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17/10/2006

Classement des plus grands albums british de tout les temps

 suite à un sondage organisé par le magazine musical britannique NME auprès de ses fans les plus fidèles le  grand gagnant est: le premier album éponyme des Stone Roses(1989), l'une des pierres angulaires de ce que l'on appelait, à l'époque, l'indie dance. C'est Ian Brown le leader des Stone Roses qui doit être content, même s'il n'est toujours pas prévu de reformation du groupe... "I Wanna Be Adored", certes, mais qu'en est-il de "I Am The Resurrection" ?

Voici le top 10:


1. The Stone Roses 'The Stone Roses'
2. The Smiths'The Queen Is Dead'
3. Oasis 'Definitely Maybe'
4. Sex Pistols'Never Mind The Bollocks'
5. Arctic Monkeys'Whatever People Say I Am, That's What I'm Not'
6. Blur'Modern Life Is Rubbish'
7. Pulp 'Different Class'
8. The Clash '
London Calling'
9.
The Beatles 'Revolver'
10. The Libertines'Up The Bracket'

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04/10/2006

Every picture tells a story (Rod Stewart 1971)

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Rod Stewart est de retour depuis peu sur ma platine

Pour être tout a fait franc j’avais depuis pas mal de temps laisser tomber ce bon vieux Rod Stewart j’avais pourtant par le passé usé a force d'écoutes répétées trois de ses albums  a savoir Atlantic crossing (1975)  -   A night on the town (1976) avec  sa célèbre pochette détournée du bal du moulin de la galette de Renoir) et surtout Foot loose and fancy free (1976) on trouvait sur ces trois grands disques d'un Rod Stewart alors au sommet de son art  des chansons inoubliables (the first cut is the deepesttonight ‘s the nightyou keep me hanging on -   the killing of Georgie -I don’t want to talk about it – ou encore it’s not the spotlight pour  n’en citer que quelques unes.

 J’ai découvert Every picture tells a story seulement quelques années plus tard et ce fut un choc 8 titres seulement  , essentiellement des reprises, Rod ayant  toujours excellé dans l’art de proposer des reprises  habitées souvent bien supérieures aux enregistrements  originaux

La plus fantastique de celles  proposées sur cet album paru en 1971  est sans doute I Know I’m losing you  a l’origine un titre des Temptations .

Que dire de Maggie may  ou de Mandolin Wind , deux  seules compositions originales de Rod Stewart  sinon que ces deux bijoux font sans doute partie des trois  ou quatre plus grands titres de la carrière du chanteur

Sur Every picture tells a story   on retrouve les musiciens qui l'acompagne depuis quelques années  a commencer par le futur Stones Ron Wood (guitare) entouré ici  de  Mickey Waller (batterie) Pete Sears (piano) Dick Powell (violon) Martin Brandy (guitare) et Ian Mc Lagan (claviers)

Toutes les titres de ce disque superbe donnent le frisson tant la voix éraillée ,le feeling ;l'energie de Rod Stewart font merveille  ;beaucoup s'accordent a dire qu'il s'agit certainement là de son meilleur album  ,c'est possible je préfere personnellement  penser que ce disque le troisieme  de sa discographie solo et qui va permettre a Rod  de voir sa carrière décoller  annonce la série des disques formidables cités plus haut  , cette periode de grâce prenant fin avec le virage disco inévitable du contestable   Blondes are more fun en 1978.

 

 

 

ecoutez I know i'm losing you


podcast

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30/09/2006

Eddie Cochran Météorite rock'n roll

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Eddie Cochran  est mort le 17 Avril 1960 à l’âge de 21 ans ; Il incarnait le rock a l’état brut  avec panache, style et pureté et demeure incontestablement l’un des artistes maudits des sixties, une sorte de James Dean musical en quelque sorte.

 

Originaire d’Oklahoma city que sa famille quitte lorsqu’il a douze ans pour Los Angeles  il travaille très tôt comme musicien de studio ayant appris  a jouer de la guitare avec  brio

C’est par l’intermédiaire du cinéma qui vit alors  sa période de gloire dans le genre film musical que Cochran va se faire connaître  notamment grâce au  film de Frank Taschlinthe girl can’t  help it  (1956) avec la plantureuse Jane Mansfield

Malgré son passage météorite dans le milieu du rock il est pourtant l’un des artistes de référence qui marqua son époque tant il avait tout pour lui, la voix ; le jeu de scène, l’attitude, le feeling.

Cochran fût aussi l’un des premiers chanteurs américains à partir  en tournée dans  une  Angleterre qui va bientôt  voir apparaître des groupes  qui vont révolutionner le monde du rock.

Que ce soit  les Beatles, les Stones ou encore les Who tous auront vu un jour Cochran  se produire  sur scène et tous vont rester marquer par la prestation du jeune américain

C’est sur cette île qu’il était venu conquérir que Cochran  va trouver la mort ;bêtement , du côté de Bath ,dans un accident de taxi en compagnie de sa fiancée.

 

Fort d’une réputation de scène hors du commun et de singles époustouflants, véritables hymnes d'une adolescence en pleine ébullition  Eddie Cochran nous laisse en héritage des chansons   qui a l’image  de" c’mon everybody" – "summertimes blues"," something else"  ou encore " twenty flight rock" font désormais partie de l’histoire du rock.  

A l'inverse d'un Elvis Presley qui au fil des ans va se métamorphoser en une triste et grotesque caricature de lui-même Cochran héros malheureux et sacrifié sur l'autel des martyrs du rock reste définitivement jeune  pour l'éternité.

 

 Eddie Cochran  -    'Twenty flight rock '

podcast

 

 
 

 
 

 

 

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27/08/2006

1918-1970 Chronologie des libertés

1918 Premier manifeste Dada.

1924 Manifeste du surréalisme, d’André Breton.

1928 Un chien andalou, de Luis Buñuel et Salvador Dali.

1936 En finir avec les chefs-d’oeuvre, d’Antonin Artaud, révolution dans la culture bourgeoise.

1944-1945 Premières grandes années de Saint-Germain-des-Prés “existentialiste” et jazzophile, on découvre Sartre, Vian et Juliette Gréco.

1945 Naissance du jazz “bop”, Charlie Parker.

1945 Tropique du Cancer, d’Henri Miller (publié à Paris).

1947 L’écume des jours, de Bons Vian

1951 Julian Beck et Judith Malina créent à New York le Living Theater. II leur faudra dix ans pour se mettent tout nus sur scene

1952 Première soirée multimédia au Black Mountain College (Californie du Nord). John Cage parle du haut d’une échelle, Merce Cuningham danse ,  Films et diapos sur les murs, toiles au plafond. C’est le premier happening.

1953 Jonas Mekas et Stan Brakhage réalisent les premiers films underground américains : Grand Street et interim. Naissance de The Village Voice, précurseur des Journaux underground

1955 La fureur de vivre, avec James   Dean.

1956 Howl d’Allen Ginsberg, publié par “City Lights Books”son  éditeur Charles Ferlinghetti est condamné pour obscénité.

1956 Avec la chanson Rock around the  clock, Bill  Haley tance la vogue mondiale du rock’n’roll. Elvis Presley devient sa plus grande star et  on commence à baiser sur la banquette  arrière de la voiture de papa.

1957 Guy Debord  fonde  l’internationale Situationniste.

1957 On the road, de Jack Kerouac.

1960 Réédition en France d’Aden Arabie, de Nizan : manifeste anticipé de la révolte de la jeunesse.

1960 Grand tournant de la censure aux Etats-Unis: autorisation de L’amant de Lady Chatterley de D.H. Lawrence.

1960  A bout de souffle, de Jean-Luc Godard.

1960 Album “Free jazz” du double quarter d’Ornette  Coleman, à l’origine du courant dit “ “free jazz”.

1961 un journaliste du new york times Robert Sheldon va ecouter dans un  club de Greenwich village le 'gerde'  un chanteur folk de 20 ans qui n'a encore rien enregistré ,foudroyé   il publie le lendemaion un papier  ou il parle de sa decouverte 'un mélange d'enfant de choeur et de beatnik '  l'artiste s'appelle  Bob Dylan

1962 Ascension vertigineuse des Beatles.

1963 Fondation de la “San Francisco Mime Troupe”: début de la  guérilla théâtre dans la rue.

1963  Assassinat de John Fitzgerald  Kennedy  a Dallas

1963 concert gratuit organisé par Europe 1 place de la nation  pour le premier anniversaire du magazine salut les copains  on attend 30..000 personnes pour voir Hallyday et les chats sauvages il en viendra 200.000

1963 Timothy Leary et son collègue Richard Alpert sont expulsés de l’université pour leurs expériences sur les hallucinogènes, et fondent la “Fondation internationale pour la liberté Intérieure”.

