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22/07/2008

Histoire d'une Photo -Comme un souvenir de finale (Avignon 2008)

Comme un goût amer de finale de coupe du monde avec ce pochoir vu au hasard d'une rue en plein festival Off en Avignon un apres midi de juillet 2008.

 

sur les murs en Avignon - juillet 2008.JPG

10:30 Publié dans arts, Culture, divers | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : finale, zidane, football

16/07/2008

Olé ( Florence Quentin 2005)

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consternant , affligeant et a la limite du pathétique Olé  réalisé par Florence Quentin  pourtant une ex scenariste  et dialoguiste inspirée '('Tatie danielle " ou encore  'la vie est un long fleuve tranquille " ) est un naufrage absolu  malgré le duo alléchant sur le papier .

Depardieu qui comme a son habitude depuis deux décennies tourne tout et n'importe quoi et Gad Elmaleh qui a heureusement depuis redressé la barre sont ici a la dérive totale .

Nous sommes ici proche (très proche) du niveau  zéro avec  ce navet authentique qui se veut comédie sans jamais l'être ne serais ce l'espace de quelques minutes.  a fuir absolument !

 

02/07/2008

La belle vie ( Jay Mc Inerney -2007)

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Jay Mc Inerney devient  a moins de 30 ans l’un des écrivains les plus connus des États-Unis d' Amérique en publiant " Journal d’un oiseau de nuit ": 1 million d’exemplaires vendus en un an, des traductions dans le monde entier et un Mc Inerney qui commence à incarner la figure de l’écrivain à succès au bras des tops models dans les soirées mondaines.
Le deuxième roman sera celui de la consécration en tant qu'écrivain culte ' 30 ans et des poussières " est aujourd'hui encore ,  un livre référence  et Mc Inerney vient s'imposer dans la cour des grands romanciers  américains .
Souvent comparé bien que moins cynique et moins désespéré a Bret Easton Ellis  un autre surdoué de  cette 'nouvelle littérature anglo-saxonne ' en pleine expansion Jay Mc Inerney se pose des le début des années 90 en écrivain incontournable dont chaque sortie de nouveau livre est un événement .
'Le dernier des Savage " en 1997 puis le très corrosif  'Glamourama ' en 1999 renforceront cette étiquette d'ecriavin branché en harmonie avec son époque , ses excès  et ses contradictions
 
 
Mc Inerney âge de 53 ans vient pourtant de réussir un virage littéraire assez fulgurant , son dernier roman 'La belle vie 's'oriente  différemment  et c'est tout  simplement  une merveille.
Les critiques sont unanimes pour saluer ce livre comme un chef d'oeuvre (un de plus) mais c'est  certainement le magazine " Le Point  "qui a trouvé la plus belle définition pour résumer ce roman  magnifique " la belle vie est le premier chef d'oeuvre de l'après 11 septembre quand tout ce qui brillait dans Manhattan fut recouvert d'un voile noir ".

Si la tragédie du 11 septembre est le fil conducteur de 'La belle vie '  les évènements terribles de cette journée historique dont on n'a pas fini de mesurer la portée ne sont pourtant pas au centre de l'histoire  et c'est plutôt le choc de l'après 11 septembre , la prise de conscience et la remise en question qui constitue la véritable  trame et le force de ce roman .

Car l'onde de choc de cette journée inoubliable pour l'humanité est ici  traitée d'un point de vue humain .

En mettant volontairement de côté la politique et en se concentrant sur le facteur humain de l'évènement Mc Inerney  nous bouleverse  .

Jamais son livre ne  s'apitoie sur les innocentes victimes  , bien au contraire l 'ecrivain ne nous parle que des vivants , des recapés  de tout ceux pour qui  'rien ne sera plus jamais comme avant

Et dans l'horreur de cette  tragédie et  des décombres fumantes  du World trade Center  Jay Mc Inerney  fait surgir l'espoir et l'amour  et  remet en question  tout un  système   basé sur des  convictions et  des sentiments nourris au  rêve américain que le 11 septembre a définitivement balayé .

 

 

11:19 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jay mc inerney

01/07/2008

Phenomènes (M.Night -Shyamalan -2008)

phenomenes.jpgIndiscutablement Shyamalan est un cinéaste important ,on le constate car  chaque nouvelle  sortie  de film est un véritable évenement et depuis le choc  en 2000 de Sixième sens ( son premier film et son meilleur a ce jour) le réalisateur s'est auréolé d'un statut de metteur en scène culte . Personnellement je reste convaincu que  ce statut est très exagéré et  que Shyamalan  est avant  tout un realisateur  qui bénéficie d'une certaine 'hype ' .Toutefois même si  je ne peut nier que 'Incassable (2000) est un film plutôt réussi et qui impose  un style , une patte indéniable .le cinéma de Shyamalan m'ennuie un peu  ( Signes  en 2002 et  Le village   en 2004 ) ne resteront pas de grands souvenirs  cinématographiques aussi si le sujet que le réalisateur a  choisi d'aborder pour Phenomenes ' me semblait  passionnant je redoutais  la manière dont Shyamalan allait  traiter ce sujet.

