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31/10/2007

Paranoid Park ( Gus Van Sant 2007)

8645683863433c7b1b7a50a849c6fdc4.jpgOH le vilain film pretentieux que voila ! Oh la grosse déception de la part d'un metteur en scène du calibre de Gus Van Sant réalisateur ces dernieres années de films passionnants et fascinants Will hunting en 1998 et surtout Drugstore cow boys (1990) et "My own private Idaho" (1991) deux authentiques  chefs d'oeuvres et deux  films de reference symbole d'un renouveau cinématographique americain. Alors comment expliquer de la part d'un des cinéastes les plus intéréssants du circuit un aussi mauvais film  ?.

Car soyons tout a fait honnête  et avouons que l'on ne sait trop quoi penser de cette chronique adolescente soporifique et totalement décousue?.

Nous suivons Alex (le tres peu expressif Gabriel Nevins) un jeune americain de Portland passionné de skate board (bien qu'il semble preferer regarder les autres que pratiquer lui même) qui traine son ennui dans le no man's land de paranoid park , un refuge glauque pour paumés , skateboardeurs , alcoolos et marginaux en tout genres. 

Dans ce monde interlope et décalé le jeune adolescent cultive son détachement du monde (rien ne l'interesse , rien le le passionne ni les filles , ni la musique , ni l'école ) il semble ignorer le monde  qui l'entoure et cet état quasi végétatif semble fasciner inexplicablement Van Sant qui focalise sur Alex jusqu'a l'overdose (Alex couché , alex sous la douche , alex qui marche , alex qui revasse ).

Victime de circonstances  malheureuses  , victime de son ennui ,  Alex  va tuer accidentellement un inconnu  et s'enfermer peu a peu dans une spirale de culpabilité et continuer a se detacher d'un monde  auquel il semblait deja ne plus faire partie.

Malgré la gravité de son sujet ,malgré les bonnes intentions  de son auteur ,  Paranoid Park est un film qui açace souvent ,dialogues dépourvus du moindre interet , ralentis a outrances , scenes proches du ridicule ( le corps coupé en deux du  vigile qui rampe sur le ballast de la voie férrée) , bande son tres en dessous de la moyenne, comédiens épouvantables (le choix des comediens amateurs recrutés suite a un casting sur Internet pose les limites de l'utilisation de non professionnels  qui bien que spontanés sont bien souvent approximatifs )

bref on s'ennuie ferme dans ce brouillon de film qu'on croirait même inachevé .Reste au final le  portrait d'une jeunesse sans convictions et sans repères dont on ne sait s'il faut envier ou plaindre  d'avoir 17 ans dans cette Amérique la.

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29/10/2007

Bienvenue a Gattaca (Andrew Niccol-1997)

13dbfa3f277007bc124c36587c5f7dae.jpgDisons le tout net ce film étonnant et remarquablement intelligent  se démarque de tout ce que l'on a l'habitude de voir dans le genre. Plus que jamais d'actualité la génétique est au centre du sujet de 'bienvenue a Gattaca'  .

l'histoire se passe dans futur proche et a pour cadre une société qui pratique l'eugénisme , terme anodin qui désigne la volonté d'améliorer l'espèce humaine. Ce souhait, qui existe depuis l'antiquité peut se traduire par une politique volontariste d'éradication des caractères jugés handicapant ou de favorisation des caractères jugés bénéfiques .Le terme Gattaca (le nom de l"école d'astronautes dans le film) fait référence aux quatre nucléotides : Guanine, Cytosine, Adénine, Thymine; un nucléotide étant l'élément de base de l'ADN .

Dans ce film passionnant de bout en bout nous assisterons au désir  d'un individu  dit ' handicapé génétique " de "pirater" le système en utilisant les échantillons biologiques d'un complice  génétiquement  qualifié . Le but ultime du premier (Vincent interprété par Ethan hawke)  étant de réussir a partir pour une mission dans l'espace grâce a l'abnégation et au sacrifice du second -  jerôme (interprété par Jude Law). Le premier va ainsi 'devenir' véritablement le second utilisant pour les examens de contrôle ADN nécessaires des échantillons de peau , de cheveux , d'urine et de sang stockés quotidiennement par le second . Il devra de plus veiller a ne laisser sur son lieu de travail aucune trace biologique propre a sa véritable identité .

Les décors du film ,l'ambiance froide proche de l'abstraction n'est pas sans rappeler l'univers dépeint par François Truffaut dans son (trop) méconnu Farenheit 451(adapté du roman de bray Bradbury) ou bien évidemment celui  des romans  de  George Orwell (1984) ou Aldous Huxley (le meilleur des mondes).

Certains y ont vu  un parallèle avec l'ideologie nazi et il est vrai que certains détails du film semblent leur donner raison , en effet  les tenues, les décors inspirés des années 1930 nous poussent a penser que le réalisateur a bien voulu faire une analogie au parti Nazi, et leur politique de ségrégation raciale et de pureté génétique.

