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24/12/2006

discographie Nineties

Attaquons nous a présent aux années 90 ! Massive attack :blue lines (1991)

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c'est un album qui va complètement révolutionner la façon de concevoir la musique et  d'utiliser les sons au début des années 90.

Le collectif Wild Brunch (Daddy G - Mushroom - 3D) venu tout droit des brumes de Bristol va créer ce qu'on appellera très vite le Bristol-sound; mélange de rythmes chaloupés et langoureux, fusion mélancolique de soul, rap, dub reggae et hip-hop; porté par des lignes de basses puissantes et entrecoupé de scratches furieux.Nous sommes en 1991 et Massive Attack va jeter à la face du monde cet album historique.
Les 3 concepteurs du groupe, que l'on appellera d'abord Massive le mot Attack étant sacrifié pour cause d'événements internationaux (la guerre du Golfe), vont s'entourer des voix de Neneh Cherry, Sarah Nelson, Horace Andy; légende jamaïcaine du reggae et un certain Tricky  kid qui décidera plus tard de faire la carrière solo que l'on connaît et supprimera par là même le "kid" de son nom de scène pour devenir l'inquiétant et parano Tricky.
Fantastiquement produit par Nelle Hooper  véritable sorcier des sons   Blue lines est un monolithe ,une citadelle de groove ,un incroyable monument d'osmose  entre voix et musique
Porté par 9 titres fantastiques aux orchestrations envoûtantes ("Unfinished Sympathy, "Daydreaming", "Safe From Arm", "Hymn Of The Big Wheels "), l'album est un pur joyau qui va marquer son époque et faire de Massive Attack un groupe essentiel et de cet album le disque fondateur du mouvement trip -hop
La critique d'ailleurs ne se trompera et saluera de manière unanime Blue Lines comme un véritable chef-d'oeuvre

 Oasis : Definetely maybe (1993)  

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1993 Manchester encore ! la ville s'est endormie mais résonne encore des échos de l'acid-house  ,l'Hacienda a fermé ses portes  exit les folles nuits de la période ecstasy ,les frères Gallagher  vont faire table rase des années 'baggy' et Oasis va remettre les pendules a l'heure du rock'n roll. Subitement tout le rock anglais qui se cherchait un groupe étendard va porter Oasis  vers les sommets et faire de Definetely maybe le disque symbole du renouveau du rock britannique car ce disque va véritablement ébranler le royaume -uni d'abord avant de conquérir le reste du monde.Liam et Noel les deux frères ennemis du groupe vont se poser  en héros , en sauveur  ou fossoyeur c'est selon  ,d'un rock anglais  a la fois héritier des Beatles , Stones et Who  mais également également du Glam (T.Rex-Slade) et du  punk (Pistols).La voix traînante et l'attitude détachée  de liam  associé aux murs de guitares dréssées par Noel vont permettre a Oasisde se tailler une solide et sulfureuse réputation de scène.Forts de hits très accrocheurs ,(Shakermaker - live forever - supersonic - rock'n roll star )  véritables hymnes pour toute  une jeunesse conquise par le groupe. L'album va devenir la plus grosse vente de tout les temps pour un premier disque ( battu depuis par le premier album des Artic monkeys) et installer Oasis . La suite sera moins sereine puisqu'après un second album (l'excellent what's the story morning glory!)sorti tres tôt (trop tôt) après le premier  les conflits internes ; les scandales en tout genre  vont empêcher le groupe de rester dans une continuité qui leur aurait sans doute permis d'acquérir un statut de la dimension de U2 Ou Radiohead ;les frères Gallagher vont perdre ce feu sacré qui les animait  et qui  le temps de ce Definitely maybe  totalement indispensable  leur aura permit d'être  le plus grand groupe de rock du monde . 

 

 R.E.M: automatic for the people (1992)

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Lorsque R.E.M sort ce disque en 1992 le groupe est sur un nuage ; il vient l’année précédente d’exploser grâce a un disque qui a conquis la planète (out of time) album  porté par deux tubes en or massif ‘shinny happy people – et surtout  Losing my religion  et qui a permis a R.E.Mde sortir du créneau de ‘ groupe intello des campus américains’. R.E.M pour Rapid eye movement  mais je ne connais personne qui l’ai ai jamais appelé ainsi  sont donc en 1992 le grand  Groupe planétaire.

le groupe d’Athens(Georgie)  aurait pu livrer un disque dans la lignée d’out of time  mais Michael Stipe et sa bande  ont préférés prendre des chemins de traverse avec ce Automatic for the people qui va les faire entrer définitivement dans la cour des groupes incontournable.

La tendance générale de ce disque va être  la mélancolie illustrée par des titres somptueux  comme  Everybody hurts a Nightswimming  ou Drive (tous relayés par des vidéos clips de qualité)  man on the Moon et the sidewinder sleeps tonite  seront quant a elle  les  chansons gaies de cet album  dont la pochette sobre et austère cache des trésors.Jamais morose  ni cafardeux Automatic for the people  est le disque d’un groupe au sommet de son art  avec a sa tête Michael Stipe leader  charismatique dont la voix habitée fait merveille sur la plupart des 12 titres Ce disque que l’on va retrouver sur la plupart des play-lists  et dans tous les classements va être encensé par les critiques ,le public prendra du temps pour en faire l’un de ses albums favoris ,il jouit aujourd’hui d’une réputation de chef d’ouvre qui n’est absolument pas usurpée.

 

Prince : Sign O the times (1987)  

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On aura tout dit, tout écrit sur Roger Nelson Alias Prince , une chose ne peut être remise en question il est certainement l'un des artistes "blacks" les plus doués de toute l'histoire de la musique (avec ,entre autres John Coltrane ,Miles Davis , Stevie Wonder , James Brown ou encore  Ray Charles ,Michael  Jackson étant quant a lui définitivement hors concours pour les raIsons que l’on connaît).Ce n’est pas un hasard si j’ai cité ces noms d’artistes « blacks » car le génie de Minneapolis  c’est qu’il est un savant mélange de tous ces artistes d'exception . Lorsqu’il sort Sign O the Times Prince  n’a pas 30 ans et  jouit  déjà d’une réputation  et d’une popularité artistique quasi-universelle, ses derniers albums (purple rain - parade ) sont  ahurissants de modernité et regorgent de titres d’anthologie) il n’a plus rien a prouver de ses qualités exceptionnelles de musicien et  d’arrangeur,ses concerts sont parmi les  plus  réputés  Prince du haut de ses  1 mètre …et quelque  surclasse tout le monde et tutoie les anges.Il  ne lui manque que LE Disque définitif,celui qu’on retrouvera dans tous les classements, les play-lists celui qui résumera a lui seul la carrière fantastique ce son auteur. Ce sera chose faite avec Sign O the timesdouble  album  monumental fusion torride entre funk , blues , pop et jazz et teinté de hip-hop, disque ultime d’un  surdoué qui peut tout faire du single ‘Sign O the times ‘ a ‘the balad of Dorothy Parker ‘(en hommage a Joni mitchell)  en passant par U got the look  , if I was your  girl friend , the cross , que des chefs d’œuvre ,continuité de titres exceptionnels ,pas moins de 15 plages de rêve sur ce disque d’anthologie.Pour nous avoir laissé en héritage musical ce disque colossal et indispensable on pardonnera tout a  Prince, les bandes originales de films  approximatives  (‘ graffiti bridge’  ‘Batman ’ (;les jeux de pistes identitaires entre Love symbol ’ ‘ the artist  ‘ qui auront ces dernières années éloigné Prince de son public.  

 

 Public Enemy : Fear of black planet (1990)

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Je ne suis pas un spécialiste du rap loin s'en faut ,sans doute si j'affichait quelques années de moins a mon compteur me serais-je davantage impliqué et reconnu dans un genre musical dont l'energie  la violence  et le non -respect des codes me  rappelle  la grande révolution  'punk' des années 77-78. Forçe est de constater que depuis l'explosion de groupes du calibre de public Enemy ou  N.W.A les  choses ont quelque peu changées le rap s'est considérablement démocratisé  et s'est laissé enfermer dans une caricature et des clichés qui nuisent beaucoup a sa crédibilité. En 1990  ,pourtant  avec ce disque historique Public Enemyallait poser les fondations sur lesquelles les rappeurs américains allaient pendant de nombreuses années batir une oeuvre  qui allait permettre au mouvement rap de trouver sa  place dans le paysage musical. Evidemment il faut se rendre a l'évidence la bande de fous furieux (Chuck .D - Flavor Flav  - professor Griff et terminator X )  qui composent ce groupe n'est pas exempte de tout reproches (homophobie ,langage ordurier , machisme éxacerbé) mais il est incontestable que ce Fear of black planet est atomique et incendiaire et que si vous ne  deviez écouter qu'un seul disque de rap dans votre vie ca ne peut être que celui là . S'appuyant sur des textes dénonciateurs et revendiquateurs  Public Enemy élève titre après titres  une forteresse rap   911 is a joke - fight the power - welcome to the terrordrome ou l'hallucinant burn hollywood burn  (titre sur lequel on retrouvera Big Daddy kane et Ice cube )pour ne citer  qu'eux sont de véritables  brûlots , des bombes sonores , des manifestes de rage et de colère et dans  une  période  ou le rap californien adoucit sa musique et son image  pour   vers le gansta- rap les New yorkais de Public Enemy  déclarent ouvertement la guerre nt la guerre et revendiquent le désordre et le chaos.Comme l'avaient fait quelques années auparavant les' Blacks panthers ' Public Enemy  prêche la revolte du peuple noir  les textes ne ménagent pas le peuple blanc , Public Enemy  appuie la ou ca fait mal , appellant a l'insurrection et au réveil des consciences politiques de la colmmunauté  noir -americaine , rarement titre d'album n'aura aussi bien porté son nom ,rarement une telle polémique s'engagera autour d'un groupe de musique c'est également cette puisssance dévastatrice , cette forçe  qui font de Public Enemy le plus important des groupes de rap de l'histoire. Si leur second album paru en 1988 it takes a nation of millions to hold us back' se posait en éclaireur de la déferlante rap fear of black planet quant a lui  pose des mines et balance des grenades explosives. Beaucoup seront surpris et ne comprendront pas de voir Public Enemy dans cette  sélection , a ceux la j'aurai envie de répondre que le but artistique  hormis  la reconnaissance du public est de réussir a synthétiser   son époque , a l'évidence  Public ennemy y parvient indiscutablement, faire danser les gens  ou  composer de belles mélodies , c'est bien les faire réfléchir c'est pas mal non plus.  

 

  The Pixies : Doolitle (1989)

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Les Pixies auront réussis l’exploit  d’être à la fois un groupe référence adulé par les critiques et emblématique d’une certaine conception ‘underground’ de la musique rock et un groupe populaire capable de pondre  sur le même album des titres du calibre de ‘Debaser’ rouleau compresseur qui ouvre ‘Doolitle ‘,  crackity Jones ‘véritable   O.V.N.I  musical mais aussi Monkey’s gone to heaven  tube planétaire au même titre que where’s my mind ? Paru  un an auparavant sur Surfer rosa. Ou Wave of mutilation  ou here comes your man  merveilles absolues.Ce disque va achever de  bâtir la légende du groupe emmené tambour battant par l’un des leader les plus authentiques de la scène rock Franck Black. Les autres membres de ce groupe essentiel ne sont pas en reste  Joey Santiago s’affirmant  comme un guitariste de tout premier ordre et Kim Deal  comme  une  bassiste  rivalisant avec les meilleurs. Signés par le mythique label 4AD  (Dead can Dance - Cocteau Twins.) Doolitle  sera l’une des plus grosses ventes du célèbre  label anglais et devient instantanément un disque –culte. La suite de la carrière du groupe sera plus chaotique et on peut considérer que cet album sera le sommet de leur carrière musicale, mais nom de Dieu …..quel sommet ?

 

 

 

The Happy Mondays  :Pills thrills and bellyaches (1990)

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Il suffira de citer les noms de Joy Division ( et de new Order ), des Stones Roses,  ou encore d’Oasis pour mesurer la place importante occupée par Manchester sur la carte géographique de la musique européenne  Les Happy Mondays  eux aussi viennent de cette triste  ville portuaire  qui semble puer l’ennui, c’est  pourtant de Manchester qu’on surnommera Mad- chestertant les nuits y étaient allumées) que viendra le phénomène musical qu’on nommera l’Acid-house et dont les Happy Mondays emmenés par Shaun Ryder leur leader vont être (avec les Stones Roses) les plus brillants représentants. Leur album Pills ,thrills and bellyaches (littéralement drogues  ,fêtes et maux d’estomacs) arrive pile dans une période ou une nouvelle drogue l’ecstasy s’est répandu chez toute une génération sous l’impulsion de cette drogue nouvelle  repeupler les pistes de danse désertés depuis la période disco et faire d’une boite de nuit l’Hacienda la Mecque de l’Acid-house . Pour cette jeunesse qui ne veut que danser sans se soucier du lendemain la bande de Shaun Ryder incarne le groupe ultime symbole de  liberté et de décadence  alors bien sûr c’est un disque qui sent la dope a plein nez   mais c’est certainement l’état second engendré par les prises d’acide qui donne aux Mondays l’inspiration et le rythme irrésistible de cet album furieusement dansant .Troisième album  des Mondays  Pills , thrills & bellyaches sera aussi le chant du cygne d’un groupe qui a l’image  du mode de vie caractéristique de la génération ecsta  va s’essouffler lentement  avant de disparaître peu a peu. Produit par l’un des plus grands remixeurs du royaume Uni Paul Oakenfoldle disque présenté sous une belle pochette colorée reproduisant des papiers de bonbons va se classer directement N°1 dès sa sortie. Il contient des hits du calibre de ‘kinky Afro ‘ ou encore de ‘ step on ‘ véritables machines a danser. Pills ,thrills and bellyaches va se révéler un énorme succès  et va devenir le témoignage musical et culturel d’une époque certes éphémère mais néanmoins incontournable 

 

  Portishead : Dummy (1994)

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Portishead est le nom d'une station balnéaire situé a une dizaine de kilomètres de Bristol, c’est des brumes bristoliennes qu'est apparu le triphop révélé a la face du monde par Massive Attack au début des années 90 geoff Barlow la tête pensante de Portishead a longtemps traîné du côté des studios de Bristol on raconte volontiers qu'il ait assisté aux sessions d'enregistrements de Blue Lines le légendaire premier  album de Massive  fer de lance du mouvement trip-hop . Quoiqu'il en soit Barlow a trouvé sa muse en la personne de Beth Gibbons une fille des campagnes qui possède une voix inouïe .Le duo porté par la vague du phénomène trip -hop  livrer 'Dummy ' un premier album somptueux  plein de  de mystère  et totalement envôutant.S'inspirant d'ambiances a la Ennio Morricone  teintée de scratches, et de samples  le travail réalisé en studio sur ce disque conjugué a la voix glaciale  de Beth Gibbons offre un résultat incroyable .c'est un  album au climat glacé et spectral   qui va pourtant  séduire hors des contrées hip-hop ou trip-hop toute une catégorie d'auditeurs qui vont faire des titres de Dummy leur bande son musicale ;Glory box notamment sera (jusqu'a l’écoeurement) programmé partout tant sur les radios que dans les bars branchés qu'au supermarché.Sur ce disque d'une beauté presque clinique les titres s'enchainent avec une incroyable harmonie et outre le  colossal succès rencontré par Glory box  d'autres titres comme 'numb ' 'wandering star ' ou 'sour times  vont connaître un succès considérable. Sorti a la même période que Protection le second album de Massive Attack  Dummy va par son approche plus facile que ceux de ses concurrents trip -hop  ( Massive Attack ou  Tricky  trouver un  public bien plus large et Portishead va  réaliser un véritable hold-up musical .La  grande  popularité de Dummy ne doit toutefois faire oublier l'absolu beauté de ce disque somptueux et épuré qui n'a depuis toujours pas pris la moindre ride.  

