Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

07/02/2007

Toutes les filles s'appellent Patti

patti smith,easter

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ecoutez patti Smith : Rock'n roll nigger 


podcast

On a la madone qu’on peut ou celle qu’on mérite et qu'on se choisit, pour moi Patti Smith sur la pochette de ‘Easter ‘ c’était comme une image pieuse, regard de braise, mine boudeuse , débardeur informe , et le bras relevé sur la touffe de poils sous les bras.

Autour de moi personne évidemment ne semblait se douter combien je la trouvais sexy ; je la revais soeur ou  copine je la voulais près de moi en chair et en os.

A elle toute seule elle incarnait le versant féminin du rock’n roll .

Qui d'autre avant elle ? Janis et Tina sûrement et la Faithfull aussi .Suzi Quatro ? Peut-être bien.

Et qui d’autre après ? Debbie Harry, Courtney love pourquoi pas ? La Polly jean O.K !

Mais il a fallu attendre combien de temps. Yoko était trop moche, Nico trop belle et Bjork n’habite pas sur Terre.

Patti Smith ,elle, personnifiait le macadam, elle était l'âme de  la rue , la diva des bas fonds new yorkais son idôle absolue était Rimbaud au point de venir habiter a Paris , rue campagne-première et de venir réciter des poèmes devant la Coupole , boulevard du Montparnasse 
‘ Jésus die for somebody sins but not mine’ hurlait t’elle en intro de son hallucinante reprise du Gloria’ de Them et quel culot que de s’attaquer a une tour de babel rock’n roll en reprenant ‘my Génération’ des Who avec une rage qui failli lui coûter la vie lorsqu’elle chuta de cinq mètres de haut sur une scène de Floride un soir de 77.

De passage au centre Pompidou en 2002 elle choisit de réciter des textes plutôt que de chanter et se présenta a son public pieds nus sur la terre de ce Paris qu’elle aime tant.

‘ So you want to be a rock’n roll star comme tu l’as chanté Patti et toutes les chanteuses du monde peuvent bien s’agiter en vain Piaf chantant ‘l’homme a la moto’,  Joplin chantant ‘Mercedez Benz ‘ a cappella Tracy Chapman surgit de nulle part pour chanter la révolution avec une guitare aussi grosse qu’elle ou toi Patti , ma grande sœur éternelle hurlant ‘rock’n roll nigger’ vous serez toujours  cent fois plus authentiques ,mille fois plus rock’n roll que la plupart d'entre elle.
C’est la grâce , une chose magique et intense qui ne s’explique pas vraiment et qui vient du fond du cœur et de l’âme , c’est surement cela  qu’on appelle ‘le feu sacré’.

 

02:40 Publié dans Culture, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : patti smith, easter

Polnareff ,un retour trés attendu

medium_391310.jpg

Tout a débuté un soir comme un autre au journal télévisé de 20H sur  TF1-   présenté par Claire Chazal  en Duplex de Los Angeles  un homme aux cheveux longs se présente ce soir  la  'De dos a la caméra A la demande de la présentatrice il se retourne et nous apparaît , visage lisse ; grosses lunettes a montures blanches , tignasse blonde tirée en arrière   ,  musclé , bodybuildé l'image d'un esprit sain dans un corps sain.
On le reconnait pourtant immédiatement  car  c'est bel et bien lui ! Cet homme  c'est Michel Polnareff  notre exilé californien depuis tant et tant d'années artiste mythique mais capricieux qui aura cependant  réussi a toujours rester présent dans le coeur des français.
'Que ceux qui ne m'aiment pas , que ceux qui n'aiment pas mes chansons ne viennent pas a Bercy du 2 au 11 Mars 2007 parce que j'y serai
C'est donc ainsi par cette pirouette verbale cocasse que Michel Polnareff nous annonce officiellement son retour a la scène.

Absent depuis....33 ans il vient lui même suite a des rumeurs de plus en plus persistantes d'officialiser ce retour tant espéré et tant attendu par ses admirateurs

. Si le public a répondu en masse a cette annonce officielle d’une série de concert a Paris (40.000 tickets vendus en une seule journée et deux dates rajoutées a la hâte pour faire face a la demande on est en droit de se demander : Qu’attendre d’un retour de Michel Polnareff ?
Michel Polnareff tel un highlander de la musique moderne est resté incroyablement jeune il a pourtant 62 ans
Il  est loin le  troubadour bohème qui grattait sa guitare sur les marches du sacré cœur avant d’être repéré par et d’être engagé par la maison de disques AZ qui va lui offrir l’opportunité  d’enregistrer a Londres le désormais mythique ‘la poupée qui fait non ‘ qui propulse instantanément son auteur dans les hautes sphères du succès.

Pour l’anecdote il faut souligner la présence a la guitare sur ce single historique de Jimmy Page bientôt  canonisé guitar héro des seventies avec Led zeppelin
Polnareff fait de la Pop music et il ne sont pas bien nombreux dans ces années soixante ou la plupart des artistes se contentent de copier les modèles américains (avec plus ou moins de réussite), il a un regard nouveau sur la conception et l’élaboration de son art, il s’attache a la production ; au travail en studio et son perfectionnisme frôle l’obsession.
De l’autre côté de l’Atlantique on a déjà tendu l’oreille sur les chansons de ce chanteur français qui ne jure que par les Byrds ou les Zombies .

Le leader des beatniks Scott Mc kenzie immortel auteur de l’hymne hippie ‘San fransisco (repris par notre Hallyday national) reprend ‘la poupée qui fait non ‘ et Sandie Shaw la petite chanteuse de ‘Puppet on a string’ reprend ‘love me please love me‘ une  autre  composition   magique de Polnareff figurant sur son magnifique  premier album.
Dans  une France qui s’apprête a vivre une des grandes pages  de son histoire avec les évènements de mai 68 ,  Polnareff livre encore des titres sublimes (Ame câlinele roi des fourmis  ou encore le bal des laze et son influence Procol harum) Il ne semble pourtant pas encore se rendre compte de son poids dans l’industrie musicale puisque il écrit en même temps des titres plus que léger comme ‘y’a qu’un cheveu sur la tête a Mathieu  comptine qui fera les beaux jours des feux de camps de tout les scouts de France et de Navarre.

A l'aube des années 70 La France découvre un Polnareff nouveau avec perruque frisée ,caché en permanence derrière de grosses lunettes blanches ;on le dit paranoiaque , homosexuel , marginal , obsédé  ; Il collabore  avec   Jean Claude Vannier l’arrangeur du célèbre Melody Nelson de Serge Gainsbourg et les titres se suivent avec toujours la marque du talent ( dans la maison videje suis un homme- dans la maison vide ,  tout les bateaux, tout les oiseaux qui cachera en face B un titre pop de tout premier ordre ‘tout tout pour ma chérie ‘  .

Polnareff sans bien savoir pourquoi devient a cette époque un artiste fétiche de la jeunesse japonaise  qui adore sa musique et ses textes Gérard Oury alors réalisateur incontournable du cinéma français lui demande en 1971 de composer la musique de ‘la folie des grandeurs  puis un autre album suivra qui contiendra des chansons passées depuis a la postérité (Holidayson ira tous au paradisla mouche).Nous sommes en 1972 et bientôt éclate la fameuse affaire de l'affiche du concert de l'olympia ou le chanteur pose nu de dos, les fesses a l’air .

Tollé général et  scandale énorme et 60.000 Frs d’amende a la clé , une fortune pour l’époque. Mais les ennuis ; les gros ennuis arrivent quelques mois plus tard, escroqué par son agent il doit 6 millions de Francs au fisc.

Le chanteur se réfugie aux Etats-Unis a New York d’abord , puis a Los Angeles, une nouvelle vie commence le mythe  Polnareff est en route.

Pourtant le premier album réalisé aux états unis est un flop total ‘fame a la mode ‘ sorti en 1975 et chanté entièrement en anglais passe presque inaperçu , on dit Polnareff fini. Nous sommes en pleine vague disco et Polnareff va composer le thème de Lipstick réalisé par Lamont Johnson et si le film ne passe pas a la postérité, l’instrumental créé par Polnareff va toutefois  faire danser dans toutes les discothèques de la planète
Malgré la distance ,  malgré les ennuis judiciaires  des chansons  continuent de traverser l’atlantique, Polnareff lui est interdit de séjour en France , bientôt arrive sur les ondes  I love you because  balade romantique de toute beauté, et surtout lettre a France  qui va devenir l’une des plus grandes chansons de son répertoire paru sur un album en demi teinte au titre en clin d’œil coucou me revoilou! (1978).

En 1981 paraîtra "Bulles"  un album qui va se vendre par milliers d’exemplaires et qui  tranche définitivement avec le Polnareff mélodique notamment par l’utilisation  massive de synthés (phénomène très en vogue a l’aube des années 80)  ce disque est un  véritable succès  pour la maison de disque AZ  qui vient de re-signer   le chanteur  a qui elle avait donné sa chance  15 ans plus tôt et Bulles 'va permettre a Polnareff  de reconquérir le public français a qui il offre un inoubliable concert pour le réveillon 1981 sur TF1.

Les problèmes juridiques semblent résolus et on pense alors que le chanteur va revenir dans une France qui ne l’a pas oublié mais malgré de fréquents voyages pas de déménagements en vue  pour notre exilé californien
L’album suivant sorti en 1985 sera  Incognito disque résolument électronique en osmose avec les technologies du moment  mais qui  ne rencontrera pas le même succès que ‘Bulles  ; il contient la chanson ‘la belle veut sa revanche ‘ écrite pour le film de Gérard Oury   la vengeance du serpent a plumes ‘ disque court (8 titres), peu inspiré il reste  l’un des disques les plus dispensables dans la  discographie de Polnareff  .
Apres un silence de 3 ans un titre ‘good bye marilou envahit les ondes, sans aucune promo la chanson devient un tube énorme  on y retrouve un Polnareff mélodieux et  inspiré pourtant le chanteur est dans une période difficile de sa vie il a quitté les Etats-Unis et s'installe dans une petite commune de Seine & marne  fontenay trevisy ou il se fond dans la population locale ,on le voit souvent au café du coin ou il a élu domicile  ou dans une chambre d'hôte ou on peut le surprendre  servant lui même a boire aux clients .

il prend le temps  et réfléchit , déambule en survêtement  et pour être tout a fait honnête  se néglige un peu caché  derrière  une  barbe  d'ermite il se veut  méconnaissable

 Il attend surtout le feu vert pour enregistrer son nouvel album et  bientôt il quitte son petit coin secret et emménage dans un palace parisien  le    Royal Monceau  a Paris , il boit beaucoup  et sombre dans une terrible dépression  il vit  reclus , entouré de gadgets électroniques comme un ermite a la fois en contact et totalement coupé du monde il restera 800 nuits dans la chambre 128 de ce palace ou il va enregistrer  l’album Kama sutra(1990) le disque aux tendances erotico -porno  n’est pas très bon mais il pourtant rencontrer pourtant un grand succès et forge la légende de son auteur
Polnareff décide de se faire opérer de la terrible myopie qui le rend quasiment aveugle et profite de ce long  retour en France pour le faire en  octobre 1994, l’opération sera une réussite et le chanteur retrouve une vue presque normale.
Mais l’Amérique lui manque et il repart et s’installe a Los Angeles au peninsula hotel ou il recrée un univers  identique a celui  du royal Monceau.
C’est la qu’il va  préparer son retour à la scène et il va se produire le 27 septembre 1995 au mythique Roxy sur Sunset Boulevard  profitant de l’occasion pour enregistrer un live mémorable.

Depuis c’est le silence total  ,Polnareff  brouille les pistes , il apparait sur quelques rares photos  avec un look  totalement look extravagant , donne une interview exclusive et hallucinante au magazine 'les inrockuptibles '  en 1997 , écrit ses mémoires avec l'aide de Philippe Manoeuvre  ,on raconte  qu'il s'est forgé un corps d'athlète par une pratique intense de la culture physique mais il garde le contact avec ses fans sur son site Internet particulièrement élaboré.

Son retour aujourd'hui est un pari immense qui répond a une attente constante du public pour qui Polnareff reste un artiste incontournable et hors du commun. Avec ce come-back inespéré  en Mars prochain  Polnareff brisera lui même le mythe qu'il a entretenu tout au long de ses années d'exil et la série de concerts annoncée a Bercy constitue a l'évidence l'évènement musical de l'année 2007.Il n'est plus reparu sur une scène française depuis 1972 ,son public concentré sur trois générations sera au rendez vous et lui fera  confiance pour nous étonner comme il a toujours su le faire , c'est la raison pour laquelle nous l'attendons avec impatience.

 

 
 

04/02/2007

Help

medium_200px-The_Help_Album.2.jpg

Acheté cet apres midi sur un stand  du marché aux puces de Montreuil  un CD a la pochette bigarrée sans indication aucune sur le(les) artiste(s) le disque s'appele Help et aprés recherches  il s'avère que cet album est  un disque de charité enregistré en 1995 pour le label Go disc records.

Sensibilisés par le drame de la guerre en Bosnie  des artistes britanniques et irlandais décident de sortir un album baptisé  Help  dont les ventes  furent reversées aux aides humanitaires pour l'enfance .

Chaque artiste proposa donc un titre inédit et on retrouve des pointures de la scène anglaise (Oasis - Stones Roses -Radiohead - Blur) mais également des artistes de la scène trip-hop (Massive attack - Portishead )Concernant son contenu  il y a du bon , du moins bon mais aussi du dispensable  ,soulignons la magnifique cover proposée par Sinéad O'connor du 'ode to Billy Joe' de Bobby Gentry  et celle de 'Shipbuilding' de Elvis Costello par Suede.  oasis ne se foule pas trop avec un fade Away  plutôt miévre , même constat concernant  les Stones roses (love spread)  tout comme Portishead (mourning  ear)

quant a Radiohead pas encore a l'époque sur le toit du monde musical la bande de thom Yorke  proposait un titre (Lucky)  qu'il integreront  plus tard sur le mythique OK Computer.

Les Manic street preachers n' offrent qu'une reprise convenue d'un standard de la folk country (raindrops keep falling on my head)  ' .

Côté déceptions Blur ( Eine klein lift music) ou le duo Salad -Terry Hall qui ne se foule pas trop avec  une version  un peu cul-cul de 'dream a little dream. Enfin , Un super groupe baptisé pour l'occasion  the smokin' Mojo filters   formé de Noel Gallagher  -Paul Weller -Steve Cradock  qui  sous la surveillance bienveillante  de Paul Mc Cartney conclut ce disque en massacrant joyeusement dans la joie et la bonne humeur  le Come together des Beatles

 

Sinead O Connor -  ode to billie joe

 


podcast

 

 

 

 

 
 

21:30 Publié dans Musique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : help

21/01/2007

keith Moon le batteur fou et génial des Who

keith moon,the who; 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un jour qu’il séjournait incognito dans un petit hôtel de Los Angeles keith Moon  écoutait a fond dans sa chambre rien d’autre qu’une cassette des Who , le Volume était au   maximum et les murs en tremblaient .

 Rapidement le gérant vint le trouver furieux  lui ordonnant  de stopper ce vacarme

-« J’écoute de la musique ‘ répondit Keith

-« De la musique ? Du bruit ! Vous voulez dire ?  répliqua le gérant

Keith Moon tranquillement  stoppa la musique et le silence revint dans l’hôtel.

Quelques minutes plus tard une explosion terrible retentit  et la porte d’entrée de l’établissement vola en éclats  ,terrorisé le gérant se précipita affolé dans le hall pour y trouver un Keith Moon hilare  qui  lui dit aussitôt –

Ce que vous venez d’entendre Monsieur    ça c’est du bruitpar contre ce que vous entendiez tout a l’heure  c’était  les Who  vous saisissez la différence maintenant .

 

le batteur des Who venait simplement  de faire exploser la porte d'entrée de l'hotel  grâce aux explosifs qu'il emportait toujours avec lui adorant  les manipuler quand l'envie lui en prenait

Cette anecdote totalement véridique résume a elle seule la folie qui habitait Keith Moon le batteur des Who, personnage totalement incontrôlable et  musicien exceptionnel  qui avez néanmoins  choisi de brûler sa vie par les deux bouts  et de vivre vite et dangereusement  faisant  d’un mode de vie rock n’ roll son quotidien. 

Toujours a propos de son gout pour les explosions  il faut de souvenir aussi d'une prestation TV  en septembre 67 ou il introduisit  dans sa batterie un explosif si puissant qu'il sera bléssé aux jambes lors de la détonation ,le guitariste pete Towshend  aura l'ouie  endommagée et les cheveux brulés ,la comédienne bette Davis presente sur le plateau s'évanouira  dans les bras de Mickey Rooney  pour le plus grand plaisir d'un Keith  Moon encore une fois  mort de rire

Personnage complètement givré mais pas toujours drôle  j’en veux pour exemple  cette mascarade sinistre ou il débarqua a l’aéroport de Los Angeles déguisé en maréchal Rommel  (il renouvellera cette farce idiote a Londres quelques mois après).

Keith Moon surnommé Moon the loon (Moon le taré) avait un faible pour les voitures et véhicules en tout genre qu’il collectionnait  aussi facilement qu’il lesdétruisait.(il possédait son propre aéroglisseur dont l’utilité reste sûrement a prouver encore aujourd’hui.

Pour lui dévaster une chambre d'hôtel ou jeter une voiture dans une piscine,(une Rolls-Royce de préférence ) étaient des actes purement  rock’n roll,

La légende veut aussi que ce soit lui qui trouva le nom du groupe que voulait former Jimmy Page et Roberts Plant  en écoutant leurs démos il  s’écria  c’est la musique d’un groupe qui va s’écraser comme un zeppelin de plomb (la suite prouva qu’il se trompait lourdement)

medium_moon11.jpg

Son inconscience  coûta la vie a son chauffeur Neil Holand qu’il écrasa en faisant marche arrière précipitamment  voulant échapper a une horde de fans déchaînés a l’entrée d’une discothèque dans le Hertfordshire.

Keith Moon  immense batteur totalement  irresponsable avait depuis longtemps perdu tout sens des réalités  tant sa consommation quotidienne de drogues  et d’alcool lui faisait faire tout et n’importe quoi

Ces anecdotes d’une époque ou les stars  du rock mettaient  largement en pratique "  sexe –drugs & rock’n roll  "ne doivent pas faire oublier le talent inouï de Keith  que l’on peut sans aucun doute considérer comme l’un des plus grands batteurs de l’histoire du rock.

 

A l’image de son groupe les Who qui cultivaient  un goût pour la démesure et le sacage systématique  du matériel  il avait fait de sa propre  vie un chaos et une confusion  qui le menèrent droit a une mort certaine  tant les excès de ce génial musicien  relevait de l’auto -destruction

Moon the Loon avait choisi de vivre vite a défaut de vivre longtemps il est mort dans son sommeil a 32 ans  le 7 juillet 1978 vraisemblablement d’une overdose due aux médicaments qu’il prenait pour luttait contre l’alcoolisme

 
 

22:38 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : keith moon, the who;

17/01/2007

L'Acétate du Velvet Underground

 
medium_velvet.4.jpg
 
 
 
 
 
 
 
Le titre de l'article des Inrockuptibles (n° 576) de Décembre dernier tapait très fort
 
LE VELVET VAUT  PLUS CHER  QUE LES BEATLES
 
Résumons les faits :  Un canadien du nom de Warren Hill achéte par hasard pour 75 cents dans un marché aux puces de New York  un disque acétate (disque unique gravé en studio et pouvant servir de disque test avant l'enregistrement définitif d'un album) ce disque sans  pochette est marqué velvet underground 4-25-66 att N dolph
Rapidement l'acquéreur veinard se rend compte qu'il vient d'acheter un acetate du premier album légendaire du groupe mythique enregistré avec Nico mais les mixages et les versions des titres sont différents de plus  il manque un titre essentiel de ce fameux album appelé communément l'album a la banane 'medium_The_20Velvet_20Underground_20-_20The_20Velvet_20Underground_20_20Nico.3.jpg a savoir Sunday morning. L'acheteur s'apercoit donc très vite que son achat est en fait un véritable trésor.
 
Selon la légende il s'agirait de la version souhaitée par Andy Warhol grand manitou du groupe et qui aurait acheté cet acétate a l'ingenieur du son Norman  Dolphen en échange d'un tableau  .On ne saura jamais par quel mystère ce disque a disparu pendant 40 ans avant de réapparaitre sur un marché de Chelsea en tout cas  la précieuse galette se retrouve mise en vente aux enchères sur Ebay et c'est rapidement la folie les prix montent et la vente se cloture le 28 novembre sur le chiffre ahurissant de 155401 dolllars .
 
le disque rare du Velvet Underground devenant le plus cher  de tout les temps battant le record des Quarry-Men (groupe pré -Beatles) dont un live enregistré sur bandes s'est vendu 78.000 livres sterling en 1994 Fin du premier acte.
 
Deuxième acte: l'ultime enchère s'étant révélée n'être qu'un canular la vente fût donc annulée et le disque remis quelques semaines plus tard aux enchères toujours sur le site Ebay au bout du compte l'acétate est finalement parti pour 116 878 € ce qui reste tout de même exceptionnel .
Rappelons que jamais le Velvet n'aura jamais pu classer un seul de ses albums dans le top 100 et que très peu de personnes achetèrent le fameux album a la banane lors de sa parution
c'est le temps qui aura permis au groupe de Lou Reed  et de John Cale de devenir une référence absolue .
Une chose est sûre l'honneur est sauf pour les Beatles qui conservent donc leur titre de groupe le  plus cher de tout les temps.
 
