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19/03/2016

Irréversible (Gaspard Noé 2002)

 

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Je décide de visionner  Irréversible ( typographié  IЯЯƎVƎЯSIBLƎ ) de Gaspard Noé le sachant précédé d'innombrables avis et commentaires tant sulfureux que contradictoires Chef d'oeuvre pour certains, bouse absolue pour d'autres  le film ne laisse  en tout cas personne insensible et c'est déjà la marque indéniable d'un film pas vraiment commun , pas vraiment comme les autres.

le titre fait de toute évidence référence a l'irreversibilité de nos actes  car ils sont la plupart du temps irréparables 

1h et 40 minutes plus tard l'écran noir devant les yeux le film se termine et le choc est évident car le film est unique en son genre , de par sa chronologie deja (chaque scène est proposée  de façon antéchronologique le film  débute donc avec la fin de l'histoire et se termine avec le début) mais surtout par l'aspect sombre , intense , glauque.

le film est clairement (volontairement ) dérangeant , certains le trouveront génial d'autres le qualifieront de malsain et nauséabond  , d'autres enfin  y verront un film  prétentieux , mon avis est partagé , je reste divisé et n'arrive pas a savoir si le cinéma français tient la son 'requiem for a dream '  ou si on est devant une esbroufe cinématographique monumentale

Esthétiquement le film se démarque de tout ce qu'on peut a pu voir a ce jour ,longs plans séquences  filmés avec une indéniable maîtrise ;   une caméra  folle virevoltante comme totalement ivre ( a l'image des deux  protagonistes masculins du film)

la caméra de Gaspard Noé   ,survole, tourne ; elle  épuise  elle donne le tournis  , les cadrages acrobatiques du réalisateur  laminent le cerveau mais l'ensemble est hypnotique , fascinant totalement représentative du chaos absolu qui traverse ce film fou

le trio de  comédien  Albert Dupontel en tête est  excellent , Monica Belluci est magnifiquement filmée , Vincent Cassel est survolté les seconds rôles  donnent le frisson et  la description par gaspard Noé des bas -fonds sordides parisiens et de sa faune interlope est  tout simplement effrayante

La longue séquence du viol d' Alex  ( Monica Belluci ) filmée en plan fixe et qui condamne le spectateur a assister comme un témoin impuissant au drame restera comme l'une des scènes -choc du cinéma français mais c'est surtout la scène du meurtre a l'extincteur dans la boite sado maso qui restera dans les annales

De la violence gratuite oui certainement mais aussi des images qui donnent a réfléchir sur l'état de décomposition avancée de notre société ,sa violence ,sa noirceur implacable  

Signalons aussi la musique signée Thomas Bangalter , véritable personnage du film la bande-son technoide proposée par la moitié de Daft Punk donnant aux images de Noé une densité supplémentaire

On pense parfois au maître Stanley Kubrick (clin d'oeil appuyé avec l'affiche de  "2001 odyssée de l'espace" dans la chambre de Marcus et Alex)   Comme dans 'Eyes wide Shut'  l'utilisation des couleurs vives (le rouge du tunnel  -le  jaune baignant la chambre du couple)  pour certaines séquences n'est certainement pas un hasard , enfin comment ne pas penser a  folie orchestrée d' 'Orange mécanique '( on retrouve ici aussi  Ludwig Van Beethoven)

Irreversible  est de toute évidence un film dur , éprouvant qui ne laissera personne indifférent ,du défenseur au détracteur ,  du dégout a l'admiration comme de l'amour a la haine il n' y a parfois qu'un  (tout petit ) pas.

Un film a part ; une oeuvre a  part entière en tout cas.

 

 

 

 

12:10 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (1)

08/03/2016

Minuit a Paris (Woody Allen 2011)

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Comme un grand cru (français) le cinéma de Woody Allen se bonifie et gagne années  après années en rondeur et en souplesse car disons le tout net  Minuit a Paris  le Woody Allen millésime 2011 est un véritable régal cinématographique.

depuis ' Match Point '(2005)  jamais Film du génial réalisateur ne m'aura  autant enthousiasmé .

On retrouve ici la fraîcheur du Allen de la grande époque et si on pense inévitablement a 'La rose pourpre du caire ' (1985) ou encore a 'Alice '(1990) 'un des nombreux chefs d'oeuvres du maître 'Minuit A paris ' se démarque encore par une inventivité ,une origialité qui nous réjouit de la première a la dernière minute

Autour d' Owen Wilson ( un nouveau venu ) on retrouve Marion Cotillard (parfaite) Kathy Bates , Rachel Mc Adams et Carla Bruni Sarkozy (dans un rôle  tout a fait anecdotique précisons le! mais qu'elle remplit  toutefois assez bien )

Avec 'Autour de Minuit ' Woody Allen brode astucieusement autour du syndrôme de l'age d'or (qui consiste a idéaliser une époque passée ) et nous emporte dans un tourbillon drôle, émouvant , teinté de nostalgie et plein de sagesse , un véritable conte de fée des temps modernes  entre philosophie et surréalisme.

