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15/04/2006

Unfinished music - -cité de la Musique 2006

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Plus encore que le Lennon membre O Combien important de la montagne Beatles c'est surtout le Lennon post-Beatles qui m'a toujours fasciné et intéréssé au plus haut point. Vous trouverez d'ailleurs d'autres chroniques archivées sur ce blog sur l'intéréssé si tout  comme moi le personnage vous passionne.

Depuis quelques mois dejà , l'affiche de John  signée Andy Warhol m'avait souvent rappellé au quatre coins des rues de Paris de ne pas louper cette exposition  qui se terminera en Juin 2006. J'avais donc une petite appréhension en me rendant samedi dernier a l'expo Unfinished music a la cité de la Musique car je craignais que cette rétrospective ne soit un peu trop axée sur la période Beatles de Lennon mais fort heureusement ces craintes n'étaient pas fondées car c'est bien une expo sur Lennon en tant qu'artiste individuel qui nous est présentée .

Un magnifique montage de diverses photos et portraits de John  sur tout un pan de mur voila la première chose que l'on découvre en pénétrant sur le lieu de l'expo on y retrouve entre autre la célèbre sérigraphie de Warhol reprise pour l'affiche officielle de l'expo ainsi que sur la pochette de l'album posthume  Men love avenue (paru six ans après sa mort) .

Cette magnifique reproduction côtoie tous les différents visages que Lennon offrit a son public et a ses proches ,la plus belles des photos restant sans aucun doute celle de  Richard Avedon.

Un second mur nous permet de parcourir dates après dates la vie de Lennon de sa naissance en 1940 jusqu'a sa mort tragique en 1980 puis nous pénétrons dans une première salle qui nous trace le parcours de John avec les Beatles (vidéos - expos d'instruments de musique -photos - manuscrits - objets collectors d'époque - enregistrements divers  -)ainsi qu'une collection des plus célèbres costumes portés par John du classique smoking gris des débuts  a la redingote de la période psychédélique

Au fond de cette première  salle nous trouvons un mini cinéma qui diffuse en boucle  des extraits des films des Beatles (yellow submarine - Magical mystery tour .....) puis une magnifique reconstitution d'un studio d'enregistrement de Abbey Road qui permet de rendre hommage  au passage a Georges Martin le mythique arrangeur des Beatles souvent appellé le cinquième Beatles .

L'exposition prend un visage totalement différent dans sa seconde partie ,celle consacrée a la période post-Beatles

On mesure très rapidement l'importance de la rencontre entre John Lennon et la mystérieuse Yoko Onoartiste avant gardiste dejà reconnue dans les milieux undergrounds newyorkais ,cette rencontre déterminante pour la suite de la carrière artistique de John aura pourtant lieu a Londresa la galerie Indica en Novembre 1966 ou l'artiste propose  une exposition conceptuelle qui ne laissera pas John indifférent.On peut voir a la cité de la musique la réplique du fameux escabeau blanc et de la loupe accrochée  qui permettait aux visiteurs de lire un tout petit mot indicible a l'oeil nu écrit sur le plafond ,ce Mot  tout simple " Yes " sera le premier contact entre les deux  artistes qui vont dès lors  sceller leur destin ensemble.

On retrouve également  des répliques de certaines oeuvres exposées par Yoko Ono  les demis-objets - la planche a clous -les glands envoyés aux chefs d'états du monde entier ou encore la fameuse pomme verte ( la légende raconte que Lennon  la croqua a pleines dents le jour du vernissage....) et on comprend avec ces oeuvres surprenantes  combien la vision artistique de Yokoétait liée a l'active participation du public qui doit  planter lui ausi son clou sur la planche ;grimper sur l'escabeau , imaginer la seconde partie des demis-objets ...ect....).

A la vue de cette reconstitution certains prétendront  que Yoko Ono n'était qu'une illuminée , je n'en fais pas partie et je considère plutôt que c'est une chance pour Lennon de l'avoir rencontrée  car il s'est totalement  révélé  a son contact.

Leur collaboration musicale sera tout d'abord proche des experiences bruitistes de John Cage ou La monte Young a l'image des Albums Unfinished music n°1 et sa célèbre pochette censurée qui valu au disque de n'être vendu que sous emballage kraft

 

 

 

 

 

On se souviendra ou on apprendra  grâce aux nombreux documents d'archives  que John et Yoko par dérision se marièrent a Gibraltar, territoire britannique et qu'il glissèrent une photo de leur noces dans chacune des copies de l'album qu'il enregistrèrent  a leur retour et qu'il appellèrent 'the Wedding album'

Bien evidemment la plus émouvante  partie de ce second volet de l'exposition est consacrée a l'engagement des deux artistes pour la paix et la liberté et on retrouve les éléments qui accompagnèrent ces engagements (le grand lit du bed-in de Montréal - les affiches Peace & Love- la campagne war is over )accompagnés de vidéos célèbres  (imagine  - give peace a chance -le live in new York- working class hero..)  et d'enregistrements audios de la nouvelle formation de lennon le Plastic ono band  qui musicalement prend  définitivement ses distances a la pop  des Beatles .(God- Working class hero -mother - Jealous guy ...)

 

John Lennon    'God'

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Un grand pan de mur rend un vibrant hommage au disque 'Sometimes in New-york city, disque politiquement et socialement très engagé et qui aborde des thèmes tres divers notamment les droits des femmes avec la fameuse chanson 'Woman is the nigger of the world '

 

 

 

 

 

 

L'expo nous retrace aussi une periode moins connue de Lennon qu'on baptisa le  lost week end(la séparation de John & Yoko) avec la présentation des  enregistrements réalisés durant cette période (mind games - rock'n roll ) qui verra John faire un retour inattendu aux sources du rock'n roll en proposant cette album de reprises des grands standards  du rock comme stand by me ou be bop a lula ).

 

 

 

 

 



On se laissera émouvoir avec la reconstitution de la mythique salle blanche et du piano de l'enregistrement  désormais imtemporel de 'imagine ' et du dernier disque inspiré par les retrouvailles des deux amants (double fantasy)

 

 

 

 

 

A propos de l'assassinat de Lennon il faut saluer que rien de morbide n'a été retenu pour cette exposition et que seul une vidéo silencieuse tournée par le vidéaste  Raymond Depardon présent tout a fait par hasard a New York en decembre 1980 et qui nous montre le rassemblement silencieux dans Central park  des fans foudroyés par l'annonce du meurtre suffit nous donner des frissons et a nous faire mesurer la dimension de la perte d'un tel artiste.

