Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

22/05/2016

1.Outside ( David Bowie 1995)

David-Bowie-planowal-kontynuacje-plyty-Outside_article.jpg

 

 

 

 David Bowie  - The Hearts Filthy Lesson


podcast

Concocté avec le génial Brian Eno , Outside  le vingtième  de  sa  discographie  est de toute évidence  un  album complexe et ambitieux, dans la carrière de Bowie

Basé sur  l'histoire de Nathan Adler un détective sur les traces d'un tueur, ce disque ambitieux sera perçu  (  a  juste   titre) comme une renaissance artistique par de nombreux fans.

Pour la première fois depuis bien longtemps, Bowie, inspiré par le rock industriel ( Nine Inch Nails) et la techno, prend des risques un peu de la même manière qu'il  avait  su le faire durant les seventies , période de parution de ses albums majeurs

L'album qui comprend 19 plages alterne chansons et interludes , Bowie pour ce  long concept -album ( 1h 16) est entouré de musiciens qui ont souvent collaboré avec lui (Brian Eno evidemment qu'il retrouve après la fameuse trilogie berlinoise des années 70  ("Low "- "heroes" - "lodger" ) mais également le guitariste  Reeves Gabrels qui faisait partie de l'aventure Tin Machine  (de 1989 a 1992 )  ou encore le pianiste Mike Garson qui n'avait plus travaillé avec lui depuis 'Diamonds dogs' (1974)

On retrouve aussi  d'autres fidèles  (Carlos Alomar  -Erdal Kizilcay) pour accompagner Bowie sur ce disque 

l'influence de groupes issus de la nouvelle scène  rock industrielle américaine (Nine Inch nails en tète ) est totalement perceptible sur ce disque mais 1.Outside ne peut évidemment pas se résumer a cela , en effet le travail fantastique de Eno génie absolu de la production  donne ici une atmosphère étrange décalée ,un  savant mélange ( caractéristique a ses productions )  a mi chemin entre jazz, electro et rock indé

Qui  d'autre que Bowie pouvait réussir un tel pari ?

Bowie qui bien que proche de la cinquantaine au moment d'enregistrer de disque essentiel s'offre ici une cure de jeunesse , un lifting musical qui lui redonnera au milieu des années 90 une place de choix sur la scène pop-rock et lui permettra aussi de sortir tête haute du désert musical  de ses dernières productions 

Outside permet aussi a Bowie conscient de  la place grandissante des musiques electroniques  d'élargir son champ musical , certes l'album est certainement ( un peu ) trop long  et certains titres sont dispensables mais d'autres en revanche  sont totalement fascinants ( hallo Spaceboy !-  I'm déranged - 'the voyeur of utter destruction ' the hearts filty lessons" - "strangers when we meet

Grand  disque!

 

16:38 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

21/05/2016

The Death of Emmet Till ou la première Protest - Song de Bob Dylan

 Bob+Dylan -- Free to Share and Use -- via MS Edge LIcense -- 4-4-16.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chanson contestataire (protest-song) a ses icônes et si Bob Dylan est incontestablement l'artiste qui le premier  saura médiatiser le genre (opportunisme diront ses détracteurs, engagement sincère répondront ses admirateurs ) , il convient de rapeller qu'il s'installe dans la continuité de son époque propice a récuperer les faits divers d'une période  tragique en injustices , "chasse aux sorcières" et discrimination de toutes sortes

Sur cette route de la contestation le jeune Dylan suit les traces de son maître spirituel Woody Guthrie mais également celle de Pete Seeger , figure emblématique  de la contre culture et du mouvement folk  

Le contexte de l' époque est particulier , L' amerique sort de la guerre est vit dans un climat de paranoïa sur fond de  'guerre froide '.Le communisme est désigné comme le " mal incarné "et stimule toutes les peurs ;les inégalités raciales sont cautionnés par une justice "blanche" passive et  tolérante pour les blancs.

Cette société a deux vitesses, Cette Amérique a deux couleurs ;la peur des 'rouges' (les communistes) , la crainte des noirs vont conduire a des dérives et a des faits divers qui font désormais partie de l'histoire du pays

Très vite pourtant les intellectuels de gauche vont tenter de se mobiliser pour soutenir la communauté noire , Bob Dylan jeune artiste folk encore inconnu va se lancer dans la contestation et dès 1962 il compose 'the death of Emmett Till" une chanson qui va devenir historique et qui dénonce l'un des pires faits divers de la façe sombre des États Unis d'Amerique.

Emmett Till , jeune adolescent noir de Chicago agé de 14 ans est assassiné dans le Mississippi par deux fermiers pour avoir étant irrespectueux avec la soeur de l'un d'entre eux.le meurtre est particulièrement sordide , frappé jusqu'a en devenir méconnaissable (yeux et oreille  arrachés ,  il est etranglé avec du barbelé , puis achevé par un  coup de feu a bout portant dans le visage , encore vivant il est jeté par ses deux assassins  dans la rivière Tallahatchie) 

Les deux meurtriers sont vite identifiés , arretés et jugés dans une salle ou noirs et blancs sont tenus séparés .le juré est composé de 12 hommes , tous blancs

L 'affaire 'Emmett Till  " aura un retentissement sans précédent dans tout le pays , son impact médiatique sera l'un des élément fondateur du ' mouvement des droits civiques (civil right movement) pour la défense des afro-américains

Les deux hommes seront acquittés et relaxés le jour même de leur procés

Bob Dylan est  né  en 1941 , la même  année qu'Emett Till  , scandalisé par l'issue de ce procés honteux il ne sera pas le seul a faire connaître sa colère , un autre homme que rien ne relie pourtant avec lui aussi se lancer dans la bataille ; il déclarera même que ce fait divers sera le déclencheur de sa conscience politique lui aussi est né en 1941 comme Dylan et Emmett Till il s'apelle encore Cassius Clay 

De son coté Bob Dylan , contacté par Suze Rotolo  , jeune militante et future petite amie (c'est elle que l'on découvrira bras dessus , bras dessous sur la célèbre pochette de 'the freewheelin Bob Dylan ' second album  de Dylan sorti en 1962)  lui demande de venir chanter a un concert de bienfaisance , de cette rencontre naîtra une idylle et un éveil certain pour Dylan dans les l'engagement ,la politique et les droits civiques

la chanson aurait du figurer sur 'the freewheelin  bob dylan ' mais ne sera finalement pas retenu sur la track-list finale

elle paraîtra en 2010 sur l'un des fameux Bootlegs de l'artiste  a savoir 'the bootleg series Vol 9 'the Witmark démos 1962-1964"

 

Bob Dylan - the death Of Emmet Till

 


podcast

 

 

paroles  (extrait)

 

Then they rolled his body down a gulf amidst a bloody red rain
And they threw him in the waters wide to cease his screaming pain
The reason that they killed him there, and I’m sure it ain’t no lie
Was just for the fun of killin’ him and to watch him slowly die

 

Ensuite ils firent rouler son corps dans un fossé sous une pluie rouge sang
Et le jetèrent dans l'eau profonde pour cesser ses hurlements de douleur
La raison pour le tuer, et c'est la vérité, j'en suis sûr
N'était que pour s'amuser et le regarder mourir lentement

16/05/2016

The Velvet Underground -Exposition New York Extravaganza (Philharmonie de Paris 2016)

expo-paris-The-Velvet-Underground-philharmonie.png

4892125_7_c6c0_une-photographie-de-nico-presentee-dans-le_85028e537518ee277a13f4205be52a9e.jpg

J'avais failli voir cette  exposition programmée a Metz  au centre  Pompidou mais finalement  j 'ai  attendu qu'elle soit présentée a Paris dans le superbe Philharmonie  qui déjà en 2015 avait accueillie la formidable exposition 'David Bowie is  "

évidemment  l'idée  d'une  expo autour  de ce  groupe  mythique  qui  mieux que quiconque symbolise l'underground reste surprenante  et constitue  une surprise de  taille.

l'aura  et le  statut  de  groupe  référence  du  V.U sont depuis  bien longtemps  établis mais  son  entrée  par  la  grande porte du Philharmonie constitue un  évènement culturel majeur

Saluons donc  cette initiative qui je l espère  permettra  a tous ceux qui ne connaissait  pas le  groupe  de Lou Reed et John  Cale  de prendre   la claque monumentale  de la découverte d'un des plus importants  groupes de l histoire de la  musique  moderne. 

