Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/12/2012

Train A Comin ' (Steve Earle 1995)

 

 

 

Steve Earle-    Hometown blues


podcast

Ce disque de Steve Earle est celui d'une resurrection. Rien de moins

Au début des années 90 Personne ne mise un dollar sur Steve Earle , le texan , pionnier du mouvement neo-country au milieu des années 80  , le guitariste ,est au fond du trou ,il hante les bas fonds de Nashville a la limite de la clochardisation , imbibe du matin au soir et  accro au crack , le musicien est un fantôme ,  a la ramasse totale, un pied dans la tombe et oublie de tous

Mais le destin va rattraper Steve Earle ,incarcéré dans un pénitencier du Tennessee il suit une sévère cure de désintoxication et revient ,repêché par un petit label independant avec "Train A Comin'"  album rédempteur , solaire et écorché

Disque accoustique et dont la  pochette annonce la couleur  ("Ceci n'est pas un disque unplugged ,Mon dieu que je hais MTV " ) "Train a comin'" n 'est pas un fourre tout country de plus  mais plutôt  l'album d' un homme qui règle ses comptes avec lui même histoire de montrer a ceux qui l'avait enterre un peu trop vite qu'il peut encore apporte sa pierre  au monde de la musique country.

En toute simplicite  et en etat de grace absolue  Steve Earle livre un disque immense ,on pense  alors a " G..P "  ou a "grevious angel " les deux chefs d'oeuvre de Gram Parsons l'idole définitive de Steve Earle

Un disque majeur a écouter de toute urgence

22:37 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

24/11/2012

Mistrial (Lou Reed 1986)


 

Evidemment Lou Reed comme la majorité des grands artistes  ou des grands groupes a connu lui aussi une traversée du désert artistique

Une fois encore force est de constater que ce passage a vide  se sotie dans une  periode plutot morose pour le rock a savoir les annees 8o

A l 'image du "never let me down " de Bowie (1987) ou du "dirty works" des Stones (1986) ce "Mistrial" " est une insupportable bouse musicale indigne du talent visionnaire de Lou Reed et qui laissera les fans du Lou perplexe et dubitatif

Pas grand chose a en retirer sauf peut être le tout dernier titre " tell it to your heart"qui échappe au désastre de l'ensemble

Perdu au milieu des années 80 Lou Reed livre la un disque  dont il serait intéressant de voir ce qu'il en pense aujourd'hui

Une fois n'est pas coutume  apres avoir encense a de tres nombreuses reprises  Lou Reed et le Velvet Underground sur ce blog je me fend d'une chronique assassine sur ce disque vraiment rate et totalement dispensable

ah oui   j 'oubliais  pochette absolument hideuse 

 

 

 

 

 

 

21:08 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

15/10/2012

LP Pop & Bonus Track -Alicante - 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

u.jpg


 












Antonio de felipe artiste espagnol contemporain originaire de valencia (il y est né en 1965) expose a Alicante a 'la caja blanca de las cigarreras ' ses oeuvres modernes , colorées et gaies

La peinture d'Antonio de Felipe se nourrit d’éléments iconographiques de la culture populaire, publicité, marques, oeuvres maîtresses et particulièrement, des "top model", des stars du cinéma et des personnages de dessins animées  ou de la bande dessinée. L'artiste exprime a sa manière une certaine forme de  nostalgie 

Sa derniere exposition revisite les pochettes d'albums connus d'artistes ou de groupes de musique connus , De Madonna aux Beatles, des Pink Floyd aux Sex Pistols Antonio de Felipe  mixte et mélange les époques et les genres avec talent et humour

 

 

"Sergeant Peppers 's  lonely hearts club band "  revisited l'artiste  s'y est representé au milieu en lieu et place d'un Beatle originel ,on retrouve sur cette pochette détournée une multitude de personnages de la Panthere rose a  Kermit , de Freddie Mercury a Tintin



P1010048.JPG











"Tattoo you "  revisited

 

P1010057.JPG









"The Wall "  revisited









 

'Nevermind  '   revisited  x  2 




Quelques  oeuvres  exposées en  parrallele au thème des pochettes d'albums détournées

 

 

[antonio+felipe+9.jpg]

Ou on retrouve Mark Spitz et les sept nains


P1010127.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Résine  "Catwoman " catch "Mickey Mouse"



27/09/2012

Vers les lueurs ( Dominique A 2012)

Dominique A : triple A

 

Dominique A   -contre  un arbre


podcast

 

Bon an ,mal an l'ami Dominique A nous offre un cadeau magnifique pour  célébrer ses vingt années de carrière et son dixième album solo avec  " vers les lueurs ' qui succède au confidentiel  'la musique ' (paru en 2009).Toujours étonnant , toujours ecorché  et  toujours hors des sentiers battus ;bien loin de l'agitation médiatique et  des matraquages radios  habituels de la variété française Dominique A tutoie gentiment les anges et  se moque et des modes et des tendances il fait  de la chanson française  et il en fait avec talent .

