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30/11/2016

Blanc pour toujours

Il n’est plus nécessaire de prouver que le célèbre Double blanc des Beatles sorti en 1968 est un album essentiel de la musique.
Ce disque qui a déjà une place tout a fait a part dans la discographie du groupe de par la qualité des textes et des arrangements musicaux est aussi unique par la révolution artistique de sa pochette.
A cette époque Richard Hamilton est considéré comme le pionnier du pop-art en Grande-Bretagne et c’est a lui que Paul Mc Cartney demande de réaliser la pochette du nouvel album des Beatles.
Hamilton suggère l’idée d’une pochette a tirage limitée ainsi que l’idée d’une pochette entièrement blanche avec éventuellement la marque d’une tasse de café. Il propose également d’appeler cet album The Beatles, nom qui bizarrement n’avait jamais été utilisé.
L’ouverture de la pochette se fera par le haut et la pochette intérieure contenant le disque sera noire et non pas blanche (deux concepts tout aussi nouveaux).Pour l’impression du nom The Beatles) l’idée retenue sera un titrage en relief a la manière du braille.
Hormis la disparition de la marque de la tasse a café ce projet aboutira (au grand désespoir de la maison de disque E.M.I qui n’était pas du tout d’accord), et c'est donc ainsi que le 9ème album du groupe sera  livré a un public qui va decouvrir  stupéfait  cette pochette d’un blanc immaculé.
On a cru que ce projet annoncé a tort comme un suicide commercial était l’œuvre de Yoko Ono de plus en plus présente dans la vie interne du groupe mais en définitive il convient d’attribuer a Paul Mc Cartney(et bien entendu a Richard Hamilton) la conception de cette célébrissime pochette de disque baptisée pour toujours Double Blanc.
Seuls quelques milliers d exemplaires furent numérotés , les 100 premiers furent réservés aux Beatles, a leur entourage et au personnel du studio Abbey Road.
John Lennon
furieux d’avoir été tenu a l’écart de l’ensemble du projet obtint l’exemplaire N° 00001 , si vous tombez dessus par hasard en chinant aux puces de Clignancourt vous êtes richissime .On a le droit de rêver ,non ?.

 

 

 

Ecoutez happiness is a warm gun


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17/11/2016

La poursuite impitoyable (Arthur Penn 1966)

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 'La poursuite  impitoyable  '  réalisé  en 1966  par le  grand  Arthur Penn  (little big  man , le gaucher , Bonnie and Clyde)  est Un film magistral et flamboyant

Difficile  a classer , on est ici  a la fois devant un    western  , une critique  sociale ,  un drame cynique sur l 'Amérique  de Lyndon Johnson

la distribution est de premier ordre  (Robert Redford , Marlon Brando , Robert Duvall  , Jane Fonda ;Angie   Dickinson ) mais c'est  évidemment la prestation animale  de Marlon Brando qui focalise l'attention  , le rôle  attribué a Redford  étant de  toute  évidence  sous  exploité.

Dans ce  film  de haines et  de  passions , Arthur Penn  dresse un portrait  au vitriol  d'une Amérique  profonde , cruelle   et raciste dénonçant  au passage  les  dérives du pouvoir de l 'argent et de la corruption

La  scène  d'anthologie  du lynchage de Brando par les  citoyens  enragés et la scène finale  admirable  dans le  cimetière  de  voiture   constituent a elles  seules  des  raisons évidentes  de visionner  ce  grand  film malade dont la bande  son  signé John Barry est également  de  toute  beauté   

 

John Barry  - and you'v got one  ( The Chase  original soundtrack )


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13/11/2016

Huit femmes ( Francois Ozon 2002)

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Tout comme Erick Zonca ,autre réalisateur français de cette nouvelle génération talentueuse François Ozon nous avait livré des courts-métrages très prometteurs.
Son passage  est par conséquent  une totale réussite et il nous régale avec Ce truculent Huit femmes

On pourrait situer l'intrigue a mi chemin  entre Agatha Christie ,le Cluedo , les comédies policières kitsch des années 50 et le théatre de boulevard

le sujet reste pourtant d’une simplicité enfantine  a savoir l 'assassinat d'un homme dans une grande maison en pleine campagne ,isolé par une tempête de neige l’assassin ne peut qu’être l’une des huit femmes qui l’entoure car chacune d’elles possède une bonne raison de commettre ce crime .


Au-delà de la trame policière c’est la réaction en chaîne provoquée par ce drame qui va entraîner disputes, réglements de comptes, révélations, compromis , aveux et mensonges.


Interprété pour notre plus grand bonheur avec punch et énergie par huit comédiennes toutes formidables réunissant trois générations (mention spéciale a Isabelle Huppert et Virginie Ledoyen vraiment épatantes) le film est un bijou non seulement de suspense teinté d’humour noir mais également de tendresse.
Les couleurs sont magnifiques et les intermèdes musicaux (chacune des actrices chante une chanson du patrimoine musical francais au cours du film) apportent une touche vraiment particulière et jubilatoire .

Une grande réussite !

16:47 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

12/11/2016

R.I.P Leonard Cohen ( 1934-2016)

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Leonard Cohen  - ain't no cure for love


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Leonard Cohen  - Who  by  fire


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le chemin pour arriver jusqu'a lui n'aura pas été facile et j 'en aurai  mis du temps

Leonard Cohen est un cadeau du ciel qui se mérite , qui s'apprécie et j 'ai longtemps cru que sa poesie, la beauté de ses mélodies n'étaient pas pour moi pensant bêtement que mon anglais approximatif serait pénalisant pour percevoir l 'émotion et l'intensité de sa musique , de ses textes

je me trompais , bien évidemment je me trompais et lourdement

A propos de  sursaut  tardif Leonard Cohen lui aussi a pris son temps , il  est Venu assez tard a la musique et n'oublions pas qu'il fut d'abord un poète , un peintre et un écrivain ( 'beautiful losers ' est par ailleurs un ouvrage essentiel)

il a déjà 33 ans lorsqu'il publie son premier disque 'songs of léonard Cohen ' en 1967

Suivront  deux autres albums que l 'on peut considérer comme majeurs et essentiels ( "songs from a room -(1969) 'songs from love and hate " (1971) suivis d'une longue discographie avec des points culminants " various positions ' (1984) ' I ' m your man  ' (1988) et pas mal de titres extraordinaires disséminées sur ces albums et Sur quantités d'autres

A l heure de départ pour l 'au dela de cet immense auteur compositeur comment ne pas se souvenir de "Suzanne " ' sisters of Mercy " ' so long marianne " 'Hallelujah ' ' a bird on a wire ' " famous blue raincoat ' "the future " ?