 
 
 

01/01/2007

R.I.P James Brown (1933-2006)

 

 

medium_medium_james_brown.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le jour de Noël 2006 la communauté noire du monde entier a perdue l'une de ses idoles, l'un de ses personnages les  plus emblématiques. Un petit cireur de chaussures devenu un dieu vivant de la musique funk a tiré sa révérence et chacun de ses frères de couleur pleure  la perte irremplaçable de James Brown.  Né en 1933 à Augusta en Géorgie le petit James va suivre un chemin peu conventionnel avant de trouver sa voix spirituelle. Ramasseur de coton, boxeur, rabatteur pour maquereaux,  il  se retrouve en prison des l'age de 16 ans  et c'est là et  en non pas a l'église comme bon nombre de ses  contemporains que sa carrière musicale va démarrer. C'est en effet derrière les barreaux qu'il rencontre Bobby Byrd  un autre petit dur avec lequel une fois libéré il va former  son premier groupe  The Starlighters qui deviendra par la suite The Famous Flames .Le premier titre qui va amorcer sa carrière sera Please ,please ,please qui grimpe haut dans les charts  rythmn's and blues. Ce titre sera l'étincelle qui va mettre le feu et celui que l'on va surnommer Mr Dynamite va bâtir peu a peu sa légende tout au long des années soixante  en proposant des albums studios gorgés de hits ahurissants (papa 's  got a brand new bag - I feel  goodIt's man man 's world -Try me )   et des lives brûlants  (la série des  live at the Apollo  restant a ce jour encore  une référence absolue en matière de disque live) Le  jeu de scène de James Brown  est sans égal , il entre (et sort ) de scène comme un boxeur ;court , saute , trépigne , harrangue le public ,se jette a terre  et termine a la limite de l'évanouissement ,  mais le Godfather sait  aussi s'entourer des meilleurs musiciens comme  Macéo Parker  ou Bootsy Collins  qu'il dirige d'une main de fer a la limite  parfois même de la tyrannie ).

 A la fin des années soixante  il va passer du statut  de grand artiste a celui de véritable icône  lorsque lassé de voir le peuple noir souffrir du racisme et de la ségrégation tout en partant mourir au Viêt-Nam il balance a la face du monde un titre historique qui lui configure aussitôt une dimension universelle. 'Say it loud i'm black I'm proud !(dis le fort je suis noir et j'en suis fier! ) . Cette chanson devient aussitôt l'hymne du Black-power et l'une des chansons les plus emblématiques du peuple noir (a égalité avec le fantastique Am I Black enough for you ? du trop sous estimé Billy Paul. Quoiqu'il en soit , ,James Brown acquiet alors  une dimension politique nouvelle ,il intervient apres l'assassinat de Martin Luther King  le 4 aout 68 pour calmer les émeutiers puis  a  Washington il sillonne les rues  scandant des messages d'appel au calme et a la tolérance;il ira a la maison blanche demander au président  Lyndon Johnson l'autorisation de  partir avec son groupe chanter pour les troupes au vietnam ,une  tournée de trois dates qui se fera dans des conditions extrêmesé ( il fallait lui injecter du lait de sodium pour éviter la déshydratation ) avec notamment un dernier concert donné a la base militaire de bear Cat au milieu des bombardements viet-congs. Il  est incontestablement  pour le peuple afro-américain l'égal d'un Malcolm X  ou d'un Martin Luther King  et a l'image de Muhammad Ali quelques années  plus tard  il symbolise l'artiste noir qui prend sa revanche sur le peuple blanc .N'hésitant pas a s'autoproclamer Soul Brother N°1  il crée un personnage fantasque a l'égo démesuré qui revendique sa réussite (il avait coutume de dire  :" j'ai commencé comme cireur de chaussures en face d'une station de radio aujourd'hui la station de radio m'appartient  "). .Dans la foulée   sort 'Sex machine '  un disque qui va devenir un album fondamental de la musique noire 'une  tour de Babel du funk.C'est sur ce disque phénoménal  que l'on retrouvera l'immortel Get up I feel like being a Sex Machine  titre qui va conquerir toute la planète. C'est également a cette période  que l'on voit découvre   Bootsy Collins  jeune prodige musical de 18 ans tout frais débarqué de Cincinnati  pour remplacer au pied  levé Macéo Parker  en froid avec  james Brown  .medium_sex_machine.3.jpg Surfant sur la vague de la Blaxploitation  James Brown va dominer la scène  signant  la même année (1973) deux bouillantes  bandes originales de films (Black Caesar  et Slaughter big rip off  ) ainsi qu'une quantité d'albums dont certains comme there it is  (1972) ou The payback (1974) sont des chefs d'oeuvre de la  musique funk .L'arrivée de la vague disco va pourtant stopper net l'ascension de james Brown qui reste sur le carreau  ;il apparait en guest-star dans le film musical 'the Blues brothers 'ou il incarne un pasteur mémorable  puis retrouve la voie du succès en anticipant la vague du rap ,mouvement qui contrairement au disco va se réclamer de son influence  Rapp payback enregistré en 1981 va sonner le renouveau de Mr Dynamite .Associé au leader de la Zoulou Nation Afrika Bambaata il enregistre en 1984 un single Unity qui renforce sa  crédibilité aupres du jeune public qui voit en lui le parrain d'un mouvement musical   qui est en train de conquerir l'Amerique. Son apparition dans le film Rocky IV  ou il chante 'Living in America ' justifie  a elle seule la vision de ce film pourtant médiocre . Il va au cours des années devenir l'artiste le plus samplé de l'histoire de la musique  ;des passages de nombreuses chansons  vont etres utilisées ,echantillonnées dans plus de 600 morceaux  de rap , de hip-hop  ou de rythm and blues .Mick Jagger  ou Iggy  Pop (qui s'y connaissent en prestations scèniques) le reconnaissent comme LE maître absolu de la scène  mais au dela de la présence scénique exceptionnelle de james Brown c'est toute sa  musique qui a  révolutionné le monde musical.

C'est apres la publication de son autobiographie (1988) que va se produire ce qui va devenir une longue descente aux enfers,  en effet les années 90  vont etre les  plus terribles de toute  sa vie ; les excès en tout genres (drogues dures , alcool) et son penchant  pour  les armes a feu  lui font perdre pied ;  il est impliqué dans une sordide histoire de tentative de meurtre sur son épouse  ;il est arrété a de nombreuses reprises en état d'ébriété et a l'occasion d'une course poursuite  il tire sur les forces de police avant d'etre finalement maitrisé  et incarcéré. En prison il écoute  du rap et du hip-hop et soigne sa toxicomanie et son addiction a l'alcool.Après sa libération sur parole en 1991 il décide de militer contre la drogue qui a failli lui couter la vie au cours des années passées puis difficilement  il repart  en tournée  ,publie en 1992 un live exceptionnel (enregistré en  1971 a l'olympia de paris)  et au cours des quinze dernières années de sa vie se produit dans des shows ou malgré le poids des ans et une santé considerablement  affectée par les années noires il ravit le public par des prestations a la hauteur de l'artiste exceptionnel et unique qu'il aura toujours été.Une pneumonie aura eu raison du Godfather of Soul  le jour de Noel 2006 ,ce jour la  le dieu vivant est devenu mortel. Paix a son Ame!  

 

James Brown -   Papa 's got a brand new bag  


podcast

 James Brown -   Please ,please ,please


podcast

 

James Brown -  'The Boss '


podcast

 


 

 

 

 

 
 

31/12/2006

discographie Eighties

Les fameuses annees 80 qu’il est de bon ton de critiquer nous auront apportées quantités d’albums incontournables parmi lesquels …. 

Serge Gainsbourg : aux armes et caetera (1979)  

medium_0731454843324.4.jpg

 

C'est avec ce disque opportuniste et ambitieux que le déclic de la gainsbourg-mania va se déclencher ,premier disque d'or de Serge aux armes.... donnera a tous les biens pensants matière a polémique et a débats . Nous sommes en 1979 et  c'est dans  cette époque de morositéé que le  personnage Gainsbarre entre de plein fouet chez Mr et Md tout le monde ,Gainsbourg dérange , écœure , choque , étonne, séduit    c'est selon et c'est dans ce contexte particulier et en qualitéé  d'artiste  a peine reconnu  sinon pour les textes qu'ils écrits pour les chanteuses de tout bords que Serge va frapper un grand coup ,  un grand coup artistique  et médiatique en partant en jamaique  enregistrer avec la crème  musicale  du moment aux armes et caetera   disque que l'on peut qualifier aujourd’hui  de véritablement historique Personnellement ,avec le recul du temps et des centaines d'écoutes de ce disque culotté  je me dois d'avouer qu'il  reste en ce qui me concerne un incontournable des années 80. Bien avant que le reggae ne devienne la dernière musique ' a la mode '  sous l'impulsion massive de Bob Marley Gainsbourg donc  , décide d'enregistrer a Kingston fief jamaïcain de la musique reggae On connaissait le gout de Gainsbourg pour les musiques exotiques  ses albums  des années soixante se teintaient  de samba et de mambo aussi  Gainsbourg   ne pouvait passer a cote du phénomène reggae  cette mouvance  musicale qui d'abord confidentielle allait bientôt envahir toute la planète. On retiendra  avant tout cette marseillaise reggae qui vaudra bien des ennuis a Gainsbourg et lui permettra aussi  de mettre les choses au point face a la colère de nombreux français qui  longtemps se sont mépris sur ce détournement de leur hymne ,mais évidemment ce n'est pas tout  outre une version  coloré de 'la javanaise ' il y a sur cet album des titres formidables (relax baby be cool - des laids , des laids ,pas long feu ) on sent bien que Serge s'éclate entouré des musiciens de peter Tosh et les choristes du roi Bob en personne bluffé , etonné le public sera au rendez vous d'Aux armes.... et le disque va devenir le premier véritable succès de la carrière de Serge qui renouvellera l'expérience de l'album  -reggae l'année suivante avec Mauvaises nouvelles des étoiles qui bien qu'également très réussi sera aceuilli plus fraîchement Personnellement ,avec le recul du temps et des centaines d'écoutes de ce disque culotté et génial je me dois d'avouer qu'il  reste  un incontournable des années 80.un disque totalement indémodable et signe d'une liberté et d'un talent artistique hors du commun.

 

   Television : Marquee moon  (1977)  

medium_200px-Marquee_moon_album_cover.png

 

 

Tom verlaine qui possède au passage  l'un des plus joli nom pour un leader de groupe est un artiste qui s'est imprégné d'une certaine culture musicale  new-yorkaise puisant ses racines et son inspiration  tant dans le jazz de Coltrane que sur le bitume de la grande pomme ; il pourrait etre le petit frère  spirituel de Bob Dylan ,ou de patti Smith  son groupe s'appelle Television et  son premier album s'appelle Marquee  moon et ce disque va brandir haut et fort l'étendard d'un underground  new yorkais bouillonnant Nous sommes au printemps 77  et c'est dans une atmopsphère  et un climat propre a cette periode de créativité   que sortir ce disque lumineux  a la fois  totalement maitrisé techniquement mais qui s'offre des libertés inouies le titre chef d'oeuvre total de plus de 10 ' et  qui donne son nom a l'album est une pure merveille qui va a l'encontre du format des titres courts (Ramones)  de l'époque ,le genre de truc que tout musicien rêve un jour de pondre ;Tout au long de ce Marquee moon devenu depuis toute ces années un disque -culte de référence on est subjugué  tant par:les guitares  que par la voix sublimé de Verlaine.Marquee moon restera pour toujours  le disque  symbole d'une certaine idée du 'punk'  et Tom Verlaine , le punk en gilet  tel qu'on peut le voir sur la pochette se pose en revers de Johnny Thunders ou de Richard Hell  (qui quitta Television  pour former Richard Hell & the voivoid et écrivit un jour rien de moins que l'hymne du 'no future ' le fabuleux blank generation ) . sorti en 1977 ce disque ne semble pourtant pas avoir de prise sur le temps  c'est souvent a cela que l'on reconnaît les oeuvres importantes.Marquee moon  fait indiscutablement partie de cette catégorie la c'est a la fois un disque lumineux ; intense et habité ,une oeuvre musicale  essentielle voire obligatoire.    

Joy Division :  Closer (1979)

medium_JoyDivision_Closer.jpg il est des disques dont on ne sort pas indemne et dans la masse de tout ce qu'on a ecouté et aimé il y a toujours les albums vers lesquels on revient  tôt ou tard , ceux qui  habitent et vivent avec vous toute une vie Closer le deuxième album de Joy Division fait partie de ces disques rares il est pour moi bien davantage qu'un disque  incontournable  il est quasiment un disque obsessionnel. Evidemment le destin terrible de ce groupe exceptionnel et avant gardiste est liée a jamais  a  la mort de son leader ian Curtis , suicidé a 20 ans ,pendu  apres deux tentatives ratées les mois précédents ,malade Curtis l'était l'épilepsie qui rongeait une vie profondémént  marquée par la déprime un le mal de vivre permanent(la légende prétend qu'il se serait pendu après avoir écouté en boucle toute une nuit l'album d'Iggy Pop' the Idiot ' (par ailleurs cité dans cette sélection) Héros malgré lui , le chanteur martyr ne verra rien du succès qui va accompagner la sortie de Closer disque torturé et habité qui sera une parfaite jonction entre la new wave et le punk On retrouve sur cet album qui subit des influences diverses du velvet Underground aux  Stooges en passant par  kraftwerk ( LE groupe  fétiche de Curtis) des titres hallucinants comme  isolation  -heart and soul - the eternal  -ou encore atrocity exhibition qui tout au long de ce disque froid et possédé donnent un étrange sentiment de tension et de rage. Appuyé par la  production formidable  de martin hannett ,les musiciens jouent fort et donnent une impression de son compact , les instruments  se melent dans un chaos orchestré  ou la basse puissante et menacante de Peter  Hook ,la guitariste dévastatrice de barney Summers accompagnent  un Ian Curtis qui chante avec cette impression de poids du monde sur les épaules Pauvre Curtis qui ne verra même pas le succès de son groupe qui décollera  grâce au un single -testament l'inoui 'love will tear us apart ' chanson emblematique d'une génération et d'une époque sortie peu de temps après son décès mais qui n'est pas présente sur Closer . Laissant Hook,Summer et Morris  musiciens Orphelins Ian Curtis va devenir 25 ans avant Cobain un martyr du rock et c'est sur les cendres fumantes d'un Joy Division dévasté par la mort de son leader que les trois autres vont former New Order qui deviendra l'un des groupes essentiel des années a venir 

 

The Cure  Seventeen seconds (1980) 

medium_1820b.3.jpg

Seventeen seconds, troisième album des Cure, est un album qui reconcilie public et critiques. En effet, sur les playlists et dans les classements des magazines les plus divers il est toujours plébiscité et cité comme étant le meilleur de la discograhie du groupe emmené depuis la fin des seventies par Robert Smith.
Sorti en mars 80 alors que
The Cure est dans une logique de production de singles (et quels singles ! quand on pense a "Boys Don't Cry" ou encore a Killing An Arab") cet album peut être 25 ans plus tard qualifié d'historique tant il synthétise avec talent tout le mouvement new-wave/cold-wave de son époque.
Premier volet d'une trilogie (17 seconds - Faith - Pornography) touchée par la grâce et réalisé en a peine deux ans, c'est un album qui fera date dans l'histoire de la musique moderne.
Robert Smith va inventer un univers, une ambiance, un climat assorti d'un look reconnaissable instantanément et Des milliers de jeunes a travers le monde vont s'identifier a cet album qui tournera sur les platines de toute une jeunesse désenchantée et qui trouvera en Smith son mentor, son alter-ego.
Sous la pochette nébuleuse (on est loin du frigo de three  Imaginary Boys ou encore  du dessin naif de Boys Don' t Cry), une économie de titres (10) et un single phénoménal (le monumental "A Forest") qui font de Seventeen Seconds un album indispensable pour toutes les discothèques dignes de ce nom.
25 ans après la sortie de ce disque essentiel la voix hantée et les murmures de Robert Smith distillent encore de la magie a l'écoute de ce disque somptueux jusqu'a l'abstraction

Alain Bashung : Play blessures (1982)

En 1982 pmedium_00731451724428.jpgaraissait un album qui  allait  sur le tard saffirmer comme lun des disques les plus importants de la chanson française des trente dernières années tout genres confondus.La rencontre de Bashung héritier rockn roll d'une génération perdue  quelque part entre Cochran et Gene Vincent  et du maître Gainsbourg   va savérer  éblouissante.  Serge a toujours fait chanter des voix féminines avec plus ou moins de réussites mais  ses  collaborations masculines ne sont a ce jour  que dispensables (Chamfort) pourtant  cette fois  cest une osmose complète  entre le maître et l’élève avec des textes au couteau au langage codée de circonstance, sur fond de new wave étourdissante et personne en France  ne tiendra la distance face aux deux acolytes qui vont sentendre comme larrons en foire ; leur goût commun pour la nuit et la déglingue  les rapproche et ensemble ils vont accoucher de ce diamant musical noir et froid comme la nuit.  Fils spirituel de Gainsbourg   , Bashung  va tourner une page importante  pour  la suite de sa carrière  avec ce disque inouï  de ‘martine Boude   a  ‘Volontaire en passant par jenvisage ' les titres  senchaînent dans ce disque glauque , plein de souterrains et de secrets ,  berçé par une ambiance lunettes noires , alcool et clopes  et un climat malsain pas forcement accessible  aux premières écoutes  mais qui reviendra toujours  hanter lauditeur qui aura su trouvé les clefs pour rentrer dans  cet univers fascinant. Play blessures sera comme une seconde naissance pour Bashung  qui chante de sa voix unique, traînante et habitée dans ce disque ou lalsacien enterre défintivement le chanteur  a tubes  de vertige de l'amour  ou de Gaby oh Gaby !  Je dédie cette angoisse a  un chanteur disparu  mort de soif dans le désert de Gaby  dit il d'ailleurs  dans jcroise aux hébrides   Play Blessures donnera laudace a Bashung  de réaliser   Novice quelques années plus tard tout seul comme un grand  mais qui savérera  finalement un chef d’œuvre maudit .Il se dégage une curieuse impression a l'écoute  de ce Play blessures car sagissant dune collaboration Bashung- Gainsbourg on a l’étrange impression que le grand Serge conscient du talent de son protégé  est pour une fois resté dans lombre  laissant a Alain Bashung  le soin de senvoler haut, très haut , tellement haut  quil plane aujourdhui encore au dessus de la melée.

The Modern Lovers : The modern lovers  (1980)

 medium_Modernlovers.2.jpgFormé en 1972 par Jonathan richman fan inconditionnel du velvet underground (on raconte qu'il dormait par terre dans les studios quand Lou Reed et sa bande enregistrait les albums de légende que l'on connaît) the Modern Lovers est un groupe historique et cet album baptisé simplement the modern lovers est l'une pierre angulaire de la musique pop rock de la fin des glorieuses seventies
Enregistré sur la cote ouest pour échapper a la tentaculaire New York et produit par linévitable John cale le groupe est composé de musiciens qui deviendront tous membres a part entière de groupes importants
On retrouvera en effet Jerry Harrison (claviers) chez les Talkings Heads ,David Robinson (batterie) chez les Cars et Ernie Brooks (basse) avec Elliot Murphy ,tous sont profondément marqué par lexplosion culturelle du velvet underground et cela sentend.Cest véritablement un disque étourdissent totalement irrésistible qui contient lun des plus grands hymnes du rock le célébrissime roadrunner auxquels tous les apprentis guitaristes vont sessayer.Les autres titres proposés sont de pures merveilles du Im straight a astral plane très marqué Doors de Pablo Picasso (que reprendront entre autres John Cale et David Bowie) a someone I care about ou la voix de trainante de Richman explose tous les morceaux sont ici exceptionnels
Malheureusement le même Richman quon aurait pu penser combler davoir su insuffler une telle énergie et davoir livré un tel album va être mal inspiré puisquil va rejeter cet album et dissoudre le groupe pour continuer une carrière solo plutôt fade.

Iggy Pop:  The idiot (1977) 

medium_134439.jpgSi après la séparation des fabuleux  Stooges Iggy Pop aurait  alimenté la longue liste des artistes morts au nom du precept 'sex drugs & rock'n roll  cela n'aurait étonné personne  ,musicalement a cette période Iggy n'intéresse plus grand monde il traîne avec lui la désastreuse image d'un junkie qui tente de survivre au split inévitable de son groupe qui aura dynamité le paysage rock des Seventies qui va installer  les Stooges  parmi les groupe les plus novateurs et les plus importants du rock. Pour Iggy a la dérive  le salut va venir de David Bowie alors  installé sur le sol américain ou il enregistre Station to station  et qui va prendre Iggy sous son aile protectrice et le remettre en selle en le ramenant en Europe  pour enregistrer avec lui entre Paris , Berlin et Munich le premier disque solo de l'iguane 'The idiot',disque fondamental qui va peut-être sauver la vie de Iggy. Dotée d'une pochette magnifique ou on peut voir un iggy déstructuré et squelettique  ce disque assez court (8 titres) contient quelques joyaux discographiques  (nightclubbing - Sister midnight - dum dum boys ) et China girl  l'un des plus grands succes de toute la carrière d' Iggy ( et que Bowie lui empruntera d'ailleurs quelques années  plus tard sur son album Let's dance) Imitant ainsi  Lou Reed  autre rescapé de la seringue avec un disque  magnifique baptisé Berlin (1973)Iggy se reconstruit avec ce disque sublime mélancolique et désenchanté comme la fin des seventies en proposeront  beaucoup (Joy Division - Kraftwerk - brian Eno).Ainsi la page des Stooges est définitivement tournée et l'iguane relançé , ressuscité s'affirme comme un artiste solo crédible et reconnu ,sa voix brumeuse et traînante donne a  ce disque  crépusculaire un climat et une ambiance unique. La même année Iggy   récidivera avec un autre disque important  mais plus rock 'lust for life '  puis petit a petit les démons de sa vie passée vont revenir le hanter et sa carrière connaîtra une longue traversée du desert jusqu'a la fin des années  90 ou il va se poser en parrain du punk  et assoir son image d'artiste  référence  pour toute une génération. Reste que 'The idiot ' disque froid et tranchant comme une lame de rasoir s'inscrit trente ans après sa sortie comme un disque essentiel des années 80 .

