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16/05/2005

Disparus Brian Jones, Jim Morrison et Ringo Starr et John Lennon


Qui de Paul mac Cartney ou de Ringo Starr sera le dernier survivant de la chanson de Jane Birkin "Ex-fan des sixties" ?
Ecrite par Serge Gainsbourg au milieu des Seventies la chanson dresse une liste des idoles disparues du pop rock.
Survenue en plein mixage de la chanson la mort inattendue d’Elvis Presley contraint Gainsbourg a modifier son texte afin d’ajouter le ‘King’ a son triste inventaire.
C’est dans la seconde strophe ou elle énonce les noms des quatre Beatles que l’on retrouve les dernières rock stars toujours en vie a défaut d’être en activité
Évidemment au delà du phénomène ‘ I Want to die before I get old’ il est évident que l’aura et le charisme d’un Brian Jones ou d’un Jim Morrison ne peuvent être comparée aux personnalités fades et tièdes d'un Paul Mc Cartney ou d’un Ringo Starr (ce nom dejà !)
Bizarrement on remarquera que l’on ne retrouve pas dans la chanson d’autres membres des Rolling Stones excepté le beau Brian ,exit donc Jagger et Richards( de même que Dylan ou Clapton autres icônes incontournables de la scène pop rock de l'époque ) ;
De la a penser que Serge Gainsbourg préférait les Beatles aux Stones il n’y a qu’un pas que je ne franchirai pas.
Peut-être avait-il déjà glissé un indice dans ‘ "qui est In qui est Out "? Avec la rime ‘rue Fontaine il y a foule’ -‘pour les petits gars de Liverpool’
Cependant je pencherai plutôt pour une représentation des quatre Beatles en tant que groupe artistiquement mort indissociables les uns des autres contrairement aux Stones dont les seventies constituent certainement une apogée tant médiatique que discographique (" let it bleed "– "sticky fingers "– "some girls").
Quelques années plus tard dans les délires et fantasmes masturbatoires de Melody plus traces cette fois des Beatles mais place a Lou Reed , aux Rolling Stones et a T.Rex …..Tiens ! Encore T.Rex
De la a penser que notre Gainsbourg préférait Bolan aux Beatles il n’y a encore qu’un pas que je ne franchirai toujours pas.
De toutes façons et il l’a assez répété c’était Cochran son idole absolue mais Serge a su souvent prendre le sens du vent et retourner sa veste au gré des modes et des courants. Nous sommes en 2005 et Serge Gainsbourg (qui l’eût cru) fait maintenant partie du patrimoine national s’ennuyant un peu au paradis des artistes auprès de Férré, Trenet ou Brassens.
Paul mac Cartney a rempli voici déjà quelques mois le palais omnisport de Paris-Bercy, sa carrière solo ou après-Beatles (the Wings) reste respectable jusqu’au début des années 80 ,il a ensuite fait un peu tout et n’importe quoi (les duos avec Michael Jackson ou encore Stevie Wonder pour ne citer que les plus connus) .A Bercy le public des quadras ‘avant c’était bien ‘ attendra que Macca daigne interpréter les standards de la glorieuse époque de Liverpool.
Ringo Starr quant a lui a tranquillement traversé ces 30 dernières années sur les cendres du plus célèbre de tout les groupes de l’histoire du rock, il s’appelait (et s’appelle toujours) Richard Starkey mais qui s’en souçie vraiment, lui aussi a fait un peu tout et n’importe quoi avec une nette préférence délicate et discrète pour le n’importe quoi.
Disparus Brian Jones, Jim Morrison, Eddie Cochran, Buddy Holly c’est pareil Mac Cartney , Georges Harrison et Ringo Starr et John Lennon.cherchez l'intrus !
Dans quelques années la liste sera complète et tous auront définitivement disparus, celui qui aura composé cette chanson nous a quitté un soir de Mars 91 laissant orphelin une génération entière qui l’aura tardivement reconnu.
Je n’ai pas attendu la gainsbourmania pour savoir qu’il avait sa place auprès des idoles qu’il vénérait : Janis Joplin, Otis Redding , Billie Holliday ,Eddie Cochran ou John Lennon.
Ex-fan des sixties je ne suis pas une baby-doll et je danse de moins en moins souvent le rock’n roll mais votre musique coule en moi et vos chansons pourtant tant écoutées font a jamais partie de ma vie

07/05/2005

The libertines

 
 
 
 

Deux petits tours et puis s'en vont.
Exit donc les Libertines! (aux dernières nouvelles, mais je pense que c'est bel et bien terminé, le climat sulfureux et toxique qui entourait Carl Barat et Pete Doherty a eu raison de leur cohésion musicale et de leur amitié).


Donc, il nous reste quoi ? Deux albums.
Seulement quelques chansons, dont les dernières sont regroupées sur ce second disque baptisé sobrement '"The Libertines".

Pochette superbe avec un contenu qui, il faut bien l'avouer, sonne terriblement rock'n roll ! Bref, un disque qui bien que dopé par le split soudain du groupe quelques mois à peine après sa parution, donne furieusement envie de taper du pied et de danser, et qui installe le groupe parmi les dignes successeurs d'autres grands groupes des années 70-80 ( Clash -Kinks).
Les titres s'enchaînent avec des sommets ("Can't Stand Me Now" qui entame l'album bille en tête, "The Man Who Would Be King", "What Katie Did" , "Music When The Light Goes Out", ..). Ce disque pourrait être parfait si on ne trouvait en plage 3'don't be shy "  un ratage intégral, avec ce calamiteux "mal joué et surtout mal chanté. Comme une verrue, cette chanson vient gâcher le plaisir et l'homogénéité de l'ensemble. Mais on leur pardonnera, car le reste est excellent et ne peut que nous faire nourrir à nous auditeurs, des regrets de savoir que le disque qui tourne sur ma platine sera le dernier de cette bande de furieux !

