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04/11/2016

American Gothic ( David Ackles 1972)

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Décédé en 1999 d'un cancer d'un poumon David Ackles fait partie  de ces  artistes  dont la confidentialité et la statut d'artiste atypique ont préservé  d'une notoriété (une notoriété par ailleurs non  souhaité par le chanteur qui a toujours souhaité garder une indépendance  totale)

Originaire de l 'Illinois David Ackles va laisser  derrière lui peu d'albums  (4) stoppant  sa  carrière  des 1973 pour  se consacrer a l 'élevage de  chevaux

Outre un excellent  second  album   'subway to the country' en 1970' il va laisser au monde de la musique un disque extraordinaire enregistré  en 1972 ' American gothic  ' produit par Bernie Taupin le parolier et complice   d' Elton John  qui depuis  toujours   affiche une  admiration sans bornes pour Ackles

Un disque composé de 11 titres dont une pièce maitresse  'Montana song  ' titre   de 10 minutes qui clôt et qui sublime ce  disque méconnu  dont la découverte devrait enchanter  tous  ceux qui aiment les belles voix et  les beaux albums

un disque et une voix rare quelque part Entre Neil Young et Tim Buckley 

 

 

David  Ackles  - american gothic


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19:22 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

11 decembre 1970 the end ou le début de la fin

Jim morisson.jpgDécembre 1970 les Doors ont derrière eux 6 albums et la critique n’a pas épargnée leur dernier disque : L.A Woman. pourtant excellent

Depuis de nombreux mois Morrison fait la pluie et le beau temps au sein de la formation ; les tensions et les désaccords sont permanents entre les membres du célèbre groupe.

N’en déplaise à Manzareck, Krieger et Densmore Les Doors c’est d’abord et surtout Jim et le 'roi lézard '  ne le sait que trop alors  Il fait ce qu’il veut, quand il veut et dicte sa loi aux autres musiciens qui doivent s’accommoder de sa personnalité hors normes et instable.

Jim Morrison est un roi mais ce roi là s’enfonce lentement et inexorablement dans le gouffre de l'alcool et des drogues qui certes semblent inévitables dans le milieu  du rock et de l’époque (on sort à peine du Flower-Power ) mais qui atteignent chez lui des proportions suicidaires.

Jim est un Addict qui consomme tout ce qui peut l’entraîner loin de la réalité et rapidement cette dépendance qui le consume fait de lui un élément difficilement contrôlable pour les médias mais aussi pour ses proches et pour son public .

Dangereux pour lui même, mais aussi pour les autres l’avenir du groupe est plus qu’incertain et malgré la fidélité du public et les bonnes ventes des albums les concerts se suivent et ne ressemblent pas.

Tout dépend uniquement de l’état physique et psychologique de Jim. Le groupe a traversé des périodes délicates (interdictions de jouer ; procès ; concerts stoppés par les forces de l’ordres.)

Depuis l’été 1970, malgré l’enregistrement chaotique de "L.A Woman "chaque concert relève de l’inconnu mais le 11 Décembre à Dallas c’est un triomphe  Jim est en forme les musiciens sont soudés les uns aux autres et ils donnent Riders on the storm en avant-première devant un public ravi.

Le lendemain à La Nouvelle Orléans c’est la tragédie totale. Jim perd complètement pied, on voit son esprit abandonner son corps, à la dérive. Pendu au pied du micro, vidé de toute énergie, il est incapable de continuer. Après quelques chansons, il s’empare du pied du micro qui le soutient et cogne la scène à grands coups brisant les planches puis il se retourne tombe assis sur la batterie et ne bouge plus.

Jamais plus les Doors ne jouèrent en public tous les quatre.

Moins de six mois plus tard, Jim venait mourir à Paris

Jimi Hendrix "Nous aurons le pouvoir dans 1000 ans ' Entretien 1970"

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Mort le 18 septembre 1970 Jimi Hendrix avait donné  une  célèbre  interview dans un pub de Londres  quelques  mois avant sa mort.

 

Jimi aimait a répéter

 ‘« je ne suis pas un politicien mais je lutte avec ma musique ma guitare  est une arme pour changer les esprits, nous vivons une sorte de renaissance, une renaissance menacée par la violence, la répression, la bombe H, la guitare est l’arme du moment, l’arme de l’homme libre ; ma musique est une façon de dresser des barricades. »

 

 

Jimi  Hendrix 

"Have you ever been " (extrait de l'album Electric Ladyland -1968)

 

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Et la drogue ?

Ce n’est pas un but en soi mais plutôt un moyen  d’aller vers l’inconnu et pour trouver des sons nouveaux j’entends parfois ces sons  et lorsque je casse guitares et amplis sur scène ce n’est par goût de la violence mais par désespoir car je n’arrive pas  a reproduire cette musique  qui est dans ma tête

J’utilise la drogue pour faire un trou dans le mur  et tous les moyens sont bons pour trouver l’homme de demain la génération de demain n’aura peut être plus besoin de drogue et c’est tant mieux car je ne souhaite ces voyages a personne

Vous parlez d’expériences dangereuses ?

Je suis l’un de ceux qui vont a l’avant-garde pour explorer le danger, une sorte de boy-scout je sais les périls  que je cours, je sais aussi que je peux mourir demain  pendant ma mission

Pourquoi cette violence dans votre musique ?

Quand on est frustré on joue fort, trop fort si l’on joue normalement les gens n’écoutent ni les paroles   ni la musique et la musique pop doit rendre la conscience aux gens, pas les transformer  elle a un public qui ne prêterait pas attention a des chansons   ordinaires il faut heurter et bouleverser  l’ordre  établi   mais la violence ne suffit pas  je travaille avec des non-violents  d’autres font des barricades

Ma violence sur scène veut servir l’amour  quand des hommes  rentrent chez eux au sortir de mes concerts ils n’ont pas besoin de battre leur femme  ils font l’amour.

Pensez vous que la jeunesse va créer un monde nouveau ?

Etre jeune c’est être mécontent le monde de la musique pop ne cherche pas le pouvoir politique mais le vrai pouvoir celui du cœur et de l’esprit, de la prise de conscience de l’homme de toutes races, et  couleurs mêlées.

Ce sont des jeunes qui les premiers ont droit a la parole ils sont purs et indiquent un chemin, nos disques et nos groupes  ne représentent que des  véhicules. Il faut aller du négatif au positif,nous parlons de l’homme de demain  aujourd’hui nous ne sommes que des gitans  l’avenir ? Qui le sait ?Nous aurons un jour le pouvoir  cela prendra peut être  1000 ans  je m’en fiche j’ai le temps

24/10/2016

Nevermind (Nirvana 1991)

 C'est un album que l'on peut aisément qualifier d'universel, le Sgt. Pepper's lonely hearts club band ou le Nevermind The Bollocks des années 90 .
C'est aussi, n'en déplaise aux puristes, l'album emblématique et définitif du mouvement grunge.