Léonard Cohen incarnation vivante d'une forme de sagesse aura vécut plusieurs vies, plusieurs passions , de Confession juive il se convertit au bouddhisme en 1994 et mettra sa carrière musicale entre parenthèses pendant une décennie complète vivant dans un monastère le 'Mount Baldy Zen Center  près de Los Angeles ou il  sera ordonné  moine bouddhiste en 1996  

Revenu au début des années 2000 avec des albums profonds ou sa voix grave et intense éblouit et fascine il devient a l 'image d'un Neil Young ou d'un Bob Dylan un mythe vivant qui inspire admiration et vocations multiples

Très affecté par le décès en juillet 2016 de sa muse de toujours Marianne Ihlen (il se sont rencontrés en 1960 sur l ile grecque d'Hydra ou le chanteur possédait une maison) il écrira pour elle une lettre d'adieu bouleversante ou il évoque clairement sa propre mort

"Nous sommes arrivés au point où nous sommes si vieux, nos corps tombent en lambeaux, et je pense que je te rejoindrai bientôt. Sache que je suis si près derrière toi, que si tu tends la main tu peux atteindre la mienne. Et tu sais que j’ai toujours aimé ta beauté et ta sagesse et je n’ai pas besoin d’en dire plus parce que tu sais tout cela. Je veux seulement te souhaiter un très beau voyage. Au revoir ma vieille amie. Mon amour éternel. Rendez-vous au bout du chemin"

 

 

10/11/2016

Seconds thoughest in the infants (Underworld 1996)

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Sorti en 1996 " second thoughest in the infants est le second album d' Underworld après Dubnobasswithmyheadman paru trois ans auparavant .

Le groupe de Karl Hyde et Rick Smith  semble avoir  trouvé sa vitesse de croisière depuis l'arrivée de Darren Emerson le jeune prodige  DJ élevé au rythme de la trance et de la techno.

Si le premier album du trio fut un vrai succès ce deuxième opus sera celui de la  confirmation de l'explosion d' Underworld sur la scène eléctro mondiale.

Bien accueilli par le public second thoughest in the infants   se vendra mieux que le premier album notamment grâce à la sortie dans le même temps du single Born Slippy, apparaissant sur la bande originale du film Trainspotting.

Ce virage musical est assez inouï car Underworld avait déjà enregistré a la fin des années 80 deux albums a tendance pop fadasse ,albums totalement passés inaperçus le groupe de Karl Hyde n'ayant pas encore reçu de plein fouet la vague electro qui va débouler et voir apparaître toute une pléiade de formations acceuillis par un très large public (Orbital - the Orb - The Chemical brothers -Leftfield   Future sound of london - )

C'est donc après deux albums  sans grand intérêt que le groupe ressuscite pour  devenir l'un des fers de lance de la musique electro-dance au milieu des années 90.

Ce disque contrairement a pas mal d'albums issus de cette vague musicale n'a pas trop vieilli et reste aujourd'hui encore une référence car il symbolise une certaine forme de liberté" artistique et synthétise parfaitement l'osmose entre la pop et la musique électronique 

On trouvera  ici  8 titres  avec quelques merveilles absolues - juanita-kiteless - to dream of love une trance époustouflante de plus de 16 minutes le fabuleux 'confusion the waitress''ou encore bandstyle stappys curry ' un bijou tout en apesanteur , signalons également  'pearls girls' un titre qui annonce (et qui ressemble) a la bombe a venir a savoir le single 'born slippy ' ou enfin 'rowla' une machine de guerre electro qui lorgne du coté de Carl Cox

Enfin si sur certaines édition de 'seconds thoughest in the enfants ne figure pas le tube 'born slippy' il convient de savoir que certaines éditions associent au CD  un 2 titres sur lequel on retrouve le  désormais tube  mythique du groupe britannique accompagné de 'Rez ' un autre monument , une longue transe hypnotique de près de  10 minutes

 

Underworld  -  rowla


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19:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : underworld

Le diable s'habille en Prada ( David Frankel 2006)

 

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Le Diable s'habille en Prada est une adaptation du roman éponyme écrit par Lauren Weisberger.

Véritable best-seller narré à la première personne, il a été traduit dans 27 langues et c'est david Frankel  un réalisateur peu connu qui  a la responsabilité de porter a l'écran ce grand  succès de l'édition.

Rappelant le phénomène Bridget Jones  autre best seller typiquement féminin adapté au cinéma  le film est un succès qui n'a rien de surprenant  alors qu'en est-il  de ce diable en talons aiguilles ?

 

le diable du film c'est bien entendu Meryl Streep hallucinante dans cette comédie douce amère qui nous entraîne dans le monde sans pitié de la mode,rien que pour elle (et aussi la jolie petite frimousse d'Anne Hathaway) le film mérite le détour .

Composant un personnage a mi - chemin  entre Bette Davis et Cruella  LA Streep qui  on le sait depuis longtemps  ,  est une comédienne exceptionnelle quelque soit le registre du film nous enchante et nous ravit a chaque apparition a l'écran

Elle interprète ici le rôle de Miranda Priestley  redactrice en chef de Rainway  le  plus grand magazine de mode  , Miranda fait et défait les modes et sur son avis des carrières décollent ou dégringolent

Pour  interpréter ce rôle particulièrement antipathique  d'une femme impitoyable  au pouvoir quasi illimité Meryl Streep   a choisi de faire dans l’économie, aussi, chaque geste (le jetté de manteau restant  sa  grande spécialité) , chaque regard ,chaque parole prononçée de cette voix monocorde (a voir evidemment en V.O) compose un élément de ce personnage haut en couleur a la fois détestable mais qui force le respect.