Enfin pour parfaire le symbole de paixqui entoure a jamais John & Yoko nous pouvons dans la troisième salle écrire notre propre voeu pour l'accrocher a l'arbre de paixinauguré par Yoko en personne lors de l'avant première de cette exposition .

A chacun donc avant de quitter l'exposition de souhaiter ce qu'il espère  pour lui même ou pour ses proches  ,de l'ecrire sur un petit papier mis a sa disposition et de l'accrocher  soi même a l'arbre .

Je garderai pour moi le  voeu exaucé cet après midi là , ou durant quelques heures j'ai partagé l'univers de cet artiste hors du commun mort  a quarante ans et laissant des milliers de fans orphelins.

un quart de siècle après etre tombé sous les balles de Mark Chapman  Lennon a réussi a devenir un représentant universel de la paix ,son visage  au meme titre que celui de Che  Guevara pour la cause révolutionnaire est désormais partout sur la planète synonyme d'amour et de fraternité.

 

05/04/2006

Fires in distant buildings (Gravenhurst 2005)

C'est un disque qui ne comporte que huit titres (dont un instrumental) mais il n'en faut pas plus pour le ranger déjà parmi les disques indispensables de l'année 2005.
Quelque part entre les Cure -période Pornography ou Faith- et le Nick Drake de Five Leaves Left voici donc Fires In Distant Buildings qui déroule ses harmonieuses mélodies envoûtantes et son climat habité et fiévreux.
Surfant sur la tendance néo-folk qui nous livrée quelques merveilles ces derniers mois mais en s'en démarquant intelligemment grâce a des influences évidentes Gravenhurst nous propose un excellent disque dont l'écoute peut s'apprécier dans toutes les circonstances.
Derrière ce nom de scène obscur se cache Nick Talbot, l'âme torturé de Gravenhurst qui possède une voix magnifique notamment sur "Cities Beneath The Sea" (plage 6) qui nous donne le grand frisson ou sur "Nicole" (plage 4) qui est certainement le joyau de cet album superbe.
Tout l'album est d'un remarquable niveau a l'exception, peut être de la reprise des Kinks légèrement en deçà des sept autres titres.
Ce disque entre  feu et  glace  trouvera sa place tant chez les curieux de la nouvelle scène britannique que chez les amateurs de belles mélodiess.

Pour le définir on peut dire qu'il  est  une remarquable synthèse entre la cold-wave des années 80, le Bristol sound du milieu des années 90 et la Nouvelle scène néo-folk actuelle.

ecoutez  cities beneath the sea
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16:05 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

31/03/2006

The Trap (the Hushpuppies -2005)

Vous en connaissez beaucoup ,vous des groupes qui osent sans complexe sortir un album entièrement en anglais allez !  Avouons le !  ça ne  court pas les rues  alors saluons comme il se doit 'the trap' album dynamique et jouissif des Hushpuppies qui nous viennent de Perpignan comme un certain...Cali autre perpignanais dont la carrière a décollé depuis ces deux dernières années.

Comme la plupart des groupes régionaux les Hushpuppiessont 'montés' a Paris  et les voila aujourd'hui avec cet album étonnant plein d'influences psychédéliques  qui n'a rien a envier a une quelconque production anglo-saxonne

Avec un culot monstre Les Hushpuppies proposent des chansons  aux titres souvent clins d'oeil a certains de leurs ainés du monde musical  -radiohead -velvet underground - kraftwerk mais ne nous y trompons pas leurs références  évidentes sont a chercher dans le rock garage  des sixties (the Kinks , the yardbirds - the Sonics)

Sans l'aide des médias qui on le sait on d'autres chats a fouetter ou plutôt d'autres artistes (n'exagérons rien) a promouvoir a grands coups de video-clips , de passage télé répétés ou encore de  multi-diffusion  sur certaines  radios F.M Les Hushpuppies  traçent cependant  leur route aidés par l'engouement suscité pour leur disque sur les blogs musicaux

On connaît désormais l'importance de ces blogs quand on se souvient du phénomène Artic Monkeys( voir l'article du 17 /02/2006 sur ce blog) ou encore si l'on prend en compte l'émergence d'artistes comme Devandra Banhart ;Arcade Fire, the clap say yeah ou Sufjan Stevens tous révélés sur le net avant leur explosion  médiatique due a leur formidable talent.

Les Hushpuppies ont donc a leur tour profité de ce support nouveau  mais qui va peser de plus en plus au cours des années a venir et il est vrai que l' on a  vu souvent leur disque dans les classements et les chroniques des accros du net .

Soyons objectif  'the trap' est un disque réussi qui mérite qu'on s'y intéresse  mais nul doute qu'il ne bouleversera pas le paysage musical toutefois  il mérite indéniablement le détour , écoutez donc marthelot 'n glavencine , you're gonna say yeah ou encore bassautobahn et sa longue intro hypnotique et vous me direz si vous avez l'impression d'être en train d'écouter un groupe français

On souhaite donc aux sympathiques et talentueux Hushpuppies de devenir bientôt un groupe fer de lance d'une nouvelle scène musicale française qui a bien besoin de groupes d'une telle authenticité avec une telle énergie; c'est tout le mal que l'on peut leur souhaiter.

A ce qui pourrait prétendre que The Hushpuppies n'est q'un phénomène de mode je répondrai simplement que The trap  revient régulièrement  sur ma platine et que son écoute provoque toujours plusieurs mois après sa sortie le même plaisir renouvelé

 

 

13:10 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the huspuppies

17/02/2006

Arctic monkeys ou le triomphe de la cyber musique

Au Royaume -Uni  , la prise en compte des titres téléchargés sur les sites payants ( puisque on ne peut évidemment pas contrôler les  téléchargements illégaux des P2P) a bousculé les idées reçues et permet de restituer une image beaucoup plus proche de la réalité en ce qui conçerne les goûts et les attentes musicales de la jeunesse actuelle.

 On pressentait déjà que le monde de l'Internet  allait bouleverser toutes les données  du monde musical et on constate que  certains groupes ou artistes jouissent depuis quelques mois d'une  exceptionnelle notoriété essentiellement provoquée par un engouement sans précédent sur les webzines  et autre blogs musicaux un peu partout dans le monde

Les exemples sont nombreux  (on peut mentionner Arcade fire , the Rakes -Clap your hands say yeah! _ Sufjan Stevens - Devendra Banhart.....) Tous ont suscités un enthousiasme massif indiscutablement déclenché par une forme de cyber-bouche a oreille grandissant cependant le phénomène sans précédent des Artic Monkeys est un véritable séisme dans le milieu de l'industrie musicale.

