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01/02/2016

P.S . I Love you (Richard La gravenese 2007)

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The Pogues  feat Kristy Mc Coll    fairytales of  New York


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Les préjugés ont la vie dure et l 'esprit tenace  , en effet  sans les conseils malins et  répétés de personnes  ( OK  c 'est des filles!) et  qui se reconnaitront a la lecture  de cette chronique je ne me  serai jamais arrêté sur ce film identifié  stupidement comme un mélodrame sans intérêt  destiné a  un public ciblé.

C'est donc avec  une surprise que j ai donc regardé et surtout aimé  PS  I love you le film

comme souvent  avant le film il y eut un roman a succès , celui de  Cecelia Ahern  , jeune dublinoise  qui publie en 2004 PS. I Love You ; son premier roman a 21 ans et qui rencontrera  un succès colossal  en Irlande  évidemment mais aussi un peu partout  dans le monde.

Le film traite avec  tendresse, humour  et gravité  d'un sujet douloureux ,la perte  d'un amour ,,la perte au sens physique puisque il raconte la reconstruction , le retour a la vie  d'une  jeune femme (Hillary Swank ,parfaite) dévastée par la perte  de  son amour (Gérard Butler)

cette  romance post-mortem n 'a rien de sinistre  ni de morbide  au contraire  elle est ici  traitée avec  recul , réflexion  et  beaucoup d  humour  de par  déjà le scénario cocasse et malicieux  voulu par le défunt (des lettres reçues par la jeune et jolie veuve suivant différents moyens dans les semaines après  son  décès)

Ode a la reconstruction , au culte du souvenir , le film qui glisse parfois  vers  certains inévitables clichés reste de bout en bout agréable et plaisant a  regarder ,porté par des acteurs touchants

Coté masculin mentions spéciales a Harry Connnick Jr (Daniel)  et a  Jeffrey dean Morgan (William) tandis que chez les filles Kathy Bates  (la mère) et Lisa Kudrow (Denise) dans un personnage  qui rappelle celui  qu'elle  jouait  dans la série  'friends  ' sont parfaites

Et puis ce film est aussi  ( et peut  être avant  tout ) un cri d'amour aux racines , aux traditions  et a  l'Irlande omni présente et superbement mise en valeur dans les quelques scènes très émouvantes tournées dans ce magnifique pays

illustré par un choix musical  très inspiré par le rock et la folk irlandaise (Sublime choix que le titre  des  Pogues  pour la cérémonie funéraire  de Gerry), jamais larmoyant  ni condescendant PS I love you est au final une surprise  qui prouve qu'il ne faut jamais condamner les films avant de les avoir vus et qu'un genre cinématographique au demeurant mineur peut révéler  de beaux moments et de belles émotions.

Merci les  filles  pour ce conseil avisé ! (elle se reconnaitront)

 

 

 

16:09 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (1)

11/01/2016

R.I.P David Bowie (1947-2016)

 

 

   David Bowie  -  Changes


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Décidément  il n 'aura jamais fait comme tout le monde

alors que sortait a la surprise générale 'Blackstar ' son nouvel et 26eme album quelques   jours   auparavant David Bowie tire sa révérence en prenant la planète de cours et en laissant des centaines de milliers de fans et d'admirateurs orphelins de sa musique et de son génie

Indiscutablement l 'artiste le plus novateur de son époque , véritable  caméléon artistique s'en va et nous laisse une œuvre colossale a l image de son incroyable talent

écrire un hommage a Bowie est une chose que je n 'imaginait pas faire de sitôt tant l 'homme me semblait invulnérable et indestructible

Sa place dans ma vie est si importante que je ne sait par ou commencer et j ai peur d 'en oublier tant Bowie m 'aura procuré depuis des années tant d'émotions et de bonheur.

j 'ai aimé David  Bowie a toutes les périodes avec toujours une admiration pour cette faculté , ce génie a se reconstruire et a se réinventer sans cesse

toujours la ou l'on ne l 'attendait pas, toujours surprenant  , toujours en avance , toujours  d'une liberté et d'une audace sans pareille Bowie aura joué avec les codes ,les règles pour mieux   nous surprendre et se surprendre lui même

d'une intelligence et d'une richesse culturelle hors normes il saura puiser dans  tout les domaines artistiques le terreau de son travail fantastique et  ambitieux

Les hommages nombreux et éloquents qui vont  (et a juste titre) se succéder prouvent indiscutablement son importance et sa place dans l élite et dans l histoire de la musique moderne

Quant  a moi , il est  l un des plus grands artiste de  son temps ,il est a la musique  ce  que Chaplin est au cinéma  ou Picasso a la peinture  , un touche a tout de génie incomparable et inégalé  incarnant a la perfection  la définition même du  rock moderne.

