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12/09/2008

Crime of the century ( Supertramp 1974)

supertramp_-_crime_of_the_century-front.jpgLa pochette est devenue célébre et elle n'est pas sans rappeler celle du mythique ' dark side of the moon' des Pink Floyd parue un an auparavant . L 'influence du Floyd (et celle de Génésis) est par ailleurs omni présente dans ce disque de Supertramp ( mise en avant des claviers, bruitages )  

Et pourtant ce disque vendu a des  millions d'exemplaires et qui fera la fortune de la bande a Richard Davies et Roger Hodgson les deux tètes pensantes du groupe  aurait tres bien pu  ne jamais voir le jour.

En effet après la sortie en 1971 d "'indelibily stamped' le groupe  qui ne décolle pas est sur le point de se séparer  ,les musiciens  sont quasiment tous démissionaires et l'aventure semble alors prendre fin d'autant plus que le milliardaire et mécéne hollandais stanley august Miesegaes qui avait permis a Supertramp d'enregistrer ses premiers albums se désengage  et leur coupe les vivres.

C'est donc dans cette situation plus que délicate  que la maison de disques  A & M tente un dernier coup et rappelle les musiciens  puis  accepte de publier un nouvel album .

Cet album sera le légendaire 'crime of the century ' .Enregistré dans une ferme isolée du Somerset , ce disque va devenir l'une des plus grosses ventes des années 70 et le succès de Supertramp va rayonner   sur  toute la planète .

Dans une période glam -rock deja moribonde  et avant la déferlante punk qui va souffler bientot  ce disque va s'imposer comme la réference en matière de musique 'planante ' Avec cette ambiance moins psychédélique , moins narcotique sans doute que le Floyd plus lisse aussi et plus standardisée que des groupes concurrents (Yes - Génésis) le disque va séduire un tres large public et  va hisser Supertramp  au sommet  , un Sommet que le groupe tiendra jusqu'à 'breakfast in America' en 1979 , un album tout aussi  célèbre qui reste encore a ce jour leur chef d'oeuvre absolu (20 millions de copies vendues) ,un autre disque historique mais qui sera aussi leur chant du cygne.

 

Supertramp - school


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16:58 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : supertramp

08/09/2008

Histoire d'une photo - It's only rock'n roll ( Londres 2008)

 

Au  détour d'une  balade sur Baker Street - a Londres un après  midi d'août 2008

 

it's only rock'n roll ou un delicieux parfum de rolling Stones dans cetre boutique de Londres.JPG

06/08/2008

La Madeleine

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Avec son prénom qui fleure bon l'avant -guerre et son nom qu'on croirait sorti d'un roman de Balzac ou Flaubert voici Madeleine Peyroux  l'une des découvertes musicales les plus intéressantes de ces dernières années.

Née aux États-unis a Athens dans l'état de Géorgie elle doit son  nom  d'origine française a un père acadien tandis que le prénom  lui vient de sa mère professeur de français et amoureuse de l'oeuvre de Marcel Proust, enfant elle voyage beaucoup entre la Californie , New-york et Paris ou elle rencontre des artistes de rues avec qui elle fera ses premiers pas en tant que musicienne avant d'être découverte assez tardivement (elle a alors  22 ans) par un manager de maison de disques new-yorkais qui lui fait enregistrer en 1996 un premier album 'Dreamlands ' un  disque aux sonorités country et folk qui se vendra plutôt bien (200.000 exemplaires) 

.Madeleine découvre la scène  assurant les premières parties des concerts d'une autre chanteuse folk  Sarah mc Laghlan et de Césaria Evora

Subitement elle disparaît  complètement des scènes et se coupe du monde  jusqu'en 2004 ou elle réapparaît avec dans ses bagages deux albums' Got you on my mind' un album tres jazzy préparé en collaboration  avec William Galison son compagnon de l'époque (elle y reprend notamment le jealous Guy de Lennon brillamment )  et 'careless love ' une compilation de reprises de grands  standards ( Leonard Cohen , Bob Dylan , Elliot Smith pour une merveilleuse cover de 'between the bars'  ,ou encore Josephine Baker ou Bessie Smith ,) .

Au cours de l'année 2005 elle s'évanouit a nouveau dans la nature et reste introuvable au point que sa maison de disques (Universal) lance un détective privé a sa recherche, on la retrouve  au final  alors qu'elle était tout simplement réfugiée pour des vacances a New -york chez son compagnon. Elle est de retour en  septembre 2006 avec son nouvel album half the perfect world .

Souvent (et inutilement) comparée a Billie Holiday c'est avec ce nouveau disque lumineux (ou elle glisse malicieusement un hommage a la France avec une version de la Javanaise l'une de nos chansons classée Monument Historique ) qu'elle décroche enfin la place qu'elle mérite  , pétrie de talent , d'une sincérité et d'une simplicité  rares Madeleine Peyroux  se situe  a l'opposée d'une très médiatique Norah jones(qui vient d'ailleurs de lui emboîter le pas en sortant son nouvel album ces jours ci) et je ne saurai que vous conseiller de partir a la découverte de cette chanteuse atypique et passionnante et nul doute que vous succomberez comme moi a sa voix et a son charme délicat.

Careless love (2004)

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Half the perfect world (2006)

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 Madeleine Peyroux  : J'ai deux amours


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 Madeleine Peyroux  :  la javanaise


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15/06/2008

Alain Bashung - Olympia 14 Juin 2008

 

bashung - olympia 2008.JPG

Surtout ne pas s'imaginer que les quatre dates  de l'Olympia d'Alain Bashung soient complètes a cause de cette satanée maladie qu'il combat depuis des mois dejà et qui a bouleversé le monde de la chanson française. On le disait diminué et il l'est certes , visage marqué par la maldie  les  traces terribles de la chimiothérapie sont la pour attester l 'état de santé  déclinant de l'artiste mais  pourtant la voix est la et bien la ,une voix unique , grave , une voix qui vous cloue sur place des les premières secondes de ce concert chargé d'une émotion et d'un magnétisme quasiment palpable. L 'homme est en costume   , chemise blanche , bottes de cow boy , chapeau vissé sur le crane pour dissimuler pudiquement  une calvitie inévitable , avec son charisme , sa nonchalance  il s'avance et déjà la foule est en osmose avec lui . Le premier titre 'comme un lego' une merveille signée Bashung- Manset  donne le ton de ce spectacle , la chanson qui s'impose dejà comme une des plus stupéfiantes du répertoire d'alain  est chantée dans une ambiance quasi religieuse .

