18/05/2012
La femme-Guêpe (Roger Corman 1960)
En 1954 Kurt Neuman réalisait le classique du genre 'La mouche noire '(remake de David cronenberg en 1986 )
Quelques années plus tard donc; le roi de la série B Roger Corman qui surfant sur toutes les vagues cinématographiques ( horreur, gothiques,thriller,fantastiques) proposait a son tour sa vision autour de l'homme insecte avec 'la femme guêpe'
Ici l'homme est une femme , une belle femme d'affaires dont l'entreprise de cosmétiques est au bord de la faillite alors quand un savant un peu cinglé lui propose le Graal a savoir la méthode pour rajeunir la belle femme d'affaire (Susan Cabot) fonce tête baissée dans le projet et accepte de financer les recherches de ce professeur tournesol (que tout le monde devine charlatan des les premières secondes sauf elle bien entendu) , bien plus elle accepte de devenir le cobaye humain de ce cinglé qui n'a expérimenté sa formule que sur des animaux
le rapport avec les guêpes me direz vous ? et bien figurez vous que le professeur fabrique sa lotion de rajeunissement avec.......... de la gelée royale de guêpes ( ben voyons !)
La guêpe qui comme tout le monde le sait dévore ses victimes je vous laisse deviner des effets secondaires du traitement testé par l'intrépide Janice
Film court (1h13) plutôt pas mal dans la construction et l'idée mais qui sombre dans le ridicule absolu des qu'apparait la '''créature' (Collant noir , antennes et masque de carnaval) une fin baclée ,une série B ou Corman aurait était mieux inspiré de ne pas montrer la créature cette femme guêpe qui ne ressemble a rien (et surtout pas a une femme insecte) fait glisser le film vers un ridicule qui gâche notre plaisir.
Attention la femme guêpe (enfin presque ! )

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17/05/2012
L'attaque des sangsues géantes ( Bernard .L. Kowalski 1959)
réalisé par Bernard L Kowalski et produit par Gene Corman frere de Roger Corman l'un des papes de la série B américaine cette 'attaque des sangsues geantes ' est (comme la plupart des productions Corman) un film court (62mns) qui s'inscrit dans la série des films a créatures mutantes
En pleine guerre froide et surtout en pleine paranoïa du nucléaire la radioactivité a bon dos et transforme a peu près tout ce qu'elle touche , ici ce sont des sangsues (il fallait quand même y penser) qui kidnappent de pauvres habitants tous plus idiots les uns que les autres pour les retenir sous l'eau dans les marais , dans une cavité afin de les pomper de leur sang petit a petit
Pas très ragoûtant tout ça me direz vous ? Sauf que les sangsues en question (sorte de gros canaux pneumatiques degonflées avec tentacules et ventouses )
Disons le clairement ici tout est ficelé de bric et de broc (le charme des series B fantastiques) dialogues désopilants de mievrerie, comédiens catastrophiques, montage a l'emporte piece, son pourri, personnages stéréotypés (ah l'écolo de pacotille ! ) , scénario sans veritable interet , monstres caoutchouteux a hurler de rire, du grand n'importe quoi ! mais on le sait avant même de glisser le DVD dans le lecteur
surement tourné en 2 ou 3 jours maximum , al'économie et a la va vite vraisemblablement avec du materiel de recupération cette" attaque des sangsues geantes" reste cependant une curiosité comme le catalogue des freres Corman en regorge
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08/05/2012
Les témoins (André Téchiné 2007)

