13/05/2013

Sur la route (Walter Salles)


 

 

 

 Après avoir vu voici quelques années les calamiteuses adaptations des romans cultes réputés inadaptables ('le festin nu '  - 'las vegas Parano   ') j 'avoue que concernant le film tiré du cultissime bouquin de Kerouac j y allais  avec une certaine appréhension

 j avais lu evidemment le célèbre livre de Jack kérouac une première fois  vers l 'âge de  20 ans puis  a un age plus avançé  avec de nouvelles clefs  me permettant d 'en mieux cerner toute la magie, toute l 'énergie , toute la puissance qui en font a ce jour encore l'un des romans cultes absolus de l' histoire de la littérature moderne

le film de Walter Salles ne m 'a pas décu bien au contraire ,  très rapidement même il balayât mes doutes et mes craintes peut être parce que j en  attendais pas grand chose et que je l'abordais sans a priori

un casting peu flamboyant sur le papier  mais au final surprenant avec la révélation explosive du film   Garret Hedlund  formidable Dean Moriarty  , toute en élégance et en puissance , habité par son personnage hors du commun   c'est lui qui porte le film de bout en bout , c 'est lui qui insuffle a 'sur la route ' l 'énergie dévastatrice , le rythme effréné caractéristique  du roman de Kérouac

avec lui    Kristen Stewart  a des années lumières de la tete a claques de 'Twilight ' est parfaite et Sam Riley dans le rôle de Sal Paradise (Kerouac  him self) est lui aussi formidable

sur le tempo entêtant  et irréssitible du be bop cher a Charlie Parker et a dizzie Gillepsie  (bande son étonnante ) nous  suivons ce road movie  de New York a Denver , de San Fransisco au Mexique

on croise évidemment en compagnie de ce trio de doux dingues d'autres personnages centraux et mythiques de l'epoque de la contre culture américaine  Williams Burroughs ( vigo Mortensen) , Allen Ginsberg (tom Sturridge)

Dans cette quête éperdue du bonheur dans  ce désir de vivre coute que coute l'instant présent on retiendra de Sal , dean et Mary-lou  leur  soif de liberté   leur envie de découvertes , de partage et de rencontres

A l heure des réseaux sociaux et des amis virtuels cette camaraderie partagée reste a l 'image d'une époque qui bien que deja lointaine continue de  fasciner  et d'émouvoir.

 

 

05/05/2013

Victim of love ( Charles Bradley 2013)

Cover.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Ce n 'est pas tout a fait un album comme les autres , ce n 'est pas non plus avouons le  un grand album incontournable ni une enième tentative de puiser a l'intarrissable source  du 'Godfather'  même si l'ombre de james Brown plane  au dessus de ce 'victim of love '

Non ce disque attachant,  parfois bouleversant est celui d'un  rescapé , d'un survivant de l'amerique des laissés pour comptes

revenu des pires galères , de la misère et d'une vie de souffrances  Charles Bradley livre a 65 ans son second album (le premier 'no time for dreaming ' obtint en 2011 un succès plus confidentiel )

'Victim of love '  fait apparaître sur le devant de la scène un homme usé  qui aura toute sa vie revé  de chanter et qui finalement après une vie de labeur et bien des désillusions  va faire de son rve une réalité.

Fasciné et  bouleversé  a 14 ans par un concert de James Brown a l 'Apollo théâtre de New York Charles Bradley aura baladé sa carcasse a travers le pays entre chansons  et boulots divers pendant des décennies

La passion de la musique toujours chevillée aux tripes il  aura même,  la cinquantaine  bien passée gagné sa croûte en singeant son idole sous un pseudo évocateur 'Black Velvet ' avant de voler enfin de ses propres ailes a l-aube des années 2010

ce disque rutilant , efficace  et totalement 'revival 70' nous met du baume au coeur .

 Les cuivres ,le groove , la voix tout ici est sans artifice et  sans chichi , 'Victim of love '  qui délivre ses onze titres tous d'une  impeccable sinçérité est un régal dont il ne faut absolument pas se priver

 

Charles Bradley  -hurricane

 


podcast

 

 

 

Charles Bradley  -  Strictly reserved for you


podcast

 

 

 Charles Bradley  -( 2013)

 

L'ex-cuisinier de Brooklyn est devenu une star à... 62 ans. Il revient avec un deuxième album.

 

 

16/04/2013

11.6 (Philippe Godeau 2013)


11.6

Il fallait bien que cela arrive après une succession de bons ( d'excellents) films ( "le dernier pour la route" "a l'origine " "intouchables " " les petits mouchoirs " ) ' François Cluzet cette fois  ne parvient pas a faire de 11.6 un film réussi

Le comédien  qui désormais est installé  en haut de la pyramide des meilleurs acteurs français (a juste titre) se voit ici piegé dans un film a la réalisation maladroite , au scénario trop convenu  et entouré de seconds rôles moyens qui n 'aident pas vraiment le film a décoller

si le personnage de tony Musselin reste énigmatique  voir antipathique il y avait de belles pistes a explorer pour développer autour du mystère et de la complexité du désormais célèbre 'convoyeur de fonds '

Au lieu d'aller dans cette direction Godeau se contente d une peinture profondément humiliante pour la profession exercé par Musselin et d'une critique un peu primaire de la  société capitaliste

A trop vouloir faire de son personnage un anti heros  du monde moderne Godeau  le transforme en ours mal léché et irascible . Cluzet qui réussi habituellement  a rendre ses personnages intéressants n' y arrive pas et on sent parfaitement que le personnage de Musselin  ne l 'habite pas , ne le transcende pas

superficiel et lent 11.6 est un film qui finalement n apporte  rien a la légende de Musselin , en tout cas  rien de ce que l 'on savait  deja , ni les motivations , ni le mécanisme préparatoire du braquage ne sont ici abordes.

le film se contentant de s' appuyer paresseusement sur un fait divers  médiatique et encore dans les esprits pour tenter  (en vain) d'accrocher le spectateur

 

 

07/04/2013

Anthony Zimmer (Jerome Salle 2005)


Anthony Zimmer

 

 

 Que Voila  Une excellente surprise inattendue !

 Jerome Salle  pour son premier long-métrage réussit la un étonnant thriller  qui lorgne intelligemment et sans prétention  du cote d'Hitchcock 

 De Paris a La cote d'azur, nous partons sur  les traces d'Anthony Zimmer escroc  international ; entre manipulation et faux semblants ,  le jeu de pistes dans lequel nous suivons le duo Sophie Marceau (peut etre le meilleur film d'une filmographie très moyenne) et Yvan Attal  (parfait ) entretient une suspense qui ne faiblit pas

Autour du duo brillant on  ne boudera pas le plaisir de retrouver Sami   Frey  un acteur rare et toujours juste

Superbes décors naturels  , seconds rôles parfaits  , scénario habile  et final plutôt bien ficelé font de ce Anthony Zimmer  un film qui se détache netement  de la paresse généralisée des films policiers français de ces dernieres années.

