23/07/2008
L'horloge ( Charles Baudelaire )

Juste pour le plaisir et sans aucune autre raison particulière que
l'envie de vous faire relire ce poème sublime de Charles Baudelaire
et pour vous rappeler que .... Sacrilège ! Mylène Farmer en avait fait
une adaptation musicale plutôt pathétique au début de sa carrière.
Horloge ! Dieu sinistre , effrayant ; impassible
dont le doigt nous menace et nous dit 'souviens toi '
les vibrantes douleurs dans ton coeur plein d'effroi
se planteront bientôt comme dans une cible
le plaisir vaporeux fuira vers l'horizon
ainsi qu'une sylphide au fond de la coulisse
chaque instant te dévore un morceau du délice
a chaque homme accordé pour toute sa saison
trois mille six cent fois par heure
la seconde chuchote 'souviens toi '
rapide avec sa voix d'insecte
maintenant dit 'je suis autrefois'
et j'ai pompé ta vie avec ma trompe immonde
Remember ! souviens toi ! prodigue! esto memor!
mon gosier de métal parle toutes les langues
les minutes ,mortel folâtres sont des sangsues
qu'ils ne faut pas lâcher sans en extraire l'or
souviens toi que le temps est un joueur avide
qui gagne sans tricher , a tout coup c'est la loi !
le jour décroit ,la nuit augmente 'souviens toi'
le gouffre a toujours soif ,le clepsydre se vide
tantôt sonnera l'heure ou le divin hasard
ou l'auguste vertu ton épouse encore vierge
ou le repentir même ,oh! la dernière auberge
ou tout te dira " meurs ! vieux lâche
il est trop tard"
Charles Baudelaire (extrait des fleurs du Mal - 1855)
11:00 Publié dans arts, Culture, Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : baudelaire, l'horloge
22/07/2008
Comme un souvenir de finale
Comme un goût amer de finale de coupe du monde avec ce pochoir vu au hasard d'une rue en plein festival Off en Avignon un apres midi de juillet 2008.
10:30 Publié dans arts, Culture, divers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : finale, zidane, football
16/07/2008
Olé ( Florence Quentin 2005)
Consternant , affligeant et a la limite du pathétique Olé réalisé par Florence Quentin une ex scenariste et dialoguiste 'Tatie danielle " 'la vie est un long fleuve tranquille " est un naufrage absolu malgré le duo alléchant sur le papier .
Depardieu qui comme a son habitude depuis deux décennies tourne tout et n'importe quoi et Gad Elmaleh qui a heureusement depuis redressé la barre sont ici a la dérive totale .Nous sommes ici proche (très proche) du niveau zéro avec ce navet authentique qui se veut comédie sans jamais l'être ne serais ce l'espace de quelques minutes. a fuir !
11:08 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : olé, gerard depardieu, gad elmaleh
02/07/2008
La belle vie ( Jay Mc Inerney -2007)
Jay Mc Inerney devient a moins de 30 ans l’un des écrivains les plus connus des États-Unis d' Amérique en publiant " Journal d’un oiseau de nuit ": 1 million d’exemplaires vendus en un an, des traductions dans le monde entier et Mc Inerneycommence à incarner la figure de l’écrivain à succès au bras des tops models dans les soirées mondaines.Si la tragédie du 11 septembre est le fil conducteur de 'La belle vie ' les évènements terribles de cette journée historique dont on n'a pas fini de mesurer la portée ne sont pourtant pas au centre de l'histoire et c'est plutôt le choc de l'après 11 septembre , la prise de conscience ,la remise en question qui constitue la véritable trame et le force de ce roman .Car l'onde de choc de cette journée inoubliable pour l'humanité est ici traitée d'un point de vue humain .En mettant volontairement de côté la politique et en se concentrant sur le facteur humain de l'évènement Mc Inerney nous bouleverse .Jamais son livre ne s'apitoie sur les innocentes victimes , bien au contraire l 'ecrivain ne nous parle que des vivants , des recapés de tout ceux pour qui 'rien ne sera plus jamais comme avant '
Et dans l'horreur de cette tragédie et des décombres fumantes du World trade Center Jay Mc Inerney fait surgir l'espoir et l'amour et remet en question tout un système basé sur des convictions et des sentiments nourris au rêve américain que le 11 septembre a définitivement balayé .