Quant a  ceux  qui , comme moi se sont  nourris de leur musique et  de leurs  expérimentations  musicales  il se  rendront évidemment a  cette  exposition pour le plaisir  des  yeux  (et  des  oreilles) avec le sentiment  curieux et  nouveau  de partager  avec  le  grand  public  un  groupe  que  souvent  on a gardé confidentiel.

l'exposition conçue par Christian Fevret , le fondateur  historique  au milieu des  années 80 des  inrockuptibles s'articule autour de ce  groupe novateur et avant-gardiste et  inventeur (ré- inventeur?) d'un rock moderne noir et intense en opposition  totale  avec les  codes  musicaux  de  son  époque 

Visuellement   superbe et richement  documentée  elle évite la  rétrospective classique pour  s'orienter  a la fois  vers une présentation individuelle des membres historiques mais aussi d'un univers interlope qui gravitait autour de  l astre noir  du  VELVET UNDERGROUND

On remarquera la belle  place  accordée  a Nico  qui est  dans  cette  exposition assimilée  totalement   comme  un  membre a  part  entière  du  groupe , plutôt pas mal  pour  une  artiste  présente  sur  un  seul et unique  album  ( le  célèbre premier   album a la  banane)  et  sur  seulement  3 des 11 titres  de  ce disque mythique)

pour  mémoire  rappelons que cet album malgré  un  échec  commercial   absolu est considéré comme l'un des piliers majeurs du rock et occupe la 13ème place du classement des meilleurs albums de tous les temps établi par Rolling Stone Magazine

Le Velvet Underground a lui-même été élu, notamment pour cet album, groupe le plus influent de tous les temps, devant ...... Les Beatles.

Points  d'écoutes   audio et  vidéos , présentation de six documentaires vidéos passionnants consacres  aux  membres  fondateurs  , ,sublimes galeries  de  photos  (essentiellement  noir  et  blanc), Port folio individuel  de  toute  beauté ,  documents  rares  tout  ici  est parfaitement orchestré pour le plaisir  du simple  curieux  ou du fan ici en terre promise .

la ville de  New-  York  bien évidemment est  ,dans cette  exposition omni présente , l univers  du new  York bouillonnant et  décadent  de  l'époque  étant  le  terreau culturel  d un  velvet qui sublimé  par l  aura  de  cette  ville unique  va  devenir le symbole de  l underground

On  croisera  dans  cette exposition beaucoup  d'artistes , Warhol  ,l étoile du pop art qui le Premier au Café  bizarre , a décelé le magnétisme  du velvet  et  qui va chaperonner  le  groupe en imposant en  echange  de ce  mécénat  Nico  Comme   chanteuse

Warhol   donc  , mais  aussi d'autres  artistes  Allen  Ginsberg le  poète emblématique  de  la  beat   génération , le photographe Jonas  MekasBarbara  Rubin  ,les  musiciens  La Monte  Young,  Doug Yule , Angus  Mc Lise ( premier  batteur  du velvet )  et  toute la bande  de  la Factory  indissociable  de l univers  du  velvet ,  de  Candy Darling  a Gerard  Malanga, en passant par  Eddie  Sedgwick sans  oublier Billy Name le photographe  underground  proche  de  Warhol tous  sont  présents  autour  de  la planète  Velvet

Le tour  de  force  de cette  incroyable exposition est aussi de ne  pas avoir  cédé a la  tentation de  focaliser sur le personnage  de Warhol  , artiste  déjà  célébré   dans  les  musées  du monde  entier mais plutôt  d'avoir  réussi le  pari  fou  de  montrer  comment  un  groupe peut  passer  du  statut  de  groupe  maudit  (et  culte ) a  celui  d un groupe  fondateur et  qui a depuis un demi siècle  s imposer  comme  une  référence   absolue  et incontournable en influençant au passage des  générations d'artistes.

un seul bémol en ce qui me  concerne  l'affiche  officielle ( avec Nico ) de  l'exposition  avec ce  fond  bleu lavasse  qui ne  correspond  en  rien  a   l'esthétique  velvetienne

 

The Velvet Underground  - Jésus

podcast

 

The Velvet Underground  -  there  she  goes  again


podcast

 

The Velvet Underground  - Foggy  Notion -


podcast

 

The Velvet Underground -

  run run run


podcast

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

11/05/2016

Achtung Baby ( U2 - 1991)

7c6ef963e6b03f5f4ebbdbc18d44fce1_1000x1000x1.jpg 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

U2  -  so cruel


 

podcast

 

"nous avons scié l'arbre de " joshua tree ' "disait The Edge

Cette phrase symbolise bien le désir pour le groupe de muer et de s'orienter vers des horizons nouveaux

Avec "The Joshua tree " paru en 1987 le groupe de Bono se retrouvait sur le sommet du monde , la tournée américaine qui suivit et le film accompagné de l'album live 'Rattle & hum ' sera  cependant une dure réalité  pour U2 , certes le groupe de Dublin vend toujours des disques  par  palettes entières et remplit les plus grands stades mais  leur assimilation de la musique country et du blues désarme les fans  et personne ne semble comprendre dans quelle direction le groupe veut aller

les problèmes d'ego surgissent ,de toute évidence une lassitude s'empare des 4 musiciens qui n'ont plus grand chose a se dire,plus grand chose a partager et on murmure a cette époque que la fin est proche et inéluctable

Achtung Baby septième album du groupe, sera l'album de la résurrection et du renouveau

 il sera produit par le duo Daniel Lanois - Brian Eno  (deja présent pour la production de 'the unforgettable fire ' et ' the joshua tree') assistés du génial Flood (mark Ellis) producteur entre autres de groupes et d'artistes essentiels  '( Depeche mode, Nine Inch nails - PJ Harvey , the smashing pumpkins  )

 

Ce disque  va être le déclencheur de la seconde partie de la carrière du groupe, tournant le dos a l'academisme de rattle and hum , plongeant les mains dans le cambouis des machines électroniques U2 se pose ici en précurseur de la musique  pop electro qui va envahir  le paysage musical 

c'est du coté d'un Berlin sous les feux des projecteurs (la chute du mur)  que U2 va aller chercher l'inspiration pour ce Achtung baby étonnant et surprenant

Puisant dans les racines du rock industriel allemand ( Kraftwerk, Einsturzende neubaten) le résultat artistique du U2 '  nouvelle formule  ' va trouver un écho immédiatement favorable pour le public.

De  l'éxpérimental 'zoo station ' au puissant 'the fly ' (premier single de l'album) des méga tubes planétaires ' mysterious ways '  ou  'one ' au fantastique 'love is blindness'  ce  disque  s'inscrit  dans une  époque qui voit le rock envahir les dance floor ( Stones Roses - Happy Mondays - Depeche Mode)

Moderne et visionnaire  U2 va pouvoir aborder les années 2000 avec un coup d'avance , les albums  "zooropa" (1993) et 'pop' (1997) suivront cette même ligne conductrice mais Achtung baby restera  la pierre angulaire

 Ce disque inéspéré qui va au fil des années devenir  une référence pour beaucoup de groupes  reste  pour moi  le disque incontournable du groupe

 

 

 

 

 

11:43 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

09/05/2016

A Moon shapped pool (Radiohead 2016)

radiohead-new-album-a-moon-shaped-pool-download-stream-640x640.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand l'ex (nouveau , futur ) plus  grand  groupe  du monde sort  un  nouvel album  cela devient forcement un evenement musical et  culturel incontournable.

Connaissant le sens de  la mise en scène  du groupe pour diffuser son travail (sortie  de l 'album en ligne  sur  plateforme internet  plus  tôt  que  prévue avant  la  sortie  officielle  du disque. a la mi juin 2016 ) on  sait  que l 'évènement  est a la hauteur de l 'attente et que les  réseaux  sociaux  vont  s 'enflammer  très  vite

On  n ignore pas   non plus que  le  groupe  de Thom Yorke  nous avait  laissé  il y a  cinq  ans  sur  notre  faim avec   un  'king of the limbs  ' plutôt   décevant (au  regard  du niveau stratosphérique et  habituel de  leur  discographie cela  s'entend) et par conséquent le moins que l on puisse  dire c'était que tout le monde  les  attendait  au  tournant.