22/03/2013

Exposition Salvador Dali - Centre Pompidou 2012-2013

 

 

 thumb-salvador-dali---une-grande-exposition-au-centre-pompidou-6609.jpeg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il s'en ait fallu de  peu , a quelques jours près je loupais cette  exposition  inouïe ,qui se terminant le 25 Mars  partira sur Madrid

Du Monde évidemment  pour cette exposition Dali , ce dernier  ayant depuis longtemps dépasse le statut d artiste peintre  pour devenir une icône , un emblème, un artiste planétaire

Tantôt dérangeant et sulfureux tantôt  carrément  génial et avant gardisme , entre le sublime et le  mauvais gout , entre l' exasperation et  l' admiration Dali aura  marque son époque 

L'espagnol aura très vite compris l'importance de la mise en scène de son art se définissant  ni acteur , ni artiste  mais ' Arteur '

Traversant les époques  , pionnier du surrealisme (Avant d 'en être écarté  pour position politique irrévérencieuse ) , l'art moderne pictural , visuel lui doit énormément de Magritte ,  a Warhol ,


,Dali restera pour beaucoup et a juste titre  un maître absolu de la mise en scène , et surtout  de sa propre mise en scene surtout lui Dali toujours en personnage central de ses  propres rêves et de ses  fantasmes paranoïaques

Son génie , sa loufoquerie , son sens  aigu de l'autodérision  lui auront permit de dépasser le cadre de la peinture moderne ,le cinéma d'abord   avec  Alfred Hitchock , et surtout Luis Bunuel  , l'animation avec la collaboration avortée avec Walt Disney qu'il idolâtrait, la télévision enfin avec les délirants happenings loufoques , la publicité bien entendu (Perrier, Lanvin) Touche a tout de génie , incroyable performeur  celui qui disait vouloir crétiniser son public  aura finalement fascine et marque son époque  brouillant les  pistes de l'histoire  et ne laissant a  personne le soin de pouvoir l'etiquetter

N'avait  t'il pas répondu a Andre Breton qui lui reprochait a la fois une certaine forme de complaisance (l'enigme d'Hitler) ou de derision (six apparitions de Lenine sur un piano ) cette phrase  sublime  qui a elle seule résume le  personnage "  Ni Nazisme , Ni communisme  Dalinisme!"

,Magnifique exposition donc au centre Pompidou , on y  entre  au travers  d'un oeuf  (l'un des  symboles chers a Dali  avec  entre  autres,

les fourmis, le pain ,les excréments, les ciseaux , les béquilles ,les sauterelles ,les mouches ,les chevaux  ou les ânes  et on en  ressort  au travers du reconstitution etonnante du  propre  cerveau de Dali 

Du salon De Mae West  , reconstitution de l'installation présentee habituellement  au musée de Figueras , aux tableaux emblématiques daliniens (persistance de a memoire, le grand  masturbateur , six apparitions de Lenine sur un piano , Guillaume Tell .la vache spectrale, la tentation de st antoine,  l'ane pourri , Dali de dos peignant gala de dos  éternisée par  six cornées virtuelles provisoirement réfléchies dans six  miroirs ) des  oeuvres  plus confidentielles  et des premiers chefs d'oeuvre aux tableaux crépusculaires sans oublier l' incroyable folie des détournements d'objets ( le téléphone  homard , le veston aphrodisiaque  , le buste de femme rétrospectif ,)et  en passant par les images inoubliables du 'chien andalou ' et  les séquences  de ' la maison du docteur edwardes' ) l'essentiel du génie de Dali est devant nous pour notre émerveillement et notre étonnement

 

Dali se pose au final  en précurseur définitif  de la culture de masse il  reste près de 25 ans après sa mort incroyablement moderne et  plus que jamais  bien  vivant .



enfin dans la plus pure tradition dalinienne comment  résister au plaisir de  vous rappeler quelques unes des  phrases cultes et absolument  délirantes qui ont forgée la  légende de  cet artiste hors du commun ?


- L'unique difference  entre  moi et un fou c'est que je ne suis pas  fou !

- Les deux choses les plus heureuses qui puissent arriver à un peintre contemporain sont : primo, être espagnol, et secundo, s’appeler Dali. Elles me sont arrivées toutes les deux

-Il y a des jours où je pense que je vais mourir d’une overdose d’autosatisfaction »

- Il y a toujours un moment dans leur vie où les gens s’aperçoivent qu’ils m’adorent

 

 

 

 

 

 

 

Quelques unes  des oeuvres  presentees  a cette exposition

 

 

Parfois je crache avec plaisir sur le portrait de ma mere (1929)

Image 12.png

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le  grand masturbateur (1929)

le-grand-masturbateur.png

 

 

 

 

 

 

 

 

 


etude  pour le miel est plus doux que le sang (1926)

 

Salvador-Dali-Etude-pour-Le-Miel-est-plus-doux-que-le-sang-expo-beaubourg-paris-2012-hotel-du-jeu-de-paume.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 


persistance de la  memoire  (1931)


persistance-de-la-mémoire.png










le veston aphrodisaque


bernard_rancillac_salvador_dali_figueras_19041989_veston-50-1.jpg













autoportrait au cou raphaelansteque  (1921)


Autoportrait au cou de Raphael vers 1921 Fundactio Gala Salvador Dali Figueres Salvador Dali Fundacio Gala Salvador Dali Adagp Figueres Paris 2012--469x239.jpg








six apparitions de Lenine sur un piano  (1931)


P1010865.JPG




 








L'ascension du Chris  (1958)


dali206.jpg














Dali  performance  tele  'Veston aphrodisiaque '



































 

 

   

 

12/03/2013

Our mother , the mountain ( Townes Van Zandt 1969)

 

 

Townes Van Zandt  - Kathleen


podcast

 

 

 

Les inities ,les connaisseurs le savent depuis longtemps  Townes Van Zandt est un artiste a part , compositeur écorché et tourmente , il est certainement l'une des plus belles voix de la musique américaine contemporaine

Son parcours atypique fait de lui un cas totalement a part .originaire du Texas il aura donne a son rare public des pages artistiques inoubliables

Suivant ses  envies, suivant son instinct , obéissant a aucune règle en place  ou a aucun système il fut capable de  tout plaquer des années durant pour vivre en ermite dans une cabane coupe du reste du monde.

Son mode de vie instable et inconstant , sa volonté absolue de conserver une totale liberté , sa fuite en avant permanente , ses dépressions chroniques , l 'abus d'alcool , de drogues , de médicaments , tous ces éléments qui  certes , composent  la légende  auront au final ruine Peu a peu une carrière qui aurait  pu  (qui aurait du ) être flamboyante

Fils d une famille aisée (Son père a fait fortune dans le pétrole) il aura très vite  quitte le cocon familial pour partir sur les routes  ou sous les influences communes de Dylan  et Lightnin Hopkins il  finira par atterrir a nashville ou sa carrière artistique commencera vraiment

Fragile psychologiquement  il aura  souvent puise dans ses  souffrances personnelles et son mal de vivre les inspirations pour la poignée d'albums reconnus  désormais  comme essentiels

Our Mother , the mountain publie  en 1969 que Townes Van Zandt  reconnaissait comme  son véritable  premier album  ( Il a longtemps dénigré "for the shakes of song" son premier album  enregistre en 1968)  fait  partie de ceux la

Ce disque pure merveille d' harmonie folk et  country est une désormais une référence l'ecouter près d'un demi siècle après sa  sortie reste un moment unique de grâce et de bonheur , le découvrir  ( pour tout ceux qui ne connaissent pas Townes Van Zandt) sera a coup sur  une expérience musicale bouleversante

Celui que l'on surnommait le Van Gogh de la musique américaine  aura bien malgré lui bâti une réputation d'artiste culte et maudit

Meme  si il fut quelque peu Rehabilite peu de temps avant sa mort (en 1997) grace a de nombreux groupes ou artistes  se revendiquant de son influence (Cow boy junkies , Tindersticks) Townes Van Zandt  reste un artiste  peu connu le  decouvrir au travers de cet imense album  vous procurera a coup sur un choc musical  important.

 

Townes Van Zandt  -  Second  lover song


podcast

10/03/2013

The Next Day (David Bowie 2013)

music-david-bowie-the-next-day-album-cover.jpg



David Bowie - dancing  out of space


podcast

 

Qui D'autre que Lui  aurait  ose une telle  pochette  ?

Qui d 'autre que lui aurait reussi a organiser avec une telle minutie un come-back médiatique aussi inattendu que fracassant?

