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16/08/2017

Mc Cartney (Paul Mc Cartney 1970)

 

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Nous  sommes  au printemps 1970 et Les Beatles sont en pleine explosion " Let it  be  " dernier   album du groupe  'sortira en Juin et  chacun des quatre Beatles  prépare  son album  solo

Ringo Starr dégaine  le  premier  en mars avec  'sentimental  journey  ' suivi de  Paul  en avril

George et John frapperont tous les deux  très  fort a l'automne 70  avec  'all things must pass"  un  triple  album  qui fera  date pour  Harrison  et  le fantastique "John Lennon / Plastic  Ono band " pour Lennon  

Les  sorties des albums de  Paul et  Ringo sans même attendre  celle   'Let  it  be  'seront  une source  supplémentaires  de   conflits internes  et enterreront  définitivement  tout  espoir d e  reformation Du groupe.

L 'album  de  Mc Cartney que l'on appellera  aussi  'l'album  aux cerises  '   s'avère  assez  curieux    et laisse  un  sentiment  d'inachevé.

Paul  réalise  cet  album  entièrement  seul  et  joue lui même de tous les instruments  , c'est la première  fois qu'un disque pop- rock est l 'œuvre  d'un seul artiste.

Son  écoute  plusieurs  décennies   après  sa  parution peut surprendre et pour  différentes  raisons (nombreux  instrumentaux , chansons   a peine achevées  et  très  courtes  ("lovely  linda" 0'46) " Valentine day"  (1'40)  reprise  d'un  titre ('Junk ')  prévu initialement  pour  'Abbey  road  ' et  de ce  même  titre  en  version instrumentale  " singalong  junk'

'teddy boy'  de son  coté est issue  des  chutes  de  'Let it be  ' se  retrouve  intégrée  sur  cet  album et  'Hot a sun /Glasses   est un  titre ancien (et oublié)  enregistré  a  l 'époque pré Beatles  avec  The Quarrymen '

Au  final une  seule  chanson  'May be  amazed  'se  détachera  vraiment de  ce  premier  album  solo que Paul Mc Cartney  enregistre  seul avec  sa  femme  Linda  l'ex  Beatles  se  chargeant  de  jouer  de  tous  les  instruments mais  aussi  d'assurer le  mixage et  la production laissant  les  chœurs  a  sa  jeune  épouse qui débute  musicalement  a  ses  cotés

Disque que  l'on peut  aisément  qualifier d'expérimental , Mc Cartney  bien   qu'assez  limité  en  terme  de  véritables  chansons n 'en reste pas moins  imprégné  du génie  de  composition  de son auteur.

C'est un album de rupture  et  de transition  qui va évidemment souffrir  de la  comparaison avec  les  disques  solos  de John  et George  mais qui a défaut  d'être génial  ou renversant n 'en demeure  pas  moins plaisant.

 

Paul Mc Cartney  - Oo You

 


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Paul  Mc Cartney -Momma Miss America

 


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14/08/2017

Deux Hommes dans la ville ( José Giovanni 1973)

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 C 'est un film important pour de multiples raisons

tout d'abord en raison de l aspect atypique du réalisateur José Giovanni

L homme au passé trouble durant la guerre devenu truand a la libération sera condamné a mort puis   sera gracié par le président René Coty

Apres 20 ans de prison il se lance dans l 'écriture et publie ' Le trou '   violent témoignage de l 'univers carcéral un roman  qui rencontre un accueil favorable   et qui sera soutenu par Albert Camus puis Giovanni devient scénariste puis réalisateur

Tout son travail cinématographique sera concentré autour des thèmes récurrents de la prison , et de l univers de la pègre avec ses codes et ses règles ( amitiés viriles,   trahison , codes d'honneur , fidélité ,)

Ses principaux films en témoignent largement ' dernier domicile connu ' ' La scoumoune ' 'le rapace '' le gitan   '

très lié a Lino Ventura c 'est a ce dernier qu'il va d'abord proposer en 1973 le rôle de l 'éducateur dans ' deux hommes dans la ville ' mais Ventura trouve le personnage peu a son gout et décline l 'offre   tout comme Yves Montand second choix de Giovanni

Il n 'ose pas demander a Jean Gabin qui déjà très affecté a montré des signes inquiétants de fatigue   pourtant   Gabin contacté  par Delon acceptera avec joie d'endosser le personnage de cet éducateur vieillissant mais fidele a ses principes du droit a la réinsertion et a la seconde chance

Face au" Monstre" Gabin On trouve Alain Delon   (également producteur du film)   dans un role qui sera marquant notamment en raison de la personnalité de son personnage , un braqueur de banque qui tente tant bien que mal de se reconstruire a sa sortie de prison sous l'œil bienveillant de son éducateur mais qui sera  rattrapé  par la fatalité

des seconds rôles masculins gravitent autour de ce duo de 'rois '(reunis pour la troisieme et derniere fois)  avec notamment une première apparition au cinéma de Bernard Giraudeau et un face a face intense Depardieu - Delon ou celui qui va bientôt exploser avec 'les Valseuses ' montre deca  ( le  temps  d'une  scène ) toute l étendue de sa présence et de son charisme.

Quant a Michel Bouquet il grave ici dans nos mémoires un flic obsessionnel ,  crapuleux , maniaque  et manipulateur que personne n'oubliera

les rôles féminins en revanche ne sont pas a la fete notamment Mimsy Farmer égarée qui semble ne même pas comprendre son texte mais l 'essentiel est ailleurs , l'essentiel restant le formidable plaidoyer contre la peine de mort qui conduit ce film magnifique

en osant filmer jusqu'au bout l 'horreur ( dans une France ou la guillotine fonctionne encore) Giovanni sera a sa manière avec ce film profondément social et humain un artisan de l'abolition de la peine capitale qui interviendrai 8 ans plus tard sous l impulsion de robert Badinter dont une phrase conclut le film : "Et derrière ces murs, j’ai vu une machine qui tue.")