Utilisant parfaitement le support vidéo clip (MTV en tête), la vague nirvanienne va déferler sur toute la planète, et Kurt Cobain, à l'image d'un Lennon, d'un Hendrix, d'un Sid Vicious ou d'un Marley, va devenir instantannément l'icône de toute une génération garçon et filles confondus.

Son destin tragique achevera de construire le mythe


Nevermind contient des chansons ("Come As You Are, "Lithium" et surtout "Smells Like Teen Spirit" hymne grunge définitif) qui vont faire du petit groupe de Seattle un phénomène de société a tel point que, Cobain lui-même déjà très affecté et très perturbé psychologiquement, va déraper totalement et s'enfoncer davantage encore dans la terrible spirale narcotique qui aura sa peau

 

Nirvana - smells like teen spirit


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18:59 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

23/10/2016

R.I.P Scotty Moore ( 1931-2016)

 

Scotty_Moore_ES-295.jpgLa formule n 'est pas de moi mais elle  est trop belle pour ne pas la reprendre .

On la doit a Olivier Cachin  critique rock de rock & folk  qui titrait  a propos de Scotty Moore  disparu a l été 2016 a l 'âge de 84 ans

'il était l 'homme derrière     l 'homme '

C'est évidemment et parfaitement  juste Scotty Moore   est celui qui va avec son jeu de guitare inoubliable façonner la marque  Elvis Presley

 Pour le plaisir  rapellons  cette journée  désormais historique

Nous sommes le  4 juillet 1954, Elvis se rend chez Scotty Moore pour une audition, Elvis chante et joue devant Bill Black, le bassiste des Starlite Wranglers. Bien qu'il ne connaisse pas toutes les paroles par cœur, le jeune Elvis connaît déjà la structure et les accords de toutes les chansons que le groupe travaille alors à ce moment-là.

 Scotty Moore décide de téléphoner à Sam Philips. Ce dernier accepte de les 'enregistrer

Le lendemain, le groupe se rend aux studios Sun et commence à enregistrer mais ça ne donne pas grand chose.

Sam Phillips n'est pas vraiment impressionné… En fin de session, Elvis entame pour le 'fun ' un titre dont il se souvient bien et qu'il avait déjà chanté au Club Handy quelques mois plus tôt, ce titre c’est "That's Allright Mama". Comme la porte du studio est ouverte, le son de "that's allright  Mama!" arrive aux oreilles de Sam Phillips , médusé ,pétrifié . Le reste appartient depuis  a l 'histoire du rock

Oui Scotty Moore  était  la  des le  debout ; des les premières  notes , des les  balbutiements  du jeune   rockeur camionneur de 19 ans appelé a devenir Le ' King '

Scotty sera  très vite de tout les chefs d'oeuvres  qui vont  construire  la légende  Elvis ( Hound dog  ' ''heartbreak hotel ' ' don't be cruel '  ' mystery train ' 'jailhouse rock ' 'blue suede shoes ')et  de tout les albums  mythiques de 1954 a 1968

Tout ceux qui vont l 'entendre et le voir jouer vont en rester marqués et s'en inspirer  , de Johnny Winter a Michael Bloomfield   de Jeff Beck  a  Keith Richards et un jeune  black  qui vient le voir  jouer a Seattle et qui s'appelle Jimi Hendrix 

il sera  également a  ses  cotés  et pour la dernière  fois avec lui lors  de l'émission 'the Elvis 68 comeback" enregistré  en  décembre 1968 pour la  tv américaine et qui sera le premier show 'unplugged '  de l'histoire

Scotty Moore  'l'homme  derriere l 'homme' s'en est allé discrètement a 84 ans  sur  sa terre natale du  Tennessee , mort a Memphis  (pouvait il mourir ailleurs  ?) et si la guitare  de Woody Guthrie " tuait les  fascistes"   celle de  Scooty Moore   a  sa manière  a 'changé le monde '

 

 

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Elvis Presley  & Scotty Moore 

"Love  me  ' ( ' Elvis Comeback  68 Special  ' (  ici )

 

19/10/2016

Watertown (Frank Sinatra 1970)



 

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De Frank  Sinatra monstre sacré (ou  sacré monstre  ca  marche  dans les  deux sens) on en connaît toutes les multiples facettes

Comédien a la filmographie  irrégulière  mais ponctué de  vrais  chefs d'oeuvres  ( ' Tant qu 'il y  aura des hommes"  -" L 'homme au bras d'or" - "le détective "- " comme un torrent  "

Crooner  éternel au sourire carnassier et la  voix  sans  egal presentant  une discographie  gargantuesque  avec des  albums lumineux et irremplaçables  au cours  des  décennies étalés sur  près   de 55 ans et enregistrés  dans les  grandes  maisons de  disques de l'époque (Capitol , Reprise , Columbia)

On connaît évidemment  l' homme a femmes , les relations troubles avec la Mafia et avec  le clan Kennedy ,mais aussi  l 'animateur  TV , les  duos mémorables et les enregistrements avec  ses  potes Dean Martin et Sammy Davis Jr (le fameux Rat Pack) oui on connaît  bien  tout cela mais  il existe un autre  Sinatra plus  secret  , plus sombre un Sinatra  presque mystérieux  a des années lumières  du crooner prestigieux 

En 1970 celui qu'on surnomme "the Voice " enregistre (chez Reprise) 'Watertown " un album concept  intime et mélancolique    autour du couple ,  des  déboires  et des aléas  de la vie   , de  sa vie.

Curieusement  pour  ce  disque  a part  dans sa  discographie  Sinatra   va tourner le dos au jazz et aux mélodies habituels qui ont construit sa légende

Watertown étonne par un  ton pop , détaché presque  crépusculaire et c'est vraisemblablement  ce virage a 180°  qui va  déplaire a  son (large) public et ce disque bien qu'étant un des favoris de Sinatra en personne  sera  un  retentissant  échec public.

C'est aujourd'hui devenu un disque  rare , de  ceux  qu'on  s'échangent entre  connaisseurs  , entre  découvreurs  ,entre  curieux.

Planqué derrière une  hideuse pochette sépia se  cache  une vraie  découverte , un  grand et beau disque inattendu et  touchant

 

 

 

Frank Sinatra  -  what's now in now


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Frank Sinatra  - I  Would be in love anyway


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Frank Sinatra  -   for  a  while


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14/10/2016

Histoire d'une Photo ( Party Music - The Coup 2001 )

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Evidemment cette pochette a première  vue peut sembler cynique voire  totalement  scandaleuse pourtant il faut  tenir compte des dates et de la chronologie des évenements.