 

Kraftwerk :the Man -machine (1980)

medium_man_hi.jpg Cet album des quatre de Düsseldorf n'est pas peut-être  leur meilleur et on peut lui preferer Radio-Activity ou Autobahn, cependant The Man-Machine est incontournable.
illustré par une pochette sublime qui fige pour toujours les membres de ce groupe culte dans leurs fameuses tenues( chemise rouge -pantalon noir-cravate noire et coupe de cheveux au cordeau.) The Man-Machine restera l'album qui reussit le mieux la synthèse de ce que peut représenter la musique électronique de ce groupe d'avant-garde
Kraftwerk a toujours fait l'unanimité tant chez les puristes de l'électro qui reconnaissent en eux leur père spirituel , mais également dans le monde du rock et même dans celui du rap (Afrika Bambaataa Gourou et fondateur de la Zoulou Nation détourna d'ailleurs  Trans-Europ-Express pour son hymne historique 'planet rock').
Noyé a l'époque de sa parution parmi la masse des groupes utilisateurs de synthés Kraftwerk nous apparaît aujourd'hui comme un groupe exceptionnellement en avance sur son époque.
Avec ce disque fondamental, ils annoncent dès 1978 la pop synthétique et la new-wave qui vont débarquer bientôt et on retrouvera leur incluence dans divers groupes tels que Taxi Girl, Devo, Human League, ou New Order. Il seront bien des années plus tard la reference majeure de The Orb ; L.F.O , ou encore The Future Sound Of London. On retrouvera dans The Man-Machine le standard "The Model", titre emblématique du courant new-wave, ainsi que "The Robots" qui ouvre l'album en installant ce son et ce climat déshumanisé, froid et électronique si particulier au groupe. De par leur démarche artistique et de part leurs oeuvres musicales, Kraftwerk fait l'oeuvre d'un véritable culte partout dans le monde et The Man-Machine reste l'album incontournable  qui les définit le mieux.
"We are the robots, we're fonctionning automatic" sont les premières paroles de ce disque intemporel; et comme vous le savez 'les robots ne meurent jamais, d'ailleurs ils ne vieillissent même pas

Suicide :Suicide (1977)

medium_rs1.2.jpgDisque unique –disque mythique –disque charnière appelez le comme vous voulez une chose est sure c’est un disque indispensable complètement représentatif d’une époque, ce disque qui a failli ne jamais voir le jour (3 ans entre les premières répétitions et sa sortie en 75 sur le marcha l'instar du Metal Machine Music de Lou Reed, le premier album de Suicide est pratiquement impossible à écouter dans son intégralité. En effet, personne, raisonnablement équilibré et normal, ne peut vraiment en rentrant du boulot ou le dimanche matin au réveil poser cet ovni discographique sur sa platine et vaquer à ses occupations. C'est pourtant l'un des disques fondateurs de tout ce qui va suivre à partir de 1977, car tous les mouvements musicaux vont puiser dans cet album fondamental, de la techno à la cold-wave et du hip-hop à la musique industrielle. Minimaliste, jusqu'à l'abstraction. Ce disque va être un flop total lors de sa sortie, même le mouvement punk va le rejetter; et c'est dans une incomprehension générale que cet album va se forger une réputation de disque maudit.Aujourd'hui  disque  de reference absolue d'un avant gardisme extrème  force est de reconnaitre que Suicide reste  tout aussi insuppportable que génial. Son écoute relève plus de l'agression que du plaisir des oreilles, le bruit et les larsens d'Alan Vega et Martin Rev décapent votre cerveau et vos neurones. Ecouter les 10' 24 de "Frankie Teardops" ou les 2' 32 apocalyptiques de "Ghost Rider" nous rappelle le choc de la première écoute du "Sister Ray" du Velvet Underground est un chef d'oeuvre  de bout en bout .

 

The Sex Pistols :Never mind the bollocks here's the Sex Pistols (1977)  

medium_sp1.6.jpg

          Cest certainement avec ce disque historique  que lon va enterrer définitivement les années 70,  coup de poing tant a  la société , qua lindustrie du disque , Never mind the bollock sera un détonateur  pour toute une jeunesse qui a envie de faire   de la musique   de semer le chaos,pas de message politique(les Clash  sen chargeront)   on tire  un trait  sur  tout ce qui a était fait jusqua alors et on installe de nouvelles règles dont la principale est :pas de règle. Album déjà  millionnaire avant même sa sortie officielle ; les commandes dépassèrent largement les 125.000 copies et bien quil fût absolument interdit den faire la publicité lalbum se retrouva sans problèmes N° 1 de toutes les listes britanniques dans la presse, la télévision et sur toutes  les radios.
Il ny avait que 11 chansons sur les 50.000 premières copies et quelles chansons (anarchy in the U.K, pretty vacant, holiday in the sun,) et on trouvait un 45 tours offert Submission ainsi quun poster de collages a l'esthétique punk caractéristique de cette époque.
Ce disque fût enregistré de Mars à Août 1977.La polémique et les controverses autour de ce disque furent sans précédents.Il dû notamment être retiré des vitrines immédiatement a cause de son titre irrévérencieux (On en a rien a foutre, les Sex Pistols sont là).On attribue lorigine de ce titre célèbre a un marchand de hot-dogs qui répétait cette phrase chaque fois quil croisait Steve Jones et Paul Cook.Quelques mois après la parution de lalbum le 17 Janvier 1978 le groupe se sépare brutalement dans une confusion totale.Le lendemain leur manager Malcom Mc Laren prononcera cette phrase resté célèbre « Le rockn roll est mort ».La suite appartient désormais a la légende et a lhistoire du rockn roll
Coup marketting
de Mac Laren (après avoir tenté le coup aux States avec les New York Dolls), groupe de tarés junkies incapables de jouer trois notes, anti -heros d'une jeunese désoeuvrée , pseudos anarchistes de pacotille, on aura tout dit et tout écrit sur les Pistols pourtant il est évident que  leur apport au monde de la musique est incontestable.De par leur culot, leur énergie, leur rage et leur non-respect pour toutes les valeurs bien en place en ces années post disco, pour avoir donner a une multitude de gamins lenvie de prendre qui une guitare, qui un micro les Sex Pistols certes moins engagés moins techniciens et certainement moins doués que bon nombre  de groupes sur le sol britannique sont un  groupe essentiel de ces 25 dernières années
Météorite punk certes mais qui brille encore dans le ciel et sert de référence depuis des pas mal dannées à tout un tas de gamins a qui la musique de Johnny Rotten et Sid Vicious donne lillusion que tout est encore possible.Au delà des clichés étroits du no future et en omettant la ridicule reformation avortée des années 90 ce groupe qui peut se vanter d’être lun des plus connus au monde (pas mal pour des gamins qui au bout du compte nauront livrés quun seul album officiel) est aujourdhui incontournable

The Feelies   :  Crazy rythmns (1980)

 medium_feelies.3.jpgCrazy Rythmns" Paru en 1980, est le premier album des Feelies et ce disque qui reste assez méconnu  est une merveille absolue.Les Feelies groupe new -yorkais  par excellence ont une façon nouvelle de mêler voix et guitares, des riffs giclants, des envolées tourbillonantes , une rythmique époustouflante et un tempo unique qui lorgne évidemment du coté du Velvet Underground, dont The Feelies se revendiquentl les fils spirituels. Elu en 78 meilleur groupe underground de New-York, The Feelies sont déjà un groupe culte de la scène branchée americaine à la sortie de ce premier disque. Le rendez -avec le succés public n'aura pas vraiment  lieu, mais il cependant  urgent de redécouvrir des titres proprement ahurissants comme "The Boy With The Perpetual Nervousness" et son intro survitaminée, "Loveless Love", ou encore "Raised Eyebrow" (premier 45 T du groupe).En plage 4 de cet album essentiel, une des plus extraordinaires reprises d'une chanson des Beatles The Feelies ont choisi de reprendre "Everybody's Got Something To Hide Except Me And My Monkey", extrait du double blanc célèbrississime des 4 de Liverpool. Le résultat est inouï. L'album entier est une merveille et une réhabilitation d'urgence s'impose pour ce groupe légendaire  

 

The Talkings heads : Remain  in light (1980)

medium_Remain-in-Light.gifAu début des années  80 dans l'océan des disques convenus et mediocres  nous arrive cet Ovni musical issu des cerveaux de deux génies de la musique David Byrne  et Brian Eno.
cet album est totalement révolutionnaire dans son utilisation des sons et des instruments ,le melange des rythmes africains et de l'electronique urbaine lui apporte une touche unique  et l'osmose entre les membres du groupe (byrne- Jerry Harrison - Tina Weymouth-Chris Frantz  ) est totale  grâce au sorcier Eno qui  apporte sa touche de magie musicale.Moins etouffant que 'fear of music , L' Album legendaire des Talkings heads ' Remain in light ' est incroyablement dansant et reste moderne  25 ans après sa sortieles titres (8 seulement) s'enchainent avec une cohésion évidente mais les 2 sommets de ce disque majeur sont 'Born under punches '(qui ouvre l'album et donne une idée de ce qui nous attend) et once in the lifetime (que Byrne illustrera par une vidéo incroyable et totalement déjantée).Avant gardiste et visionnaire Remain in light  est une pure merveille qui trouvera sa place dans votre discothèque tant au rayon electro qu'au rayon pop-rock. De Plus  cet album annonce par son collaboration Byrne -Eno   un autre chef d'oeuvre le fabuleux '  My life in the bush of ghosts '(1981) disque fondateur de la world music ou l'utilisation des sons et des samples influencera une quantité impressionnate de musiciens.

 Et pour quelques albums de +

Gerard Manset : Y'a une route (1975)

Bruce Springsteen : born in the USA (1984)

Patti Smith : horses (1975)

 Michael jackson  :  thriller ( 1982)

rita Mitsouko  :the No comprendo(1981)

 
 

Discographie Seventies

Ceux qui ont pris le temps de se balader au hasard de ce blog n’ignorent plus   l’importance de la culture des années 70 a mes yeux. Période clé pour les gens de ma  génération la culture des années 70 me sert souvent de référence et d’unité de mesure pour tout ce que je peux voir ou  entendre depuis de nombreuses années

Sur le plan musical  s’il me fallait  résumer  la discographie idéale de cette période elle se résumerai a ces 12  albums (sans classification particulière tant la richesse ces trésors  ne peut se hiérarchiser).

 

 

 Bob Dylan: Highway  61 revisited (1965)

 

medium_51.jpg

Combien d’auteur compositeur vendrait leur âme pour un jour avoir pondu une chanson comme like a rolling stone?. Pierre angulaire du rock moderne cette chanson  fût  élue plus grande chanson de tout les temps par un jury  issu des rédactions des plus grands magazines de rock.  rien que ça. C’est en effet ce chef d’oeuvre absolu  , bien plus qu’une chanson en fait  qui ouvre ce Highway 61 revisited  album de Bob Dylan sorti en 65 dans une période sociale tourmentée (assassinat de Malcolm X – émeutes de Watts)  et alors que  musicalement ça explose de partout  (formation du velvet Underground -  tournée américaine hystérique des Beatles  après la sortie de Rubber Soul –  riff  de  Satisfaction  qui sort du cerveau embrumé de Keith RichardsBeach Boys  enregistrant  Pet Sounds Robert Zimmermann  frappe un grand coup avec ce disque incontournable très inspiré par le mouvement beatnik  en général et par Jack Kérouacen particulier.Sur la pochette on peut découvrir un Dylan qui affiche toute sa jeunesse ,pose de rebelle ,yeux de braise  chemise  bariolée sur tee- shirt Triumph .c'est un véritable archange du folk qui est en train de conquérir le monde ,  la tête haute ,le regard fier ;il donne a un genre considéré mineur ses lettres de noblesse car Dylan ne respecte pas les règles mais en invente de nouvelles il redistribue les cartes  et toute une vague nouvelle va surgir derrière lui se reconnaissant dans le personnage  et dans sa musique inspirée et habitée d’un souffle nouveau Alors oui sur cet album on retrouve l'incroyable   Like a  rolling stone mais ce n’est qu’une  partie de cet iceberg musical il y a également  Balad of a thin man  Tombstone blues ,From a buick 6  ,  Queen Jane approximately et bien sur Desolation row  qui avec ses   11 minutes  inoubliables chantées par un Dylan  au sommet de son art   parachève   ce monument de la musique. tout ici est  grandiose.Tout ici appartient désormais a  l’histoire.

 

 

The Doors: L.A Woman (1971)

 

medium_la_woman.jpg

 

Dernier Disque  des Doors  avant le passage a la postérité de Jim Morrison l’insoumis  le poète  fou de  Rimbaud et des voyages  artificiels. Un disque testament  chargé de pur rock’n roll  avec un Jim bouffi  et au bout du rouleau mais qui le temps de quelques chansons immortelles (Riders on the stormThe wasp Texas radio and the big beatL.A Woman ) tutoie les étoiles qu’ils rejoindra bientôt.  

 

 

Bob Dylan : Blonde on blonde (1966)

 

medium_07BLONDE.gif

Dylan le beatnik, Dylan le poète, Dylan  le rebelle , Dylan ,le james Dean du rock  Dylan celui qui a pu  , le temps de quelques chansons  faire vraiment penser que la musique  allait changer le monde , Dylan  génie visionnaire  et halluciné  d’une époque  en pleine mutation , ,Dylan  qui enterre Robert Zimmerman pour l'éternité  et  livre avec le double album (le premier de l'histoire)  Blonde on blonde(un titre longtemps mysterieux qui au final n'est qu'une référence a  B(blonde) O (on) B(blonde) .Incontestablement l’un des trois ou quatre chefs d’œuvres absolus des cinquante dernières années.Incontournable ,  inégalé et définitivement hors compétition.

Pour la petite histoire rappelons aussi que c'est très certainement le premier album ou n'apparait pas le nom de l'artiste (Led Zeppelin  en fera une marque de fabrique quelques années plus tard)

 

 

Janis Joplin: pearl (1969)

 

medium_janis-joplin-pearl-1000x990.2.jpg

Album -testament et inachevé  sorti dans l’urgence (dans l’exploitation) de la mort de Joplin  overdosée a l’hôtel Landmark de L.A  quelques mois plus tôt (Octobre 70) ce disque  est pour toujours  associé  a la plus grande chanteuse de Blues et de rock des seventies.La voix fantastique de Janis  nous fait frissonner quand elle entonne Me and Bobby Mc Gee ou Mercedez benz  accompagnée ici  par Le full-tilt boogie band  son troisième groupe de musiciens (en 3 albums) .Avec Pearl (le surnom de Janis)  la petite junkie de Port Arthur laisse son empreinte pour l’éternité profitant de son court passage sur Terre pour décomplexer à jamais les voix féminines avant de s’en aller rejoindre au paradis du blues Bessie Smith son idole et modèle absolu.

 

 

 


 

Iggy & the Stooges : raw power (1973)

medium_Iggy-And-The-Stooges-Raw-Power-Del-1973-Delantera.jpg

Une pochette sublime avec un Iggy Pop totalement  animal  pour ce disque monumental qui jette en quelques titres les premières pierres du punk rock  quatre  ans avant l’arrivée des  Pistols  Iggy Pop accompagné des Stooges (les frères Asheton  et James Williamson) aligne des  titres féroces et sauvages qui  font de Raw Power   un déferlement électrique et sauvage  qui reflète bien le chaos de son époque. De Search & destroy  a Gimme danger sans oublier l’hymne qui donne son titre a l’album  Iggy et sa bande de furieux  écrivent une page de l’histoire de la musique au plomb fondu et au vitriol. 

 

 

The Rolling Stones: beggar’s banquet (1968)

medium_begbanq.jpg

Pourquoi Beggar’s banquet plutôt que Sticky Fingers (1971)  ou encore  Let it bleed (1969)? tout simplement parce que c’est avec ce disque bouillant que Les Stones reviennent au rock’n roll pur  après la dérive psychédélique de Their satanic majesties  request sorti en 67 en réponse  au tremblement de terre Sergent peppers' et aussi parce que l’osmose JaggerRichards atteint ici des sommets l’album qui s’ouvre avec le monumental  sympathy for the devil est énorme   Jagger n’a peut-être jamais aussi bien chanté ( no expectationsparachute womanstray cat  blues) la guitare de Keith est acérée comme jamais  , ,Brian Jones l'enfant terrible est encore là ( même si sa contribution peut se limiter a no expectations ) Nous sommes en  1968  Keith Richards file le parfait amour  avec Anita pallenbeg (chipée a Brian) et Jagger  est très amoureux de la belle Marianne Faithfull bref les glimmer twins sont amoureux et  prennent leur pied a faire de la musique et a composer ensemble  ça  s’entend  a l’écoute de ce disque charnière  du groupe.Cet album a la pochette  célébrissime (les toilettes et le mur barbouillé de graffitis) est tout simplement colossal  presque  40 ans après sa sortie  il n’a rien perdu de sa puissance et dégage toujours une énergie dévastatrice. Pour info la maison de disque Decca préférera sortir en premier lieu ce disque sous une pochette plus conventionnelle figurant un carton d'invitation, (voir ci dessous) l'histoire bien entendu retiendra la pochette originale

 

medium_Rolling-Stones-Beggars-Banquet--103277.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

The velvet Underground   The velvet Underground & Nico (1967)

medium_146479612_040d95446e_o.jpg

L’importance de ce disque dans la chronologie du  rock contemporain est impossible à mesurer. tant ce disque mythique est révolutionnaire
The Velvet Underground And Nico fait partie des albums repères dans l'histoire au même titre  que  Sgt. Pepper's  ou  Blonde On Blonde.
Autour de Lou Reed et John Cale, véritables fondateurs du groupe, on trouve en invitée surprise a la demande du mentor Andy Warhol (sans qui le Velvet n'aurait jamais enregistré), Christa Pfaggen alias Nico qui apporte sa grâce intemporelle et sa voix unique sur les chansons les plus célèbres de cet album historique ("Femme Fatale", "All Tomorrow's Parties", la chanson préférée de Warhol, "Venus In Furs", "Sunday Morning", "I'll Be Your Mirror").
Les autres titres font déjà partie de la légende du Velvet: "I'm Waiting For The Man" et "Heroin" deux chansons de dope illustres, et deux OVNIS musicaux baptisés "European Son" et "The Black Angel's Death Song".
L'influence du
Velvet Underground n'est à ce jour pas mesurable tant ce premier album a suscité des vocations et sert aujourd'hui encore de repères pour tout le rock urbain.De son vivant, le groupe ne rencontra que mépris et indifférence, mais avec le recul on peut affirmer que le Velvet Underground, mieux que tout autre groupe au monde, a su représenter la quintessence du rock contemporain. Jamais un disque ne saura mieux cristalliser l'évidence du rock'n roll, jamais un disque n'aura cette aurasulfureuse et ce goût d'interdit comme si avec cet album le rock entrait de plein pied dans l'âge adulte pour atteindre une nouvelle dimension artistique et culturelle.

 

Franck Zappa & the mothers of invention:  freak out ! (1966)

medium_freakoutzaaaaa.gif

Même si  le réécouter aujourd’hui relève de l’exploit il ne faut pas négliger l’importance de Freak Out  Franck Zappa personnage unique et totalement a part dans  l’industrie de la musique accouche de cet O.V.N.I musical, d’avant-garde  mélange a la fois  complexe  et fantaisiste  de sons, d’instruments et de bruitsl va pour cela  s’entourer d’une bande de doux dingues  the Mothers of Invention et donner a son disque un titre qui   rend hommage aux Freaks   surnom donné aux hippies par le  Los Angeles Free Press. ce disque qui va être (avec Blonde on Blonde) l’un des premiers doubles albums de l’histoire sera  pour certains un disque culte et révolutionnaire et  pour d’autres un disque incompris et inaccessible. Quoiqu’il en soit il n’en demeure pas moins un disque important et représentatif d’une liberté créative sans limite qui dépasse de loin  la frontière du rock.

 

  

The Beatles  Sgt Pepper's lonely hearts club band (1967)

 

medium_jim_on_sgt_peppers_cover.jpg

On se plait a dire de  cet album qu'il  est le plus important de toute l’histoire de la musique, le plus novateur ,le plus révolutionnaire , celui qui a définitivement tout changé Evidemment dans ma  liste des incontournables seventies il a une place tout a fait particulière Il ne s’agit pas donc de tenter d’expliquer  cette œuvre complexe et qui parait si simple, une chose est sure il y a un avant et un après Sgt Pepper's comme il y eut un avant et un après Blonde on Blonde Nous sommes devant un disque dont le travail de production est absolument phénoménal, Les Beatles   ayant déjà a cette période pratiquement cessé de se produire sur scène, c’est au cours des innombrables séances dans les studios d’E.M.I que l’alchimie magique qui illumine ce disque  va se révéler. Jamais un tel mélange de genre n’était parvenu jusqu'à nos oreilles, des trouvailles  et des expérimentations musicales a la pelle pour aboutir a des chansons qui s’installent pour toujours dans les mémoires  collectives. De Sgt Pepper’s qui ouvre le disque et donne son titre a l’album jusqu’au final  ahurissant  de  A day in the life  c’est 13 plages musicales de pur bonheur Ce disque  qui va  très vite devenir une référence absolu   va placer John  Paul George et Ringo sur un inaccessible  nuage et bouleverser toutes les données dans la façon de faire ou de concevoir la musique moderne car effectivement  plus rien ne sera pareil par la suite  ni pour eux  ni pour le monde musical en général . Ici  encore nous sommes face a une  pochette mythique que les fans conquis et  éblouis vont décortiquer comme ils tenteront d’analyser chaque morceau, chaque minute de ce disque dont l’influence artistique est à ce jour  impossible a mesurer

 

Led Zeppelin : Led Zeppelin II (1969)

medium_wpe1B.2.jpg

Quand ce disque mythique est apparu un jour d'octobre 1969 dans les bacs a disques  américains  il fut baptisé le Brown Bomber  par une  toute jeunesse qui allait recevoir cet objet sonore en pleine face.Aujourd’hui  encore  on ne ressort  pas indemne d’une première écoute de ' Whole lotta love ' de ' Ramble on ' ou de ‘HeartbreakerPagePlantBonham- Jones  ou le carré magique d’une osmose musicale hors norme qui vont réussir avec ce Led Zeppelin II  à bouleverser une  époque pourtant riche en talents de tout genre confondus pour laisser au bout du compte  un héritage inépuisable et incalculable.Avec le Zep place a l’apocalypse, place a la furie dévastatrice  ,place a un déluge de sons , de cris et de hurlements ,  et si les Stooges sont indiscutablement les pionniers du punk rock on peut sans risque aucun  assurer que c’est avec ce groupe fabuleux  et en particulier avec cet album incroyable que va naître  et prendre  forme le hard rock et le heavy- métal   C'est aussi grace a ce disque phénoménal (enregistré en 2 jours)que Led Zeppelin va détroner  en Septembre 1970 Les  Beatles pour le titre de groupe de l'année déçerné par les lecteurs du Melody Maker.Ce disque  révolutionnaire qui envoûte et sidère génération apres génération fascine aujourd'hui encore et procure aux auditeurs  le même plaisir renouvelé ,la même jouissance musicale.Led Zep II incontournable donc pour  John Bonham  qui tape sur ses fûts comme si sa vie en dépendait pour  Robert Plant qui hurle comme un animal blessé , pour  John Paul Jones  l’homme de l’ombre du Zep qui  se contente juste  d’être  l’un des plus grands bassistes de l’histoire  et enfin pour  Jimmy  Page  qui  a chaque écoute de ce disque inouï n’est rien de moins que le plus grand guitariste du monde.