A mon sens voici son album le plus radieux et  le plus abouti depuis le desormais classique  'la mémoire neuve ' qui l'avait révélé en 1995 , ce nouvel album  explose et irradie  de simplicité et de finesse

et puis c'est aussi en écoutant les titres de ce disque lumineux et solaire que j'ai eu comme une evidence une révélation oui ! ce type chante admirablement bien ,  sa voix sur la majorité des chansons de cet album est posée avec une justesse et une perfection totale  mettant en valeur des  textes d'une grande beauté

De plus , Le  nantais s'est entouré ici d'un  quatuor à vent (flûte, hautbois, basson, clarinette, ). qui donne a ses textes un climat étrange et envoûtant 

Rien a jeter ce disque deja indispensable qui deviendra je pense un disque charnière dans une  carrière sans écueil  , toujours intense ,  toujours délicat  , jamais prétentieux Dominique A  se pose ici en héritier d un  Manset a la recherche comme  lui de mélodies a la fois limpides et complexes 

 'contre un arbre '  ' rendez nous la lumière ' ' vers le bleu ' 'le convoi ' 'parce que tu étais la ' sont des titres qui donnent le frisson , seul peut  être (faisons la fine bouche !) 'close west ' est en (léger) décalage mais quelle importance ce disque de bout en bout est une merveille 

Je tiens quant a moi mon disque de l'année 

 

dominique A - ce geste absent


podcast

 

 

 

18:13 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

22/06/2012

Rencontre avec une légende -Paris - 21 Juin 2012

 

avec Christophe au bar du theatre marigny 21 juin 2012.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Theatre Marigny  Jeudi 21 Juin 2012

Dans le cadre de certaines  fonctions professionnelles j'etais invité par ce célébre lieu culturel pour une présentation des évènements de la saison 2012-2013

La cérémonie animée par Edouard Baer et sous l'oeil vigilant de Pierre Lescure  se déroulait avec extraits de spectacles et interventions des comédiens et auteurs venus parler et débattre de leur pièce de théâtre respectives

Au micro Pierre Lescure annonce soudain la présence  d'un invité exceptionnel et c'est dans un brouhaha admiratif que Christophe  se présente sur la scène du théatre

Un piano caché jusqu'a présent est aussitôt dévoilé et  Christophe tout vêtu de gris et rose chaussé de  bottes de cow boys fait son apparition comme descendu d'un nuage

Apres un premier titre court que je ne peut identifier (nouvel album certainement ?) Christophe propose une version épurée et magnifique , toute en acoustique des 'Mots bleus ' l'instant est sublime,le temps semble suspendu.

Apres le choc ,j'ai pu lors du cocktail  proposé par le théatre Marigny bavarder un peu avec Christophe trés accessible et d'une exquise gentillesse et disponibilité ; par chance il  choisit le bar (il y en avait quatre ) ou je sirotait tranquillement une coupe de Champagne pour venir a la rencontre du publicet  les 20 -30 minutes passées en sa compagnie a parler, échanger autour de sujets divers ( Bashung , Alan Vega ,"le beau Bizarre"New York ) resteront un incroyable moment

Que dire ? sinon que l'homme a une présence magnétique, avare de mots, économe de gestes il est exactement comme je me l''imaginais , une classe folle , cet air d' etre a la fois  présent et absent , dandy génial définitivement a part Christophe  est de la race des derniers géants , des derniers princes , a l'égal d'un Manset insaisissable , d'un Bashung regrétté et irremplaçable , d'un Dutronc détaché et déconnecté

Le rendez vous est donc  pris pour cet  '  intime tour '  que l'immense artiste présentera en janvier 2013 et qui promets d'être un moment unique et rare




Christophe -  un peu menteur


podcast

20/06/2012

Johnny Cash at Folsom Prison (Johnny Cash 1968)

 

 

cash_folsom.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Johnny Cash -  Folsom prison blues


podcast

 

Johnny Cash  -  Cocaine blues


podcast

 

C'est l'opiniatreté de Johnny Cash qui aura permis a cet album de légende de voir le jour et si il est enregistré au début de l'année 1968 il aura fallu de longues années a Cash pour aboutir , ce projet lui tenant a coeur depuis 1955 période a laquelle il avait écrit 'Folsom prison blues ' 

Frileuse et peu sensible au projet du chanteur la Maison de disques Columbia  a timidement accepté  de s'engager dans la réalisation de cet album unique ,unique car il restera le premier disque enregistré en public dans une prison , un public composé de délinquants , de criminels et  encadré par le personnel pénitentiaire.

16 titres composent ce ' Johnny Cash at Folsom prison ' disque devenu absolument mythique , deux  de ces  titres ( 'Jackson '  et ' give my love to Rose ') étant  des duos avec June Carter compagne de Johnny Cash durant 35 ans et décédée en 2003  (Johnny malade et effondré ne lui survivra que quelques mois).

La communion entre le chanteur et son public est instantanée , Cash échangeant verbalement entre les chansons  avec son public et offrant même a un détenu de chanter l' une de ses compositions ( 'Greystone Chapel ')

Le chanteur est accompagné de la fameuse 'Carter family'  mais aussi par l'illustre Carl Perkins (guitare) pour ce qui restera comme l'un des plus grands disque de sa carrière les titres choisis dans son répertoire sont évidemment noirs, violents,  sans concession aucune  ( ' cocaine blues ' 'folsom prison blues ' the long black veil ' )

L'album suscitera par ailleurs beaucoup de controverse (certains échanges verbaux entre le chanteur et l'assistance déchainée seront purement coupés) mais 'Johnny Cash at Folsom prison ' sera néammoins et contre toute attente un immense succés

Johnny Cash renouvellera l'experience de l'album 'live ' en prison l'année suivante avec l'excellent 'Johnny Cash at San Quentin'  (les deux albums seront également couplés dans un coffret)

Ce disque , véritable  voyage dans un univers unique est indéfinisable ;l'ambiance est surchauffée et  electrique. et des l' entrée en scène du chanteur et des quelques mots murmurés de sa voix d'outre tombe  'Hello I 'm Johnny Cash ' suivis du premier titre 'Folsom prison blues' on est transporté et totalement conquis.