Et il faut bien avouer que  personne mieux que les Libertinesne chante les 'wap doo wap' ("What Katie Did") ou les lala la-lala ("The Man Who Would Be King").
Finalement le plus triste dans ce disque formidable, c'est qu'il soit malgré lui le testament d'un groupe victime de lui-même qui avait sûrement plein de choses encore à nous montrer

 

ecoutez 'music when the light goes out '
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30/04/2005

Kings of leon ! la claque


Découverte du mois


il etait temps on est le 30 avril !

kings of leon groupe américain surgi de Nashville bien loin du pavé new yorkais ,loin de Detroit et  plus loin encore des poseurs éphèmeres du rock anglais
Avec eux pas de surprises  , de la musique , des riffs de guitares , de l'énergie , du véritable rock'n roll sans colorant; du brut de brut on pourrait facilement  croire en les écoutantqu'ils sont  issus d"un clônage -creedence- lynyrd skynyrd relevés d'une pointe de MC5 et la voix particulière du chanteur nous rappelle par moment le regretté" Bon Scott premier chanteur mythique d'AC/DC
Bref a l'écoute de leurs deux FULGURANTS albums aux drôles de noms ("youth & youg manhood" et "aha shake heartbreak") il semble clair que seuls les amputés ou les sourds ne taperont pas du pied)
j'ai malgré tout la curieuse impression que La France va passer a coté de ce phenomène musical renversant qui est loin d'être une mode mais (et cette fois -ci c'est VRAI!) une totale révélation
a vos platines VITE les kings of leon sont là

Ecoutez ' red morning light'


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26/04/2005

Brian jones ,l'ange déchu des Sixties


Dans la nécrologie du magazine Rolling Stones de Juillet 1969 Geil Marcus expliquait que la mort de Brian Jones n’avait causé aucun choc à ses yeux, il résumait la vie du musicien en ces termes Brian a vécu a tombeau ouvert, il ne lui restait plus qu’a tomber dedans
En fait Brian Jones n'eut  réellement  qu'un seul ennemi, lui-même car il a véritablement usé et abusé de son talent et s’est brûlé les ailes comme un papillon de nuit aux fantasmes rock’n roll de son époque

Dès 1965,il ne joue que rarement de la guitare avec les Stones et toutes les prises studio doivent être doublées par Keith Richards car Brian est soit malade , soit absent et la plupart du temps trop défoncé.
Fréquemment hospitalisé pour dépressions nerveuses ou abus de drogues il s’éclipse bientôt totalement de la scène et les quatre autres membres du groupe commencent a le détester.
A l’image d’un autre anglais le génial Syd Barrett fondateur des Pink Floyd qui fut incapable de tenir la barre du groupe qu’il avait fondé Brian Jones n’est plus q’un boulet pour les autres membres des Stones qui sont en train de conquérir la planète rock’n roll
Le beau et mystérieux Brian fût cependant l’incarnation de la douce et malsaine époque du londres Seventies et il subjuguait le Tout Londres lors de ses apparitions au côté d’Anita Pallenberg dans les clubs et les boîtes de la capitale
Leur idylle passionnée et tumultueuse dura de Septembre 1966 au printemps 1967 puis Anita quitta Brian pour Keith Richards.
Après cette séparation il eût toutes les excuses pour se démolir a corps perdu, sa consommation de drogues atteignant des sommets inquiétants et son attitude devenait véritablement suicidaire frôlant chaque jour le point de non-retour il répétait d’ailleurs souvent
Je n’atteindrai pas 30 ans
il se mis ensuite a ressembler a un Louis XIV sous acide , au bord du gouffre , homme- pharmacie mélangeant cocaïne , Mandrax , acides, speed , morphine mais son principal problème restait l’accoutumance aux barbituriques dont il perçait les gélules afin que leur contenu passe plus vite dans le sang. Malgré le soutien des amis proches (dont le batteur du groupe Charlie Watts) il n’avait pas le réel désir de guérir et lorsqu’il rentrait en clinique il y amenait les drogues qui l’y avaient conduit.
Viré définitivement des Stones en 1969 après avoir échappé de peu à la prison pour deux affaires de drogues, il quitte Londres pour s’installer à la campagne et cinq jours seulement après la séparation du groupe on le retrouve mort noyé, le légiste concluant à un décès accidentel.
En réalité, on suppose qu’il est mort noyé voulant se baigner et nager après une prise de drogue importante.
Diverses thèses sur la possibilité d’un coup monté ont circulées et même l’hypothèse farfelue d’un assassinat fût envisagée puis rapidement écartée.
Dans les documents d’archives filmées sur les Rolling Stones on peut voir Brian ; pierrot lunaire au visage bouffi , absent , décalé déjà plus tout a fait sur terre ,déjà ailleurs ,déjà parti

20/04/2005

The rapture : echoes (2003)

 

 

 

 

 

 

 

A l'ecoute de Echoes l'album des Americains de The Rapture, je ne peux m'empêcher de ressentir une frustration tant ma déception est à la hauteur des espérances fondées par l'écoute du premier titre de l'album, le fabuleux "Olio", véritable tube post-punk electro qui démarre cet album en fanfare.
Malheureusement la suite n'est qu'une suite de désillusions, dès la plage 3 on touche le fond avec l'horrible "I Need Your Love" et on ne trouvera plus sur l'ensemble des compositions une seule raison de se réjouir.
La comparaison avec Public Image Limited, fondé par l'épileptique John Lydon et le visionnaire Jah Wobble, dans la période tumultueuse de l'après punk (fin 70's début 80's), s'impose mais là où les fous furieux de P.I.L avait su livrer des disques mémorables (Metal Box, This Is What You Want...This Is What You Get), The Rapture ne nous propose ici qu'un album dispensable, noyé dans une production dont le groupe n'arrive pas a relever le niveau.
Déception donc pour ce  Echoes ou  seul la  puissance frénétique  de "Olio " surnage  et evite au disque d' etre un  album d'un naufrage  totalement raté..

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Benjamin Biolay : a l'origine (2005)