 

 

Jimi Hendrix:  Electric ladyland :(1968)

medium_ladyland.jpg

Encore un double  album ,encore une pochette sublime et encore un enregistrement historique   un objet sonore qui va tout balayer sur son passage Electric ladyland est  le symbole de la  fusion et de  l'alchimie entre le  blues   le  , le psychédélisme  folk  et   le  rock.Cet album sidérant est a la fois tout cela et bien  davantage encore. Explorateur halluciné  Hendrix accouche d’un disque qui nous semble venir d’ailleurs et dont  les titres appartiennent dorénavant a la légende. De Voodoo Chile a Crossdown traffic  de the  Burning of the midnight lamp  en passant par la fantastique reprise de Dylan  All along the watchtower tout ici est nouveau  ,  tout ici est remarquable, la musique prend feu et explose en mille particules qui se téléscopent dans l’espace sous les doigts magiques  d’un musicien exceptionnel  touché par une aura et une grâce sans égal .Un disque cosmique  et intemporel .

 

 

Jefferson Airplane : After bathing baxter (1967)

medium_JeffAir_Baxters-mini.jpg

Sans aucun doute le plus grand de tout les groupes de San Francisco et du flower-power  ,After Bathing baxter  est porté par la voix  habitée de Grace Slick  chanteuse de  l’Airplane  qui célébrait l’amour  et  la paix   et sonnait la révolte anti - guerre en  tentant d’éveiller par la force de la musique   la bonne conscience de la jeunesse américaine. Porte-parole de toute une époque qualifiée aujourd’hui d’utopique le Jefferson Airplane  a  enregistré cet album quelques mois  leur fantastique prestation au festival de Monterrey  et un an après leur inoubliable ' Surrealistic pillow ’  

 

 

 

 

Et pour quelques albums de +

The Doors  : The doors (1967)

Love : forever changes (1967)

Robert Wyatt  :rock bottom (1974)

Lou Reed : Berlin (1973)

Pink Floyd  dark side of the moon (1973)

The Stooges: the stooges (1969)

The Byrds  : younget rhan yesterday (1969)

Nick Drake : five leaves left ( 1969)

John Lennon Plastic ono band (1970)

Rod Stewart : every picture tells a story ( 1971)

Roxy music :for your pleasure ( 1973)

The NewYork Dolls  : The New York Dolls (1973)

The Stooges  :fun house ( 1970)

Serge Gainsbourg : l'histoire de Melody nelson (1971)

The Beatles  :revolver (1966)

Jefferson airplane : surrealistic pillow  (1967)

The Beatles  : The Beatles  (1968)

James Brown : Sex Machine (1970)

Jimi Hendrix  :are you experienced (1967)

The rolling stones : sticky fingers (1971)

The Rolling stones  :let it bleed (1968)

Sly and the family stone : stand (1969)

The Velvet underground : white light white heat (1968)

Marvin Gaye  :what's goin' on (1971)

Lou Reed : transformer (1972)

T.Rex : electric warrior (1971)

Van Morrison : astral weks (1968)

Ike & Tina Turner : river deep ,mountain high (1966)

Stevie Wonder  : innervisions  (1973)

 

 

24/12/2006

discographie Nineties

Attaquons nous a présent aux années 90 ! Massive attack :blue lines (1991)

medium_bluelines_1143597427269184.gif

c'est un album qui va complètement révolutionner la façon de concevoir la musique et  d'utiliser les sons au début des années 90.

Le collectif Wild Brunch (Daddy G - Mushroom - 3D) venu tout droit des brumes de Bristol va créer ce qu'on appellera très vite le Bristol-sound; mélange de rythmes chaloupés et langoureux, fusion mélancolique de soul, rap, dub reggae et hip-hop; porté par des lignes de basses puissantes et entrecoupé de scratches furieux.Nous sommes en 1991 et Massive Attack va jeter à la face du monde cet album historique.
Les 3 concepteurs du groupe, que l'on appellera d'abord Massive le mot Attack étant sacrifié pour cause d'événements internationaux (la guerre du Golfe), vont s'entourer des voix de Neneh Cherry, Sarah Nelson, Horace Andy; légende jamaïcaine du reggae et un certain Tricky  kid qui décidera plus tard de faire la carrière solo que l'on connaît et supprimera par là même le "kid" de son nom de scène pour devenir l'inquiétant et parano Tricky.
Fantastiquement produit par Nelle Hooper  véritable sorcier des sons   Blue lines est un monolithe ,une citadelle de groove ,un incroyable monument d'osmose  entre voix et musique
Porté par 9 titres fantastiques aux orchestrations envoûtantes ("Unfinished Sympathy, "Daydreaming", "Safe From Arm", "Hymn Of The Big Wheels "), l'album est un pur joyau qui va marquer son époque et faire de Massive Attack un groupe essentiel et de cet album le disque fondateur du mouvement trip -hop
La critique d'ailleurs ne se trompera et saluera de manière unanime Blue Lines comme un véritable chef-d'oeuvre

 Oasis : Definetely maybe (1993)  

medium_oasisdefinitelymaybealbumcover.jpg

1993 Manchester encore ! la ville s'est endormie mais résonne encore des échos de l'acid-house  ,l'Hacienda a fermé ses portes  exit les folles nuits de la période ecstasy ,les frères Gallagher  vont faire table rase des années 'baggy' et Oasis va remettre les pendules a l'heure du rock'n roll. Subitement tout le rock anglais qui se cherchait un groupe étendard va porter Oasis  vers les sommets et faire de Definetely maybe le disque symbole du renouveau du rock britannique car ce disque va véritablement ébranler le royaume -uni d'abord avant de conquérir le reste du monde.Liam et Noel les deux frères ennemis du groupe vont se poser  en héros , en sauveur  ou fossoyeur c'est selon  ,d'un rock anglais  a la fois héritier des Beatles , Stones et Who  mais également également du Glam (T.Rex-Slade) et du  punk (Pistols).La voix traînante et l'attitude détachée  de liam  associé aux murs de guitares dréssées par Noel vont permettre a Oasisde se tailler une solide et sulfureuse réputation de scène.Forts de hits très accrocheurs ,(Shakermaker - live forever - supersonic - rock'n roll star )  véritables hymnes pour toute  une jeunesse conquise par le groupe. L'album va devenir la plus grosse vente de tout les temps pour un premier disque ( battu depuis par le premier album des Artic monkeys) et installer Oasis . La suite sera moins sereine puisqu'après un second album (l'excellent what's the story morning glory!)sorti tres tôt (trop tôt) après le premier  les conflits internes ; les scandales en tout genre  vont empêcher le groupe de rester dans une continuité qui leur aurait sans doute permis d'acquérir un statut de la dimension de U2 Ou Radiohead ;les frères Gallagher vont perdre ce feu sacré qui les animait  et qui  le temps de ce Definitely maybe  totalement indispensable  leur aura permit d'être  le plus grand groupe de rock du monde . 

 

 R.E.M: automatic for the people (1992)

medium_r-e-m-automatic-for-the-people.2.jpg

Lorsque R.E.M sort ce disque en 1992 le groupe est sur un nuage ; il vient l’année précédente d’exploser grâce a un disque qui a conquis la planète (out of time) album  porté par deux tubes en or massif ‘shinny happy people – et surtout  Losing my religion  et qui a permis a R.E.Mde sortir du créneau de ‘ groupe intello des campus américains’. R.E.M pour Rapid eye movement  mais je ne connais personne qui l’ai ai jamais appelé ainsi  sont donc en 1992 le grand  Groupe planétaire.

le groupe d’Athens(Georgie)  aurait pu livrer un disque dans la lignée d’out of time  mais Michael Stipe et sa bande  ont préférés prendre des chemins de traverse avec ce Automatic for the people qui va les faire entrer définitivement dans la cour des groupes incontournable.

La tendance générale de ce disque va être  la mélancolie illustrée par des titres somptueux  comme  Everybody hurts a Nightswimming  ou Drive (tous relayés par des vidéos clips de qualité)  man on the Moon et the sidewinder sleeps tonite  seront quant a elle  les  chansons gaies de cet album  dont la pochette sobre et austère cache des trésors.Jamais morose  ni cafardeux Automatic for the people  est le disque d’un groupe au sommet de son art  avec a sa tête Michael Stipe leader  charismatique dont la voix habitée fait merveille sur la plupart des 12 titres Ce disque que l’on va retrouver sur la plupart des play-lists  et dans tous les classements va être encensé par les critiques ,le public prendra du temps pour en faire l’un de ses albums favoris ,il jouit aujourd’hui d’une réputation de chef d’ouvre qui n’est absolument pas usurpée.

 

Prince : Sign O the times (1987)  

medium_87.jpg

On aura tout dit, tout écrit sur Roger Nelson Alias Prince , une chose ne peut être remise en question il est certainement l'un des artistes "blacks" les plus doués de toute l'histoire de la musique (avec ,entre autres John Coltrane ,Miles Davis , Stevie Wonder , James Brown ou encore  Ray Charles ,Michael  Jackson étant quant a lui définitivement hors concours pour les raIsons que l’on connaît).Ce n’est pas un hasard si j’ai cité ces noms d’artistes « blacks » car le génie de Minneapolis  c’est qu’il est un savant mélange de tous ces artistes d'exception . Lorsqu’il sort Sign O the Times Prince  n’a pas 30 ans et  jouit  déjà d’une réputation  et d’une popularité artistique quasi-universelle, ses derniers albums (purple rain - parade ) sont  ahurissants de modernité et regorgent de titres d’anthologie) il n’a plus rien a prouver de ses qualités exceptionnelles de musicien et  d’arrangeur,ses concerts sont parmi les  plus  réputés  Prince du haut de ses  1 mètre …et quelque  surclasse tout le monde et tutoie les anges.Il  ne lui manque que LE Disque définitif,celui qu’on retrouvera dans tous les classements, les play-lists celui qui résumera a lui seul la carrière fantastique ce son auteur. Ce sera chose faite avec Sign O the timesdouble  album  monumental fusion torride entre funk , blues , pop et jazz et teinté de hip-hop, disque ultime d’un  surdoué qui peut tout faire du single ‘Sign O the times ‘ a ‘the balad of Dorothy Parker ‘(en hommage a Joni mitchell)  en passant par U got the look  , if I was your  girl friend , the cross , que des chefs d’œuvre ,continuité de titres exceptionnels ,pas moins de 15 plages de rêve sur ce disque d’anthologie.Pour nous avoir laissé en héritage musical ce disque colossal et indispensable on pardonnera tout a  Prince, les bandes originales de films  approximatives  (‘ graffiti bridge’  ‘Batman ’ (;les jeux de pistes identitaires entre Love symbol ’ ‘ the artist  ‘ qui auront ces dernières années éloigné Prince de son public.  

 

 Public Enemy : Fear of black planet (1990)

medium_host_pic2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

Je ne suis pas un spécialiste du rap loin s'en faut ,sans doute si j'affichait quelques années de moins a mon compteur me serais-je davantage impliqué et reconnu dans un genre musical dont l'energie  la violence  et le non -respect des codes me  rappelle  la grande révolution  'punk' des années 77-78. Forçe est de constater que depuis l'explosion de groupes du calibre de public Enemy ou  N.W.A les  choses ont quelque peu changées le rap s'est considérablement démocratisé  et s'est laissé enfermer dans une caricature et des clichés qui nuisent beaucoup a sa crédibilité. En 1990  ,pourtant  avec ce disque historique Public Enemyallait poser les fondations sur lesquelles les rappeurs américains allaient pendant de nombreuses années batir une oeuvre  qui allait permettre au mouvement rap de trouver sa  place dans le paysage musical. Evidemment il faut se rendre a l'évidence la bande de fous furieux (Chuck .D - Flavor Flav  - professor Griff et terminator X )  qui composent ce groupe n'est pas exempte de tout reproches (homophobie ,langage ordurier , machisme éxacerbé) mais il est incontestable que ce Fear of black planet est atomique et incendiaire et que si vous ne  deviez écouter qu'un seul disque de rap dans votre vie ca ne peut être que celui là . S'appuyant sur des textes dénonciateurs et revendiquateurs  Public Enemy élève titre après titres  une forteresse rap   911 is a joke - fight the power - welcome to the terrordrome ou l'hallucinant burn hollywood burn  (titre sur lequel on retrouvera Big Daddy kane et Ice cube )pour ne citer  qu'eux sont de véritables  brûlots , des bombes sonores , des manifestes de rage et de colère et dans  une  période  ou le rap californien adoucit sa musique et son image  pour   vers le gansta- rap les New yorkais de Public Enemy  déclarent ouvertement la guerre nt la guerre et revendiquent le désordre et le chaos.Comme l'avaient fait quelques années auparavant les' Blacks panthers ' Public Enemy  prêche la revolte du peuple noir  les textes ne ménagent pas le peuple blanc , Public Enemy  appuie la ou ca fait mal , appellant a l'insurrection et au réveil des consciences politiques de la colmmunauté  noir -americaine , rarement titre d'album n'aura aussi bien porté son nom ,rarement une telle polémique s'engagera autour d'un groupe de musique c'est également cette puisssance dévastatrice , cette forçe  qui font de Public Enemy le plus important des groupes de rap de l'histoire. Si leur second album paru en 1988 it takes a nation of millions to hold us back' se posait en éclaireur de la déferlante rap fear of black planet quant a lui  pose des mines et balance des grenades explosives. Beaucoup seront surpris et ne comprendront pas de voir Public Enemy dans cette  sélection , a ceux la j'aurai envie de répondre que le but artistique  hormis  la reconnaissance du public est de réussir a synthétiser   son époque , a l'évidence  Public ennemy y parvient indiscutablement, faire danser les gens  ou  composer de belles mélodies , c'est bien les faire réfléchir c'est pas mal non plus.  

 

  The Pixies : Doolitle (1989)

medium_pixies.jpg

Les Pixies auront réussis l’exploit  d’être à la fois un groupe référence adulé par les critiques et emblématique d’une certaine conception ‘underground’ de la musique rock et un groupe populaire capable de pondre  sur le même album des titres du calibre de ‘Debaser’ rouleau compresseur qui ouvre ‘Doolitle ‘,  crackity Jones ‘véritable   O.V.N.I  musical mais aussi Monkey’s gone to heaven  tube planétaire au même titre que where’s my mind ? Paru  un an auparavant sur Surfer rosa. Ou Wave of mutilation  ou here comes your man  merveilles absolues.Ce disque va achever de  bâtir la légende du groupe emmené tambour battant par l’un des leader les plus authentiques de la scène rock Franck Black. Les autres membres de ce groupe essentiel ne sont pas en reste  Joey Santiago s’affirmant  comme un guitariste de tout premier ordre et Kim Deal  comme  une  bassiste  rivalisant avec les meilleurs. Signés par le mythique label 4AD  (Dead can Dance - Cocteau Twins.) Doolitle  sera l’une des plus grosses ventes du célèbre  label anglais et devient instantanément un disque –culte. La suite de la carrière du groupe sera plus chaotique et on peut considérer que cet album sera le sommet de leur carrière musicale, mais nom de Dieu …..quel sommet ?

 

 

 

The Happy Mondays  :Pills thrills and bellyaches (1990)

medium_BMR20180.2.jpg

 

 

 

 

 

Il suffira de citer les noms de Joy Division ( et de new Order ), des Stones Roses,  ou encore d’Oasis pour mesurer la place importante occupée par Manchester sur la carte géographique de la musique européenne  Les Happy Mondays  eux aussi viennent de cette triste  ville portuaire  qui semble puer l’ennui, c’est  pourtant de Manchester qu’on surnommera Mad- chestertant les nuits y étaient allumées) que viendra le phénomène musical qu’on nommera l’Acid-house et dont les Happy Mondays emmenés par Shaun Ryder leur leader vont être (avec les Stones Roses) les plus brillants représentants. Leur album Pills ,thrills and bellyaches (littéralement drogues  ,fêtes et maux d’estomacs) arrive pile dans une période ou une nouvelle drogue l’ecstasy s’est répandu chez toute une génération sous l’impulsion de cette drogue nouvelle  repeupler les pistes de danse désertés depuis la période disco et faire d’une boite de nuit l’Hacienda la Mecque de l’Acid-house . Pour cette jeunesse qui ne veut que danser sans se soucier du lendemain la bande de Shaun Ryder incarne le groupe ultime symbole de  liberté et de décadence  alors bien sûr c’est un disque qui sent la dope a plein nez   mais c’est certainement l’état second engendré par les prises d’acide qui donne aux Mondays l’inspiration et le rythme irrésistible de cet album furieusement dansant .Troisième album  des Mondays  Pills , thrills & bellyaches sera aussi le chant du cygne d’un groupe qui a l’image  du mode de vie caractéristique de la génération ecsta  va s’essouffler lentement  avant de disparaître peu a peu. Produit par l’un des plus grands remixeurs du royaume Uni Paul Oakenfoldle disque présenté sous une belle pochette colorée reproduisant des papiers de bonbons va se classer directement N°1 dès sa sortie. Il contient des hits du calibre de ‘kinky Afro ‘ ou encore de ‘ step on ‘ véritables machines a danser. Pills ,thrills and bellyaches va se révéler un énorme succès  et va devenir le témoignage musical et culturel d’une époque certes éphémère mais néanmoins incontournable 

 

  Portishead : Dummy (1994)

medium_Portishead_20-_20Dummy.jpg

 

 

 

 

 

 

Portishead est le nom d'une station balnéaire situé a une dizaine de kilomètres de Bristol, c’est des brumes bristoliennes qu'est apparu le triphop révélé a la face du monde par Massive Attack au début des années 90 geoff Barlow la tête pensante de Portishead a longtemps traîné du côté des studios de Bristol on raconte volontiers qu'il ait assisté aux sessions d'enregistrements de Blue Lines le légendaire premier  album de Massive  fer de lance du mouvement trip-hop . Quoiqu'il en soit Barlow a trouvé sa muse en la personne de Beth Gibbons une fille des campagnes qui possède une voix inouïe .Le duo porté par la vague du phénomène trip -hop  livrer 'Dummy ' un premier album somptueux  plein de  de mystère  et totalement envôutant.S'inspirant d'ambiances a la Ennio Morricone  teintée de scratches, et de samples  le travail réalisé en studio sur ce disque conjugué a la voix glaciale  de Beth Gibbons offre un résultat incroyable .c'est un  album au climat glacé et spectral   qui va pourtant  séduire hors des contrées hip-hop ou trip-hop toute une catégorie d'auditeurs qui vont faire des titres de Dummy leur bande son musicale ;Glory box notamment sera (jusqu'a l’écoeurement) programmé partout tant sur les radios que dans les bars branchés qu'au supermarché.Sur ce disque d'une beauté presque clinique les titres s'enchainent avec une incroyable harmonie et outre le  colossal succès rencontré par Glory box  d'autres titres comme 'numb ' 'wandering star ' ou 'sour times  vont connaître un succès considérable. Sorti a la même période que Protection le second album de Massive Attack  Dummy va par son approche plus facile que ceux de ses concurrents trip -hop  ( Massive Attack ou  Tricky  trouver un  public bien plus large et Portishead va  réaliser un véritable hold-up musical .La  grande  popularité de Dummy ne doit toutefois faire oublier l'absolu beauté de ce disque somptueux et épuré qui n'a depuis toujours pas pris la moindre ride.  

