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31/03/2007

Slow train coming ou l'album de la convertion de Bob Dylan

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Avril 1979  Bob Dylan s’apprête a faire un changement radical qui va bouleverser sa vie personnelle  et artistique .

Le chanteur culte de toute une génération, celui qui par ses textes et ses mélodies aura définitivement bouleversé la musique de son époque va soudain se convertir au christianisme.

D’origine Juive né Robert Zimmermann cette conversion va lui  apparaître comme une évidence au vu d’une inspiration divine.

en effet lors d’un concert a San Diego un spectateur lui lance une petite croix  en argent  le chanteur la ramasse et la conserve, puis quelques jours plus tard alors qu’il se trouve en Arizona , Dylan  examine cette croix  lorsqu’il ressentit une  ‘ présence ‘ .Troublé par cette sensation intérieure il s’inscrit dans une école d’enseignement biblique californienne encouragé par sa nouvelle compagne Mary Alice Artes et décide bientôt de se convertir a la religion catholique

L’album qui suivit cette crise mystique  fût ‘slow train coming ‘ paru en Août  1979 dont les chansons composées entre Avril 1979 et mai 1979  s’inspirent  presque toutes  (a l’exception de Do right to me, baby  écartée de l’album précédent  'street legal’) de la bible et de l’ancien testament .

A la guitare on trouve sur ce disque Mark Knopfler le guitariste de Dire straits  un groupe qui est en train  de conquerir le monde et c’est d’ailleurs en allant les voir sur scène a Los Angeles que Dylan  eut  l’idée de demander au musicien de participer a son album .

Nous sommes alors en plein période post –punk ,la vague disco  déferle et le reggae commence son invasion planétaire aussi rien d’étonnant a ce que l’un des plus gros succès de ‘ slow train coming ‘ soit Man gave names to all the animals  un titre au rythme chaloupé très inspiré du reggae et qui mènera Dylan jusque sur les dance –floors.

Ce titre s’inspirant clairement de la genèse 2 :20 "Et l’homme donna des noms a tout le ;bétail ,aux oiseaux du ciel et a tout les animaux des champs  "Mais  cette chanson même si elle rencontre un grand succès n’est pas la meilleure de ce disque  du   Dylan nouveau   et Il faut plutôt a mon sens  retenir   ‘Gotta serve somebody"

You might be a rock'n roll adict prancing on a stage you might have drugs at your comand , women in a cage But youre gonna serve somebody yes You're gonna have to serve somebody, Well, it may be the devil or it may be the Lord But you're gonna have to serve somebody."

"Vous pouvez être un fou du rock'n'roll qui se déhanche sur scène, Vous pouvez avoir des drogues quand vous le voulez, des femmes en cage Mais vous devrez servir quelqu'un, oui Vous devrez servir quelqu'un, Ca pourra être le diable ou ça pourra être le Seigneur Mais vous devrez servir quelqu'un."

Cette chanson superbe est assurément  le chef d’œuvre de l’album  et  Dylan recevra d’ailleurs  un grammy award (son premier) pour ce titre  dans lequel    le Zim  fraîchement converti propose de choisir entre le diable et le seigneur.

De même  dans " precious Angel " le texte est explicite

"Sister, let me tell you about a vision I saw.
You were drawing water for your husband, you were suffering under the law.
You were telling him about Buddha, you were telling him about Mohammed in the same breath.
You never mentioned one time the Man who came and died a criminal's death"

"Ma sœur, laisse moi te raconter une vision que j'ai eue.
Tu puisais de l'eau pour ton mari, tu souffrais sous le joug de la loi.
Tu lui parlais de Bouddha, tu lui parlais également de Mahomet dans le même souffle
Tu n'as jamais une seule fois mentionné l'Homme qui est venu et mourut comme un criminel"

Même chose pour  I believe in you ou il décline cette fois  le thème cher a son cœur celui  du vagabond solitaire mais ici l’homme n’est plus seul car il croit en Dieu

"I believe in you even through the tears and the laughter,
I believe in you even though we be apart.
I believe in you even on the morning after"

"Je crois en toi même au milieu des larmes et des rires
Je crois en toi même si nous sommes séparés.
Je crois en toi même le jour d'après
."

Enfin dans When you gonna wake up  le refrain qui donne son titre a la chanson est tiré mot pour mot de la bible  révélation 3 :2

 

"There 's a man up on a cross and he's been crucufied

do you have any idéa why or for who he died ?"

 

"Il y a un homme en haut d'une croix et Il a été crucifié."
"As tu la moindre idée de pour quoi et pour qui Il est mort
? ".

