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14/10/2017

Souchon dans l 'air Vol.1 ( Various artists 2017)

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 Les albums de reprises de nos grands artistes (ou groupes) français sont très 'tendances ' depuis de nombreuses années et avec eux  leurs lots de réussites, de bonnes surprises ou de déceptions

Paru chez Universal en juin 2017 cet album qui revisite Souchon par toute une ribambelles d'artistes s'inscrit malheureusement dans cette dernière catégorie.

J 'ai une infini tendresse pour Souchon et son univers musical qui nous balade depuis des décennies.

j'apprécie sa discrétion , sa  délicate paresse, son élégance naturelle et désabusée et il fait incontestablement partie des meilleurs  représentants  artistiques de  sa  génération.

donc voici le volume 1 ( il y  aura  un  vol.2  de toutes évidences ) de cet album de reprises qui disons le tout net ne m'a pas vraiment  convaincu.

14 titres ou plutôt 13 l 'intro de 1'16  de Chilly Gonzalez   ( ' foule  sentimentale  ' ) est anecdotique avec au rayon des  belles surprises Arthur H  qui nous offre  une  version très personnelle  de  'j ai 10 ans  ' un tube  qui date  ca ne nous  rajeunit pas  de 1974 et également Katerine qui  s 'approprie le  délicieux  ' y ' a d 'la  rumba  dans l 'air  avec  sa desinvolture habituelle ou encore Izia qui nous offre une rejouissante 'balade de jim ' tres electro pop

 

a demie réussies ( et donc a demie ratées) les versions de Vanessa paradis ('le baiser ') , Benjamin Biolay ( 'la vie ne vaut rien ') ou Mathieu Boogaerts ( 'quand j 'srai Ko")

les autres auraient du clairement s'abstenir ( 'fallait pas les inviter ') M catastrophique et horripilant ('les jupes des filles') Brigitte ( "allo Maman bobo ' sans charme et terriblement fade) Tété   et jeanne Cherhal tout comme Jean Louis Aubert qui lui réussit l'exploit de rendre insupportable l'une des plus belles chansons d'Alain Souchon ( 'et si en plus y'a personne') complètent la liste  des  'maillons faibles ' de ce disque au final sans grand intérêt..

Sinon mention spéciale a Oxmo Puccino culotté et hors catégorie qui ose et réussit a rajeunir un 'Poulailler's song" deja vieux de 40 ans '

 

 

 Izia  - la balade  de Jim

 
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Katerine  - y ' a d'la rumba dans l'air


podcast

 

Track-list

Chilly Gonzales – Foule sentimentale (intro)

Mathieu Boogaerts Quand j'serai K.O.

Vanessa Paradis – Le baiser Arthur H – J'ai dix ans

Izia – La ballade de Jim

Katerine – Y'a d'la rumba dans l'air

Benjamin Biolay – La vie ne vaut rien

  Juliette Armanet – Ultra moderne solitude

Jean-Louis Aubert – Et si en plus y'a personne

-M- Sous les jupes des filles

Oxmo Puccino Poulaillers song

Jeanne Cherhal  Rame

Tété Bidon

Brigitte Allô maman bobo 

 

 

 

19:41 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

12/10/2017

R.I.P Tom Petty (1953-2017)

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 Même   si je concede ne pas l'avoir souvent  écouté  Tom Petty faisait indiscutablement partie du paysage rock d'une Amérique légendaire avec les images  d'Epinal qui vont avec

Fidele a  sa Floride  natale Tom Petty et son look atypique  auront  traversés les décennies alternant passages a  vides  , périodes  de  vache enragée et gros succes  populaires  aux Etats Unis  et un peu partout  en Europe

 il forme The Heartbrekers des  1975 mais le chemin vers la réussite sera long malgré  de  bons  albums

il lui faudra  attendre  'Dawn  the torpedoes '  en 1979 ( avec le  single  'refugee') pour  être  enfin reconnu sur la scène Rock

inspiré par le  rock 'n roll des  origines il voue une admiration pour  des  groupes  comme Les Byrds ou Creedence Clearwater  revival  mais aussi  bien  evidemment  pour les Stones ou les Beatles mais  garde  cependant un recul et un détachement qui vont lui permettre  de conquérir un large public dans les années 80

Musicien engagé et militant  anti nucléaire actif il sera aussi première la rock -star a engager une lutte  contre l 'industrie du disque  et a imposer une baisse  des prix  pour  ses  albums

En 1991 il enregistre  ce  qui sera  sans doute  son meilleur album  ' into the  great wide open ' un disque  qui porté  par le tube  'Learning  to fly  ' se vendra plusieurs millions  d'exemplaires.

On  n'oubliera pas  non plus les  deux albums inattendus et enregistrés avec le 'super-groupe  '  Traveling Wilburys dans lequel le  hasard l 'aura conduit.

l 'anecdote  est resté célèbre

En 1988, George Harrison qui est resté  proche de  Bob Dylan lui demande d'utiliser son studio d'enregistrement  de Malibu pour enregistrer une chanson, Handle with Care, qui doit apparaître en face B de This Is Love, tirée de son album solo "Cloud Nine" .

Il amène Roy Orbison et Jeff Lynne ( Electric light orchestra) , avec qui il déjeunait ce jour-là.

Dylan  présent lui  aussi decide  de  participer  à la séance, qui tourne à la fête entre potes

 Tom Petty voisin n' était pas censé faire partie du groupe, mais George Harrison ayant oublié sa guitare repart  chez lui et  rencontre Tom Petty  qu il 'invite illico  à se joindre a eux.

Ainsi naquirent   les Traveling Wilburys qui  vont enregistrer  ' traveling wilburys volume 1  sous les pseudonymes suivants

Otis Wilbury (Jeff Lynne)

Nelson Wilbury (George Harrison)

Charlie T. Junior (Tom Petty)

Lefty Wilbury (Roy Orbison)

Lucky Wilbury (Bob Dylan)

 

 en 1990 ils vont  se  retrouver pour  'traveling wilburys volume 3" ( ils  ne  devaient pas  aimer le  chiffre  2 ) sans Roy Orbison legende  des  années 60 et mort a  52 ans d'une  crise  cardiaque  en décembre 1988

le même Roy Orbison  obtiendra   en 1990 un succès posthume  planétaire avec  'oh pretty woman    sur la B.O du  celebre  film  

Trois  décennies  plus  tard et après avoir  combattu la dépression et  une longue addiction à l'héroïne grâce  a  la méditation transcendantale c'est Tom Petty qui sera a son tour  victime d'un arrêt  cardiaque  dans  sa  villa de Malibu 

Il  laisse  derrière  lui a l'image d'un Neil Young ou d'un Bruce Springsteen une  certaine  idée  de la musique  rock  celle  d'une une conception et d'une approche artistique et artisanale pleine  d'authenticité et de  simplicité.

 

 

 Tom Petty & The Heartbreakers  -  Learning  to  fly


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Traveling Wylburys  - Handle  with care

 


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10:40 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

10/10/2017

Harvest ( Neil Young 1972)

 

 

 

 

 

Harvest-Remasterise.jpgQuelque part  dans  une  chronique  a propos de  ce  disque majeur un internaute  écrivait ceci

Il y a quelques années, un imbécile qui certainement  ne connaît rien au Beau, avait affirmé qu’une vie était ratée sans montre de luxe à cinquante ans. Il s’est trompé de peu, une vie est bel et bien ratée si l’on n’écoute pas Harvest avant cinquante ans…"

Cette  réflexion ironique mais non dénuée  d'une vérité  absolue a failli donc me faire  defaut car je confesse  etre venu a Neil Young  tard ( tres tard )

Les  raisons m'échappent encore et elle  sont sans importance puisque au final la rencontre a bel et bien eut lieu.

