quasi-inconnu et qui  va trouver ici le rôle de sa vie .

Ce chef d'œuvre   va Installer définitivement Forman parmi les génies de la réalisation cinématographique.

(Amadeus lui permettant de remporter un second oscar apres Vol au dessus d'un nid  de coucou en 1975)

 Amadeus aura également permis de populariser ,de dépoussiérer et de désacraliser la musique classique  , Mozart  nous étant ici présenté comme un jeune homme fantasque , décadent , grossier et plutôt vulgaire ; une sorte de chien fou habité par un génie intérieur et une énergie qui va le consumer .

Tout ici est époustouflant  des décors somptueux a l'interprétation des acteurs , des costumes a la musique  . Certaines scènes  (la dictée musicale)  faisant désormais partie de l'anthologie du cinéma . 

2h 40 de pur bonheur a voir et a revoir.

 

 

 

 

 

01:38 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : milos forman, amadeus

07/03/2017

Harry dans tout ses états (Woody Allen 1997 )

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Harry dans tous ses états (deconstructing Harry) pourrait etre le film testament de Woody Allen tant le réalisateur a mis de sa personne dans la conception de son film pourtant même si l' on sait pertinemment  que le boulimique metteur en scène (quasiment 1 film par an depuis 'take the money and run' en 1972) n'en restera pas là (les films qui suivront seront d'ailleurs plutôt moyens) ce film là est a mon sens l'un des plus importants de sa carrière.

Évidemment il y a toujours une large part autobiographique dans les personnages que Woody Allen interprète a l'écran mais certains sont indiscutablement plus marquants et on se souvient notamment  avec émotion de son personnage de Alvy Singer dans Annie Hall en  1977.

Ici c'est Harry Block; écrivain a succès qui nous intéresse ,Harry s'inspire de ses propres experiences  pour écrire ses romans et forcément sa famille et ses proches s'y reconnaissent aisément car ils sont a peine masqués derrière les identités du livre .

Comme souvent  chez Woody Allen le film mélange personnage réels et personnages fictifs ,  scènes vécues ou imaginées et c'est dans ce contexte particulier que se croisent tous les protagonistes de cette histoire qui gravite autour de Harry Block et des ses névroses .

Le choix des comédiens encore une fois est de tout premier ordre  Woody Allen est déchaîné et nous régale encore d'une grande performance d'acteur qui prouve combien il est excellent quand il est...lui même.

A ses côtés beaucoup d'actrices très inspirées (on sait depuis longtemps la part belle faite aux comediennes dans les films de Woody) et on retrouve Judy davis  - Amy Irving - Caroline Aaron - Kristie Alley -  et Demi Moore (étonnante  dans un personnage totalement décalé).

Côté masculin Billy Crystal  et Robin Williams trouvent tout deux des rôles totalement délirants dont je préfère garder le secret pour ceux qui n'auraient pas encore vu cette petite merveille de comédie.

Ce film est un véritable feu d'artifice, qui démarre a cent a l'heure et qui ne faiblit jamais ( le montage ultra rapide du film donne davantage encore d'énergie a cette comédie jubilatoire) 

ça  part dans tout les sens , ça dérape , ca s'engueule aussi beaucoup  mais  derrière les angoisses de Harry et les états d'âme de chacun et chacune  le film parvient  toujours grâce au talent et au génie  de Woody Allen  a nous sensibiliser et nous émouvoir.

 

Harry dans tous ses etats  est sans contexte  un Woody Allen grand crû qui peut aisément rivaliser avec les chefs d'oeuvres de la trempe de Manhattan ou Annie Hall auquel ce film nous ramène souvent .

Un vrai régal !!!! a déguster sans modération bien évidemment  et toujours en V.O.

 

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Les Oiseaux (Alfred Hitchcock 1963)

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Mon fils m’a demandé un  jour ‘ c’est quoi les films qui te faisaient peur quand tu avais mon âge ?