  The Smiths : the queen is dead (1986)

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J'ai longtemps hésité non pas sur le fait de faire figurer  ou pas The Queen is dead dans ma sélection  mais plutôt  sur le choix de la décennie a laquelle ce disque est rattachée .Est-ce un disque des eghties  ou des nineties ? voila le dilemne .J'ai donc opté pour la seconde option  qui me semble plus approprié The queen is dead aurait pu figurer tout aussi bien dans l'une que dans l'autre de ces sélections tant  ce disque est important  et tant il occupe une place  importante dans l'histoire de la musique car en y réfléchissant bien c'est  peut être celui-la L'ALBUM le plus fascinant de ces vingt dernières années. Lorsqu'il paraît en 1986, le quatuor de Manchester a déjà un statut de groupe culte The Smiths  sont  les représentants ultimes des laissés-pour-compte de la triste période Thatcher, Morissey et sa bande incarnent plus que tout autre groupe l'incarnation du désenchantement, du dégoût de soi et de la dégringolade des valeurs morales du Royaume-Uni.
Toute une partie de la jeunesse se reconnaîtra dans la musique et les textes emplis d'une profonde mélancolie où l'on sent gronder la révolte. Sans pour autant devenir un groupe commercial, The Smiths va s'auréoler d'un culte sans précédent au sein de cette jeunesse sans repères.The queen is dead contient au moins trois monuments (« there is a light that never goes out », « cemetry gates » et « bigmouth strikes again ») et restera leur chef d'œuvre absolu.Cet album indispensable et légendaire va devenir la pierre angulaire de la pop anglaise et le mètre étalon sur lequel tout les groupes à venir mesureront bientôt leur créativité et leur talent

 

The Stones Roses : the stone roses (1989)

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 Ils ne sont pas légion les groupes a avoir pu offrir a la planète un premier album de tel niveau
Outre le fait de placer (avant les frères Gallagher) Manchester sur la carte musicale  mondiale du Pop les Stone Roses s'affirment comme l'un des groupes les plus novateurs de la fin des années 80 ouvrant la voie a tout un courant indie -dance aussi passionnant qu' éphémère ce premier album s'impose (a égalité avec pills thrills & bellyaches des happys mondays) comme l'étendard de ce mouvement qui réconciliera pop-rock et pistes de danses
produit et arrangé de fort belle manière ce premier album éponyme est une véritable machine a danser a l'image des deux titres historiques que sont I'm the ressurection et I Wanna be adored .
Tout ici est énorme ! les arrangements, l’utilisation des instruments, les nappes sonores psychédéliques et envoutantes.
Le climat totalement cosmique qui se révèle a l'ecoute de cet album en fait assurément l'un des Disques les plus incontournables de ces 20 dernières années
têtes pensantes et géniales des Stones Roses Ian brown et John Squire ne sauront pas profiter succès inespéré de ce premier album encensé a la fois par les critiques et le public.
leur égo surdimensionné les fera rapidement déraper , tout comme d'autres groupes pointilleux et perfectionnistes comme talk talk ou my bloody valentine ils passeront des années a digérer ce disque énorme qui va au bout du compte les dévorer

 

  Nirvana :  Nevermind (1991)  

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C'est un album universel le Sgt. Pepper's ou le Nevermind The Bollocks des années 90.
C'est aussi, n'en déplaise aux puristes, l'album emblématique du mouvement grunge. Utilisant parfaitement le support vidéo clip (MTV en tête), la vague nirvanienne va déferler sur toute la planète, et Kurt Cobain, à l'image d'un Lennon, d'un Hendrix, d'un Sid Vicious ou d'un Marley, va devenir l'icône de toute une génération garçon et filles confondus.
Nevermind contient les chansons ("Come As You Are, "Lithium" et surtout "Smells Like Teen Spirit" hymne grunge définitif) qui vont faire du petit groupe de Seattle un phénomène de société a tel point que, Cobain lui-même déjà très affecté et très perturbé psychologiquement, va déraper totalement et s'enfoncer davantage encore dans la terrible spirale narcotique qui aura sa peau

 

  Beck : Mellow gold (1994)

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Beck , Qui est donc ce vilain petit canard qui vient s’inviter dans la cour des grands , Qui est donc ce  drôle de type  avec  sa dégaine d’adolescent  effarouché  ,  malingre , timide presque transparent.? Beck Hansen de son vrai nom va pourtant  frapper fort , très fort  avec Mellow gold un disque O.V.N.I porté par un hit monumental ‘loser’ et son refrain désormais célèbre ‘I’ m a loser baby , Why  don’t you kill me ? .Inclassable , hors des modes  Beck ,sorte de  Géo Trouvetoude la musique moderne bidouille ,  invente , mélange  les sons et les instruments ,son disque n’est rien d’autre qu’un gigantesque shaker  ,un chantier ou se télescopent le Blues , le rap , le hip-hop ,la funk , l’électro  , la pop , le disco. Dans ce Mellow gold ou rien en semble être contrôlé tout  curieusement parait pourtant  être a sa place   il y  a vraiment du génie chez cet artiste atypique, certes tout les titres ne sont pas de la trempe du fulgurant single mais  il y a sans cesse de quoi s’étonner, de quoi s’enthousiasmer .Le résultat ne ressemble a rien de connu et c’est parce qu’il existe des explorateurs sonores, des défricheurs  de la trempe et du culot de Beck  que la musique peut sans cesse évoluer. Ici dans ce génial  bric a brac sonore chacun pourra fouiller a sa guise  et y  trouver ses propres trésors, Quant a ‘Loser ‘ il s’installe  désormais dans la liste légendaires des plus grands ‘singles ‘ de l’histoire ni plus  ni moins. En écrivant cette chronique je me rappelle soudain ma rencontre avec cet artiste inouï, venu a Paris pour un concert au Bataclan (vers la fin de  1995) nous avions échangé quelques idées  et discuté quelques instants ,j’étais stupéfait de voir un garçon effacé et timide a l’opposé de sa musique culotté et décomplexée , il m’avait dédicacé le livre que j’étais alors en train de lire  et je me souviens qu’il s’agissait  de Trainspotting de Irvine Welsch ,un livre dans lequel l’auteur fait dire a son héros  Nous  sommes en 1995 le monde change et les musiques changent  aussi, Beck à l’image de ce Mellow gold en est le plus parfait exemple.  

 

Et pour quelques albums de +

Noir Desir : tostaky (1993)

the Go-betweens : 16 loverslane (1988)

Jeff Buckley: grace (1993)

New Order: low-life (1985)

Tricky : Maxyquaine (1994)

The Smashing pumpkins: mellon collie and the infinite sadness :(1995)

A tribe  called quest : people's instinctive travel and the path of rythm (1990)

De la Soul: three feet high and rising (1988)

Morrissey :viva hate (1988)

Alain bashung : novice (1989)

Les rita Mitsouko: the no-comprendo ( 1986)

Sonic Youth : Goo (1990)

Rage Against the machine: rage against the machine ( 1993)

Snoop Doggy dogg : doggystyle (1993)

Lou Reed : New-York (1989)

U2: The Joshua tree (1988)    

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

   

 
 
 
 
 

23/12/2006

Bob Dylan Live 1966 -The Royal Albert Hall Concert (1998)

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On dit de ce live qu'il fut sans doute l'album le plus piraté au monde ,enregistré en  Mai 1966 a Manchester et non pas au Royal Albert Hall de Londres comme l'indique faussement la  pochette originale il aura mis  plus de 30 ans  pour devenir officiellement un live de la discographie de Dylan . Évidemment tous  les fans  le possédait dejà et a l' écoute de ce  double disque proprement  miraculeux on comprend l'aura de magie et de surnaturel qui entoure un  enregistrement qui  survient dans la carrière de Dylan au lendemain  de la sortie de Blonde on blonde mythique double album qui va révolutionner le monde musical et neuf mois seulement apres la sortie de Highway 61 Revisited(paru en Aout 65) .

Clairement divisé en 2 parties  l'une folk presque acoustique et l'autre beaucoup plus éléctrique et presque rock,  tout le génie d'un  Dylan alors au sommet de son art explose a la face (ou plutôt aux oreilles) de l'auditeur . Bob Dylan est ici accompagné du groupe 'the hawks qui deviendra 'the band' par la suite. Que dire d'autre sinon que ce disque est  essentiel pour comprendre l'importance  et la place occupée par Dylan dans l'histoire de la  musique et que  son écoute relève autant du plaisir musical  que de l'expérience culturelle.  Les sept  titres du disque 1 ne sont qu'une suite ininterrompue de chefs d'oeuvre tous interprétés avec une  passion et intensité preque palpable  et il convient de tous les citer -She belongs to me - Fourth time around -Visions of Johanna - it's all over now baby blue - just like a woman - desolation row  - Mister tambourine man - Excusez du peu

Sur le disque 2 nous avons de nouveau rendez vous avec des titres de légende  Tell me momma! - I don't believe you -Baby let me follow you down  (le seul titre non ecrit par Dylan) -just like tom thumb blues - leopard skin pill box hat - one too many mornings - ballad  of a thin man et enfin Like a rolling stone. Inutile de préciser qu'on ne sort pas indemne de la découverte d'un tel joyau ce Live 1966  4ème volume de la série des Bootlegs est véritablement  un concert magique et totalement indispensable

Que soit a jamais remerçié celui (ou celle) qui aura enregistré en ce jour de Mai 1966 cette prestation que l'on peut qualifier aujourd'hui d'historique.  

 

Bob Dylan -  She belongs to me


podcast

 

 

 

 

 

 

 

 
 

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22/12/2006

discographie B.O

Après avoir proposé mes discographies sélectives des seventies , eighties , nineties ,  ma discographie des années 2000 et celle des disques Live il me fallait mettre en place une  liste  de 12 bandes originales de films(toutes époques confondues) . Évidemment cette sélection personnelle ne tient jamais compte du film en lui même mais uniquement de la bande-son.

bande originale du film 'The Blues Brothers ' (1980)

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si il  existe une bande originale de film qui fait  forcément l'unanimité c'est bien celle ci.Le film réalidé en 1980 par John Landis est devenu au fil des ans une référence absolue en matière de film musical ,a juste titre d'ailleurs car le tandem génial formé par  les frères Elwood (inoubliables Dan Aycroyd et John belushi) emmène tambour battant  ce film furieusement drôle.

Autour de ce duo de doux- dingues on retrouve dans ce film des 'sacrés' invités jugez en plutôt -Ray Charles -Aretha Franklin -James brown - Cab Calloway  pour notre plus grand bonheur alors évidemment la bande son ne pouvait qu'etre exceptionnelle ;interprétés par les freres Elwood en personne ou par leurs invités prestigieux la track-list donne des frissons par sa qualité  et si certains standards de la soul ou du bluesétaient dejà connus ils vont avec ce film et la bande originale qui l'accompagne devenir immortels. Que ce soient les reprises  de everybody needs somebody to love   - Gimme some lovin ' -sweet home Chicago - jailhouse rock  ou  bien les standards (think - minnie the moocher ou shake a tail feather tout est ici n'est que pur moment  de bonheur musical .

Bande originale du film Pulp fiction (1994)

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Même si je suis  conscient que ce choix  n'a rien d'original il était impensable de ne pas faire figurer dans ma sélection personnelle  cette bande son absolument géniale  concocté par Quentin tarantino qui on le sait , a le chic de mélanger standards  incontournables et raretés . N'importe quelle bande originale de film de Tarantino aurait pu par ailleurs  figurer dans cette sélection (a l'exception peut être de Kill Bill  2 légèrement en deçà ) mais il me faut avouer un faible pour Pulp Fiction  une B.O complètement tarantiniene  , qui  part dans tous les sens  pour  surprendre , étonner et procurer a l'auditeur un vrai moment de bonheur .

On trouvera donc  ici des merveilles a commencer par le premier titre  Pumpkin & honey  bunny de Dick dale & his Del tones qui décoiffe vraiment et qui donne le ton .Viennent ensuite  un Kool and the gang grand cru ,suivi de   Al Green pour un sublime  let's stay together, une  chanson qui rivalise de génie avec le song of a preacher man de Dusty Springfield ,qui arrive un peu plus loin;  rajoutons un Chuck Berry d'anthologie (you never can tell) quelques  trésors exhumés des sixties et des seventies ( The Tornadoes - The revels - Rickie nelson ) et une reprise de neil Diamond (girl ;you'll be a woman soon ) réssuscitée par Urge Overkill et immortalisée dans le film par une Uma Thurman inoubliable et  voila qui fait une grande ,une très grande bande-son .

Bande originale du film Black Caesar  (1973)

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Tous les grands artistes de la musique black se sont essayés un jour ou l'autre a la musique de film avec pour certains d'ailleurs un succès qui dépassa souvent la notoriété du film. Il  faut dire que les films de cette période appélé  Blaxploitationne restèrent pas dans les mémoires cinématographiques. Ils eurent pour but d'attirer le public noir dans  les salles de cinéma et surtout  le mérite d'offrir aux comédiens de couleur  des rolês différents de ceux que leur proposaient les réalisateurs blancs. Si le plus connu de ces films fût sans aucun doute Shaft (illustré par une B.O signé Isaac Hayes , beaucoup de ces réalisations sont tombées dans l'oubli et peu d'entre nous peuvent se vanter d'avoir vu un  jour Black Caesar  réalisé en 1973 par Larry Cohen. Pourtant  Black Caesar est  un film essentiel  car celui qui signe la musique , celui qui apporte 11 titres  pour illustrer  cette vague histoire de parrain du Bronx se nomme james Brown et le résultat est a la mesure de tout ce qu'aura produit cet artiste exceptionnel au cours des seventies  c'est a dire fabuleux  , alors entre  instrumentaux  hallucinants (sportin' life '- White lightnin'- Chase ) ; et titres foudroyants d'efficacité rythmiques (The Boss  -Down & out in New york city-make it good for yourself) cette B.O est tout simplement une tuerie totale , le disque que l'on peut sortir aujourd'hui , demain , dans  dix ans  et qui met tout le monde d'accord James Brown est un géant et le Funk est SA planète.Et même lorsque  le parrain de la soul laisse le micro c'est pour faire place a Lyn Collins pour un Mama feelgood (plage 7)qui déchire tout sur son passage. Rien a jeter donc  ,  une B.O de légende ni plus ni moins.    

 

 

bande originale du film Easy rider (1976)

medium_Easy_Rider.jpg ecrit réalisé et interprété par Dennis Hooper en 1969 Easy rider est devenu  le film emblématique de la contre culture americaine et d'une certaine liberté cinématographique .Il contient 10 titres avec en tête le 'born to be wild ' de Steppenwolf définitivement associé au monde de la moto , le groupe  est présent egalement avec un autre titre  puissant 'the pusher '  première chanson de l'album et qui donne le ton  psychedelique propre au film de Hooper .Les deux autres  poids lourds de cette bande-son s'appellent  Jimi Hendrix avec un époustouflant (le mot est faible) If six was nine (et son intro tout simplement monstrueuse) et The Byrds 'pour une chanson plutôt peu connue wasn't born to follow '.

Autour de ces monstres du psychédélisme américain on retrouvera Roger Mc Guinn le guitariste des Byrds  pour deux titres dont 'it's alright Ma! I'm only bleeding  une reprise de Bob Dylan (et non ! le Zim n'est pas présent sur cette bande originale) et pour  balad of easy rider qui clotûre l'album .Mélange de titres rock'n roll et de titres hippies (le  délicieux ''the Weight' ou le très country 'don't bogart me ')On sera  egalement heureux de retrouver un groupe  oublié des seventies The Electric Prunes  (présents sur la fameuse compilation Nuggets ) et il est dommage que le titre choisi (mardi gras) ne soit pas le meilleur de leur répertoire. 10 titres et c'est fini pour ce voyage musical dans le temps ,10 titres qui font de Easy Rider une bande son indispensable non seulement de son époque  car tout comme le film de Dennis Hooper les chansons présentes sur ce disque traversent les âges , elles ne vieillisent pas , c'est  plutôt nous qui rajeunissont en les écoutant.

A noter que le disque est paru est 1976 soit pres de sept ans(une éternité!) apres la sortie du film   

 

bande originale du film : Until the end of the world

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En 1991 le film très ambitieux de Wim Wenders 'Jusqu'au bout du monde (Until the end of the world) était plutôt fraichement acceuilli par le public et par la critique  j'avais personnellement adoré ce road movie autour de la  planète  et fût déçu que ce film n'obtint pas le succès  qu'il méritait . Wenders est a mon sens  l'un des réalisateurs qui attache  le plus d'importance aux bandes-sons de ses longs-métrages j'en veux pour preuve Paris-Texas (1990) ou Les ailes du désir(1987)  deux films qui en plus d'etre des chefs d'oeuvres sont accompagnés d'une bande son de grande qualité.

Pour 'until the end of the world ' Wenders propose encore ce qui est a mon sens sa meilleure bande originale .on retrouve ici des fidèles de l'univers onirique du réalisateur notamment Crime and the city solution groupe australien dejà  présent sur Les ailes du désir dont Wenders est un grand fan , Nick Cave  lui aussi présent au générique  des Ailes du désir interprete ici ,Till' the end of the world  est l'un des plus beaux titres de ce disque.

