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15/01/2017

Les Bas-Fonds (Jean Renoir 1936)

 

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Adapté d’un livre de Maxime Gorki Les bas-fonds reste avant tout un grand film de comédiens.
Louis Jouvet dans le rôle d'un mondain déchu et désabusé y est savoureux tandis que  face a lui Jean Gabin lui oppose sa force et son appétit de vivre.

toutes leurs scènes en commun de ces  deux  immenses  comédiens sont magnifiques.
Ce classique du cinéma d’avant-guerre est une critique pertinente et cynique de la méchanceté et de l’hypocrisie de la race humaine dans lequel Renoir nous montre une société à deux vitesses avec les bourgeois et les nantis d’un côté et la misère populiste de l’autre avec son cortège de misère et de souffrances.
Pépel (Gabin) et le baron (Jouvet) tentent tous deux d’échapper a leur sinistre destin ; le premier y parviendra grâce l’amour et a la confiance d’une femme tandis que le second trouvera dans cette société d’oubliés le repos et la paix intérieure qu’il cherchait depuis toujours .
Beaucoup plus engagé qu’il n’y paraît les bas-fonds est un modèle de critique sociale de l’époque , un classique avec  un  grand C.

18:20 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

Sur le Rock (François Gorin )

 

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François Gorin a été journaliste à Rock and Folk, puis au Matin de Paris, mais également  à L'Événement et aux Inrockuptibles. Il est aujourd'hui critique de cinéma à Télérama.

 Il a publié en 1996 aux Éditions de l'Olivier Sur le rock , un livre dont la lecture m'a  non seulement passionné  mais qui fut absolument fondamental pour  moi.

Derrière  cette magnifique couverture ou on retrouvait Dylan illustré par Guy Pellaert se cachait un  drole de recueil présenté en neuf chapitres et qui contient près d'une centaine de réflexions de l'auteur sur la musique (pas seulement  rock) et de ce qu'il en reste a l 'aube de l 'an 2000.

cet ouvrage est tout  sauf une succession de  dates ou d'évènements , il ne  dresse pas non plus de listes ou ne propose  aucun classement  bien au contraire  il se présente  plutôt comme une balade et évoque avec pudeur et poesie des instantanés , des moments  suspendus dans l 'histoire et  dans le  temps

Avec justesse, et sens de l épure  , sans jamais chercher a convaincre ni a influencer le lecteur François Gorin nous emmène  en  balade  au travers des neufs chapitres comme  dans un  évangile  rock dont on ressort enrichi.

Avec lui pour  guide  nous traversons les époques , les  genres musicaux nous croisons évidemment  ceux que nous avons aimés , adorés, ceux que nous avions oubliés ,il y aussi  ceux que nous découvrons pour la première  fois 

Comme un  grand  frère qui nous ouvre sa  discothèque  personnelle  Francois Gorin nous régale , nous étonne , nous surprend et se fait le porte parole et le témoin de toutes les générations , de toutes les  tendances,

A l' heure  de "you tube" relire cet  ouvrage en 2017 (je l'avais lu lors de  sa  sortie ) est un regal  car on peut instantanément trouver l'illustration sonore  dont parle l'auteur et ceci permet de mieux renforcer dans l'instant  l 'impact du livre

Et puis il faut bien l'avouer c'est la  lecture  en 98 de cette" bible musicale"  qui m'a  donné l 'envie, le gout avec mes modestes connaissances et mes quelques phrases  de  vocabulaire  (d'essayer) de chroniquer a mon tour

Avec Le temps qui sait ? j'arrivais a écrire une chronique qui pourrait atteindre 'au jardin de l 'intouchable'  la merveilleuse reflexion  de Francois Gorin  sur 'five leaves left  ' de Nick Drake , un pur moment  de magie litteraire que je tiens évidemment a partager ici en conclusion.

 

Au jardin de l'intouchable - chronique de Francois Gorin ( sur le rock)

Au dessus de la photo il y a ecrit Nick drake  en lettres  anglaises et le titre 'Five leaves left ' on est en 1976 et l inconnu est mort depuis  deux  ans  deja  , il est mort  méconnu a l 'âge de 26 ans

Serait-il vivant que rien n 'y changerait , sa voix est d'au delà , elle est comme une  brise , elle est comme en équilibre sur des cordes  qui auraient l 'épaisseur d'un fil, les cordes de guitare ou ses doigts se  raccrochent et glissent, les cordes de violons d'un quatuor de chambre.

On rapporte le  disque chez  soi et  soudain  c'est  un secret qui s'exhale comme le parfum d'une fleur .

On a découvert le plus beau disque du monde

Sa voix est un repli ; comme évaporée  elle chante pour quelqu'un qui n'est  même pas la  qu'elle parle d'une femme ou d'une mouche les chansons sont proches de l'abstrait

c'est un frémissement qui les matérialise  mais celui qui le  ressent  voir alors s 'ouvrir l'univers

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10:42 Publié dans Culture, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

14/01/2017

forever breathes the lonely world - The Felt (1986)

 

 

 the felt,creation records

Pas besoin de tendre  l’oreille bien longtemps  pour deviner d’où viennent les  influences de the Felt groupe composé de Lawrence Edwards et Maurice Deebanck ; il faut traverser l’atlantique et chercher  du côté de Télévision  ou de lou Reed pourtant The Felt  n’est pas un groupe new yorkais loin de là puisqu'il nous arrive des brumes anglaises de Birmingham.

Forever breathes the lonely world dont il est ici question est leur  sixième album et le second depuis leur signature chez creation record en 1986 (le premier disque signé étant un projet instrumental sans grand interet baptisé let the snakes crinkles their heads to death on peut donc considérer qu’il s’agit la de leur véritable premier disque pour ce fameux label écossais qui signa entre autres des groupes majeurs comme Jésus & Mary Chain, House of love, Primal scream, My bloody valentine  et qui décrocha le jackpot en 1993  avec  Oasis).

Auréolé d’un statut de disque culte il n’est pourtant pas le meilleur album du groupe et on peut lui préférer "Me and the  monkey on the moon" paru en1989 qui lui est a mon sens supérieur.

Ce disque court (8 titres) est un peu monotone , voir répétitif ;les intros sont parfois lourdes et  pompeuses  , de  plus  pas  un seul titre ne se dégage vraiment hormis le  cynique ‘  All the people I like are those that are  dead   et même si  la voix suave de  Lawrence Edwards  reste toujours  agréable il faut avouer que  dans l’ensemble ce disque ne séduit pas vraiment.