11:19 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jay mc inerney
01/07/2008
Phenomènes (M.Night -Shyamalan -2008)
Indiscutablement Shyamalan est un cinéaste important ,on, le constate chaque nouvelle sortie de film est un véritable évenement et depuis le choc en 2000 de Sixième sens ( son premier film et son meilleur a ce jour) le réalisateur s'est auréolé d'un statut de metteur en scène culte . Personnellement je reste convaincu que ce statut est très exagéré et que Shyamalan est avant tout un realisateur qui bénéficie d'une certaine 'hype ' .Toutefois même si je ne peut nier que 'Incassable (2000) est un film plutôt réussi et qui impose un style , une patte indéniable .le cinéma de Shyamalan m'ennuie un peu ( Signes en 2002 et Le village en 2004 ) ne resteront pas de grands souvenirs cinématographiques aussi si le sujet que le réalisateur a choisi d'aborder pour Phenomenes ' me semblait passionnant je redoutais la manière dont Shyamalan allait traiter ce sujet.
Phenomenes se situe a la lisière du cinéma fantastique et du film a suspense, le film nous fait souvent penser a certaines series B des années 50 , des films au titres souvent evocateurs ( "le météore de la nuit " - " les soucoupes volantes attaquent ") mais le clin d'oeil le plus évident ,le plus flagrant n'est pas a chercher uniquement du coté de ces séries B mais également du côté de Hitchcock et bien évidemment des "oiseaux ' cependant ici pas question de mouettes et de corbeaux ici c'est une nature plus discrète ,plus sournoise qui frappe , la nature dans ce qu'elle possède de plus beau , de plus serein les arbres ,les plantes ,les feuilles , les fleurs tout ici devient danger , tout ici devient ennemi . La première partie de 'phénomènes ' est incontestablement la plus maîtrisée ,la plus réussie car une fois la situation d'angoisse en place le rythme ralentit ,le film perd en intensité dans la seconde partie et ne nous captive plus.
Le casting de ce film ne sauve malheureusement pas cette baisse de régime car Disons le tout net Zooey Deschanels qui roule des yeux a nous donner le tournis est une comédienne plus que moyenne ; Mark Walhberg est beau gosse , certes mais niveau jeu d'acteur c'est assez limité . Au final reste un film inégal a dimension prophetique dont certaines scenes sont sublimes (la chute simultanée des corps du building en construction , les suicides en chaines en plein Manhattan) et d'autres qui malheuresuement frisent le ridicule . C 'est cette inconstance qui est regrettable et genante et qui au bout du compte fait de 'Phenomenes ' un film moyen qui laisse quand les lumières se rallument un gout amer de frustation.
02:52 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : phenomenes, shyamalan
15/06/2008
Alain Bashung - Olympia 14 Juin 2008
Surtout ne pas s'imaginer que les quatre dates de l'Olympia d'Alain Bashung soient completes a cause de cette satanée maladie qu'il combat depuis des mois dejà et qui a bouleversé le monde de la chanson française. On le disait diminué et il l'est certes , visage marqué par la maldie les traces terribles de la chimiothérapie sont la pour attester l 'etat de santé déclinant de l'artiste mais pourtant la voix est la et bien la ,une voix unique , grave , une voix qui vous cloue sur place des les premieres secondes de ce concert chargé d'une émotion et d'un magnétisme quasiment palpable. L 'homme est en costume , chemise blanche , bottes de cow boy , chapeau vissé sur le crane pour dissimuler pudiquement une calvitie inévitable , avec son charisme , sa nonchalance il s'avance et deja la foule est en osmose avec lui . Le premier titre 'comme un lego' une merveille signée Bashung- Manset donne le ton de ce spectacle , la chanson qui s'impose dejà comme une des plus stupéfiantes du répertoire d'alain est chantée dans une ambiance quasi religieuse .