1963 Blowin in the wind de Bob Dylan : le vent tourne.

1963 Marche de deux cent mille personnes sur Washington, avec Martin Luther King.”

1964  Premiers films d’Andy Warhol enfin, du cul!

1964 Révolte étudiante à Berkeley et création du “Free speech movement”.

1964 L’homme uni-dimensionnel!, d’Herbert Marcuse:première analyse de la société ‘postindustrielle”.

1964 Première  tournée triomphale des Beatles aux Etats-Unis.

1965 Fondation du Los Angeles free press.   

1965 Dylan electrifie sa guitare au festival de Newport  sacrilege pour les puristes ,coup de genie pour les visionnaires on sait aujourd'hui que  ce jour la Dylan ecrit une page de l'histoire de la musique   

1965 Début des bombardements américains sur le Nord- Viêt-Nam.

1965 Emeutes raciales de Watts. ‘

1965 Sorcier chimique et électrique, August “Owsley” Stanley III met sur pied son grand laboratoire clandestin de fabrication de LSD, qui lui vaudra le nom du “Ford de l’acide”.

1965  Création du Black  Panther Parry par Huey Newton et Bobby Seale à Oakland.

1965 Ken Kesey et les Merry pranksters partent sur les routes dans un vieux bus bariolé rempli de LSD

1965  un grand happening poetique beat  a l’albert hall de Londres réunit 7000 personnes

1965 les Beatles sont décorés  du M.B.E (member of british empire) peut etre le premier joint fumé dans les toilettes de Buckingham palace

1966 naissance de It  le premier journal ‘underground ‘ anglais

1966 les Beatles plus popuilaires que Jesus  la phrase est  de Lennon  elle  déclenche un raz de marée sans précédent contre les fab Four

1966 six heures pour le Vietnam a la mutualité  et fondation du comite vietnam national

1966 Antoine chante les élucubrations et parle de la pilule  en vente libre et des cheveux longs

1966 Clapton is God  partout sur les murs  de Londres 

1966 ouverture a Londres de l’U.F.O qui fera les grands nuits du psychédélisme anglais

1967 la société du spectacle  de Guy Debord 

1967 grand Be-in autour du golden gate de San Fransisco

1967 les Stones sont arettés   pour possession de drogue

1967 sortie de ‘sergeant pepper’s lonely heart club band  des Beatles

1967 mort de Che Guevara

1967 les(vrais)  hippies qui condamnent la récupération de leur mouvement  mettent en scène un enterrement  officiel du mouvement hippie a San fransisco (avec cercueils et procession)

1967 loi Neuwirth autorisant la contraception en France

1967 arrestation d’Oswley  roi de l’acide  et saisie massive de LSD

1967 Début de la révolution culturelle en Chine

1967 «  la fenêtre rose » première nuit psychédélique a paris  au palais des sports

1967 festival pop de Monterey

1968 le Maharashi, gourou des Beatles en général et d’Harrison en particulier est au sommet de sa gloire

1968 sortie de Electric ladyland  double album phenomenal de Jimi Hendrix  le mélange parfait du blues , du rock  et du psychédelisme -pochette historique

1968 manifestations  violentes de la jeunesse et révolte des étudiants de Columbia

1968 assassinat de Martin Luther King

1968 parution de The electric kool aid acid-test de Tom Wolfe qui retrace l’épopée de Kesey et des merrypranksters

1968 manifestations de Mai à Paris et un peu partout en France

1968 manifest du SCUM (society for cutting up men) Valerie Solanas tire sur Andy Warhol 

1968 premières manifestations du groupe de militantes qui vont fonder le M.L.F

1969 Jim Morrison enlève pour la troisième fois son pantalon sur scène  -six mois de prison (il ne les fera pas)

1969 appartion des premiers skinheads  en grande –Bretagne

1969 naissance du journal Hara-kiri

1969 festival de Woodstock et festival de l’Isle de Wight

1969 manifestation monstre  contre la guerre du Vietnam aux états-unis  30. Millions de personnes se mobilisent

1969 concert gratuit des Rolling Stones a Altamont (1 mort)

1969 Meurtre de Sharon Tate  et de ses invités par Charles Manson

1969  grande campagne de presse anti-hippie

1970 smoke in a Washington pour la législation de la marijuana

1970 interdictions de la plupart des festivals en France

1970 creation du F.H.A.R (front  des homosexuels)

1970 mort de Janis Joplin a Los Angeles   et de  Hendrix a Londres ils sont les premiers martyrs  de la musique Hippie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

25/08/2006

L 'étreinte (Miossec -2006)

 
 
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Et voila Miossec de retour avec un  nouvel album l'étreinte le 6ème depuis la bombe ‘Boire ‘ sorti en 1995 et qui est devenu au fil des ans un disque de référence pour  toute une génération d’auteurs-compositeurs

Désormais installé dans le fauteuil du grand frère et sans pour autant devenir conventionnel  Miossec même s'il n'est plus l'électron libre de la chanson française  a semble t'il calmé ses colères , et sa rage .

Apres une longue période faite de  mal de vivre  et de  noirceur  on voit cette fois  naître des espoirs  ,  et si l’étreinte n’est pas non plus un album  gai  on y trouve des chansons  qui  font penser a juste titre que son auteur a tourné une page  et qu'il a chassé (définitivement ?)fantômes et démons

Comme toujours chez Miossec ce sont les textes qui  font de l’étreinte  un disque qui va du sublime (la grande marée) au bon (mamanmes crimes ,mon châtiment  - la facture d’éléctricité – le loup dans la bergerie –Julia ( qui ressemble un trop a Brest-(1964) )  -la mélancolie(très gainsbourienne) )  au moins bon (  30 ansl’amour et l’air )  voire au carrément raté ( quand je fais la chose )

Coté musique Miossec qui s'est associé dans ce nouveau disque au groupe belge Zita Swoon  nous propose des sonorités tantôt  fidèles a son style passé , tantôt nouvelles (  on peut ici  entendre des chœurs  - des cordes  , et force est de constater que les arrangements sont plus soignés)R

Évidemment les textes  du breton   restent largement parmi ce qui  se fait  de mieux dans la production française de ces 10 dernières et Miossec désormais exilé volontaire a Bruxelles s'impose de plus en plus comme l'héritier des grands auteurs du calibre de Gainsbourg ou de Bashung .

 

 

A L'image de la  pochette colorée (et hideuse) signée par l'artiste belge  Paul Bloas il y a de la couleur dans ce  nouveau disque de Miossec et même si en premier lieu on peut le trouver moins bon que les précédents (Brûle  et 1964) les écoutes répétés nous familiarisent avec cette  'étreinte' qui  tranquillement  va prendre sa place dans la chanson française.

Avec une régularité et une  placide sérénité  Miossec au rythme d'un album tout les deux ans reste constant , sans chercher a bouleverser les genres  ni a créer l'evenement  il s'impose  davantage encore comme un chef de file  et les critiques pointues (le Monde -Libé  et surtout télérama (4F pour l'étreinte)  ont encensés cet album comme pour se racheter d'avoir un peu négligé ses précédentes productions.

 

A l'heure ou les artistes français qui vendent (Raphael - Diam's - Bénabar ...) sont présents sur tout les fronts (Radios -TV , enchainant grandes  salles et concerts complets Miossec remet  avec toute sa sinçerité  habituelle et  tout son talent les choses a leur véritable place

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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19/08/2006

Moi ,ma fille et les Rolling Stones ou le grand rendez vous manqué

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2006 aurait du être l’année de mes retrouvailles avec les Rolling Stones ,je les avais volontairement  zappé lors de leur tournée précédente mais depuis j’étais désireux de les revoir sur scène et j’étais  surtout impatient  et fier de les faire découvrir a ma fille aînée  qui  a eue 16 ans cette année le plus grand groupe de l’histoire du rock  avant  que ces derniers vaincus par l’âge  ne soient définitivement contraints de mettre un terme a leur  carrière déjà impressionnante de longévité .