  The Smiths : the queen is dead (1986)

medium_queenlp.gif

 

 

 

 

 

 

J'ai longtemps hésité non pas sur le fait de faire figurer  ou pas The Queen is dead dans ma sélection  mais plutôt  sur le choix de la décennie a laquelle ce disque est rattachée .Est-ce un disque des eghties  ou des nineties ? voila le dilemne .J'ai donc opté pour la seconde option  qui me semble plus approprié The queen is dead aurait pu figurer tout aussi bien dans l'une que dans l'autre de ces sélections tant  ce disque est important  et tant il occupe une place  importante dans l'histoire de la musique car en y réfléchissant bien c'est  peut être celui-la L'ALBUM le plus fascinant de ces vingt dernières années. Lorsqu'il paraît en 1986, le quatuor de Manchester a déjà un statut de groupe culte The Smiths  sont  les représentants ultimes des laissés-pour-compte de la triste période Thatcher, Morissey et sa bande incarnent plus que tout autre groupe l'incarnation du désenchantement, du dégoût de soi et de la dégringolade des valeurs morales du Royaume-Uni.
Toute une partie de la jeunesse se reconnaîtra dans la musique et les textes emplis d'une profonde mélancolie où l'on sent gronder la révolte. Sans pour autant devenir un groupe commercial, The Smiths va s'auréoler d'un culte sans précédent au sein de cette jeunesse sans repères.The queen is dead contient au moins trois monuments (« there is a light that never goes out », « cemetry gates » et « bigmouth strikes again ») et restera leur chef d'œuvre absolu.Cet album indispensable et légendaire va devenir la pierre angulaire de la pop anglaise et le mètre étalon sur lequel tout les groupes à venir mesureront bientôt leur créativité et leur talent

 

The Stones Roses : the stone roses (1989)

medium_thestoneroses1094816268430978.gif

 

 

 

 

 

 Ils ne sont pas légion les groupes a avoir pu offrir a la planète un premier album de tel niveau
Outre le fait de placer (avant les frères Gallagher) Manchester sur la carte musicale  mondiale du Pop les Stone Roses s'affirment comme l'un des groupes les plus novateurs de la fin des années 80 ouvrant la voie a tout un courant indie -dance aussi passionnant qu' éphémère ce premier album s'impose (a égalité avec pills thrills & bellyaches des happys mondays) comme l'étendard de ce mouvement qui réconciliera pop-rock et pistes de danses
produit et arrangé de fort belle manière ce premier album éponyme est une véritable machine a danser a l'image des deux titres historiques que sont I'm the ressurection et I Wanna be adored .
Tout ici est énorme ! les arrangements, l’utilisation des instruments, les nappes sonores psychédéliques et envoutantes.
Le climat totalement cosmique qui se révèle a l'ecoute de cet album en fait assurément l'un des Disques les plus incontournables de ces 20 dernières années
têtes pensantes et géniales des Stones Roses Ian brown et John Squire ne sauront pas profiter succès inespéré de ce premier album encensé a la fois par les critiques et le public.
leur égo surdimensionné les fera rapidement déraper , tout comme d'autres groupes pointilleux et perfectionnistes comme talk talk ou my bloody valentine ils passeront des années a digérer ce disque énorme qui va au bout du compte les dévorer

 

  Nirvana :  Nevermind (1991)  

medium_nervermind1063042443513163.3.gif

 

 

 

 

 

C'est un album universel le Sgt. Pepper's ou le Nevermind The Bollocks des années 90.
C'est aussi, n'en déplaise aux puristes, l'album emblématique du mouvement grunge. Utilisant parfaitement le support vidéo clip (MTV en tête), la vague nirvanienne va déferler sur toute la planète, et Kurt Cobain, à l'image d'un Lennon, d'un Hendrix, d'un Sid Vicious ou d'un Marley, va devenir l'icône de toute une génération garçon et filles confondus.
Nevermind contient les chansons ("Come As You Are, "Lithium" et surtout "Smells Like Teen Spirit" hymne grunge définitif) qui vont faire du petit groupe de Seattle un phénomène de société a tel point que, Cobain lui-même déjà très affecté et très perturbé psychologiquement, va déraper totalement et s'enfoncer davantage encore dans la terrible spirale narcotique qui aura sa peau

 

  Beck : Mellow gold (1994)

medium_mellowgold1022064715266367.gif

 

 

 

 

 

Beck , Qui est donc ce vilain petit canard qui vient s’inviter dans la cour des grands , Qui est donc ce  drôle de type  avec  sa dégaine d’adolescent  effarouché  ,  malingre , timide presque transparent.? Beck Hansen de son vrai nom va pourtant  frapper fort , très fort  avec Mellow gold un disque O.V.N.I porté par un hit monumental ‘loser’ et son refrain désormais célèbre ‘I’ m a loser baby , Why  don’t you kill me ? .Inclassable , hors des modes  Beck ,sorte de  Géo Trouvetoude la musique moderne bidouille ,  invente , mélange  les sons et les instruments ,son disque n’est rien d’autre qu’un gigantesque shaker  ,un chantier ou se télescopent le Blues , le rap , le hip-hop ,la funk , l’électro  , la pop , le disco. Dans ce Mellow gold ou rien en semble être contrôlé tout  curieusement parait pourtant  être a sa place   il y  a vraiment du génie chez cet artiste atypique, certes tout les titres ne sont pas de la trempe du fulgurant single mais  il y a sans cesse de quoi s’étonner, de quoi s’enthousiasmer .Le résultat ne ressemble a rien de connu et c’est parce qu’il existe des explorateurs sonores, des défricheurs  de la trempe et du culot de Beck  que la musique peut sans cesse évoluer. Ici dans ce génial  bric a brac sonore chacun pourra fouiller a sa guise  et y  trouver ses propres trésors, Quant a ‘Loser ‘ il s’installe  désormais dans la liste légendaires des plus grands ‘singles ‘ de l’histoire ni plus  ni moins. En écrivant cette chronique je me rappelle soudain ma rencontre avec cet artiste inouï, venu a Paris pour un concert au Bataclan (vers la fin de  1995) nous avions échangé quelques idées  et discuté quelques instants ,j’étais stupéfait de voir un garçon effacé et timide a l’opposé de sa musique culotté et décomplexée , il m’avait dédicacé le livre que j’étais alors en train de lire  et je me souviens qu’il s’agissait  de Trainspotting de Irvine Welsch ,un livre dans lequel l’auteur fait dire a son héros  Nous  sommes en 1995 le monde change et les musiques changent  aussi, Beck à l’image de ce Mellow gold en est le plus parfait exemple.  

 

Et pour quelques albums de +

Noir Desir : tostaky (1993)

the Go-betweens : 16 loverslane (1988)

Jeff Buckley: grace (1993)

New Order: low-life (1985)

Tricky : Maxyquaine (1994)

The Smashing pumpkins: mellon collie and the infinite sadness :(1995)

A tribe  called quest : people's instinctive travel and the path of rythm (1990)

De la Soul: three feet high and rising (1988)

Morrissey :viva hate (1988)

Alain bashung : novice (1989)

Les rita Mitsouko: the no-comprendo ( 1986)

Sonic Youth : Goo (1990)

Rage Against the machine: rage against the machine ( 1993)

Snoop Doggy dogg : doggystyle (1993)

Lou Reed : New-York (1989)

U2: The Joshua tree (1988)    

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

   

 
 
 
 
 

23/12/2006

Bob Dylan Live 1966 -The Royal Albert Hall Concert (1998)

medium_Dylan_20Bob_20-_20The_20Bootleg_20Series_20Vol_204_20Bob_20Dylan_20Live_201966_20The_20Royal_20Albert_20Hall_20Concert_20Live_20_Disc_202_.jpg






On dit de ce live qu'il fut sans doute l'album le plus piraté au monde ,enregistré en  Mai 1966 a Manchester et non pas au Royal Albert Hall de Londres comme l'indique faussement la  pochette originale il aura mis  plus de 30 ans  pour devenir officiellement un live de la discographie de Dylan . Évidemment tous  les fans  le possédait dejà et a l' écoute de ce  double disque proprement  miraculeux on comprend l'aura de magie et de surnaturel qui entoure un  enregistrement qui  survient dans la carrière de Dylan au lendemain  de la sortie de Blonde on blonde mythique double album qui va révolutionner le monde musical et neuf mois seulement apres la sortie de Highway 61 Revisited(paru en Aout 65) .

Clairement divisé en 2 parties  l'une folk presque acoustique et l'autre beaucoup plus éléctrique et presque rock,  tout le génie d'un  Dylan alors au sommet de son art explose a la face (ou plutôt aux oreilles) de l'auditeur . Bob Dylan est ici accompagné du groupe 'the hawks qui deviendra 'the band' par la suite. Que dire d'autre sinon que ce disque est  essentiel pour comprendre l'importance  et la place occupée par Dylan dans l'histoire de la  musique et que  son écoute relève autant du plaisir musical  que de l'expérience culturelle.  Les sept  titres du disque 1 ne sont qu'une suite ininterrompue de chefs d'oeuvre tous interprétés avec une  passion et intensité preque palpable  et il convient de tous les citer -She belongs to me - Fourth time around -Visions of Johanna - it's all over now baby blue - just like a woman - desolation row  - Mister tambourine man - Excusez du peu

Sur le disque 2 nous avons de nouveau rendez vous avec des titres de légende  Tell me momma! - I don't believe you -Baby let me follow you down  (le seul titre non ecrit par Dylan) -just like tom thumb blues - leopard skin pill box hat - one too many mornings - ballad  of a thin man et enfin Like a rolling stone. Inutile de préciser qu'on ne sort pas indemne de la découverte d'un tel joyau ce Live 1966  4ème volume de la série des Bootlegs est véritablement  un concert magique et totalement indispensable

Que soit a jamais remerçié celui (ou celle) qui aura enregistré en ce jour de Mai 1966 cette prestation que l'on peut qualifier aujourd'hui d'historique.  

 

Bob Dylan -  She belongs to me


podcast

 

 

 

 

 

 

 

 
 

16:45 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

22/12/2006

discographie B.O

Après avoir proposé mes discographies sélectives des seventies , eighties , nineties ,  ma discographie des années 2000 et celle des disques Live il me fallait mettre en place une  liste  de 12 bandes originales de films(toutes époques confondues) . Évidemment cette sélection personnelle ne tient jamais compte du film en lui même mais uniquement de la bande-son.

bande originale du film 'The Blues Brothers ' (1980)

medium_Various_20Artists_20-_20_Blues_20Brothers_20soundtrack.jpg

si il  existe une bande originale de film qui fait  forcément l'unanimité c'est bien celle ci.Le film réalidé en 1980 par John Landis est devenu au fil des ans une référence absolue en matière de film musical ,a juste titre d'ailleurs car le tandem génial formé par  les frères Elwood (inoubliables Dan Aycroyd et John belushi) emmène tambour battant  ce film furieusement drôle.

Autour de ce duo de doux- dingues on retrouve dans ce film des 'sacrés' invités jugez en plutôt -Ray Charles -Aretha Franklin -James brown - Cab Calloway  pour notre plus grand bonheur alors évidemment la bande son ne pouvait qu'etre exceptionnelle ;interprétés par les freres Elwood en personne ou par leurs invités prestigieux la track-list donne des frissons par sa qualité  et si certains standards de la soul ou du bluesétaient dejà connus ils vont avec ce film et la bande originale qui l'accompagne devenir immortels. Que ce soient les reprises  de everybody needs somebody to love   - Gimme some lovin ' -sweet home Chicago - jailhouse rock  ou  bien les standards (think - minnie the moocher ou shake a tail feather tout est ici n'est que pur moment  de bonheur musical .

Bande originale du film Pulp fiction (1994)

medium_pulp_fiction_loc.jpg

Même si je suis  conscient que ce choix  n'a rien d'original il était impensable de ne pas faire figurer dans ma sélection personnelle  cette bande son absolument géniale  concocté par Quentin tarantino qui on le sait , a le chic de mélanger standards  incontournables et raretés . N'importe quelle bande originale de film de Tarantino aurait pu par ailleurs  figurer dans cette sélection (a l'exception peut être de Kill Bill  2 légèrement en deçà ) mais il me faut avouer un faible pour Pulp Fiction  une B.O complètement tarantiniene  , qui  part dans tous les sens  pour  surprendre , étonner et procurer a l'auditeur un vrai moment de bonheur .

On trouvera donc  ici des merveilles a commencer par le premier titre  Pumpkin & honey  bunny de Dick dale & his Del tones qui décoiffe vraiment et qui donne le ton .Viennent ensuite  un Kool and the gang grand cru ,suivi de   Al Green pour un sublime  let's stay together, une  chanson qui rivalise de génie avec le song of a preacher man de Dusty Springfield ,qui arrive un peu plus loin;  rajoutons un Chuck Berry d'anthologie (you never can tell) quelques  trésors exhumés des sixties et des seventies ( The Tornadoes - The revels - Rickie nelson ) et une reprise de neil Diamond (girl ;you'll be a woman soon ) réssuscitée par Urge Overkill et immortalisée dans le film par une Uma Thurman inoubliable et  voila qui fait une grande ,une très grande bande-son .

Bande originale du film Black Caesar  (1973)

medium_black_caesar.jpg

 

Tous les grands artistes de la musique black se sont essayés un jour ou l'autre a la musique de film avec pour certains d'ailleurs un succès qui dépassa souvent la notoriété du film. Il  faut dire que les films de cette période appélé  Blaxploitationne restèrent pas dans les mémoires cinématographiques. Ils eurent pour but d'attirer le public noir dans  les salles de cinéma et surtout  le mérite d'offrir aux comédiens de couleur  des rolês différents de ceux que leur proposaient les réalisateurs blancs. Si le plus connu de ces films fût sans aucun doute Shaft (illustré par une B.O signé Isaac Hayes , beaucoup de ces réalisations sont tombées dans l'oubli et peu d'entre nous peuvent se vanter d'avoir vu un  jour Black Caesar  réalisé en 1973 par Larry Cohen. Pourtant  Black Caesar est  un film essentiel  car celui qui signe la musique , celui qui apporte 11 titres  pour illustrer  cette vague histoire de parrain du Bronx se nomme james Brown et le résultat est a la mesure de tout ce qu'aura produit cet artiste exceptionnel au cours des seventies  c'est a dire fabuleux  , alors entre  instrumentaux  hallucinants (sportin' life '- White lightnin'- Chase ) ; et titres foudroyants d'efficacité rythmiques (The Boss  -Down & out in New york city-make it good for yourself) cette B.O est tout simplement une tuerie totale , le disque que l'on peut sortir aujourd'hui , demain , dans  dix ans  et qui met tout le monde d'accord James Brown est un géant et le Funk est SA planète.Et même lorsque  le parrain de la soul laisse le micro c'est pour faire place a Lyn Collins pour un Mama feelgood (plage 7)qui déchire tout sur son passage. Rien a jeter donc  ,  une B.O de légende ni plus ni moins.    

 

 

bande originale du film Easy rider (1976)

medium_Easy_Rider.jpg ecrit réalisé et interprété par Dennis Hooper en 1969 Easy rider est devenu  le film emblématique de la contre culture americaine et d'une certaine liberté cinématographique .Il contient 10 titres avec en tête le 'born to be wild ' de Steppenwolf définitivement associé au monde de la moto , le groupe  est présent egalement avec un autre titre  puissant 'the pusher '  première chanson de l'album et qui donne le ton  psychedelique propre au film de Hooper .Les deux autres  poids lourds de cette bande-son s'appellent  Jimi Hendrix avec un époustouflant (le mot est faible) If six was nine (et son intro tout simplement monstrueuse) et The Byrds 'pour une chanson plutôt peu connue wasn't born to follow '.

Autour de ces monstres du psychédélisme américain on retrouvera Roger Mc Guinn le guitariste des Byrds  pour deux titres dont 'it's alright Ma! I'm only bleeding  une reprise de Bob Dylan (et non ! le Zim n'est pas présent sur cette bande originale) et pour  balad of easy rider qui clotûre l'album .Mélange de titres rock'n roll et de titres hippies (le  délicieux ''the Weight' ou le très country 'don't bogart me ')On sera  egalement heureux de retrouver un groupe  oublié des seventies The Electric Prunes  (présents sur la fameuse compilation Nuggets ) et il est dommage que le titre choisi (mardi gras) ne soit pas le meilleur de leur répertoire. 10 titres et c'est fini pour ce voyage musical dans le temps ,10 titres qui font de Easy Rider une bande son indispensable non seulement de son époque  car tout comme le film de Dennis Hooper les chansons présentes sur ce disque traversent les âges , elles ne vieillisent pas , c'est  plutôt nous qui rajeunissont en les écoutant.

A noter que le disque est paru est 1976 soit pres de sept ans(une éternité!) apres la sortie du film   

 

bande originale du film : Until the end of the world

medium_untilendworldabol1.jpg

En 1991 le film très ambitieux de Wim Wenders 'Jusqu'au bout du monde (Until the end of the world) était plutôt fraichement acceuilli par le public et par la critique  j'avais personnellement adoré ce road movie autour de la  planète  et fût déçu que ce film n'obtint pas le succès  qu'il méritait . Wenders est a mon sens  l'un des réalisateurs qui attache  le plus d'importance aux bandes-sons de ses longs-métrages j'en veux pour preuve Paris-Texas (1990) ou Les ailes du désir(1987)  deux films qui en plus d'etre des chefs d'oeuvres sont accompagnés d'une bande son de grande qualité.

Pour 'until the end of the world ' Wenders propose encore ce qui est a mon sens sa meilleure bande originale .on retrouve ici des fidèles de l'univers onirique du réalisateur notamment Crime and the city solution groupe australien dejà  présent sur Les ailes du désir dont Wenders est un grand fan , Nick Cave  lui aussi présent au générique  des Ailes du désir interprete ici ,Till' the end of the world  est l'un des plus beaux titres de ce disque.

On retrouvera aussi le groupe culte allemand Can pour un titre totalement fascinant  ( last night sleep) R.E.M (fretless) The Talkings Heads ( sax & violins) Lou Reed (what's good) Depeche Mode (death's door)ainsi que des artistes mouins connus du grand  public comme T.Bone Burnett  (humans from earth) ou Jane Siberry ( calling all angels) en réalité il conviendrait de tous les citer  car il n'y a rien a jeter dans le choix de Wenders .Signalons que le metteur en scène s'est entouré ici de graeme Revell pour coordonner  et produire cette magnifique bande originale et qu'il a confié a U2 le soin de chanter  le générique final. Une atmosphère étrange se dégage a l'écoute de ce disque envoûtant ,une initation au voyage une sorte de road movie musical ou les titres s'enchainent  et s'harmonisent parfaitement.  

 

bande originale du film :   Garden state (2005)

medium_41_Various_20Artists_Garden_20State_20_Soundtrack_.jpg

Pour  avoir  a la fois réalisé  et interprété  ce  film absolument magique , envoutant ,  chargé de poésie et d' humour et pour avoir accompagner cette  petite merveille d' une bande son d'une telle  qualité  il faut évidemment remercier Zach Braff , petit génie d'a peine trente ans qui a ébloui le monde du  cinéma en 2005 avec ce film proprement ahurissant .Coté musique c'est quasiment parfait de bout en bout  avec des sommets One of these thing first d'un Nick Drake que l'on ne finit plus d'encenser (a juste titre ) Panic (l'une des plus belles chansons de Coldplay ) l'hypnotique lebanese blonde de Thievery corporation ,les deux bijoux pop absolus  des Shins (new slang et caring is creepy ) ou la redécouverte des plus beaux titres de Simon & Garfunkel (l'irrésistible the only living boy in new -york) .On ne sera pas déçu non plus par les titres moins connus (formidables in the waiting line de Rémy Zéro) ou encore  waiting road  de Bonnie Sommerville

 

 

bande originale du film  : natural born killers (1994) 

medium_Various_20Artists_20-_20_Natural_20Born_20Killers_20soundtrack.jpg

 

En 1994 Le film d'Oliver Stone :Natural Born Killers déclenchait une vive polémique et les détracteurs et les partisans de ce film ambitieux allaient s'opposer vivement a son sujet , il ne s'agit pas ici de prendre position (ou pas) pour ce film mais de parler de l'excellente bande-son qui accompagne ce road movie frénétique et sanglant. De nombreux genres sont présents sur  cette bande son très éccléctique avec tout d'abord des titres plutôt connus et popularisés par leurs auteurs a l'image  de 'waiting for the miracle' ou 'the future 'de léonard Cohen   ou de 'You belong to me ' de Bob Dylan  sans oublier  rock'n roll nigger de patti Smith pour  la fantastique scène de l'émeute en prison. Cependant  on trouvera également des titres issus  du rap 'the day of niggaz took over (l'incontournable Dr Dre) et what would U do de 'That dogg pound ' qui clôture le disque ou encore de de la country (back in my baby's arms de Patsy Cline ) .La petite merveilles de cette bande originale se cache  en plage 5 avec une reprise totalement habitée du Sweet jane du velvet underground  par les canadiens 'the Cow boys junkies ' (selon la legende Lou Reed  lui -meme aura convenu que cette version était au moins égale a l'original lumineux de son groupe) .

Rayon curiosités on est copieusement  servi avec les présences de Barry Adamson (ex Magazine et ex Nick Cave & the bad seeds) ,  Diamanda Galas artiste californienne  underground  qui interprète Sex is violent avec Jane's addiction un groupe de rock alternatif  ,  Nusrat Fateh Ali Khan l'un des plus grands artistes du monde arabe et que le monde occidental a pu découvrir grace au label real world de Peter Gabriel mais surtout grace aux 3 titres (quasi -instrumentaux)de Nine Inch nails l'un des groupe les plus intéréssants issu de la scène rock industrielle . Comme dans les bandes originales des films de Quentin tarantino (qui rappelons le a co-écrit le scénario avant de prendre ses distances avec le film) des bribes de dialogues sont mixés avec les chansons ce qui permet de toujours repérer la scène a l'écoute de cette  B.O  formidable même si  elle est parfois  a l'image du film de Stone  quelque peu  confuse).

bande originale du film 'the great rock'n roll swindle (1979)

medium_f23506iamjk.jpgCinéaste a vocation musicale Julian Temple fût un des réalisateur de vidéo-clips les plus courtisé avant de mettre en scène david Bowie dans le très chic 'absolute beginners'.

natif de londres il a recu comme beaucoup de jeunes de sa génération la vague punk de plein fouet et rien d'étonnant  a ce qu'il se retrouve derrière la caméra pour 'the great rock'n roll swindle ' traduit en France 'la grande escroquerie du rock'n roll '.Ce film un peu fourre-tout mais néammoins précieux pour tout les nostalgiques des pistols  est bien évidemment illustrée par une bande son formidable ou le dispensable cotoie l'incontournable

en premier lieu les historiques 'covers'  présentes sur cette bande originale justifient a elles seules son achat et même si les puristes hurleront d'entendre les Sex Pistols  reprendre des standards comme Johnny B.Good de Chuck Berry - Rock around the clock de Bill Haley ou encore  les somethin' else ou c'mon everybody  d'Eddie Cochran les versions proposés par le groupe sont purement et simplement fabuleuses.Les pistols ne se contentent pas d'exploser des standards sixties  puisque au passage ils s'approprient aussi le substitute des Who et l'emblématique  roadrunner des Modern Lovers.

C'est également sur cette bande son que l'on découvrira l'incroyable version de My Way donné par un Sid Vicious inoubliable ,la célébrissime chanson popularisée (entre autres) par Sinatra et Claude François  est ici déchiquettée par un sid aussi fracassé que son interprétation , au dela du culot  ou du sacrilège (c'est selon!)  c'est véritablement une page de l'histoire du rock que  Vicious écrit avec cette reprise totalement inouie.

Alors  pour tous ces moments magiques et irremplaçables  on pardonnera les ratés ( le ridicule medley Disco ou encore   les deux titres interprétés par Ronald Biggs  , célébre truand cerveau de  l'attaque du train postal Glasgow -Londres en 1963 et réfugié depuis en amerique du sud ). Coté curiosités signalons aussi une version bal musette de Anarchy in the UK chantée en francais qui ne manque pas d'originalité  . L'interet de posséder ce disque est également dans  le choix des titres ,  en effet cette bande son evite de  reprendre les  titres présents  sur le celebre (et unique) album officiel des Pistols (never mind the bollock's here's the sex  pistols sorti en 1977.  On ne retrouve ici que Anarchy in  the UK  (plage 6) quant a E.M.I  l'autre titre  présent sur never mind the bollock il est ici proposé dans une version completement différente et chantée par le guitariste Steve Jones. ce disque permet enfin de rappeller la puissance du chant de Johnny Rotten leader de cette formation qui defraya la chronique et révolutionna la planète Musicale a la fin des années 70. En 2001 Julian Temple réalisateur de the great rock'n roll swindle  mettra en scène l'obscénité et la fureur  un autre long métrage sur les Pistols  et il semblerait qu'il prépare pour 2007  un film sur Joe Strummer leader de l'autre grand groupe du mouvement punk  The Clash.   

bande originale du film 'Trainspotting ' (1996)

medium_OstVarious-Trainspotting-I_280_82030724383719020_20.jpg

Trainspotting le film de Danny  Boyle tiré de l'excellent roman-culte  d'Irvine Welschpeut etre qualifié de film de génération ; il  creva les écrans lors de sa sortie en 1996 et propulsa tant son metteur en scène que les formidables comédiens (Ewan mc gregorRobert Carlyle - Ewen bremner ) dans la cour des grands. Hormis l'adaptation  totalement réussie du livre de Welsch et l'interprétation de grande qualité le film s'appuie sur une bande son en béton armé . 

