Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

31/01/2017

Our mother , the mountain ( Townes Van Zandt 1969)

 

 

Townes Van Zandt  - Kathleen


podcast

 

 

Les initiés ,les connaisseurs le savent depuis longtemps  Townes Van Zandt est un artiste a part , compositeur écorché et tourmenté , il est certainement l'une des plus belles voix de la musique américaine contemporaine

Son parcours atypique fait de lui un cas totalement a part .originaire du Texas il aura donné a son rare public des pages artistiques inoubliables

Suivant ses  envies, suivant son instinct , obéissant a aucune règle en place  ou a aucun système il fut capable de  tout plaquer des années durant pour vivre en ermite dans une cabane coupe du reste du monde.

Son mode de vie instable et inconstant , sa volonté absolue de conserver une totale liberté , sa fuite en avant permanente , ses dépressions chroniques , l 'abus d'alcool , de drogues , de médicaments , tous ces éléments qui  certes , composent  la légende  auront au final ruiné Peu a peu une carrière qui aurait pu (qui aurait du )être flamboyante

Fils d'une famille aisée (Son père a fait fortune dans le pétrole) il aura très vite  quitté le cocon familial pour partir sur les routes  ou sous les influences communes de Dylan  et Lightnin Hopkins il  finira par atterrir a nashville ou sa carrière artistique commencera vraiment

Fragile psychologiquement  il aura souvent puisé dans ses  souffrances personnelles et son mal de vivre les inspirations pour une  poignée d'albums qui sont reconnus  désormais  comme essentiels

Our Mother , the mountain publie en 1969 que Townes Van Zandt  reconnaissait comme  son véritable  premier album  ( Il a longtemps dénigré "for the shakes of song" son premier album  enregistré en 1968) fait évidemment partie de ceux la

Ce disque pure merveille d'harmonie folk et country est  désormais une référence ;  l'écouter près d'un demi siècle après sa  sortie reste un moment unique de grâce et de bonheur , le découvrir (pour tout ceux qui ne connaissent pas Townes Van Zandt) sera a coup sur une expérience musicale bouleversante

Celui que l'on surnommait le Van Gogh de la musique américaine  aura bien malgré lui bâti une réputation d'artiste culte et maudit

Même si il fut quelque peu Réhabilité de temps avant sa mort (en 1997) grace a de nombreux groupes ou artistes se revendiquant de son influence (Cow boy junkies , Tindersticks) Townes Van Zandt  reste un artiste  peu connu du grand public et  le decouvrir au travers de cet imense album  vous procurera a coup sur un choc musical  important.

 

Townes Van Zandt  -  Second  lover song


podcast

10:12 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

14/01/2017

forever breathes the lonely world - The Felt (1986)

 

 

 the felt,creation records

Pas besoin de tendre  l’oreille bien longtemps  pour deviner d’où viennent les  influences de the Felt groupe composé de Lawrence Edwards et Maurice Deebanck ; il faut traverser l’atlantique et chercher  du côté de Télévision  ou de lou Reed pourtant The Felt  n’est pas un groupe new yorkais loin de là puisqu'il nous arrive des brumes anglaises de Birmingham.

Forever breathes the lonely world dont il est ici question est leur  sixième album et le second depuis leur signature chez creation record en 1986 (le premier disque signé étant un projet instrumental sans grand interet baptisé let the snakes crinkles their heads to death on peut donc considérer qu’il s’agit la de leur véritable premier disque pour ce fameux label écossais qui signa entre autres des groupes majeurs comme Jésus & Mary Chain, House of love, Primal scream, My bloody valentine  et qui décrocha le jackpot en 1993  avec  Oasis).

Auréolé d’un statut de disque culte il n’est pourtant pas le meilleur album du groupe et on peut lui préférer "Me and the  monkey on the moon" paru en1989 qui lui est a mon sens supérieur.

Ce disque court (8 titres) est un peu monotone , voir répétitif ;les intros sont parfois lourdes et  pompeuses  , de  plus  pas  un seul titre ne se dégage vraiment hormis le  cynique ‘  All the people I like are those that are  dead   et même si  la voix suave de  Lawrence Edwards  reste toujours  agréable il faut avouer que  dans l’ensemble ce disque ne séduit pas vraiment.

Paru plutôt confidentiellement en 1986 forever breathes the lonely world  semble pourtant avoir grandement influencé un autre groupe venu d’Ecosse Lloyd Cole and the commotions qui sortira l’année  suivante ‘Mainstream ‘ un excellent album auquel ce disque de The Felt fait souvent penser.

 

 The Felt -  all the people I like are those that are dead


podcast

 

10/01/2017

Nico ou la vie et la triste fin d'une icône

 nico;andy warhol,the velvet underground
 

 

 

C’est par une dépêche brève et sèche que l’on appris la mort brutale de Nico en Juin 1988, une fin sans bruit et sans gloire pour la femme fatale, une hémorragie cérébrale et une minable chute de vélo sur un bas-côté quelque part a Ibiza clôturant une vie passée entre palaces et bas-fonds, entre paillettes et poubelles.