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Benjamin Biolay semblait parti pour devenir le chanteur dandy de la chanson française, ses mélodies, sa voix, son look et surtout tout son talent que l'on avait pu découvrir tant au service des autres (Keren Ann, Henri Salvador, Francoise Hardy) que pour ses 2 premiers albums solos (Rose Kennedy en mars 2002 et Négatif en septembre 2004) et pour l'album pourtant plutôt insipide réalisé en duo avec sa muse et compagne Chiara mastroianni (Home- Juin 2004). Bref tout semblait tracé pour le beau et romantique Biolay, heritier gainsbourien tout  désigné.
Mais en 2005, lassé de ne pas faire partie du paysage rock francais voila que Biolay s'est mis en tête de nous livrer un album plus rock et le résultat est plus que décevant et frise parfois le ridicule !
L'illusion ne dure que le temps du premier titre qui donne son nom à l'album. Le très réussi et mélodieux "A L'origine" est du pur Biolay et la chanson un petit bijou, et puis...
Plus rien ou pas grand chose. Succession de titres stéréotypés où Biolay tente de faire du sous-Miossec ("Dans Mon Dos", "Même Si Tu Pars") ou du sous-Daniel Darc ("Ma Chair Et Tendre").
Une utilisation de boîtes à rythmes à la limite de l'écoeurement ("Cours"), une tentative faussement rap presque risible ("L'appart") des chansons rentre-dedans ("L'histoire D'un Garçon", "Tant Le Ciel Était Sombre").
La belle Chiara ("Paris/Paris") et Francoise Hardy ("Adieu Triste Amour") en invitées de luxe sur cet album dispensable ne parviennent pas à éviter le naufrage qui se dessine au fur et a mesure que le disque avance.
A L'origine est surement l'un des flops de la rentrée musicale du Printemps 2005 et Biolay se ramasse pour avoir voulu jouer le rockeur sombre et méchant.
De vous a moi avec cette jolie tête d'ange, franchement, qui aurait pu le croire ne serais ce qu'un seul instant ?

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19/04/2005

Seventeen seconds (- The Cure 1980)


 Seventeen seconds, troisième album des Cure,  est un disque qui réconcilie public et critiques.

En effet, sur les playlists et dans les classements des magazines les plus divers il est toujours plébiscité et cité comme étant le meilleur de la discographie du groupe emmené depuis la fin des seventies par Robert Smith.
Sorti en mars 80 alors que The Cure est dans une logique de production de singles (et quels singles essentiels si on se souvient de "Boys Don't Cry" ou Killing An Arab") cet album peut être 25 ans plus tard qualifié d'historique tant il synthétise avec talent tout le mouvement new-wave/cold-wave de son époque.
Premier volet d'une trilogie (17 seconds - Faith - Pornography) touchée par la grâce et réalisé en a peine 2 ans, c'est un album qui fera date dans l'histoire.
Robert Smith va inventer un univers, une ambiance, un climat assorti d'un look reconnaissable instantanément et des milliers de jeunes a travers le monde vont s'identifier a cet album qui tournera sur les platines de toute une jeunesse désenchantée et qui trouvera en Smith son mentor, son alter-ego.
Sous la pochette nébuleuse (on est loin du frigo de Three Imaginary Boys ou du dessin naïf de Boys Don' t Cry), une économie de titres (10) et un single phénoménal (le monumental "A Forest") qui font de Seventeen Seconds un album indispensable pour toutes les discothèques dignes de ce nom.
25 ans après la sortie de ce disque essentiel la voix hantée et les murmures de Robert Smith distillent encore de la magie a l'écoute de ce disque somptueux et épuré jusqu'à l'abstraction.


ecoutez "seventeen seconds"

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09/04/2005

Silent Alarm - ( Bloc party - 2005)


Bon  c'est donc au tour de Bloc Party d'être sous les feux de la rampe et de prendre le relais du flambeau du renouveau rock'n roll.
Lourde tâche, mais on se fiche un peu (beaucoup) de savoir si oui ou non ils sont le nouveau 'meilleur groupe' du moment. Ce qui est sûr, c'est que Bloc Party me semble être un groupe plutôt authentique et honnête.
Alors oui, bien sûr, ça sent le Cure des années 80 à plein nez.
Alors oui, l'intro de "Like Eating Glass" fait énormément penser au "Love Will Tear Us Apart" de Joy Division.
Alors oui, la voix du chanteur Kele Oreke ressemble quelque peu a celle de Robert Smith.
Alors oui, la pochette froide et dépouillée rappelle inévitablement le design des pochettes du Cure période Faith et Seventeen Seconds.
Mais tout compte fait, je préfère voir des gosses dans la rue mettre Silent Alarm dans leur lecteur CD, que n'importe quelle autre daube polluante qui garnissent les devantures des fnac et autres virgin megastores.
Bloc Party, n'est sûrement pas le grand groupe qui va révolutionner le monde musical, mais juste une formation qui reusit plutôt bien  la jonction entre " eighties" et notre époque, créant un pont musical entre une génération qui dansait sur "A Forest",et une jeunesse qui danse aujourd'hui sur l'entetant "This Modern Love".


Bloc Party  'tulips'


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09:20 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bloc party

23/03/2005

La triste déchéance du Captain Fantastic


Avant d’être le triste maître de cérémonie de notre calamiteuse Star Academy, avant d’être le grossier personnage qui se permet des propos inacceptables vis-à-vis de ses confrères du monde musical (1) avant d’être devenu une sorte de V.I.P de la chanson internationale, avant de devenir l’un des plus virulents détracteurs du téléchargement sur Internet et surtout avant d’inonder les radios et télés du monde entier avec des chansons et des albums stéréotypés dénués de tout intérêt Mr Reginald Dwight était un grand artiste compositeur doublé d’un musicien hors pair.
Sir Elton John puisque c’est de lui qu’il s’agit était une véritable rock star qui a offert au monde de la musique quelques disques essentiels qui marquèrent leur époque "Honky château "(enregistré en France au château d’Hérouville 1972) et "Good bye yellow brick road "(titre et pochette inspirés du magicien d’Oz) l’année suivante constitueront sans aucun doute l’apogée de la carrière du fantasque chanteur précurseur et chef de file d’un mouvement Glam qui atteindra son zénith au début de ces brillantes années 70 associé au parolier Bernie Taupin il formeront un fameux tandem.


Ami de Marc Bolan ,qu’il accompagnera souvent en tournée il n’hésitera pas a utiliser sur scène toute la panoplie traditionnelle du mouvement glitter , agrémenté d’une liberté vestimentaire emprunté au music-hall et parfois a la limite du ridicule (lunettes surdimensionnées ,plat-forms boots monumentales, costume de Donald).


Ses plus belles compositions datent sans aucune hésitation de cette faste période et on pourrait citer des titres comme ‘your song ’ - ‘ Bennie & the jets’ sorry seems to be the hardest words ‘rocket man’ ou encore ‘ candle in the wind ’ (je parle évidemment de la merveilleuse chanson composée en 1973 pour Marylin Monroe et non pas de l’escroquerie musicale de 1997 ré enregistrée a la hâte sur le cadavre encore chaud de Lady Di.