A Noter une réedition  en  1999 avec trois titres bonus  ('busted '  ' Joe bean  ' et ' the legend of john henry's hammer' )


 johnny_cash_folsom_prison_10-x600.jpg

 

 

 

 

06/06/2012

Lys And Love (Laurent Voulzy 2011)

 

41N7UfUkpFL__SL500_AA300_.jpg

 

 Laurent Voulzy -  j'aime  l'amour


podcast

 

On sait que Laurent Voulzy  est un flâneur , il est acquis depuis longtemps que l'artiste aime a prendre son temps , 10 années écoulées depuis  ' Avril ' sorti en 2001 , un album inégal de reprises ( " la septième vague ')  en 2006 et nous voila en 2011 pour  " Lys & Love  "

Voulzy éternel adolescent  livre ici a  63 ans un disque somptueux , étonnant  , un album  qui pour  moi  est sans contexte son chef d'oeuvre.

Un disque osé a l'image de celui de jean Louis Murat et Isabelle Huppert ( 'Madame Deshoulieres' en 2001 ) ou de celui de Christophe (" comme si la terre penchait "   en  2001)

Album de mélanges de genres , album osé , risqué mais parfaitement maitrisé de bout en bout  " Lys & Love " peut  se  définir  par un cocktail  savant de  pop,  d'electro ,de new age , d'ambient  de musique médiévale un fourre-tout délicat avec cordes omni présente , claviers atmosphériques et textes français ou anglais 

Comme d'habitude la collaboration avec Alain Souchon est palpable  (collaboration sur 4 titres) mais on remarque aussi la multitude de textes en anglais , la  présence  inattendue de Roger Daltrey le chanteur légendaire des Who  invité sur un  titre  ('ma seule amour ' )

on Notera aussi la présence de Nolwenn Leroy qui apporte la fraîcheur féminine et aérienne sur 'en regardant vers le pays de france " 

Enregistré dans les mythiques studios d'Abbey Road a Londres Lys and Love est une réussite totale un disque qui ne saurait laisser indiffèrent tant il ne ressemble a rien de connu dans le paysage discographique français

Signalons enfin 'la neuvieme croisade ' ou Voulzy puise l'inspiration dans la musique soufi pour un titre enivrant et totalement fascinant

Fascinant est le mot qui convient donc le mieux ,  fascinant  a l'image de tout l'album et notamment des  4 derniers titres enchainés et fondus ensemble l'album se concluant par le magnifique ' j'aime l'amour

 

 

18:03 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

01/06/2012

Californication (Red Hot Chili Peppers 1999)

Red_hot_chili_peppers_Californication_front.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Red Hot Chili Peppers -parallel universe


podcast

 

C 'est l"histoire d'un album réhabilité , totalement réhabilité  même.

Je m'explique Acheté lors de sa  sortie en 1999 Californication souffrait a l'époque de la comparaison délicate envers les deux monstrueux 'Mother Milk' (1989) et surtout l'indépassable 'Blood sugar sex magik ' (1991)

Pour une raison inexpliquée donc, ce disque a atterrit dans les bas-fonds de ma discothèque pour ne plus en ressortir , le choix d'écouter les RHCP aboutissant toujours aux deux albums précités ou a la rigueur a 'One hot minute ' sorti lui en 1995

C'est pourtant sur ce 'californication ' que se réunit le quatuor magique et historique des RHCP , Anthony Kiedis, Flea ;Chad Smith et le revenant John frusciante récuperé en "désintox " (sauvé?) par son pote Fléa qui  l'aide a revenir dans le groupe qu'il avait quitté lors de la tournée de 'Blood sugar sex magik ' en 1992.

exit Donc Dave Navarro qui avait assuré la transition ;le groupe se ressoude et enregistre ce Californication produit par Rick Rubin et  qui va  s'avérer être un énorme succes (l'album le plus vendu a ce jour des RHCP)

Se démarquant des albums précédents  tout en en conservant la 'patte RHCP  ' cet album propose quinze titres qui s'enchainent merveilleusement.

Certes' Californication ' est un disque qui lorgne davantage vers le  funk mais  tout  en conservant l'energie pop-rock fusion qui caractérise le groupe ;les deux potes Frusciante et Flea font un boulot fantastique et complémentaire.

L'osmose entre ces deux légendes et le plaisir évident d'enregistrer et de rejouer ensemble s'entend sur chaque titre.

Les textes des chansons sont plus travaillées  , réunies autour d'un titre curieux (mélange de Californie et de fornication) les chansons dénoncent les travers de la société de consommation américaine (pornographie, alcool ,chirurgie esthétique , suicide  , drogue, ) 

Au final un disque superbe qui alterne pop furieuse 'scar tissu' ' get on top '  ' parallel universe' 'around the world ' et que dire de " l'enormissime  "Californication ' tuerie absolue et véritable hymne du calibre de 'give it away ' et  balades douces 'porcelain '  et surtout  ' road trippin'  petite merveille qui clot ce disque qui a  retrouvé bien  des  années apres sa sortie une seconde jeunesse sur ma platine

 

 

 

13:13 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

26/05/2012

Un Apres-midi en Dylanie (Bob Dylan l'explosion rock 61-66)

 

 

bob Dylan l'explosion rock 1961-1966 .jpg

 

 

 

 

C'est évidemment pour moi une Exposition incontournable qui s'etale du  6 mars A  mi  juillet 2012 a la cité de la musique porte de la Villette a Paris ,une exposition que je ne raterai pour  rien au monde 