Que dire  donc  qui n'a pas été  dit  sur cet album qui réussit le miracle de la simplicité et de l'émerveillement

En 1972  Neil Young  enregistre a Nashville ce qui sera  son 4eme disque après le succès d'After the gold rush (1970) album qui l'a propulsé  sur le devant de la scène

Pour ce  disque brut et enraciné dans la tradition  folk Le canadien offre 10 pépites  présentées sous une pochette sobre en carton marron ou il faut  bien distinguer le soleil qui l'illumine  car si Harvest est un album profond et  terrien  il n'en demeure pas moins un  disque chargé d'une grande  sensibilité que Neil Young  enregistre a une  période importante  de  sa vie

Beaucoup de  choses  très personnelles  donc  dans ce  disque épuré et qui nous propose  une délicieuse invitation au voyage et une introspection dans l'univers de  son auteur

De  'out of the week end  " ou  'harvest   qui évoquent la rupture amoureuse   de 'old man'  (  vraisemblablement  en hommage a  son père) de la  recherche  éperdue de l 'amour  total (  '  heart  of  gold  ' )  a  "A man needs a maid" qui symbolise  l'amour retrouvé, (en l'occurrence l'actrice Carrie Snodgress avec laquelle il aura un enfant )  des  chansons plus sociales  ' Alabama '  qui évoque le sud et le KKK    a ' the needle and the damage  done  , terrible chanson sur les  ravages  de l 'héroïne ( et inspirée  par la disparition de Danny Whitten  musicien  et ami du groupe Crazy Horse )  a  "Words  "( Between the Lines of Age)  qui  conclut brillamment cet album et ou il  dresse un constat  sans concession de  sa  situation personnelle Neil Young offre  a un monde qui se  réveillé douloureusement  de l 'utopie hippie un disque majeur  de la culture musicale américaine.

 

Neil Young - heart of  gold


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Track-List

1  Out on the weekend (4.35)

2 Harvest  (3.11)

3 A man needs a maid  (4.05)

4 Hearts of  gold  ( 3.05)

5 Are you ready for the country ?  (3.33)

6 Old Man   ( 3.24)

7 There's a world  (2.59) 

8 Alabama  (4.02)

9 The needle and the damage done    "recorded in concert January 30, 1971"  ( 2.02)

10 Words (Between the Lines of Age)" (6.40)

 

09:48 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

09/10/2017

La Dolce Vita (Federico Fellini 1960)

 

 

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a  venir........

18:33 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

08/10/2017

Blood on the tracks (Bob Dylan 1975)

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Quinzième album de Bob Dylan , un an après 'Planet Waves '   sorti en 1974 "Blood on the tracks" est dans un premier temps rapidement enregistré a new York mais Dylan qui n'aime pas trop le résultat final décide de reprendre la moitié des titres a Minneapolis .

L'album est assez   sombre , Dylan est en plein divorce avec Sara son épouse depuis 1966 et la mère de ses quatre enfants dont Jakob Dylan futur musicien ( et chanteur du groupe The Wallflowers)

Plusieurs titres de l'album abordent   (parfois indirectement) ses problèmes de couple "You're A Big Girl Now" ' if you see her , say Hello " "Meet me in the morning " you' re a big girl now " et   bien entendu ' idiot wind '

Dans toutes ces chansons Dylan exorcise ses propres démons et se livre sans pudeur avec une véritable sincérité mais au travers des désillusions de  son propre couple Dylan nous parle aussi des difficultés de communication  et de l 'érosion du  couple en général

' Blood on the tracks ' est a mon sens l'une des plus grandes réussites de la riche carrière de Bob Dylan un disque folk tres nerveux, très  tendu  et d'une  grande  noirceur  chargé de futurs classiques et de titres emblématiques car au dela des chansons inspirées par sa situation personnelle Dylan nous offre ici quelques classiques absolus

'Shelter from the storm ' " Buckets of rain '  ' simple twist  of  fate  " et bien évidemment 'Tangled up in blue '   qui ouvre cet album magistral sont notamment des titres absolument stupéfiants ou l'art de Dylan semble toucher a son apogée

Disque fondamental pour entrer en Dylanie , album torturé , a la  frontière  du mystique  ( voir  "Shelter from the  storm ' disque malade mais jamais dépressif ce ' blood on the tracks' est incontestablement l'un des plus grands crus dylaniens de toute son abondante discographique.

un  disque  a la  fois  témoignage mais  aussi un  disque  référence de la culture  dylanienne

 

 

                                                    TRACK - LIST

 

FACE A

Tangled Up In Blue

Simple Twist Of Fate

You're A Big Girl Now

Idiot Wind

You're Gonna Make Me Lonesome When You Go

FACE B

Meet Me In The Morning

Lily, Rosemary And The Jack Of Hearts

If You See Her, Say Hello

buckets  of  rain

Shelter From The Storm

 

 

Bob Dylan  - Shelter from the storm


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Bob Dylan  - tangled up in blue


podcast

 

 

 

17:36 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

07/10/2017

Congo Requiem ( Jean Christophe Grangé 2016 )

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Bizarrement c'est le même  constat  que je fais a la  lecture  des 700 pages  de Congo Requiem  suite  de 'Lontano ' le  précèdent  roman de  Grangé  publié   en 2016   ( et   chroniqué   ici ) a  savoir  une  débauche  de  personnages  excessifs  et  de  scènes  que  l 'auteur  presente  volontairement  comme outrancières et scabreuses

certes on  retrouve le  rythme et les chapitres  courts qui dynamisent le récit  et caractérisent Grangé mais j 'ai envie  de  dire  'trop  c'est  trop  '

Grangé  Jadis maitre  de la noirceur  ( un  sujet  parfaitement  maitrisé  dans  ses  précédentes œuvres  (la ligne noire ," le passager '  la  foret  des Manes  ") bascule  ici  dans un style  qui se  veut  choc et  qui flirte  parfois  avec le  grand  guignol 

il  ressuscite  ici le  terrible  tueur  ' homme-clou' et  fait  graviter  autour de lui des  personnages  fantomatiques  et   tous dérangés , pas de place ici a une quelconque  normalité  tous les   protagonistes  de  ce   roman  sont  des  personnages  a la limite de la  névrose ou plongé  dans  une  totale  folie ahurissante  et destructrice

Avec  cette  galerie de portraits  tous peu recommandables Grangé nous balade du Congo ,a  la Suisse  , en passant  par  Florence , Paris ou  la Bretagne 

Son roman au  final est victime de cette  surenchère de violence  et  de ses  personnages tous décalées et  extrêmes Qui finissent  par  décrébiliser l 'histoire et par  user le (pourtant  fidèle) lecteur que je  suis .

 

 

18:04 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

02/10/2017

Barbara ( Mathieu Almaric 2017)

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Derrière cette affiche  sublime se cache l 'une de mes plus grosses  déceptions  cinéma  depuis bien longtemps.