J’ai réfléchi  et me suis souvenu de ma terreur lorsque je vis pour la première fois ‘les Oiseaux ’d’Alfred Hitchcock.

A sa demande je décidais de visionner le film en sa compagnie j’ai du le revoir peut être une fois depuis (certainement a l’occasion d’une rediffusion TV) et l’idée d' un petit Hitchcock de temps reste toujours séduisante.

Je considère évidemment  Hitchcock   comme l’un des plus grands maîtres du cinéma et  il faudrait être idiot (ou aveugle) pour prétendre le contraire

j’en veux pour preuve le nombre impressionnants de Chefs d’œuvre "Sueurs froides" – "l’inconnu du nord express" – "fenêtre sur cour" "Psychose ") qui me reviennent en mémoire quand je pense a ce réalisateur qui aura su faire de son nom un mot du langage usuel " ne dis t’on pas c’est du Hitchcock quand on parle d’une situation de suspense haletante ?"

Les  Oiseaux  donc, et Surtout qu'en est il plus d'un demi siècle après sa sortie ?

Force  est  de reconnaître que le film a quelque peu vieilli cependant on passe néanmoins toujours un bon moment même quand on connaît l’histoire par cœur .

Il est vrai que le film est plutôt lent a démarrer ( l’insipide rencontre entre Tippi Heddren et Rod Taylor puis l’arrivée a Bodega Bay sont d’une mièvrerie ennuyeuse ) ; les trucages évidemment ont pris un sacré coup de vieux  alors de cette adaptation de Daphné Du Maurier il vaut mieux se souvenir des incroyables séquences d’anthologie et en premier lieu cette incroyable scène de la sortie d’école ou Tippi Hedren fume tranquillement alors que les corbeaux  arrivent par vagues et s’installent sur le portique de jeu attendant les écoliers  pour les attaquer

on peut même dire que cette scène ou l’on attend l’attaque  imminente et inévitable des oiseaux est plus  effrayante encore  que l’attaque elle-même car nous , spectacteurs voyons les oiseaux se regrouper dans le dos de l'heroine qui fume tranquillement sa cigarette .

La scène de la station service avec ce plan magnifique ou Hitchcock prend de la hauteur et nous donne la vision de la ville assaillie du point de vue des oiseaux est également un grand moment du film de même que  l’attaque des oiseaux sur Tippi Heddren  dans la pièce du haut de la maison

On a longtemps d'ailleurs  assimilé cette scène a une représentation du viol et on n'ignore pas au vu de la filmographie de Hitchcock  que ce  dernier adorait faire souffrir ses héroïnes , clairement on peut dire qu’ici il n’y va pas de main morte Tippi Heddren est a moitié dévorée vivante par les coups de bec et meurtrie par les griffes des oiseaux déchainés

Enfin rappelons la séquence finale apocalyptique ou les héros s’enfuient laissant leur maison ,leur ville  aux oiseaux qui semblent avoir gagnés la bataille

Hitchcock osant terminer son film sans happy end c’est assez rare pour être souligné .

De même il n'apporte aucune hypothèse;aucune explication laissant a chacun le soin de tirer ses propres conclusions et sa propre analyse sur le phénomène

Pour conclure je me dois de signaler que mon fils  comme je m'y attendais n’a pas eu  peur et  même pas peur du tout il s'étonnait par contre  de ma terreur passée devant ces oiseaux là

je serai donc tenté de dire en conclusion   "autres temps autres peurs" 

 

 

 

 

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01/03/2017

Marvin Pontiac ou la Légende " musicale urbaine et géniale " de John Lurie

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Mais qui est Marvin Pontiac pour être considéré comme une légende avec pour seul disque, 'the legendary Marvin Pontiac ' sorti en 1999 sur le label Strange and beautiful 

Les seules photos qu’on connait de lui ont été prises à l’hôpital Esmeralda State Mental Institution par un autre  patient six mois avant sa mort suite selon la rumeur à un accident dans un bus en 1977.