Malheureusement on n'évite pas les clichés  dans cette adaptation et si a juste titre New-York  y est dépeinte en ville survoltée et active  difficile en revanche de croire en ce Paris de carte postale filmé par Frankel (la balade romantique a Notre Dame  sans le moindre touriste  relève de la pure science-fiction) mais on a l'habitude de cette vision  de notre capitale par les cinéastes américains il en a toujours été ainsi .Le diable s'habille en Prada  est une chronique  intérieure du milieu de la mode avec ses coups fourrés , ses trahisons , ses futilités , ses jolies filles , ses lieux branchés et ses fêtes somptueuses  et le happy end inévitable de la jeune  assistante souffre-douleur  (Anne Hathaway) qui sacrifie  une prometteuse carrière pour retrouver des valeurs morales n'étonnera personne. Vous le devinerez ce sont les personnages féminins qui ont la part belle dans ce film que vous pourrez cependant apprécier même si vous ne connaissez pas 3 noms de grands couturiers mais il faut  signaler la belle prestation de Stanley Tucci  (l'affaire pélican)  dans le rôle de nigel, le créateur de mode homosexuel et homme de confiance de Miranda.

 

voir un diaporama musical du film

 

http://www.youtube.com/watch?v=YLuWmvy1kBU

 

 

13:35 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

Dora Bruder ( Patrick Modiano)

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Certains petits  livres  ( Dora bruder  fait 140 pages a peine) peuvent etre révélateurs de messages  et permettent parfois  de procurer des émotions et des interrogations dignes de certaines grandes œuvres romanesques ou historiques.

Dora Bruder fait incontestablement partie de cette catégorie

Modiano tombe a la fin des années 80 sur une annonce parue dans Paris-Soir au  31 décembre 1941: «On recherche une jeune fille, Dora Bruder, 15 ans, 1,55 m, visage ovale, yeux gris-marron, manteau sport gris, pull-over bordeaux, jupe et chapeau bleu marine, chaussures sport marron. Adresser toutes indications à M. et Mme Bruder, 41, boulevard Ornano, Paris.» 

Patrick Modiano retrouvera  le nom de Dora Bruder dans le Mémorial de la déportation des juifs de France, publié par Serge Klarsfeld  quelques années  auparavant en 1978. 

Cette  destinée  tragique va le hanter et il va  tacher avec ce livre de  retracer le parcours de la jeune disparue

A  mi chemin entre  enquête et biographie ce roman qui se dévore en quelques heures a peine nous passionne et  nous émeut et fait de chaque lecteur le témoin des recherches d'un Modiano romancier  détective dans les bas fonds du Paris sous l'occupation 

Qui était Dora Bruder?

A quelle école allait-elle?  Qui étaient ses parents ? ses  amis ?

Pourquoi a-t-elle fui le domicile familial?

Comment a-t-elle survécu pendant sa longue escapade? 

 Comment  a-t-elle été arrêtée et emmenée à Drancy? 

C'est aussi la quête encore et toujours  pour Modiano de la vérité sur un passé de notre histoire qui habite beaucoup de  ses œuvres et autour de thèmes qui lui sont chers ( l'identité, l 'héritage du père, l 'obsession de comprendre l 'horreur du nazisme et de la déportation, le poids  des  secrets)

Pour Modiano c'est clair il y a du Dora Bruder  dans chaque victime de la barbarie nazie mais aussi dans chaque survivant de l ' holocauste et  évidemment il y a du Dora Bruder en lui

En filagramme de ce jeu de piste formidable et bouleversant Modiano fait des incursions dans son propre passé revenant sur son propre parcours , sa propre  histoire.

Ce livre pourtant peuplé d'ombres et de  fantômes  n 'est pourtant pas un livre austère mais plutôt un livre de mémoire et de  réflexions ( et sans doute  d'exorcisme pour son auteur) 

A  l'image du Journal d' Anne Frank il nous dresse le portrait terrible et définitive d'une vie volée

 

Ce sont des personnes qui laissent peu de traces derrière elles. Presque des anonymes. Elles ne se détachent pas de certaines rues de Paris, de certains paysages de banlieue, où j'ai découvert, par hasard, qu'elles avaient habité. Ce que l'on sait d'elles se résume souvent à une simple adresse. Et cette précision topographique contraste avec ce que l'on ignorera pour toujours de leur vie - ce blanc, ce bloc d'inconnu et de silence

( Patrick Modiano - Dora bruder    extrait)

 

inauguration  de  la promenade Dora Bruder a Paris  en 2015

 

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07:57 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1)

04/11/2016

1 aout 1971 Le premier concert de charité de l'histoire

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C'est au guitariste des Beatles que l'on doit le premier concert de charité a grande échelle , bien avant le 'Live Aid 'et autre  'we are the world '
Georges Harrison   le plus réservé des quatre de Liverpool qui vient de livrer un triple album magistral (all things must pass) a décroché du milieu pop-rock de la scène internationale depuis sa découverte de l'Inde et des philosophies orientales.

On entend d'ailleurs depuis quelque temps sur toutes les radios le single My sweet lord  énorme tube signé Harrison(qui s'averera pourtant n'être qu'un  plagiat d'une chanson des Chiffons 'he's so fine  lesquels Chiffons intenteront un procès qu'il gagneront)  

Transformé par sa conversion au bouddhisme et par sa rencontre avec le Maharashi ,Harrison se sent très impliqué par le drame politique et social de la guerre civile qui a éclaté au Pakistan en Mars 1971.

La création de l'état du Bangladesh  va provoquer un exode massif qui en plus du conflit lui-même   va entraîner des pertes humaines considérables.

Cette situation de chaos va se transformer en véritable catastrophe humanitaire lorsque le pays déjà meurtri va subir des inondations teribles des deux principaux fleuves indiens :le Gange et le Brahmapoutre.

Harrisson a sut retenir la leçon de son ami Lennon qui a sût se servir des médias dans sa dénonciation de la guerre du vietnam deux ans auparavant et il décide d'organiser un grand concert de charité.

Ni Paul Mc Cartney  , ni John Lennon ne répondront présent ,le premier pour des raisons de conflits  personnels avec les autres membres des Beatles  ,le second parce qu'on lui demande gentiment de venir sans Yoko Ono  cordialement détestée par Harrison et les autres ex-Beatles ainsi que par une grande partie des fans du groupe persuadé que la mystérieuse et fantasque Yoko est la seule responsable de la séparation du groupe

Seul Ringo Starr sera présent , bien content de retrouver son vieux copain Harrison sur une scène (pourtant ce dernier , conscient des limites scéniques du batteur des ex-Beatles  lui fera  un affront en lui associant un second batteur en la personne de Jim Kletner.