En effet le projet cinématographique   de Mathieu Almaric autour  de Barbara ( disparue  il y a  tout juste 20 ans ) se  révèle décevant voir  davantage  tant le film est vide  et creux

Certes l idée du faux Biopic est séduisante mais finalement  j 'aurais préféré  un Biopic plus conventionnel ( et  réussi) qu'un faux Biopic raté et prétentieux

Car il s'agit bien de  ca,  un  film  prétentieux qui se  veut  intello et qui a defaut de poésie ne degage que torpeur et ennui

Jeanne Balibar dont il faut  ici saluer la prestation (  dans  un role  je l'avoue  risqué et casse-gueule) est convaincante  dans la peau de la  ' Dame en noir '  mais jamais le scenario ni la  construction du  film ne lui permettent   d'exploiter  ce  qui avec  plus de simplicité et de réalisme aurait  pu etre le  'rôle de  sa  vie  '

musicalement le film qui de plus ne s'appuie  que rarement  sur l 'œuvre musicale de Barbara arrive par ( de rares)  moments a nous intéresser  ( a  défaut de  nous emballer) grâce  aux  archives étonnantes  de Barbara  (la  vraie) mais cela  ne suffit pas a faire  de  ce '  Barbara '  un film a la hauteur  des  attentes  et  surtout  a la hauteur   du talent et de la personnalité hors du commun de l une des plus  grandes  artistes  françaises  de tout les  temps.

 

18:38 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (1)

24/09/2017

La Bonne humeur de Mister Mel

 

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J' ai evidemment   reconnu  son visage  bonhomme  et  jovial dans la  seconde même , une   espèce d'hilarité  permanente  illuminant  sa face de grand-père en goguette

En apprenant  qu'il est né en ......1926  la  stupéfaction est encore de mise.

 

Mel Brooks  réalisateur , acteur , producteur et  figure  importante  de la  scène artistique  de son époque était  donc  de passage  a paris  en  ce mois  de Septembre 2017

Débutant  dans  le  stand up (il écrit  Alors  avec un  jeune  débutant qui s'Apelle Woody Allen) il passe  sur les conseils  avertis de  son épouse la comédienne Anne Bancroft  ( inoubliable  "Mrs Robinson"  du 'Lauréat  '  a la  réalisation  en 1968 avec 'les producteurs  '  ( oscar  du meilleur  scénario original)

Il nouera  a cette  occasion une  relation de  travail et  d'amitié  avec Gene  Wilder   qui lui proposera  en 1972 de  réaliser  une  comédie   autour  du personnage  du Docteur Frankenstein 

Le  film  ' Frankenstein Junior  ' sera  une  réussite complète et  s'inscrit a ce  jour  encore  comme l'un des  joyaux  de la  comédie  burlesque  américaine.

Suivront  d'autres  films  inégaux  mais  totalement ' dingues  en 1974  ' Blazing Saddles  '  (bêtement  traduit  chez  nous  ' le  sherif  est en prison  ' ) puis  une  série  tout  aussi décalée  de  films  divers  (  "La folle  histoire  du monde '  ' le grand frisson  ' 'la  dernière  folie de Mel Brooks  ')

Souvent  comédien  dans  ses propres  réalisations il s'illustrera  en 1983 tenant aupres  de Anne Bancroft  ' le  rôle principal  de 'to be  or not  to be 'remake  hilarant et  déjanté  du chef  d'œuvre  de Lubistch

Mel Brooks  a évidemment  Produit  ses  propres  films  mais sera  en 1980 le producteur  du chef d'œuvre  de David Lynch    'Elephant man ' puis  celui  de 'la mouche '   de  David Cronenberg  en 1983

enfin comment ne pas  mentionner  " it's good to be a kingqui nous aura  fait  danser au début  des  années 80 joyeux et hilare comme l'impression  générale provoquée par la  rencontre   avec ce personnage au potentiel illimité  de  sympathie et  de  bonne  humeur

 

06/09/2017

Camping 3 ( fabien Onteniente 2016)

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On ne se fait évidemment guère d 'illusion lorsqu'on décide de visionner Camping 3.

Dix ans après le premier volet réalisé par Fabien Onteniente et après une suite déjà passablement ratée en 2010 nous voici pour la troisième fois ( et espérons le , dernière ) face a Patrick Chirac et toute sa bande de potaches habituels réunis autour de l insupportable campeur interprété par frank Dubosc

 

Si le premier volet contenait quelques gags et décrochait quelques sourires et si on pressentait l inutilité de retourner au'  camping  des  flots bleus ' des le second volet cette fois on peut sans hésiter affirmer que c'est le film de trop celui qu'il ne fallait ni réaliser (Onteniente toujours) ni interpréter ( pitoyable Claude Brasseur qui cabotine a mort dans ce film qui se veut comédie sans l'être ne serais ce qu'une demie seconde)

Que penser de Gérard Jugnot et Michèle Laroque tout deux désarmants de bêtise dans leurs personnages inutiles et grotesques ,l 'abyssale médiocrité de leurs rôles me laisse sans voix (il faut voir  sans plus  attendre  LA SCENE RIDICULE du space -cake pour le croire)

enfin il y a celui par qui le malheur (pardon le navet!) arrive Frank Dubosc dont le personnage réchauffé ne fait plus rire grand monde (gags douteux, humour d'un autre âge, dialogues affligeant, vision de la jeunesse déplacée)

Car oui on peut rire de tout encore faut il avoir quelques grammes de talent et de tact pour se le permettre

Quand Mr Pic (C Brasseur ) simule la maladie d'Alzheimer pour pouvoir boire autant de pastis qu'il veut je suis désolé ce n'est pas drôle, pas drôle du tout

Quand Polo (A.Dulery) fait avec  une  lourdeur insistante du pied a une femme qui porte une prothèse de jambe en bois la non plus   désolé  .....ce n 'est pas drôle

Quand Patrick Chirac (F Dubosc fuit son ami campeur le soupçonnant d 'homosexualité refoulée et le voit comme un membre des village people ou est l humour ?

quand Patrick Chirac se fait passer pour le père du jeune black devant le couple Jugnot -Laroque on atteint des sommets de crétinerie

j 'arrête la  les  exemples  ils  sont  trop  nombreux et tous  révélateurs

les personnages des trois jeunes perdus (par  hasard) dans cet océan de vulgarité et de bêtise contagieuse regardent leurs ainés avec un air ahuri et on les comprend tant la vision de l âge adulte présentée ici est consternante.

Mathilde Seigner a du sentir venir le coup puisqu'elle n 'est plus dans cet infâme suite mais les autres eux sont bien la et avec eux ,  leurs blagues limites ou éculées (l 'ode au Benco , l ode au pastis ,la partie de volley avec les nudistes...... )

Rien a sauver dans ce Titanic cinématographique ,Camping 3 touche le fond et atteint des profondeurs abyssales de debilité rarement explorées a ce jour

 

 

 

 

 

 

 

 

 

22:34 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (1)

05/09/2017

Blow - Up ( Michelangelo Antonioni - 1966)

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Assurément 'Blow Up  (verbe qui signifie 'aggrandir ' en anglais) est l'un des plus célèbres films cultes de l'histoire du cinéma .

le film réalisé  en  pleine periode  "swinging London ' . est l'œuvre  du  maitre Michelangelo Antonioni 

L 'histoire est désormais  connue de tous les cinéphiles (un photographe de renom prend par hasard les clichés d'un meurtre révélé par les agrandissements successifs de ses photos).

Redecouvrant 'Blow Up ',la première chose qui me frappe c'est la beauté esthétique du film de Michelangelo Antonioni et si evidemment le scénario semble (volontairement)  décousu il offre néammoins au spectacteur une vision glacée du monde interlope de l'Angleterre de l'époque , fêtes , défilés  de  mode, tops models , personnages décalés ,  drogue , musique ( les Yardbirds !!  présents ici au détour  d'une  séquence inouie passée depuis a la posterité ).

