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03/02/2009

La jeunesse de Manu

Manu Dibango au boeuf sur le toit - 02 fevrier 2009.jpg
Lundi 2 fevrier 2009 dans le cadre de mon boulot j'ai eu la chance de rencontrer Manu Dibango, personnage emblématique de la musique africaine passé a la postérité grâce a l'universel 'soul makossa '
Non seulement  l'artiste nous a gratifié d'un set  fantastique mais j'ai également pu dialoguer avec lui , j'ai rencontré un homme exquis, d'une grande simplicité et d'une spontanéité étonnante. Né en 1933 a Douala le camerounais reste incroyablement jeune et dynamique.
Il m 'a ainsi été permis de lui demander de confirmer ( ce qu'il a fait avec plaisir)  la légende autour de l'histoire de son titre le plus célèbre 'soul makossa"
en 1972 on demande a Manu Dibango de composer l 'hymne  officiel de l'equipe de football du Cameroun pour la coupe l'Afrique des nations
 la chanson s'appellera 'mouvement ewondo ' et sur la face B de ce 45t figure  un titre qui  semble n'intérésser personne ce titre c'est 'soul makossa'
En demi finale c'est le drame national le Cameroun est éliminé (défaite 1 a 0 contre le Congo) la chanson composée par Manu Dibango devient synonyme  de défaite  et les supporters du cameroun furieux détruisent le disque et la chanson tombe dans l'oubli
A new York un DJ de la radio WBLS  qui passe de la musique  noire a entendu "mouvement ewonbo " mais c'est la face B  qui retient son attention ,ce ' soul makossa ' rythmé , enflammé , Le titre commence a tourner sur les radios ,le célèbre label Atlantic  fait enregistrer une nouvelle version par son auteur l'original étant quasiment introuvable
Quelques années plus tard ,en 1982  Michael Jackson plagie 'soul makossa' sur un titre de son album 'thriller' la chanson  'wanna be starting something' reprend a l'évidence la ligne rythmique du titre de 'soul makossa '
Proces , menaces Jackson qui va vendre des millions d'albums de son 'thriller' propose un arrangement amiable  a manu Dibango  c'est la (et ou peut le comprendre aisément)  que la confidence du musicien s' arréte dans un grand  éclat de rire
Pour info jay Z (face off) puis très récemment Rihanna (don't stop the music) ont samplés a leur tour (avec son accord cette fois) le célèbre titre , si la face A est depuis longtemps tombé dans l'oubli ce n'est donc pas près d'arriver pour 'soul makossa'monument de funk , un titre qui dépasse le cadre de la musique africaine , un titre devenu universel
 
 
 
Manu  Dibango - soul  makossa

 
podcast

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

29/01/2009

Fear of a black planet (Public Enemy 1990)

 

 

Public Enemy - 911  is a joke


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Sur scène les New Yorkais  de  Public Enemy se produisait avec un service d'ordre auto proclamé ' sécurité du premier monde ' armés de pistolets mitrailleurs Uzis , leur slogan se définissait en ces termes brûlants ' l'apocalypse a deja eu lieu mais vous ne vous en êtes pas rendus compte'  Tout un programme  

Sens certain de la provocation et de la mise en scène ou motivation réelle d'activisme politique issue de l'héritage des 'blackpanthers ' et du 'black po ' il est incontestable en tout cas  que le groupe propose un électro choc musical et revendique clairement  l'affirmation du peuple noir et de ses droits ,  voire de sa supériorité

le titre de cet album en dit  deja assez long sur la menace annoncée par  Chuck D , Flavor Flav , Professor Griff , et Terminator X '  "Fear of a black planet (la peur d'une planete noire)

"Utilisons au mieux le rap notre CNN noir a nous " ironise le leader Chuck D et le moins que le moins puisse dire c'est qu'il parviennent parfaitement  avec 'fear of a black planet"  cette bombe incendiaire ,  disque phare du rap , troisième disque du groupe et énorme succès commercial du début des années 1990.

Si l'album précédent ' It takes a nation of million to  hold us back' (il faut une nation de millions de personnes pour nous retenir) avait mis tout le monde en garde cet album lui passe a la vitesse supérieure et enfonçe le clou avec une fureur inouie  .Chuck D  s'auto proclamant 'rebel without  a pause ' (rebelle a plein temps) en clin d'oeil  a James Dean  l'icone des fifties 'et  'rebel without a cause ' (rebelle sans raison)

L'hymne définitif du rap se trouve peut  être même sur ce disque avec 'fight the power ' ,plus qu'une chanson  ce titre enragé est un brulôt politique d'une violence ahurissante  qui dépasse le cadre même de la musique , titre emblématique du mouvement il est au rap ce que  'get up stand up ' est au  reggae a savoir son manifeste universel

13:47 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : public enemy

28/01/2009

24 Mai 1966 Le caprice parisien de Dylan

 

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Nous sommes le 24 Mai 1966 et Bob Dylan est a Paris , a l'Olympia plus précisément , il n'a que 25 ans mais dejà ses premiers albums ont déclenché partout un cataclysme musical et culturel sans précédent .

Dylan a aussi  défrayé la chronique en passant de la guitare folk traditionnelle a la guitare électrique  . Comme a son habitude il va proposer au public présent ce soir la un concert divisé en deux parties bien distinctes , une première partie 'folk' ou seul sur scène il va interpréter les incontournables protest-songs déjà légendaires ainsi que les titres inspirés du répertoire de cette Amérique profonde qui a fait de lui l'icône de toute une génération  puis une seconde partie ou il va débouler avec une horde de 'freaks déchainés et défoncés pour un déluge de métal et de feu.

Dylan  est alors miné par les drogues  ,les rumeurs les plus folles courent a son sujet ,on raconte qu'il ne dort jamais , qu'il avale des quantités  ahurissantes d'hallucinogènes ,on le dit défoncé a la benzédrine ,au L.S.D , a l'héroïne bref ,  ils sont nombreux ceux qui lui prédisent un bien sombre avenir et rares sont ceux qui parmi le public de l'Olympia de ce mois de Mai 1966 pourrait imaginer un seul instant que l'homme serait encore sur les routes un demi siècle  plus tard .

La première partie du concert est terminée , durant ce set acoustique Dylan a de nombreuses reprises a  apostrophé son public , l'ambiance est tendue ,les sifflets et les murmures de mécontentement , d'incompréhension  explosent regulièrement  dans la salle  ,Dylan n'en a cure et rétorque même " j 'ai autant envie que vous de rentrer chez moi "

Quelque part dans la foule  une jeune fille assiste médusée a ce concert  ,elle a  quittée le plateau du film ' Grand prix ' ou elle tourne sous la direction de John Frankenheimer  en compagnie de Yves Montand, ce n'est pourtant pas une comédienne mais une jeune chanteuse de la génération  yé-yé , elle ne connaît pas Dylan personnellement bien sûr mais il fait partie de ses idoles .

Curieusement Bob Dylan de son côté l'a dejà remarqué  notamment dans les pages  des magazines  ou  sa beauté éclate depuis quelques mois  , instantanément il est tombé sous son charme

nous sommes en 1966 et cette beauté  époustouflante fait tourner toutes les têtes des hommes qui la croise , elle a  22 ans ,  elle s'appelle Francoise Hardy.

Dylan a disparu  de la scène depuis une demie heure déjà ,on s'impatiente dans la salle lorsque un inconnu se penche a l'oreille de Francoise Hardy  et lui chuchote "Mr Dylan ne reviendra sur scène que si vous m'accompagniez dans les loges immédiatement pour le rencontrer  "

Elle se lève surprise  et  avec  un  brin  d'angoisse suit l'inconnu qui la conduit dans les loges de l'Olympia ou elle y découvre un Dylan hilare  apparemment très content que son 'caprice ' ait été exaucé ,

Il lui propose avant de repartir sur scène  de le rejoindre pour la 'party'  qui aura lieu a l'hôtel Georges V après le concert ,il lui précise aussi qu'elle vienne avec toute sa bande de copains présents dans la salle ,la jeune françoise accepte et puis de toutes manières "" comment refuser a Dylan ?"  