Je ne saurai que vous conseiller ce film qui va vous régaler par sa simplicité et son intelligence ,les comediens  y sont formidables et l'histoire véritablement passionnante même si on se désintéresse totalement de la génétique .Bienvenue a Gattaca,première réalisation d'andrew Niccol (chapeau !)  est tout sauf  un film de  science fiction  c'est un film qui  n'entre dans aucune véritable catégorie cinématographique sauf dans celles des grands films réussis .      

 

 
 

24/10/2007

Hors de prix (Pierre Salvadori -2006)

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Hors de Prix est une gentille comédie française (une de plus  serais -je tenté de dire!) mais cette comédie bien réalisée et brillamment interprétée ne restera pourtant pas dans les annales du cinéma français  .Les acteurs y sont pourtant  bons (Audrey Tautou  est même plutôt étonnante dans un registre nouveau pour elle tandis que Gad Elmaleh reste égal a lui -même jouant une fois de plus le garçon lunaire et ahuri ) mais il manque ce 'je ne sais quoi ' ce "petit plus " qui aurait pu faire décoller le film .

Rapidement l'histoire (un peu tirée par les cheveux avouons le !) s'installe et alors que l'on se ne fait aucune illusion quant a l"épilogue final le rythme s'alourdit peu a peu ,les gags deviennent moins percutants, les situations de plus en plus convenues  .Cette comédie sur le pouvoir de l'argent manque cruellement de culot , d'audace ; de cynisme . On a parfois l'impression que Salvadori se contente  de montrer , d'étaler   le luxe sans  entrer dans le débat  autour de son maléfique pouvoir et de son irrésistible attraction .On a par le passé connu le réalisateur mieux inspiré (cible émouvante (1993)- les apprentis(1995) -ou encore  comme elle respire (1998) .    " hors de prix'  n 'est  ni  un mauvais film  ni un film raté c'est juste comme souvent un film que l'on regarde ....et que l'on oublie

 
 

18/10/2007

Tango (Patrice Leconte 1993)

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C'est assez cruel a dire mais 'Tango' est tres certainement le plus décevant des films réalisés par Patrice Leconte .

Comment un metteur en scène qui a pu par le passé nous proposer des films aussi subtils ,émouvants , étonnants comme "le mari de la coiffeuse ","ridicule"  "Mr Hire" , ou "Tandem"a t'il pu mettre en scene un tel navet?.

Rien a faire même en faisant preuve d'indulgence  pour sauver ce film du desastre , Ni Richard Bohringer , ni  Philippe Noiret (quel personnage ridicule que ce juge au comportement fantasque et invraisemblable) ni encore moins un Thierry Lhermitte totalement a coté de son personnage ne donnent corps a ce scenario qui va lorgner du coté de l'absurde a la Bertrand Blier ; le talent en moins la vulgarité en plus.  

Ce film n'est  ni sulfureux , ni absurde , ni décalé , il  n 'est qu'une suite de scènettes misogynes sans grand intérêt mises a bout a bout .

Quelle est donc  le message subliminal caché qu'a voulu faire passer Leconte ? Allez savoir !

Indéniablement doué pour la comédie (Viens chez moi j'habite chez une copine' la saga des " bronzés) le réalisateur semble s'etre ici totalement égaré dans un genre qui ne lui convient pas.

Outre un scénario abracadabrant a la limite du ridicule signalons  également des dialogues d'une betise profondes (davantage vulgaires que droles)  et pour finir des  comediens si peu (ou pas) inspirés qui donnent l'étrange  et  la douloureuse impressionde subir ce film désolant et  raté .

 

17:00 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tango, patrice leconte

24/09/2007

Tout pour plaire ( Cecile Telerman -2005)

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J'avais veritablement envie de voir ce film ,premiere réalisation de la belge Cécile Telerman annonçée comme  'un  Sex & The city " a la mode française.

Il ne m'a pourtant  pas fallu bien longtemps pour me rendre compte que cette tentative  était vaine ,en effet , la ou la serie  americaine décapante ,moderne , pertinente faisait mouche et collait a une certaine réalité féminine ce " tout pour plaire ' (titre o combien casse-gueule !) n'est qu'une pale comedie  poussive  et convenue.

Ici les actrices surjouent jusqu'a l'agacement (Mathilde Seigner en tête) ;les dialogues sonnent creux  et les situations sont téléphonées, rien d'original , rien qui ne puisse sauver ce film du lent naufrage dans lequel il s'enfonce peu a peu . Aucune des actrices du trio ne tire véritablement son épingle du jeu ; on peut même dire sans méchanceté qu'elles sont a la limite du supportable.

Un film sans interet et  totalement dispensable. 

 
 

28/08/2007

la science des rêves (Michel Gondry - 2006)

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La science des reves  est le troisième long-métrage  de Michel Gondry ( mais le premier réalisé  en France) . Ancien musicien ( il fût batteur du  groupe  Oui-Oui) , passionné des images  Gondry  s'est d'abord taillé une  solide réputation internationale  de réalisateur de vidéos -clips ( Radiohead - Bjork -the White stripes - The  Rollings Stones - The Vines) .