Le film  qui fut le seul  succès du grand realisateur italien (palme  d'or a cannes  en 1966) explore le fossé en  la réalité et  l'image . .

 

volontairement  lent  et  laissant les images prendre le pas sur les mots  Blow  up  est un film   totalement envoutant et  fascinant.

Le personnage central est interprété par David Hemmings désinvolte  a souhait qui incarne ici le photographe qui ne voit plus que le monde de l'autre coté du  miroir (Antonioni fut sans  doute inspiré sans doute par le célèbre David Bailey)  

on y retrouve la superbe Vanessa redgrave et une jeune anglaise débutante  jane Birkin . Le  film d 'Antonioni sera revu et corrigé en 1981  par Brian de palma (Avec John Travolta dans le  role  principal ) qui en réalisera un remake  ou le son prendra la place de l'image.et ou le titre  devient ' blow out"

A noter que selon la legende  le film fut inachevé lors de son tournage a londres , Antonioni devant  le terminer dans  les studios  italiens  puis ayant choisi finalement de le presenter tel quel  laissant place a une certaine incoherence et a une confusion qui accentue le sentiment de voyage interieur .

Rappelons enfin la musique ensorcelante de herbie Hancock qui rythme ce film definitivement a part.

 

08:50 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blow up, antonioni

04/09/2017

Merci la vie ( Bertrand Blier 1991)

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C 'est un film explosif a bien des égards

réalisé par Bertrand Blier et sorti en 1991 il synthétise a lui seul toute le cinéma si particulier et singulier de ce réalisateur atypique qui aime surprendre et ébranler le spectateur.

soyons clair Merci la vie est irracontable .

n'essayez même  car il est juste impossible de restituer le climat absolument chaotique voulu par Blier pour son scenario qui propose une vraie rupture et dépasse le cadre habituel des réalisations cinématographiques

Brouillant les époques , alternant brutalement couleur , sépia ou  noir et blanc , passant sans crier gare d'une époque a une autre , changeant les costumes des acteurs au cours d 'une même scène, enchainant du dramatique au burlesque, mêlant les mêmes personnages a différentes parties de son existence dans la même scène , bref vous l 'aurez compris un patchwork inattendu qui accentue le sentiment de désordre social et affectif souhaité par Blier.

 

Le film défendu par son réalisateur comme " une dénonciation des multiples obstacles à l’amour que sont la guerre, les maladies" se révèle au final aussi brillant qu'agaçant c 'est un film qu'on qualifiera  d'insolent dans lequel il est impératif ' pour ne pas décrocher 'de "se laisser porter "car, comme l’a dit Bertrand Blier lui-même, c’est « un film d’émotions "

Tourné en pleine explosion médiatique du Sida l 'ombre terrible de la maladie plane sur ce film aussi jovial que malade et glaçant.

Oser le parallèle entre l 'occupation par les nazis et le fléau du sida est certes risqué et déstabilisera plus d'un spectateur mais avouons le c'est  'gonflé ' de la part du réalisateur qui veut par "ce rapprochement "montrer la torpeur sourde de la société face a ces deux cataclysmes

Merci la vie' sorte de Double Féminin (volontaire) des 'Valseuses " (de nombreuses séquences en témoignent) restera de toute évidence un film totalement A PART

Comme souvent chez Blier , son film fait la part belle aux comédiens qui ici nous régalent avec en tète Anouk Grinberg totalement extraordinaire   et bouleversante alternant fraicheur et profondeur elle illumine le film a chaque apparition

A ses cotes dans le role de la copine mal dans sa peau   et fragile  on découvre une Charlotte Gainsbourg étonnante qui s'affirme la comme une  grande actrice incontournable

On  retrouvera avec émotion Annie Girardot  et  surtout jean Carmet  (césar du meilleur  second  rôle  pour  son personnage ' (agé)  de Raymond Pellevau )  , Michel Blanc  héritant  du rôle  du même Raymond Pellevau  ( jeune) et par la même de LA réplique la  plus 'formidable  du film "faudrait  savoir  dans quelle  époque  on est si il  y a    le sida il y  a pas les allemands  et si il y a les allemands  alors  il y a pas le  sida  et.... Alors  on baise "

Pour  etre complet  n'oublions pas Gerard Depardieu en medecin pas  tres net  ( pas  très net  du  tout  même) Catherine Jacob en irrésistible  frigide  et Jean Louis Trintignant  en officier  nazi

Film  déstructuré , déstabilisant et cru ,parfois  dérangeant  Merci la  vie  ( quel joli titre)   dynamite  les  codes ,les  genres  et les  règles  et nous  entraine  dans  un tourbillon ou il fait bon  s'égarer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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31/08/2017

Dare - the Human League (1980)

 

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il est de bon ton de vomir sur toute la production musicale  des années 80  et reconnaissons que beaucoup d'albums parus durant cette époque sont difficiles a écouter aujourd'hui tant ils ont vieillis cependant au milieu de cet océan de disques dispensables d'une période pas  forcement toujours  bien inspirée on peut trouver des réussites incontestables.


c'est le cas de 'Dare' l'album le plus abouti de  The Human League  groupe britannique  de Sheffield  qui obtint avec ce disque un succès planétaire (71 semaines  en tête des charts   et + de 5 millions de copies vendues).
fort de deux hits en béton armé 'love action ' et surtout  'don't you want me'  tout  deux ultra diffusés sur les dances floors  de l'epoque 'Dare' est un album totalement représentatif de la production de l'époque

Basé sur une électronique pop synthétique d'influence Kraftwerk et utilisant boites a rythmes et  synthés de manière intelligente Dare  propose 10 titres qui s'enchainent   avec harmonie malgré deux  titres faiblards ( "do or die" "I am the law") et d'autres nettement plus intéressants   "seconds" - " darkness" ou encore le méga-tube  "love action."
Musique  froide et clinique mais néammoins dansante The Human League  va permettre  avec cet album de servir de tremplin  et de référence a toute une pléiade de groupes (Soft cell -Depeche Mode -Ultravox  ou a un degré moindre Orchestral manoeuvres in the dark)
Nous  ne sommes évidemment pas devant un disque essentiel  mais plutôt face a un disque que l'on peut considérer comme une excellente synthèse de son époque ; le réecouter ou le redécouvrir est réellement un vrai bonheur.

Pour la légende ce disque serait le dernier que Lester Bangs ,le critique musical ultime' aurait posé sur sa platine .La face 2 de 'dare '  tournait encore lorsque son corps a été découvert le 30 Avril 1982

 

 

The Human League  '  Get  carter

 


podcast

 

 

 


 

 

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29/08/2017

Histoire d'une Photo - Blind Faith (1969)

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Quand Bob Seidemann , photographe américain  (qui vient de  publier  une  série  de  photographies assez dénudées   et superbes  de Janis Joplin ) choisit  Mariora Goschen une  jeune  fille pubère de 11 ans   pour illustrer la pochette  de l 'album du ' super-groupe  '  de Clapton / Baker/ Winwood  il n 'a  surement pas  conscience  du scandale   qu'il va provoquer   (ou peut entre  en a  t'il  totalement  conscience les  avis sont partagés.....)