Personne ne venant réclamer le corps de l'ex diva du Velvet Underground  un journaliste local écrira dans un journal local " Just another junkie looking for drugs in the sun ". Comme pour Jim Morrison, Brian Jones , ou Kurt Cobain et a l'égal de son mentor Andy Warhol la mort était en avance sur la légende .
Nico répétait : « Je suis sûre que mes disques se vendront bien mieux quand je ne serait plus en vie » et l'avenir lui donna malheureusement raison.
Depuis de nombreuses années plus personne n'attendait grand-chose de Nico, on se contentait de la savoir vivante, ou plutôt survivante quelque part en Europe, la belle et vénéneuse Nico, la mystérieuse Nico personnage hallucinée et autodestructeur du monde du rock et de la jet-set et ui vivait incognito sur l'ile d'ibiza pas encore devenue un des lieux mythique de la jet-set mondiale .
Elle aura été la protégée d’Andy Warhol qui la filmera avant de l’inviter a rejoindre le balbutiant et déjà légendaire Velvet Underground et lui permettre d'entrer a jamais dans la légende du rock
Si la silhouette sculpturale de la belle Nico est a jamais associée au Velvet Underground il faut rappeler qu'avant d'être la voix féminine d'outre -tombe du plus grand groupe new-yorkais de tout les temps la légende Nico était déjà en marche
Née à Cologne en 1943 sous les bombes, Christa Paffgen a 2 ans lorsque son père meurt dans un camp de concentration allemand, elle vit alors entre l'Allemagne et l'Italie et devient a 15 ans mannequin et modèle puis rencontre le photographe Nico Papatakis qu'il la rebaptise de son propre prénom, ce changement d'identité sera la deuxième naissance de la jeune fille. Elle tourne en 1958 pour Fédérico Fellini (la Dolce Vita) puis rencontre au hasard du tournage d'un film mineur le jeune premier Alain Delon dont elle tombe follement amoureuse celui ci l'abandonne rapidement sans savoir qu'un enfant naîtra de cette aventure, il se prénommera Ari et ne sera jamais reconnu malgré sa ressemblance frappante par son père, il sera élevé par Edith Boulogne la propre mère du comédien dans une triste banlieue parisienne du coté de Bourg-la Reine.
Nico a le don (ou la chance) de faire les bonnes rencontres, elle enregistre en 1962 a l'occasion d'un film secondaire 'strip-tease' une chanson (du même titre) signée Serge Gainsbourg puis rencontre plus tard Brian Jones, le pierrot lunaire des Rolling Stones qui l'emmène découvrir New-York et la présente a Bob Dylan qui plus tard composera pour elle.
Elle enregistre en 1965 son premier 45 t 'I'm not saying ' sous la houlette du producteur des Rolling Stones Andrew loog Oldham accompagnée de Jimmy page , en personne a la guitare puis elle rencontre le poète Gérard Malanga qui l'introduit dans le circuit très fermé du pape du pop art Andy Warhol .
Elle s'installe alors a New -York et s'impose comme un satellite de la planète Warhol ,le peintre est alors en pleine période de doute ou il se lasse de la peinture ,désireux d'explorer d'autres univers il s'attache a promouvoir un groupe sulfureux mené par Lou Reed et John Cale et d'y associer la voix unique de la belle Nico le reste appartient a l'histoire et l'album 'The Velvet Underground & Nico' va devenir l'album Culte parmi les cultes une référence absolue ,le mètre étalon de tout ce qui va s'enregistrer dans les années a venir
Nico ne chante que sur une poignée de titres mais sa voix présente et obsessionnelle sur 'All tomorrow's parties (la chanson préférée de Warhol) ' ' Femme fatale ' ou 'I'll be your mirror' marquera des générations d'artistes
La collaboration avec le Velvet ne durera que le temps de cet album magique et dès la fin de l'année 1967 Nico signe pour MGM et livre son premier album solo un diamant noir, brut et froid comme de l’acier : Chelsea girls Bob Dylan en personne lui écrit 2 chansons ,Jackson Browne jeune prodige musical de 17 ans lui en écrit également deux ( dont l'inoubliable 'These days' ) Tim Hardin lui offre le magnifique 'eulogy to Lenny Bruce' qui clôture le disque ,le reste des compositions étant signés par les anciens complices Lou Reed et John Cale et ce dernier produira même l'album.
Par la suite Nico se partagera entre le cinéma underground après sa rencontre avec le cinéaste français d'avant garde Philippe Garrel dont elle devient la muse ,elle tourne des films difficiles condamnés a n'être vu que par une poignées d'initiés (La cicatrice intérieure - les hautes solitudes) et la musique .
Son second album 'The marble index ' (elektra-1969) est totalement inclassable mais artistiquement très intéressant ,malheureusement la suite de sa carrière ne sera plus qu'une succession d'albums studios et de disques live plus ou moins bien enregistrés et souvent mal produits ,la drogue , l'impitoyable héroïne celle qui déjà a emporté Janis ,s'installe dans les habitudes de la chanteuse , errances , désoeuvrements , déchéances physique et morale deviennent le quotidien de Nico et malgré la rencontre et l'histoire d'amour fulgurante avec Jim Morrison 'le roi -lézard des légendaires Doors , le déclin est en marche
Nico ne supporte plus son image de femme fatale, elle se plait a dire qu'elle ne se lave plus et affirme aimer ses dents pourries, son visage bouffi devient méconnaissable, les yeux exorbités par le manque de sommeil et par le poison qui coule dans ses veines elle choisit délibérément de se lancer dans une auto destruction volontaire et prétend n'avoir aucun regret excepté celui de ne pas être un homme
On la retrouve au cours de tournées minables dans les rues glauques des grandes villes d’Europe de Paris a Copenhague en passant par Amsterdam, Berlin ou Barcelone toujours a la recherche de ce qui dirige maintenant son existence,toujours plus loin d’elle même .
Exilée a la fin de sa vie a Ibiza, refuge des hippies désenchantés et merveilleusement dépeint par Barbet> Schroeder dans son film 'More ' elle trouvera répit en tentant une cure de méthadone mais celle qui ne vivait que dans l'ombre ne trouvera pas la paix ni le réconfort sous le soleil brûlant, elle tire sa révérence en juillet 1988, sa mort n'étonne personne, beaucoup ne la savait même plus en vie.
Aujourd’hui l’œuvre et l’artiste ne font désormais plus qu’un : Nico est devenue LA Chelsea girl éternelle icône immortelle, grande sœur des futures PJ Harvey, Patti Smith, Marianne Faithfull (qui lui rendra hommage avec une superbe chanson ‘ song for Nico ‘  Nico devient alors l’objet d’un culte grandissant, en devenant tout a la fois la Belle au bois dormant et  la Fée Carabosse du monde musical

 

 Nico   : These days

podcast

 

Nico - Chelsea Girls


podcast

 

Nico -  Winter  song


podcast





 

02/01/2017

Sign O the times ( Prince 1987)

 Prince_sign-o-the-times_250.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On aura tout dit, tout écrit sur Roger Nelson Alias Prince , disparu  brutalement en 2016

une chose ne peut être remise en question il est certainement l'un des artistes "blacks" les plus doués de toute l'histoire de la musique avec,entre autres John Coltrane , Miles Davis , Jimi Hendrix  Stevie Wonder , James Brown  Ray Charles ,ou encore  Michael  Jackson

.Ce n’est pas un hasard si j’ai cité ces noms d’artistes « blacks » car le génie de Minneapolis est en fait  un savant mélange de tous ces artistes d'exception, une synthèse a lui tout seul.

Lorsqu’il sort Sign O the Times en 1987 Prince  n’a pas 30 ans et  jouit  déjà d’une réputation  et d’une popularité artistique quasi-universelle, ses derniers albums " purple rain"(1984)- "parade"1985) " around the world  in a day (1985) "sont  ahurissants de modernité et regorgent de titres d’anthologie

Prince n’a déjà plus rien a prouver de ses qualités exceptionnelles de musicien et d’arrangeur,ses concerts sont parmi les  plus  réputés  et du haut de ses  1 mètre 50…il surclasse  tout le monde et tutoie les anges.

Il  ne lui manque que LE Disque définitif, celui qu’on retrouvera dans tous les classements et  les play-lists celui qui résumera a lui seul la carrière fantastique de son auteur. Ce sera chose faite avec Sign O the times double  album monumental qui fêtera  ses  trente ans prochainement et qui reste  tout simplement ahurissant

 fusion torride entre funk , blues , pop et jazz et teinté de hip-hop, ' Sign O the times  '  est un  disque de  surdoué , du single ‘Sign O the times ‘ a ‘the balad of Dorothy Parker ‘(en hommage a Joni mitchell)  en passant par "U got the look"  , if I was your  girl friend ,ou " the cross ", on ne trouve que  des chefs d’œuvre , une succession continue de titres exceptionnels .