Franchement avouons que Bowie est définitivement un génie , un cas artistique totalement  a part il reste a 66 ans un  artiste capable de se réinventer  avec toujours  ce sens constant de rester terriblement moderne et décalé

Donne pour artistiquement mort, oublie des médias , reclus a  Manhattan depuis des  années il s'est fait discret et on le disait  malade 

rare musicalement  il n était apparu que pour des collaborations avec Arcade Fire  et Tv on the radio mais n'avait plus rien sorti depuis 'Reality "  en 2003

A la surprise  générale il livre avec 'the next day ' un album  qui rappelle qu'il est encore un artiste majeur et qu'il faut compter avec lui

Precede d'un single epoustouflant  ('We are we now') qui  mettait la barre très haut cet album est une  réussite complète ,il est bien davantage qu'une bonne  surprise et on peut dire que Derrière cette pochette  facétieuse et néanmoins  pleine de symboles se cache  l 'un des albums essentiels de l 'année

Certes l'homme nous a offert de tels chefs d'oeuvres qu'il n'est bien sur pas question de rivaliser ici avec 'hunky dory ' ou ' station to station ' pourtant on ne boude pas son plaisir  tout au long des quatorze titres de l'album et malgré deux ou trois  titres moyens ( ' Set the world on fire  ou 'if you can see me ' )  le disque  est  furieusement bon 

Et si bien sur tout n'est pas du niveau stratosphérique de 'we are we now' l 'essentiel est a la hauteur de la legende , Bowie plus que  jamais cameleon nous regale  ,  mélangeant les genres (blues, rock , glam , electro  ou jazzy ), jouant avec son propre mythe  tel un phénix rock'n roll  il renaît de ses cendres pour le plus grand bonheur de ses fans ....et des autres


David  Bowie  - You Feel So Lonely You Could Die


podcast


 

  Pour  'the next day ' Jouant avec son propre  mythe  Bowie  detourne l 'historique pochette de Heroes 

 

 

 

02/03/2013

R.I.P Daniel Darc (1959 -2013)

 

 

Daniel Darc -   Psaume 23


podcast

 

daniel_darc2.jpg


Daniel Darc - je reve  encore de toi


podcast


Il  était  le grand frère obscur et secret du rock français ,Daniel Darc personnage trouble et fascinant  a la fois ange et  démon mais incontestable  icône absolue de la musique française est mort a Paris ce jeudi.

hante et  habite par les symboles et les mythes , de Lou Reed a Iggy Pop , de Coltrane  a Johnny Thunders , du Blue Oyster Cult a Johnny Cash , de William Burroughs a Nijinsky  il aura traverse ces trois dernières décennies a se nourrir de leurs légendes et sans le savoir ni le vouloir a  également construire la sienne

Il aura donc depuis les années 8o navigue en eaux troubles et mené sa vie entre  étoiles et le caniveau depuis Taxi Girl immense  groupe mais plombe et  parasite par un mega tube vampirique  ( le désormais classique 'cherchez le garçon ' ) jusqu'a la rédemption inattendue ,inespérée de crève Coeur  album lumineux  et magnifique il aura survécu a tout , a la picole ,  aux multiples overdoses, aux graves ennuis de santé inévitables au regard du mode de vie sur le fil de rasoir ,a la traversée du désert après l'incroyable 'seppuku ' seul véritable album de Taxi girl  et disque  culte indémodable

 en 2004 grace au soutien de Frederic Lo et au nez et a la barbe de tout ceux qui ne voyait en lui plus qu'un 'loser' il livre  'crève coeur' un  album  solaire qui fait date

Ironie  ridicule  et a la limite de l'insultant il se voit récompenser en 2004 d'une victoire de la musique catégorie  'revelation ' lui qui a déjà tant fait et donne pour le rock et la chanson française  a pisser de rire !!!!!!

Durant cette dernière décennie  il enregistre deux autres albums ,inégaux plein de sincérité, de fureur , de pudeur contenue  mais Ni 'amours suprêmes 'en 2008 , ni 'la taille  de mon ame ' en 2011 ne parviennent a se hisser au niveau de crève coeur


Il aura aussi énormément collabore avec des artistes et des groupes de tout horizons , de Bashung  a Buzy , de Nosfell a Cali  , d'Alizee a Berry avec plus  ou moins de réussites mais toujours  plein d'une sincérité touchante

Il nous quitte  trop tôt certes mais il a vécu tant de vies et a frôlé la mort de si nombreuses fois que son décès ne surprend  au final pas grand monde

Aujourd ' hui le rock français est  orphelin d' un de ses grand frères les plus  authentiques et les plus bouleversant

Lucide sur le prix a payer Daniel Darc declarait en 2012 ' j 'ai 52 ans, ,  une hépatite C dormante. J'ai dépassé la moitié de ma vie et c'est cool. je suis étonne car  Ceux qui vivaient comme moi sont presque tous morts.'

je termine ce post par les dernières strophes sublimes de ' Nijinsky 'magnifique chanson sortie en 2003


N'ayez aucun remords
Le jour de mes obsèques
Au-dessus de mon corps
Dieu dansera

R.I.P  Daniel



Daniel Darc - c'est moi le printemps


podcast



Taxi girl-  aussi belle qu'une balle



podcast



Daniel Darc  - inutile et hors d'usage



podcast


Daniel Darc   -je me souviens , je me rapelle



podcast







26/02/2013

Un coeur en hiver (Claude Sautet 1992)

412390649.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je  suis et cela depuis de nombreuses années un inconditionnel absolu de Claude Sautet , et j 'avoue me me ressourcer régulièrement a sa filmographie avec un bonheur renouvelle  chaque fois .Un coeur en hiver était l'un des  seuls films que je n'avait pas encore vu

Précédé d 'une aura de chef d'oeuvre j 'abordais ce film comme on aborde  une oeuvre  de Sautet  .en  plongeant  totalement dans l'univers des  personnages , en laissant les émotions venir a moi , en laissant le maître Sautet me transporter dans cet univers unique et identifiable pour tout admirateur des les premières  séquences

et pourtant cette fois je n'ai pas accroche au film , je l'ai trouve monotone et creux , je l'ai trouve vide et assez plat

Est ce le sujet quelque peu élitiste du film ? est ce la  lenteur délibérée voulue par le metteur en scène ? est ce enfin une certaine forme d'academisme volontairement affichée?

Peut etre est ce l'univers clos , hermétique  presque dérangeant du personnage  principal (Daniel Auteuil dans un rôle subtil peu évident ) ?

Je ne saurait precisement dire pourquoi mais il est evident  que je suis passe totalement a cote du sujet avec au final le sentiment curieux de me sentir  étranger a l'histoire , comme une impression de ne pas avoir les clefs  pour décrypter le film

Certes le couple Beart -Auteuil fonctionne a merveille et certaines  scènes (celles  du  bistrot notamment ) sont vraiment réussies pourtant la magie n'opere pas et l'ensemble tombe désespérément a plat.

Cote comédiens si le couple Emmanuelle Beart  et Daniel Auteuil s'en tirent plutôt bien Le personnage d 'André Dussolier par contre , m'a semble caricatural et je n'ai pas trouve l'acteur a l'aise dans  son personnage.

C'est certainement a ce jour ma seule déception autour de Claude Sautet , génial réalisateur qui conserve malgré ce rendez vous manque entre nous  toute  mon immense admiration.

24/02/2013

Push the sky away (Nick Cave and the bad seeds 2013)

 

 Nick-Cave-Push-The-Sky-Away.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nick Cave and the bad seeds - Water's edge


podcast

 

 

Nick Cave and the bad seeds  --wide lovely eyes


podcast

 

 

Quinzième album de l'australien ,et le premier sans Mick Harvey son complice de toujours Push the sky away s'impose comme  un des grands crus de Nick Cave and the bad seeds

On est ici incontestablement face a un album de la trempe de' the boatman's call '(1997) ou ' the murder ballads  '(1996) deux disques références dans la discographie  de cet immense artiste

Des les premières notes de We No Who U R on est sous le charme de cet album qui sonne différemment des productions  de ces dernières années.