Quoi qu'il   en soit  Steve Winwood ( ex traffic) Ginger Baker et Eric Clapton  ( ex Cream )  n’interviennent pas dans la conception graphique de l’album à venir, sûrement trop occupés à répéter et Seidemann écume Londres à la recherche du modèle idéal :il cherche selon ses propres mots  "  Une fille  ayant de l’innocence et pourtant approchant la féminité adulte"

Ce que j’avais à l’esprit dira également  le photographe c" 'est de de faire  coïncider  la sortie du disque avec l’arrivée des cosmonautes sur la Lune. Tandis que l’homme se lançait dans la galaxie, je voulais que l’innocence porte mon vaisseau spatial ".

 

La légende veut que Seidemann ait nommé le cliché Blind Faith (foi aveugle) et que Clapton ait repris ce nom pour sa nouvelle formation qu'il n 'avait pas  encore baptisée

Outre le  scandale  de la  nudité de la jeune anglaise l 'objet qu'elle  tient  dans ses  mains fera lui aussi couler beaucoup d'encre

la forme phallique  délibérée  de la maquette ( que Seidemann  fait  fabriquer  par  un  étudiant  du 'royal collèges of  art  '  ) rappelant clairement  un godemichet ce  dont  se  defendra le photographe )

interdit de publication aux Etats -unis par la maison de  disques Polydor qui ne veut  rien  entendre et bloque la  sortie de l 'album celui  ci  sera  édité  finalement avec  une  hideuse pochette affreusement banale  ou les 4 musiciens  de Blind faith  posent  hilare  et  décontractés ( voir  ci  dessous)

 

Clapton excédé par les polémiques ridicules  et  sans  fin claquera la porte de  ce  super  groupe  éphémère  pour  rejoindre  brièvement  John Lennon et son Plastic Ono Band à Toronto , Il ne donnera donc pas ni  suite a  la  carrière  de  Blind Faith  ni suite à cet unique album qui va entrer dans la  legende  tant  par  sa pochette  désormais  celebre  que par  les  six titres  enflammés de son contenu , un " blues  rock "  habité et  intense avec  deux  sommets  absolus   ' had  to  cry today  '  et  ' presence of the Lord  '

 

Pochette  US

 

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le  photographe et  son modèle en 2009   quarante  ans  apres la sortie de l'album

 

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Janis Joplin   by Bob Seidemann( 1969)

 

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27/08/2017

Fahrenheit 451 ( Francois Truffaut 1966)

 

 

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Fahrenheit 451 est le seul long-métrage de François Truffaut en anglais ; c’est également sa seule adaptation d’un roman de science-fiction (ray Bradbury), il s’agit là par conséquent d’une œuvre totalement a part dans la carrière du célèbre réalisateur français.
Avec peu de choses Truffaut nous présente un univers futuriste terrifiant .

Il nous fait ressentir la froideur et percevoir l’anonymat et l’absence totale de sentiments.
Le conditionnement clinique des personnages n’est pas sans rappeler la série télévisée culte "le prisonnier" réalisée a la même période.
Les références littéraires de Fahrenheit 451 (température de consumation d’un livre) nous font prendre conscience de l’importance de la mémoire culturelle.
Le moment fort du film reste la séquence ou les personnages s’identifient chacun a un roman célèbre et en apprennent par cœur le texte afin qu’il échappe a la folie destructrice des hommes, ce passage est d’une effroyable beauté glaçante
Réalisé en 1966 ce film est d’un avant-garde étonnant et d’une modernité stupéfiante et cette incursion dans l’univers du cinéma d’anticipation par l’un de nos plus grands metteur en scène est un véritable coup de maître.

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Midnight Express ( Alan Parker 1978)

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Disons le clairement il y a films cultes et ........Films cultes et si il y en a un qui peut se vanter d'être celui de toute une génération c'est bien "Midnight express" qui fut sans doute aux années 80 ce qu'"Orange mécanique" fut aux années 70.

Film de génération donc mais surtout film polémique qui suscita bien des debats et des prises de positions multiples.

Au scénario de ce film on trouve Oliver Stone, qui plus tard devenu un realisateur de renommée mondiale s'excusera pour avoir donné une image effroyable des prisons turques, et par dommage collatéral, d'un pays tout entier

.Le film gagne l'Oscar du meilleur scénario (OIlver Stone) et l'Oscar de la meilleure musique ( Giorgio Moroder.)

Il est réalisé par Alan Parker un cinéaste britannique qui sera toujours discuté et dont les films ( "The Wall " " Mississipi burning " ' Angel heart ')ne feront jamais totalement l'unanimité

Adapté du roman autobiographique choc de William Hayes qui relate sa véritable histoire (même si Parker prend des largesses dans son adaptation ) le film raconte le cauchemar  vécu par un jeune américain arrêté a l 'aéroport  en Turquie pour avoir voulu passer deux kilos de résine de cannabis.

Le" William Hayes'  du film sera interprété par Brad Davis un acteur surgi de nulle part et qui va avec ce film s'offrir un statut d'acteur culte et iconique  de sa génération

Sa disparition  tragique a 41 ans treize ans après le succès de 'Midnight express' ( suicide ? Sida?) ne fera que renforcer son auréole d'acteur maudit

Il faut dire que sa prestation dans le personnage de ce jeune américain victime du système judiciaire et abandonné aux geôles pourrissantes   turques  fait véritablement froid dans le dos .

Brad Davis croisement de James Dean et de Brad Pitt livrant  ici une interprétation qu'on peut qualifier d'exceptionnelle.

N 'oublions pas auprès de lui deux seconds rôles tout aussi remarquables Randy Quaid   et surtout John Hurt (décédé en 2017) bouleversant  de tendresse et de résignation dans la peau de Max. toxicomane incarcéré a vie dans la sinistre prison de Sagmalcilar.

De scène choc en scène choc le film va se bâtir une (véritable) légende de film dur , insoutenable , parfois a la limite du supportable

Parker jamais avare de séquences devenues depuis mémorables dressant un  portrait sans  concession et peu reluisant du peuple turc  déclenchant au passage une vraie guerre froide entre les deux pays

L 'impact politico-social du film n 'est d'ailleurs pas a nier puisque quelques semaines après la  sortie  du film  s'engagèrent de vives discussions entre les deux pays pour aboutir a  des échanges de prisonniers  .

Le film , même si Parker semble parfois donner dans la surenchère ( la prise de parole radicale et ouvertement raciste de Hayes   après avoir appris sa condamnation   a 30 ans de prison en est un exemple parfait  ) garde  cependant un impact fort et conserve malgré le poids des ans une puissance indéniable

tout aussi indéniable que son statut mérité de film culte et emblématique.