Echappés  du groupe  pour  des  travaux  en  solo  respectifs  (  bandes  originales  de   films  pour  Greenwood et album solo puis  formation  du  groupe  électro Atoms  for  Peace  pour  Yorkeles  deux  têtes pensantes  de  Radiohead  nous  reviennent donc avec  un  disque qui s'impose de toute évidence des les premières  écoutes comme  une réussite  incontestable et au  retour vers les sommets.

intelligent  et  sophistiqué , limpide  et  soigné , avec toujours  ce brin de mélancolique propre au groupe et qui nous transporte,  l'ombre  de l inoubliable  OK Computer   n'est jamais très  loin et  celle  du Pink Floyd plane aussi au dessus de  ce  disque  atmosphérique qui rappelle  par moments le  travail de Bjork  

on croisera  aussi le  fantôme  de  Nick Drake  (le  sublime  et  minéral  ' desert island  disk  ')

La voix  plaintive  et  bouleversante  presque  maladive  de  Thom Yorke  survole avec  Grace  les lignes  mélodiques du  piano et  les onze  titres  de  ce  nouvel  album  organique  s'enchainent  et  nous transportent tour a  tour

Synthèse toujours parfaite et équilibrée entre  instruments , et machines   , expérimentations  soniques  ,  trouvailles  musicales   géniales  ,   , ambiance pop rock   planante unique  et envoutante  ' A  Moon  shapped  Pool  ' permet sans  difficulté  a   Radiohead  de  retrouver  sa   vraie  place  , tout en haut  de la pyramide  musicale .

Petit  Bonus   aux  fans  l 'album  se  referme  par  la  version  studio de  'true love  wait '  titre  de 1995 (écarté  de  l 'album  '  the  bends  ' ) et qui n  existait   qu'en  version live a  ce  jour

 

Radiohead  -  Present  tense


podcast

 

 

Radiohead  - decks  dark


podcast

 

track -list

1. “Burn the Witch”
2. “Daydreaming”
3. “Decks Dark”
4. “Desert Island Disk”
5. “Ful Stop”
6. “Glass Eyes”
7. “Identikit”
8. “The Numbers”
9. “Present Tense”
10. “Tinker Tailor Soldier Sailor Rich Man Poor Man Beggar Man Thief”
11. “True Love Waits”

17:42 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1)

08/05/2016

Synchronicity (The Police 1983)

the_police_-_synchronicity.jpg

 

 

 

 

 

The  Police  -  tea  in  the  Sahara


podcast

 

Et si finalement ,  après  avoir   longtemps  considéré  que l 'essentiel  du  groupe  de  Sting se  résumait  aux  deux  premiers  albums  légendaires  ( "Outlandos  d'amour "en  1978 et ' regatta  de  blanc  '  en 1979 ) ce  cinquième et   dernier  album  de Police était   leur  chef  d'œuvre  ?

La  réécoute  de  'Synchronicity  paru   en 1983 laisse a penser  que  oui  ce disque ultime  du  trio Sting -Summers  - Copeland     est de toute évidence le plus  abouti de  leur  courte  discographie ( 5 albums)

Conçu dans  des  circonstances difficiles  et   parfois  proche  du  chaos   ce  disque   , chant  du  cygne  d'un  groupe  majeur  des  années 80 est cependant excellent  malgré  les  conditions  délicates dans  sa réalisation

les  musiciens   égarés  dans  une  querelle  d'egos ne  se parlaient  plus , chacun  travaillant  dans  une  pièce  séparée  (la  pochette  a  trois  bandes  séparé  avec  le visage  de chacun nous  en  dit  long  sur  la  désunion  du  groupe)

Le style  musical  tourne  définitivement  le  dos  aux  influences  reggae  , marque  de  fabrique  du   groupe  , et les dérives  jazzy de  Sting ( qui  enfoncera  le  clou l 'année  suivante  avec  son  premier  album  solo    'the dream  of  the blue  turtles  ' ) et l 'apparition  des  synthés donnent  une orientation  nouvelle  a la musique  du  groupe

Le Tube  planétaire  'every  breathe   you  take  '  archi  diffusé et  récompensé  d'un  grammy  award ne parasitera pas les autres  compositions  du  groupe  toutes écrites  par Sting  lui  même  mis a part  l'anecdotique  'Mother' summers) et  le  curieux   'Miss  gradenko '  (Copeland) au passage  les  deux  titres  faiblards  de l 'album

Dans  les tumultes  d'une  séparation imminente  et  inévitable   le  groupe livre  ici quelques merveilleuses chansons  ' King  of  pain ' '  walking  in your footsteps  ' 'wrapped  around  your  fingers' et  le  planant  'Tea in the  Sahara  ' ( hommage  au roman  de Paul Bowles )

L'album annoncé au public comme  le  dernier  du  groupe  sera  un énorme  succès  commercial  qui va  détrôner  'Thriller'  de  Michael  Jackson   de la   première  place  des  charts  US

Dans la  foulée de cet album excellent Sting son  leader et  bassiste va s'affirmer comme un poids lourd de  l industrie discographique un peu partout  sur  la  planète laissant  des  milliers  de  fans orphelins  d'un  groupe qui aura  marqué  son  époque 

 

The  Police   -murder  by  numbers


podcast

 

track-list

  1. Synchronicity I  - 3:23
  2. Walking in Your Footsteps - 3:36
  3. O My God - 4:02
  4. Mother - 3:05
  5. Miss Gradenko - 2:00
  6. Synchronicity II - 5:02
  7. Every Breath You Take - 4:13
  8. King of Pain - 4:59
  9. Wrapped Around Your Finger - 5:13
  10. Tea in the Sahara - 4:19
  11. Murder by Numbers - 4:36

 

18:15 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

06/05/2016

Novice ( Alain Bashung 1989)

Alain_Bashung_Novice.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1989  sort  Novice Septième  album studio  de Bashung qui arrive a une période ou ce  dernier qui vient d'avoir 40 ans semble en proie a une profonde crise personnelle

cet album a redécouvrir absolument est un disque essentiel de sa discographie

c 'est un album noir, maladif vicié , étouffant, et témoignage musical de cette crise profonde et durable qui empoisonne la vie du chanteur.

C 'est aussi avec cet album que se termine la collaboration entre Bashung et Boris Bergman

 

Cet album qui peut parfois souffrir de la comparaison avec le formidable" Play Blessures", dont il est l’écho en de nombreux aspects est une réussite complète mais qui ne rencontrera toutefois qu'un succès confidentiel lors de sortie en 1989

 Dans un climat radicalement rock -new wave  et en choisissant de s'entourer d’invités précieux (Colin Newman de Wire, Blixa Bargeld de Einstürzende Neubauten et des Bad Seeds, Dave Ball de Soft Cell ou Phil Manzanera de Roxy Music), Bashung livre ici un album puissant et  tonique qui sera  suivi d'une tournée apocalyptique ( le mémorable "Tour Novice ")

Légère éclaircie, Pyromanes, , Outrage, Bombez ! , elle fait l 'avion ,Alcaline ( Clin d 'œil appuyé a son grand copain Christophe et a son tube 'Aline ' ) les titres s'enchainent avec une frénésie et une tension qui laisse l'auditeur K.O Debout

Novice s'impose comme un immense disque rock hautement combustible et a consommer sans modération

 

Alain Bashung   -  alcaline


podcast

 

 

21:43 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

05/05/2016

Renaud ou le vitriol des années 80

1280x720-Gp2.jpg

 

 

 

 

C'est juste pour un petit rappel pour mesurer le chemin parcouru depuis par l'artiste et la différence profonde entre sa rage des années 80 et ses vilaines petites colères d'aujourd'hui .

On me répondra que son public  n'est plus le même ,que les opinions ont changées et c'est sans  doute vrai car les mêmes qui s'extasient aujourd'hui devant Renaud le chanteur engagé le trouvait sûrement détestable voici quelques années ("quel exemple pour notre jeunesse" pouvait on entendre je m'en souviens parfaitement !)

A coup  sur  ce sont les mêmes qui ont achetés des compils de Gainsbourg après 2002 et qui soudain voyait en Serge LE poète génial de la chanson française (qu'il était depuis longtemps) oui les mêmes qui soudainement louaient son talent mais  qui le trouvait  , sale , drogué et décadent quelques années auparavant.

Les Cons ont le sait maintenant changent également d'avis contrairement a une maxime  célèbre qui prétend le contraire

 

Renaud - où c'est qu' j'ai mis mon flingue ?


podcast

 

paroles

J' veux qu' mes chansons soient des caresses,
Ou bien des  poings dans la gueule.
A qui qu' ce soit que je m'adresse,
J' veux vous remuer dans vos fauteuils.
Alors écoutez moi un peu,
Les pousse-mégots et les nez-d'boeux,
Les ringards, les folkeux, les journaleux.
D'puis qu'y' a mon nom dans vos journaux,
Qu'on voit ma tronche à la télé,
Où j' vends ma soupe empoisonnée,
Vous m'avez un peu trop gonflé.
J' suis pas chanteur pour mes copains,
Et j' peux être teigneux comme un chien.
J' déclare pas, avec Aragon,
Qu' le poète a toujours raison.
La femme est l'avenir des cons,
Et l'homme n'est l'avenir de rien.