On retrouvera aussi le groupe culte allemand Can pour un titre totalement fascinant  ( last night sleep) R.E.M (fretless) The Talkings Heads ( sax & violins) Lou Reed (what's good) Depeche Mode (death's door)ainsi que des artistes mouins connus du grand  public comme T.Bone Burnett  (humans from earth) ou Jane Siberry ( calling all angels) en réalité il conviendrait de tous les citer  car il n'y a rien a jeter dans le choix de Wenders .Signalons que le metteur en scène s'est entouré ici de graeme Revell pour coordonner  et produire cette magnifique bande originale et qu'il a confié a U2 le soin de chanter  le générique final. Une atmosphère étrange se dégage a l'écoute de ce disque envoûtant ,une initation au voyage une sorte de road movie musical ou les titres s'enchainent  et s'harmonisent parfaitement.  

 

bande originale du film :   Garden state (2005)

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Pour  avoir  a la fois réalisé  et interprété  ce  film absolument magique , envoutant ,  chargé de poésie et d' humour et pour avoir accompagner cette  petite merveille d' une bande son d'une telle  qualité  il faut évidemment remercier Zach Braff , petit génie d'a peine trente ans qui a ébloui le monde du  cinéma en 2005 avec ce film proprement ahurissant .Coté musique c'est quasiment parfait de bout en bout  avec des sommets One of these thing first d'un Nick Drake que l'on ne finit plus d'encenser (a juste titre ) Panic (l'une des plus belles chansons de Coldplay ) l'hypnotique lebanese blonde de Thievery corporation ,les deux bijoux pop absolus  des Shins (new slang et caring is creepy ) ou la redécouverte des plus beaux titres de Simon & Garfunkel (l'irrésistible the only living boy in new -york) .On ne sera pas déçu non plus par les titres moins connus (formidables in the waiting line de Rémy Zéro) ou encore  waiting road  de Bonnie Sommerville

 

 

bande originale du film  : natural born killers (1994) 

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En 1994 Le film d'Oliver Stone :Natural Born Killers déclenchait une vive polémique et les détracteurs et les partisans de ce film ambitieux allaient s'opposer vivement a son sujet , il ne s'agit pas ici de prendre position (ou pas) pour ce film mais de parler de l'excellente bande-son qui accompagne ce road movie frénétique et sanglant. De nombreux genres sont présents sur  cette bande son très éccléctique avec tout d'abord des titres plutôt connus et popularisés par leurs auteurs a l'image  de 'waiting for the miracle' ou 'the future 'de léonard Cohen   ou de 'You belong to me ' de Bob Dylan  sans oublier  rock'n roll nigger de patti Smith pour  la fantastique scène de l'émeute en prison. Cependant  on trouvera également des titres issus  du rap 'the day of niggaz took over (l'incontournable Dr Dre) et what would U do de 'That dogg pound ' qui clôture le disque ou encore de de la country (back in my baby's arms de Patsy Cline ) .La petite merveilles de cette bande originale se cache  en plage 5 avec une reprise totalement habitée du Sweet jane du velvet underground  par les canadiens 'the Cow boys junkies ' (selon la legende Lou Reed  lui -meme aura convenu que cette version était au moins égale a l'original lumineux de son groupe) .

Rayon curiosités on est copieusement  servi avec les présences de Barry Adamson (ex Magazine et ex Nick Cave & the bad seeds) ,  Diamanda Galas artiste californienne  underground  qui interprète Sex is violent avec Jane's addiction un groupe de rock alternatif  ,  Nusrat Fateh Ali Khan l'un des plus grands artistes du monde arabe et que le monde occidental a pu découvrir grace au label real world de Peter Gabriel mais surtout grace aux 3 titres (quasi -instrumentaux)de Nine Inch nails l'un des groupe les plus intéréssants issu de la scène rock industrielle . Comme dans les bandes originales des films de Quentin tarantino (qui rappelons le a co-écrit le scénario avant de prendre ses distances avec le film) des bribes de dialogues sont mixés avec les chansons ce qui permet de toujours repérer la scène a l'écoute de cette  B.O  formidable même si  elle est parfois  a l'image du film de Stone  quelque peu  confuse).

bande originale du film 'the great rock'n roll swindle (1979)

medium_f23506iamjk.jpgCinéaste a vocation musicale Julian Temple fût un des réalisateur de vidéo-clips les plus courtisé avant de mettre en scène david Bowie dans le très chic 'absolute beginners'.

natif de londres il a recu comme beaucoup de jeunes de sa génération la vague punk de plein fouet et rien d'étonnant  a ce qu'il se retrouve derrière la caméra pour 'the great rock'n roll swindle ' traduit en France 'la grande escroquerie du rock'n roll '.Ce film un peu fourre-tout mais néammoins précieux pour tout les nostalgiques des pistols  est bien évidemment illustrée par une bande son formidable ou le dispensable cotoie l'incontournable

en premier lieu les historiques 'covers'  présentes sur cette bande originale justifient a elles seules son achat et même si les puristes hurleront d'entendre les Sex Pistols  reprendre des standards comme Johnny B.Good de Chuck Berry - Rock around the clock de Bill Haley ou encore  les somethin' else ou c'mon everybody  d'Eddie Cochran les versions proposés par le groupe sont purement et simplement fabuleuses.Les pistols ne se contentent pas d'exploser des standards sixties  puisque au passage ils s'approprient aussi le substitute des Who et l'emblématique  roadrunner des Modern Lovers.

C'est également sur cette bande son que l'on découvrira l'incroyable version de My Way donné par un Sid Vicious inoubliable ,la célébrissime chanson popularisée (entre autres) par Sinatra et Claude François  est ici déchiquettée par un sid aussi fracassé que son interprétation , au dela du culot  ou du sacrilège (c'est selon!)  c'est véritablement une page de l'histoire du rock que  Vicious écrit avec cette reprise totalement inouie.

Alors  pour tous ces moments magiques et irremplaçables  on pardonnera les ratés ( le ridicule medley Disco ou encore   les deux titres interprétés par Ronald Biggs  , célébre truand cerveau de  l'attaque du train postal Glasgow -Londres en 1963 et réfugié depuis en amerique du sud ). Coté curiosités signalons aussi une version bal musette de Anarchy in the UK chantée en francais qui ne manque pas d'originalité  . L'interet de posséder ce disque est également dans  le choix des titres ,  en effet cette bande son evite de  reprendre les  titres présents  sur le celebre (et unique) album officiel des Pistols (never mind the bollock's here's the sex  pistols sorti en 1977.  On ne retrouve ici que Anarchy in  the UK  (plage 6) quant a E.M.I  l'autre titre  présent sur never mind the bollock il est ici proposé dans une version completement différente et chantée par le guitariste Steve Jones. ce disque permet enfin de rappeller la puissance du chant de Johnny Rotten leader de cette formation qui defraya la chronique et révolutionna la planète Musicale a la fin des années 70. En 2001 Julian Temple réalisateur de the great rock'n roll swindle  mettra en scène l'obscénité et la fureur  un autre long métrage sur les Pistols  et il semblerait qu'il prépare pour 2007  un film sur Joe Strummer leader de l'autre grand groupe du mouvement punk  The Clash.   

bande originale du film 'Trainspotting ' (1996)

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Trainspotting le film de Danny  Boyle tiré de l'excellent roman-culte  d'Irvine Welschpeut etre qualifié de film de génération ; il  creva les écrans lors de sa sortie en 1996 et propulsa tant son metteur en scène que les formidables comédiens (Ewan mc gregorRobert Carlyle - Ewen bremner ) dans la cour des grands. Hormis l'adaptation  totalement réussie du livre de Welsch et l'interprétation de grande qualité le film s'appuie sur une bande son en béton armé . 

Entre standards pop-rock  et titres electro cette B.O est un vrai régal  et son chef de file    est sans contexte  iggy Pop présent sur cette B.O avec deux standards absolus ,l'envoutant Nightclubbing et le frénétique Lust for life  ; on retrouve également  un titre qui  va déchainer les dance floors de toute  la planète born slippy du groupe anglais Underworld. Quant au reste tout n'est que premier choix jugez en plutôt  New Order , Pulp , Elastica ,Brian EnoLeftfield. Et puis enfin ,et puis surtout le diamant noir , le joyau brut de cette bande-son  extrait de l'album 'transformer de Lou Reed l'inoubliable Perfect day qui mettra a coup sûr la chair de poule a toute personne normalement constituée.  

Bande originale du film Saturday night fever ( 1977)

medium_travolta.jpgCette B.O n'est pas seulement l'un des albums les  plus vendus de l'histoire de la  musique ( pres de 40 millions d'exemplaires écoulés et 3ème  plus gros succes de l'industrie du disque apres deux albums de Michael Jackson ) ,elle est surtout  le témoignage  musical de ce que fut une époque aujourd'hui révolue et dont beaucoup conserve une douce nostalgie .  Avec  ses  costumes hallucinants , ses pas de danses posés , ses paillettes , le disco qui  repeupler les discothèques  du monde entier  et pour une fois   qui réconcilier parents et enfants autour d'un style musical  car tout le monde  de Claude François aux Rolling Stones en passant par Sheila , Dalida  ou david Bowie  va tot  ou tard prendre le grand train du Disco  pour notre plus grand plaisir ou notre plus désespoir c'est selon !.  Le film réalisé par John badham en 1977  est LE  film de cette génération éphémère qui va faire d'un jeune acteur italo americain inconnu John Travolta une icône instantanée et du 2001 odyssey (la boite de nuit du film) le centre du monde .Bon nombre des  titres de cette B.O  sont figés pour l'éternité dans la mémoire collective de tous ceux qui avait l'age d'écouter de la musique ou d'aller au cinéma a cette époque. A tout seigneur  tout honneur  les Bee Geesrescapés  des sixties ( et présent sur cette B.O par un hasard chanceux  )qui  vont avec leurs titres présents sur cette bande-son conquérir la planète et redorer une  image ternie par une traversée du desert  après un franc succès au milieu des années 60 . Métamorphosés (et surtout  re-lookés )  en groupe disco Les frères Gibb  vont inonder les pistes de danse et  a moins d'avoir vécu en pleine jungle amazonienne ou sur la banquise ( et encore) personne ne peut prétendre  de pas avoir un jour ou l'autre dansé  sur Stayin' alive  - Night fever -You should be dancing - Jive talkin'  ou  more thant a woman  ?.Quant au celèbre  slow How deep is your love   il est   resté 2  mois N°1 des charts. Autour des Bee Gees  deux formations cultes de l'ere disco KC & the sunshine Band  pour un titre (Boogie shoes)  que l'on pourrait retrouver chez Tarantino    et Kool  The Gang  grand groupe de funk qui céda par la suite a la facilité et qui nous propose ici  un titre fulgurant 'open sesame .  N'oublions surtout pas le monstrueux ' Disco Inferno'  du groupe  ' Philly sound ' The Trammps  ainsi que l'excellent K.Jee d'un autre groupe de Philadelphie M.F.S.B . Seuls les instrumentaux signés David Shire ont quelque peu vieillis mais l'ensemble de cette B.O est de grande qualité et reste incontestablement   La bande son idéale des années disco . 

 

Bande originale du film : Superfly (1972)

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attention voici un disque donc vous ne pourrez plus vous passer une fois qu'il aura fait sa place parmi les favoris de votre discothèque et  j'envie tout ceux qui n'ont jamais encore mis dans leur lecteur cet album absolument fantastique car ils vont acoup sûr recevoir une énorme claque!

Enorme succès de la Blaxploitation , vendu a  1 million d'exemplaires et nommé  4 fois aux Awards en 1972 Superfly est bien davantage qu'une simple bande originale de film et on peut dire que  son auteur Curtis Mayfield écrit ici une page de l'histoire de la musique black. rivalisant de génie avec James Brown ou Isaac Hayes. Les 2 singles extraits 'superfly 'et surtout l'incroyable 'Freddie 's dead  sont véritablement époustouflants. Immense artiste soul et auteur de titres que l'on a inscrit au panthéon de la musique Curtis mayfield aura marqué son époque notamment  avec son groupe 'the impressions ' au cours du mileu des années soixante et on se souviendra de ' It's all right ' , de 'keep on pushing '(qui servira de musique de ralliement pour le mouvement des droits civiques de martin Luther King ) et surtout de People get ready enregistré en 1965 et qui les fait entrer dans la légende. La carrière solo de Curtis Mayfield sera plus cahotique ;il réalisera des albums inégaux avant de livrer a la face du monde cette pure merveille de funk et de soul 

 

bande originale du film : American graffiti (1973)

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c'est assurément  un disque incontournable et que l'on peut considérer comme un best of de la musique rock'n roll  car tout ce que le rock compte comme artiste essentiel a quelques exceptions majeures prés (Presley , Jerry Lee Lewis, Gene Vincent ) se retrouve sur cette bande originale . Et si le film de georges Lucas réalisé en 1973 avait su synthetiser une époque clé de la culture américaine  la bande son qui illustre ce film mythique recelle de veritables joyaux de cette periode musicale importante . Entre classiques absolus "Only You ' des Platters ,  "Johnny B.Good "ou "almost grow " de Chuck Berry ""May be baby " de Buddy Holly "green onions " de Booker T & The MG's " Rock around the clock " de Bill Haley & the comets  ou " surfer safari" des Beach Boys et pépites millésimées 'since I don't have you " des skyliners "you're sixteen" de Johnny Burnette ou " runaway " de Del Shannon ce double album est une mine d'or ,une bande son  de 41 titres que certains pourront trouver un peu démodé mais qui se révéle  en réalité totalement fondamentale.

 
 

19/12/2006

Homogenic - Bjork (1997)

bjork,homogenic

 

Avec Post en 1994 la petite fée islandaise avait déjà frappé très fort mais cette fois avec Homogenic  elle nous offre  un disque  d’une  maîtrise musicale totale et d’une grande maturité qui installe Bjork  parmi les artistes les plus importants des dernières décennies.

Incroyablement visuelle la musique délivrée dans ce disque aux sonorités limpides s'impose comme  une alchimie parfaite entre l’électronique distillée par  Mark Bell  (ex leader du groupe L.F.O)  et la voix de cristalline de Bjork sublimée par  l’harmonie des cordes de l’Iceland  string octet .

Le résultat est magique, certains titres sont absolument stupéfiants  par leur beauté glaçante à commencer par les merveilleux Hunter qui ouvre l’album et l  envoutant titre   suivant  Jogà ,

avec  deux titres seulement  on sait déjà que cet album va compter, Bjork souvent déroutante par le passé semble avoir trouvée ici une inspiration nouvelle.

Avec des titres aériens  et envoûtants comme Bachelorette  ou All si full of love "Homogenic"  est a l'évidence  le grand album de Bjork et même si  2 titres ne décollent pas vraiment ( le cacophonique 5 years et le technoide Pluto) ) l'album atteint des sommets de grâce et d’évasion sonore ;

il  nous conduit vers des contrées inexplorées, hors du temps , loin du monde ; plus tout a fait sur terre.

 

Bjork -   Bachelorette


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13:20 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bjork, homogenic

18/12/2006

Kid A - Radiohead : (2000)

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 En 1997 OK Computer hissait Thom Yorke et Radiohead sur le toit du monde et l’accueil réservé a ce disque monumental  fut a la hauteur du contenu. Trois années ont passées et Radiohead est partout, chouchou des campus universitaires, présent dans tout  les baladeurs des lycéens et sur toutes les play-lists des radios rock le groupe ne compte  plus les couvertures de magazines musicaux désormais  sur orbite, il est a l'évidence au dessus du lot et il est devenu en cette fin de siècle  LE groupe de référence. C’est dans ce climat euphorique que le groupe va frapper un grand coup et prendre a contre-pied a la fois  public et critiques  c’est peu dire pourtant que la suite d’OK Computer était attendue comme le messie musical aussi quand le nouvel album baptisé Kid A débarque, tout ceux qui n’attendait qu’une continuité ;un OK Computer BIS  vont devoir se faire une raison la page rock a forte influence floydienne est désormais tournée place a l’an 2000 ;place au Radiohead nouveau ,place aux machines et a l’électronique. C’est un peu comme si le passage au nouveau millénaire avait poussé Radiohead a regarder vers une autre rive, a faire table rase du passé musical et disons le tout net au risque de froisser les inconditionnels de Yorke ce disque est surtout  et avant tout celui de Johnny Greenwood le génial guitariste ( qui ne l’oublions pas avait composé la totalité des titres d’OK Computer )  ici  c’est  lui le maître a bord, et c’est  Thom Yorkele leader se met au diapason des mélodies électro composées par Greenwood car c’est bien l’électronique l’ossature de ce grand disque malade ,pour la peine Greenwood exhume même un vieil instrument des années 20 appelé les ondes Martenot ,du nom de son inventeur ,en plus de ce clavier préhistorique  il utilise aussi le vocoderqui va déstructurer la voix de Yorke jusqu'a la rendre méconnaisable ainsi que des synthétiseurs rythmiques  qui vont   donner a Kid A une ambiance  inspirée  d’Aphex Twin ou d’Autechre ,deux défricheurs de sons que Greenwood affectionne particulièrement.