Harrison demande également a  Eric Clapton de participer a ce  concert ,ce dernier traverse une période très difficile  en plus d 'être  miné par l 'héroïne il est très amoureux d'une certaine Patti Boyd ,laquelle n'est autre dans la vie civile que Madame Harrison , pourtant Clapton viendra accompagné de son bassiste de "feu  " Derek & the dominos Carl Radle (lequel ne va tarder a mourir d'une overdose ).

L'autre grande star qui va s'associer a eux sera , contre toute attente Bob Dylan , qui va pour l'occasion quitter sa retraite de Woodstock (rappelons qu'il avait refusé de participer au fameux concert organisé pourtant pres de chez lui)

Autour de ces artistes internationaux on retrouvera Ravi Shankar  qui sera le relais entre  tous ces musiciens anglo-saxons et  la culture musicale indienne mais aussi Léon Russell  ,Billy Preston  ainsi que l'ensemble du groupe Badfinger .

Souvent dans l'ombre de Paul et John ce concert pour le Bangladesh va permettre a Harrison d'être pour la première fois sur le devant de la scène et celui ci  va tout mettre en oeuvre pour faire de ce concert  un succès historique livrant de très belles interprétations pleines d'intensité de ses plus grands succès (Something  - when my guitar genly weeps- here comes the sun - my sweet lord) aidé par le jeu de guitare aiguisé du maître Eric Clapton

Quant a Dylan il va également livrer une prestation de tout premier ordre avec notamment des versions hallucinées de 'blowin ' in the wind '  et 'just like a woman '

American Gothic ( David Ackles 1972)

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Décédé en 1999 d'un cancer d'un poumon David Ackles fait partie  de ces  artistes  dont la confidentialité et la statut d'artiste atypique ont préservé  d'une notoriété (une notoriété par ailleurs non  souhaité par le chanteur qui a toujours souhaité garder une indépendance  totale)

Originaire de l 'Illinois David Ackles va laisser  derrière lui peu d'albums  (4) stoppant  sa  carrière  des 1973 pour  se consacrer a l 'élevage de  chevaux

Outre un excellent  second  album   'subway to the country' en 1970' il va laisser au monde de la musique un disque extraordinaire enregistré  en 1972 ' American gothic  ' produit par Bernie Taupin le parolier et complice   d' Elton John  qui depuis  toujours   affiche une  admiration sans bornes pour Ackles

Un disque composé de 11 titres dont une pièce maitresse  'Montana song  ' titre   de 10 minutes qui clôt et qui sublime ce  disque méconnu  dont la découverte devrait enchanter  tous  ceux qui aiment les belles voix et  les beaux albums

un disque et une voix rare quelque part Entre Neil Young et Tim Buckley 

 

 

David  Ackles  - american gothic


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19:22 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

11 decembre 1970 the end ou le début de la fin

Jim morisson.jpgDécembre 1970 les Doors ont derrière eux 6 albums et la critique n’a pas épargnée leur dernier disque : L.A Woman. pourtant excellent

Depuis de nombreux mois Morrison fait la pluie et le beau temps au sein de la formation ; les tensions et les désaccords sont permanents entre les membres du célèbre groupe.

N’en déplaise à Manzareck, Krieger et Densmore Les Doors c’est d’abord et surtout Jim et le 'roi lézard '  ne le sait que trop alors  Il fait ce qu’il veut, quand il veut et dicte sa loi aux autres musiciens qui doivent s’accommoder de sa personnalité hors normes et instable.

Jim Morrison est un roi mais ce roi là s’enfonce lentement et inexorablement dans le gouffre de l'alcool et des drogues qui certes semblent inévitables dans le milieu  du rock et de l’époque (on sort à peine du Flower-Power ) mais qui atteignent chez lui des proportions suicidaires.

Jim est un Addict qui consomme tout ce qui peut l’entraîner loin de la réalité et rapidement cette dépendance qui le consume fait de lui un élément difficilement contrôlable pour les médias mais aussi pour ses proches et pour son public .

Dangereux pour lui même, mais aussi pour les autres l’avenir du groupe est plus qu’incertain et malgré la fidélité du public et les bonnes ventes des albums les concerts se suivent et ne ressemblent pas.

Tout dépend uniquement de l’état physique et psychologique de Jim. Le groupe a traversé des périodes délicates (interdictions de jouer ; procès ; concerts stoppés par les forces de l’ordres.)

Depuis l’été 1970, malgré l’enregistrement chaotique de "L.A Woman "chaque concert relève de l’inconnu mais le 11 Décembre à Dallas c’est un triomphe  Jim est en forme les musiciens sont soudés les uns aux autres et ils donnent Riders on the storm en avant-première devant un public ravi.

Le lendemain à La Nouvelle Orléans c’est la tragédie totale. Jim perd complètement pied, on voit son esprit abandonner son corps, à la dérive. Pendu au pied du micro, vidé de toute énergie, il est incapable de continuer. Après quelques chansons, il s’empare du pied du micro qui le soutient et cogne la scène à grands coups brisant les planches puis il se retourne tombe assis sur la batterie et ne bouge plus.

Jamais plus les Doors ne jouèrent en public tous les quatre.

Moins de six mois plus tard, Jim venait mourir à Paris

Jimi Hendrix "Nous aurons le pouvoir dans 1000 ans ' Entretien 1970"

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Mort le 18 septembre 1970 Jimi Hendrix avait donné  une  célèbre  interview dans un pub de Londres  quelques  mois avant sa mort.

 

Jimi aimait a répéter

 ‘« je ne suis pas un politicien mais je lutte avec ma musique ma guitare  est une arme pour changer les esprits, nous vivons une sorte de renaissance, une renaissance menacée par la violence, la répression, la bombe H, la guitare est l’arme du moment, l’arme de l’homme libre ; ma musique est une façon de dresser des barricades. »

 

 

Jimi  Hendrix 

"Have you ever been " (extrait de l'album Electric Ladyland -1968)

 

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Et la drogue ?

Ce n’est pas un but en soi mais plutôt un moyen  d’aller vers l’inconnu et pour trouver des sons nouveaux j’entends parfois ces sons  et lorsque je casse guitares et amplis sur scène ce n’est par goût de la violence mais par désespoir car je n’arrive pas  a reproduire cette musique  qui est dans ma tête

J’utilise la drogue pour faire un trou dans le mur  et tous les moyens sont bons pour trouver l’homme de demain la génération de demain n’aura peut être plus besoin de drogue et c’est tant mieux car je ne souhaite ces voyages a personne

Vous parlez d’expériences dangereuses ?