Les chiffres des ventes du premier album du groupe ' Whatever people Iam that's what I'm not  sont tout simplement ahurissants  puisqu'on parle de 350.000 copies vendues en une seule semaine .

Pour bien mesurer l'incroyable résultat de cette première semaine dans les bacs a disques anglais il convient de rappeller a titre de comparaison la sortie de ce qui fût l'un des premiers albums les plus attendus de l'histoire de la pop-music  a savoir le 'definitely maybe ' l'historique premier album d'Oasis  paru en 1994 qui se vendît a  150.000 exemplaires la première semaine  chiffre alors qualifié d'exceptionnel .

ce résultat est avant tout une grosse gifle  pour tout ceux qui n'ont cesse de râbacher que l'Internet ne fait que nuire a l'industrie du disque , en effet  tous ces gamins qui se sont rués sur ce premier album de leur groupe favori aurait pu se contenter de le télécharger (légalement ou illégalement) mais au contraire des idées reçues ils ont investit les magasins de disques et se sont procurés l'objet de leur convoitise contre livres sterling sonnantes et trébuchantes .

Quels aurait étés les chiffres de vente de ce premier disque sans le formidable tremplin proposé par l'outil Internet ? A l'évidence  jamais de tels résultats auraient étés atteints.

Surtout ne pas croire non plus que , si les Artic Monkeys raflent aujourd'hui la mise  ils ne laissent aux autres que des miettes a se partager car il suffit de voir les incroyables performances et le succes grandissant des groupes cités plus haut pour se convaincre d'un indéniable phénomène  provoqué par l'effet Internet dans les ventes que dans la notoriété  des artistes .

j'en veux pour exemple le second album de Sufjan Stevens 'come on feel the illinoise ' ou  celui d'Arcade fire ' funéral'  tout deux paru en 2005 et tout deux toujours extremement bien placés (souvent dans le tiercé de tête) dans le top des meilleurs albums de l'année des principaux magazines musicaux de la planète.

Pour terminer en faisant un parallèle amusant avec notre bonne vieille France  je dirai que nous avons eu nous aussi notre star de la cyber musique , beaucoup moins rock'n roll et a des années-lumières des gamins déchaînés et trépidants d'Artic Monkeys il suffit de se souvenir de Lorie  qui a explosé grace a la mise en ligne en 2001 sur peoplesound.fr  de son premier single et qui fort de quelques  150.000 téléchargements signa chez Sony-epic quelques mois plus tard.

De la a conclure qu'on a les cyber-stars qu'on merite je vous laisse seuls juges.

Ecoutez  I Bet you look good on the dancefloor

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 .

21/12/2005

OK Computer -Radiohead (1997)

 

Radiohead - No surprises

 


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Après Pablo Honey premier album  passé plutôt inaperçu et repêché par un hit planétaire  tardif (Creep) puis un second album (The Bends) truffé de hits mais sans véritable cohésion d'ensemble ) OK Computer  troisième album  de la bande de Thom Yorke est sans conteste un album charnière  qui  va  totalement changer la donne et installer la bande d'Oxford parmi l'élite de la scène rock.
C'est aussi un disque charnière pour le rock tout court  comme l'ont étés par le passé des trésors du calibre de the velvet underground & nico, the White album , let it bleed  ou encore Electric ladyland
Ok computer
   qui  va faire l'unanimité tant sur les campus  qu'auprès de la scène rock alternative est une pure merveille dont les titres ( Paranoid Android  - no surprises  -Karma police ) pour n'en citer que trois comptent parmi les plus belles compositions de ces dix dernières années mais c'est aussi  , chose rare  un disque qui se bonifie écoute après écoute et qui arrive a surprendre encore par  sa qualité  et son  intensité.

C'est   aussi  avec O.K Computer  que  Radiohead   va entrer définitivement  dans la cour des grands grâce  a un  son novateur , une production (Nigel  Godrich ) parfaite  mais aussi  des  textes intelligents , des  arrangements somptueux  et la voix irréelle  et habitée de Thom Yorke  qui plâne très haut  sur cet album magique et envoûtant.
Etiquetté  dans la  catégorie des groupes dits 'intelligents'  (c'est sous cette même étiquette qu'on classait jadis le Velvet , Pink floyd  ou Soft machine ) Radiohead va  pourtant  s'envoler  vers les cimes d'un succès et réussir l'incroyable pari de devenir  un groupe  a la fois culte  et populaire  qui va enchanter public  et critiques  car impossible de faire la fine bouche devant ce disque  intemporel ,élu  en 2005 meilleur album de tout les temps par 400.000 sondés pour Channel 4dans le cadre de son programme '100 greatest albums' (devant The joshua tree (1987)de U2  et Nevermind (1991) de Nirvana.
 OK computer est une étoile qui illumine le monde du rock , un astre lumineux  qui guide depuis  8 ans déjà   tous les jeunes  groupes qui  rêvent de livrer a la face de ce monde  leur  témoignage musical  et qui ont trouvés là  plus qu'un  modèle ,une référence absolue.

01:55 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

24/11/2005

A propos de Robert Smith et d'une certaine image Rock'n Roll

 

 

 

 

 

Expliquer l’attitude rock’ n roll relève d’une chose parfaitement impossible que ce soit le costard blanc de Lennon, le pantalon de Morrison  roi lézard éternel  ,le blouson rouge de James Dean dans ‘rebel without a cause, les 'Reppetto blanches' de Serge Gainsbourg ;les boots pointues de keith Richards , le débardeur blanc en coton de Brando dans ‘on the waterfront ‘ mais aussi les robes a fleurs de Janis ou de Grace Slick ,la veste napoléonienne de Jimi ,le pantalon lamé argent de l’iguane Iggy Pop ; les droogs de  a Clock-work Orange de Kubrick le visionnaire ou encore la coupe rasée oxygénée ,tee shirt résille et ongles peints en noir du Lou Reed fantomatique de  74 et les New York Dolls maquillés a outrance démolissant le ‘stranded in the jungle ‘ des Jayhawks l’attitude et l’expression de cette attitude rock' n roll ne s’explique pas par des formules mais seulement  par des émotions