les titres extraits de 'bleu petrole' le dernier album de Bashung  s'étirent les uns après les autres ( " hier a Sousse ' ' sur un trapèze" 'venus" '" je t'ai manqué ' " j'ai tué la pianiste'   toutes interprétées sobrement  a la perfection  et avec une classe folle , Bashung fatigué chante tantôt assis sur un tabouret  tantôt debout  agrippé au pied de micro .Les musiciens autour de lui sont en parfaite harmonie (Yann Pechin formidable a la guitare)  et le public conquis d'avance est totalement subjugué , Bashung alterne les titres de 'bleu petrole ' avec des incontournables ' osez Joséphine! - 'vertige de l'amour ' 'la nuit je mens '  mais il s'autorise aussi quelques titres cultes ' volontaire ' 'legere eclaircie"'Titres bien connus des fans de toujours , des chansons incontournables  enflamment  un Olympiaqui chavire depuis une heure déjà .

Pas de titres extraits de l'imprudence son ténébreux précèdent album mais quelques trésors puisés dans  ' chatterton" ( "happe" " a perte de vue " ) ou  de"  fantaisie militaire "" mes prisons ' " "samuel Hall " "  .Le single ' président , résident de la république' tant attendu arrive en fin de concert suivi de deux inévitables rappels avec un madame Reve" absolument enorme ,suivi d'un  duo avec Chloé Mons ( madame Bashung a la ville ) pour "bill & jane " un titre aux accents country ' puis le grand  , l'immense bashung  nous offre  'nights in white satin'  des Moody Blues. pour conclure par un 'angora ' beau a pleurer ou les paroles de  cette chanson sublime extraite de 'fantaise militaire' prennent désormais un poids  et une portée nouvelle

"Les pluies acides décharnent les sapins
J'y peux rien, j'y peux rien
Coule la résine
S'agglutine le venin
J'crains plus la mandragore
J'crains plus mon destin
J'crains plus rien

Le souffle coupé
La gorge irritée
Je m'époumonais
Sans broncher

 

Sous le choc , enthousiasmé , par ce concert electrique et intense le  public crie et hurle son amour  a Bashung qui le lui rend bien , l'artiste  visiblement est ému  ; lui si hermétique si distant par le passé lors des prestations scéniques est cette fois terriblement ébranlé par l'hommage rendu ce soir  par son  public.

un public  qui a compris  depuis l'extinction des lumières que l'une des plus bouleversantes pages de l'Olympia s'est écrite ce soir .

 

 Alain bashung  -Angora

 


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06/06/2008

Tin drum ( Japan 1981)

 

 

Pépite musicale oubliée des années 80 " Tin drum  " est LE chef d'oeuvre de David Sylvian et de son groupe Japan . Proposant un  mélange des genres totalement nouveau , c'est un album totalement envoutant  qui ne peut laisser indiffèrent. Les influences évidentes de Roxy music ou encore des Talkings heads ou bien évidemment de Bowie sont palpables  mais laissent néanmoins la place a une vraie originalité dans la musique proposée par ce groupe originaire de la banlieue de Londres

Le soin particulier  apporté aux arrangements  ( violon , contrebasse, percussions asiatiques), apporte a 'tin drum ' une touche unique qui va démarquer Japan de la plupart des groupes post punks et new wave des années 80. Le soin apporté a la conception de ce disque (le cinquième du groupe)  va transformer 'tin drum ' en  disque miraculeux  auquel malheureusement  le groupe ne survivra pas puisque Japan  se séparera  apres la tournée qui suivit cet album . "Tin drum " est donc un album  (re)découvrir , et a réhabiliter de toute urgence , c'est  un disque hors du temps et hors des modes qui échappe par son audace et son climat unique aux clichés habituels des disques de la période des années 80 et qui  reste malgré sa courte durée (huit titres seulement) un disque essentiel .

 

Japan - Talking drums

 


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18/04/2008

Astral Weeks (Van Morrison 1969)

 

 

 

 


 


 

 

En 1969 Van Morrison avait déjà gagné ses galons de chanteur rock au sein du groupe Them  que le hit planétaire G.L.O.R.I.A (repris notamment par Patti Smith et par les Doors) avait installé parmi les groupes les plus intéressants de la scène britanniques faisant d’eux les rivaux des Kinks ou des Animals.
Van Morrison  s’échappe une première fois en solo avec un  titre éblouissant ‘brown eyed girl composé avec d’autres a new York en 1967  pour un album inachevé. Quelques trimestres plus tard il s'installe à Londres et renoue avec ses origines irlandaises dans ses nouvelles compositions. Entouré de musiciens inspirés il va alors enregistrer en 2 jours  astral weeks   le chef d’œuvre  définitif  de sa carrière qui va devenir l’un des disques les plus intenses et les plus stupéfiants   de toute l’histoire de la musique.
Suicidaire commercialement parlant puisqu’il  ne comporte que 8 titres dont 5 font plus de 6 minutes ce bijou se vendra très peu mais va récolter des critiques dithyrambiques  partout dans le monde . Disque hors des modes et hors du temps, disque de troubadour génial et habité  astral weeks  auréolé d’un culte quasi mystique  exprime les tourments intérieurs d’un compositeur qui semble avoir été touché par une grâce absolue. La voix en  apesanteur  de van Morrison  enchaîne les chansons sur ce disque nostalgique qui n’engendre jamais la tristesse mais plutôt  une douce mélancolie.

on peut dire sans hésiter que ce disque rivalise avec des albums de la dimension émotionnelle  du 'blonde on blonde' de Bob Dylan ou du Five leaves left de Nick drake 'ou encore du 'rock bottom de robert Wyatt
Certains titres frisent la perfection dans l’interprétation et l’orchestration notamment Cyprus avenue, madame George  ou encore the way young lover do  un titre  que reprendra de fort brillante manière le surdoué Jeff Buckley sur Grace son célèbre premier album.

Régulièrement cité dans les listes des albums essentiels de l’histoire de la musique Astral weeks est un diamant à huit plages,  un véritable trésor  dont on se délecte a chaque écoute il est pour beaucoup le disque idéal et parfait   celui qu’on écoute seul presque religieusement au milieu de la nuit  et qui vous illumine de toute sa beauté intérieure

 

Van Morrison - beside  you


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09/04/2008

Des jeunes gens modernes - Post punk ,Cold wave et Culture Novo en France (1978- 1983) -Galerie du jour - Agnes B

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Elli & Jacno -Main dans la main

 


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Le titre ' Des Jeunes Gens Modernes " fait référence a un article paru dans le journal "actuel" en 1980 .