Cette exposition se consacre a l'age d'or de Bob Dylan  a savoir  1961 -1966

Beaucoup d'émotion donc a déambuler notamment parmi les photographies noir et blanc  sublimes de Daniel Kramer , beaucoup d'émotion aussi de revoir les célébrissimes pochettes d'albums vinyls de ces années revées ou en  l'espace de cinq  ans Dylan va offrir au monde six  albums qui vont changer la face de la musique contemporaine,

l'exposition  lorgne aussi intelligemment du coté des influences de Dylan (Woody Guthrie) et du courant musical que Dylan va faire naître et va entraîner dans  son sillage (Lovin spoonful , The Byrds, Peter Paul  and Mary ,Joan Baez ,The Hollies Simon & Garfunkel ,the Mamas and the Papas, ) Du son (les titres inoubliables , les protest songs,)  de l'image , une revue de presse française complète de l'année 1966 (ou on découvre que la presse n'etait pas toujours tendre avec le chanteur)  de trop rares  vitrines remplies d'objets rares (instruments , feuillets de travail , vêtements ) on pourra aussi revoir (extraits ) des films documentaires mythiques ("don't look back" )  et  quelques concerts de cette période bénie  ou la musique soudain  comme  par enchantement est devenue adulte

L'exposition  n'oublie pas de faire un clin d'eil a notre  pays et au rapport de Dylan avec la France  des balades aux puces  a celles de Notre Dame aux  rencontres  (Hugues  Auffray  évidemment  mais aussi Hallyday  et bien sûr Francoise  Hardy ) 


De la métamorphose du folk singer a l'explosion de l'artiste en rock -star l'exposition nous montre toute l'ambiguité , l'intelligence, les paradoxes, le génie , bref l'importance essentielle du personnage  Dylan tant dans l'industrie musicale que dans la vie culturelle américaine.Toujours sur la route en 2012 l'increvable Bob Dylan ressemble aujourd'hui a un vieux mariachi désséché il reste pour moi  une énigme vivante , artiste hors normes ,inclassable il aura traversé les époques toisant tout les autres  de son génie et balayant les courants musicaux pour devenir  intemporel

Réservée aussi bien aux fans du "Zim " qu'aux néophytes cette exposition véritable  balade dans le temps  comblera donc les dylanophiles ,les dylanopathes, les curieux, les nostalgiques elle nous rappelle , nous montre , nous explique , pourquoi 

il y a Dylan et ....les autres 



Bob Dylan -the lonesome death of hattie caroll


podcast

 

 

 

 

liens sur Jimboland autour de Bob Dylan


Joan et Bob Réflexions autour d'une photo

http://jimboland.hautetfort.com/archive/2008/01/27/joan-b...

 

 Bob Dylan ,une biographie

http://jimboland.hautetfort.com/archive/2008/02/03/bob-dy...

 

Bob Dylan par Jerry Schatzberg

http://jimboland.hautetfort.com/archive/2006/12/05/bob-dy...

21/05/2012

R.I.P Donna Summer (1948-2012)

502077-donna-summer-lors-today-show.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après Whitney Houston disparue en Février dernier c'est au tour de l'inoubliable Donna Summer de tirer sa révérence .

Luttant contre un cancer des poumons contracté après avoir inhalé (selon elle)  des poussières a New York lors des attentats du 11 Septembre l'interprete des tubes 'disco ' inoubliables et sulfureux des années 70 est décédée le 17 Mai 2012

Originaire de Boston (née Ladonna Andréa Gaines  en 1948) Donna Summer a d'abord chanté dans les églises (elle a été très croyante  toute au long de sa vie) ,sa chance intervient en  1968 ou on lui propose de reprendre un rôle dans la version allemande de la comédie musicale 'Hair '.

Elle part donc pour Munich futur  berceau de la musique électronique et elle rencontre le duo Giorgio Moroder et Pete Bellotte 

cette rencontre sera déterminante pour la suite de sa carrière.

c'est a cette période aussi  qu'elle choisit son nom de scène  , mariée a un peintre autrichien  helmut Sommer elle change l'ortographe du nom en Summer qui devient son nom d'artiste pour l'éternité

 

Son véritable premier succès sera ' the Hostage ' en 1974 mais c'est en 1975 que la féline Donna Summer devient une star internationale , avant que le disco envahisse toute la  planéte et surtout deux ans avant la vague 'saturday night fever ' (1977) l'album ' love to love you baby ' (1975) suivi de 'A love trilogy ' et de  'four seasons of love' (1976) font sensation

Le son identifiable des les premières notes ( le fameux 'munich sound ') ,la présence des synthétiseurs, la longueur des titres ( la chanson titre love to love you baby tirée  de  l 'album  du meme  nom  fera date en raison de sa longueur  sur plus  16 minutes) et  l'audace du concept (les soupirs clairement érotiques, les paroles  murmurées très explicites) vont propulser Donna Summer 'reine de la disco ' et  des  nights clubs

Le concept de la chanson occupant une face entière d'album et déclinée sensuellement sera  a nouveau appliquée sur l'album suivant ( a love trilogy) cette fois le titre est ' try me, I know You can make  it ' (18 minutes torrides ), cet album contient également  une inoubliable reprise de 'could it be magic  ' un titre écrit par  Barry Manilow ' en 1973

En 1976 toujours parait ' four seasons of love ' un album concept bâti autour des étapes d'une relation amoureuses  aux quatre saisons ,le 'hit' qui s'en détache sera 'spring affair

L'album suivant 'I remember yesterdays ' est indiscutablement moins bon ,le style Donna Summer semble s'essoufler mais pourtant sur la piste 8 de cet album  apparemment insignifiant figure une bombe absolue  ,un tournant dans la production musicale de la fin des années 70 .