Vous est il deja arrivé en parcourant les critiques des magazines spécialisés de vous demander si vous avez vu le même film qu'eux?
Il peut arriver également que l'on s'interroge sur la perception du film ,les critiques donc les 'professionnels ' ont adorés et moi humble spectateur je suis passé a complétement a coté que s'est il donc passé ?
C'est précisément cette délicate question qui me poursuivait tout au long du pénible visionnage du film de Téchiné ' les témoins '
Ayant évidemment lu toutes les critiques dithyrambiques et unanimes autour du film je remettais en question mon sens du jugement et ma qualité de critique amateur
Mais non décidément non rien n'y fait car ici tout est insupportable de prétention, de parisianisme , de suffisance
le sujet pourtant intéréssant 'l'arrivée du SIDA a l'aube des années 80 est donc la toile de fond des' témoins' mais téchiné nous entraîne dans une invraisemblable suite sans queue ni tête , ses personnages sont caricaturaux a l'extreme a commencer par le jeune Manu provincial gay monté a Paris (Johan Libereau la découverte de Téchiné se posant la en insupportable tête a claque)
Michel Blanc pourtant très investi dans le film fait ce qu'il peut mais son personnage de médecin homosexuel reste peu crédible ,Emmanuelle Beart dont la plastique semble carrément obséder Téchiné est égarée dans un scénario ridicule et enfermée dans un personnage grotesque, Sami Bouajila (le flic macho a qui le jeune provincial révèle son coté homo) est aussi a la ramasse dans un rôle casse-gueule
Enfin Julie Depardieu Incarne la jeune artiste bobo (la chanteuse d'art lyrique qui préfère vivre dans un hotel de passe )
Passons sur les erreurs de reconstitution de l'époque (Techiné devrait savoir que les clio ou les velsatis n'existait pas encore en 80 , pas plus que le Pass Navigo) Passons sur les draps libélles hôpitaux de Paris 2006 (l'action se situe en 80) Passons aussi sur les dialogues d'une platitude et d'une nullité presque risible (personne ne disait 'je pete les plombs ' en 80 Mr Téchiné ,passons aussi sur cette insupportable voix off faussement intellectuelle)
Passons sur le choix du titre 'marcia baila ' des Rita Mitsouko dans la scène du bar entre Manu et Sandra la jeune prostituée et rappelons que ce titre est sorti en..........1985
Comment qualifier certaines séquences qui sont sincèrement pour moi au delà du grotesque (les tapins " en goguette" dans les jardins remportant haut la main la palme du ridicule absolu )
Tant d'erreurs et d'anachronismes , tant d'interprétation surjoué par des comédiens entrainés dans un naufrage qu' apparemment ni l'intelligentsia parisienne ni les critiques bien pensants ( pro -téchiné ) n'ont pas relevés font au bout du compte des 'temoins un film insupportable
bref c'est pour moi un film vraiment raté , peut etre l'un des pires de Téchiné (en perte de vitesse progressive depuis les années 90) téchiné au passage étant qui je l'avoue au regard de sa filmographie un réalisateur qui m'a rarement emballé
j'oublie donc rapidement ces 'temoins' sans intêret pour me souvenir du Téchiné que j'aime (Hôtel des Amériques -Ma saison preferée - j'embrasse pas)
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06/05/2012
Marquee Moon (Television 1977)
Tom verlaine qui possede au passage l'un des plus joli nom pour un leader de groupe est un artiste qui s'est nourri d'une certaine culture musicale new-yorkaise puisant ses racines et son inspiration tant dans le jazz de Coltrane que sur le bitume de la grande pomme ; il pourrait être le petit frère spirituel de Bob Dylan ou de patti Smith son groupe s'appelle Television et son premier album Marquee moon
ce disque devenu totalement cultissime va brandir haut et fort l'étendard d'un underground new yorkais bouillonnant.
Nous sommes au printemps 77 et c'est dans une atmosphère et un climat propre a cette période de créativité que va sortir ce disque lumineux a la fois totalement maitrisé techniquement mais qui s'offre aussi des libertés inouïes.
Le titre chef d'oeuvre total de plus de 10 ' et qui donne son nom a l'album est une pure merveille qui va a l'encontre du format des titres courts (The Ramones) de l'époque , le genre de truc que tout musicien rêve un jour de pondre.
Tout au long de ce Marquee moon devenu depuis toute ces années l'un des albums les plus écoutés (sur ma platine) on est subjugué tant par les guitares que par la voix incroyable de Verlaine.
Marquee moon restera pour moi definitivement le disque symbole d'une certaine idée du 'punk' et Tom Verlaine sera pour l'éternité le punk en gilet tel qu'on peut le voir sur la pochette ,il se pose la en revers de Johnny Thunders ou de Richard Hell (qui quitta Television pour former Richard Hell & the voivoid et écrivit un jour rien de moins que l'hymne du 'no future ' le fabuleux blank génération ) .
Sorti en 1977 ce disque ne semble pourtant pas avoir de prise sur le temps c'est souvent a cela que l'on reconnaît les oeuvres importantes et Marquee moonfait indiscutablement partie de cette catégorie la , c'est a la fois un disque puissant ; intense et habité , une oeuvre musicale essentielle voire obligatoire.
Television - marquee moon
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05/05/2012
L’Attaque des crabes géants (Roger Corman 1957)
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Durant les années 50, le nucléaire et la radio-activité sous toutes ses formes auront permit de rendre gigantesques bon nombre de bestioles , reptiles , insectes se verront muter en de terribles prédateurs, tout y passe les fourmis, les vers de terre mais aussi les sauterelles les sangsues et même ..... les crabes ! Et c’est de ces derniers dont il est question dans L’Attaque des crabes géants, petite série B aussi classique que sympathique réalisée par l’illustre Roger Corman
Petit film court totalement fauché qui flirte (de près) avec la série Z on retrouve ici les arguments classiques de ce genre de productions (les effets spéciaux sont totalement nuls,les comédiens affligeants;l'histoire abracadabrante, les dialogues ahurissants,la fin incompréhensible)
Les crabes mangeurs d'hommes deviennent ici télepathes ce qui ajoute davantage encore au coté farfelu de ce film étrange on retrouve comme dans la majorité des séries B fauchées le mélange d'archives habituel des séquences filmées et des images de documentaires (ah les éboulements de terrains ! et que dire des fonds marins avec les raies Manta a un mètre du bord de la plage)
Quant aux crabes en papier maché ils font evidemment bien plus rire que peur
Le charme désuet et nostalgique des films de Corman réside dans l'idée que le ridicule ne tue pas , et puis ne boudons pas notre plaisir car après tout on est quand même a ma connaissance dans le seul film de tout les temps ou on peut entendre un professeur dire 'Hier c'etait des hommes aujourd'hui ce sont des crabes ! ........presque du Audiard.
Quoiqu'il en soit Roger Corman personnage incontournable du cinéma américain livre ici un film Ovni , le genre de production sans prétention qui faisait le bonheur des séances de cinéma d'apres midi , avec quatre bouts de ficelles , trois pistolets en plastiques , une poignée de (mauvais) comédiens amateurs et quatre (vrais) tourteaux son attaque de crabes géants traverse les époques.
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25/04/2012
Romanzo Criminale (Michele Placido 2006)

Si le roman de Giancarlo De Cataldo (paru en 2002) avait fait grand bruit sur la scène littéraire que penser de cette adaptation cinématographique signée Michele Placido acteur et metteur en scène italien réalisée quelques années après la parution du célèbre roman?
Malgré des critiques plutôt bonnes, voir tres bonnes j'ai trouvé le film plat , lent , sans envergure et si la toile de fond semblait passionnante et matière a proposer une lecture historique politique et sociale intéréssante je n'ai pas une seule seconde adhéré au scénario et a son traitement
Évidemment Michele Placido mêle l’Histoire à la fiction . l'histoire , bien entendu c'est l’Italie des ' années de plomb ' ,celle du terrorisme des brigades rouges , de l'assassinat d'Aldo Moro, de l'attentat de la gare de Bologne Romanzo Criminale est donc construit donc autour de cette réalité historique et s'attache les services de la fiction contant un récit aux allures de légende : l’histoire d’une ascension et celle d’une chute d'une bande de jeunes caïds (la bande de la Magliana) entrainés dans la violence et la tourmente de leur époque
Melant mise en scène (plutot maladroite) et images d'archives le film inspirés de faits réels mais construit autour de personnages fictifs se veut sérieux , un peu prétentieux , froid a l'image des anti héros et de leurs pseudonymes un peu douteux 'le libanais', l'e froid ' 'le dandy ''' le buffle '
A la limite de la caricature les acteurs peu inspirés sont de toute évidence le point faible du film et mis a part le personage de Patrizia (Anna Mouglalis formidable ) les comédiens sont stereotypés et peu crédibles
le film malgré sa toile de fond passionnante ronronne tres vite , se regarde un peu le nombril et s'etire longuement pour finir par ennuyer
je n'y ai vu a aucun moment une fresque cinématographique rapellant l"oeuvre de Sergio Leone , reference a la fresque ultime 'il était une fois en Amerique' (dixit 'le nouvel observateur ou tele 7jours) mais sans doute suis -je passé a coté du film ?
Dans un genre semblable j'avais nettement préféré la Bande a Baader ( Uli .Edel 2008)
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20/04/2012
The Clash (The Clash 1977)