 

David Bowie   -  Kooks


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David Bowie  -  oh  you pretty things


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David Bowie  -  wild is the wind


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02/01/2016

Fahrenheit 451

 

 

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Fahrenheit 451 est le seul long-métrage de François Truffaut en anglais ; c’est également sa seule adaptation d’un roman de science-fiction (ray Bradbury), il s’agit là par conséquent d’une œuvre totalement a part dans la carrière du célèbre réalisateur français.
Avec peu de choses Truffaut nous présente un univers futuriste terrifiant .Il nous fait ressentir la froideur et percevoir l’anonymat et l’absence totale de sentiments.
Le conditionnement clinique des personnages n’est pas sans rappeler la série télévisée culte le prisonnier réalisée a la même période.
Les références littéraires de Fahrenheit 451 (température de consumation d’un livre) nous font prendre conscience de l’importance de la mémoire culturelle.
Le moment fort du film reste la séquence ou les personnages s’identifient chacun a un roman célèbre et en apprennent par cœur le texte afin qu’il échappe a la folie destructrice des hommes, ce passage est d’une effroyable beauté glaçante
Réalisé en 1966 ce film est d’un avant-garde étonnant et d’une modernité stupéfiante et cette incursion dans l’univers du cinéma d’anticipation par l’un de nos plus grands metteur en scène est un véritable coup de maître.

10:57 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

Boulevard du crépuscule ( Billy Wilder -1950)

 

boulevard du crepuscule,billy wilder

 

 

 

 

Si certains films ;même lorsqu'ils sont des " incontournables" de l'histoire du cinéma  vieillisent  mal ce n'est pas du tout le cas  de " Boulevard du crépuscule " (sunset boulevard)  qui de toute évidence traverse les  décennies . Ce  film fut réalisé en 1950 par un maitre de la comédie americaine Billy Wilder ( 7ans de réflexion (1955) - la garconnière (1960) certains l'aiment chauds(1959) pour ne citer que quelques films) mais cet immense réalisateur avait débuté sa carrière par un genre trés prisé dans les années 50 le film 'noir ' et si son chef d'oeuvre absolu reste trés certainement 'assurance sur la mort " réalisé en 1944 il est incontestable que 'boulevard du crépuscule ' est l'une de ses plus grandes réussites .

La grande force du film de Wilder est de nous passionner pour une intrigue dont la fin est dévoilée des les premières minutes .Un homme Joe Gillis  , scénariste en panne d'inspiration (William Holden) est retrouvé mort abattu de deux balles dans le dos et flottant dans la piscine de Norma Desmond  (Gloria Swanson) une ex star du cinéma  .

Narrateur de sa propre destinée Joe Gillis va nous raconter les circonstances qui l'ont mené a sa triste fin mais au delà du meurtre et de  l'intrigue "Boulevard du crépuscule " est surtout un grand film sur la déchéance ,d'abord  celle d 'un homme prêt a tout et qui finit piégé  et celle d'une star du cinéma muet  déchue et oubliée  du public et qui continue a croire en sa gloire passée. A travers le personnage pathétique de Norma Desmond c'est aussi un émouvant hommage rendu au cinéma  muet dont le passage au parlant a laissé sur le bord de la route des centaines de comédiens . le choix de Gloria Swanson elle même star du cinéma muet  pour interpréter Norma  n'est certainement pas un hasard  et on peut dire que l'actrice joue dans ce film  ni plus ni moins que son propre personnage. Aux frontières de la paranoïa et de la folie Gloria Swanson est ici  tour a tour inquiétante , bouleversante , déchirante et son interprétation est tout simplement éblouissante ,elle apporte une authenticité qui donne au film un coté trouble quasi mystique.

A ses cotés qui d'autre aurait pu être plus inouï que erich von Stroheim pour jouer le rôle de max le majordome vieillissant et dévoué a l'ex star ?.le choix de Wilder est encore une fois parfait ;en choisissant celui que hollywood surnommait 'l'homme que vous aimerez haïr" il donne a son intrigue le coté sombre et inquiétant propre au jeu d'acteur unique de Von Stroheim. Ancien metteur en scène maudit (les rapaces  -folies de femmes  mais aussi Queen kelly  ou il dirigeait Gloria Swanson) l'acteur au timbre de voix si particulier fut  aussi l'un des comédiens  incontournables des années 40 (l'alibi (1937) -les disparus de st agil (1938) la grande illusion (1937) en sont des exemples parfaits).

D'autres figures  de l'âge d'or d'Hollywood jouent ici leur propre rôle Cécil B De Mille le célèbre  réalisateur  ainsi que  Buster Keaton qui incarne de sa silhouette unique sans prononcer la moindre parole un comédien oublié ,  compagnon de solitude  de Norma Desmond .

