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16/06/2013

Le monde enchanté de Jacques Demy (La Cinémathéque 2013)

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C'est une  bien belle exposition que nous propose cet été la cinématheque de Paris , elle célébre Jacques Demy , le merveilleux réalisateur français  , le magicien des "demoiselles de Rochefort " ou des  "parapluies de Cherbourg " célébré dans le monde entier  mais pas  seulement et si ces deux  chefs d'oeuvres sont bien sur les  deux fers  de lance de cette  exposition  ( avec   l'indémodable 'Peau D 'ane " )  nous y découvrons également toute la face moins connue de son travail de metteur en scène "Lola " (1961) " l'evenement le plus important  depuis que l 'homme a marché sur la lune '( 1973)  avec un Mastroainni  génialissime ainsi que 'La baie des anges ' (1963) avec une Jeanne Moreau sublimée par la caméra de Demy.'trois places pour le 26' son ultime réalisation avec un brillant Yves Montand '(1988)

outre les trois salons distincts consacrés aux trois chefs d 'oeuvres nommés plus haut une large part de cette brillante exposition est également consacrée au travail et a sa complicité avec Michel Legrand  compositeur avec qui il fut totalement fusionnel et qui l'accompagnat  sur de nombreux projets

on y verra aussi combien une vie d'amour et de complicité passée aupres de la réalisatrice Agnes Varda aura permit au cinema d'etre si souvent a l ' honneur

on Sera forçément ému devant la palme d 'or décernée  a Cannes en 1964 aux 'parapluies de Cherbourg" , bref on sortira joyeux et enthousiaste  de cette exposition ou  couleurs  bonheur , gaité ,musique et enchantement sont de mise et on aura une irrésistible envie urgente de se replonger ( via les DVD ) dans l 'univers magique de ce génial metteur en scène

 

 photo extrait des "Parapluis de Cherbourg  ' (1964)

 

 

05/05/2013

Victim of love ( Charles Bradley 2013)

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 Ce n 'est pas tout a fait un album comme les autres , ce n 'est pas non plus avouons le  un grand album incontournable ni une enième tentative de puiser a l'intarrissable source  du 'Godfather'  même si l'ombre de james Brown plane  au dessus de ce 'victim of love '

Non ce disque attachant,  parfois bouleversant est celui d'un  rescapé , d'un survivant de l'amerique des laissés pour comptes

revenu des pires galères , de la misère et d'une vie de souffrances  Charles Bradley livre a 65 ans son second album (le premier 'no time for dreaming ' obtint en 2011 un succès plus confidentiel )

'Victim of love '  fait apparaître sur le devant de la scène un homme usé  qui aura toute sa vie revé  de chanter et qui finalement après une vie de labeur et bien des désillusions  va faire de son rve une réalité.

Fasciné et  bouleversé  a 14 ans par un concert de James Brown a l 'Apollo théâtre de New York Charles Bradley aura baladé sa carcasse a travers le pays entre chansons  et boulots divers pendant des décennies

La passion de la musique toujours chevillée aux tripes il  aura même,  la cinquantaine  bien passée gagné sa croûte en singeant son idole sous un pseudo évocateur 'Black Velvet ' avant de voler enfin de ses propres ailes a l-aube des années 2010

ce disque rutilant , efficace  et totalement 'revival 70' nous met du baume au coeur .

 Les cuivres ,le groove , la voix tout ici est sans artifice et  sans chichi , 'Victim of love '  qui délivre ses onze titres tous d'une  impeccable sinçérité est un régal dont il ne faut absolument pas se priver

 

Charles Bradley  -hurricane

 


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Charles Bradley  -  Strictly reserved for you


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 Charles Bradley  -( 2013)

 

L'ex-cuisinier de Brooklyn est devenu une star à... 62 ans. Il revient avec un deuxième album.

 

 

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10/03/2013

The Next Day (David Bowie 2013)

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David Bowie - dancing  out of space


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Qui D'autre que Lui  aurait  ose une telle  pochette  ?

Qui d 'autre que lui aurait reussi a organiser avec une telle minutie un come-back médiatique aussi inattendu que fracassant?

Franchement avouons que Bowie est définitivement un génie , un cas artistique totalement  a part il reste a 66 ans un  artiste capable de se réinventer  avec toujours  ce sens constant de rester terriblement moderne et décalé

Donne pour artistiquement mort, oublie des médias , reclus a  Manhattan depuis des  années il s'est fait discret et on le disait  malade 

rare musicalement  il n était apparu que pour des collaborations avec Arcade Fire  et Tv on the radio mais n'avait plus rien sorti depuis 'Reality "  en 2003

A la surprise  générale il livre avec 'the next day ' un album  qui rappelle qu'il est encore un artiste majeur et qu'il faut compter avec lui

Precede d'un single epoustouflant  ('We are we now') qui  mettait la barre très haut cet album est une  réussite complète ,il est bien davantage qu'une bonne  surprise et on peut dire que Derrière cette pochette  facétieuse et néanmoins  pleine de symboles se cache  l 'un des albums essentiels de l 'année

Certes l'homme nous a offert de tels chefs d'oeuvres qu'il n'est bien sur pas question de rivaliser ici avec 'hunky dory ' ou ' station to station ' pourtant on ne boude pas son plaisir  tout au long des quatorze titres de l'album et malgré deux ou trois  titres moyens ( ' Set the world on fire  ou 'if you can see me ' )  le disque  est  furieusement bon 

Et si bien sur tout n'est pas du niveau stratosphérique de 'we are we now' l 'essentiel est a la hauteur de la legende , Bowie plus que  jamais cameleon nous regale  ,  mélangeant les genres (blues, rock , glam , electro  ou jazzy ), jouant avec son propre mythe  tel un phénix rock'n roll  il renaît de ses cendres pour le plus grand bonheur de ses fans ....et des autres