La science des reves semble etre un projet dans lequel Gondry aura mis beaucoup de lui -même et le résultat est étonnant et se situe  a mi-chemin  entre le  film expérimental  et la  comédie burlesqueOn aimera  ou on on detestera cet O.V.N.I cinématographique décalé et poétique mais on ne pourra pas  nier ni  son originalité ni le savoir faire de Gondry pour nous embarquer dans son univers totalement délirant  et enchanté, un monde parrallèle  ou  le rêve et la réalité  se côtoient. 

Pour interpréter Stephane Miroux  le doux rêveur ,mélancolique Gondry  a choisi l'acteur mexicain  Gael Garcia Bernal (déja  formidable dans ' carnets de voyage' de walter Salles en 2004 ou il interprétait le "Che ""et dans  'la mauvaise éducation' de pedro Almodovar toujours en 2004).

 il est ici épatant  dans un personnage d'inventeur  lunatique  inspiré de  Jacques Tati et Buster  Keaton .

Autour de  lui et pour notre plus grand plaisir  une pléiade de stars tous excellents (Charlotte Gainsbourg -Alain Chabat - Sacha Bourdo -Emma De Caunes- Miou-Miou ).

Quant au scénario il est totalement inracontable , a  chacun  de se faire sa propre opinion sur cet étrange film qui ne ressemble a aucun autre. 

 

23/08/2007

Blow - Up ( Michelangelo Antonioni - 1966)

16abae6d77fc78fcdd3f24debca8de72.jpgAssurement 'Blow Up  (verbe qui signifie 'aggrandir ' en anglais) est l'un des plus célèbres films cultes de l'histoire du cinéma .

La disparition récente du maitre Antonioni  me donne pretexte pour revoir ce  bijou  sorti en  pleine periode  "swinwing London ' .

L 'histoire est désormais  connue de tous les cinéphiles (un photographe de renom prend par hasard les clichés d'un meurtre révélé par les agrandissements successifs de ses photos).

Redecouvrant 'Blow Up ',la première chose qui me frappe c'est la beauté esthétique du film de Michelangelo Antonioni et si evidemment le scénario semble (volontairement)  décousu il offre néammoins au spectacteur une vision glacée du monde interlope de l'Angleterre de l époque , fêtes ,mode d'avant garde, tops models , personnages décalés ,  drogue , musique ( les Yardbirds !!  présents dans une séquence inouie passée depuis a la posterité ).

Le film  qui fut le seul  succès du grand realisateur italien (palme  d'or a cannes  en 1966) explore le fossé en réalité et  image . .

Film lent  ou les images prennent le pas sur les mots Blow  up  est  totalement envoutant .

Le personnage central est interprété par David Hemmings désinvolte  a souhait qui incarne ici le photographe qui ne voit plus que le monde de l'autre coté du  miroir (Antonioni fut sans  doute inspiré sans doute par le célèbre David Bailey)  

on y retrouve la superbe Vanessa redgrave et une jeune anglaise débutante  jane Birkin . Le  film d 'Antonioni sera revu et corrigé par Brian de palma qui en réalisera un remake "blow out " en 1981 ou le son prendra la place de l'image.

A noter que selon la legende  le film fut inachevé lors de son tournage a londres , Antonioni devant  le terminer dans  les studios  italiens  ayant choisi finalement de le presenter tel quel  laissant place a une certaine incoherence et a une confusion qui accentue le sentiment de voyage interieur .

 Rappelons enfin la musique ensorcelante de herbie Hancock qui rythme ce film definitivement a part.

 

08:50 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blow up, antonioni

22/08/2007

je vais bien , ne t'en fais pas (philippe Lioret -2006)

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Ancien ingenieur du son reconnu Philippe Lioret  s'est lançé dans la realisation en  1993 avec 'tombés du ciel ' 'je vais bien ne t'en fais pas ' est son  cinquième long metrage.  magnifiquement adapté du roman (du meme titre) de Olivier Adam . Le film permet  la confirmation definitive du  talent d'acteur de kad Merad  (qui s'affirme de plus en plus comme un surprenant comedien multi role) et de melanie  Laurent   formidable ici dans un role difficile , certes , on l'avait croisée dans 'de battre mon coeur  s 'est arreté " ou  encore dans  ' embrassez qui vous voudrez'  mais cette fois elle explose vraiment dans ce film ou elle incarne le personnage central de l 'histoire.

"je vais bien ne t'en fais pas "  est un beau  film plein de pudeur , de silence , de colère ; un film grave mais jamais lourd ni ennuyeux , plein de délicatesse et de retenue . Cest aussi  l'histoire d'un rendez vous manqué entre un fils et un pere , l'histoire d'un amour  sans limite entre un frere et une soeur , l'histoire d'une therapie familiale et d'une survie face aux blessures du destin .