Paru plutôt confidentiellement en 1986 forever breathes the lonely world  semble pourtant avoir grandement influencé un autre groupe venu d’Ecosse Lloyd Cole and the commotions qui sortira l’année  suivante ‘Mainstream ‘ un excellent album auquel ce disque de The Felt fait souvent penser.

 

 The Felt -  all the people I like are those that are dead


podcast

 

10/01/2017

Fame ( Alan Parker 1980)

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Que  dire de 'Fame  ' sinon que ma  deception est a la hauteur du temps qu'il m'aura  fallu  pour  visionner ce  film sorti  en 1980 ?

Certes l'époque n 'est plus la même  37 années se sont  écoulées  depuis  sa sortie et ca laisse  évidemment des  traces.

Depuis la  fin  des  années 70 et  tout au long  des  années   1980 le réalisateur  anglais Alan Parker vit une période  artistique assez faste ; les  succès  s'enchainent  ("Midnight  express'  (1978) " The Wall ' (1982) ' Birdy'  (1984) ' Angel  heart ' (1987).' Fame  '  est réalisé  juste après  le raz  de marée  'Midnight  express ' le film sera  un  enorme  succes mais force est de  reconnaître  que les  années  ne l'ont pas  bonifié bien au contraire

dialogues  stéréotypés , personnages  clichés , le film donne une  impression très  indigeste  de fourre tout  comme  si ¨Parker  avait  voulu en 'mettre'  un maximum  dans un  format  de 2 h

On assiste donc  a une  succession de  saynètes sans s'intéresser ni  s'accrocher  a  un  seul des  personnages de cette école  du spectacle  ou Parker balaye large on y voit des apprentis  comédiens, des  apprentis danseurs,  d'autres appelés a  être artistes  de  stand -up ou musiciens ou bien encore  chanteuses en devenir ..... bref tout ce  beau monde  reuni dans  une  cacophonie et une anarchie générale ahurissante. 

De toute  évidence  'Fame  ' aborde trop de sujets et  trop de  thèmes variés , de plus les  acteurs s'y révèlent  assez moyen  a commencer par Irene Cara enbellâtre de service totalement ahurissante de médiocrité

La musique  elle aussi  n 'a pas  survécu au péril des  années les  chansons (on retrouve l insupportable  Irène Cara)  sont datées et dépassées a  l'image des chorégraphies  proposées  dans cette  comédie  musicale qui si incontestablement  fut un phénomène  de  société n'en demeure pas  moins un indigeste  film sans  grand  intérêt.

 

 

14:06 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

Nico ou la vie et la triste fin d'une icône

 nico;andy warhol,the velvet underground
 

 

 

C’est par une dépêche brève et sèche que l’on appris la mort brutale de Nico en Juin 1988, une fin sans bruit et sans gloire pour la femme fatale, une hémorragie cérébrale et une minable chute de vélo sur un bas-côté quelque part a Ibiza clôturant une vie passée entre palaces et bas-fonds, entre paillettes et poubelles.