Badinter assistera a la première projection du film et félicitera chaleureusement José Giovanni , Ventura sera également Présent et avouera ses regrets d’être passé à côté de cette œuvre majeure et de ne pas avoir accepté le rôle formidable de l 'éducateur brillamment   interprété par un jean Gabin monolithique et profond.

11:43 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

13/08/2017

Accords et désaccords (Woody Allen 2000)

 

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Un grand plaisir  que ce film de Woody Allen réalisé entre deux films secondaires  (le sortilège du scorpion de Jade  et escrocs mais pas trop -

le réalisateur nous propose ici de partager le quotidien d'un musicien surdoué   Emmett Ray (Sean Penn   (carrément génial et incroyablement a l'aise dans l'univers de Woody Allen) et qui  s'auto proclame  'plus grand guitariste de jazz du monde' après...Django Reinhart.

Emmet Ray qui ne vit que pour jouer de la guitariste est attachant  il est pourtant menteur , kleptomane , un peu maquereau , ivrogne , infidèle ,fanfaron , joueur  et complètement incontrôlable .

On connaît  la grande passion de Woody Allen pour le jazz et cette passion est mis en avant dans ce film jubilatoire  et coloré (dominante rouge -orange).

on retrouve dans 'Accords et désaccords'  le sens de la comédie , du non-sens voire de l'absurde  et le talent de Woody Allen pour nous présenter des personnages  hors du commun dans des situations toutes aussi hors du commun (Emmet ray  ne fait rien  de ce qu'il est censé faire ,il est imprévisible et c'est ce qui fait son charme)

Aux cotés  de Sean Penn Uma Thurman méconnaisable dans le rôle de Blanche et surtout  Samantha Norton dans le rôle de Hattie emouvante sourde-muette  compagne amoureuse  et souffre douleur d'Emmett (nomination  a l'oscar justifiée pour cette interprétation  toute en finesse et en émotion pour Samantha Norton)

Encore une fois on sent bien le bonheur de tout ces comédiens de se retrouver devant la caméra du maitre new yorkais encore une fois on passe un bon moment en se laissant emporter dans l'univers enjoué de Woody Allen.

Son film même s'il ne se  classe pas parmi ses plus grands est néammoins  une totale réussite.

22:56 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

26/07/2017

Saturday Night Fever original soundtrack (1977)

 

 

Cette B.O n'est pas seulement l'un des albums les  plus vendus de l'histoire de la  musique ( pres de 40 millions d'exemplaires écoulés et 3ème  plus gros succes de l'industrie du disque apres deux albums de Michael Jackson ) ,elle est surtout  le témoignage  musical de ce que fut une époque aujourd'hui révolue et dont beaucoup conservent une douce nostalgie . 

Avec  ses  costumes hallucinants , ses pas de danses posés et  ses paillettes , le disco qui va repeupler les discothèques  du monde entier  et pour une fois   qui réconcilier parents et enfants autour d'un style musical  sera éphemere  certes  mais  néanmoins historique  car tout le monde  de Claude François aux Rolling Stones en passant par Sheila , Dalida  ou david Bowie  va tot  ou tard prendre le grand train du Disco ( pour notre plus grand plaisir ou notre plus désespoir c'est selon !. )

Le film réalisé par John badham en 1977  reste a jamais  LE  film de cette génération  qui va faire d'un jeune acteur italo américain inconnu John Travolta une icône instantanée et du 2001 odyssey (la boite de nuit du film) le centre du monde .

Bon nombre des  titres de cette B.O  sont figés pour l'éternité dans la mémoire collective de tous ceux qui avait l'age d'écouter de la musique ou d'aller au cinéma a cette époque. 

A tout seigneur  tout honneur  les Bee Gees rescapés  des sixties ( et présent sur cette B.O par un hasard chanceux  )qui  vont avec les titres de  cette bande-son conquérir la planète et redorer une  image ternie par une traversée du desert  après un franc succès au milieu des années 60

 Métamorphosés (et surtout  re-lookés )  en groupe disco Les frères Gibb  vont inonder les pistes de danse et  a moins d'avoir vécu en pleine jungle amazonienne ou sur la banquise ( et encore) personne ne peut prétendre de pas avoir un jour ou l'autre dansé  sur "Stayin' alive " -" Night fever" -"You should be dancing" - "Jive talkin'"  ou encore  "more thant a woman " 

.Quant au celèbre et imparable  slow "How deep is your love"   il est   resté 2  mois N°1 des charts.

Autour des Bee Gees  deux formations cultes de l'ere disco KC & the sunshine Band  pour un titre (Boogie shoes)  que l'on pourrait retrouver aisément chez Tarantino    et Kool  The Gang  grand groupe de funk qui céda par la suite a la facilité et qui nous propose ici  un titre fulgurant 'open sesame .  

N'oublions surtout pas le monstrueux ' Disco Inferno'  du groupe  ' Philly sound ' The Trammps  ainsi que l'excellent K.Jee d'un autre groupe de Philadelphie M.F.S.B .

Seuls les instrumentaux signés David Shire ont quelque peu vieillis mais l'ensemble de cette B.O est de grande qualité et reste incontestablement   La bande son idéale des années disco . 

05/07/2017

What color is love (Terry Callier 1972)

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Terry Callier  -  you goin miss you candyman

 


podcast

C'est un  disque miraculeux  qui vous  envoute  des la première  écoute  

Il  faut  dire  que l 'enchainement  des 3 premiers  titres    laissera l'auditeur  'sous le  choc  a commencer  par  le phénoménal '  dancing  girl ' et  ses (presque)  9 minutes de  fusion  astrale absolue  entre  la  voix  de Terry Callier   et  l 'espace

Suivent  les merveilleux  ' what color  is  love  '  et ' You goin' miss you  candyman  '  deux  titres  frôlant  la  perfection

le  reste  de  ce  disque  lumineux  et  solaire  est a l'image  de  ces  trois  premières  chansons  qui catapultent  directement  cet  album  parmi les  plus  grands  albums  de   'soul  ' seventies

Artiste  malheureusement trop méconnu Terry Callier  joue  ici dans la  cour  (fermée)  des  tres  grands    (Marvin Gaye , Curtis Mayfield) et livre  avec  se  troisième   album   un  pur chef  d'œuvre   ( qui curieusement  passera  totalement  inaperçu   lors  de  sortie).