David  Bowie  - You Feel So Lonely You Could Die


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  Pour  'the next day ' Jouant avec son propre  mythe  Bowie  detourne l 'historique pochette de Heroes 

 

 

 

10:08 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

02/03/2013

R.I.P Daniel Darc (1959 -2013)

 

 

Daniel Darc -   Psaume 23


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Daniel Darc - je reve  encore de toi


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Il  était  le grand frère obscur et secret du rock français ,Daniel Darc personnage trouble et fascinant  a la fois ange et  démon mais incontestable  icône absolue de la musique française est mort a Paris ce jeudi.

hante et  habite par les symboles et les mythes , de Lou Reed a Iggy Pop , de Coltrane  a Johnny Thunders , du Blue Oyster Cult a Johnny Cash , de William Burroughs a Nijinsky  il aura traverse ces trois dernières décennies a se nourrir de leurs légendes et sans le savoir ni le vouloir a  également construire la sienne

Il aura donc depuis les années 8o navigue en eaux troubles et mené sa vie entre  étoiles et le caniveau depuis Taxi Girl immense  groupe mais plombe et  parasite par un mega tube vampirique  ( le désormais classique 'cherchez le garçon ' ) jusqu'a la rédemption inattendue ,inespérée de crève Coeur  album lumineux  et magnifique il aura survécu a tout , a la picole ,  aux multiples overdoses, aux graves ennuis de santé inévitables au regard du mode de vie sur le fil de rasoir ,a la traversée du désert après l'incroyable 'seppuku ' seul véritable album de Taxi girl  et disque  culte indémodable

 en 2004 grace au soutien de Frederic Lo et au nez et a la barbe de tout ceux qui ne voyait en lui plus qu'un 'loser' il livre  'crève coeur' un  album  solaire qui fait date

Ironie  ridicule  et a la limite de l'insultant il se voit récompenser en 2004 d'une victoire de la musique catégorie  'revelation ' lui qui a déjà tant fait et donne pour le rock et la chanson française  a pisser de rire !!!!!!

Durant cette dernière décennie  il enregistre deux autres albums ,inégaux plein de sincérité, de fureur , de pudeur contenue  mais Ni 'amours suprêmes 'en 2008 , ni 'la taille  de mon ame ' en 2011 ne parviennent a se hisser au niveau de crève coeur


Il aura aussi énormément collabore avec des artistes et des groupes de tout horizons , de Bashung  a Buzy , de Nosfell a Cali  , d'Alizee a Berry avec plus  ou moins de réussites mais toujours  plein d'une sincérité touchante

Il nous quitte  trop tôt certes mais il a vécu tant de vies et a frôlé la mort de si nombreuses fois que son décès ne surprend  au final pas grand monde

Aujourd ' hui le rock français est  orphelin d' un de ses grand frères les plus  authentiques et les plus bouleversant

Lucide sur le prix a payer Daniel Darc declarait en 2012 ' j 'ai 52 ans, ,  une hépatite C dormante. J'ai dépassé la moitié de ma vie et c'est cool. je suis étonne car  Ceux qui vivaient comme moi sont presque tous morts.'

je termine ce post par les dernières strophes sublimes de ' Nijinsky 'magnifique chanson sortie en 2003


N'ayez aucun remords
Le jour de mes obsèques
Au-dessus de mon corps
Dieu dansera

R.I.P  Daniel



Daniel Darc - c'est moi le printemps


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Taxi girl-  aussi belle qu'une balle



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Daniel Darc  - inutile et hors d'usage



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Daniel Darc   -je me souviens , je me rapelle



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24/02/2013

Push the sky away (Nick Cave and the bad seeds 2013)

 

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Nick Cave and the bad seeds - Water's edge


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Nick Cave and the bad seeds  --wide lovely eyes


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Quinzième album de l'australien ,et le premier sans Mick Harvey son complice de toujours Push the sky away s'impose comme  un des grands crus de Nick Cave and the bad seeds

On est ici incontestablement face a un album de la trempe de' the boatman's call '(1997) ou ' the murder ballads  '(1996) deux disques références dans la discographie  de cet immense artiste

Des les premières notes de We No Who U R on est sous le charme de cet album qui sonne différemment des productions  de ces dernières années.

Débarrassé  de toute agressivité rock , cet album respire une certaine forme de sérénité et d 'apaisement .

Enregistre dans le sud de la France Cet album court et lumineux (9 titres) met en avant la voix fascinante  de Nick Cave , en  crooner de luxe dans un style a la Johnny Cash ('The man comes Around  en '2002) ou dans l 'esprit d'Iggy Pop ('Avenue B ' en 1999) le chanteur est époustouflant et irradie de sa classe ce disque presque minimaliste tout  en noirceur et violence contenue.

Un disque qui enchantera tant les fans de l'australien que  tout ceux qui aiment les voix chaudes  et les belles mélodies,un disque que l'on peut qualifier  sans doute comme celui de la maturité.

beau ,chaleureux ,intense 'Push the sky away " sorti en février s 'impose déjà comme l'un des albums essentiels de l'annee 2013.