les titres extraits de 'bleu petrole' le dernier album de Bashung s'etirent les uns après les autres ( " hier a Sousse ' ' sur un trapèze" 'venus" '" je t'ai manqué ' " j'ai tué la pianiste' toutes interprétées sobrement a la perfection et avec une classe folle , Bashung fatigué chante tantôt assis sur un tabouret tantôt debout agrippé au pied de micro .Les musiciens autour de lui sont en parfaite harmonie (Yann Pechin formidable a la guitare) et le public conquis d'avance est totalement subjugué , Bashung alterne les titres de 'bleu petrole ' avec des incontournables ' osez Joséphine! - 'vertige de l'amour ' 'la nuit je mens ' mais il s'autorise aussi quelques titres cultes ' volontaire ' 'legere eclaircie "'Titres bien connus des fans de toujours , des chansons incontournables enflamment un Olympia qui chavire depuis une heure deja .
Pas de titres extraits de l'imprudence son ténébreux précèdent album mais quelques trésors puisés dans ' chatterton" ( "happe" " a perte de vue " ) ou de" fantaisie militaire "" mes prisons ' " "samuel Hall " " .Le single ' président , résident de la république' tant attendu arrive en fin de concert suivi de deux inévitables rappels avec un madame Reve" absolument enorme ,suivi d'un duo avec Chloé Mons ( madame Bashung a la ville ) pour "bill & jane " un titre aux accents country ' puis le grand , l'immense bashung nous offre 'nights in white satin' des Moody Blues. pour conclure par un 'angora ' beau a pleurer ou les paroles de cette chanson sublime extraite de 'fantaise militaire' prennent désormais un poids et une portée nouvelle
"Les pluies acides décharnent les sapins
J'y peux rien, j'y peux rien
Coule la résine
S'agglutine le venin
J'crains plus la mandragore
J'crains plus mon destin
J'crains plus rien
Le souffle coupé
La gorge irritée
Je m'époumonais
Sans broncher
Sous le choc , enthousiasmé , par ce concert electrique et intense le public crie et hurle son amour a Bashung qui le lui rend bien , l'artiste visiblement est ému ; lui si hermétique si distant par le passé lors des prestations scéniques est cette fois terriblement ébranlé par l'hommage rendu ce soir par son public , un public qui a compris depuis l'extinction des lumières que l'une des plus bouleversantes pages de l'Olympia s'est écrite ce soir .
Alain bashung -Angora
13:48 Publié dans Culture, Musique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alain bashung, olympia, chloé mons
06/06/2008
Tin drum ( Japan 1981)
Pépite musicale oubliée des années 80 " Tin drum " est LE chef d'oeuvre de David Sylvian et de son groupe Japan . Proposant un mélange des genres totalement nouveau , c'est un album totalement envoutant qui ne peut laisser indiffèrent. Les influences évidentes de Roxy music ou encore des Talkings heads ou bien évidemment de Bowie sont palpables mais laissent néanmoins la place a une vraie originalité dans la musique proposée par ce groupe originaire de la banlieue de Londres
.Une instrumentalisation soignée ( violon , contrebasse, percussions asiatiques) apporte a 'tin drum ' une touche unique qui va démarquer Japan de la plupart des groupes post punks et new wave des années 80. Le soin apporté a la conception de ce disque (le cinquième du groupe) va transformer 'tin drum ' en disque miraculeux auquel malheureusement le groupe ne survivra pas puisque Japan se séparera apres la tournée qui suivit cet album . "Tin drum " est donc un album (re)decouvrir , et a réhabiliter de toute urgence , c'est un disque hors du temps et hors des modes qui échappe par son audace et son climat unique aux clichés habituels des disques de la période des années 80 et qui reste malgré sa courte durée (huit titres seulement) un disque essentiel .