Le temps  depuis    ( notamment  grâce a  son  retour  avec 'time  peace  '  en 1998  après  20 ans  de  retrait  de la  vie  artistique) a  réhabilité  Terry Callier  chanteur a la  voix  suave  et merveilleusement  planante  qui sur  ce  disque  incroyable    nous  enchante  et  nous  émerveille. 

 

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Vu de l'exterieur -(Serge Gainsbourg -1973)

serge gainsbourg,vu de l'exterieur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1973 : le choc Melody Nelson est digéré, le fabuleux et révolutionnaire concept album n'a pas encore généré les vocations qui vont faire de lui un album clé de la chanson française quand Serge Gainsbourg amorce (encore) un virage artistique inattendu


Vu de l'extérieur  est donc  un album OVNI inclassable ,une œuvre qui, planquée derrière les vannes et les jeux de mots dévoile une partie caché de l’iceberg Gainsbourg

1973 c’est l’année du premier infarctus de Serge et Birkin , sa muse livre son premier album Di Dooh-Dah, écrit pour elle par son mentor a la ville comme a la scène

le couple déjà mythique défraye la chronique mais Gainsbourg va mal et ses angoisses et son mal de vivre donnent naissance a un chef d’œuvre ‘je suis venu te dire que je m’en vais ‘ sublime chanson qui va malheureusement étouffer tous les autres titres de cet album décalé ,désinvolte ,un peu cradingue,jamais vulgaire et totalement avant- gardiste


Fâché avec jean –Claude Vannier ; l'arrangeur génial de la période melody nelson Gainsbourg confie les arrangements aux deux british Alan Hawkshaw et Alan Parker qui vont apporter un son nouveau a la musique de Serge
Les titres de cet album parlent clairement  d’eux-mêmes la poupée qui faitPamela Po-podes vents, des pets, des poums - l’hippopodameTiticacaPan Pan cul- cul , beaucoup  d 'humour et  de  second  degré pour un résultat final assez déroutant qui va diviser public et critique , les mêmes qui  des années plus tard consacreront ‘ vu de l’extérieur ’ comme l’un des albums essentiels de l’artiste.

 

a noter la pochette  totalement  décalée , deux  photos de Serge largement  entouré  de portraits  de  primates de toutes  sortes

 

Serge Gainsbourg  -  la poupée qui   fait

 

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29/06/2017

Time Peace ( Terry Callier 1998)

29b3ae25a283ace22013ba0dcd6491f5.jpgc'est le genre de chose qui n'arrive plus très souvent a savoir  ; la redécouverte  d'un album qui était pourtant  la tout près , a portée de main depuis des années , un disque oublié et qu'on avait délaissé. 

Je ne sais plus quand ni comment ce disque  est arrivé sur mes étagères  ce qui est certain c'est qu'il y avait peu d'empreintes digitales sur le boitier du CD de  "time Peace" l'album de terry Callier 

C'est presque par hasard que  j'ai mis ce CD sur ma platine un dimanche matin et sans prévenir : le choc  ,immédiat  et instantané et  très vite  l'évidence  d'un grand,   disque   

 

 

Entre folk  , blues , soul  et jazz  Time peace est un savant mélange de sons  , les arrangements sont somptueux  et la voix intense et habitée de Terry Callier vous transporte tout au long de cet album inouï qui chose incroyable est  passé presque inaperçu lors de sa sortie sur l'excellent label talkin 'loud  en 1998 (a l'époque seul les Inrocks  avaient semble t'il fait écho au retour de cet artiste )

je dis retour car le moins que l'on puisse dire  c'est  que le   parcours de terry Callier  est  peu conventionnel  , natif de Chicago ,enfant prodige du jazz il est  a 17 ans  la plus jeune star du label Chess record mais la découverte de John Coltrane va le paralyser  et il arrête de jouer et ne touche plus sa guitare pendant un an

Plus tard il signera chez Elektra mais se retrouvera  sans  maison de disque au début des années 70  ;chômeur il survit alors en pratiquant toutes sortes de métiers (coursier , teinturier ,informaticien) puis alors qu'il semblait avoir renonçé  ,un coup de téléphone du label acid jazz record qui souhaite rééditer un ancien 78 tours ' I don't want to see myself ' va changer sa vie et bouleverser sa destinée 

le succès de cette réédition est total et Terry Callier  a 53 ans  entame une nouvelle carière. Time peace enregistré en 1998  est donc un véritable  bijou,  Callier  y reprend deux titres emblématiques de la musique black  love thème from Spartacus 'et 'people get ready' (a l'origine composé par le grand  Curtis  Mayfield )

Ici  nul  besoin de chercher LA  Chanson  , tout les titres rivalisent de classe et de génie (the lazarus man ( et  sa fabuleuse intro  cosmique  ) - aka new york - keep your heart right ' vous avez le choix .

Précipitez vous donc sur ce Time peace  totalement indispensable et injustement  méconnu  et laissez vous transporter par la voix ,la musique ensorcelante  de cet artiste   hors des modes , a des années lumières des chanteurs R'n B  sans  ames et sans intensité et qui nous a quitte en 2012

ici ça vibre , ça respire , Time peace  disque lumineux  était un trésor enfoui dans ma discothèque que le hasard qui fait parfois bien les choses m'a permis de retrouver

Que ce doux hasard en soit remercié .

 

Terry Callier   Love  thème  From Spartacus

 
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Terry Callier     the lazarus man


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17:35 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

17/06/2017

La possibilité d'une île (extrait )

 

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Chaque fois que nous ressassons notre passé , que nous revenons  sur un épisode douloureux et c'est a peu près a cela que se résume la psychanalyse ,nous augmentons les chances de le reproduire et au lieu d'avancer nous nous enterrons.

quand nous traversons  un chagrin  ,une déception  quelque chose qui nous empêche de vivre,nous devons commencer par déménager,    brûler les photos ,   éviter d'en parler a quiconque .