Pas moins de 15 plages  musicales de rêve sur ce double album d’anthologie classé  parmi les plus grands albums de  tout les temps par bon nombre de magazines spécialisés

.Pour nous avoir laissé en héritage musical ce disque colossal et indispensable on pardonnera tout a  Prince, des bandes originales de films approximatives  (‘ graffiti bridge’  ‘Batman ’ )aux jeux de pistes identitaires entre Love symbol ’ou  ‘ the artist  ‘une mégalomanie galopante qui l'éloignera  par la suite  d'une partie de son public.  

La réalité et l 'évidence  de son genie nous rattrapera  malheureusement un 21 avril 2016 , triste journée ou le Kid  de Minneapolis nous laisse  orphelin de  sa musique et de  son  talent.

 

Prince  - the balad of Dorothy Parker


podcast

 

 

 

15:51 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

28/12/2016

Entertainment - Gang of four (1979)

gang of four 

 

Il est urgent de réhabiliter Gang of Four,immense groupe post –punk formé a Leeds  au milieu des années 70  et qui figure incontestablement parmi les grands oubliés de son époque même au cours  des  depuis  quelques  années beaucoup de groupes a l 'image  des Red hot chili peppers revendique clairement  leur influence  

 l'écoute de ce premier album ironiquement baptisé Entertainment  impose une évidence   Gang of four était un groupe tout simplement énorme , Politiquement engagé  ils choisissent leur nom d’après la célèbre bande des quatre des ultra gauchistes regroupés autour de la  veuve de Mao ;la pochette de ce premier album annonce d’ailleurs la couleur on y voit sur un fond rouge un indien et un cow-boy qui se  serrent la main le tout avec  une légende très  explicite   The Indian smiles, he thinks that the cowboy is his friend. The cowboy smiles, he is glad the Indian is fooled.Now he can exploit him. », ‘(L'Indien sourit, il pense que le cow-boy est son ami. Le cow-boy sourit, il est heureux que l'Indien ait été dupé. Maintenant il peut l'exploiter) 

 

 Leur approche de la musique (qui rappelle par moments celle de Public image limited ) est radicalement unique dans cette période musicalement très riche et le  mélange  de punk  et d'un son   new wave hypnotique  (avec une prédominance de la basse  associé a  une certaine agressivité dans le chant)  va donner a Gang of four un son instantanément identifiable qui rappelle par moments The  Clash (damaged goods) ou  le Velvet underground  (anthrax).

Porté  a bout de bras tout au long de ce disque furieux et enragé  par un chanteur  exceptionnel  Jon King  Gang of four  se hisse avec  Entertaintment dans le club fermé des groupes cultes qui vont marquer leur époque et fortement  influencer toute une génération a venir

 

Gang  of  four -  Damaged goods


podcast

 

02:40 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gang of four

26/12/2016

R.I.P George Michael ( 1963 -2016 )

 

george-michael.jpg

 

 

 

C 'est donc un jour  de Noel dans une année  ou  avouons le ! ca a dégommé  sec  (après Bowie , Prince , Cohen) que celui qui  avait chanté "'Last Christmas " (avec Wham en 1984 ) nous a quitté brutalement  a l 'âge de 53 ans

je dois avouer sans rougir avoir  boudé  George Michael et cela  durant de  très nombreuses  années ,le groupe Wham  formé  avec  Andrew Ridgeley dans les  années 80 me laissait indiffèrent

Il y avait  bien eu ce 'Careless whispers ' attribué  souvent a tort a  George Michael  en solo  alors  que  c'est un titre  de  Wham (album 'make it big  'de 1984) mais je passait clairement a coté, totalement

La  carrière  solo  de George Michael   bien que démarrant en première  classe (un  duo avec Aretha Franklin  'I  Knew You Were Waiting (For Me) en 1986 ne m'intéressera pas  davantage , de meme que la raz de marée  qui va  suivre  en 1987 avec le premier  album solo  'Faith  '  qui installe  George Michael parmi les  stars planétaires. 

Faith  se  vendra  par  palettes  entières  ( 20 millions  d'albums  a  ce  jour)  et raflera même un  grammy  awards  , George Michael  avec  des  tubes  dansants  comme  ' I want your  sex  ' 'monkey '  ou ' faith  ' mais  également avec  des  balades  ' father  figure  ' ou  encore  ' one more  try '  est partout son look beau gosse  mal  rasé fait fondre  les jeunes filles  et  énerve  quelque peu les  garçons  ( dont  moi a l 'époque)

La  suite  va  être plus intéressante  avec  un  album  'Listen  without  prejudice  volume 1  " (1990) qui va certes beaucoup  moins se  vendre que le précédent mais  qui derriere  une  somptueuse  pochette  noir et  blanc contient des  titres  qui vont imposer George Michael  comme un interprète  hors pair  ' Cow Boys and  Angels  ' 'praying for  time  '  ' Mothers  pride  ' sont en  effet  de pures  merveilles qui se  sont  bonifiées avec le temps.

Ces  petits  bijoux  seront  néanmoins occultés  par l'enorme  suces  de  'Freedom 90'  bombe a retardement  pour  discothèque  et relayé par  une  vidéo éblouissante  et  mémorable (les plus beaux mannequins de la planète  de  Naomi Campbell, a  Linda Evangelista, en passant  par Christy Turlington, et Cindy Crawford  réunis  dans une   video superbement  glamour)

en  1992 George Michael s'impliquera dans le projet  'red hot  and  dance " un disque collectif en faveur de la lutte contre le SIDA en composant trois titres, et notamment " Too Funky" qui va devenir un de ses plus  gros  tubes

Il  n ' y  aura pas  (pour  cause de   procès avec  sa  maison de  disques) de  'listen withour prejudice  volume 2 "mais a la place un troisième  album 'Older  '  en 1996  qui comme le premier va alterner  tubes (énormes)  pour les  dance floors  ' Fast  love " " star  people  ' et douces  balades  ' jésus  to a  child  ' ou encore le  tres  jazzy  et  délicieux  'move  on  '

La  révélation pour  moi  viendra  avec  le  quatrieme  album 'Songs from the last  century en 1999

Un disque  inattendu de  reprises ou le chanteur revisite  des  titres  jazzy et pop avec une classe et une maitrise stupéfiante   se  révélant  bouleversant  dans  certaines de ses  interprétations  "the first time I ever  saw  your  face  ' ' Brother  you can spare  a dime  '  " wild is the Wind ' ' ou encore  sa version sublimée de  ''Roxanne  "  le  tube  de  Police.