Phenomenes se situe a la lisière du cinéma fantastique et du film a suspense, le film nous fait souvent penser a certaines series B des années 50 , des films au titres souvent evocateurs ( "le météore de la nuit "   - " les soucoupes volantes attaquent ") mais le clin d'oeil le plus évident ,le plus flagrant n'est pas a chercher uniquement du coté de ces séries B   mais également  du côté de Hitchcock et bien évidemment des "oiseaux ' cependant ici  pas question de mouettes et de corbeaux  ici  c'est une nature plus discrète ,plus sournoise qui frappe , la nature dans ce qu'elle possède de plus beau , de plus serein  les arbres ,les plantes ,les feuilles , les fleurs tout ici devient danger , tout  ici devient ennemi . La première partie de 'phénomènes ' est incontestablement la plus maîtrisée ,la plus réussie car une fois la situation d'angoisse en place le rythme ralentit ,le film perd en intensité dans la seconde partie et ne nous captive plus.

Le casting de ce film ne sauve malheureusement pas cette baisse de régime car Disons le tout net Zooey Deschanels  qui roule des yeux a nous donner le tournis est une comédienne plus que moyenne ; Mark Walhberg est beau gosse  , certes mais niveau jeu d'acteur c'est assez limité  . Au  final reste un film inégal a dimension prophetique dont certaines scenes sont sublimes (la chute simultanée des corps du building en construction ,  les suicides en chaines en plein Manhattan) et d'autres qui malheuresuement  frisent le ridicule . C 'est cette inconstance qui est   regrettable  et genante et qui au bout du compte fait de 'Phenomenes ' un film moyen qui laisse quand les lumières se rallument un gout amer de frustation.

02:52 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : phenomenes, shyamalan

15/06/2008

Alain Bashung - Olympia 14 Juin 2008

 

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Surtout ne pas s'imaginer que les quatre dates  de l'Olympia d'Alain Bashung soient complètes a cause de cette satanée maladie qu'il combat depuis des mois dejà et qui a bouleversé le monde de la chanson française. On le disait diminué et il l'est certes , visage marqué par la maldie  les  traces terribles de la chimiothérapie sont la pour attester l 'état de santé  déclinant de l'artiste mais  pourtant la voix est la et bien la ,une voix unique , grave , une voix qui vous cloue sur place des les premières secondes de ce concert chargé d'une émotion et d'un magnétisme quasiment palpable. L 'homme est en costume   , chemise blanche , bottes de cow boy , chapeau vissé sur le crane pour dissimuler pudiquement  une calvitie inévitable , avec son charisme , sa nonchalance  il s'avance et déjà la foule est en osmose avec lui . Le premier titre 'comme un lego' une merveille signée Bashung- Manset  donne le ton de ce spectacle , la chanson qui s'impose dejà comme une des plus stupéfiantes du répertoire d'alain  est chantée dans une ambiance quasi religieuse .

les titres extraits de 'bleu petrole' le dernier album de Bashung  s'étirent les uns après les autres ( " hier a Sousse ' ' sur un trapèze" 'venus" '" je t'ai manqué ' " j'ai tué la pianiste'   toutes interprétées sobrement  a la perfection  et avec une classe folle , Bashung fatigué chante tantôt assis sur un tabouret  tantôt debout  agrippé au pied de micro .Les musiciens autour de lui sont en parfaite harmonie (Yann Pechin formidable a la guitare)  et le public conquis d'avance est totalement subjugué , Bashung alterne les titres de 'bleu petrole ' avec des incontournables ' osez Joséphine! - 'vertige de l'amour ' 'la nuit je mens '  mais il s'autorise aussi quelques titres cultes ' volontaire ' 'legere eclaircie"'Titres bien connus des fans de toujours , des chansons incontournables  enflamment  un Olympiaqui chavire depuis une heure déjà .

Pas de titres extraits de l'imprudence son ténébreux précèdent album mais quelques trésors puisés dans  ' chatterton" ( "happe" " a perte de vue " ) ou  de"  fantaisie militaire "" mes prisons ' " "samuel Hall " "  .Le single ' président , résident de la république' tant attendu arrive en fin de concert suivi de deux inévitables rappels avec un madame Reve" absolument enorme ,suivi d'un  duo avec Chloé Mons ( madame Bashung a la ville ) pour "bill & jane " un titre aux accents country ' puis le grand  , l'immense bashung  nous offre  'nights in white satin'  des Moody Blues. pour conclure par un 'angora ' beau a pleurer ou les paroles de  cette chanson sublime extraite de 'fantaise militaire' prennent désormais un poids  et une portée nouvelle

"Les pluies acides décharnent les sapins
J'y peux rien, j'y peux rien
Coule la résine
S'agglutine le venin
J'crains plus la mandragore
J'crains plus mon destin
J'crains plus rien

Le souffle coupé
La gorge irritée
Je m'époumonais
Sans broncher

 

Sous le choc , enthousiasmé , par ce concert electrique et intense le  public crie et hurle son amour  a Bashung qui le lui rend bien , l'artiste  visiblement est ému  ; lui si hermétique si distant par le passé lors des prestations scéniques est cette fois terriblement ébranlé par l'hommage rendu ce soir  par son  public.

un public  qui a compris  depuis l'extinction des lumières que l'une des plus bouleversantes pages de l'Olympia s'est écrite ce soir .