16:55 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

23/12/2012

Train A Comin ' (Steve Earle 1995)

 

 

 

Steve Earle-    Hometown blues


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Ce disque de Steve Earle est celui d'une resurrection. Rien de moins

Au début des années 90 Personne ne mise un dollar sur Steve Earle , le texan , pionnier du mouvement neo-country au milieu des années 80  , le guitariste ,est au fond du trou ,il hante les bas fonds de Nashville a la limite de la clochardisation , imbibe du matin au soir et  accro au crack , le musicien est un fantôme ,  a la ramasse totale, un pied dans la tombe et oublie de tous

Mais le destin va rattraper Steve Earle ,incarcéré dans un pénitencier du Tennessee il suit une sévère cure de désintoxication et revient ,repêché par un petit label independant avec "Train A Comin'"  album rédempteur , solaire et écorché

Disque accoustique et dont la  pochette annonce la couleur  ("Ceci n'est pas un disque unplugged ,Mon dieu que je hais MTV " ) "Train a comin'" n 'est pas un fourre tout country de plus  mais plutôt  l'album d' un homme qui règle ses comptes avec lui même histoire de montrer a ceux qui l'avait enterre un peu trop vite qu'il peut encore apporte sa pierre  au monde de la musique country.

En toute simplicite  et en etat de grace absolue  Steve Earle livre un disque immense ,on pense  alors a " G..P "  ou a "grevious angel " les deux chefs d'oeuvre de Gram Parsons l'idole définitive de Steve Earle

Un disque majeur a écouter de toute urgence

22:37 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

24/11/2012

Mistrial (Lou Reed 1986)


 

Evidemment Lou Reed comme la majorité des grands artistes  ou des grands groupes a connu lui aussi une traversée du désert artistique

Une fois encore force est de constater que ce passage a vide  se sotie dans une  periode plutot morose pour le rock a savoir les annees 8o

A l 'image du "never let me down " de Bowie (1987) ou du "dirty works" des Stones (1986) ce "Mistrial" " est une insupportable bouse musicale indigne du talent visionnaire de Lou Reed et qui laissera les fans du Lou perplexe et dubitatif

Pas grand chose a en retirer sauf peut être le tout dernier titre " tell it to your heart"qui échappe au désastre de l'ensemble

Perdu au milieu des années 80 Lou Reed livre la un disque  dont il serait intéressant de voir ce qu'il en pense aujourd'hui

Une fois n'est pas coutume  apres avoir encense a de tres nombreuses reprises  Lou Reed et le Velvet Underground sur ce blog je me fend d'une chronique assassine sur ce disque vraiment rate et totalement dispensable

ah oui   j 'oubliais  pochette absolument hideuse 

 

 

 

 

 

 

21:08 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

15/10/2012

LP Pop & Bonus Track -Alicante - 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Antonio de felipe artiste espagnol contemporain originaire de valencia (il y est né en 1965) expose a Alicante a 'la caja blanca de las cigarreras ' ses oeuvres modernes , colorées et gaies

La peinture d'Antonio de Felipe se nourrit d’éléments iconographiques de la culture populaire, publicité, marques, oeuvres maîtresses et particulièrement, des "top model", des stars du cinéma et des personnages de dessins animées  ou de la bande dessinée. L'artiste exprime a sa manière une certaine forme de  nostalgie 

Sa derniere exposition revisite les pochettes d'albums connus d'artistes ou de groupes de musique connus , De Madonna aux Beatles, des Pink Floyd aux Sex Pistols Antonio de Felipe  mixte et mélange les époques et les genres avec talent et humour

 

 

"Sergeant Peppers 's  lonely hearts club band "  revisited l'artiste  s'y est representé au milieu en lieu et place d'un Beatle originel ,on retrouve sur cette pochette détournée une multitude de personnages de la Panthere rose a  Kermit , de Freddie Mercury a Tintin



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"Tattoo you "  revisited

 

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"The Wall "  revisited









 

'Nevermind  '   revisited  x  2 




Quelques  oeuvres  exposées en  parrallele au thème des pochettes d'albums détournées

 

 

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Ou on retrouve Mark Spitz et les sept nains


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Résine  "Catwoman " catch "Mickey Mouse"



27/09/2012

Vers les lueurs ( Dominique A 2012)

Dominique A : triple A

 

Dominique A   -contre  un arbre


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Bon an ,mal an l'ami Dominique A nous offre un cadeau magnifique pour  célébrer ses vingt années de carrière et son dixième album solo avec  " vers les lueurs ' qui succède au confidentiel  'la musique ' (paru en 2009).Toujours étonnant , toujours ecorché  et  toujours hors des sentiers battus ;bien loin de l'agitation médiatique et  des matraquages radios  habituels de la variété française Dominique A tutoie gentiment les anges et  se moque et des modes et des tendances il fait  de la chanson française  et il en fait avec talent .

A mon sens voici son album le plus radieux et  le plus abouti depuis le desormais classique  'la mémoire neuve ' qui l'avait révélé en 1995 , ce nouvel album  explose et irradie  de simplicité et de finesse

et puis c'est aussi en écoutant les titres de ce disque lumineux et solaire que j'ai eu comme une evidence une révélation oui ! ce type chante admirablement bien ,  sa voix sur la majorité des chansons de cet album est posée avec une justesse et une perfection totale  mettant en valeur des  textes d'une grande beauté

De plus , Le  nantais s'est entouré ici d'un  quatuor à vent (flûte, hautbois, basson, clarinette, ). qui donne a ses textes un climat étrange et envoûtant 

Rien a jeter ce disque deja indispensable qui deviendra je pense un disque charnière dans une  carrière sans écueil  , toujours intense ,  toujours délicat  , jamais prétentieux Dominique A  se pose ici en héritier d un  Manset a la recherche comme  lui de mélodies a la fois limpides et complexes 

 'contre un arbre '  ' rendez nous la lumière ' ' vers le bleu ' 'le convoi ' 'parce que tu étais la ' sont des titres qui donnent le frisson , seul peut  être (faisons la fine bouche !) 'close west ' est en (léger) décalage mais quelle importance ce disque de bout en bout est une merveille 