' Patience  '  sorti en 2004 sera un disque sans  grand intérêt très  inégal avec  cependant  de  beaux moments (John and Elvis  are  dead  ") mais sans  retrouver la  grace  de  'Songs  from the last  century  '

alors  OUI pour 'songs from the last  century '  album incroyable magique , sans artifice et d'une bouleversante sincérité et pour quelques   titres  somptueux au hasard  d'une  (courte) discographie  ( 6 albums  en  tout et pour  tout) George Michael restera  dans ma mémoire  musicale et sans pour  autant  faire  partie  de mon ADN  Musical  la  disparition  de l 'artiste  aux 100 millions d'albums  vendus m 'affecte et m 'attriste  profondément

 

 

 

George Michael  -  the first time I  Ever  saw your face


podcast

 

George Michael   -  praying' for  time


podcast

 

George Michael  - move  on  

 


podcast

 

 

 

 

 

 

 

 

14/12/2016

Out of our heads (UK) - The Rollings Stones (1965)

 

OUT OF OUR HEADS (UK).jpg

 

 

 

Out of our heads ' est un disque  assez particulier  dans la  discographie des Stones

 troisième album du groupe il sort sous deux versions et  deux pochettes différentes  en Grande Bretagne et  aux U.S.A a quelques mois d'intervalles

Douze  titres composent ce 'out of our heads  mais  seulement 6 seront communs aux  deux versions

Sur cette  version UK  qui contrairement  a celle  sortie aux Etats Unis  ne comprend pas le hit déclencheur  ' Satisfaction ' on retrouve comme sur la version US 'Hitch ike  ' ' mercy ,mercy ' that's how strong my love is '  'good times  (formidable reprise  de Sam Cooke) "The Under Assistant West Coast Promotion Man" et ' cry to me  ' mais également  " talkin' bout  you" une fantastique  reprise  de Chuck Berry  icône et idole reconnue  de Keith Richards

Parmi les  six autres titres proposés par les Stones  deux vont  devenir des  titres essentiels  a savoir 'Play with fire ' et 'I'm Free'

C 'est un disque  fondamental  dans la suite de la carrière  des Stones car meme si on retrouve  des  reprises   d'artistes  references  du groupe  (Chuck Berry , Sam Cooke, Marvin gaye ) le duo Jagger /Richards  signe  ici leurs propres  compositions (planquées parfois derrière le pseudonyme Nanker Pheldge)

On retrouve aussi un fantastique Brian Jones  pas  encore  dévasté par les  drogues qui seconde  Jagger  au chant  mais assure brillamment les  parties  guitare, harmonica, orgue  et  piano,

Ecouter cet album plus de cinquante après  sa  sortie reste une  expérience unique tant l 'énergie, la rage , le vent nouveau soufflé par  les Stones  et  délivré  ici en quelques dizaines  de minutes (l'album dure moins d'une demie heure) est annonciatrice  du raz de marée  et  du tsunami rock  qui va suivre  dans les  décennies  suivantes

 

 

 

The Rolling Stones  - itch ike


podcast

 

 

The Rolling Stones  -Good times


podcast

 

 

13:15 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

30/11/2016

Blanc pour toujours

Il n’est plus nécessaire de prouver que le célèbre Double blanc des Beatles sorti en 1968 est un album essentiel de la musique.
Ce disque qui a déjà une place tout a fait a part dans la discographie du groupe de par la qualité des textes et des arrangements musicaux est aussi unique par la révolution artistique de sa pochette.
A cette époque Richard Hamilton est considéré comme le pionnier du pop-art en Grande-Bretagne et c’est a lui que Paul Mc Cartney demande de réaliser la pochette du nouvel album des Beatles.
Hamilton suggère l’idée d’une pochette a tirage limitée ainsi que l’idée d’une pochette entièrement blanche avec éventuellement la marque d’une tasse de café. Il propose également d’appeler cet album The Beatles, nom qui bizarrement n’avait jamais été utilisé.
L’ouverture de la pochette se fera par le haut et la pochette intérieure contenant le disque sera noire et non pas blanche (deux concepts tout aussi nouveaux).Pour l’impression du nom The Beatles) l’idée retenue sera un titrage en relief a la manière du braille.
Hormis la disparition de la marque de la tasse a café ce projet aboutira (au grand désespoir de la maison de disque E.M.I qui n’était pas du tout d’accord), et c'est donc ainsi que le 9ème album du groupe sera  livré a un public qui va decouvrir  stupéfait  cette pochette d’un blanc immaculé.
On a cru que ce projet annoncé a tort comme un suicide commercial était l’œuvre de Yoko Ono de plus en plus présente dans la vie interne du groupe mais en définitive il convient d’attribuer a Paul Mc Cartney(et bien entendu a Richard Hamilton) la conception de cette célébrissime pochette de disque baptisée pour toujours Double Blanc.
Seuls quelques milliers d exemplaires furent numérotés , les 100 premiers furent réservés aux Beatles, a leur entourage et au personnel du studio Abbey Road.
John Lennon
furieux d’avoir été tenu a l’écart de l’ensemble du projet obtint l’exemplaire N° 00001 , si vous tombez dessus par hasard en chinant aux puces de Clignancourt vous êtes richissime .On a le droit de rêver ,non ?.

 

 

 

Ecoutez happiness is a warm gun


podcast

 

 

 


 

12:39 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1)

12/11/2016

R.I.P Leonard Cohen ( 1934-2016)

sans-titre2.png

 

 

 

 

 

 

Leonard Cohen  - ain't no cure for love


podcast

 

Leonard Cohen  - Who  by  fire


podcast

le chemin pour arriver jusqu'a lui n'aura pas été facile et j 'en aurai  mis du temps

Leonard Cohen est un cadeau du ciel qui se mérite , qui s'apprécie et j 'ai longtemps cru que sa poesie, la beauté de ses mélodies n'étaient pas pour moi pensant bêtement que mon anglais approximatif serait pénalisant pour percevoir l 'émotion et l'intensité de sa musique , de ses textes

je me trompais , bien évidemment je me trompais et lourdement

A propos de  sursaut  tardif Leonard Cohen lui aussi a pris son temps , il  est Venu assez tard a la musique et n'oublions pas qu'il fut d'abord un poète , un peintre et un écrivain ( 'beautiful losers ' est par ailleurs un ouvrage essentiel)

il a déjà 33 ans lorsqu'il publie son premier disque 'songs of léonard Cohen ' en 1967

Suivront  deux autres albums que l 'on peut considérer comme majeurs et essentiels ( "songs from a room -(1969) 'songs from love and hate " (1971) suivis d'une longue discographie avec des points culminants " various positions ' (1984) ' I ' m your man  ' (1988) et pas mal de titres extraordinaires disséminées sur ces albums et Sur quantités d'autres

A l heure de départ pour l 'au dela de cet immense auteur compositeur comment ne pas se souvenir de "Suzanne " ' sisters of Mercy " ' so long marianne " 'Hallelujah ' ' a bird on a wire ' " famous blue raincoat ' "the future " ?