Il est clair au vu des textes de slow train coming que Dylan s’improvise dorénavant  comme un prophète des temps modernes qui veut mettre en garde  la société contre ses travers et ses écarts de conduite.

C’est cette ferveur chrétienne qui ne le quittera plus et le conduira a demander a  être reçu par Sa sainteté Jean Paul  II bien des années plus tard affirmant alors aux yeux du monde une profonde et réelle conviction religieuse que les fans anglophiles  auront perçue depuis longtemps dans les textes de nombreuses de ses chansons en général  et bien evidemment dans ce  'slow train coming' qui s'impose comme  un magnifique et bouleversant album de transition tant musical que personnelle.

 

Bob Dylan - Man gaves names to all the animals

 


podcast

 

 

 
 

28/03/2007

Egéries Sixties ( Fabrice Gaignault -Fayard-2006)

fabrice gaignault,sixties,égéries

 

Début des années 1960. Des filles se rencontrent à Paris dans l'agence de mannequins de Catherine Harlé : Nico, Anita Pallenberg, Amanda Lear, . Libres, extravagantes, gonflées , elles font les beaux jours et les belles nuits de la Rive gauche et croisent d'autres beautés.

Plus qu'une bande, ces femmes libérées  incarnent un état d'esprit, un look , un mode de vie  une allure , et vont influencer profondément leurs amants, des figures du cinéma ou du  rock : Brian Jones, Philippe Garrel ,Keith Richards, David Bowie, parmi tant  d'autres.

 

Peindre l'existence de ces véritables stars, c'est remonter le fil qui relie la mode de Carnaby Street à celle du boulevard saint-Germain. C'est s'inviter à des parties hallucinantes, des deux côtés du Channel mais C'est aussi entrevoir, à travers ces égéries touche-à-tout le souffle de liberté et de créativité des sixties dont tout les artistes  se revendiquent aujourd'hui encore .

C'est ressusciter le temps  de la  lecture  de  ce  livre  passionnant les figures légendaires de Donald Cammell, dont l'appartement de Montparnasse fut le haut lieu de l'axe Paris-Londres, et de Talitha Getty, dont le palais de Marrakech fut le théâtre d'orgies mémorables ou  encore d'Andy Warhol dont la Factory new yorkaise fut un vivier de l'expérimentation musicale et artistique .

Suivre la destinée de ces femmes exceptionnelles, c'est surtout dessiner une certaine idée des années 1960 avec tempêtes sexuelles, riffs de guitares , provocations vestimentaires et déferlements de  poudre ".

Lire ce livre formidable c'est aussi mesurer le fossé qui sépare notre société actuelle de ces  années qui bien que décadentes n'en restent pas moins marquées d'une soif de liberté et de rencontres fascinantes .  

Cette génération qui baignée par un Mai 68 dont elle ne semble pourtant avoir cure applique au quotidien le mode de vie d'un  titre emblématique du célèbre film de Godard " Vivre pour vivre "  . Dans ce monde interlope ou on croise aussi bien des  artistes  cultes  (Dali , Warhol , Dylan , Gainsbourg ,Polanski , Beatles  et Stones , Brando , Hendrix , ) que des anges maudits (Pardo -Clementi ,) on y parle surtout de ces filles étonnantes en osmose avec leur  temps , De Zouzou  a Marianne Faithfull , de Birkin a Valerie Lagrange ,de Caroline de Bendern a Talulah Getty  d'Eddie Sedgwick  a Tina Aumont , de  Nico a Marianne Faithfull , d'Amanda Lear a Anita Pallenberg d'Anna Karina a Deborah Dixonelles  accompagnées d' autres beautés inconnues ou célèbres ,  egéries de l'ombre  ou de la lumiére ,toutes   sont  des femmes incontournables qui ont marquées chacune a leur façon leur époque.

Ce  livre formidable témoignage d'une époque révolue qui a laissée tant de traçes indélébiles est signé Fabrice Gaignault  rédacteur en chef culturel du journal Marie -Claire .

 
 

La triste fin du CBGB

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Dimanche 15 Octobre 2006 fût un jour bien triste pour tous les aficionados de rock

le CBGB le club mythique du 315 Bowery a new -York a définitivement fermé ses portes.

On savait  le club au bord de la fermeture  harcelé par des promoteurs immobiliers sans scrupules  mais on aurait pu penser que la municipalité  déciderait de classer le CBGB monument historique  et de préserver cet endroit unique considéré par  beaucoup comme le saint des saints  en matière de club de rock.