Japan - Talking drums
01:38 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27/05/2008
Seconds thoughest in the infants (Underworld -1996)
Sorti en 1996 " second thoughest in the infants est le second album d' Underworld après Dubnobasswithmyheadman paru trois ans auparavant . Le groupe de Karl Hyde et Rick Smith semble avoir trouvé sa vitesse de croisiere depuis l'arrivée de Darren Emerson le jeune prodige D J élevé au rythme de la trance et de la techno. Si le premier album du trio fut un vrai succès ce deuxième opus sera celui de la confirmation de l'explosion d' Underworld sur la scene eléctro mondiale. Bien accueilli par le public second thoughest in the infants se vendra mieux que le premier album notamment grâce à la sortie dans le même temps du single Born Slippy, apparaissant sur la bande originale du film Trainspotting.
Ce virage musical est assez inoui car Underworld avait déjà enregistré a la fin des années 80 deux albums a tendance pop fadasse ,albums totalement passés inaperçus le groupe de Karl Hyde n'ayant pas encore reçu de plein fouet la vague electro qui vdébouler et voir apparaître toute une pléiade de formations acceuillis par un très large public (Orbital - the Orb - The Chemical brothers -Leftfield Future sound of london - )
C'est donc après deux albums sans grand intérêt que le groupe ressuscite pour devenir l'un des fers de lance de la musique electro-dance au milieu des années 90. Ce disque contrairement a pas mal d'albums issus de cette vague musicale n'a pas trop vieilli et reste aujourd'hui encore une référence car il symbolise une certaine forme de liberté" artistique et synthétise parfaitement l'osmose entre la pop et la musique électronique , 8 titres sur cet album essentiel et huit bombes de dance-floor avec quelques merveilles absolues - juanita-kiteless - to dream of love une trance époustouflante de plus de 16 minutes le fabuleux 'confusion the waitress''ou encore bandstyle stappys curry ' un bijou tout en apesanteur , signalons également 'pearls girls' un titre qui annonce (et qui ressemble) a la bombe a venir a savoir le single 'born slippy ' ou enfin 'rowla ' une machine de guerre electro qui lorgne du coté de Carl Cox
Enfin si sur certaines edition de 'seconds thoughest in the enfants ne figure pas le tube 'born slippy ' il convient de savoir que certaines editions associent au CD un 2 titres sur lequel on retrouve le désormais tube mythique du groupe britannique accompagné de 'Rez ' un autre monument , une longue transe hypnotique de près de 10 minutes
Underworld - confusion the waitress
15:30 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : underworld
18/05/2008
Cyrano de Bergerac ( jean- paul Rappeneau -1990)
Sorti en 1990 le Cyrano de Bergerac signé par jean-paul Rappeneau n'a rien perdu ni de sa fougue , ni de sa splendeur ni encore moins de son panache.
le revoir après toutes ces années procure encore des moments d'émotions , de frissons , de lyrisme tant liés a la beauté du texte de Rostand qu'a l'interprétation inouie et exceptionnelle d'un Depardieu lumineux et habité .
Le comédien chausse les bottes du plus célèbre des gascons et se coule , se moule , se fond dans la peau du célèbre et truculent heros pour nous offrir une interprétation totalement stupéfiante .Depardieu est tout simplement monumental
Autour de Lui Anne Brochet est magnifique , toute en finesse , en pudeur , en retenue , jacques Weber lui aussi est parfait comme tout les personnages truculents , cocasses, drôles , émouvants , poetiques qui gravitent autour de l'astre Depardieu . Ce film énorme par l'ampleur du projet et par le résultat éblouissant fait honneur au cinéma , a la poésie et au théâtre français.
L'un des films-clés du cinéma français et un chef d'oeuvre absolu
10:46 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : depardieu, rappeneau, cyrano de bergerac, anne brochet
13/05/2008
La maison du bonheur ( Danny Boon - 2006 )
Evidemment le phénomene desormais incontrolable autour des ch'tis va jouer en faveur de 'la maison du bonheur ' et beaucoup de gens qui avait ignoré ce premier film de danny Boon (adapté de sa pièce 'la vie de chantier') vont peut-être le trouver très drôle. Que dire sinon que ce film n'est guère plus qu'une comédie franchouillarde toute juste moyenne (et encore)dont on peut se passer aisément et que la séance de rattrapage autour de Danny Boon réalisateur ne s'impose absolument pas .