 

 

 

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26/08/2017

Histoire d'une Photo ( David Bowie - Londres 2 Mai 1976)

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En 1976, après l'enregistrement de l’album Young Americans,  on découvre un David Bowie méconnaissable amaigri ,peroxydé , paranoïaque et cocaïnomane qui décide de quitter Los Angeles qu'il déteste  ' the fucking place should be wiped off the face of the earth " (" il faudrait rayer cette putain de ville de la surface du globe " dira t'il

les rumeurs les plus folles circulent a son sujet, on murmure qu'il ne se nourrit que de poivrons rouges, de cocaïne et de lait. , on raconte qu'il vit reclus dans une maison pleine d'antiquités égyptiennes, à la lumière de bougies noires et qu'il fait pratiquer des exorcismes persuadé que des forces sataniques l 'entourent.

l'artiste qui semble about de force a cependant inventé un nouveau double , un nouveau personnage de sa propre mythologie   " the thin white Duke "

il vient également dans la douleur et la folie d'enregistrer a Los Angeles un album mémorable 'station to station '   qui sort en janvier 1976 , un disque brut et glacé qui en seulement 6 titres définit un nouveau son , une synthèse parfaite entre le funk blanc et les sons electros venus d'Allemagne     et inspirés des groupes que Bowie venere ( Kraftwerk, Neu ! Tangerine Dream)

L 'Allemagne justement et cette troublante fascination qu'elle semble exercer chez Bowie ,déjà l interview au magazine play boy ou il déclare le plus sérieusement du monde "Hitler est la première rock star Bien avant Mick Jagger. "avait suscité une vive polémique

'Ce dont la Grande-Bretagne a besoin, c’est d’un bon gouvernement d’extrême-droite "dira t'il dans une autre interview quelques semaines plus tard

Bien sur Bowie est très fragile psychologiquement, ce qui altère considérablement son discernement. Mais la presse tabloïd fait évidemment  choux gras de ses déclarations

Cette photo (prise par Philippe Auliac) a la gare Victoria de Londres le 2 mai 1976 pour le retour de l 'enfant prodige achèvera de mettre le feu aux poudres

on y voit le ' thin white duke "a bord d’une Mercedes noire décapotable, qui salue les nombreux fans venus l’accueillir. d'un geste qui fera couler beaucoup d'encre

c 'est un salut  nazi !  le mot est lancé , la polémique  enfle , le scandale est énorme

a propos de ce geste saisi au vol par Philippe Auliac Bowie dira des années plus tard ' je faisais coucou ' ! . il dira aussi "tout ce qui me fascinait chez les nazis   c'etait 'leur bottes "

Cependant Le grain prononcé de la photo, le noir et blanc, l’apparence de Bowie, famélique et les cheveux gominés, renforceront l’interprétation polémique que les médias vont faire a propos de ce cliché

L’intérêt de Bowie pour la culture germanique ne date pas d’hier . Sa fascination assumée pour Kurt Weill et le cabaret berlinois en témoigne et c'est par ailleurs du coté de Berlin que Bowie ira en 1977 enregistrer 'Low "le successeur de 'station to station '

Le Thin White Duke n’en restera pas moins l’un des avatars  les plus étonnant de l'artiste caméléon , de la chevelure orangée, au blond platine  de la blancheur d’une chemise immaculé faisant ressortir le teint blafard et  presque maladif ,  du noir d’un costume trois pièces, tiré à quatre épingles au profil angulaire du visage d'un Bowie vampire expressionniste moderne , l'ensemble constituant une sobriété froide qui va fasciner et inquiéter a la fois bien des générations

 

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25/08/2017

R.I.P Jeanne Moreau (1928-2017)

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J 'aime a repeter  que  chez elle , j'aimais Tout ,  l'actrice  evidemment mais aussi la chanteuse , la  femme , sa voix, sa personnalité ,son mystère bref J'aimais  tout chez cette femme  incroyable  qui   peut  se  vanter  d'avoir été la première  femme élue a l 'académie des beaux -arts  (  en 2000)

je ne  citerai   ici que  les  grands  rôles qui construisirent  sa légende  au  cinéma mais cette pensionnaire  de la comédie  française qui fut chaperonnée  par Orson Welles  en personne fera une entrée  fracassante  dans le monde  du 7 eme  art  des le milieu des  années 50 et nous  ravira  de personnages  et de  rôles  de légende

Prostituée  chez  Jacques Becker  ( "Touchez pas au  grisbi" ) , amoureuse  perdue  chez Louis Malle    ( ' ascenseur pour l 'echafaud  ') femme infidele  chez  louis  Malle    encore  ( 'les Amants")  , formidable Juliette Valmont  chez Roger Vadim  ( 'les liaisons dangereuses  ') ,bourgeoise passionnée  chez Richard brooks  ( 'moderato cantabile  ') , fascinante  Lidia  chez  Antonioni  ( 'la  nuit  ') inoubliable  Catherine  chez François Truffaut  ( "Jules  et Jim "), courtisane  chez Losey  ( 'Eva  ')  locataire tourmentée chez  Orson Welles  ( 'le proces') , femme  de  chambre manipulatrice  chez Luis Bunuel  ( 'le journal d'une  femme de  chambre ') révolutionnaires  en  jupons a nouveau  chez  Louis Malle  ( ' Viva Maria') , Espionne  chez Jean louis Richard  (' Mata- Hari ") ,inoubliable  mariée  chez  Truffaut ('la  mariée  etait  en   noir  ') elle  traverse  le  cinéma  durant  deux  décennies et  s'impose  comme l'une  des  actrices  incontournables  de son époque

des le milieu des  années 70 on la  retrouve  chez   Losey  ( Mr Klein)  , Blier  ( "les valseuses" )pour  une scène troublante  restée  dans  toutes les mémoires avec Depardieu et Dewaere  ') , puis  on la  retrouve  chez Fassbinder  ( ' Querelle  ') Michel Deville ( 'le paltoquet ') Duras  ( 'Nathalie grangier') Besson  ("Nikita ") Wenders  ( 'jusqu'au   bout  du monde  ') puis   se  dirigera  peu a peu vers  un  cinema  d'auteur   tournant avec  des  réalisateurs  du monde  entier

Ambassadrice  d'une  certaine  forme  de  culture  française   elle  illuminera  de  sa présence  des  dizaines  de  petits  films  ou  sa  seule  apparition mérite le  détour

Plusieurs  hommes  compteront  dans  sa  vie  beaucoup de réalisateurs évidement a commencer  par  ses  deux  maris  successifs  jean Louis Richard puis  William friedkin  ( "l 'exorciste ",  " french  connection  ') mais également  Guy Gilles   son grand  amour  maudit ,  sans oublier  Tony Richardson qui la  dirigea  dans   'le Marin de Gibraltar '  (1967) et  bien sur Louis Malle  qui lui offrît des rôles inoubliables 

Parallèlement  elle  vecut  une  passion  ambigüe  avec ¨Pierre Cardin  durant quelques  années

 

Coté  chanson jeanne Moreau des 1963 elle  triomphe  avec  des  chansons  écrites  pour elle  par Cyrus Bassiak ( pseudonyme  de serge  Rezvani   prolifique  auteur  compositeur  de  son époque)

il lui  composera  deux  albums 'Jeanne Moreau chante 12 chansons de  cyrus Bassiak  ' (1963) et ' Jeanne Moreau  chante 12 nouvelles  chansons de Cyrus Bassiak ' (1966) devenues  depuis  des  disques  -cultes

Tout le  monde  s'enchantera notamment  pour  deux  titres ,  passés depuis a  la postérité  ' le  tourbillon  ' et  ' j 'ai la memoire qui  flanche  '

La  fraicheur de  son interprétation  fera  de  ses  quelques   albums  enregistrés  entre 1963 et 1981  de  vrais  enchantements.J

Enfin Jeanne Moreau fut ne l 'oublions pas  une  immense  actrice  de  théâtre  partageant la  scène  avec les plus  grands  notamment  avec  Gerard Philipe ( 'le cid ')

Cette  immense  artiste  qui disait  humblement  au micro de jacques  Chancel  dans sa  radioscopie  en 1976  " Je n'ai pas un métier, j'ai une passion"  s'en  est allée paisiblement  dans la  chaleur  d'un été  étouffant  dans  son appartement parisienlaissant  plusieurs générations d'admirateurs orphelins  de  son talent et de sa magie.