La jeune chanteuse  est non seulement surprise du comportement de Dylan  mais elle est surtout  stupéfaite de l'état de délabrement  physique  de l'artiste ,on est loin de l'image du  troubadour véhiculé par les pochettes de ses premiers albums elle dira plus tard avoir l'impression de rencontrer un "zombie" , un être malade dont la vie ne tient qu'a un fil "

 

Après ce concert houleux  elle rejoindra le Georges V accompagnée de Johnny Hallyday , Zouzou égerie et chanteuse des sixties  et Hugues Auffray  ( qui a déjà beaucoup oeuvré a faire connaître Dylan en France).

Sur place la 'party' bat son plein mais de Dylan  point  , il reste deséspérement enfermé dans  sa chambre isolé de tous ,isolé du monde  apparemment peu enclin a prendre part aux festivités.

Ce n'est  qu'au bout de 2 heures que la porte s'ouvre ,Dylan entre parmi les invités prend Françoise par la main et l'emmène dans sa chambre refermant la porte derrière lui

C'est la  , devant une Françoise Hardy  terrorisée ,que Dylan comme un gamin lui propose d'écouter quelques titres de son nouvel album sorti 8 jours auparavant aux États-Unis , le titre de ce nouvel album c'est 'Blonde on blonde "précise t'il 'qu'en pensez vous? lui demande t'il ? puis il  pose le disque sur la platine et lui donne la primeur de découvrir deux titres qui vont devenir bientôt mythiques et  légendaires  de la discographie  de Dylan (et de la musique pop tout court )

I Want you " 'et 'Just like a Woman'

Cette histoire racontée souvent par l'intéréssée elle même fait partie de la légende des 'sixties ' , certains prétendent pourtant que ce n'est pas Francoise Hardy que Dylan a attiré dans sa chambre mais plutôt Zouzou la belle icône des années soixante  , actrice underground et twisteuse  des années soixante  mais aussi petite amie  de Brian Jones  allez donc savoir?

 

28/11/2008

histoire d'une photo : Un ange at the Sin-é

 
 
 
 
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Les quelques rares clients assis  dans ce café desert  se souviennent ils  de ce jeune homme seul avec sa guitare habité par une foi musicale quasi religieuse et qui  tout les lundi vers 21h00 venait  chanter devant un public qui l'écoutait d'une oreille distraite en lisant  le journal en sirotant  une bière ou en se réchauffant  autour d'un café ?. Le Sin-é qui depuis est  entré dans la légende n'était qu'un bar parmi tant d'autre situé  dans le Lower East Side, un quartier branché de Manhattan. Le destin tragique d'un artiste hors du commun a transformé ce petit bistrot irlandais minuscule en un lieu désormais mythique

A partir de 1992 chaque lundi et dans une indifférence glaciale un certain Jeff Buckley jouera dans ce petit bar et c'est la qu'il construira les fondations de sa future légende.  Shane Doyle, le patron du bar ne se doutait certainement pas que le jeune musicien qu'il a déniché deviendrait bientôt un artiste culte et une référence mondiale.Grâce a un bouche a oreille fulgurant qui va se répandre dans New York Buckley va se tailler une solide réputation et très vite chaque lundi soir le sin-é va afficher  complet. C'est dans ce minuscule  café que Jeff Buckley sera découvert par les maisons de disque alertées du phénomène et c'est Sony (pour le label Columbia)et par l'intermédiaire de steve Berkowitz qui va décrocher le gros lot et signer puis permettre au jeune artiste d'enregistrer avec une totale liberté artistique son premier album . Ce sera le live at the sin-é(enregistré le 17 aout et sorti le 23 novembre 1993)

Cette photo signée Merri Cyr  est a la fois terrible et  pathétique mais elle est aussi chargée  d'une  incroyable poésie  , on y voit Jeff seul dans son coin et on l'imagine chanter "Eternal life " " mojo - pin " ou reprendre une chanson d'une de ses  idoles Van Morrison , Piaf ou encore Dylan  .C 'est Merri Cyr une  jeune photographe alors  inconnue qui a pris ce magnifique cliché en noir et blanc  ,   un cliché qui  sera    choisi pour illustrer la pochette du ' mini album  ' Live at the siné   La même Merri Cyr fera quelque temps plus tard la pochette devenue célèbre  de 'Grace ' le premier ( et unique album paru de son vivant ) de Jeff Buckley qui va époustoufler toute la planète et faire du jeune garçon timide une icône absolue . L'album 'Grace' sortira en Aout 1994 et va connaître un succès planétaire.

le 29 mai 1997 alors qu'il prépare son second album " Sketches For My Sweetheart The Drunk" Jeff Buckley se noie a Memphis dans le Mississippi ,le jeune  artiste surdoué  disparaît a l'âge de  30 ans en pleine gloire ;  son album inachevé  sortira  en mai 1998.

 

 Jeff Buckley - j'n'en connais pas la fin

 


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05:32 Publié dans Culture, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jeff buckley

26/10/2008

Gainsbourg 2008

affiche expo gainsbourg 2008 ..JPG

 

Serge Gainsbourg - mes petites odalisques 


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Pour l'inconditionnel de Gainsbourg que je suis c'était évidemment un rendez vous que je ne pouvais manquer .Cette exposition au musée de la musique  pour rendre hommage a  cet immense artiste qui aurait eu 80 ans cette année s'affirmait comme  un évenement culturel totalement incontournable.

La première partie de cette exposition rassemble la quasi  totalité des 45 tours de la carrière de Serge ,Chanteur et auteur ,  .Entre raretés , bizzareries,  collectors ,musiques de film,  pressages étrangers (notamment japonais) et grands classiques de l'oeuvre de Serge  chacun trouvera de quoi satisfaire sa curiosité .Impossible de les nommer tous mais sachez qu'on  croisera  Jean claude Pascal ; Michèle Arnaud (ronsard 68la chanson de Prevert- douze belles dans la peau) Juliette greco (les amours perdus - l'amour a la papa) Hugues Auffray (la javanaise -mes petites odalisques) Francoise hardy(l'anamour) Zizi Jeanmaire ,les frères jacques (le poiçonneur des lilas) ;catherine Sauvage (Baudelaire  -  les goémons -black trombone) isabelle Aubret(la chanson de prevert) , Birkin Evidemment  mais aussi toutes les femmes qu'ils aura fait chanter , Deneuve, Adjani, Bambou, Regine , France Gall, Bardot , vanessa Paradis , sans oublier les hommes (Julien Clerc, Chamfort, Bashung ,Philippe Clay.......) je ne peux les citer tous mais tout ce que Gainsbourg a enregistré ou a composé (en format 45t) nous est ici présenté  en un mur  de 45 tours stupéfiant qui nous prouve l'incroyable diversité  insensée  et toute l'originalité de l"oeuvre artistique de Gainsbourg.

 

Serge Gainsbourg - douze belles dans la peau


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la seconde partie de l'expo nous fait pénétrer dans l'univers du maître elle s’articule autour de quatre grandes périodes :

 

La  période bleue (1958 - 1965)


Les idoles (1965 - 1969)


La décadanse (1969 - 1979)


Ecce homo (1979 - 1991)

 


Gainsbourg avait du gout on le savait et on le constate en découvrant  sa collection personnelle, La Chasse aux papillons, de Salvador Dali, Mauvaises nouvelles des étoiles, de Paul Klee, et L'homme à tête de chou, sculpture de Claude Lalanne. Les deux derniers ayant inspiré titre et contenu à deux albums de Gainsbourg.


Gainsbourg avait du gout on le savait et on le constate en découvrant  sa collection personnelle, La Chasse aux papillons, de Salvador Dali, Mauvaises nouvelles des étoiles, de Paul Klee, et L'homme à tête de chou, sculpture de Claude Lalanne. Les deux derniers ayant inspiré titre et contenu à deux albums de Gainsbourg.