Loin désormais des concerts grandioses et décadents, loin des costumes hallucinants et des fêtes cocaïnées et insensées de cette glorieuse époque, il faut reconnaître que Sir Elton puisque il a été anobli par la reine entre temps (c’est a cette occasion qu’il aurait du revêtir a nouveau son costume de Donald géant voila qui aurait été rock ‘ n roll) est devenu un personnage peu sympathique et plutôt grotesque

Pale caricature de lui même qui continue années après années a nous livrer des disques sans grand  intérêt qui polluent la bande F.M de toutes les radios de la planète n’hésitant pas pour cela a creuser dans toutes les tranchées variant de l’album symphonique live (le pompeux live in Australia en 1987 a l’inévitable album de duos improbables (le travesti Ru-Paul – le péroxydé Nick Kershaw – le fade Paul Young– pour Duets 1993- ou encore de la Bande originale de film raté (the Muse 1999) sans oublier bien entendu son plus gros filon la musique pour film Disney (the Lion King en 1994 – Road to El dorado en 2000)
Il faut reconnaître cependant qu’il a toujours su livrer des singles qui archi diffusés par les radios et les chaînes a vidéos –clips sont devenus des standards incontournables aussi impossible pour le commun des mortels d échapper a des chansons comme Blue eyes (82), I’m still standing (83) Nikita (86), ou Sacrifice (1991).


En 2004 Elton John nous a proposé Peachtree road son 43ème album ce qui me fait penser que pour un artiste né en 1947 une telle production relève davantage de l’asservissement que de la véritable création.
43 albums live et best-of compris l’histoire de la musique n’en retiendra que quelques uns (les  premiers  sont ,   reconnaissons le  vraiment  excellents ) mais on ne  pourra pas oublier le personnage fabriqué par Reginald et affiné au cours des années jusqu'à la caricature d’aujourd’hui, star parmi les stars et archétype de ce qui peut exister de plus puant dans le monde du spectacle.


Beaucoup plus intéressant que tout les disques moisis qu’ils nous livre depuis 25 ans son implication dans le cadre de la lutte contre le sida est d’une toute autre nature car bien avant la mode des vagues de charité qui va s’emparer du monde du show-biz Elton va s’investir dans l’information et dans le combat avec son association ‘L’Elton John AIDS Foundation ’.


Malgré cette facette louable et inattaquable notre Elton international n’est malheureusement plus qu’un chanteur grassouillet déjà usé et vieux avant l’heure et qui visiblement ne peut se résoudre a raccrocher, en effet faut-il désespérément aimer les sunlights du star-system pour se corrompre dans une émission affligeante comme la star –academy ?.


Son sourire béat sur les plateaux télés est une insulte au grand artiste qu’il a jadis été ,  il n’est plus désormais qu’un triste clown un peu risible moins expressif encore que sa statue de cire du musée londonien de madame Tussaud , loukoum a perruques ou momie vivante millionnaire en dollars , celui qui un jour s’était carrément payé une équipe de football (épinglé a cette occasion par Pink Floyd dans ‘Money’ ) organise aujourd’hui des ventes aux enchères d’objets personnels de son passé de rock star ,une manière sans doute de tirer un trait ce que qui pourtant a représenté la plus belle façade de sa créativité artistique.

(1)Pour mémoire : Accusant Madonna de ne chanter qu’en play-back et véxé de la voir retenue dans le cadre des Grammys en catégorie ’Prestation Live ’ il déclara « tous ceux qui chantent sur scène en play back devraient etre abattus sur le champ les invitant ensuite d’aller tous se faire F….. »
On appréciera a sa juste mesure l’élégance et la courtoisie des propos.



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18/03/2005

Remember joe strummer -East Village -new york city

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En balade du coté de l'east village a New -York j'ai vu cette fresque -hommage a joe Strummer qui a provoquée instantanément une vive émotion et un pincement au coeur

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27/02/2005

The stones roses (the stone roses 1989)

 







il ne sont pas légion les groupes a avoir pu offrir a la planète un premier album de tel niveau
Outre le fait de placer (avant les frères Gallagher) Manchester sur la carte mondiale du Pop -rock les Stone Roses s'affirment comme l'un des groupes les plus novateurs de la fin des années 80 ouvrant la voie a tout un courant indie -dance aussi passionnant que éphémère ce premier album s'impose (a égalité avec "pills thrills & bellyaches" des happys mondays) comme l'étendard de ce mouvement qui réconciliera pop-rock et pistes de danses
produit et arrangé de fort belle manière ce premier album éponyme est une véritable machine a danser a l'image de  ces  deux titres historiques que sont I'm the ressurection  et I Wanna be adored .
Tout ici est énorme ! les arrangements ,l'utilisation des instruments, les nappes sonores psychédéliques et envoûtantes.
Le climat totalement cosmique qui se révèle a l'écoute de cet album en fait assurément l'un des Disques les plus incontournables de ces 20 dernières années
têtes pensantes et géniales des Stones Roses Ian brown et John Squire ne sauront pas profiter du  succès inespéré de ce premier album encensé a la fois par les critiques et le public.
leur égo surdimensionné les fera rapidement déraper , tout comme d'autres groupes pointilleux et perfectionnistes comme talk talk ou my bloody valentine ils passeront des années a digérer ce disque énorme qui va au bout du compte les dévorer.