Entre standards pop-rock  et titres electro cette B.O est un vrai régal  et son chef de file    est sans contexte  iggy Pop présent sur cette B.O avec deux standards absolus ,l'envoutant Nightclubbing et le frénétique Lust for life  ; on retrouve également  un titre qui  va déchainer les dance floors de toute  la planète born slippy du groupe anglais Underworld. Quant au reste tout n'est que premier choix jugez en plutôt  New Order , Pulp , Elastica ,Brian EnoLeftfield. Et puis enfin ,et puis surtout le diamant noir , le joyau brut de cette bande-son  extrait de l'album 'transformer de Lou Reed l'inoubliable Perfect day qui mettra a coup sûr la chair de poule a toute personne normalement constituée.  

Bande originale du film Saturday night fever ( 1977)

medium_travolta.jpgCette B.O n'est pas seulement l'un des albums les  plus vendus de l'histoire de la  musique ( pres de 40 millions d'exemplaires écoulés et 3ème  plus gros succes de l'industrie du disque apres deux albums de Michael Jackson ) ,elle est surtout  le témoignage  musical de ce que fut une époque aujourd'hui révolue et dont beaucoup conserve une douce nostalgie .  Avec  ses  costumes hallucinants , ses pas de danses posés , ses paillettes , le disco qui  repeupler les discothèques  du monde entier  et pour une fois   qui réconcilier parents et enfants autour d'un style musical  car tout le monde  de Claude François aux Rolling Stones en passant par Sheila , Dalida  ou david Bowie  va tot  ou tard prendre le grand train du Disco  pour notre plus grand plaisir ou notre plus désespoir c'est selon !.  Le film réalisé par John badham en 1977  est LE  film de cette génération éphémère qui va faire d'un jeune acteur italo americain inconnu John Travolta une icône instantanée et du 2001 odyssey (la boite de nuit du film) le centre du monde .Bon nombre des  titres de cette B.O  sont figés pour l'éternité dans la mémoire collective de tous ceux qui avait l'age d'écouter de la musique ou d'aller au cinéma a cette époque. A tout seigneur  tout honneur  les Bee Geesrescapés  des sixties ( et présent sur cette B.O par un hasard chanceux  )qui  vont avec leurs titres présents sur cette bande-son conquérir la planète et redorer une  image ternie par une traversée du desert  après un franc succès au milieu des années 60 . Métamorphosés (et surtout  re-lookés )  en groupe disco Les frères Gibb  vont inonder les pistes de danse et  a moins d'avoir vécu en pleine jungle amazonienne ou sur la banquise ( et encore) personne ne peut prétendre  de pas avoir un jour ou l'autre dansé  sur Stayin' alive  - Night fever -You should be dancing - Jive talkin'  ou  more thant a woman  ?.Quant au celèbre  slow How deep is your love   il est   resté 2  mois N°1 des charts. Autour des Bee Gees  deux formations cultes de l'ere disco KC & the sunshine Band  pour un titre (Boogie shoes)  que l'on pourrait retrouver chez Tarantino    et Kool  The Gang  grand groupe de funk qui céda par la suite a la facilité et qui nous propose ici  un titre fulgurant 'open sesame .  N'oublions surtout pas le monstrueux ' Disco Inferno'  du groupe  ' Philly sound ' The Trammps  ainsi que l'excellent K.Jee d'un autre groupe de Philadelphie M.F.S.B . Seuls les instrumentaux signés David Shire ont quelque peu vieillis mais l'ensemble de cette B.O est de grande qualité et reste incontestablement   La bande son idéale des années disco . 

 

Bande originale du film : Superfly (1972)

medium_superfly.2.jpg

attention voici un disque donc vous ne pourrez plus vous passer une fois qu'il aura fait sa place parmi les favoris de votre discothèque et  j'envie tout ceux qui n'ont jamais encore mis dans leur lecteur cet album absolument fantastique car ils vont acoup sûr recevoir une énorme claque!

Enorme succès de la Blaxploitation , vendu a  1 million d'exemplaires et nommé  4 fois aux Awards en 1972 Superfly est bien davantage qu'une simple bande originale de film et on peut dire que  son auteur Curtis Mayfield écrit ici une page de l'histoire de la musique black. rivalisant de génie avec James Brown ou Isaac Hayes. Les 2 singles extraits 'superfly 'et surtout l'incroyable 'Freddie 's dead  sont véritablement époustouflants. Immense artiste soul et auteur de titres que l'on a inscrit au panthéon de la musique Curtis mayfield aura marqué son époque notamment  avec son groupe 'the impressions ' au cours du mileu des années soixante et on se souviendra de ' It's all right ' , de 'keep on pushing '(qui servira de musique de ralliement pour le mouvement des droits civiques de martin Luther King ) et surtout de People get ready enregistré en 1965 et qui les fait entrer dans la légende. La carrière solo de Curtis Mayfield sera plus cahotique ;il réalisera des albums inégaux avant de livrer a la face du monde cette pure merveille de funk et de soul 

 

bande originale du film : American graffiti (1973)

medium_78070.2.jpg

c'est assurément  un disque incontournable et que l'on peut considérer comme un best of de la musique rock'n roll  car tout ce que le rock compte comme artiste essentiel a quelques exceptions majeures prés (Presley , Jerry Lee Lewis, Gene Vincent ) se retrouve sur cette bande originale . Et si le film de georges Lucas réalisé en 1973 avait su synthetiser une époque clé de la culture américaine  la bande son qui illustre ce film mythique recelle de veritables joyaux de cette periode musicale importante . Entre classiques absolus "Only You ' des Platters ,  "Johnny B.Good "ou "almost grow " de Chuck Berry ""May be baby " de Buddy Holly "green onions " de Booker T & The MG's " Rock around the clock " de Bill Haley & the comets  ou " surfer safari" des Beach Boys et pépites millésimées 'since I don't have you " des skyliners "you're sixteen" de Johnny Burnette ou " runaway " de Del Shannon ce double album est une mine d'or ,une bande son  de 41 titres que certains pourront trouver un peu démodé mais qui se révéle  en réalité totalement fondamentale.

 
 

19/12/2006

Homogenic - Bjork (1997)

bjork,homogenic

 

Avec Post en 1994 la petite fée islandaise avait déjà frappé très fort mais cette fois avec Homogenic  elle nous offre  un disque  d’une  maîtrise musicale totale et d’une grande maturité qui installe Bjork  parmi les artistes les plus importants des dernières décennies.

Incroyablement visuelle la musique délivrée dans ce disque aux sonorités limpides s'impose comme  une alchimie parfaite entre l’électronique distillée par  Mark Bell  (ex leader du groupe L.F.O)  et la voix de cristalline de Bjork sublimée par  l’harmonie des cordes de l’Iceland  string octet .

Le résultat est magique, certains titres sont absolument stupéfiants  par leur beauté glaçante à commencer par les merveilleux Hunter qui ouvre l’album et l  envoutant titre   suivant  Jogà ,

avec  deux titres seulement  on sait déjà que cet album va compter, Bjork souvent déroutante par le passé semble avoir trouvée ici une inspiration nouvelle.

Avec des titres aériens  et envoûtants comme Bachelorette  ou All si full of love "Homogenic"  est a l'évidence  le grand album de Bjork et même si  2 titres ne décollent pas vraiment ( le cacophonique 5 years et le technoide Pluto) ) l'album atteint des sommets de grâce et d’évasion sonore ;

il  nous conduit vers des contrées inexplorées, hors du temps , loin du monde ; plus tout a fait sur terre.

 

Bjork -   Bachelorette


podcast

 

 
 

13:20 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bjork, homogenic

18/12/2006

Kid A - Radiohead : (2000)

medium_Radiohead_20KidA_20F.2.jpg

 En 1997 OK Computer hissait Thom Yorke et Radiohead sur le toit du monde et l’accueil réservé a ce disque monumental  fut a la hauteur du contenu. Trois années ont passées et Radiohead est partout, chouchou des campus universitaires, présent dans tout  les baladeurs des lycéens et sur toutes les play-lists des radios rock le groupe ne compte  plus les couvertures de magazines musicaux désormais  sur orbite, il est a l'évidence au dessus du lot et il est devenu en cette fin de siècle  LE groupe de référence. C’est dans ce climat euphorique que le groupe va frapper un grand coup et prendre a contre-pied a la fois  public et critiques  c’est peu dire pourtant que la suite d’OK Computer était attendue comme le messie musical aussi quand le nouvel album baptisé Kid A débarque, tout ceux qui n’attendait qu’une continuité ;un OK Computer BIS  vont devoir se faire une raison la page rock a forte influence floydienne est désormais tournée place a l’an 2000 ;place au Radiohead nouveau ,place aux machines et a l’électronique. C’est un peu comme si le passage au nouveau millénaire avait poussé Radiohead a regarder vers une autre rive, a faire table rase du passé musical et disons le tout net au risque de froisser les inconditionnels de Yorke ce disque est surtout  et avant tout celui de Johnny Greenwood le génial guitariste ( qui ne l’oublions pas avait composé la totalité des titres d’OK Computer )  ici  c’est  lui le maître a bord, et c’est  Thom Yorkele leader se met au diapason des mélodies électro composées par Greenwood car c’est bien l’électronique l’ossature de ce grand disque malade ,pour la peine Greenwood exhume même un vieil instrument des années 20 appelé les ondes Martenot ,du nom de son inventeur ,en plus de ce clavier préhistorique  il utilise aussi le vocoderqui va déstructurer la voix de Yorke jusqu'a la rendre méconnaisable ainsi que des synthétiseurs rythmiques  qui vont   donner a Kid A une ambiance  inspirée  d’Aphex Twin ou d’Autechre ,deux défricheurs de sons que Greenwood affectionne particulièrement.

Radiohead franchit donc le millénaire avec un disque bric a brac  inattendu et complètement fascinant  dont certains titres s’envolent haut ; très haut ; Que ce soit le savant mélange electro - guitares acoustiques d’Everything in it's right place  ,la basse monstrueuse  colonne vertébrale de the National Anthemtitre inouï qui flirte du coté du free-jazz   ,la lente et obsédante montée en puissance du frénétique Idiothèque ;l’acoustique épurée de How to disappear completly   ou les 7 minutes du  final somptueux de Motion picture soundtrack tout ici est hypnotisant , tout ici est  bluffant. C’est indiscutablement le travail d’un groupe qui ne fait QUE ce qu’il a envie de faire  qui n’obéit a aucunes règle, a aucune contrainte commerciale  et rien  non rien ici ne rappelle OK Computer et c’est la  aussi l’un  des principal  attrait de ce disque totalement en harmonie avec son temps . Soulignons enfin qu’a l’heure ou les artistes multiplient les protections anti-copies Radiohead  mis a disposition  légalement et gratuitement  l’intégralité de Kid A sur Internet plusieurs semaines avant sa sortie officielle prouvant encore leur désir  de privilégier l’artistique au commercial. Malgré ce qui aurait pu s’avérer être un suicide commercial Kid A remporta néanmoins  un énorme succès et fut classé album de l’année pour Rock & Folk , new Musical Express ; Mojo , et Spin magazine.  

 Radiohead -   Everything in it's right place


podcast


 

 

 

Lire la suite

17:05 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : radiohead, kid a

14/12/2006

The Velvet Underground -Bootleg series volume1 : the Quine tapes (2001)

medium_ac_7.jpg

En 1969 juste avant l'enregistrement de Loaded  et après le départ de John Cale le Velvet Underground quitte New-York pour une tournée d'abord  a San Fransisco puis  a Saint - Louis ,Robert Quine un fan acharné et inconditionnel du groupe et futur guitariste de Richard Hell & the voidoids  enregistre  les concerts de la tournée sur un simple magnétophone a cassettes .le coffret paru en 2001 regroupe 3 CD issus des bandes remastérisées de ces enregistrements historiques.

En premier lieu prévenons les accros du son pur et  tout ceux qui n'accorderons aucun intêret pour  un enregistrement si la qualité est médiocre car c'est évidemment le cas de ce coffret ( la remastérisation  ne pouvant  pas accomplir des miracles) et rappelons que les titres de ces  3 CD furent enregistrés sur un simple magnétophone  au hasard des salles dans lesquelles se produisait le groupe de Lou Reed ,donc pas de miracle a attendre, c'est bien d'un Bootleg qu'il s'agit ici   (on peut même affirmer qu'il s'agît  d'un bootleg de qualité très moyenne)  et  pourtant  disons le tout net ! c'est un coffret INCONTOURNABLE  et essentiel pas seulement pour les accros  du Velvet (et dieu sait si ils sont nombreux)  non c'est un coffret historique et fascinant car il permet de saisir, de capter , de comprendre  la conception de la scène pour l'un des groupes les plus mythiques de tout les temps. Trois cd donc dans ce coffret et des versions incroyables enregistrés au family dog  ou au Matrix de San fransisco ou encore au Washington university de st-Louis ,jugez en plutôt  Sister ray dans 3 versions de près de trente minutes , I'm waiting for the man (2 versions sublimes) ; heroin  quelques curiosités (i'm sticking with you ou after hours peu interprétés en live , Follow the leader un titre rarissime , des titres de l'album Loaded (new age - rock'n roll )alors en cours de réalisation et beaucoup de titres évidemment du premier album historique (venus in furs - femme fatale - black angel 's death song )tout ici est flamboyant  ,tout ici est remarquable et on en oublie vite la qualité approximative de ces concerts. Les puristes pourront toujours chipoter et mettre en evidence l'absence de John Cale le génial violoniste du velvet originel et  il est vrai que son bsence pese lours sur certains standards du groupe  , sa place est prise durant cette tournée par Doug Yule  (basse et orgue) quant aux trois autres ils sont bels et bien là maureen Tucker (drums) Sterling Morisson (guitare) et Lou Reed , Lou reed  seul maître a bord du vaisseau maudit , et qui conduit l'équipage velvet cahin cahan , et qui de sa voix désabusée et unique habite chaque chanson de ce triple album ,jadis bootleg  et  qui de par sa sortie officielle devient un live essentiel du groupe ,un live essentiel tout court. 

 

Lire la suite

06/12/2006

Colossal youth ( Young marble giants - 1980)

young marble giants

 

c'est un disque unique a plusieurs raisons , d'abord parce que les auteurs n'auront jamais réussis a lui donner un successeur ensuite de par  son statut incontournable de disque-culte de son époque 

bidouillage arty selon certains , chef d'oeuvre d'avant gardisme musical pour d'autres Colossal youth est sorti tout droit du cerveau des frères Stuart et Philip Moxham .le premier se chargeant des guitares et des claviers ; le second  de la basse  ,ils sont tout au long de ce disque étrange accompagnés par la magnifique voix d'Alison Statton. C'est aussi un disque unique  par  l'ampleur du projet  ( 25 titres) qui s'appuient sur une alchimie simplissime  (1 voix ,1 guitare,; 1 basse ; et quelques notes d'un orgue qu'on croirait sorti tout droit d'un coffre a jouet) et qui s'inscrit dans  une démarche musicale proche de kraftwerk , de  Suicide ou de Brian Eno .

Avec Young  Marble Giants nous sommes dans  l'univers d'un groupe qui choisit  de bâtir une oeuvre marquante et représentative de son temps plutot que de chercher la célébrité  ,un peu  comme si le trio de Cardiff s'effaçait derrière leurs mélodies entetantes et a ce titre les Young marble giants ont  réussis sur les deux tableaux , ils  sont en effet (presque) totalement inconnus  tandis que leur disque est devenu un trésor caché des discothèques .

Certains titres de Colossal youth  , il est vrai ont plutôt mal vieillis notamment ceux qui s'appuient sur l'orgue ( wind in the ridding - sporting  life - zebra trucks  - ode to Booker.T - this way ) et on peut leur préférer les morceaux qui mettent la basse malade de philip Moxham en avant ( click talk - posed by models  - music evenings -  final day - constantly changing - eating noddemix ) mais l'ensemble de cet album cultissime reste complétement fascinant  et s'inscrit dans la lignée des grands disques essentiels de la new wave.

Young marble giants -  Wurlitzer juke-box


podcast

 
 

01/12/2006

discographie des années 2000

Sufjan Stevens  : come on feel the illinoise  (2005)

medium_sufjanalbum.jpg

Attention ! chef d'oeuvre .Dans la floppée quotidienne des nouveaux artistes ,des nouveaux albums on guette sans cesse l'émergence de celui ou celle qui saura de par son talent , son originalité , son opportunité proposer LEdisque qui va se détacher de la masse des productions musicales. On attend le disque qui va faire l'unanimité , celui devant qui personne ne peut faire la fine bouche  et il faut avouer (et c'est tant mieux !) que ca n'arrive pas souvent et le dernier exemple qui me vient a l'esprit est Grace du regrétté Jeff Buckley qui avait enchanté la planète a la sortie de son premier album devenu depuis  une référence incontournable . Nous n'avons pas affaire avec 'come on feel the illinoise' a un premier album mais plutôt a la suite d'une expérience musicale annoncée ,un projet délirant et complétement fou  puisque ce disque  est le second d'une série de 50 albums que Sufjan Stevensva consacrer aux Etats-Unis Amérique (1 disque par état vous l'aurez sans doute compris) . Apres Michigan déjà prometteur voici donc 'come on feel the illinoise' et le moins qu'on puisse dire c'est que c'est  une pure merveille .22 titres (avec les instrumentaux ) et dès les premières secondes de Concerning the UFO Sighting near Highland, Illinoison est totalement sous le charme de la voix et de la mélodie puis tout s'enchaine comme dans un rêve The black hawk war or, How to Demolish an Entire Civilization and Still Feel Good About Yourself in the Morning, or, We Apologize for the Inconvenient but You’re Going to Have to Leave Now, or, "I have fought the Big Knives and will continue to fight them until they are off our lands!" (oui c'est bien le titre) -John Wayne Gacy, Jr.(plage 4) -Jacksonville(plage5)-Chicago (plage9)-Casimir pulaski day (plage 10) The Man of Metropolis Steals Our Hearts(plage 12) tout n'est que féerie et enchantement .Le disque pourrait bien s'arrêter et on s'en contenterait aisément mais nous n'en sommes qu'a la moitié et même si la seconde partie est un peu en deça on y croise encore quelques chansons pour nous faire frissonner The Predatory Wasp of the Palisades Is Out to Get Us!(plage 15)ou encore They Are Night Zombies!! They Are Neighbors!! They Have Come Back from the Dead!! Ahhhh!(plage 16) et tout s'écoule limpide jusque Out of Egypt, into the Great Laugh of Mankind, and I shake the dirt from my sandals as I run  magnifique instrumental qui clotûre ce disque bouleversant.

Que Sufjan Stevenssoit pétri de talent l'écoute de ce disque ne pourra que vous le prouver mais le plus étonnant c'est de constater la maitrise dans l'élaboration de ce disque ,cette curieuse impression que tout est a sa place alors que l'on sait que come on feel the illinoise est un disque de bric et de broc ,un disque bricolé par un artiste totalement génial hors des modes et hors du temps .Certains disques (Astral weeks - Five leaves left - Chelsea girls - Rock bottom ...) semblent arrêter le temps quand on les écoutent Come on feel the illinoise fait indiscutablement partie de ces rares disques là .

Bjork : Homogenic (1997)

medium_homogenic.jpg

Avec Post en 1994 la petite fée islandaise avait déjà frappé très fort mais cette fois avec Homogenic elle nous offre  un disque  d’une grande maîtrise musicale et d’une grande maturité qui installe Bjork  parmi les artistes les plus importants des dernières décennies.Incroyablement visuelle la musique délivrée dans ce disque aux sonorités limpides est une alchimie parfaite entre l’électronique distillée par  Mark Bell  (ex leader du groupe L.F.O), la voix de cristal de Bjork et l’harmonie des cordes de l’Iceland  string octet .Le résultat est magique, certains titres sont absolument stupéfiants  par leur beauté glaçante à commencer par le merveilleux Hunter qui ouvre l’album et qui donne suite a  Jogà En deux titres   déjà on devine  que cet album va compter, Bjork souvent déroutante par le passé semble avoir trouvée ici une inspiration nouvelle

Avec des titres aériens  et envoûtants comme Bachelorette  ou All si full of love Homogenic s’impose a l'évidence comme le grand album de Bjork et même si  2 titres ne décollent pas vraiment ( le cacophonique 5 years et le technoide Pluto) ) Homogenic atteint des sommets de grâce et d’évasion sonore ; il nous conduit vers des contrées inexplorées, hors du temps , loin du monde , plus tout a fait sur terre.

 

 

 

 

 Bloc party  : silent alarm (2005)

medium_bp-silentalarm.jpg

nous sommes en 2005 et c'est au tour de Bloc Party d'être sous les feux de la rampe et de prendre leur tour le delicat du flambeau du renouveau rock'n roll.
Lourde tâche certes  mais on se fiche un peu (beaucoup) de savoir si oui ou non ils sont le nouveau 'meilleur groupe' du moment. Ce qui est sûr, c'est que Bloc Party me semble être un groupe plutôt authentique et honnête. Alors oui, bien sûr, ça sent le Cure des années 80 à plein nez. Alors oui, l'intro de "Like Eating Glass" fait énormément penser au "Love Will Tear Us Apart" de Joy Division.
Alors oui, la voix du chanteur Kele Oreke ressemble a celle de Robert Smith.
Alors oui, la pochette froide et dépouillée rappelle le design des pochettes du Cure periode Faith et Seventeen Seconds..Bloc Party, n'est   certes pas le grand groupe qui va révolutionner le monde musical, c'est  juste une formation qui reussit a fairze honnetement  la jonction entre  les eighties et les années 2000 et qui dresse un pont  entre une génération qui dansait sur "A Forest", et une jeunesse qui danse aujourd'hui sur l'entetant "This Modern Love"

 

The Libertines :The libertines (2004)

medium_libertines.jpg

Deux petits tours et puis s'en vont , au final  il nous reste quoi des Libertines ? Deux albums seulement et  quelques chansons, dont les dernieres sont regroupées sur ce second disque baptisé sobrement '"The Libertines".
Il nous est présenté  sous une poohette superbe et son  contenu , il faut bien l'avouer, sonne terriblement rock'n roll ! Bref, un disque qui bien que dopé par le split soudain du groupe quelques mois à peine après sa parution, donne furieusement envie de taper du pied et de danser, et qui installe le groupe parmi les dignes successeurs d'autres grands groupes des années 70-80 ( Clash -Kinks).. Les titres s'enchaînent avec des sommets ("Can't Stand Me Now" qui entame l'album bille en tête, "The Man Who Would Be King", "What Katie Did" , "Music When The Light Goes Out", ..). Ce disque pourrait être parfait si on ne trouvait en plage 3 'don't be shy "  un ratage intégral, avec ce calamiteux "mal joué et surtout mal chanté. Comme une verrue, cette chanson vient gâcher le plaisir et l'homogénéité de l'ensemble. Mais on leur pardonnera, car le reste est excellent et ne peut que nous faire nourrir à nous auditeurs, des regrets de savoir que le disque qui tourne sur ma platine sera le dernier de cette bande de furieux ! Et il faut bien avouer que  personne mieux que les Libertines ne chante les 'wap doo wap' ("What Katie Did") ou les lala la-lala ("The Man Who Would Be King").
Finalement le plus triste dans ce disque formidable, c'est qu'il soit malgré lui le testament d'un groupe victime de lui-même et qui avait sûrement plein de choses encore à nous montrer.