 

19/07/2007

Mr Ibrahim et les fleurs du Coran (François Dupeyron 2004)

Mr ibrahim et les fleurs du coran,omar sharif

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A propos de ce film  au très joli titre signé François Dupeyron je dois avouer que je m'attendais a beaucoup mieux de la part du réalisateur inspiré de 'Drole d'endroit pour une rencontre " ou 'la chambre des  officiers" mais   je suis resté sur un sentiment de deception  .

Certes les comédiens sont excellents (le jeune Pierre Boulanger est trés a l'aise  et omar Sharif est meme assez fascinant) mais l'evolution de l'histoire m'a semblé vraiment trop conventionelle et surtout bourrée d'invraisemblances.

Si la premiere partie est réussie malgré une certaine confusion autour du personnages de Momo ( ou sont sa  mere , son frère ?) le film reste agréable est rythmé , le Paris des années 60 ( reconstitué en studio ) nous propose une belle galerie de personnages populaires  et même si le personnage du père reste aussi trouble que les raisons de son départ on passe un trés bon moment .

La seconde partie apres l'adoption (totalement  invraisemblable) du jeune homme par Ibrahim est quant a elle baclée , le retour inexpliquée de la  mère  est a la limite du  superflu et le départ en Turquie s'il est symbolique reste d'une grande improbabilité.

Imaginez vous une seule  seconde aller en voiture décapotable ,la fleur aux dents de Paris jusqu'aux  montagnes de l'arriere pays turc en passant cahin cahant par la Suisse Et l'Albanie (meme aujourd'hui un tel periple s'envisage a peine)

Les visites caricaturales des differentes eglises , l'accident inexplicable (et inexpliquée) de Mr Ibrahim rien ici n'est approfondi rien ici n'est a la hauteur de la beauté du sujet proposé .

Reste de beaux  moments de complicité entre le vieil homme et l'adolescent ,une bande son formidable (pas de cliché musique orientale) mais tout cela ne suffit pas a faire de Monsieur Ibrahim et les flleurs du coran un film a voir indispensablement.

 
 

22/06/2007

Amours chiennes ( Alejandro Gonzalez Inarritu -2000)

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Premier film d'Alejandro Gonzalez Inarittu (qui va se réveler en 2004 avec le formidable  '21 grammes) Amours chiennes  est un film dur , sans concession  qui nous raconte trois histoires indépendantes mais néammoins parallèles  et même si l'une de ces histoires reste légèrement en deça des deux autres (a mon avis l'histoire de Daniel et Valeria est moins réussie) L'ensemble  est  totalement envoûtant notamment grâce a la maîtrise filmographique du jeune réalisateur mexicain  ainsi  que grâce au talent des comédiens sud américains tous formidables . On y découvrira un Gael Garcia Bernal  qui bientôt va éclabousser de sa présence 'carnets de voyage (2004) ou il interpréta le Che   et   'La mauvaise éducation ' de Almodova r(2004). Le film se passe a Mexico dans une atmosphère de survie étouffante  Inarittu a réussit a nous transmettre ce sentiment de malaise oppressant qui règne dans cette mégapole ultra violente . Certaines séquences (les combats de chiens) sont a couper le souffle d'authenticité et de réalisme cruel . Film urbain , film coup de poing ou film choc c'est selon ! personne en tout cas ne pourra rester insensible devant cette mosaïque de portraits au vitriol.

Le rythme donné au film par  son  réalisateur  ne laisse pas au spectateur le temps de souffler et on est immergé dans l'univers sauvage des personnages d'amours chiennes ' un film éblouissant qui marque la naissance d' un réalisateur a la vision moderne qui devrait rapidement  compter bientôt parmi les grands de la profession.

 

 

07/06/2007

Boulevard de la mort ( Quentin Tarantino -2007)

 

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Un nouveau film de Quentin Tarantino c'est evidemment un évènement   et même si le surdoué metteur en scène américain a décidé de brouiller les pistes en proposant un film a l'opposé  de tout ce qui se fait aux états-unis (blockbusters , budgets colossaux ,brochette de stars...) on l'attendait au tournant avec ce Death proof (vilainement et inutilement traduit chez nous 'boulevard de la mort") ,les rumeurs disaient que le film n'avait pas reçu un bon accueil lors de sa sortie américaine ,a cela Tarantino répondait que "death proof ' avait eté incompris.

Quoiqu'il soit le nouveau Tarantino a défaut d'être un grand film est un film a voir absolument car le réalisateur casse encore un peu plus les régles (film tourné en pellicule d'époque, couleurs vieillies et délavées,image saccadée , utilisation particulière de la bande son ).

Death Proof rend un vibrant hommage aux films Grindhouse (entendez par la les films série B  jadis passés en boucle  dans les drive-ins).