The Stone Roses - I  Wanna be adored


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29/01/2005

Zep up in the sky


Septembre 1970 : Pour la première fois depuis de nombreuses années les Beatles ne sont pas élus ‘groupe de l’année ‘ par les lecteurs du très sérieux et très influent Melody Maker, ils viennent pourtant d’enregistrer un de leur album  clé : Abbey Road, coup de tonnerre donc ! Qui ose ainsi détrôner les 4 de Liverpool de leur confortable piédestal ? – les Stones ? Les Doors? Non ce groupe Trouble fête est celui qui va tout révolutionner sur la scène rock des seventies , d'ailleurs ce n’est pas vraiment qu’un groupe c’est plutôt une véritable machine infernale pour qui on va carrément inventer une étiquette ,un genre qu’on appellera le heavy metal et plus tard  le hard rock .
Fondé sur le cadavre des Yardbirds laissé fumant par Jimmy Page l’ange surdoué de la guitare le groupe va d’abord s’appeler The New Yardbirds pour rapidement se rebaptiser Led Zeppelin nom qui selon la légende lui aurait inspiré par Keith Moon, batteur des Who et autre timbré devant l’éternel qui découvrant la musique puissante et lourde de Page et sa bande l’aurait comparé a un dirigeable de plomb prêt a s’écraser.
Jimmy Page, ancien requin de studio (il a joué pour Them , the Kinks the Who , mais aussi pour notre Hallyday national ainsi que pour Polnareff va s’entourer d’un alter –égo Robert Plant qui sera la voix féline et inoubliable de cette formation ,les deux autres musiciens du ZEP seront   John Bonham dit ‘Bonzo ‘ batteur genial et cinglé et John Paul Jones qui sera le bassiste appliqué de ce quatuor en marche
Sex , Drugs & Rock’n roll, c'est la maxime classique maintes fois mise en application dans le monde du rock déjanté et très libéré des années 70 et plus que tout autre Led Zeppelin va se l’approprier pour en faire un mode de vie ,un mode de pensée ,une raison d’être ;  entre albums- événements sans titre sinon qu’une simple numérotation (les fameux I, II, III, IV ) les tournées marathons ,les  prestations scéniques colossales et inoubliables , mais aussi les scandales en tout genres, accusations diverses fondées ou fantaisistes (les viols collectifs , le satanisme)  , et les drogues présentes partout dans l’entourage du groupe et bien sur au sein du groupe lui même
Pageet sa bande vont dévaster dix ans durant le paysage musical de leur époque et à l’image d’ Attila et sa horde de huns la ou le Zep va passer plus rien ne repoussera.
A l’époque les puristes du blues feront néanmoins la fine bouche scandalisés de voir plagiés certains standards mais si Led Zeppelin s’inspire sans se cacher des bluesmen comme Willie Dixon ou Howlin’ Wolf le groupe ne se contente pas de reproduire leurs standards ils les dynamitent, les restructurent et les habillent d’une aura nouvelle au point de se les approprier définitivement.
Pendant 10 ans d’un règne presque sans partage le dirigeable de plomb va voler haut, très haut et le groupe n’aura de cesse de défrayer la chronique et d’enrichir les tabloïds en imposant l’image d’un groupe de rock totalement imprévisible tant a la scène qu’a la ville , de Page rachetant pour s’y installer la maison d’Alistair Crowleyhaute figure de l’occultisme qu’on disait véritable sorcier) aux pochettes de disques ,textes et symboles subliminaux en passant par les consommations effrénées et gargantuesques d’alcool , de drogues diverses et de groupies de tout age, d’autant plus qu’il ne fallait pas compter sur Peter Grant le manager du groupe pour ramener ces garçons dans le droit chemin ce dernier se révélant a lui seul encore plus dingue que les 4 musiciens réunis.
Cette spirale infernale va se terminer tragiquement pour l’un d’entre eux en Septembre 80 a la suite d’une beuverie gigantesque dans l’appartement de Pagea Londres John Bonham s’écroule et ne se relève pas alors bien sûr la mort d’un individu capable de boire en 2 jours autant de vodka que vous et moi en toute une vie ne surprendra personne mais cette tragédie va sonner le glas d’un groupe qui depuis quelques années et surtout depuis la fin de son contrat chez Atlantic ne livre plus que des albums moyens en regard notamment du fameux carré magique I II III et IV .Il est vrai que lorsqu’on a jeté a la face du monde des chansons du calibre de "stairway to heaven" – "dazed and confused "–"going to California "ou encore "Kashmir" on n’est plus tenu de prouver son talent .
Et bien évidemment tout ces titres comme tous ceux d'ailleurs  du répertoire du Zep prennent de  dimensions  lorsqu’ils sont joués ‘Live’, triturés , décortiqués , étirés dans  des versions apocalyptiques de parfois 20- 25 minutes le groupe invente a cette occasion des sons , des riffs ,des enchaînements totalement sidérants, la voix chaude et sensuelle de Plant associé a la puissance des fûts de Bonham , epaulée par le virtuosité exceptionnelle de Page et la solidité de Jones font de Led Zeppelin l’un des groupes LE groupe pour certains) le plus complet de tout les temps.

 

Led Zeppelin -the battle  of evermore


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25/01/2005

The piper at the gates of dawn -disque intemporel




 

 

 

 

 

 

On peut posséder un album réputé indispensable sans pour autant l’écouter régulièrement mais y être profondémént attaché.
C’est le cas du premier album enregistré par l’un des groupes les plus célèbres de la planète ( et d’ailleurs….)Pink Floyd
Précisons d’abord une chose primordiale , cet album gravé en 1967 en pleine explosion du mouvement psychédélique est d’abord et avant tout un disque de Syd Barrett ,le génie et fondateur du groupe de Canterbury,il compose ,chante et joue la plupart des parties guitares sur la quasi-totalité des morceaux qui composent ‘the piper’ .

C’est bien sûr la personalité unique ,fantasque et totalement hors-normes de barrett qui va donner a ce premier album un ton si particulier et qui va faire de ‘the piper ‘ la pierre philosophale ,le mètre-étalon du mouvement musical psychédélique de toute la planète et tout comme il y avait eu un avant et un après ‘sergeant Pepper’s ’ il y aura un avant et un après ‘the piper at the gates of dawn ’ et on peut affirmer qu'il se doit de figurer dans tous les discothèques dignes de ce nom
‘the piper at the gates of dawn’qui doit son titre mystérieux a un poème de William Blake une des idoles de Syd Barrett va révolutionner son époque ,évidemment et cela ne surprendra personne c’est la découverte du L.S.D très en vogue a l’époque , qui va influencer la création et la composition de ce disque au point que Syd Barrett, déjà sérieusement perturbé ne se remettra jamais des abus de sa consommation excessive et suicidaire , sa santé mentale va vite décliner rapidement au point d’etre écarté du groupe qu’il avait crée Incapable d’assurer les premières tournées du groupe ,il sera remplacé par David Gilmour pour devenir un artiste maudit enregistrant quelques albums solos qui dévoileront davantage encore l’étendue de la paranoïa de son cerveau malade.
Sue ce premier Pink floyd on ne retrouvera pas les singles déjà enregistrés et encensés par le public et les critiques britanniques ;pas de Arnold Layne donc ni encore moins de See Emily play titres tous deux complètement renversants et signes évidents du génie visionnaire du groupe et de son approche nouvelle dans la façon de composer.
Ces absences remarqués font faire grincer les dents du public londonien branché qui ne comprend pas que des chansons symboles et aussi représentatives d'un courant et d'une époque abouties soient ainsi écartées mais le Floyd ne fait que répéter le coup de poker réussi par les Beatles qui avait fait de même pour la sortie de ‘sergeant Pepper’s ‘ignorant a l’époque d’y faire figurer deux singles classés pourtant tres haut dans les Charts ‘penny lane ‘ et ‘Strawberry fields for ever’ .
Autour de la comète Barrett Pink floyd se compose de Roger Waters à la basse , Nick Mason a la batterie et Rick Wright aux claviers et ce quatuor va bouleverser la face musicale du monde , des envolées cosmiques et sidérales d’Astronomy domine qui ouvre cet album historique en passant par Interstellar overdrive c’est une succession de titres inouïs alternant douces mélodies , explosions sonores , souffles , échos , bruitages ….
les Etats-Unis venaient de passer a l’âge adulte du rock avec l’arrivée du Velvet Underground ,les anglais font faire de même en consacrant les Floyd comme le groupe définitif du psychédélisme , Nous sommes en 1967et si Pink floyd ne joue encore que dans une petite salle mythique de l’underground londonien l’U.F.O, Barrett et sa bande nous propose déjà la musique de l’an 2000.
Bien des années plus tard ,selon un procéssus qui parfois va leur échapper ils vont devenir une machine de guerre pour atteindre une dimension universelle en 1973 avec le célèbrissime Dark side of the moon.
Depuis longtemps Syd Barrett aura artistiquement disparu laissant Waters et Gilmour se disputer des années durant et jusque devant les tribunaux le rôle de capitaine du vaisseau ils n’oublieront jamais ce qu’ils doivent au ‘crazy diamond’ (surnom de Barrett) et le titre Shine on you crazy diamond surWish you were here ' en 1975 lui rendra un hommage tardif mais sinçère
Années après années Le Floyd comme un ogre insatiable va grossir pour devenir le groupe emblématique que l’on sait mais les prémices de tout ce qu’ils vont composer durant toute leur prolifique carrière sont déjà présents sur ‘ the piper at the gates of dawn ‘ disque fondamental , étrange , moderne , un peu schizophrène ,génial toujours novateur ,un disque totalement intemporel .