Radiohead franchit donc le millénaire avec un disque bric a brac  inattendu et complètement fascinant  dont certains titres s’envolent haut ; très haut ; Que ce soit le savant mélange electro - guitares acoustiques d’Everything in it's right place  ,la basse monstrueuse  colonne vertébrale de the National Anthemtitre inouï qui flirte du coté du free-jazz   ,la lente et obsédante montée en puissance du frénétique Idiothèque ;l’acoustique épurée de How to disappear completly   ou les 7 minutes du  final somptueux de Motion picture soundtrack tout ici est hypnotisant , tout ici est  bluffant. C’est indiscutablement le travail d’un groupe qui ne fait QUE ce qu’il a envie de faire  qui n’obéit a aucunes règle, a aucune contrainte commerciale  et rien  non rien ici ne rappelle OK Computer et c’est la  aussi l’un  des principal  attrait de ce disque totalement en harmonie avec son temps . Soulignons enfin qu’a l’heure ou les artistes multiplient les protections anti-copies Radiohead  mis a disposition  légalement et gratuitement  l’intégralité de Kid A sur Internet plusieurs semaines avant sa sortie officielle prouvant encore leur désir  de privilégier l’artistique au commercial. Malgré ce qui aurait pu s’avérer être un suicide commercial Kid A remporta néanmoins  un énorme succès et fut classé album de l’année pour Rock & Folk , new Musical Express ; Mojo , et Spin magazine.  

 Radiohead -   Everything in it's right place


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14/12/2006

The Velvet Underground -Bootleg series volume1 : the Quine tapes (2001)

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En 1969 juste avant l'enregistrement de Loaded  et après le départ de John Cale le Velvet Underground quitte New-York pour une tournée d'abord  a San Fransisco puis  a Saint - Louis ,Robert Quine un fan acharné et inconditionnel du groupe et futur guitariste de Richard Hell & the voidoids  enregistre  les concerts de la tournée sur un simple magnétophone a cassettes .le coffret paru en 2001 regroupe 3 CD issus des bandes remastérisées de ces enregistrements historiques.

En premier lieu prévenons les accros du son pur et  tout ceux qui n'accorderons aucun intêret pour  un enregistrement si la qualité est médiocre car c'est évidemment le cas de ce coffret ( la remastérisation  ne pouvant  pas accomplir des miracles) et rappelons que les titres de ces  3 CD furent enregistrés sur un simple magnétophone  au hasard des salles dans lesquelles se produisait le groupe de Lou Reed ,donc pas de miracle a attendre, c'est bien d'un Bootleg qu'il s'agit ici   (on peut même affirmer qu'il s'agît  d'un bootleg de qualité très moyenne)  et  pourtant  disons le tout net ! c'est un coffret INCONTOURNABLE  et essentiel pas seulement pour les accros  du Velvet (et dieu sait si ils sont nombreux)  non c'est un coffret historique et fascinant car il permet de saisir, de capter , de comprendre  la conception de la scène pour l'un des groupes les plus mythiques de tout les temps. Trois cd donc dans ce coffret et des versions incroyables enregistrés au family dog  ou au Matrix de San fransisco ou encore au Washington university de st-Louis ,jugez en plutôt  Sister ray dans 3 versions de près de trente minutes , I'm waiting for the man (2 versions sublimes) ; heroin  quelques curiosités (i'm sticking with you ou after hours peu interprétés en live , Follow the leader un titre rarissime , des titres de l'album Loaded (new age - rock'n roll )alors en cours de réalisation et beaucoup de titres évidemment du premier album historique (venus in furs - femme fatale - black angel 's death song )tout ici est flamboyant  ,tout ici est remarquable et on en oublie vite la qualité approximative de ces concerts. Les puristes pourront toujours chipoter et mettre en evidence l'absence de John Cale le génial violoniste du velvet originel et  il est vrai que son bsence pese lours sur certains standards du groupe  , sa place est prise durant cette tournée par Doug Yule  (basse et orgue) quant aux trois autres ils sont bels et bien là maureen Tucker (drums) Sterling Morisson (guitare) et Lou Reed , Lou reed  seul maître a bord du vaisseau maudit , et qui conduit l'équipage velvet cahin cahan , et qui de sa voix désabusée et unique habite chaque chanson de ce triple album ,jadis bootleg  et  qui de par sa sortie officielle devient un live essentiel du groupe ,un live essentiel tout court. 

 

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06/12/2006

Colossal youth ( Young marble giants - 1980)

young marble giants

 

c'est un disque unique a plusieurs raisons , d'abord parce que les auteurs n'auront jamais réussis a lui donner un successeur ensuite de par  son statut incontournable de disque-culte de son époque 

bidouillage arty selon certains , chef d'oeuvre d'avant gardisme musical pour d'autres Colossal youth est sorti tout droit du cerveau des frères Stuart et Philip Moxham .le premier se chargeant des guitares et des claviers ; le second  de la basse  ,ils sont tout au long de ce disque étrange accompagnés par la magnifique voix d'Alison Statton. C'est aussi un disque unique  par  l'ampleur du projet  ( 25 titres) qui s'appuient sur une alchimie simplissime  (1 voix ,1 guitare,; 1 basse ; et quelques notes d'un orgue qu'on croirait sorti tout droit d'un coffre a jouet) et qui s'inscrit dans  une démarche musicale proche de kraftwerk , de  Suicide ou de Brian Eno .

Avec Young  Marble Giants nous sommes dans  l'univers d'un groupe qui choisit  de bâtir une oeuvre marquante et représentative de son temps plutot que de chercher la célébrité  ,un peu  comme si le trio de Cardiff s'effaçait derrière leurs mélodies entetantes et a ce titre les Young marble giants ont  réussis sur les deux tableaux , ils  sont en effet (presque) totalement inconnus  tandis que leur disque est devenu un trésor caché des discothèques .

Certains titres de Colossal youth  , il est vrai ont plutôt mal vieillis notamment ceux qui s'appuient sur l'orgue ( wind in the ridding - sporting  life - zebra trucks  - ode to Booker.T - this way ) et on peut leur préférer les morceaux qui mettent la basse malade de philip Moxham en avant ( click talk - posed by models  - music evenings -  final day - constantly changing - eating noddemix ) mais l'ensemble de cet album cultissime reste complétement fascinant  et s'inscrit dans la lignée des grands disques essentiels de la new wave.

Young marble giants -  Wurlitzer juke-box


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01/12/2006

discographie des années 2000

Sufjan Stevens  : come on feel the illinoise  (2005)

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Attention ! chef d'oeuvre .Dans la floppée quotidienne des nouveaux artistes ,des nouveaux albums on guette sans cesse l'émergence de celui ou celle qui saura de par son talent , son originalité , son opportunité proposer LEdisque qui va se détacher de la masse des productions musicales. On attend le disque qui va faire l'unanimité , celui devant qui personne ne peut faire la fine bouche  et il faut avouer (et c'est tant mieux !) que ca n'arrive pas souvent et le dernier exemple qui me vient a l'esprit est Grace du regrétté Jeff Buckley qui avait enchanté la planète a la sortie de son premier album devenu depuis  une référence incontournable . Nous n'avons pas affaire avec 'come on feel the illinoise' a un premier album mais plutôt a la suite d'une expérience musicale annoncée ,un projet délirant et complétement fou  puisque ce disque  est le second d'une série de 50 albums que Sufjan Stevensva consacrer aux Etats-Unis Amérique (1 disque par état vous l'aurez sans doute compris) . Apres Michigan déjà prometteur voici donc 'come on feel the illinoise' et le moins qu'on puisse dire c'est que c'est  une pure merveille .22 titres (avec les instrumentaux ) et dès les premières secondes de Concerning the UFO Sighting near Highland, Illinoison est totalement sous le charme de la voix et de la mélodie puis tout s'enchaine comme dans un rêve The black hawk war or, How to Demolish an Entire Civilization and Still Feel Good About Yourself in the Morning, or, We Apologize for the Inconvenient but You’re Going to Have to Leave Now, or, "I have fought the Big Knives and will continue to fight them until they are off our lands!" (oui c'est bien le titre) -John Wayne Gacy, Jr.(plage 4) -Jacksonville(plage5)-Chicago (plage9)-Casimir pulaski day (plage 10) The Man of Metropolis Steals Our Hearts(plage 12) tout n'est que féerie et enchantement .Le disque pourrait bien s'arrêter et on s'en contenterait aisément mais nous n'en sommes qu'a la moitié et même si la seconde partie est un peu en deça on y croise encore quelques chansons pour nous faire frissonner The Predatory Wasp of the Palisades Is Out to Get Us!(plage 15)ou encore They Are Night Zombies!! They Are Neighbors!! They Have Come Back from the Dead!! Ahhhh!(plage 16) et tout s'écoule limpide jusque Out of Egypt, into the Great Laugh of Mankind, and I shake the dirt from my sandals as I run  magnifique instrumental qui clotûre ce disque bouleversant.

Que Sufjan Stevenssoit pétri de talent l'écoute de ce disque ne pourra que vous le prouver mais le plus étonnant c'est de constater la maitrise dans l'élaboration de ce disque ,cette curieuse impression que tout est a sa place alors que l'on sait que come on feel the illinoise est un disque de bric et de broc ,un disque bricolé par un artiste totalement génial hors des modes et hors du temps .Certains disques (Astral weeks - Five leaves left - Chelsea girls - Rock bottom ...) semblent arrêter le temps quand on les écoutent Come on feel the illinoise fait indiscutablement partie de ces rares disques là .

Bjork : Homogenic (1997)

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Avec Post en 1994 la petite fée islandaise avait déjà frappé très fort mais cette fois avec Homogenic elle nous offre  un disque  d’une grande maîtrise musicale et d’une grande maturité qui installe Bjork  parmi les artistes les plus importants des dernières décennies.Incroyablement visuelle la musique délivrée dans ce disque aux sonorités limpides est une alchimie parfaite entre l’électronique distillée par  Mark Bell  (ex leader du groupe L.F.O), la voix de cristal de Bjork et l’harmonie des cordes de l’Iceland  string octet .Le résultat est magique, certains titres sont absolument stupéfiants  par leur beauté glaçante à commencer par le merveilleux Hunter qui ouvre l’album et qui donne suite a  Jogà En deux titres   déjà on devine  que cet album va compter, Bjork souvent déroutante par le passé semble avoir trouvée ici une inspiration nouvelle

Avec des titres aériens  et envoûtants comme Bachelorette  ou All si full of love Homogenic s’impose a l'évidence comme le grand album de Bjork et même si  2 titres ne décollent pas vraiment ( le cacophonique 5 years et le technoide Pluto) ) Homogenic atteint des sommets de grâce et d’évasion sonore ; il nous conduit vers des contrées inexplorées, hors du temps , loin du monde , plus tout a fait sur terre.

 

 

 

 

 Bloc party  : silent alarm (2005)

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nous sommes en 2005 et c'est au tour de Bloc Party d'être sous les feux de la rampe et de prendre leur tour le delicat du flambeau du renouveau rock'n roll.
Lourde tâche certes  mais on se fiche un peu (beaucoup) de savoir si oui ou non ils sont le nouveau 'meilleur groupe' du moment. Ce qui est sûr, c'est que Bloc Party me semble être un groupe plutôt authentique et honnête. Alors oui, bien sûr, ça sent le Cure des années 80 à plein nez. Alors oui, l'intro de "Like Eating Glass" fait énormément penser au "Love Will Tear Us Apart" de Joy Division.
Alors oui, la voix du chanteur Kele Oreke ressemble a celle de Robert Smith.
Alors oui, la pochette froide et dépouillée rappelle le design des pochettes du Cure periode Faith et Seventeen Seconds..Bloc Party, n'est   certes pas le grand groupe qui va révolutionner le monde musical, c'est  juste une formation qui reussit a fairze honnetement  la jonction entre  les eighties et les années 2000 et qui dresse un pont  entre une génération qui dansait sur "A Forest", et une jeunesse qui danse aujourd'hui sur l'entetant "This Modern Love"

 

The Libertines :The libertines (2004)

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Deux petits tours et puis s'en vont , au final  il nous reste quoi des Libertines ? Deux albums seulement et  quelques chansons, dont les dernieres sont regroupées sur ce second disque baptisé sobrement '"The Libertines".
Il nous est présenté  sous une poohette superbe et son  contenu , il faut bien l'avouer, sonne terriblement rock'n roll ! Bref, un disque qui bien que dopé par le split soudain du groupe quelques mois à peine après sa parution, donne furieusement envie de taper du pied et de danser, et qui installe le groupe parmi les dignes successeurs d'autres grands groupes des années 70-80 ( Clash -Kinks).. Les titres s'enchaînent avec des sommets ("Can't Stand Me Now" qui entame l'album bille en tête, "The Man Who Would Be King", "What Katie Did" , "Music When The Light Goes Out", ..). Ce disque pourrait être parfait si on ne trouvait en plage 3 'don't be shy "  un ratage intégral, avec ce calamiteux "mal joué et surtout mal chanté. Comme une verrue, cette chanson vient gâcher le plaisir et l'homogénéité de l'ensemble. Mais on leur pardonnera, car le reste est excellent et ne peut que nous faire nourrir à nous auditeurs, des regrets de savoir que le disque qui tourne sur ma platine sera le dernier de cette bande de furieux ! Et il faut bien avouer que  personne mieux que les Libertines ne chante les 'wap doo wap' ("What Katie Did") ou les lala la-lala ("The Man Who Would Be King").
Finalement le plus triste dans ce disque formidable, c'est qu'il soit malgré lui le testament d'un groupe victime de lui-même et qui avait sûrement plein de choses encore à nous montrer.

 

Alain Bashung : l'imprudence (2002)

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Un disque monstrueux ,un monolithe , un astre noir ,un ovni sonore voila quelques mots pour  définir " l'imprudence" le 13ème album d'Alain bashung.

Si les précédents disques de l'alsacien nous avaient enchantés (Chatterton en 1994  et  surtout  Fantaisie militaire  paru en 1998)  L'imprudence est un disque fascinant ,obsédant et qui est  a coup sûr  le sommet incontestable de la carrière de cet immense artiste . Sur ce disque qui n'a que peu d'équivalent dans la chanson française  les textes sont  jean Fauque (deja co-auteur de la totalité  de l'album Chatterton et de  cinq titres sur osez joséphine en 91) sont  somptueux , les arrangements dépouillés  voire cliniques et Bashung joue avec les mots comme un jongleur de la langue française  il faut dire que Bashung s'est particulièrement bien entouré avec notamment la présence aux guitares de Marc Ribot  et d'Arto  Lindsay et celle de Steve Nieve l'ancien pianiste d'Elvis Costello. Miossec auteur decidement très demandé  signe ici un titre magnifique 'faisons envie ' que Bashung chante en duo avec sa compagne Chloé Mons  mais aucune des 13 chansons ne se détache vraiment car l'album tout en entier est en état de grace ,et il s'en dégage comme un sentiment d'apesanteur . Evidemment il faut se donner la peine de vouloir pénétrer dans le monde clos et hermétique de Bashung dont j'ai pour habitude de dire qu'il plane  'tout en haut ' de la chanson française car   l'imprudence est  un Everest de mots et de sons  qu'il faut gravir a tatons guidés par la magie des textes et de la musique du plus grand artiste français vivant .

 

Camille : le fil (2005)

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Surgie de nulle part une jeune chanteuse nous livre son second album baptisé le fil et réalisé avec un concept totalement inouï puisque enregistré autour d'une seule note (la note Si) fil conducteur permanent de cet album lumineux et intelligent
Chanteuse sur 4 titres du groupe Nouvelle vague (qui  livra en 2005  un très bel album de reprises)  Camille réussit a nous étonner et a forcer notre admiration car ce qu’elle propose ne ressemble a rien de connu chez nous
Expérimental ; minimaliste ,avant-garde,  les qualifitatifs sont nombreux  pour définir ce disque magique  et unique dont  l'originalité ne pourra pas laisser l'auditeur indifférent
Petite sœur (artistiquement parlant) de Dominique.A ou de Thomas Fersen ou fille spirituelle de la grande Brigitte Fontaine  on peut situer Camille quelque part entre la new-yorkaise Laurie Anderson et l’islandaise Bjork. La jeune femme  s’impose en tout cas comme une artiste a part dans un univers musical de plus en plus stéréotypé et insipide ,une sorte d'électron libre  un  peu incontrôlable et qui va aussi a coup sûr  en énerver plus d'un. Sur ce fil Les titres principaux (la jeune fille aux cheveux blancsta douleur - vouspour que l’amour me quitteau port) sont reliés  par une délicieuse comptine entêtante ,les textes sont pertinents et originaux  melant brillamment humour et tendresse. Après un premier album plutôt banal (le sac des filles paru en 2002) Camille frappe donc un grand coup avec ce disque talentueux devenue en quelques mois seulement Le Fil une référence de la nouvelle chanson française. Ce n'est pas un fil que la jeune artiste est venue tendre sur la chanson française mais plutôt une balise  qui va permettre a quantité d'artistes (Anais , Jeanne Cherhal -Anis )de se jetter a l'eau inspirées et confortées dans une volonté  de proposer une musique différente.