Clins d'oeil aussi aux "Slashers" (films de tueurs en série) et aux road-movies (référence affichée a " vanishing point ") Death proof se divise en deux parties distinctes avec des moments de cinéma pur tarantisnesque (dialogues a bâtons rompus , langage ordurier, , références cinématographiques et musicales) , des séquences chocs (la collision frontale vue sous l'angle de tous les passagers est un chef d'oeuvre de réalisation cinématographique) bref encore un film tres rock'n roll  (Tarantino affichant encore et toujours son attachement a la 'sous-culture ' et aux  seventies (musique , bagnoles  et clin d'oeil évident a American graffiti et la Chevy de Stuntman Mike); encore un film qui ne ressemble a aucun autre même si on pense parfois aux films de Russ Meyer (faster pussycat kill kill!),et évidemment  a Duel le téléfilm qui révéla un autre génie du septième art , un certain Steven Spielberg.

On passe finalement  un agréable moment avec ce film qui finalement n'est que le reflet de ce que Tarantino aime vraiment ;les filles ,les bagnoles ,la musique ,les grands espaces ,  les road-movies le tout filmé par un pur génie de la mise en scène.

 

 

 

05/06/2007

Ocean Twelve ( Steven Soderbergh - 2004)

928415f25f8efd1ffe9f4d1a559cc386.jpgDe qui se moque t'on ? Si le premier volet de la bande a Clooney (Ocean Eleven réalisé en 2002) s'avérait être un  film plutôt plaisant (remake de l'inconnu de Las Vegas de Lewis Milestones) Ocean Twelve  qui nous raconte la suite des aventures de cette bande de sympathiques gangsters s'avère être un désastre total. Scénario inexistant , intrigue rocambolesque , personnages caricaturaux a la limite du grotesque (la palme pour Vincent cassel tout simplement ridicule.) Seul le premier quart d'heure fait illusion , passé les retrouvailles des anciens du casse perpétré dans Ocean Eleven c'est la débâcle et le film malgré sa brochette  de stars (Julia Roberts-Brad Pitt - catherine Zeta Jones- Bruce Willis-  excusez du peu!) sombre déséspérement .On  ne comprend rien de rien a l'intrigue  ;les personnages sont inconsistants et peu crédibles (notamment celui de Zeta -Jones). j'ai du mal a croire que ce navet intégral soit signé par Steven Soderbergh réalisateur qui m'avait enthousiasmé avec des films comme Traffic - Sexe;mensonges et vidéo (palme d'or) - ou encore  Erin Brokovitch. Pour Ocean Twelve , film   creux et vide sans aucun intérêt Soderbergh  mérite qun zéro pointé .

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22/05/2007

La fiançée du monstre (Ed Wood .1955)

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C'est pour moi un régal de revoir de temps a autre un bon film fantastique de série Z encore que dans le cas d'Ed Wood cinéaste qui peut se vanter d'avoir été élu 'plus mauvais réalisateur de tout les temps ' il faudrait presque créer une sous catégorie .

Si le monde du cinéma connaît aujourd'hui le nom de Ed Wood  c'est en partie grâce au film que lui a consacré Tim burton en 1995 ;film dans lequel Johnny Deep interprète avec brio  l'atypique metteur en scène .

Ed Wood avec des moyens dérisoires aura donc réalisé de nombreux films dont certains sont désormais passés a la postérité et sont devenus de véritables films- culte .

En résumé chez Ed Wood tout est trés mauvais mais le réalisateur  a un tel sens de l'auto dérision que son cinéma  reste délectable si on veut bien accepter d'entrer dans son univers.

La fiançée du monstre évidemment ne fait pas peur , pas peur du tout même   et on peut dire que le film est même franchement  comique tant les situations rocambolesques , le scénario invraisemblable ,les erreurs techniques évidentes ,le jeu d'acteur inexistant ;le montage approximatif (mélange d'images d'archives géographiques ,militaires ou animalières sans aucun rapport avec l'histoire) , les caricatures extrêmes des personnages  tout ici est une pure jubilation.

Et comment de pas parler de Bela Lugosi l'acteur fétiche d'Ed Wood ?

il interprète ici le Professeur Vornoff savant fou complétement marteau , le mythique Dracula qui termina sa carrière ruiné par sa dépendance a l'héroïne et qui tournait tout et n'importe quoi  est ici hallucinant , a mi chemin entre le grotesque et le génial  .

Quant a son assistant l'immonde Lobo  incarné par  Tor Johnson un ancien champion de lutte recruté par Ed Wood je vous garantit  que jamais vous ne retrouverez sur la pellicule un aussi mauvais comédien   .

Dans ce film hallucinant  et tordant  Vous  découvrirez aussi le plus ridicule des  monstres jamais présenté a un spectateur de cinéma a savoir un poulpe géant  (qui vit dans un marais et oui ! tant qu'a faire dans  l'invraisemblable) .