Enfin William Holden dans le rôle de Gillis scénariste  en mal d'inspiration qui croise pour son malheur la route de norma  , Il est  absolument remarquable dans le rôle d'un homme pris au piège comme une proie dans une toile d'araignée et  trouve avec  'boulevard du crépuscule" l'un des deux  ou trois plus grands rôles de sa carrière.

pour la petite histoire le film nominée 11 fois aux oscars 1950 ne fut pas récompensé a sa juste valeur  , seuls trois oscars  lui ont etés décernés (scénario - musique - direction artistique) beaucoup furent scandalisé ( a juste titre) de ne pas voir Gloria Swanson décrocher la précieuse  statuette  , le choix du jury se portant sur Judy Holliday dans "comment l'esprit vient aux femmes "de Georges Cukor  .

Quant a William Holden nominé et non récompensé il se rattrapera en 1953 en obtenant l'oscar pour "stalag 17" réalisé par....Billy Wilder.

 

 

 

 

 

 

29/11/2015

Elle l'adore (Jeanne Henry 2014 )

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Un film plutôt sympathique avec une intrigue pour le moins originale qui traite de la fascination  et  de la manipulation.

Fille De Julien Clerc et de Miou Miou  la réalisatrice  Jeanne Henry connaît  le sujet sur le bout des doigts et le traite admirablement. Les  deux comédiens  sont  parfaits  Sandrine Kimberlain  , impeccable  mythomane totalement  survoltée et Laurent Laffite   dans un personnage  pas  évident a  interpréter et dans un rôle qui aurait pu être casse-gueule.

Les  deux comédiens s'en tirent parfaitement et permettent au film d'exister au travers  de l'évolution progressive  de l intrigue

bémol cependant aux rôles de policiers et enquêteurs, personnages  a mon sens un peu trop baclés tant au niveau du scenario que de la profondeur.

Au final toutefois , un film plaisant avec une fin que l'on peut qualifier  d 'amorale  et  de  'gonflée ' proposée  par Jeanne  Henry

 

 

 

 

 

 

17:19 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

21/11/2015

Elephant (Gus Van Sant 2003)

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Certes c 'est lent , certes c 'est court (moins d' 1 h 30) cependant quel film admirable !

étrange , envoutant et  baigné d'une atmosphère unique et particulière Elephant , palme d'or 2003 a cannes est  visuellement superbe le film de G V S est un OVNI  absolu tant dans la narration que dans la façon de traiter son sujet (l' un des plus sanglants faits divers de ces dernières années a savoir la tuerie de Columbine)

la OU le documentaire de Michael Moore (bowling for columbine) tentait d'expliquer pourquoi , GVS  lui n 'explique pas le pourquoi  et s'attarde plutôt  sur le comment

volontairement déshumanisé jusqu'à l "épure (a l 'image des deux ados meurtriers du film) 'Elephant ' mérite deux  ou trois visionnages pour bien en saisir la magie et mieux comprendre le(s) chemin(s) que nous fait prendre le réalisateur.

1h30 d'un cinéma différent et décalé a l 'opposé complète des bains de sang hollywwodiens , un film d'une intelligence rare et désarmante

 

21:46 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

17/10/2013

Neuf mois ferme ( Albert Dupontel 2013)


Annoncée partout  comme la  'comédie de l 'année ' je me suis précipité  en salle  pour voir le film de Dupontel 'Neuf mois ferme '

Comédien caméléon  Albert Dupontel m 'a rarement déçu  quelque ce soit les registres de film dans lequel j'ai pu le voir , concernant ses réalisations,  j 'avait découvert avec  retard  'Bernie ' et 'enfermés dehors '  Deux films qui m'avaient tout deux enthousiasmés.

les critiques plutôt enjoués autour de ce film  me confortait dans mon choix mais je doit avouer  que je suis ressorti de la salle assez déçu

le film court (  a peine  1h20) enchainant il faut l'avouer  le drôle et  le caustique mais aussi  le moins drôle.

A l 'image des personnages déjantés de ses premières réalisations Albert Dupontel nous offre ici Bob Nolan improbable cambrioleur  (interprété par Dupontel himself)

le scénario est plutôt  faible, Sandrine Kimberlain dans un registre de godiche a la Mireille Darc n 'est guère convaincante et Dupontel usant de ses mimiques a outrance  en fait des tonnes.

Cependant  reconnaissons a 'Neuf mois ferme  un rythme bien  emmené  , certes plaisant  mais qui  part un peu dans tout les  sens .

Résolument influencé par l'univers foldingue  et absurde des Monty Python le film donne parfois le tournis même si les idées de mise  en scène sont parfois bien pensées (les infos télévisées  , la  camera de surveillance , )

les bonnes surprises sont ici a chercher du coté des seconds rôles Philippe Duquesne le médecin légiste  hyper trash , Bouli Lanners le flic  cinglé  et surtout  "mention spéciale"  a Bernard Marié  l 'avocat bègue  irrésistible de   drôlerie  , son plaidoyer   , summum absolu de non -sens et de  surréalisme  vaut a lui seul le prix de la place de cinéma.