A 75 ans Woody Allen  signe ici l'un de ses plus beaux films et livre  un témoignage d'amour a une ville  qu'il aime tant .

On pouvait craindre (d'après le titre) a une romance  tiède a l'eau de rose  mais c'etait oublier le génie inventif de Woody Allen .

Loin d'un film a clichés de cartes postales Woody Allen nous offre  un OVNI cinématographique , une merveille de film  intelligent et gai , un  bain de jouvence qui nous enchante et nous émerveille.

Signalons enfin comme souvent  chez Woody Allen une bande son  jazz irréprochable

04:16 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (2)

05/03/2016

Le mystere John Belushi

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 Dans la Nuit du 5 au 6 mars 1982 le comédien John Belushi meurt d'une overdose et  devient    pour  toujours   un Blues  brother  éternel

la scène se passe au célèbre club de los Angeles le Roxy ou john fait la fête avec deux amis très proches ce soir la le premier s'appelle Robin williams ,le second Robert De Niro   et  ce   soir  la le blues brother a l'air  totalement explosé au yeux de tout le monde présent
Tout comme Jim  Morrison  mort dans sa chambre parisienne après une soirée au circus ,on retrouvera l'acteur dans sa chambre écroulé sur le sol en chien de fusil
pas de trace de bagarre ,pas de bouteille d'alcool ,pas de came ; ni encore moins de seringue pas même de médicaments alors on émet l'hypothèse d'une crise cardiaque mais il a seulement trente ans et cela ne semble pas être la cause de ce décès foudroyant
on trouvera dans un coin des résidus de poudre blanche qui après analyse se révéleront être un mélangé de cocaïne et d'héroïne appelé plus communément 'speedball' dans le jargon des camés.
quelques recherches sur le corps montreront des gouttelettes de sang au niveau du coude a l'intérieur du bras
le résultat est évident une mort  par  overdose mais John n'était pas seul et il ne s'est pas piqué lui même comme le démontre l'inclinaison de la marque de l'aiguille 

Devant  le  relais  des  medias  sur  cette  mort  tragique une jeune  fille  une jeune fille prénommée Cathy totalement inconnue des services de police et des stupéfiants se présente dans l après  midi au commissariat  local avec une seringue et la cuillère ayant servies au 'shoot' mortel
la mort fut déclaré accidentelle et Cathy condamnée pour homicide involontaire
plus tard elle se rétractera en avouant que des personnalités haut placées et connues du monde du spectacle l'avaient payée pour avouer sa présence aux cotés de John Belushi.
Cette affirmation ne fut même pas vérifiée par la police chargée de l'enquête qui classa rapidement l'affaire
les circonstances troubles et mystérieuses  des  évènements de  la  nuit du 5 au mars 1982  n'ont donc jamais etés véritablement éclaircies.


 

21/02/2016

A perdre la raison (Joachim Lafosse 2012)

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Sans jugement, sans condamner et avec une  précision quasiment chirurgicale Joachim Lafosse réussit un film ambitieux et courageux avec un sujet particulièrement périlleux et tabou

A perdre la raison est inspiré de  l'affaire Geneviève Lhermitte, du nom de cette mère de famille belge ayant assassiné ses cinq enfants en février 2007

Le thème douloureux ; inacceptable de l infanticide est ici traité sans voyeurisme ; ni fausse pudeur

Lafosse nous entraine  dans  la lente spirale  qui va conduire La mère Murielle ( Emilie Dequenne  formidable dans un personnage au combien  risquée ) a ces gestes impensables , irréparables

Autour de la mère névrosée rongée d'angoisse et d'incertitudes les enfants et les hommes gravitent ;Le mari; Mounir  (Tahar Rahim excellent ) et surtout Niels Arestup dans le rôle trouble du docteur Pinget

Le film est dur ; lent  entrecoupé de flash back qui peu a peu  délivrent les symptômes du décrochage et de la lente folie de la mère

le trouble est le mot qui caractérise le mieux ce très beau film ; trouble aussi  la relation entre le docteur et Mounir son fils adoptif et associé ,  tout comme celle entre le docteur toujours et Murielle ,  trouble enfin  le rapport au mariage et au couple dans cet univers familial ou cohabitation et secrets font bon menage

Le docteur Pinget (énorme Arestup!) est a mon sens LE personnage central du film ,a la fois père adoptif; beau père ,mari ;  grand père , mécène il  nous laisse lui  aussi un curieux sentiment de trouble et de malaise

voici donc un film pas comme les autres et qui reste dans nos  memoires et dans notre  inconscient , un film a regarder  pour tenter  d'essayer comprendre ou peut mener le lugubre voyage ultime au bout du mal etre et de la souffrance.

