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24/02/2017

Le Bon , la Brute et le Truand (Sergio Leone 1966)

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C'est tout simplement incroyable mais cette merveilleuse cinématographique a déjà un demi siècle

Réalisé par le Maitre Sergio Leone en 1966 Le Bon , La Brute et le Truand est le  troisième volet de la trilogie du 'dollar ' apres 'pour une poignée de dollars en 1964 suivi en 1965 de ' et pour quelques dollars de Plus '

On y retrouve pour la troisième fois (et la dernière) une collaboration artistique entre Sergio Leone et Clint Eastwood deux personnalités qui ne s'entendaient guère et dont les relations sur le tournage furent très complexes

Magnifiée par la bande son d'un autre Maitre Ennio Morricone cette fresque de 180 minutes s'impose depuis des années comme une référence absolue du genre western - spaghetti mais dans ce genre fourre-tout souvent composé de series B ou de réalisateurs   travaillant sous nom d'emprunt 'le bon , la brute et le truand   est quant a lui un film extrêmement maitrisé et totalement abouti.

Chef d'oeuvre de mise en scène et de lenteur qui fait la part belle aux paysages (grandioses) et aux acteurs (avec les fameux gros plans hallucinants qui vont bâtir le mythe de ce film hors normes)

Le scenario habile nous entraine sur fond de guerre de sécession dans une épopée  a trois autour des personnages de Sentenza ( lee Van Cleef) , de Blondin interprété par un Clint Eastwood aussi économe en paroles qu'efficace avec son revolver et de Tuco (Elli Wallach savoureux en crapule sans foi ni loi)

 Décors époustouflants  , dialogues épiques , mais aussi silences et regards , scenes cultes , seconds rôles et gueules cassés choisis avec soin par Leone ( Mario Brega) tout ici est sublime de maitrise et regale le spectateur embarqué avec les trois personnages dans la course au trésor volé des confédérés.

Une course ou associé malgré eux le bon ,la brute et le truand se retrouvent sous le soleil de plomb  du cimetière de Sad Hill (incroyable décor que Leone a fait construire dans la Nevada Espagnole) et c 'est dans un cercle de pierre et de mort (qui rappelle la corde au cou De Tuco) que le règlement de compte final et épique aura lieu  dans une longue séquence crescendo filmée avec génie et maestria par un Leone au sommet de son art

Chef d'œuvre Majeur d'un genre pourtant mineur (le western spaghetti) le bon ,la brute et le truand va hanter des générations de réalisateurs , (Tarantino en tète ) qui vont piocher dans ce film grandiose des éléments et des références pour leurs propres réalisations .

 

 

14:23 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Chef-d'œuvre de mise en scène, effectivement, tant Leone parvient ici à offrir une prodigieuse harmonie entre tous les éléments qui la composent (comédiens, cadrage, photo, musique, montage).

Par contre, j'ignorais que Sergio et Clint s'étaient crêpé le chignon. J'ai toujours trouvé émouvante la dédicace que fera Eastwood à Leone (et Siegel) dans Unforgiven...

E.

Écrit par : ELias_ | 27/02/2017

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