 

 

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15/10/2013

Ascenseur pour l 'échafaud (Louis Malle 1958)


 

 

Il y a d'abord les visages celui de jeanne Moreau au téléphone qui envahit l 'écran puis celui de Maurice Ronet dans la pénombre , effacé , grave puis viennent les mots d'amour ; les 'je t'aime 'murmurés par les deux amoureux

il y a évidemment ce noir et blanc lumineux , éblouissant , et cette intrigue a la fois simple mais terriblement angoissante

Premier film d'un réalisateur surdoué de 25 ans et d'une maitrise technique inouïe 'Ascenseur pour l 'echafaud est un véritable chef d'œuvre noir portés par deux comédiens solaires

le couple Moreau et Ronet les deux amants fous d'amour qui sans une seule scène en commun a l'écran irradient ce merveilleux film d'une époque cinématographique bénie

les dialogues sont épurés ,la mise en scène est brillante , l'ombre du maitre Hitchcock plane au dessus de ce long-métrage qui va devenir très vite un classique du genre entre les longs silences et la musique de Miles Davis ce film nous entraine nous emporte dans la nuit filmé admirablement filmé par Malle

 

Et puis Ascenseur pour l 'echafaud ne serait pas ce diamant noir sans la musique sublime de Miles davis

en enregistrant en direct (d'après la légende ) la bande-son de ce drame le trompettiste réussit l 'exploit d'habiller le film d'une aura et d'une grâce unique

jazz et cinéma ont souvent fait bon ménage avec les cinéastes de la nouvelle vague ( 'Les tricheurs' , 'des femmes disparaissent ', 'les liaisons dangereuses', ' a bout de souffle' bien sur mais aucun film ne peut prétendre s'enrichir d'une telle merveille d'équilibre et d'harmonie

Comme un personnage a part entière du film de Louis Malle Miles Davis rajoute a un chef d'œuvre un autre chef d'œuvre

somptueux et inégalé!

 

 

Miles Davis -  Final  ( take 1 )

 


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24/08/2013

Jobs (Joshua Michael Stern 2013)

 

 

 

Moins de deux années après son décès (survenu en octobre 2011) le génial Steve Jobs a déjà son 'biopic' les américains ne perdent décidément pas de temps

C 'est ici un acteur en pleine ascension qui endosse le personnage  totalement fascinant de Jobs et  Ashton kutcher  s 'en sort  plutôt bien tant l'expérience semblait périlleuse.

le film sans être génial   est une réussite , il s'applique a retracer la période  1974 - 2000 de l 'ascension de Jobs et d'Apple (après une brève introduction sur la présentation révolutionnaire de l 'Ipad  en 2002)

Des campus universitaires  a la Silicon Valley  nous suivons le parcours d'un génie et d'une bande de doux-dingues (génial Steve Wozniak incarné par  Josh Gad) qui vont révolutionner le monde

Sans chercher a faire de Jobs un personnage sympathique ou avenant mais en gardant le cap de sa foi  en sa vision du monde de demain ,le film conserve un regard  très documentaire qui lui confère malgré tout une certaine austérité

Cependant même si 'Jobs '  occulte  volontairement (avec tout de même un peu de frustration) les années 2000 et la révolution IPad , IPhone le film nous entraine sur 25 années d'une aventure humaine passionnante  et hors du commun menée  par des hommes d'exception

 

Apres 'the social network '(2010) ce film met donc en avant la progression inouïe de la société Apple , il nous raconte  la prehistoire de l'informatique  ,   la mise en service des premiers ordinateurs qui vont changer la face du monde , les idées révolutionnaires et inédites , les  conflits ( celui avec Bill Gates est clairement évoqué) bref du garage familial a Wall street  nous  suivons le parcours éclairé d'un des plus grands visionnaires de notre siècle.

 

Passionnant!

00:19 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

16/06/2013

Le monde enchanté de Jacques Demy (La Cinémathéque 2013)

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C'est une  bien belle exposition que nous propose cet été la cinématheque de Paris , elle célébre Jacques Demy , le merveilleux réalisateur français  , le magicien des "demoiselles de Rochefort " ou des  "parapluies de Cherbourg " célébré dans le monde entier  mais pas  seulement et si ces deux  chefs d'oeuvres sont bien sur les  deux fers  de lance de cette  exposition  ( avec   l'indémodable 'Peau D 'ane " )  nous y découvrons également toute la face moins connue de son travail de metteur en scène "Lola " (1961) " l'evenement le plus important  depuis que l 'homme a marché sur la lune '( 1973)  avec un Mastroainni  génialissime ainsi que 'La baie des anges ' (1963) avec une Jeanne Moreau sublimée par la caméra de Demy.'trois places pour le 26' son ultime réalisation avec un brillant Yves Montand '(1988)

outre les trois salons distincts consacrés aux trois chefs d 'oeuvres nommés plus haut une large part de cette brillante exposition est également consacrée au travail et a sa complicité avec Michel Legrand  compositeur avec qui il fut totalement fusionnel et qui l'accompagnat  sur de nombreux projets

on y verra aussi combien une vie d'amour et de complicité passée aupres de la réalisatrice Agnes Varda aura permit au cinema d'etre si souvent a l ' honneur

on Sera forçément ému devant la palme d 'or décernée  a Cannes en 1964 aux 'parapluies de Cherbourg" , bref on sortira joyeux et enthousiaste  de cette exposition ou  couleurs  bonheur , gaité ,musique et enchantement sont de mise et on aura une irrésistible envie urgente de se replonger ( via les DVD ) dans l 'univers magique de ce génial metteur en scène