Né en 1932 à New York, d’un père Malien et d’une mère Juive, Marvin Pontiac a grandi entre Bamako et Detroit.

Il quitta le Mali à 15 ans pour arriver à Chicago puis pour des raisons obscures il quitta Chicago et se déplaça vers Lubbock, au Texas où il devint l’assistant d’un plombier.

Dans les années 50, une rumeur mal fondée disait que Marvin pouvait avoir été impliqué dans un cambriolage de banque puis On retrouve sa  trace  en 1952, où il enregistre un premier titre « I’m A Doggy » pour Acorn Records.

Dans les années qui suivirent il continua d’enregistrer, mais en 1970 il devint soupçonneux vis-à-vis de l’industrie du disque et c’est à partir de cette époque qu’il sombra peu à peu dans la folie. et ou il est interné en établissement psychiatrique.

Jusque la on se dit que Marvin Pontiac est ce qu on appelle un artiste maudit redécouvert après sa disparition a l 'image d 'autres artistes dont l 'œuvre fut exhumée apres leur mort.

la réalité est tout autre car tout ce que vous avez lu n 'est finalement que sorti de l imaginaire de John Lurie le génial saxophoniste des Lounge Lizards qui inventa de toutes pièces le personnage de Marvin Pontiac

Né en 1952  a Minneapolis Lurie est une personnalité du jazz moderne depuis la creation de son groupe (avec son frère Evan) en 1978

Present sur les écrans notamment chez Jim Jarmush 'Permanent vacation ' (1982 " Stranger Than Paradise "(1984) ' down by law ' (1986) il va également composer de nombreuses musiques de films ( notamment pour Jim Jarmush )

Parallèlement a sa carrière (une bonne dizaine d'albums ) avec the Lounge Lizards groupe culte de la scène' jazz underground' entre 1981 et 1998 Il 'invente 'en 1999 le personnage de Marvin Pontiac et desireux de chanter il enregistre l'album secret ' the legendary Marvin Pontiac avec des artistes qui participent anonymement au projet ( Iggy Pop , David Bowie , Marc Ribot , Ali farka Touré )

On retrouve le titre 'I ' m a doggy ' sur la B.O de 'Downtown 81 ' le film documentaire consacré au peintre Jean Michel Basquiat réalisé par Edo Bertoglio en 2001

Illustré par une bande son ou l'on retrouve des artistes de la scene culte 'underground ' new yorkaise ( D.N.A , Gray , Suicide , james White & The Black , Liquid Liquid ) Downtown 81 va permettre a John Lurie de faire exister son personnage et de construire la légende urbaine qu'il a crée de toutes pièces

L histoire ne serait pas belle si le contenu musical proposé par Lurie " dixit Pontiac "ne se révélait pas de tout premier ordre et pour dire totalement stupéfiant et incroyable

des chansons bluesy , écorchées a l'os , des sons aux influences multiples ( afrique , jazz  , Blues  du delta ) et qui enchanteront tant les puristes de blues traditionnel que les amateurs de vrais projets artistiques.

a découvrir absolument!

 

Marvin Pontiac  -  I ' m  a doggy


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Marvin Pontiac  -  small car


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Marvin Pontiac  -Pancakes


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John Lurie   -What Do You Know About Music,You're Not a Lawyer (Down By Law Original Soundtrack )


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The Lounge Lizards  -  Harlem nocturne


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26/02/2017

Le locataire ( Roman Polanski 1976)

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Il est des films dont l'univers est difficile d'accès, il est des films dont on ne sort pas tout a fait indemne, c’est incontestablement le cas du "locataire".

Roman Polanski; à la fois réalisateur et interprète principal de cette adaptation d'une nouvelle de Roland Topor nous plonge dans un monde inquiétant, un univers oppressant peuplé de sinistres et fascinants personnages.
La lente spirale aux confins de la folie et de la paranoïa ; l’exploration du cerveau malade et dégénéré de Trekowski ( interprété par Polanski lui-même); son lent cheminement vers nulle part; le climat malsain entre le rêve et la réalité ; le cauchemar et l'absurde font du  "locataire" un film totalement a part a la fois attirant et éprouvant.