Le titre futuriste  ' I feel  Love  ' va en effet connaître  un destin inouï ,  il devient un standard incontournable des discothèques, le titre fulgurant mélange de disco et d'electro ne ressemble a rien  de connu , numéro 1 dans de nombreux pays, 'I Feel Love  '  décliné en remix de toutes  sortes enflamme les nuits  partout sur la planète 

Le passage aux années 80 va faire de Donna Summer l'une des stars incontestables , elle  apparait en 1978 dans la comédie musicale disco 'thank God it's Friday ' produite par  la Motown  elle y chante le titre 'Last dance  ' qui sera aussi un succès planétaire ,  les tubes s'enchainent ","Mc Arthur Park ' (1978) une reprise fantastique  d'un titre écrit par  Richard harris dix ans plus tôt puis   No more tears" (duo avec Barbra Streisand en 1979 ) ,  'hot stuff   et 'bad girls ' toujours en 1979 (extraits de l'album 'bad girls'

C'est évidemment  l'apogée de sa carrière internationale et le virage des années 80 sera pour Donna Summer forcément difficile

Malgré une aura et un statut de star totalement intacts et  malgré les collaborations prestigieuses (toujours avec Bellote et Moroder ) mais aussi Quincy Jones , malgré un nouveau hit fulgurant 'she works hard for money ' (1983) ,malgré sa  participation a   la B.O  de 'Flash dance ' avec un titre moyen 'Romeo ' qui sera largement  éclipsé ( a juste titre)  par les tubes de Irene Cara  ou Michael Sembello  une page semble bien définitivement tournée pour la Diva du  disco

C 'est vers 1984 que la religion prend de plus en plus de place dans sa vie  au détriment de la musique et de la scène  , elle vit retirée  dans son ranch en Californie , se lance dans la peinture  et disparaît de la scène internationale

Une polémique suite a un discours ( malencontreux ) sur les gays et sur le Sida (la punition divine selon la chanteuse alors très proche des 'Born again Christians'   une église évangélique radicale trés controversée  ) l'a fragilise auprès de l'opinion publique , elle est très sévèrement critiquée, perd beaucoup d'admirateurs suite a cette prise de position douteuse puis petit a petit Donna Summer est  oubliée , elle tente un timide retour en 1987 puis l'année 89 avec 'another place time and time ' l'a relançe un peu mais la production 'Stock , Aiken  and Waterman' caractéristiques des productions de l'époque ne fait en realité que transformer ( et utiliser) la chanteuse comme simple produit de l' usine a tubes des trois anglais .

La magie n'opére visiblement plus et Donna Summer n'est plus qu'une artiste  du passé certes  respectée , adulée  mais prisonnière de son statut d'icône des années disco

Les années 90 puis les années 2000 reproduiront le meme schéma le dernier album 'crayons '  sortira en 2008 ,le public est depuis passé a autre chose

Elle conservera toutefois son statut de star jusqu'a la fin de ses jours  ,elle aura vendu pres de 130 millions d'albums durant sa carrière 

 

 

 

Donna Summer  -  Spring affair 


podcast

 

Donna Summer - Mc Arthur park


podcast

06/05/2012

Marquee Moon (Television 1977)

 

 

Tom verlaine qui possede au passage  l'un des plus joli nom pour un leader de groupe est un artiste qui s'est nourri d'une certaine culture musicale new-yorkaise puisant ses racines et son inspiration tant dans le jazz de Coltrane que sur le bitume de la grande pomme ; il pourrait être le petit frère spirituel de Bob Dylan ou de patti Smith  son groupe s'appelle Television et son premier album  Marquee  moon 

ce disque devenu totalement cultissime va brandir haut et fort l'étendard d'un underground  new yorkais bouillonnant.

Nous sommes au printemps 77 et c'est dans une atmosphère  et un climat propre a cette période de créativité que va sortir ce disque lumineux  a la fois  totalement maitrisé techniquement mais qui s'offre aussi des libertés inouïes.

Le titre chef d'oeuvre total de plus de 10 ' et qui donne son nom a l'album est une pure merveille qui va a l'encontre du format des titres courts (The Ramones)  de l'époque , le genre de truc que tout musicien rêve un jour de pondre.

Tout au long de ce Marquee moon devenu depuis toute ces années l'un des albums les plus écoutés (sur ma platine s 'entend )  on est subjugué  tant par les guitares que par la voix incroyable  de Verlaine.

Marquee moon restera pour moi definitivement le disque symbole d'une certaine idée du 'punk'  et Tom Verlaine  sera pour l'éternité le punk en gilet  tel qu'on peut le voir sur la pochette

il se pose la en revers de Johnny Thunders ou de Richard Hell  (qui quitta Television  pour former Richard Hell & the voivoid et écrivit un jour rien de moins que l'hymne du 'no future ' le fabuleux blank génération ) .

Sorti en 1977 ce disque ne semble pourtant pas avoir de prise sur le temps  c'est souvent a cela que l'on reconnaît les oeuvres importantes et Marquee moon fait indiscutablement partie de cette catégorie la , c'est a la fois un disque puissant ; intense et habité , une oeuvre musicale essentielle voire obligatoire.   

 

Television -  marquee moon 


podcast
 
 

15:15 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

20/04/2012

The Clash (The Clash 1977)

 

 

The Clash  - Janie Jones


podcast



 

The Clash  - London's burning


podcast

 

 

C 'est un Album qui au même titre que l'album des Sex Pistols fait partie de l'histoire du rock .