 

 

The Strokes  : Is this it  (2001)

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The Strokes  sont l'incarnation  même du groupe americain élévé au 'son CBGB' (Velvet , Television ), et ils apppliquent avec talent les recettes-clés du succès , chansons speedées, tempo irresistible et accrocheur; look fin 70's plutôt soigné, chanteur charismatique et désinvolte , le tout agrémenté de prestations live plus que correctes.
Au bout du compte, Is This It est un album urbain très rock,illustré par une pochette admirable (qui a connu quelques souçis avec la censure américaine), contenant quelques hits imparables ("The Modern Age", "Hard To Explain", Barely Legal) et qui sans changer le cours de l'histoire du rock moderne saura trouver une place de choix dans le coeur des amateurs de rock sincères et authentiques

 

 

 

Blur : Think thank (2004)   

 


medium_blur_think_thank.jpgBlur est devenu année après année l"un des groupe fondamental de la scène musicale  pop-rock evitant les dérives mediatiques et tapageuses a la Oasis ou Libertines .Le groupe que l'on peut qualifier de 'sage' est dirigé avec brio par Damon Albarn dont le travail  tant au sein de son groupe qu'en compagnies de diverses  formations parallèles (Mali music - Gorillaz ) est exemplaire d'inventitivé ,et de recherches sonores.'Think tank est un disque magistral dans son élaboration mais également  dans l'utilisation des sons et des instruments  , une totale réussite artistique que l'on peut classer au niveau des meilleurs Radiohead (le rôle de leader et son action au sein du groupe de Damon n'est d'ailleurs pas sans rappeler celui de Yorke). Quelques titres s'envolent tres haut a l'écoute de cet album out of time bien sûr totalement magique et aérien mais aussi good times - jets -brothers & sisters .C'est  un disque radieux qui mêle les genres avec une maestria absolue passant allégrement de l'electro a la pop en flirtant avec le hip-hop ;les influences africaines sont omni-présentes du Mali au Maroc pour un resultat qui fait de think tank non seulement le plus abouti des disques de Blur mais aussi l'un des disques essentiel et incontournable de la scene pop- rock de ces dernieres années.

 

 

Radiohead : OK Computer (1997)

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Après Pablo Honey premier album  passé plutôt inaperçu et repêché par un hit planétaire  tardif (Creep) puis un second album (The Bends) truffé de hits mais sans véritable cohésion d'ensemble ) OK Computer  troisième album  de la bande de Thom Yorkeest sans conteste un album charnière  qui  va  totalement changer la donne et installer la bande d'Oxford parmi l'élite de la scène rock. C'est aussi un disque charnière pour le rock tout court  comme l'ont étés par le passé des trésors du calibre de the velvet underground & nico, the White album , let it bleed ou encore Electric ladyland
Ok computer
   qui  va faire l'unanimité tant sur les campus  qu'auprès de la scène rock alternative est une   pure merveille dont les titres ( Paranoid Android  - no surprises  -Karma police ) pour n'en citer que trois  comptent parmi les plus belles compositions de ces  dix dernières années mais c'est aussi  , chose rare   un disque qui se bonifie écoute après écoute et qui arrive a surprendre encore par  sa qualité  et son  intensité.

C'est   aussi  avec O.K Computer   que  Radiohead   va entrer définitivement  dans la cour des grands grâce  a un son novateur ,  une production (Nigel  Goldrich ) parfaite  mais aussi  des  textes intelligents , des  arrangements somptueux  .Quant a  la voix irréelle  et habitée de Thom Yorke  elle plâne très haut  sur cet album magique et envoûtant. Etiquetté  (a tort)  dans la  catégorie des groupes dits 'intelligents'  (c'est sous cette même étiquette qu'on classait jadis le Velvet , Pink floyd  ou Soft machine ) Radiohead va  pourtant  s'envoler  vers les cimes du succès et réussir l'incroyable pari de devenir  un groupe a la fois culte  et populaire  qui va enchanter public  et critiques  car impossible de faire la fine bouche devant ce disque  intemporel ,élu  en 2005 meilleur album de tout les tempspar 400.000 sondés pour Channel 4 dans le cadre de son programme '100 greatest albums'(devant The joshua tree (1987)de U2  et Nevermind (1991) de Nirvana.OK computer est une étoile qui illumine le monde du rock , un astre lumineux  qui guide depuis  8 ans déjà   tous les jeunes  groupes qui  rêvent  de livrer a la face de ce monde  leur  témoignage musical  et qui ont  trouvés là  plus qu'un  modèle ,une référence absolue.

 

Miossec : Boire (1995)

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Parler une décennie apres sa sortie de ce  premier album de Christophe Miossec permet de mesurer aujourd"hui toute l'importance et la force de ce disque véritable cataclysme dans la scène rock francaise .
Le Brestois alors inconnu et surgi de nulle part, débarque en 1995 avec un single emblématique et sans concession (Non, Non, Non, Non... Je Ne Suis Plus Saoûl), le phrasé  fait parfois penser à Gainsbourg et la force des textes, nous font tendre immédiatement l'oreille.L'album s'appelle "Boire" et il defriche sans concession le terrain du rock et de la chanson française et sur le terreau de ce disque sombre et fascinant va bientôt  éclore toute une nouvelle génération  d'artistes . Les chansons ici nous parlent d'alcool, de dérives, de ruptures, d'espoir, d'amitié et de révoltes, et Miossecen profite pour exhumer au passage et faire renaitre la fille a qui je pense une magnifique chanson du répertoire  deJohnny Hallyday.

 

 

 

Belle & Sebastian :   If you're  feeling sinister (1997)

 

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C'est un groupe qui nous vient de Glasgow en Ecosse ,un petit groupe un peu mysterieux qui a toujours voulu conserver une certaine distance  une grande confidentialité avec les médias (pas de promos ,peu ou pas  d'interviews, pas de photos (même pas sur les pochettes de leurs disques) Ils ont choisis leur nom d'après le livre pour enfants de cecile Aubry (adapté a la télévision au milieu des années 60).If you're feeling sinister est leur deuxième album apres Tigermilk paru en 1996 (d'abord  en série limitée  puiis réédité en 1999) c'est aussi leur chef d'oeuvre  car jamais par la suite Belle and Sebastian  ne retrouvera la grace et la magie qui irradie chaque chanson de cet album précieux.

like dylan in  the movies - the fox in the snow - get me away from here I' m dying  ou n'importe lequel des  10 titres est une petite merveille de  pop  mélancolique  les influences sont nombreuses  elles vont de Gainsbourg aux Beatles  en passant par Nick drake ou the La's ; les arrangements sont soignés et les voix délicieuses de  stuart Murdoch et d'Isobel Campbell (qui quittera le groupe en 2002) sont un enchantement .c'est harmonieux  , c'est mélodique tout a fait  le genre de disque qu'on est content d'avoir découvert d'abord  pour soi puis  pour le faire partager aux autres comme un petit trésor caché . 

 

 

Radiohead : Kid A (2000) 

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En 1997 OK Computer hissait Thom Yorke et Radiohead sur le toit du monde et l’accueil réservé a ce disque monumental  fut a la hauteur du contenu. Trois années ont passées et Radiohead est partout, chouchou des campus universitaires, présent dans tout  les baladeurs des lycéens et sur toutes les play-lists des radios rock on ne compte  plus les couvertures de magazines musicaux, Radiohead est sur orbite, au dessus du lot il est devenu en cette fin de siècle  LE groupe de référence. C’est dans ce climat euphorique que le groupe va frapper un grand coup et prendre a contre-pied a la fois  public et critiques  c’est peu dire pourtant que la suite d’OK Computer était attendue comme le messie aussi quand le nouvel album baptisé Kid A débarque, tout ceux qui n’attendait qu’une continuité ;un OK Computer BIS  vont devoir se faire une raison , la page rock a forte influence floydienne est désormais tournée , place au Radiohead des années 2000 , place aux machines et a l’électronique. C’est un peu comme si le passage au nouveau millénaire avait poussé Radiohead a regarder vers une autre rive, a faire table rase du passé musical et disons le tout net au risque de froisser les inconditionnels de Yorke ce disque est surtout et avant tout celui de Johnny Greenwood le génial guitariste ( qui ne l’oublions pas avait composé la totalité des titres d’OK Computer )  ici  c’est  lui le maître a bord, et c’est  Thom Yorke le leader qui se met au diapason des mélodies électro composées par Greenwood car c’est bien l’électronique l’ossature de ce grand disque malade.Pour la peine Greenwood exhume même un vieil instrument des années 20 appelé les ondes Martenot , il utilise aussi le vocoder qui va déstructurer la voix de Yorke ainsi que des synthétiseurs rythmiques  pour donner a Kid A une ambiance  inspirée  d’Aphex Twin ou d’Autechre ,deux défricheurs de sons que Greenwood affectionne particulièrement. Radiohead franchit donc le millénaire avec un disque  bric a brac  inattendu et complètement fascinant  dont certains titres s’envolent haut ; très haut ; Que ce soit le savant  mélange electro - guitares acoustiques d’Everything in a right place  ,la basse monstrueuse  colonne vertébrale de the National Anthem titre inouï qui flirte du coté du free-jazz   ,la lente et obsédante montée en puissance du frénétique Idiothèque ;l’acoustique épurée de How to disappear completly   ou les 7 minutes du  final somptueux de Motion picture soundtrack tout ici est hypnotisant , tout ici est  bluffant. C’est incontestablement    le travail d’un groupe qui ne fait QUE ce qu’il a envie de faire  qui n’obéit a aucunes règle, a aucune contrainte commerciale  et rien  non rien ici ne rappelle OK Computer et c’est la  aussi  , l’un  des principal  attrait de ce disque totalement en harmonie avec son temps Soulignons enfin qu’a l’heure ou les artistes multiplient les protections anti-copies Radiohead  mis a disposition  légalement et gratuitement  l’intégralité de Kid A sur Internet plusieurs semaines avant sa sortie officielle prouvant encore leur désir  de privilégier l’artistique au commercial. Malgré ce qui aurait pu s’avérer être un suicide commercial Kid A remporta néanmoins un énorme succès et fut classé album de l’année pour Rock & Folk , new Musical Express ; Mojo , et Spin magazine.  il a indiscutablement sa place dans cette selection discographique des années 2000. 

 

Et pour quelques disques de plus

The verve  : Urban hymns (1997)

Royksopp : melody A.M  (2001)

The White stripes  :elephant (2003)

The WHite stripes : white blood cells (2002)

Nick cave and the bad seeds :the boatman  call (1997)

Madonna  :music (2001)

PJ Harvey :stories from the cities stories from the sea (2000)

daft punk :homework (1996)

Oasis : what's the story morning glory (1995)

Gorillaz : demon days (2005)

Moby  :play (1999)

The Fugees: the score (1998)

Jay-Jay Johanson : whiskey ( 1997)

Arcade fire : funeral (2005)

 

 

 

 

 
 

09/11/2006

discographie Live

Tout comme les compilations les disques Live ne peuvent entrer dans un quelconque classement c'est pourquoi ils ont  ont droit a leur propre discographie sélective. Je vous  propose donc cette sélection personnelle déclinée  en 12 albums essentiels  

 

Nirvana : Unplugged  On MTV (1993) 

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c'est un peu la chronique d'une mort annoncée du groupe de Kurt Cobain. Programmée sur MTV, on pouvait mesurer sur la vidéo archi-diffusée l'état de délabrement physique et psychologique de Kurt. Mais c'est pourtant ce soir de novembre 1993 que Nirvana va enregistrer ce qui va devenir son testament ultime. La voix cassée et déchirée de Cobain assisté de Kris Novoselic, Pat Smear(guitares) et Dave Grohl, va délivrer pendant une heure un set époustouflant et mémorable. Dés la première chanson ("About A Girl"), on retient son souffle car on sent qu'il se passe quelque chose ce soir-là. Kurt Cobain chante avec toutes ses tripes et toute son âme, le temps semble s'arrêter, et les titres s'enchaînent avec des moments de grâce totale, pour des versions inoubliables issues de leur répertoire (fantastiques interprétations de "Polly", "Something In The Way", et de "Come As You Are" ) ; ou encore pour des reprises totalement habitées ("Jesus Don't Want Me For A Sunbearn" des Vaselines, ou le célébrissime "The Man Who Sold The World" de Bowie).Invités surpris sur ce live historique, les Meat Puppets ont l’honneur de partager trois titres de leur répertoire avec l’icône grunge (mention spéciale pour l’interprétation de «Plateau».Enfin, les deux derniers titres qui installent définitivement ce live parmi les chef-d'oeuvres : "All Apologies", presque murmuré et pourtant d'une beauté glaçante, à couper le souffle ; et enfin une reprise (encore) "Where Did You Sleep Last Night" de Leadbelly, qui clôture ce set magique. A l'image de l'Unplugged malade et terrifiant d'Alice In Chains, l'Unplugged In New-York de Nirvana va devenir un disque de chevet pour toute une génération qui va installer Cobainparmi ses dieux vivants du rock, pour malheureusement le pleurer quelques mois plus tard .En apprenant son décès un soir d'avril 94, beaucoup d'entre nous ne seront pas surpris, et se rappelleront le regard triste et perdu de Kurt et ses timides sourires effacés lors de l'enregistrement vidéo de cet Unplugged ; le souvenir de Kurt Cobain blafard assis sur son tabouret, dans sa veste en guenille et nous revient alors en mémoire comme une triste prémonition et on se rend compte alors que déjà la légende était en marche.

Bob Dylan: hard rain (1976)

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si il reste difficile voire impossible de détacher un disque de la discographie des albums studios de Dylan  on se doit en toute objectivité  de constater que les Live (Officiels) se révèlent souvent décevants  (live at budokan- 79)  (Dylan & the dead -89) quand ils ne sont pas ratés (real live -84) (MTV Unplugged 95).Ce n'est pas le cas fort heureusement de Hard rain offert au public un an apres  Desire  ( disque qui a rencontré un franc succès). Cet album va pourtant se retrouver noyé dans la masse discographique de la vague punk et pré-reggaequi envahit alors toute la planète ,alors Oui en cette fin de seventies Dylan n'est plus très a la mode quand paraît ce disque bouleversant tant les interprétations de Bob Dylan  sont intenses et chargées d'émotion (idiot wind - shelter from the storm - lay lady lay  - one too many mornings).La pochette est sublime avec un portrait de l'archange Dylan  beau comme  un dieu  ,le regard ténébreux ,les yeux maquillés au khôl véritable image incarnée du poète beatnik. De plus ce live exceptionnel est également le meilleur moyen   pour quiconque souhaiterait partir a la découverte de l'univers dylanien , hard rain permettant   de capter , l'énergie créatrice et la magie d'un artiste  incontournable du XXème siècle

 

Simon & Garfunkel: central park (1981)

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Tant pis si ce n'est pas un choix très rock'n roll mais je persiste a penser que le duo Paul Simon & Art Garfunkel reste ce qui s'est fait de mieux dans le genre pop -folk Ce live enregistré en plein New - York  un jour de septembre 1981 résume la carrière incroyable de ce  tandem composé d'un compositeur et mélodiste hors pair (Simon) et d'un chanteur - troubadour a la voix exceptionnelle. Parfait best-of  ce live at central park regroupe tous les hits planétaires (Mrs Robinson- the sound of silence - Bridge over trouble water - the boxer-Scarborough fair) le duo ose aussi deux reprises plus ou moins réussies (maybellene de chuck Berry ) et wake up little Susie  des Everly brothers) 19 titres pour un double-album enregistré devant 500.000 personnnes et dont il convient de mentionner la qualité inouie  pour un enregistrement plein air  dans une ambiance qui rappelle davantage le climat d'un festival que celui d'un concert.

Le succès sera planétaire pour ce double-album (19 titres) qui clôture une collaboration entamée au début des années 60 ,l'osmose entre les deux amis d'enfance est évidente et  même si ils n'ont plus joué ensemble depuis onze ans , ces retrouvailles  sont un réel bonheur pour le (très) nombreux  public  présent ce jour-là. Certes leur musique folk gentillette et innocente peut paraître un brin démodé mais elle n'en conserve pas moins un indéniable charme qui opère  encore a l'écoute de ce disque consensuel mais néammoins admirable.