 

 

 

16:48 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

12/02/2016

High Fidelity (Stephen Frears 2000)

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Tiré du formidable roman de nick Hornby  et portant le même titre le film de stephen frears est une vraie réussite il est porté par un épatant John cusack secondé par des seconds roles tout aussi formidables (franck black! carrément hilarant)


pas de sujet véritable mais plutôt une déambulation dans le passé et le présent d'un trentenaire fou de musique et qui organise sa vie par classements (top 5 des musiques a écouter le lundi - top 5 des filles qui m'ont fait le plus souffrir - top 5 des meilleures face A de 45 tours...Ect.. - ) bien entendu c'est un film que l'on recommandera particulièrement a tout ceux qui sont convaincus  que la musique est un élément indispensable au bonheur et a tous les illuminés  capables de débattre des heures sur la qualité de tel ou tel titre ou de tel ou tel groupe , oui  tous ceux la seront évidemment aux anges et y trouveront un plaisir immense

 Mais ne nous y trompons  pas  High fidelity derrière  sa  façade  légère   est  également un film plus grave et plus profond sur les illusions perdues ,sur le temps qui passe ;sur les rêves de jeunesse, l'engagement dans le couple ou les difficultés de la vie au quotidien. 

Forcement la bande son est irréprochable (velvet underground -stereolab - marvin gaye- ) un film totalement dans l'esprit des "sitcoms" pour célibataires trentenaires (friends) mais avec un réel message plus abouti et qui amène a réflexion

Cerise  sur le  gâteau  ce film touchant contient l'une des plus belles et des plus troublantes déclarations d'amour (et de demande en mariage) du cinéma moderne 

Pour  toutes  ces multiples  raisons High Fidelity se révele  un véritable bonheur de cinéphile.

23:16 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

01/02/2016

P.S . I Love you (Richard La gravenese 2007)

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The Pogues  feat Kristy Mc Coll    fairytales of  New York


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Les préjugés ont la vie dure et l 'esprit tenace  , en effet  sans les conseils malins et  répétés de personnes  ( OK  c 'est des filles!) et  qui se reconnaitront a la lecture  de cette chronique je ne me  serai jamais arrêté sur ce film identifié  stupidement comme un mélodrame sans intérêt  destiné a  un public ciblé.

C'est donc avec  une surprise que j ai donc regardé et surtout aimé  PS  I love you le film

comme souvent  avant le film il y eut un roman a succès , celui de  Cecelia Ahern  , jeune dublinoise  qui publie en 2004 PS. I Love You ; son premier roman a 21 ans et qui rencontrera  un succès colossal  en Irlande  évidemment mais aussi un peu partout  dans le monde.

Le film traite avec  tendresse, humour  et gravité  d'un sujet douloureux ,la perte  d'un amour ,,la perte au sens physique puisque il raconte la reconstruction , le retour a la vie  d'une  jeune femme (Hillary Swank ,parfaite) dévastée par la perte  de  son amour (Gérard Butler)

cette  romance post-mortem n 'a rien de sinistre  ni de morbide  au contraire  elle est ici  traitée avec  recul , réflexion  et  beaucoup d  humour  de par  déjà le scénario cocasse et malicieux  voulu par le défunt (des lettres reçues par la jeune et jolie veuve suivant différents moyens dans les semaines après  son  décès)

Ode a la reconstruction , au culte du souvenir , le film qui glisse parfois  vers  certains inévitables clichés reste de bout en bout agréable et plaisant a  regarder ,porté par des acteurs touchants

Coté masculin mentions spéciales a Harry Connnick Jr (Daniel)  et a  Jeffrey dean Morgan (William) tandis que chez les filles Kathy Bates  (la mère) et Lisa Kudrow (Denise) dans un personnage  qui rappelle celui  qu'elle  jouait  dans la série  'friends  ' sont parfaites

Et puis ce film est aussi  ( et peut  être avant  tout ) un cri d'amour aux racines , aux traditions  et a  l'Irlande omni présente et superbement mise en valeur dans les quelques scènes très émouvantes tournées dans ce magnifique pays

illustré par un choix musical  très inspiré par le rock et la folk irlandaise (Sublime choix que le titre  des  Pogues  pour la cérémonie funéraire  de Gerry), jamais larmoyant  ni condescendant PS I love you est au final une surprise  qui prouve qu'il ne faut jamais condamner les films avant de les avoir vus et qu'un genre cinématographique au demeurant mineur peut révéler  de beaux moments et de belles émotions.

Merci les  filles  pour ce conseil avisé ! (elle se reconnaitront)

 

 

 

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11/01/2016

R.I.P David Bowie (1947-2016)

 

 

   David Bowie  -  Changes


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Décidément  il n 'aura jamais fait comme tout le monde

alors que sortait a la surprise générale 'Blackstar ' son nouvel et 26eme album quelques   jours   auparavant David Bowie tire sa révérence en prenant la planète de cours et en laissant des centaines de milliers de fans et d'admirateurs orphelins de sa musique et de son génie

Indiscutablement l 'artiste le plus novateur de son époque , véritable  caméléon artistique s'en va et nous laisse une œuvre colossale a l image de son incroyable talent

écrire un hommage a Bowie est une chose que je n 'imaginait pas faire de sitôt tant l 'homme me semblait invulnérable et indestructible