Si le scénario peut s'avérer amusant le film sombre assez vite dans la caricature malgré toute la bonne volonté sympathique de Danny Boon , ce n'est certes pas les gesticulations fatiguantes de Daniel Prevost (improbable agent immobilier véreux ) ni le duo d'ouvriers bêtes a manger du foin (dont n'importe quel individu doué de raison se serait débarrassé des le premier jour des travaux )qui viendra rehausser le ton comique de ce film ou finalement on ne rit que très peu .Quant a Michèle Laroque on a curieusement l'impression que le cinéma lui propose toujours les mêmes rôles .signalons que Line Renaud déjà très en dessous de ses partenaires dans 'bienvenue chez les ch'tis ' est ici encore d'une nullité confondante. Au bout du compte ' la maison du bonheur ' n'est rien d'autre qu'une comédie simple voire simpliste qui se regarde distraitement et qui s'oublie a peine le téléviseur éteint
15:14 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : la maison du bonheur, danny boon
11/05/2008
La fin tragique et mystérieuse de Jean Seberg
Le 8 septembre 1979 on retrouve a l’arrière d’une Renault 5 blanche sous un plaid, le corps sans vie de la comédienne jean Seberg, disparue depuis plusieurs jours de son domicile parisien l’actrice qui semblait dépressive et malade s’est semble t’il suicidée aux barbituriques et a l’alcool (plus de 8 gr dans son sang révéleront les analyses) ,cependant de nombreux doutes autour de ce suicide peuvent permettre de penser que toute la lumière n’a pas été faite sur cette tragédie . Découverte par le metteur en scène Otto Preminger qui cherchait une inconnue pour le rôle principal de Jeanne d’arc, le film sera un échec et c’est avec le mythique A bout de souffle de jean –Luc Godard que Seberg sera immortalisée a jamais , en incarnant le personnage de la petite marchande de journaux américaine elle entre dans la légende cinématographique pourtant déjà a cette époque elle semble ne s’intéresser que modérément a sa carrière préférant les engagements sociaux et politiques .Sa vie sentimentale semble être un échec ,son mariage avec le dandy François Moreuil tourne court .Elle rencontre bientôt un homme d’un tout autre calibre en la personne de Romain Gary célèbre écrivain international il vivent ensemble une belle histoire d’amour et après la naissance de leur premier enfant Diego ils se marient le 16 octobre 1963. Tout en continuant a tourner des films inégaux jean intensifie ses actions et ses engagements notamment en faveur des Black panthers ,elle soutient également la cause des indiens d’Amérique victime selon elle d'un pays qui s'enfonce dans le capitalisme en oubliant ses racines , mise a l’index par l’industrie du cinéma c’est bientôt le F.B.I qui décide de surveiller de très près la jeune militante ,filatures ,intimidations , écoutes téléphoniques , rien ne lui est épargnée ,le comble semble atteint lorsque enceinte de son second enfant la rumeur pretend que le bébé est le fruit de ses amours avec un leader des Black panthers’ .Cette fois Seberg craque, déstabilisée elle tombe gravement malade et accouche d’un bébé prématuré, une petite fille qui ne survit que quelques heures. Scandalisée jean décide de porter son enfant en terre dans un cercueil de verre transparent pour que les photographes puissent voir la couleur blanche de la peau de son enfant . Apres cette tragédie les choses ne seront plus les mêmes pour l’actrice qui sombre dans une grave dépression, ses amis s’éloignent et même ceux qu’elles a soutenus ne la suivent plus, on l’a juge encombrante, gênante, son couple ne survit pas et malgré les liens forts qui l’unissent a Romain Gary le couple divorce. Elle se console auprès du réalisateur Dennis Berry fils du comédien jack Berry qui dut quitter les États –unis victime du maccarthysme et se réfugia en France pour continuer une carrière sans grand intérêt. Bientôt une nouvelle rumeur se répand a nouveau on murmure que jean Seberg sympathisante des officiels algériens du F.L.N a une liaison avec Aziz Bouteflika actuel président algérien alors premier ministre ,le gouvernement algérien décide alors de prendre ses distances avec l’actrice et elle est interdite de séjour en Algérie . Si cette rumeur n’a jamais pu être confirmée une chose est sure jean Seberg quitte Dennis Berry pour s’installer en compagnie d’un individu plutôt louche Ahmed Asni, que la police française soupçonne de trafic international de stupéfiants, l’homme est violent et intolérant et bat Jean a de nombreuses reprises, de plus il décide de diriger la carrière et les choix de la comédienne qui vit un cauchemar auprès de cet homme qui l’exploite et la vole,