J’avais expliqué dans un long papier sur ce blog (le 12 -09_2005) toutes les raisons qui me poussait a ne pas rater l’évènement  de leur passage a Paris  dans le cadre de la tournée ‘ A bigger tour ‘.

Mes billets étaient donc la a portée de main ,achetés des les premiers jours de leur mise en vente

L’événement s’annonçait grandiose ;les fans de toutes générations confondues se jetaient sur les points de vente et il fallut très vite ajouter une date supplémentaire .

Les Stones allaient faire l’Evènement  ça ne faisait aucun doute.

 

Nous étions nombreux a penser a juste titre que cette tournée française serait peut être la dernière, chacun des membres originels du groupe affichant allégrement plus de soixante ans au compteur.

Mais voila ! il en fût autrement ,tout débuta par des rumeurs sur les forums des fans qui se confirmèrent rapidement Keith Richards medium_2175_155326485_keith2_H150912_L.jpg,le vieux pirate  ; le guitariste  rescapé  de l’alcool et de la dope , le musicien qui illustre  a lui  seul  l’incarnation du mode vie  rock’n  roll , le même   des doigts desquels  sortit les riffs légendaires de ‘satisfaction’'ou de  ‘jumping jack flash ‘ le légendaire guitariste était bêtement tombé d’un arbre , d’un cocotier pour être précis.

Victime d’une grave commotion à la tête il était hospitalisé a l’autre bout du monde a Auckland en nouvelle Zélande.

Et la rumeur s’enflamma  on appris qu’un  caillot de sang  nécessitait une  première opération d’urgence suivie bientôt d’une seconde ; le numéro de téléphone de l’hôpital  fut rapidement saturé et surtout toujours pas de déclaration officielle  ,les fans commencèrent donc a penser qu’on se moquait d’eux car évidemment on se doutait  que la tournée était plus que compromise.

Bientôt  la nouvelle tomba sans surprendre  personne : le concert était reporté a une date ultérieure  seul le concert du 8 août prévu a Nice  restait maintenu.

On cherchât donc des informations plus précises sur les sites Internet  et on vit apparaître d’autres rumeurs, on murmurait  que Keith  n’était pas tombé d’un arbre, on voyait des photos du musicien  a sa sortie de l’hôpital  avec un drôle de pansement ….dans le cou significatif d’un accident cardio-vasculaire lié aux excès conjugués de l’alcool et de la cigarette.

 C’est vrai qu’on serait moins surpris par un accident médical  au vue de toutes les années de chaos et des dégâts infligés a son propre organisme par Keith  que par une chute improbable d’un cocotier mais  c'est pourtant bien la  version de la chute  qui va bientôt être définitivement officielle.

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Mais au-delà de la santé du musicien  tout un dilemme s’empare des  détenteurs de billets

Que faire des entrées ? Le concert aura-t-il lieu  cet été ? Si oui –A quelle date ?

Personne n’est en mesure de fournir le moindre renseignement vérifiable.

Silence total !

 

On les annonce en 2007  

et on se dit que c’est possible  Keith a soixante ans passé et un tel souci de santé n’est pas une mince affaire et même si l’homme est costaud il lui  faudra beaucoup  de  convalescence

Une chose est sure il faut faire  son deuil du concert du 3 juin, certains pensent même que la tournée va etre tout simplement annulée

On attend donc mais rien ne vient .

 beaucoup  veulent alors   revendre leurs billets mais dans les points de vente on nous explique qu’il faut attendre la decision définitive des organisateurs de la tournée

Enfin le  la nouvelle tombe enfin. les concerts du groupe sont reportés a une seule et meme date le 28 juillet

Ouf ! La date est connue

que faire a présent  des billets?

On apprend qu'il faut les échanger et refaire la queue  pour obtenir les nouveaux tickets .

Beaucoup comme moi sont mécontents du choix de cette date  , nous sommes nombreux a avoir programmé nos vacances ;personnellement je serais  a  2000 kms de Paris et mes billets d’avion  sont la tout a coté d’une enveloppe Virgin qui contient  les billets du concert des Stones,  j’espérai sans trop y croire vraiment  une date  fin août ou début septembre  , bref !  me voici donc en route chez Virgin  pour me faire rembourser

Je ne verrai donc pas les Stones tant pis ; c’est navrant et  ma fille  enchantée de cette rencontre avec la légende  doit  se résoudre a ce rendez vous manqué

Aura-t-elle un jour avec ou sans son papa  l’occasion de voir Mick, Keith , Charlie et Ron  et d’assister a cette magie collective propre aux concert des Stones , je n’en sais rien

Ce 3 juin qui aurait du s’inscrire dans sa mémoire et lui servir de repère  dans sa façon de concevoir, de ressentir et d’écouter de la musique, cette date qui aurait pu devenir  un  pont  culturel entre nos  générations ne sera finalement  qu’un jour comme les autres

 

Le  28 juillet les pieds dans l’eau, sur une plage de la Méditerranée  j’ai pensé  a ceux qui se bousculer vers le stade de France pour applaudir, chanter et  danser, en regrettant  de ne pas être au milieu de  cette foule  pour participer a cette grande messe rock’n roll

Aujourd’hui a l’heure ou je publie ce papier les Stones ont repris leur tournée avec succès

 A Milan ils ont même fait monter avec eux  sur scène l’équipe d’Italie qui nous a privée d’une coupe du monde pourtant  méritée.

Sur les photos de la tournée 2006  Keith Richards semble totalement guéri ;il affiche ce sourire hilare qu’on lui connaît si bien et quelque soit la véritable raison de cette opération  l’essentiel c’est qu’il soit maintenant  hors de danger

 

Sacré Keith ! que diable est t’il allé donc aller faire sur un arbre ?   C’est sur , cet été je n’ai pas regardé les cocotiers de la même façon
 

23/05/2006

Claudine Longet : Star et pourtant méconnue

Elle fût de 1964 a 1974 une star aux Etats –Unis  enchaînant  disques, séries et émissions TV en tout genres, elle côtoya les plus grandes vedettes du show bizz et fût de toutes les fêtes hollywoodiennes  et de plus eue la chance d’interpréter le principal rôle féminin dans l’une des plus grandes comédies de l’histoire du cinéma l’irrésistible ‘the Party’ réalisé par Blake Edwards  au ou elle joue le rôle de Michèle Monnet apprentie comédienne au coté d’un  Peter Sellers  inoubliable dans son personnage d’acteur indien déchaîné et dévastateur

Partie de rien pour conquérir l’Amérique   elle  quitta la France  a 16 ans et  réalisa toute seule son rêve américain avant que le destin ne la rattrape un soir de mars 1976
Claudine Longet avait un physique de rêve,un charme naturel irrésistible et une voix sensuelle douce et sucrée  elle fût une icône de la scène branchée californienne  et pourtant ici en France personne ou presque ne se souvient d’elle et si la première partie de son histoire est un conte de fée, la suite malheureusement est beaucoup moins drôle.

Nous sommes en 1961  sur une route du coté de Las Vegas ou elle travaille comme danseuse dans une revue de music-hall ; la jeune Claudine , 19 ans fait de l’auto-stop et la voiture qui  s’arrête ce jour-la va changer le cours de sa vie.