 

 Alain bashung  -Angora

 


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06/06/2008

Tin drum ( Japan 1981)

 

 

Pépite musicale oubliée des années 80 " Tin drum  " est LE chef d'oeuvre de David Sylvian et de son groupe Japan . Proposant un  mélange des genres totalement nouveau , c'est un album totalement envoutant  qui ne peut laisser indiffèrent. Les influences évidentes de Roxy music ou encore des Talkings heads ou bien évidemment de Bowie sont palpables  mais laissent néanmoins la place a une vraie originalité dans la musique proposée par ce groupe originaire de la banlieue de Londres

Le soin particulier  apporté aux arrangements  ( violon , contrebasse, percussions asiatiques), apporte a 'tin drum ' une touche unique qui va démarquer Japan de la plupart des groupes post punks et new wave des années 80. Le soin apporté a la conception de ce disque (le cinquième du groupe)  va transformer 'tin drum ' en  disque miraculeux  auquel malheureusement  le groupe ne survivra pas puisque Japan  se séparera  apres la tournée qui suivit cet album . "Tin drum " est donc un album  (re)découvrir , et a réhabiliter de toute urgence , c'est  un disque hors du temps et hors des modes qui échappe par son audace et son climat unique aux clichés habituels des disques de la période des années 80 et qui  reste malgré sa courte durée (huit titres seulement) un disque essentiel .

 

Japan - Talking drums

 


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18/05/2008

Cyrano de Bergerac ( Jean - Paul Rappeneau - 1990)

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Sorti en 1990 le Cyrano de Bergerac signé par jean-paul  Rappeneau n'a rien perdu ni de sa fougue , ni de sa splendeur ni encore moins  de son panache.
le revoir après toutes ces  années procure encore des moments  d'émotions , de frissons , de lyrisme  tant liés a la beauté du texte de Rostand qu'a l'interprétation inouïe et exceptionnelle d'un Depardieu lumineux et habité .

Le comédien  chausse les bottes du plus célèbre des gascons et se coule , se moule , se fond  dans la peau du célèbre et truculent héros pour nous offrir une interprétation  totalement stupéfiante .Depardieu est tout simplement monumental
Autour de Lui Anne Brochet est magnifique , toute en finesse , en pudeur , en retenue  , jacques Weber  lui aussi est parfait  comme tout les personnages atypiques , cocasses, drôles ,  émouvants , poétiques  qui gravitent autour de l'astre Depardieu . Ce film énorme par l'ampleur du projet et par le résultat éblouissant fait honneur au cinéma  , a la poésie et au théâtre français.


L'un des films-clés du cinéma français  et un chef d'oeuvre absolu 
 





13/05/2008

La maison du bonheur ( Danny Boon - 2006 )

 

1738062904.jpgÉvidemment le phénomene désormais incontrôlable autour des  ch'tis va jouer en faveur de 'la maison du bonheur ' et beaucoup de gens qui avait ignoré ce premier film de danny Boon (adapté de sa pièce 'la vie de chantier') vont peut-être le trouver très drôle. Que dire sinon que ce film n'est guère plus qu'une comédie franchouillarde toute juste moyenne (et encore)dont on peut se passer aisément et que la séance de rattrapage autour de Danny Boon réalisateur ne s'impose absolument pas .

Si le scénario peut s'avérer amusant le film sombre assez vite dans la caricature malgré toute la bonne volonté sympathique de Danny Boon , ce n'est certes pas les gesticulations fatiguantes de Daniel Prevost (improbable agent immobilier véreux ) ni le duo d'ouvriers bêtes a manger du foin (dont n'importe quel individu doué de raison se serait débarrassé des le premier jour des travaux )qui viendra rehausser le ton comique de ce film ou finalement on ne rit que très peu .Quant a Michèle Laroque on a curieusement l'impression que le cinéma lui propose toujours les mêmes rôles .signalons que Line Renaud déjà très en dessous de ses partenaires dans 'bienvenue chez les ch'tis ' est ici encore d'une nullité confondante. Au bout du compte ' la maison du bonheur ' n'est rien d'autre qu'une comédie simple voire simpliste qui se regarde distraitement et qui s'oublie a peine le téléviseur éteint

04/05/2008

Deux jours a tuer (jean becker -2008)

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On Connaît la qualité de Jean Becker pour les adaptations littéraires  rapellons  les excellents films que furent "l'été meurtrier "(adapté de sebastien japrisot en 1983) 'les enfants du marais" (d'après georges Montforez en 1994 ou encore "Effroyables jardins " tiré du roman de Michel Quint en 2003) et c'est sans aucune crainte que je décidai de voir "Deux jours a tuer " son dernier film  tiré du livre de françois d'Epenoux .

La présence  d'Albert Dupontel au générique s'imposait comme  une garantie supplémentaire pour un film réussi , Dupontel  etant a  mon avis  l'un des acteurs les plus complets du cinéma français , des rôles de déglingués mémorables ("Bernie", "enfermés dehors") aux personnages fragilisés  ("l'ennemi intime "-" un long dimanche de fiançailles" - "fauteuil d'orchestre ") il nous a toujours enthousiasmé et souvent bluffé.