 

Woodstock I & II  (1969)

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 Woodstock I & II c'est  un quintuple album soit 10 faces de vinyls  un disque colossal a hauteur de l'évènement de ce festival symbole définitif du mouvement hippie  et d'une certaine conception de la  contre-culture .Tout a été dit sur Woodstock et le  nom même  du festival est aujourd'hui  dans le langage courant  , dès que 20 personnes s'assoient pour une raison quelconque il y aura toujours un petit malin pour  dire ' c'est Woodstock !" alors oui ! Le love & peace ;la pluie ,la boue , les acides ,la marée humaine et  un Dylan qui ne viendra pas dans ce gigantesque  festival gratuit programmé pourtant  tout pres de chez lui dans l'espoir fou d'attirer l'icône , tout a eté dit  et  tout a été même filmé ! le long documentaire réalisé par Michael  Wadleight  sera récompensé  par un  oscar a Hollywood en 70 mais la musique dans tout ca ? qu'en est -il ? 

Forçément 10 faces c'est beaucoup d'autant qu'il y a des absents sur ce live (certainement a cause des maisons de disques ) ,et quels absents ! Exit Janis Joplin , exit  Johnny Winter  exit  le Grateful dead ;quant aux autres il  faut trier car certains artistes ne sont pas  au mieux de leur forme artistique  pour ce concert historique (Ten Year After- Crosby Stills Nash & Young- Paul butterfields blues ) Heureusement  il y aussi des performances éblouissantes Santana donne une interprétation inouie de soul sacrifice  de même que Joe Cocker avec son historique reprise  des beatles  with a little help from my friends .Au rayon des gros plaisirs de ce Woodstock  il ne faut oublier  Richie Havens  , Canned Heat  ,Sly and the family Stone  Jefferson Airplane , The Who , et  Jimi Hendrix  bien sûr  , Hendrix qui clôture ce festival avec un star spangled banner monstrueux et totalement  extra terrestre  qui s'inscrit dans l'histoire de la musique  et de la contestation pacifique .Nous sommes le 17 août 1969 ; les papiers gras  volent sur le campus déjà déserté du dernier jour du festival et la guitare hallucinée  de Hendrix qui reproduit le bruit des bombes s'abattant sur le viet-nam et les notes de Jimi qui montent ..... montent vers le ciel, certaines  y sont encore .

 

The Who  : Live at Leeds (1970)

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Disons le une bonne fois pour toutes Les Who sont l'un des plus grands groupes de tout les temps ,précurseur , avant-gardiste , incroyablement puissant  , hargneux , dénué  de toute morale la bande a Pete Towshend  aura non seulement offert  des singles  epoustouflants et emblématiques ' my generation - substitute - I can't explain -magic bus  - won't get fooled again -j'arrête la ! mais sont aussi l'un des plus grands groupes de scène de l'histoire  ,j'en veux pour exemple ce Live at Leedsfantastique qui ne contient que 6 titres (dont trois cités plus haut avec une une version inouïe de 15' pour un  my generationtotalement dantesque)  mais chaque morceau  est  un pur régal de rock'n roll .Chose incroyable sur ce disque Live les moments de grâce absolus sont des reprises , en effet  i les Who dynamitent et explosent  trois standards du rock  summertimes blues de Cochran   shakin all over de Johnny Kidd et  young man blues de L. Allison  ,alors 6 titres  c'est certes assez peu mais  on n'a pas vraiment  besoin de plus pour etre certain  que ce live at Leeds est  indispensable  ,  on se le  prend en plein face comme une claque monumentale  qui vous laisse K.O . Enregistré au cours de l'hiver 70 ce live installe en a peine plus de trente minutes Daltrey -Moon - Townshend et Enstwitle au panthéon des groupes rock.

A noter que le réedition remastérisée de 1995 est enrichie de 8 titres supplémentaires  mais rappelons aussi  que tout véritable puriste préférera toujours  l'original

 

 

 

 

Lou Reed  : Rock' n roll animal (1973)

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Nous sommes en 1973  et Lou Reed qui vient de livrer coup sur coups deux albums studios mythiques (transformer  et Berlin) est devenu l'incarnation vivante de l'artiste dégénéré et décadent, son allure de zombie et son look terrifiant (maquillage noir -cheveux rasés bracelet de cuir clouté) , son mode vie extrême (alcool -drogues dures et médicaments)  font de lui l'icône de toute une génération de paumés
squelette ambulant plus mort que vivant il enregistre le 21 decembre 1973 cet album live qui va rentrer dans la légende. Cinq  titres (dont  quatre du velvet underground dont Lou s'est pourtant définitivement détaché ) cinq titres absolument fantastiques
épaulé par deux guitaristes (steve Hunter  et Dick wagner) a qui le chanteur laisse libre cours d'exercer leur talent Lou  va égrener  et décortiquer dans l'ordre sweet jane(après une intro  inouie)- heroin - white light white heatLady day  - et conclure par rock'n roll  5 titres point barre (en fait la suite de cette prestation  sera sorti par RCA  en 1975 sous le titre de  Lou Reed live ( 5 titres c'est peu et pourtant cela suffit pour faire de ce disque une tuerie totale , une référence absolue en matière de disque Live (l'incroyable version d'Heroin étirée sur près de 13 minutes et décortiquée  dans une ambiance limite jazzy puis d'une violence de métal brut justifie a elle seule l'achat de cet album un disque qui pour ma part s'est révélée déterminant dans ma vision du rock ,écouté  pour la première fois a 16 ans  sur la radio cassette déglinguée d'un routard du coté d'Avignon un disque important pour ne pas dire essentiel certainement l'un des  4 ou cinq meilleurs live de toute l'histoire du rock

 

The Rolling Stones  : Get yer ya-ya's out  (1970)

medium_h32549nrk9v.jpgContrairement aux Beatles dont la discographie live est quasiment inexistante Les Rolling Stones ont souvent enregistrés des disques live (officiels) de grande qualité et on aurait pu aisément retrouver dans cette selection  Love you live (1977) -Still live ( 1982) ou encore  Rock'n roll circus (paru en 1995) mais il faut reconnaître qu'aucun  d'eux n'égale ce get yer ya-ya's out  enregistré au Madison square garden les 27 et 28 novembre 1969.Le Cd indique total timing 47'53 mais il faut prevenir celui qui  n'a jamais recu ce monument en pleine face que la puissance de ces 47'53 risque de le laisser sous le choc . Dix titres  avec  'cerise sur le gateau  ' deux reprises de Chuck Berry (Carol et little Queenie) et des versions totalement apocalyptiques de Midnight rambler , Jumping jack Flash , honky tonk women  ou encore  sympathy for the devil.Ce Live extraordinaire  enregistré entre deux chefs d'oeuvre Let it bleed (novembre 69) et Sticky fingers (avril 1971) nous donne a entendre rien de moins que  LE  plus grand groupe de rock du monde alors  au sommet de son art , quelques jours seulement avant le concert historiquement désastreux d'Altamont  Jagger et sa bande offrent au monde le testament  live de toute une époque. les Stones  signant avec Get yer ya-ya's out   leur dernier disque pour  Decca et par la même une , encore un numéro 1 dans les charts anglais. 

 

 

 

The velvet Underground  :live at Max Kansas city (1970)

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Il faut obligatoirement  passer outre la qualité moyenne de cet enregistrement live (rappelons d'ailleurs que ce live fût capturé   'a la sauvette' par Brigid Polk proche de Warhol et pilier de la Factory , en enregistrement mono sur un simple magnétophone a cassettes) et aussi que ce concert est le dernier concert du Velvet AVEC Lou Reed  il reste donc  un témoignage musical de son époque et de  l’ambiance unique de ce groupe légendaire. Alors oui ! évidemment   le Live 1969 (qui sortira en 1974) sera bien meilleur en qualité, en choix des titres  alors oui ! ce live at Max kansas city est marqué par l’absence cruelle  de John Cale et de son violon malade et l’ensemble est  quelque peu plombé par la batterie lourde de Billy  Yule en lieu et place de Moe Tucker  mais ce live  restitue indiscutablement  le climat typique autour du  Velvet Underground. Ce soir d’août 70 au célèbre Max Kansas bar-restaurant –salle de concert situé sur Chelsea ( détruit en 1982)  et dans  une ambiance décontractée (on entend par moments des bribes de conversations entre les membres du groupe)  que le groupe  interprète des  titres  incontournables de son répertoire  mais aussi des titres extraits de Loaded le dernier disque en date du groupe. une fantastique version de I’m waiting for  the man  ouvre le set  puis s’enchaînent Sweet jane , Lonesome cow boy bill , pale blue eyesNew age  ,lisa says …….Jusqu’a un After hours rarement joué  auparavant  en public et qui conclut ce disque certes pas très fignolé ,un peu brouillon ,un peu  bancal mais totalement historique.

Janis Joplin : Cheap thrills (1968)

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’en connais qui n’échangerai pas un seul des titres de cet album contre le répertoire intégral de n’importe quelle chanteuse de rock et peut être n’ont-ils pas tout a fait tort. On aura trop vite fait le tour de la discographie studio de Janis et c’est plutôt vers les disques Live qu’il faut chercher  pour se faire une idée de la puissance et de l‘intensité de Janis Joplin. Ballottée de groupe en groupe la gamine de Port Arthur  aura toujours chanté sur scène comme si sa vie en dépendait , avec son cœur, ses tripes, son âme, elle cherchait l’inspiration du côté de ses idoles Bessie Smith ou Billie Holiday qui au paradis des chanteuses n’auront jamais a rougir de la comparaison tant le feu qui brûle dans le chant de Janis  fait d’elle l’une des plus grandes chanteuses de tout les temps. Devenue pour la communauté hippie une icône définitive Janis est au flower power ce que Sid Vicious est au punk ou Kurt Cobain au grunge , une âme damnée, un ange aux ailes brisées.Aucun album mieux que ce Cheap thrills enregistré en 68 après l’explosion du talent de Joplin au festival de Monterey de 67 ne restitue mieux la puissance et la ferveur du jeu de scène de Joplin ,Elle est  entourée ici d’une formation au nom étrange Big brother and the holding compagny  très certainement  le meilleur groupe  qui l’ait jamais accompagnée. Ce disque présenté sous une pochette célèbre dessinée par Robert Crumb cache des trésors absolus ,sept titres brûlants comme de la lave dont  deux d’entre eux au moins sont d’authentiques chefs d’œuvres qui vont façonner la légende  Joplin , ses interprétations du Summertimes de Gershwin et sa reprise habitée et fiévreuse du Ball & chain de Big Mama Thornton  sont  belles a pleurer et donnent des frissons a toute personne normalement constituée.

Deep Purple : made in Japan (1972)

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Réparons tout de suite une énorme injustice  Deep purple est l’un des groupes les plus importants des années 70 et même s’il  n’ont  pas atteint un statut de groupe culte  comme Led Zeppelin  il reste très certainement l’une des plus grandes formations hard de tout les temps. Fort d’un excellent  album studio (Machine Head)  le groupe se fend pour ce made in Japan enregistré a Osaka et Tokyo a l’été 72 de trois titres (sur sept) extraits de ce disque ,3 titres pour un double album ça peut sembler peut mais n’oublions pas que certains morceaux s’étirent  avec des versions  de plus de 12 ’ pour Child in time qui démarre   paisiblement pour terminer en véritable apocalypse sonore , plus de 10 pour l’excellent Lazy et enfin toute une face d’album (soit près de 20 ’) pour le monstrueux space truckin’ et son inoubliable solo de batterie de Ian Paice. Les autres titres ne sont pas en reste avec notamment Highway star frénétique ou Ritchie Blackmore  déchaîne sa guitare sur ce live . Certes Deep purple n’a pas révolutionné l’histoire de la musique  mais ils auront donné au monde l’une des chansons les plus célèbres et l’une des plus joués par tout les apprentis guitaristes de la planète  avec Smoke on the water  et son intro au moins aussi universelle que celle du Satisfaction des Stones. On retrouve cet hymne teigneux et emblématique de toute une époque sur ce made In Japan  témoignage musical important d’un groupe totalement en phase avec son époque et qui défriche le terrain du hard pour des groupes  a venir (MétallicaAC/DC) .Je me souviens a l’évocation de ce disque que lors de sa sortie au début des seventies le vinyle était parfumé au patchouli  ,en le  ressortant  de mes étagères  l’autre jour j’ai pu constater que l’odeur  entêtante  si caractéristique de cette tendance baba-cool était toujours perceptible. J’ai reniflé par contre  l’édition  CD remastérisée acheté  il y a quelques mois évidemment ça ne sentait que le plastique. A noter que le groupe se fendra  quelques années plus tard d’un made In Europe (enregistré a l’olympia) et qui n’aura pas la même répercussion planétaire  que ce made Made in Japan fabuleux

AC/DC: if you want blood you've got it (1978)

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Ce disque d'AC-DC est le sixième après 5 albums studio qui ont installés les australiens emmenés par Bon Scott et Angus Young comme le plus grand des groupes de hard de son époque. Contrairement a bon nombre de formations  sans interet qui vont pulluler au cours des années 80 les australiens puisent leurs raçines dans le blues a l'image de leur modèle avoué Led Zeppelin .ils vont  bientôt définitivement enfoncer le clou avec un disque historique" Highway to hell "en 1979 puis ce sera la terrible disparition de Bon Scott a Londres  en fevrier 1980 et son  remplacement difficile par Brian Johnson et l'incroyable succès de "Back in black " vendu a 40 millions d'exemplaires (deuxième plus grosse vente de l'histoire apres le "thriller" de Michael Jackson

Ce disque live totalement furieux est enregistré a Glasgow lors de la tournée mondiale du groupe ,il reste pour beaucoup le témoignage absolu  de la puissance et du formidable talent de chanteur de Bon Scott  , formidable leader  épaulé  il est vrai par un guitariste  hors du commun Angus Young dont la virtuosité et la folie font merveille sur ce live indispensable .C'est "riff-raff "extrait de "Powerage" qui donne le ton puis c'estla grande messe du hard-rock  déclinée en dix évangiles saignants (il n' y a qu'a voir la pochette avec Angus Young  la guitare plantée dans le  ventre) avec des sommets ( "whole lotta" rosie "- "the jack"  - et un "let there be rock"  d'anthologie) C'est évidemment le volume a fond que l'on écoutera ce "If you want blood" ,  tant pis pour les voisins et tant mieux si comme moi les kids qui s'éclataient sur ce live il y a bientôt trente ans le font écouter aujourd'hui a leurs enfants.  

 

 

 

Alain Bashung : Live tour 85

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en 85 Bashung n'est pas encore l'immense artiste qu'il est aujourd'hui ,il n'a pas enregistré les disques (Chatterton - Fantaisie militaire -l'imprudence) qui vont faire de lui l'incontournable chef de file de toute une génération d'auteurs-compositeurs. En 85 il sort d'un enregistrement  douloureux et l'accouchement de Play blessures se fait dans la douleur , il choisit d'enregistrer ce double live dans des petites salles de province (théatre Rutebeuf de Clichy ou Theatre andré Malraux e Rueil-malmaison)  et le résultat est éblouissant .Pochette noir et blanc sublime , communion avec le public , Musiciens inspirés , choix des titres  tout  ici est admirable . Avec ce double live 85  Bashung réussit la fusion entre le rock des années 50-60 et l'after-punk de Martine boude a Volontaire ou imbécile extraits de play blessures  au standards Vertige de l'amour , S.O.S Amor (avec Paul Personne a la guitare) en passant par une version punkoide de Gaby oh gaby qui nous apparait ici ressuscitée   tout est parfait  , tantôt rocker tantôt crooner (bijou bijou - je fume...... ,toujours sur la ligne blancheBashung synthèse rock'n roll de  Cochran , Gene Vincent , Johnny Kidd et Presley  s'affirme ici comme  l'un des plus grands performers de la scène française ;il éclabousse de sa classe et de son talent ce double live 85  monumental et totalement indispensable 

a noter en bonus  sur la réedition CD  Une version (studio) fantastique de hey Joe qui nous donne des frissons  

 

Et pour quelques disques  live de plus

The Doors : absolutely live  (1970)

David Bowie  Bowie at the Beeb -the best of BBC Radio-sessions 68-72 (2000)

Christophe : live a l'Olympia 2002

Bob Dylan:live 1966 -the royal albert Hall concert (1998)

Donny Hathaway : live (1971)

iggy & the Stooges  :metallic K.O (1974)

Page & Plant  : no quarter - unledded ( 1994)

Depeche mode   :101 ( 1988)

David Bowie  : live at santa Monica (1972)

neil Young : unplugged on MTV (1993)

Ike & Tina Turner :live at  Paris -  Olympia (1971)

Alice in chains : unplugged on MTV (1996)

james Brown:live at the Apollo (1962)

 

 

 

 

 
 
 

 

29/10/2006

Mellon collie and the infinite sadness :The Smashing Pumpkins (1995)

 
medium_melloncollieandtheinfinitesadness1049588659264806.gifLa pub disait: il est double; il est monumental.
Les années ont passé et le groupe a implosé, indiscutablement Mellon Collie And The Infinite Sadness est leur album pivot; la synthèse de tout ce dont Billy Corgan et son groupe étaient capables.
Il y a tout ce qu'il faut dans ce double album pour en faire un disque essentiel: des singles fulgurants bien épaulés par des videos - clips soignés et archidiffusés (merci MTV), "Bullet With Butterfly Wings", "Tonight Tonight, "1979", "Thirty-Three", des balades somptueuses ("Stumbleine", "By Starlight", "Lily", "Farewell & Goodnight", "To Forgive"), des titres plus expérimentaux et quelques rares titres dispensables ("X.Y.U.", "Jellybelly").
Deux CD de 14 morceaux chacun, on imagine quel album simple Mellon Collie aurait pu être avec une selection de titres un poil plus rigoureuse.
Ne soyons pas difficile: ce double album s'impose comme un poids lourd dans l'histoire de la musique de ces dix dernières années.
Quant à Billy Corgan, je reste persuadé qu'il avait conscience, à la sortie de ce disque, que les Smashing Pumpkins avaient atteint leur sommet artistique; les productions suivantes n'auront pas le même accueil que cet album majeur et il mettra fin a l'aventure Pumpkins quelques années plus tard

 

The Smashing  pumpkins - 'by starlight'


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27/10/2006

Clap yours hands say yeah (Clap yours hands say yeah 2005)

 

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Clap your hands say yeah- the skin of my yellow country teeth

 
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Je m'etais promis , je m' etais juré de ne plus m'emballer sur le simple phénomène hype d'un nouveau groupe rock annoncé un peu partout  comme révolutionaire  ou symbole du renouveau d'un genre musical souvent défini (a tort) comme moribond .