Sa place dans ma vie est si importante que je ne sait par ou commencer et j ai peur d 'en oublier tant Bowie m 'aura procuré depuis des années tant d'émotions et de bonheur.

j 'ai aimé David  Bowie a toutes les périodes avec toujours une admiration pour cette faculté , ce génie a se reconstruire et a se réinventer sans cesse

toujours la ou l'on ne l 'attendait pas, toujours surprenant  , toujours en avance , toujours  d'une liberté et d'une audace sans pareille Bowie aura joué avec les codes ,les règles pour mieux   nous surprendre et se surprendre lui même

d'une intelligence et d'une richesse culturelle hors normes il saura puiser dans  tout les domaines artistiques le terreau de son travail fantastique et  ambitieux

Les hommages nombreux et éloquents qui vont  (et a juste titre) se succéder prouvent indiscutablement son importance et sa place dans l élite et dans l histoire de la musique moderne

Quant  a moi , il est  l un des plus grands artiste de  son temps ,il est a la musique  ce  que Chaplin est au cinéma  ou Picasso a la peinture  , un touche a tout de génie incomparable et inégalé  incarnant a la perfection  la définition même du  rock moderne.

 

David Bowie   -  Kooks


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David Bowie  -  oh  you pretty things


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David Bowie  -  wild is the wind


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02/01/2016

Fahrenheit 451

 

 

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Fahrenheit 451 est le seul long-métrage de François Truffaut en anglais ; c’est également sa seule adaptation d’un roman de science-fiction (ray Bradbury), il s’agit là par conséquent d’une œuvre totalement a part dans la carrière du célèbre réalisateur français.
Avec peu de choses Truffaut nous présente un univers futuriste terrifiant .Il nous fait ressentir la froideur et percevoir l’anonymat et l’absence totale de sentiments.
Le conditionnement clinique des personnages n’est pas sans rappeler la série télévisée culte le prisonnier réalisée a la même période.
Les références littéraires de Fahrenheit 451 (température de consumation d’un livre) nous font prendre conscience de l’importance de la mémoire culturelle.
Le moment fort du film reste la séquence ou les personnages s’identifient chacun a un roman célèbre et en apprennent par cœur le texte afin qu’il échappe a la folie destructrice des hommes, ce passage est d’une effroyable beauté glaçante
Réalisé en 1966 ce film est d’un avant-garde étonnant et d’une modernité stupéfiante et cette incursion dans l’univers du cinéma d’anticipation par l’un de nos plus grands metteur en scène est un véritable coup de maître.

10:57 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

Boulevard du crépuscule ( Billy Wilder -1950)

 

boulevard du crepuscule,billy wilder

 

 

 

 

Si certains films ;même lorsqu'ils sont des " incontournables" de l'histoire du cinéma  vieillisent  mal ce n'est pas du tout le cas  de " Boulevard du crépuscule " (sunset boulevard)  qui de toute évidence traverse les  décennies . Ce  film fut réalisé en 1950 par un maitre de la comédie americaine Billy Wilder ( 7ans de réflexion (1955) - la garconnière (1960) certains l'aiment chauds(1959) pour ne citer que quelques films) mais cet immense réalisateur avait débuté sa carrière par un genre trés prisé dans les années 50 le film 'noir ' et si son chef d'oeuvre absolu reste trés certainement 'assurance sur la mort " réalisé en 1944 il est incontestable que 'boulevard du crépuscule ' est l'une de ses plus grandes réussites .

La grande force du film de Wilder est de nous passionner pour une intrigue dont la fin est dévoilée des les premières minutes .Un homme Joe Gillis  , scénariste en panne d'inspiration (William Holden) est retrouvé mort abattu de deux balles dans le dos et flottant dans la piscine de Norma Desmond  (Gloria Swanson) une ex star du cinéma  .

Narrateur de sa propre destinée Joe Gillis va nous raconter les circonstances qui l'ont mené a sa triste fin mais au delà du meurtre et de  l'intrigue "Boulevard du crépuscule " est surtout un grand film sur la déchéance ,d'abord  celle d 'un homme prêt a tout et qui finit piégé  et celle d'une star du cinéma muet  déchue et oubliée  du public et qui continue a croire en sa gloire passée. A travers le personnage pathétique de Norma Desmond c'est aussi un émouvant hommage rendu au cinéma  muet dont le passage au parlant a laissé sur le bord de la route des centaines de comédiens . le choix de Gloria Swanson elle même star du cinéma muet  pour interpréter Norma  n'est certainement pas un hasard  et on peut dire que l'actrice joue dans ce film  ni plus ni moins que son propre personnage. Aux frontières de la paranoïa et de la folie Gloria Swanson est ici  tour a tour inquiétante , bouleversante , déchirante et son interprétation est tout simplement éblouissante ,elle apporte une authenticité qui donne au film un coté trouble quasi mystique.