La date sinistre du mardi 11 septembre 2001 restera a jamais dans l'ADN de l 'histoire d'un monde  déjà  traumatisée par la guerre  du golfe. Cette date fait désormais partie des repères  culturels contemporains de l 'histoire de l 'humanité

la photo illustrant l 'album ' Party music ' du groupe de rap  'the Coup ' originaire d'Oakland  est ce qu'on peut appeler une photo prémonitoire , en effet le disque enregistré  entre 2000 et 2001 était finalisé avec une sortie prévue le 6 novembre 2001

la photo représentant les  deux membres  du groupe avait été prise  en juin 2001

elle représentait Boots Riley et Pam the Funkstress détruisant les tours jumelles du World Trade Center en utilisant un  détonateur.

le disque sortira avec retard sous une pochette évidemment revisitée

 Pourtant même si 'The Coup ' n'est (heureusement) pas un groupe majeur de la scène US la polémique  pris des proportions hystériques et démesurées

On pointe  le  logo du groupe  (une femme du tiers monde  tenant une mitraillette sur fond d'Etoile rouge) , on  rappelle  que le père de l'un des membres  du groupe  fut un avocat  des blacks panthers , on évoque le nom meme du  groupe  (Coup d 'Etat)

la polémique fait rage  bientôt relayée par les propos de Boots Riley  dans la presse américaine " mon cœur  saigne  pour les familles des  victimes mais il a deja saigné pour d'autres victimes , d'autres attentats  ou mon pays etait de l 'autre coté de la gâchette"

" Malgré mon chagrin je n'oublie pas que mon pays a semé  la mort dans le monde  entier, nous finançons les uns, assassinons les autres , l 'Amérique finance depuis  toujours des groupuscules  terroristes partout sur la planète comme les commandos de la mort  en Haïti"

'il ne faut pas oublier que Ben Laden a travaillé pour les USA et que les méthodes atroces qu'il a utilisées a New York et  Washington lui ont étés apprises par les américains afin d'aider l 'économies américaines "

'personne  aux états unis n 'était  scandalisé  que Ben Laden assassine avec la même brutalité  d'autres innocents "

L'apaisement  viendra  avec un communiqué  accompagnant le retrait  de la pochette d'origine Boots Riley  s'exprimant en ces  termes

  ' je suis désolé que ma pochette ait put  choquer , je comprends  la colère et je précise qu'avec  mon groupe nous prônons l'unité et pas la guérilla

La révolution par l'action directe et de manière violente est  évidemment impossible "

la  pochette de  substitution

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11/10/2016

standing in the way of control (Gossip -2006)

 

 

 

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Gossip -   Fire with Fire 


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Gossip -  eyes  open


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Standing in the way of control " 3ème album de Gossip  est le genre d'objet sonore qui vous explose a la gueule.

Au delà de l'extravagante personnalité de beth Ditto (voir La une du magazine NME) , chanteuse obèse et lesbienne  (et engagée a juste titre contre la dictature de la maigreur ) 

ce disque est une véritable bombe de soul rock .

La voix de Beth fait des merveilles ,le tempo irrésistible mené par les 2 autres membres du groupe :  Brace Payne  (guitare) et Hannah Blillie ( batterie) nous  donne le tournis . Machine infernale ( composée de 2 filles , 1 garçon)  dopée au groove funky  nappée d'une sauce punk rock  Gossip est a mon sens l'un des groupes incontournables des années 2005-2010.

il n'est jamais trop tard pour découvrir 'standing in the way of control ' disque furieux gorgé et de bons titres qui vont mettre le feu a votre cerveau eta coup sur  des fourmis dans vos pieds car ne boudons pas notre plaisir   'listen up! "  ' fire with fire " ou encore ' jealous girls " sont de purs  bijoux .

la voix unique de  Beth rappelle par moments janis Joplin une autre chanteuse  ronde et dévergondée qui a su en son temps décomplexer les jeunes filles américaines.  

 

La couv' du NME 

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 La même couv' repris en France par les Inrocks

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Des Nouvelles du bon Dieu (Didier le Pecheur 1996)

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C'est un curieux petit film totalement inclassable et qu'on peut qualifier d''underground ' 

Des nouvelles du bon dieu ' (quel  beau titre!) est  réalisé  en 1996 par Didier Le Pécheur  ( qui adapte son propre roman)

Entre humour noir étaphysique  et "déjante caustique le film aussi attachant que curieux aborde un sujet que l'on peut résumer  ainsi

 la vie est-elle un roman ? Ou plutôt le contraire  ?

qui tire les ficelles ? Les écrivains ?  Le scénariste du film ? Dieu lui même?

Autour de ce scénario irracontable  et bourré  de scènes  droles  et subtiles les comédiens s'en donnent tous  a cœur joie

Répondant a  des patronymes littéraires  Karenine , Jivago , Nord , Evangile ils sont les anti-héros de cette histoire follement  originale et surréaliste.

Ne boudons pas notre plaisir  de  revoir la sublime Marie Trintignant   (évangile) tornade   hallucinée accompagnée ici le temps de  ce vagabondage cinématographique par Maria de Medeiros (Karénine) qui semble sortie d'un film muet  des années 20 de Christian Charmetant (Nord) délicieusement  cinglé et de Michel Vuillermoz (Jivago)  irrésistible et  hilarant  en prêtre  défroqué

Autre (grand) disparu  que l'on retrouve avec tendresse  Jean Yanne  dans le rôle  du créateur 

Raconter  ce  film  relève de l 'exploit impossible et je ne m'y risquerai pas

Je me contenterai de  dire  qu'il  sera pour ceux qui aiment le cinéma  qui ose  sortir des sentiers  battus , le cinéma original non prétentieux , le cinéma intelligent  sans  chercher a  etre intellectuel ; a tous ceux la je leur conseille de  se  precipiter  en sceance  de rattrapage  sur cette perle 'meconnue du  cinéma français des  années  90.

un film surprenant ,osé et jubilatoire!

 

12:09 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

08/10/2016

La triste fin tragique et mystérieuse de Jean Seberg

jean seberg,romain gary

 

 Le 8 septembre 1979 on retrouve a l’arrière d’une Renault  5 blanche sous un plaid, le corps sans vie de la comédienne jean Seberg, disparue depuis plusieurs jours de son domicile parisien , l’actrice qui semblait dépressive et malade s’est semble t’il suicidée aux barbituriques et a l’alcool (plus de 8 gr dans son sang  révéleront les analyses) ,cependant de nombreux doutes autour de ce suicide  peuvent permettre de penser que toute la lumière n’a pas été faite sur cette tragédie .