Sale, délabré, ce haut lieu de la musique et de la contre culture américaine fascinait pourtant depuis  sa création en 1973 tout ceux qui aimaient les atmosphères de musique live authentiques et conviviales le CBGB était un endroit qui ne ressemblait a aucun autre, y pénétrer  se révélait une expérience  inoubliable avec cette  curieuse impression que les fantômes de tous les groupes passés  sur la petite scène du club hantaient encore les lieux.

Lorsque un soir de Mars 2005 après tant d’années à l’ imaginer je passai a mon tour la porte  du   CBGB ce fût un choc tout était comme je me l’imaginais, stickers, affiches,  graffitis partout, chaises, banquettes et plafonds défoncés, le bar sombre et kitsch ; et cette  scène sur laquelle tant de mes artistes favoris avaient joués  des Talkings heads aux New york Dolls en passant par Suicide  et  les Ramones bien sûr  , Blondie et  Patti Smith (présentes toutes deux  pour le dernier concert du 15 octobre) sans oublier  Télévision  ou encore  Richard  Hell la liste est longue.

 C’est donc bel et bien terminé, le fondateur de ce lieu historique Hilly Kristal n’aura pu sauver son club malgré les associations qui ont tout tentés.

Avec la disparition du CBGB c’est une partie de la mémoire vivante de la musique rock qui s’éteint  et c’est bien regrettable ;je pense a tous les fous de rock qui comme moi ont réves de ce lieu mythique avec l’espoir d’y mettre un jour les pieds juste  histoire de dire j’’y suis allé ,  " j’ai pissé dans le même urinoir que Joey Ramone ou Richard Hell"  

A l’inverse de  moi ils ne concrétiseront pas leur rêve et j’en suis désolé pour eux . Si je lève les yeux de mon clavier je peux apercevoir l’affiche  que j’ai ramené de ma soirée au CBGB ce soir la , un obscur petit groupe The Nerve Agents était au programme ,un groupe  de rock  comme le club en aura programmé des milliers  et qui n’avait qu’une idée en tête s’éclater et jouer leur musique live,je me souviens aussi que  dans le décor décadent  et unique du CBGB le temps ce soir la  semblait s’être arrêté.

Cette fermeture désolante  me rappelle un autre endroit  mythique qui pourrit lentement dans une honteuse indifférence, rue du Faubourg Montmartre a Paris Le Palace  haut lieu des nuits parisiennes  crève lentement attendant un projet, une idée qui lui redonnerait vie mais c’est certainement  trop demander aux pouvoirs publics que de s’y intéresser.

http://www.cbgb.net/

Voir la vidéo de la fermeture officielle du CBGB  http://www.youtube.com/watch?v=Pba2ooXLlx8

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01/03/2007

Andy Warhol (1928-1987)

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Il y a vingt ans tout juste que Andy Warhol est mort (le 22 février 1987) , adulé , glorifié , starifié mais aussi raillé de son vivant l'homme occupe désormais une place de choix parmi les artistes incontournables de notre siècle. Icône mondaine, dandy chic et pop star visionnaire Andy Warhol reste pourtant un personnage énigmatique totalement hors normes. J'ai eu envie a l'occasion du vingtième anniversaire de sa mort de lui rendre un petit hommage personnel.

 