Dans ce numéro historique du cultissime magazine (avec  le groupe Marquis de Sade en couverture ) on  y parlait d'une tendance musicale et culturelle nouvelle  tantôt appellée 'post wave" ou ' cold wave' mais également 'novo-disco ' ou encore ' post -punk'

.Derrière cette étiquette nouvelle on retrouvait toute une scène française émergente de la déferlante 'punk'  et qui enterre l'héritage du 'no future ' .

Des formations et des artistes  comme Taxi girl , Marie et les garçons , Alain Kan  Marquis de Sade, Suicide Roméo, Mathématiques Modernes, Electric callas surgissent de l'underground   d'autres plus formatées et conventionnelles comme Lio ,  Elli & Jacno , ou encore  Etienne Daho profitent de cette vague nouvelle , tous vont   tenter de proposer un nouveau visage artistique et musical auprès d'une génération qui vient de subir coup sur coup deux phénomènes radicalement opposés a savoir  le Punk et le Disco .

Même si le désespoir et la noirceur ne sont jamais loin c'est le temps de la reconstruction apres celui du 'destroy  préconisé par le raz de marée punk et celui des paillettes et de l'insouciance des dance floors de la vague disco.

La dynamique de ce souffle nouveau va être relayée par les journalistes influents de l'époque (Alain Pacadis - Yves Adrien )et les  égéries  qui la  représentent  ( Elli ,  Edwige ) et par  l'émergence des labels indépendants (new rose -garage records - celluloïde

ce  sont  ces  labels  qui font tenter de faire de ces groupes nouveaux des acteurs essentiels de la culture musicale française . Il n'y aura évidemment pas de place pour tout le monde et seuls quelques uns vont véritablement réussir a exploser (les Rita Mitsouko -Taxi Girl -Elli Medeiros   Etienne Daho)

Période culte , période clé du rock français j'ai eu la chance d'être le témoin de cette époque musicale aux inspirations multiples et variées ( Burroughs , la science-  fiction, l'électronique , l'expressionnisme allemand ; la  robotique)  c'est donc avec émotion que je décidai de visiter l'exposition  des jeunes gens modernes'' proposée par la Galerie du jour -Agnès B .

Mais c'est une grande déception pour ne pas dire une grande frustration qui m'attendait car cette exposition sous le masque d'un minimalisme un peu facile est en realité   'un foutage de gueule '

Quelques clichés photographiques alignés sur trois murs blancs (minuscules clichés de quelques centimetres  a peine plus grands que des diapositives ) , quelques pochettes de disques , une petite dizaine d'ouvrages , quatre ou cinq  badges , une video fourre-tout  qui tourne en boucle et puis..... rien  le vide absolu  et au final  pas grand chose a voir (on a fait le tour en 5 minutes chrono) . Même l'illustration musicale est en décalage avec le sujet de l'exposition c'est dire ,pourtant  il y avait tant de choses a montrer et a développer autour de ce sujet que l'on repart forcément déçu par une  exposition aussi inutile que prometteuse

Seule la superbe affiche inspirée du constructivisme soviétique est une réussite pour le reste "C'est circulez y'a rien (ou pas grand chose )  a voir.

 

 

Marie et les garçons  - re bop

 


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27/01/2008

1+1= 1

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Le Lennon chevelu, barbu en costard blanc, baskets et lunettes rondes maigre comme un clou m’a toujours fasciné.
Sur  ce  cliché  il   est avec Yoko que tout le  monde  (ou presque )  détestait  car , cordialement accusée et rendue responsable de  la séparation de la bande des quatre de Liverpool. (Rien que ça!)


Pourtant Yoko Ono surgie tout droit de l’underground new-yorkais n’en avait rien a battre des Beatles mais une chose est certaine elle aimait John et John l’aimait.

Il suffit juste de les regarder  ensemble dans les documents filmés de l’époque, (le live a Toronto en 69, le Bed-in de Montréal, les séances d’enregistrements a new york) pour constater que leur amour fusionnel traverse l'écran et ne fait aucun doute

 

yoko ono,john lennon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Quel couple magnifique il formait tout les deux  ,un couple  attachant  hors des modes , hors du temps et des convenances; il fallait oser la pochette unfinished music N°1two virgins à poil tous les deux recto et verso s’il vous plaît, oui ! il fallait oser les braillements et cris gutturaux de ce premier album commun que la censure obligea à sortir dans une enveloppe de papier kraft un objet sonore qui se démarque de tout ce qu'avait bien pu proposer Lennon depuis le debut des sixties.

 

yoko ono,john lennon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avec Yoko a ses cotés on  a bien compris que Lennon a lé désir de couper le cordon avec les trois autres , une page est désormais tourné et certaines paroles de chansons l'illustre sans ambiguité aucune.

‘I don’t believe in the Beatles ‘
‘I don’t believe in Kennedy’
‘I don’t believe in Buddha’
‘I don’t believe in Jesus’
‘I just believe in me ‘
‘Yoko and me ‘


1+1 = 1

Mais doucement et sûrement alors que déjà arrive  le second album unfinished music N° 2-life with the lions  un disque  pourtant tout aussi inaudible que le premier, tout   doucement  l’héroïne mange le couple de l’intérieur et commençe a dicter sa triste  loi


1+1=1

Ca y est John et Yoko se marient a Gibraltar, nous sommes en mars et paraît le troisième album the wedding album’ avec photo du gâteau de mariage a l’intérieur.

le couple est sur un nuage même si musicalement on attend toujours un album enfin reconnu car il faut bien avouer que"  the wedding album "est plutôt moyen.

Engagés dans la dénonciation et la condamnation de la guerre du Viêt-Nam John et Yoko vont enregistrer un 45 t qui va devenir l’hymne absolu de la contestation Ce sera "Give peace a chance"  une curiosité bricolée dans une chambre d’hôtel de Toronto et créditée sous le nom du Plastic Ono band.