Pink Floyd   "lucifer Sam "

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22/01/2005

T.V Personalities : météorite géniale des années post-punk

 

 

 

 

 

 

 

 

De Nirvana à Primal Scream de Jesus and Mary Chain aux Lemonheads tous ont reconnus dans ce groupe atypique l’un des groupes phares du rock psychédélique -
Les T.V personalities vont offrir toute une série de singles époustouflants et essentiels : "part-time punk" / " Smashing time" /"salvador dali’s garden party" / "3 wishes" /"How I know to love the bomb" et l’incroyable "I know where Syd Barrett lives".
Le fondateur des T.V personalities Dan Treacy largement influencé par les premiers albums du Floyd mais aussi par des groupes psychédéliques commes Slade ou T.Rex va faire de ce groupe un objet de culte.

Une compilation confidentielle parue en 1995 sous le titre : Yes, darling but is it art ? réhabilite ce groupe devenu culte malgré lui et qui aura été à l’aube des années 80 durant quelques trimestres et sans le savoir l’un des tout meilleurs groupes du monde.

TV Personalities -   'part-time Punk '


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21/01/2005

Le dernier concert des Stooges

 


Il existe un disque pirate officiel français (Sky dog records) enregistré à Detroit au Michigan palace en Janvier 1974 Ce disque  ou plutot cet "objet sonore 's’appelle Métallic K.O et rarement un album n’aura eu titre plus approprié que ce live ahurissant d’Iggy Pop & the Stooges

Iggy et ses musiciens atteignent  un summum de déferlement nihiliste et de chaos total avec cet album dont on peut dire qu’il est vraiment le seul ou on peut  entendre les canettes de bières se fracasser contre les cordes de guitare des musiciens.
Pour mieux essayer de comprendre l’univers des concerts des Stooges il me faut citer le célèbre journaliste et critique Lester Bangs qui raconte dans son ouvrage Psychotic Réactions qu’il a assisté deux jours avant l’enregistrement de ce mythique album à un concert des Stooges à Warren dans le Michigan.
Ce soir là l’auditoire était uniquement composé de Bikers témoignant une farouche hostilité a Iggy,  celui ci soudain stoppa net au milieu d’une chanson et s’adressant a la foule il hurla " O.K bande de connards tout ce que vous avez envie d’entendre c’est "Louie Louie"O.K vous allez l’avoir, et Iggy et les stooges ont entamés  joué une version inouie de Louie louie de 45 minutes avec Iggy, improvisant des paroles du genre
« Vous pouvez venir me sucer la queue", bande de bikers pédés ».
Soudain il s’en prend à un mec qui s’était montré particulièrement agressif -« Ecoute connard si tu continues, je descends te botter le cul »
- « Va te mettre petite pédale» rétorque le biker.
Et voilà Iggy qui saute dans la foule et qui bien sûr se fait exploser la tête par le motard.
Il finit à l’hôpital et dès le lendemain le gang des bikers baptisé les Scorpions menace de le tuer si ce dernier monte sur la scène du Michigan palace.
Le lendemain soir Iggy et son groupe grimpent tranquillement sur scène, et c’est ce soir là que sera enregistré l’ultime performance scénique des Stooges qui portera le nom de Metallic K.O , le chaos absolu et total  une sorte d' apocalypse  rock définitif 

14/01/2005

Je n'ai besoin de personne sans Harley-Davidson


Ah la moto ! élément indispensable et indissociable du rock’ n roll,Brando déjà dans l’équipée sauvage, Easy rider bien sûr et le blouson orné du drapeau américain de Peter Fonda et Duane Allman des Allman brothers s’encastrant dans un camion un soir d’Octobre 71 tragiquement imité par son bassiste Berry Oakley quasiment au même endroit un an plus tard , Steven Tyler donné pour mort dans la ferraille de sa moto sur une route de Los Angeles en 81, Billy Idol rescapé miraculeux sur le sunset boulevard d'Hollywood Stepenwolf et Born to be wild l’hymne motard éternel et Bardot évidemment toute de cuir vêtue dans l’hommage définitif a la Harley ecrit composé en quelques heures par un Gainsbourg génial et éperdu d’amour.
L’accident de Dylan se brisant les cervicales sur sa Triumph 500 le 30 Octobre 1966 fît circuler des rumeurs sur sa mort éventuelle mais le Zim choisi de tout larguer pour vivre en communauté avec son groupe The Band, en communauté avec femmes et enfants ensemble réunis sur les hauteurs d’une ville qui deviendra trois ans plus tard le symbole absolu du mouvement hippie Woodstock.
Organisé en été 69 tout près de chez lui dans le but évident de l’attirer Bob Dylan préférera décliner l'invitation pour  se produire au concert de l’Isle de Wight.
" Je ne suis qu’un musicien ordinaire "déclarera t’il aux journalistes du magazine Rolling Stone en 70 quelques mois plus tard.
Nous sommes en 1970 et Dylan a le monde a ses pieds sait il déjà qu'il est le plus grand et le plus influent des artistes musicaux vivants sur cette planète ?