le 29 Août elle téléphone a ses proches , paniquée elle raconte qu'elle est en danger et mêlée a un trafic international de drogue ,personne ne la prend au sérieux et on pense (a tort) qu'elle délire pourtant c'est le lendemain qu'elle disparaît de son domicile du 125 rue de Longchamp ,son corps sera retrouvé onze jours plus tard ,Ahmed Asni ’ayant signalé a la police qu'elle était partie nue sous son manteau une bouteille d'eau a la main ,alors cette menace était -elle réelle ? on est en droit aujourd' hui encore de le penser.Pour Romain Gary qui a bien connu la jeune femme et a conservé avec elle jusqu'à la fin de sa vie des liens étroits ?la vérité est ailleurs pour l'ancien mari de jean , cette mort n’est pas un suicide, il accuse clairement le F.B.I d’avoir éliminée jean Seberg supposée être un important support financier des Black panthers. 25 ans après le mystère de cette tragique disparition reste entier et de nombreux doutes subsistent autour de l’enquête et de ses conclusions hâtives. Triste fin pour une jeune femme qui avait choisie de vivre dans la vie réelle plutot qu'au cinéma des choses intenses et fortes et qui aura payé de sa vie ses convictions et ses choix .
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revoir jean Seberg dans A bout de souffle
http://www.youtube.com/watch?v=XrXHKb0FEpM
19:18 Publié dans cinéma, Culture, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jean seberg, romain gary
04/05/2008
Deux jours a tuer (jean becker -2008)

On Connaît la qualité de Jean Becker pour les adaptations littéraires rapellons les excellents films que furent "l'été meurtrier "(adapté de sebastien japrisot en 1983) 'les enfants du marais" (d'après georges Montforez en 1994 ou encore "Effroyables jardins " tiré du roman de Michel Quint en 2003) et c'est sans aucune crainte que je décidai de voir "Deux jours a tuer " son dernier film tiré du livre de françois d'Epenoux .
La présence d' Albert Dupontel au générique s'imposait comme une garantie supplémentaire pour un film réussi , Dupontel etant a mon avis l'un des acteurs les plus complets du cinéma français , des rôles de déglingués mémorables ("Bernie", "enfermés dehors") aux personnages fragilisés ("l'ennemi intime "-" un long dimanche de fiançailles" - "fauteuil d'orchestre ") il nous a toujours enthousiasmé et souvent bluffé.
Malheureusement ce film qui trouvera certainement son public par la force de son message ne m'a pas séduit car il pose a mon sens une question cruciale et essentielle a savoir : 'le fait d'etre condamné par la maladie donne t'il tous les droits? car c'est bien la le sujet du film et même si le scénario tente de brouiller les pistes par une histoire banale d'adultère ou de crise de la quarantaine on sent très vite qu'il se cache quelque chose de plus profond , de bien plus grave derrière le personnage tourmenté d'Antoine, .
Antoine a réussi professionellement ;il a une jolie femme (marie josée Croze formidable un role pourtant assez ingrat) une belle maison , deux enfants adorables , des amis , un chien , de l'argent et pourtant le temps d'un week end il va tout remettre en question , tout balayer , tout quitter sans y mettre les formes sans donner d'explications mais plutôt avec violence et fracas. Si 'deux jours a tuer ' n'est pas un mauvais film ' j'en suis ressorti déçu car je n'ai pas adhéré a la philosophie du personnage d'antoine je n'y ai vu ni courage ; ni noblesse mais plutôt une certaine forme de vengeance personnelle cruelle et lâche . De plus 'interprétation de Dupontel souvent irréprochable par le passé m'a semblé dans ce film inégale et parfois approximative , j'aurai préfèré voir ce rôle confié a un comédien plus étoffé plus crédible dans ses colères et ses tourments ( Depardieu ou Auteuil auraient étés formidables) .Il y a certes de jolis moments (notamment l'arrivée d'antoine en irlande) mais d'autres séquences sont totalement clichés et a mon sens un peu faciles (la scène avec l'auto stoppeur, le règlement de comptes au dîner d'anniversaire , la scène de la jaguar) bref au bout du compte un film qui ne m'a pas emballé et qui m'a laissé de marbre .A noter que "deux jours a tuer " se termine par une chanson terrible et sublime de serge Reggiani 'le temps qui reste ' une chanson qui par sa puissance et son impact ,vous donne le frisson et vous cloue sur place .