 

Alain Bashung : l'imprudence (2002)

medium_f72950zmoj4.jpg

Un disque monstrueux ,un monolithe , un astre noir ,un ovni sonore voila quelques mots pour  définir " l'imprudence" le 13ème album d'Alain bashung.

Si les précédents disques de l'alsacien nous avaient enchantés (Chatterton en 1994  et  surtout  Fantaisie militaire  paru en 1998)  L'imprudence est un disque fascinant ,obsédant et qui est  a coup sûr  le sommet incontestable de la carrière de cet immense artiste . Sur ce disque qui n'a que peu d'équivalent dans la chanson française  les textes sont  jean Fauque (deja co-auteur de la totalité  de l'album Chatterton et de  cinq titres sur osez joséphine en 91) sont  somptueux , les arrangements dépouillés  voire cliniques et Bashung joue avec les mots comme un jongleur de la langue française  il faut dire que Bashung s'est particulièrement bien entouré avec notamment la présence aux guitares de Marc Ribot  et d'Arto  Lindsay et celle de Steve Nieve l'ancien pianiste d'Elvis Costello. Miossec auteur decidement très demandé  signe ici un titre magnifique 'faisons envie ' que Bashung chante en duo avec sa compagne Chloé Mons  mais aucune des 13 chansons ne se détache vraiment car l'album tout en entier est en état de grace ,et il s'en dégage comme un sentiment d'apesanteur . Evidemment il faut se donner la peine de vouloir pénétrer dans le monde clos et hermétique de Bashung dont j'ai pour habitude de dire qu'il plane  'tout en haut ' de la chanson française car   l'imprudence est  un Everest de mots et de sons  qu'il faut gravir a tatons guidés par la magie des textes et de la musique du plus grand artiste français vivant .

 

Camille : le fil (2005)

medium_6.jpg

Surgie de nulle part une jeune chanteuse nous livre son second album baptisé le fil et réalisé avec un concept totalement inouï puisque enregistré autour d'une seule note (la note Si) fil conducteur permanent de cet album lumineux et intelligent
Chanteuse sur 4 titres du groupe Nouvelle vague (qui  livra en 2005  un très bel album de reprises)  Camille réussit a nous étonner et a forcer notre admiration car ce qu’elle propose ne ressemble a rien de connu chez nous
Expérimental ; minimaliste ,avant-garde,  les qualifitatifs sont nombreux  pour définir ce disque magique  et unique dont  l'originalité ne pourra pas laisser l'auditeur indifférent
Petite sœur (artistiquement parlant) de Dominique.A ou de Thomas Fersen ou fille spirituelle de la grande Brigitte Fontaine  on peut situer Camille quelque part entre la new-yorkaise Laurie Anderson et l’islandaise Bjork. La jeune femme  s’impose en tout cas comme une artiste a part dans un univers musical de plus en plus stéréotypé et insipide ,une sorte d'électron libre  un  peu incontrôlable et qui va aussi a coup sûr  en énerver plus d'un. Sur ce fil Les titres principaux (la jeune fille aux cheveux blancsta douleur - vouspour que l’amour me quitteau port) sont reliés  par une délicieuse comptine entêtante ,les textes sont pertinents et originaux  melant brillamment humour et tendresse. Après un premier album plutôt banal (le sac des filles paru en 2002) Camille frappe donc un grand coup avec ce disque talentueux devenue en quelques mois seulement Le Fil une référence de la nouvelle chanson française. Ce n'est pas un fil que la jeune artiste est venue tendre sur la chanson française mais plutôt une balise  qui va permettre a quantité d'artistes (Anais , Jeanne Cherhal -Anis )de se jetter a l'eau inspirées et confortées dans une volonté  de proposer une musique différente.

 

 

The Strokes  : Is this it  (2001)

medium_Is-This-It-LP.jpg

The Strokes  sont l'incarnation  même du groupe americain élévé au 'son CBGB' (Velvet , Television ), et ils apppliquent avec talent les recettes-clés du succès , chansons speedées, tempo irresistible et accrocheur; look fin 70's plutôt soigné, chanteur charismatique et désinvolte , le tout agrémenté de prestations live plus que correctes.
Au bout du compte, Is This It est un album urbain très rock,illustré par une pochette admirable (qui a connu quelques souçis avec la censure américaine), contenant quelques hits imparables ("The Modern Age", "Hard To Explain", Barely Legal) et qui sans changer le cours de l'histoire du rock moderne saura trouver une place de choix dans le coeur des amateurs de rock sincères et authentiques

 

 

 

Blur : Think thank (2004)   

 


medium_blur_think_thank.jpgBlur est devenu année après année l"un des groupe fondamental de la scène musicale  pop-rock evitant les dérives mediatiques et tapageuses a la Oasis ou Libertines .Le groupe que l'on peut qualifier de 'sage' est dirigé avec brio par Damon Albarn dont le travail  tant au sein de son groupe qu'en compagnies de diverses  formations parallèles (Mali music - Gorillaz ) est exemplaire d'inventitivé ,et de recherches sonores.'Think tank est un disque magistral dans son élaboration mais également  dans l'utilisation des sons et des instruments  , une totale réussite artistique que l'on peut classer au niveau des meilleurs Radiohead (le rôle de leader et son action au sein du groupe de Damon n'est d'ailleurs pas sans rappeler celui de Yorke). Quelques titres s'envolent tres haut a l'écoute de cet album out of time bien sûr totalement magique et aérien mais aussi good times - jets -brothers & sisters .C'est  un disque radieux qui mêle les genres avec une maestria absolue passant allégrement de l'electro a la pop en flirtant avec le hip-hop ;les influences africaines sont omni-présentes du Mali au Maroc pour un resultat qui fait de think tank non seulement le plus abouti des disques de Blur mais aussi l'un des disques essentiel et incontournable de la scene pop- rock de ces dernieres années.

 

 

Radiohead : OK Computer (1997)

medium_okcomputer.jpg

Après Pablo Honey premier album  passé plutôt inaperçu et repêché par un hit planétaire  tardif (Creep) puis un second album (The Bends) truffé de hits mais sans véritable cohésion d'ensemble ) OK Computer  troisième album  de la bande de Thom Yorkeest sans conteste un album charnière  qui  va  totalement changer la donne et installer la bande d'Oxford parmi l'élite de la scène rock. C'est aussi un disque charnière pour le rock tout court  comme l'ont étés par le passé des trésors du calibre de the velvet underground & nico, the White album , let it bleed ou encore Electric ladyland
Ok computer
   qui  va faire l'unanimité tant sur les campus  qu'auprès de la scène rock alternative est une   pure merveille dont les titres ( Paranoid Android  - no surprises  -Karma police ) pour n'en citer que trois  comptent parmi les plus belles compositions de ces  dix dernières années mais c'est aussi  , chose rare   un disque qui se bonifie écoute après écoute et qui arrive a surprendre encore par  sa qualité  et son  intensité.

C'est   aussi  avec O.K Computer   que  Radiohead   va entrer définitivement  dans la cour des grands grâce  a un son novateur ,  une production (Nigel  Goldrich ) parfaite  mais aussi  des  textes intelligents , des  arrangements somptueux  .Quant a  la voix irréelle  et habitée de Thom Yorke  elle plâne très haut  sur cet album magique et envoûtant. Etiquetté  (a tort)  dans la  catégorie des groupes dits 'intelligents'  (c'est sous cette même étiquette qu'on classait jadis le Velvet , Pink floyd  ou Soft machine ) Radiohead va  pourtant  s'envoler  vers les cimes du succès et réussir l'incroyable pari de devenir  un groupe a la fois culte  et populaire  qui va enchanter public  et critiques  car impossible de faire la fine bouche devant ce disque  intemporel ,élu  en 2005 meilleur album de tout les tempspar 400.000 sondés pour Channel 4 dans le cadre de son programme '100 greatest albums'(devant The joshua tree (1987)de U2  et Nevermind (1991) de Nirvana.OK computer est une étoile qui illumine le monde du rock , un astre lumineux  qui guide depuis  8 ans déjà   tous les jeunes  groupes qui  rêvent  de livrer a la face de ce monde  leur  témoignage musical  et qui ont  trouvés là  plus qu'un  modèle ,une référence absolue.

 

Miossec : Boire (1995)

medium_R-150-566763-1132342933.jpg

Parler une décennie apres sa sortie de ce  premier album de Christophe Miossec permet de mesurer aujourd"hui toute l'importance et la force de ce disque véritable cataclysme dans la scène rock francaise .
Le Brestois alors inconnu et surgi de nulle part, débarque en 1995 avec un single emblématique et sans concession (Non, Non, Non, Non... Je Ne Suis Plus Saoûl), le phrasé  fait parfois penser à Gainsbourg et la force des textes, nous font tendre immédiatement l'oreille.L'album s'appelle "Boire" et il defriche sans concession le terrain du rock et de la chanson française et sur le terreau de ce disque sombre et fascinant va bientôt  éclore toute une nouvelle génération  d'artistes . Les chansons ici nous parlent d'alcool, de dérives, de ruptures, d'espoir, d'amitié et de révoltes, et Miossecen profite pour exhumer au passage et faire renaitre la fille a qui je pense une magnifique chanson du répertoire  deJohnny Hallyday.

 

 

 

Belle & Sebastian :   If you're  feeling sinister (1997)

 

medium_6a00b8ea068c2edece00b8ea07ab1f1bc0-320pi.jpg


C'est un groupe qui nous vient de Glasgow en Ecosse ,un petit groupe un peu mysterieux qui a toujours voulu conserver une certaine distance  une grande confidentialité avec les médias (pas de promos ,peu ou pas  d'interviews, pas de photos (même pas sur les pochettes de leurs disques) Ils ont choisis leur nom d'après le livre pour enfants de cecile Aubry (adapté a la télévision au milieu des années 60).If you're feeling sinister est leur deuxième album apres Tigermilk paru en 1996 (d'abord  en série limitée  puiis réédité en 1999) c'est aussi leur chef d'oeuvre  car jamais par la suite Belle and Sebastian  ne retrouvera la grace et la magie qui irradie chaque chanson de cet album précieux.

like dylan in  the movies - the fox in the snow - get me away from here I' m dying  ou n'importe lequel des  10 titres est une petite merveille de  pop  mélancolique  les influences sont nombreuses  elles vont de Gainsbourg aux Beatles  en passant par Nick drake ou the La's ; les arrangements sont soignés et les voix délicieuses de  stuart Murdoch et d'Isobel Campbell (qui quittera le groupe en 2002) sont un enchantement .c'est harmonieux  , c'est mélodique tout a fait  le genre de disque qu'on est content d'avoir découvert d'abord  pour soi puis  pour le faire partager aux autres comme un petit trésor caché . 

 

 

Radiohead : Kid A (2000) 

 medium_Radiohead_20KidA_20F.jpg

En 1997 OK Computer hissait Thom Yorke et Radiohead sur le toit du monde et l’accueil réservé a ce disque monumental  fut a la hauteur du contenu. Trois années ont passées et Radiohead est partout, chouchou des campus universitaires, présent dans tout  les baladeurs des lycéens et sur toutes les play-lists des radios rock on ne compte  plus les couvertures de magazines musicaux, Radiohead est sur orbite, au dessus du lot il est devenu en cette fin de siècle  LE groupe de référence. C’est dans ce climat euphorique que le groupe va frapper un grand coup et prendre a contre-pied a la fois  public et critiques  c’est peu dire pourtant que la suite d’OK Computer était attendue comme le messie aussi quand le nouvel album baptisé Kid A débarque, tout ceux qui n’attendait qu’une continuité ;un OK Computer BIS  vont devoir se faire une raison , la page rock a forte influence floydienne est désormais tournée , place au Radiohead des années 2000 , place aux machines et a l’électronique. C’est un peu comme si le passage au nouveau millénaire avait poussé Radiohead a regarder vers une autre rive, a faire table rase du passé musical et disons le tout net au risque de froisser les inconditionnels de Yorke ce disque est surtout et avant tout celui de Johnny Greenwood le génial guitariste ( qui ne l’oublions pas avait composé la totalité des titres d’OK Computer )  ici  c’est  lui le maître a bord, et c’est  Thom Yorke le leader qui se met au diapason des mélodies électro composées par Greenwood car c’est bien l’électronique l’ossature de ce grand disque malade.Pour la peine Greenwood exhume même un vieil instrument des années 20 appelé les ondes Martenot , il utilise aussi le vocoder qui va déstructurer la voix de Yorke ainsi que des synthétiseurs rythmiques  pour donner a Kid A une ambiance  inspirée  d’Aphex Twin ou d’Autechre ,deux défricheurs de sons que Greenwood affectionne particulièrement. Radiohead franchit donc le millénaire avec un disque  bric a brac  inattendu et complètement fascinant  dont certains titres s’envolent haut ; très haut ; Que ce soit le savant  mélange electro - guitares acoustiques d’Everything in a right place  ,la basse monstrueuse  colonne vertébrale de the National Anthem titre inouï qui flirte du coté du free-jazz   ,la lente et obsédante montée en puissance du frénétique Idiothèque ;l’acoustique épurée de How to disappear completly   ou les 7 minutes du  final somptueux de Motion picture soundtrack tout ici est hypnotisant , tout ici est  bluffant. C’est incontestablement    le travail d’un groupe qui ne fait QUE ce qu’il a envie de faire  qui n’obéit a aucunes règle, a aucune contrainte commerciale  et rien  non rien ici ne rappelle OK Computer et c’est la  aussi  , l’un  des principal  attrait de ce disque totalement en harmonie avec son temps Soulignons enfin qu’a l’heure ou les artistes multiplient les protections anti-copies Radiohead  mis a disposition  légalement et gratuitement  l’intégralité de Kid A sur Internet plusieurs semaines avant sa sortie officielle prouvant encore leur désir  de privilégier l’artistique au commercial. Malgré ce qui aurait pu s’avérer être un suicide commercial Kid A remporta néanmoins un énorme succès et fut classé album de l’année pour Rock & Folk , new Musical Express ; Mojo , et Spin magazine.  il a indiscutablement sa place dans cette selection discographique des années 2000. 

 

Et pour quelques disques de plus

The verve  : Urban hymns (1997)

Royksopp : melody A.M  (2001)

The White stripes  :elephant (2003)

The WHite stripes : white blood cells (2002)

Nick cave and the bad seeds :the boatman  call (1997)

Madonna  :music (2001)

PJ Harvey :stories from the cities stories from the sea (2000)

daft punk :homework (1996)

Oasis : what's the story morning glory (1995)

Gorillaz : demon days (2005)

Moby  :play (1999)

The Fugees: the score (1998)

Jay-Jay Johanson : whiskey ( 1997)

Arcade fire : funeral (2005)

 

 

 

 

 
 

09/11/2006

discographie Live

Tout comme les compilations les disques Live ne peuvent entrer dans un quelconque classement c'est pourquoi ils ont  ont droit a leur propre discographie sélective. Je vous  propose donc cette sélection personnelle déclinée  en 12 albums essentiels  

 

Nirvana : Unplugged  On MTV (1993) 

medium_NIRVANA_20-_20Unplugged_20in_20New_20York_20-_20Front.jpg

c'est un peu la chronique d'une mort annoncée du groupe de Kurt Cobain. Programmée sur MTV, on pouvait mesurer sur la vidéo archi-diffusée l'état de délabrement physique et psychologique de Kurt. Mais c'est pourtant ce soir de novembre 1993 que Nirvana va enregistrer ce qui va devenir son testament ultime. La voix cassée et déchirée de Cobain assisté de Kris Novoselic, Pat Smear(guitares) et Dave Grohl, va délivrer pendant une heure un set époustouflant et mémorable. Dés la première chanson ("About A Girl"), on retient son souffle car on sent qu'il se passe quelque chose ce soir-là. Kurt Cobain chante avec toutes ses tripes et toute son âme, le temps semble s'arrêter, et les titres s'enchaînent avec des moments de grâce totale, pour des versions inoubliables issues de leur répertoire (fantastiques interprétations de "Polly", "Something In The Way", et de "Come As You Are" ) ; ou encore pour des reprises totalement habitées ("Jesus Don't Want Me For A Sunbearn" des Vaselines, ou le célébrissime "The Man Who Sold The World" de Bowie).Invités surpris sur ce live historique, les Meat Puppets ont l’honneur de partager trois titres de leur répertoire avec l’icône grunge (mention spéciale pour l’interprétation de «Plateau».Enfin, les deux derniers titres qui installent définitivement ce live parmi les chef-d'oeuvres : "All Apologies", presque murmuré et pourtant d'une beauté glaçante, à couper le souffle ; et enfin une reprise (encore) "Where Did You Sleep Last Night" de Leadbelly, qui clôture ce set magique. A l'image de l'Unplugged malade et terrifiant d'Alice In Chains, l'Unplugged In New-York de Nirvana va devenir un disque de chevet pour toute une génération qui va installer Cobainparmi ses dieux vivants du rock, pour malheureusement le pleurer quelques mois plus tard .En apprenant son décès un soir d'avril 94, beaucoup d'entre nous ne seront pas surpris, et se rappelleront le regard triste et perdu de Kurt et ses timides sourires effacés lors de l'enregistrement vidéo de cet Unplugged ; le souvenir de Kurt Cobain blafard assis sur son tabouret, dans sa veste en guenille et nous revient alors en mémoire comme une triste prémonition et on se rend compte alors que déjà la légende était en marche.

Bob Dylan: hard rain (1976)

medium_hardrain_l.2.jpg

si il reste difficile voire impossible de détacher un disque de la discographie des albums studios de Dylan  on se doit en toute objectivité  de constater que les Live (Officiels) se révèlent souvent décevants  (live at budokan- 79)  (Dylan & the dead -89) quand ils ne sont pas ratés (real live -84) (MTV Unplugged 95).Ce n'est pas le cas fort heureusement de Hard rain offert au public un an apres  Desire  ( disque qui a rencontré un franc succès). Cet album va pourtant se retrouver noyé dans la masse discographique de la vague punk et pré-reggaequi envahit alors toute la planète ,alors Oui en cette fin de seventies Dylan n'est plus très a la mode quand paraît ce disque bouleversant tant les interprétations de Bob Dylan  sont intenses et chargées d'émotion (idiot wind - shelter from the storm - lay lady lay  - one too many mornings).La pochette est sublime avec un portrait de l'archange Dylan  beau comme  un dieu  ,le regard ténébreux ,les yeux maquillés au khôl véritable image incarnée du poète beatnik. De plus ce live exceptionnel est également le meilleur moyen   pour quiconque souhaiterait partir a la découverte de l'univers dylanien , hard rain permettant   de capter , l'énergie créatrice et la magie d'un artiste  incontournable du XXème siècle

 

Simon & Garfunkel: central park (1981)

medium_2025365.jpg

 

Tant pis si ce n'est pas un choix très rock'n roll mais je persiste a penser que le duo Paul Simon & Art Garfunkel reste ce qui s'est fait de mieux dans le genre pop -folk Ce live enregistré en plein New - York  un jour de septembre 1981 résume la carrière incroyable de ce  tandem composé d'un compositeur et mélodiste hors pair (Simon) et d'un chanteur - troubadour a la voix exceptionnelle. Parfait best-of  ce live at central park regroupe tous les hits planétaires (Mrs Robinson- the sound of silence - Bridge over trouble water - the boxer-Scarborough fair) le duo ose aussi deux reprises plus ou moins réussies (maybellene de chuck Berry ) et wake up little Susie  des Everly brothers) 19 titres pour un double-album enregistré devant 500.000 personnnes et dont il convient de mentionner la qualité inouie  pour un enregistrement plein air  dans une ambiance qui rappelle davantage le climat d'un festival que celui d'un concert.

Le succès sera planétaire pour ce double-album (19 titres) qui clôture une collaboration entamée au début des années 60 ,l'osmose entre les deux amis d'enfance est évidente et  même si ils n'ont plus joué ensemble depuis onze ans , ces retrouvailles  sont un réel bonheur pour le (très) nombreux  public  présent ce jour-là. Certes leur musique folk gentillette et innocente peut paraître un brin démodé mais elle n'en conserve pas moins un indéniable charme qui opère  encore a l'écoute de ce disque consensuel mais néammoins admirable.

 

Woodstock I & II  (1969)

medium_Various-Woodstock-1Remastered_280_80050075678059322_20.jpg

 Woodstock I & II c'est  un quintuple album soit 10 faces de vinyls  un disque colossal a hauteur de l'évènement de ce festival symbole définitif du mouvement hippie  et d'une certaine conception de la  contre-culture .Tout a été dit sur Woodstock et le  nom même  du festival est aujourd'hui  dans le langage courant  , dès que 20 personnes s'assoient pour une raison quelconque il y aura toujours un petit malin pour  dire ' c'est Woodstock !" alors oui ! Le love & peace ;la pluie ,la boue , les acides ,la marée humaine et  un Dylan qui ne viendra pas dans ce gigantesque  festival gratuit programmé pourtant  tout pres de chez lui dans l'espoir fou d'attirer l'icône , tout a eté dit  et  tout a été même filmé ! le long documentaire réalisé par Michael  Wadleight  sera récompensé  par un  oscar a Hollywood en 70 mais la musique dans tout ca ? qu'en est -il ? 