Au volant ,Andy Williams, chanteur ,  crooner ,  une figure de la jet-set qui a sa propre émission de télévision  , la rencontre (malgré la différence d’âge ) se termine par un mariage et la carrière de la jeune française musicale  décolle instantanément  un premier album baptisée   Claudine ’  sort en 1967 et recueille de forts jolies critiques la demoiselle chante de sa voix légère et feutrée  n’hésitant pas a reprendre Beatles (here there and everywhere) ou encore le thème d’un homme et une femme film de Claude Lelouch qui triompha a Cannes et qui obtint un oscar a Hollywood  en 1967.
Bien avant la mode du easy-listening son interprétation mélancolique  sur fond de bossa des grands standards musicaux  remporte un franc succès
Elle enregistra en tout  7 albums entre 1967 et 1972  et ne quitta pas les plateaux télés ou on la retrouvera dans diverses séries (de qualité cependant médiocres) et show télés (notamment ceux de son mari)
Devenue une artiste  culte au pays du soleil levant ; la belle Claudine  voit  pourtant sa carrière quasiment stoppée après son divorce d’avec Andy Williams en 1972.
 Elle épouse en seconde noces le champion du monde de ski  Spider Sabich  et quitte la Californie pour la luxueuse station d’Aspen dans le Colorado, elle se lie d’amitié avec Nancy Sinatra et Jack Nicholson résidants de cette même station ultra chic mais le 21 mars 1976 le champion de ski est retrouvé abattu par deux balles de son propre revolver.
Une enquête est ouverte et Claudine est  accusée du meurtre et sera incarcérée un mois ; elle affirmera qu’il s’agissait d’un accident et que les coups sont partis accidentellement alors que son mari lui expliquait le fonctionnement de l’arme
Concluant à un acte de ' négligence 'elle fût libérée et depuis L’ex star vit coupée du monde fuyant journalistes et photographes.
elle résiderait aux dernières nouvelles toujours a Aspen ou elle aurait épousée l’avocat qui la défendit au cours du procès.

En 2003 un petit label ‘Vampisoul ‘ proposa une excellente compilation ‘Cuddle up with Claudine Longetqui  regroupe les plus belles chansons et interprétations de sa carrière .

 

 

 

 

 


 

20/04/2006

Rencontre

côté boulot les jours se suivent et ne ressemblent pas  et c'est tant mieux! Rencontre inattendue mercredi soir avec l'arrivée des Red Hot Chili Peppers (enfin seul le leader Anthony Kiedis  et le batteur Chad Smith étaient présents ) Le groupe est de passage a Paris pour une prestation parisienne privée a la Cigale et j'ai passé trois heures en leur compagnie .J'ai pu ainsi confier a Kiedis le bonheur de réécouter souvent Bloodsugarsxmagik qui est a mon sens le meilleur album jamais enregistré par cette bande de furieux (même si c'est aussi le plus commercial) c'est sur ce disque vendu a des millions d'exemplaires que figure 'give it away ' l'un des hymnes du groupe ainsi que la balade 'under the bridge ' illustrée a l'époque par un vidéo-clip hallucinant .Il est étonnant que ce groupe de rock fusion  qui s'inscrit dans la ligne de formations tels que Bad Brains ou Living colour propose toujours  dans ces albums de très belles et mélodieuses  balades ce fut encore le cas dans l'album One hot Minute  qui suivit Bloodsugarsexmagik et ou l'on trouve My friends l'une de mes chansons favorites du groupe d'Anthony KiedisCes dernières années j'ai un peu décroché des Red Hot Chili Peppers même s'il m'arrive de mettre Californication  sur ma platine assez souvent  mais cela je me suis bien gardé de le confier a Kiedis trop heureux d'etre quelques heures durant en sa compagnie.A noter l'infinie patience et gentillesse du batteur Chad Smith qui surprit par une horde de fans dinant dans la salle d'a coté s'est livré a une longue scéance  photo avec deux classes de jeunes étudiantes canadiennes qui l'assaillirent litéralement durant de longues minutes.

15/04/2006

Unfinished music - -cité de la Musique 2006

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Plus encore que le Lennon membre O Combien important de la montagne Beatles c'est surtout le Lennon post-Beatles qui m'a toujours fasciné et intéréssé au plus haut point. Vous trouverez d'ailleurs d'autres chroniques archivées sur ce blog sur l'intéréssé si tout  comme moi le personnage vous passionne.

Depuis quelques mois dejà , l'affiche de John  signée Andy Warhol m'avait souvent rappellé au quatre coins des rues de Paris de ne pas louper cette exposition  qui se terminera en Juin 2006. J'avais donc une petite appréhension en me rendant samedi dernier a l'expo Unfinished music a la cité de la Musique car je craignais que cette rétrospective ne soit un peu trop axée sur la période Beatles de Lennon mais fort heureusement ces craintes n'étaient pas fondées car c'est bien une expo sur Lennon en tant qu'artiste individuel qui nous est présentée .

Un magnifique montage de diverses photos et portraits de John  sur tout un pan de mur voila la première chose que l'on découvre en pénétrant sur le lieu de l'expo on y retrouve entre autre la célèbre sérigraphie de Warhol reprise pour l'affiche officielle de l'expo ainsi que sur la pochette de l'album posthume  Men love avenue (paru six ans après sa mort) .

Cette magnifique reproduction côtoie tous les différents visages que Lennon offrit a son public et a ses proches ,la plus belles des photos restant sans aucun doute celle de  Richard Avedon.

Un second mur nous permet de parcourir dates après dates la vie de Lennon de sa naissance en 1940 jusqu'a sa mort tragique en 1980 puis nous pénétrons dans une première salle qui nous trace le parcours de John avec les Beatles (vidéos - expos d'instruments de musique -photos - manuscrits - objets collectors d'époque - enregistrements divers  -)ainsi qu'une collection des plus célèbres costumes portés par John du classique smoking gris des débuts  a la redingote de la période psychédélique

Au fond de cette première  salle nous trouvons un mini cinéma qui diffuse en boucle  des extraits des films des Beatles (yellow submarine - Magical mystery tour .....) puis une magnifique reconstitution d'un studio d'enregistrement de Abbey Road qui permet de rendre hommage  au passage a Georges Martin le mythique arrangeur des Beatles souvent appellé le cinquième Beatles .

L'exposition prend un visage totalement différent dans sa seconde partie ,celle consacrée a la période post-Beatles

On mesure très rapidement l'importance de la rencontre entre John Lennon et la mystérieuse Yoko Onoartiste avant gardiste dejà reconnue dans les milieux undergrounds newyorkais ,cette rencontre déterminante pour la suite de la carrière artistique de John aura pourtant lieu a Londresa la galerie Indica en Novembre 1966 ou l'artiste propose  une exposition conceptuelle qui ne laissera pas John indifférent.On peut voir a la cité de la musique la réplique du fameux escabeau blanc et de la loupe accrochée  qui permettait aux visiteurs de lire un tout petit mot indicible a l'oeil nu écrit sur le plafond ,ce Mot  tout simple " Yes " sera le premier contact entre les deux  artistes qui vont dès lors  sceller leur destin ensemble.

On retrouve également  des répliques de certaines oeuvres exposées par Yoko Ono  les demis-objets - la planche a clous -les glands envoyés aux chefs d'états du monde entier ou encore la fameuse pomme verte ( la légende raconte que Lennon  la croqua a pleines dents le jour du vernissage....) et on comprend avec ces oeuvres surprenantes  combien la vision artistique de Yokoétait liée a l'active participation du public qui doit  planter lui ausi son clou sur la planche ;grimper sur l'escabeau , imaginer la seconde partie des demis-objets ...ect....).

A la vue de cette reconstitution certains prétendront  que Yoko Ono n'était qu'une illuminée , je n'en fais pas partie et je considère plutôt que c'est une chance pour Lennon de l'avoir rencontrée  car il s'est totalement  révélé  a son contact.

Leur collaboration musicale sera tout d'abord proche des experiences bruitistes de John Cage ou La monte Young a l'image des Albums Unfinished music n°1 et sa célèbre pochette censurée qui valu au disque de n'être vendu que sous emballage kraft

 

 

 

 

 

On se souviendra ou on apprendra  grâce aux nombreux documents d'archives  que John et Yoko par dérision se marièrent a Gibraltar, territoire britannique et qu'il glissèrent une photo de leur noces dans chacune des copies de l'album qu'il enregistrèrent  a leur retour et qu'il appellèrent 'the Wedding album'

Bien evidemment la plus émouvante  partie de ce second volet de l'exposition est consacrée a l'engagement des deux artistes pour la paix et la liberté et on retrouve les éléments qui accompagnèrent ces engagements (le grand lit du bed-in de Montréal - les affiches Peace & Love- la campagne war is over )accompagnés de vidéos célèbres  (imagine  - give peace a chance -le live in new York- working class hero..)  et d'enregistrements audios de la nouvelle formation de lennon le Plastic ono band  qui musicalement prend  définitivement ses distances a la pop  des Beatles .(God- Working class hero -mother - Jealous guy ...)