11/01/2005

Tom Waits ; le clochard celeste


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ecoutez "Roméo is bleeding "


C’est en empruntant le titre d’un roman de Jack Kérouac que j’ai choisi de définir Tom Waits  et ce n’est pas totalement un hasard car l’auteur culte de la beat-génération est définitivement l’idole absolue du plus atypique des chanteurs américains.
Tom Waits est l’incarnation d’une certaine Amérique ,loin des clichés de l’underground new-yorkais et loin du revival hippie post 68 et ,il représente l’Amérique profonde ,celle des grandes plaines , des chevaux ,des motels ,des bouteilles de bourbon planquées dans les sacs en papier celle des liquor-stores et des voies férrées bref une certaine Amérique que Edward Hooper  a souvent peinte
costume noir frippé ,chapeau cabossé , des cheveux n’ayant rarement ou jamais rencontré un peigne , le débraillé est avec lui est une forme d’art ,un véritable style , une attitude et si son style est si peu conventionnel ,sa voix quant a elle est réellement unique et ne ressemble a rien de connu le tabac et l’alcool lui apportant années a près années cette tonalité rocailleuse et totalement a part
Tom waits fût souvent a ses débuts (1973) comparé a Springsteen , autre représentant de cette Amérique là mais la comparaison s’arrête la, leur conception et l‘élaboration de leur musique étant totalement opposés ; fan de bluesman comme Leadbelly ou Muddy Watersveritables pères spirituels pour lui Tom Waits n’empruntera jamais la moindre voie commerciale pour preferer des chemins plus tordus ,plus sinueux , certes plus risqués mais tellement plus enrichissants
Artiste complet Tom Waits est non seulement un auteur compositeur de talent mais également un comédien savoureux a qui on a pratiquement toujours demandé au cinéma de n’etre finalement que … lui-même ,tenancier de bar chez Coppola (Rusty James),clochard trash chez Altman (Shorts cuts) barman encore chez Coppola (cotton club) mais ses deux rôles marquants lui seront offert par Robert Franck (candy mountain) et par Jim Jarmush (Down by law) , dans ce dernier il se révélera irrésistible de drôlerie nonchalante auprès de Roberto Begnini et d’un autre musicien-acteur John Lurie le leader des Lounge Lizards
Cette collaboration le conduira a ecrire quelques années plus tard la musique du nouveau film de JarmushNight on earth’, Coppola lui ayant plusieurs années auparavant demandé d’ecrire la musique de Coup de cœur le film maudit du génial réalisateur d’Apocalypse now
Musicalement Tom waits demeure un artiste qui aura toujours su conserver une indépendance vis a vis des maisons de disques et qui mène sa carrière au gré du vent ,capable d’offrir des albums somptueux Blue valentine (1978) Heart-attack vine (1980) ou encore swordfishtrombones (1983) rain dogs (1985) ou bone machine (1988)

Le point fort de Waits est d’avoir réussi a échapper a l’image pourtant répandue du chanteur alcoolo largué et d’avoir pu mettre en avant ses textes et sa poésie
Des collaborations avec Rickie Lee jones, ex petite amie des années 74-75 ou Waits devient résident permanent du legendaire Tropicana club,un hotel mythique de Los Angeles version californienne du célèbre Chelsea hotel  new yorkais a celles avec William Burroughs et Bob wilson (the black rider -1980) ou Keith Richards il a su toujours rebondir et a l’image d’un Johnny Cash ou d’un Dylan  il est en route pour faire partie du patrimoine culturel américain.
De sa vie privée on se contentera de savoir qu’il vit depuis 1983 avec Kathleen Brennan sa muse et inspiratrice, celle qui certainement lui a permit de rester en vie après l’époque des excès en tout genres , retiré aujourd’hui du coté de Santa Rosa un no man’s land californien , il nous revient de temps a autre avec des albums plus ou moins réussis mais avec une constante et totale authenticité ;le culte grandissant autour de lui et de son œuvre semble glisser sur lui et ne pas l’atteindre Tom Waits avec sa dégaine de clodo lunaire reste est immense artiste l’un des rares dont on dépose le disque tard , très tard dans la nuit pour soi ,pour la femme qu’on aime ou pour les amis qui sont restés et a l’écoute de cette voix unique on se laisse emporter ,on se laisse bercer et la nuit qui nous engloutit prend des teintes bleutées.



29/12/2004

Sticky fingers ou les allusions explicites a la drogue

 

  

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Pour Mick Jagger et les Stones le but recherché bien souvent  la provocation, celle-ci pouvait prendre la forme d’un titre d’album (their satanic majesties request) ou encore par le contenu de chansons explicites ("sympathy for the devil" , "Jumping Jack flash ") soit enfin en parlant ouvertement de leur dépendances aux drogues dures

L’album a la célébrissime pochette avec la braguette dessinée par Andy Warhol en personne Sticky fingers traite le sujet sous différentes angles possibles.



Du point de vue d’un junkie malade :


Sister morphine

Here I lie in my hospital bed
Tell me, sister morphine
When are you coming around again?
Oh! I don’t think I can wait that long
Oh! You see that I’m not that strong

Je suis là, allongé sur un lit d’hôpital
Dis moi, sœur morphine
Quand viendra tu faire un tour par ici ?
Oh je ne crois pas pouvoir attendre si longtemps
Oh tu ne vois pas, je ne suis pas si fort



Sister morphine

Sweet cousin cocaine ,lay your cool hands on my head
Ah! Come on sister morphine, you better make up my bed
Cause you know and I know in the morning I’ll be dead
You can sit around and you can watch all the clean white sheets stained red

Douce cousine cocaïne pose tes mains fraîches sur mon front
Ah ! Sœur morphine, fais donc mon lit
Car tous les deux savons bien que demain je serais mort
Assieds toi là et tu verras mes draps blancs tâchés de rouge





Du point de vue de la dépendance elle-même :