 Découverte par le metteur en scène Otto Preminger qui cherchait une inconnue pour le rôle principal de Jeanne d’arc, ( le film sera un échec) , c’est avec le mythique A bout de souffle de jean –Luc Godard que Seberg sera immortalisée a jamais , en incarnant  le personnage de la petite marchande de journaux américaine  elle entre dans la légende cinématographique

Pourtant déjà a cette époque elle semble ne s’intéresser que modérément a sa carrière préférant les engagements sociaux et politiques .Sa vie sentimentale semble être un échec   , son mariage avec le dandy François Moreuil tourne court quand elle rencontre  un homme d’un tout autre calibre en la personne de Romain Gary , célèbre  écrivain international il vivent ensemble  une belle histoire d’amour et après la naissance de leur premier enfant Diego ils se marient le 16 octobre 1963.

Tout en continuant a tourner des films inégaux Jean intensifie ses actions et ses engagements notamment en faveur des Black panthers , elle soutient également la cause des indiens d’Amérique victimes selon elle d'un pays qui s'enfonce dans le capitalisme en  oubliant  ses racines.

mise a l’index par l’industrie du cinéma  c’est bientôt le F.B.I qui décide de surveiller de très près la jeune militante ,filatures ,intimidations , écoutes téléphoniques , rien ne lui est épargnée ,le comble semble atteint lorsque enceinte de son second enfant la rumeur pretend  que le bébé est le fruit de ses amours avec un leader des Black panthers’ .

Cette fois Seberg craque, déstabilisée elle tombe gravement  malade et accouche d’un bébé prématuré, une petite fille qui ne survit que quelques heures. Scandalisée jean décide de porter son enfant en terre dans un cercueil de verre transparent pour que les photographes puissent voir la couleur blanche de la peau de son enfant

Apres cette terrible  tragédie  les choses ne seront plus les mêmes pour l’actrice qui sombre dans une grave dépression, ses amis s’éloignent et même ceux qu’elles a soutenus ne la suivent plus, on l’a juge encombrante, gênante, son couple ne survit pas  et malgré les liens forts qui l’unissent a Romain Gary le couple divorce.

Elle se console auprès du réalisateur  Dennis Berry fils du comédien jack Berry  qui dut quitter les États –unis victime du maccarthysme  et se réfugia en France pour continuer une carrière sans grand intérêt.

Bientôt une nouvelle rumeur se répand a nouveau  on murmure que jean Seberg sympathisante  des officiels algériens du F.L.N a une liaison avec Aziz Bouteflika actuel président algérien alors premier ministre ,le gouvernement algérien décide alors de prendre ses distances avec l’actrice et elle est interdite de séjour en Algérie .

Si cette rumeur n’a jamais pu être confirmée une chose est sure  jean Seberg   quitte Dennis Berry pour s’installer en compagnie d’un individu plutôt louche Ahmed Asni, que la police française soupçonne de trafic international de stupéfiants, l’homme est violent  et intolérant et bat Jean a de nombreuses reprises, de plus il décide de diriger la carrière et les choix de la comédienne qui vit un cauchemar auprès de cet homme qui l’exploite et la vole,

le 29 Août elle téléphone a ses proches , paniquée elle raconte qu'elle est en danger  et  mêlée a un trafic international  de drogue ,personne ne la prend au sérieux et on pense (a tort) qu'elle délire   pourtant c'est le lendemain qu'elle disparaît de son domicile du 125 rue de Longchamp ,son corps sera retrouvé onze jours plus tard

Ahmed Asni ’ayant  signalé a la police qu'elle était partie nue sous  son manteau une bouteille d'eau a la main , cette menace était -elle réelle ? on est en droit aujourd'hui de le penser.

Pour Romain Gary  (et ancien mari  de Jean Seberg )qui a donc  bien connu la jeune femme et a conservé avec elle jusqu'à la fin de sa vie des liens étroits la vérité est ailleurs  et pour lui clairement cette mort n’est pas un suicide, il accuse notamment le F.B.I d’avoir éliminée  jean Seberg supposée être un important support financier des Black panthers.

Bien des années après le mystère de cette tragique disparition reste entier et de nombreux doutes subsistent autour de l’enquête et de ses conclusions hâtives. 

Triste  fin  pour une jeune femme qui avait choisie de vivre dans la vie réelle  plutot qu'au cinéma des choses intenses et fortes et qui aura payé de sa vie ses convictions et ses choix .

jean seberg,romain gary

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

07/10/2016

Elle (Paul Verhoeven 2016)

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J 'attendais sans  doute  beaucoup de l 'association Verhoeven -Huppert -Djian

sans doute trop  car ma déception  est disons le clairement a la hauteur de cette attente.

Elle , titre énigmatique du dernier film de Paul Verhoeven   réalisateur de certains blockbusters restés dans toutes les mémoires ('Robocop ' ' Basic Instinct '  'Total recall ') dirige ici la grande Isabelle Huppert dont chaque apparition au cinéma  est désormais synonyme d'évènement

Quant , en plus le vieil hollandais (78 ans) adapte un romancier  Français culte  (Philippe Djian) on peut raisonnablement penser que le cocktail  va fonctionner et que le  résultat  sera a la hauteur du talent  respectifs  de ces  trois  'monstres '

Et pourtant ici dans ce film difficile a classer ( ni polar , ni thriller hitchcockien , ni drame psychologique) le film deroute et déstabilise tant par son contenu que par son message.

Longtemps pressenti pour la palme d'or ( je rêve) 'Elle ' représentera la France aux oscars cette année  (je rêve encore)

Sexiste, malsain , truffé de personnages tous aussi tordus et parfois invraisemblables ( mentions spéciales a la mère interprétée par  Judith Magre) le film de Verhoeven dérange et pas forcement dans le bon sens et nous (me) pose  probleme  dans  le message (confus) qu'il veut  transmettre

Son héroïne a mi chemin entre la Sharon Stone de 'basic instinct " et une sorte de "Robocop" en jupe (pour  reprendre  deux personnages  filmés  par  Verhoeven) nous intrigue par son étrange passivité  restant tout au long de ce  film distante par rapport aux évènements autour d'elle mais également en rapport a  son passé  trouble et inquiétant  , elle s'affirme souvent imprévisible ,cruelle et  manipulatrice toujours sans état d'âmes ni compromis

"Elle  " est il un film profondément mysogine ?

Le  viol puisque c'est le sujet qui anime ce film qui suscitera a coup sur multiples débats  (le public et la  critique  sont de toute évidence  clairement  divisés) est il un acte qu'on peut banaliser ?

Sans hésiter un seul instant a truffer son film d'incohérences de base (de toutes évidences le personnage de Huppert est trop âgée  (pour le rôle) pour avoir  ses  règles ....par exemple) Verhoeven nous propose une galerie de personnages volontairement complexes tous  plus détestables les uns que les autres et qui évoluent dans un univers bourgeois ou les limites de la moralité semblent volontairement inexistantes.