Le monde est un supermarché ou tout est a vendre les objets, la  peinture ; l'art et même la vie privée, c'est en appliquant ce concept révolutionnaire qu' Andy Warhol va devenir l'artiste absolu des temps nouveaux. Dans une société ou triomphe marchandises et publicité il  va appliquer a la peinture les techniques de la reproduction et devenir ainsi LE peintre emblématique du mouvement  pop art et l'un  des artistes les plus célèbres de tout les temps. Artiste universel, artiste industriel, symbole de la réussite du rêve américain,  tout en lui est singulier tout en lui est passionnant . Andrew Warhola  le 28 septembre 1928 a Forest city en Pennsylvanie de parents tchèques émigrés le jeune Andy va des son jeune âge se démarquer de la plupart des enfants de son âge. Souvent alité car de santé précaire le jeune garçon va se passionner pour le monde des stars. Hollywoodle fascine et il s'invente au fond de son lit un monde imaginaire de paillettes et de strass. Le dessin va prendre une place prépondérante dans sa vie, il collectionne, colle, découpe, dessine  et fait déjà preuve de prédispositions exceptionnelles.Toute sa vie il conservera et classera des quantités  inouies de documents ,papiers ,photos , petits objets  de toute nature ( qu'il archivera a partir de 1974  un jour dans des boites numérotés qu'il va baptiser   "Time Capsules) " . Il a tout juste  21 ans lorsqu'il s'installe a New -York ou il travaille comme illustrateur pour magazines de mode  et semble avoir une prédilection pour les chaussures  et durant une dizaine d'années  le jeune homme va devenir l'un des  plus brillants illustrateurs new yorkais  ,il a déjà  changé "Andrew "en "Andy"  et supprimé le  A  de son nom de famille et semble promis a une belle carrière dans le milieu de la mode. iI reste cependant très attaché a sa  mère qui l'a rejoint des 1952  et qui habitera avec lui a toutes les adresses successives au cours des années. C'es également a cette periode qu'il adopte le port de la perruque  grise  et longue qui va devenir une partie de son identité  au fil des ans ,il travaille toujours dans la mode mais parallèlement crée  des modèles de papiers peints et de papiers d'emballage. Les premiers tableauxsont peints vers 1959 inspirés des personnages de bande dessinées (Popeye - Superman ) ;il se passionne pour le travail de jasper Johns de Roy Lichtenstein et de Robert Rauschenberg trois  artistes de l'avant garde américaine et  décide de peindre lui aussi d'après l'iconographie publicitaire  et c'est l'apparition de la bouteille de Coca-cola et de la boite de soupe Campbell's.  1962 C'est l'explosion d'un nouveau courant dans la peinture moderne ,les galeries exposent des artistes qui ont pour nom  Rosenquist , Oldenburg ,Lichtensteinet Warhol va s’en inspirer pour créer les séries des « Do it yourself « ( a faire soi même) des Timbres poste , des timbres épargne , des bouteilles de coca , des dollars ,des boites de soupes ;il travaille désormais d'après photo et adopte le procédé de l'écran de sérigraphie obtenu par clichage photographique C’est l’époque de  la première série des Marylin . Il expose à la galerie Stableet participe à l'exposition «  the New realists » a la galerie Sydney Kanis. Cette exposition va  confirmer l'importance des nouvelles tendances qui s'opposent a l'expressionnisme abstrait . En 1963 Warhol expose en compagnie de Johns  ,Rauschenberg , Lichtenstein au Solomon .Guggenheim Museum, c'est également une periode ou la mort semble prendre une place particulière dans  son oeuvre.(séries  des accidents , des suicides ,  des émeutes raciales , des armes a feux  , des chaises electriques)  Il rencontre  un jeune etudiant poéte du nom de Gerard Malanga  qui devient son assistant  ensemble il vont travailler énormement stimulés par l'absortion d'amphetamines et multipliant notamment  les séries inspirées des effigies de stars (Marlon Brando - Liz Taylor  - Elvis Presley) .Bientôt Warholachete une caméra et passe a la réalisation avec un film totallement d'avant garde "Sleep" ou on voit en temps réel  un comedien (John Giorno) en train de dormir le film dure plus de 8 h , comme en peinture Warhol s'attaquant au cinéma ne fait rien comme les autres et crée l'evenement  et la polémique. Il fait la rencontre de Jonas Mekas Cinéaste  visionnaire et directeur de la film maker ccoperative qui va devenir un solide appui pour Warhol dans le monde du cinéma. Toujours en 1963 Warhol s'installe dans un grand loft qu'il baptise la " Factory "et qui va devenir le centre nevralgique de toute la culture pop new yorkaise. Il entrepend la serie des "jackie Kennedy" et participe a l'exposition universelle de New-York avec "Most wanted men"une fameuse serie de panneaux représentant des photographies agrandies d'hommes recherchés par la police puis en Avril il presente a la Stable gallery les célebres "Brillo boxes"d'apres copies conformes de cartons d'emballage empilées comme dans un entrepot .cette exposition souléve  scandales et polémiques mais Warhol devient un artiste incontournable  .Il récidive au cinéma et tourne "Empire "un long plan sequence de  7 h représentant"  l'Empire state building " et "Couch" un film ou l'on voit des personnages faire l'amour sur un divan . Parrallelement il expose a la celebre galerie Léo Castelli . En 1965 il fait jouer Mario Montez et Edie Sedgwickdans ses films , grace a lui ils vont devenir deux stars absolues  du cinéma underground .Il réalise également   la serie "Flowers" pour la galerie Ileana Sonnabend  puis  il rencontre Paul Morrisey qui va devenir son bras droit cinématographique . En octobre l'exposition présenté a Philadelphie par Warhol tourne a l'émeute ,la foule  venu en masse voir le couple Warhol -Sedgwick  se bouscule   comme dans un concert de rock et des incidents  se produisent. "Nous n'étions pas  a l'exposition , Nous etions L'exposition " commentera l'artiste ravi .