Polanski offre ici  a Isabelle Adjani un de ses  rôles les plus  difficiles mais c'est évidemment  la performance folle  et hallucinée  de Polanski lui même  au confins de la folie  qui donne au film son atmosphère glaçante.
La musique particulière signée Philippe Sarde  qui rythme le film contribue a renforcer  le climat étouffant et on pense souvent a l'univers de Kafka (Polanski adaptera par ailleurs  'la métamorphose' au theatre quelques années après avoir  réalisé ce film étrange et dérangeant.

21:19 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

24/02/2017

Le Bon , la Brute et le Truand (Sergio Leone 1966)

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C'est tout simplement incroyable mais cette merveilleuse cinématographique a déjà un demi siècle

Réalisé par le Maitre Sergio Leone en 1966 Le Bon , La Brute et le Truand est le  troisième volet de la trilogie du 'dollar ' apres 'pour une poignée de dollars en 1964 suivi en 1965 de ' et pour quelques dollars de Plus '

On y retrouve pour la troisième fois (et la dernière) une collaboration artistique entre Sergio Leone et Clint Eastwood deux personnalités qui ne s'entendaient guère et dont les relations sur le tournage furent très complexes

Magnifiée par la bande son d'un autre Maitre Ennio Morricone cette fresque de 180 minutes s'impose depuis des années comme une référence absolue du genre western - spaghetti mais dans ce genre fourre-tout souvent composé de series B ou de réalisateurs   travaillant sous nom d'emprunt 'le bon , la brute et le truand   est quant a lui un film extrêmement maitrisé et totalement abouti.

Chef d'oeuvre de mise en scène et de lenteur qui fait la part belle aux paysages (grandioses) et aux acteurs (avec les fameux gros plans hallucinants qui vont bâtir le mythe de ce film hors normes)

Le scenario habile nous entraine sur fond de guerre de sécession dans une épopée  a trois autour des personnages de Sentenza ( lee Van Cleef) , de Blondin interprété par un Clint Eastwood aussi économe en paroles qu'efficace avec son revolver et de Tuco (Elli Wallach savoureux en crapule sans foi ni loi)

 Décors époustouflants  , dialogues épiques , mais aussi silences et regards , scenes cultes , seconds rôles et gueules cassés choisis avec soin par Leone ( Mario Brega) tout ici est sublime de maitrise et regale le spectateur embarqué avec les trois personnages dans la course au trésor volé des confédérés.

Une course ou associé malgré eux le bon ,la brute et le truand se retrouvent sous le soleil de plomb  du cimetière de Sad Hill (incroyable décor que Leone a fait construire dans la Nevada Espagnole) et c 'est dans un cercle de pierre et de mort (qui rappelle la corde au cou De Tuco) que le règlement de compte final et épique aura lieu  dans une longue séquence crescendo filmée avec génie et maestria par un Leone au sommet de son art

Chef d'œuvre Majeur d'un genre pourtant mineur (le western spaghetti) le bon ,la brute et le truand va hanter des générations de réalisateurs , (Tarantino en tète ) qui vont piocher dans ce film grandiose des éléments et des références pour leurs propres réalisations .

 

 

14:23 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (1)

22/02/2017

Mellow Gold (Beck - 1995 )

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Beck , Qui est donc ce vilain petit canard qui vient s’inviter dans la cour des grands au milieu des  années 90?

Qui est donc ce  drôle de type avec  sa dégaine d’adolescent endormi,  effarouché  ,  malingre , timide presque transparent.?

Beck Hansen de son vrai nom va pourtant  frapper fort , très fort  avec Mellow gold" son troisième album  ( le premier  sur  une  'Major ') un disque O.V.N.I porté par un hit monumental ‘loser’ et son refrain désormais célèbre ‘I’ m a loser baby , Why  don’t you kill me ? .