 

Reste une incroyable Isabelle Huppert , monstrueuse  mante  religieuse  qui  dévore  tout  les autres  comédiens qui ne peuvent exister auprès de cette incroyable comédienne qui ,d'un geste, d'un regard illumine l'écran

Son  talent , son génie n'a ici d'égal que ma  déception  devant  ce film pseudo satire sociale  "chic et choc" qui se veut perturbant et qui en ce qui me concerne  rate totalement  sa cible .

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27/09/2016

Avé César (Joel & Ethan Coen 2016)

 

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Evidemment on est toujours plus dur avec ceux qu'on aime aussi a l 'image des réalisations de Woody Allen , Scorsese , Almodovar ou encore Tim Burton cette regle critique ( et personnelle) s'applique forcement au cinéma des freres Coen .

Absents  des  écrans depuis le formidable 'Inside Llewyn Davis"  en 2013 les  frangins Coen  figures  de proue incontournables du cinéma contemporain ont déjà a travers d'une filmographie diverses  enchantés les cinéphiles  du monde  entier.

Leur vision cinématographique décalée et corrosive s'appliquant depuis  des décennies a  détourner les  genres abordés ( le film noir, la comédie, le road-movie ) ont fait d'eux  une référence  absolue en terme de  scénarisation et de mise en scène

De plus ils auront réussis l'impossible exploit de  rester a la frontière  du cinéma hollywoodien tout en conservant  un pied ( un gros pied) dans le cinéma indépendant

Toutes  ces louanges  mérités  (il suffit de (re)voir   'the big lebowski ' 'O Brother '  'Fargo' 'Barton Fink '' " no country  for old men ' pour  s'en persuader) renforcent l 'exigence  du spectateur face a un nouveau film des Coen

Avé César  présenté en ouverture du festival de Cannes 2016 s'annonçait flamboyant et croustillant la vision du cinéma de l'âge d'or des studios d'Hollywood  vu a travers la lorgnette acide et ironique des deux  frères  on avait évidemment hâte de découvrir ca.

mais Avé César ne comble pas  cette attente ,malgré un casting formidable (comme toujours chez les Coen) force est d'avouer une grande deception

la faute  sans doute a un manque de  cohésion et une absence évidente de rythme dans l'histoire  qui n 'est en réalité qu'une succession de  "saynètes" mises  bout a  bout  avec un fil rouge conducteur (le kidnapping   de Clooney)

Les  thèmes abordés (la propagande et les peurs  du bloc  communiste , les mécanismes  complexes et politiques  de l'industrie cinématographique ) dressent  une  galerie de  personnages caustiques  et  souvent drôles (Tilda Swinton hilarante commère hollywoodienne Josh Brolin excellent  lui aussi , Alden Ehrenreich irrésistible en cow-boy recyclé  séducteur  et incapable  de prononcer correctement une phrase devant la caméra) mais tout cela ne suffit  pas a faire de 'Avé César " un bon film

Personnage hors sujets (Scarlett Johannson) ou mal exploité  (Clooney), bavardage inhabituel chez les Coen (pourtant des dialoguistes hors pair) le film se  dilue , se  fragmente peu a peu dans une succession de scènes mises bout a  bout qui finissent par lasser et provoquer un inévitable ennui 

Quelques scènes visuellement superbes viennent par moments rappeler le savoir faire  des  réalisateurs  (un ballet aquatique magnifiquement filmé , une scène de  comédie musicale  dans  un bar) mais l'ensemble reste faible et d'un niveau plutôt  moyen.

 

 

 

 

 

10:30 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

24/09/2016

Highway 61 revisited (Bob Dylan 1965)

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Combien d’auteur compositeur vendrait leur âme pour un jour avoir pondu une chanson comme like a rolling stone?.

Pierre angulaire du rock moderne cette chanson  fût  élue plus grande chanson de tout les temps par un jury  issu des rédactions des plus grands magazines de rock.  rien que ça.

C’est en effet ce chef d’oeuvre absolu  , bien plus qu’une chanson en fait  qui ouvre ce Highway 61 revisited  album de Bob Dylan sorti en 65 dans une période sociale tourmentée (assassinat de Malcolm X – émeutes de Watts)  et alors que socialement et musicalement ça explose de partout  (formation du velvet Underground -  tournée américaine hystérique des Beatles  après la sortie de Rubber Soul –  riff  de  Satisfaction  qui sort du cerveau embrumé de Keith RichardsBeach Boys  enregistrant  Pet Sounds Robert Zimmermann  frappe un grand coup avec ce disque incontournable très inspiré par le mouvement beatnik  en général et par Jack Kerouac en particulier.

Sur la pochette on peut découvrir un Dylan qui affiche toute sa jeunesse ,pose de rebelle ,yeux de braise  chemise  bariolée sur tee- shirt Triumph .c'est un véritable archange du folk qui est en train de conquérir le monde ,  la tête haute ,le regard fier ;il donne a un genre considéré mineur ses lettres de noblesse car Dylan ne respecte pas les règles mais en invente de nouvelles il redistribue les cartes  et toute une vague nouvelle va surgir derrière lui se reconnaissant dans le personnage  et dans sa musique inspirée et habitée d’un souffle nouveau.

Alors oui sur cet album on retrouve l'incroyable   Like a  rolling stone mais ce n’est qu’une  partie de cet iceberg musical il y a également  Balad of a thin man  Tombstone blues ,From a buick 6  ,  Queen Jane approximately et bien sur Desolation row  qui avec ses   11 minutes  inoubliables chantées par un Dylan  au sommet de son art   parachève   ce monument de la musique.

tout ici est  grandiose.Tout ici appartient désormais a  l’histoire.

 

 

Bob Dylan  -Just Like Tom Thumb's Blues


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Bob Dylan - It Takes a Lot to Laugh, It Takes a Train to Cry


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11:45 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

18/09/2016

The Seeds of love (Tears for fears 1989)

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En 1989 et apres une interminable attente de la part des  fans  conquis par le groupe après les succès des deux premiers albums  'the hurting ' (1983) et surtout 'songs from a big chair " (1985) vendu a des millions  d'exemplaires un peu partout  dans le monde Tears For Fears sort  enfin  son troisième album 'the seeds of love  "

C'est peu dire que le tandem Roland Orzabal /Curt Smith a soigné ce nouvel album changeant résolument   de cap et  délaissant la  new .wave  des précédents  albums pour  une pop soignée et baignée par moments  d'une ambiance  jazzy ( 'swords and knives ')

le duo avait  découvert peu de  temps avant  l'enregistrement  de  cet  album et  totalement par  hasard  dans un bar de Kansas City une chanteuse à la voix incroyable, Oleta Adams a qui ils demandèrent de venir participer a 'the seeds of love  'alors  encore a l 'etat de projet

Sa contribution notamment  sur  'Woman in chains ' le  titre  qui ouvre  l 'album   nous fait découvrir l'étendue  de  son  talent

Décidés a s'entourer  de musiciens prestigieux le groupe  associe a cet album deux batteurs  de  réputation mondiale  (manu Katché et Phil Collins) , la basse est tenue par Curt Smith ou par Pino Palladino  (formibable  bassiste) et on retrouve Robbie Mc Intosh ( "échappé des Pretenders ) pour épauler Roland Orzabal aux guitares.