Quelques jours plus tard John annonce officiellement qu’il quitte les Beatles, définitivement, ironie suprême car a la même période The Balad of John and Yoko devient le 17ème N° 1 des Beatles dans les Charts (pochette du single avec les 4 et Yoko)


Puis viendront  ‘Cold Turkey ‘ (écrite par John pour le groupe mais refusé par Paul) ‘ Instant karma , Jealous Guy , Power to the People et le premier album du Plastic Ono band  sobrement appelé  John Lennon & the plastic Ono band puis le monde découvrira un titre qui va devenir mythique  Imagine  qui sera LA chanson qui  fera entrer  Lennon au panthéon des grands compositeurs modernes


Imagine LA chanson ultime sur la paix


you may say I’m a dreamer
But I’m not the only one
I hope someday you’ll join us
and the world will be as one

Ensuite arrivera  l’album sous-estimé  Rock’n roll  composé de reprises des standards de rock qu’adorait John (avec au passage une pochette sublime ou l'on voit  John adossé au mur de briques , un perfecto de cuir noir sur le dos)
De 75 a 80 John Lennon  se retire de la vie publique entretenant un mystère autour de lui , son retour en 80 crée l’événement avec l’album Double Fantasy et les singles Just like starting over et Woman

John et Yoko bonheur retrouvé 1+1 = toujours 1

Le costard blanc, maigre comme un clou , lunettes rondes et baskets plates je me souviens de John et de sa silhouette longiligne dans le film-hommage Imagine et je le revois marcher autour du lac tenant Yoko d’une main et Sean, leur fils né en 1977 de l’autre.

1+1= 3

8 Decembre 1980  j 'ai 19 ans et le monde entier va encaisser  le choc , le Dakota hôtel , David Chapman, l’autographe et l’attrape cœur de JD Salinger sous le bras du tueur et au bout du compte la mort a deux pas de central park

En nous quittant, en me quittant j’eu l’impression de perdre comme un grand frère lointain mais pourtant si proche de moi.

John est mort et cette fois c’est terriblement vrai, pas de farce médiatique à la Paul is dead et de mystères a découvrir ou de vérités masquéés (pochette d’Abbey road).
Dans les radios du monde entier on entendra les jours suivants les aveux de l’amour éternel de Yoko


Please let me explain
I never mean to cause you sorrow or pain
So let me tell you for again and again
I love you now and foreve
r


1 – 1 = 2

 

 yoko ono,john lennon

 

 

 

 

 

 

 

John Lennon -    woman

 


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Histoire d'une photo Joan et Bob (28 aout 1963)

 

 

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Bob Dylan -the times they are A changin' 

 

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Sur la photo ci dessus Joan Baez et Bob Dylan ont tout les deux 22 ans .

Cette photo fut prise lors d'une journée historique pour les Etats-Unis d'Amérique le 28 aout 1963 a Washington , a savoir la fameuse marche des droits civiques organisée par le syndicaliste noir Philip Randolph qui rassembla 250.000 citoyens américains .Cette journée qui entra dans l'histoire a jamais fut celle du célèbre discours de Martin Luther King ' I have a dream' prononcée sur les marches du Lincoln mémorial .La date qui n 'a pas été choisie au hasard honore les cents ans de l'abolition de l'esclavage par Abraham Lincoln En cette fin du mois d'août 63 Le pasteur a encore quelques années a vivre et J.F.Kennedy quelques semaines a peine , l' heure est encore aux messages d'espoir et de paix mais l'assassinat du président le 22 Novembre de cette même année 1963 va créer un electro- choc et précipiter l'Amérique dans la confusion. A l'heure de cette photo Dylan est encore un 'pied tendre' dans le monde de la musique et même si il a déjà composé quelques chefs 'd'oeuvre qui vont s'imposer comme des standards il n'a pas encore acquis la dimension qui va pourtant devenir la sienne assez rapidement . Son deuxième album ' the Freewheeling' Bob Dylan ' est sorti a la fin du mois de mai et l'onde de choc que va provoquer cet enregistrement ne s'est pas encore tout a fait ressentir.

Joan Baez de son coté est déjà une icône folk propulsée par les ventes (plus d'un million d'exemplaires) de son premier album éponyme "Joan baez"(1960) , un disque de chansons traditionnelles enregistré alors qu'elle n'a que 19 ans. Il se sont déjà rencontrés très rapidement en 1962 au célèbre Gerdes club de New-York mais il se sont a peine parlés tant le fossé de la notoriété est important entre cette artiste qui explose et le jeune génie qui va bientôt éblouir la planète. La véritable rencontre n'aura pas lieu a new York mais a Boston  au club 47 le 21 avril 1963, ce soir la Dylan joue de l'harmonica et accompagne Ramblin ' jack Elliott , Baez qui a chanté a Boston la veille entre dans la salle,l'histoire est en marche

Comme souvent après le concert , les musiciens se retrouvent , ce soir cela se passe chez la propriétaire du club Dylan bien évidemment est présent Joan aussi ,mais Dylan ne semble pas intéréssé par la jeune chanteuse dont le coté sérieux l'impressionne très certainement il en profite plutôt pour essayer de lui proposer une de ses compositions , la chanson 'with god on our side' un portrait caustique de l'Amérique qui semble être écrit sur mesure pour Baez ,elle qui ne s'est pas encore lancée dans ce que l'on va appeler bientôt le 'protest-song' . En découvrant les paroles de cette chanson qui s'inscrit parfaitement dans le contexte de son époque , Baez prend instantanément conscience du talent évident du jeune artiste qui l'aborde fièrement. Dylanlui chante une seconde chanson le sublime ' masters of war' " puis il frappe un coup , un grand coup il lui propose l'exclusivité d'entendre 'The times they are a changin" une composition inédite ,une chanson que personne a ce jour n'a encore entendue. C est un titre que Dylan a choisi pour ouvrir son troisième album a paraître prochainement et dire que la chanson est historique serait un mot bien faible car cette chanson va s'installer pour toujours dans la mémoire collective .

Trois semaines plus tard Dylan doit se rendre au festival de Montereysur la cote Ouest une region ou Dylan est (encore) quasiment inconnu et ou il ne suscite a peine que de la grande curiosité, dans le journal local on le présente comme le james Dean du folk . A l'affiche du festival ce 17 mai 1963 il y a parmi les têtes d'affiches le groupe Peter Paul & Mary une formation qui a permis a Dylan de se faire vraiment connaître quand le trio a repris 'Blowin in the wind' l'une des plus grandes chansons du répertoire dylanien

Quand Dylan monte sur scène il semble ne susciter auprès du public qu'un intérêt limité il chante 'masters of war ' dans une indifférence presque totale alors Joan Baez excédée par le mépris affiché par la foule monte sur la scène a son tour et s'adresse a l'auditoire en prononçant un seul mot "Écoutez ! " . La réaction est immédiate car si le public ne connaît pas Dylan en revanche il connaît parfaitement Joan ; alors le silence se fait et les deux artistes chantent ensemble "with God on our side ' . Ce jour la 20.000 personnes retiendront le nom de Bob Dylan et c'est a Joan Baez que Dylan le devra .