Malheureusement ce film qui trouvera certainement son public par la force de son message ne m'a pas totalement séduit  car il pose a mon sens une question cruciale et essentielle a savoir :  'le fait d'être condamné par la maladie donne t'il tous les droits? car c'est bien la le sujet du film et même si le scénario tente de brouiller les pistes par une histoire banale d'adultère ou de crise de la quarantaine on sent très vite  qu'il se cache quelque chose de plus profond , de bien plus grave derrière le personnage tourmenté d'Antoine,  .

Antoine a réussi professionellement ;il  a  une jolie femme (marie josée Crozeformidable un role  pourtant assez ingrat) une  belle maison ,   deux enfants adorables , des amis  , un chien ,  de l'argent  et pourtant le temps d'un week end il va tout remettre en question , tout balayer , tout quitter sans y mettre les formes sans donner d'explications mais plutôt avec violence et fracas. Si 'deux jours a tuer ' n'est pas un mauvais film ' j'en suis ressorti déçu car je n'ai pas adhéré a la philosophie du personnage d'antoine je n'y ai vu ni courage ; ni noblesse  mais plutôt une certaine forme de vengeance personnelle cruelle et lâche . De plus  l'interprétation de Dupontel souvent irréprochable par le passé m'a semblé dans ce film  un peu  inégale et parfois approximative , j'aurai préfèré voir ce rôle confié a un comédien plus étoffé plus crédible dans ses colères et ses tourments ( Depardieu  ou Auteuil  auraient étés formidables) .Il y a certes de jolis moments (notamment l'arrivée d'antoine  en irlande) mais d'autres séquences sont totalement clichés et a mon sens un peu faciles (la scène avec l'auto stoppeur, le règlement de comptes au dîner d'anniversaire , la scène de la jaguar) bref  au bout du compte un film qui ne m'a pas emballé  et qui m'a laissé de marbre .A noter que  "deux jours a tuer "   se termine par une chanson terrible et sublime de serge Reggiani 'le temps qui reste ' une chanson qui par sa puissance et son impact ,vous donne le frisson et vous cloue  sur place  .

  

 

 

 

 

 

 

 

 

29/04/2008

Exposition Keith Haring -Musée d'art contemporain de Lyon

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Qui aurait cru un jour que le gamin qui arpentait les rues de New York City pour recouvrir de ses désormais célèbres personnages murs , couloirs de métro , palissades et autres supports au hasard  de ses rencontres allait devenir en quelques décennies un artiste contemporain majeur et incontournable?
L 'époque ou le jeune taggeur  essayer d'échapper aux forces de l'ordre qui l'arrêtaient fréquemment et lui passait les menottes est maintenant bien loin , le binoclard timide est devenu une icône de l'art moderne et surtout l'un des artistes contemporains les plus chers et les plus en vogue sur le marché mondial ?
Ma rencontre avec le génie visuel de Keith Haring  s'est déroulée vers 1995 , les reproductions du "radiant child " (voir ci dessous ) abondaient alors dans les boutiques d'affiches et de posters du quartier des halles a Paris et ce fut le coup de foudre instantané entre cet artiste atypique et ma vision personnelle de l'art.
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C'est donc un évènement majeur que la rétrospective proposée par le musée d'art contemporain de Lyon  qui décide d'honorer Keith Haring qui aurait eu un demi siècle en 2008 si le sida qui fit des ravages dans le new york underground des années 80 ne l'avait fauché comme tant d'autres .
Artiste exceptionnellement doué , inclassable , généreux , sans tabous ,  Keith Haring a laissé une œuvre stupéfiante où l'innocence cache une réelle inspiration, un peu comme si l'artiste n'avait jamais voulu grandir et qu'il regardait le monde avec des yeux d'enfant pour mieux parler des adultes.

Inspiré par le graffiti, , soucieux de toucher un large public, Haring commence à dessiner à la craie blanche sur des panneaux publicitaires noirs du métro de New York laissant des traces de son passage un peu partout dans new yorket ,notamment  dans l'east village  Il va  exécuer plusieurs milliers de ces dessins, aux lignes énergiques et rythmées inventant un style identifiable au premier coup d'oeil ,  répétition infinie de formes synthétiques soulignées de noir avec des couleurs vives  On y retrouve bébés , humains , dauphins, crocodiles , postes de télévision,  personnages de cartoons et de dessins animés ,chiens qui jappent, serpents qui dansent , silhouettes androgynes,  soucoupes volantes, pyramides, . Pour que ses creations  soient accessibles a tous Haring   ouvre en 1986,   dans le quartier de SoHo,   a New York (sur Lafayette street  ) son Pop Shop, une  boutique hallucinante ( malheureusement  fermée depuis peu ) où se vendent des objets, vêtements, posters, badges . bijoux  illustrés par lui, comme autant d'œuvres , une  démarche très controversée dans les milieux artistiques mais néanmoins soutenue par ses proches  ( Andy Warhol. Madonna, Grace Jones, Timothy Leary,  jean michel Basquiat .)