Débarrassé  de toute agressivité rock , cet album respire une certaine forme de sérénité et d 'apaisement .

Enregistre dans le sud de la France Cet album court et lumineux (9 titres) met en avant la voix fascinante  de Nick Cave , en  crooner de luxe dans un style a la Johnny Cash ('The man comes Around  en '2002) ou dans l 'esprit d'Iggy Pop ('Avenue B ' en 1999) le chanteur est époustouflant et irradie de sa classe ce disque presque minimaliste tout  en noirceur et violence contenue.

Un disque qui enchantera tant les fans de l'australien que  tout ceux qui aiment les voix chaudes  et les belles mélodies,un disque que l'on peut qualifier  sans doute comme celui de la maturité.

beau ,chaleureux ,intense 'Push the sky away " sorti en février s 'impose déjà comme l'un des albums essentiels de l'annee 2013.

10/02/2013

A perdre la raison (Joachim Lafosse 2012)

original_607075.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sans jugement, sans condamner et avec une  précision quasiment chirurgicale Joachim Lafosse réussit un film ambitieux et courageux avec un sujet particulièrement périlleux et limite casse-gueule

A perdre la raison est Inspire de  l'affaire Geneviève Lhermitte, du nom de cette mère de famille belge ayant assassiné ses cinq enfants en février 2007

Le thème douloureux ;inacceptable de l infanticide est ici traite sans voyeurisme ; ni fausse pudeur

Lafosse nous propose la lente spirale  qui va conduire La mère; Murielle ( Emilie Dequenne  formidable dans un personnage  risquée) a ces gestes impensables , irréparables

Autour de la mère névrosée rongée d angoisse et d incertitudes les enfants et les hommes gravitent ;Le mari; Mounir  (Tahar Rahim excellent ) et surtout Niels Arestup dans le rôle trouble du docteur Pinget

Le film est dur ; lent  entrecoupé de flash back qui peu a peu  délivrent les symptômes du décrochage et de la lente folie de la mère

le trouble est le mot qui caractérise le mieux ce très beau film ; trouble aussi  la relation entre le docteur et Mounir son fils adoptif et associe tout comme celle entre le docteur toujours et Murielle ,   trouble enfin  le rapport au mariage et au couple dans cet univers familial ou cohabitation et secrets font bon menage

Le docteur Pinget (enorme  Arestup!) est a mon sens LE personnage central du film ,a la fois père adoptif; beau père ,mari;  grand père , mécène il  nous laisse lui   aussi un curieux sentiment de trouble et de malaise

voici donc un film pas comme les autres et qui reste dans nos  memoires et dans notre  inconscient , un film a regarder  pour voir ou peut mener le lugubre voyage ultime au bout du mal etre et de la souffrance.

 

 

 

20/01/2013

Taken 2 (olivier Megaton 2012)

20182074.jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une question  , a  part  faire les poches des  spectateurs  et   remplir les caisses  avec cette suite  de Taken  (opus 1)  qui fut un succès inespéré et avouons le nettement plus regardable , quel est l intérêt pour Besson de nous  livrer un film aussi mièvre qu'inutile ?  franchement je voit pas , (enfin je  Vois plutot tres bien  l 'aspect pecunier  point barre.)
rien a retirer ,pas de suspense , Liam Neesom habituellement a l'aise semble même  traîner la  patte , des invraisemblances, des incohérences  grosses comme l ennui qui court tout au long de cette daube  .

Ah le coup des grenades en plein Istamboul , et le taxi jaune  (une obsession les taxis chez Besson) intact après un rodéo  et des crash a repetition dans les ruelles de la vieille ville , et l arrivée a l'ambassade  U.S  du grand , du très grand n'importe quoi

Peu ou pas de scénario, des  dialogues  affligeants et  toujours  un jack pot  au bout car ce Taken 2  va marcher auprès d un public malheureusement déjà derecrebre depuis  longtemps.  Bien triste  tout ca

23/12/2012

Train A Comin ' (Steve Earle 1995)

 

 

 

Steve Earle-    Hometown blues


podcast

Ce disque de Steve Earle est celui d'une resurrection. Rien de moins

Au début des années 90 Personne ne mise un dollar sur Steve Earle , le texan , pionnier du mouvement neo-country au milieu des années 80  , le guitariste ,est au fond du trou ,il hante les bas fonds de Nashville a la limite de la clochardisation , imbibe du matin au soir et  accro au crack , le musicien est un fantôme ,  a la ramasse totale, un pied dans la tombe et oublie de tous

Mais le destin va rattraper Steve Earle ,incarcéré dans un pénitencier du Tennessee il suit une sévère cure de désintoxication et revient ,repêché par un petit label independant avec "Train A Comin'"  album rédempteur , solaire et écorché

Disque accoustique et dont la  pochette annonce la couleur  ("Ceci n'est pas un disque unplugged ,Mon dieu que je hais MTV " ) "Train a comin'" n 'est pas un fourre tout country de plus  mais plutôt  l'album d' un homme qui règle ses comptes avec lui même histoire de montrer a ceux qui l'avait enterre un peu trop vite qu'il peut encore apporte sa pierre  au monde de la musique country.

En toute simplicite  et en etat de grace absolue  Steve Earle livre un disque immense ,on pense  alors a " G..P "  ou a "grevious angel " les deux chefs d'oeuvre de Gram Parsons l'idole définitive de Steve Earle

Un disque majeur a écouter de toute urgence

Les blessures assassines (Jean Pierre Denis 2000)

 

4933ed75e8908.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le 2 février 1933, au Mans, deux domestiques , les soeurs Christine et Léa Papin, assassinent leur patronne et sa fille. Ce crime inexplicable a depuis inspiré les plus grands auteurs et il est devenu l'un des faits divers les plus célèbres de l'entre deux guerres

Mais qui étaient ces deux Soeurs quasi-orphelines, que le quotidien n'a cessé de ramener à elles-mêmes, en les isolant du monde réel et de la raison ?

C 'est autour de ce fait divers réel et sinistre que jean Pierre Denis construit ce très beau film , lent , applique et sublimée par une Sylvie Testud  habitée par son personnage de Christine  Papin (cesar du meilleur espoir feminin 2000)

l'autre soeur C 'est  Lea , c 'est encore une enfant , fragile , influençable et  fascinée par Christine sa soeur aînée qui va l'entrainer  dans sa folie assassine  , elle est ici brillamment interprété par une jeune comédienne étonnante Marie Julie Parmentier

Film sobre, qui enchaîne les séquences courtes et qui retrace  ce fait divers qualifie a l'epoque de "crime  social " Les blessures assassines ( quel beau titre ) nous est  présente  sans voyeurisme aucun, le réalisateur insistant sur la complexité du crime , son aspect inexplicablement brutal et sauvage sans omettre de mettre en avant  le mysticisme qui a entoure toujours  la vie de misère des deux jeunes soeurs.