Pour  moi elle  restera  a  jamais le  visage  de Florence  déambulant la nuit  dans  Paris  , admirablement  filmée  par  un Louis Malle  (très  amoureux) et sublimée par la  trompette  de  Miles  Davis  dans  ce  chef  d'œuvre  immortel  qu'est  "Ascenseur pour l 'echafaud "(1958)

 

 

Jeanne Moreau  -india  song


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23/08/2017

Blues ( Jimi Hendrix 1994)

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Sorti en 1994 soit pres d'un quart de siècle après la mort de Jimi Hendrix , cet album contrairement a la majorité des disques posthumes est absolument fantastique

Jimi Hendrix  guitariste  rock , funk , psychédélique  rappelle ici a la génération des années 90 qu'il était un formidable guitariste de blues , un artiste d'une dimension unique

L'album s'appelle sobrement 'Blues ' est paru chez MCA  et il est illustré  par une pochette flamboyante  ,un mur de portraits des plus bluesmens de l'histoire (de robert Johnson a muddy Waters en passant Par Sonny Boy Williamson  et Jimmy Reed)

11 plages sur ce disque ( avec deux versions pour 'hear my train comin') ,11 plages qui vont enchanter tant les inconditionnels de Jimi que tout les amateurs de musique car avec 'Blues ' même si on est dans une suite de ' jams ' enregistrées entre 1966 et 1970 l'ensemble est disons le ....... fantastique .

Alan Douglas a l'origine de la sortie de ce disque a cette fois soigné la qualité et a choisi des moments rares et intenses 

La voix ,la guitare de Jimi nous cloue littéralement au mur et transcendé entre blues traditionnel et blues psychédelisme Jimi joue ici avec une intensité  et une ferveur digne des plus belles plages de     ' electric ladyland' (1968) ou de "are you experienced" (1967)

Succédant a plusieurs  albums très controversés 'crash landing '(1975) et' midnight landing' (1975) 'nice to the universe ' (1980) "Blues " s'impose comme un album essentiel pour tous

Ici tout le monde y trouvera son compte  les nostalgiques , les puristes  , les fondus d'Hendrix sans oublier tout  les nouveaux adeptes qui fleurissent géneration apres génération.

Des inédits (Fulgurant 'born under a bad sign ' une reprise d'Albert King a laquelle Cream s'était frotté sur' Wheels of  fire' (1968),et  rarissime 'catfish blues ' une reprise de Muddy Waters, ) des versions nouvelles ( "Voodoo  chile" ," red house" ou  "bleeding heart " une cover d' Elmore james déjà proposée sur le live at' Royal Albert Hall' en 1969 , une version retravaillée de 'Mannish boy ' (Muddy Waters encore!)   tout ici est cosmique , tout ici transpire le génie et  le talent  et tout ici est totalement indispensable

 

Jimi Hendrix - born under a bad sign

 

 

 


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Jimi Hendrix  - Red House

 


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Jimi Hendrix - Bleeding heart


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21/08/2017

La mort présumée de Paul Mc Cartney


La mort présumée de Paul Mc Cartney (et la conspiration de ses compagnons pour la cacher avec l’aide d’un sosie) est une histoire compliquée digne du mouvement psychédélique de l’époque.
Des rumeurs folles ont entourées la mort de Jim Morrison de Elvis Presley ou  encore de Michael Jackson mais Paul Mc Cartney a dû les supporter de son vivant, au point d’interrompre ses vacances en Ecosse pour les démentir.
Ces rumeurs continuèrent longtemps même après la séparation du groupe (juste après la sortie du disque Abbey road.)

 


L’origine de l’affaire baptisée P.I.D (Paul is dead) est la suivante :


A la fin de l’été 1969 le journal Northest stern (illinois U.S.A) publia un article de Fred Labour, un étudiant qui avait élaboré toute une liste d’indices trouvés dans les chansons et sur les pochettes de disques des Beatles et qui semblaient indiquer que Paul était mort dans un accident de voiture le mercredi 2 Novembre 1966 a 5h du matin.


Selon Fred Labour l’accident se serait produit car Paul aurait brûlé un feu rouge distrait par un agent de police féminin, sa voiture aurait pris feu et il serait décédé des suites de nombreuses blessures à la tête ; défiguré et brûlé au point de rendre toute identification impossible.
Le groupe avait organisé cette année là un concours de sosies et le gagnant fût William Campbell qui malgré la ressemblance s’offrit grâce au premier prix remporté une opération de chirurgie esthétique pour parfaire sa ressemblance avec Mac Cartney.
La nouvelle fût annoncée par la radio W.K.N.R (Detroit U.S.A) peu de temps après la parution de l’article du Northest Stern.
La mèche était allumée et l’affaire P.I.D allait prendre des proportions totalement inouies.
La maison de disques Apple fût submergée d’appels téléphoniques et de lettres de fans voulant connaître les détails de cette rumeur.
Parmi les indices sur les disques et dans les chansons certains sont ingénieux d’autres demeurent d’authentiques extravagances


Indices dans les chansons :


A la fin de Strawberry fields for ever nombreux ont cru entendre John Lennon chuchoter "I burried Paul "(j’ai enterré Paul), ce dernier ne se lassa pas de répéter pourtant qu’il avait dit" cranberry sauce ", ces mots absurdes venant de l’habitude de Lennon de dire ce qui lui passait par la tête en plein milieu des enregistrements.
Beaucoup plus clair par contre ,  on trouve dans A day in the life la description de l’accident


I saw the photograph
He blew his mind out in the car
He didn’t notice the lights had changed
A crowd of people stood and stared
They’d seen his face before


J’ai vu la photo
Son cerveau a été projeté dans la voiture
Il n’a pas vu que le feu était rouge
La foule curieuse regardait
Ils avaient déjà vu cet homme


La chanson titre de l’album Sergent Pepper’s lonely heart club band a  été interprétée comme la présentation du sosie William Campbell

So let introduce to you
The one and only Billy Shears
And Sergent Peppers lonely heart club band


Permettez moi de vous présenter
Le seul et unique Billy Shears
Et le groupe du club des cœurs solitaires du sergent Pepper

Billy Shears serait donc William Campbell à cause d’un jeu de mots anglais . Billy est une abréviation de William et S(hears) se prononce comme here (ici),ce qui donnerait Billy Shears traduit par Billy’s here (billy est ici).
Revolution 9 est une des chansons les plus satyriques du groupe.On entend avec insistance une voix répéter "number nine ,number nine, number nine"
En passant ce fragment a l’envers on découvre turn me , dead man (excite moi ,homme mort).On pensait aussi que la chanson s’intitulait Revolution 9 car Mc Cartney contenait 9 lettres.
Toujours sur cet album, entre" I’ m so tired" et "Blackbird " John balbutie quelques syllabes inintelligibles qui écoutées a l’envers donne Paul is dead ,miss him miss him (paul est mort ,regrettez le ,regrettez le)