Je tiens quant a moi mon disque de l'année 

 

dominique A - ce geste absent


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18:13 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

22/06/2012

Rencontre avec une légende -Paris - 21 Juin 2012

 

avec Christophe au bar du theatre marigny 21 juin 2012.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Theatre Marigny  Jeudi 21 Juin 2012

Dans le cadre de certaines  fonctions professionnelles j'etais invité par ce célébre lieu culturel pour une présentation des évènements de la saison 2012-2013

La cérémonie animée par Edouard Baer et sous l'oeil vigilant de Pierre Lescure  se déroulait avec extraits de spectacles et interventions des comédiens et auteurs venus parler et débattre de leur pièce de théâtre respectives

Au micro Pierre Lescure annonce soudain la présence  d'un invité exceptionnel et c'est dans un brouhaha admiratif que Christophe  se présente sur la scène du théatre

Un piano caché jusqu'a présent est aussitôt dévoilé et  Christophe tout vêtu de gris et rose chaussé de  bottes de cow boys fait son apparition comme descendu d'un nuage

Apres un premier titre court que je ne peut identifier (nouvel album certainement ?) Christophe propose une version épurée et magnifique , toute en acoustique des 'Mots bleus ' l'instant est sublime,le temps semble suspendu.

Apres le choc ,j'ai pu lors du cocktail  proposé par le théatre Marigny bavarder un peu avec Christophe trés accessible et d'une exquise gentillesse et disponibilité ; par chance il  choisit le bar (il y en avait quatre ) ou je sirotait tranquillement une coupe de Champagne pour venir a la rencontre du publicet  les 20 -30 minutes passées en sa compagnie a parler, échanger autour de sujets divers ( Bashung , Alan Vega ,"le beau Bizarre"New York ) resteront un incroyable moment

Que dire ? sinon que l'homme a une présence magnétique, avare de mots, économe de gestes il est exactement comme je me l''imaginais , une classe folle , cet air d' etre a la fois  présent et absent , dandy génial définitivement a part Christophe  est de la race des derniers géants , des derniers princes , a l'égal d'un Manset insaisissable , d'un Bashung regrétté et irremplaçable , d'un Dutronc détaché et déconnecté

Le rendez vous est donc  pris pour cet  '  intime tour '  que l'immense artiste présentera en janvier 2013 et qui promets d'être un moment unique et rare




Christophe -  un peu menteur


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20/06/2012

Johnny Cash at Folsom Prison (Johnny Cash 1968)

 

 

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Johnny Cash -  Folsom prison blues


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Johnny Cash  -  Cocaine blues


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C'est l'opiniatreté de Johnny Cash qui aura permis a cet album de légende de voir le jour et si il est enregistré au début de l'année 1968 il aura fallu de longues années a Cash pour aboutir , ce projet lui tenant a coeur depuis 1955 période a laquelle il avait écrit 'Folsom prison blues ' 

Frileuse et peu sensible au projet du chanteur la Maison de disques Columbia  a timidement accepté  de s'engager dans la réalisation de cet album unique ,unique car il restera le premier disque enregistré en public dans une prison , un public composé de délinquants , de criminels et  encadré par le personnel pénitentiaire.

16 titres composent ce ' Johnny Cash at Folsom prison ' disque devenu absolument mythique , deux  de ces  titres ( 'Jackson '  et ' give my love to Rose ') étant  des duos avec June Carter compagne de Johnny Cash durant 35 ans et décédée en 2003  (Johnny malade et effondré ne lui survivra que quelques mois).

La communion entre le chanteur et son public est instantanée , Cash échangeant verbalement entre les chansons  avec son public et offrant même a un détenu de chanter l' une de ses compositions ( 'Greystone Chapel ')

Le chanteur est accompagné de la fameuse 'Carter family'  mais aussi par l'illustre Carl Perkins (guitare) pour ce qui restera comme l'un des plus grands disque de sa carrière les titres choisis dans son répertoire sont évidemment noirs, violents,  sans concession aucune  ( ' cocaine blues ' 'folsom prison blues ' the long black veil ' )

L'album suscitera par ailleurs beaucoup de controverse (certains échanges verbaux entre le chanteur et l'assistance déchainée seront purement coupés) mais 'Johnny Cash at Folsom prison ' sera néammoins et contre toute attente un immense succés

Johnny Cash renouvellera l'experience de l'album 'live ' en prison l'année suivante avec l'excellent 'Johnny Cash at San Quentin'  (les deux albums seront également couplés dans un coffret)

Ce disque , véritable  voyage dans un univers unique est indéfinisable ;l'ambiance est surchauffée et  electrique. et des l' entrée en scène du chanteur et des quelques mots murmurés de sa voix d'outre tombe  'Hello I 'm Johnny Cash ' suivis du premier titre 'Folsom prison blues' on est transporté et totalement conquis.



A Noter une réedition  en  1999 avec trois titres bonus  ('busted '  ' Joe bean  ' et ' the legend of john henry's hammer' )


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06/06/2012

Lys And Love (Laurent Voulzy 2011)

 

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 Laurent Voulzy -  j'aime  l'amour


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On sait que Laurent Voulzy  est un flâneur , il est acquis depuis longtemps que l'artiste aime a prendre son temps , 10 années écoulées depuis  ' Avril ' sorti en 2001 , un album inégal de reprises ( " la septième vague ')  en 2006 et nous voila en 2011 pour  " Lys & Love  "

Voulzy éternel adolescent  livre ici a  63 ans un disque somptueux , étonnant  , un album  qui pour  moi  est sans contexte son chef d'oeuvre.