Nous sommes en 1966 et Warholva rencontrer un groupe obscur des bas fonds new yorkais 'The velvet underground " mené par Lou Reed et John Cale . il va produire le groupe  dans des différents lieux nocturnes de New york ou il fait conjuguer  musique du velvetavec projections de ses films et effets de lumiére psychédéliques  . Le groupe va devenir la coqueluche branché de new -york ,Warholleur associant une chanteuse -mannequin qui va devenir celebre sous le nom de Nico c'est lui qui  permettra au Velvet underground d'enregistrer son mythique premier album "the velvet underground & Nico " appelé la plupart du temps l'album 'a la banane'Warhol dessinant  pour l'occasion rien de moins que l'une des  plus celebres pochettes de l'histoire de la  musique  Il organise aussi sa seconde exposition chez Castelliet propose la serie des "Vaches" présentée dans un décor de nuages argentés flottants.Concernant le cinéma il tourne ce qui sera son seul film accessible a tout public "Chelsea girls" qui met en scene les plus celebres travestis de la nuit new yorkaise qui on le sait  exercent depuis longtemps sur Andy Warhol une véritable  fascination . Les films suivants  (" my hustler " - "bike boy " -" nude restaurant " reflétent quant a eux  l'influence évidente de Morrissey. Iles tcontacté par des universités pour donner des conférences mais il se lasse trés vite et envoie des amis acteurs grimés en Andy warhol a sa place  ; la supercherie dera découverte au bout de plusieurs mois et déclenchera un scandale . Warhol va tourner fin 67 un autre film  qui sera matiére a polémique " Lonesome cow boys " parodie de western ou les cow boys sont tous gays et se draguent les uns les autres en parlant de choregraphie  ,c'est a cette époque que la "Factory" déménage au 33 Union square. 1968 c'est Stockholm qui sera la première ville européenne a acceuillir une exposition warhol  ;l'artiste y montre ses peintures les plus connus  (fleurs , chaises electriques ,cartons de Brilloseries des "Marylin ") et dix  de ses films. le 23 juin survient un drame assez inexplicable une jeune artiste Valerie Solanas membre du SCUM(society for cuting up men) penetre a la factory et tire a bout portant sur l'artiste .Warhol reste entre la vie et la mort plusieurs jours . gueri il aimera  a exhiber ses cicatrices  tel que l'immortalisera le photographe Richard Avedon    En 1969 Il commence a publier 'Interview ' un mensuel consacré  aux  stars du cinéma ;les couvertures de ce magazine sont restées  célebres   ,il produit également "Flesh " le film de   Morrissey . Le Whitney museum of american art lui consacre une grande rétrospective en 1971 puis c''st au tour de Paris de l'acceuillir au musée Galliera ou il montre sa série de toiles sur "Mao ".Il decide de travailler sur commandes et multiplie les portraits pour des gens fortunés (industreils , hommes politiques , stars du show -bizz ) et il travaille donc pour Gerald FordWilly  Brandt  ,ou encore   Jimmy Carter .Il semble s'éloigner du milieu underground et evolue parmi la jet-set internationale ,son style semble changer et les  monochromes lisses des années 60 s'aggrémentent dorénavant  d'effets de matiére au pinceau un peu a la maniere d'un expressionniste . 1976 Warhol réalise les series "Skull" (crâne)  que beaucoup consideront comme une veritable oeuvre de dimension politique (Warhol peignant un crane nous rappelant l'égalité du genre humain quant l'enveloppe a disparue) , "Hammer & Sickle" (faucille et marteau)  ainsi que la serie des portraits des grands champions du monde sportif (Muhammad Ali - Pelé). Nouvelle polemique en 1978 avec la serie des "oxydations"  oeuvres realisées avec de la peinture de cuivre sur laquelle l'auteur et ses assistants on turinés provoquant des réactions chimiques a la surface de la toile ,il subit tres certainement l'influence d'un autre artiste  qui s'impose  comme l'un des plus grands peintres de l'art contemporains 'jackson Pollock créateur des fameux 'Drippings ' noirs et blancs. A  cette même période Warhol éxécute la série des "Shadows " qui donne a voir des ombres non identifiables puis enchaine avec la série "Retro - Versions" ou l'artiste reprend certains de ses thémes fétiches (Marylin -boites Campbell's -Chaises electriques) et les associe sur une meme toile. Au début des années 80 il publie POPism -the Warhol 60'stémoignage sur le phénomene pop a New-York  ,il rencontre un artiste  marginal , un peintre issu du milieu underground jean michel Basquiat  et se lie d'amitié avec lui ,il réaliseront ensemble des peintures collectives que l'on découvrira lors de l'exposition Warhol -Basquiat  Painting a la gaelrie Tony Schafrazi . Il s'intéréssera aussi de pres a la carriére d'un jeune taggeur qui va devenir un des plus grands artistes  pop de la fin du siécle Keith Haring  . Malade depuis son operation lié a la tentative d'assassinat ,il commence a souffrir enormement  et réalise néammoins ses derniers autoportraits en 1986 . Il meurt a new york en 1987 des suites d'une operation de la vesicule billiaire. 