Le lendemain ils passent la journée ensemble et repartent toujours ensemble dans la Jaguar de Joan pour Carmel et c'est pendant ce week end improvisé que Dylan va montrer a Joan les mécanismes de sa musique et de ses textes ,pour Joan Baez ce sera une révélation , elle écrira a sa soeur Mimi ' j'ai découvert un génie!"

L'histoire d'amour est née (elle durera deux ans) et si elle leur appartient nous garderons quant a nous les fruits de cette collaboration artistique entre deux jeunes gens faits pour se rencontrer pour partager et pour échanger . Entre celle que le magazine 'Time' va surnommer 'la vierge Marie ' du folk et Dylan qui va changer la face du monde de la musique moderne une page d'histoire est écrite a tout jamais dans une époque ou l'on croyait encore que les chansons pouvaient changer le monde.

 

19:15 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bob dylan, joan baez

15/12/2007

Volta ( Bjork - 2007)

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Dur de constater la pente glissante sur laquelle la petite islandaise pourtant surdouée dégringole depuis quelques albums . Si  Vespertine (2001)  et 'Medulla' (2004) étaient des albums plus que moyens  que dire de l' immonde bouillon musical incohérent et ennuyeux que nous propose Bjork avec ce "volta" (qui s'affirme déjà comme LA GROSSE déception de cette année 2007)  . sur cet album " calamiteux ou  il n'y rien a  quasiment rien a sauver ,  pas un seul titre qui se dégage (saut peut être " I see who you are "  . C'est encore plus difficile pour tout ceux  qui ,  comme moi ont encensé 'Post "(1995) ou 'Homogenic" (1997) et  la déception est au moins a  la hauteur du talent de la petite fée de Reykjavik  qui s'obstine avec entêtement et  pour notre plus grande désillusion a s'enfermer dans le  style étouffant , plombé et prétentieux de ces dernières années .Bjork est malheureusement a des années lumières de ce qu'elle a été capable d'enregistrer par le passé et son évolution musicale continue de semer le trouble (et la déception) auprès de ses admirateurs .

 Non ! Bjork avec tout le respect que l'on doit a son indéniable talent n'a pas le droit que sortir un album aussi médiocre .Espérons que tous les adolescents qui l'a découvriront  en 2007 auront la présence d'esprit d'aller fureter vers les disques qu'elle a enregistrés dans ses grandes années de créativité musicale sinon ils risquent de ne pas comprendre le statut d'artiste culte acquis au cours de ces vingt dernières années par l'ex chanteuse des sugarcubes qui livre ici (et de loin) le pire album de sa carrière .

bjork   I see who you are


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28/11/2007

Fred Chichin ( R.I.P 1954-2007)



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C'est la sale nouvelle de cette fin Novembre Fred Chichin le legendaire guitariste des Rita Mitsouko est mort d'un cancer foudroyant ce mercredi.

On le savait malade depuis quelques temps  et il avait du laisser Catherine assurer seule les dernieres dates de leur tournée mais la nouvelle fait pourtant  l'effet d'une veritable bombe car le personnage est a l'image de la carriere du groupe formé avec sa compagne depuis pres de 30 ans  c'est a dire totalement hors du commun

Ensemble ils auront apporté un souffle nouveau a la musique française a partir des années 80 .leur second album 'the no-comprendo"  paru en 1986 reste a ce jour encore l'un des disques les plus importants du rock français toutes époques confondues .

Choississant souvent de rester en retrait d'une  Catherine Ringer  beaucoup plus médiatisée ; c'est pourtant lui l'homme de l'ombre ,l'ex punk de paname et compagnon des premiers jours des mythiques Taxi Girl  et Gazoline (avec le disparu Alain Khan) qui va apporter ce son influencé par ses idoles ( T.Rex , The Sparks) grace a son talent et son ecclectisme musical (guitare,basse, claviers ,batterie).

Arborant ce  look unique  entre décadance  et dandysme chic et rétro Fred aura marqué toute une génération par sa classe, sa discrétion et le choix d'une carrire  ou le désir de renouvellement fut de mise et les prises de risques  nombreuses.

La discographie est exceptionelle de la bombe 'Marcia baila ' en 1984 a " the No comprendo "(1986) rappelons les albums 'Marc et Robert " disque qui surprit les fans (duos avec leurs idoles 'the sparks ' sur plusieurs titres de ce disque inclassable et d'un avant garde étonnant) puis 'System D " (1993) " cool frénésie " (2000) et "la femme trombone"  en 2002 .

La force de chaque album du duo  est de ne ressembler a aucun des autres ;  preuve d'un souci permanent de recherche musicale et de renouvellement artistique .

Fred Chichin deja affaibli par une hépatite C qui avait contraint le groupe a un repos forcé durant plusieurs années est donc  décédé d'un cancer foudroyant diagnostiqué a la fin de l'été 2007 , il nous quitte a l'heure ou Les Rita Mitsouko  entamait une tournée de promotion pour leur dernier album 'Variety" sorti en Avril de cette année ,un disque encore une fois étonnant et qui la particularité d'etre exploité  en deux versions ; l'une française , l'autre anglaise

 

Les Rita mitsouko - l'hotel particulier


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Les  Rita Mitsouko  'Mandolino city '


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Les Rita Mitsouko  les histoires d'A (live)


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Les Rita mitsouko  -  C 'est comme ca  (live)


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la  tombe  de  fred Chichin - au  cimetiere  de  Montmartre (Paris)

 

fred chichin,rita mitsouko

 

 
 

30/09/2007

23 avril 1978- Sid Vicious dynamite" my way "



C’est le 23 avril 1978 à l’Olympia de Paris que fût filmé la fameuse scène légendaire de Sid Vicious dans son interprétation de la célèbre chanson My Way que  Sinatra avait popularisée quelques années auparavant et qui assura  toute sa vie au bellâtre Claude François une rente a vie plus que confortable
Cette scène sera incluse dans le film posthume des Sex Pistols : The great rock’n roll swindle et traduit en français : la grande escroquerie du rock'n roll).
Dans la vidéo qui accompagne ce film on  y voit Sid méprisant et le regard allumé  descendre les marches vers la scène en chantant SA version apocalyptique de ce standard sacré devant un parterre de bourgeois d'abord ravis puis rapidement effrayés par la tournure de la chanson puis sortant un revolver de sa poche le Sid dégomme au hasard dans la foule en panique avant de lâcher son flingue et de repartir en coulisses ironique et hautain