En 1988, il apprend qu'il est infecté par le virus du sida. Il s'engage dès lors fortement dans la lutte contre cette maladie, mettant tout son art et sa notoriété au service de cette cause et de sa visibilité. Il crée à cet effet la Keith Haring Foundationen 1989 , une association chargée de venir en aide aux enfants et de soutenir les organisations qui luttent contre le sida.L 'artiste  donnera beaucoup de son temps aux hôpitaux , maternités et centres pour mineurs en décorant notamment gratuitement Les locaux de divers établissements a travers le monde (Pise , Paris , Monaco ,New york ,Washington , Chicago)

Condamné par la terrible maladie Haring va durant les derniers trimestres de sa vie peindre des tableaux plus difficiles ,plus engagés  a l'image de l'étonnant tableau intitulé  AIDS (voir ci contre) une oeuvre dérangeante que l'on peut voir dans cette  rétrospective.

 Rarement un artiste aura légué une oeuvre aussi énergique et foisonnante. Au terme d'une carrière éclair (seulement dix ans), Keith Haring est entré au panthéon des maîtres, tels Picasso et Warhol, artistes  dont le style est immédiatement reconnaissable . Objectif atteint pour le créateur new-yorkais qui s'était donné pour mission de rendre l'art accessible à tous en donnant vie au langage des signes  .n'en déplaise aux institutions qui n'ont jamais vraiment  reconnu son talent de son vivant mais qui l'encense aujourd'hui et même si  avant son décès la cote de keith Haring  commençait  a frémir et a grimper inexorablement elle atteint aujourd'hui  des sommets (les plus belles oeuvres sur bâches se négociant autour de  2 millions d'euros et certaines pièces atteignent la barre des 3 millions)

Cette rétrospective lyonnaise ravira a la fois  les  inconditionnels  de cet artiste (dont je fais partie)  et permettra aussi a  tous ceux qui ne le connaissent pas encore , de découvrir un artiste attachant  , un véritable génie visuel , un électron libre du monde artistique disparu trop jeune et qui séduira par  l'incroyable sentiment de gaité  et de liberté  procuré par la vision de ses toiles . Témoin visionnaire et incontestable de son époque  Keith haring laisse une  oeuvre colossale (dont une toute petite partie seulement (250  tableaux et sculptures) nous est présentée dans cette rétrospective néanmoins passionnante. 

 

 Quelques oeuvres exposés au musée d'art contemporain de Lyon pour les 50 ans  de la naissance de Keith Haring 
 
safe sex (1988)  -St Sebastien (1984)- Untitled (1983) - Andy Mouse ( 1986) - Fashion Moda, (1980).- AIDS (1985)
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site officiel de Keith Haring

 http://www.haring.com/

 

18/04/2008

Astral Weeks (Van Morrison 1969)

 

 

 

 


 


 

 

En 1969 Van Morrison avait déjà gagné ses galons de chanteur rock au sein du groupe Them  que le hit planétaire G.L.O.R.I.A (repris notamment par Patti Smith et par les Doors) avait installé parmi les groupes les plus intéressants de la scène britanniques faisant d’eux les rivaux des Kinks ou des Animals.
Van Morrison  s’échappe une première fois en solo avec un  titre éblouissant ‘brown eyed girl composé avec d’autres a new York en 1967  pour un album inachevé. Quelques trimestres plus tard il s'installe à Londres et renoue avec ses origines irlandaises dans ses nouvelles compositions. Entouré de musiciens inspirés il va alors enregistrer en 2 jours  astral weeks   le chef d’œuvre  définitif  de sa carrière qui va devenir l’un des disques les plus intenses et les plus stupéfiants   de toute l’histoire de la musique.
Suicidaire commercialement parlant puisqu’il  ne comporte que 8 titres dont 5 font plus de 6 minutes ce bijou se vendra très peu mais va récolter des critiques dithyrambiques  partout dans le monde . Disque hors des modes et hors du temps, disque de troubadour génial et habité  astral weeks  auréolé d’un culte quasi mystique  exprime les tourments intérieurs d’un compositeur qui semble avoir été touché par une grâce absolue. La voix en  apesanteur  de van Morrison  enchaîne les chansons sur ce disque nostalgique qui n’engendre jamais la tristesse mais plutôt  une douce mélancolie.

on peut dire sans hésiter que ce disque rivalise avec des albums de la dimension émotionnelle  du 'blonde on blonde' de Bob Dylan ou du Five leaves left de Nick drake 'ou encore du 'rock bottom de robert Wyatt
Certains titres frisent la perfection dans l’interprétation et l’orchestration notamment Cyprus avenue, madame George  ou encore the way young lover do  un titre  que reprendra de fort brillante manière le surdoué Jeff Buckley sur Grace son célèbre premier album.

Régulièrement cité dans les listes des albums essentiels de l’histoire de la musique Astral weeks est un diamant à huit plages,  un véritable trésor  dont on se délecte a chaque écoute il est pour beaucoup le disque idéal et parfait   celui qu’on écoute seul presque religieusement au milieu de la nuit  et qui vous illumine de toute sa beauté intérieure

 

Van Morrison - beside  you


podcast


10/04/2008

Babel (Alejandro gonzalez Inarritu -2006)

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Alessandro gonzalez Inarittu est a mon avis l'un des réalisateurs  les plus intéressants parmi  toute la vague des metteurs en scène  émergants depuis de nombreuses années. Ses précédents films ' amours chiennes (2000)' et " 21 grammes " (2004) restent deux incontestables réussites et s'inscrivent dans une trilogie que vient compléter Babel (2006)

Fidèle aux deux films pré-cités Babel  est également un film a tiroirs , une fois  encore  plusieurs histoires s'emmêlent reliées par un fil conducteur (ici une arme a feu) on se balade du Japon  au Maroc en passant par le Mexique et les États -unis .Magnifiquement filmé (beauté des visages  et  des paysages) Babel est un film  fascinant de bout en bout et  profondément humain.