A ses cotés qui d'autre aurait pu être plus inouï que erich von Stroheim pour jouer le rôle de max le majordome vieillissant et dévoué a l'ex star ?.le choix de Wilder est encore une fois parfait ;en choisissant celui que hollywood surnommait 'l'homme que vous aimerez haïr" il donne a son intrigue le coté sombre et inquiétant propre au jeu d'acteur unique de Von Stroheim. Ancien metteur en scène maudit (les rapaces  -folies de femmes  mais aussi Queen kelly  ou il dirigeait Gloria Swanson) l'acteur au timbre de voix si particulier fut  aussi l'un des comédiens  incontournables des années 40 (l'alibi (1937) -les disparus de st agil (1938) la grande illusion (1937) en sont des exemples parfaits).

D'autres figures  de l'âge d'or d'Hollywood jouent ici leur propre rôle Cécil B De Mille le célèbre  réalisateur  ainsi que  Buster Keaton qui incarne de sa silhouette unique sans prononcer la moindre parole un comédien oublié ,  compagnon de solitude  de Norma Desmond .

Enfin William Holden dans le rôle de Gillis scénariste  en mal d'inspiration qui croise pour son malheur la route de norma  , Il est  absolument remarquable dans le rôle d'un homme pris au piège comme une proie dans une toile d'araignée et  trouve avec  'boulevard du crépuscule" l'un des deux  ou trois plus grands rôles de sa carrière.

pour la petite histoire le film nominée 11 fois aux oscars 1950 ne fut pas récompensé a sa juste valeur  , seuls trois oscars  lui ont etés décernés (scénario - musique - direction artistique) beaucoup furent scandalisé ( a juste titre) de ne pas voir Gloria Swanson décrocher la précieuse  statuette  , le choix du jury se portant sur Judy Holliday dans "comment l'esprit vient aux femmes "de Georges Cukor  .

Quant a William Holden nominé et non récompensé il se rattrapera en 1953 en obtenant l'oscar pour "stalag 17" réalisé par....Billy Wilder.

 

 

 

 

 

 

29/11/2015

Elle l'adore (Jeanne Henry 2014 )

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Un film plutôt sympathique avec une intrigue pour le moins originale qui traite de la fascination  et  de la manipulation.

Fille De Julien Clerc et de Miou Miou  la réalisatrice  Jeanne Henry connaît  le sujet sur le bout des doigts et le traite admirablement. Les  deux comédiens  sont  parfaits  Sandrine Kimberlain  , impeccable  mythomane totalement  survoltée et Laurent Laffite   dans un personnage  pas  évident a  interpréter et dans un rôle qui aurait pu être casse-gueule.

Les  deux comédiens s'en tirent parfaitement et permettent au film d'exister au travers  de l'évolution progressive  de l intrigue

bémol cependant aux rôles de policiers et enquêteurs, personnages  a mon sens un peu trop baclés tant au niveau du scenario que de la profondeur.

Au final toutefois , un film plaisant avec une fin que l'on peut qualifier  d 'amorale  et  de  'gonflée ' proposée  par Jeanne  Henry

 

 

 

 

 

 

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21/11/2015

Elephant (Gus Van Sant 2003)

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Certes c 'est lent , certes c 'est court (moins d' 1 h 30) cependant quel film admirable !

étrange , envoutant et  baigné d'une atmosphère unique et particulière Elephant , palme d'or 2003 a cannes est  visuellement superbe le film de G V S est un OVNI  absolu tant dans la narration que dans la façon de traiter son sujet (l' un des plus sanglants faits divers de ces dernières années a savoir la tuerie de Columbine)

la OU le documentaire de Michael Moore (bowling for columbine) tentait d'expliquer pourquoi , GVS  lui n 'explique pas le pourquoi  et s'attarde plutôt  sur le comment

volontairement déshumanisé jusqu'à l "épure (a l 'image des deux ados meurtriers du film) 'Elephant ' mérite deux  ou trois visionnages pour bien en saisir la magie et mieux comprendre le(s) chemin(s) que nous fait prendre le réalisateur.

1h30 d'un cinéma différent et décalé a l 'opposé complète des bains de sang hollywwodiens , un film d'une intelligence rare et désarmante

 

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17/10/2013

Neuf mois ferme ( Albert Dupontel 2013)


Annoncée partout  comme la  'comédie de l 'année ' je me suis précipité  en salle  pour voir le film de Dupontel 'Neuf mois ferme '

Comédien caméléon  Albert Dupontel m 'a rarement déçu  quelque ce soit les registres de film dans lequel j'ai pu le voir , concernant ses réalisations,  j 'avait découvert avec  retard  'Bernie ' et 'enfermés dehors '  Deux films qui m'avaient tout deux enthousiasmés.

les critiques plutôt enjoués autour de ce film  me confortait dans mon choix mais je doit avouer  que je suis ressorti de la salle assez déçu

le film court (  a peine  1h20) enchainant il faut l'avouer  le drôle et  le caustique mais aussi  le moins drôle.