La version personnelle de cette chanson fût jugée si puissante et si convaincante que Malcolm mac Laren ,manager -requin des Pistols décida de l’éditer et c'est ainsi que le 45 t sortit en Juin avec le titre ‘ no one is innocent  ‘sur la face B un titre  interprété par Ronald Biggs, le célèbre truand de l’attaque du train postal Glasgow Londres.
Ce sulfureux 45t atteignit le top-10 britannique dès sa sortie.
On retrouve cette interprétation de 'my way '  sur l’album posthume de Sid Vicious Sid sings sorti en 1979 après le décès de ce dernier et regroupant des chansons ( mal ) enregistrées lors de ses dernières apparitions sur scène au mythique Max Kansas’s cityde New – York. Ces enregistrements à la qualité sonore plus que médiocre  ( pour ne pas dire inaudibles) datent de septembre 1978 ;on y retrouve Sid Vicious  accompagné par un groupe local de second ordre les Pure hells.
A lécoute de ce disque il est triste de constater que le seul album officiel du plus célèbres des punks fût commercialisé a la hâte après la tragique et pathétique disparition de celui-ci mais le mépris des maisons de disques envers le 'bad boy ' des ephémères 'Pistols ' n'empechera pas la légende Sid Vicious de se mettre en marche

ecoutez Sid Vicious  : My Way


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02/09/2007

Reconnaisance eternelle pour lou Reed et le routard de l'été 1977

Nos orientations musicales dépendent souvent de l’environnement dans lequel nous baignons dès que l’on est en âge de comprendre tant soit peu la musique. Pour certains ce sont les parents pour d’autres le frère ou la sœur ou le (la) meilleur(e) ami(e)qui seront détonateurs des goûts musicaux futurs.
En ce qui me concerne rien au cours de l’été de mes 16 ans ne laissait envisager
Le choc révélateur dont j’allais être victime cette année là.J’avais découvert les Beatles par la double et très commerciale compilation rouge et bleu regroupant les hits incontournables des 4 de Liverpool, j’avais aussi écouté un peu de hard-rock très tendance en cette fin des seventies (Deep Purple / status Quo / ….) et comme la planète entière j’avais succombé aux chansons des Eagles et de Simon & Garfunkel.
Je travaillais donc au cours de cet été (6 jours sur 7  et 12 heures par jour, le tout sans salaire ou presque) dans le cadre du stage d’été professionnel de mon école hôtelière. Les jours passaient et  je m’interrogeait sur l’abolition de l’esclavage sur mineurs dans les pays civilisés.(Lol)
Mon exploiteur ; Pardon ! Mon employeur embaucha pour quelques jours un routard pour faire la ‘plonge et il  m’informa  aussi que je devrais partager avec lui la chambre qu’il m’allouait .Après avoir fait connaissance le routard sortit de son sac a dos une cassette au boîtier démantibulé et me demanda si je possédais un lecteur, lui répondant par l’affirmative il enclencha le bouton Play et les premières notes de Rock’n roll animal résonnèrent. Ce fut une vraie révélation les 5 titres de cet album firent sur moi l’effet d’un électrochoc. Aujourd’hui encore je me souviens de l’intro énorme, monumentale annonçant Sweet jane puis Heroin dont mon anglais balbutiant parvenait toutefois a comprendre le sens de la chanson déjà la première face se terminait et la seconde démarrait tout aussi fort avec White light White heat suivis bientôt de Lady day et de rock’n roll.
J’eu l’incroyable impression que tout ce que mes oreilles avaient entendues avant n’existait plus balayé par le rouleau compresseur de ce live époustouflant.
Ma vie musicale s’en trouva changée , Lou Reed venait d'entrer dans ma vie et rapidement je découvris les albums ' studio '  Transformer puis Berlin puis naturellement le Velvet Underground (4 titres sur 5 sur Rock’n roll animal) puis le rock de New York et celui  Detroit.J'écoutais tout des Talking Headsa Television en passant par les  New.York .Dolls , Modern LoversPatti Smith  les fabuleux Mc 5 et inévitablement les  Stooges ….)
Logiquement je m’intéressait ensuite au continent anglais et m’enrichi des PistolsClashStranglers –et autres Buzzcocks et les années passèrent berçées par  la New –Wave , la Cold –wave , l’arrivée du Rock français ;puis le Bristol –sound et le Grunge, mais je sais aujourd’hui que ce fut cet été là que pour moi tout démarra véritablement .
Bien sûr d’autres révélations musicales me terrassèrent par la suite (Dylan – les Stones –le premier album du Velvet undergroundles Smiths _Le premier Stooges -BashungNick Drake , New Order – Gainsbourg, Bjork,.) j’ai maintenant 40 ans passées et la musique est toujours une occupation essentielle de ma vie ; comme un élixir de jeunesse Rock’n roll animal me procure toujours des frissons et le CD parmi des centaines d’autres occupe une place privilégiée sur mes étagères
A toi le routard co-locataire de ces quelques journées magiques je dédie ces lignes que tu ne lira sans doute jamais , tu dois approcher de la cinquantaine ,je suis certain que tu as racheté Rock n roll animal en compact-disc et que tout comme moi chaque écoute te bouleverse comme ce jour de 1977 ou dans une minuscule chambre d’hôtel de la campagne avignonnaise tu alluma ce feu qui brûle encore aujourd'huaprès toute ces années  

Lou Reed-  'lady day  ' 

 
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chronique perso de 'rock'n roll animal sur Jimboland

http://jimboland.hautetfort.com/archive/2005/10/13/lou-re...

 

 

 
 

01:45 Publié dans Culture, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lou reed

19/07/2007

100 th Window - Massive Attack (2003)

massive attack,100 th window

 

Pas évident lorsque on est devenu un groupe emblématique de ces quinze dernières années de rester au sommet . alors même si Massive attack ( ou ce qu'il en reste a savoir robert Del naja désormais seul maître a bord) reste un groupe incontournable il faut bien admettre que 100 th window est nettement le plus faible des albums du groupe .

la présence de Sinéad o' connor sur trois titres dont l'aérien "special cases" apporte un sentiment de legereté (on est loin du climat obscur et sombre de mezzanine) on reste toutefois un peu sur sa faim a l'écoute de ce disque souvent monotone

.Heureusement en toute fin d'album Massive attack nous sort un titre ahurissant qui mettra tout le monde d'accord "anti star"phénoménal morceau qui clôture l'album et qui nous rappelle par moments ' a tribe called quest ' C'est indiscutablement le chef d'oeuvre du disque et rien que pour ce titre absolument  monstrueux on pardonnera l'apathie de l'ensemble de ce "100 th  Window.