Les souvenirs refoulés s'effacent ,cela peut prendre du temps mais ils s'effacent bel et bien .

le circuit se désactive

 La possibilité d'une île  -Michel  Houellebecq (extrait)

12:49 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

La possibilité d'une île (michel Houellebecq)

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Ou le talent inouï et le génie littéraire de Michel Houellebecq vous saute au visage avec le poème final qui donne son titre au roman 'la possibilité d'une île

 

 

Ma vie ,ma vie  ma très ancienne

mon premier voeu mal refermé

mon premier amour infirmé

il a fallu que tu reviennes

il a fallu que je connaisses

ce que la vie a de meilleur

quand deux corps jouent de leur bonheur

et , sans fin s'unissent et renaissent

entré en dépendance entière

je sais le tremblement de l'être

l'hésitation a disparaître

le soleil qui frappe en lisière

et l'amour ou tout est facile

ou tout est donné dans l'instant

il existe au milieu du temps

la possibilité d'une île

 

La possibilité d'une île -Michel Houellebecq -(extrait)

 

 

 

 

12:47 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

L'Oeuvre (Emile Zola)

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Ah se replonger dans Zola et évidemment dans un volet de cette incroyable saga des Rougon Macquard avec  qui j avais tissé  dans mon adolescence  une  relation particulière.

Poussé par mon père  qui avouait humblement avoir  dévoré  la  saga  ( 20 romans) avant ses 18 ans  (et  dans l 'ordre  chronologique   a savoir  de 'la fortune des Rougon'  au 'Docteur pascal ' ) j 'avais a mon tour été happé par les personnages de cette  saga (sur  cinq générations)  incroyablement réaliste et  offrant  un regard social  culturel et politique de son époque (le  second  empire) et faisant  de Zola le maitre absolu  d'un mouvement  littéraire  qu'on appellera  'le naturalisme  '

J'avais  donc  a mon  tour  enchainé de  nombreux romans de  cette  saga épique (qui offre au lecteur la possibilité de  lire n'importe lequel  de ses vingt volet  sans être forcement contraint de  respecter la chronologie

Ayant  eu mon compte  de misères , de  noirceur   et de  souffrances  a la lecture  des  chefs d'œuvres  littéraires  que  sont 'Germinal  '  " L assommoir  '  'le ventre de Paris  '  ' Nana  '  ' la bete humaine 'j'abandonnais  lâchement  Zola le retrouvant  au travers  des  adaptations  cinématographiques  de  ses  livres  au cours  des  décennies  suivantes.

c 'est le sujet d'actualité  autour de l 'amitié  Emile Zola -Paul  Cézanne ( pour la  sortie du film "Cézanne et Moi " de Danièle Thompson )  qui me ramènera a lui et a  "  L'œuvre " le   14 eme  roman des Rougon -Macquart qui sert de support pour le film

Cette  relation amicale  nouée  des l adolescence a Aix en Provence   entre les  deux hommes  est le ciment du livre de Zola (  écrit  en 1886)

Zola  nous fait découvrir  dans 'L'œuvre '  le Paris  des Salons mondains , l'ambiance des cafés d'artistes , au delà  de  sa vision du monde  artistique  des lettres et de la peinture Zola par  sa plume  nous entraîne au bout de la folie créatrice et dévastatrice d'un homme (Claude Lantier)  obsédé par son art  et  basculant  dans  une folie autodestructrice autour  d'un unique tableau qu 'il se  veut etre  son chef d'œuvre définitif

Dans aucun  autre  de  ses  romans  Zola  n 'aura  autant payé de  sa personne  ni mis  autant  de lui même  car  évidemment le personnage de Pierre Sandoz l' ami et  confident   de Claude  Lantier  c 'est évidemment lui , c 'est forcement  lui

Temoin des bouleversements  artistiques de  son  epoque Zola  s'en  fait le porte parole et introduit  dans  son roman outre des artistes  que l on arrive a identifier sans difficulté  ( Cézanne   bien sur  mais aussi Manet , Courbet , Monet ) traitant au travers  d'eux  du bouleversement  de la peinture moderne et  de l 'arrivée majeure  des peintres  impressionnistes ( n'oublions pas  que  Zola a  ete  critique  d'art  avant  de  s'imposer  comme l 'un des  grands romanciers   de  son siècle)

l 'œuvre  est un livre  passionnant et  totalement Édifiant, parfois effrayant mais absolument magistral sur le monde des arts alors en plein bouleversement  et sur les  personnages habités qui le composent

C' est aussi un  terrible et  tragique roman  d'amour  sacrifié ( entre Claude  et Christine) et un livre  sans  concession  sur l  l'abnégation de l homme a son art

Un livre intense a la fois angoissé et  absolument edifiant une œuvre  aussi lumineuse que pessimiste .

 

 

12:28 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

16/06/2017

IP5 , l'ile aux pachydermes (Jean-Jacques Beineix 1992)

ip5,yves montand,olivier martinez,jean jacques beineix 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voila un film qui commence de fort belle manière et qui atteint petit a petit son point culminant avec la rencontre des trois personnages masculins au milieu de nulle part

.IP5 c'est non seulement l'histoire de rencontres improbables mais c'est également deux grandes histoires d'amour fou ; la première pleine d'espoir tandis que  l'autre est faite de souvenirs et de regrets.