04:39 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jean becker, albert dupontel
29/04/2008
Exposition Keith Haring -Musée d'art contemporain de Lyon
Inspiré par le graffiti, , soucieux de toucher un large public, Haring commence à dessiner à la craie blanche sur des panneaux publicitaires noirs du métro de New York laissant des traces de son passage un peu partout dans new york et ,notamment dans l'east village Il va exécuer plusieurs milliers de ces dessins, aux lignes énergiques et rythmées inventant un style identifiable au premier coup d'oeil , répétition infinie de formes synthétiques soulignées de noir avec des couleurs vives On y retrouve bébés , humains , dauphins, crocodiles , postes de télévision, personnages de cartoons et de dessins animés ,chiens qui jappent, serpents qui dansent , silhouettes androgynes, soucoupes volantes, pyramides, . Pour que ses creations soient accessibles a tous Haring ouvre en 1986, dans le quartier de SoHo, a New York (sur Lafayette street ) son Pop Shop, une boutique hallucinante ( malheureusement fermée depuis peu ) où se vendent des objets, vêtements, posters, badges . bijoux illustrés par lui, comme autant d'œuvres , une démarche très controversée dans les milieux artistiques mais néanmoins soutenue par ses proches ( Andy Warhol. Madonna, Grace Jones, Timothy Leary, jean michel Basquiat .)
En 1988, il apprend qu'il est infecté par le virus du sida. Il s'engage dès lors fortement dans la lutte contre cette maladie, mettant tout son art et sa notoriété au service de cette cause et de sa visibilité. Il crée à cet effet la Keith Haring Foundationen 1989 , une association chargée de venir en aide aux enfants et de soutenir les organisations qui luttent contre le sida.L 'artiste donnera beaucoup de son temps aux hôpitaux , maternités et centres pour mineurs en décorant notamment gratuitement Les locaux de divers établissements a travers le monde (Pise , Paris , Monaco ,New york ,Washington , Chicago)
Condamné par la terrible maladie Haring va durant les derniers trimestres de sa vie peindre des tableaux plus difficiles ,plus engagés a l'image de l'étonnant tableau intitulé AIDS (voir ci contre) une oeuvre dérangeante que l'on peut voir dans cette rétrospective.
Rarement un artiste aura légué une oeuvre aussi énergique et foisonnante. Au terme d'une carrière éclair (seulement dix ans), Keith Haring est entré au panthéon des maîtres, tels Picasso et Warhol, artistes dont le style est immédiatement reconnaissable . Objectif atteint pour le créateur new-yorkais qui s'était donné pour mission de rendre l'art accessible à tous en donnant vie au langage des signes .n'en déplaise aux institutions qui n'ont jamais vraiment reconnu son talent de son vivant mais qui l'encense aujourd'hui et même si avant son décès la cote de keith Haring commençait a frémir et a grimper inexorablement elle atteint aujourd'hui des sommets (les plus belles oeuvres sur bâches se négociant autour de 2 millions d'euros et certaines pièces atteignent la barre des 3 millions)
Cette rétrospective lyonnaise ravira a la fois les inconditionnels de cet artiste (dont je fais partie) et permettra aussi a tous ceux qui ne le connaissent pas encore , de découvrir un artiste attachant , un véritable génie visuel , un électron libre du monde artistique disparu trop jeune et qui séduira par l'incroyable sentiment de gaité et de liberté procuré par la vision de ses toiles . Témoin visionnaire et incontestable de son époque Keith haring laisse une oeuvre colossale (dont une toute petite partie seulement (250 tableaux et sculptures) nous est présentée dans cette rétrospective néanmoins passionnante.