A l 'image des personnages déjantés de ses premières réalisations Albert Dupontel nous offre ici Bob Nolan improbable cambrioleur  (interprété par Dupontel himself)

le scénario est plutôt  faible, Sandrine Kimberlain dans un registre de godiche a la Mireille Darc n 'est guère convaincante et Dupontel usant de ses mimiques a outrance  en fait des tonnes.

Cependant  reconnaissons a 'Neuf mois ferme  un rythme bien  emmené  , certes plaisant  mais qui  part un peu dans tout les  sens .

Résolument influencé par l'univers foldingue  et absurde des Monty Python le film donne parfois le tournis même si les idées de mise  en scène sont parfois bien pensées (les infos télévisées  , la  camera de surveillance , )

les bonnes surprises sont ici a chercher du coté des seconds rôles Philippe Duquesne le médecin légiste  hyper trash , Bouli Lanners le flic  cinglé  et surtout  "mention spéciale"  a Bernard Marié  l 'avocat bègue  irrésistible de   drôlerie  , son plaidoyer   , summum absolu de non -sens et de  surréalisme  vaut a lui seul le prix de la place de cinéma.

 

 

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15/10/2013

Ascenseur pour l 'échafaud (Louis Malle 1958)


 

 

Il y a d'abord les visages celui de jeanne Moreau au téléphone qui envahit l 'écran puis celui de Maurice Ronet dans la pénombre , effacé , grave puis viennent les mots d'amour ; les 'je t'aime 'murmurés par les deux amoureux

il y a évidemment ce noir et blanc lumineux , éblouissant , et cette intrigue a la fois simple mais terriblement angoissante

Premier film d'un réalisateur surdoué de 25 ans et d'une maitrise technique inouïe 'Ascenseur pour l 'echafaud est un véritable chef d'œuvre noir portés par deux comédiens solaires

le couple Moreau et Ronet les deux amants fous d'amour qui sans une seule scène en commun a l'écran irradient ce merveilleux film d'une époque cinématographique bénie

les dialogues sont épurés ,la mise en scène est brillante , l'ombre du maitre Hitchcock plane au dessus de ce long-métrage qui va devenir très vite un classique du genre entre les longs silences et la musique de Miles Davis ce film nous entraine nous emporte dans la nuit filmé admirablement filmé par Malle

 

Et puis Ascenseur pour l 'echafaud ne serait pas ce diamant noir sans la musique sublime de Miles davis

en enregistrant en direct (d'après la légende ) la bande-son de ce drame le trompettiste réussit l 'exploit d'habiller le film d'une aura et d'une grâce unique

jazz et cinéma ont souvent fait bon ménage avec les cinéastes de la nouvelle vague ( 'Les tricheurs' , 'des femmes disparaissent ', 'les liaisons dangereuses', ' a bout de souffle' bien sur mais aucun film ne peut prétendre s'enrichir d'une telle merveille d'équilibre et d'harmonie

Comme un personnage a part entière du film de Louis Malle Miles Davis rajoute a un chef d'œuvre un autre chef d'œuvre

somptueux et inégalé!

 

 

Miles Davis -  Final  ( take 1 )

 


podcast

 

24/08/2013

Jobs (Joshua Michael Stern 2013)

 

 

 

Moins de deux années après son décès (survenu en octobre 2011) le génial Steve Jobs a déjà son 'biopic' les américains ne perdent décidément pas de temps

C 'est ici un acteur en pleine ascension qui endosse le personnage  totalement fascinant de Jobs et  Ashton kutcher  s 'en sort  plutôt bien tant l'expérience semblait périlleuse.

le film sans être génial   est une réussite , il s'applique a retracer la période  1974 - 2000 de l 'ascension de Jobs et d'Apple (après une brève introduction sur la présentation révolutionnaire de l 'Ipad  en 2002)

Des campus universitaires  a la Silicon Valley  nous suivons le parcours d'un génie et d'une bande de doux-dingues (génial Steve Wozniak incarné par  Josh Gad) qui vont révolutionner le monde

Sans chercher a faire de Jobs un personnage sympathique ou avenant mais en gardant le cap de sa foi  en sa vision du monde de demain ,le film conserve un regard  très documentaire qui lui confère malgré tout une certaine austérité

Cependant même si 'Jobs '  occulte  volontairement (avec tout de même un peu de frustration) les années 2000 et la révolution IPad , IPhone le film nous entraine sur 25 années d'une aventure humaine passionnante  et hors du commun menée  par des hommes d'exception

 

Apres 'the social network '(2010) ce film met donc en avant la progression inouïe de la société Apple , il nous raconte  la prehistoire de l'informatique  ,   la mise en service des premiers ordinateurs qui vont changer la face du monde , les idées révolutionnaires et inédites , les  conflits ( celui avec Bill Gates est clairement évoqué) bref du garage familial a Wall street  nous  suivons le parcours éclairé d'un des plus grands visionnaires de notre siècle.

 

Passionnant!