Moi, mon av'nir est sur le  zinc
D'un bistrot des plus cradingues,
Mais bordel, où c'est qu' j'ai mis mon flingue ?

J' vais pas m' laisser emboucaner
Par les fachos, pas les gauchos,
Tous ces pauvr' mecs endoctrinés
Qui foutent ma révolte au tombeau.
Tous ceux qui m' traitent de démago
Dans leur torchons qu' j' lirais jamais :
Renaud, c'est mort, il est récupéré " ;
Tous ces p'tits bourgeois incurables
Qui parlent pas, qu'écrivent pas, qui bavent,
Qui vivront vieux leur vie d' minables,
Ont tous dans la bouche un cadavre.
T't' façon, j' chante pas pour ces blaireaux,
Et j'ai pas dit mon dernier mot.
C'est sûr'ment pas un disque d'or,
Ou un Olympia à moi tout seul,
Qui me feront virer de bord,
Qui me feront fermer ma gueule.

Tant qu'y' aura d'la haine dans mes s'ringues,
Je ne chant'rai que pour les dingues,
Mais bordel, ! Où c'est qu' j'ai mis mon flingue ?

Y'a pas qu' les mômes, dans la rue,
Qui m' collent au cul pour une photo,
Y'a même des flics qui me saluent,
Qui veulent que j' signe dans leurs calots.
Moi j' crache dedans, et j' cris bien haut
Qu' le bleu marine me fait gerber,
Qu' j'aime pas l' travail, la justice et l'armée.
C'est pas demain qu'on m' verra marcher
Avec les connards qui vont aux urnes,
Choisir celui qui les f'ra crever.
Moi, ces jours là, j' reste dans ma turne.
Rien à foutre de la lutte de crasse,
Tous les systèmes sont dégueulasses !
J' peux pas encaisser les drapeaux,
Quoi que le noir soir le plus beau.
La marseillaise, même en reggae,
Ça m'a toujours fait dégueuler.

Les marches militaires, ça m' déglingue
Et votr' République, moi j' la tringle,
Mais bordel ! Où c'est qu' j'ai mis mon flingue ?

D'puis qu'on m'a tiré mon canif,
Un soir au métro Saint Michel,
J' fous plus les pieds dans une manif
Sans un nunchak' ou un cocktail
A Longwy comme à Saint Lazare,
Plus de slogans face aux flicards,
Mais des fusils, des pavés, des grenades !
Gueuler contre la répression
En défilant " Bastille-Nation "
Quand mes frangins crèvent en prison
Ca donne une bonne conscience aux cons,
Aux nez-d'boeux et aux pousse-mégots
Qui foutent ma révolte au tombeau.

Si un jour j' me r'trouve par terre,
Sûr qu' ça s'ra d' la faute à Baader.
Si j' crève le nez dans le ruisseau,
Sûr qu' ça s'ra d' la faute à Bonnot.

Pour l'instant, ma gueule est sur le zinc
D'un bistrot des plus cradingues,
Mais faites gaffe !
J'ai mis la main sur mon flingue !

Come away with me (Norah Jones 2002)

103756-gf.jpg

 

 

Norah Jones  -   cold  cold  heart


podcast

 

 

Lorsque parait ce disque magique en 2002 Norah Jones a 23 ans , on murmure que celle qui nous est présentée comme la fille de l illustre ravi Shankar   (oui , oui celui qui jouait du  sitar a Woodstock , au Monterey pop festival ou encore au   légendaire   concert   pour le Bangladesh organisée par George Harrison en 1971) est la nouvelle perle   du jazz vocal

Beaucoup   pensent ( a tort) que la belle Norah   qui chante pourtant déjà depuis l 'âge de 5 ans ne sera qu'un météorite profitant d'une hype fulgurante

Elle enregistre pourtant sur le prestigieux label Blue note ce premier album  'Come  away with me qui va faire  date et  va se vendre a prés de 26 millions d'exemplaires et rafler la bagatelle de  5 grammys awards (dont meilleure chanson, meilleur album et meilleure interprète féminine ) et imposer la jeunesse chanteuse comme un grand nom de la scène jazz

Fan de Ray Charles et  de Billie Holiday Norah Jones du haut de la fraicheur de ses 23 printemps   entre comme  une  tornade dans la cour des grands avec ce disque stylé crépusculaire et bleuté.

l 'album qui nous balade entre jazz, folk et soul enchaine des titres envoutants entre compositions originales (les superbes   'come away with me ' et ' Nightingale ' ) et ' covers '  habitées  signées   Hank Williams ( merveilleuse reprise de cold cold heart) Hoagy Carmichael (bouleversante interprétation  de 'the nearness of you ' ) Jessie Harris ( don't   know   why) ou encore John D Loudermik ( turn me on ' ) deja immortalisé par Nina Simone

Ce disque incroyablement maitrisé et d'une classe folle va propulser la carrière de Norah Jones   qui va devenir soudainement une icône incontournable  de la scène jazzy réconciliant puristes et simples  amateurs  d'ambiances  feutrées.   

Un album a savourer la nuit tranquillement installé  pour pouvoir profiter pleinement de la  voix sublime et lascive de Norah Jones qui illumine  chaque  plage  de  ce  disque  flamboyant.

10:21 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1)

01/05/2016

les vestiges du chaos (Christophe 2016)

x510_christophe_jpg_pagespeed_ic_0AznrJfUJS.jpg

 

 

 

 

 

Christophe  - Drone


podcast

 

 

Christophe   feat  Anna Mouglalis  -   E  Justo


podcast

 

C'est un retour fracassant même si pour tous ceux qui l 'aime il n 'avait pas   tout a fait   disparu ( la superbe   tournée   'intime tour ' a  la fin 2014 nous avait rappelé combien il occupait une place essentielle dans le paysage musical français)

Dandy rock , artiste hors norme , hors mode toujours plus étonnant et définitivement atypique Christophe est de retour et de la plus belle des manières avec  un nouvel album attendu depuis 8 ans

Et quel album mon dieu ! quelle merveille d'album que ces ' vestiges du chaos '

Moderne, avant gardiste   , lumineux , aérien , tout au long de cet album sublime Christophe nous embarque dans son univers ,celui du son , des harmonies , des envolées musicales qui nous enchantent et nous ravissent.

" Je ne crée pas des mélodies, je cherche des sons "  explique l 'artiste au  sujet  de  son  travail  sur cet  album magnifique  et  c 'est  exactement   ca  , la définition est parfaite ,  ce  disque  est un océan  de  sons  créant  un   climat  atmosphérique et  envoutant.

Collaborations multiples pour cet incroyable  voyage sonore et le retour de jean Michel Jarre   pour le titre qui donne son nom a l 'album ('les vestiges du chaos") ,  Christophe Van Huffel du groupe Tanger présent sur  plusieurs  titres mais également Boris Bergman pour un titre ( "ange sale ") et le jeune groupe féminin Orties ('mes nuits blanches ")

Duos tout aussi savoureux , a commencer par celui avec Anna Mouglalis qui de sa voix incroyable illumine une chanson soufflée par Lucie Bevilacqua la fille de Christophe ( 'e justo ') puis un autre duo  électro de haute   volée avec Alan Vega  pour un titre qui lorgne du cote des Daft Punk ( 'tangerine ' et son tempo irrésistible ')

des titres sublimées par des arrangements et des textes d 'une   classe folle ( ' drone ' ' dangereuse ') une   curiosité ('stella  botox'  cosignée  par la jeune  Laurie Darmon et qui fait  penser a   Christine  &  the  Queens    (qui  a  repris  elle  même  'les  paradis  perdus  '   sur  son premier  album ' chaleur humaine  ' ) et un hommage a   Lou Reed avec le bouleversant   ' Lou ' (avec la voix inoubliable de Lou Reed en sourdine)

Avec cet album qui s'annonce comme le plus abouti depuis des décennies Christophe renoue aussi avec un style qui lui est  propre et  totalement unique

'les  vestiges  du  chaos  ' résonne par moments de  l 'écho de titres comme 'emporte moi ' '(écoutez  ' océan d'amour  ' ) et nous ramène a l 'époque grandiose et sublimée  des 'paradis perdus'   enregistré en 1973 et reconnu comme un album majeur de la scène française

Plus de 40 ans plus tard Christophe plus alerte  que  jamais nous offre un autre disque majeur qui vient asseoir définitivement sa place parmi les plus grands

disque incontournable ...... disque  de l 'année.......

peut etre deja!