Le résultat  est  de toute  evidence a la hauteur des moyens mis en place et des exigences du groupe ,. Refrains imparables, orchestrations et arrangements  soignées, , breaks instrumentaux, tout ici est pafaitement en place( et peu être  parfois meme un peu trop

Bref un  grand  disque qui  porté par le fantastique  single  'sowing the seeds of love  " (qui fleure  bon les Beatles)  rencontrera un enorme  succes lors  de sa sortie mais sera aussi' le chant du cygne' pour Tears for Fears car le  groupe ne retrouvera jamais plus cette alchimie musicale quasi parfaite

Même si certaines compositions ("the badman's song" " year  of the knife ") s'étirent  un peu en longueur et peuvent paraître  parfois trop travaillées  l 'ensemble résiste bien aux poids des années  et s'écoute ( ou se découvre) avec beaucoup de plaisir.

 

Tears for fears  - Swords and knives

 


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Tears for fears - sowing the seeds of love


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17:31 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

17/09/2016

Salvador Plays the blues ( Henri Salvador 1956)

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On oublie parfois qu'il a commencé sa carrière comme guitariste dans l’orchestre de Ray Ventura et si on sait qu'il y a toujours  eu un lien fort  entre Salvador et Vian autour du jazz

peu cependant connaissent ce disque  enregistré  en 1956 a  l'initiative  de Boris  Vian 

Henri Salvador s’étant cassé une guibole, et se  retrouvant immobilisé par un platre son pote Boris  en a profité pour lui coller une guitare entre les mains et proposer  une  récreation musicale improvisée.

Comme le  signale Vian  en personne  dans le  livret  signé  de cet album "C'est 'un enregistrement  totalement  détendu au cours duquel on laissa henri Salvador improviser  sans  limites ni contraintes "

Salvador  sur  ce  disque génial  est bien sur au scat et a la  guitare ;il est accompagné a la basse de Pierre Michelot et a la batterie  de Mac Kac

"Monsieur Henri" étonne ici  par sa facilité maitrisant  tout  autant les  accords    de  guitare que  le  scat avec brio et  toute  sa  décontraction légendaire il nous offre  6 titres  (dont  deux  versions  de 'speak low ' et  deux  de  ' what is this thing called love  '  (  Cole Porter ) .

Le tout premier  titre  'Salvador  plays the blues  ' est une  création 

mention spéciale  a son incroyable interprétation de 'stompin ' at the Savoy ' immortalisé  déjà par Judy Garland  ou encore  Sarah Vaughan

un disque qui fait du bien et  qui malgré  ses 60 ans  reste d'une jeunesse éternelle.

 

Henri Salvador    'speak low 


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Henri Salvador  -  don't  blame me

 


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Henri Salvador  - Salvador plays the blues

 


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 track-list

 

1 Salvador plays the blues

2 Don't blame me

3 stompin ' at the Savoy

4  you go to my head

5 what is this thing called love

6 what is this thing called love (alternate take)

7 speak low

8 speak low (alternate take)

 

 

20:34 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

13/09/2016

Paramour (Jeanne Balibar 2003)

jeanne balibar,paramour,rodolphe burger

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avant la vague des actrices chanteuses ( Kimberlain -Jaoui -) et avant Carla Bruni Jeanne Balibar sortait en 2003 'Paramour' un album pour le moins  surprenant .

Beaucoup sont passés a côté de ce très joli disque ou Jeanne en 14 titres (+ 1chanson cachée) nous séduit et nous charme par sa voix ( dans un registre a la Marianne Faithfull) .

il se dégage une grande classe de ce disque (chanté en français et en anglais ) qui mérite d'être reconnu enfin a sa juste valeur .

Je reste convaincu qu'il sera une vraie découverte pour ceux qui voudrait y jeter une oreille car très vite , dès les deux premières balades " le tour du monde " et ' Johnny Guitar' on accroche a la voix envoûtante de l'actrice-chanteuse

.A ses cotés on retrouve Rodolphe Burger (ex Kat Onoma) qui l'accompagne sur deux  jolis titres ('rose ' et' my blue eyes' ).

Paramour fait indéniablement partie de ces disques , petits bijoux de discothèques ,    qui se bonifient écoute apres écoute  , des  disques  que  l'ont s'échangent  entre  amis et dont le charme ne n'use pas , bien au contraire.

L'écoute de cet  album atypique  a quelque chose  d'assez  ....fascinant

c'est bien la deja ,  une preuve de  l'incontestable réussite du passage pas évident derriere le micro de la belle Jeanne

 

 

Jeanne Balibar :  le tour du monde


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11/09/2016

La nuit des revenants ( Ed Wood -1958 )

ed wood,la nuit des revenants

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand il réalise ce joyau imbécile Ed Wood est au bord de la ruine, Plan 9 from outher space  l’a laissé sur la paille, aussi pour tourner ‘La nuit des revenants(Night of the ghouls)  la pseudo suite de ‘  la Fiancée du monstre ‘  (bride of monster ) les moyens sont limités , très limités même puisque le film dure 1h15 soit  la durée minimum pour être considéré comme un  ‘long –métrage’ .

 

Jamais  Ed Wood  n’est  tombé aussi bas dans la pauvreté a tout les niveaux ,  scénario  inexistant - acteurs  nullissimes (fantômes et policiers  tous aussi mauvais et pourtant  irrésistiblement drôles ) - raccords totalement ratés -  utilisation de stock - shot (films de prévention civique)  sans aucun rapport avec  l’histoire ,  effets spéciaux a trois sous  a la portée d’un gosse de dix ans ( la scène de spiritisme avec trompette volante et  squelettes a perruques vaut a elle seule de visionner ce film absurde et kitsch).

Le réalisateur  fauché a si peu de moyens que la majeure partie des plans n’est tourné qu’une seule fois  alors tant pis pour les  ratés (fous rires des comédiens – chutes) les maquillages sont grotesques , Lobo  qui annone des ‘heu heu ‘ a faire pleurer de rire)  ou sommaires (le mage enturbanné a la Pierre Dac qui s’appelle,  il fallait oser le Docteur Acula ).