Personne ne venant réclamer le corps de l'ex diva du Velvet Underground  un journaliste local écrira dans un journal local " Just another junkie looking for drugs in the sun ". Comme pour Jim Morrison, Brian Jones , ou Kurt Cobain et a l'égal de son mentor Andy Warhol la mort était en avance sur la légende .
Nico répétait : « Je suis sûre que mes disques se vendront bien mieux quand je ne serait plus en vie » et l'avenir lui donna malheureusement raison.
Depuis de nombreuses années plus personne n'attendait grand-chose de Nico, on se contentait de la savoir vivante, ou plutôt survivante quelque part en Europe, la belle et vénéneuse Nico, la mystérieuse Nico personnage hallucinée et autodestructeur du monde du rock et de la jet-set et ui vivait incognito sur l'ile d'ibiza pas encore devenue un des lieux mythique de la jet-set mondiale .
Elle aura été la protégée d’Andy Warhol qui la filmera avant de l’inviter a rejoindre le balbutiant et déjà légendaire Velvet Underground et lui permettre d'entrer a jamais dans la légende du rock
Si la silhouette sculpturale de la belle Nico est a jamais associée au Velvet Underground il faut rappeler qu'avant d'être la voix féminine d'outre -tombe du plus grand groupe new-yorkais de tout les temps la légende Nico était déjà en marche
Née à Cologne en 1943 sous les bombes, Christa Paffgen a 2 ans lorsque son père meurt dans un camp de concentration allemand, elle vit alors entre l'Allemagne et l'Italie et devient a 15 ans mannequin et modèle puis rencontre le photographe Nico Papatakis qu'il la rebaptise de son propre prénom, ce changement d'identité sera la deuxième naissance de la jeune fille. Elle tourne en 1958 pour Fédérico Fellini (la Dolce Vita) puis rencontre au hasard du tournage d'un film mineur le jeune premier Alain Delon dont elle tombe follement amoureuse celui ci l'abandonne rapidement sans savoir qu'un enfant naîtra de cette aventure, il se prénommera Ari et ne sera jamais reconnu malgré sa ressemblance frappante par son père, il sera élevé par Edith Boulogne la propre mère du comédien dans une triste banlieue parisienne du coté de Bourg-la Reine.
Nico a le don (ou la chance) de faire les bonnes rencontres, elle enregistre en 1962 a l'occasion d'un film secondaire 'strip-tease' une chanson (du même titre) signée Serge Gainsbourg puis rencontre plus tard Brian Jones, le pierrot lunaire des Rolling Stones qui l'emmène découvrir New-York et la présente a Bob Dylan qui plus tard composera pour elle.
Elle enregistre en 1965 son premier 45 t 'I'm not saying ' sous la houlette du producteur des Rolling Stones Andrew loog Oldham accompagnée de Jimmy page , en personne a la guitare puis elle rencontre le poète Gérard Malanga qui l'introduit dans le circuit très fermé du pape du pop art Andy Warhol .
Elle s'installe alors a New -York et s'impose comme un satellite de la planète Warhol ,le peintre est alors en pleine période de doute ou il se lasse de la peinture ,désireux d'explorer d'autres univers il s'attache a promouvoir un groupe sulfureux mené par Lou Reed et John Cale et d'y associer la voix unique de la belle Nico le reste appartient a l'histoire et l'album 'The Velvet Underground & Nico' va devenir l'album Culte parmi les cultes une référence absolue ,le mètre étalon de tout ce qui va s'enregistrer dans les années a venir
Nico ne chante que sur une poignée de titres mais sa voix présente et obsessionnelle sur 'All tomorrow's parties (la chanson préférée de Warhol) ' ' Femme fatale ' ou 'I'll be your mirror' marquera des générations d'artistes
La collaboration avec le Velvet ne durera que le temps de cet album magique et dès la fin de l'année 1967 Nico signe pour MGM et livre son premier album solo un diamant noir, brut et froid comme de l’acier : Chelsea girls Bob Dylan en personne lui écrit 2 chansons ,Jackson Browne jeune prodige musical de 17 ans lui en écrit également deux ( dont l'inoubliable 'These days' ) Tim Hardin lui offre le magnifique 'eulogy to Lenny Bruce' qui clôture le disque ,le reste des compositions étant signés par les anciens complices Lou Reed et John Cale et ce dernier produira même l'album.
Par la suite Nico se partagera entre le cinéma underground après sa rencontre avec le cinéaste français d'avant garde Philippe Garrel dont elle devient la muse ,elle tourne des films difficiles condamnés a n'être vu que par une poignées d'initiés (La cicatrice intérieure - les hautes solitudes) et la musique .
Son second album 'The marble index ' (elektra-1969) est totalement inclassable mais artistiquement très intéressant ,malheureusement la suite de sa carrière ne sera plus qu'une succession d'albums studios et de disques live plus ou moins bien enregistrés et souvent mal produits ,la drogue , l'impitoyable héroïne celle qui déjà a emporté Janis ,s'installe dans les habitudes de la chanteuse , errances , désoeuvrements , déchéances physique et morale deviennent le quotidien de Nico et malgré la rencontre et l'histoire d'amour fulgurante avec Jim Morrison 'le roi -lézard des légendaires Doors , le déclin est en marche
Nico ne supporte plus son image de femme fatale, elle se plait a dire qu'elle ne se lave plus et affirme aimer ses dents pourries, son visage bouffi devient méconnaissable, les yeux exorbités par le manque de sommeil et par le poison qui coule dans ses veines elle choisit délibérément de se lancer dans une auto destruction volontaire et prétend n'avoir aucun regret excepté celui de ne pas être un homme
On la retrouve au cours de tournées minables dans les rues glauques des grandes villes d’Europe de Paris a Copenhague en passant par Amsterdam, Berlin ou Barcelone toujours a la recherche de ce qui dirige maintenant son existence,toujours plus loin d’elle même .
Exilée a la fin de sa vie a Ibiza, refuge des hippies désenchantés et merveilleusement dépeint par Barbet> Schroeder dans son film 'More ' elle trouvera répit en tentant une cure de méthadone mais celle qui ne vivait que dans l'ombre ne trouvera pas la paix ni le réconfort sous le soleil brûlant, elle tire sa révérence en juillet 1988, sa mort n'étonne personne, beaucoup ne la savait même plus en vie.
Aujourd’hui l’œuvre et l’artiste ne font désormais plus qu’un : Nico est devenue LA Chelsea girl éternelle icône immortelle, grande sœur des futures PJ Harvey, Patti Smith, Marianne Faithfull (qui lui rendra hommage avec une superbe chanson ‘ song for Nico ‘  Nico devient alors l’objet d’un culte grandissant, en devenant tout a la fois la Belle au bois dormant et  la Fée Carabosse du monde musical

 

 Nico   : These days

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Nico - Chelsea Girls


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Nico -  Winter  song


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08/01/2017

Magnolia ( Paul Thomas Anderson 1999)

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Modèle de film choral ou les personnages et les  histoires  se croisent et  se confondent "Magnolia "  est ,  malgré  sa longueur et ses 182 minutes intenses un film remarquable en tout point.

 Certes , il faut s'accrocher car le cinéma vu et imaginé par Paul Thomas Anderson se mérite  et peut parfois dérouter mais si on pénètre l'univers du réalisateur l'émerveillement est total

certes le sujet n' est pas de matière a se réjouir  et  les sujets  abordés  sont  graves et   douloureux ( la maladie , la mort, les regrets, le pardon , l'abandon, le deuil  et  les rendez  vous manqués ,  ) mais on y parle aussi de  suicides , de maladies incurables , de  pères indignes  mais aussi d'enfants prodiges, de sexe, de  Télévision ,  d'amour et de  rencontres.

Définir en quelques lignes un tel film relèverait d'un exploit dont je n'ai pas ici la prétention mais pour embarquer le  spectateur  dans le long  voyage  qu'est 'Magnolia ' il faut compter sur les comédiens  incroyables qui composent les  histoires  de  ce  film incroyable

De Julianne Moore  (sublime  comme  souvent) a Philip Seymour Hoffman (émouvant), de Tom Cruise  (étonnant )  a William H  Macy (bouleversant) sans oublier la révélation  (pour moi) de  ce  grand  film génial  et malade  Melora Walters  fantastique en junkie  désespérée et au bout du rouleau.

Tous ici sont les maillons d'une chaine humaine pleine  de  fureur et d'intensité Incarnant  tour  a tout les  forces  et  de faiblesses de la condition humaine.

Portée par une  jolie  bande  son qui mêle compositions de Jon Brion et  chansons diverses  ( Aimée Mann, Supertramp , Gabrielle) 'Magnolia ' Nous réserve , outre les prestations impeccables  d'acteurs habités  de  purs moments  visuels d'une force et  d'un lyrisme foudroyant (la pluie de  grenouilles) et des  faces a faces d'une  grande  force émotionnelle , l'interview de Franck Mc kay  (Tom Cruise) par la  journaliste ,la  rencontre  entre le policier  timide  ( John C Reilly ) dans l'appartement  refuge  de  Claudia  (Melora Walters)  ou encore  le face a face desepéré  de Linda  ( Julianne Moore ) avec son vieux mari  mourrant (jason Robards) en sont  de plus bouleversants  exemples parmi d'autres.

Pour toutes ces multiples  raisons et pour plein d'autres  qui  vous appartiendront Magnolia  s'impose  avec  force comme un  film majeur du cinéma US et comme  un grand  film sur le hasard et la destinée .