 

 photo extrait des "Parapluis de Cherbourg  ' (1964)

 

 

13/05/2013

Sur la route (Walter Salles 2012 )


 

 

 

Après avoir vu voici quelques années les calamiteuses adaptations des romans cultes réputés inadaptables ('le festin nu '  - 'las vegas Parano   ') j 'avoue que concernant le film tiré du cultissime bouquin de Kerouac j y allais  avec une certaine appréhension

 j avais lu évidemment le célèbre livre de Jack kérouac une première fois  vers l 'âge de  20 ans puis  a un âge plus avançé  avec de nouvelles clefs  me permettant d 'en mieux cerner toute la magie, toute l 'énergie , toute la puissance qui en font a ce jour encore l'un des romans cultes absolus de l' histoire de la littérature moderne

le film de Walter Salles ne m 'a pas décu bien au contraire ,  très rapidement même il balayât mes doutes et mes craintes peut être parce que j en  attendais pas grand chose et que je l'abordais sans a priori

un casting peu flamboyant sur le papier  mais au final surprenant avec la révélation explosive du film   Garret Hedlund  formidable Dean Moriarty  , toute en élégance et en puissance , habité par son personnage hors du commun   c'est lui qui porte le film de bout en bout , c 'est lui qui insuffle a 'sur la route ' l 'énergie dévastatrice , le rythme effréné caractéristique  du roman de Kérouac

avec lui    Kristen Stewart  a des années lumières de la tete a claques de 'Twilight ' est parfaite et Sam Riley dans le rôle de Sal Paradise (Kerouac  him self) est lui aussi formidable

sur le tempo entêtant  et irréssitible du be bop cher a Charlie Parker et a dizzie Gillepsie  (bande son étonnante ) nous  suivons ce road movie  de New York a Denver , de San Fransisco au Mexique

on croise évidemment en compagnie de ce trio de doux dingues d'autres personnages centraux et mythiques de l'epoque de la contre culture américaine  Williams Burroughs ( vigo Mortensen) , Allen Ginsberg (tom Sturridge)

Dans cette quête éperdue du bonheur dans  ce désir de vivre coûte que coûte l'instant présent on retiendra de Sal , dean et Mary-lou  leur  soif de liberté   leur envie de découvertes , de partage et de rencontres

A l heure des réseaux sociaux et des amis virtuels cette camaraderie partagée reste a l 'image d'une époque qui bien que déjà lointaine continue de  fasciner  et d'émouvoir.

 

 

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16/04/2013

11.6 (Philippe Godeau 2013)


11.6

Il fallait bien que cela arrive après une succession de bons ( d'excellents) films ( "le dernier pour la route" "a l'origine " "intouchables " " les petits mouchoirs " ) ' François Cluzet cette fois  ne parvient pas a faire de 11.6 un film réussi

Le comédien  qui désormais est installé  en haut de la pyramide des meilleurs acteurs français (a juste titre) se voit ici piegé dans un film a la réalisation maladroite , au scénario trop convenu  et entouré de seconds rôles moyens qui n 'aident pas vraiment le film a décoller

si le personnage de tony Musselin reste énigmatique  voir antipathique il y avait de belles pistes a explorer pour développer autour du mystère et de la complexité du désormais célèbre 'convoyeur de fonds '

Au lieu d'aller dans cette direction Godeau se contente d une peinture profondément humiliante pour la profession exercé par Musselin et d'une critique un peu primaire de la  société capitaliste

A trop vouloir faire de son personnage un anti heros  du monde moderne Godeau  le transforme en ours mal léché et irascible . Cluzet qui réussi habituellement  a rendre ses personnages intéressants n' y arrive pas et on sent parfaitement que le personnage de Musselin  ne l 'habite pas , ne le transcende pas

superficiel et lent 11.6 est un film qui finalement n apporte  rien a la légende de Musselin , en tout cas  rien de ce que l 'on savait  deja , ni les motivations , ni le mécanisme préparatoire du braquage ne sont ici abordes.

le film se contentant de s' appuyer paresseusement sur un fait divers  médiatique et encore dans les esprits pour tenter  (en vain) d'accrocher le spectateur

 

 

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07/04/2013

Anthony Zimmer (Jerome Salle 2005)


Anthony Zimmer

 

 

 Que Voila Une excellente surprise inattendue !