Tout ceux (et celles) qui ont voulu un jour copier tant soit peu le look d’une de leur idole se sont rendus compte (je l’espère en tout cas) de leur propre ridicule.
Renaud avait avoué dans une interview qu’il était choqué et consterné  de voir se multiplier les petits et grands ‘Gerard Lambert’ qui comme lui portaient blouson noir et bandana rouge autour du cou.
L’exception concerne peut-être Robert Smith ,le leader des Cure popularisant a défaut de l’inventer  ce qu’on appellera  le look corbeau  , baskets explosés portés languettes retournées ,  mascara et rouge a lèvre gras mal dessinés et cheveux hérissés  entrant de plain-pied dans la liste des personnages incontournables des années 80.
Robert Smith et The Cure auront survécus a l’hécatombe qui emportera les formations de cette époque (Simple Minds ,Tears for Fears  et autres Sisters of mercy ) pour ne citer qu’eux mais Smith aura eu le mérite de ne pas céder comme tant de leaders mégalos persuadés d’être le génie du groupe au projet d’album solo .
A cela plusieurs raisons possibles pas envie , pas prêt ,peur de perdre le public acquis du groupe lui seul le sait. nous n’attendons plus rien ni de lui ni encore moins des Cure .leur Sommet fût atteint avec Seventeen seconds  ,Pornography et Faith indéniable trilogie indispensable  (et qui peut rappeler la démarche artistique de la trilogie berlinoise de Bowie (Heroes- Low -Lodger).
Cette période fut suivie par des albums plus que respectables et écoutables encore aujourd’hui (The Head on the doorKiss me kiss me , kiss me ou Disintegration) et Cure  restera certainement un des groupes majeurs et des plus influents de la musique des trente dernières années.
On peut dire qu’en définitive ils incarnent a eux seuls l’image de la culture  new-Wave partagée entre désenchantement et nihilisme .
Etre toujours la en 2005 (avec un dernier album l’année dernière plutôt réussi) et marquer de leur influence considérable une quantité de jeunes groupes  (Bloc Party en est le dernier exemple récent) prouve bien  la marque indéniable  de leur génie et de leur talent.

 

The Cure  I 'm Cold



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The Cure  - six différents  ways


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The Cure  - play for today


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30/10/2005

Think tank -Blur (2004)

 

 

 

 

au milieu des années 90 l'opposition stupide entre Oasis et Blur avait largement tournée en faveur des premiers
la machine Oasis dominait  alors le monde du rock liam gallagher prenant la place d'icône laissait vacante par la disparition de kurt cobain
succès public et critiques -tournées mondiales sold-out - scandales et couvertures de magazines partout dans le monde -déclarations sulfureuses dans la presse ,tout semblait plié Oasis c'etait rock'n roll et blur c'etait... de la musique pour minets


les années ont passées et les choses ont  bien changés Blur est devenu tranquillement l"un des groupe fondamental et le travail au sein de son groupe et des formations parallèles de damon Albarn(mali music - gorillaz ) n'ont rien de comparable avec tout ce qu'a pu produire la bande Gallagher depuis 'What's the story morning glory '.l 'ultime album  avant  l 'essoufflement   du groupe des deux  frères  ennemis


think tank puisque c 'est de cet album dont  il  s'agit  ici est un disque  magistral tant dans son élaboration que dans l'utilisation des sons et des instruments  , une merveille que l'on peut classer au niveau des meilleurs Radiohead (le rôle de leader et son action au sein du groupe de Damon n'est d'ailleurs pas sans rappeler celui de Yorke)


quelques titres s'envolent très haut a l'écoute de cet album out of time bien sûr totalement magique et aérien mais aussi good times - jets - brothers & sisters. c'est un disque radieux qui mele les genres avec une maestria absolue passant allégrement de l'electro a la pop en flirtant avec le hip-hop .

les influences africaines sont omni-présentes du Mali au Maroc pour un résultat qui fait de think tank non seulement le plus abouti des disques de Blur mais aussi l'un des disques essentiels de la scène pop- rock de ces dernieres années.

 

 

 ecoutez ' battery in your legs

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14:20 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

Se souvenir de Marie Trintignant a l'occasion de la sortie du nouveau Cd-Dvd de Noir Desir

On ne verra plus le visage magnifique de la belle marie ,on n’entendra plus sa voix unique au timbre envoûtant .et  de savoir si Noir desir doit ou ne doit pas sortir un double cd assorti d’un double dvd m’importe finalement peu, tout ca est aussi ne l’oublions pas l’affaire des maisons de disques qui n’ont pas on le sait beaucoup de scrupules ainsi que des autres membres du groupe dont la carrière musicale est forcement remise en question. Je préfère parler ici  Marie Trintignant comédienne inoubliable mais aussi femme fatale qui aura vécu sa vie amoureuse avec une intensité rare et une authenticité pour au bout du compte  d’y laisser sa peau .

On a dit tout et n’importe quoi sur marie ,on a parlé de sa fragilité psychologique , de l’alcool et de la drogue qui certes faisait semble t’il partie du quotidien de la comédienne mais c’est surtout sa personnalité  et son charisme qui faisait d’elle une sorte de mante religieuse capable de faire tourner la tête aux hommes sur qui elles jetaient son dévolu.

Le pauvre Bertrand Cantat a perdu les pédales pour cette déesse et les pires facettes de sa personnalité ont alors fait (refait) surface :colère - intolérance -jalousie -violence pour aboutir a la tragédie que l'on sait

J’avais rencontré trois fois la belle Marie et son charme hypnotique était je peux en témoigner une évidence qui sautait aux yeux  , finalement  ,au bout du compte le choc entre Marie et Bertrand deux etres tourmentés jetés en pâture dans les médias fut terrible ,une nuit qui tourne au cauchemar , une situation qui échappe a tout contrôle ,et Marie dans le coma luttant contre la mort a vilnius loin du monde du rock et de la jet-set pour finir par mourir a Neuilly  sous les flashs des vautours de journalistes.

Marie  Trintignant assassinée par un  homme qui ne maîtrisait  plus rien ou une histoire d'amour fou qui se solde par une fin glauque et sinistre.

Sinistres comme le seront touts les lamentables épisodes qui suivront cette triste  affaire ou les comportements humains ont encore franchis les limites de l’indécence et de la honte.