Pour la petite histoire le poulpe en question fût dérobé sur le plateau du film 'le réveil de la sorciere rouge" western avec John Wayne mais l'équipe d'amateurs chargée de voler la créature oublia le moteur ce qui fait que le poulpe sanguinaire ne bouge pas ,  ce sont donc  les comédiens jetés en pâture au monstre qui doivent s'agiter  tortillant les tentacules de plastique en hurlant  pour faire croire a une attaque de la bête . 

A voir pour le croire .

 
 

14/05/2007

Dinner with friends (Norman Jewison 2001)

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Dinner with friends est avant tout une pièce de théatre signée Donald Marguliès qui a obtenue le prix Pulitzer avant d'etre adaptée pour la télévision américaine par Norman Jewison un metteur en scène plus que confirmé et  réalisateur entre autres de films importants comme  'le Kid de Cincinnati " (1965)-"dans la chaleur de la nuit ' (1967)-'l'affaire Thomas Crown ' (1968) 'justice  pour tous ' (1979) ou encore  ' Hurricane Carter" (2000)

Sorti au cours de l'année 2001 en DVD Dans la collection ' le meilleur du cinéma indépendant américainDinner with Friends est un drame qui explore des sujets délicats comme l'amour ,l'amitié , la fidelité  autour du théme assez classique du divorce.

L'histoire se concentre essentiellement sur deux couples ,amis de longue date dont l'un est amené a examiner  de plus prés sa relation heureuse en apparence alors que  se désintégre le mariage du second.

Brillamment adapté , formidablement interprété par un quatuor irréprochable de sobriété (Dennis Quaid , Toni Collette , Andie Mc Dowell et Greg KinéarDinner with friends permettra a chacun de réfléchir sur les thémes essentiels abordés  car le film pose inévitablement les bonnes questions sur tout ce qui permet au couple de d'exister et de durer.  

Dans ce film intelligent qui oppose deux conceptions opposées du couple , chaque homme , chaque femme  trouvera toujours 'un petit quelque chose ' qui lui ressemble.

 Sans se lancer dans une critique sociale du mariage  Dinner With friends nous émeut  et nous interpelle  , c'est aussi au dela du contexte du couple un film d'une remarquable  intelligence sur le temps qui passe et les illusions perdues.

 
 

30/04/2007

Scoop (Woody Allen 2006)

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Disons le tout de suite le second film d'affilée tourné par Maître Woody a Londres est bien inférieur au précédent (Match point) .

Cela dit avec  Match Point  ,  Woody Allen avait mis la barre trés haut et il faut en tenir compte pour juger objectivement Scoop.

Le film est une comédie policière légère sur fond de meurtres en série et d'ambiance de cabaret .On retrouve d'ailleurs l'atmosphère d'un autre de ses films 'moyens' le sortilège du scorpion de jade ' réalisé en 2001. L'intrigue est d'une grande simplicité et même si Woody Allen  nous régale encore de séquences typiques de son humour décapant  et de son  génie des répliques qui font  mouche , on est bien  loin des grandes 'cuvées ' du style 'Broadway danny Rose" (1984) ou encore Meurtre mystérieux a Manhattan ' (1993).

Reste Scarlett Johanson nouvelle muse Allénienne qui nous régale et nous irradie de sa fraîcheur et de sa bonne humeur ,elle est le nerf central de cette comédie policière qui sans sa présence n'aurait certainement pas la meme dimension .

Woody Allen quant a lui ; s'est réservé un  personnage fidèle a sa collection de doux dingues il est ici  le grand magicien Strombini , faux mage , peureux et craintif qui  tente d'aider du mieux qu'il peut la jeune et jolie  journaliste intrépide .  

 
 

15:35 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : scoop, woody allen

22/04/2007

Marie - Antoinette (Sofia Coppola 2006)

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Le talent est-il héréditaire? On est en droit de se poser la question avec "Marie-Antoinette  le  troisième long-métrage de Sofia Coppola , fille de Francis Ford Coppolal'un des plus grands metteurs en scène de toute l'histoire du cinéma .

Après nous avoir ébloui avec son premier film 'Virgin Suicides' en 2000 puis récidivé  en 2004 avec "Lost in translation"   formidable "petit" film  encensé partout dans le monde ,voici que la talentueuse réalisatrice réussit encore une fois son coup avec Marie Antoinette .

 En évitant soigneusement la reconstitution historique Sofia Coppola  choisit plutôt de  tracer le portrait d'une jeune souveraine  légère , gaie , un peu désabusée et frivole et qui derrière les apparences   cache une grande  tristesse et une profonde mélancolie . Le film est un émerveillement de couleurs , et certaines séquences sont un enchantement (les scènes du bal masqué , celle du mariage , celle de l'arrivée de Marie Antoinette en terre de France) Sofia Coppola et son équipe ayant obtenu l'autorisation de filmer au château de versailles les décors sont forcement grandioses , les costumes sont également un régal pour les yeux .