 

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07/01/2017

Love Song (Philippe Djian )

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Je ne me l 'explique pas mais le fil semble être  rompu entre Djian et Moi 

cet écrivain que j'ai aimé , que j'ai adoré ne me procure plus les  sensations  et les émotions du lecteur assidu de  ses  bouquins que j 'ai longtemps été.

Les signes avant- coureurs de mon désintérêt progressif ont commencés au seuil des années 2000 avec 'vers les  blancs ' puis avec ' Incidences  'ces deux ouvrages n 'ayant rien en commun en terme d'impact que ceux qui m'avaient envoutés dans les  années 80-90.

J 'ai découvert Djian avec ' Echine ' ' Lent dehors  ' ' Crocodiles ' 'zone érogène   ' maudit manège' ' Sotos '  et bien sur ' 37°2 , le matin et  sa formidable adaption par  Jean -Jacques Beineix

Non seulement je pénétrais un univers littéraire qui m'ensorcelait  et me parlait mais Djian m'ouvrait vers des horizons  nouveaux , c'est par lui  (au travers des préfaces, des  entretiens , des interviews)  que je découvrais Richard Brautigan , John  Fante , C'est lui qui me ramenait aussi vers Charles Bukowski que j'avais  tres peu  (trop peu) lu bref Djian était a mes yeux un auteur contemporain  Français qui comptait dans ma vie culturelle  et dont l'œuvre  m 'enchantait véritablement .

Love Song  donc , un bien joli titre  de  bouquin avec  un sujet et des personnages qui me laissaient entrevoir qu'entre lui et moi ca pouvait  a nouveau fonctionner mais malheureusement entre nous a l'image de Daniel et Rachel le couple de 'love song ',  les choses se  sont  désintégrées et la magie n'opère plus

j 'ai donc  subit ( a défaut d'apprécier ) la lecture  de ce  roman , évidemment  j 'aurais  tellement aimé qu'il en soit autrement , mais rien au fil des pages n 'a rallumé la flamme.

Sans doute je m'attendais un peu trop  a retrouver la plume  acide et  très  rock 'n roll de mon Djian passé  ce n'est assurément  pas le  cas  ici ou du personnage  central de  Daniel  aux autres protagonistes  décalés  de ce livre triste et plat rien dans 'love song ' ne m'a ému ni même sensibilisé

Même le milieu de la musique que Philippe Djian pourtant connaît plutôt bien (ses  références musicales de Dylan a Leonard Cohen sont irréprochables et on connaît la valeur de  sa  collaboration depuis  des  années  avec Stephan Eicher ), est décrit ici avec une fadeur qui jamais ne nous passionne.

Ou sont passées les  fulgurances , qu'est devenu le ton acéré d'écriture du plus americain de  nos auteurs  Français ? J'ai clairement passé la lecture de ce roman a me le demander

trop exigeant.....sans  doute mais nous le sommes  toujours  davantage avec  ceux qu'on aime ou qu'on a aimé.

 

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05/01/2017

Merci Patron! ( Francois Ruffin 2016)

 

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Arnault ton Univers impitoyable!

Ainsi pourrait -on sous titrer cet hallucinant documentaire passionnant et a voir absolument

il en résulte  un constat  sinistre et édifiant quant a notre monde moderne et ses  dérives  financières  sans limites  ni contrôles

Jamais larmoyant ni pleurnichard ce documentaire réalisé et conduit de main de maitre  par François  Ruffin (Robin des  Bois moderne  avec le cynisme en plus) nous donne tantôt envie de rire tantôt envie de vomir et s'il ne résoudra évidemment pas les dérives scandaleuses de notre société actuelle il a au moins le mérite et le courage de ne pas prendre de gant et de mettre les pieds dans le plat

Pour une fois que" le pot de terre gagne contre le pot de fer " ce n'est  pas si souvent donc Bravo et Ruffin et Bravo a la famille Klur qui nous offre a sa manière une grande leçon de modestie  de courage et d'humour.

a voir  absolument

 

02/01/2017

Sign O the times ( Prince 1987)

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On aura tout dit, tout écrit sur Roger Nelson Alias Prince , disparu  brutalement en 2016

une chose ne peut être remise en question il est certainement l'un des artistes "blacks" les plus doués de toute l'histoire de la musique avec,entre autres John Coltrane , Miles Davis , Jimi Hendrix  Stevie Wonder , James Brown  Ray Charles ,ou encore  Michael  Jackson

.Ce n’est pas un hasard si j’ai cité ces noms d’artistes « blacks » car le génie de Minneapolis est en fait  un savant mélange de tous ces artistes d'exception, une synthèse a lui tout seul.

Lorsqu’il sort Sign O the Times en 1987 Prince  n’a pas 30 ans et  jouit  déjà d’une réputation  et d’une popularité artistique quasi-universelle, ses derniers albums " purple rain"(1984)- "parade"1985) " around the world  in a day (1985) "sont  ahurissants de modernité et regorgent de titres d’anthologie

Prince n’a déjà plus rien a prouver de ses qualités exceptionnelles de musicien et d’arrangeur,ses concerts sont parmi les  plus  réputés  et du haut de ses  1 mètre 50…il surclasse  tout le monde et tutoie les anges.

Il  ne lui manque que LE Disque définitif, celui qu’on retrouvera dans tous les classements et  les play-lists celui qui résumera a lui seul la carrière fantastique de son auteur. Ce sera chose faite avec Sign O the times double  album monumental qui fêtera  ses  trente ans prochainement et qui reste  tout simplement ahurissant

 fusion torride entre funk , blues , pop et jazz et teinté de hip-hop, ' Sign O the times  '  est un  disque de  surdoué , du single ‘Sign O the times ‘ a ‘the balad of Dorothy Parker ‘(en hommage a Joni mitchell)  en passant par "U got the look"  , if I was your  girl friend ,ou " the cross ", on ne trouve que  des chefs d’œuvre , une succession continue de titres exceptionnels .

Pas moins de 15 plages  musicales de rêve sur ce double album d’anthologie classé  parmi les plus grands albums de  tout les temps par bon nombre de magazines spécialisés

.Pour nous avoir laissé en héritage musical ce disque colossal et indispensable on pardonnera tout a  Prince, des bandes originales de films approximatives  (‘ graffiti bridge’  ‘Batman ’ )aux jeux de pistes identitaires entre Love symbol ’ou  ‘ the artist  ‘une mégalomanie galopante qui l'éloignera  par la suite  d'une partie de son public.  