Un disque osé a l'image de celui de jean Louis Murat et Isabelle Huppert ( 'Madame Deshoulieres' en 2001 ) ou de celui de Christophe (" comme si la terre penchait "   en  2001)

Album de mélanges de genres , album osé , risqué mais parfaitement maitrisé de bout en bout  " Lys & Love " peut  se  définir  par un cocktail  savant de  pop,  d'electro ,de new age , d'ambient  de musique médiévale un fourre-tout délicat avec cordes omni présente , claviers atmosphériques et textes français ou anglais 

Comme d'habitude la collaboration avec Alain Souchon est palpable  (collaboration sur 4 titres) mais on remarque aussi la multitude de textes en anglais , la  présence  inattendue de Roger Daltrey le chanteur légendaire des Who  invité sur un  titre  ('ma seule amour ' )

on Notera aussi la présence de Nolwenn Leroy qui apporte la fraîcheur féminine et aérienne sur 'en regardant vers le pays de france " 

Enregistré dans les mythiques studios d'Abbey Road a Londres Lys and Love est une réussite totale un disque qui ne saurait laisser indiffèrent tant il ne ressemble a rien de connu dans le paysage discographique français

Signalons enfin 'la neuvieme croisade ' ou Voulzy puise l'inspiration dans la musique soufi pour un titre enivrant et totalement fascinant

Fascinant est le mot qui convient donc le mieux ,  fascinant  a l'image de tout l'album et notamment des  4 derniers titres enchainés et fondus ensemble l'album se concluant par le magnifique ' j'aime l'amour

 

 

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01/06/2012

Californication (Red Hot Chili Peppers 1999)

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Red Hot Chili Peppers -parallel universe


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C 'est l"histoire d'un album réhabilité , totalement réhabilité  même.

Je m'explique Acheté lors de sa  sortie en 1999 Californication souffrait a l'époque de la comparaison délicate envers les deux monstrueux 'Mother Milk' (1989) et surtout l'indépassable 'Blood sugar sex magik ' (1991)

Pour une raison inexpliquée donc, ce disque a atterrit dans les bas-fonds de ma discothèque pour ne plus en ressortir , le choix d'écouter les RHCP aboutissant toujours aux deux albums précités ou a la rigueur a 'One hot minute ' sorti lui en 1995

C'est pourtant sur ce 'californication ' que se réunit le quatuor magique et historique des RHCP , Anthony Kiedis, Flea ;Chad Smith et le revenant John frusciante récuperé en "désintox " (sauvé?) par son pote Fléa qui  l'aide a revenir dans le groupe qu'il avait quitté lors de la tournée de 'Blood sugar sex magik ' en 1992.

exit Donc Dave Navarro qui avait assuré la transition ;le groupe se ressoude et enregistre ce Californication produit par Rick Rubin et  qui va  s'avérer être un énorme succes (l'album le plus vendu a ce jour des RHCP)

Se démarquant des albums précédents  tout en en conservant la 'patte RHCP  ' cet album propose quinze titres qui s'enchainent merveilleusement.

Certes' Californication ' est un disque qui lorgne davantage vers le  funk mais  tout  en conservant l'energie pop-rock fusion qui caractérise le groupe ;les deux potes Frusciante et Flea font un boulot fantastique et complémentaire.

L'osmose entre ces deux légendes et le plaisir évident d'enregistrer et de rejouer ensemble s'entend sur chaque titre.

Les textes des chansons sont plus travaillées  , réunies autour d'un titre curieux (mélange de Californie et de fornication) les chansons dénoncent les travers de la société de consommation américaine (pornographie, alcool ,chirurgie esthétique , suicide  , drogue, ) 

Au final un disque superbe qui alterne pop furieuse 'scar tissu' ' get on top '  ' parallel universe' 'around the world ' et que dire de " l'enormissime  "Californication ' tuerie absolue et véritable hymne du calibre de 'give it away ' et  balades douces 'porcelain '  et surtout  ' road trippin'  petite merveille qui clot ce disque qui a  retrouvé bien  des  années apres sa sortie une seconde jeunesse sur ma platine

 

 

 

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26/05/2012

Un Apres-midi en Dylanie (Bob Dylan l'explosion rock 61-66)

 

 

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C'est évidemment pour moi une Exposition incontournable qui s'etale du  6 mars A  mi  juillet 2012 a la cité de la musique porte de la Villette a Paris ,une exposition que je ne raterai pour  rien au monde 

Cette exposition se consacre a l'age d'or de Bob Dylan  a savoir  1961 -1966

Beaucoup d'émotion donc a déambuler notamment parmi les photographies noir et blanc  sublimes de Daniel Kramer , beaucoup d'émotion aussi de revoir les célébrissimes pochettes d'albums vinyls de ces années revées ou en  l'espace de cinq  ans Dylan va offrir au monde six  albums qui vont changer la face de la musique contemporaine,

l'exposition  lorgne aussi intelligemment du coté des influences de Dylan (Woody Guthrie) et du courant musical que Dylan va faire naître et va entraîner dans  son sillage (Lovin spoonful , The Byrds, Peter Paul  and Mary ,Joan Baez ,The Hollies Simon & Garfunkel ,the Mamas and the Papas, ) Du son (les titres inoubliables , les protest songs,)  de l'image , une revue de presse française complète de l'année 1966 (ou on découvre que la presse n'etait pas toujours tendre avec le chanteur)  de trop rares  vitrines remplies d'objets rares (instruments , feuillets de travail , vêtements ) on pourra aussi revoir (extraits ) des films documentaires mythiques ("don't look back" )  et  quelques concerts de cette période bénie  ou la musique soudain  comme  par enchantement est devenue adulte