Inclassable , hors des modes  Beck , sorte de  Géo Trouvetout de la musique moderne bidouille ,  invente , échantillonne , mélange  les sons et les instruments ,son disque n’est rien d’autre qu’un gigantesque shaker  ,un chantier ou se télescopent le Blues , le rap , le hip-hop ,la funk , l’électro  , la pop et le disco.

Dans ce Mellow gold ou rien en semble être contrôlé tout  curieusement parait pourtant  être a sa place   il y  a vraiment du génie chez cet artiste atypique, certes tout les titres ne sont pas de la trempe du fulgurant single mais  il y a sans cesse de quoi s’étonner, de quoi s’enthousiasmer  ("pay no mind  '  ' beercan" )

.Le résultat ne ressemble a rien de connu et c’est parce qu’il existe des explorateurs sonores, des défricheurs  de la trempe et du culot de Beck  que la musique peut sans cesse évoluer. Ici dans ce génial  bric a brac sonore chacun pourra fouiller a sa guise  et y  trouver ses propres trésors,

Quant a ‘Loser ‘ il s’installe  désormais dans la liste légendaires des plus grands ‘singles ‘ de l’histoire ni plus  ni moins. En écrivant cette chronique je me rappelle soudain ma rencontre avec cet artiste inouï, venu a Paris pour un concert au Bataclan (vers la fin de 1995) nous avions échangé quelques idées  sur l 'actualité musicale du moment et bavardé quelques instants , j’étais stupéfait de voir un garçon effacé et timide a l’opposé de sa musique culotté et décomplexée , il m’avait dédicacé le livre que j’étais alors en train de lire et  je me souviens qu’il s’agissait  de Trainspotting de Irvine Welsch ,un livre dans lequel l’auteur fait dire a son héros  "Nous  sommes en 1995 le monde change et les musiques changent  aussi"

Beck à l’image de ce Mellow Gold fulgurant  et culotté en est le plus parfait exemple.

 

Beck - Beercam


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Beck  -  loser


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18/02/2017

The Concert in Central Park ( Simon & Garfunkel 1981)

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Certes ce  n'est pas un choix très rock'n roll mais je persiste a penser que le duo Paul Simon & Art Garfunkel reste ce qui s'est fait de mieux dans le genre pop -folk

Ce live enregistré en plein New - York  un jour de septembre 1981 résume la carrière incroyable de ce  tandem composé d'un compositeur et mélodiste hors pair (Simon) et d'un chanteur - troubadour a la voix exceptionnelle (Garfunkel) .

Parfait best-of  ce live at central park regroupe tous les hits planétaires (Mrs Robinson- the sound of silence - Bridge over trouble water - the boxer-Scarborough fair) le duo ose aussi deux reprises plus ou moins réussies (maybellene de chuck Berry ) et wake up little Susie  des Everly brothers)

19 titres pour un double-album enregistré devant 500.000 personnnes et dont il convient de mentionner la qualité inouie  pour un enregistrement plein air  dans une ambiance qui rappelle davantage le climat d'un festival que celui d'un concert.

Le succès sera planétaire pour ce double-album (19 titres) qui clôture une collaboration entamée au début des années 60 ,l 'osmose entre les deux amis d'enfance est évidente et  même si ils n'ont plus joué ensemble depuis onze ans on sent bien  que pour eux comme pour leur public ces retrouvailles  sont un réel bonheur .

Certes leur musique folk gentillette et innocente peut paraître un brin démodé mais elle n'en conserve pas moins un indéniable charme qui opère  encore a l'écoute de ce disque consensuel mais néanmoins admirable.

 

the sound of silence -live central park 1981

 

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14/02/2017

Bob Dylan ( Bob Dylan 1962)

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Revenir aux sources ,au tout début quand le futur prophète définitif de la musique moderne avait 20 ans et  courait les cachets dans les clubs de Greenwich village a new York

Car évidemment ce premier album est historique il permet déjà de tout capter, de tout comprendre.