Léonard Cohen incarnation vivante d'une forme de sagesse aura vécut plusieurs vies, plusieurs passions , de Confession juive il se convertit au bouddhisme en 1994 et mettra sa carrière musicale entre parenthèses pendant une décennie complète vivant dans un monastère le 'Mount Baldy Zen Center  près de Los Angeles ou il  sera ordonné  moine bouddhiste en 1996  

Revenu au début des années 2000 avec des albums profonds ou sa voix grave et intense éblouit et fascine il devient a l 'image d'un Neil Young ou d'un Bob Dylan un mythe vivant qui inspire admiration et vocations multiples

Très affecté par le décès en juillet 2016 de sa muse de toujours Marianne Ihlen (il se sont rencontrés en 1960 sur l ile grecque d'Hydra ou le chanteur possédait une maison) il écrira pour elle une lettre d'adieu bouleversante ou il évoque clairement sa propre mort

"Nous sommes arrivés au point où nous sommes si vieux, nos corps tombent en lambeaux, et je pense que je te rejoindrai bientôt. Sache que je suis si près derrière toi, que si tu tends la main tu peux atteindre la mienne. Et tu sais que j’ai toujours aimé ta beauté et ta sagesse et je n’ai pas besoin d’en dire plus parce que tu sais tout cela. Je veux seulement te souhaiter un très beau voyage. Au revoir ma vieille amie. Mon amour éternel. Rendez-vous au bout du chemin"

 

 

10/11/2016

Seconds thoughest in the infants (Underworld 1996)

1533596526.jpg

 

Sorti en 1996 " second thoughest in the infants est le second album d' Underworld après Dubnobasswithmyheadman paru trois ans auparavant .

Le groupe de Karl Hyde et Rick Smith  semble avoir  trouvé sa vitesse de croisière depuis l'arrivée de Darren Emerson le jeune prodige  DJ élevé au rythme de la trance et de la techno.

Si le premier album du trio fut un vrai succès ce deuxième opus sera celui de la  confirmation de l'explosion d' Underworld sur la scène eléctro mondiale.

Bien accueilli par le public second thoughest in the infants   se vendra mieux que le premier album notamment grâce à la sortie dans le même temps du single Born Slippy, apparaissant sur la bande originale du film Trainspotting.

Ce virage musical est assez inouï car Underworld avait déjà enregistré a la fin des années 80 deux albums a tendance pop fadasse ,albums totalement passés inaperçus le groupe de Karl Hyde n'ayant pas encore reçu de plein fouet la vague electro qui va débouler et voir apparaître toute une pléiade de formations acceuillis par un très large public (Orbital - the Orb - The Chemical brothers -Leftfield   Future sound of london - )

C'est donc après deux albums  sans grand intérêt que le groupe ressuscite pour  devenir l'un des fers de lance de la musique electro-dance au milieu des années 90.

Ce disque contrairement a pas mal d'albums issus de cette vague musicale n'a pas trop vieilli et reste aujourd'hui encore une référence car il symbolise une certaine forme de liberté" artistique et synthétise parfaitement l'osmose entre la pop et la musique électronique 

On trouvera  ici  8 titres  avec quelques merveilles absolues - juanita-kiteless - to dream of love une trance époustouflante de plus de 16 minutes le fabuleux 'confusion the waitress''ou encore bandstyle stappys curry ' un bijou tout en apesanteur , signalons également  'pearls girls' un titre qui annonce (et qui ressemble) a la bombe a venir a savoir le single 'born slippy ' ou enfin 'rowla' une machine de guerre electro qui lorgne du coté de Carl Cox

Enfin si sur certaines édition de 'seconds thoughest in the enfants ne figure pas le tube 'born slippy' il convient de savoir que certaines éditions associent au CD  un 2 titres sur lequel on retrouve le  désormais tube  mythique du groupe britannique accompagné de 'Rez ' un autre monument , une longue transe hypnotique de près de  10 minutes

 

Underworld  -  rowla


podcast

 

 

 

 

 


 

 

 

 

19:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : underworld

04/11/2016

1 aout 1971 Le premier concert de charité de l'histoire

bangladesh_530.jpg
C'est au guitariste des Beatles que l'on doit le premier concert de charité a grande échelle , bien avant le 'Live Aid 'et autre  'we are the world '
Georges Harrison   le plus réservé des quatre de Liverpool qui vient de livrer un triple album magistral (all things must pass) a décroché du milieu pop-rock de la scène internationale depuis sa découverte de l'Inde et des philosophies orientales.

On entend d'ailleurs depuis quelque temps sur toutes les radios le single My sweet lord  énorme tube signé Harrison(qui s'averera pourtant n'être qu'un  plagiat d'une chanson des Chiffons 'he's so fine  lesquels Chiffons intenteront un procès qu'il gagneront)  

Transformé par sa conversion au bouddhisme et par sa rencontre avec le Maharashi ,Harrison se sent très impliqué par le drame politique et social de la guerre civile qui a éclaté au Pakistan en Mars 1971.

La création de l'état du Bangladesh  va provoquer un exode massif qui en plus du conflit lui-même   va entraîner des pertes humaines considérables.

Cette situation de chaos va se transformer en véritable catastrophe humanitaire lorsque le pays déjà meurtri va subir des inondations teribles des deux principaux fleuves indiens :le Gange et le Brahmapoutre.

Harrisson a sut retenir la leçon de son ami Lennon qui a sût se servir des médias dans sa dénonciation de la guerre du vietnam deux ans auparavant et il décide d'organiser un grand concert de charité.

Ni Paul Mc Cartney  , ni John Lennon ne répondront présent ,le premier pour des raisons de conflits  personnels avec les autres membres des Beatles  ,le second parce qu'on lui demande gentiment de venir sans Yoko Ono  cordialement détestée par Harrison et les autres ex-Beatles ainsi que par une grande partie des fans du groupe persuadé que la mystérieuse et fantasque Yoko est la seule responsable de la séparation du groupe

Seul Ringo Starr sera présent , bien content de retrouver son vieux copain Harrison sur une scène (pourtant ce dernier , conscient des limites scéniques du batteur des ex-Beatles  lui fera  un affront en lui associant un second batteur en la personne de Jim Kletner.

Harrison demande également a  Eric Clapton de participer a ce  concert ,ce dernier traverse une période très difficile  en plus d 'être  miné par l 'héroïne il est très amoureux d'une certaine Patti Boyd ,laquelle n'est autre dans la vie civile que Madame Harrison , pourtant Clapton viendra accompagné de son bassiste de "feu  " Derek & the dominos Carl Radle (lequel ne va tarder a mourir d'une overdose ).

L'autre grande star qui va s'associer a eux sera , contre toute attente Bob Dylan , qui va pour l'occasion quitter sa retraite de Woodstock (rappelons qu'il avait refusé de participer au fameux concert organisé pourtant pres de chez lui)

Autour de ces artistes internationaux on retrouvera Ravi Shankar  qui sera le relais entre  tous ces musiciens anglo-saxons et  la culture musicale indienne mais aussi Léon Russell  ,Billy Preston  ainsi que l'ensemble du groupe Badfinger .