Pour la petite histoire  totalement sans le sou Ed Wood n’aura même pas les fonds nécessaires au développement de son film qui sera exhumé 20 ans  plus tard .

Mort depuis  5 ans il est devenu  malgré lui un metteur en scène culte et son film a désormais les allures d’un petit bijou sorti d’un au- delà cinématographique quelque part entre naïveté géniale et  supercherie évidente.

 

Cette incroyable Nuit des revenants est a voir au moins une fois dans sa vie  pour  savoir de quoi il retourne.

Fous rires assurés.

 

Le clou du film la terrifiante séquence de spiritisme admirez les effets spéciaux  

 

http://www.nanarland.com/play_video.php?vid=83

 

 
 

Superfly Original Film Soundtrack (1972)

CurtisMayfieldSuperfly.jpg

 

attention vous etes prévenu , voici un disque donc vous ne pourrez plus vous passer une fois qu'il aura fait sa place parmi les favoris de votre discothèque et j'envie tout ceux qui ne l'ont jamais encore mis dans leur lecteur car cet album absolument fantastique va les clouer sur place.

Enorme succès de la Blaxploitation , vendu a  1 million d'exemplaires et nommé  4 fois aux Awards en 1972 Superfly est bien davantage qu'une simple bande originale de film 

 On peut dire que  son auteur Curtis Mayfield écrit ici une page de l'histoire de la musique black. rivalisant de génie avec James Brown , Isaac Hayes. ou Marvin Gaye.

 Les deux singles qui en seront  extrait 'superfly 'et surtout l'incroyable 'Freddie 's dead  sont véritablement époustouflants.

Immense artiste soul et auteur de titres que l'on a déjà  inscrits au panthéon de la musique Curtis Mayfield aura marqué son époque notamment avec son groupe 'the Impressions '

On se souviendra de ' It's all right ' , de 'keep on pushing '(qui servira de musique de ralliement pour le mouvement des droits civiques de martin Luther King ) et surtout de People get ready enregistré en 1965.

La carrière solo de Curtis Mayfield sera plus chaotique ; il réalisera des albums inégaux avant de livrer a la face du monde cette pure merveille de funk et de soul 

Paraplégique suite a un accident survenue sur scene  en 1990 (chute  d'une rampe de projecteurs) il ne mettra pas fin a sa  carrière mais ne se remettra  jamais de  ce  terrible  accident

Grand  diabétique il sera amputé d'une jambe en 1998 et décèdera en 1999

Superfly  fait  partie des  ces  bandes  originales  qui marquent  leurs  époque , le film  (une serie B)dans le  cas  présent  est  secondaire  , reste cette bande son redoutable et  fantastique ,  "groovy"  et  "funky"  qui chaloupe  et  nous  régale.

 

Curtis Mayfield  -  give me  your  love


podcast

 

09/09/2016

Quand John Wayne et Ahmet Ertegun manquaient (Cruellement ) d humour

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En ecoutant  récemment  (chronique ici ) Le  Goats head soup'  des  Rolling  Stones  voici que me revient en mémoire les  anecdotes liées a l'une des chanson de cet album trop sous-estimé a savoir "star star" une  chanson tres rock sous influence Chuck Berry  ( écoutez  l'intro)  qui a la base aurait  du s'appeler  starfucker

Ultime  chanson de l'album  ce  titre sera l une chansons que le groupe  jouera  souvent en  'live' écrite   par Keith Richards elle évoque les  groupie , les  fans  dont les  membres  du groupe  (voir  bio respectives  faisaient  un usage  très......excessif

C'est d'abord  Ahmet Ertegun fondateur  du label Atlantic Records qui manque de  s'etrangler  en  découvrant la  chanson et exige  le changement  du  titre en "star star" , pire  il ordonne que l 'on change les paroles  sur le  livret intérieur et propose  en lieu et en place  de  "starfucker" un ridicule "starbucker"

pas de limite a la fausse pudibonderie et a la bêtise  chronique

Puis C'est john  Wayne  gracieusement  cité dans la  chanson qui s'en mêla  via  ses  avocats  qui exigèrent la  disparition pure et simple  de  son nom

L ingénieur  du son laissait  entendre  que cela  serait  impossible  les  enregistrements  étant  bouclés et réussirent a  convaincre le cow boy en  colère ( et pas  très  cool sur ce coup la) qu on mettrait  un  écho sur le passage  ou son nom est cité ce qui fut  fait  effectivement

IL faut  croire  que Steve Mc Queen  autre  acteur  cité  qui plus est  de manière  nettement plus  explicite  (voir  paroles  et  traduction  ci  dessous) avait un sens de l humour  (ou du second  degré)  plus aiguisé  car contrairement a John Wayne le texte  le fit quant a lui  plutôt  bien marrer

Jagger  et  sa  bande se  plièrent a  ces  exigences  ridicules  mais histoire  de rester  corrosif  il illustrait l interprétations live de  ce  titre  par  l'apparition au pied de la  scène  d'un phallus  gonflable  géant   resté  célébre  des  concerts  de cette formidable période. (voir  live ici)

Ne lâchant  rien a l 'affaire  John Wayne  VS  Rolling Stones le groupe  rancunier (a  juste  titre) se fit un plaisir  infini lors de la  reddition CD  de l 'album John Wayne  ayant  trépassé  déjà  depuis 1979 de ressortir le titre  débarrassé  de l 'Echoc masquant le nom du cow boy décédé

 

pour  la petite  histoire sur le  destin liant  Ahmet  Ertegun et les Stones

Le , Ahmet Ertegün assiste à un concert des Rolling Stones à New York, pour l'anniversaire de l'ex-président des États-Unis Bill Clinton, concert filmé par Martin Scorsese pour son documentaire sur le groupe, Shine a Light.

En coulisse, Ertegün, âgé de 83 ans, glisse sur le sol et se cogne durement à la tête. Emporté à l'hôpital, où il sombre dans le coma, Ertegün y décède quelques jours plus tard.