11:48 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1)

27/04/2016

R.I.P Prince (1958 -2016)

people-prince-2478986_123.jpg

 

 

La nouvelle aura surpris toute la planète et après la disparition récente de Bowie  voici donc une des  figures emblématiques de la musique qui tire sa référence

Ainsi donc   Prince est mort tristement dans une cage d'ascenseur visiblement  épuisé et bourré de médicaments puissants et opiacés

une de mes chansons préférées s'intitulait 'sometimes it snow in april ' (chroniquée par ailleurs   sur  ce blog dans mon top 100) et le titre prend de toute évidence une curieuse connotation avec la mort du kid de en ce mois d'avril a l âge de 57 ans

 

Prince et  sa  silhouette légendaire auront  survolé les décennies avec  classe ,  talent et toujours l'envie de surprendre , d'inventer  et d'étonner

mégalomane, ambitieux et caractériel ; bourreau de travail , multi instrumentiste  génial et  complet  ses albums révèlent une palette de talent qui donne le tournis

la perte  est immense  et a  la  hauteur ( sans  jeux  de mots) de la personnalité  hors  pair  de   l 'homme

Suite a sa disparition Clapton (qui sait de quoi il retourne) déclarait" Prince était le plus grand guitariste de tout les temps   " et je ne suis pas loin de penser la même chose

Résumer un tel génie en quelques lignes s'avère évidemment délicat et impossible mais certaines caractéristiques   me semblent évidentes , compositeur génial , musicien  incroyable ( guitares, batterie, piano) , "perfomer" fantastique (ses concerts ont  tous laissés des souvenirs mémorables a tous ceux qui l 'auront vu sur scène)

depuis les premiers albums funk des années 80 ('dirty mind ' 'controversy ' )et ce son unique , sale et brut ou Prince se pose en héritier funk de Hendrix ou de Sly Stone a '1999' formidable double album charnière qui le propulse dans la cour des artistes majeurs en passant par les  bandes originale de 'purple rain ' (horrible film passé a la postérité grâce  a une bande son inouïe et un titre stratosphérique et eternel ('purple rain ' ) et celle de Under the Cherry Moon un long métrage (dispensable) et réalisé par Prince lui jusqu'aux albums essentiels de sa discographie 'around the world in a day ' monumental disque psychédélique qui lorgne du coté des Beatles avec une classe et un culot monstre) et surtout 'Sign O the times ' chef d œuvre incontestable et Himalaya musical de sa carrière ,Prince  nous  aura  enchanté se posant  définitivement   comme un artiste complet (pop, funk ,jazz,  soul )

La fin des années 80 seront nettement plus difficiles pour lui avec des albums plutôt secondaires

'(lovesexy ' en 1988 ) et une Bande originale de film médiocre   (Graffiti bridge ') et une autre plus surprenante ('Batman ') ,  il faudra attendre la fin de 1991 et le formidable 'diamonds and pearls ' pour retrouver le génie de Prince

la suite sera marquée par son opposition avec la maison de disque Warner ; il abandonne en 1993 son nom de scène au profit d 'un symbole ( cette bataille   juridique durera jusqu'en 2000)

il sortira en 1994 le fameux et célèbre 'black album ' disque mythique de 1987 (pochette uniforme noire  sans titre ni   nom de l artiste) mais retirée avant sa sortie par prince lui même puis publiera des albums indépendants sous le nom de 'New Power génération ' avant de récupérer son nom de scène en 1998

au delà de cette conduite de carrière atypique ou Prince n 'aura cessé de mettre en avant son indépendance   et sa liberté musicale   il reste   de cet  artiste  majeur  outres des disques essentiels truffés de hits planétaires ( "Kiss ' 'girls and boys ( avec la  voix  francaise  de  l'égerie  marie France) ' 'get off ' ' sign O the times ' ' raspberry beret ' 'pop life ' ' little red corvette ' ''controversy ') et  de balades sublimes ("when  2 are in love'  'sometimes it snow in april ' ' the most beautiful girl in the  world  ' ' condition of the  heart ' 'I  Wonder  U') un sentiment  général d 'avoir  perdu un artiste  qui avait  réussi a créer un personnage unique  , visionnaire , indépendant , surprenant  ,  déroutant  et  toujours a  l 'image de  son formidable  talent . 

Beaucoup disait de lui qu'il était  le Miles Davis du  funk . 

Il  reste  a savoir  qui de  ces  deux  génies  auraient  été  le  plus  flatté  de  cette  audacieuse  comparaison

 

Prince   - I  Wonder  U 

podcast

 

Prince -   condition of  the heart


podcast

 

Prince  -  Controversy


podcast

 

20/04/2016

histoire d'une photo ( Sid Vicious - 8 Janvier 1978 )

medium_sid-vicious.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La photo est célèbre depuis longtemps, Sid Vicious dégoulinant de sang, torse nu le corps lacéré   ,ce cliché qui  a fait le tour du monde aura largement  contribué a renforcer davantage encore la folie  et l’extrême violence de ce que furent les Sex pistols.

La scène se passe en janvier 1978 a San Antonio au Texas ;en ce début d’année 1978 Les Pistols sont aux Etats –Unis pour une tournée qui va très vite virer au chaos général ; ils ne vont jouer que quelques dates entre leur premier concert le 5 Janvier au  Great Southeast Music Hall  d’ Atlanta, jusqu'au dernier le 14 janvier au Winterland Ballroom de San Fransisco .

Celui qui nous intéresse se déroula le 8  au Randy’s Rodéo de San Antonio .

c’est ici le royaume des cow-boys et des 'rednecks '  une contrée ou ni le rock et encore moins le ‘punk ‘ n’ont pris la place de la musique country , aussi le groupe qui se présente sur la scène ce soir la  est attendu avec un mélange de haine et de mépris.

A peine les Pistols posent t’ils le pied sur la scène que c’est une pluie de canettes qui s’abat sur leurs têtes , Johnny  Rotten , le regard fou , les yeux exorbités n’en a cure ; le groupe a l'habitude des concerts ultra violents et Johnny Rotten  le chanteur  harangue d'emblée  une foule hostile déjà bien excitée et bien  imbibée .

C’est l’arrivée de Sid Vicious qui va tout déclencher , le bassiste des Pistols qui vient de se lacérer le corps a coups de tessons de bouteilles en coulisses , se présente face au public il est déglingué a la bière et a l’héroïne , il titube et parvient a peine a porter son instrument  , les bouteilles continuent de voler et  de se fracasser sur la scène  ,l’une d’elles atteint Sid en plein visage mais ce dernier qui se met a pisser le sang prend  alors le  micro et s’avance vers le bord de la scène pour hurler   aux Cow boys  hystériques  «  tas de cow-boys pédés , vérole de texans  vous étés bien tous des pédés bouseux » il insulte tout le monde et traite leurs mères de ‘putes ‘ .

c’est plus qu’il n’en faut pour déclencher une bagarre générale le concert vire alors  au  chaos et alors que tout semble etre terminé avant de même commencer  , Les Pistols balancent un mur du son monstrueux avec les premières notes d’Anarchy in the U.K  qui assomment tout le monde.

Cette violence est un  défi ; le défi ultime d’un groupe extrême,  une ambiance apocalyptique et un  désordre  général orchestré par un groupe qui va marquer son époque par son attitude anti- conformiste totale et son refus des compromissions.

Mais déjà l’ombre de la fin plane sur les Pistols  ,’never mind the bollocks ,here's the sex pistols   ‘ le disque symbole de toute une génération ‘est sorti depuis a peine  deux mois mais  fait déjà partie de l’histoire .

Au quotidien le groupe semble etre  totalement incontrolable malgré un management approximatiff du rusé  Malcom Mc Laren , les Pistols  splittent  officiellement le  20  ,  six jours après la tournée américaine.

Vicious quant a lui lâché par le groupe erre, fauché  a new York  il  n’est plus qu’un  un mort vivant en sursis continuel et fera une overdose quasi fatale le 16 janvier.

Quelques mois plus tard  sa folie toxicomane  lui fera commettre l’irréparable avec l’assassinat supposé de Nancy Spungen sa ‘ girl friend ‘de  seringue qu'il va poignarder a mort dans une chambre du mythique Chelsea Hotel .