L'exposition  n'oublie pas de faire un clin d'eil a notre  pays et au rapport de Dylan avec la France  des balades aux puces  a celles de Notre Dame aux  rencontres  (Hugues  Auffray  évidemment  mais aussi Hallyday  et bien sûr Francoise  Hardy ) 


De la métamorphose du folk singer a l'explosion de l'artiste en rock -star l'exposition nous montre toute l'ambiguité , l'intelligence, les paradoxes, le génie , bref l'importance essentielle du personnage  Dylan tant dans l'industrie musicale que dans la vie culturelle américaine.Toujours sur la route en 2012 l'increvable Bob Dylan ressemble aujourd'hui a un vieux mariachi désséché il reste pour moi  une énigme vivante , artiste hors normes ,inclassable il aura traversé les époques toisant tout les autres  de son génie et balayant les courants musicaux pour devenir  intemporel

Réservée aussi bien aux fans du "Zim " qu'aux néophytes cette exposition véritable  balade dans le temps  comblera donc les dylanophiles ,les dylanopathes, les curieux, les nostalgiques elle nous rappelle , nous montre , nous explique , pourquoi 

il y a Dylan et ....les autres 



Bob Dylan -the lonesome death of hattie caroll


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liens sur Jimboland autour de Bob Dylan


Joan et Bob Réflexions autour d'une photo

http://jimboland.hautetfort.com/archive/2008/01/27/joan-b...

 

 Bob Dylan ,une biographie

http://jimboland.hautetfort.com/archive/2008/02/03/bob-dy...

 

Bob Dylan par Jerry Schatzberg

http://jimboland.hautetfort.com/archive/2006/12/05/bob-dy...

21/05/2012

R.I.P Donna Summer (1948-2012)

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Après Whitney Houston disparue en Février dernier c'est au tour de l'inoubliable Donna Summer de tirer sa révérence .

Luttant contre un cancer des poumons contracté après avoir inhalé (selon elle)  des poussières a New York lors des attentats du 11 Septembre l'interprete des tubes 'disco ' inoubliables et sulfureux des années 70 est décédée le 17 Mai 2012

Originaire de Boston (née Ladonna Andréa Gaines  en 1948) Donna Summer a d'abord chanté dans les églises (elle a été très croyante  toute au long de sa vie) ,sa chance intervient en  1968 ou on lui propose de reprendre un rôle dans la version allemande de la comédie musicale 'Hair '.

Elle part donc pour Munich futur  berceau de la musique électronique et elle rencontre le duo Giorgio Moroder et Pete Bellotte 

cette rencontre sera déterminante pour la suite de sa carrière.

c'est a cette période aussi  qu'elle choisit son nom de scène  , mariée a un peintre autrichien  helmut Sommer elle change l'ortographe du nom en Summer qui devient son nom d'artiste pour l'éternité

 

Son véritable premier succès sera ' the Hostage ' en 1974 mais c'est en 1975 que la féline Donna Summer devient une star internationale , avant que le disco envahisse toute la  planéte et surtout deux ans avant la vague 'saturday night fever ' (1977) l'album ' love to love you baby ' (1975) suivi de 'A love trilogy ' et de  'four seasons of love' (1976) font sensation

Le son identifiable des les premières notes ( le fameux 'munich sound ') ,la présence des synthétiseurs, la longueur des titres ( la chanson titre love to love you baby tirée  de  l 'album  du meme  nom  fera date en raison de sa longueur  sur plus  16 minutes) et  l'audace du concept (les soupirs clairement érotiques, les paroles  murmurées très explicites) vont propulser Donna Summer 'reine de la disco ' et  des  nights clubs

Le concept de la chanson occupant une face entière d'album et déclinée sensuellement sera  a nouveau appliquée sur l'album suivant ( a love trilogy) cette fois le titre est ' try me, I know You can make  it ' (18 minutes torrides ), cet album contient également  une inoubliable reprise de 'could it be magic  ' un titre écrit par  Barry Manilow ' en 1973

En 1976 toujours parait ' four seasons of love ' un album concept bâti autour des étapes d'une relation amoureuses  aux quatre saisons ,le 'hit' qui s'en détache sera 'spring affair

L'album suivant 'I remember yesterdays ' est indiscutablement moins bon ,le style Donna Summer semble s'essoufler mais pourtant sur la piste 8 de cet album  apparemment insignifiant figure une bombe absolue  ,un tournant dans la production musicale de la fin des années 70 .

Le titre futuriste  ' I feel  Love  ' va en effet connaître  un destin inouï ,  il devient un standard incontournable des discothèques, le titre fulgurant mélange de disco et d'electro ne ressemble a rien  de connu , numéro 1 dans de nombreux pays, 'I Feel Love  '  décliné en remix de toutes  sortes enflamme les nuits  partout sur la planète 

Le passage aux années 80 va faire de Donna Summer l'une des stars incontestables , elle  apparait en 1978 dans la comédie musicale disco 'thank God it's Friday ' produite par  la Motown  elle y chante le titre 'Last dance  ' qui sera aussi un succès planétaire ,  les tubes s'enchainent ","Mc Arthur Park ' (1978) une reprise fantastique  d'un titre écrit par  Richard harris dix ans plus tôt puis   No more tears" (duo avec Barbra Streisand en 1979 ) ,  'hot stuff   et 'bad girls ' toujours en 1979 (extraits de l'album 'bad girls'

C'est évidemment  l'apogée de sa carrière internationale et le virage des années 80 sera pour Donna Summer forcément difficile