 

John Lennon    'God'

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Un grand pan de mur rend un vibrant hommage au disque 'Sometimes in New-york city, disque politiquement et socialement très engagé et qui aborde des thèmes tres divers notamment les droits des femmes avec la fameuse chanson 'Woman is the nigger of the world '

 

 

 

 

 

 

L'expo nous retrace aussi une periode moins connue de Lennon qu'on baptisa le  lost week end(la séparation de John & Yoko) avec la présentation des  enregistrements réalisés durant cette période (mind games - rock'n roll ) qui verra John faire un retour inattendu aux sources du rock'n roll en proposant cette album de reprises des grands standards  du rock comme stand by me ou be bop a lula ).

 

 

 

 

 



On se laissera émouvoir avec la reconstitution de la mythique salle blanche et du piano de l'enregistrement  désormais imtemporel de 'imagine ' et du dernier disque inspiré par les retrouvailles des deux amants (double fantasy)

 

 

 

 

 

A propos de l'assassinat de Lennon il faut saluer que rien de morbide n'a été retenu pour cette exposition et que seul une vidéo silencieuse tournée par le vidéaste  Raymond Depardon présent tout a fait par hasard a New York en decembre 1980 et qui nous montre le rassemblement silencieux dans Central park  des fans foudroyés par l'annonce du meurtre suffit nous donner des frissons et a nous faire mesurer la dimension de la perte d'un tel artiste.

Enfin pour parfaire le symbole de paixqui entoure a jamais John & Yoko nous pouvons dans la troisième salle écrire notre propre voeu pour l'accrocher a l'arbre de paixinauguré par Yoko en personne lors de l'avant première de cette exposition .

A chacun donc avant de quitter l'exposition de souhaiter ce qu'il espère  pour lui même ou pour ses proches  ,de l'ecrire sur un petit papier mis a sa disposition et de l'accrocher  soi même a l'arbre .

Je garderai pour moi le  voeu exaucé cet après midi là , ou durant quelques heures j'ai partagé l'univers de cet artiste hors du commun mort  a quarante ans et laissant des milliers de fans orphelins.

un quart de siècle après etre tombé sous les balles de Mark Chapman  Lennon a réussi a devenir un représentant universel de la paix ,son visage  au meme titre que celui de Che  Guevara pour la cause révolutionnaire est désormais partout sur la planète synonyme d'amour et de fraternité.

 

05/04/2006

Fires in distant buildings (Gravenhurst 2005)

C'est un disque qui ne comporte que huit titres (dont un instrumental) mais il n'en faut pas plus pour le ranger déjà parmi les disques indispensables de l'année 2005.
Quelque part entre les Cure -période Pornography ou Faith- et le Nick Drake de Five Leaves Left voici donc Fires In Distant Buildings qui déroule ses harmonieuses mélodies envoûtantes et son climat habité et fiévreux.
Surfant sur la tendance néo-folk qui nous livrée quelques merveilles ces derniers mois mais en s'en démarquant intelligemment grâce a des influences évidentes Gravenhurst nous propose un excellent disque dont l'écoute peut s'apprécier dans toutes les circonstances.
Derrière ce nom de scène obscur se cache Nick Talbot, l'âme torturé de Gravenhurst qui possède une voix magnifique notamment sur "Cities Beneath The Sea" (plage 6) qui nous donne le grand frisson ou sur "Nicole" (plage 4) qui est certainement le joyau de cet album superbe.
Tout l'album est d'un remarquable niveau a l'exception, peut être de la reprise des Kinks légèrement en deçà des sept autres titres.
Ce disque entre  feu et  glace  trouvera sa place tant chez les curieux de la nouvelle scène britannique que chez les amateurs de belles mélodiess.

Pour le définir on peut dire qu'il  est  une remarquable synthèse entre la cold-wave des années 80, le Bristol sound du milieu des années 90 et la Nouvelle scène néo-folk actuelle.

ecoutez  cities beneath the sea
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31/03/2006

The Trap (the Hushpuppies -2005)

Vous en connaissez beaucoup ,vous des groupes qui osent sans complexe sortir un album entièrement en anglais allez !  Avouons le !  ça ne  court pas les rues  alors saluons comme il se doit 'the trap' album dynamique et jouissif des Hushpuppies qui nous viennent de Perpignan comme un certain...Cali autre perpignanais dont la carrière a décollé depuis ces deux dernières années.

Comme la plupart des groupes régionaux les Hushpuppiessont 'montés' a Paris  et les voila aujourd'hui avec cet album étonnant plein d'influences psychédéliques  qui n'a rien a envier a une quelconque production anglo-saxonne

Avec un culot monstre Les Hushpuppies proposent des chansons  aux titres souvent clins d'oeil a certains de leurs ainés du monde musical  -radiohead -velvet underground - kraftwerk mais ne nous y trompons pas leurs références  évidentes sont a chercher dans le rock garage  des sixties (the Kinks , the yardbirds - the Sonics)

Sans l'aide des médias qui on le sait on d'autres chats a fouetter ou plutôt d'autres artistes (n'exagérons rien) a promouvoir a grands coups de video-clips , de passage télé répétés ou encore de  multi-diffusion  sur certaines  radios F.M Les Hushpuppies  traçent cependant  leur route aidés par l'engouement suscité pour leur disque sur les blogs musicaux

On connaît désormais l'importance de ces blogs quand on se souvient du phénomène Artic Monkeys( voir l'article du 17 /02/2006 sur ce blog) ou encore si l'on prend en compte l'émergence d'artistes comme Devandra Banhart ;Arcade Fire, the clap say yeah ou Sufjan Stevens tous révélés sur le net avant leur explosion  médiatique due a leur formidable talent.

Les Hushpuppies ont donc a leur tour profité de ce support nouveau  mais qui va peser de plus en plus au cours des années a venir et il est vrai que l' on a  vu souvent leur disque dans les classements et les chroniques des accros du net .

Soyons objectif  'the trap' est un disque réussi qui mérite qu'on s'y intéresse  mais nul doute qu'il ne bouleversera pas le paysage musical toutefois  il mérite indéniablement le détour , écoutez donc marthelot 'n glavencine , you're gonna say yeah ou encore bassautobahn et sa longue intro hypnotique et vous me direz si vous avez l'impression d'être en train d'écouter un groupe français

On souhaite donc aux sympathiques et talentueux Hushpuppies de devenir bientôt un groupe fer de lance d'une nouvelle scène musicale française qui a bien besoin de groupes d'une telle authenticité avec une telle énergie; c'est tout le mal que l'on peut leur souhaiter.

A ce qui pourrait prétendre que The Hushpuppies n'est q'un phénomène de mode je répondrai simplement que The trap  revient régulièrement  sur ma platine et que son écoute provoque toujours plusieurs mois après sa sortie le même plaisir renouvelé

 

 

13:10 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the huspuppies

17/02/2006

Arctic monkeys ou le triomphe de la cyber musique

Au Royaume -Uni  , la prise en compte des titres téléchargés sur les sites payants ( puisque on ne peut évidemment pas contrôler les  téléchargements illégaux des P2P) a bousculé les idées reçues et permet de restituer une image beaucoup plus proche de la réalité en ce qui conçerne les goûts et les attentes musicales de la jeunesse actuelle.

 On pressentait déjà que le monde de l'Internet  allait bouleverser toutes les données  du monde musical et on constate que  certains groupes ou artistes jouissent depuis quelques mois d'une  exceptionnelle notoriété essentiellement provoquée par un engouement sans précédent sur les webzines  et autre blogs musicaux un peu partout dans le monde

Les exemples sont nombreux  (on peut mentionner Arcade fire , the Rakes -Clap your hands say yeah! _ Sufjan Stevens - Devendra Banhart.....) Tous ont suscités un enthousiasme massif indiscutablement déclenché par une forme de cyber-bouche a oreille grandissant cependant le phénomène sans précédent des Artic Monkeys est un véritable séisme dans le milieu de l'industrie musicale.

Les chiffres des ventes du premier album du groupe ' Whatever people Iam that's what I'm not  sont tout simplement ahurissants  puisqu'on parle de 350.000 copies vendues en une seule semaine .