La réalité et l 'évidence  de son genie nous rattrapera  malheureusement un 21 avril 2016 , triste journée ou le Kid  de Minneapolis nous laisse  orphelin de  sa musique et de  son  talent.

 

Prince  - the balad of Dorothy Parker


podcast

 

 

 

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01/01/2017

Walk the line (James Mangold 2005)

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Avec les Biopic on est toujours ( et a juste raison ) un peu méfiant surtout quand le sujet est sensible et  délicat

Ici il s'agit de Johnny Cash  artiste que je venere bien que l'ayant découvert  tres  tard (appliquant a moi même  le principe que "tres tard n 'est jamais trop tard")

le film de James Mangold nous ramène a l'enfance  traumatisée de Johnny Cash puis a son ascension musicale et chaotique  dans le milieu de la musique folk et country des années 50

il nous dresse le portrait  sans  concession d'un homme qui va vivre deux vies,  la première douloureuse  et pleine de  traumatismes  liés a une enfance  rude  et tragique qui se situe avant  sa  rencontre avec June Carter  enfant star devenue  chanteuse folk  et qui va irradier la vie de Johnny Cash ( fantastique  Reese Whiterspoon , oscarisée  pour ce  rôle ) et la seconde dans sa  recherche éperdue de l 'amour et d'une  rédemption qui passera par des sacrifices et  des moments tres difficiles  ( alcoolisme , drogue, dépression)

Le film dresse , en outre le portrait d'une Amérique profonde  qui va vivre  une révolution culturelle  sans précèdent (le rock'n roll)  , on croisera (entre autres)  en chemin Presley , Roy Orbison , Jerry Lee Lewis compagnons de route  et d'aventures d'un Johnny Cash  qui va peu a peu s'imposer  (aux USA ) comme une légende vivante

L'ouverture du film merveilleusement orchestrée par Mangold  sur le concert  historique donné par  Johnny Cash a la prison d'état de Folsom  en  1968 donne le ton a ce film épatant et  ou les risques pris par Joaquin Phoenix  ( Johnny Cash)  et Reese Whiterspoon ( June carter) sont  importants

Choisis par le couple Cash / Carter tous deux encore en vie  (avant  de  décéder a quatre mois d'intervalle en 2003 ) durant la préparation du film les comédiens   décident  d'interpréter  eux meme  tout les  titres  de la bande  son et Joaquin Phoenix  décide  d'apprendre la  guitare pour mieux mimétisme  la gestuelle particulière de Johnny cash

Ils  sont  tout les  deux  incroyables et habités  dans leurs  rôles respectifs  et toutes leurs scènes  communes reflètent  une belle  émotion  et une grande intensité

Un formidable  Biopic que l'on peut véritablement considérer comme un  des  meilleurs du genre  realisés a ce jour.

 

 

extrait  de Walk the line   - Joaquin Phoenix & Reese Whiterspoon  -  it' ain't me babe    ici

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31/12/2016

L 'amour est un crime parfait ( Jean Marie et Arnaud Larrieu 2013)

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Déjà déçu par " incidences" le roman de Philippe Djian (en perte constante de vitesse) que les Freres Larrieu  adapte sous ce titre accrocheur que dire de cet affligeant navet intello lent et surtout  prétentieux?
Courage Fuyons !
Même des comédiens qui parviennent habituellement a tirer quelque chose d'un film moyen (Viard. Amalric) sont ici epouvantablement mauvais
Quant à Maiwenn c est une énigme que dire de l'abyssale nullité de son jeu?
Que dire des dialogues ridicules et pompeux?
 Que dire de l invraisemblance absolue d'un scénario décousu à l extrême?
A part la beauté des paysages enneigés  des Alpes et le décor incroyable du campus  universitaire futuriste tout ici est à jeter
Et dire que certains critiques osent citer Hitchcock...... C'est à hurler de rire ou à pleurer de consternation .

Passez  donc  votre  chemin et circulez  donc y' a  rien  a voir.

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Qu'est il arrivé a Baby Jane ? (Robert Aldrich 1962)

 

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Indiscutablement ce film de Robert Aldrich réalisateur  de quelques trésors cinématographiques , citons "Vera Cruz "  en 1954  avec Gary Cooper , '"En quatrieme vitesse "   en  1955 et bien sur 'les douze salopards   " en 1967 et  sa  brochettes  de  gueules inoubliables (Bronson ,Lee Marvin , Ernest Borgnine ) est parmi les plus anxiogènes du cinéma americain  des années 60

reéalisé  en 1962 d'après  le roman d'Henry Farell il nous offre  une confrontation mémorable  entre  deux actrices  de légende   pour un  face a face inoubliable de cruauté perverse  , de manipulation et  d'angoisse.

A mi chemin entre la Norma Desmond  interprétée par  Gloria Swanson dans le légendaire ' Boulevard du crépuscule  '  de Billy Wilder (1950) et la folie d'un Norman Bates  (Anthony Perkins) dans le non moins légendaire Psychose  d' Alfred Hitchcock  (1960) Bette Davis trouve ici un de ses rôles les  plus marquants

Cruelle , manipulatrice , folle a lier et  jalouse jusqu'à la folie  elle y interprète Jane Hudson ex -enfant star du cinéma populaire des années 20 et  oubliée de tous,  vivante (ou plutôt  morte-vivante) dans sa gloire passée condamnée a s'occuper de  sa sœur Blanche Hudson (formidable Joan Crawford), handicapée,autre ancienne gloire du cinéma  populaire qu'un tragique accident d'automobile a éloignée définitivement des  écrans.

Toutes les  scènes de l 'affrontement entre les  deux sœurs Hudson ,  La spirale de haine et  de  folie de Jane  , l'effroi  et le calvaire de Blanche sont devenues devant la camera de Robert Aldrich  des  séquences d'anthologie.

La légende  prétend que les  deux actrices  se  détestaient  vraiment et a la vision de Bette Davis  outrageusement grimée et maquillée  comme la petite fille star qu'elle  fut jadis , persécutant et crachant  son fiel au visage de Joan Crawford on pourrait clairement penser que cette légende  est bien  réelle tant la tension et le climat farouche  de haine est palpable.