De Meme l'homosexualite incestueuse des soeurs Papin est ici affichée avec une grande pudeur  ,loin des outrances du fait divers a scandale jean Pierre Denis nous propose une tragédie ou le meurtre si abominable  soit il apparaît comme le cri de désespoir de deux êtres prives d'amour et de droit a l'existence 




 

 

22/12/2012

Non ma fille tu n'iras pas danser (Christophe Honore 2009)

original_404436.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après le calamiteux "Ma mère" chronique  sur ce blog je voulais une nouvelle  fois me replonger dans le cinéma de Christophe Honore avec ce long métrage ,son sixième  sorti en 2009

Si je n 'ai pas retrouve la magie et le climat envoûtant du formidable  "les histoires d'amour" ce film m 'a cependant beaucoup  plut tout en me laissant sur ma faim avec une drole d'impression de frustration (peut  être en raison d'une fin a mon sens un peu baclee)

Chiara Mastroainni qui interprète ici Lena le personnage central du film livre ici une belle prestation dans un le rôle d'une femme triste , insaisissable , torture ,instable

autour d'elle les couples explosent , se trompent , se mentent ,les comédiens (bien )  diriges par Christophe Honore  sont éblouissants la mère (formidable retour en grâce d'une Marie Christine Barrault stupéfiante ), a la soeur (Marine Fois excellente) au personnage du  père (Bouleversant Serge Ulysse)  tous ici sont magnifique   sauf peut être Jean Marc Barr ( Nigel) qui reste un ton en dessous

Des idées de mise en scène on sait depuis longtemps qu'Honore n 'en manque pas ici il ose une parenthèse médiévale filmée sans paroles en plein milieu de son film ,illustrée par un conte sorti de l'imagination de son petit garçon , Honore réussit avec ce "film dans le film " une prouesse et un pari ose  et l'histoire de Katell la jeune princesse bretonne  vouée aux enfers  pour avoir préférer la danse et les hommes a son devoir rejoint le destin de Lena l'heroine de Non ma fille tu n'iras pas danser toutes les deux  payant au prix fort leur désir de liberté 

Bien sur même si les douleurs  existentielles souvent exacerbées des personnages de Christophe Honore irritent parfois son  film est  touchant  implacable   il se balance a la frontière du  rires et des larmes entre mélancolie et espoir , entre colère et résignation



24/11/2012

Mistrial (Lou Reed 1986)


 

Evidemment Lou Reed comme la majorité des grands artistes  ou des grands groupes a connu lui aussi une traversée du désert artistique

Une fois encore force est de constater que ce passage a vide  se sotie dans une  periode plutot morose pour le rock a savoir les annees 8o

A l 'image du "never let me down " de Bowie (1987) ou du "dirty works" des Stones (1986) ce "Mistrial" " est une insupportable bouse musicale indigne du talent visionnaire de Lou Reed et qui laissera les fans du Lou perplexe et dubitatif

Pas grand chose a en retirer sauf peut être le tout dernier titre " tell it to your heart"qui échappe au désastre de l'ensemble

Perdu au milieu des années 80 Lou Reed livre la un disque  dont il serait intéressant de voir ce qu'il en pense aujourd'hui

Une fois n'est pas coutume  apres avoir encense a de tres nombreuses reprises  Lou Reed et le Velvet Underground sur ce blog je me fend d'une chronique assassine sur ce disque vraiment rate et totalement dispensable

ah oui   j 'oubliais  pochette absolument hideuse 

 

 

 

 

 

 

19/11/2012

Ma Mere (Christophe Honore 2004)

 

Ayant découvert  le cinéma de Christophe Honore depuis cette annee  d abord avec l énervant " Dans Paris "puis avec  le merveilleux  "Les chansons d amour "je me suis lance dans un rattrapage avec "Ma Mère" réalise en 2004 et meme si je savais qu il etait precede d une reputation sulfureuse ce second long-metrage du realisateur me laisse dubitatif

Adapte de "Ma Mère" le  subversif et deroutant  du dernier livre et par ailleurs inachevé de Georges Bataille le film d Honore se résume a un thème principal le désir de choquer a tout prix

Inacceptable les critiques dythirambiques des magazines qui voient en Honore le pape du nouveau cinéma français et qui unanimement ont encenses "Ma Mère"  FILM PRETENTIEUX qui se regarde le nombril (et le reste) ,film creux desesperement  vide qui alterne les scènes chocs et les scènes cul  pour n etre au final qu une suite  indigeste a la limite du sordide et du malsain

il faut etre courageuse et au combien talentueuse pour une grande comedienne du calibre d Isabelle Huppert qui réussit miraculeusement a se sortir la tete haute de ce film 

Louis Garrel tete a claques en  post - ado crassseux  et névrosé est proche (tout proche) du ridicule et Emma De Caunes n a que son joli minois pour se faire pardonner  de faire partie du naufrage

Insupportable de vanité ces  séquences de recitation sur le sable ou sous la pluie  de L oeuvre de Georges Bataille  par un Garrel désespérant Pompeux le fond sonore  (pauvre "Agnus Dei  "de Barber mêle musicalement a ce projet plombe)

L’histoire de cette mère initiant son fils à la débauche, à l’immoralité, à un jeu dangereux aux limites macabres et aux frontières du tabou suprême ( l inceste) provoque donc tour à tour dégoût et écoeurement

Que penser de ces sequences manierees  sans queue ni tête Garrel urinant sur les magazines SM découverts dans le secrétaire de son père , Garrel se masturbant près du cadavre de sa mère ,Que penser  des partouzes enfumees , des viols et tortures filmées avec délectation.

Que veut exactement montrer ce film sinon mettre  en evidence la tristesse de la chair, le degout de soi

A trop vouloir choquer , a trop vouloir sentir le souffre ce film  au final ne sent que le caniveau 

a eviter absolument

03/11/2012

Des hommes d'influence (Barry Levinson 1997)

medium_des_influence.jpg

 

 

 

 

 


 



c'est un film qui forcement nous rappelle quelque chose (Monica et bill) mais au delà du rappel de ce fait divers qui défraya la chronique et conduisit (chose impensable de par chez nous) un chef d'état devant les tribunaux c'est surtout un grand film sur la (les) manipulation(s) par l'image Robert De Niro est excellent dans son personnage ( le conseiller Conrad Brean) tout en force tranquille et sans états d'âmes Dustin Hoffman de son coté cabotine un peu et en fait un peu trop dans le genre producteur survolté (Stanley Motss) mais dans l'ensemble les deux grands comédiens s'en tirent plutôt  bien et leur duo fonctionne

le film est même passionnant jusqu'à l'arrivée du soldat Schumman (Woody Harrelson)qui doit incarner le héros de la pseudo- guerre contre l'albanie  . A ce moment du scénario ça se gâte vraiment et le film dérive et perd en crédibilité atteignant même des sommets d'ahurissante bêtise d'abord avec le crash inexplicable en avion puis avec le retour invraisemblable des héros ainsi que plus tard avec la mort du soldat tué par un fermier.

On frôle (de près) le ridicule et on est attéré de voir le film qui s'essouffle et ne redécolle plus jamais. D'un sujet brûlant et passionnant sur le thème d'une dénonciation politique et médiatique "Des hommes d'influence " se transforme alors en une simple comédie banale sans grand intêret.

Barry levinson qui avouons - le n'a pas le curriculum vitae d'un De palma ou d'un Scorcese pour traiter un tel  sujet ne parvient pas sur la longueur a nous captiver. c'est fort dommage car au vue de la première heure passionnante de son film ce dernier méritait une évolution différente  

Enfin précisons qu'on retrouve au générique Wilie Nelson grande figure de la musique country américaine dans le rôle (totalement autobiographique) de Johnny Dean .

02/11/2012

La Balade sauvage (Terrence Malick 1973)

la-balade-sauvage-3736-2146317726.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Terrence Malick est un cas a part, réalisateur adulé par la critique , il prend son temps hors des modes et hors du système (six  films en  quatre décennies , quasiment pas d'interviews ni de photos) l'homme est rare et son oeuvre l'est tout autant.

Deja emerveillé par 'la ligne rouge ' (1998) je décidai de découvrir son premier long métrage réalisé en 1973

La balade sauvage ("badlands" pour le titre original) est un road movie totalement fascinant , le scénario est inspiré d'une histoire réelle datant de la fin des années 50

les deux personnages interprétés par Martin Sheen et Sissy Spacek sont deux anti héros du système américain ensemble ils vont sillonner les états Unis semant la mort et la peur

Attention ici pas de couple de tueurs a la  Bonnie Parker and Clyde Barrow  (bonnie and clyde) ni de cinglés a la Mickey and Mallory Knox (tueurs-nés) Kit et Holly n'ont rien a voir avec ce type de duos

Kit est un marginal ,un paumé rêvant de James  Dean a qui il tente de s'identifier et Holly est une gamine triste  qui s'ennuie et qui suivra sur les routes l'homme qui va assassiner son père. c'est elle en voix-off qui est la narratrice du film

La cavale de ces deux n'a rien de glorieux , rien d'épique , Kit tue au hasard souvent lâchement Holly le suit sans trop savoir pourquoi sans rien sembler comprendre pourtant de cette histoire pathétique Malick tire un film profondément  humain et subjuguant

les paysages sont sublimes , deja la touche"  'Malick ' est présente (personne ne filme comme lui la flore ,le désert, la faune)  et cette odyssée dont on devine l'issue fatale devient passionnante de par le caractère et la nature de deux protagonistes qui ne font  jamais ce a quoi l'on s'attend. 