The Clash - Janie Jones
The Clash - London's burning
C 'est un Album qui au même titre que l'album des Sex Pistols fait partie de l'histoire du rock .
Baptisé sobrement The Clash et paru en Avril 1977 il dynamite la fin des seventies et propulse le mouvement punk sur le devant de la scène
Alter ego du 'never mind the bollock ' pour l'energie et la violence ,il est cependant nettement plus engagé politiquement ( a l'image du groupe durant toute leur carrière)
recevoir 35 ans apres sa sortie , les missiles envoyés par Joe Strummer et Mick Jones les deux têtes pensantes de ce groupe furieux procure un sentiment et un frisson irrésistible et inexplicable
On retrouve ici les fondamentaux sur lesquels The Clash batiront leur fantastique carrière ,un grand nombre des titres présents sur ce premier album (encensé par la presse musicale lors de sa parution) seront présents sur les compilations du groupe tant des brulôts comme 'Janie Jones ", "white riot ' " London's burning" ' ou 'career opportunities ' sont représentatifs de tout ce que le punk va apporter comme renouveau au rock vieillissant de cette époque
Et que dire de la fantastique reprise du 'Police & thieves " de Junior Marvin merveille du genre et symbole du mélange des genres caractéristique aux Clash
Appellant au rejet des Etats unis et a l'émeute au travers du cinglant 'I'm so bored with the U.S.A' l'album ne sort pas en Amerique
Une version retravaillée et quelque peu différente sortira cependant en 1979 (une version ou on retrouve 'I fough the law ' une reprise de Sonny Curtis and the crickets ainsi que 'white man with Hammersmith palais " 'jail guitar doors ' 'complete control ' et 'clash city rockers ' titres non présents sur la version britannique de 1977
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13/04/2012
Les Lyonnais (Olivier Marchal 2011)

Après 36, quai de orfevres réalisé en 2004 ( chronique disponible ci dessous) et MR73 (en 2008) voici Les Lyonnais quatrième film réalisé par Olivier Marchal ( le premier Gangsters'' 'sorti en 2002 étant quant a lui passé totalement passé inaperçu lors de sa sortie
Inconstablement après la demi réussite des deux 'polars ' précédents celui ci est nettement un ton en dessous malgré une distribution intéréssante (Gerard Lanvin , Daniel Duval Tcheky Karyo ,Lionel Astier)
S'appuyant sur les mémoires d'un célèbre truand Edmond Vidal et de son autobiographie 'pour une poignée de cerises ' le film raconte le retour bien malgré lui d'un truand rangé sur le devant de la scène
Par des flash blacks successifs Marchal nous ramène tantôt a l'enfance , ou a l'adolescence et a l'age d'or d' Edmond Vidal et de sa bande baptisée dans le milieu des années 70 "le gang des lyonnais"
l'action se concentrant essentiellement dans les rapports étroits entre Vidal (gerad Lanvin) et son ami d'enfance Serge Suttel (Tcheky karyo)
règlements de comptes , paroles données, planques , trahisons, cavales tels sont donc les ingrédients qui rythment le film proposé par Cet ex policier passé a la mise en scène depuis et qui entre télévision et cinéma décline plutôt intelligemment le genre
Mais si le film Les Lyonnais se laisse regarder il ne s'imposera pas comme un grand film policier français et ne fera pas date en raison notamment d'un manque de ,le scénario est un peu téléphoné , en voulant livrer un 'polar ' a l'ancienne du style Melville ('le doulos' ) ou Corneau ('le choix des armes ') Le film manque cruellement de punch , de dynamisme , de surprise , bref un polar de Plus
A noter que la série 'Flics ' (2 saisons la première en 2008 la seconde en 2011) réalisée par le même réalisateur est nettement plus convaincante que ces lyonnais un peu mollassons a l'image d'un Lanvin pas toujours Très convaincant en patriarche du grand banditisme.
lire ici la chronique de 36 Quai des orfevres
http://jimboland.hautetfort.com/archive/2005/08/04/36-qua...
16:16 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
08/04/2012
Western (Manuel Poirier 1997)
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incontestablement Western est un petit bijou malheureusement ce film reste méconnu du grand public . Manuel Poirier le réalisateur inspiré de cette petite merveille nous propose ici une histoire d'amitié délicate sur fond de recherche du grand amour et de critique sociale .
L'émotion et la pudeur sont les deux mots qui caractérisent le mieux les deux formidables comédiens qui illuminent ce film mélancolique Sacha Bourdo et Sergi Lopez tout deux incroyables d'authenticité et de justesse dans ce film ou la caméra semble tourner librement et capte a chaque instant la sensibilité des personnages .
Il y a dans ce film discret de beaux portraits d'hommes et de femmes , on y parle de liberté , de désir , d'amour , de fidélité , d'engagement . Intelligent mais jamais cérébral ni prétentieux Western est un film rare qu'il faut voir a tout prix .Laissez vous embarquer dans ce road movie a travers la bretagne profonde bercé par la superbe bande son d'Arturo Sandoval et laissez vous séduire par la simplicité de Paco et Nino les deux émouvants anti-héros de ce film lumineux.
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Deja Vu (Crosby , Stills , Nash & Young 1970)
Crosby , Stills ,Nash & Young - Almost cut my hair