Le gosse de Londres va mourir un matin de février a New York,  et personne ne sera  vraiment surpris . La légende  du sale gosse camé ne fait alors que commencer.

 

lire sur jimboland  - 23 avril 1978 sid Vicious dynamite "my way"

http://jimboland.hautetfort.com/archive/2007/09/30/23-avr...

 

 

14/04/2016

Paisley , sage , rosemary and thyme (Simon & Garfunkel 1966)

simon and garfunkel,paisley sage rosemary and thyme

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 A l'heure d'un revival 'folk' qui n'en finit plus de durer  il est intéréssant de réecouter les albums de Simon and Garfunkel .

Beaucoup d'entre nous auront découvert le duo soit par la bande originale du film 'the graduate" (le lauréat)le tres beau film de Mike Nicholssorti en 1968 et qui outre les mélodies inoubliables  de Simon and Garfunkel Dustin Hoffman ou bien par les compilations nombreuses -Simon & garfunkel's greatest hits (1972) -the Simon & Garfunkel collection (1981)  ou encore the definitive Simon & garfunkel (1991) .

Rajoutons aussi le fameux 'concert at central park"sorti avec le succès que l'on connaît en 1981 et on constatera que le celèbre duo n'aura au bout du compte enregistrer que  seulement  5 albums entre le premier " Wednesday morning 3AM "(1964) et " bridge over troubled water "(1970).

l'album qui nous intéresse ici est paru en 1966

il est le troisieme de leur discographie et porte un nom pour le moins curieux 'Paisley sage rosemary and thyme"  ce qu'on traduira par 'Persil ,sauge,  romarin et thym.

Pour expliquer ce titre étrange il faut faire référence a 'Scarborough fair l'une de plus belles chansons de leur répertoire présente sur cet  album  (on la retrouvera aussi sur la bande originale de 'the graduate") ,  c 'est une vieille chanson du folklore  anglais  popularisé par Simon and garfunkel,  dont l'origine remonte au moyen âge et qui  fut également chantée par de nombreux artistes (Marianne Faithfull -Sarah Brighman) .

Scarborough fair nous parle d'un d'amour impossible,  la symbolique des herbes  citées à plusieurs reprises a une  signification bien précise, A la maniere  d'une  rose rouge  aujourd'hui  les herbes  representaient alors  les vertus que le chanteur souhaitait avoir et celles qu'il espérait trouver chez sa bien-aimée.

Bob Dylan s'en inspira largement pour l'une de ses plus belles et des plus celèbres compositions 'the girl from North Country' .

Le persil car il a  longtemps été associé à la mort, depuis que les grecs l'utilisèrent lors des cérémonies funéraires, puisqu'ils croyaient que cette plante poussait seulement là où le sang du héros grec Archemorus fut répandu lorsqu'il fut mangé par les serpents.

La sauge qu' on associait  jadis  avec l'immortalité et la longévité.

Le romarin qui  éloignait les mauvais esprits et les mauvais rêves et enfin le thym  symbole de courage, d'élégance et de style.

L'adaptation de cette chanson historique par le duo folk pop est une merveille de delicatesse et d'harmonie ;elle ouvre cet album  et en constitue un des joyaux qui le compose. Nous sommes en 1966 et si  l'influence (deja) de  Dylan  se fait entendre sur  "The Big Bright Green Pleasure Machine" "Patterns" ou encore " A Simple Desultory Philippic"  le plus marquant reste toutefois les fabuleuses harmonies de 'scarborough fair ' bien sûr mais aussi de ' For Emily, Whenever I May Find Her" autre chanson du folklore anglais  de ' The 59th Street Bridge Song' ou encore de " Homeward Bound" .

Ce disque doux et délicat qui vieillit comme un bon vin se réecoute en 2016 un demi siècle après sa sortie ;il n'a pas pris une ride  et a traversé le temps et réussit a nous eblouir  encore aujourd'hui .

Il permet de rappeler (si besoin est) que le tandem Simon & Garfunkel est sans doute le plus grand duo pop-folk de l'histoire de la musique.

 

Simon and garfunkel -For Emily whenever I  may find here

 


podcast

 

Simon and garfunkel - the 59th bridge song

 


podcast

 

 

 

 

 
 

12/04/2016

Unplugged in New-York (Nirvana 1992)

nirvana,unplugged in new york,kurt cobain

 

 

 

 

"MTV Unplugged In New-York", c'est un peu la chronique de la mort  annoncée du groupe de Kurt Cobain .Programmée sur MTV,on pouvait mesurer dans la vidéo archi-diffusée l'état de délabrement physique et psychologique de Kurt. Mais c'est pourtant ce soir de novembre 1993 que Nirvana va enregistrer ce qui va devenir son testament ultime.

La voix cassée et déchirée de Cobain assisté de Krist Novoselic, Pat Smear (guitares) et Dave Grohl, va delivrer pendant une heure un set époustouflant et mémorable.
Dés la première chanson ("About A Girl"), on retient son souffle car on sent qu'il se passe quelque chose ce soir-là. Kurt Cobain chante avec toutes ses tripes et toute son âme, le temps semble s'arrêter, et les titres s'enchaînent avec des moments de grâce totale, pour des versions inoubliables issues de leur répertoire (fantastiques interprétations de "Polly", "Something In The Way", et de "Come As You Are" ) ; ou encore pour des reprises totalement habitées ("Jesus Don't Want Me For A Sunbearn" des Vaselines, ou le célèbrissime "The Man Who Sold The World" de Bowie). Invités surprises sur ce live historique

Les Meat Puppets ont l'honneur de partager trois titres de leur répertoire avec l'icône grunge (mention spéciale pour l'interprétation de "Plateau").cEnfin, les deux derniers titres qui installent définitivement ce live parmi les chef-d'oeuvres : "All Apologies", presque murmuré et pourtant d'une beauté glaçante, à couper le souffle ; et enfin une reprise (encore) "Where Did You Sleep Last Night" de Leadbelly, qui clôture ce set magique. A l'image de l'Unplugged malade et terrifiant d'Alice In Chains, l'Unplugged In New-York de Nirvana va devenir un disque de chevet pour toute une génération qui va installer Cobain parmi ses dieux vivants du rock, pour malheureusement le pleurer quelques mois plus tard .

En apprenant son décés un soir d'avril 94, beaucoup d'entre nous ne seront pas surpris, et se rapelleront le regard triste et perdu de Kurt et ses timides sourires effacés lors de l'enregistrement vidéo de cet Unplugged; le souvenir de Kurt Cobain blafard assis sur son tabouret, dans sa veste en guenille nous revient alors en mémoire comme une triste prémonition. On se rend compte alors que déjà la légende était en marche

Nirvana - 'Polly'

podcast

 

 

 

 

 

 

 

 
 

10/04/2016

29 novembre 1977 sortie de l'album le plus controversé du rock

never mind the bollocks,the sex pistols

Never mind the bollocks here’s the sex pistols était déjà un album millionnaire avant sa sortie officielle ; les commandes dépassaient largement les 125.000 copies et bien qu’il fût absolument interdit d’en faire la publicité l’album se retrouva sans problèmes N° 1 de toutes les listes britanniques dans la presse, la télévision et les radios.
Il n’y avait que 11 chansons sur les 50.000 premières copies et quelles chansons (anarchy in the U.K , pretty vacant, holiday in the sun, ) et on trouvait un 45 tours offert Submission ainsi qu’un poster de collages a l’esthétique purement punk caractéristique de cette époque.

Sur les copies suivantes Submission devînt la douzième chanson de l’album.


Ce disque fût enregistré de Mars à Août 1977

La polémique et les controverses autour de ce disque fûrent sans précédents.

Il dût notamment être retiré des vitrines immédiatement a cause de son titre irrévérencieux (On en a rien a foutre, les Sex Pistols sont là).

On attribue l’origine de ce titre célèbre a un marchand de hot-dogs qui répétait cette phrase chaque fois qu’il croisait Steve Jones et Paul Cook.