Martin Sheen obtient ici l'un des plus grands rôles de sa carrière (avec celui  du  capitaine Willard d'Apocalypse now en 1979) tandis  que Sissy Spacek agée de 24 ans et qui ici en parait 16 ans joue  sur la fragilité excessive de son personnage.

comme Martin Scorsese réalisateur trentenaire  revelé en 1972 avec un premier film référence  "Mean streets" Terrence Malick autre trentenaire surdoué s'impose d'emblée parmi les grands du cinéma US , si le premier sera prolifique alternant chefs d'oeuvres et films a demi ou totalement ratés  , le second lui sera économe , patient et nous régalera a son rythme il sera en 2011 récompensé par la palme d'or avec 'Tree of life "



 

19/10/2012

Femmes de dictateur (Diane Ducruet 2011)

 

Femmes de dictateur par Ducret

 

 

 

Cela peut surprendre , cela peut révolter mais Adolph Hitler recut durant sa vie plus de lettres d'amour que les Beatles et les Rolling Stones réunis .Cette constatation stupéfiante en dit long sur les mystères de l'etre humain et remet quelque peu les pieds sur terre

Car si il ne fait aucun doute que le pouvoir fascine  on ne peut imaginer la ferveur amoureuse féminine dans l'entourage des célèbres dictateurs presentés dans le livre de Diane Ducruet.

Qu 'elles  soient épouses ou concubines, qu' elles  soient issues de la bourgeoisie ou du ruisseau toutes ces femmes  , toutes ces ombres tantôt trahies, sacrifiées ou manipulées,  tantôt aimées, abandonnées ou assassinées sont chacune a  leur façon  des personnages essentiels de l'histoire de l"humanité 

De Angelica a inessa ou Jiang Qing, de Clara a Elena , de Eva  a  Madga ou Catherine tout ces portraits de femmes toutes différentes mais toutes habitées par une même flamme et une même ferveur sont étonnants et édifiants

Chaque chapitre nous apporte son lot de surprises et de révélations  et derrière ces femmes de l'ombre se dessine a chaque  fois  le destin de leur maris  ou de  leur compagnon si tristement célébre. 

Tantôt folles, tantôt intéréssées, toujours redoutablement intelligentes elles sont manipulatrices, despotes, menteuses, déséspérées , calculatrices, jalouses, libertines  ou encore  suicidaires et  a la lecture de ce livre remarquable il apparaît évident que le destin  de notre monde moderne ne serait sans doute pas tout a fait le même sans la part que  chacune d'entre elle a apportée a l'histoire.


15/10/2012

LP Pop & Bonus Track -Alicante - 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

u.jpg


 












Antonio de felipe artiste espagnol contemporain originaire de valencia (il y est né en 1965) expose a Alicante a 'la caja blanca de las cigarreras ' ses oeuvres modernes , colorées et gaies

La peinture d'Antonio de Felipe se nourrit d’éléments iconographiques de la culture populaire, publicité, marques, oeuvres maîtresses et particulièrement, des "top model", des stars du cinéma et des personnages de dessins animées  ou de la bande dessinée. L'artiste exprime a sa manière une certaine forme de  nostalgie 

Sa derniere exposition revisite les pochettes d'albums connus d'artistes ou de groupes de musique connus , De Madonna aux Beatles, des Pink Floyd aux Sex Pistols Antonio de Felipe  mixte et mélange les époques et les genres avec talent et humour

 

 

"Sergeant Peppers 's  lonely hearts club band "  revisited l'artiste  s'y est representé au milieu en lieu et place d'un Beatle originel ,on retrouve sur cette pochette détournée une multitude de personnages de la Panthere rose a  Kermit , de Freddie Mercury a Tintin



P1010048.JPG











"Tattoo you "  revisited

 

P1010057.JPG









"The Wall "  revisited









 

'Nevermind  '   revisited  x  2 




Quelques  oeuvres  exposées en  parrallele au thème des pochettes d'albums détournées

 

 

[antonio+felipe+9.jpg]

Ou on retrouve Mark Spitz et les sept nains


P1010127.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Résine  "Catwoman " catch "Mickey Mouse"



02/10/2012

Achtung Baby ( U2 - 1991)

 

 

 

 U2  -  so cruel


 

podcast

 

 

"nous avons scié l'arbre de " joshua tree ' "disait The Edge

Cette phrase symbolise bien le désir pour le groupe de muer et de s'orienter vers des horizons nouveaux

Avec "The Joshua tree " paru en 1987 le groupe de Bono se retrouvait sur le sommet du monde , la tournée américaine qui suivit et le film accompagné de l'album live 'Rattle & hum ' sera  cependant une dure réalité  pour U2 , certes le groupe de Dublin vend toujours des disques  par  palettes entières et remplit les plus grands stades mais  leur assimilation de la musique country et du blues désarme les fans  et personne ne semble comprendre dans quelle direction le groupe veut aller

les problèmes d'ego surgissent ,de toute évidence une lassitude s'empare des 4 musiciens qui n'ont plus grand chose a se dire,plus grand chose a partager et on murmure a cette époque que la fin est proche et inéluctable

Achtung Baby sera l'album de la résurrection et du renouveau septième album du groupe

 il sera produit par le duo Daniel Lanois - Brian Eno  (deja présent pour la production de 'the unforgettable fire ' et ' the joshua tree') assistés du génial Flood (mark Ellis) producteur entre autres de groupes et d'artistes essentiels  '( Depeche mode, Nine Inch nails - PJ Harvey , the smashing pumpkins  )


Ce disque  va être le déclencheur de la seconde partie de la carrière du groupe, tournant le dos a l'academisme de rattle and hum , plongeant les mains dans le cambouis des machines électroniques U2 se pose ici en précurseur de la musique  pop electro qui va envahir  le paysage musical 

c'est du coté d'un Berlin sous les feux des projecteurs (la chute du mur)  que U2 va aller chercher l'inspiration pour ce Achtung baby étonnant et surprenant

Puisant dans les racines du rock industriel allemand ( Kraftwerk, Einsturzende neubaten) le résultat artistique du U2 '  nouvelle formule  ' va trouver un écho immédiatement favorable pour le public.

De  l'éxpérimental 'zoo station ' au puissant 'the fly ' (premier single de l'album) des méga tubes planétaires ' mysterious ways '  ou  'one ' au fantastique 'love is blindness'  ce  disque  s'inscrit  dans une  époque qui voit le rock envahir les dance floor ( Stones Roses - Happy Mondays - Depeche Mode)

Moderne et visionnaire  U2 va pouvoir aborder les années 2000 avec un coup d'avance , les albums  "zooropa" (1993) et 'pop' (1997) suivront cette même ligne conductrice mais Achtung baby restera  la pierre angulaire

 Ce disque inéspéré qui va au fil des années devenir  une référence pour beaucoup de groupes  est  pour moi  le disque incontournable du groupe

 

 

 

 

 

27/09/2012

Vers les lueurs ( Dominique A 2012)

Dominique A : triple A

 

Dominique A   -contre  un arbre


podcast

 

Bon an ,mal an l'ami Dominique A nous offre un cadeau magnifique pour  célébrer ses vingt années de carrière et son dixième album solo avec  " vers les lueurs ' qui succède au confidentiel  'la musique ' (paru en 2009).Toujours étonnant , toujours ecorché  et  toujours hors des sentiers battus ;bien loin de l'agitation médiatique et  des matraquages radios  habituels de la variété française Dominique A tutoie les anges lui se moque des modes et des tendances il fait  de la chanson française  et il en fait avec talent .