C'est aussi  un film qui parle des hommes , de la nature , des sentiments , de la solitude , de la vieillesse et  du choc des générations mais pourtant malgré de trés belles séquences   IP5 pêche parfois par cet  excés de prétention caractéristique chez Beineix  ,on sait le soin particulier qu'aime apporter le réalisateur a ses long métrages (souvenons nous de "Roselyne et les lions" ou encore de " la lune dans le caniveau " films encensés ou .... hués )

Ici c'est un peu la même chose Beineix semble ne pas  laisser suffiamment  dérouler le jeu des ses acteurs (Olivier Martinez et Yves Montand dont c'est le dernier rôle au cinéma sont tout deux épatants) et le film qui se  veut passionnant  au début finit par  lentement  dériver pour finir par finalement  agacer

 

15/06/2017

Le Massacre de Fort Apache ( John Ford 1948)

 

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se replonger dans '  le 'Massacre de Fort Apache ' le premier film de la trilogie de John Ford sur la cavalerie américaine ( suivront 'la charge héroïque' en 1949 et ' Rio Grande   ' en 1950) reste un immense   bonheur de cinéphile

Les raisons en sont simples  a commencer évidemment par la maitrise de la mise en scène de Ford qui restera a jamais le maitre absolu des chevauchées et cavalcades mais aussi par le contenu profondément politique et sociologique du film

John Ford de manière exemplaire réussit a proposer un juste équilibre entre l'évocation des rituels propres a la cavalerie et a ses  règles   , la description de la vie quotidienne au fort, et les scènes d'action spectaculaires au cœur de Monument Valley.

Clairement en réalisant avec ' le Massacre de Fort-Apache ' le premier film 'pro indien ' Ford fais également taire tous ceux qui le taxait de conservatisme et de militarisme exacerbé ( les memes accusations seront également  portés sur John Wayne)

La vision du monde et des conditions de vie misérable des indiens ( représentés ici par Cochise et Geronimo du clan des ' Apaches ' ) tranche avec les représentations passées des indiens fourbes et traitres

C 'est plutôt le corps militaire,  ses codes et ses regles  qui sont moqués par Ford au travers de séquences humoristiques volontaires  notamment avec l'interet portés aux sans grades qui tournent en ridicule les rituels militaires tout en donnant à l'armée  une véritable humanité et une réelle authenticité

ici Ford choisit  d'opposer deux types de militaires avec d'un coté le lieutenant-colonel Thusrday, (Henry Fonda tout en sobriété) excessivement autoritaire  et rigide qui refuse d'écouter ses officiers mieux avisés que lui et méprise ses adversaires indiens les considérant comme des sauvages et de l'autre le capitaine York, ( John Wayne) vétéran des guerres indiennes, qui sait comprendre les signes 'indiens  '  et connaît parfaitement les tactiques des Apaches. C'est aussi un homme qui met un point d'honneur a la parole donnée et au respect de l'ennemi

l 'opposition croissante de ces deux personnalités militaires constitue la colonne vertébrales de ce 'western" d'une rare intelligence psychologique

La touche melo et légère est ici apportée par l'idylle entre Philadelphia Thusrday , la fille du lieutenant colonel ( Shirley Temple) et le jeune et beau lieutenant O ' Rourke ( John Agar)

Ford livre également de beaux portraits de femmes de militaires en insistant sur l 'abnégation et le sacrifice de ces épouses  perdues loin de toute civilisation et dans un univers plutôt hostile.

'le massacre de Fort Apache ' regorge de merveilleuses  scènes d 'anthologies , l'attaque et le massacre des hommes de Thusrday par Cochise , les scènes de bals ( filmées avec une maestria qui laisse rêveur) , les faces a faces et divergences entre Thusrday et ses hommes qui par l'entêtement du premier conduiront au massacre des seconds

enfin Ford dénonce aussi et c'est certainement la force et le message final de son film l 'héroïsme falsifié qui construit la légende et fera du lieutenant colonel Thusrday un héros sacrifié pour la grandeur de son pays malgré des choix humains et tactiques douteux et hautement discutables.

Du grand cinéma et du grand spectacle pour ce film que l 'on peut considérer comme un des fleurons du genre.

 

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14/06/2017

L'immortel (Richard Berry 2010)

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Bon j'avoue que j'y croyais pas trop jean Reno dans un film réalisé par Richard Berry et produit par Luc Besson , j'ignorais que Kad Merad se coltinait le rôle du méchant de service et que Darroussin faisait partie du naufrage.

En adaptant le roman de Franz Olivier Gisbert  on aurait pourtant pu espérer un meilleur traitement de la part de Richard Berry.

Au delà de la distribution c'est plutôt le personnage incarné par Reno qui me donnait envie de voir  ce film 'Jacky Imbert' rebaptisé Charly Mattei dit "Charly Le Mat" légende de la pègre marseillaise ,un personnage au passé chargé a la fois trouble et fascinant rescapé d'une tentative d'assassinat par le milieu malgré 22 projectiles retrouvés sur sa carcasse

Mais les bonnes intentions ne suffisent pas et le film de Berry ne fait illusion que quelques minutes.

Très vite on sent que la mayonnaise ne prend pas malgré les tentatives de plus en plus désespérées de Jean Reno de nous fait croire au personnage

Ça se corse avec l'apparition de Tony Zacchia joué (mal) par Kad Merad visiblement peu a l'aise dans ce registre puis celle de Martin l'avocat véreux (Darroussin a la ramasse ) et du commissaire Marie Goldman (Marina Fois a peine crédible)

personnages peu vraisemblables et trop caricaturaux, dialogues idiots, violence parfois inutile avec des scènes a la limite du ridicule (ah ! la poursuite a moto avec un cascadeur doublant Reno mais qui doit bien lui rendre 40 kilos de moins) et le plagiat Honteux  sur les films de mafia (le mariage )

Joey Starr ("le pistachier" ) en "guest star" dans le rôle de méchant impressionne davantage en 2 minutes que Kad Merad vociférant et gesticulant a chacune de ses apparitions dans le film

On a du bien rigoler du coté de Marseille et de Toulon avec ces caïds de cinéma , on a dût moins rigoler, par contre si on a payé sa place de cinéma pour voir cette daube a peine réchauffée et surtout très indigeste

 

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10/06/2017

Bonjour tristesse (françoise Sagan)

 

 

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Nous sommes en  1954 et la France vient de changer de président de la république René Coty succède a Vincent Auriol et c'est dans cette France un peu frileuse  qui va voir bientôt sonner a sa porte des nouveaux  mouvements culturels qui vont révolutionner la conception artistique : le rock'n roll -le pop-art - ou encore la nouvelle vague  que paraît un petit roman écrit par une jeune fille de 17 ans.