Baptisé sobrement The Clash et paru en Avril  1977 il dynamite  la fin des seventies et propulse le mouvement punk sur le devant de la scène

Alter  ego du 'never mind the bollock ' pour l'energie et la violence ,il est cependant nettement plus engagé politiquement ( a l'image du groupe  durant toute leur carrière)

recevoir 35 ans apres sa  sortie ,  les missiles envoyés par Joe Strummer et Mick Jones les deux têtes pensantes de ce groupe furieux procure un sentiment  et un frisson irrésistible et inexplicable

On retrouve ici les fondamentaux sur lesquels The Clash batiront leur fantastique carrière ,un grand nombre des titres présents  sur ce premier album (encensé par la presse musicale lors de sa  parution) seront présents  sur les compilations du groupe tant des brulôts  comme 'Janie Jones ", "white riot '  " London's burning"  ' ou 'career opportunities ' sont représentatifs de tout ce que le punk va apporter comme renouveau au rock vieillissant de cette époque

Et que dire de la fantastique reprise du 'Police & thieves " de Junior Marvin  merveille du genre et symbole du mélange des genres caractéristique aux Clash

Appellant au rejet des Etats unis  et a  l'émeute au travers du cinglant  'I'm so bored with  the U.S.A'  l'album ne sort pas en Amerique 

Une version retravaillée et quelque  peu différente sortira cependant en 1979 (une version ou on retrouve 'I fough the law ' une reprise de Sonny Curtis and the crickets ainsi que  'white man with Hammersmith palais " 'jail guitar doors ' 'complete control ' et  'clash city rockers ' titres non présents  sur la version britannique de 1977

13:06 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

08/04/2012

Deja Vu (Crosby , Stills , Nash & Young 1970)

 

 Crosby , Stills ,Nash & Young   - Almost cut my hair


podcast

 

Crosby,_Stills,_Nash_&_Young_-_Deja_Vu.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Séparément ces quatre 'monstres ' de la musique ( 3 américains et un anglais)  ont composés  et enregistrés une quantité inouïs d'albums mais ce  'Deja Vu '  reste le premier album  historique enregistré ensemble 

Certes sans Neil Young les trois compères avait gravé en 1969 le fameux "Crosby , Stills  and Nash " mais cette fois Neil Young qui vient de former son groupe 'Crazy Horse ' rejoint Stephen Stills  son complice de Buffalo Springfield (3 albums  entre 1966 et 1969).Autour de ses deux formidables compositeurs on retrouve  David Crosby (ex-Byrds) rescapé du flower power et défoncé a mort et Graham Nash  (Ex Hollies) le 'british de la bande qui va au travers de ce quatuor trouver la gloire et la notoriété qu'il n'avait pas encore obtenu de l'autre coté de l'Atlantique

Forcément un peu foutraque  en raison des styles différents de ces  quatres musiciens le disque est malgré tout cohérent , bien qu'assez court (36 minutes) il trouvera sa place dans les play-list des seventies  malgré une concurence féroce de trés  haut niveau

3 sommets culminent sur ce 'deja vu ' ,la reprise du 'Woodstock écrit par Joni  mitchell  alors petite amie de Nash  (un titre que Joni Mitchell reprendra sur son album 'ladies  of the canyon  quelques mois  plus tard )  ,'almost cut my hair ' (Crosby) et le chef d'oeuvre de cet album  'helpless' (Neil Young)

Un disque absolument essentiel  qui se bonifie comme du bon vin  a redécouvrir plus de quarante ans apres sa sortie pour bien mesurer l'osmose de ces quatre talents 

17:22 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

24/03/2012

Mona Bone jackson (Cat Stevens 1970)

cat_stevens_mona_bone_jakon.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cat Stevens  - May be You're right

 

podcast

 

Sorti 4 mois a peine avant 'tea for the tillerman ' (chronique disponible  ici) http://jimboland.hautetfort.com/archive/2012/02/22/tea-fo...

Mona Bone jackson est avant tout un album porté , transporté par un hit mondial 'my lady d'arbanville ' ENORME succès planétaire qui allait propulser Cat Stevens le beau troubadour anglais sur le devant de la scène mais ne nous y trompons pas le disque lumineux n'est pas centré autour de ce tube bien au contraire

My Lady D 'arbanville est plutôt l'arbre qui cache la foret  11 titres en tout pour un album assez court (35') mais 35 minutes en apesanteur bercé par la voix de celui qui deviendra bientôt Yusuf Islam

mis a part  'pop star' qui semble un ton en deca tout ici est magnifique notamment 'trouble ' 'Katmandou ' ou encore ' may'be you're right ' 

a Noter la présence (fugace) de Peter gabriel (flûte sur' Katmandou' )




19:07 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

03/03/2012

It' s So Hard to Tell Who's Going to Love You the Best (Karen Dalton 1969)

0094636685854_600 (1).jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Karen Dalton -  It hurts me too


podcast

 

 

Il serait grand temps de réparer une terrible injustice , un regrettable oubli concernant a la fois Karen Dalton et ce disque lumineux 

 'It' s  So Hard to Tell Who's Going to Love You the Best'  est en effet un  disque méconnu , c'est aussi  un secret gardé , un trésor caché  car toute personne normalement constitué qui découvrira ce disque inouï au titre aussi long que l'émotion qu'il dégage ne pourra que constater que nous sommes ici face a une pure et absolue  merveille

Disparue dans un total anonymat au début des années 90 et oubliée de tous Karen Dalton aura été une figure de l'avant garde folk des années 60 , celle du Greenwich Village ,  de Bob  Dylan, de Tim Hardin et de Fred Neil.