Le choix musical peut paraître surprenant (mélange de musique classique baroque et de titres du répertoire new wave) pourtant  rapidement la musique  colle parfaitement aux images ,j'en veux pour preuve l'incroyable séquence ou la cour royale s'encanaille au cours d'une soirée un peu décadente rythmée par le 'hong kong garden' de Siouxie and the banshees et que Sofia Coppola filme comme un pogo digne des années punk . 

kristen Dunst révélée en 2000 par Virgin suicides  apporte toute sa grâce et sa fraîcheur au personnage de marie Antoinette ;autour d'elle c'est surtout les personnages féminins qui sont mis   en avant ,la comtesse Du Barry (vénéneuse Asia Argentomaria teresa la mère de Marie Antoinette ( étonnante Marianne faithfull) ou encore la duchesse de Polignac (pétillante Rose byrne) toutes sont formidables ;les personnages masculins sont par contre   plus en retrait  a l'image de Jason Schwartzmann qui  campe un Louis XVI un peu falot.

Volontairement le film occulte toute la partie tragique de la fin de règne du couple royal et seules quelques séquences du soulèvement du peuple et sa marche vers versailles nous sont montrées , le film s'achévant (un peu brusquement ) alors que la reine prend la fuite. C'est donc bien un formidable  portrait de femme que nous propose Sofia Coppola  avec ce Marie Antoinette décalé ,et presque rock'n roll.

 
 

18/04/2007

La vie revée des anges (Erick Zonca 1998)

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Des premieres réalisations  d’une telle audace,d’une telle maîtrise sont rares dans le paysage cinématographique français même si le réalisateur Erick Zonca nous avait livré quelques courts-métrages d’une grande qualité ;il faut admettre que son premier ‘long’ est une totale réussite
Les comédiennes Natacha Régnier et Elodie Bouchez sont éblouissantes et on comprend le jury du Festival de Cannes qui leur a décernées le double prix d’interprétation .
La caméra de Zonca suit , sans voyeurisme et avec beaucoup de réalisme et de pudeur  le quotidien des deux jeunes filles et nous montre avec cruauté mais beaucoup de justesse l’univers des ‘petits boulots’ , de la ‘galère’ et la survie sociale de Marie et Isa , la première rebelle farouche et révoltée , la seconde généreuse et d’un optimisme désarmant.

Toutes deux verront leur vie bouleversées , l’une par une rencontre amoureuse dévastatrice avec un homme qui pourtant représente tout ce qu’elle déteste , l’autre par la découverte du journal intime d’une jeune fille plongée dans un coma profond. On pense parfois a Sandrine Bonnaire dont les personnages de Mona (Sans toit,ni loi)et celui de Suzanne ( a nos amours) pourraient être la grande ou la petite sœur d’Isa et Marie.
La vie rêvée des anges (quel beau titre !) est un film remarquable et Erick Zonca s'impose des sa première réalisation  un metteur en scène de grand talent

 
 

26/03/2007

Un plan simple (Sam Raimi 1998)

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Au milieu de nulle part , dans une région ensevelie sous les neiges Hank Mitchell (bill Paxton) honnête citoyen marié a la gentille Sarah (bridget Fonda) trouve par hasard un petit avion ecrasé et enseveli sous les neiges  au milieu de la  foret.

Près du pilote mort il y a un sac qui contient 5 millions de dollars. Hank  n'est pas seul a faire cette decouverte incroyable  il est  avec son frere jacob (billy bob Thornton) un simple d'esprit inoffensif mais imprévisible et Lou ( Brent Briscoe) chomeur  alcoolique et stupide  .

Rapidement le plan monté pour conserver et partager cet argent tombé du ciel va tourner au cauchemar  et la spirale infernale de l'appât du gain et de la suspicion va conduire au drame.

Lorsqu'il réalise ce petit bijou de film Sam Raimi n'est pas encore devenu le metteur en scène a qui Columbia va confier la saga des Spiderman  il a cependant  deja un statut de rélisateur culte depuis qu'il a  réalisé en 1982 pour une poignée de dollars "Evil Dead " un film Ovni completement déjanté et  primé au festival du film fantastique de Paris un film  qui va devenir  une oeuvre culte du cinéma gore.

Raimi va croiser ensuite la route de Joël et Ethan Coen (il sera assistant seconde  équipe pour"  le grand saut" en 1993) et va consulter les deux frères pour la réalisation de 'un plan simple 'en 1998 notamment pour la difficulté a tourner au milieu des grands espaces enneigés (Les freres Coen ayant en 1996 réalisé "Fargo " un thriller époustouflant dans un décor semblable a celui d'un plan simple ') Mais si le film de Sam Raimi fait parfois  penser a Fargo pour l'incroyable  décor enneigé  la comparaison s'arrête la. "Un plan simple' est un film qui ne ressemble a aucun autre  et nous réserve de bien belles surprises a commencer par les interprétations parfaites de Bill Paxton  et de Billy Bob Thornton (oscar du meilleur second rôle) tous les deux formidables dans les rôles des frères  Mitchell, personnages diamétralement opposés mais qui vont tenter de s'unir pour survivre a la terrible aventure qui les dépasse .