Malgré une aura et un statut de star totalement intacts et  malgré les collaborations prestigieuses (toujours avec Bellote et Moroder ) mais aussi Quincy Jones , malgré un nouveau hit fulgurant 'she works hard for money ' (1983) ,malgré sa  participation a   la B.O  de 'Flash dance ' avec un titre moyen 'Romeo ' qui sera largement  éclipsé ( a juste titre)  par les tubes de Irene Cara  ou Michael Sembello  une page semble bien définitivement tournée pour la Diva du  disco

C 'est vers 1984 que la religion prend de plus en plus de place dans sa vie  au détriment de la musique et de la scène  , elle vit retirée  dans son ranch en Californie , se lance dans la peinture  et disparaît de la scène internationale

Une polémique suite a un discours ( malencontreux ) sur les gays et sur le Sida (la punition divine selon la chanteuse alors très proche des 'Born again Christians'   une église évangélique radicale trés controversée  ) l'a fragilise auprès de l'opinion publique , elle est très sévèrement critiquée, perd beaucoup d'admirateurs suite a cette prise de position douteuse puis petit a petit Donna Summer est  oubliée , elle tente un timide retour en 1987 puis l'année 89 avec 'another place time and time ' l'a relançe un peu mais la production 'Stock , Aiken  and Waterman' caractéristiques des productions de l'époque ne fait en realité que transformer ( et utiliser) la chanteuse comme simple produit de l' usine a tubes des trois anglais .

La magie n'opére visiblement plus et Donna Summer n'est plus qu'une artiste  du passé certes  respectée , adulée  mais prisonnière de son statut d'icône des années disco

Les années 90 puis les années 2000 reproduiront le meme schéma le dernier album 'crayons '  sortira en 2008 ,le public est depuis passé a autre chose

Elle conservera toutefois son statut de star jusqu'a la fin de ses jours  ,elle aura vendu pres de 130 millions d'albums durant sa carrière 

 

 

 

Donna Summer  -  Spring affair 


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Donna Summer - Mc Arthur park


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06/05/2012

Marquee Moon (Television 1977)

 

 

Tom verlaine qui possede au passage  l'un des plus joli nom pour un leader de groupe est un artiste qui s'est nourri d'une certaine culture musicale new-yorkaise puisant ses racines et son inspiration tant dans le jazz de Coltrane que sur le bitume de la grande pomme ; il pourrait être le petit frère spirituel de Bob Dylan ou de patti Smith  son groupe s'appelle Television et son premier album  Marquee  moon 

ce disque devenu totalement cultissime va brandir haut et fort l'étendard d'un underground  new yorkais bouillonnant.

Nous sommes au printemps 77 et c'est dans une atmosphère  et un climat propre a cette période de créativité que va sortir ce disque lumineux  a la fois  totalement maitrisé techniquement mais qui s'offre aussi des libertés inouïes.

Le titre chef d'oeuvre total de plus de 10 ' et qui donne son nom a l'album est une pure merveille qui va a l'encontre du format des titres courts (The Ramones)  de l'époque , le genre de truc que tout musicien rêve un jour de pondre.

Tout au long de ce Marquee moon devenu depuis toute ces années l'un des albums les plus écoutés (sur ma platine s 'entend )  on est subjugué  tant par les guitares que par la voix incroyable  de Verlaine.

Marquee moon restera pour moi definitivement le disque symbole d'une certaine idée du 'punk'  et Tom Verlaine  sera pour l'éternité le punk en gilet  tel qu'on peut le voir sur la pochette

il se pose la en revers de Johnny Thunders ou de Richard Hell  (qui quitta Television  pour former Richard Hell & the voivoid et écrivit un jour rien de moins que l'hymne du 'no future ' le fabuleux blank génération ) .

Sorti en 1977 ce disque ne semble pourtant pas avoir de prise sur le temps  c'est souvent a cela que l'on reconnaît les oeuvres importantes et Marquee moon fait indiscutablement partie de cette catégorie la , c'est a la fois un disque puissant ; intense et habité , une oeuvre musicale essentielle voire obligatoire.   

 

Television -  marquee moon 


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20/04/2012

The Clash (The Clash 1977)

 

 

The Clash  - Janie Jones


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The Clash  - London's burning


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C 'est un Album qui au même titre que l'album des Sex Pistols fait partie de l'histoire du rock .

Baptisé sobrement The Clash et paru en Avril  1977 il dynamite  la fin des seventies et propulse le mouvement punk sur le devant de la scène

Alter  ego du 'never mind the bollock ' pour l'energie et la violence ,il est cependant nettement plus engagé politiquement ( a l'image du groupe  durant toute leur carrière)

recevoir 35 ans apres sa  sortie ,  les missiles envoyés par Joe Strummer et Mick Jones les deux têtes pensantes de ce groupe furieux procure un sentiment  et un frisson irrésistible et inexplicable

On retrouve ici les fondamentaux sur lesquels The Clash batiront leur fantastique carrière ,un grand nombre des titres présents  sur ce premier album (encensé par la presse musicale lors de sa  parution) seront présents  sur les compilations du groupe tant des brulôts  comme 'Janie Jones ", "white riot '  " London's burning"  ' ou 'career opportunities ' sont représentatifs de tout ce que le punk va apporter comme renouveau au rock vieillissant de cette époque

Et que dire de la fantastique reprise du 'Police & thieves " de Junior Marvin  merveille du genre et symbole du mélange des genres caractéristique aux Clash

Appellant au rejet des Etats unis  et a  l'émeute au travers du cinglant  'I'm so bored with  the U.S.A'  l'album ne sort pas en Amerique 

Une version retravaillée et quelque  peu différente sortira cependant en 1979 (une version ou on retrouve 'I fough the law ' une reprise de Sonny Curtis and the crickets ainsi que  'white man with Hammersmith palais " 'jail guitar doors ' 'complete control ' et  'clash city rockers ' titres non présents  sur la version britannique de 1977