Souvent dans l'ombre de Paul et John ce concert pour le Bangladesh va permettre a Harrison d'être pour la première fois sur le devant de la scène et celui ci  va tout mettre en oeuvre pour faire de ce concert  un succès historique livrant de très belles interprétations pleines d'intensité de ses plus grands succès (Something  - when my guitar genly weeps- here comes the sun - my sweet lord) aidé par le jeu de guitare aiguisé du maître Eric Clapton

Quant a Dylan il va également livrer une prestation de tout premier ordre avec notamment des versions hallucinées de 'blowin ' in the wind '  et 'just like a woman '

American Gothic ( David Ackles 1972)

sans-titre.png

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Décédé en 1999 d'un cancer d'un poumon David Ackles fait partie  de ces  artistes  dont la confidentialité et la statut d'artiste atypique ont préservé  d'une notoriété (une notoriété par ailleurs non  souhaité par le chanteur qui a toujours souhaité garder une indépendance  totale)

Originaire de l 'Illinois David Ackles va laisser  derrière lui peu d'albums  (4) stoppant  sa  carrière  des 1973 pour  se consacrer a l 'élevage de  chevaux

Outre un excellent  second  album   'subway to the country' en 1970' il va laisser au monde de la musique un disque extraordinaire enregistré  en 1972 ' American gothic  ' produit par Bernie Taupin le parolier et complice   d' Elton John  qui depuis  toujours   affiche une  admiration sans bornes pour Ackles

Un disque composé de 11 titres dont une pièce maitresse  'Montana song  ' titre   de 10 minutes qui clôt et qui sublime ce  disque méconnu  dont la découverte devrait enchanter  tous  ceux qui aiment les belles voix et  les beaux albums

un disque et une voix rare quelque part Entre Neil Young et Tim Buckley 

 

 

David  Ackles  - american gothic


podcast

19:22 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

11 decembre 1970 the end ou le début de la fin

Jim morisson.jpgDécembre 1970 les Doors ont derrière eux 6 albums et la critique n’a pas épargnée leur dernier disque : L.A Woman. pourtant excellent

Depuis de nombreux mois Morrison fait la pluie et le beau temps au sein de la formation ; les tensions et les désaccords sont permanents entre les membres du célèbre groupe.

N’en déplaise à Manzareck, Krieger et Densmore Les Doors c’est d’abord et surtout Jim et le 'roi lézard '  ne le sait que trop alors  Il fait ce qu’il veut, quand il veut et dicte sa loi aux autres musiciens qui doivent s’accommoder de sa personnalité hors normes et instable.

Jim Morrison est un roi mais ce roi là s’enfonce lentement et inexorablement dans le gouffre de l'alcool et des drogues qui certes semblent inévitables dans le milieu  du rock et de l’époque (on sort à peine du Flower-Power ) mais qui atteignent chez lui des proportions suicidaires.

Jim est un Addict qui consomme tout ce qui peut l’entraîner loin de la réalité et rapidement cette dépendance qui le consume fait de lui un élément difficilement contrôlable pour les médias mais aussi pour ses proches et pour son public .

Dangereux pour lui même, mais aussi pour les autres l’avenir du groupe est plus qu’incertain et malgré la fidélité du public et les bonnes ventes des albums les concerts se suivent et ne ressemblent pas.

Tout dépend uniquement de l’état physique et psychologique de Jim. Le groupe a traversé des périodes délicates (interdictions de jouer ; procès ; concerts stoppés par les forces de l’ordres.)

Depuis l’été 1970, malgré l’enregistrement chaotique de "L.A Woman "chaque concert relève de l’inconnu mais le 11 Décembre à Dallas c’est un triomphe  Jim est en forme les musiciens sont soudés les uns aux autres et ils donnent Riders on the storm en avant-première devant un public ravi.

Le lendemain à La Nouvelle Orléans c’est la tragédie totale. Jim perd complètement pied, on voit son esprit abandonner son corps, à la dérive. Pendu au pied du micro, vidé de toute énergie, il est incapable de continuer. Après quelques chansons, il s’empare du pied du micro qui le soutient et cogne la scène à grands coups brisant les planches puis il se retourne tombe assis sur la batterie et ne bouge plus.

Jamais plus les Doors ne jouèrent en public tous les quatre.

Moins de six mois plus tard, Jim venait mourir à Paris

Jimi Hendrix "Nous aurons le pouvoir dans 1000 ans ' Entretien 1970"

sans-titre.png

 

Mort le 18 septembre 1970 Jimi Hendrix avait donné  une  célèbre  interview dans un pub de Londres  quelques  mois avant sa mort.

 

Jimi aimait a répéter

 ‘« je ne suis pas un politicien mais je lutte avec ma musique ma guitare  est une arme pour changer les esprits, nous vivons une sorte de renaissance, une renaissance menacée par la violence, la répression, la bombe H, la guitare est l’arme du moment, l’arme de l’homme libre ; ma musique est une façon de dresser des barricades. »

 

 

Jimi  Hendrix 

"Have you ever been " (extrait de l'album Electric Ladyland -1968)

 

podcast

Et la drogue ?

Ce n’est pas un but en soi mais plutôt un moyen  d’aller vers l’inconnu et pour trouver des sons nouveaux j’entends parfois ces sons  et lorsque je casse guitares et amplis sur scène ce n’est par goût de la violence mais par désespoir car je n’arrive pas  a reproduire cette musique  qui est dans ma tête

J’utilise la drogue pour faire un trou dans le mur  et tous les moyens sont bons pour trouver l’homme de demain la génération de demain n’aura peut être plus besoin de drogue et c’est tant mieux car je ne souhaite ces voyages a personne

Vous parlez d’expériences dangereuses ?

Je suis l’un de ceux qui vont a l’avant-garde pour explorer le danger, une sorte de boy-scout je sais les périls  que je cours, je sais aussi que je peux mourir demain  pendant ma mission

Pourquoi cette violence dans votre musique ?

Quand on est frustré on joue fort, trop fort si l’on joue normalement les gens n’écoutent ni les paroles   ni la musique et la musique pop doit rendre la conscience aux gens, pas les transformer  elle a un public qui ne prêterait pas attention a des chansons   ordinaires il faut heurter et bouleverser  l’ordre  établi   mais la violence ne suffit pas  je travaille avec des non-violents  d’autres font des barricades

Ma violence sur scène veut servir l’amour  quand des hommes  rentrent chez eux au sortir de mes concerts ils n’ont pas besoin de battre leur femme  ils font l’amour.

Pensez vous que la jeunesse va créer un monde nouveau ?

Etre jeune c’est être mécontent le monde de la musique pop ne cherche pas le pouvoir politique mais le vrai pouvoir celui du cœur et de l’esprit, de la prise de conscience de l’homme de toutes races, et  couleurs mêlées.