Les séquences du désert marocain sont absolument sublimes et sont a mon avis la plus grosse réussite du film et en contrepartie la partie japonaise étant  la plus faiblarde  .Coté comédiens Brad Pitt est assez étonnant , toujours en retenue son personnage et le couple qu'il forme avec Cate Blanchett  est  passionnant . Gael garcia Bernal (déjà présent dans 'amours chiennes ') est une fois de plus formidable dans le rôle intense de Santiago 

Le film s'oriente autour d'expériences diverses d'incommunicabilité et de solitude  , perdus dans le désert, en divers endroits du monde, et étrangers à eux-mêmes les personnages de Babel  experimentent tour a tour la  peur , le doute et la confusion mais  découvrent aussi la valeur de l'amour et du lien qui peut  parfois unir  les hommes entre eux .

Grand film sur la fragilité et sur la cruauté des hommes Babel est une oeuvre  intelligente et ambitieuse  qui réussit a la fois a nous interpeller , a  nous émouvoir et  a nous émerveiller. 

 

09/04/2008

Des jeunes gens modernes - Post punk ,Cold wave et Culture Novo en France (1978- 1983) -Galerie du jour - Agnes B

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Elli & Jacno -Main dans la main

 


podcast

 

Le titre ' Des Jeunes Gens Modernes " fait référence a un article paru dans le journal "actuel" en 1980 .

Dans ce numéro historique du cultissime magazine (avec  le groupe Marquis de Sade en couverture ) on  y parlait d'une tendance musicale et culturelle nouvelle  tantôt appellée 'post wave" ou ' cold wave' mais également 'novo-disco ' ou encore ' post -punk'

.Derrière cette étiquette nouvelle on retrouvait toute une scène française émergente de la déferlante 'punk'  et qui enterre l'héritage du 'no future ' .

Des formations et des artistes  comme Taxi girl , Marie et les garçons , Alain Kan  Marquis de Sade, Suicide Roméo, Mathématiques Modernes, Electric callas surgissent de l'underground   d'autres plus formatées et conventionnelles comme Lio ,  Elli & Jacno , ou encore  Etienne Daho profitent de cette vague nouvelle , tous vont   tenter de proposer un nouveau visage artistique et musical auprès d'une génération qui vient de subir coup sur coup deux phénomènes radicalement opposés a savoir  le Punk et le Disco .

Même si le désespoir et la noirceur ne sont jamais loin c'est le temps de la reconstruction apres celui du 'destroy  préconisé par le raz de marée punk et celui des paillettes et de l'insouciance des dance floors de la vague disco.

La dynamique de ce souffle nouveau va être relayée par les journalistes influents de l'époque (Alain Pacadis - Yves Adrien )et les  égéries  qui la  représentent  ( Elli ,  Edwige ) et par  l'émergence des labels indépendants (new rose -garage records - celluloïde

ce  sont  ces  labels  qui font tenter de faire de ces groupes nouveaux des acteurs essentiels de la culture musicale française . Il n'y aura évidemment pas de place pour tout le monde et seuls quelques uns vont véritablement réussir a exploser (les Rita Mitsouko -Taxi Girl -Elli Medeiros   Etienne Daho)

Période culte , période clé du rock français j'ai eu la chance d'être le témoin de cette époque musicale aux inspirations multiples et variées ( Burroughs , la science-  fiction, l'électronique , l'expressionnisme allemand ; la  robotique)  c'est donc avec émotion que je décidai de visiter l'exposition  des jeunes gens modernes'' proposée par la Galerie du jour -Agnès B .

Mais c'est une grande déception pour ne pas dire une grande frustration qui m'attendait car cette exposition sous le masque d'un minimalisme un peu facile est en realité   'un foutage de gueule '

Quelques clichés photographiques alignés sur trois murs blancs (minuscules clichés de quelques centimetres  a peine plus grands que des diapositives ) , quelques pochettes de disques , une petite dizaine d'ouvrages , quatre ou cinq  badges , une video fourre-tout  qui tourne en boucle et puis..... rien  le vide absolu  et au final  pas grand chose a voir (on a fait le tour en 5 minutes chrono) . Même l'illustration musicale est en décalage avec le sujet de l'exposition c'est dire ,pourtant  il y avait tant de choses a montrer et a développer autour de ce sujet que l'on repart forcément déçu par une  exposition aussi inutile que prometteuse

Seule la superbe affiche inspirée du constructivisme soviétique est une réussite pour le reste "C'est circulez y'a rien (ou pas grand chose )  a voir.