 Jerome Salle  pour son premier long-métrage réussit la un étonnant thriller  qui lorgne intelligemment et sans prétention  du cote d'Hitchcock 

De Paris a La cote d'azur, nous partons sur les traces d'Anthony Zimmer escroc  international ; entre manipulation et faux semblants ,  le jeu de pistes dans lequel nous suivons le duo Sophie Marceau (peut etre le meilleur film d'une filmographie très moyenne) et Yvan Attal  (parfait ) entretient une suspense qui ne faiblit pas

Autour du duo brillant on  ne boudera pas le plaisir de retrouver Sami   Frey  un acteur rare et toujours juste

Superbes décors naturels  , seconds rôles parfaits  , scénario habile  et final plutôt bien ficelé font de ce Anthony Zimmer  un film qui se détache nettement  de la paresse généralisée des films policiers français de ces dernieres années.

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26/02/2013

Un coeur en hiver (Claude Sautet 1992)

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Je  suis et cela depuis de nombreuses années un inconditionnel absolu de Claude Sautet , et j 'avoue me me ressourcer régulièrement a sa filmographie avec un bonheur renouvelle  chaque fois .Un coeur en hiver était l'un des  seuls films que je n'avait pas encore vu

Précédé d 'une aura de chef d'oeuvre j 'abordais ce film comme on aborde  une oeuvre  de Sautet  .en  plongeant  totalement dans l'univers des  personnages , en laissant les émotions venir a moi , en laissant le maître Sautet me transporter dans cet univers unique et identifiable pour tout admirateur des les premières  séquences

et pourtant cette fois je n'ai pas accroche au film , je l'ai trouve monotone et creux , je l'ai trouve vide et assez plat

Est ce le sujet quelque peu élitiste du film ? est ce la  lenteur délibérée voulue par le metteur en scène ? est ce enfin une certaine forme d'academisme volontairement affichée?

Peut etre est ce l'univers clos , hermétique  presque dérangeant du personnage  principal (Daniel Auteuil dans un rôle subtil peu évident ) ?

Je ne saurait precisement dire pourquoi mais il est evident  que je suis passe totalement a cote du sujet avec au final le sentiment curieux de me sentir  étranger a l'histoire , comme une impression de ne pas avoir les clefs  pour décrypter le film

Certes le couple Beart -Auteuil fonctionne a merveille et certaines  scènes (celles  du  bistrot notamment ) sont vraiment réussies pourtant la magie n'opere pas et l'ensemble tombe désespérément a plat.

Cote comédiens si le couple Emmanuelle Beart  et Daniel Auteuil s'en tirent plutôt bien Le personnage d 'André Dussolier par contre , m'a semble caricatural et je n'ai pas trouve l'acteur a l'aise dans  son personnage.

C'est certainement a ce jour ma seule déception autour de Claude Sautet , génial réalisateur qui conserve malgré ce rendez vous manque entre nous  toute  mon immense admiration.

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20/01/2013

Taken 2 (olivier Megaton 2012)

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Une question  , a  part  faire les poches des  spectateurs  et   remplir les caisses  avec cette suite  de Taken  (opus 1)  qui fut un succès inespéré et avouons le nettement plus regardable , quel est l intérêt pour Besson de nous  livrer un film aussi mièvre qu'inutile ?  franchement je voit pas , (enfin je  Vois plutot tres bien  l 'aspect pecunier  point barre.)
rien a retirer ,pas de suspense , Liam Neesom habituellement a l'aise semble même  traîner la  patte , des invraisemblances, des incohérences  grosses comme l ennui qui court tout au long de cette daube  .

Ah le coup des grenades en plein Istamboul , et le taxi jaune  (une obsession les taxis chez Besson) intact après un rodéo  et des crash a repetition dans les ruelles de la vieille ville , et l arrivée a l'ambassade  U.S  du grand , du très grand n'importe quoi

Peu ou pas de scénario, des  dialogues  affligeants et  toujours  un jack pot  au bout car ce Taken 2  va marcher auprès d un public malheureusement déjà derecrebre depuis  longtemps.  Bien triste  tout ca

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23/12/2012

Les blessures assassines (Jean Pierre Denis 2000)

 

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le 2 février 1933, au Mans, deux domestiques , les soeurs Christine et Léa Papin, assassinent leur patronne et sa fille. Ce crime inexplicable a depuis inspiré les plus grands auteurs et il est devenu l'un des faits divers les plus célèbres de l'entre deux guerres

Mais qui étaient ces deux Soeurs quasi-orphelines, que le quotidien n'a cessé de ramener à elles-mêmes, en les isolant du monde réel et de la raison ?