 

18/07/2007

14 juillet 2007 - Champ de Mars- Paris - Polnareff bis !

20581c8c01a376f4c18fafd4cddf5004.jpgPolnareff est décidément incroyable et....infatigable . Ce qui ne devait être qu'un come -back (forcémént exceptionnel) st devenu depuis Mars 2007 un véritable raz de marée médiatique , dates supplémentaires dans un palais omnisports de  Bercy archi comble a chaque fois , tournée française triomphale et pour finir une apothéose au Champ de Mars ce 14 juillet pour un show devant 600.000 personnes . Même le soleil qui boudait la capitale depuis des semaines était au rendez vous pour voir l'immense artiste nous offrir 14 chansons pour un 14 juillet mémorable .Michel Polnareff nous a donc offert une fois encore 'la poupée qui fait non - un 'lettre a france ' chargé d'émotion  un 'Good bye Marilou 'sublime ; un  'y'a qu'un ch'veu furieux  qui a dut faire trembler notre  vieille tour Eiffel et comme a  Bercy ( j' y etais le 7 mars ) un final éblouissant avec  'on ira tous au paradis ' repris en coeur par une foule comblée . Entré en scène enveloppé dans un drapeau bleu blanc rouge le chanteur nous a rappelé combien il aimait la france .Cas  a peu près unique dans l'histoire de la chanson française Michel Polnareff jouit d'une cote d'amour aupres du public sans précédent .La Polnareff -mania  a envahi le pays  et l'artiste fort d'un répertoire d'une qualité exceptionnelle a  pu encore une fois verifier combien nous l'aimions et combien nous aimions ses magnifiques chansons .

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17/07/2007

1964 - ( Miossec 2004)

 

si ‘Brûle’ avait été pour Miossec l'album de transition après ‘ Baiser’ et ‘A prendre’ disques pourtant forts intéressants mais plutôt boudés par Miossec ,  1964 (l'année de naissance du breton) s'impose comme le disque de la maturité voire même  d'une certaine sérénité.Bien évidemment Miossec continue de décortiquer les thèmes qui lui sont chers a savoir  : le  couple (essayons) ,  l'amour  (ta chair ; ma chère) les amitiés viriles ( les gueules cassées) ,les relations hommes femmes (le superbe ' pentecôte ' et le magnifique  'je m'en vais ') mais il semble également ici faire le point sur lui- même (en quarantaine/ rester en vie). La grande force de ce cinquième album est dans la sincérité et dans l'intensité qui se dégage a son écoute , de plus les textes de la plupart des chansons sont magnifiques  exception faite de  'Rose ' un peu en dessous du reste de l'album avec 2 mentions spéciales pour Brest (écrite a l'intention d'une certaine presse bretonne lui ayant souvent reproché son départ ) et 'Désolé pour la poussière ' magnifique chanson inspirée sur et les remords et les regrets. le premier single tiré de ce grand disque sera ' Je m'en vais ' que Miossec va généreusement partager avec Cali en interprétant en duo ce titre sur la plupart de sa tournée  a tel point que la chanson semble désormais appartenir aux deux artistes .Cette très belle chanson qui ouvre l’album reprend l'intégralité  du monologue de la lettre d'adieu écrite par  Anna Galiena qui se suicide par amour dans le film de patrice Leconte 'Le mari de la coiffeuse' 1964 n’est pas simplement  pour Miossec le disque de la maturité , il est aussi celui d'une véritable consécration car la tournée qui suivra la sortie de l’album  sera triomphale pour le breton qui va enchaîner (avec plus ou moins de réussites) un nombre impressionnant de concerts . Désormais débarrassé de certains fantômes Miossec nous aura livré avec 1964 un album abouti ,plus sage  et conventionnel certes , mais totalement réussi

 

 Miossec   "Ta chair ; ma chère

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02:55 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : miossec;1964

10/07/2007

Friendly fire (Sean Lennon -2006)

friendly fire,sean lennon

 

 

 

 

 

 

 

Oubliez le nom de famille , faites abstraction de l"heritage du  pere (meme si c'est parfois   difficile notamment quand on entend certaines intonations de la voix de Sean)et concentrons nous plutôt sur la qualité evidente et la grace de ce disque sans doute  l'un des plus etonnants de l'année 2006 .

Dix  titres de pop  aérienne et legère pour ce Friendly Fire qui contient un chef d'oeuvre absolu "Parachute"  et une succesion de melodies  admirables ('spectacle -Headlights - Would I be the one  )  Un disque qui sans nous faire hurler au génie nous transporte assez haut .

Friendly fire est bien davantage qu'une curiosité c'est  une bonne , une excellente surprise.

Un dernier détail la pochette est vraiment hideuse

 

Sean Lennon  -  parachute


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The queen is dead (the Smiths -1986)

the smiths,the queen is dead

Apres réflexion je me dis qu'au final c'est peut-être celui ci   l'album le plus fascinant  de ces trentes dernieres  années

 Pourtant  lorsque paraît 'The queen is dead ' en 1986, le quatuor de Manchester a déjà un vrai statut de groupe culte ils sont devenus les représentants ultimes des laissés-pour-compte de la triste période Tatcher,et  Morissey et sa bande incarnent plus que tout autre groupe l'incarnation du désenchantement, du dégoût de soi et de la dégringolade des valeurs morales du Royaume-Uni.


Toute une partie de la jeunesse se reconnaîtra dans la musique et les textes chargés d'une profonde mélancolie  et où l'on sent gronder la révolte.

Sans pour autant devenir un groupe commercial, The Smiths va s'auréoler d'un culte sans précédent au sein de cette jeunesse sans repères.
The queen is dead contient au moins trois monuments (« there is a light that never goes out », « cemetry gates » et « bigmouth strikes again ») et il restera leur chef d'œuvre absolu.