 

 

Marie et les garçons  - re bop

 


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24/03/2008

Husbands (John Cassavetes- 1971)

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J'ai pu revoir Husbands peu de temps après avoir revu" le coeur des hommes 2 "(je sais c'est cruel et pas juste pour le pauvre Marc Esposito) mais je m'abstiendrai de faire le moindre  parallèle car cela serait  comparer Mozart avec André Rieu ou Polnareff avec Obispo (au choix)

Husbands est un film sur la vie et  sur les hommes , un film impossible a raconter et inclassable et surtout un chef d'oeuvre intemporel absolu .

C'est un film dont on se souvient longtemps (il date de 1971 et reste d'une modernité époustouflante) et dans lequel chaque être humain y trouvera un peu de soi (et un peu des autres).

Devenu au fil des années un classique incontournable Husbands est un  monument du 7ème art formidablement écrit et formidablement  interprété ( Falk- Gazzara - Cassavetes  sont tout les trois magnifiques).Il est incontestablement  (et a mon  humble avis de cinéphile)  LE  plus grand film sur l'amitié jamais réalisé

 

16/03/2008

Miss -Tic au hasard dans Paris

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19:39 Publié dans arts, Culture, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : miss-tic

27/02/2008

No country for old men (Joel & Ethan Coen - 2008)

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Évidemment je serai allé le voir sans l'oscar (tout a fait mérité par aileurs) car le cinéma des frères Coen est toujours synonyme de grand plaisir pour le spectateur d'autant plus que "No country for old men ' signe le retour des deux frangins surdoués au film noir . Si 'Fargo' reste a mon sens le véritable chef d'oeuvre de la filmographie  de Joel & Ethan Coen ce' no country for old man's'inscrit déjà dans la lignée des films incontournables de cette décennie.

les premières vingt minutes sont tout simplement époustouflantes , filmées  quasiment sans la moindre parole le début de ce  film s'offre un hommage appuyé aux grands westerns américains puis c'est la découverte de la tuerie en plein désert par Llewellyn Moss (Josh Brolin excellent!) qui nous plonge dans un univers terrifiant et halluciné baigné d'une froide  et implacable violence.  Bienvenue  en enfer !

Les frères Coen  on le savait  dejà sont passés maitres dans l'art de filmer les grands espaces comme personne et ici c'est  vraiment du  bonheur a l'etat pur. Si certaines séquences sont dejà cultes ( " la poursuite de LLewelyn par les mexicains et leurs pit bulls" - "la tuerie dans le motel ' l'attaque de La pharmacie  '  ou encore le  pile ou face d'Anton " )il faut également  souligner le formidable  et étonnant  casting de ce film intense  et puissant

Tommy Lee Jones en vieux shérif est incroyable , josh Brolin en cow  boy courageux qui ne lache rien  est parfait , enfin et surtout serais -je tenté de dire Javier Bardem est fulgurant il est LA REVELATION  de ce film ,.Dans le rôle d'Anton Chigurn le tueur fou  désabusé ,  incarnation du mal absolu il est totalement époustouflant (on comprend que l'oscar du second rôle ne lui pas échappé) Droopy sanguinaire , imprévisible , loufoque ; morbide et  a la limite du métaphysique il nous offre ici une interprétation mémorable  passant de la terreur a l'humour en quelques secondes , son look et sa coiffure inoubliable , son regard  glacial vont hanter longtemps nos mémoires car il est a mon sens l'un des personnages de 'méchant' les plus inouïs qu'il m'est été donné de voir depuis longtemps .Le film  qui est adapté du roman de Cormac Mc Carthy (il s'agit d'ailleurs  de la première adaptation originale signée par les Coen)  aurait pu être un chef d'oeuvre total mais  il ne l'est pas  car si les 3/4 du film sont absolument parfaits  la fin est cependant  ratée . Les quinze dernières minutes  surprenantes et déroutantes n'ont pas finies d'engager polémiques , discussions animées et suppositions en tout  genre  pour tous ceux qui iront voir le film  ." No country for old men " est au final un  film magistral que l'on déguste comme un grand cru  mais  qui se termine malheureusement avec un curieux sentiment d'inachevé

 

 

24/02/2008

Speedy Graffito au hasard des rues

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Ça se passe parfois par hasard comme souvent.
Au détour d'une rue , tu cherches une place de stationnement pour garer ta Twingo , tu tournes , tu passes et repasses dans les rues dans le quartier de La butte aux cailles et soudain  alors que tu commences a perdre patience tu tombes nez a nez avec le genre de rencontres  qui te réconcilie instantanément avec la capitale.
 
Voila comment j'ai découvert la sublime fresque murale signée Speedy Graffitto, ça se passe un après midi  d'hiver du côté du XIII ème  rue du Moulin des prés a Paris.

18:55 Publié dans arts | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : speedy graffito

18/02/2008

Dans paris (christophe Honoré -2006)

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Promu réalisateur favori des cahiers du cinéma ,de Télérama et autres Inrockuptibles  Christophe Honoré (lui même ancien écrivain et ancien  critique des cahiers) est passé a la réalisation en 2000 avec "17 fois Cecile cassard "un film ambigu qui réunissait Romain Duris et Beatrice Dalle.