Séparément ces quatre 'monstres ' de la musique ( 3 américains et un anglais) ont composés et enregistrés une quantité inouïs d'albums mais ce 'Deja Vu ' reste le premier album historique enregistré ensemble
Certes sans Neil Young les trois compères avait gravé en 1969 le fameux "Crosby , Stills and Nash " mais cette fois Neil Young qui vient de former son groupe 'Crazy Horse ' rejoint Stephen Stills son complice de Buffalo Springfield (3 albums entre 1966 et 1969).Autour de ses deux formidables compositeurs on retrouve David Crosby (ex-Byrds) rescapé du flower power et défoncé a mort et Graham Nash (Ex Hollies) le 'british de la bande qui va au travers de ce quatuor trouver la gloire et la notoriété qu'il n'avait pas encore obtenu de l'autre coté de l'Atlantique
Forcément un peu foutraque en raison des styles différents de ces quatres musiciens le disque est malgré tout cohérent , bien qu'assez court (36 minutes) il trouvera sa place dans les play-list des seventies malgré une concurence féroce de trés haut niveau
3 sommets culminent sur ce 'deja vu ' ,la reprise du 'Woodstock écrit par Joni mitchell alors petite amie de Nash (un titre que Joni Mitchell reprendra sur son album 'ladies of the canyon quelques mois plus tard ) ,'almost cut my hair ' (Crosby) et le chef d'oeuvre de cet album 'helpless' (Neil Young)
Un disque absolument essentiel qui se bonifie comme du bon vin a redécouvrir plus de quarante ans apres sa sortie pour bien mesurer l'osmose de ces quatre talents
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24/03/2012
Mona Bone jackson (Cat Stevens 1970)

Cat Stevens - May be You're right
Sorti 4 mois a peine avant 'tea for the tillerman ' (chronique disponible ici) http://jimboland.hautetfort.com/archive/2012/02/22/tea-fo...
Mona Bone jackson est avant tout un album porté , transporté par un hit mondial 'my lady d'arbanville ' ENORME succès planétaire qui allait propulser Cat Stevens le beau troubadour anglais sur le devant de la scène mais ne nous y trompons pas le disque lumineux n'est pas centré autour de ce tube bien au contraire
My Lady D 'arbanville est plutôt l'arbre qui cache la foret 11 titres en tout pour un album assez court (35') mais 35 minutes en apesanteur bercé par la voix de celui qui deviendra bientôt Yusuf Islam
mis a part 'pop star' qui semble un ton en deca tout ici est magnifique notamment 'trouble ' 'Katmandou ' ou encore ' may'be you're right '
a Noter la présence (fugace) de Peter gabriel (flûte sur' Katmandou' )
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22/03/2012
Persepolis (Marianne Satrapi & Vincent Parronnaud 2007)

C'est le genre de petit miracle qui se produit parfois dans le cinéma, Persepolis petit bijou de film d'animation réalisé en 2007 fait véritablement partie des oeuvres artistiques qui apportent aux spectateurs enchantement , émotion et émerveillement
Tirée de la bande dessiné(4 tomes entre 2000 et 2003 ) de Marjane Satrapi artiste iranienne et relatant son propre parcours personnel dans le chaos de la guerre entre l'iran et L'Irak le film (signé marjane Satrapi et Vincent Paronnaud ) est une merveille d'humour et de dérision , ce film d'animation en noir et blanc d'une rare intelligence et d'une grande beauté visuelle est a la fois un film satyrique plein d'ironie mais aussi un film politique et engagé. Persepolis a été récompensé de nombreux prix , en 2007 le film reçoit le Prix du Jury du Festival de Cannes suivi de deux Césars l'année suivante ' meilleur premier film' et ' meilleure adaptation'. Le film a également été nommé aux Oscars 2008 dans la catégorie meilleur film d'animation
Soulevant une polémique de par son contenu engagé , ce film dénonce notamment les droits fondamentaux des libertés bafouées en iran ainsi que la situation des femmes de ce pays Persepolis fut notamment interdit de diffusion au Liban fin mars 2008 . Récemment (en 2011) sa diffusion télévisée en Tunisie a ravivé la colère des salafistes qui ont tentés d'occuper et de brûler la chaîne de télévision responsable de la diffusion de ce programme.
A noter que les voix dans la version française sont assurées par Catherine Deneuve, Chiara mastroianni et Danielle Darrieux
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21/03/2012
1.Outside ( David Bowie 1995)
David Bowie - The Hearts Filthy Lesson

C'est un disque de réssurection, oui c'est véritablement un disque que l'on attendait plus ,un miracle musical inespéré.
Concocté avec le génial Brian Eno , Outside est de toute évidence un album complexe et ambitieux, dans la carrière de Bowie , basé sur l'histoire de Nathan Adler un détective sur les traces d'un tueur, ce disque ambitieux sera perçu est comme une certaine renaissance artistique par de nombreux fans. Pour la première fois depuis bien longtemps, Bowie, inspiré par le rock industriel ( Nine Inch Nails) et la techno, prend des risques. come il a su le faire durant les seventies ,période de parution de ses albums majeurs
L'album qui comprend 19 plages alterne chansons et interludes , Bowie pour ce long concept -album ( 1h 16) est entouré de musiciens qui ont souvent collaboré avec lui (Brian Eno evidemment qui retrouve Bowie après la fameuse trilogie berlinoise des années 70 ("Low "- "heroes" - "lodger" mais également le guitariste Reeves Gabrels qui faisait partie aux cotés de Bowie de l'aventure Tin Machine (de 1989 a 1992 ) ou le pianiste Mike Garson qui n'avait plus travaillé avec Bowie depuis 'Diamonds dogs' (1974) On retrouve aussi d'autres fidèles (Carlos Alomar -Erdal Kizilcay) pour accompagner Bowie sur ce disque
l'influence de groupes issus de la nouvelle scène rock industrielle américaine (Nine Inch nails) est totalement évidente sur ce disque mais 1.Outside ne peut évidemment pas se résumer a cela , en effet le travail fantastique de Eno génie absolu de la production donne ici une atmosphère étrange décalée ,un savant mélange ( caractéristique a ses productions ) a mi chemin entre jazz, electro et rock indé
Qui d'autre que Bowie pouvait réussir un tel pari ? Bowie qui bien que proche de la cinquantaine au moment d'enregistrer de disque essentiel s'offre ici une cure de jeunesse , un lifting musical qui lui redonnera au milieu des années 90 une place de choix sur la scène pop-rock et lui permettra aussi de sortir tête haute du désert musical de ses dernières productions
1. Outside permet aussi a Bowie conscient de place grandissante des musiques electroniques d'élargir son champ musical , certes l'album est certainement un peu trop long et certains titres dispensables mais d'autres en revanche sont totalement fascinants ( hallo Spaceboy !- I'm déranged - 'the voyeur of utter destruction ' the hearts filty lessons" - "strangers when we meet"
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03/03/2012
It' s So Hard to Tell Who's Going to Love You the Best (Karen Dalton 1969)