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08/04/2012

Deja Vu (Crosby , Stills , Nash & Young 1970)

 

 Crosby , Stills ,Nash & Young   - Almost cut my hair


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Séparément ces quatre 'monstres ' de la musique ( 3 américains et un anglais)  ont composés  et enregistrés une quantité inouïs d'albums mais ce  'Deja Vu '  reste le premier album  historique enregistré ensemble 

Certes sans Neil Young les trois compères avait gravé en 1969 le fameux "Crosby , Stills  and Nash " mais cette fois Neil Young qui vient de former son groupe 'Crazy Horse ' rejoint Stephen Stills  son complice de Buffalo Springfield (3 albums  entre 1966 et 1969).Autour de ses deux formidables compositeurs on retrouve  David Crosby (ex-Byrds) rescapé du flower power et défoncé a mort et Graham Nash  (Ex Hollies) le 'british de la bande qui va au travers de ce quatuor trouver la gloire et la notoriété qu'il n'avait pas encore obtenu de l'autre coté de l'Atlantique

Forcément un peu foutraque  en raison des styles différents de ces  quatres musiciens le disque est malgré tout cohérent , bien qu'assez court (36 minutes) il trouvera sa place dans les play-list des seventies  malgré une concurence féroce de trés  haut niveau

3 sommets culminent sur ce 'deja vu ' ,la reprise du 'Woodstock écrit par Joni  mitchell  alors petite amie de Nash  (un titre que Joni Mitchell reprendra sur son album 'ladies  of the canyon  quelques mois  plus tard )  ,'almost cut my hair ' (Crosby) et le chef d'oeuvre de cet album  'helpless' (Neil Young)

Un disque absolument essentiel  qui se bonifie comme du bon vin  a redécouvrir plus de quarante ans apres sa sortie pour bien mesurer l'osmose de ces quatre talents 

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24/03/2012

Mona Bone jackson (Cat Stevens 1970)

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Cat Stevens  - May be You're right

 

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Sorti 4 mois a peine avant 'tea for the tillerman ' (chronique disponible  ici) http://jimboland.hautetfort.com/archive/2012/02/22/tea-fo...

Mona Bone jackson est avant tout un album porté , transporté par un hit mondial 'my lady d'arbanville ' ENORME succès planétaire qui allait propulser Cat Stevens le beau troubadour anglais sur le devant de la scène mais ne nous y trompons pas le disque lumineux n'est pas centré autour de ce tube bien au contraire

My Lady D 'arbanville est plutôt l'arbre qui cache la foret  11 titres en tout pour un album assez court (35') mais 35 minutes en apesanteur bercé par la voix de celui qui deviendra bientôt Yusuf Islam

mis a part  'pop star' qui semble un ton en deca tout ici est magnifique notamment 'trouble ' 'Katmandou ' ou encore ' may'be you're right ' 

a Noter la présence (fugace) de Peter gabriel (flûte sur' Katmandou' )




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03/03/2012

It' s So Hard to Tell Who's Going to Love You the Best (Karen Dalton 1969)

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Karen Dalton -  It hurts me too


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Il serait grand temps de réparer une terrible injustice , un regrettable oubli concernant a la fois Karen Dalton et ce disque lumineux 

 'It' s  So Hard to Tell Who's Going to Love You the Best'  est en effet un  disque méconnu , c'est aussi  un secret gardé , un trésor caché  car toute personne normalement constitué qui découvrira ce disque inouï au titre aussi long que l'émotion qu'il dégage ne pourra que constater que nous sommes ici face a une pure et absolue  merveille

Disparue dans un total anonymat au début des années 90 et oubliée de tous Karen Dalton aura été une figure de l'avant garde folk des années 60 , celle du Greenwich Village ,  de Bob  Dylan, de Tim Hardin et de Fred Neil.

Sa voix unique rappelant celle de l'inoubliable Billie Holliday , l'impression de liberté et d'intensité qui nous saisit en l'écoutant en fait pour moi la petite soeur de Janis Joplin  et l"heritiere de Bessie Smith

 Elle n' enregistra que deux albums puis a l'image de la bohème folk de cette époque s'abandonna puis lutta avec les drogues et l'alcool pendant de nombreuses années et décéda Finalement en 1993, à Bearsville là ville où elle avait passé une grand partie de sa vie et ou elle enregistra 'in my own time ' son second et dernier album (1971)

Sur 'It' s  So Hard to Tell Who's Going to Love You the Best'  on retrouvera la belle Karen interprétant et transcendant des chansons composées par Tim Hardin ("How Did the Feeling Feel to You") , Leadbelly ("Down on the Street") ou  Fred Neil ("Little Bit of Rain" - "Blues on the Ceiling") le sommet de l'album étant sans contexte 'it hurts me too' standard de blues des années 40 et popularisé par Elmore James au milieu des années 50 que Karen Dalton interpréte ici avec une classe et une intensité bouleversante 

Le temps a passé depuis , et  d'artiste  anonyme et inconnue  Karen Dalton la jolie brune mi irlandaise mi cherokee est devenue  artiste culte , Ses chansons habitées et sa voix fantastique la hissant desormais parmi les plus grandes , parmi les plus mystérieuses aussi et si au travers de cette chronique certains  parviennent a la découvrir et a l'aimer ce ne sera que justice. 

 

Bob Dylan, K A R E N   D A L T O N and Fred Neil at the Cafe Wha? Feb. 1961; photographer: Fred W. Darrah

Bob Dylan , Karen Dalton et Fred Neil au café Wha  ( New York City -Fevrier 1961)

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