C 'est autour de ce fait divers réel et sinistre que jean Pierre Denis construit ce très beau film , lent , applique et sublimée par une Sylvie Testud  habitée par son personnage de Christine  Papin (cesar du meilleur espoir feminin 2000)

l'autre soeur C 'est  Lea , c 'est encore une enfant , fragile , influençable et  fascinée par Christine sa soeur aînée qui va l'entrainer  dans sa folie assassine  , elle est ici brillamment interprété par une jeune comédienne étonnante Marie Julie Parmentier

Film sobre, qui enchaîne les séquences courtes et qui retrace  ce fait divers qualifie a l'epoque de "crime  social " Les blessures assassines ( quel beau titre ) nous est  présente  sans voyeurisme aucun, le réalisateur insistant sur la complexité du crime , son aspect inexplicablement brutal et sauvage sans omettre de mettre en avant  le mysticisme qui a entoure toujours  la vie de misère des deux jeunes soeurs.

De Meme l'homosexualite incestueuse des soeurs Papin est ici affichée avec une grande pudeur  ,loin des outrances du fait divers a scandale jean Pierre Denis nous propose une tragédie ou le meurtre si abominable  soit il apparaît comme le cri de désespoir de deux êtres prives d'amour et de droit a l'existence 




 

 

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22/12/2012

Non ma fille tu n'iras pas danser (Christophe Honore 2009)

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Après le calamiteux "Ma mère" chronique  sur ce blog je voulais une nouvelle  fois me replonger dans le cinéma de Christophe Honore avec ce long métrage ,son sixième  sorti en 2009

Si je n 'ai pas retrouve la magie et le climat envoûtant du formidable  "les histoires d'amour" ce film m 'a cependant beaucoup  plut tout en me laissant sur ma faim avec une drole d'impression de frustration (peut  être en raison d'une fin a mon sens un peu baclee)

Chiara Mastroainni qui interprète ici Lena le personnage central du film livre ici une belle prestation dans un le rôle d'une femme triste , insaisissable , torture ,instable

autour d'elle les couples explosent , se trompent , se mentent ,les comédiens (bien )  diriges par Christophe Honore  sont éblouissants la mère (formidable retour en grâce d'une Marie Christine Barrault stupéfiante ), a la soeur (Marine Fois excellente) au personnage du  père (Bouleversant Serge Ulysse)  tous ici sont magnifique   sauf peut être Jean Marc Barr ( Nigel) qui reste un ton en dessous

Des idées de mise en scène on sait depuis longtemps qu'Honore n 'en manque pas ici il ose une parenthèse médiévale filmée sans paroles en plein milieu de son film ,illustrée par un conte sorti de l'imagination de son petit garçon , Honore réussit avec ce "film dans le film " une prouesse et un pari ose  et l'histoire de Katell la jeune princesse bretonne  vouée aux enfers  pour avoir préférer la danse et les hommes a son devoir rejoint le destin de Lena l'heroine de Non ma fille tu n'iras pas danser toutes les deux  payant au prix fort leur désir de liberté 

Bien sur même si les douleurs  existentielles souvent exacerbées des personnages de Christophe Honore irritent parfois son  film est  touchant  implacable   il se balance a la frontière du  rires et des larmes entre mélancolie et espoir , entre colère et résignation



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19/11/2012

Ma Mere (Christophe Honore 2004)

 

Ayant découvert  le cinéma de Christophe Honore depuis cette annee  d abord avec l énervant " Dans Paris "puis avec  le merveilleux  "Les chansons d amour "je me suis lance dans un rattrapage avec "Ma Mère" réalise en 2004 et meme si je savais qu il etait precede d une reputation sulfureuse ce second long-metrage du realisateur me laisse dubitatif

Adapte de "Ma Mère" le  subversif et deroutant  du dernier livre et par ailleurs inachevé de Georges Bataille le film d Honore se résume a un thème principal le désir de choquer a tout prix

Inacceptable les critiques dythirambiques des magazines qui voient en Honore le pape du nouveau cinéma français et qui unanimement ont encenses "Ma Mère"  FILM PRETENTIEUX qui se regarde le nombril (et le reste) ,film creux desesperement  vide qui alterne les scènes chocs et les scènes cul  pour n etre au final qu une suite  indigeste a la limite du sordide et du malsain

il faut etre courageuse et au combien talentueuse pour une grande comedienne du calibre d Isabelle Huppert qui réussit miraculeusement a se sortir la tete haute de ce film 

Louis Garrel tete a claques en  post - ado crassseux  et névrosé est proche (tout proche) du ridicule et Emma De Caunes n a que son joli minois pour se faire pardonner  de faire partie du naufrage

Insupportable de vanité ces  séquences de recitation sur le sable ou sous la pluie  de L oeuvre de Georges Bataille  par un Garrel désespérant Pompeux le fond sonore  (pauvre "Agnus Dei  "de Barber mêle musicalement a ce projet plombe)

L’histoire de cette mère initiant son fils à la débauche, à l’immoralité, à un jeu dangereux aux limites macabres et aux frontières du tabou suprême ( l inceste) provoque donc tour à tour dégoût et écoeurement

Que penser de ces sequences manierees  sans queue ni tête Garrel urinant sur les magazines SM découverts dans le secrétaire de son père , Garrel se masturbant près du cadavre de sa mère ,Que penser  des partouzes enfumees , des viols et tortures filmées avec délectation.