Je suis l’un de ceux qui vont a l’avant-garde pour explorer le danger, une sorte de boy-scout je sais les périls  que je cours, je sais aussi que je peux mourir demain  pendant ma mission

Pourquoi cette violence dans votre musique ?

Quand on est frustré on joue fort, trop fort si l’on joue normalement les gens n’écoutent ni les paroles   ni la musique et la musique pop doit rendre la conscience aux gens, pas les transformer  elle a un public qui ne prêterait pas attention a des chansons   ordinaires il faut heurter et bouleverser  l’ordre  établi   mais la violence ne suffit pas  je travaille avec des non-violents  d’autres font des barricades

Ma violence sur scène veut servir l’amour  quand des hommes  rentrent chez eux au sortir de mes concerts ils n’ont pas besoin de battre leur femme  ils font l’amour.

Pensez vous que la jeunesse va créer un monde nouveau ?

Etre jeune c’est être mécontent le monde de la musique pop ne cherche pas le pouvoir politique mais le vrai pouvoir celui du cœur et de l’esprit, de la prise de conscience de l’homme de toutes races, et  couleurs mêlées.

Ce sont des jeunes qui les premiers ont droit a la parole ils sont purs et indiquent un chemin, nos disques et nos groupes  ne représentent que des  véhicules. Il faut aller du négatif au positif,nous parlons de l’homme de demain  aujourd’hui nous ne sommes que des gitans  l’avenir ? Qui le sait ?Nous aurons un jour le pouvoir  cela prendra peut être  1000 ans  je m’en fiche j’ai le temps

24/10/2016

Nevermind (Nirvana 1991)

 C'est un album que l'on peut aisément qualifier d'universel, le Sgt. Pepper's lonely hearts club band ou le Nevermind The Bollocks des années 90 .
C'est aussi, n'en déplaise aux puristes, l'album emblématique et définitif du mouvement grunge.

Utilisant parfaitement le support vidéo clip (MTV en tête), la vague nirvanienne va déferler sur toute la planète, et Kurt Cobain, à l'image d'un Lennon, d'un Hendrix, d'un Sid Vicious ou d'un Marley, va devenir instantannément l'icône de toute une génération garçon et filles confondus.

Son destin tragique achevera de construire le mythe


Nevermind contient des chansons ("Come As You Are, "Lithium" et surtout "Smells Like Teen Spirit" hymne grunge définitif) qui vont faire du petit groupe de Seattle un phénomène de société a tel point que, Cobain lui-même déjà très affecté et très perturbé psychologiquement, va déraper totalement et s'enfoncer davantage encore dans la terrible spirale narcotique qui aura sa peau

 

Nirvana - smells like teen spirit


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23/10/2016

R.I.P Scotty Moore ( 1931-2016)

 

Scotty_Moore_ES-295.jpgLa formule n 'est pas de moi mais elle  est trop belle pour ne pas la reprendre .

On la doit a Olivier Cachin  critique rock de rock & folk  qui titrait  a propos de Scotty Moore  disparu a l été 2016 a l 'âge de 84 ans

'il était l 'homme derrière     l 'homme '

C'est évidemment et parfaitement  juste Scotty Moore   est celui qui va avec son jeu de guitare inoubliable façonner la marque  Elvis Presley

 Pour le plaisir  rapellons  cette journée  désormais historique

Nous sommes le  4 juillet 1954, Elvis se rend chez Scotty Moore pour une audition, Elvis chante et joue devant Bill Black, le bassiste des Starlite Wranglers. Bien qu'il ne connaisse pas toutes les paroles par cœur, le jeune Elvis connaît déjà la structure et les accords de toutes les chansons que le groupe travaille alors à ce moment-là.

 Scotty Moore décide de téléphoner à Sam Philips. Ce dernier accepte de les 'enregistrer

Le lendemain, le groupe se rend aux studios Sun et commence à enregistrer mais ça ne donne pas grand chose.

Sam Phillips n'est pas vraiment impressionné… En fin de session, Elvis entame pour le 'fun ' un titre dont il se souvient bien et qu'il avait déjà chanté au Club Handy quelques mois plus tôt, ce titre c’est "That's Allright Mama". Comme la porte du studio est ouverte, le son de "that's allright  Mama!" arrive aux oreilles de Sam Phillips , médusé ,pétrifié . Le reste appartient depuis  a l 'histoire du rock

Oui Scotty Moore  était  la  des le  debout ; des les premières  notes , des les  balbutiements  du jeune   rockeur camionneur de 19 ans appelé a devenir Le ' King '

Scotty sera  très vite de tout les chefs d'oeuvres  qui vont  construire  la légende  Elvis ( Hound dog  ' ''heartbreak hotel ' ' don't be cruel '  ' mystery train ' 'jailhouse rock ' 'blue suede shoes ')et  de tout les albums  mythiques de 1954 a 1968

Tout ceux qui vont l 'entendre et le voir jouer vont en rester marqués et s'en inspirer  , de Johnny Winter a Michael Bloomfield   de Jeff Beck  a  Keith Richards et un jeune  black  qui vient le voir  jouer a Seattle et qui s'appelle Jimi Hendrix 

il sera  également a  ses  cotés  et pour la dernière  fois avec lui lors  de l'émission 'the Elvis 68 comeback" enregistré  en  décembre 1968 pour la  tv américaine et qui sera le premier show 'unplugged '  de l'histoire

Scotty Moore  'l'homme  derriere l 'homme' s'en est allé discrètement a 84 ans  sur  sa terre natale du  Tennessee , mort a Memphis  (pouvait il mourir ailleurs  ?) et si la guitare  de Woody Guthrie " tuait les  fascistes"   celle de  Scooty Moore   a  sa manière  a 'changé le monde '

 

 

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Elvis Presley  & Scotty Moore 

"Love  me  ' ( ' Elvis Comeback  68 Special  ' (  ici )

 

19/10/2016

Watertown (Frank Sinatra 1970)



 

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De Frank  Sinatra monstre sacré (ou  sacré monstre  ca  marche  dans les  deux sens) on en connaît toutes les multiples facettes

Comédien a la filmographie  irrégulière  mais ponctué de  vrais  chefs d'oeuvres  ( ' Tant qu 'il y  aura des hommes"  -" L 'homme au bras d'or" - "le détective "- " comme un torrent  "

Crooner  éternel au sourire carnassier et la  voix  sans  egal presentant  une discographie  gargantuesque  avec des  albums lumineux et irremplaçables  au cours  des  décennies étalés sur  près   de 55 ans et enregistrés  dans les  grandes  maisons de  disques de l'époque (Capitol , Reprise , Columbia)

On connaît évidemment  l' homme a femmes , les relations troubles avec la Mafia et avec  le clan Kennedy ,mais aussi  l 'animateur  TV , les  duos mémorables et les enregistrements avec  ses  potes Dean Martin et Sammy Davis Jr (le fameux Rat Pack) oui on connaît  bien  tout cela mais  il existe un autre  Sinatra plus  secret  , plus sombre un Sinatra  presque mystérieux  a des années lumières  du crooner prestigieux 

En 1970 celui qu'on surnomme "the Voice " enregistre (chez Reprise) 'Watertown " un album concept  intime et mélancolique    autour du couple ,  des  déboires  et des aléas  de la vie   , de  sa vie.