Dead flowers



I know you think you’re the queen of the underground
And you can send me dead flowers every morning
Send me dead flowers by the mail
Send me dead flowers to my wedding
And I won’t forget to put roses on your grave
Well! When you’re sitting back in your long pink Cadillac
Making bets on Kentucky derby day
Ah! I’ll be on my basement room
With a needle and a spoon
And another girl to take my pain away



Tu penses que tu es la reine de l’underground
Et tu peux m’envoyer des fleurs fanées par la poste
M’envoyer des fleurs fanées pour mon mariage
Et moi, je penserai à mettre des roses sur ta tombe
Bon, quand tu seras sur le siège arrière de ta Cadillac rose
En faisant des paris sur le derby du Kentucky
Ah je serai à la cave avec mon aiguille et ma cuillère
Et une autre fille pour soulager ma douleur

 

 

Brown sugar :



Ah brown sugar how come you taste so good
Ah Brown sugar just like a young girl should


Ah Sucre brun comment peux tu avoir si bon goût ?
Ah Sucre brun juste ce goût que devrait avoir une jeune fille

Du point de vue de la recherche désespérée du dealer



Can’t your hear me knocking



Can’t you hear me knocking on your window?
Can’t you hear me knocking on your door ?
Can’t you hear me knocking down the dirty street
Hey Help me baby ,I ain’t no stranger

Ne m’entends tu pas frapper a ta fenêtre ?
Ne m’entends tu pas frapper a ta porte ?
Ne m’entends tu pas me cogner dans cette sale rue ?
Hey aide-moi petite, je ne suis pas un étranger



Du point de vue de la relation Amour/ haine envers les stupéfiants :



Bitch

Yeah! when you call my name
I salivate like a Pavlov’dog
Yeah! When you lay me out
My heart starts beating like a big bass drum alright
Yeah! You got to mix it child
Ya got to fix it must be love
It’s a bitch

Oui! Quand tu prononces mon nom
Je salive comme un chien de Pavlov
Oui quand je suis a ta merci
Mon cœur se met à battre comme un gros tambour, très bien
Oui il faut bien mélanger mon vieux
Puis il faut te la mettre avec amour
C’est une garce



Enfin, il faut signaler que c’est avec l’album Sticky fingers qu’apparaît pour la première fois le logo célèbre des Stones (la bouche rouge tirant la langue). Avec le choix de ce logo, le groupe résume bien la recherche constante de la provocation et la sympathie pour le diable. En effet en plus du caractère provocateur du geste, la langue symbolise pêché et sexe libidineux, c’est la langue du serpent animal maudit de la genèse et symbole démoniaque dans la religion chrétienne.

 

The Rolling Stones - sister morphine


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23/12/2004

Horses (Patti Smith 1975)

Sorti en 1975 Horses le premier album de Patti Smith va secouer le rock poussif du milieu des seventies. Produit par un John Cale toujours aussi visionnaire, ce disque se pose en éclaireur de la déferlante 'punk' qui va bientôt secouer la planète.
Avec Horses, Patti Smith réussit la synthèse entre le rock urbain du Velvet Underground, la liberté des textes de Bob Dylan,et les poètes français Verlaine et Rimbaud que la chanteuse de Chicago idôlatre depuis l'adolescence.
Adepte et proche de William Burroughs, le vénéré poète et écrivain de la beat génération, elle propose avec ce premier album magistral un savant mélange de soie et d'asphalte.
Les chansons véritables hymnes créés ou repris par Patti sont brûlants et palpitants de fougue et de rage contenue.
Dès l'intro, elle annonçe la couleur "Jesus died for somebody sins but not mine" clame-t-elle avant d'enchaîner avec une époustouflante version du "Gloria" de Van Morrison.
Cet album fera naître mille vocations sur le pavé new-yorkais et dès sa parution, les critiques parlant de Patti évoquent tour à tour Miles Davis, Bob Dylan ou encore Charlie Mingus.
Horses et sa légendaire pochette entrent de plein pied et avec fracas dans l'histoire du rock.
A noter que la réedition CD propose un "bonus" grandiose avec une version live de Patti Smith et John Cale sur une reprise apocalyptique du "My Generation" des Who

Patti Smith -  Redondo beach


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21/12/2004

The velvet underground (1969)

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The velvet underground - some kinda love 
 
 
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Nous sommes en 1969 et le Velvet Underground panse ses plaies .
C'est au tour de John Cale, après Nico, de quitter le navire, Andy Warhol s'est fait flinguer par Valérie Solanas qui l'a laissé pour mort. Warhol  ne s'en remettra vraiment jamais.
C'est en 1969 que paraît Ce troisieme Velvet qu'on appellera aussi "l'album au canapé", ce canapé défoncé et recupéré selon la légende sur le trottoir devant la Factory et ou posent avachis les 3 rescapés du Velvet originel accompagné de Doug Yule le nouveau venu qui remplace John Cale au pied levé.
Les choses sont bien différentes et il y a sur ce disque (plage 6) une chanson qui pourrait à elle seule résumer l'état d'esprit du groupe, elle se nomme "Beginning To See The Light", et en effet c'est une étrange impression d'apaisement et de calme qui domine tout au long de ce troisième album, tantôt gai, tantôt mélancolique et qui propose un subtil mélange de chansons aux climats et aux ambiances diverses "Candy Says" (hommage à un travesti qui fréquentait la Factory), Pale Blue Eyes (écrite par Lou Reed pour une femme dont il était tombé fou amoureux), "Beginning To See The Light" (chanson d'espoir et de renouveau) , "That's The Story Of My Life" (chanson sur le bien et le mal),' Some kinda love  (avec son texte plutôt mysterieux )' "After Hours", chanté par Maureen Tucker (comptine qui sous des abords gentillette est en verité une ôde à la nuit, aux bars et à la fête, "What Goes On" (qui donnera son nom au plus important fanzine du groupe); seul le curieux et torturé "The Murder Mystery" nous renvoie au Velvet experimental de 67-68.
"The Velvet Underground" est le premier disque du Velvet que l'on peut raisonnablement mettre entre toutes les oreilles, c'est un disque inespéré de la part du groupe notamment apres le terrifiant "White Light / White Heat" paru un an plus tôt.
Jamais la voix de Lou Reed n'a été si envoûtante, jamais les chansons n'ont eu cette légèreté et cette grâce , c'est un album-charnière pour le groupe, après le chaos et le fracas et avant les chemises a fleurs de Loaded.
Pour ces différentes raisons c'est un album totalement essentiel et incontournable

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