Sa voix unique rappelant celle de l'inoubliable Billie Holliday , l'impression de liberté et d'intensité qui nous saisit en l'écoutant en fait pour moi la petite soeur de Janis Joplin  et l"heritiere de Bessie Smith

 Elle n' enregistra que deux albums puis a l'image de la bohème folk de cette époque s'abandonna puis lutta avec les drogues et l'alcool pendant de nombreuses années et décéda Finalement en 1993, à Bearsville là ville où elle avait passé une grand partie de sa vie et ou elle enregistra 'in my own time ' son second et dernier album (1971)

Sur 'It' s  So Hard to Tell Who's Going to Love You the Best'  on retrouvera la belle Karen interprétant et transcendant des chansons composées par Tim Hardin ("How Did the Feeling Feel to You") , Leadbelly ("Down on the Street") ou  Fred Neil ("Little Bit of Rain" - "Blues on the Ceiling") le sommet de l'album étant sans contexte 'it hurts me too' standard de blues des années 40 et popularisé par Elmore James au milieu des années 50 que Karen Dalton interpréte ici avec une classe et une intensité bouleversante 

Le temps a passé depuis , et  d'artiste  anonyme et inconnue  Karen Dalton la jolie brune mi irlandaise mi cherokee est devenue  artiste culte , Ses chansons habitées et sa voix fantastique la hissant desormais parmi les plus grandes , parmi les plus mystérieuses aussi et si au travers de cette chronique certains  parviennent a la découvrir et a l'aimer ce ne sera que justice. 

 

Bob Dylan, K A R E N   D A L T O N and Fred Neil at the Cafe Wha? Feb. 1961; photographer: Fred W. Darrah

Bob Dylan , Karen Dalton et Fred Neil au café Wha  ( New York City -Fevrier 1961)

16:01 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

22/02/2012

Tea For The Tillerman (Cat Stevens 1970)

206Cat Stevens - Tea for the Tillerman.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avant de parler de 'Tea for the tillerman '   disque magnifique , oeuvre majeure et essentielle des années 70 quelques mots  sur Cat Stevens musicien , chanteur  et auteur compositeur qui surpris le monde artistique a la fin des années 70 lorsqu'il décidat de stopper sa carrière musicale pour se consacrer a sa foi

Depuis de nombreuses années Cat Stevens était un fervent croyant ,la légende prétend que nageant dans le pacifique il fût emporté par une grosse vague et jura de servir Dieu si il en ressortait vivant

catholique pratiquant il honorât sa promesse et entama une démarche spirituelle profonde   qui le conduisit apres une étude de la bible a lire une traduction du coran , religion qui le séduit et a laquelle il se convertit , abandonnant le monde de la musique et prenant le nom de Yussuf islam a la fin de 1977.

Si bien évidemment cette année 1977 restera pour Cat Stevens une année essentielle il convient pour le monde de la musique de parler d'une autre annnée ,un peu anterieure a savoir 1970.

En effet c'est en 1970 et a quelques mois d'intervalles que Cat Stevens agé de 22 ans offre au monde deux albums incroyables et fantastiques ,les deux chefs d'oeuvres de sa carrière musicale 'Mona Bone Jackson ' (février ) et 'tea for the tillerman ' (novembre)


Mise a part l'horrible pochette (tout aussi hideuse que celle de 'mona bone jackson ') 'tea for the tillerman ' est un disque parfait ,un album  d'une beauté foudroyante ,le genre de disque qui apres le choc de sa decouverte vous hante pour toujours

A l'image d'u 'five leaves left ' de Nick Drake ou du ' Forever  changes 'de Love  'tea for the tillerman ' est un album qui véhicule a chacune de ses écoute une grande et puissante charge émotionnelle , ici tout est harmonie , tout est volupté , les accords sont parfaits et la voix magnifique de Cat Stevens nous emporte véritablement ailleurs. Ce disque enregistré voila plus de quarante ans reste d'une éternelle jeunesse s'imposant avec évidence comme  l'un des 'Himalaya' de la musique folk

Propulsé par le celèbre film 'Harold et Maud (1971) qui contient  outre d'autres compositions de Cat Stevens quatre titres extraits de  'tea for the tillerman ' l'album rencontrera un grand succès ,le single 'wild world ' devenant l'ambassadeur de ce disque qui contient outre cet immense tube,  des chansons inoubliables ( where  do the children play? -ou  encore  sad Lisa

Un disque référence et imtemporel qui conserve toute sa magie, et son aura comme touché  par une grâce divine.


track-list 

1. Where Do The Children Play?
2. Hard Headed Woman
3. Wild World
4. Sad Lisa
5. Miles From Nowhere
6. But I Might Die Tonight
7. Longer Boats
8. Into White
9. On The Road To Find Out
10. Father And Son
11. Tea For The Tillerman


Cat Stevens  - where do the children play? 


podcast

00:42 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

18/02/2012

Rock around the bunker (Serge Gainsbourg)

2538411760_1

 

Serge Gainsbourg  -  SS in Uruguay


podcast

 

 