Curieusement  pour  ce  disque  a part  dans sa  discographie  Sinatra   va tourner le dos au jazz et aux mélodies habituels qui ont construit sa légende

Watertown étonne par un  ton pop , détaché presque  crépusculaire et c'est vraisemblablement  ce virage a 180°  qui va  déplaire a  son (large) public et ce disque bien qu'étant un des favoris de Sinatra en personne  sera  un  retentissant  échec public.

C'est aujourd'hui devenu un disque  rare , de  ceux  qu'on  s'échangent entre  connaisseurs  , entre  découvreurs  ,entre  curieux.

Planqué derrière une  hideuse pochette sépia se  cache  une vraie  découverte , un  grand et beau disque inattendu et  touchant

 

 

 

Frank Sinatra  -  what's now in now


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Frank Sinatra  - I  Would be in love anyway


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Frank Sinatra  -   for  a  while


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14/10/2016

Histoire d'une Photo ( Party Music - The Coup 2001 )

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Evidemment cette pochette a première  vue peut sembler cynique voire  totalement  scandaleuse pourtant il faut  tenir compte des dates et de la chronologie des évenements.

La date sinistre du mardi 11 septembre 2001 restera a jamais dans l'ADN de l 'histoire d'un monde  déjà  traumatisée par la guerre  du golfe. Cette date fait désormais partie des repères  culturels contemporains de l 'histoire de l 'humanité

la photo illustrant l 'album ' Party music ' du groupe de rap  'the Coup ' originaire d'Oakland  est ce qu'on peut appeler une photo prémonitoire , en effet le disque enregistré  entre 2000 et 2001 était finalisé avec une sortie prévue le 6 novembre 2001

la photo représentant les  deux membres  du groupe avait été prise  en juin 2001

elle représentait Boots Riley et Pam the Funkstress détruisant les tours jumelles du World Trade Center en utilisant un  détonateur.

le disque sortira avec retard sous une pochette évidemment revisitée

 Pourtant même si 'The Coup ' n'est (heureusement) pas un groupe majeur de la scène US la polémique  pris des proportions hystériques et démesurées

On pointe  le  logo du groupe  (une femme du tiers monde  tenant une mitraillette sur fond d'Etoile rouge) , on  rappelle  que le père de l'un des membres  du groupe  fut un avocat  des blacks panthers , on évoque le nom meme du  groupe  (Coup d 'Etat)

la polémique fait rage  bientôt relayée par les propos de Boots Riley  dans la presse américaine " mon cœur  saigne  pour les familles des  victimes mais il a deja saigné pour d'autres victimes , d'autres attentats  ou mon pays etait de l 'autre coté de la gâchette"

" Malgré mon chagrin je n'oublie pas que mon pays a semé  la mort dans le monde  entier, nous finançons les uns, assassinons les autres , l 'Amérique finance depuis  toujours des groupuscules  terroristes partout sur la planète comme les commandos de la mort  en Haïti"

'il ne faut pas oublier que Ben Laden a travaillé pour les USA et que les méthodes atroces qu'il a utilisées a New York et  Washington lui ont étés apprises par les américains afin d'aider l 'économies américaines "

'personne  aux états unis n 'était  scandalisé  que Ben Laden assassine avec la même brutalité  d'autres innocents "

L'apaisement  viendra  avec un communiqué  accompagnant le retrait  de la pochette d'origine Boots Riley  s'exprimant en ces  termes

  ' je suis désolé que ma pochette ait put  choquer , je comprends  la colère et je précise qu'avec  mon groupe nous prônons l'unité et pas la guérilla

La révolution par l'action directe et de manière violente est  évidemment impossible "

la  pochette de  substitution

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11/10/2016

standing in the way of control (Gossip -2006)

 

 

 

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Gossip -   Fire with Fire 


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Gossip -  eyes  open


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Standing in the way of control " 3ème album de Gossip  est le genre d'objet sonore qui vous explose a la gueule.

Au delà de l'extravagante personnalité de beth Ditto (voir La une du magazine NME) , chanteuse obèse et lesbienne  (et engagée a juste titre contre la dictature de la maigreur ) 

ce disque est une véritable bombe de soul rock .

La voix de Beth fait des merveilles ,le tempo irrésistible mené par les 2 autres membres du groupe :  Brace Payne  (guitare) et Hannah Blillie ( batterie) nous  donne le tournis . Machine infernale ( composée de 2 filles , 1 garçon)  dopée au groove funky  nappée d'une sauce punk rock  Gossip est a mon sens l'un des groupes incontournables des années 2005-2010.

il n'est jamais trop tard pour découvrir 'standing in the way of control ' disque furieux gorgé et de bons titres qui vont mettre le feu a votre cerveau eta coup sur  des fourmis dans vos pieds car ne boudons pas notre plaisir   'listen up! "  ' fire with fire " ou encore ' jealous girls " sont de purs  bijoux .

la voix unique de  Beth rappelle par moments janis Joplin une autre chanteuse  ronde et dévergondée qui a su en son temps décomplexer les jeunes filles américaines.  

 

La couv' du NME 

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 La même couv' repris en France par les Inrocks

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Des Nouvelles du bon Dieu (Didier le Pecheur 1996)

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C'est un curieux petit film totalement inclassable et qu'on peut qualifier d''underground ' 

Des nouvelles du bon dieu ' (quel  beau titre!) est  réalisé  en 1996 par Didier Le Pécheur  ( qui adapte son propre roman)

Entre humour noir étaphysique  et "déjante caustique le film aussi attachant que curieux aborde un sujet que l'on peut résumer  ainsi

 la vie est-elle un roman ? Ou plutôt le contraire  ?

qui tire les ficelles ? Les écrivains ?  Le scénariste du film ? Dieu lui même?