Forçément 10 faces c'est beaucoup d'autant qu'il y a des absents sur ce live (certainement a cause des maisons de disques ) ,et quels absents ! Exit Janis Joplin , exit  Johnny Winter  exit  le Grateful dead ;quant aux autres il  faut trier car certains artistes ne sont pas  au mieux de leur forme artistique  pour ce concert historique (Ten Year After- Crosby Stills Nash & Young- Paul butterfields blues ) Heureusement  il y aussi des performances éblouissantes Santana donne une interprétation inouie de soul sacrifice  de même que Joe Cocker avec son historique reprise  des beatles  with a little help from my friends .Au rayon des gros plaisirs de ce Woodstock  il ne faut oublier  Richie Havens  , Canned Heat  ,Sly and the family Stone  Jefferson Airplane , The Who , et  Jimi Hendrix  bien sûr  , Hendrix qui clôture ce festival avec un star spangled banner monstrueux et totalement  extra terrestre  qui s'inscrit dans l'histoire de la musique  et de la contestation pacifique .Nous sommes le 17 août 1969 ; les papiers gras  volent sur le campus déjà déserté du dernier jour du festival et la guitare hallucinée  de Hendrix qui reproduit le bruit des bombes s'abattant sur le viet-nam et les notes de Jimi qui montent ..... montent vers le ciel, certaines  y sont encore .

 

The Who  : Live at Leeds (1970)

medium_200px-The_who_live_at_leeds.jpg

 

 

 

 

 

 

 

Disons le une bonne fois pour toutes Les Who sont l'un des plus grands groupes de tout les temps ,précurseur , avant-gardiste , incroyablement puissant  , hargneux , dénué  de toute morale la bande a Pete Towshend  aura non seulement offert  des singles  epoustouflants et emblématiques ' my generation - substitute - I can't explain -magic bus  - won't get fooled again -j'arrête la ! mais sont aussi l'un des plus grands groupes de scène de l'histoire  ,j'en veux pour exemple ce Live at Leedsfantastique qui ne contient que 6 titres (dont trois cités plus haut avec une une version inouïe de 15' pour un  my generationtotalement dantesque)  mais chaque morceau  est  un pur régal de rock'n roll .Chose incroyable sur ce disque Live les moments de grâce absolus sont des reprises , en effet  i les Who dynamitent et explosent  trois standards du rock  summertimes blues de Cochran   shakin all over de Johnny Kidd et  young man blues de L. Allison  ,alors 6 titres  c'est certes assez peu mais  on n'a pas vraiment  besoin de plus pour etre certain  que ce live at Leeds est  indispensable  ,  on se le  prend en plein face comme une claque monumentale  qui vous laisse K.O . Enregistré au cours de l'hiver 70 ce live installe en a peine plus de trente minutes Daltrey -Moon - Townshend et Enstwitle au panthéon des groupes rock.

A noter que le réedition remastérisée de 1995 est enrichie de 8 titres supplémentaires  mais rappelons aussi  que tout véritable puriste préférera toujours  l'original

 

 

 

 

Lou Reed  : Rock' n roll animal (1973)

medium_Reed_20Lou_20-_20Rock_20_n_20Roll_20Animal.jpg

Nous sommes en 1973  et Lou Reed qui vient de livrer coup sur coups deux albums studios mythiques (transformer  et Berlin) est devenu l'incarnation vivante de l'artiste dégénéré et décadent, son allure de zombie et son look terrifiant (maquillage noir -cheveux rasés bracelet de cuir clouté) , son mode vie extrême (alcool -drogues dures et médicaments)  font de lui l'icône de toute une génération de paumés
squelette ambulant plus mort que vivant il enregistre le 21 decembre 1973 cet album live qui va rentrer dans la légende. Cinq  titres (dont  quatre du velvet underground dont Lou s'est pourtant définitivement détaché ) cinq titres absolument fantastiques
épaulé par deux guitaristes (steve Hunter  et Dick wagner) a qui le chanteur laisse libre cours d'exercer leur talent Lou  va égrener  et décortiquer dans l'ordre sweet jane(après une intro  inouie)- heroin - white light white heatLady day  - et conclure par rock'n roll  5 titres point barre (en fait la suite de cette prestation  sera sorti par RCA  en 1975 sous le titre de  Lou Reed live ( 5 titres c'est peu et pourtant cela suffit pour faire de ce disque une tuerie totale , une référence absolue en matière de disque Live (l'incroyable version d'Heroin étirée sur près de 13 minutes et décortiquée  dans une ambiance limite jazzy puis d'une violence de métal brut justifie a elle seule l'achat de cet album un disque qui pour ma part s'est révélée déterminant dans ma vision du rock ,écouté  pour la première fois a 16 ans  sur la radio cassette déglinguée d'un routard du coté d'Avignon un disque important pour ne pas dire essentiel certainement l'un des  4 ou cinq meilleurs live de toute l'histoire du rock

 

The Rolling Stones  : Get yer ya-ya's out  (1970)

medium_h32549nrk9v.jpgContrairement aux Beatles dont la discographie live est quasiment inexistante Les Rolling Stones ont souvent enregistrés des disques live (officiels) de grande qualité et on aurait pu aisément retrouver dans cette selection  Love you live (1977) -Still live ( 1982) ou encore  Rock'n roll circus (paru en 1995) mais il faut reconnaître qu'aucun  d'eux n'égale ce get yer ya-ya's out  enregistré au Madison square garden les 27 et 28 novembre 1969.Le Cd indique total timing 47'53 mais il faut prevenir celui qui  n'a jamais recu ce monument en pleine face que la puissance de ces 47'53 risque de le laisser sous le choc . Dix titres  avec  'cerise sur le gateau  ' deux reprises de Chuck Berry (Carol et little Queenie) et des versions totalement apocalyptiques de Midnight rambler , Jumping jack Flash , honky tonk women  ou encore  sympathy for the devil.Ce Live extraordinaire  enregistré entre deux chefs d'oeuvre Let it bleed (novembre 69) et Sticky fingers (avril 1971) nous donne a entendre rien de moins que  LE  plus grand groupe de rock du monde alors  au sommet de son art , quelques jours seulement avant le concert historiquement désastreux d'Altamont  Jagger et sa bande offrent au monde le testament  live de toute une époque. les Stones  signant avec Get yer ya-ya's out   leur dernier disque pour  Decca et par la même une , encore un numéro 1 dans les charts anglais. 

 

 

 

The velvet Underground  :live at Max Kansas city (1970)

medium_vu.gif

Il faut obligatoirement  passer outre la qualité moyenne de cet enregistrement live (rappelons d'ailleurs que ce live fût capturé   'a la sauvette' par Brigid Polk proche de Warhol et pilier de la Factory , en enregistrement mono sur un simple magnétophone a cassettes) et aussi que ce concert est le dernier concert du Velvet AVEC Lou Reed  il reste donc  un témoignage musical de son époque et de  l’ambiance unique de ce groupe légendaire. Alors oui ! évidemment   le Live 1969 (qui sortira en 1974) sera bien meilleur en qualité, en choix des titres  alors oui ! ce live at Max kansas city est marqué par l’absence cruelle  de John Cale et de son violon malade et l’ensemble est  quelque peu plombé par la batterie lourde de Billy  Yule en lieu et place de Moe Tucker  mais ce live  restitue indiscutablement  le climat typique autour du  Velvet Underground. Ce soir d’août 70 au célèbre Max Kansas bar-restaurant –salle de concert situé sur Chelsea ( détruit en 1982)  et dans  une ambiance décontractée (on entend par moments des bribes de conversations entre les membres du groupe)  que le groupe  interprète des  titres  incontournables de son répertoire  mais aussi des titres extraits de Loaded le dernier disque en date du groupe. une fantastique version de I’m waiting for  the man  ouvre le set  puis s’enchaînent Sweet jane , Lonesome cow boy bill , pale blue eyesNew age  ,lisa says …….Jusqu’a un After hours rarement joué  auparavant  en public et qui conclut ce disque certes pas très fignolé ,un peu brouillon ,un peu  bancal mais totalement historique.

Janis Joplin : Cheap thrills (1968)

medium_saltz6-20-7.3.jpg

 

 

 

 

 

 

 

’en connais qui n’échangerai pas un seul des titres de cet album contre le répertoire intégral de n’importe quelle chanteuse de rock et peut être n’ont-ils pas tout a fait tort. On aura trop vite fait le tour de la discographie studio de Janis et c’est plutôt vers les disques Live qu’il faut chercher  pour se faire une idée de la puissance et de l‘intensité de Janis Joplin. Ballottée de groupe en groupe la gamine de Port Arthur  aura toujours chanté sur scène comme si sa vie en dépendait , avec son cœur, ses tripes, son âme, elle cherchait l’inspiration du côté de ses idoles Bessie Smith ou Billie Holiday qui au paradis des chanteuses n’auront jamais a rougir de la comparaison tant le feu qui brûle dans le chant de Janis  fait d’elle l’une des plus grandes chanteuses de tout les temps. Devenue pour la communauté hippie une icône définitive Janis est au flower power ce que Sid Vicious est au punk ou Kurt Cobain au grunge , une âme damnée, un ange aux ailes brisées.Aucun album mieux que ce Cheap thrills enregistré en 68 après l’explosion du talent de Joplin au festival de Monterey de 67 ne restitue mieux la puissance et la ferveur du jeu de scène de Joplin ,Elle est  entourée ici d’une formation au nom étrange Big brother and the holding compagny  très certainement  le meilleur groupe  qui l’ait jamais accompagnée. Ce disque présenté sous une pochette célèbre dessinée par Robert Crumb cache des trésors absolus ,sept titres brûlants comme de la lave dont  deux d’entre eux au moins sont d’authentiques chefs d’œuvres qui vont façonner la légende  Joplin , ses interprétations du Summertimes de Gershwin et sa reprise habitée et fiévreuse du Ball & chain de Big Mama Thornton  sont  belles a pleurer et donnent des frissons a toute personne normalement constituée.

Deep Purple : made in Japan (1972)

medium_200px-Deep_Purple_Made_in_Japan.3.jpg

Réparons tout de suite une énorme injustice  Deep purple est l’un des groupes les plus importants des années 70 et même s’il  n’ont  pas atteint un statut de groupe culte  comme Led Zeppelin  il reste très certainement l’une des plus grandes formations hard de tout les temps. Fort d’un excellent  album studio (Machine Head)  le groupe se fend pour ce made in Japan enregistré a Osaka et Tokyo a l’été 72 de trois titres (sur sept) extraits de ce disque ,3 titres pour un double album ça peut sembler peut mais n’oublions pas que certains morceaux s’étirent  avec des versions  de plus de 12 ’ pour Child in time qui démarre   paisiblement pour terminer en véritable apocalypse sonore , plus de 10 pour l’excellent Lazy et enfin toute une face d’album (soit près de 20 ’) pour le monstrueux space truckin’ et son inoubliable solo de batterie de Ian Paice. Les autres titres ne sont pas en reste avec notamment Highway star frénétique ou Ritchie Blackmore  déchaîne sa guitare sur ce live . Certes Deep purple n’a pas révolutionné l’histoire de la musique  mais ils auront donné au monde l’une des chansons les plus célèbres et l’une des plus joués par tout les apprentis guitaristes de la planète  avec Smoke on the water  et son intro au moins aussi universelle que celle du Satisfaction des Stones. On retrouve cet hymne teigneux et emblématique de toute une époque sur ce made In Japan  témoignage musical important d’un groupe totalement en phase avec son époque et qui défriche le terrain du hard pour des groupes  a venir (MétallicaAC/DC) .Je me souviens a l’évocation de ce disque que lors de sa sortie au début des seventies le vinyle était parfumé au patchouli  ,en le  ressortant  de mes étagères  l’autre jour j’ai pu constater que l’odeur  entêtante  si caractéristique de cette tendance baba-cool était toujours perceptible. J’ai reniflé par contre  l’édition  CD remastérisée acheté  il y a quelques mois évidemment ça ne sentait que le plastique. A noter que le groupe se fendra  quelques années plus tard d’un made In Europe (enregistré a l’olympia) et qui n’aura pas la même répercussion planétaire  que ce made Made in Japan fabuleux

AC/DC: if you want blood you've got it (1978)

medium_If_You_Want_Blood_Youve_Got_I.2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

Ce disque d'AC-DC est le sixième après 5 albums studio qui ont installés les australiens emmenés par Bon Scott et Angus Young comme le plus grand des groupes de hard de son époque. Contrairement a bon nombre de formations  sans interet qui vont pulluler au cours des années 80 les australiens puisent leurs raçines dans le blues a l'image de leur modèle avoué Led Zeppelin .ils vont  bientôt définitivement enfoncer le clou avec un disque historique" Highway to hell "en 1979 puis ce sera la terrible disparition de Bon Scott a Londres  en fevrier 1980 et son  remplacement difficile par Brian Johnson et l'incroyable succès de "Back in black " vendu a 40 millions d'exemplaires (deuxième plus grosse vente de l'histoire apres le "thriller" de Michael Jackson

Ce disque live totalement furieux est enregistré a Glasgow lors de la tournée mondiale du groupe ,il reste pour beaucoup le témoignage absolu  de la puissance et du formidable talent de chanteur de Bon Scott  , formidable leader  épaulé  il est vrai par un guitariste  hors du commun Angus Young dont la virtuosité et la folie font merveille sur ce live indispensable .C'est "riff-raff "extrait de "Powerage" qui donne le ton puis c'estla grande messe du hard-rock  déclinée en dix évangiles saignants (il n' y a qu'a voir la pochette avec Angus Young  la guitare plantée dans le  ventre) avec des sommets ( "whole lotta" rosie "- "the jack"  - et un "let there be rock"  d'anthologie) C'est évidemment le volume a fond que l'on écoutera ce "If you want blood" ,  tant pis pour les voisins et tant mieux si comme moi les kids qui s'éclataient sur ce live il y a bientôt trente ans le font écouter aujourd'hui a leurs enfants.  

 

 

 

Alain Bashung : Live tour 85

medium_bashung_85live.2.gif

 

 

 

 

 

 

 

en 85 Bashung n'est pas encore l'immense artiste qu'il est aujourd'hui ,il n'a pas enregistré les disques (Chatterton - Fantaisie militaire -l'imprudence) qui vont faire de lui l'incontournable chef de file de toute une génération d'auteurs-compositeurs. En 85 il sort d'un enregistrement  douloureux et l'accouchement de Play blessures se fait dans la douleur , il choisit d'enregistrer ce double live dans des petites salles de province (théatre Rutebeuf de Clichy ou Theatre andré Malraux e Rueil-malmaison)  et le résultat est éblouissant .Pochette noir et blanc sublime , communion avec le public , Musiciens inspirés , choix des titres  tout  ici est admirable . Avec ce double live 85  Bashung réussit la fusion entre le rock des années 50-60 et l'after-punk de Martine boude a Volontaire ou imbécile extraits de play blessures  au standards Vertige de l'amour , S.O.S Amor (avec Paul Personne a la guitare) en passant par une version punkoide de Gaby oh gaby qui nous apparait ici ressuscitée   tout est parfait  , tantôt rocker tantôt crooner (bijou bijou - je fume...... ,toujours sur la ligne blancheBashung synthèse rock'n roll de  Cochran , Gene Vincent , Johnny Kidd et Presley  s'affirme ici comme  l'un des plus grands performers de la scène française ;il éclabousse de sa classe et de son talent ce double live 85  monumental et totalement indispensable 

a noter en bonus  sur la réedition CD  Une version (studio) fantastique de hey Joe qui nous donne des frissons  

 

Et pour quelques disques  live de plus

The Doors : absolutely live  (1970)

David Bowie  Bowie at the Beeb -the best of BBC Radio-sessions 68-72 (2000)

Christophe : live a l'Olympia 2002

Bob Dylan:live 1966 -the royal albert Hall concert (1998)

Donny Hathaway : live (1971)

iggy & the Stooges  :metallic K.O (1974)

Page & Plant  : no quarter - unledded ( 1994)

Depeche mode   :101 ( 1988)

David Bowie  : live at santa Monica (1972)

neil Young : unplugged on MTV (1993)

Ike & Tina Turner :live at  Paris -  Olympia (1971)

Alice in chains : unplugged on MTV (1996)

james Brown:live at the Apollo (1962)

 

 

 

 

 
 
 

 

29/10/2006

Mellon collie and the infinite sadness :The Smashing Pumpkins (1995)

 
medium_melloncollieandtheinfinitesadness1049588659264806.gifLa pub disait: il est double; il est monumental.
Les années ont passé et le groupe a implosé, indiscutablement Mellon Collie And The Infinite Sadness est leur album pivot; la synthèse de tout ce dont Billy Corgan et son groupe étaient capables.
Il y a tout ce qu'il faut dans ce double album pour en faire un disque essentiel: des singles fulgurants bien épaulés par des videos - clips soignés et archidiffusés (merci MTV), "Bullet With Butterfly Wings", "Tonight Tonight, "1979", "Thirty-Three", des balades somptueuses ("Stumbleine", "By Starlight", "Lily", "Farewell & Goodnight", "To Forgive"), des titres plus expérimentaux et quelques rares titres dispensables ("X.Y.U.", "Jellybelly").
Deux CD de 14 morceaux chacun, on imagine quel album simple Mellon Collie aurait pu être avec une selection de titres un poil plus rigoureuse.
Ne soyons pas difficile: ce double album s'impose comme un poids lourd dans l'histoire de la musique de ces dix dernières années.
Quant à Billy Corgan, je reste persuadé qu'il avait conscience, à la sortie de ce disque, que les Smashing Pumpkins avaient atteint leur sommet artistique; les productions suivantes n'auront pas le même accueil que cet album majeur et il mettra fin a l'aventure Pumpkins quelques années plus tard

 

The Smashing  pumpkins - 'by starlight'


podcast

23:25 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

27/10/2006

Clap yours hands say yeah (Clap yours hands say yeah 2005)

 

medium_clap_your_hands_say_yeah_clap_your_hands_say_yeah.jpg

 

Clap your hands say yeah- the skin of my yellow country teeth

 
podcast

 

Je m'etais promis , je m' etais juré de ne plus m'emballer sur le simple phénomène hype d'un nouveau groupe rock annoncé un peu partout  comme révolutionaire  ou symbole du renouveau d'un genre musical souvent défini (a tort) comme moribond .

C'est  peu dire la suspicion et la méfiance que je me suis donc imposé pour partir a la découverte du premier album des new yorkais de Clap your hands say yeah 

Alors qu'est ce qui se cache derrière ce nom un brin racoleur dont on ne saurait dire s'il est genial ou ridicule et surtout derrière l'hideuse pochette couleur ocre?

Quel est le constat ?

En toute objectivité je suis forçé  de constater que j'avais tort d'être  méfiant car cet album est bon , il est même très bon ,s'appuyant  sur des  références évidentes (Talkings heads ) Clap your hands say yeah! livre un disque plein de tonus et d'énergie dont la fraîcheur et le dynamisme nous rappelle le premier Strokes is this it.

Après une intro plutôt curieuse  dans laquelle le groupe  s'annonce lui même dans  une ambiance très  rock'n roll circus  les titres s'enchainent  sans laisser le temps a l'auditeur de souffler  les meilleurs sont sans aucun doute les titres 5 Details of the War" et  6 "The Skin of My Yellow Country Teeth' avec  guitares tourbillonnantes et  harmonica furieux  

.Impossible vraiment de ne pas taper du pied  a l'écoute de cet album déchaîné et même si un titre   fait irrémédiablement penser a une célèbre chanson des Who les jeunes musiciens de ce nouveau groupe qui a d'abord conquis le monde du rock via le net (a l'image des Artic monkeys ou de Sufjan Stevens) et fait souffler depuis le pavé new -yorkais un vent nouveau  sur le monde du rock remplissent leur mission  première  a  savoir celle de proposer un bon disque de rock rythmé et dansant

Une chose est sûre avec l'explosion de Clap your hands say yeah!il faut compter désormais a temps plein avec Internet et  le monde des blogueurs pour se faire connaître et ce groupe  n'est qu'un exemple de plus parmi les nombreux  artistes qui ont  d'abord su , relayé par le net ,  se tailler une réputation flatteuse , a nous de trier et de verifier avec le recul nécessaire  car tout n'est pas forcement  de qualité dans les découvertes  pré-albums d'Internet .

Ici dans le cas du groupe emmené tambour battant par Alec Ounsworth  on ne pose pas longtemps la question puisqu'au bout de quelques titres  on est totalement conquis .

Clap your hands say yeah ! a par ailleurs reçu le prix Rolling Stones  2005 en qualité de' Hot new band  '

 

 

 

17:29 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

26/10/2006

Violator (Depeche mode -1990)

 

Violator  arrive dans la carrière de Depeche Mode  3 ans après un autre disque important et qui restera comme l'album qui aura  fait décoller le groupe (Music for the masses ) pourtant ce disque assez court (9 titres) est a mon sens le meilleur du groupe car il y a une homogénéité évidente  et une cohésion  totale entre tout les morceaux .Sur les  9 titres de Violator  4 vont devenir  des monuments de la discographie  du groupe (World in my eyes  - Personal jesus - Enjoy  the silence  et  Policy of truth) ce qui constitue une moyenne tout a fait exceptionnelle.Personal Jesus et Enjoy the silence sont  notamment deux chansons totalement envoûtantes  et se classent  parmi les plus grandes réussites du groupe tout albums confondus.

 Jamais Dave Gahan n’avait aussi bien posé sa voix  ,jamais les claviers n’ont étés aussi parfaits et si le climat de Violator reste lourd et pesant  , jamais  a aucun moment il ne plombe le disque .Les deux titres les plus faiblards sont relégués en fin d’album avec blue dress et  Clean  un titre curieux dont l’intro semble sortir tout droit du Dark side of the moon de Pink Floyd. Malgré cette fin d’album un peu en deca du reste Violator est le Disque incontournable de Depeche mode .Pour les oreilles aiguisées on retrouvera  deux  interludes musicaux (non crédités sur les notes de pochettes) , le premier entre enjoy the silence (plage 6) et policy of truth (plage  7) le second entre blue dress (plage  8) et Clean (plage 9)


podcast
 

Depeche  Mode -   policy of truth

 

03:34 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)