De Marie je préfère me rappeler son vidage apeuré dans Série noire d’Alain Corneauou a quinze ans , déjà fascinante elle irradiait l’écran dans le rôle d’une adolescente pour qui Dewaere dérape et devient un assassin ou encore dans Betty son plus beau personnage dans un film sublime de Claude Chabrol qui parle chose rare , de l’alcoolisme des femmes ,Marie comme toujours y mettait beaucoup d’elle même et s’y révélait intense et entière comme elle l’aura eté toute sa vie partagée sur le fil du rasoir  entre rêve et réalité

22/09/2005

Astral weeks (van morrison 1969)

En 1969 Van Morrison avait déjà gagné ses galons de chanteur rock au sein du groupe Them  que le hit planétaire "G.L.O.R.I.A "(repris notamment par Patti Smith et par les Doors) avait installé parmi les groupes les plus intéressants de la scène britanniques faisant d’eux les rivaux des Kinks ou des Animals.
Van Morrison  s’échappe une première fois en solo avec un  titre éblouissant ‘brown eyed girlcomposé avec d’autres musiciens  a new York en 1967  pour un album inabouti.
Quelques trimestres plus tard il s'installe à Londres et renoue avec ses origines irlandaises dans ses compositions 
C'est entouré de musiciens inspirés qu'il va alors enregistrer en 2 jours  'astral weeks '  le chef d’œuvre absolu de sa carrière qui va devenir l’un des disques les plus intenses de toute l’histoire de la musique.
Suicidaire commercialement parlant puisqu’il  ne comporte que 8 titres dont 5 font plus de 6 minutes ce bijou se vendra très peu mais va récolter des critiques dithyrambiques  partout dans le monde .
Disque hors des modes et hors du temps, disque de troubadour   auréolé d’un culte quasi mystique Astral weeks exprime les tourments intérieurs d’un compositeur qui semble avoir été touché par la grâce absolue.
 La voix en  apesanteur  de van Morrison  enchaîne les chansons sur ce disque nostalgique qui n’engendre jamais la tristesse mais plutôt  une douce mélancolie.

on peut dire sans hesiter que ce disque rivalise avec des albums de la dimension émotionnelle  du 'blonde on blonde' de Bob Dylan ou du Five leaves left de Nick drake 'ou encore du 'rock bottom de robert Wyatt
         Certains titres frisent la perfection dans l’interprétation et l’orchestration notamment Cyprus avenue, madame George  ou encore the way young lover do que reprendra de fort brillante manière le surdoué Jeff Buckley sur Grace son célèbre premier album.

Regulièrement cité dans les listes des albums essentiels de l’histoire de la musique Astral weeksest un diamant à huit plages,  véritable trésor  dont on se délecte a chaque écoute il est pour beaucoup le disque idéal, celui  qu’on écoute seul presque religieusement au milieu de la nuit  et qui vous illumine de toute sa beauté intérieure.

 

Van Morrison - Beside  you


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12/09/2005

Like a Rolling Stones .. ou pourquoi j'aime toujours les Stones en 2006 !

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Septembre 2005  les Rolling Stones sortent  a bigger band  leur nouvel album, le 34 ème sans les compilations mais albums live compris)

Fan des Stones depuis pas mal d’années j’ai évidemment jeté une oreille  attentive sur le contenu de ce disque.

Que dire sinon qu’il contient 16 titres et que c’est beaucoup pour tenir l’auditeur en haleine mais malgré le fait évident qu’on n’attends plus rien des Stones depuis des lustres ces derniers n’ayant plus rien a prouver, le disque reste largement honorable, il est emmené par Streets of love, single redoutable qui inonde les radios depuis quelques jours déjà.
Pour des musiciens  a la soixantaine bien dépassés le résultat est cependant étonnant et certains titres rappellent même l’ambiance d’exile on main street ou de let it bleed mais malheureusement en voulant livrer un album  de  16 titres (plus d’une heure)  on décroche car les morceaux sont malfré tout d'une qualité inégale
Il aurait peut-être était préférable d’éliminer quelques chansons et de proposer un album de 11 -12 titres car l’époque n’est plus à l’écoute de disques trop longs
La sortie d’un nouvel album des Rolling Stones est toujours un événement  et au delà du  tapage médiatique qui entoure sortie d’album et tournée mondiale de l’un des derniers dinosaures de l’industrie du disque  il convient de rappeler toute l’importance  de la bande a Jagger sur l’histoire de la musique rock.
Je serai très certainement au stade de France au printemps ou a l’été 2006 quand les Stones nous feront l’honneur d’une date en France et déjà je sais que comme des milliers de fans issus de plusieurs générations je ne m’y rendrai pas pour entendre (mais j’y serai malgré tout contraint) les titres de a bigger's band et que j’attendrai impatiemment les titres qui ont inscrit et  façonnés  la légende des Stones.
Je sais d'avançe que le  public chavirera des les premières mesures de honky tonk woman  , de sympathy for the devil ou encore de under my thumb pour ne citer que trois titres légendaires et la magie sera comme toujours au rendez vous .
On tachera d’oublier alors  que Sir Jagger n’est plus et depuis longtemps un révolté ou que Keith Richards sera bientôt au générique de pirates des caraïbes 2 ; on ne fera pas attention aux approximations d’un Ron Wood  vieillissant ou d’un Charlie Watts  peu concerné.
On se souviendra alors que personne n’a vraiment pris la place de Bill Wyman  l’imperturbable bassiste , l’homme de l’ombre qui déjà en 1974 avait pris ses distances en étant le premier a oser un album solo  mais au bout du compte on pardonnera tout.
On sera bon public parce que ces papys rock’n’roll rappelleront a nos oreilles  qu’ils ont étés le plus grand groupe de l’histoire et on  se dira que les albums de légende qu’ils ont offerts a la planète quelques décennies plus tôt  sont gravés dans les mémoires
De aftermath (1966) a beggar’s banquet  (1968) et let it bleed (1969)  de  sticky fingers (1971) a exile on a main street (1972) sans  oublier  les lives monumentaux comme get yer ya-ya’ s out (1970)  ou  encore still life ( 1982) toutes ces pépites font oublier les albums moins glorieux black & blue ( 1976) tattoo you (1981) voire totalement dispensables undercover(1983)  dirty works ( 1989) ou voodoo lounge (1994).
Et on dansera et on tapera des pieds et des mains   parce que c’est eux et personne d’autre on le fera pour Brian Jones tout  la haut au paradis des anges du rock.
Ce jour la  on  emmènera ses enfants s’ils sont en age d’écouter de la musique un peu comme si on les conduisait au  musée mais en plus bruyant et plus festif tout de même et on tachera de se souvenir afin de mieux leur raconter comment Nous on les a découverts les Stones bien avant l’arrivée du compact, on leur essayera de leur expliquer le bonheur infini de poser la galette de vinyle sur le tourne disque et que déjà  a l’époque les Stones divisait parents et adolescents.
Il faudra aussi leur dire qu’à cette époque il convenait de choisir son camp  et qu’être Beatles ou Stones  pouvait engendrer des bagarres terribles dans les cours de récré des lycées
On leur parlera des pochettes historiques de leurs disques et de la braguette Warholienne de sticky fingers et on leur en mettra plein la vue en reconnaissant des les intros Satisfaction ; Start me up  ou   Jumping jack flash.