Ce sont des jeunes qui les premiers ont droit a la parole ils sont purs et indiquent un chemin, nos disques et nos groupes  ne représentent que des  véhicules. Il faut aller du négatif au positif,nous parlons de l’homme de demain  aujourd’hui nous ne sommes que des gitans  l’avenir ? Qui le sait ?Nous aurons un jour le pouvoir  cela prendra peut être  1000 ans  je m’en fiche j’ai le temps

24/10/2016

Nevermind (Nirvana 1991)

 C'est un album que l'on peut aisément qualifier d'universel, le Sgt. Pepper's lonely hearts club band ou le Nevermind The Bollocks des années 90 .
C'est aussi, n'en déplaise aux puristes, l'album emblématique et définitif du mouvement grunge.

Utilisant parfaitement le support vidéo clip (MTV en tête), la vague nirvanienne va déferler sur toute la planète, et Kurt Cobain, à l'image d'un Lennon, d'un Hendrix, d'un Sid Vicious ou d'un Marley, va devenir instantannément l'icône de toute une génération garçon et filles confondus.

Son destin tragique achevera de construire le mythe


Nevermind contient des chansons ("Come As You Are, "Lithium" et surtout "Smells Like Teen Spirit" hymne grunge définitif) qui vont faire du petit groupe de Seattle un phénomène de société a tel point que, Cobain lui-même déjà très affecté et très perturbé psychologiquement, va déraper totalement et s'enfoncer davantage encore dans la terrible spirale narcotique qui aura sa peau

 

Nirvana - smells like teen spirit


podcast

18:59 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

23/10/2016

R.I.P Scotty Moore ( 1931-2016)

 

Scotty_Moore_ES-295.jpgLa formule n 'est pas de moi mais elle  est trop belle pour ne pas la reprendre .

On la doit a Olivier Cachin  critique rock de rock & folk  qui titrait  a propos de Scotty Moore  disparu a l été 2016 a l 'âge de 84 ans

'il était l 'homme derrière     l 'homme '

C'est évidemment et parfaitement  juste Scotty Moore   est celui qui va avec son jeu de guitare inoubliable façonner la marque  Elvis Presley

 Pour le plaisir  rapellons  cette journée  désormais historique

Nous sommes le  4 juillet 1954, Elvis se rend chez Scotty Moore pour une audition, Elvis chante et joue devant Bill Black, le bassiste des Starlite Wranglers. Bien qu'il ne connaisse pas toutes les paroles par cœur, le jeune Elvis connaît déjà la structure et les accords de toutes les chansons que le groupe travaille alors à ce moment-là.

 Scotty Moore décide de téléphoner à Sam Philips. Ce dernier accepte de les 'enregistrer

Le lendemain, le groupe se rend aux studios Sun et commence à enregistrer mais ça ne donne pas grand chose.

Sam Phillips n'est pas vraiment impressionné… En fin de session, Elvis entame pour le 'fun ' un titre dont il se souvient bien et qu'il avait déjà chanté au Club Handy quelques mois plus tôt, ce titre c’est "That's Allright Mama". Comme la porte du studio est ouverte, le son de "that's allright  Mama!" arrive aux oreilles de Sam Phillips , médusé ,pétrifié . Le reste appartient depuis  a l 'histoire du rock

Oui Scotty Moore  était  la  des le  debout ; des les premières  notes , des les  balbutiements  du jeune   rockeur camionneur de 19 ans appelé a devenir Le ' King '

Scotty sera  très vite de tout les chefs d'oeuvres  qui vont  construire  la légende  Elvis ( Hound dog  ' ''heartbreak hotel ' ' don't be cruel '  ' mystery train ' 'jailhouse rock ' 'blue suede shoes ')et  de tout les albums  mythiques de 1954 a 1968

Tout ceux qui vont l 'entendre et le voir jouer vont en rester marqués et s'en inspirer  , de Johnny Winter a Michael Bloomfield   de Jeff Beck  a  Keith Richards et un jeune  black  qui vient le voir  jouer a Seattle et qui s'appelle Jimi Hendrix 

il sera  également a  ses  cotés  et pour la dernière  fois avec lui lors  de l'émission 'the Elvis 68 comeback" enregistré  en  décembre 1968 pour la  tv américaine et qui sera le premier show 'unplugged '  de l'histoire

Scotty Moore  'l'homme  derriere l 'homme' s'en est allé discrètement a 84 ans  sur  sa terre natale du  Tennessee , mort a Memphis  (pouvait il mourir ailleurs  ?) et si la guitare  de Woody Guthrie " tuait les  fascistes"   celle de  Scooty Moore   a  sa manière  a 'changé le monde '

 

 

scotty-moore-la-guitare-d-elvis-s-eteint,M352273.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

68comeback.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Elvis Presley  & Scotty Moore 

"Love  me  ' ( ' Elvis Comeback  68 Special  ' (  ici )

 

19/10/2016

Watertown (Frank Sinatra 1970)



 

 maxresdefault.jpg

 

De Frank  Sinatra monstre sacré (ou  sacré monstre  ca  marche  dans les  deux sens) on en connaît toutes les multiples facettes

Comédien a la filmographie  irrégulière  mais ponctué de  vrais  chefs d'oeuvres  ( ' Tant qu 'il y  aura des hommes"  -" L 'homme au bras d'or" - "le détective "- " comme un torrent  "

Crooner  éternel au sourire carnassier et la  voix  sans  egal presentant  une discographie  gargantuesque  avec des  albums lumineux et irremplaçables  au cours  des  décennies étalés sur  près   de 55 ans et enregistrés  dans les  grandes  maisons de  disques de l'époque (Capitol , Reprise , Columbia)

On connaît évidemment  l' homme a femmes , les relations troubles avec la Mafia et avec  le clan Kennedy ,mais aussi  l 'animateur  TV , les  duos mémorables et les enregistrements avec  ses  potes Dean Martin et Sammy Davis Jr (le fameux Rat Pack) oui on connaît  bien  tout cela mais  il existe un autre  Sinatra plus  secret  , plus sombre un Sinatra  presque mystérieux  a des années lumières  du crooner prestigieux 

En 1970 celui qu'on surnomme "the Voice " enregistre (chez Reprise) 'Watertown " un album concept  intime et mélancolique    autour du couple ,  des  déboires  et des aléas  de la vie   , de  sa vie.

Curieusement  pour  ce  disque  a part  dans sa  discographie  Sinatra   va tourner le dos au jazz et aux mélodies habituels qui ont construit sa légende

Watertown étonne par un  ton pop , détaché presque  crépusculaire et c'est vraisemblablement  ce virage a 180°  qui va  déplaire a  son (large) public et ce disque bien qu'étant un des favoris de Sinatra en personne  sera  un  retentissant  échec public.

C'est aujourd'hui devenu un disque  rare , de  ceux  qu'on  s'échangent entre  connaisseurs  , entre  découvreurs  ,entre  curieux.

