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07/10/2016

Elle (Paul Verhoeven 2016)

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J 'attendais sans  doute  beaucoup de l 'association Verhoeven -Huppert -Djian

sans doute trop  car ma déception  est disons le clairement a la hauteur de cette attente.

Elle , titre énigmatique du dernier film de Paul Verhoeven   réalisateur de certains blockbusters restés dans toutes les mémoires ('Robocop ' ' Basic Instinct '  'Total recall ') dirige ici la grande Isabelle Huppert dont chaque apparition au cinéma  est désormais synonyme d'évènement

Quant , en plus le vieil hollandais (78 ans) adapte un romancier  Français culte  (Philippe Djian) on peut raisonnablement penser que le cocktail  va fonctionner et que le  résultat  sera a la hauteur du talent  respectifs  de ces  trois  'monstres '

Et pourtant ici dans ce film difficile a classer ( ni polar , ni thriller hitchcockien , ni drame psychologique) le film deroute et déstabilise tant par son contenu que par son message.

Longtemps pressenti pour la palme d'or ( je rêve) 'Elle ' représentera la France aux oscars cette année  (je rêve encore)

Sexiste, malsain , truffé de personnages tous aussi tordus et parfois invraisemblables ( mentions spéciales a la mère interprétée par  Judith Magre) le film de Verhoeven dérange et pas forcement dans le bon sens et nous (me) pose  probleme  dans  le message (confus) qu'il veut  transmettre

Son héroïne a mi chemin entre la Sharon Stone de 'basic instinct " et une sorte de "Robocop" en jupe (pour  reprendre  deux personnages  filmés  par  Verhoeven) nous intrigue par son étrange passivité  restant tout au long de ce  film distante par rapport aux évènements autour d'elle mais également en rapport a  son passé  trouble et inquiétant  , elle s'affirme souvent imprévisible ,cruelle et  manipulatrice toujours sans état d'âmes ni compromis

"Elle  " est il un film profondément mysogine ?

Le  viol puisque c'est le sujet qui anime ce film qui suscitera a coup sur multiples débats  (le public et la  critique  sont de toute évidence  clairement  divisés) est il un acte qu'on peut banaliser ?

Sans hésiter un seul instant a truffer son film d'incohérences de base (de toutes évidences le personnage de Huppert est trop âgée  (pour le rôle) pour avoir  ses  règles ....par exemple) Verhoeven nous propose une galerie de personnages volontairement complexes tous  plus détestables les uns que les autres et qui évoluent dans un univers bourgeois ou les limites de la moralité semblent volontairement inexistantes.

 

Reste une incroyable Isabelle Huppert , monstrueuse  mante  religieuse  qui  dévore  tout  les autres  comédiens qui ne peuvent exister auprès de cette incroyable comédienne qui ,d'un geste, d'un regard illumine l'écran

Son  talent , son génie n'a ici d'égal que ma  déception  devant  ce film pseudo satire sociale  "chic et choc" qui se veut perturbant et qui en ce qui me concerne  rate totalement  sa cible .

13:44 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Encore une chronique très intéressante : j'ai hâte de voir ce film pour me faire mon idée de l'ambiance et de la façon dont j’appréhenderai le thème évoqué avec ma propre sensibilité. Dans tous les cas, Isabelle est une immense actrice ! Merci pour cet éclairage masculin et ce point de vue franc et honnête.

Écrit par : Marie | 09/10/2016

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