Elle s'appelle Françoise Quoirez mais elle issue de la grande bourgeoisie parisienne ou il est plutôt préférable  de devenir médecin ou avocat  et sa famile ne croit pas un instant a la passion qui habite la jeune fille alors on lui demande de ne pas utiliser le nom de famille par peur d'un scandale  et c'est ainsi que Françoise Quoirez devient et pour toujours Françoise Sagan en  s'inspirant du nom d'un personnage chez Marcel Proust

 Bonjour tristesse est le titre inoubliable qu'elle donne a cette premiere oeuvre remarquable de talent et de précocité qui va bouleverser la littérature  par son culot et son avant-gardisme ou souffle un  vent  frais de liberté.

Traiter de liberté des mœurs  et de sexualité en 1954 , en France de surcroit , n'est pas chose aisée et même si a relire en 2006 ce livre on se dit qu'il n'y a pas de quoi fouetter un chat cependant on se doute bien de l'impact et du scandale provoqué a l'époque de sa sortie chez Juillard .notamment  évidemment en raison de l 'age de son auteur

Pour La france de l'époque ; la même qui manquera de s'étrangler devant Bardot dansant lascivement dans le film de roger Vadim 'et Dieu créa la femme deux ans plus tard , les états d'âmes mélancoliques d'une gamine de 17 ans qui passe l'été sur la côte d'azur dans la plus parfaite des complicités avec son séducteur de père peuvent sembler surfaits et dénués d'un quelconque intêret pourtant le sujet du roman qui dans un premier temps ne récolte qu'indifférence et mépris  est bien plus profond qu'il n'y parait

Jamais vulgaire , toujours subtil ce roman que l'on lit en quelques heures fait partie de ces petits livres ( par leur  épaisseur) mais qui marquent les esprits pour toujours au même titre que 'le vieil homme et la mer  '  'la métamorphose" - "des souris et des hommes "ou encore "Le petit prince".

C'est un livre qui va dépasser le cadre de la littérature classique car il  est d'une telle modernité , d'une telle spontanéité qu'il va davantage oeuvrer pour  la condition féminine que les agitations  du  mouvement M.L.F  et va permettre une réelle prise de conscience sur ce sujet encore tabou.

Bien sûr on peut ne pas aimer l'arrogance tranchante de l'écriture de Sagan mais on ne peut en aucun cas nier l'impact de ce livre sur la libération des moeurs .

Dans les quelques pages ( a peine 150 pour l'edition de poche) qui composent le roman Sagan parvient a traîter des principaux sujets de la condition humaine l'amour - la jalousie -la réussite , la rancoeur - la vengeance mais aussi la liberté -le remords -l'egoisme -et  la mort

Tout y passe et au travers des états d'âmes de la jeune Cécile c'est bien évidemment a chacune des femmes que s'adresse l'écrivain .

Malgré tout on ne peut étiquetter 'bonjour tristesse ' dans le cercle des ouvrages féministes et ce livre peut etre lu par n'importe quel homme tant l'écriture acide de Sagan dépasse le cadre de la dualité hommes/ femmes -

Pourtant Sagan gardait une certaine réserve sur cette liberté qu'elle évoquait et revendiquait dans son ouvrage et elle déclarait 25 ans apres "On a aussi peu de liberté maintenant qu'il y a vingt ans : faire l'amour était alors interdit aux jeunes filles ; maintenant c'est presque devenu obligatoire. Les tabous sont les mêmes".

Llre  aujourd'hui ce petit livre épatant et formidable alors que Sagan nous quittée  permet donc de prendre conscience de sa vision aiguisée sur son époque et sur ses contemporains .

 Bonjour tristesse publié en 1954 pourrait tout aussi bien avoir été écrit en 1980 ou en 2000 c'est un livre qui ne reste pas figé dans son époque Bonjour tristesse n'a  pas 63 ans  il est  intemporel .

16:36 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

07/06/2017

Velvet goldmine (Todd Haynes- 1998)

velvet goldmine,glam rock 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon appréhension a visionner 'Velvet goldmine ' était malheureusement justifiée , le film de Toff Haynes réalisé en 1998 et qui  relate l'épopée du glam -rock dans les années 70 ne m'a apporté que déception et regrets.

Certes l'affiche était alléchante Ewan Mc Grégor et Jonathan Rhys Myers dans les rôles respectifs de Curt Wild (Iggy Pop) et Brian Slade ( David Bowie)  quel challenge  ! Quel culot !

mais le résultat  nous laisse sur notre  faim et au bout du compte le film de Todd Haynes a  un drôle de gout d'inachevé et  d'inabouti

'Velvet goldmine'  premier film consacré aux années glam se révélait  inévitablement comme  un projet extrémement ambitieux ,le mouvement musical " glam " pourtant éphémere aura  marqué les consciences de toute une génération de musiciens et comme tout mouvement qui laisse son empreinte il a ses héros (Bowie , T.Rex, Roxy Music , Slade,  New York Dolls  et ses Héritiers ( Suede,  Pulp , Placebo  ) ses disques cultes (Ziggy Stardust  , Roxy Music  tout d'eux millésimés 1972)

Haynes , jeune cinéaste (né en 1961) n'a evidemment pas négligé les clichés incontournables  de ce mouvement 'glam' haut en couleurs en décadence et en fantaisie , le strass; les paillettes, les looks hallucinants , les plat- forms boots , l'androgynie , la bi sexualité,  la drogue bien sûr tout  y est comme dans un fourre tout un peu (beaucoup) indigeste 

le scénario s'articule quant a lui autour d' une pseudo disparition et d'assassinat de Brian Slade (Bowie)  incarné ( fort brillamment  par Jonathan Rhys Myers); et de sa rencontre avec Curt Wild (Iggy Pop) tandis que  Arthur Stuart  ( Christian bale) un journaliste  part a la recherche du chanteur disparu et rencontre ceux qui ont  accompagnés durant sa carrière.