00:19 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

16/06/2013

Le monde enchanté de Jacques Demy (La Cinémathéque 2013)

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C'est une  bien belle exposition que nous propose cet été la cinématheque de Paris , elle célébre Jacques Demy , le merveilleux réalisateur français  , le magicien des "demoiselles de Rochefort " ou des  "parapluies de Cherbourg " célébré dans le monde entier  mais pas  seulement et si ces deux  chefs d'oeuvres sont bien sur les  deux fers  de lance de cette  exposition  ( avec   l'indémodable 'Peau D 'ane " )  nous y découvrons également toute la face moins connue de son travail de metteur en scène "Lola " (1961) " l'evenement le plus important  depuis que l 'homme a marché sur la lune '( 1973)  avec un Mastroainni  génialissime ainsi que 'La baie des anges ' (1963) avec une Jeanne Moreau sublimée par la caméra de Demy.'trois places pour le 26' son ultime réalisation avec un brillant Yves Montand '(1988)

outre les trois salons distincts consacrés aux trois chefs d 'oeuvres nommés plus haut une large part de cette brillante exposition est également consacrée au travail et a sa complicité avec Michel Legrand  compositeur avec qui il fut totalement fusionnel et qui l'accompagnat  sur de nombreux projets

on y verra aussi combien une vie d'amour et de complicité passée aupres de la réalisatrice Agnes Varda aura permit au cinema d'etre si souvent a l ' honneur

on Sera forçément ému devant la palme d 'or décernée  a Cannes en 1964 aux 'parapluies de Cherbourg" , bref on sortira joyeux et enthousiaste  de cette exposition ou  couleurs  bonheur , gaité ,musique et enchantement sont de mise et on aura une irrésistible envie urgente de se replonger ( via les DVD ) dans l 'univers magique de ce génial metteur en scène

 

 photo extrait des "Parapluis de Cherbourg  ' (1964)

 

 

13/05/2013

Sur la route (Walter Salles 2012 )


 

 

 

Après avoir vu voici quelques années les calamiteuses adaptations des romans cultes réputés inadaptables ('le festin nu '  - 'las vegas Parano   ') j 'avoue que concernant le film tiré du cultissime bouquin de Kerouac j y allais  avec une certaine appréhension

 j avais lu évidemment le célèbre livre de Jack kérouac une première fois  vers l 'âge de  20 ans puis  a un âge plus avançé  avec de nouvelles clefs  me permettant d 'en mieux cerner toute la magie, toute l 'énergie , toute la puissance qui en font a ce jour encore l'un des romans cultes absolus de l' histoire de la littérature moderne

le film de Walter Salles ne m 'a pas décu bien au contraire ,  très rapidement même il balayât mes doutes et mes craintes peut être parce que j en  attendais pas grand chose et que je l'abordais sans a priori

un casting peu flamboyant sur le papier  mais au final surprenant avec la révélation explosive du film   Garret Hedlund  formidable Dean Moriarty  , toute en élégance et en puissance , habité par son personnage hors du commun   c'est lui qui porte le film de bout en bout , c 'est lui qui insuffle a 'sur la route ' l 'énergie dévastatrice , le rythme effréné caractéristique  du roman de Kérouac

avec lui    Kristen Stewart  a des années lumières de la tete a claques de 'Twilight ' est parfaite et Sam Riley dans le rôle de Sal Paradise (Kerouac  him self) est lui aussi formidable

sur le tempo entêtant  et irréssitible du be bop cher a Charlie Parker et a dizzie Gillepsie  (bande son étonnante ) nous  suivons ce road movie  de New York a Denver , de San Fransisco au Mexique

on croise évidemment en compagnie de ce trio de doux dingues d'autres personnages centraux et mythiques de l'epoque de la contre culture américaine  Williams Burroughs ( vigo Mortensen) , Allen Ginsberg (tom Sturridge)

Dans cette quête éperdue du bonheur dans  ce désir de vivre coûte que coûte l'instant présent on retiendra de Sal , dean et Mary-lou  leur  soif de liberté   leur envie de découvertes , de partage et de rencontres

A l heure des réseaux sociaux et des amis virtuels cette camaraderie partagée reste a l 'image d'une époque qui bien que déjà lointaine continue de  fasciner  et d'émouvoir.

 

 

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16/04/2013

11.6 (Philippe Godeau 2013)


11.6

Il fallait bien que cela arrive après une succession de bons ( d'excellents) films ( "le dernier pour la route" "a l'origine " "intouchables " " les petits mouchoirs " ) ' François Cluzet cette fois  ne parvient pas a faire de 11.6 un film réussi

Le comédien  qui désormais est installé  en haut de la pyramide des meilleurs acteurs français (a juste titre) se voit ici piegé dans un film a la réalisation maladroite , au scénario trop convenu  et entouré de seconds rôles moyens qui n 'aident pas vraiment le film a décoller

si le personnage de tony Musselin reste énigmatique  voir antipathique il y avait de belles pistes a explorer pour développer autour du mystère et de la complexité du désormais célèbre 'convoyeur de fonds '

Au lieu d'aller dans cette direction Godeau se contente d une peinture profondément humiliante pour la profession exercé par Musselin et d'une critique un peu primaire de la  société capitaliste