 

 

Ces oeuvres sont présentées dans une vitrine-miroir latérale qui jouxte l'installation. On y trouvera également  ses manuscrits et la bimbeloterie de la rue de Verneuil, moult fois détaillée par les visiteurs : l'écorché de Louis Auzouxqui tronait dans son salon , la collection de médailles acquise auprès de ses amis de la police,une photo inédite et rare de marylin Monroe a la morgue, l'exemplaire de la marseillaise de Rouget de Lisleacheté a Drouot peu de temps juste apres le scandale de 'aux armes ect....'

 

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l'homme a tête de chou la  merveilleuse et intriguante sculpture signé Claude Lalanne

Toujours dans cette même salle   le plasticien sonore Frédéric Sanchez.propose un labyrinthe de colonnes associant des images (photos ou films) et des sons (les textes sont lus par les interprètes, Birkin, Deneuve, Dutronc...) le tout mettant  en relation l'oeuvre de Gainsbourg avec les courants (le surréalisme et le jazz , la pop et le pop art...) et les personnalités qui l'ont marqué (Bela Bartok, Boris Vian, Francis Bacon...).

Ce dispositif dynamique, visant à "provoquer des images avec le son", explique Frédéric Sanchez, réussit le tour de force d'être pédagogique tout en intrigant les connaisseurs

bref une expo qui bien que  peu être un peu trop concentrée est totalement captivante que l'on soit inconditionnel de gainsbourg ou pas .

 Inconterstablement cette exposition s'affirme comme  l'un  des grands rendez vous culturel  de cette fin d'année 2008 et comme  un évenement  artistique a ne rater sous aucun pretexte.

 

 Serge gainsbourg - ford mustang

 


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28/09/2008

Just another diamond day -Vashti Bunyan (1970)

 

 

Vashti Bunyan -  Glow worms 

 


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Le revival folk aidant on rédécouvre des  trésors cachés , des bijoux , des merveilles ,des disques oubliés et qui ressurgissent du passé pour nous émerveiller .

Artiste culte du folk psychédelique anglais Vashti Bunyan a enregistré un  disque , un seul ce fabuleux et crépusculaire 'just another diamond day' en 1970 puis la jeune femme s'est totalement retirée du monde de l'industrie du disque .La légende prétend qu'elle a enregistré ce disque bouleversant  lors d'un périple en roulotte et on veut bien y croire tant le climat est pur , serein  un disque écrit avec l'inspiration de la nature , des arbres , des oiseaux  , des rivières un disque mythique réedité  près de 40 ans après sa sortie .Vashti Bunyan  n'est certes pas devenue célèbre (le voulait  t'elle?) mais quoiqu'il en soit elle est devenue l'égérie de toute une génération de chanteurs folks qui ne jurent désormais que par elle , Devandra Banhart en tête (il l'a invité sur son nouvel album) mais aussi Animal collective  ou encore piano magic.

Si le revival folk nous a permit de découvrir récemment  des chanteuses fantastiques comme Alela Diane ou Mariée Sioux  projetons nous quelques décennies en arrière et rendons hommage aux pionnières de la trempe de Bunyan qui eurent la sagesse de chercher a rendre intacte l'essence du folk en se moquant d'obtenir ou pas la reconnaissance du public .

Avec ce disque lumineux  et totalement magique elle est devenue malgré  toutes ces années de silence et d'oubli une artiste incontournable de l'histoire de la musique folk

 

15:50 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vashti bunyan

24/09/2008

Madonna - Sticky and sweet tour - Stade de France 21 septembre 2008



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Incontestablement Madonna fait partie des grandes stars de la planète aussi lorsque la chanteuse décide  de délaisser le palais omnisports de Bercy et choisit le stade de France pour sa nouvelle  tournée 2008 cela devient forçément  l'événement musical de cette année .

La première date rapidement complète  Madonna a vite  rajouté un second concert et les places se sont arrachées malgré un prix plutot élevé (rien a moins de 75 €) .

L'album qui sert de support a cette tournée 2008 n'a toutefois pas reçu un très bon accueil , en effet 'Hard candy ' malgré l'apport de Justin Timberlake  ("4 minutes" ) ,de Kanye West ('beat goes on ' ) , la production des très demandés Timbaland et Pharell Williams  , et le 'single 'give it 2 me' que toutes les radios diffusent largement  a été accueilli plutôt fraichement par la critique .

Coté public le raz de marée (numero 1 partout ou presque) confirme toutefois que Madonna continue de drainer un large public

3 ans apres ' confessions on a dance floor ' ou Madonna renouait avec le disco et la musique dance  revoici donc Madonna a Paris pour defendre un nouvel album assez critiqué ,le tout dans un climat sulfureux de provocations ( comme souvent avec Madonna) et de scandales en tout genres (un "like a virgin "dédié au Pape lors du concert de Rome , une biographie pas franchement a son avantage publiée en pleine tournée par.....son frère , une vidéo controversée  'get stupid' qui dénonce John Mc Cain assimilé aux grands tyrans de la planète ( Hitler ,Khomeiny)et un Barack  Obama  assimilé  à Martin luther King ou  a Ghandi ) bref tout ce qui faut pour faire monter la sauce.

J'étais donc present pour le second concert de la Madonne ( un choix du au hasard mais semble t'il bien inspiré car de l'avis unanime  ce second concert fut largement superieur a celui donné la veille par la chanteuse) .

Apres  une (longue) attente compensée par Bob Sinclar et 'big Ali' alors que le stade de France se remplit (curieusement  le concert ne fut cependant pas tout a fait complet )  a 21h30  dans un deluge d'effet spéciaux voici qu'apparait enfin ,  toute de cuir  vetue  Madonna , 50 ans cette année  ,une peche et une énergie  incroyable  et 2 heures durant la star  va nous offrir un show qui oscille  entre  le  (très) bon et le moins bon

La voix d'abord ; les rumeurs prétendent que le play back est de rigueur avec elle , les 'fans évidemment  s'en offusqueront mais a l'evidence je pense que si certains titres sont effectivement chantés d'autres ( 'die another day ' -" get stupid' rain' mixé avec une reprise d'Eurythmics 'here comes the rain again' ) sont simplement 'mis en scène ' avec une bande - son  (sans la presence sur scène de Madonna qui tres certainement en profite pour de changer et souffler) ) . 

 Madonna  de toute évidence  se donne  néanmoins a fond et  offre a son public un véritable tour de force athlétique , elle chante , saute , court , grimpe , fait des pompes, du saut a la corde, elle se dépense sans compter et c'est cette énergie incroyable qui force le respect .

Entourée d'une armada de danseurs et danseuses qui n'ont pas la moitié de son âge Madonna assure le spectacle  elle n'est jamais en reste , et disons le tout net  ! sa performance scénique est tout simplement hallucinante.

Si le choix des chansons fera inévitablement débat (8 titres de hard & candy aucun de 'erotica ' un seul de 'music ' ) , les standards incontournables sont la et bien la  ('la isla bonita' revue et corrigée façon gipsy et mixée avec 'lela pala tute " de Gogol Bordello , 'into the groove' mixé a 'jump' sur une animation fabuleuse en hommage a Keith Haring  son ami disparu  devenu depuis une icône de l'art contemporain, 'ray of light' dans une version  technoide et dans un déluge de lasers et d'effets speciaux ' like a virgin' chantée a capella avec la foule ( dommage) mais  subtilement enchainée avec ' hung up ' dans un registre plus proche de Métallica que d'Abba , 'like a prayer ' totalement revisité (ambiance énorme et immense  moment) ' 'vogue ' (l'un de mes titres préférés) et qui m'a  un peu laissé sur ma faim malgré des danseurs incroyables autour de la chanteuse  'music ' (encore un grand moment du concert) .'four minutes ' l'enorme tube  et l'apparition en vidéo de justin Timberlake , bref des choix classiques mais aussi  des prises de risques avec tout d'abord  'incroyable  'human  nature ' (extrait de 'bedstime stories ' ) et interprété  par une Madonna sublime  a peine vetue ,  guitare a la main bottes de cuir montantes  et haut de forme (et britney Spears en fond d'ecran) '  'borderline' totalement massacré et interprété également a la guitare (peut etre le plus gros ratage de cette soirée) un 'you must be love 'inutile et  exhumé de la bande originale de 'Evita ' ou encore  un ' 'she's not me ' (extrait de hard and candy) ou Madonna déchainée en mini short rouge et lunettes de Lolita  revisite avec dédain et mépris toutes les anciens personnages qui ont fait sa légende ( la Madonna Marylin ,la Madonna vierge éffarouchée , la Madonna blonde , elle termine cette incroyable prestation par un baiser a pleine bouche avec une danseuse (clin d'oeil évident au scandale britney Spears de 2004)

Comme toujours avec Madonna le final est brutal  , apres un " give it  2 me ", pas de  rappel   c'est deja fini game over ! comme l'affiche l'ecran du stade de France  les lumières se rallument Madonna est partie , arrivée sur scène en grande star 23 chansons plus tôt (au son de 'candy shop ') elle repart en grande star et en dépit des polémiques et  reste depuis 25 ans et sans discussion aucune l'une des plus grandes artistes de la scène internationale.