Cet album indispensable et légendaire va devenir la pierre angulaire de la pop anglaise et le mètre étalon sur lequel tout les groupes à venir mesureront leur créativité et leur talent

 

The Smiths -  some  girls are bigger than others

 


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10/06/2007

L'homme a tête de chou ( Serge Gainsbourg -1975)

 

l'homme a tête de chou,serge gainsbourg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes en 1976 et deja cinq ans se sont ecoulés depuis la sortie du chef d'oeuvre L'Histoire De Melody Nelson.
Entre temps, Serge a sorti deux albms complètement a contre-courant et essuyé deux bides consécutifs: Vu De L'Exterieur (73) et Rock Around The Bunker (75) n'ont pas rencontrés d'échos tant auprès du public qu'auprès des critiques qui passent totalement a côté du phénomène Gainsbourg à cette époque-là.


C'est donc dans une grande confidentialité que sort ce nouveau concept-album baptisé L'Homme A Tête De Chou; les aventures d'un quadragénaire qui tombe amoureux d'une shampouineuse délurée. Apres Melody quelques années plus tôt, voici Marilou qui fait tourner en bourrique un pauvre bougre et les douze chansons de cet album nous racontent sa lente descente aux enfers.

"Je suis l'homme à tête de chou
 moitié légume et moitié mec
 pour les beaux yeux de Marilou
 je suis aller porter au clou
 ma Remington et puis mon break"

Dès l'ouverture de ce disque, le ton est donné autour de la lente la spirale de l'amour fou et aveugle qui  conduira  cet '  homme a tête de chou ' jusqu'au meurtre.


Véritable œuvre artistique totalement maitrisée et aboutie (réécoutez "Variations Sur Marilou"), L'Homme A Tête De Chou sera (encore) un échec commercial et il lui faudra attendre encore de nombreuses années avant d'etre redécouverte par un public et une jeunesse qui va alors se choisir Gainsbourg comme nouvel héros moderne .


Entre temps, Serge, toujours a l'avant-garde, est passé a autre chose: il enregistre Aux Armes et Cætera (qui sera son premier disque d'or), et fait decouvrir le reggae a une France scandalisée et médusée.
Largement réhabilité depuis, encensé et régulièrement cité parmi les oeuvres les plus influentes de notre patrimoine musical, L'Homme A Tête De Chou est sans doute l'un des disques les plus novateurs de la chanson francaise

 

Serge Gainsbourg - Premiers symptômes


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05/06/2007

Come on feel the illinoise ( Sufjan Stevens- 2005)

                                         Attention chef d'oeuvre!

                                         

 Dans la floppée quotidienne des nouveaux artistes ,des nouveaux albums on guette sans cesse l'émergence de celui ou celle qui saura de par son talent,son originalité , son opportunité proposer LE disque qui va se détacher de la masse des productions musicales. On attend le disque qui va faire l'unanimité , celui devant qui personne ne peut faire la fine bouche  et il faut avouer (et c'est tant mieux !) que ca n'arrive pas souvent. Le dernier exemple qui me vient a l'esprit est Grace du regrétté Jeff Buckley qui avait enchanté la planète a la sortie de son premier album devenu depuis  une référence incontournable .

Nous n'avons pas affaire avec 'come on feel the illinoise' a un premier album mais plutot a la suite d'une expérience musicale annoncée ,un projet délirant et complétement fou  puisque ce disque  est le second d'une série de 50 albums que Sufjan Stevens va consacrer aux Etats-Unis d'Amerique (1 disque par état vous l'aurez sans doute compris) .Apres Michigan déjà prometteur voici donc 'come on feel the illinoise ' et le moins qu'on puisse dire c'est que c'est  une pure merveille

.22 titres (avec les instrumentaux ) et dès les premières secondes de Concerning the UFO Sighting near Highland, Illinoison est totalement sous le charme de la voix et de la mélodie puis tout s'enchaine comme dans un rêve The black hawk war or, How to Demolish an Entire Civilization and Still Feel Good About Yourself in the Morning, or, We Apologize for the Inconvenient but You’re Going to Have to Leave Now, or, "I have fought the Big Knives and will continue to fight them until they are off our lands!" (oui c'est bien le titre) -John Wayne Gacy, Jr.(plage 4) -Jacksonville(plage5)-Chicago (plage9)-Casimir pulaski day (plage 10) The Man of Metropolis Steals Our Hearts(plage 12) tout n'est que féerie et enchantement . Le disque pourrait bien s'arrêter et on s'en contenterait aisément mais nous n'en sommes qu'a la moitié et même si la seconde partie est un peu en deça on y croise encore quelques chansons pour nous faire frissonner The Predatory Wasp of the Palisades Is Out to Get Us!(plage 15)ou encore They Are Night Zombies!! They Are Neighbors!! They Have Come Back from the Dead!! Ahhhh!(plage 16) et tout s'écoule limpide jusque Out of Egypt, into the Great Laugh of Mankind, and I shake the dirt from my sandals as I run magnifique instrumental qui clotûre ce disque bouleversant.

Que Sufjan Stevens soit pétri de talent l'écoute de ce disque ne pourra que vous le prouver mais le plus étonnant c'est de constater la maitrise dans l'élaboration de ce disque ,cette curieuse impression que tout est a sa place alors que l'on sait que come on feel the illinoise est un disque de bric et de broc ,un disque bricolé par un artiste totalement génial hors des modes et hors du temps . Certains disques (Astral weeks - Five leaves left - Chelsea girls - Rock bottom ...) semblent arrêter le temps quand on les écoutent Come on feel the illinoise fait indiscutablement partie de ces rares disques là .Evidemment les références vont bon train , de Nick Drake a Robert Wyatt en passant par Van Morrison ou Van Dyke Park et c'est vrai qu'il y a un peu de tout cela chez ce surdoué mais pas seulement fort heureusement car on sent a l'écoute de ce disque  une véritable personnalité ,une conception dans l'élaboration de la musique complétement a part .Les internautes et autres bloggeurs passionnés ont , bien avant les magazines musicaux de références encensé ce disque que l'on retrouvera aux premières places dans tout les inévitables classements de fin d'année 2005 mais pas besoin des conseils d'un quelconque magazine pour ressentir l'émotion qui se dégage a l'ecoute de ce joyau , cette harmonie , cette impression de paix mélancolique et de lumière qui auréolent ce disque incontournable et essentiel.

Alors , Achetez ,offrez , faites écoutez, partagez ! ce disque magnifique  avec ceux que vous aimez et pourquoi pas aussi avec ceux que vous n'aimez pas.

 

Sufjan Stevens  -   casimir  Pulaski  days


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