site officiel de Keith Haring
11:28 Publié dans arts, Culture, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : keith haring
18/04/2008
Astral Weeks (Van Morrison 1969)

En 1969 Van Morrison avait déjà gagné ses galons de chanteur rock au sein du groupe Them que le hit planétaire G.L.O.R.I.A (repris notamment par Patti Smith et par les Doors) avait installé parmi les groupes les plus intéressants de la scène britanniques faisant d’eux les rivaux des Kinks ou des Animals.
Van Morrison s’échappe une première fois en solo avec un titre éblouissant ‘brown eyed girl composé avec d’autres a new York en 1967 pour un album inachevé. Quelques trimestres plus tard il s'installe à Londres et renoue avec ses origines irlandaises dans ses nouvelles compositions. Entouré de musiciens inspirés il va alors enregistrer en 2 jours astral weeks‘ le chef d’œuvre définitif de sa carrière qui va devenir l’un des disques les plus intenses et les plus stupéfiants de toute l’histoire de la musique.
Suicidaire commercialement parlant puisqu’il ne comporte que 8 titres dont 5 font plus de 6 minutes ce bijou se vendra très peu mais va ast va récolter des critiques dithyrambiques partout dans le monde . Disque hors des modes et hors du temps, disque de troubadour génial et habité astral weeks auréolé d’un culte quasi mystique exprime les tourments intérieurs d’un compositeur qui semble avoir été touché par une grâce absolue. La voix en apesanteur de van Morrison enchaîne les chansons sur ce disque nostalgique qui n’engendre jamais la tristesse mais plutôt une douce mélancolie.
on peut dire sans hesiter que ce disque rivalise avec des albums de la dimension émotionnelle du 'blonde on blonde' de Bob Dylan ou du Five leaves left de Nick drake 'ou encore du 'rock bottom de robert Wyatt
Certains titres frisent la perfection dans l’interprétation et l’orchestration notamment Cyprus avenue, madame George ou encore the way young lover do un titre que reprendra de fort brillante manière le surdoué Jeff Buckley sur Grace son célèbre premier album.
Régulièrement cité dans les listes des albums essentiels de l’histoire de la musique Astral weeks est un diamant à huit plages, un véritable trésor dont on se délecte a chaque écoute il est pour beaucoup le disque idéal et parfait celui qu’on écoute seul presque religieusement au milieu de la nuit et qui vous illumine de toute sa beauté intérieure
14:05 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : van morrison, astral weeks
15/04/2008
Histoire d'une photo 'The Butcher's cover (1966)
Comment les beatles apparemment le groupe de rock le plus "propret" de la planète s’était-il retrouvé à faire cette photo d’un goût douteux?
La réponse, la voici…
En 1966, Bob Whitaker un photographe américain leur propose de réaliser une photo originale à l’opposé des clichés habituels
Les Beatles acceptent, la photo est mise en boîte et tout le monde est content… mais pas pour très longtemps.
Très vite, alors que ce n’était pas prévu, la photo est utilisée pour illustrer 'Yesterday & today ' un EP destiné au marché américain
. Les ennuis ne font que commencer…Les ligues puritaines américaines sont choquées et demandent le retrait immédiat des 750.000
copies du disque. Capitol s’éxécute. Les galettes sont rapatriées et une nouvelle photo est collée sur l’ancienne .rapidement le disque retourne dans les bacs. Finie la boucherie et les poupées désarticulées les Beatles posent cette fois-ci très sagement autour de malles de voyages
La pochette retirée a fait évidemment de cet EP un collector absolu et ce qui au départ n'était qu'une séance photo un peu 'underground' a donc causé de gros soucis au groupe et a la maison de disques . Interrogé sur ce sujet Paul Mc Cartney






























