A trop vouloir faire de son personnage un anti heros  du monde moderne Godeau  le transforme en ours mal léché et irascible . Cluzet qui réussi habituellement  a rendre ses personnages intéressants n' y arrive pas et on sent parfaitement que le personnage de Musselin  ne l 'habite pas , ne le transcende pas

superficiel et lent 11.6 est un film qui finalement n apporte  rien a la légende de Musselin , en tout cas  rien de ce que l 'on savait  deja , ni les motivations , ni le mécanisme préparatoire du braquage ne sont ici abordes.

le film se contentant de s' appuyer paresseusement sur un fait divers  médiatique et encore dans les esprits pour tenter  (en vain) d'accrocher le spectateur

 

 

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07/04/2013

Anthony Zimmer (Jerome Salle 2005)


Anthony Zimmer

 

 

 Que Voila Une excellente surprise inattendue !

 Jerome Salle  pour son premier long-métrage réussit la un étonnant thriller  qui lorgne intelligemment et sans prétention  du cote d'Hitchcock 

De Paris a La cote d'azur, nous partons sur les traces d'Anthony Zimmer escroc  international ; entre manipulation et faux semblants ,  le jeu de pistes dans lequel nous suivons le duo Sophie Marceau (peut etre le meilleur film d'une filmographie très moyenne) et Yvan Attal  (parfait ) entretient une suspense qui ne faiblit pas

Autour du duo brillant on  ne boudera pas le plaisir de retrouver Sami   Frey  un acteur rare et toujours juste

Superbes décors naturels  , seconds rôles parfaits  , scénario habile  et final plutôt bien ficelé font de ce Anthony Zimmer  un film qui se détache nettement  de la paresse généralisée des films policiers français de ces dernieres années.

08:26 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

26/02/2013

Un coeur en hiver (Claude Sautet 1992)

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Je  suis et cela depuis de nombreuses années un inconditionnel absolu de Claude Sautet , et j 'avoue me me ressourcer régulièrement a sa filmographie avec un bonheur renouvelle  chaque fois .Un coeur en hiver était l'un des  seuls films que je n'avait pas encore vu

Précédé d 'une aura de chef d'oeuvre j 'abordais ce film comme on aborde  une oeuvre  de Sautet  .en  plongeant  totalement dans l'univers des  personnages , en laissant les émotions venir a moi , en laissant le maître Sautet me transporter dans cet univers unique et identifiable pour tout admirateur des les premières  séquences

et pourtant cette fois je n'ai pas accroche au film , je l'ai trouve monotone et creux , je l'ai trouve vide et assez plat

Est ce le sujet quelque peu élitiste du film ? est ce la  lenteur délibérée voulue par le metteur en scène ? est ce enfin une certaine forme d'academisme volontairement affichée?

Peut etre est ce l'univers clos , hermétique  presque dérangeant du personnage  principal (Daniel Auteuil dans un rôle subtil peu évident ) ?

Je ne saurait precisement dire pourquoi mais il est evident  que je suis passe totalement a cote du sujet avec au final le sentiment curieux de me sentir  étranger a l'histoire , comme une impression de ne pas avoir les clefs  pour décrypter le film

Certes le couple Beart -Auteuil fonctionne a merveille et certaines  scènes (celles  du  bistrot notamment ) sont vraiment réussies pourtant la magie n'opere pas et l'ensemble tombe désespérément a plat.

Cote comédiens si le couple Emmanuelle Beart  et Daniel Auteuil s'en tirent plutôt bien Le personnage d 'André Dussolier par contre , m'a semble caricatural et je n'ai pas trouve l'acteur a l'aise dans  son personnage.

C'est certainement a ce jour ma seule déception autour de Claude Sautet , génial réalisateur qui conserve malgré ce rendez vous manque entre nous  toute  mon immense admiration.

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20/01/2013

Taken 2 (olivier Megaton 2012)

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Une question  , a  part  faire les poches des  spectateurs  et   remplir les caisses  avec cette suite  de Taken  (opus 1)  qui fut un succès inespéré et avouons le nettement plus regardable , quel est l intérêt pour Besson de nous  livrer un film aussi mièvre qu'inutile ?  franchement je voit pas , (enfin je  Vois plutot tres bien  l 'aspect pecunier  point barre.)
rien a retirer ,pas de suspense , Liam Neesom habituellement a l'aise semble même  traîner la  patte , des invraisemblances, des incohérences  grosses comme l ennui qui court tout au long de cette daube  .

Ah le coup des grenades en plein Istamboul , et le taxi jaune  (une obsession les taxis chez Besson) intact après un rodéo  et des crash a repetition dans les ruelles de la vieille ville , et l arrivée a l'ambassade  U.S  du grand , du très grand n'importe quoi

Peu ou pas de scénario, des  dialogues  affligeants et  toujours  un jack pot  au bout car ce Taken 2  va marcher auprès d un public malheureusement déjà derecrebre depuis  longtemps.  Bien triste  tout ca

12:29 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)