On verra passer des tas de gamins avec des tee-shirts ornés de la fameuse langue  rouge et on leur dira que nous aussi on l’a porté ce tee –shirt  

On précisera que le premier 45 t du groupe est sorti en juin 1963 (come on) et le premier album (the Rolling Stones) en avril 64 et composé uniquement  (comme les trois albums a venir) de reprises de rythm'n blues

On jouera encore les érudits en leur expliquant l’origine du nom du groupe ou en leur parlant de Godard et de one + one du Swinging London de 66-67  et on leur expliquera  Altamont  et les Hell’s angels ; les overdoses de Keith  et l’abandon en 1969 par les membres du groupe de Brian Jones  l’enfant prodige ;  le surdoué lunaire aussi talentueux que camé et on se dira  que  même si  les Rolling Stones n’ont aujourd’hui  plus rien de subversif  ni de dangereux ils ont accompagnés depuis 43 ans plusieurs générations de garçons et de filles en  leur fournissant la plus formidable bande-son pour illustrer leur époque.

Ils ont survécu a tout et sont dorénavant et pour l’éternité l’incarnation vivante du rock.

                        

03/08/2005

New Order -festival des vieilles charrues 2005

Annonçée comme la seule date francaise de l'été 2005, la venue de New Order dès le premier soir du Festival des Vieilles Charrues s'imposait donc comme un évènement incontournable.
La question que le public se posait en attendant l'arrivée sur scène du groupe historique de Manchester, était la suivante : New Order était-il venu pour présenter leur dernier album (plutôt moyen), ou allait-il faire plaisir à leurs nombreux fans français en proposant un échantillon de leurs grands standards ?
A 23 Heures pétantes, les voilà qui surgissent sur scène devant une foule considérable toute acquise à leur cause, pour un concert qui va durer 1H30 (durée moyenne des sets pendant le festival) ; et le moins que l'on puisse dire, c'est que sans trop vraiment forcer, ils vont livrer un concert plutôt réussi mais sans grande passion.
Ils vont ainsi passer en revue l'essentiel de leur carrière post Joy Division ("Bizarre Love Triangle" - "Confusion" - "Thieves Like Us" et un "True Faith" qui a fait chavirer la foule).
Ils n'oublieront pas Les grands classiques de l'époque où Ian Curtis tenait le micro ("Love Will Tear Us Apart", "Ceremony", et un "She's Lost Control" fantastique !). Barney Summer et Peter Hook ne se risqueront qu'à quelques titres extraits des deux derniers albums, bien conscients de l'attente de ce public de festivaliers.
Ceux qui comme moi espéraient danser sur "Fine Time" du fantastique album Technique seront déçus, car ils n'interpréteront pas de titres extraits de cet opus (qui est pourtant à mon sens leur meilleur).
Un rappel avec un "Blue Monday" attendu et réclamé à corps et à cris par la foule, et c'est déjà terminé. New Order est parti.
Pas de grands frissons sur la scène Glenmor de Carhaix, mais plutôt le sentiment d'avoir passé un bon moment

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01/08/2005

Mickey 3 D - Les vieilles charrues 2005

La chronologie des concerts au Festival des Vieilles Charruesest souvent fatale à certains artistes ; aussi ce 23 juillet, quand la foule se presse sous une pluie discontinue pour voir Iggy et ses Stooges revenants, on ne donne pas cher de la peau des deux groupes qui vont précéder la machine stoogienne et son déferlement de décibels ...
C'est Bertignac qui en fera les frais, mais jouant sur une scène plus loin, sa prestation bien qu'anodine, se déroulera pour ainsi dire normalement.
Sur la scène Glenmor où on hurle déjà le nom de l' Iguane, les joyeux musiciens de Mickey 3D débarquent avec la ferme intention de faire oublier la pluie qui a transformé le site en marécage.
Que dire du gentillet concert des stéphanois ? Rien de bien formidable sinon  que leur côté éternels ados commence à sentir un peu  le renfermé, et que leurs chansons mi engagées mi fleur bleue, tendance écolo (ça ratisse plus large) conviennent mieux à un printemps de Bourges  ou un Solidays. qu'a un festival (avec un public qui de plus attend iggy & the stooges comme le retour du messie sur terre) Pas de surprises donc ! plutôt  du convenu, une version de "Il Faut Que Tu Respires" massacrée par une tentative rap : "Vous aimez le rap ?" demande le chanteur ... "Nous on fait du rap écolo !!" (A cette info, notre regretté Coluche dirait : "c'est nouveau ! ça vient de sortir") ; en rappel une reprise d'une chanson qui leur appartient quand même un peu, et nouveau massacre avec "J'ai Demandé A La Lune" raté, idem pour "Les Gens Raisonnables" qui perd de son ironie dans une version lente et sans âme.
Je ne sauverai du naufrage que la courte chanson "Jacques"dédicacée à une certaine Bernadette, et "La France A Peur" relativement bien interprétée.
C'est donc peu pour que ce concert ait réchauffé un public transi et glacé ; mais les festivaliers sont des gens tenaces et têtus, car après la cour de récré de Mickey 3D, surgit torse nu comme un diable devant des fans conquis d'avance un Iggy Pop qui nous rappela vite fait pourquoi nous étions là

26/07/2005

Iggy & the Stooges -festival des vieilles charrues 2005

 