Scorsese lui dédie son film. Mick Jagger apprendra l'accident après le concert, son entourage considérant que le prévenir avant son entrée en scène l'aurait beaucoup trop bouleversé

 

 

 

The Rolling Stones    star star    (Starfucker  Uncensored version )


podcast

 

 

STARFUCKER
BAISEUSE DE STAR (GROUPIE)

Baby, baby, I've been so sad since you've been gone
Bébé, bébé, je suis si triste depuis que tu es repartie
Way back to New York City where you do belong
A New York, la cité qui est la tienne,
Honey, I miss your two-tone kisses
Chérie, tes baisers à deux-tons,
Legs wrapped around me tight
Tes jambes serrées autour de moi me manquent
If I ever get back to fun city, girl
Si jamais je reviens à Plaisir-Ville, ma fille
I'm gonna make you scream all night
Je te fairais hurler toute la nuit

Honey, honey, call me on the telephone
Chérie, chérie, téléphone-moi
I know you're moving out to Hollywood
Je sais que tu te déplaces jusqu'à Hollywood
With your can of tasty foam
Avec ton vase de liqueur savoureuse (1)
All those beat up friends of mine got to get you in their books
Tous mes amis déjantés veulent t'avoir dans leur carnet d'adresse
And lead guitars and movie stars
Et les guitaristes et les stars de ciné
Get their tongues beneath your hood
Veulent passer leurs langues entre tes lèvres (2)

Yeah, you're a starfucker, starfucker,
Oui, t'es une baiseuse de star, baiseuse de star,
Starfucker, starfucker, star
Baiseuse de star, baiseuse de star, de star
Yeah, a starfucker, starfucker,
Ouais une baiseuse de star, baiseuse de star
Starfucker, starfucker, star
Baiseuse de star, baiseuse de star, de star
A starfucker, starfucker, starfucker, starfucker, star
Une groupie, groupie, groupie, baiseuse de star, de star

Yeah I heard about your Polaroids,
Oui, j'ai entendu parlé de tes polaroids
That's what I call obscene
Moi j'qualifie ça d'obscène
Your tricks with fruit was kind of cute
Tes jeux avec les fruits sont mignons
I bet you keep your pussy clean
Je parie que tu gardes ta chatte propre
Honey, I miss your two-tone kisses
Chérie, tes baisers à deux-tons
Legs wrapped around me tight
Et tes jambes serrées autour de moi me manquent
If I ever get back to New York, girl
Si jamais je reviens à New York, ma fille
I'm gonna make you scream all night
Je vais te faire hurler toute la nuit

Yeah, you're a starfucker, starfucker,
Oui, t'es une baiseuse de star, baiseuse de star,
Starfucker, starfucker, star
Baiseuse de star, baiseuse de star, de star
Yeah, a starfucker, starfucker,
Ouais une baiseuse de star, baiseuse de star
Starfucker, starfucker, star
Baiseuse de star, baiseuse de star, de star
A starfucker, starfucker, starfucker, starfucker, star
Une groupie, groupie, groupie, baiseuse de star, de star
Yes you are, yes you are, yes you are !
Oui, tu l'es, oui tu l'es, oui tu l'es !

Yeah, Ali McGraw got mad with you
Oui, Ali McGraw s'est mise en rogne
For giving head to Steve McQueen
Aprés la pipe que tu as faite à Steve McQueen
Yeah, you and me we made a pretty pair
Oui, toi et moi formions une sacrée paire
Balling through the silver screen
Pour baiser ceux du Grand Ecran
Honey, I'm open to anything
Chérie, je suis prêt à tout
I don't know where to draw the line
Je ne sais pas où m'arrêter
Yeah, I'm making bets that you're gonna get
Oui, je tiens les paris que tu vas te faire
John Wayne before he dies
John Wayne avant qu'il ne meure

Yeah, you're a starfucker, starfucker,
Oui, t'es une baiseuse de star, baiseuse de star,
Starfucker, starfucker, star, ooh
Baiseuse de star, baiseuse de star, de star, hou !
Yeah, a starfucker, starfucker,
Ouais une baiseuse de star, baiseuse de star
Starfucker, starfucker, star
Baiseuse de star, baiseuse de star, de star
A starfucker, starfucker, starfucker, starfucker, star
Une groupie, groupie, groupie, baiseuse de star, de star
Yes you are !
Oui, tu l'es !

A starfucker, starfucker
Une groupie, groupie,
Starfucker, starfucker, star, aaaaah yeah
Groupie, baiseuse de star, de star, aaaah ouais
A starfucker, starfucker
Une groupie, groupie,
Starfucker, starfucker, star, aah yeah
Groupie, baiseuse de star, de star, aah ouais

Yeah, a starfucker, starfucker
Ouais, une groupie, groupie,
Starfucker, starfucker, star, whoa
Groupie, baiseuse de star, de star, ouah !
Yeah, a starfucker, starfucker
Ouais, une groupie, groupie,
Starfucker, starfucker, starfucker
Groupie, groupie, groupie
Starfucker, starfucker, starfucker
Groupie, groupie, groupie,
Starfucker, starfucker, starfucker
Groupie, groupie, groupie
Yes you are, yes you are, yes you are !
Oui, tu l'es, oui, tu l'es, oui, tu l'es !

Ah yeah, owh, owh,
Ah ouais, oh oh
Give us a kiss, owh
Embrassons-nous, oh !
With a twist, owh
Avec fougue, oh !
Come on, little girl
Allez, petite fille

 

 

 

Bevilacqua ( Christophe 1996)

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Cet album véritable O.S.N.I (Objet Sonore Non Identifié) est totalement passé  inaperçu lors  de  sa  sortie en 1996

 

Disque maudit , disque incompris mais disque ambitieux  il  fut Qualifié de cyber-jazz ou de techno -pop  par la critique, avant de devenir culte à la faveur du retour en grâce de Christophe dans les années 2000. Introuvable durant  de nombreuses années, il a été réédité, à la demande du chanteur en 2011

C'est peu dire  de  cet album déroutant qu'il est  en avance  sur  son temps

C'est peu dire aussi  qu'il ne  ressemble a  rien de  connu.

 

Génialement expérimental et  sublimé par  des  trouvailles  électroniques stupéfiantes il semble évident a son  écoute  qu'il contient  déjà  tout le terreau sur lequel Christophe  va enregistrer 20 ans après ce  'Bevilacqua  ''les vestiges du chaos   un autre  disque immense tout aussi étrange et  fascinant , (et par ailleurs  chroniqué (ici). sur ce blog )

On y retrouve  (deja) une belle collaboration  ( ' Rencontre  a l'as  Vegas'  ou une  partie  de poker  mis  en musique ) avec Alan Vega , idole  de  toujours  (qui fera un  dernier  tour  de  piste avec lui  sur 'les  vestiges  du chaos '  en 2016 avant  de tirer  sa  reverence )

Alien  (tiens l 'anagramme  d'Aline !) artistique hors  des  temps et  des  modes ,  toujours  décalé , parfois  déstabilisant  mais d'un modernisme bluffant  Christophe signait avec 'Bevilacqua '  ( de son vrai Patronyme comme pour  enterrer  définitivement Christophe )  un disque éblouissant qu'il est urgent de (re)découvrir . 

 

Christophe  - Shake it babe


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Christophe  - Qu'est ce que tu dis la 


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Christophe  -le tourne  cœur

 


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