Pour bien mesurer l'incroyable résultat de cette première semaine dans les bacs a disques anglais il convient de rappeller a titre de comparaison la sortie de ce qui fût l'un des premiers albums les plus attendus de l'histoire de la pop-music  a savoir le 'definitely maybe ' l'historique premier album d'Oasis  paru en 1994 qui se vendît a  150.000 exemplaires la première semaine  chiffre alors qualifié d'exceptionnel .

ce résultat est avant tout une grosse gifle  pour tout ceux qui n'ont cesse de râbacher que l'Internet ne fait que nuire a l'industrie du disque , en effet  tous ces gamins qui se sont rués sur ce premier album de leur groupe favori aurait pu se contenter de le télécharger (légalement ou illégalement) mais au contraire des idées reçues ils ont investit les magasins de disques et se sont procurés l'objet de leur convoitise contre livres sterling sonnantes et trébuchantes .

Quels aurait étés les chiffres de vente de ce premier disque sans le formidable tremplin proposé par l'outil Internet ? A l'évidence  jamais de tels résultats auraient étés atteints.

Surtout ne pas croire non plus que , si les Artic Monkeys raflent aujourd'hui la mise  ils ne laissent aux autres que des miettes a se partager car il suffit de voir les incroyables performances et le succes grandissant des groupes cités plus haut pour se convaincre d'un indéniable phénomène  provoqué par l'effet Internet dans les ventes que dans la notoriété  des artistes .

j'en veux pour exemple le second album de Sufjan Stevens 'come on feel the illinoise ' ou  celui d'Arcade fire ' funéral'  tout deux paru en 2005 et tout deux toujours extremement bien placés (souvent dans le tiercé de tête) dans le top des meilleurs albums de l'année des principaux magazines musicaux de la planète.

Pour terminer en faisant un parallèle amusant avec notre bonne vieille France  je dirai que nous avons eu nous aussi notre star de la cyber musique , beaucoup moins rock'n roll et a des années-lumières des gamins déchaînés et trépidants d'Artic Monkeys il suffit de se souvenir de Lorie  qui a explosé grace a la mise en ligne en 2001 sur peoplesound.fr  de son premier single et qui fort de quelques  150.000 téléchargements signa chez Sony-epic quelques mois plus tard.

De la a conclure qu'on a les cyber-stars qu'on merite je vous laisse seuls juges.

Ecoutez  I Bet you look good on the dancefloor

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 .

21/12/2005

OK Computer -Radiohead (1997)

 

Radiohead - No surprises

 


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Après Pablo Honey premier album  passé plutôt inaperçu et repêché par un hit planétaire  tardif (Creep) puis un second album (The Bends) truffé de hits mais sans véritable cohésion d'ensemble ) OK Computer  troisième album  de la bande de Thom Yorke est sans conteste un album charnière  qui  va  totalement changer la donne et installer la bande d'Oxford parmi l'élite de la scène rock.
C'est aussi un disque charnière pour le rock tout court  comme l'ont étés par le passé des trésors du calibre de the velvet underground & nico, the White album , let it bleed  ou encore Electric ladyland
Ok computer
   qui  va faire l'unanimité tant sur les campus  qu'auprès de la scène rock alternative est une pure merveille dont les titres ( Paranoid Android  - no surprises  -Karma police ) pour n'en citer que trois comptent parmi les plus belles compositions de ces dix dernières années mais c'est aussi  , chose rare  un disque qui se bonifie écoute après écoute et qui arrive a surprendre encore par  sa qualité  et son  intensité.

C'est   aussi  avec O.K Computer  que  Radiohead   va entrer définitivement  dans la cour des grands grâce  a un  son novateur , une production (Nigel  Godrich ) parfaite  mais aussi  des  textes intelligents , des  arrangements somptueux  et la voix irréelle  et habitée de Thom Yorke  qui plâne très haut  sur cet album magique et envoûtant.
Etiquetté  dans la  catégorie des groupes dits 'intelligents'  (c'est sous cette même étiquette qu'on classait jadis le Velvet , Pink floyd  ou Soft machine ) Radiohead va  pourtant  s'envoler  vers les cimes d'un succès et réussir l'incroyable pari de devenir  un groupe  a la fois culte  et populaire  qui va enchanter public  et critiques  car impossible de faire la fine bouche devant ce disque  intemporel ,élu  en 2005 meilleur album de tout les temps par 400.000 sondés pour Channel 4dans le cadre de son programme '100 greatest albums' (devant The joshua tree (1987)de U2  et Nevermind (1991) de Nirvana.
 OK computer est une étoile qui illumine le monde du rock , un astre lumineux  qui guide depuis  8 ans déjà   tous les jeunes  groupes qui  rêvent de livrer a la face de ce monde  leur  témoignage musical  et qui ont trouvés là  plus qu'un  modèle ,une référence absolue.

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24/11/2005

A propos de Robert Smith et d'une certaine image Rock'n Roll

 

 

 

 

 

Expliquer l’attitude rock’ n roll relève d’une chose parfaitement impossible que ce soit le costard blanc de Lennon, le pantalon de Morrison  roi lézard éternel  ,le blouson rouge de James Dean dans ‘rebel without a cause, les 'Reppetto blanches' de Serge Gainsbourg ;les boots pointues de keith Richards , le débardeur blanc en coton de Brando dans ‘on the waterfront ‘ mais aussi les robes a fleurs de Janis ou de Grace Slick ,la veste napoléonienne de Jimi ,le pantalon lamé argent de l’iguane Iggy Pop ; les droogs de  a Clock-work Orange de Kubrick le visionnaire ou encore la coupe rasée oxygénée ,tee shirt résille et ongles peints en noir du Lou Reed fantomatique de  74 et les New York Dolls maquillés a outrance démolissant le ‘stranded in the jungle ‘ des Jayhawks l’attitude et l’expression de cette attitude rock' n roll ne s’explique pas par des formules mais seulement  par des émotions


Tout ceux (et celles) qui ont voulu un jour copier tant soit peu le look d’une de leur idole se sont rendus compte (je l’espère en tout cas) de leur propre ridicule.
Renaud avait avoué dans une interview qu’il était choqué et consterné  de voir se multiplier les petits et grands ‘Gerard Lambert’ qui comme lui portaient blouson noir et bandana rouge autour du cou.
L’exception concerne peut-être Robert Smith ,le leader des Cure popularisant a défaut de l’inventer  ce qu’on appellera  le look corbeau  , baskets explosés portés languettes retournées ,  mascara et rouge a lèvre gras mal dessinés et cheveux hérissés  entrant de plain-pied dans la liste des personnages incontournables des années 80.
Robert Smith et The Cure auront survécus a l’hécatombe qui emportera les formations de cette époque (Simple Minds ,Tears for Fears  et autres Sisters of mercy ) pour ne citer qu’eux mais Smith aura eu le mérite de ne pas céder comme tant de leaders mégalos persuadés d’être le génie du groupe au projet d’album solo .
A cela plusieurs raisons possibles pas envie , pas prêt ,peur de perdre le public acquis du groupe lui seul le sait. nous n’attendons plus rien ni de lui ni encore moins des Cure .leur Sommet fût atteint avec Seventeen seconds  ,Pornography et Faith indéniable trilogie indispensable  (et qui peut rappeler la démarche artistique de la trilogie berlinoise de Bowie (Heroes- Low -Lodger).
Cette période fut suivie par des albums plus que respectables et écoutables encore aujourd’hui (The Head on the doorKiss me kiss me , kiss me ou Disintegration) et Cure  restera certainement un des groupes majeurs et des plus influents de la musique des trente dernières années.
On peut dire qu’en définitive ils incarnent a eux seuls l’image de la culture  new-Wave partagée entre désenchantement et nihilisme .
Etre toujours la en 2005 (avec un dernier album l’année dernière plutôt réussi) et marquer de leur influence considérable une quantité de jeunes groupes  (Bloc Party en est le dernier exemple récent) prouve bien  la marque indéniable  de leur génie et de leur talent.