C'est  peu dire la suspicion et la méfiance que je me suis donc imposé pour partir a la découverte du premier album des new yorkais de Clap your hands say yeah 

Alors qu'est ce qui se cache derrière ce nom un brin racoleur dont on ne saurait dire s'il est genial ou ridicule et surtout derrière l'hideuse pochette couleur ocre?

Quel est le constat ?

En toute objectivité je suis forçé  de constater que j'avais tort d'être  méfiant car cet album est bon , il est même très bon ,s'appuyant  sur des  références évidentes (Talkings heads ) Clap your hands say yeah! livre un disque plein de tonus et d'énergie dont la fraîcheur et le dynamisme nous rappelle le premier Strokes is this it.

Après une intro plutôt curieuse  dans laquelle le groupe  s'annonce lui même dans  une ambiance très  rock'n roll circus  les titres s'enchainent  sans laisser le temps a l'auditeur de souffler  les meilleurs sont sans aucun doute les titres 5 Details of the War" et  6 "The Skin of My Yellow Country Teeth' avec  guitares tourbillonnantes et  harmonica furieux  

.Impossible vraiment de ne pas taper du pied  a l'écoute de cet album déchaîné et même si un titre   fait irrémédiablement penser a une célèbre chanson des Who les jeunes musiciens de ce nouveau groupe qui a d'abord conquis le monde du rock via le net (a l'image des Artic monkeys ou de Sufjan Stevens) et fait souffler depuis le pavé new -yorkais un vent nouveau  sur le monde du rock remplissent leur mission  première  a  savoir celle de proposer un bon disque de rock rythmé et dansant

Une chose est sûre avec l'explosion de Clap your hands say yeah!il faut compter désormais a temps plein avec Internet et  le monde des blogueurs pour se faire connaître et ce groupe  n'est qu'un exemple de plus parmi les nombreux  artistes qui ont  d'abord su , relayé par le net ,  se tailler une réputation flatteuse , a nous de trier et de verifier avec le recul nécessaire  car tout n'est pas forcement  de qualité dans les découvertes  pré-albums d'Internet .

Ici dans le cas du groupe emmené tambour battant par Alec Ounsworth  on ne pose pas longtemps la question puisqu'au bout de quelques titres  on est totalement conquis .

Clap your hands say yeah ! a par ailleurs reçu le prix Rolling Stones  2005 en qualité de' Hot new band  '

 

 

 

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26/10/2006

Violator (Depeche mode -1990)

 

Violator  arrive dans la carrière de Depeche Mode  3 ans après un autre disque important et qui restera comme l'album qui aura  fait décoller le groupe (Music for the masses ) pourtant ce disque assez court (9 titres) est a mon sens le meilleur du groupe car il y a une homogénéité évidente  et une cohésion  totale entre tout les morceaux .Sur les  9 titres de Violator  4 vont devenir  des monuments de la discographie  du groupe (World in my eyes  - Personal jesus - Enjoy  the silence  et  Policy of truth) ce qui constitue une moyenne tout a fait exceptionnelle.Personal Jesus et Enjoy the silence sont  notamment deux chansons totalement envoûtantes  et se classent  parmi les plus grandes réussites du groupe tout albums confondus.

 Jamais Dave Gahan n’avait aussi bien posé sa voix  ,jamais les claviers n’ont étés aussi parfaits et si le climat de Violator reste lourd et pesant  , jamais  a aucun moment il ne plombe le disque .Les deux titres les plus faiblards sont relégués en fin d’album avec blue dress et  Clean  un titre curieux dont l’intro semble sortir tout droit du Dark side of the moon de Pink Floyd. Malgré cette fin d’album un peu en deca du reste Violator est le Disque incontournable de Depeche mode .Pour les oreilles aiguisées on retrouvera  deux  interludes musicaux (non crédités sur les notes de pochettes) , le premier entre enjoy the silence (plage 6) et policy of truth (plage  7) le second entre blue dress (plage  8) et Clean (plage 9)


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Depeche  Mode -   policy of truth

 

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17/10/2006

Classement des plus grands albums british de tout les temps

 suite à un sondage organisé par le magazine musical britannique NME auprès de ses fans les plus fidèles le  grand gagnant est: le premier album éponyme des Stone Roses(1989), l'une des pierres angulaires de ce que l'on appelait, à l'époque, l'indie dance. C'est Ian Brown le leader des Stone Roses qui doit être content, même s'il n'est toujours pas prévu de reformation du groupe... "I Wanna Be Adored", certes, mais qu'en est-il de "I Am The Resurrection" ?

Voici le top 10:


1. The Stone Roses 'The Stone Roses'
2. The Smiths'The Queen Is Dead'
3. Oasis 'Definitely Maybe'
4. Sex Pistols'Never Mind The Bollocks'
5. Arctic Monkeys'Whatever People Say I Am, That's What I'm Not'
6. Blur'Modern Life Is Rubbish'
7. Pulp 'Different Class'
8. The Clash '
London Calling'
9.
The Beatles 'Revolver'
10. The Libertines'Up The Bracket'

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04/10/2006

Every picture tells a story (Rod Stewart 1971)

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Rod Stewart est de retour depuis peu sur ma platine

Pour être tout a fait franc j’avais depuis pas mal de temps laisser tomber ce bon vieux Rod Stewart j’avais pourtant par le passé usé a force d'écoutes répétées trois de ses albums  a savoir Atlantic crossing (1975)  -   A night on the town (1976) avec  sa célèbre pochette détournée du bal du moulin de la galette de Renoir) et surtout Foot loose and fancy free (1976) on trouvait sur ces trois grands disques d'un Rod Stewart alors au sommet de son art  des chansons inoubliables (the first cut is the deepesttonight ‘s the nightyou keep me hanging on -   the killing of Georgie -I don’t want to talk about it – ou encore it’s not the spotlight pour  n’en citer que quelques unes.

 J’ai découvert Every picture tells a story seulement quelques années plus tard et ce fut un choc 8 titres seulement  , essentiellement des reprises, Rod ayant  toujours excellé dans l’art de proposer des reprises  habitées souvent bien supérieures aux enregistrements  originaux

La plus fantastique de celles  proposées sur cet album paru en 1971  est sans doute I Know I’m losing you  a l’origine un titre des Temptations .

Que dire de Maggie may  ou de Mandolin Wind , deux  seules compositions originales de Rod Stewart  sinon que ces deux bijoux font sans doute partie des trois  ou quatre plus grands titres de la carrière du chanteur

Sur Every picture tells a story   on retrouve les musiciens qui l'acompagne depuis quelques années  a commencer par le futur Stones Ron Wood (guitare) entouré ici  de  Mickey Waller (batterie) Pete Sears (piano) Dick Powell (violon) Martin Brandy (guitare) et Ian Mc Lagan (claviers)

Toutes les titres de ce disque superbe donnent le frisson tant la voix éraillée ,le feeling ;l'energie de Rod Stewart font merveille  ;beaucoup s'accordent a dire qu'il s'agit certainement là de son meilleur album  ,c'est possible je préfere personnellement  penser que ce disque le troisieme  de sa discographie solo et qui va permettre a Rod  de voir sa carrière décoller  annonce la série des disques formidables cités plus haut  , cette periode de grâce prenant fin avec le virage disco inévitable du contestable   Blondes are more fun en 1978.

 

 

 

ecoutez I know i'm losing you


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30/09/2006

Eddie Cochran Météorite rock'n roll

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Eddie Cochran  est mort le 17 Avril 1960 à l’âge de 21 ans ; Il incarnait le rock a l’état brut  avec panache, style et pureté et demeure incontestablement l’un des artistes maudits des sixties, une sorte de James Dean musical en quelque sorte.

 

Originaire d’Oklahoma city que sa famille quitte lorsqu’il a douze ans pour Los Angeles  il travaille très tôt comme musicien de studio ayant appris  a jouer de la guitare avec  brio

C’est par l’intermédiaire du cinéma qui vit alors  sa période de gloire dans le genre film musical que Cochran va se faire connaître  notamment grâce au  film de Frank Taschlinthe girl can’t  help it  (1956) avec la plantureuse Jane Mansfield

Malgré son passage météorite dans le milieu du rock il est pourtant l’un des artistes de référence qui marqua son époque tant il avait tout pour lui, la voix ; le jeu de scène, l’attitude, le feeling.

Cochran fût aussi l’un des premiers chanteurs américains à partir  en tournée dans  une  Angleterre qui va bientôt  voir apparaître des groupes  qui vont révolutionner le monde du rock.

Que ce soit  les Beatles, les Stones ou encore les Who tous auront vu un jour Cochran  se produire  sur scène et tous vont rester marquer par la prestation du jeune américain

C’est sur cette île qu’il était venu conquérir que Cochran  va trouver la mort ;bêtement , du côté de Bath ,dans un accident de taxi en compagnie de sa fiancée.

 

Fort d’une réputation de scène hors du commun et de singles époustouflants, véritables hymnes d'une adolescence en pleine ébullition  Eddie Cochran nous laisse en héritage des chansons   qui a l’image  de" c’mon everybody" – "summertimes blues"," something else"  ou encore " twenty flight rock" font désormais partie de l’histoire du rock.  

A l'inverse d'un Elvis Presley qui au fil des ans va se métamorphoser en une triste et grotesque caricature de lui-même Cochran héros malheureux et sacrifié sur l'autel des martyrs du rock reste définitivement jeune  pour l'éternité.

 

 Eddie Cochran  -    'Twenty flight rock '

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27/08/2006

1918-1970 Chronologie des libertés

1918 Premier manifeste Dada.

1924 Manifeste du surréalisme, d’André Breton.

1928 Un chien andalou, de Luis Buñuel et Salvador Dali.

1936 En finir avec les chefs-d’oeuvre, d’Antonin Artaud, révolution dans la culture bourgeoise.

1944-1945 Premières grandes années de Saint-Germain-des-Prés “existentialiste” et jazzophile, on découvre Sartre, Vian et Juliette Gréco.

1945 Naissance du jazz “bop”, Charlie Parker.

1945 Tropique du Cancer, d’Henri Miller (publié à Paris).

1947 L’écume des jours, de Bons Vian

1951 Julian Beck et Judith Malina créent à New York le Living Theater. II leur faudra dix ans pour se mettent tout nus sur scene

1952 Première soirée multimédia au Black Mountain College (Californie du Nord). John Cage parle du haut d’une échelle, Merce Cuningham danse ,  Films et diapos sur les murs, toiles au plafond. C’est le premier happening.

1953 Jonas Mekas et Stan Brakhage réalisent les premiers films underground américains : Grand Street et interim. Naissance de The Village Voice, précurseur des Journaux underground

1955 La fureur de vivre, avec James   Dean.

1956 Howl d’Allen Ginsberg, publié par “City Lights Books”son  éditeur Charles Ferlinghetti est condamné pour obscénité.

1956 Avec la chanson Rock around the  clock, Bill  Haley tance la vogue mondiale du rock’n’roll. Elvis Presley devient sa plus grande star et  on commence à baiser sur la banquette  arrière de la voiture de papa.

1957 Guy Debord  fonde  l’internationale Situationniste.

1957 On the road, de Jack Kerouac.

1960 Réédition en France d’Aden Arabie, de Nizan : manifeste anticipé de la révolte de la jeunesse.

1960 Grand tournant de la censure aux Etats-Unis: autorisation de L’amant de Lady Chatterley de D.H. Lawrence.

1960  A bout de souffle, de Jean-Luc Godard.

1960 Album “Free jazz” du double quarter d’Ornette  Coleman, à l’origine du courant dit “ “free jazz”.

1961 un journaliste du new york times Robert Sheldon va ecouter dans un  club de Greenwich village le 'gerde'  un chanteur folk de 20 ans qui n'a encore rien enregistré ,foudroyé   il publie le lendemaion un papier  ou il parle de sa decouverte 'un mélange d'enfant de choeur et de beatnik '  l'artiste s'appelle  Bob Dylan

1962 Ascension vertigineuse des Beatles.

1963 Fondation de la “San Francisco Mime Troupe”: début de la  guérilla théâtre dans la rue.

1963  Assassinat de John Fitzgerald  Kennedy  a Dallas

1963 concert gratuit organisé par Europe 1 place de la nation  pour le premier anniversaire du magazine salut les copains  on attend 30..000 personnes pour voir Hallyday et les chats sauvages il en viendra 200.000

1963 Timothy Leary et son collègue Richard Alpert sont expulsés de l’université pour leurs expériences sur les hallucinogènes, et fondent la “Fondation internationale pour la liberté Intérieure”.

1963 Blowin in the wind de Bob Dylan : le vent tourne.

1963 Marche de deux cent mille personnes sur Washington, avec Martin Luther King.”

1964  Premiers films d’Andy Warhol enfin, du cul!

1964 Révolte étudiante à Berkeley et création du “Free speech movement”.

1964 L’homme uni-dimensionnel!, d’Herbert Marcuse:première analyse de la société ‘postindustrielle”.

1964 Première  tournée triomphale des Beatles aux Etats-Unis.

1965 Fondation du Los Angeles free press.   

1965 Dylan electrifie sa guitare au festival de Newport  sacrilege pour les puristes ,coup de genie pour les visionnaires on sait aujourd'hui que  ce jour la Dylan ecrit une page de l'histoire de la musique   

1965 Début des bombardements américains sur le Nord- Viêt-Nam.

1965 Emeutes raciales de Watts. ‘

1965 Sorcier chimique et électrique, August “Owsley” Stanley III met sur pied son grand laboratoire clandestin de fabrication de LSD, qui lui vaudra le nom du “Ford de l’acide”.