Si Gainsbourg avait révolutioné le paysage musical avec son chef-d'oeuvre conceptuel "L'Histoire De Melody Nelson" en 1971, et s'il avait prit de gros risques avec un disque un peu scato et casse-gueule, étouffé par un hit majeur ("Je Suis Venu Te Dire Que Je M'en Vais" sur l'album "Vu De L'Extérieur " en 1973 ), cette-fois ci il a choisi avec "Rock around the bunker " de dérouter tout le monde ; public comme critiques qui ne sauront comment aborder cet album particulier, qui pourtant au fil des années va s'affirmer comme un des albums essentiels de cet immense artiste. 
De l'incroyable "Nazi Rock" en passant par "J'Entends Des Voix Off" (qui me disent ... Adolph tu cours à la catastrophe ! ), à "Yellow Star" ou "SS In Uruguay", c'est Lucien Ginzburg le petit  juif meurtri par les blessures de son enfance qui s'exprime avec humour, dérision et un cynisme irrésisitible. 
En tout fin de cet album assez court (10 titres), arrive le chef-d'oeuvre qui donne son titre à l'album, "Rock Around The Bunker" : terriblement rock, voici  un titre qui lorgne du côté de Marc Bolan et David Bowie, icônes reconnues par le Maître. On retrouvera ici une petite cover incongrue (qui n'apporte, ni ne retire rien à la qualité générale du disque) avec "Smoke Gets In Your Eyes". 
Ce disque est un album charnière, qui impose l'auteur-compositeur Gainsbourg parmi les créateurs les plus intéressants des seventies. Après cela, Gainsbourg, touché par la grâce, livrera l'année suivante son bijou définitif :le torturé "L'Homme à La Tête De Chou " clôturant ainsi 5 années de création artistique (1971-1976)  hors du commun

17:25 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

16/02/2012

There 's a riot goin' on (Sly & The Family Stone 1971)

 

14

 

 

Sly & the family stone - family affair


podcast

 

 

Premier groupe funk mixte de l'histoire Sly and the Family Stone  reste quarante apres l'une des formations les plus intéréssantes  de la musique noire americaine

Comète  musicale le groupe ne restera au sommet qu'une poignée d'années ( 1969-1973) la musique proposée par cette bande de 'dingos' sera furieuse et debridée a l'image de son leader imprévisible et incontrôlable.

Révélé par le single ' dance to the music' (1968) puis  l'année suivante par le renversant album 'stand ' qui valut au groupe de faire partie des formations invités au festival de Woodstock ,  le groupe atteint ici sa maturité" et  propose une fusion irrésisitible

Disque fondateur d'un genre nouveau mais également  disque de partage et de mélanges subtils  Sly Stone s'affirme comme un inconditionnel de groupes comme le Grateful dead ou encore   le jefferson Airplane et il va puiser  dans cette  musique 'blanche ' psychédélique des années 70 pour livrer ce disque totalement incroyable et novateur

" There's a riot goin' on "(titre évocateur, pochette provocante) sera a la fois le chef d'oeuvre et le  chant de cygne  de Sly and the Family Stone ,le groupe miné par différents  problèmes d'ego  et de dope disparaîtra  peu a peu 

Son influence quant a elle ne disparaitra jamais , De Prince évidemment a ' A tribe called Quest  ou encore   Arrested Developement Jusqu'a Miles Davis (qui sera dès 1972  profondément influencé par cet album au moment d'enregistrer ' on the corner'

09:40 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

12/02/2012

Whitney Houston (1963-2012) Fin du voyage d'une diva

whitney_houston-1897.gif








wh.jpg









Finalement peu d'années séparent ces deux photos mais le constat est terrible ,l'alcool, les drogues douces puis finalement le crack sont passés par la et ont transformés peu a peu et inexorablement  la diva " soul " des années 80 en véritable zombie

La star au 170 millions d'albums vendus est morte seule dans la salle de bains d'un hôtel californien ,pas de bodyguard pour la porter dans ses bras et pour la protéger ,le public et les  médias ne se souciaient plus d'elle depuis déjà pas mal de temps Whitney Houston ayant fermé sa porte au monde depuis de nombreuses années

son come back  de 2009 n'aura été qu'illusion et si l'album 'I look to you ' l'avait remise sur le devant de la scène apres une traversée du désert d'une dizaine d'années ou la star fit davantage parler d'elle dans différents journaux a scandales que par ses chansons

Malheureusement la voix et le corps abimé et ruiné par les années de défonce ne suivra  pas et la tournée qui suivit la sortie de ce disque rédempteur fut une catastrophe totale

Invité sur scène en Avril 2011 par Prince  elle livra une prestation pathétique ,visiblement dans un etat second  elle fut gentillement poussé hors de scene par Prince , de cures de desintoxications en vagues projets cinématographiques, de scandales révélés par la presse tabloid aux comparutions devant les tribunaux la vie  de Whitney Houston semblait en permanence a la dérive

Divorcée en 2007 de l'ex rappeur Bobby Brown  qui fut a la fois son mari mais aussi son bourreau (les addictions datent de sa rencontre avec lui) la star internationale  voit donc son cauchemar se terminer de la plus triste des manières.


Whitney Houston - Saving All My Love For You


podcast


02/02/2012

Zenyatta Mondatta (The Police 1980)


ZenyattaMondatta2

 
 
c'est le parfait exemple d'un album injustement sous estimé , un disque qui  avouons le  est plombé  par l'insupportable "de do do , de da da " ainsi que par  le matraquage de 'don't stand so close to me ' (deja plus reussi) mais reconnaissont a Police l'originalité et surtout le pari constant sur leur discographie de ne pas se repeter et de ne pas decliner la recette gagnante de leurs premiers albums

Sting et sa bande de toute évidence ne cherchant pas la facilité Zenyatta Mondatta est forcement un album largement inégal
les sommets sont pour moi 'driven to tears ' ' behind my camel ' et ' shadows in the rain '
on sent  nettement que Police lorgne du coté de Brian Eno et de david Byrne mais l'ensemble reste plutôt bon
Un album tres largement sous estimé et qui mérite d être redécouvert plus de 30 ans apres sa sortie
 
 
 The  Police  -  canary  in  a  coalmine
 

podcast
 
 
 
 
 

16:48 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)