Le personnage masculin  de  Edwin  (Victor Buono) adipeux et malsain a souhait apporte quant a lui et  malgré la puissance des  deux actrices  féminines un contrepoids idéal dans le scénario

Avec une minutie d 'horloger et sans oublier des révélations finales inattendues et malgré  quelques  scènes  (volontairement) théâtrales  frisant par moments l'excès  " qu'est il arrivée a Baby Jane ? " demeure un classique incontournable

a noter que malgré  son interprétation  inouïe Bette Davis  favorite  a l 'oscar ne l obtint pas il récompensa en 1963 Anne Bancroft pour 'Miracle en Alabama'

la légende  (toujours  elle  et  toujours  aussi  tenace)  prétend que Joan Crawford non nominée  ni dans la  categorie "meilleure actrice"  ni pour un second role féminin usa de son influence pour  empecher Bette Davis de l 'obtenir.

 

 

 

 

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28/12/2016

Entertainment - Gang of four (1979)

gang of four 

 

Il est urgent de réhabiliter Gang of Four,immense groupe post –punk formé a Leeds  au milieu des années 70  et qui figure incontestablement parmi les grands oubliés de son époque même au cours  des  depuis  quelques  années beaucoup de groupes a l 'image  des Red hot chili peppers revendique clairement  leur influence  

 l'écoute de ce premier album ironiquement baptisé Entertainment  impose une évidence   Gang of four était un groupe tout simplement énorme , Politiquement engagé  ils choisissent leur nom d’après la célèbre bande des quatre des ultra gauchistes regroupés autour de la  veuve de Mao ;la pochette de ce premier album annonce d’ailleurs la couleur on y voit sur un fond rouge un indien et un cow-boy qui se  serrent la main le tout avec  une légende très  explicite   The Indian smiles, he thinks that the cowboy is his friend. The cowboy smiles, he is glad the Indian is fooled.Now he can exploit him. », ‘(L'Indien sourit, il pense que le cow-boy est son ami. Le cow-boy sourit, il est heureux que l'Indien ait été dupé. Maintenant il peut l'exploiter) 

 

 Leur approche de la musique (qui rappelle par moments celle de Public image limited ) est radicalement unique dans cette période musicalement très riche et le  mélange  de punk  et d'un son   new wave hypnotique  (avec une prédominance de la basse  associé a  une certaine agressivité dans le chant)  va donner a Gang of four un son instantanément identifiable qui rappelle par moments The  Clash (damaged goods) ou  le Velvet underground  (anthrax).

Porté  a bout de bras tout au long de ce disque furieux et enragé  par un chanteur  exceptionnel  Jon King  Gang of four  se hisse avec  Entertaintment dans le club fermé des groupes cultes qui vont marquer leur époque et fortement  influencer toute une génération a venir

 

Gang  of  four -  Damaged goods


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26/12/2016

R.I.P George Michael ( 1963 -2016 )

 

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C 'est donc un jour  de Noel dans une année  ou  avouons le ! ca a dégommé  sec  (après Bowie , Prince , Cohen) que celui qui  avait chanté "'Last Christmas " (avec Wham en 1984 ) nous a quitté brutalement  a l 'âge de 53 ans

je dois avouer sans rougir avoir  boudé  George Michael et cela  durant de  très nombreuses  années ,le groupe Wham  formé  avec  Andrew Ridgeley dans les  années 80 me laissait indiffèrent

Il y avait  bien eu ce 'Careless whispers ' attribué  souvent a tort a  George Michael  en solo  alors  que  c'est un titre  de  Wham (album 'make it big  'de 1984) mais je passait clairement a coté, totalement

La  carrière  solo  de George Michael   bien que démarrant en première  classe (un  duo avec Aretha Franklin  'I  Knew You Were Waiting (For Me) en 1986 ne m'intéressera pas  davantage , de meme que la raz de marée  qui va  suivre  en 1987 avec le premier  album solo  'Faith  '  qui installe  George Michael parmi les  stars planétaires. 

Faith  se  vendra  par  palettes  entières  ( 20 millions  d'albums  a  ce  jour)  et raflera même un  grammy  awards  , George Michael  avec  des  tubes  dansants  comme  ' I want your  sex  ' 'monkey '  ou ' faith  ' mais  également avec  des  balades  ' father  figure  ' ou  encore  ' one more  try '  est partout son look beau gosse  mal  rasé fait fondre  les jeunes filles  et  énerve  quelque peu les  garçons  ( dont  moi a l 'époque)

La  suite  va  être plus intéressante  avec  un  album  'Listen  without  prejudice  volume 1  " (1990) qui va certes beaucoup  moins se  vendre que le précédent mais  qui derriere  une  somptueuse  pochette  noir et  blanc contient des  titres  qui vont imposer George Michael  comme un interprète  hors pair  ' Cow Boys and  Angels  ' 'praying for  time  '  ' Mothers  pride  ' sont en  effet  de pures  merveilles qui se  sont  bonifiées avec le temps.

Ces  petits  bijoux  seront  néanmoins occultés  par l'enorme  suces  de  'Freedom 90'  bombe a retardement  pour  discothèque  et relayé par  une  vidéo éblouissante  et  mémorable (les plus beaux mannequins de la planète  de  Naomi Campbell, a  Linda Evangelista, en passant  par Christy Turlington, et Cindy Crawford  réunis  dans une   video superbement  glamour)

en  1992 George Michael s'impliquera dans le projet  'red hot  and  dance " un disque collectif en faveur de la lutte contre le SIDA en composant trois titres, et notamment " Too Funky" qui va devenir un de ses plus  gros  tubes

Il  n ' y  aura pas  (pour  cause de   procès avec  sa  maison de  disques) de  'listen withour prejudice  volume 2 "mais a la place un troisième  album 'Older  '  en 1996  qui comme le premier va alterner  tubes (énormes)  pour les  dance floors  ' Fast  love " " star  people  ' et douces  balades  ' jésus  to a  child  ' ou encore le  tres  jazzy  et  délicieux  'move  on  '

La  révélation pour  moi  viendra  avec  le  quatrieme  album 'Songs from the last  century en 1999

Un disque  inattendu de  reprises ou le chanteur revisite  des  titres  jazzy et pop avec une classe et une maitrise stupéfiante   se  révélant  bouleversant  dans  certaines de ses  interprétations  "the first time I ever  saw  your  face  ' ' Brother  you can spare  a dime  '  " wild is the Wind ' ' ou encore  sa version sublimée de  ''Roxanne  "  le  tube  de  Police.