Enregistré pour 400 dollars et en trois jours fin 1961 (pour une sortie en 1962) c 'est un Dylan seul a la guitare et a l'harmonica   qui va graver en quelques prises les 13 pistes qui vont composer ce premier album que le troubadour va appeler en toute sobriété 'Bob Dylan'

Evidemment le jeune musicien est fasciné par le blues du delta , le folk traditionnel et 11 des titres de ce disque mythique seront des reprises   des standards revisités

Dylan proposant ici deux compositions personnelles ' talkin' New York ' un titre très autobiographique et ' song for Woody ' la chanson composée en hommage  a son idole Woody Guthrie alors très malade et qui décédera en 1967

Malgré un accueil mitigé le disque ne se vend pas pire,  la maison de disque ' (Columbia ) ne souhaite  pas garder Dylan sous contrat le trouvant trop 'ordinaire ')

l'histoire prétend par ailleurs    que John Hammond le grand   producteur et découvreur de talent (Count basie , Billie Holiday , Leonard Cohen) leur répondit cette phrase restée célèbre   ' "Vous devrez   d 'abord passer sur mon cadavre avant de virer Dylan"

 

A  l 'écoute de ce premier album c 'est l 'énergie et la voix de Bob Dylan qui surprend , il s'attaque aux standards du répertoire   blues   avec une frenesie et une colere contenue qui explose même furieusement sur certains titres ('fixin to die ' 'in my time of dying ')

Sa version du classique 'house of rising sun' est une merveille absolue tout comme sa version débridée de 'Man of constant sorrow 'un titre qui sera remis au gout du jour sur la formidable bande son de' O Brother ' le film hilarant des frères Coen prés de quarante ans plus tard

Dylan se jette ici  corps et âme tout au long de cet album enragé, parfois au bord la rupture dans le chant ou l harmonica   , sans le savoir il écrit une page d 'histoire de la musique

A l'heure ou il enregistre ce premier album il n 'est encore pourtant qu'un gamin débraillé d'a peine 20 ans , un jeune musicien bohème avec  un culot monstre et un génie qui gronde et sommeille en lui

En écoutant ce premier album décomplexé on peut déjà capter l 'essence de ce que Dylan va devenir , on peut comprendre déjà dans les balbutiements de ce premier album   l'essentiel du génie en puissance.

Le monde sera bientôt aux pieds de Dylan et a l'écoute de ce premier disque jouissif et plein de  fureur on peut aisément comprendre pourquoi

 

 

Bob Dylan -   fixin'  to  die


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Bob Dylan  - talkin' New York


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Bob Dylan - in my time of dying


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Bob Dylan - Highway 51


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Bob Dylan  -  house of rising  sun


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12/02/2017

Passover ( The Black Angels 2007)

the black angels,passover

 

 

 

 

 

 

 

 The Black angels  -  better off alone 


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Sorti il y a 10 ans  et  encensé par la  presse  rock ( disque du mois dans le rock & folk de Novembre 2007)  Passover est un album qui vous tombe dessus comme une bombe  ,un disque fulgurant  , violent ,intense qui tranche vraiment avec tout ce que le rock a pris pour  habitudes (bonnes ou mauvaises) de nous proposer ces derniers semestres.

The Black Angels (le nom est un hommage a 'the black angels death song " mythique chanson du premier album du velvet underground) est donc une vraie  tuerie  sauvage  .

Ce rouleau compresseur  rock ne nous arrive pourtant pas  de New York ou de ses faubourgs mais d'Austin  et cet album malade et empoisonné   comblera d'aise  tant les fans transis de  Cold Wave  que tout les fondus de l'Underground, en  bref tout ceux qui continuent (comme  moi) d'encenser le son crade et sale  et  les guitares distordues  .

The Black Angels se posent en Petits frères d'armes des Black rebel motorcycle club  en  fils spirituels des Stooges élevés au biberon Velvet, on notera aussi chez eux une touche très Morrisonnienne dans la voix du leader  Christian Bland .