Karen Dalton - It hurts me too
Il serait grand temps de réparer une terrible injustice , un regrettable oubli concernant a la fois Karen Dalton et ce disque lumineux
'It' s So Hard to Tell Who's Going to Love You the Best' est en effet un disque méconnu , c'est aussi un secret gardé , un trésor caché car toute personne normalement constitué qui découvrira ce disque inouï au titre aussi long que l'émotion qu'il dégage ne pourra que constater que nous sommes ici face a une pure et absolue merveille
Disparue dans un total anonymat au début des années 90 et oubliée de tous Karen Dalton aura été une figure de l'avant garde folk des années 60 , celle du Greenwich Village , de Bob Dylan, de Tim Hardin et de Fred Neil.
Sa voix unique rappelant celle de l'inoubliable Billie Holliday , l'impression de liberté et d'intensité qui nous saisit en l'écoutant en fait pour moi la petite soeur de Janis Joplin et l"heritiere de Bessie Smith
Elle n' enregistra que deux albums puis a l'image de la bohème folk de cette époque s'abandonna puis lutta avec les drogues et l'alcool pendant de nombreuses années et décéda Finalement en 1993, à Bearsville là ville où elle avait passé une grand partie de sa vie et ou elle enregistra 'in my own time ' son second et dernier album (1971)
Sur 'It' s So Hard to Tell Who's Going to Love You the Best' on retrouvera la belle Karen interprétant et transcendant des chansons composées par Tim Hardin ("How Did the Feeling Feel to You") , Leadbelly ("Down on the Street") ou Fred Neil ("Little Bit of Rain" - "Blues on the Ceiling") le sommet de l'album étant sans contexte 'it hurts me too' standard de blues des années 40 et popularisé par Elmore James au milieu des années 50 que Karen Dalton interpréte ici avec une classe et une intensité bouleversante
Le temps a passé depuis , et d'artiste anonyme et inconnue Karen Dalton la jolie brune mi irlandaise mi cherokee est devenue artiste culte , Ses chansons habitées et sa voix fantastique la hissant desormais parmi les plus grandes , parmi les plus mystérieuses aussi et si au travers de cette chronique certains parviennent a la découvrir et a l'aimer ce ne sera que justice.

Bob Dylan , Karen Dalton et Fred Neil au café Wha ( New York City -Fevrier 1961)
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22/02/2012
Tea For The Tillerman (Cat Stevens 1970)

Avant de parler de 'Tea for the tillerman ' disque magnifique , oeuvre majeure et essentielle des années 70 quelques mots sur Cat Stevens musicien , chanteur et auteur compositeur qui surpris le monde artistique a la fin des années 70 lorsqu'il décidat de stopper sa carrière musicale pour se consacrer a sa foi
Depuis de nombreuses années Cat Stevens était un fervent croyant ,la légende prétend que nageant dans le pacifique il fût emporté par une grosse vague et jura de servir Dieu si il en ressortait vivant
catholique pratiquant il honorât sa promesse et entama une démarche spirituelle profonde qui le conduisit apres une étude de la bible a lire une traduction du coran , religion qui le séduit et a laquelle il se convertit , abandonnant le monde de la musique et prenant le nom de Yussuf islam a la fin de 1977.
Si bien évidemment cette année 1977 restera pour Cat Stevens une année essentielle il convient pour le monde de la musique de parler d'une autre annnée ,un peu anterieure a savoir 1970.
En effet c'est en 1970 et a quelques mois d'intervalles que Cat Stevens agé de 22 ans offre au monde deux albums incroyables et fantastiques ,les deux chefs d'oeuvres de sa carrière musicale 'Mona Bone Jackson ' (février ) et 'tea for the tillerman ' (novembre)
Mise a part l'horrible pochette (tout aussi hideuse que celle de 'mona bone jackson ') 'tea for the tillerman ' est un disque parfait ,un album d'une beauté foudroyante ,le genre de disque qui apres le choc de sa decouverte vous hante pour toujours
A l'image d'u 'five leaves left ' de Nick Drake ou du ' Forever changes 'de Love 'tea for the tillerman ' est un album qui véhicule a chacune de ses écoute une grande et puissante charge émotionnelle , ici tout est harmonie , tout est volupté , les accords sont parfaits et la voix magnifique de Cat Stevens nous emporte véritablement ailleurs. Ce disque enregistré voila plus de quarante ans reste d'une éternelle jeunesse s'imposant avec évidence comme l'un des 'Himalaya' de la musique folk
Propulsé par le celèbre film 'Harold et Maud (1971) qui contient outre d'autres compositions de Cat Stevens quatre titres extraits de 'tea for the tillerman ' l'album rencontrera un grand succès ,le single 'wild world ' devenant l'ambassadeur de ce disque qui contient outre cet immense tube, des chansons inoubliables ( where do the children play? -ou encore sad Lisa)
Un disque référence et imtemporel qui conserve toute sa magie, et son aura comme touché par une grâce divine.
track-list
1. Where Do The Children Play?
2. Hard Headed Woman
3. Wild World
4. Sad Lisa
5. Miles From Nowhere
6. But I Might Die Tonight
7. Longer Boats
8. Into White
9. On The Road To Find Out
10. Father And Son
11. Tea For The Tillerman
Cat Stevens - where do the children play?
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18/02/2012
Rock around the bunker (Serge Gainsbourg)
Serge Gainsbourg - SS in Uruguay
Si Gainsbourg avait révolutioné le paysage musical avec son chef-d'oeuvre conceptuel "L'Histoire De Melody Nelson" en 1971, et s'il avait prit de gros risques avec un disque un peu scato et casse-gueule, étouffé par un hit majeur ("Je Suis Venu Te Dire Que Je M'en Vais" sur l'album "Vu De L'Extérieur " en 1973 ), cette-fois ci il a choisi avec "Rock around the bunker " de dérouter tout le monde ; public comme critiques qui ne sauront comment aborder cet album particulier, qui pourtant au fil des années va s'affirmer comme un des albums essentiels de cet immense artiste.
De l'incroyable "Nazi Rock" en passant par "J'Entends Des Voix Off" (qui me disent ... Adolph tu cours à la catastrophe ! ), à "Yellow Star" ou "SS In Uruguay", c'est Lucien Ginzburg le petit juif meurtri par les blessures de son enfance qui s'exprime avec humour, dérision et un cynisme irrésisitible.
En tout fin de cet album assez court (10 titres), arrive le chef-d'oeuvre qui donne son titre à l'album, "Rock Around The Bunker" : terriblement rock, voici un titre qui lorgne du côté de Marc Bolan et David Bowie, icônes reconnues par le Maître. On retrouvera ici une petite cover incongrue (qui n'apporte, ni ne retire rien à la qualité générale du disque) avec "Smoke Gets In Your Eyes".
Ce disque est un album charnière, qui impose l'auteur-compositeur Gainsbourg parmi les créateurs les plus intéressants des seventies. Après cela, Gainsbourg, touché par la grâce, livrera l'année suivante son bijou définitif :le torturé "L'Homme à La Tête De Chou " clôturant ainsi 5 années de création artistique (1971-1976) hors du commun
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16/02/2012
There 's a riot goin' on (Sly & The Family Stone 1971)