Indices sur les pochettes de disques

Les Beatles auraient soit- disant placés eux-mêmes des indices sur les pochettes et dans les livrets des albums
Sur la pochette de "Revolver" Paul est le seul a ne pas regarder le photographe comme pour faire comprendre qu’il ne fait plus partie du groupe.
"Magical mystery tour" contient un indice troublant sur le livret intérieur , Paul présente  un dessin sur lequel figurent une phrase : I was you (j’étais toi) ,allusion a la subtitution de Paul Mc Cartney par William Campbell
La pochette de Abbey road contient également des indices plus ou moins farfelus.
Paul est pieds-nus (comme sur certaines photos du livret de Magical mystery tour) et ne dit-on pas que les morts sont entérrés sans chaussure, Il tient une cigarette dans la main droite alors qu’il est gaucher ,Contrairement aux Trois  autres il est le seul à fermer les yeux.
Chaque Beatle est vêtu différemment Ringo est en noir (le croque-mort), Georges est en jeans (le fossoyeur) John est en blanc (le prédicateur) et naturellement Paul est …. le mort.
Il y a une Volkswagen garée dans la rue et son numéro d’immatriculation est 28 IF (28 si) l’âge qu’aurait eu Paul s’il n’était pas mort en 1966.
Sur Magical mystery tour le livret intérieur présente une photo ou on voit la batterie de Ringo, on peut y lire Love the 3 Beatles (aimez les 3 Beatles).
La chanson "Come together" ne dit elle pas clairement" One and one and one is three" (un plus un plus un font trois).
Sur la pochette de Sergent Pepper la statuette de la danse hindoue Shiva (la destructrice) montre Paul de son bras gauche.
L’une des poupées (assise sur le côté) est le sosie de Jane Asher (petite amie de Mac Cartney) et son chemisier semble tâchée de sang.
La guitare basse sur la pochette est un motif psychédélique dessiné avec des fleurs, la basse étant l’instrument de Paul ,on peut y voir une couronne mortuaire. La basse semble former la question Paul comme s’il s’agissait de questionner son existence.
Au dos de la pochette il y a les mots within’ you (sans toi) partie finale de Within’ you and without you
Sur la même photo Georges montre une phrase de She’s leaving" Wednesday morning at five o’clock" (Mercredi a 5h du matin)qui serait le jour et l’heure de la mort supposée de Paul.
Un indice difficile a retrouver et assez compliqué a déchiffrer se trouve sur la batterie ou est écrit le titre du disque.
En plaçant perpendiculairement un miroir, la combinaison de Lonely hearts donne avec le reflet 1 one 1 x he /die (1 one 1 serait les 3 Beatles vivants x serait Paul et la barre entre" he" et" die" est dirigée vers lui.

On peut sérieusement penser que les Beatles eux-mêmes sont a l’origine de cette affaire P.I.D .Bien sûr tout cela a servi la célébrité du groupe ce qui fera dire a John Lennon certaines paroles fatidiques qui seront sujets a polémiques diverses. (elles provoquèrent peut-être son assassinat par David Chapman de nombreuses années plus tard).
Des paroles telles que :
« Nous sommes plus célèbres que Jésus-Christ »
« Le christianisme va disparaître, il va perdre son influence puis partir en fumée
»
« Jésus était quelqu’un de bien mais ses disciples étaient très ordinaires, ils ont faussé son message
»
Ces déclarations reçurent un violent écho, les Beatles quittaient donc la panoplie d’enfants sages pour celle d’un groupe a tendance satanique.
Plus tard dans la chanson the balad of John & Yoko il parle en ces termes de sa destinée
The way things are going
They’re going to crucify me
si les choses continuent comme ça
Ils vont me crucifier


En 1980, John est assassiné a New- York devant la porte de son immeuble le Dakota building il est troublant de constater que cet édifice fût célèbre pour deux raisons proches.
Au siècle dernier vivait là une secte se sorciers et de religieuses qui se livraient (disait-on) a des rites sataniques et des crimes rituels sur de jeunes enfants
Le film de Roman Polanski Rosemary’s baby nous conte la terrifiante maternité d’une jeune femme ordinaire (Mia Farrow) élue par une secte satanique pour enfanter l’antéchrist. L’action de ce film se situe dans ce même immeuble où demeurait John Lennon.
L’année suivante Sharon Tate l’épouse du réalisateur alors enceinte fût assassinée dans d’atroces circonstances par Charles Manson et ses adeptes sataniques.
L’assassin de John Lennon appartenant quant a lui a la secte born again Christians (renaissance des chrétiens) dont l’un des pamphlets était : les Beatles sont devenus si populaires qu’ils sont arrivés a convertir notre jeunesse aux religions orientales et a ouvrir les portes a une influence satanique dont le pays n’arrivera jamais a se défaire.

17/08/2017

Stephen Stills ( Stephen Stills 1970)

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 Ca m 'est tout a fait égal que ce disque se vende a 30 exemplaires ou a 3 millions d'exemplaires , ce qui m'importe c'est de faire exactement ce que j'ai envie de faire "

Ainsi parle Stephen Stills a la fin de l'année 1970 au moment ou parait ce qui restera comme son premier ( et plus réussi ) album solo

l'homme a cette époque  a déjà enregistré des disques importants voire essentiels que ce soit   avec Buffalo Springfield entre 1967 et 1968 et bien entendu avec ses complices David Crosby , et Graham Nash ( extraordinaire premier album éponyme en 1969) puis le classique ' Deja vu ' avec les mêmes + Neil Young   au printemps 1970)

a Cette période  donc  , Stills jouit donc d'une réputation de compositeur et ses talents de chanteur et de guitariste  ne sont plus a démontrer.

Autour de lui   gravite   toute une pléiade de musiciens et d'artistes toujours prêts a faire un tour dans sa galaxie musicale et c'est entouré d'une multitude de  'pointures ' que Stills enregistre a Londres ce disque qui va devenir légendaire

A commencer par son grand ami de toujours Jimi Hendrix (décédé un mois avant la sortie de ce disque qui lui sera dédié ) et qu'on retrouve a a guitare le temps d'un titre étourdissant (' old times ,good times ') mais aussi Eric Clapton présent sur ' go back home ' l'une  des pièces maitresses de cet album '

Ringo Starr autre fidele de l'univers de Stills (et ici crédité Richie ) sera lui derrière la batterie sur deux titres dont l'explosif ' we are not helpless')

Pour venir donner un coup de main aux chœurs ca se bouscule , jugez en plutôt

Cass Elliot (échappée des Mamas and Papas) , les deux compères Crosby & Nash sont la forcement , mais aussi Rita Coolidge, John Sébastian (ex Lovin Spoonfull)

bref tout ce beau monde ici  accompagné de musiciens inspirés avec Stills  a la baguette véritable homme orchestre  qui se  charge quant a lui du chant mais aussi du  piano , des guitares , de la basse , de l 'orgue et des percussions

les 10 titres de cet album fondamental s'enchainent avec une aisance déconcertante rythmés par  cette  incroyable harmonie typique des grands albums ' seventies '

'Stephen Stills est donc non seulement un album important  reflet de son époque musicale mais c'est clairement  un grand album 'tout court ' certainement la plus grande réussite 'solo ' de Stills qui ne retrouvera jamais plus cette grâce et ce souffle

L 'homme qui fondera bientôt le cultissime et éphémère groupe 'Manassas '(1971-1973) fera parler de lui de ce coté de l 'Atlantique en raison de sa liaison (tumultueuse) avec véronique Sanson qui le rejoindra aux Etas Unis en 1973 (ils divorceront en 1979)

Sombrant peu a peu dans la drogue et l 'alcool sa longue descente aux enfers ne sera ponctué que de participations notamment auprès de Neil Young (sur l'excellent 'after the gold rush ' ) et de disques solos dispensables et d' albums (avec Crosby  & Nash) inégaux (' 4 Way street ' en 1971 ' So far ' en 1974 ' CSN ' en 1977 ou encore   ' daylight again ' au début des années 80.

 

 

Stephen Stills  -  Go  back Home 


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