Certes chacun regrettera l'absence de certains titres évidemment attendus ( don't tell me - what a feel like for a girl - material girl - papa don't preach - erotica - frozen - holiday - lucky startake a bow )- la liste est longue  pourtant de toute évidence et comme pour Polnareff en 2007 ce concert etait l'evenement  a NE PAS RATER. La venue a Paris  dans ce désormais mythique stade de france  ou un certain Zinedine Zidane ( présent dans les loges V.I.P pour ce concert mémorable) a pour l'eternité marqué voila deja dix ans deux buts historiques restera pour beaucoup un souvenir mémorable . 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

01:22 Publié dans Musique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : madonna

12/09/2008

Crime of the century ( Supertramp 1974)

supertramp_-_crime_of_the_century-front.jpgLa pochette est devenue célébre et elle n'est pas sans rappeler celle du mythique ' dark side of the moon' des Pink Floyd parue un an auparavant . L 'influence du Floyd (et celle de Génésis) est par ailleurs omni présente dans ce disque de Supertramp ( mise en avant des claviers, bruitages )  

Et pourtant ce disque vendu a des  millions d'exemplaires et qui fera la fortune de la bande a Richard Davies et Roger Hodgson les deux tètes pensantes du groupe  aurait tres bien pu  ne jamais voir le jour.

En effet après la sortie en 1971 d "'indelibily stamped' le groupe  qui ne décolle pas est sur le point de se séparer  ,les musiciens  sont quasiment tous démissionaires et l'aventure semble alors prendre fin d'autant plus que le milliardaire et mécéne hollandais stanley august Miesegaes qui avait permis a Supertramp d'enregistrer ses premiers albums se désengage  et leur coupe les vivres.

C'est donc dans cette situation plus que délicate  que la maison de disques  A & M tente un dernier coup et rappelle les musiciens  puis  accepte de publier un nouvel album .

Cet album sera le légendaire 'crime of the century ' .Enregistré dans une ferme isolée du Somerset , ce disque va devenir l'une des plus grosses ventes des années 70 et le succès de Supertramp va rayonner   sur  toute la planète .

Dans une période glam -rock deja moribonde  et avant la déferlante punk qui va souffler bientot  ce disque va s'imposer comme la réference en matière de musique 'planante ' Avec cette ambiance moins psychédélique , moins narcotique sans doute que le Floyd plus lisse aussi et plus standardisée que des groupes concurrents (Yes - Génésis) le disque va séduire un tres large public et  va hisser Supertramp  au sommet  , un Sommet que le groupe tiendra jusqu'à 'breakfast in America' en 1979 , un album tout aussi  célèbre qui reste encore a ce jour leur chef d'oeuvre absolu (20 millions de copies vendues) ,un autre disque historique mais qui sera aussi leur chant du cygne.

 

Supertramp - school


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16:58 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : supertramp

06/08/2008

La Madeleine

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Avec son prénom qui fleure bon l'avant -guerre et son nom qu'on croirait sorti d'un roman de Balzac ou Flaubert voici Madeleine Peyroux  l'une des découvertes musicales les plus intéressantes de ces dernières années.

Née aux États-unis a Athens dans l'état de Géorgie elle doit son  nom  d'origine française a un père acadien tandis que le prénom  lui vient de sa mère professeur de français et amoureuse de l'oeuvre de Marcel Proust, enfant elle voyage beaucoup entre la Californie , New-york et Paris ou elle rencontre des artistes de rues avec qui elle fera ses premiers pas en tant que musicienne avant d'être découverte assez tardivement (elle a alors  22 ans) par un manager de maison de disques new-yorkais qui lui fait enregistrer en 1996 un premier album 'Dreamlands ' un  disque aux sonorités country et folk qui se vendra plutôt bien (200.000 exemplaires) 

.Madeleine découvre la scène  assurant les premières parties des concerts d'une autre chanteuse folk  Sarah mc Laghlan et de Césaria Evora

Subitement elle disparaît  complètement des scènes et se coupe du monde  jusqu'en 2004 ou elle réapparaît avec dans ses bagages deux albums' Got you on my mind' un album tres jazzy préparé en collaboration  avec William Galison son compagnon de l'époque (elle y reprend notamment le jealous Guy de Lennon brillamment )  et 'careless love ' une compilation de reprises de grands  standards ( Leonard Cohen , Bob Dylan , Elliot Smith pour une merveilleuse cover de 'between the bars'  ,ou encore Josephine Baker ou Bessie Smith ,) .

Au cours de l'année 2005 elle s'évanouit a nouveau dans la nature et reste introuvable au point que sa maison de disques (Universal) lance un détective privé a sa recherche, on la retrouve  au final  alors qu'elle était tout simplement réfugiée pour des vacances a New -york chez son compagnon. Elle est de retour en  septembre 2006 avec son nouvel album half the perfect world .

Souvent (et inutilement) comparée a Billie Holiday c'est avec ce nouveau disque lumineux (ou elle glisse malicieusement un hommage a la France avec une version de la Javanaise l'une de nos chansons classée Monument Historique ) qu'elle décroche enfin la place qu'elle mérite  , pétrie de talent , d'une sincérité et d'une simplicité  rares Madeleine Peyroux  se situe  a l'opposée d'une très médiatique Norah jones(qui vient d'ailleurs de lui emboîter le pas en sortant son nouvel album ces jours ci) et je ne saurai que vous conseiller de partir a la découverte de cette chanteuse atypique et passionnante et nul doute que vous succomberez comme moi a sa voix et a son charme délicat.

Careless love (2004)

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Half the perfect world (2006)

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 Madeleine Peyroux  : J'ai deux amours


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 Madeleine Peyroux  :  la javanaise


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15/06/2008

Alain Bashung - Olympia 14 Juin 2008

 

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Surtout ne pas s'imaginer que les quatre dates  de l'Olympia d'Alain Bashung soient complètes a cause de cette satanée maladie qu'il combat depuis des mois dejà et qui a bouleversé le monde de la chanson française. On le disait diminué et il l'est certes , visage marqué par la maldie  les  traces terribles de la chimiothérapie sont la pour attester l 'état de santé  déclinant de l'artiste mais  pourtant la voix est la et bien la ,une voix unique , grave , une voix qui vous cloue sur place des les premières secondes de ce concert chargé d'une émotion et d'un magnétisme quasiment palpable. L 'homme est en costume   , chemise blanche , bottes de cow boy , chapeau vissé sur le crane pour dissimuler pudiquement  une calvitie inévitable , avec son charisme , sa nonchalance  il s'avance et déjà la foule est en osmose avec lui . Le premier titre 'comme un lego' une merveille signée Bashung- Manset  donne le ton de ce spectacle , la chanson qui s'impose dejà comme une des plus stupéfiantes du répertoire d'alain  est chantée dans une ambiance quasi religieuse .

les titres extraits de 'bleu petrole' le dernier album de Bashung  s'étirent les uns après les autres ( " hier a Sousse ' ' sur un trapèze" 'venus" '" je t'ai manqué ' " j'ai tué la pianiste'   toutes interprétées sobrement  a la perfection  et avec une classe folle , Bashung fatigué chante tantôt assis sur un tabouret  tantôt debout  agrippé au pied de micro .Les musiciens autour de lui sont en parfaite harmonie (Yann Pechin formidable a la guitare)  et le public conquis d'avance est totalement subjugué , Bashung alterne les titres de 'bleu petrole ' avec des incontournables ' osez Joséphine! - 'vertige de l'amour ' 'la nuit je mens '  mais il s'autorise aussi quelques titres cultes ' volontaire ' 'legere eclaircie"'Titres bien connus des fans de toujours , des chansons incontournables  enflamment  un Olympiaqui chavire depuis une heure déjà .