' Patience  '  sorti en 2004 sera un disque sans  grand intérêt très  inégal avec  cependant  de  beaux moments (John and Elvis  are  dead  ") mais sans  retrouver la  grace  de  'Songs  from the last  century  '

alors  OUI pour 'songs from the last  century '  album incroyable magique , sans artifice et d'une bouleversante sincérité et pour quelques   titres  somptueux au hasard  d'une  (courte) discographie  ( 6 albums  en  tout et pour  tout) George Michael restera  dans ma mémoire  musicale et sans pour  autant  faire  partie  de mon ADN  Musical  la  disparition  de l 'artiste  aux 100 millions d'albums  vendus m 'affecte et m 'attriste  profondément

 

 

 

George Michael  -  the first time I  Ever  saw your face


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George Michael   -  praying' for  time


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George Michael  - move  on  

 


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22/12/2016

Dans la peau de John Malkovitch( Spike Jonze 2000)

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 Dès les premières minutes de "Dans la peau de John Malkovitch" incroyable premier film signé Spike Jonze j’ai su que ce long-métrage prendrait une place particulière dans ma mémoire cinématographique .

Il faut  donner évidemment  quelques explications sur ce curieux titre

Le personnage principal Graig Swchartz (formidable John Cusack) est un marionnettiste, baba cool  rêveur plein de talent mais peu ancré dans la réalité quotidienne ; il vit avec la ravissante Lotte (Cameron Diaz)  et toute une ménagerie d’animaux  dont un chimpanzé qui semble être davantage leur propre enfant qu’un animal de compagnie.

Forcé d’occuper un poste dans une curieuse société New- Yorkaise (la hauteur des plafonds ne dépasse pas 1m50 et tout les employés travaillent courbés en deux toute la journée) il y rencontre l’énigmatique Maxine ( Catherine Keener ) dont il tombe amoureux en secret .

Sa vie va basculer lorsque par hasard il découvre une porte caché qui conduit tout droit ….a l’intérieur de la tête du comédien  John Malkovitch (épatant  ici dans son prôpre rôle)

Il assiste donc médusé aux faits et gestes de l’acteur  puis au bout d’un quart d’heure il est éjecté  et  se retrouve sur une bretelle d’autoroute à la sortie de la ville indemne mais évidemment bouleversé et transformé par cette découverte inouïe.

Spike Jonze grand réalisateur de vidéos clip (Beastie boys – Daft Punk ) reprend  ici un projet abandonné de Steven Spielberg sur un   scénario génial   signé Charles Kaufman et c’est en partie grâce a ce scénario inventif et drôle que le film  réussit a nous passionner

Le film tantôt  poétique ,tantôt absurde , souvent  inquiétant pose intelligement des interrogations sur la double personnalité de chacun (le coté féminin ou masculin enfoui au fond de nos subconscients)  , mais également sur l’identification a un (a une) autre  , sur l’immortalité ou encore  sur la manipulation ( le marionnettiste  prendra rapidement la direction  des faits  et gestes  et s’exprime même dans la peau de Malkovitch)

Une scène hallucinante se détache notamment, celle ou le célèbre comédien passe a son tour la fameuse porte pour pénétrer dans son propre univers ou tout n’est que Malkovitch .

Dans la peau de John Malkovitch est un film culte qu’il faut absolument avoir vu, il ravira les vrais cinéphiles en  évitant  adroitement les pièges du film ‘intello’  pour rester totalement accessible au grand public.

Du grand, du très grand art. pour l'un des meilleurs films de ces dernières années .

 

 

 

 

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18/12/2016

Rocco et ses freres (Luchino Visconti 1960)

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Film essentiel dans la filmographie de Luchino Visconti 'Rocco et ses frères ' est une œuvre magistrale dont la mise en scène et l 'interprétation  (bien que parfois théâtrale) force l'admiration.

Visconti nous entraine dans l'histoire  tragique et pourtant  flamboyante de la fratrie des cinq frères Parondi qui suite au décès du père  ont fui avec leur mère la misère de la Sicile pour gagner Milan et construire leur destin

Un destin qui sera bouleversé par la rencontre de Nadia prostituée interprétée ici par une Annie Girardot lumineuse et admirablement filmée (a qui Visconti offre sans doute l'un des 2 ou 3 plus grands rôles de  sa  carrière)

le film  de Visconti qui se veut parallèlement au drame familial une critique sociale de l'Italie de l'après guerre est divisé en cinq tableaux dédiés a chacun des  cinq frères.

Les thèmes du bien  et  mal , le poids des  racines et de l 'honneur et des valeurs familiales sans oublier  celui  de la  rédemption et du pardon  sont des thèmes  centraux , dans lesquels se  débattent  les personnalités opposées de Rocco (Delon) et de  Simone  (Salvatori)

Les deux comédiens sont ici merveilleusement mis en valeur par le noir et blanc et la qualité de metteur en scene du maitre italien

Rocco  silencieux et  fragile  impose une  droiture et une vision sacrifiée de la famille tandis que Simone , bavard , bagarreur et mauvaise  graine de la fratrie se révèle malgré  sa brutalité d'une sensibilité attachante.

Ce  destin aux allures de  tragédie grecque bercée par la musique du merveilleux Nino Rota reste sans doute l une des plus belles  réussites du cinéma italien.