 

The Cure  I 'm Cold



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The Cure  - six différents  ways


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The Cure  - play for today


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30/10/2005

Think tank -Blur (2004)

 

 

 

 

au milieu des années 90 l'opposition stupide entre Oasis et Blur avait largement tournée en faveur des premiers
la machine Oasis dominait  alors le monde du rock liam gallagher prenant la place d'icône laissait vacante par la disparition de kurt cobain
succès public et critiques -tournées mondiales sold-out - scandales et couvertures de magazines partout dans le monde -déclarations sulfureuses dans la presse ,tout semblait plié Oasis c'etait rock'n roll et blur c'etait... de la musique pour minets


les années ont passées et les choses ont  bien changés Blur est devenu tranquillement l"un des groupe fondamental et le travail au sein de son groupe et des formations parallèles de damon Albarn(mali music - gorillaz ) n'ont rien de comparable avec tout ce qu'a pu produire la bande Gallagher depuis 'What's the story morning glory '.l 'ultime album  avant  l 'essoufflement   du groupe des deux  frères  ennemis


think tank puisque c 'est de cet album dont  il  s'agit  ici est un disque  magistral tant dans son élaboration que dans l'utilisation des sons et des instruments  , une merveille que l'on peut classer au niveau des meilleurs Radiohead (le rôle de leader et son action au sein du groupe de Damon n'est d'ailleurs pas sans rappeler celui de Yorke)


quelques titres s'envolent très haut a l'écoute de cet album out of time bien sûr totalement magique et aérien mais aussi good times - jets - brothers & sisters. c'est un disque radieux qui mele les genres avec une maestria absolue passant allégrement de l'electro a la pop en flirtant avec le hip-hop .

les influences africaines sont omni-présentes du Mali au Maroc pour un résultat qui fait de think tank non seulement le plus abouti des disques de Blur mais aussi l'un des disques essentiels de la scène pop- rock de ces dernieres années.

 

 

 ecoutez ' battery in your legs

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14:20 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

Se souvenir de Marie Trintignant a l'occasion de la sortie du nouveau Cd-Dvd de Noir Desir

On ne verra plus le visage magnifique de la belle marie ,on n’entendra plus sa voix unique au timbre envoûtant .et  de savoir si Noir desir doit ou ne doit pas sortir un double cd assorti d’un double dvd m’importe finalement peu, tout ca est aussi ne l’oublions pas l’affaire des maisons de disques qui n’ont pas on le sait beaucoup de scrupules ainsi que des autres membres du groupe dont la carrière musicale est forcement remise en question. Je préfère parler ici  Marie Trintignant comédienne inoubliable mais aussi femme fatale qui aura vécu sa vie amoureuse avec une intensité rare et une authenticité pour au bout du compte  d’y laisser sa peau .

On a dit tout et n’importe quoi sur marie ,on a parlé de sa fragilité psychologique , de l’alcool et de la drogue qui certes faisait semble t’il partie du quotidien de la comédienne mais c’est surtout sa personnalité  et son charisme qui faisait d’elle une sorte de mante religieuse capable de faire tourner la tête aux hommes sur qui elles jetaient son dévolu.

Le pauvre Bertrand Cantat a perdu les pédales pour cette déesse et les pires facettes de sa personnalité ont alors fait (refait) surface :colère - intolérance -jalousie -violence pour aboutir a la tragédie que l'on sait

J’avais rencontré trois fois la belle Marie et son charme hypnotique était je peux en témoigner une évidence qui sautait aux yeux  , finalement  ,au bout du compte le choc entre Marie et Bertrand deux etres tourmentés jetés en pâture dans les médias fut terrible ,une nuit qui tourne au cauchemar , une situation qui échappe a tout contrôle ,et Marie dans le coma luttant contre la mort a vilnius loin du monde du rock et de la jet-set pour finir par mourir a Neuilly  sous les flashs des vautours de journalistes.

Marie  Trintignant assassinée par un  homme qui ne maîtrisait  plus rien ou une histoire d'amour fou qui se solde par une fin glauque et sinistre.

Sinistres comme le seront touts les lamentables épisodes qui suivront cette triste  affaire ou les comportements humains ont encore franchis les limites de l’indécence et de la honte.

De Marie je préfère me rappeler son vidage apeuré dans Série noire d’Alain Corneauou a quinze ans , déjà fascinante elle irradiait l’écran dans le rôle d’une adolescente pour qui Dewaere dérape et devient un assassin ou encore dans Betty son plus beau personnage dans un film sublime de Claude Chabrol qui parle chose rare , de l’alcoolisme des femmes ,Marie comme toujours y mettait beaucoup d’elle même et s’y révélait intense et entière comme elle l’aura eté toute sa vie partagée sur le fil du rasoir  entre rêve et réalité

22/09/2005

Astral weeks (van morrison 1969)

En 1969 Van Morrison avait déjà gagné ses galons de chanteur rock au sein du groupe Them  que le hit planétaire "G.L.O.R.I.A "(repris notamment par Patti Smith et par les Doors) avait installé parmi les groupes les plus intéressants de la scène britanniques faisant d’eux les rivaux des Kinks ou des Animals.
Van Morrison  s’échappe une première fois en solo avec un  titre éblouissant ‘brown eyed girlcomposé avec d’autres musiciens  a new York en 1967  pour un album inabouti.
Quelques trimestres plus tard il s'installe à Londres et renoue avec ses origines irlandaises dans ses compositions 
C'est entouré de musiciens inspirés qu'il va alors enregistrer en 2 jours  'astral weeks '  le chef d’œuvre absolu de sa carrière qui va devenir l’un des disques les plus intenses de toute l’histoire de la musique.
Suicidaire commercialement parlant puisqu’il  ne comporte que 8 titres dont 5 font plus de 6 minutes ce bijou se vendra très peu mais va récolter des critiques dithyrambiques  partout dans le monde .
Disque hors des modes et hors du temps, disque de troubadour   auréolé d’un culte quasi mystique Astral weeks exprime les tourments intérieurs d’un compositeur qui semble avoir été touché par la grâce absolue.
 La voix en  apesanteur  de van Morrison  enchaîne les chansons sur ce disque nostalgique qui n’engendre jamais la tristesse mais plutôt  une douce mélancolie.

on peut dire sans hesiter que ce disque rivalise avec des albums de la dimension émotionnelle  du 'blonde on blonde' de Bob Dylan ou du Five leaves left de Nick drake 'ou encore du 'rock bottom de robert Wyatt
         Certains titres frisent la perfection dans l’interprétation et l’orchestration notamment Cyprus avenue, madame George  ou encore the way young lover do que reprendra de fort brillante manière le surdoué Jeff Buckley sur Grace son célèbre premier album.

Regulièrement cité dans les listes des albums essentiels de l’histoire de la musique Astral weeksest un diamant à huit plages,  véritable trésor  dont on se délecte a chaque écoute il est pour beaucoup le disque idéal, celui  qu’on écoute seul presque religieusement au milieu de la nuit  et qui vous illumine de toute sa beauté intérieure.

 

Van Morrison - Beside  you


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12/09/2005

Like a Rolling Stones .. ou pourquoi j'aime toujours les Stones en 2006 !

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Septembre 2005  les Rolling Stones sortent  a bigger band  leur nouvel album, le 34 ème sans les compilations mais albums live compris)

Fan des Stones depuis pas mal d’années j’ai évidemment jeté une oreille  attentive sur le contenu de ce disque.