Pas de titres extraits de l'imprudence son ténébreux précèdent album mais quelques trésors puisés dans  ' chatterton" ( "happe" " a perte de vue " ) ou  de"  fantaisie militaire "" mes prisons ' " "samuel Hall " "  .Le single ' président , résident de la république' tant attendu arrive en fin de concert suivi de deux inévitables rappels avec un madame Reve" absolument enorme ,suivi d'un  duo avec Chloé Mons ( madame Bashung a la ville ) pour "bill & jane " un titre aux accents country ' puis le grand  , l'immense bashung  nous offre  'nights in white satin'  des Moody Blues. pour conclure par un 'angora ' beau a pleurer ou les paroles de  cette chanson sublime extraite de 'fantaise militaire' prennent désormais un poids  et une portée nouvelle

"Les pluies acides décharnent les sapins
J'y peux rien, j'y peux rien
Coule la résine
S'agglutine le venin
J'crains plus la mandragore
J'crains plus mon destin
J'crains plus rien

Le souffle coupé
La gorge irritée
Je m'époumonais
Sans broncher

 

Sous le choc , enthousiasmé , par ce concert electrique et intense le  public crie et hurle son amour  a Bashung qui le lui rend bien , l'artiste  visiblement est ému  ; lui si hermétique si distant par le passé lors des prestations scéniques est cette fois terriblement ébranlé par l'hommage rendu ce soir  par son  public.

un public  qui a compris  depuis l'extinction des lumières que l'une des plus bouleversantes pages de l'Olympia s'est écrite ce soir .

 

 Alain bashung  -Angora

 


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06/06/2008

Tin drum ( Japan 1981)

 

 

Pépite musicale oubliée des années 80 " Tin drum  " est LE chef d'oeuvre de David Sylvian et de son groupe Japan . Proposant un  mélange des genres totalement nouveau , c'est un album totalement envoutant  qui ne peut laisser indiffèrent. Les influences évidentes de Roxy music ou encore des Talkings heads ou bien évidemment de Bowie sont palpables  mais laissent néanmoins la place a une vraie originalité dans la musique proposée par ce groupe originaire de la banlieue de Londres

Le soin particulier  apporté aux arrangements  ( violon , contrebasse, percussions asiatiques), apporte a 'tin drum ' une touche unique qui va démarquer Japan de la plupart des groupes post punks et new wave des années 80. Le soin apporté a la conception de ce disque (le cinquième du groupe)  va transformer 'tin drum ' en  disque miraculeux  auquel malheureusement  le groupe ne survivra pas puisque Japan  se séparera  apres la tournée qui suivit cet album . "Tin drum " est donc un album  (re)découvrir , et a réhabiliter de toute urgence , c'est  un disque hors du temps et hors des modes qui échappe par son audace et son climat unique aux clichés habituels des disques de la période des années 80 et qui  reste malgré sa courte durée (huit titres seulement) un disque essentiel .

 

Japan - Talking drums

 


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18/04/2008

Astral Weeks (Van Morrison 1969)

 

 

 

 


 


 

 

En 1969 Van Morrison avait déjà gagné ses galons de chanteur rock au sein du groupe Them  que le hit planétaire G.L.O.R.I.A (repris notamment par Patti Smith et par les Doors) avait installé parmi les groupes les plus intéressants de la scène britanniques faisant d’eux les rivaux des Kinks ou des Animals.
Van Morrison  s’échappe une première fois en solo avec un  titre éblouissant ‘brown eyed girl composé avec d’autres a new York en 1967  pour un album inachevé. Quelques trimestres plus tard il s'installe à Londres et renoue avec ses origines irlandaises dans ses nouvelles compositions. Entouré de musiciens inspirés il va alors enregistrer en 2 jours  astral weeks   le chef d’œuvre  définitif  de sa carrière qui va devenir l’un des disques les plus intenses et les plus stupéfiants   de toute l’histoire de la musique.
Suicidaire commercialement parlant puisqu’il  ne comporte que 8 titres dont 5 font plus de 6 minutes ce bijou se vendra très peu mais va récolter des critiques dithyrambiques  partout dans le monde . Disque hors des modes et hors du temps, disque de troubadour génial et habité  astral weeks  auréolé d’un culte quasi mystique  exprime les tourments intérieurs d’un compositeur qui semble avoir été touché par une grâce absolue. La voix en  apesanteur  de van Morrison  enchaîne les chansons sur ce disque nostalgique qui n’engendre jamais la tristesse mais plutôt  une douce mélancolie.

on peut dire sans hésiter que ce disque rivalise avec des albums de la dimension émotionnelle  du 'blonde on blonde' de Bob Dylan ou du Five leaves left de Nick drake 'ou encore du 'rock bottom de robert Wyatt
Certains titres frisent la perfection dans l’interprétation et l’orchestration notamment Cyprus avenue, madame George  ou encore the way young lover do  un titre  que reprendra de fort brillante manière le surdoué Jeff Buckley sur Grace son célèbre premier album.

Régulièrement cité dans les listes des albums essentiels de l’histoire de la musique Astral weeks est un diamant à huit plages,  un véritable trésor  dont on se délecte a chaque écoute il est pour beaucoup le disque idéal et parfait   celui qu’on écoute seul presque religieusement au milieu de la nuit  et qui vous illumine de toute sa beauté intérieure

 

Van Morrison - beside  you


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09/04/2008

Des jeunes gens modernes - Post punk ,Cold wave et Culture Novo en France (1978- 1983) -Galerie du jour - Agnes B

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Elli & Jacno -Main dans la main

 


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Le titre ' Des Jeunes Gens Modernes " fait référence a un article paru dans le journal "actuel" en 1980 .

Dans ce numéro historique du cultissime magazine (avec  le groupe Marquis de Sade en couverture ) on  y parlait d'une tendance musicale et culturelle nouvelle  tantôt appellée 'post wave" ou ' cold wave' mais également 'novo-disco ' ou encore ' post -punk'

.Derrière cette étiquette nouvelle on retrouvait toute une scène française émergente de la déferlante 'punk'  et qui enterre l'héritage du 'no future ' .

Des formations et des artistes  comme Taxi girl , Marie et les garçons , Alain Kan  Marquis de Sade, Suicide Roméo, Mathématiques Modernes, Electric callas surgissent de l'underground   d'autres plus formatées et conventionnelles comme Lio ,  Elli & Jacno , ou encore  Etienne Daho profitent de cette vague nouvelle , tous vont   tenter de proposer un nouveau visage artistique et musical auprès d'une génération qui vient de subir coup sur coup deux phénomènes radicalement opposés a savoir  le Punk et le Disco .

Même si le désespoir et la noirceur ne sont jamais loin c'est le temps de la reconstruction apres celui du 'destroy  préconisé par le raz de marée punk et celui des paillettes et de l'insouciance des dance floors de la vague disco.

La dynamique de ce souffle nouveau va être relayée par les journalistes influents de l'époque (Alain Pacadis - Yves Adrien )et les  égéries  qui la  représentent  ( Elli ,  Edwige ) et par  l'émergence des labels indépendants (new rose -garage records - celluloïde

ce  sont  ces  labels  qui font tenter de faire de ces groupes nouveaux des acteurs essentiels de la culture musicale française . Il n'y aura évidemment pas de place pour tout le monde et seuls quelques uns vont véritablement réussir a exploser (les Rita Mitsouko -Taxi Girl -Elli Medeiros   Etienne Daho)

Période culte , période clé du rock français j'ai eu la chance d'être le témoin de cette époque musicale aux inspirations multiples et variées ( Burroughs , la science-  fiction, l'électronique , l'expressionnisme allemand ; la  robotique)  c'est donc avec émotion que je décidai de visiter l'exposition  des jeunes gens modernes'' proposée par la Galerie du jour -Agnès B .