Si le film décoit La bande son par contre est incontestablement une réussite  Bowie n'ayant curieusement cédé aucun droit (même pas ceux de la chanson dont s'inspire le titre du film) le réalisateur a puisé dans un répertoire varié (et même parfois hors sujet)

on entendra donc des titres  de   Roxy music ,  Brian Eno  , T Rex,  Lou Reed, The Stooges, ,et on découvrira un  Groupe composé de thom Yorke et  johnny Greenwood (Radiohead) , Bernard Butler (Suede) et Andy mc Kay (Roxy music) baptisé The venus in furs (clin d'oeil évident au Velvet Underground l'anti thése absolue du glam rock), un "Super groupe" occasionnel et éphémère  qui  nous gratifie ici  de quelques titres stupefiants (  "ladytron" " 2HB" "bitter sweet" "baby's on  fire " ) des standards  qui raviront a coup sur  les connaisseurs .

Pour la petite histoire , Michael Stipe , leader de R.E.M   est  également impliqué et associé a ce projet  et  il y  a fort a parier que sa patte malicieuse est derrière cette bande son superbe

Quant au film il nous balade , navigue tristement  entre fiction et réalité , brodant autour d'un  invraisemblable scénario malhabile et embrouillé

il faut rappeler n'en déplaise a Todd Haynes que  Iggy Pop  personnage evidemment fascinant n'est toutefois pas une icône du glam (peut être que   s'inspirer de Marc Bolan (T Rex) aurait été plus judicieux) 

Force aussi est de constater que  malgré le très charismatique Jonathan Rhys Myers la mayonnaise ne prend pas , on est devant un film un peu space age , futuriste , dont la bande son heureusement nous tire d'une incontrôlable torpeur et d'un certain ennui ; on imagine alors avec une pointe  de  regrets a quoi un  tel projet aurait pu ressembler avec un peu moins de prétention et un plus de réalisme. 

 

 

Placebo - 20 th century boy   (velvet goldmine original soundtrack)

 
podcast

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nuggets : Original Artyfacts from the First Psychedelic Era, 1965-1968 (1972)

nuggets

 

C’est peut-être bien la pierre philosophale du psychédélisme, ou bien  encore les balbutiements du punk-rock mais c’est aussi un cas quasi- unique de compilation qui trouve sa place parmi les albums majeurs de l’histoire de la musique pop-rock.

On doit ce disque a Lenny Kaye, musicien et futur compagnon de route de Patti Smith et l’album en question s’appelle Nuggets (pépites).

Il est également sous-titré : Original arty facts from the first psychédélics era 1965-1968.
Sorti en 1972 il regroupe 27 titres interprétés par des groupes pour la plupart inconnus du grand public (The 13th Floor Elevators / The Electric Prunes /The Leaves / The Chocolat Watch Band….).

Pour la majorité des groupes présents sur ce disque, la maison de production Elektra leur offrait une seconde chance après un début de carrière avorté ou inaperçu.


Nuggets eu un impact similaire au premier album du Velvet Underground (the Velvet underground & Nico), seuls quelques milliers d’exemplaires furent vendus mais ceux qui les ont tenus entre leurs mains ont a jamais été marqués par ce pur joyau vraisemblablement né d’un réflexe d’orgueil des groupes américains face a la British invasion (Stones, Yardbirds, Beatles; Animals)

La génération dont "Nuggets" se veut représentative se pose ici en éclaireur du grand mouvement new-yorkais amorcé dès 1976 (période CB.GB’s ) et de la déferlante punk qui ne va plus tarder .

Si ce disque fait  date  et si il reflète un  caractère   vraiment  historique   c’est bien évidemment pour les chansons que l’on peut découvrir  sans même connaître l’existence du groupe qui les interprètent et qui conservent aujourd’hui encore toute leur énergie.


Elles sont la quintessence d’une époque musicale qui depuis a influencée quantité d’artistes et de groupes avec plus ou moins de réussite mais toujours avec le même souffle et une véritable authenticité artistique.

il est important  de  signaler  que ce  double  album historique  sera  réédité  en 1998 sous la forme  de  4 cd pour  un  total hallucinant  de..... 118 titres

 

The Leaves  - hey Joe


podcast

 

 

The Castaways  -  liar, liar

 

 podcast

 

 

Track-List

  1. The Electric PrunesI Had Too Much to Dream (Last Night) – 3:02
  2. The StandellsDirty Water – 2:50
  3. The Strangeloves  – Night Time – 2:35
  4. The Knickerbockers )Lies – 2:46
  5. The Vagrants  – Respect – 2:17
  6. Mouse  – A Public Execution – 3:02
  7. The Blues ProjectNo Time Like the Right Time – 2:49
  8. The Shadows of KnightOh Yeah – 2:51
  9. The SeedsPushin' Too Hard  – 2:39
  10. The BarbariansMoulty – 2:37
  11. The RemainsDon't Look Back – 2:45
  12. The Magicians  – An Invitation to Cry – 2:59
  13. The CastawaysLiar, Liar – 1:56
  14. The 13th Floor ElevatorsYou're Gonna Miss Me – 2:31
  15. Count FivePsychotic Reaction – 3:09
  16. The LeavesHey Joe – 2:53
  17. Michael and the Messengers  – Romeo and Juliet – 2:02
  18. The Cryan' Shames  – Sugar and Spice – 2:33
  19. The Amboy DukesBaby, Please Don't Go – 5:41
  20. Blues MagoosTobacco Road – 4:44
  21. The Chocolate WatchbandLet's Talk About Girls – 2:45
  22. The Mojo Men  – Sit Down, I Think I Love You – 2:25
  23. The Third Rail  – Run, Run, Run – 1:57
  24. Sagittarius  – My World Fell Down – 3:52
  25. NazzOpen My Eyes – 2:47
  26. The Premiers – Farmer John – 2:29
  27. The Magic MushroomsIt's-a-Happening – 2:47

12:47 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nuggets

La plus célèbre langue du monde

 

 

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Tout le monde connaît le celèbre logo des Rolling Stones  a savoir la fameuse langue rouge .