 

 

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14/12/2016

Out of our heads (UK) - The Rollings Stones (1965)

 

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Out of our heads ' est un disque  assez particulier  dans la  discographie des Stones

 troisième album du groupe il sort sous deux versions et  deux pochettes différentes  en Grande Bretagne et  aux U.S.A a quelques mois d'intervalles

Douze  titres composent ce 'out of our heads  mais  seulement 6 seront communs aux  deux versions

Sur cette  version UK  qui contrairement  a celle  sortie aux Etats Unis  ne comprend pas le hit déclencheur  ' Satisfaction ' on retrouve comme sur la version US 'Hitch ike  ' ' mercy ,mercy ' that's how strong my love is '  'good times  (formidable reprise  de Sam Cooke) "The Under Assistant West Coast Promotion Man" et ' cry to me  ' mais également  " talkin' bout  you" une fantastique  reprise  de Chuck Berry  icône et idole reconnue  de Keith Richards

Parmi les  six autres titres proposés par les Stones  deux vont  devenir des  titres essentiels  a savoir 'Play with fire ' et 'I'm Free'

C 'est un disque  fondamental  dans la suite de la carrière  des Stones car meme si on retrouve  des  reprises   d'artistes  references  du groupe  (Chuck Berry , Sam Cooke, Marvin gaye ) le duo Jagger /Richards  signe  ici leurs propres  compositions (planquées parfois derrière le pseudonyme Nanker Pheldge)

On retrouve aussi un fantastique Brian Jones  pas  encore  dévasté par les  drogues qui seconde  Jagger  au chant  mais assure brillamment les  parties  guitare, harmonica, orgue  et  piano,

Ecouter cet album plus de cinquante après  sa  sortie reste une  expérience unique tant l 'énergie, la rage , le vent nouveau soufflé par  les Stones  et  délivré  ici en quelques dizaines  de minutes (l'album dure moins d'une demie heure) est annonciatrice  du raz de marée  et  du tsunami rock  qui va suivre  dans les  décennies  suivantes

 

 

 

The Rolling Stones  - itch ike


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The Rolling Stones  -Good times


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30/11/2016

Blanc pour toujours

Il n’est plus nécessaire de prouver que le célèbre Double blanc des Beatles sorti en 1968 est un album essentiel de la musique.
Ce disque qui a déjà une place tout a fait a part dans la discographie du groupe de par la qualité des textes et des arrangements musicaux est aussi unique par la révolution artistique de sa pochette.
A cette époque Richard Hamilton est considéré comme le pionnier du pop-art en Grande-Bretagne et c’est a lui que Paul Mc Cartney demande de réaliser la pochette du nouvel album des Beatles.
Hamilton suggère l’idée d’une pochette a tirage limitée ainsi que l’idée d’une pochette entièrement blanche avec éventuellement la marque d’une tasse de café. Il propose également d’appeler cet album The Beatles, nom qui bizarrement n’avait jamais été utilisé.
L’ouverture de la pochette se fera par le haut et la pochette intérieure contenant le disque sera noire et non pas blanche (deux concepts tout aussi nouveaux).Pour l’impression du nom The Beatles) l’idée retenue sera un titrage en relief a la manière du braille.
Hormis la disparition de la marque de la tasse a café ce projet aboutira (au grand désespoir de la maison de disque E.M.I qui n’était pas du tout d’accord), et c'est donc ainsi que le 9ème album du groupe sera  livré a un public qui va decouvrir  stupéfait  cette pochette d’un blanc immaculé.
On a cru que ce projet annoncé a tort comme un suicide commercial était l’œuvre de Yoko Ono de plus en plus présente dans la vie interne du groupe mais en définitive il convient d’attribuer a Paul Mc Cartney(et bien entendu a Richard Hamilton) la conception de cette célébrissime pochette de disque baptisée pour toujours Double Blanc.
Seuls quelques milliers d exemplaires furent numérotés , les 100 premiers furent réservés aux Beatles, a leur entourage et au personnel du studio Abbey Road.
John Lennon
furieux d’avoir été tenu a l’écart de l’ensemble du projet obtint l’exemplaire N° 00001 , si vous tombez dessus par hasard en chinant aux puces de Clignancourt vous êtes richissime .On a le droit de rêver ,non ?.

 

 

 

Ecoutez happiness is a warm gun


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17/11/2016

La poursuite impitoyable (Arthur Penn 1966)

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 'La poursuite  impitoyable  '  réalisé  en 1966  par le  grand  Arthur Penn  (little big  man , le gaucher , Bonnie and Clyde)  est Un film magistral et flamboyant

Difficile  a classer , on est ici  a la fois devant un    western  , une critique  sociale ,  un drame cynique sur l 'Amérique  de Lyndon Johnson

la distribution est de premier ordre  (Robert Redford , Marlon Brando , Robert Duvall  , Jane Fonda ;Angie   Dickinson ) mais c'est  évidemment la prestation animale  de Marlon Brando qui focalise l'attention  , le rôle  attribué a Redford  étant de  toute  évidence  sous  exploité.

Dans ce  film  de haines et  de  passions , Arthur Penn  dresse un portrait  au vitriol  d'une Amérique  profonde , cruelle   et raciste dénonçant  au passage  les  dérives du pouvoir de l 'argent et de la corruption

La  scène  d'anthologie  du lynchage de Brando par les  citoyens  enragés et la scène finale  admirable  dans le  cimetière  de  voiture   constituent a elles  seules  des  raisons évidentes  de visionner  ce  grand  film malade dont la bande  son  signé John Barry est également  de  toute  beauté   

 

John Barry  - and you'v got one  ( The Chase  original soundtrack )


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13/11/2016

Huit femmes ( Francois Ozon 2002)

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Tout comme Erick Zonca ,autre réalisateur français de cette nouvelle génération talentueuse François Ozon nous avait livré des courts-métrages très prometteurs.
Son passage  est par conséquent  une totale réussite et il nous régale avec Ce truculent Huit femmes

On pourrait situer l'intrigue a mi chemin  entre Agatha Christie ,le Cluedo , les comédies policières kitsch des années 50 et le théatre de boulevard

le sujet reste pourtant d’une simplicité enfantine  a savoir l 'assassinat d'un homme dans une grande maison en pleine campagne ,isolé par une tempête de neige l’assassin ne peut qu’être l’une des huit femmes qui l’entoure car chacune d’elles possède une bonne raison de commettre ce crime .


Au-delà de la trame policière c’est la réaction en chaîne provoquée par ce drame qui va entraîner disputes, réglements de comptes, révélations, compromis , aveux et mensonges.


Interprété pour notre plus grand bonheur avec punch et énergie par huit comédiennes toutes formidables réunissant trois générations (mention spéciale a Isabelle Huppert et Virginie Ledoyen vraiment épatantes) le film est un bijou non seulement de suspense teinté d’humour noir mais également de tendresse.
Les couleurs sont magnifiques et les intermèdes musicaux (chacune des actrices chante une chanson du patrimoine musical francais au cours du film) apportent une touche vraiment particulière et jubilatoire .

Une grande réussite !

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