Mais c'est une grande déception pour ne pas dire une grande frustration qui m'attendait car cette exposition sous le masque d'un minimalisme un peu facile est en realité   'un foutage de gueule '

Quelques clichés photographiques alignés sur trois murs blancs (minuscules clichés de quelques centimetres  a peine plus grands que des diapositives ) , quelques pochettes de disques , une petite dizaine d'ouvrages , quatre ou cinq  badges , une video fourre-tout  qui tourne en boucle et puis..... rien  le vide absolu  et au final  pas grand chose a voir (on a fait le tour en 5 minutes chrono) . Même l'illustration musicale est en décalage avec le sujet de l'exposition c'est dire ,pourtant  il y avait tant de choses a montrer et a développer autour de ce sujet que l'on repart forcément déçu par une  exposition aussi inutile que prometteuse

Seule la superbe affiche inspirée du constructivisme soviétique est une réussite pour le reste "C'est circulez y'a rien (ou pas grand chose )  a voir.

 

 

Marie et les garçons  - re bop

 


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27/01/2008

1+1= 1

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Le Lennon chevelu, barbu en costard blanc, baskets et lunettes rondes maigre comme un clou m’a toujours fasciné.
Sur  ce  cliché  il   est avec Yoko que tout le  monde  (ou presque )  détestait  car , cordialement accusée et rendue responsable de  la séparation de la bande des quatre de Liverpool. (Rien que ça!)


Pourtant Yoko Ono surgie tout droit de l’underground new-yorkais n’en avait rien a battre des Beatles mais une chose est certaine elle aimait John et John l’aimait.

Il suffit juste de les regarder  ensemble dans les documents filmés de l’époque, (le live a Toronto en 69, le Bed-in de Montréal, les séances d’enregistrements a new york) pour constater que leur amour fusionnel traverse l'écran et ne fait aucun doute

 

yoko ono,john lennon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Quel couple magnifique il formait tout les deux  ,un couple  attachant  hors des modes , hors du temps et des convenances; il fallait oser la pochette unfinished music N°1two virgins à poil tous les deux recto et verso s’il vous plaît, oui ! il fallait oser les braillements et cris gutturaux de ce premier album commun que la censure obligea à sortir dans une enveloppe de papier kraft un objet sonore qui se démarque de tout ce qu'avait bien pu proposer Lennon depuis le debut des sixties.

 

yoko ono,john lennon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avec Yoko a ses cotés on  a bien compris que Lennon a lé désir de couper le cordon avec les trois autres , une page est désormais tourné et certaines paroles de chansons l'illustre sans ambiguité aucune.

‘I don’t believe in the Beatles ‘
‘I don’t believe in Kennedy’
‘I don’t believe in Buddha’
‘I don’t believe in Jesus’
‘I just believe in me ‘
‘Yoko and me ‘


1+1 = 1

Mais doucement et sûrement alors que déjà arrive  le second album unfinished music N° 2-life with the lions  un disque  pourtant tout aussi inaudible que le premier, tout   doucement  l’héroïne mange le couple de l’intérieur et commençe a dicter sa triste  loi


1+1=1

Ca y est John et Yoko se marient a Gibraltar, nous sommes en mars et paraît le troisième album the wedding album’ avec photo du gâteau de mariage a l’intérieur.

le couple est sur un nuage même si musicalement on attend toujours un album enfin reconnu car il faut bien avouer que"  the wedding album "est plutôt moyen.

Engagés dans la dénonciation et la condamnation de la guerre du Viêt-Nam John et Yoko vont enregistrer un 45 t qui va devenir l’hymne absolu de la contestation Ce sera "Give peace a chance"  une curiosité bricolée dans une chambre d’hôtel de Toronto et créditée sous le nom du Plastic Ono band.


Quelques jours plus tard John annonce officiellement qu’il quitte les Beatles, définitivement, ironie suprême car a la même période The Balad of John and Yoko devient le 17ème N° 1 des Beatles dans les Charts (pochette du single avec les 4 et Yoko)


Puis viendront  ‘Cold Turkey ‘ (écrite par John pour le groupe mais refusé par Paul) ‘ Instant karma , Jealous Guy , Power to the People et le premier album du Plastic Ono band  sobrement appelé  John Lennon & the plastic Ono band puis le monde découvrira un titre qui va devenir mythique  Imagine  qui sera LA chanson qui  fera entrer  Lennon au panthéon des grands compositeurs modernes


Imagine LA chanson ultime sur la paix


you may say I’m a dreamer
But I’m not the only one
I hope someday you’ll join us
and the world will be as one

Ensuite arrivera  l’album sous-estimé  Rock’n roll  composé de reprises des standards de rock qu’adorait John (avec au passage une pochette sublime ou l'on voit  John adossé au mur de briques , un perfecto de cuir noir sur le dos)
De 75 a 80 John Lennon  se retire de la vie publique entretenant un mystère autour de lui , son retour en 80 crée l’événement avec l’album Double Fantasy et les singles Just like starting over et Woman

John et Yoko bonheur retrouvé 1+1 = toujours 1

Le costard blanc, maigre comme un clou , lunettes rondes et baskets plates je me souviens de John et de sa silhouette longiligne dans le film-hommage Imagine et je le revois marcher autour du lac tenant Yoko d’une main et Sean, leur fils né en 1977 de l’autre.

1+1= 3

8 Decembre 1980  j 'ai 19 ans et le monde entier va encaisser  le choc , le Dakota hôtel , David Chapman, l’autographe et l’attrape cœur de JD Salinger sous le bras du tueur et au bout du compte la mort a deux pas de central park

En nous quittant, en me quittant j’eu l’impression de perdre comme un grand frère lointain mais pourtant si proche de moi.

John est mort et cette fois c’est terriblement vrai, pas de farce médiatique à la Paul is dead et de mystères a découvrir ou de vérités masquéés (pochette d’Abbey road).
Dans les radios du monde entier on entendra les jours suivants les aveux de l’amour éternel de Yoko


Please let me explain
I never mean to cause you sorrow or pain
So let me tell you for again and again
I love you now and foreve
r


1 – 1 = 2

 

 yoko ono,john lennon

 

 

 

 

 

 

 

John Lennon -    woman

 


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Histoire d'une photo Joan et Bob (28 aout 1963)

 

 

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Bob Dylan -the times they are A changin' 

 

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Sur la photo ci dessus Joan Baez et Bob Dylan ont tout les deux 22 ans .

Cette photo fut prise lors d'une journée historique pour les Etats-Unis d'Amérique le 28 aout 1963 a Washington , a savoir la fameuse marche des droits civiques organisée par le syndicaliste noir Philip Randolph qui rassembla 250.000 citoyens américains .Cette journée qui entra dans l'histoire a jamais fut celle du célèbre discours de Martin Luther King ' I have a dream' prononcée sur les marches du Lincoln mémorial .La date qui n 'a pas été choisie au hasard honore les cents ans de l'abolition de l'esclavage par Abraham Lincoln En cette fin du mois d'août 63 Le pasteur a encore quelques années a vivre et J.F.Kennedy quelques semaines a peine , l' heure est encore aux messages d'espoir et de paix mais l'assassinat du président le 22 Novembre de cette même année 1963 va créer un electro- choc et précipiter l'Amérique dans la confusion. A l'heure de cette photo Dylan est encore un 'pied tendre' dans le monde de la musique et même si il a déjà composé quelques chefs 'd'oeuvre qui vont s'imposer comme des standards il n'a pas encore acquis la dimension qui va pourtant devenir la sienne assez rapidement . Son deuxième album ' the Freewheeling' Bob Dylan ' est sorti a la fin du mois de mai et l'onde de choc que va provoquer cet enregistrement ne s'est pas encore tout a fait ressentir.