Sly & the family stone - family affair
Premier groupe funk mixte de l'histoire Sly and the Family Stone reste quarante apres l'une des formations les plus intéréssantes de la musique noire americaine
Comète musicale le groupe ne restera au sommet qu'une poignée d'années ( 1969-1973) la musique proposée par cette bande de 'dingos' sera furieuse et debridée a l'image de son leader imprévisible et incontrôlable.
Révélé par le single ' dance to the music' (1968) puis l'année suivante par le renversant album 'stand ' qui valut au groupe de faire partie des formations invités au festival de Woodstock , le groupe atteint ici sa maturité" et propose une fusion irrésisitible
Disque fondateur d'un genre nouveau mais également disque de partage et de mélanges subtils Sly Stone s'affirme comme un inconditionnel de groupes comme le Grateful dead ou encore le jefferson Airplane et il va puiser dans cette musique 'blanche ' psychédélique des années 70 pour livrer ce disque totalement incroyable et novateur
" There's a riot goin' on "(titre évocateur, pochette provocante) sera a la fois le chef d'oeuvre et le chant de cygne de Sly and the Family Stone ,le groupe miné par différents problèmes d'ego et de dope disparaîtra peu a peu
Son influence quant a elle ne disparaitra jamais , De Prince évidemment a ' A tribe called Quest ou encore Arrested Developement Jusqu'a Miles Davis (qui sera dès 1972 profondément influencé par cet album au moment d'enregistrer ' on the corner' )
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12/02/2012
Whitney Houston (1963-2012) Fin du voyage d'une diva


Finalement peu d'années séparent ces deux photos mais le constat est terrible ,l'alcool, les drogues douces puis finalement le crack sont passés par la et ont transformés peu a peu et inexorablement la diva " soul " des années 80 en véritable zombie
La star au 170 millions d'albums vendus est morte seule dans la salle de bains d'un hôtel californien ,pas de bodyguard pour la porter dans ses bras et pour la protéger ,le public et les médias ne se souciaient plus d'elle depuis déjà pas mal de temps Whitney Houston ayant fermé sa porte au monde depuis de nombreuses années
son come back de 2009 n'aura été qu'illusion et si l'album 'I look to you ' l'avait remise sur le devant de la scène apres une traversée du désert d'une dizaine d'années ou la star fit davantage parler d'elle dans différents journaux a scandales que par ses chansons
Malheureusement la voix et le corps abimé et ruiné par les années de défonce ne suivra pas et la tournée qui suivit la sortie de ce disque rédempteur fut une catastrophe totale
Invité sur scène en Avril 2011 par Prince elle livra une prestation pathétique ,visiblement dans un etat second elle fut gentillement poussé hors de scene par Prince , de cures de desintoxications en vagues projets cinématographiques, de scandales révélés par la presse tabloid aux comparutions devant les tribunaux la vie de Whitney Houston semblait en permanence a la dérive
Divorcée en 2007 de l'ex rappeur Bobby Brown qui fut a la fois son mari mais aussi son bourreau (les addictions datent de sa rencontre avec lui) la star internationale voit donc son cauchemar se terminer de la plus triste des manières.
Whitney Houston - Saving All My Love For You
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11/02/2012
Biophilia ( Bjork 2011)