Quelques mois après la parution de l’album le mardi 17 Janvier 1978 le groupe se sépare brutalement dans une confusion totale. Le lendemain leur manager Malcom Mc Laren prononcera cette phrase resté célèbre « Le rock’n roll est mort».La suite appartient désormais a l’histoire du rock’n roll
Coup marketting de Mac Laren (après avoir tenté le coup aux States avec les Dolls), groupe de tarés junkies incapables de jouer trois notes, pseudos anarchistes de pacotille, on aura tout dit et tout écrit sur les Pistols mais leur apport au monde de la musique est incontestable
De par leur culot, leur energie, leur rage et leur non-respect pour toutes les valeurs bien en place en ces années post disco, pour avoir donner a une multitude de gamins l’envie de prendre qui une guitare, qui un micro les Sex Pistols certes moins engagés moins techniciens et certainement moins doués que leurs homologues direct sur le sol britannique les Clash, sont un des groupes essentiels de ces 25 dernières années
Météorite punk certes mais qui brille encore dans le ciel et sert de référence depuis des pas mal d’années à tout un tas de gamins pour qui la musique de Johnny Rotten et Sid Vicious donne l’illusion que tout est encore possible
Au dela des clichés etroits du ‘no future’et en omettant la ridicule reformation avortée des années 90 ce groupe qui peut se vanter d’etre l’un des plus connus au monde (pas mal pour des gamins qui au bout du compte n’auront livrés qu’un seul album officiel) est aujourd’hui incontournable.

le disque devenu culte fetera  l 'année  prochaine  ses 40 ans.



The Sex Pistols -  ' "pretty vacant '

 


podcast

 









lire sur  jimboland  23 avril 1978 sid vicious dynamite "my way"

http://jimboland.hautetfort.com/archive/2007/09/30/23-avril-1978-sid-vicious-dynamite-my-way.html




 

 
 

09/04/2016

It's only rock'n roll (The Rolling Stones 1974)

Rolling+Stones+Its+Only+Rock+n+Roll+-+EX+103267.jpg

Incontestablement le douzième album des Rolling  Stones restera  dans  les  mémoires  ,plusieurs  raisons  a cela a commencer  par  l 'inoubliable  pochette  mythique  signée  Guy Pellaert  ( qui signera la même  année celle  toute  aussi magnifique  de 'Diamond  dogs '  de  Bowie  et une  production assurée  par Jagger /Richards  en personne  (sous le pseudonyme des  'glimmer twins  ')

L'album  sorti en 1974  un an après  'goat head soup '  et le succès planétaire  de  'Angie  ' une période  difficile ou le  groupe  est miné par les  consommations  de  dope  excessives

Keith Richards vient  de perdre son ami Gram Parsons mort a 26 ans d'une overdose  , il est  toujours interdit  de  séjour  en  France suite aux débordements  lors  du séjour  sur la cote  d 'azur  pour l 'enregistrement  'exile  on a main street'  Mick Taylor  en  désaccord régulier  avec Keith va  bientôt  quitter  le  groupe  pour  céder sa place a Ron Wood  pourtant  dans ces  difficultés les Stones vont  enregistrer un album essentiel au titre légendaire   'it' s only rock'n roll  but I like  it  ( "Ce n 'est que  du rock  'n roll mais j 'aime  ca")

Le single  éponyme  sera  l'une  des  chansons emblématiques du groupe  et  un incontournable  des  concerts , un  titre  emblématique et un  véritable hymne

Mais  sur  cet album  entre  quelques titres  faiblards  ('dance little sister  ') et une reprise des Temptations  ( 'ain"t too proud to beg') recèle  des  titres  de  premier ordre  ' times waits for  no one  '  titre  fusionnel ou le  piano de  Nicky  Hopkins , les percussions  de Ray Cooper , les guitares puissantes   de  Taylor et Richards  font  merveille  ' luxury '  un titre   exotique qui lorgne  vers  le  reggae ' if  you can rock me  '  une  ode  aux  groupies , mais  aussi  et  surtout  ' fingerprint  file  '  titre  hallucinant   qui clôt  l'album  et  qui s'impose  comme l 'une  des  plus  grandes  chansons  jamais  enregistrées  par  les  Stones

Ce Titre phénoménal  qui  annonce  déjà le  virage 'funk '  que  prendra  le groupe  pour   l'album  qui  suivra  (' black  and  blue ' en  1976) est un pur régal ,Billy  Preston  fait des  prouesses  au claviers , Nicky Hopkins   est au piano , Bill Wyman  abandonne  la  basse pour  se charger  des  synthés , Mick Taylor  est ici  pour  la  dernière  fois   a la  guitare et Mick Jagger  susurre  d'une  voix  maladive  et plaintive sa  paranoïa des écoutes téléphoniques par  le F.B.I

 

 

And there's some little jerk in the FBI
Et il y a un petit connard au FBI
A keepin' papers on me six feet high
Qui garde un dossier sur moi de six pieds de haut
It gets me down
Ca me déprime
It gets me down
Ca me déprime
It gets me down
Ca me déprime

 

 The Rolling  Stones  -  if  you  can rock me


podcast

 

 

14:30 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

08/04/2016

Jim Morrison - Clap de fin

52e9feeacbbbf19ab01aedda74da9483.jpg

 

 

 

 

 

 

Finalement  le secret  autour de la mort de Jim Morrison en juillet 71 à Paris n 'etait en fait qu'un secret de  polichinelle , en effet le livre de Sam Bernett  "The End -Jim Morrison " paru en 2007 chez privé  ne fait que confirmer de manière définitive des certitudes dejà acquises quant aux circonstances exactes du déces du chanteur mythique des Doors.

Il est vrai que l'on a toujours dit qu'une poignée de personnes détenait le secret concernant les faits réels survenus dans cette fameuse nuit  du 3 juillet 1971

Parmi les témoins  présents se trouvait Sam bernett alors créateur du club mythique 'rock'n roll circus' . L'homme qui aura passé une bonne partie de sa vie a fonder des endroits devenus celebres ( La tour de Nesle , le bus palladium , le Martine's ,le Malibu ) est devenu par la suite chroniqueur et journaliste a RTL  puis a Europe 1  il a écrit de nombreux ouvrages mais aura attendu  35 ans pour livrer sa vérité au travers d'un livre qui non seulement raconte dans le detail la dernière nuit tragique de Morrison mais dresse egalement  le  portrait d'une époque  qui fait aujourd"hui encore fantasmer tout les amateurs de musique.

Finalement il s 'avère que la rumeur persistante  selon laquelle Jim  serait mort d'une overdose dans les toilettes du rock'n roll circus  était bel et bien fondée.

Cette mort ne sera donc  au bout du compte ne sera qu'une banale et dramatique overdose d'héroïne , une dose trop pure  sniffée a la va-vite  par un homme physiquement  diminué par les excès en tout genres . Pour se rendre compte de l'etat de fatigue et de dégradation physique du leader charismatique des Doors il faut savoir que le medecin qui constatera le décès de Jim sera persuadé être en présence d'un cadavre d'homme de 50/55 ans (pour memoire Jim en avait 28) cette remarque en dit long sur l'état désastreux dans lequel se trouvait Morisson a l'été 1971 .

Epuisé par une infernale spirale  narcotique sans retour Jim va venir mourir dans les toilettes d'un club  branché  parisien . Il sera reconduit chez lui au 17 rue Beautreillispar les deux dealers qui l'avait fourni ce soir la .

Sorti discrètement par une porte dérobée ils vont le ramener  a son domicile ou l 'attend sa compagne Pamela Courson  une junkie hystérique et camée jusqu'à l'os qui va evidemment paniquer ,c'est elle qui mettra inutilement le corps  de Jim dans une baignoire remplie d'eau chaude  afin de tenter désesperement de le ramener a la vie  mais Morisson est mort et bien mort.

Elle téléphonera  ensuite a Alain Ronay  un ami commun qui va venir épauler une pamela totalement incapable de gérer cette situation. c'est le commissaire de police du IV  arrondissement de Paris  Robert Berry qui sera dépeché sur les lieux et conclu a une mort naturelle par arrêt cardiaque .

Entre temps Ronay a détruit toutes traçes suspectes qui pourrait faire penser au policier qu'il est en présence de toxicomanes (les  pilules , la cocaïne , l'héroïne  , l 'herbe  tout finit donc dans les toilettes ( au grand désespoir de Pamela

On donnera comme identité au cadavre James Douglas Morrison; poète et écrivain américain résidant a Paris et chose incroyable ; les services de police ne vont pas se douter   une seule seconde qu'ils sont en présence du célèbre artiste . Si en 2007  un tel fait peut surprendre il faut rappeler que les moyens d'informations et de communications sont alors bien différents d'aujourd'hui  et il semble évident que personne parmi les quinquagénaires des services médicaux ou policiers n'avaient jamais vus le visage de Morrison.

c'est ainsi que le permis d'inhumer va être délivré sous l'identité  figurant a ce jour sur la célèbre tombe du cimetière du pere Lachaise. Deux autres personnages  vont etre au plus près des évenements , tout  d'abord Agnes Varda la cinéaste , compagne du réalisateur jacques Demy ,trés liée avec  Jim va apporter son soutien et va aider a l'organisation des funérailles de ce dernier , le second personnage  est un aristocrate décadent et drogué le comte Jean de Breteuil ami intime de pamela alors en concubinage avec Marianne faithfull,l'homme  fournisseur d'héroïne du tout paris   va prendre immédiatement la poudre d'escampette (sans jeu de mot sur le mot 'poudre ') et filer a Tanger au Maroc (Ce personnage peu recommandable étant dejà interdit de séjour sur les sols américains et britanniques).