medium_iggy_stooges.jpg

Il est 23 h10 sur la scene Glenmor ,principale scene du festival des vieilles charrues 2005 .Il est 23 h 10 et ca fait des heures et des heures qu'il pleut a verses ,la pluie a transformé le terrain en gadoue epaisse et poisseuse et ce n'est ni   Mickey 3d ni Bertignac qui auront reussit a rechauffer les dizaines de milliers de festivaliers déchainés et impatients malgré les conditions climatiques catastrophiques
il est 23h10 et les dizaines de photographes qui avait passablement ignorés les groupes précedents se massent devant la scene
il est 23 h 10 et c'est ray cokes les legendaire presentateur de MTV qui vient annoncer en maitre de cérémonie l'attraction majeure de ce festival 2005
ladies & gentlenman please Welcome to the fabulous STOOGES !!!!!
il est 23 h 12 et voila l'iguane jean taille basse torse nu qui surgi comme un diable et attaque immediatemment Loose puis enchaine sans souffler sur Down on the street et deja c'est l'apocalypse
on sait qu'il n'y aura au menu de du Stooges et qu'on peut faire une croix sur les standards de l'iguane en solo
iggy d'ailleurs ne se prive pas de nous le rappeller ' we are THE STOOGES' hurle t'il au public
et tout ou presque va y passer (I wanna be your dog - 1969 (Atomique ) - TV Eyes (effrayant de fureur et de folie) - dirt )
les Asheton brothers derriere assurent comme pas possible des monstres ce sont des monstres mike Watt remplace a la basse Dave Alexander le seul stooges original absent retenu au paradis du rock depuis 1975 ,le son est enorme et devant la scene c'est la folie totale ! c'est l'evangile du rock selon saint -Iggy l'iguane fait son show ca saute , ca rampe ,ca grimpe partout , ca descend de la scene et ca fout le bordel sur NO fun quand il demande aux fans dechainés de monter sur scène
beaucoup vont tenter de passer les hordes de vigiles qui s'opposent et dégagent tout ce qui passe la barrière mais une poignée vont réussir a rejoindre iggy sur scene pour pogoter autour de lui
et a ce moment l'iguane n'a plus 58 ans il a 15 ans 20 ans avec tout ces gosses qui s'eclatent a ses cotés trois generations sont la pour ce concert historique un peu comme pour Deep purple la veille
juste la folie en plus
juste la folie en plus

17:10 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

20/07/2005

Aladdin sane (1973)

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 1972 Bowie vient non seulement de livrer a la face du monde un album de légende( ziggy stardust) mais il s'autoproclame prince d'un mouvement glam en pleine ascension et produit coup sur coup trois disques essentiels pour l'avenir du rock Raw power d' Iggy & the stooges puis Transformer de Lou Reed alors en pleine dégringolade existentielle et a un degré moindre 'All the young dudes' de Mott the hopple
Après cette année artistiquement très riche David Bowie démarre 1973 Sur les chapeaux de roues et l'homme caméléon frappe très fort avec la sortie de Aladdin sane précédé d'un single époustouflant 'drive -in saturday'
Cet album marquel'apogée de ce qu'on appellera le rock décadent et contient des titres qui vont
devenir des standards de bowie :'watch that man' -' cracked actor' -' time '-' jean génie' -'aladdin sane' (qui donne son nom a l'album)
il contiendra également une très belle reprise d'un tube des Stones 'let's spend the night together 'et fait la part belle aux musiciens mike garson (piano) et Mike Ronson (guitare) omniprésents tout au long de ce disque fulgurant
la pochette sublime (peut- être la plus belle de bogie) va figer a jamais Bowie dans tout les esprits avec son visage androgyne zébré par cet éclair irisé
Ce personnage nouveau crée pour cet occasion Bowie va le transporter partout a travers le monde ; de l'angleterre aux États-unis en passant par le Japon ou Bowie va devenir une icône absolue
Fort de ce succès planétaire Bowie rentrant a Londres après une tournée triomphante en compagnie des 'spiders from mars au complet va le 3 Juillet 1973 sur la scène de l'Hammersmith odeon suicider le personnage de Ziggy lors d'un concert devenu historique et immortalisé par la caméra de D.A.Pennabaker
Ziggy mort ALADDIN SANE Mi homme mi femme mi ange mi démon peut désormais envahir l'imaginaire des fans du chanteur partout sur la planète et imposer définitivement Bowie comme le plus grand artiste du début des seventies

 

David Bowie -   'the jean genie'

 

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14:45 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

Technique (1989)

Nous sommes en 1983 et New Order s'impose avec l'album Power, Corruption & Lies comme les héritiers de Kraftwerk LE modèle absolu du groupe.
Cinq ans plus tard, fort de quelques singles mémorables pour ne pas dire historiques ("Thieves Like Us", "Blue Monday", "Confusion"), le groupe de Barney Summer & Peter Hook découvre le son de New-York en étant invité a jouer au Paradise Garage (club mythique qui donnera son nom au mouvement musical)

Pour New order c'est une révélation et des lors le groupe ne cessera de naviguer entre deux le son Manchester et celui de New-York.
A Manchester, ils sont en terrain déjà conquis depuis qu'il ont inauguré en 1980 ce qui restera comme la plus grande discothèque de l'histoire de la pop anglaise: l'Hacienda (où débuteront, entre autres, Happy Mondays et Stones Roses.
c'est New Order qui a permis au mouvement, que l'on baptisera Mad-chester, d'exploser en proposant un mélange dance-rock-indie totalement novateur et inédit.
Personne n'est donc surpris lorsque, en 1988, le groupe déclenche une révolution musicale en enregistrant dans un état de défonce permanente a Ibiza l'album Technique,monument a la gloire des pistes de dance-floor et des substances qui souvent les accompagnent a cette époque.
Le groupe enfoncera encore le clou en interprétant "Fine Time" a l'émission Top Of The Pops, les yeux effroyablement extasiés déclanchant une furia qui durera deux ans,
Technique va truster les plus hautes places des charts européens et va incendier les clubs pour faire danser des nuits durant des milliers d'ados; Toute l'Angleterre et le reste de Europe ne vivant plus alors qu'au rythme de Manchester.

 

 

 

 

05:05 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

19/07/2005

Keep on your mean side (2003)

Des le premier titre, le ton est donné : ce "keep on your mean side" du duo formé par VV et Hôtel sous le délicieux nom de The Kills est un album de rock pur et dur, du son brut et sale, qui rappelle inévitablement les grands disques que PJ Harvey nous avait pondus voici déjà quelques années ("Dry", "To Bring You My Love"), ou encore les envolées rock'n roll de la grande Patti Smith, référence incontournable de toutes les chanteuses de rock.

La référence est audacieuse, mais en aucun cas ne semble effrayer ou complexer The Kills, qui enchaînent pour notre plus grand plaisir des titres irrésistibles et plein d'énergie ("Hand", "Kissy Kissy", "Cat Claw", "Superstition", "Fried My Little Brain"...)
Intro et enchaînements, la guitare donne le ton et il est impossible de résister à la furieuse envie de taper du pied, tandis que la voix habitée de VV nous traverse et nous lamine le cerveau. Hôtel de son côté, se chargeant de nous transporter très loin avec sa guitare en boucle et le tempo hypnotique et lancinant donné aux chansons.

Rock'n roll donc, mais rock 'n roll de grande qualité pour un premier album exemplaire, signé d'un groupe qui impose avec ce "Keep On Your Mean Side" (et sa magnifique pochette) un style bien à lui.