 "Passover" c'est donc douze missiles brûlants balancés avec une furia toute contenue et une folie presque palpable. On pensera  aussi  , outre les références déjà citées plus haut a joy Division (notamment sur l'hypnotique "the sniper at the gates of heaven ") ou encore a Brian Jonestone Massacre .

Mais au delà des inévitables (et louables) inspirations The Black Angels nous proposent un rock pur jus débarrassé d'artifices superflus  et d'effets d'une quelconque nature . ici  c'est noir , ici  c'est glauque ici c'est malsain  et pour en être convaincu glissez donc "Passover " dans la platine  , mettez le volume a fond et dégoupillez 'young men dead"premier titre qui ouvre l' album et donne immédiatement le ton et même si  quelques titres sont un peu en deçà ( "bloodhounds on my trail ")  , la grande  majorité  ("manipulations ' " call to arms " "the first vietnamese war"  " better off alone "  sont totalement envoûtants et vous laissent des la première écoute sur le carreau.

 

Pour info signalons que le groupe  s'est non seulement  inspiré d'un titre du velvet Underground (The black angel's death song) pour son nom de scène mais que leur  logo rend également hommage a Nico  (vous avez dit culte?)

 

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The Black Angels  -  Young  men  dead 


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31/01/2017

Our mother , the mountain ( Townes Van Zandt 1969)

 

 

Townes Van Zandt  - Kathleen


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Les initiés ,les connaisseurs le savent depuis longtemps  Townes Van Zandt est un artiste a part , compositeur écorché et tourmenté , il est certainement l'une des plus belles voix de la musique américaine contemporaine

Son parcours atypique fait de lui un cas totalement a part .originaire du Texas il aura donné a son rare public des pages artistiques inoubliables

Suivant ses  envies, suivant son instinct , obéissant a aucune règle en place  ou a aucun système il fut capable de  tout plaquer des années durant pour vivre en ermite dans une cabane coupe du reste du monde.

Son mode de vie instable et inconstant , sa volonté absolue de conserver une totale liberté , sa fuite en avant permanente , ses dépressions chroniques , l 'abus d'alcool , de drogues , de médicaments , tous ces éléments qui  certes , composent  la légende  auront au final ruiné Peu a peu une carrière qui aurait pu (qui aurait du )être flamboyante

Fils d'une famille aisée (Son père a fait fortune dans le pétrole) il aura très vite  quitté le cocon familial pour partir sur les routes  ou sous les influences communes de Dylan  et Lightnin Hopkins il  finira par atterrir a nashville ou sa carrière artistique commencera vraiment

Fragile psychologiquement  il aura souvent puisé dans ses  souffrances personnelles et son mal de vivre les inspirations pour une  poignée d'albums qui sont reconnus  désormais  comme essentiels

Our Mother , the mountain publie en 1969 que Townes Van Zandt  reconnaissait comme  son véritable  premier album  ( Il a longtemps dénigré "for the shakes of song" son premier album  enregistré en 1968) fait évidemment partie de ceux la

Ce disque pure merveille d'harmonie folk et country est  désormais une référence ;  l'écouter près d'un demi siècle après sa  sortie reste un moment unique de grâce et de bonheur , le découvrir (pour tout ceux qui ne connaissent pas Townes Van Zandt) sera a coup sur une expérience musicale bouleversante

Celui que l'on surnommait le Van Gogh de la musique américaine  aura bien malgré lui bâti une réputation d'artiste culte et maudit

Même si il fut quelque peu Réhabilité de temps avant sa mort (en 1997) grace a de nombreux groupes ou artistes se revendiquant de son influence (Cow boy junkies , Tindersticks) Townes Van Zandt  reste un artiste  peu connu du grand public et  le decouvrir au travers de cet imense album  vous procurera a coup sur un choc musical  important.

 

Townes Van Zandt  -  Second  lover song


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