Dans Paris est son troisième long -métrage et si on retrouve  Romain Duris au générique de ce film on n'échappera pas a Louis Garrel , comédien fétiche d'Honoré qui semble établir avec lui une relation du style Truffaut -Léaud  (pour la petite histoire Jean pierre Léaud est le parrain de Louis Garrel ,  ce  dernier étant également le fils de Philippe Garrel le metteur en scène 'underground ' des années 70) . Nous sommes a coup sur devant un film face auquel  toute l'intelligentsia cinématographique va se pâmer  , une certaine intelligentsia  peut être mais sûrement pas moi car s'il est une chose qui a le don de m'agacer tout particulièrement au cinéma ( et dans la vie soit dit en passant) c'est la prétention et c'est  justement d'un (gros) excès de prétention que souffre le film de christophe Honoré. Personnellement je dois avouer que je trouve  Louis Garrel particulièrement médiocre ,  son jeu d'acteur surfait , ses poses pédantes , cette impression d'auto satisfaction permanente  sont pour moi tout simplement  insupportables. Que dire en revanche  de  Romain Duris sinon qu'il confirme ici qu'il alterne bons et mauvais choix (force est de constater  toutefois qu'il choisit souvent des rôles délicats et risqués). rajoutons que  ce n'est pas Joanna Preiss nouvelle  venue sur les écrans qui viendra  relever  le niveau , en effet  l'actrice qui interprète ici le personnage de  Joanna  est plus que moyenne (pour ne pas dire mauvaise).

La bonne surprise est a chercher du coté  des seconds rôles avec  Marie France Pisier disparue du paysage cinématographique depuis de nombreuses années que l'on retrouve avec plaisir et qui est ici  épatante ; quant a Guy Marchand  comédien irrégulier mais parfois excellent (notamment chez Pascal Thomas) il est formidable d'authenticité et de justesse dans le rôle d'un père incapable de comprendre et d'aider ses fils.

La présence de ces deux acteurs est peut  être a mon sens l'une des seules bonnes raisons de voir ce film.  

On sait depuis longtemps la fascination  que le cinéma de la " nouvelle vague "exerce sur Honoré et on notera dans ce film les clins d'oeil appuyés a Truffaut (domicile conjugal) ,Eustache (la maman et la putain) ou encore Demy et Godard mais si les films de Tous ces réalisateurs emblématiques n'ont jamais rien de vulgaire on ne peut pas en dire autant de 'Dans Paris' film branché pour bobo parisien qui malgré quelques belles scènes reste au final un film 'tendance '  trés (très)  largement surestimé.

 

 

 

 

03/02/2008

Bob Dylan ,une biographie (François Bon -2007)

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C'est la  biographie remarquable d'un des artistes les plus mystérieux et les plus envoûtants de son époque que nous propose l'écrivain  francois Bon  (déjà auteur d'une biographie passionnante sur les Rolling Stones en 2002).
2007 sera donc une grande année Dylan avec la sortie quasi simultanée de ce livre  incontournable ( et pas seulement pour les fans) et du film 'I 'm  not there' de Todd Haynes un film dans lequel l'artiste est incarné a l'écran par une femme Cate Blanchett  (et qui par ailleurs a été accueilli avec enthousiasme par Dylan 'himself')
Cette biographie  bien plus que le parcours d'un artiste  visionnaire  est aussi le reflet d'une époque car l'auteur en privilégiant la période 1964-1975 nous projette dans une société culturelle et sociale riche en évènements , une époque en plein mouvement et en pleine mutation ou Dylan se construit a la force de  son talent , de  son culot , de son avant -gardisme et de sa vision du monde une place au panthéon des génies de son époque.

02/02/2008

Le transporteur 2 (Louis Leterrier 2005)

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Pas de surprise avec cette super production américano-française .

Comme il fallait le craindre   cette suite du transporteur (2002) est un naufrage sans survivant et  ne mérite qu'un superbe  0 pointé .

Ce film (ou plutôt les quarante premières minutes que j'ai pu supporter) est d'une nullité abyssale .Comédiens nullissimes , scénario ridicule , dialogues bêtes a manger du foin , scènes d'action invraisemblables et grotesques .Si encore tout cela n'était que du second degré mais non! pensez vous ! ca se prend au sérieux . Fort heureusement  le ridicule ne tue pas sinon il y aurait des victimes car ici tout est absolument raté .Rien a sauver (la palme aux acrobaties aériennes de Franck (jason Statham toujours aussi  mauvais) et de son Audi (jamais une égratignure  chapeau !) du grand , du très grand n'importe quoi )

A ce niveau de débilité  ce n'est même plus le mot " navet "que l'on peut  employer pour qualifier cette bouse qui  , phénomène inexplicable,  a cartonné lors de sa sortie .il y a des choses qui me laisseront toujours perplexe

Précisons que c'est (encore) un film produit par Luc Besson (celui qui dans une autre vie nous avait offert l'excellent Nikita ) et qui a décidé de ne plus réaliser ,(Je ne saurais que lui conseiller également de ne plus produire) .

Que fait François Berleand (inspecteur Carboni) dans ce role  d'une stupidité rare ? Que fait Matthew Modine  acteur autrefois inspiré dans ses choix (Birdy - Full métal jacket) , je suppose que la réponse doit se dessiner ainsi   $

06:25 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le transporteur