Elle a été déssinée en 1970 par le designer John Pasche , ami du bassiste du groupe Bill Wyman mais c'est Mick Jagger le leader des Stones qui en eût l'idée s'inspirant de la statue de la déesse Kali , qui dans l 'hindouisme est la déesse représentative  de la préservation, de la transformation et de la destruction

Au cours des années elle prit différentes couleurs mais c'est sous sa forme originelle qu'elle est entrée dans les mémoires collectives devenant assurément l'l un des  logos les plus connus ( et les plus  rentables)  de la  planete

 

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31/05/2017

Maudite Aphrodite (Woody Allen -1995)

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C’est toujours  pour moi  une véritable thérapie face a la morosité ou a la mélancolie que de visionner un film de Woody Allen.

Réalisé en 1995 'Maudite Aphrodite' ne bénéficie pas d'un  statut de film incontournable dans la longue filmographie du plus  célèbre des metteurs en scènes new yorkais , c’est cependant a mon sens  un film indispensable

Plus confidentiel , plus intime  aussi  ce film  aborde comme toujours certains thèmes de prédilection (les rapports au sein du couple, l’érosion de la vie a deux) chers a Woody Allen  mais et c’est nouveau chez lui il  traite aussi de thèmes  qu'il n'a  jamais abordés comme l’adoption  ,la paternité  ou  encore la recherche du père.

Sur une toile de fond subtile et comique les vrais tourments de Lenny  Weinrib (Woody Allen) chroniqueur sportif   et époux d’ Amanda (Helena Bonham - carter) surviennent  lorsqu’il décide de partir a la recherche de la vraie mère de leur fils Max adopté cinq années plus tôt.

A sa grande surprise et son grand désarroi  il retrouve la  génitrice qui s’avère être une prostituée actrice de films X  (F.O.R.M.I.D.A.B.L.E  et pétulante Mira Sorvino).

Touché par sa sincérité et sa spontanéité  il se lie d’amitié avec elle mais  ne lui avoue pas être le père adoptif de l’enfant ;il va cependant tout tenter pour lui redonner confiance et devenir le guide spirituel  d’une vie nouvelle

Cocasse et touchant , alternant gravité et légèreté  Maudite Aphrodite est pour moi l’un des meilleurs Woody Allen de ces  dernières Décennies .

Emmené tambour battant par une Mira  Sorvino incroyable ,le film est jubilatoire  et  extrêmement  Drôle

Face a la  tornade"  Sorvino " Woody Allen joue le rôle qu’il sait le mieux composer ,  a savoir celui du quinquagénaire maladroit  , un peu lâche  et  toujours  dépassé par les événements .

L’intrigue nous est illustrée par l’intervention de personnages de tragédie  grecque (d'où le titre du film) et toutes les scènes qui mêlent personnages réels et fictifs sont d’une grande drôlerie.

Un bonheur de film dans lequel le génial réalisateur prouve encore son talent a mettre en scène les tracas et les doutes de la vie quotidienne

02:25 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

28/05/2017

Mind Games ( John Lennon 1973)

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Album de 1973  certes  attachant   mais ou un titre , un seul  a savoir   "mind games "( qui donne  son titre a l 'album ) survole et écrase  tout
Le reste est inégal mais j 'avoue qu' entendre Lennon même sur  une chanson mineure  reste toujours touchant

La seule présence  de Yoko Ono sera son portrait  allongé  sur  la sublime pochette (peut etre la plus belle de la  discographie de Lennon) .

Musicalement nulle trace de Yoko Ono et  pour cause ,le couple  est séparé  et John des la fin de l 'enregistrement  de ce disque et  avant même  sa  sortie   a  émigré avec  May Pang l'assistance  japonaise  de Yoko Ono a Los Angeles  pour sa  période de  réflexion  qu'on appellera ' the lost  week end  '


Concernant  cet  album ( le quatrieme  disque  solo de Lennon ) on peut  déplorer des Musiciens peu inspires voir peu concernés et une absence  de  titres ( a part le formidable 'mind games  ' ) qui tiennent vraiment la  route. même  si certaines ("out the blue  '     " I  don't  know   "  ou " Aisumasen  '  ( qui  ressemble  par moment  étrangement  a ' God  '  enregistré    3 ans  auparavant) sont agréables   mais loin des  merveilles  gravées   par Lennon  au début  des  années 70

au final  'Mind games  'est  un  disque brouillon  et quelque peu inachevé (Lennon s'essayant ici a  la  production) un peu a l image de la vie privée de l'ex Beatles  a cette période.

 

 

John Lennon  - Aisumasen ( I 'm sorry  )


podcast

 

 

19:13 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

Empires and Dance ( Simple Minds 1980)

 

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j avais cessé d 'écouter Simple Minds depuis bien des années le rachat en vinyle pour une poignée d'euros des trois  premiers albums du groupe m'a ramené en un instant dans les années 80

Quel bonheur de retrouver cette ambiance , ce  climat  "cold "et caractéristique des premiers disques du groupe écossais

Empires And Dance s'affirme  donc comme un excellent disque de 'post -punk ' froid et sombre.

Le groupe de Jim Kerr est  encore sur ce disque clinique et glacé et nourri de sons industriels et métalliques venues  tout  droit de l héritage Kraftwerk

Simple Minds n 'a pas encore fait sa mue vers la new - wave pure ( un virage musical  et  commercial qui fera son immense succès bientôt)

grand disque a (re) découvrir

 

 

Simple Minds  -  twist / run / répulsion

 


podcast

 

 

Simple Minds - Capital city

 


podcast

 

 

track-list

  1. I Travel -
  2. Today I Died Again
  3. Celebrate
  4. This Fear Of Gods
  5. Capital City -
  6. Constantinople Line
  7. Twist/Run/Repulsion
  8. Thirty Frames A Second
  9. Kant-Kino
  10.  Room

 

 

13:36 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)