 

438b4450cef081a87676f7eb0bdfde92.jpgC'est donc dans un anonymat total que sera enterré Morisson  le  7 Juillet  1971 en présence de Pamela CoursonAgnès Varda , Alain Ronay ; Robin Wertle (secrétaire canadienne de Jim) et de Bill Siddons, le manager du groupe débarqué de Los Angelès.

Un enterrement sans fleurs ni couronnes ou pamela lut quelques  lignes de 'the célébration of the lizard'. Ce n'est qu'après cette cérémonie intime pour ne pas dire secrète que Siddons annonça officiellement a son retour aux états-unis le déces officiel de Morisson .

Il semble clair que le manager avait voulu ainsi éviter que se reproduise les débordements médiatiques vus apres les déces de janis Joplin et de Jimi Hendrix .

Bien entendu des rumeurs fantaisistes s'installerent , certains resterent persuadés que Morisson était vivant (personne n'avait reéllement vu le corps dans le cerceuil) mais cependant il semble totalement certain que tout s'est vraiment passé ainsi .

Jim Morrison  ,le poète ignoré ,chanteur adulé mal dans sa peau ,auto destructeur maladif venu  s'exiler a Paris pour rompre avec un systeme qui semblait le répugner y est mort tragiquement venant ajouter son nom a la terrible liste des victimes de la dope .

La legende ne faisait alors que commencer.

 

 

 
 

05/04/2016

R.I.P Gato Barbieri (1932-2016)

 

Gato Barbieri_medium.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

sa  disparition discrète aux premiers jours d 'Avril me rend particulièrement  triste  car Gato Barbieri est  l'artiste  qui m 'aura  ouvert 'les portes '  du Jazz

C 'est par  lui  et par  la  formidable  bande  son de ' Last tango  to Paris  ' (grammy award 1972)  que  mes oreilles  se  sont ouvertes au tempo

prémices  des  futures  découvertes  fondamentales  de ma  vie  (Miles , Coltrane , Errol Gardner, Chet , Mingus et  tant  d'autres.......) c 'est bien lui et personne qui fut pour moi le  tout  premier.

La musique  de  Barbieri  aura  toujours  rendu hommage a ses origines sud américaines, elle aura depuis  des  décennies brulée  toujours  des milles  feux  du soleil  de  l 'argentine partagée entre sonorités latinos et free jazz débridé.

Gato Barbieri aura  trainé son sax  ténor  sur des dizaines d'albums avec plus ou moins de succès  mais  toujours une authenticité artistique sans  faille créant  un style  que  l'on baptisera le  latin jazz

Des albums toujours  brulants, toujours  habités et intenses , une silhouette  inoubliable   , large  chapeau  noir et  lunettes il restera le symbole  d'un jazz  félin  a l image  du prénom  qu 'il  s'était  choisi  ' Gato  '  (chat en  espagnol) en lieu et place  de  Leandro son prénom de  naissance

 

 

Gato Barbieri   - Last Tango in Paris ballad  [Varese Sarabande]


podcast

00:29 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

28/03/2016

Chambre 100 -Chelsea hotel -New-York 12 octobre 1978

3182422705_1_2_zaUHHwXb.jpg 

 

A 22h50 ce soir du 12 octobre 1978 le standard du Chelsea hôtel de New- York reçoit un appel angoissé dans lequel une voix a peine compréhensible à l’accent anglais demande d’envoyer de toute urgence des secours chambre 100 , la voix inconnue dit seulement quelqu’un est gravement blessé.
Peu de temps après ; la police de Manhattan trouvera Sid Vicious prostré sur le lit tandis que ,dans la salle de bains le corps inanimé de Nancy Spungen , sa compagne gît sous le lavabo au bout d’une traînée de sang partant de ce même lit.

 

10 jours plus tard Sid est relâché sous caution. Son état est effroyable ,il vient de passer plus d’une semaine a la prison de Riker’s Island dans un état de manque permanent.
Le 22 Octobre chez sa mère, il s’enferme dans la salle de bains avec pour tous instruments un rasoir Bic et une ampoule cassée et se cisaille les veines du bras et des jambes .
Quand arrive Malcolm Mac Laren (manager des Sex Pistols) et Joe Stevens (chargé de la liberté sous caution du musicien) ils sont confrontés a un spectacle atroce ; Sid est dans un tel état qu’il ne peut contrôler sa vessie, son urine se répand sur les draps inondés de sang.


La maman de Sid respectant la volonté de mourir de son fils est restée près de lui n’intervenant pas dans cet acte de suicide désespéré.

Mac Laren donne quelques calmants a son protégé puis s’agenouille sort un petit magnétophone appuie sur record et demande : »Alors, Sid que s’est-il réellement passé cette nuit-là ? ».
La macabre conférence dure une demie-heure et Sid raconte comment cette nuit-là il est parti avec 1000 dollars chercher de l’héroïne mais il lui fût impossible de trouver quoique ce soit. alors son dealer surnommé Rockets lui propose un barbiturique puissant, du Tuinol malheureusement celui ci mélangé a l’alcool ne fait qu’accentuer l’état de manque et Vicious s’en va cogner a toutes les portes du Chelsea hôtel hurlant qu’on lui trouve de la came.
Alerté par les clients, le vigile de l’hôtel après un avertissement verbal, le corrige et lui casse le nez puis Sid regagne sa chambre ou Nancy toute aussi enragée et dépitée de le voir revenir bredouille le frappe en plein visage, il se saisit alors d’un couteau et poignarde sa petite amie dans l’estomac

Nancy retire la lame enfoncée de plusieurs centimètres et ne se préoccupe pas d’appliquer le moindre pansement.
Ils s'endorment un moment puis Sid part pour la clinique (ou il suit irrégulièrement une cure de désintoxication) chercher de la méthadone.
A son retour Nancy est morte .Elle n’avait pas 21 ans.

24/03/2016

The Stooges : (The Stooges - 1969)

images.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce disque est une pure folie, un cataclysme rock extrême, un rouleau compresseur qui dévaste et emporte tout sur son passage.
C'est tout à la fois le premier disque de heavy metal, le premier disque de glam-rock, et le premier disque punk.
Enregistré en 1969 en seulement 48 heures, il a conservé 47 ans après (excusez du peu !), toute sa puissance.
La basse monstrueuse de l'incontrôlable Dave Alexander  (décédé en 1975)  est inouie  et  la guitare impitoyable de Ron Asheton (décédé en 2009) nous colle véritablement au mur, de son côté  Iggy Pop survolté , déchainé , habité  éructe les titres emblématiques de ce premier album  foudroyant ("1969", "No Fun", "I Wanna Be Your Dog", "Real Cool Time", ).


La production de John Cale  eeest énorme , le son est  terrifiant (inspiré dit-on, des usines automobiles de Detroit).

Contrairement à leurs frères d'armes le MC5, qui politise ses textes et cherche à faire passer des messages, les Stooges eux , ne revendiquent rien ; ils hurlent leur mal de vivre et leur ennui à la face du monde désenchantée qui vient a peine de réaliser que le "flower power " est bien fini


Les Stooges sont dépravés, extrêmes et dégénérés ; ils sont le cauchemar des familles américaines, comme peut l'être Marylin Manson aujourd'hui, et dans lequel les kids américains se reconnaissent.
Sur scène, Iggy Pop se révèle être une véritable tornade d'énergie pure, repoussant sans cesse les limites.
Leur carrière sera courte, et ils se saborderont tout seuls comme on pouvait s'y attendre (en 1974 ) avant contre toute attente de réussir  un come back inespéré et plutôt réussi une trentaine d'années plus tard ( 2003)

Ce premier album appartient depuis longtemps a la légende il est incontestablement  un chef-d'oeuvre intégral et universel.

 

The Stooges   :   real cool time


podcast

 

10:57 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)