1965  Création du Black  Panther Parry par Huey Newton et Bobby Seale à Oakland.

1965 Ken Kesey et les Merry pranksters partent sur les routes dans un vieux bus bariolé rempli de LSD

1965  un grand happening poetique beat  a l’albert hall de Londres réunit 7000 personnes

1965 les Beatles sont décorés  du M.B.E (member of british empire) peut etre le premier joint fumé dans les toilettes de Buckingham palace

1966 naissance de It  le premier journal ‘underground ‘ anglais

1966 les Beatles plus popuilaires que Jesus  la phrase est  de Lennon  elle  déclenche un raz de marée sans précédent contre les fab Four

1966 six heures pour le Vietnam a la mutualité  et fondation du comite vietnam national

1966 Antoine chante les élucubrations et parle de la pilule  en vente libre et des cheveux longs

1966 Clapton is God  partout sur les murs  de Londres 

1966 ouverture a Londres de l’U.F.O qui fera les grands nuits du psychédélisme anglais

1967 la société du spectacle  de Guy Debord 

1967 grand Be-in autour du golden gate de San Fransisco

1967 les Stones sont arettés   pour possession de drogue

1967 sortie de ‘sergeant pepper’s lonely heart club band  des Beatles

1967 mort de Che Guevara

1967 les(vrais)  hippies qui condamnent la récupération de leur mouvement  mettent en scène un enterrement  officiel du mouvement hippie a San fransisco (avec cercueils et procession)

1967 loi Neuwirth autorisant la contraception en France

1967 arrestation d’Oswley  roi de l’acide  et saisie massive de LSD

1967 Début de la révolution culturelle en Chine

1967 «  la fenêtre rose » première nuit psychédélique a paris  au palais des sports

1967 festival pop de Monterey

1968 le Maharashi, gourou des Beatles en général et d’Harrison en particulier est au sommet de sa gloire

1968 sortie de Electric ladyland  double album phenomenal de Jimi Hendrix  le mélange parfait du blues , du rock  et du psychédelisme -pochette historique

1968 manifestations  violentes de la jeunesse et révolte des étudiants de Columbia

1968 assassinat de Martin Luther King

1968 parution de The electric kool aid acid-test de Tom Wolfe qui retrace l’épopée de Kesey et des merrypranksters

1968 manifestations de Mai à Paris et un peu partout en France

1968 manifest du SCUM (society for cutting up men) Valerie Solanas tire sur Andy Warhol 

1968 premières manifestations du groupe de militantes qui vont fonder le M.L.F

1969 Jim Morrison enlève pour la troisième fois son pantalon sur scène  -six mois de prison (il ne les fera pas)

1969 appartion des premiers skinheads  en grande –Bretagne

1969 naissance du journal Hara-kiri

1969 festival de Woodstock et festival de l’Isle de Wight

1969 manifestation monstre  contre la guerre du Vietnam aux états-unis  30. Millions de personnes se mobilisent

1969 concert gratuit des Rolling Stones a Altamont (1 mort)

1969 Meurtre de Sharon Tate  et de ses invités par Charles Manson

1969  grande campagne de presse anti-hippie

1970 smoke in a Washington pour la législation de la marijuana

1970 interdictions de la plupart des festivals en France

1970 creation du F.H.A.R (front  des homosexuels)

1970 mort de Janis Joplin a Los Angeles   et de  Hendrix a Londres ils sont les premiers martyrs  de la musique Hippie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

25/08/2006

L 'étreinte (Miossec -2006)

 
 
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Et voila Miossec de retour avec un  nouvel album l'étreinte le 6ème depuis la bombe ‘Boire ‘ sorti en 1995 et qui est devenu au fil des ans un disque de référence pour  toute une génération d’auteurs-compositeurs

Désormais installé dans le fauteuil du grand frère et sans pour autant devenir conventionnel  Miossec même s'il n'est plus l'électron libre de la chanson française  a semble t'il calmé ses colères , et sa rage .

Apres une longue période faite de  mal de vivre  et de  noirceur  on voit cette fois  naître des espoirs  ,  et si l’étreinte n’est pas non plus un album  gai  on y trouve des chansons  qui  font penser a juste titre que son auteur a tourné une page  et qu'il a chassé (définitivement ?)fantômes et démons

Comme toujours chez Miossec ce sont les textes qui  font de l’étreinte  un disque qui va du sublime (la grande marée) au bon (mamanmes crimes ,mon châtiment  - la facture d’éléctricité – le loup dans la bergerie –Julia ( qui ressemble un trop a Brest-(1964) )  -la mélancolie(très gainsbourienne) )  au moins bon (  30 ansl’amour et l’air )  voire au carrément raté ( quand je fais la chose )

Coté musique Miossec qui s'est associé dans ce nouveau disque au groupe belge Zita Swoon  nous propose des sonorités tantôt  fidèles a son style passé , tantôt nouvelles (  on peut ici  entendre des chœurs  - des cordes  , et force est de constater que les arrangements sont plus soignés)R

Évidemment les textes  du breton   restent largement parmi ce qui  se fait  de mieux dans la production française de ces 10 dernières et Miossec désormais exilé volontaire a Bruxelles s'impose de plus en plus comme l'héritier des grands auteurs du calibre de Gainsbourg ou de Bashung .

 

 

A L'image de la  pochette colorée (et hideuse) signée par l'artiste belge  Paul Bloas il y a de la couleur dans ce  nouveau disque de Miossec et même si en premier lieu on peut le trouver moins bon que les précédents (Brûle  et 1964) les écoutes répétés nous familiarisent avec cette  'étreinte' qui  tranquillement  va prendre sa place dans la chanson française.

Avec une régularité et une  placide sérénité  Miossec au rythme d'un album tout les deux ans reste constant , sans chercher a bouleverser les genres  ni a créer l'evenement  il s'impose  davantage encore comme un chef de file  et les critiques pointues (le Monde -Libé  et surtout télérama (4F pour l'étreinte)  ont encensés cet album comme pour se racheter d'avoir un peu négligé ses précédentes productions.

 

A l'heure ou les artistes français qui vendent (Raphael - Diam's - Bénabar ...) sont présents sur tout les fronts (Radios -TV , enchainant grandes  salles et concerts complets Miossec remet  avec toute sa sinçerité  habituelle et  tout son talent les choses a leur véritable place

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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19/08/2006

Moi ,ma fille et les Rolling Stones ou le grand rendez vous manqué

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2006 aurait du être l’année de mes retrouvailles avec les Rolling Stones ,je les avais volontairement  zappé lors de leur tournée précédente mais depuis j’étais désireux de les revoir sur scène et j’étais  surtout impatient  et fier de les faire découvrir a ma fille aînée  qui  a eue 16 ans cette année le plus grand groupe de l’histoire du rock  avant  que ces derniers vaincus par l’âge  ne soient définitivement contraints de mettre un terme a leur  carrière déjà impressionnante de longévité .

J’avais expliqué dans un long papier sur ce blog (le 12 -09_2005) toutes les raisons qui me poussait a ne pas rater l’évènement  de leur passage a Paris  dans le cadre de la tournée ‘ A bigger tour ‘.

Mes billets étaient donc la a portée de main ,achetés des les premiers jours de leur mise en vente

L’événement s’annonçait grandiose ;les fans de toutes générations confondues se jetaient sur les points de vente et il fallut très vite ajouter une date supplémentaire .

Les Stones allaient faire l’Evènement  ça ne faisait aucun doute.

 

Nous étions nombreux a penser a juste titre que cette tournée française serait peut être la dernière, chacun des membres originels du groupe affichant allégrement plus de soixante ans au compteur.

Mais voila ! il en fût autrement ,tout débuta par des rumeurs sur les forums des fans qui se confirmèrent rapidement Keith Richards medium_2175_155326485_keith2_H150912_L.jpg,le vieux pirate  ; le guitariste  rescapé  de l’alcool et de la dope , le musicien qui illustre  a lui  seul  l’incarnation du mode vie  rock’n  roll , le même   des doigts desquels  sortit les riffs légendaires de ‘satisfaction’'ou de  ‘jumping jack flash ‘ le légendaire guitariste était bêtement tombé d’un arbre , d’un cocotier pour être précis.

Victime d’une grave commotion à la tête il était hospitalisé a l’autre bout du monde a Auckland en nouvelle Zélande.

Et la rumeur s’enflamma  on appris qu’un  caillot de sang  nécessitait une  première opération d’urgence suivie bientôt d’une seconde ; le numéro de téléphone de l’hôpital  fut rapidement saturé et surtout toujours pas de déclaration officielle  ,les fans commencèrent donc a penser qu’on se moquait d’eux car évidemment on se doutait  que la tournée était plus que compromise.

Bientôt  la nouvelle tomba sans surprendre  personne : le concert était reporté a une date ultérieure  seul le concert du 8 août prévu a Nice  restait maintenu.

On cherchât donc des informations plus précises sur les sites Internet  et on vit apparaître d’autres rumeurs, on murmurait  que Keith  n’était pas tombé d’un arbre, on voyait des photos du musicien  a sa sortie de l’hôpital  avec un drôle de pansement ….dans le cou significatif d’un accident cardio-vasculaire lié aux excès conjugués de l’alcool et de la cigarette.

 C’est vrai qu’on serait moins surpris par un accident médical  au vue de toutes les années de chaos et des dégâts infligés a son propre organisme par Keith  que par une chute improbable d’un cocotier mais  c'est pourtant bien la  version de la chute  qui va bientôt être définitivement officielle.

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Mais au-delà de la santé du musicien  tout un dilemme s’empare des  détenteurs de billets

Que faire des entrées ? Le concert aura-t-il lieu  cet été ? Si oui –A quelle date ?

Personne n’est en mesure de fournir le moindre renseignement vérifiable.

Silence total !

 

On les annonce en 2007  

et on se dit que c’est possible  Keith a soixante ans passé et un tel souci de santé n’est pas une mince affaire et même si l’homme est costaud il lui  faudra beaucoup  de  convalescence

Une chose est sure il faut faire  son deuil du concert du 3 juin, certains pensent même que la tournée va etre tout simplement annulée

On attend donc mais rien ne vient .

 beaucoup  veulent alors   revendre leurs billets mais dans les points de vente on nous explique qu’il faut attendre la decision définitive des organisateurs de la tournée

Enfin le  la nouvelle tombe enfin. les concerts du groupe sont reportés a une seule et meme date le 28 juillet

Ouf ! La date est connue

que faire a présent  des billets?

On apprend qu'il faut les échanger et refaire la queue  pour obtenir les nouveaux tickets .

Beaucoup comme moi sont mécontents du choix de cette date  , nous sommes nombreux a avoir programmé nos vacances ;personnellement je serais  a  2000 kms de Paris et mes billets d’avion  sont la tout a coté d’une enveloppe Virgin qui contient  les billets du concert des Stones,  j’espérai sans trop y croire vraiment  une date  fin août ou début septembre  , bref !  me voici donc en route chez Virgin  pour me faire rembourser

Je ne verrai donc pas les Stones tant pis ; c’est navrant et  ma fille  enchantée de cette rencontre avec la légende  doit  se résoudre a ce rendez vous manqué

Aura-t-elle un jour avec ou sans son papa  l’occasion de voir Mick, Keith , Charlie et Ron  et d’assister a cette magie collective propre aux concert des Stones , je n’en sais rien

Ce 3 juin qui aurait du s’inscrire dans sa mémoire et lui servir de repère  dans sa façon de concevoir, de ressentir et d’écouter de la musique, cette date qui aurait pu devenir  un  pont  culturel entre nos  générations ne sera finalement  qu’un jour comme les autres

 

Le  28 juillet les pieds dans l’eau, sur une plage de la Méditerranée  j’ai pensé  a ceux qui se bousculer vers le stade de France pour applaudir, chanter et  danser, en regrettant  de ne pas être au milieu de  cette foule  pour participer a cette grande messe rock’n roll

Aujourd’hui a l’heure ou je publie ce papier les Stones ont repris leur tournée avec succès

 A Milan ils ont même fait monter avec eux  sur scène l’équipe d’Italie qui nous a privée d’une coupe du monde pourtant  méritée.

Sur les photos de la tournée 2006  Keith Richards semble totalement guéri ;il affiche ce sourire hilare qu’on lui connaît si bien et quelque soit la véritable raison de cette opération  l’essentiel c’est qu’il soit maintenant  hors de danger

 

Sacré Keith ! que diable est t’il allé donc aller faire sur un arbre ?   C’est sur , cet été je n’ai pas regardé les cocotiers de la même façon
 

23/05/2006

Claudine Longet : Star et pourtant méconnue

Elle fût de 1964 a 1974 une star aux Etats –Unis  enchaînant  disques, séries et émissions TV en tout genres, elle côtoya les plus grandes vedettes du show bizz et fût de toutes les fêtes hollywoodiennes  et de plus eue la chance d’interpréter le principal rôle féminin dans l’une des plus grandes comédies de l’histoire du cinéma l’irrésistible ‘the Party’ réalisé par Blake Edwards  au ou elle joue le rôle de Michèle Monnet apprentie comédienne au coté d’un  Peter Sellers  inoubliable dans son personnage d’acteur indien déchaîné et dévastateur

Partie de rien pour conquérir l’Amérique   elle  quitta la France  a 16 ans et  réalisa toute seule son rêve américain avant que le destin ne la rattrape un soir de mars 1976
Claudine Longet avait un physique de rêve,un charme naturel irrésistible et une voix sensuelle douce et sucrée  elle fût une icône de la scène branchée californienne  et pourtant ici en France personne ou presque ne se souvient d’elle et si la première partie de son histoire est un conte de fée, la suite malheureusement est beaucoup moins drôle.

Nous sommes en 1961  sur une route du coté de Las Vegas ou elle travaille comme danseuse dans une revue de music-hall ; la jeune Claudine , 19 ans fait de l’auto-stop et la voiture qui  s’arrête ce jour-la va changer le cours de sa vie.

Au volant ,Andy Williams, chanteur ,  crooner ,  une figure de la jet-set qui a sa propre émission de télévision  , la rencontre (malgré la différence d’âge ) se termine par un mariage et la carrière de la jeune française musicale  décolle instantanément  un premier album baptisée   Claudine ’  sort en 1967 et recueille de forts jolies critiques la demoiselle chante de sa voix légère et feutrée  n’hésitant pas a reprendre Beatles (here there and everywhere) ou encore le thème d’un homme et une femme film de Claude Lelouch qui triompha a Cannes et qui obtint un oscar a Hollywood  en 1967.
Bien avant la mode du easy-listening son interprétation mélancolique  sur fond de bossa des grands standards musicaux  remporte un franc succès
Elle enregistra en tout  7 albums entre 1967 et 1972  et ne quitta pas les plateaux télés ou on la retrouvera dans diverses séries (de qualité cependant médiocres) et show télés (notamment ceux de son mari)
Devenue une artiste  culte au pays du soleil levant ; la belle Claudine  voit  pourtant sa carrière quasiment stoppée après son divorce d’avec Andy Williams en 1972.
 Elle épouse en seconde noces le champion du monde de ski  Spider Sabich  et quitte la Californie pour la luxueuse station d’Aspen dans le Colorado, elle se lie d’amitié avec Nancy Sinatra et Jack Nicholson résidants de cette même station ultra chic mais le 21 mars 1976 le champion de ski est retrouvé abattu par deux balles de son propre revolver.
Une enquête est ouverte et Claudine est  accusée du meurtre et sera incarcérée un mois ; elle affirmera qu’il s’agissait d’un accident et que les coups sont partis accidentellement alors que son mari lui expliquait le fonctionnement de l’arme
Concluant à un acte de ' négligence 'elle fût libérée et depuis L’ex star vit coupée du monde fuyant journalistes et photographes.
elle résiderait aux dernières nouvelles toujours a Aspen ou elle aurait épousée l’avocat qui la défendit au cours du procès.

En 2003 un petit label ‘Vampisoul ‘ proposa une excellente compilation ‘Cuddle up with Claudine Longetqui  regroupe les plus belles chansons et interprétations de sa carrière .

 

 

 

 

 


 

20/04/2006

Rencontre

côté boulot les jours se suivent et ne ressemblent pas  et c'est tant mieux! Rencontre inattendue mercredi soir avec l'arrivée des Red Hot Chili Peppers (enfin seul le leader Anthony Kiedis  et le batteur Chad Smith étaient présents ) Le groupe est de passage a Paris pour une prestation parisienne privée a la Cigale et j'ai passé trois heures en leur compagnie .J'ai pu ainsi confier a Kiedis le bonheur de réécouter souvent Bloodsugarsxmagik qui est a mon sens le meilleur album jamais enregistré par cette bande de furieux (même si c'est aussi le plus commercial) c'est sur ce disque vendu a des millions d'exemplaires que figure 'give it away ' l'un des hymnes du groupe ainsi que la balade 'under the bridge ' illustrée a l'époque par un vidéo-clip hallucinant .Il est étonnant que ce groupe de rock fusion  qui s'inscrit dans la ligne de formations tels que Bad Brains ou Living colour propose toujours  dans ces albums de très belles et mélodieuses  balades ce fut encore le cas dans l'album One hot Minute  qui suivit Bloodsugarsexmagik et ou l'on trouve My friends l'une de mes chansons favorites du groupe d'Anthony KiedisCes dernières années j'ai un peu décroché des Red Hot Chili Peppers même s'il m'arrive de mettre Californication  sur ma platine assez souvent  mais cela je me suis bien gardé de le confier a Kiedis trop heureux d'etre quelques heures durant en sa compagnie.A noter l'infinie patience et gentillesse du batteur Chad Smith qui surprit par une horde de fans dinant dans la salle d'a coté s'est livré a une longue scéance  photo avec deux classes de jeunes étudiantes canadiennes qui l'assaillirent litéralement durant de longues minutes.