Joan Baez de son coté est déjà une icône folk propulsée par les ventes (plus d'un million d'exemplaires) de son premier album éponyme "Joan baez"(1960) , un disque de chansons traditionnelles enregistré alors qu'elle n'a que 19 ans. Il se sont déjà rencontrés très rapidement en 1962 au célèbre Gerdes club de New-York mais il se sont a peine parlés tant le fossé de la notoriété est important entre cette artiste qui explose et le jeune génie qui va bientôt éblouir la planète. La véritable rencontre n'aura pas lieu a new York mais a Boston  au club 47 le 21 avril 1963, ce soir la Dylan joue de l'harmonica et accompagne Ramblin ' jack Elliott , Baez qui a chanté a Boston la veille entre dans la salle,l'histoire est en marche

Comme souvent après le concert , les musiciens se retrouvent , ce soir cela se passe chez la propriétaire du club Dylan bien évidemment est présent Joan aussi ,mais Dylan ne semble pas intéréssé par la jeune chanteuse dont le coté sérieux l'impressionne très certainement il en profite plutôt pour essayer de lui proposer une de ses compositions , la chanson 'with god on our side' un portrait caustique de l'Amérique qui semble être écrit sur mesure pour Baez ,elle qui ne s'est pas encore lancée dans ce que l'on va appeler bientôt le 'protest-song' . En découvrant les paroles de cette chanson qui s'inscrit parfaitement dans le contexte de son époque , Baez prend instantanément conscience du talent évident du jeune artiste qui l'aborde fièrement. Dylanlui chante une seconde chanson le sublime ' masters of war' " puis il frappe un coup , un grand coup il lui propose l'exclusivité d'entendre 'The times they are a changin" une composition inédite ,une chanson que personne a ce jour n'a encore entendue. C est un titre que Dylan a choisi pour ouvrir son troisième album a paraître prochainement et dire que la chanson est historique serait un mot bien faible car cette chanson va s'installer pour toujours dans la mémoire collective .

Trois semaines plus tard Dylan doit se rendre au festival de Montereysur la cote Ouest une region ou Dylan est (encore) quasiment inconnu et ou il ne suscite a peine que de la grande curiosité, dans le journal local on le présente comme le james Dean du folk . A l'affiche du festival ce 17 mai 1963 il y a parmi les têtes d'affiches le groupe Peter Paul & Mary une formation qui a permis a Dylan de se faire vraiment connaître quand le trio a repris 'Blowin in the wind' l'une des plus grandes chansons du répertoire dylanien

Quand Dylan monte sur scène il semble ne susciter auprès du public qu'un intérêt limité il chante 'masters of war ' dans une indifférence presque totale alors Joan Baez excédée par le mépris affiché par la foule monte sur la scène a son tour et s'adresse a l'auditoire en prononçant un seul mot "Écoutez ! " . La réaction est immédiate car si le public ne connaît pas Dylan en revanche il connaît parfaitement Joan ; alors le silence se fait et les deux artistes chantent ensemble "with God on our side ' . Ce jour la 20.000 personnes retiendront le nom de Bob Dylan et c'est a Joan Baez que Dylan le devra .

Le lendemain ils passent la journée ensemble et repartent toujours ensemble dans la Jaguar de Joan pour Carmel et c'est pendant ce week end improvisé que Dylan va montrer a Joan les mécanismes de sa musique et de ses textes ,pour Joan Baez ce sera une révélation , elle écrira a sa soeur Mimi ' j'ai découvert un génie!"

L'histoire d'amour est née (elle durera deux ans) et si elle leur appartient nous garderons quant a nous les fruits de cette collaboration artistique entre deux jeunes gens faits pour se rencontrer pour partager et pour échanger . Entre celle que le magazine 'Time' va surnommer 'la vierge Marie ' du folk et Dylan qui va changer la face du monde de la musique moderne une page d'histoire est écrite a tout jamais dans une époque ou l'on croyait encore que les chansons pouvaient changer le monde.

 

19:15 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bob dylan, joan baez

15/12/2007

Volta ( Bjork - 2007)

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Dur de constater la pente glissante sur laquelle la petite islandaise pourtant surdouée dégringole depuis quelques albums . Si  Vespertine (2001)  et 'Medulla' (2004) étaient des albums plus que moyens  que dire de l' immonde bouillon musical incohérent et ennuyeux que nous propose Bjork avec ce "volta" (qui s'affirme déjà comme LA GROSSE déception de cette année 2007)  . sur cet album " calamiteux ou  il n'y rien a  quasiment rien a sauver ,  pas un seul titre qui se dégage (saut peut être " I see who you are "  . C'est encore plus difficile pour tout ceux  qui ,  comme moi ont encensé 'Post "(1995) ou 'Homogenic" (1997) et  la déception est au moins a  la hauteur du talent de la petite fée de Reykjavik  qui s'obstine avec entêtement et  pour notre plus grande désillusion a s'enfermer dans le  style étouffant , plombé et prétentieux de ces dernières années .Bjork est malheureusement a des années lumières de ce qu'elle a été capable d'enregistrer par le passé et son évolution musicale continue de semer le trouble (et la déception) auprès de ses admirateurs .

 Non ! Bjork avec tout le respect que l'on doit a son indéniable talent n'a pas le droit que sortir un album aussi médiocre .Espérons que tous les adolescents qui l'a découvriront  en 2007 auront la présence d'esprit d'aller fureter vers les disques qu'elle a enregistrés dans ses grandes années de créativité musicale sinon ils risquent de ne pas comprendre le statut d'artiste culte acquis au cours de ces vingt dernières années par l'ex chanteuse des sugarcubes qui livre ici (et de loin) le pire album de sa carrière .

bjork   I see who you are


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28/11/2007

Fred Chichin ( R.I.P 1954-2007)



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C'est la sale nouvelle de cette fin Novembre Fred Chichin le legendaire guitariste des Rita Mitsouko est mort d'un cancer foudroyant ce mercredi.

On le savait malade depuis quelques temps  et il avait du laisser Catherine assurer seule les dernieres dates de leur tournée mais la nouvelle fait pourtant  l'effet d'une veritable bombe car le personnage est a l'image de la carriere du groupe formé avec sa compagne depuis pres de 30 ans  c'est a dire totalement hors du commun

Ensemble ils auront apporté un souffle nouveau a la musique française a partir des années 80 .leur second album 'the no-comprendo"  paru en 1986 reste a ce jour encore l'un des disques les plus importants du rock français toutes époques confondues .

Choississant souvent de rester en retrait d'une  Catherine Ringer  beaucoup plus médiatisée ; c'est pourtant lui l'homme de l'ombre ,l'ex punk de paname et compagnon des premiers jours des mythiques Taxi Girl  et Gazoline (avec le disparu Alain Khan) qui va apporter ce son influencé par ses idoles ( T.Rex , The Sparks) grace a son talent et son ecclectisme musical (guitare,basse, claviers ,batterie).

Arborant ce  look unique  entre décadance  et dandysme chic et rétro Fred aura marqué toute une génération par sa classe, sa discrétion et le choix d'une carrire  ou le désir de renouvellement fut de mise et les prises de risques  nombreuses.

La discographie est exceptionelle de la bombe 'Marcia baila ' en 1984 a " the No comprendo "(1986) rappelons les albums 'Marc et Robert " disque qui surprit les fans (duos avec leurs idoles 'the sparks ' sur plusieurs titres de ce disque inclassable et d'un avant garde étonnant) puis 'System D " (1993) " cool frénésie " (2000) et "la femme trombone"  en 2002 .

La force de chaque album du duo  est de ne ressembler a aucun des autres ;  preuve d'un souci permanent de recherche musicale et de renouvellement artistique .