Autour de ce scénario irracontable  et bourré  de scènes  droles  et subtiles les comédiens s'en donnent tous  a cœur joie

Répondant a  des patronymes littéraires  Karenine , Jivago , Nord , Evangile ils sont les anti-héros de cette histoire follement  originale et surréaliste.

Ne boudons pas notre plaisir  de  revoir la sublime Marie Trintignant   (évangile) tornade   hallucinée accompagnée ici le temps de  ce vagabondage cinématographique par Maria de Medeiros (Karénine) qui semble sortie d'un film muet  des années 20 de Christian Charmetant (Nord) délicieusement  cinglé et de Michel Vuillermoz (Jivago)  irrésistible et  hilarant  en prêtre  défroqué

Autre (grand) disparu  que l'on retrouve avec tendresse  Jean Yanne  dans le rôle  du créateur 

Raconter  ce  film  relève de l 'exploit impossible et je ne m'y risquerai pas

Je me contenterai de  dire  qu'il  sera pour ceux qui aiment le cinéma  qui ose  sortir des sentiers  battus , le cinéma original non prétentieux , le cinéma intelligent  sans  chercher a  etre intellectuel ; a tous ceux la je leur conseille de  se  precipiter  en sceance  de rattrapage  sur cette perle 'meconnue du  cinéma français des  années  90.

un film surprenant ,osé et jubilatoire!

 

12:09 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

08/10/2016

La triste fin tragique et mystérieuse de Jean Seberg

jean seberg,romain gary

 

 Le 8 septembre 1979 on retrouve a l’arrière d’une Renault  5 blanche sous un plaid, le corps sans vie de la comédienne jean Seberg, disparue depuis plusieurs jours de son domicile parisien , l’actrice qui semblait dépressive et malade s’est semble t’il suicidée aux barbituriques et a l’alcool (plus de 8 gr dans son sang  révéleront les analyses) ,cependant de nombreux doutes autour de ce suicide  peuvent permettre de penser que toute la lumière n’a pas été faite sur cette tragédie .

 Découverte par le metteur en scène Otto Preminger qui cherchait une inconnue pour le rôle principal de Jeanne d’arc, ( le film sera un échec) , c’est avec le mythique A bout de souffle de jean –Luc Godard que Seberg sera immortalisée a jamais , en incarnant  le personnage de la petite marchande de journaux américaine  elle entre dans la légende cinématographique

Pourtant déjà a cette époque elle semble ne s’intéresser que modérément a sa carrière préférant les engagements sociaux et politiques .Sa vie sentimentale semble être un échec   , son mariage avec le dandy François Moreuil tourne court quand elle rencontre  un homme d’un tout autre calibre en la personne de Romain Gary , célèbre  écrivain international il vivent ensemble  une belle histoire d’amour et après la naissance de leur premier enfant Diego ils se marient le 16 octobre 1963.

Tout en continuant a tourner des films inégaux Jean intensifie ses actions et ses engagements notamment en faveur des Black panthers , elle soutient également la cause des indiens d’Amérique victimes selon elle d'un pays qui s'enfonce dans le capitalisme en  oubliant  ses racines.

mise a l’index par l’industrie du cinéma  c’est bientôt le F.B.I qui décide de surveiller de très près la jeune militante ,filatures ,intimidations , écoutes téléphoniques , rien ne lui est épargnée ,le comble semble atteint lorsque enceinte de son second enfant la rumeur pretend  que le bébé est le fruit de ses amours avec un leader des Black panthers’ .

Cette fois Seberg craque, déstabilisée elle tombe gravement  malade et accouche d’un bébé prématuré, une petite fille qui ne survit que quelques heures. Scandalisée jean décide de porter son enfant en terre dans un cercueil de verre transparent pour que les photographes puissent voir la couleur blanche de la peau de son enfant

Apres cette terrible  tragédie  les choses ne seront plus les mêmes pour l’actrice qui sombre dans une grave dépression, ses amis s’éloignent et même ceux qu’elles a soutenus ne la suivent plus, on l’a juge encombrante, gênante, son couple ne survit pas  et malgré les liens forts qui l’unissent a Romain Gary le couple divorce.

Elle se console auprès du réalisateur  Dennis Berry fils du comédien jack Berry  qui dut quitter les États –unis victime du maccarthysme  et se réfugia en France pour continuer une carrière sans grand intérêt.

Bientôt une nouvelle rumeur se répand a nouveau  on murmure que jean Seberg sympathisante  des officiels algériens du F.L.N a une liaison avec Aziz Bouteflika actuel président algérien alors premier ministre ,le gouvernement algérien décide alors de prendre ses distances avec l’actrice et elle est interdite de séjour en Algérie .

Si cette rumeur n’a jamais pu être confirmée une chose est sure  jean Seberg   quitte Dennis Berry pour s’installer en compagnie d’un individu plutôt louche Ahmed Asni, que la police française soupçonne de trafic international de stupéfiants, l’homme est violent  et intolérant et bat Jean a de nombreuses reprises, de plus il décide de diriger la carrière et les choix de la comédienne qui vit un cauchemar auprès de cet homme qui l’exploite et la vole,

le 29 Août elle téléphone a ses proches , paniquée elle raconte qu'elle est en danger  et  mêlée a un trafic international  de drogue ,personne ne la prend au sérieux et on pense (a tort) qu'elle délire   pourtant c'est le lendemain qu'elle disparaît de son domicile du 125 rue de Longchamp ,son corps sera retrouvé onze jours plus tard

Ahmed Asni ’ayant  signalé a la police qu'elle était partie nue sous  son manteau une bouteille d'eau a la main , cette menace était -elle réelle ? on est en droit aujourd'hui de le penser.

Pour Romain Gary  (et ancien mari  de Jean Seberg )qui a donc  bien connu la jeune femme et a conservé avec elle jusqu'à la fin de sa vie des liens étroits la vérité est ailleurs  et pour lui clairement cette mort n’est pas un suicide, il accuse notamment le F.B.I d’avoir éliminée  jean Seberg supposée être un important support financier des Black panthers.