A mon sens voici son album le plus radieux et  le plus abouti depuis le desormais classique  'la mémoire neuve ' qui l'avait révélé en 1995 , ce nouvel album  explose et irradie  de simplicité et de finesse

et puis c'est aussi en écoutant les titres de ce disque lumineux et solaire que j'ai eu comme une evidence une révélation oui ! ce type chante admirablement bien ,  sa voix sur la majorité des chansons de cet album est posée avec une justesse et une perfection totale  mettant en valeur des  textes d'une grande beauté

De plus , Le  nantais s'est entouré ici d'un  quatuor à vent (flûte, hautbois, basson, clarinette, ). qui donne a ses textes un climat étrange et envoûtant 

Rien a jeter ce disque delà indispensable qui deviendra je pense un disque charnière dans une  carrière sans écueil  , toujours intense ,  toujours délicat  , jamais prétentieux Dominique A  se pose ici en héritier d un  Manset a la recherche comme  lui de mélodies a la fois limpides et complexes 

 'contre un arbre '  ' rendez nous la lumière ' ' vers le bleu ' 'le convoi ' 'parce que tu étais la ' sont des titres qui donnent le frisson , seul peut  être (faisons la fine bouche !) 'close west ' est en (léger) décalage mais quelle importance ce disque de bout en bout est une merveille 

Je tiens quant a moi mon disque de l'année 


dominique A - ce geste absent


podcast




22/08/2012

Biutiful ( Alejandro Gonzalez Inarritu 2010)

 

Biutiful

 

C'est un autre  Barcelone que nous montre ici  Inarritu ,loin des ramblas  et du bord de mer ,loin des hordes de touristes et des bars a tapas  , loin des aficionados et du Barca , c'est le Barcelone des crève la faim et des laissés pour comptes, celui de la débrouille et  du trafic ,  Barcelone métropole étouffante avec ses oubliés du système ses clandestins, ses  survivants et ses fantômes

un Survivant , un  fantôme c'est le qualificatif parfait pour définir  Uxbal le personnage central du film interprété avec une justesse et une émotion bouleversante  par Javier Bardem

les thèmes de ce film lent et envoûtant sont forcément sinistres , durs mais dans cet océan de misère et de desespérance ou survivent les personnages de son film  Inarritu comme un magicien  réussit l'incroyable , au bout de la noirceur et de la tristesse il nous montre l'esperance et son film  de chemin de croix se transforme en ode a la vie

la maladie,la paternité, la mort ,la culpabilité,l'amour voici donc les thèmes fondamentaux  qui se croisent et s'entrecroisent des  thèmes magnifiés dans ce film dostoieskien qui impose le réalisateur dans la cour des (très) grands


19/07/2012

The Stooges : (The Stooges - 1969)

images.jpg

 

 

 

 

 

 





Ce disque est une pure folie, un cataclysme rock extrême, un rouleau compresseur qui dévaste et emporte tout sur son passage.
C'est tout à la fois le premier disque de heavy metal, le premier disque de glam-rock, et le premier disque punk.
Enregistré en 1969 en seulement 48 heures, il a conservé 42 ans après (excusez du peu !), toute sa puissance.
La basse monstrueuse de l'incontrôlable Dave Alexander  (décédé en 1975)  est inouie  et  la guitare impitoyable de Ron Asheton (décédé en 2009) nous colle véritablement au mur, de son côté  Iggy Pop survolté , déchainé , habité  éructe les titres emblématiques de ce premier album  foudroyant ("1969", "No Fun", "I Wanna Be Your Dog", "Real Cool Time", ).
La production de John Cale  eeest énorme , le son est  terrifiant ( inspiré dit-on, des usines automobiles de Detroit). Contrairement à leurs frères d'armes le MC5, qui politise ses textes et cherche à faire passer des messages, les Stooges eux , ne revendiquent rien ; ils hurlent leur mal de vivre et leur ennui à la face du monde désenchantée qui vient a peine de réaliser que le "flower power " est bien fini
Les Stooges sont dépravés, extrêmes et dégénérés ; ils sont le cauchemar des familles américaines, comme peut l'être Marylin Manson aujourd'hui, et dans lequel les kids américains se reconnaissent.
Sur scène, Iggy Pop se révèle être une véritable tornade d'énergie pure, repoussant sans cesse les limites.
Leur carrière sera courte, et ils se saborderont tout seuls comme on pouvait s'y attendre (en 1974 ) avant contre toute attente de réussir  un come back inespéré et plutôt réussi une trentaine d'années plus tard ( 2003)

Ce premier album appartient depuis longtemps a la légende il est incontestablement  un chef-d'oeuvre intégral et universel.


The Stooges   :   real cool time


podcast

 

17/07/2012

Bernie (Albert Dupontel 1996)

bernie.jpg

 

 









Inexplicable est le mot précis pour définir la raison pour laquelle je n'avais jamais vu Bernie le premier film réalisé et interprété par Dupontel  incroyable OVNI du cinéma français sorti en 1996. Et pourtant Albert Dupontel m'a souvent bluffé dans tout les films ou il apparaissait (un héros trés discret - un long dimanche de fiançailles - Fauteuil d'orchestre) mais Dupontel derrière la caméra bizarrement cela ne m'avait jamais attiré . Et j'avais tort  dix fois   tort !. Bernie est une pure comédie inclassable , cynique,  teintée d'humour noir  ,un film décalé ,totalement barré , loufoque , déglingué  et carrément génial .

Dans un univers noir et farfelu l'histoire de la quête d'identité de Bernie,  simple d'esprit sans foi ni loi est irrésistible de méchanceté , de cynisme mais aussi de tendresse  . Évidemment  a tous ceux qui ne veulent jamais voir un film au second degré je ne conseillerai pas ce film qui les dérangera sûrement ,aux autres a tous ceux qui veulent passer un incroyable moment je les encourage a se précipiter sur cette merveille d'humour noir, Dupontel y est extraordinaire  entouré de comédiens (Roland Blanche - Roland Bertin - Helene Vincent - Claude Perron )  tous épatants .

Une réussite  incontestable pour cette première réalisation  - Film culte  en ce qui me concerne.  

08/07/2012

A Boire (Marion Vernoux 2004)

 

 

affiche_A_boire_2004_2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Trois  Personnages , deux hommes , une femme  réunis par hasard dans une station de sports d'hiver, Pierre-Marie (edouard Baer) est un médecin alcoolique en cure de sevrage, Seb (Atmen, Kelif)  a un bras cassé et ses vacances sont à l'eau et Ines (emmanuelle Beart) vient de se faire larguer avec une note d'hôtel de 12 000 euros . Trois personnages coincés dans le froid d'une station de ski, et qui auraient bien besoin d'un petit verre , trois personnages  dépassés par les évenements et qui vont faire un bout de chemin ensemble

Sur ce thème des rencontres improbables Marion Vernoux réalisatrice du séduisant 'venus beauté institut'  (1999) tente de nous distraire sans vraiment y parvenir car jamais ce  ' A Boire ' ne donne matière a se réjouir 

Adopter un ton  grinçant , cynique ou décalé ne suffit malheureusement pas a faire un bon film , le sujet de l'alcoolisme n'etant ici  qu'un prétexte a aligner des scènes qui au lieu d'etre drôles sont  souvent ridicules

Le film s'enlise très vite comme la neige qui recouvre la station de ski ou se débattent  nos pauvres comédiens , le scénario est faible , plat , sans imagination , sans surprises , rien de pétillant , rien de réjouissant et par dessus le marché  une interprétation  peu convaincante (même Edouard Baer finit par agacer)

Un naufrage intégral.