Selection d'oeuvres d'Andy Warhol

Superman (1960)

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Flowers (1968)

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Mao (1973)

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electric chair (1968)

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Dollar (1962)

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Marylin(1964)

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Brillo boxes (1964)

 

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pochette "the velvet underground & nico (1967)

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Pochette "Love you live (The rolling stones  1973)

 

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Cow (1966)

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Jackies (1964)

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Skull (1976)

 

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Guns (1981)

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 Shoes (1955)

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Elvis Presley (1963)

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Pochette  Sticky fingers (the rolling stones 1971)

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Autoportrait (1966)

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Autoportrait (1985)

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Coca-Cola (1962)

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Campbell soup (1962)

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autoportrait (1986)

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Suicide (1963)

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Andy Warhol en quelques photos

Avec The velvet Underground (de gauche a droite Nico -Warhol - Moe Tucker - Lou Reed -Sterling Morisson -John Cale )

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Andy Warhol et Jean Michel Basquiat Devant une toile commune   

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 Andy Warhol  par Richard Avedon

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Exposition " The times capsules medium_warhol-Time-capsules.2.jpg"A partir de 1974, Andy Warhol scelle et entreposant mensuellement les rebuts de sa vie quotidienne : documents divers,photos , courier , dessins ,  vêtements, etc. Près de 600 boîtes s’accumulent jusqu’à sa mort. Contrairement à la « Time Capsule» historique qui découle d’un choix d’éléments représentatifs, Warhol laisse en partie le hasard décider du contenu mis de côté. . Il est alors perçu par la critique comme l’emblème de l’artiste Pop dépourvu d’identité et assujetti aux demandes du marché de l’art. Rétrospectivement, les « Capsules» semblent se saisir de cette matière subjective que refoulent les œuvres. Outre quelques énoncés dans son journal, Warhol parle peu de ce corpus qui sera donc ignoré jusqu’à sa mort. Dans les années 1990, la fondation Warhol entreprend d’en dresser l’inventaire. Depuis, plusieurs chercheurs exploitent ce matériau désormais indexé aux divers catalogues raisonnés de l’artiste.

 

 

Warhol ,avec Gerard Malanga et  Bob Dylan a la Factory

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Andy Warhol et Edie Sedgwick

 

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Andy Warhol et Keith Haring

 

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07/02/2007

Toutes les filles s'appellent Patti

patti smith,easter

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ecoutez patti Smith : Rock'n roll nigger 


podcast

On a la madone qu’on peut ou celle qu’on mérite et qu'on se choisit, pour moi Patti Smith sur la pochette de ‘Easter ‘ c’était comme une image pieuse, regard de braise, mine boudeuse , débardeur informe , et le bras relevé sur la touffe de poils sous les bras.

Autour de moi personne évidemment ne semblait se douter combien je la trouvais sexy ; je la revais soeur ou  copine je la voulais près de moi en chair et en os.

A elle toute seule elle incarnait le versant féminin du rock’n roll .

Qui d'autre avant elle ? Janis et Tina sûrement et la Faithfull aussi .Suzi Quatro ? Peut-être bien.

Et qui d’autre après ? Debbie Harry, Courtney love pourquoi pas ? La Polly jean O.K !

Mais il a fallu attendre combien de temps. Yoko était trop moche, Nico trop belle et Bjork n’habite pas sur Terre.

Patti Smith ,elle, personnifiait le macadam, elle était l'âme de  la rue , la diva des bas fonds new yorkais son idôle absolue était Rimbaud au point de venir habiter a Paris , rue campagne-première et de venir réciter des poèmes devant la Coupole , boulevard du Montparnasse 
‘ Jésus die for somebody sins but not mine’ hurlait t’elle en intro de son hallucinante reprise du Gloria’ de Them et quel culot que de s’attaquer a une tour de babel rock’n roll en reprenant ‘my Génération’ des Who avec une rage qui failli lui coûter la vie lorsqu’elle chuta de cinq mètres de haut sur une scène de Floride un soir de 77.

De passage au centre Pompidou en 2002 elle choisit de réciter des textes plutôt que de chanter et se présenta a son public pieds nus sur la terre de ce Paris qu’elle aime tant.