A l'évidence en parcourant les commentaires et critiques du dernier album de Bjork la presse (spécialisée ou non) et le public sont partagés
Ce Disque suscite tour a tour c'est selon , rejet total ou encensement et c'est pourquoi malgré tout ce qu'on pourra écrire une chose est incontestable il suscite dans le monde culturel intérêt , curiosité et ne laisse personne indifférent
Abordons donc 'Biophilia '11 ème album de cet artiste hors normes, on traduira 'biophilia ' le titre donné a cet album par 'l'amour de tout les êtres vivants ' Bjork ayant voulu placer ce thème au centre de son disque " Biophilia célèbre la façon dont le son est présent partout dans la nature. Il explore l’étendue infinie de l’univers, des systèmes planétaires jusqu’à la structure atomique." déclarait par ailleurs Björk au sujet de Biophilia. tout un programme donc mais est ce de la musique ? de la physique ? Serons nous pauvres mortels assez intelligents et assez évolués pour comprendre le message universel et mulitimédia de Bjork ?
Mais je sais aussi par expérience que les bonnes intentions de quelque nature que ce soit , que l'avant gardisme, l 'utilisation aussi revolutionnaire soit elle des nouvelles technologies , oui tout cela ne fera JAMAIS ni un grand disque ni une grande oeuvre
Le paquet proposé par Bjork bien ficelé autour de thémes pompeux ? l 'infini , la planète, les atomes , l' écologie ? L'universalité n'en rajoutons plus mais si bien emballé soit il son paquet n'est en réalité qu'une boite vide
En écoutant 'biophilia ' on se demande plage apres plage qu'en est il des émotions , de la musique a proprement parler , des mélodies, des harmonies ? peu ou pas grand chose au final car Bjork oublie (volontairement) les ' minuscules ' auditeurs terriens qui écoutent a l'autre bout de la chaîne le résultat de ses divagations cosmiques et prétentieuses
L’album fanfaronne Bjork a principalement été composé à partir de Lemur customisés (des écrans tactiles interactifs ).elle a aussi inventé des intruments a vent hybrides d'une nouvelle ère aux noms de baptêmes volontairement complexes ( gameleste, Sharpsichord, pendulharpe )
Alors devant une telle débauche d'énergie pour proposer une nouvelle musique (une musique du futur?) , on écoute attentif et un peu médusé ce disque pas tout a fait comme les autres
10 titres et 50 minutes plus loin de 'moon ' a ' solstice " on a une profonde impression de chaos géneral , d'un fourre - tout indisgeste , certes la voix de Bjork reste toujours un régal a entendre mais c'est la déception et un peu d'incomprehension qui prend le dessus
Convaincu que beaucoup aimeront je n'ai aucun problème pour critiquer severement 'biophilia ' en effet depuis 'Medulla '(2004) je trouve les disques de l'islandaise décalés, et pour tout dire répétitifs et monotones
je preferais nettement la folie musicale qui l'habitait dans les années 90 (Post - 1995) -(Homogenic -1997) a cette folie technologique qui étouffe son talent et a laquelle je demeure insensible.
Bjork - cosmonogy
chronique - homogenic (1997)
http://jimboland.hautetfort.com/archive/2006/12/19/bjork-...
chronique Volta (2007)
http://jimboland.hautetfort.com/tag/volta
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02/02/2012
Zenyatta Mondatta (The Police 1980)
Sting et sa bande de toute évidence ne cherchant pas la facilité Zenyatta Mondatta est forcement un album largement inégal
les sommets sont pour moi 'driven to tears ' ' behind my camel ' et ' shadows in the rain ' on sent nettement que Police lorgne du coté de Brian Eno et de david Byrne mais l'ensemble reste plutôt bon
Un album tres largement sous estimé et qui mérite d être redécouvert plus de 30 ans apres sa sortie
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29/01/2012
La ruée vers l'or (Charles Chaplin 1925)

Dans une petite poignée d'années le Cinéma de Chaplin aura 100 ans , les premiers courts métrages datant de 1914 , 'le Kid ' et ' l'opinion publique' ,premiers véritables films sont respectivement réalisés en 1921 et 1923
La ruée vers l'or date quant a lui de 1925; la trame de fond des aventures du célèbre vagabond étant cette fois les contrées froides de l'Alaska pendant la la ruée vers l'or des années 1896-1897 , une ruée vers l'or frénétique qui entraîna dans la région du Klondike une immigration massive ,une page d'histoire de l'Amerique qui inspira outre Chaplin pour ce célèbre film mais aussi l'ecrivain Jack London
ce film reste dans la filmographie de Chaplin l'un de ceux qui marque , non pas par la profondeur du message (on est encore bien loin du " dictateur' ou des 'feux de la rampe ' ) mais par les scènes d'anthologie gravées dans nos mémoires (la danse des petits pains ' 'la cabane en équilibre ' 'le repas de fortune avec les vieux godillots ' 'la danse de Chaplin et georgia dans le saloon ' tout cela reste encore merveilleux et magique malgré les années qui passent.
Mais au delà du perfectionnisme de Charlie Chaplin (les décors grandioses, les scènes retournées des dizaines de fois) ce film reste l'un des plus aboutis du cinéaste , véritable comédie romantique entre burlesque et mélancolie ce film sera encore pour son auteur l'occasion de montrer et de dévoiler son véritable message ;le combat éperdu d'une individualité dans une société égoïste et injuste
Ce film cache derrière le ton facile de joyeuse comédie burlesque une critique décapante de la société américaine bourgeoise de l'entre guerre
pour info préférez la version d'époque (1925) plutôt que la version sonoriséé (1942) éviter l'inutile version colorisée (1970) les chefs d'oeuvre n'ont pas besoin d'etre revus corrigés sonorisés ou encore moins colorisés
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24/01/2012
Beggar's banquet (The Rolling Stones 1968)

Le disque des Stones , celui de l'après 68 , bien que flingué par le déclin de Brian Jones ( c'est son dernier album avec les Stones) le groupe ici explose véritablement de rage , de fureur et de talent
la track-list parle d'elle même
l'album démarre avec un des sommets des Stones ( du rock tout court) le célébrissime et hypnotique "sympathy for the devil "mais tout ce qui suit est fantastique - "street fighting man" " - parachute woman ' 'no expectations '
un disque monument!!!!
Et quelle pochette Inoubliable , heureusement la réedition en CD a privilégié la pochette originale , celle du mur des W.C couvert de graffitis ,un mur trouvé par hasard par Anita Pallenberg et Keith Richards et photographié sur
le champ
ce cliché choisi pour illustrer la pochette de beggar's banquet va provoquer une polémique et embarrasser la maison de disques Decca qui exigera la sortie de l'album sous une hideuse pochette blanche insignifiante (une sorte de ridicule carton d'invitation voir ci- dessous )
Classique parmi les classiques , chef d'oeuvre parmi les chefs d'oeuvres Beggar's banquet fait parler la poudre ( sans jeu de mots) plus de quarante ans après sa sortie