The Kills -   fried my little brain

 

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23/06/2005

The 13th floor elevators ou la météorite psychédélique

L’histoire brève et chaotique des 13 th Floor Elevators est l’exemple type de ces épopées psychédéliques qui virent à la débandade des idées utopiques noyées dans un torrent de boue et ruinées par les drogues qui les ont inspirées
Musicalement le groupe est pourtant assez moyen, leur musique se présente comme un mélange pêle-mêle de folk, de rock et de rythm & blues.
Des membres originaux : l’un a été assassiné, le second est devenu scientologue, le troisième junkie et le leader Roky Erickson a lentement continué sa dégringolade sur les pentes de la folie et de la schizophrénie.
Accro a la méthadone dès 1967, Roky transporte son groupe de San Francisco à Austin ou très vite il se fait repérer puis coffrer par les autorités locales où on lui propose de choisir entre prison et hôpital psychiatrique. Il préfère la seconde option et le voilà enfermé. Il s’échappe, on le rattrape pour finalement l’interner à la clinique psychiatrique de Shoal Creek où il passera 3 longues années soumis à un traitement à la Thorazine et aux électrochocs
Libéré, il flirte à nouveau avec la méthadone et l’héroïne mais réussit à enregistrer pour un budget de 100 dollars grâce à Doug Sham (leader du groupe Sir douglas quintet) un 4 titres dont le single red temple prayer sortira en 1976, sous un obscur petit label .
C’est à cette époque que leur ancien leader refait timidement surface. Les 13 th Floor Elevators deviennent brutalement une référence musicale en partie grâce à Tom Verlaine et Richard Hell, les deux têtes pensantes du groupe Télévision qui délirent sur le groupe et reprennent sur scène Fire engine une vieille chanson des Elévators
Puis viennent successivement Père Ubu et Patti Smith qui citent le groupe comme l’une de leur principale source d’inspiration. On assiste alors à la réapparition dans les bacs des 4 albums du groupe, épuisés depuis bien longtemps. Ils deviennent des albums-références.

Les 13 th Floor Elévators et leur leader Roky Erickson -sorte de croisement musical entre Syd Barrett et Iggy Pop- quittent alors l’anonymat pour entrer dans le cercle très fermé et très prisé des groupes cultes



The 13 Th Floor elevators - are you gonna miss me '
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22/06/2005

Le fil 2005

 

 

C’est le gros coup de cœur de cette année 2005
Surgie de nulle part une jeune chanteuse nous livre son second album baptisé le fil et réalisé avec un concept totalement inouï puisqu’ enregistré avec une seule note (la note Si) fil conducteur permanent de cet album lumineux et intelligent
Chanteuse sur 4 titres du groupe Nouvelle vaguequi nous livra un très bel album de reprises voici quelques mois Camille réussit a nous étonner et a forcer notre admiration car ce qu’elle propose ne ressemble a rien de connu chez nous
Expérimental ; minimaliste ,avant-garde, vous pourrez adapter le qualifitatif que vous souhaitez pour définir ce disque magique
Petite sœur (artistiquement parlant) de Dominique.A ou fille spirituelle de la grande Brigitte Fontaine on peut situer Camillequelque part entre la new-yorkaise Laurie Anderson, l’islandaise Bjork et notre Emilie Simon (autre révélation française de ces derniers semestres) Camille s’impose comme une artiste a part dans notre monde musical stéréotypé et insipide
Les titres principaux (la jeune fille aux cheveux blancsta douleur - vouspour que l’amour me quitteau port) sont reliés tout au long de l’album par une délicieuse comptine entêtante.
Le fil devrait de part sa qualité et son originalité faire de Camille une artiste reconnue, une chose est sure cet album pas tout a fait comme les autres  va squatter ma platine pour un bon bout de temps

Camille -  'pour que l'amour me quitte'

 

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15:10 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

The Modern Lovers (the modern lovers 1976)

 

Formé en 1972 par Jonathan richman fan inconditionnel du velvet underground (on raconte qu'il dormait par terre dans les studios quand Lou Reed et sa bande enregistrait les albums de légende que l'on connaît) the Modern Lovers est un groupe historique et cet album baptisé simplement the modern lovers est l'une pierre angulaire de la musique pop rock de la fin des glorieuses seventies
Enregistré sur la cote ouest pour échapper a la tentaculaire New York et produit par l’inévitable John cale le groupe est composé de musiciens qui deviendront tous membres a part entière de groupes importants
On retrouvera en effet Jerry Harrison (claviers) chez les Talkings Heads, David Robinson (batterie) chez les Carset , Ernie Brooks (basse) avec Elliot Murphy, tous sont profondément marqués par l’explosion culturelle du velvet underground et cela s’entend
C’est véritablement un disque étourdissent totalement irrésistible qui contient l’un des plus grands hymnes du rock le célébrissime ‘roadrunner’ auxquels tous les apprentis guitaristes vont s’essayer
Les autres titres proposés sont de pures merveilles du ‘ I’m straight ’ a ‘ astral plane’ très marqué Doors de ‘Pablo Picasso’ (que reprendront entre autres John Cale et David Bowie) a’ someone I care about’ou la voix de trainante de Richman explose tous les morceaux sont ici exceptionnels
Malheureusement le même Richman qu’on aurait pu penser combler d’avoir su insuffler une telle énergie et d’avoir livré un tel album va être mal inspiré puisqu’il va rejeter cet album et dissoudre le groupe pour continuer avec beaucoup moins de brio
Disque unique –disque mythique –disque charnière appelez le comme vous voulez  mais une chose est sure c’est un disque indispensable et  complètement représentatif d’une époque, ce disque qui a failli ne jamais voir le jour (3 ans entre les premières répétitions et sa sortie en 75 sur le marché ) est un chef d'oeuvre de bout en bout .

 

The Modern Lovers - I' m straight


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19/06/2005

Rencontre avec une legende vivante

pour un fan de rock comme moi pouvoir passer un peu de temps (3 heures environ) avec l'une des 5 ou 6 plus grandes rock -stars vivantes restera un moment inoubliable
hier soir avant de donner un concert évènement a Bercy lundi 20 juin 2005 le 'Boss' était pour moi tout seul et fidèle a son image j'ai rencontré un type épatant d'une grande disponibilité et d'une infinie gentillesse -terriblement rock'n roll ,toujours aussi engagé dans les luttes contre la pauvreté et les injustices de notre société
discuter , dialoguer , rire et partager de tels moments avec un artiste comme Bruce Springsteen est pour moi un immense privilège
grand moment d'émotion et de fierté mélangées pour moi ,fan des  premières heures qui écoutait deja "Nebraska "ou "born to run" depuis tant d'années
photo du mois donc ! que dis-je photo du mois ,photo de l'année !