Que veut exactement montrer ce film sinon mettre  en evidence la tristesse de la chair, le degout de soi

A trop vouloir choquer , a trop vouloir sentir le souffre ce film  au final ne sent que le caniveau 

a eviter absolument

22:01 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

03/11/2012

Des hommes d'influence (Barry Levinson 1997)

 

 

 

 

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c'est un film qui forcement nous rappelle quelque chose (Monica et bill) mais au delà du rappel de ce fait divers qui défraya la chronique et conduisit (chose impensable de par chez nous) un chef d'état devant les tribunaux c'est surtout un grand film sur la (les) manipulation(s) par l'image 

Robert De Niro est excellent dans son personnage ( le conseiller Conrad Brean) tout en force tranquille et sans états d'âmes Dustin Hoffman de son coté cabotine un peu et en fait un peu trop dans le genre producteur survolté (Stanley Motss) mais dans l'ensemble les deux grands comédiens s'en tirent plutôt  bien et leur duo fonctionne

le film est même passionnant jusqu'à l'arrivée du soldat Schumman (Woody Harrelson)qui doit incarner le héros de la pseudo- guerre contre l'albanie  .

A ce moment du scénario ça se gâte vraiment et le film dérive et perd en crédibilité atteignant même des sommets d'ahurissante bêtise d'abord avec le crash inexplicable en avion puis avec le retour invraisemblable des héros ainsi que plus tard avec la mort du soldat tué par un fermier.

On frôle (de près) le ridicule et on est attéré de voir le film qui s'essouffle et ne redécolle plus jamais. D'un sujet brûlant et passionnant sur le thème d'une dénonciation politique et médiatique "Des hommes d'influence " se transforme alors en une simple comédie banale sans grand intêret.

Barry Levinson qui avouons - le n'a pas le curriculum vitae d'un De palma ou d'un Scorcese pour traiter un tel  sujet ne parvient pas sur la longueur a nous captiver.

c'est fort dommage car au vue de la première heure passionnante de son film ce dernier méritait une évolution différente  

Enfin précisons qu'on retrouve au générique Wilie Nelson grande figure de la musique country américaine dans le rôle (totalement autobiographique) de Johnny Dean .

22:19 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

02/11/2012

La Balade sauvage (Terrence Malick 1973)

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Terrence Malick est un cas a part, réalisateur adulé par la critique , il prend son temps hors des modes et hors du système (six  films en  quatre décennies , quasiment pas d'interviews ni de photos) l'homme est rare et son oeuvre l'est tout autant.

Deja emerveillé par 'la ligne rouge ' (1998) je décidai de découvrir son premier long métrage réalisé en 1973

La balade sauvage ("badlands" pour le titre original) est un road movie totalement fascinant , le scénario est inspiré d'une histoire réelle datant de la fin des années 50

les deux personnages interprétés par Martin Sheen et Sissy Spacek sont deux anti héros du système américain ensemble ils vont sillonner les états Unis semant la mort et la peur

Attention ici pas de couple de tueurs a la  Bonnie Parker and Clyde Barrow  (bonnie and clyde) ni de cinglés a la Mickey and Mallory Knox (tueurs-nés) Kit et Holly n'ont rien a voir avec ce type de duos

Kit est un marginal ,un paumé rêvant de James  Dean a qui il tente de s'identifier et Holly est une gamine triste  qui s'ennuie et qui suivra sur les routes l'homme qui va assassiner son père. c'est elle en voix-off qui est la narratrice du film

La cavale de ces deux n'a rien de glorieux , rien d'épique , Kit tue au hasard souvent lâchement Holly le suit sans trop savoir pourquoi sans rien sembler comprendre pourtant de cette histoire pathétique Malick tire un film profondément  humain et subjuguant

les paysages sont sublimes , deja la touche"  'Malick ' est présente (personne ne filme comme lui la flore ,le désert, la faune)  et cette odyssée dont on devine l'issue fatale devient passionnante de par le caractère et la nature de deux protagonistes qui ne font  jamais ce a quoi l'on s'attend. 

Martin Sheen obtient ici l'un des plus grands rôles de sa carrière (avec celui  du  capitaine Willard d'Apocalypse now en 1979) tandis  que Sissy Spacek agée de 24 ans et qui ici en parait 16 ans joue  sur la fragilité excessive de son personnage.

comme Martin Scorsese réalisateur trentenaire  revelé en 1972 avec un premier film référence  "Mean streets" Terrence Malick autre trentenaire surdoué s'impose d'emblée parmi les grands du cinéma US , si le premier sera prolifique alternant chefs d'oeuvres et films a demi ou totalement ratés  , le second lui sera économe , patient et nous régalera a son rythme il sera en 2011 récompensé par la palme d'or avec 'Tree of life "



 

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