Bien des années après le mystère de cette tragique disparition reste entier et de nombreux doutes subsistent autour de l’enquête et de ses conclusions hâtives. 

Triste  fin  pour une jeune femme qui avait choisie de vivre dans la vie réelle  plutot qu'au cinéma des choses intenses et fortes et qui aura payé de sa vie ses convictions et ses choix .

jean seberg,romain gary

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

07/10/2016

Elle (Paul Verhoeven 2016)

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J 'attendais sans  doute  beaucoup de l 'association Verhoeven -Huppert -Djian

sans doute trop  car ma déception  est disons le clairement a la hauteur de cette attente.

Elle , titre énigmatique du dernier film de Paul Verhoeven   réalisateur de certains blockbusters restés dans toutes les mémoires ('Robocop ' ' Basic Instinct '  'Total recall ') dirige ici la grande Isabelle Huppert dont chaque apparition au cinéma  est désormais synonyme d'évènement

Quant , en plus le vieil hollandais (78 ans) adapte un romancier  Français culte  (Philippe Djian) on peut raisonnablement penser que le cocktail  va fonctionner et que le  résultat  sera a la hauteur du talent  respectifs  de ces  trois  'monstres '

Et pourtant ici dans ce film difficile a classer ( ni polar , ni thriller hitchcockien , ni drame psychologique) le film deroute et déstabilise tant par son contenu que par son message.

Longtemps pressenti pour la palme d'or ( je rêve) 'Elle ' représentera la France aux oscars cette année  (je rêve encore)

Sexiste, malsain , truffé de personnages tous aussi tordus et parfois invraisemblables ( mentions spéciales a la mère interprétée par  Judith Magre) le film de Verhoeven dérange et pas forcement dans le bon sens et nous (me) pose  probleme  dans  le message (confus) qu'il veut  transmettre

Son héroïne a mi chemin entre la Sharon Stone de 'basic instinct " et une sorte de "Robocop" en jupe (pour  reprendre  deux personnages  filmés  par  Verhoeven) nous intrigue par son étrange passivité  restant tout au long de ce  film distante par rapport aux évènements autour d'elle mais également en rapport a  son passé  trouble et inquiétant  , elle s'affirme souvent imprévisible ,cruelle et  manipulatrice toujours sans état d'âmes ni compromis

"Elle  " est il un film profondément mysogine ?

Le  viol puisque c'est le sujet qui anime ce film qui suscitera a coup sur multiples débats  (le public et la  critique  sont de toute évidence  clairement  divisés) est il un acte qu'on peut banaliser ?

Sans hésiter un seul instant a truffer son film d'incohérences de base (de toutes évidences le personnage de Huppert est trop âgée  (pour le rôle) pour avoir  ses  règles ....par exemple) Verhoeven nous propose une galerie de personnages volontairement complexes tous  plus détestables les uns que les autres et qui évoluent dans un univers bourgeois ou les limites de la moralité semblent volontairement inexistantes.

 

Reste une incroyable Isabelle Huppert , monstrueuse  mante  religieuse  qui  dévore  tout  les autres  comédiens qui ne peuvent exister auprès de cette incroyable comédienne qui ,d'un geste, d'un regard illumine l'écran

Son  talent , son génie n'a ici d'égal que ma  déception  devant  ce film pseudo satire sociale  "chic et choc" qui se veut perturbant et qui en ce qui me concerne  rate totalement  sa cible .

13:44 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (1)

27/09/2016

Avé César (Joel & Ethan Coen 2016)

 

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Evidemment on est toujours plus dur avec ceux qu'on aime aussi a l 'image des réalisations de Woody Allen , Scorsese , Almodovar ou encore Tim Burton cette regle critique ( et personnelle) s'applique forcement au cinéma des freres Coen .

Absents  des  écrans depuis le formidable 'Inside Llewyn Davis"  en 2013 les  frangins Coen  figures  de proue incontournables du cinéma contemporain ont déjà a travers d'une filmographie diverses  enchantés les cinéphiles  du monde  entier.

Leur vision cinématographique décalée et corrosive s'appliquant depuis  des décennies a  détourner les  genres abordés ( le film noir, la comédie, le road-movie ) ont fait d'eux  une référence  absolue en terme de  scénarisation et de mise en scène

De plus ils auront réussis l'impossible exploit de  rester a la frontière  du cinéma hollywoodien tout en conservant  un pied ( un gros pied) dans le cinéma indépendant

Toutes  ces louanges  mérités  (il suffit de (re)voir   'the big lebowski ' 'O Brother '  'Fargo' 'Barton Fink '' " no country  for old men ' pour  s'en persuader) renforcent l 'exigence  du spectateur face a un nouveau film des Coen

Avé César  présenté en ouverture du festival de Cannes 2016 s'annonçait flamboyant et croustillant la vision du cinéma de l'âge d'or des studios d'Hollywood  vu a travers la lorgnette acide et ironique des deux  frères  on avait évidemment hâte de découvrir ca.

mais Avé César ne comble pas  cette attente ,malgré un casting formidable (comme toujours chez les Coen) force est d'avouer une grande deception

la faute  sans doute a un manque de  cohésion et une absence évidente de rythme dans l'histoire  qui n 'est en réalité qu'une succession de  "saynètes" mises  bout a  bout  avec un fil rouge conducteur (le kidnapping   de Clooney)

Les  thèmes abordés (la propagande et les peurs  du bloc  communiste , les mécanismes  complexes et politiques  de l'industrie cinématographique ) dressent  une  galerie de  personnages caustiques  et  souvent drôles (Tilda Swinton hilarante commère hollywoodienne Josh Brolin excellent  lui aussi , Alden Ehrenreich irrésistible en cow-boy recyclé  séducteur  et incapable  de prononcer correctement une phrase devant la caméra) mais tout cela ne suffit  pas a faire de 'Avé César " un bon film

Personnage hors sujets (Scarlett Johannson) ou mal exploité  (Clooney), bavardage inhabituel chez les Coen (pourtant des dialoguistes hors pair) le film se  dilue , se  fragmente peu a peu dans une succession de scènes mises bout a  bout qui finissent par lasser et provoquer un inévitable ennui 

Quelques scènes visuellement superbes viennent par moments rappeler le savoir faire  des  réalisateurs  (un ballet aquatique magnifiquement filmé , une scène de  comédie musicale  dans  un bar) mais l'ensemble reste faible et d'un niveau plutôt  moyen.

 

 

 

 

 

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