‘ So you want to be a rock’n roll star comme tu l’as chanté Patti et toutes les chanteuses du monde peuvent bien s’agiter en vain Piaf chantant ‘l’homme a la moto’,  Joplin chantant ‘Mercedez Benz ‘ a cappella Tracy Chapman surgit de nulle part pour chanter la révolution avec une guitare aussi grosse qu’elle ou toi Patti , ma grande sœur éternelle hurlant ‘rock’n roll nigger’ vous serez toujours  cent fois plus authentiques ,mille fois plus rock’n roll que la plupart d'entre elle.
C’est la grâce , une chose magique et intense qui ne s’explique pas vraiment et qui vient du fond du cœur et de l’âme , c’est surement cela  qu’on appelle ‘le feu sacré’.

 

02:40 Publié dans Culture, Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : patti smith, easter

Polnareff ,un retour trés attendu

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Tout a débuté un soir comme un autre au journal télévisé de 20H sur  TF1-   présenté par Claire Chazal  en Duplex de Los Angeles  un homme aux cheveux longs se présente ce soir  la  'De dos a la caméra A la demande de la présentatrice il se retourne et nous apparaît , visage lisse ; grosses lunettes a montures blanches , tignasse blonde tirée en arrière   ,  musclé , bodybuildé l'image d'un esprit sain dans un corps sain.
On le reconnait pourtant immédiatement  car  c'est bel et bien lui ! Cet homme  c'est Michel Polnareff  notre exilé californien depuis tant et tant d'années artiste mythique mais capricieux qui aura cependant  réussi a toujours rester présent dans le coeur des français.
'Que ceux qui ne m'aiment pas , que ceux qui n'aiment pas mes chansons ne viennent pas a Bercy du 2 au 11 Mars 2007 parce que j'y serai
C'est donc ainsi par cette pirouette verbale cocasse que Michel Polnareff nous annonce officiellement son retour a la scène.

Absent depuis....33 ans il vient lui même suite a des rumeurs de plus en plus persistantes d'officialiser ce retour tant espéré et tant attendu par ses admirateurs

. Si le public a répondu en masse a cette annonce officielle d’une série de concert a Paris (40.000 tickets vendus en une seule journée et deux dates rajoutées a la hâte pour faire face a la demande on est en droit de se demander : Qu’attendre d’un retour de Michel Polnareff ?
Michel Polnareff tel un highlander de la musique moderne est resté incroyablement jeune il a pourtant 62 ans
Il  est loin le  troubadour bohème qui grattait sa guitare sur les marches du sacré cœur avant d’être repéré par et d’être engagé par la maison de disques AZ qui va lui offrir l’opportunité  d’enregistrer a Londres le désormais mythique ‘la poupée qui fait non ‘ qui propulse instantanément son auteur dans les hautes sphères du succès.

Pour l’anecdote il faut souligner la présence a la guitare sur ce single historique de Jimmy Page bientôt  canonisé guitar héro des seventies avec Led zeppelin
Polnareff fait de la Pop music et il ne sont pas bien nombreux dans ces années soixante ou la plupart des artistes se contentent de copier les modèles américains (avec plus ou moins de réussite), il a un regard nouveau sur la conception et l’élaboration de son art, il s’attache a la production ; au travail en studio et son perfectionnisme frôle l’obsession.
De l’autre côté de l’Atlantique on a déjà tendu l’oreille sur les chansons de ce chanteur français qui ne jure que par les Byrds ou les Zombies .

Le leader des beatniks Scott Mc kenzie immortel auteur de l’hymne hippie ‘San fransisco (repris par notre Hallyday national) reprend ‘la poupée qui fait non ‘ et Sandie Shaw la petite chanteuse de ‘Puppet on a string’ reprend ‘love me please love me‘ une  autre  composition   magique de Polnareff figurant sur son magnifique  premier album.
Dans  une France qui s’apprête a vivre une des grandes pages  de son histoire avec les évènements de mai 68 ,  Polnareff livre encore des titres sublimes (Ame câlinele roi des fourmis  ou encore le bal des laze et son influence Procol harum) Il ne semble pourtant pas encore se rendre compte de son poids dans l’industrie musicale puisque il écrit en même temps des titres plus que léger comme ‘y’a qu’un cheveu sur la tête a Mathieu  comptine qui fera les beaux jours des feux de camps de tout les scouts de France et de Navarre.

A l'aube des années 70 La France découvre un Polnareff nouveau avec perruque frisée ,caché en permanence derrière de grosses lunettes blanches ;on le dit paranoiaque , homosexuel , marginal , obsédé  ; Il collabore  avec   Jean Claude Vannier l’arrangeur du célèbre Melody Nelson de Serge Gainsbourg et les titres se suivent avec toujours la marque du talent ( dans la maison videje suis un homme- dans la maison vide ,  tout les bateaux, tout les oiseaux qui cachera en face B un titre pop de tout premier ordre ‘tout tout pour ma chérie ‘  .