Fred Chichin deja affaibli par une hépatite C qui avait contraint le groupe a un repos forcé durant plusieurs années est donc  décédé d'un cancer foudroyant diagnostiqué a la fin de l'été 2007 , il nous quitte a l'heure ou Les Rita Mitsouko  entamait une tournée de promotion pour leur dernier album 'Variety" sorti en Avril de cette année ,un disque encore une fois étonnant et qui la particularité d'etre exploité  en deux versions ; l'une française , l'autre anglaise

 

Les Rita mitsouko - l'hotel particulier


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Les  Rita Mitsouko  'Mandolino city '


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Les Rita Mitsouko  les histoires d'A (live)


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Les Rita mitsouko  -  C 'est comme ca  (live)


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la  tombe  de  fred Chichin - au  cimetiere  de  Montmartre (Paris)

 

fred chichin,rita mitsouko

 

 
 

30/09/2007

23 avril 1978- Sid Vicious dynamite" my way "



C’est le 23 avril 1978 à l’Olympia de Paris que fût filmé la fameuse scène légendaire de Sid Vicious dans son interprétation de la célèbre chanson My Way que  Sinatra avait popularisée quelques années auparavant et qui assura  toute sa vie au bellâtre Claude François une rente a vie plus que confortable
Cette scène sera incluse dans le film posthume des Sex Pistols : The great rock’n roll swindle et traduit en français : la grande escroquerie du rock'n roll).
Dans la vidéo qui accompagne ce film on  y voit Sid méprisant et le regard allumé  descendre les marches vers la scène en chantant SA version apocalyptique de ce standard sacré devant un parterre de bourgeois d'abord ravis puis rapidement effrayés par la tournure de la chanson puis sortant un revolver de sa poche le Sid dégomme au hasard dans la foule en panique avant de lâcher son flingue et de repartir en coulisses ironique et hautain

La version personnelle de cette chanson fût jugée si puissante et si convaincante que Malcolm mac Laren ,manager -requin des Pistols décida de l’éditer et c'est ainsi que le 45 t sortit en Juin avec le titre ‘ no one is innocent  ‘sur la face B un titre  interprété par Ronald Biggs, le célèbre truand de l’attaque du train postal Glasgow Londres.
Ce sulfureux 45t atteignit le top-10 britannique dès sa sortie.
On retrouve cette interprétation de 'my way '  sur l’album posthume de Sid Vicious Sid sings sorti en 1979 après le décès de ce dernier et regroupant des chansons ( mal ) enregistrées lors de ses dernières apparitions sur scène au mythique Max Kansas’s cityde New – York. Ces enregistrements à la qualité sonore plus que médiocre  ( pour ne pas dire inaudibles) datent de septembre 1978 ;on y retrouve Sid Vicious  accompagné par un groupe local de second ordre les Pure hells.
A lécoute de ce disque il est triste de constater que le seul album officiel du plus célèbres des punks fût commercialisé a la hâte après la tragique et pathétique disparition de celui-ci mais le mépris des maisons de disques envers le 'bad boy ' des ephémères 'Pistols ' n'empechera pas la légende Sid Vicious de se mettre en marche

ecoutez Sid Vicious  : My Way


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02/09/2007

Reconnaisance eternelle pour lou Reed et le routard de l'été 1977

Nos orientations musicales dépendent souvent de l’environnement dans lequel nous baignons dès que l’on est en âge de comprendre tant soit peu la musique. Pour certains ce sont les parents pour d’autres le frère ou la sœur ou le (la) meilleur(e) ami(e)qui seront détonateurs des goûts musicaux futurs.
En ce qui me concerne rien au cours de l’été de mes 16 ans ne laissait envisager
Le choc révélateur dont j’allais être victime cette année là.J’avais découvert les Beatles par la double et très commerciale compilation rouge et bleu regroupant les hits incontournables des 4 de Liverpool, j’avais aussi écouté un peu de hard-rock très tendance en cette fin des seventies (Deep Purple / status Quo / ….) et comme la planète entière j’avais succombé aux chansons des Eagles et de Simon & Garfunkel.
Je travaillais donc au cours de cet été (6 jours sur 7  et 12 heures par jour, le tout sans salaire ou presque) dans le cadre du stage d’été professionnel de mon école hôtelière. Les jours passaient et  je m’interrogeait sur l’abolition de l’esclavage sur mineurs dans les pays civilisés.(Lol)
Mon exploiteur ; Pardon ! Mon employeur embaucha pour quelques jours un routard pour faire la ‘plonge et il  m’informa  aussi que je devrais partager avec lui la chambre qu’il m’allouait .Après avoir fait connaissance le routard sortit de son sac a dos une cassette au boîtier démantibulé et me demanda si je possédais un lecteur, lui répondant par l’affirmative il enclencha le bouton Play et les premières notes de Rock’n roll animal résonnèrent. Ce fut une vraie révélation les 5 titres de cet album firent sur moi l’effet d’un électrochoc. Aujourd’hui encore je me souviens de l’intro énorme, monumentale annonçant Sweet jane puis Heroin dont mon anglais balbutiant parvenait toutefois a comprendre le sens de la chanson déjà la première face se terminait et la seconde démarrait tout aussi fort avec White light White heat suivis bientôt de Lady day et de rock’n roll.
J’eu l’incroyable impression que tout ce que mes oreilles avaient entendues avant n’existait plus balayé par le rouleau compresseur de ce live époustouflant.
Ma vie musicale s’en trouva changée , Lou Reed venait d'entrer dans ma vie et rapidement je découvris les albums ' studio '  Transformer puis Berlin puis naturellement le Velvet Underground (4 titres sur 5 sur Rock’n roll animal) puis le rock de New York et celui  Detroit.J'écoutais tout des Talking Headsa Television en passant par les  New.York .Dolls , Modern LoversPatti Smith  les fabuleux Mc 5 et inévitablement les  Stooges ….)
Logiquement je m’intéressait ensuite au continent anglais et m’enrichi des PistolsClashStranglers –et autres Buzzcocks et les années passèrent berçées par  la New –Wave , la Cold –wave , l’arrivée du Rock français ;puis le Bristol –sound et le Grunge, mais je sais aujourd’hui que ce fut cet été là que pour moi tout démarra véritablement .
Bien sûr d’autres révélations musicales me terrassèrent par la suite (Dylan – les Stones –le premier album du Velvet undergroundles Smiths _Le premier Stooges -BashungNick Drake , New Order – Gainsbourg, Bjork,.) j’ai maintenant 40 ans passées et la musique est toujours une occupation essentielle de ma vie ; comme un élixir de jeunesse Rock’n roll animal me procure toujours des frissons et le CD parmi des centaines d’autres occupe une place privilégiée sur mes étagères
A toi le routard co-locataire de ces quelques journées magiques je dédie ces lignes que tu ne lira sans doute jamais , tu dois approcher de la cinquantaine ,je suis certain que tu as racheté Rock n roll animal en compact-disc et que tout comme moi chaque écoute te bouleverse comme ce jour de 1977 ou dans une minuscule chambre d’hôtel de la campagne avignonnaise tu alluma ce feu qui brûle encore aujourd'huaprès toute ces années  

Lou Reed-  'lady day  ' 

 
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chronique perso de 'rock'n roll animal sur Jimboland

http://jimboland.hautetfort.com/archive/2005/10/13/lou-re...

 

 

 
 

01:45 Publié dans Culture, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lou reed

19/07/2007

100 th Window - Massive Attack (2003)

massive attack,100 th window

 

Pas évident lorsque on est devenu un groupe emblématique de ces quinze dernières années de rester au sommet . alors même si Massive attack ( ou ce qu'il en reste a savoir robert Del naja désormais seul maître a bord) reste un groupe incontournable il faut bien admettre que 100 th window est nettement le plus faible des albums du groupe .

la présence de Sinéad o' connor sur trois titres dont l'aérien "special cases" apporte un sentiment de legereté (on est loin du climat obscur et sombre de mezzanine) on reste toutefois un peu sur sa faim a l'écoute de ce disque souvent monotone

.Heureusement en toute fin d'album Massive attack nous sort un titre ahurissant qui mettra tout le monde d'accord "anti star"phénoménal morceau qui clôture l'album et qui nous rappelle par moments ' a tribe called quest ' C'est indiscutablement le chef d'oeuvre du disque et rien que pour ce titre absolument  monstrueux on pardonnera l'apathie de l'ensemble de ce "100 th  Window.