06/07/2012

Irréversible (Gaspard Noé 2002)

 

irrversibleso1.jpg

 

 

 

Je décide de visionner  Irréversible ( typographié  IЯЯƎVƎЯSIBLƎ ) de Gaspard Noé le sachant précédé d'innombrables avis et commentaires tant sulfureux que contradictoires Chef d'oeuvre pour certains, bouse absolue pour d'autres  le film ne laisse  en tout cas personne insensible et c'est déjà la marque indéniable d'un film   pas vraiment commun , pas vraiment comme les autres.

le titre fait de toute évidence référence a l'irreversibilité de nos actes  car  ils  sont la plupart du temps irréparables 

1h et 40 minutes plus tard l'écran noir devant les yeux le film se termine et le choc est évident car le film est unique en son genre , de par sa chronologie deja (chaque scène est proposée  de façon antéchronologique le film  débute donc avec la fin de l'histoire et se termine avec le début) mais surtout par l'aspect sombre , intense , glauque.

le film est clairement (volontairement ) dérangeant , certains le trouveront génial d'autres le qualifieront de malsain et nauséabond  , d'autres enfin  y verront un film  prétentieux , mon avis est partagé , je reste divisé et n'arrive pas a savoir si le cinéma français tient la son 'requiem for a dream '  ou si on est devant une esbroufe cinématographique monumentale


Esthétiquement le film se démarque de tout ce qu'on peut a pu voir a ce jour ,longs plans séquences  filmés avec une indéniable maîtrise ;   une caméra  folle virevoltante comme totalement ivre ( a l'image des deux  protagonistes masculins du film)

Certes ; la caméra de Gaspard Noé   ,survole, tourne ; elle  épuise  et donne le tournis  et les cadrages acrobatiques du réalisateur  laminent le cerveau mais l'ensemble est hypnotique , fascinant représentative du chaos absolu qui traverse ce film fou

le trio de  comédien  Albert Dupontel en tête est  excellent , Monica Belluci est magnifiquement filmée , Vincent Cassel est survolté les seconds rôles  donnent le frisson et  la description par gaspard Noé des bas -fonds sordides parisiens et de sa faune interlope est  tout simplement effrayante

La longue séquence du viol d' Alex  ( Monica Belluci ) filmée en plan fixe et qui condamne le spectateur a assister comme un témoin impuissant au drame restera comme l'une des scènes -choc du cinéma français mais c'est surtout la scène du meurtre a l'extincteur dans la boite sado maso qui restera dans les annales

De la violence gratuite oui certainement mais aussi des images qui donnent a réfléchir sur l'état de décomposition avancée de notre société ,sa violence ,sa noirceur implacable  

Signalons aussi la musique signée Thomas Bangalter , véritable personnage du film la bande-son technoide proposée par la moitié de Daft Punk donnant aux images de Noé une densité supplémentaire

On pense parfois au maître Stanley Kubrick (clin d'oeil appuyé avec l'affiche de  "2001 odyssée de l'espace" dans la chambre de Marcus et Alex)   Comme dans 'Eyes wide Shut'  l'utilisation des couleurs vives (le rouge du tunnel  -le  jaune baignant la chambre du couple)  pour certaines séquences n'est certainement pas un hasard , enfin comment ne pas penser a  folie orchestrée d' 'Orange mécanique '(on retrouve ici aussi  Ludwig Van Beethoven)

Irreversible  est de toute évidence un film dur , éprouvant qui ne laissera personne indifférent ,du défenseur au détracteur ,  du dégout a l'admiration comme de l'amour a la haine il n' y a parfois qu'un  (tout petit ) pas.

Un film a part ; une oeuvre a  part entière en tout cas.


 



05/07/2012

Histoire d'une Photo : Belmondo -Seberg sur les Champs Elysées (1959)

 

C’est l’un des duos emblématique du cinéma français, Jean Paul  Belmondo et Jean Seberg il a 26ans elle en a 21

Le film ‘ A Bout de souffle ‘ sur une idée de  François Truffaut  sera  mis en scène par Jean Luc Godard il  sera un tournant dans le cinéma  français et deviendra le film référence d’un genre nouveau ‘la nouvelle vague ’ faisant de ses deux auteurs les ‘papes’ incontestés de la nouvelle vague

L’impact de ce film d’un genre totalement  nouveau ,résolument moderne tournant volontairement le dos au cinéma d’après guerre sera énorme

Avec ' a bout de souffle ' son  approche nouvelle et décompléxée  du cinéma ,  son montage révolutionnaire et l' utilisation d'une  méthode baptisée 'Jump-cut '(la juxtaposition de deux plans sans que la caméra ait notablement changé de position)  nous assistons  au début d'une ére nouvelle le film deviendra tres vite  une référence cinématographique  dans le monde entier et son statut de film-culte est incontestable

La photographie du film  est signée Raoul Coutard (futur photographe attitré entre autres  de Truffaut, Costa Gavras, ou encore de  Jacques Demy

Cette photo est devenue  célèbre , elle  illustre la rencontre entre Patricia (J .Seberg) la jeune étudiante qui vend le New hérald. tribune  sur les champs Elysées et Michel (J.P Belmondo) le petit truand un peu minable, la décontraction un  peu prétentieuse de Belmondo, la fraicheur, la beauté, la candeur de Seberg , son accent irrésistible , ( ‘c’est quoi les‘ champs ’ ?) 

La photo  pourtant ne sera pas l’ œuvre de Raoul Coutard elle sera prise par Raymond Cauchetier le photographe de Plateau  ;  ne la cherchez pas dans le film car cette photo qui a fait le tour du monde a été prise hors tournage, les comédiens ont en effet rejoués la scène du film  loin de la foule et des badauds.

Pour information sachez aussi que c’est cette photo qui fut choisie pour l’affiche de l’exposition Paris fait son cinéma  (a l’école du Louvre de novembre 2005 a mai 2006)


Lire Sur Jimboland    'la fin tragique et mystérieuse de Jean Seberg

http://jimboland.hautetfort.com/archive/2008/05/11/la-fin...

 

 

Une pépite millésimée 72


C’est peut-être bien la pierre philosophale du psychédélisme, ou encore les balbutiements du punk-rock mais c’est aussi un cas quasi- unique de compilation qui trouve sa place parmi les albums majeurs de l’histoire de la musique pop-rock.

On doit ce disque a Lenny Kaye, musicien et futur compagnon de route de Patti Smith et l’album en question s’appelle Nuggets (pépites).

Il est également sous-titré : Original arty facts from the first psychédélics era 1965-1968.
Sorti en 1972 il regroupe 27 titres interprétés par des groupes pour la plupart inconnus du grand public (The 13th Floor Elevators / The Electric Prunes /Chocolat Watch Band….).Pour la majorité des groupes présents sur ce disque, la maison de production Elektra leur offrait une seconde chance après un début de carrière avorté ou inaperçu.
Nuggets eu un impact similaire au premier album du Velvet Underground (the Velvet underground & Nico), seuls quelques milliers d’exemplaires furent vendus mais ceux qui les ont tenus entre leurs mains ont a jamais été marqués par ce pur joyau vraisemblablement né d’un réflexe d’orgueil des groupes américains face a la British invasion (Stones, Yardbirds, Beatles; Animals)

La génération dont "Nuggets" se veut représentative se pose en éclaireur du grand mouvement new-yorkais amorcé dès 1976 (période CB.GB’s ) et de la déferlante punk qui ne va plus tarder .

Si ce disque fait date c’est uniquement pour les chansons que l’on peut écouter sans même connaître l’existence du groupe qui les interprètent et qui conservent aujourd’hui encore toute leur énergie.
Elles sont la quintessence d’une époque musicale qui depuis a influencée quantité d’artistes et de groupes avec plus ou moins de réussite mais toujours avec le même souffle et une véritable authenticité.


The castaways - liar ,liar '

 

 podcast