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21/01/2012
Fantaisie Militaire ( Alain Bashung 1998)
Sorti aux tout premiers jours de l'année 1998 'Fantaisie militaire ' apparait avec le recul et depuis la disparition de l'irremplacable Bashung comme LE CHEF D'OEUVRE
Abouti, intense, profond tout ici est d'une beauté a couper le souffle
Avec ce disque quasi parfait l'artiste obtient LA Consécration définitive de la critique et du public (3 victoires de la musique en 1998 et surtout 'victoire des victoires' en 2005 du 'meilleur album des 20 dernières années ')
Entouré par Rodolphe Burger , Joseph Racaille , et Adrian Utley ( Portishead) et appuyé sur des textes co signés Bashung et Jean Fauque "Fantaisie militaire" est une réussite totale de bout en bout ,12 titres flamboyants ( 'la nuit je mens' -"Angora " "aucun express' ' sommes nous ' 'malaxe ')
la barre sans cesse toujours plus haut depuis les pépites new wave de "novice" ,la noirceur de ' play blessures ',et les fantastiques 'chatterton ' et 'osez joséphine ' ce disque la , plus que tout autre aura installé définitivement Bashung sur la stratosphère des 'très grands 'artistes français
un album dont on parlera dans 10, 20 , 30 ans
un testament , presque avant l'heure H
Alain Bashung - sommes nous
Alain Bashung - aucun express
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Brel -(Les Marquises) ( Jacques Brel 1977)

Sorti a l'automne 1977 ( j'ai 16 ans a l'époque ) ce disque sera le dernier de Brel qui va mourir un an plus tard (8 octobre 1978)
Retiré aux marquises depuis 1974 le disque est un évenement sans précédent ( 1 million de pré-commandes , 300.000 copies vendues en une heure au premier jour de la parution de l'album)
Curieusement C'est un album que tout le monde va rebaptiser ' les Marquises ' alors qu'il s'apelle tout simplement 'Brel ' Et c'est donc avec ce disque lumineux et inoubliable que le grand Jacques va tirer sa révérence
je n'ai jamais été un inconditionnel de brel ( même si des titres au hasard de son répertoire me subjuguait - la chanson des vieux amants ' 'la chanson de jacky' 'Fernand ' ' les timides ' jeff ' ' la fanette ' 'Mathilde' ) mais sur l'ensemble je prenais mes distances avec l'artiste tout en reconnaissant bien évidemment son immense talent.
Mais avec 'Les Marquises ' c'est tout autre chose ce n'est pas un simple disque c 'est une oeuvre a part entière , un testament artistique Brel deja affecté deja condamné n'a jamais été aussi diminué et n'a jamais pourtant aussi bien chanté , le disque est intense, poignant mélange subtil de noirceur, d'ironie, de cynisme parfois Oui ! ce disque est véritablement bouleversant , totalement a part dans la discographie de Brel.
Bien sur des chefs d'oeuvre se détachent inévitablement de cet album magnifique ("la ville s'endormait" - "Jaures"- "Orly" -'les marquises ' "Voir un ami pleurer" ) toute l'ironie, tout le talent de brel se mesure sur' les remparts de varsovie '' les F.........' ou 'Knocke le Zoute (tango)' bref disons le tout net c'est véritablement un disque historique et totalement indispensable
Jacques Brel -Les Marquises
Jacques Brel - La ville s'endormait
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20/01/2012
L'homme a tête de chou (Alain Bashung 2011)

Reunis de leur vivants avec l'indispensable 'Play Blessures ' en 1982 ,ce disque posthume paru 20 ans apres la mort de Serge Gainsbourg et deux ans apres celle d'alain Bashung T
"l'homme a tête de chou " revisité Bashung nous arrive 35 ans après la sortie de l'album culte de Gainsbourg (1976)
Le producteur Jean-Marc Ghanassia a eu l'idée de transformer l'album en oeuvre scénique et Jean-Claude Gallotta, figure de la danse contemporaine française aimant chorégraphier sur les genres musicaux les plus divers a alors commencé à travailler avec Alain Bashung.
Initialement, Bashung devait être sur scène mais Il a déclaré forfait durant sa maladie tout en encourageant Gallotta à poursuivre l'aventure.
Finalement, le spectacle créé à Grenoble fera l'objet d'une tournée en France fin 2009-début 2010, quelques mois après le décès d'Alain Bashung, le 14 mars 2009 à 61 ans des suites d'un cancer du poumon.
Le disque issu des enregistrements du spectacle est forcément court (36 minutes) et le choc émotionnel d'entendre la voix de Bashung sur les textes sublimes de Serge est assez fort pour pour différentes raisons , tout d'abord la tragique disparition du chanteur livrant donc avec ce disque- concept son album posthume mais surtout l'harmonie entre les textes incroyables de "l'homme a tête de chou" et de Bashung
tout en respectant a la virgule près l'oeuvre du maître Alain Bashung personnalise avec un talent inoui les 12 plages de cet album incroyablement moderne et d'avant garde
L'osmose est parfaite et la magie a lieu , Marilou assassinée a la fin du concept album de 1976 ressuscite pour 12 titres sublimes , des chansons interprétées parfois a l'identique parfois ré orchestrées ,une pointe de jazz , une dose de percussions , des arrangements habiles qui jamais ne nuisent aux textex et la voix d 'un Bashung fatigué mais en totale apesanteur
Sublime !
Alain Bashung -chez Max , coiffeur pour hommes
Alain Bashung - flash forward
Alain Bashung -variations sur Marilou
Alain Bashung meurtre a l'extincteur
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