 Les autres comédiens autour d'eux Bridget Fonda- Brent Briscoe sont également excellents mais il faut surtout  saluer l'intelligence du scénario de Scott .B. Smith qui adate ici son propre roman (il obtiendra d'ailleurs  un oscar mérité pour cette adaptation )

 L'évolution de l'histoire ,le changement progressif de comportement des personnages , la fin étonnante  font de ce film marqué d'un profond cynisme  un modéle de thriller qui se démarque de tout ce que le cinéma américain a parfois  l'habitude de nous montrer .

 

 

 
 

13/03/2007

Le Nombre 23 (Joel Schumacher 2007)

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J'avais oublié, j'avais malheureusement oublié l'affligeante filmographie de Joël Schumacher (mis a part 'Phone games en 2003) j'avais oublié le dispensable et  nauséabond  'Chute libre' (1993) ou les deux catastrophiques suites données aux épisodes  'Batman" oublié aussi  le pitoyable 'droit de tuer '(1996)'ou bien encore le douteux  "8 millimètres" (1999).

Fidèle donc a lui même le réalisateur livre ici un film totalement raté et d'une rare bêtise.

Le Nombre 23 censé  traiter de l'obsession et de la paranoïa  nous entraîne plutôt dans le n'importe quoi .

Le film démarre lentement et s'enlise rapidement avant de sombrer très vite.

Pour le spectateur piégé il ne reste plus  qu’à tenter de s'accrocher à un scénario aussi invraisemblable que ridicule  dans cette histoire rocambolesque  ou malgré tout le talent d'un Jim Carrey on s'ennuie ferme.

Les séquences flash-back sont d'une laideur épouvantable, les comédiens autour de Jim Carrey sont approximatifs et l'ensemble est d'une lourdeur de plomb .

Le Nombre 23 qui essaie désespérément de lorgner du coté de  films  comme  "Mémento"  "La Septième porte "ou encore " Angel Heart  " n'arrive jamais a intéresser le spectateur qui attend  dans un demi coma cinématographique une fin qui le sortira d'une torpeur profonde.

 
 

08/03/2007

La Môme (Olivier Dahan - 2007)

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Evidemment s'attaquer a un tel projet  se révèle extrêmement courageux et plutôt culotté .

On aurait pu craindre au vu du projet téméraire qu'Olivier Dahan ne serait pas a la hauteur de ses ambitions .

En effet  ce n'est pas avec "le petit Poucet " (2001) et encore moins davantage avec la suite inutile et grotesque des "rivieres pourpres " (2005) que Dahan pouvait inspirer confiance dans la réalisation d'un grand film . Pourtant Dahan semble avoir tellement mis de conviction dans son incroyable projet  qu'il a réussit a nous bluffer et a faire de ' la môme ' un grand film chargé d'émotion et teinté d'humour , un film assez exceptionnel sur le destin non moins exceptionnel celui d'une  petite chanteuse misérable des rues devenue un mythe  planétaire absolu

Pour incarner la Môme il semblerait que Dahan ait pensé immediatement a  Marion Cotillard  comédienne que l'on a pu voir chez Tim Burton (big fish ) ou chez Jean pierre Jeunet (un long dimanche de fiançailles) deux excellents films mais aussi dans des long-métrages  beaucoup plus dispensables (la saga des 'Taxi' ou encore 'jeux d'enfants' de Yann samuel )

Quoiqu'il en soit ce choix est une bénédiction car l'actrice est tout simplement prodigieuse  et obtient la , trés certainement le rôle de sa vie.

Il y aura forcement pour elle un avant et un après  "La Môme." Son interprétation de Piaf  est  littéralement époustouflante dans chaque séquence du film , son travail de mimétisme et de play-back sur le jeu de scene et dans l'interprétation des chansons apporte une émotion et une intensité qui lui permet non pas de jouer mais de  devenir véritablement la môme Piaf .

La distribution autour d'elle est d'une très grande qualité Gerard Depardieu  (formidable en Louis Leplée le découvreur d'Edith) - Pascal Gregorry le manager fidèle Louis Barrier -  Jean paul Rouve et Clotilde Coureau (les parents d'Edith)  - Sylvie testud (Momone l'amie de toujours)  ou encore Jean pierre Martins (musicien du groupe de rock Silmaris)  qui campe un Marcel Cerdan plus vrai que nature).

Rajoutons les deux jeunes comediennes bouleversantes (Manon Chevalier et Pauline Burlet ) qui incarnent Edith enfant , un travail de maquillage phénoménal , une reconstitution  soignée du Paris des années  30 , un montage  en flash-back trés intelligent et evidemment un choix de chansons qui font partie de notre mémoire collective . Déja favori dans toutes les categories pour les prochains césars La Môme aura d'ici la  été vu par des milliers de spectacteurs qui sortiront pour la plupart de leur scéance émus et enthousiastes .

A l'évidence le film de Dahan s'impose comme la belle surprise de ce début d'année 2007.