Que dire sinon qu’il contient 16 titres et que c’est beaucoup pour tenir l’auditeur en haleine mais malgré le fait évident qu’on n’attends plus rien des Stones depuis des lustres ces derniers n’ayant plus rien a prouver, le disque reste largement honorable, il est emmené par Streets of love, single redoutable qui inonde les radios depuis quelques jours déjà.
Pour des musiciens  a la soixantaine bien dépassés le résultat est cependant étonnant et certains titres rappellent même l’ambiance d’exile on main street ou de let it bleed mais malheureusement en voulant livrer un album  de  16 titres (plus d’une heure)  on décroche car les morceaux sont malfré tout d'une qualité inégale
Il aurait peut-être était préférable d’éliminer quelques chansons et de proposer un album de 11 -12 titres car l’époque n’est plus à l’écoute de disques trop longs
La sortie d’un nouvel album des Rolling Stones est toujours un événement  et au delà du  tapage médiatique qui entoure sortie d’album et tournée mondiale de l’un des derniers dinosaures de l’industrie du disque  il convient de rappeler toute l’importance  de la bande a Jagger sur l’histoire de la musique rock.
Je serai très certainement au stade de France au printemps ou a l’été 2006 quand les Stones nous feront l’honneur d’une date en France et déjà je sais que comme des milliers de fans issus de plusieurs générations je ne m’y rendrai pas pour entendre (mais j’y serai malgré tout contraint) les titres de a bigger's band et que j’attendrai impatiemment les titres qui ont inscrit et  façonnés  la légende des Stones.
Je sais d'avançe que le  public chavirera des les premières mesures de honky tonk woman  , de sympathy for the devil ou encore de under my thumb pour ne citer que trois titres légendaires et la magie sera comme toujours au rendez vous .
On tachera d’oublier alors  que Sir Jagger n’est plus et depuis longtemps un révolté ou que Keith Richards sera bientôt au générique de pirates des caraïbes 2 ; on ne fera pas attention aux approximations d’un Ron Wood  vieillissant ou d’un Charlie Watts  peu concerné.
On se souviendra alors que personne n’a vraiment pris la place de Bill Wyman  l’imperturbable bassiste , l’homme de l’ombre qui déjà en 1974 avait pris ses distances en étant le premier a oser un album solo  mais au bout du compte on pardonnera tout.
On sera bon public parce que ces papys rock’n’roll rappelleront a nos oreilles  qu’ils ont étés le plus grand groupe de l’histoire et on  se dira que les albums de légende qu’ils ont offerts a la planète quelques décennies plus tôt  sont gravés dans les mémoires
De aftermath (1966) a beggar’s banquet  (1968) et let it bleed (1969)  de  sticky fingers (1971) a exile on a main street (1972) sans  oublier  les lives monumentaux comme get yer ya-ya’ s out (1970)  ou  encore still life ( 1982) toutes ces pépites font oublier les albums moins glorieux black & blue ( 1976) tattoo you (1981) voire totalement dispensables undercover(1983)  dirty works ( 1989) ou voodoo lounge (1994).
Et on dansera et on tapera des pieds et des mains   parce que c’est eux et personne d’autre on le fera pour Brian Jones tout  la haut au paradis des anges du rock.
Ce jour la  on  emmènera ses enfants s’ils sont en age d’écouter de la musique un peu comme si on les conduisait au  musée mais en plus bruyant et plus festif tout de même et on tachera de se souvenir afin de mieux leur raconter comment Nous on les a découverts les Stones bien avant l’arrivée du compact, on leur essayera de leur expliquer le bonheur infini de poser la galette de vinyle sur le tourne disque et que déjà  a l’époque les Stones divisait parents et adolescents.
Il faudra aussi leur dire qu’à cette époque il convenait de choisir son camp  et qu’être Beatles ou Stones  pouvait engendrer des bagarres terribles dans les cours de récré des lycées
On leur parlera des pochettes historiques de leurs disques et de la braguette Warholienne de sticky fingers et on leur en mettra plein la vue en reconnaissant des les intros Satisfaction ; Start me up  ou   Jumping jack flash.

On verra passer des tas de gamins avec des tee-shirts ornés de la fameuse langue  rouge et on leur dira que nous aussi on l’a porté ce tee –shirt  

On précisera que le premier 45 t du groupe est sorti en juin 1963 (come on) et le premier album (the Rolling Stones) en avril 64 et composé uniquement  (comme les trois albums a venir) de reprises de rythm'n blues

On jouera encore les érudits en leur expliquant l’origine du nom du groupe ou en leur parlant de Godard et de one + one du Swinging London de 66-67  et on leur expliquera  Altamont  et les Hell’s angels ; les overdoses de Keith  et l’abandon en 1969 par les membres du groupe de Brian Jones  l’enfant prodige ;  le surdoué lunaire aussi talentueux que camé et on se dira  que  même si  les Rolling Stones n’ont aujourd’hui  plus rien de subversif  ni de dangereux ils ont accompagnés depuis 43 ans plusieurs générations de garçons et de filles en  leur fournissant la plus formidable bande-son pour illustrer leur époque.

Ils ont survécu a tout et sont dorénavant et pour l’éternité l’incarnation vivante du rock.

                        

03/08/2005

New Order -festival des vieilles charrues 2005

Annonçée comme la seule date francaise de l'été 2005, la venue de New Order dès le premier soir du Festival des Vieilles Charrues s'imposait donc comme un évènement incontournable.
La question que le public se posait en attendant l'arrivée sur scène du groupe historique de Manchester, était la suivante : New Order était-il venu pour présenter leur dernier album (plutôt moyen), ou allait-il faire plaisir à leurs nombreux fans français en proposant un échantillon de leurs grands standards ?
A 23 Heures pétantes, les voilà qui surgissent sur scène devant une foule considérable toute acquise à leur cause, pour un concert qui va durer 1H30 (durée moyenne des sets pendant le festival) ; et le moins que l'on puisse dire, c'est que sans trop vraiment forcer, ils vont livrer un concert plutôt réussi mais sans grande passion.
Ils vont ainsi passer en revue l'essentiel de leur carrière post Joy Division ("Bizarre Love Triangle" - "Confusion" - "Thieves Like Us" et un "True Faith" qui a fait chavirer la foule).
Ils n'oublieront pas Les grands classiques de l'époque où Ian Curtis tenait le micro ("Love Will Tear Us Apart", "Ceremony", et un "She's Lost Control" fantastique !). Barney Summer et Peter Hook ne se risqueront qu'à quelques titres extraits des deux derniers albums, bien conscients de l'attente de ce public de festivaliers.
Ceux qui comme moi espéraient danser sur "Fine Time" du fantastique album Technique seront déçus, car ils n'interpréteront pas de titres extraits de cet opus (qui est pourtant à mon sens leur meilleur).
Un rappel avec un "Blue Monday" attendu et réclamé à corps et à cris par la foule, et c'est déjà terminé. New Order est parti.
Pas de grands frissons sur la scène Glenmor de Carhaix, mais plutôt le sentiment d'avoir passé un bon moment

02:25 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

01/08/2005

Mickey 3 D - Les vieilles charrues 2005

La chronologie des concerts au Festival des Vieilles Charruesest souvent fatale à certains artistes ; aussi ce 23 juillet, quand la foule se presse sous une pluie discontinue pour voir Iggy et ses Stooges revenants, on ne donne pas cher de la peau des deux groupes qui vont précéder la machine stoogienne et son déferlement de décibels ...
C'est Bertignac qui en fera les frais, mais jouant sur une scène plus loin, sa prestation bien qu'anodine, se déroulera pour ainsi dire normalement.
Sur la scène Glenmor où on hurle déjà le nom de l' Iguane, les joyeux musiciens de Mickey 3D débarquent avec la ferme intention de faire oublier la pluie qui a transformé le site en marécage.
Que dire du gentillet concert des stéphanois ? Rien de bien formidable sinon  que leur côté éternels ados commence à sentir un peu  le renfermé, et que leurs chansons mi engagées mi fleur bleue, tendance écolo (ça ratisse plus large) conviennent mieux à un printemps de Bourges  ou un Solidays. qu'a un festival (avec un public qui de plus attend iggy & the stooges comme le retour du messie sur terre) Pas de surprises donc ! plutôt  du convenu, une version de "Il Faut Que Tu Respires" massacrée par une tentative rap : "Vous aimez le rap ?" demande le chanteur ... "Nous on fait du rap écolo !!" (A cette info, notre regretté Coluche dirait : "c'est nouveau ! ça vient de sortir") ; en rappel une reprise d'une chanson qui leur appartient quand même un peu, et nouveau massacre avec "J'ai Demandé A La Lune" raté, idem pour "Les Gens Raisonnables" qui perd de son ironie dans une version lente et sans âme.
Je ne sauverai du naufrage que la courte chanson "Jacques"dédicacée à une certaine Bernadette, et "La France A Peur" relativement bien interprétée.
C'est donc peu pour que ce concert ait réchauffé un public transi et glacé ; mais les festivaliers sont des gens tenaces et têtus, car après la cour de récré de Mickey 3D, surgit torse nu comme un diable devant des fans conquis d'avance un Iggy Pop qui nous rappela vite fait pourquoi nous étions là