Planqué derrière une  hideuse pochette sépia se  cache  une vraie  découverte , un  grand et beau disque inattendu et  touchant

 

 

 

Frank Sinatra  -  what's now in now


podcast

 

 

Frank Sinatra  - I  Would be in love anyway


podcast

 

 

Frank Sinatra  -   for  a  while


podcast

 

13:38 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

14/10/2016

Histoire d'une Photo ( Party Music - The Coup 2001 )

the-coup-party-music.jpg

 

 

 

Evidemment cette pochette a première  vue peut sembler cynique voire  totalement  scandaleuse pourtant il faut  tenir compte des dates et de la chronologie des évenements.

La date sinistre du mardi 11 septembre 2001 restera a jamais dans l'ADN de l 'histoire d'un monde  déjà  traumatisée par la guerre  du golfe. Cette date fait désormais partie des repères  culturels contemporains de l 'histoire de l 'humanité

la photo illustrant l 'album ' Party music ' du groupe de rap  'the Coup ' originaire d'Oakland  est ce qu'on peut appeler une photo prémonitoire , en effet le disque enregistré  entre 2000 et 2001 était finalisé avec une sortie prévue le 6 novembre 2001

la photo représentant les  deux membres  du groupe avait été prise  en juin 2001

elle représentait Boots Riley et Pam the Funkstress détruisant les tours jumelles du World Trade Center en utilisant un  détonateur.

le disque sortira avec retard sous une pochette évidemment revisitée

 Pourtant même si 'The Coup ' n'est (heureusement) pas un groupe majeur de la scène US la polémique  pris des proportions hystériques et démesurées

On pointe  le  logo du groupe  (une femme du tiers monde  tenant une mitraillette sur fond d'Etoile rouge) , on  rappelle  que le père de l'un des membres  du groupe  fut un avocat  des blacks panthers , on évoque le nom meme du  groupe  (Coup d 'Etat)

la polémique fait rage  bientôt relayée par les propos de Boots Riley  dans la presse américaine " mon cœur  saigne  pour les familles des  victimes mais il a deja saigné pour d'autres victimes , d'autres attentats  ou mon pays etait de l 'autre coté de la gâchette"

" Malgré mon chagrin je n'oublie pas que mon pays a semé  la mort dans le monde  entier, nous finançons les uns, assassinons les autres , l 'Amérique finance depuis  toujours des groupuscules  terroristes partout sur la planète comme les commandos de la mort  en Haïti"

'il ne faut pas oublier que Ben Laden a travaillé pour les USA et que les méthodes atroces qu'il a utilisées a New York et  Washington lui ont étés apprises par les américains afin d'aider l 'économies américaines "

'personne  aux états unis n 'était  scandalisé  que Ben Laden assassine avec la même brutalité  d'autres innocents "

L'apaisement  viendra  avec un communiqué  accompagnant le retrait  de la pochette d'origine Boots Riley  s'exprimant en ces  termes

  ' je suis désolé que ma pochette ait put  choquer , je comprends  la colère et je précise qu'avec  mon groupe nous prônons l'unité et pas la guérilla

La révolution par l'action directe et de manière violente est  évidemment impossible "

la  pochette de  substitution

The_Coup_Party_Music.jpg

 

11/10/2016

standing in the way of control (Gossip -2006)

 

 

 

gossip,standing in the way of control,beth ditto

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gossip -   Fire with Fire 


podcast

 

Gossip -  eyes  open


podcast

 

Standing in the way of control " 3ème album de Gossip  est le genre d'objet sonore qui vous explose a la gueule.

Au delà de l'extravagante personnalité de beth Ditto (voir La une du magazine NME) , chanteuse obèse et lesbienne  (et engagée a juste titre contre la dictature de la maigreur ) 

ce disque est une véritable bombe de soul rock .

La voix de Beth fait des merveilles ,le tempo irrésistible mené par les 2 autres membres du groupe :  Brace Payne  (guitare) et Hannah Blillie ( batterie) nous  donne le tournis . Machine infernale ( composée de 2 filles , 1 garçon)  dopée au groove funky  nappée d'une sauce punk rock  Gossip est a mon sens l'un des groupes incontournables des années 2005-2010.

il n'est jamais trop tard pour découvrir 'standing in the way of control ' disque furieux gorgé et de bons titres qui vont mettre le feu a votre cerveau eta coup sur  des fourmis dans vos pieds car ne boudons pas notre plaisir   'listen up! "  ' fire with fire " ou encore ' jealous girls " sont de purs  bijoux .

la voix unique de  Beth rappelle par moments janis Joplin une autre chanteuse  ronde et dévergondée qui a su en son temps décomplexer les jeunes filles américaines.  

 

La couv' du NME 

 550fca68e7a8564fe2cb12e2744de1c6.jpg

 

 

 

 

 

 

 La même couv' repris en France par les Inrocks

dabc578e1a85e35c9bfd2b2df15b5f3a.jpg

 
 

24/09/2016

Highway 61 revisited (Bob Dylan 1965)

sans-titre.png

 

Combien d’auteur compositeur vendrait leur âme pour un jour avoir pondu une chanson comme like a rolling stone?.

Pierre angulaire du rock moderne cette chanson  fût  élue plus grande chanson de tout les temps par un jury  issu des rédactions des plus grands magazines de rock.  rien que ça.

C’est en effet ce chef d’oeuvre absolu  , bien plus qu’une chanson en fait  qui ouvre ce Highway 61 revisited  album de Bob Dylan sorti en 65 dans une période sociale tourmentée (assassinat de Malcolm X – émeutes de Watts)  et alors que socialement et musicalement ça explose de partout  (formation du velvet Underground -  tournée américaine hystérique des Beatles  après la sortie de Rubber Soul –  riff  de  Satisfaction  qui sort du cerveau embrumé de Keith RichardsBeach Boys  enregistrant  Pet Sounds Robert Zimmermann  frappe un grand coup avec ce disque incontournable très inspiré par le mouvement beatnik  en général et par Jack Kerouac en particulier.

Sur la pochette on peut découvrir un Dylan qui affiche toute sa jeunesse ,pose de rebelle ,yeux de braise  chemise  bariolée sur tee- shirt Triumph .c'est un véritable archange du folk qui est en train de conquérir le monde ,  la tête haute ,le regard fier ;il donne a un genre considéré mineur ses lettres de noblesse car Dylan ne respecte pas les règles mais en invente de nouvelles il redistribue les cartes  et toute une vague nouvelle va surgir derrière lui se reconnaissant dans le personnage  et dans sa musique inspirée et habitée d’un souffle nouveau.

Alors oui sur cet album on retrouve l'incroyable   Like a  rolling stone mais ce n’est qu’une  partie de cet iceberg musical il y a également  Balad of a thin man  Tombstone blues ,From a buick 6  ,  Queen Jane approximately et bien sur Desolation row  qui avec ses   11 minutes  inoubliables chantées par un Dylan  au sommet de son art   parachève   ce monument de la musique.

tout ici est  grandiose.Tout ici appartient désormais a  l’histoire.

 

 

Bob Dylan  -Just Like Tom Thumb's Blues


podcast

 

 

Bob Dylan - It Takes a Lot to Laugh, It Takes a Train to Cry


podcast

11:45 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)