Polnareff sans bien savoir pourquoi devient a cette époque un artiste fétiche de la jeunesse japonaise  qui adore sa musique et ses textes Gérard Oury alors réalisateur incontournable du cinéma français lui demande en 1971 de composer la musique de ‘la folie des grandeurs  puis un autre album suivra qui contiendra des chansons passées depuis a la postérité (Holidayson ira tous au paradisla mouche).Nous sommes en 1972 et bientôt éclate la fameuse affaire de l'affiche du concert de l'olympia ou le chanteur pose nu de dos, les fesses a l’air .

Tollé général et  scandale énorme et 60.000 Frs d’amende a la clé , une fortune pour l’époque. Mais les ennuis ; les gros ennuis arrivent quelques mois plus tard, escroqué par son agent il doit 6 millions de Francs au fisc.

Le chanteur se réfugie aux Etats-Unis a New York d’abord , puis a Los Angeles, une nouvelle vie commence le mythe  Polnareff est en route.

Pourtant le premier album réalisé aux états unis est un flop total ‘fame a la mode ‘ sorti en 1975 et chanté entièrement en anglais passe presque inaperçu , on dit Polnareff fini. Nous sommes en pleine vague disco et Polnareff va composer le thème de Lipstick réalisé par Lamont Johnson et si le film ne passe pas a la postérité, l’instrumental créé par Polnareff va toutefois  faire danser dans toutes les discothèques de la planète
Malgré la distance ,  malgré les ennuis judiciaires  des chansons  continuent de traverser l’atlantique, Polnareff lui est interdit de séjour en France , bientôt arrive sur les ondes  I love you because  balade romantique de toute beauté, et surtout lettre a France  qui va devenir l’une des plus grandes chansons de son répertoire paru sur un album en demi teinte au titre en clin d’œil coucou me revoilou! (1978).

En 1981 paraîtra "Bulles"  un album qui va se vendre par milliers d’exemplaires et qui  tranche définitivement avec le Polnareff mélodique notamment par l’utilisation  massive de synthés (phénomène très en vogue a l’aube des années 80)  ce disque est un  véritable succès  pour la maison de disque AZ  qui vient de re-signer   le chanteur  a qui elle avait donné sa chance  15 ans plus tôt et Bulles 'va permettre a Polnareff  de reconquérir le public français a qui il offre un inoubliable concert pour le réveillon 1981 sur TF1.

Les problèmes juridiques semblent résolus et on pense alors que le chanteur va revenir dans une France qui ne l’a pas oublié mais malgré de fréquents voyages pas de déménagements en vue  pour notre exilé californien
L’album suivant sorti en 1985 sera  Incognito disque résolument électronique en osmose avec les technologies du moment  mais qui  ne rencontrera pas le même succès que ‘Bulles  ; il contient la chanson ‘la belle veut sa revanche ‘ écrite pour le film de Gérard Oury   la vengeance du serpent a plumes ‘ disque court (8 titres), peu inspiré il reste  l’un des disques les plus dispensables dans la  discographie de Polnareff  .
Apres un silence de 3 ans un titre ‘good bye marilou envahit les ondes, sans aucune promo la chanson devient un tube énorme  on y retrouve un Polnareff mélodieux et  inspiré pourtant le chanteur est dans une période difficile de sa vie il a quitté les Etats-Unis et s'installe dans une petite commune de Seine & marne  fontenay trevisy ou il se fond dans la population locale ,on le voit souvent au café du coin ou il a élu domicile  ou dans une chambre d'hôte ou on peut le surprendre  servant lui même a boire aux clients .

il prend le temps  et réfléchit , déambule en survêtement  et pour être tout a fait honnête  se néglige un peu caché  derrière  une  barbe  d'ermite il se veut  méconnaissable

 Il attend surtout le feu vert pour enregistrer son nouvel album et  bientôt il quitte son petit coin secret et emménage dans un palace parisien  le    Royal Monceau  a Paris , il boit beaucoup  et sombre dans une terrible dépression  il vit  reclus , entouré de gadgets électroniques comme un ermite a la fois en contact et totalement coupé du monde il restera 800 nuits dans la chambre 128 de ce palace ou il va enregistrer  l’album Kama sutra(1990) le disque aux tendances erotico -porno  n’est pas très bon mais il pourtant rencontrer pourtant un grand succès et forge la légende de son auteur
Polnareff décide de se faire opérer de la terrible myopie qui le rend quasiment aveugle et profite de ce long  retour en France pour le faire en  octobre 1994, l’opération sera une réussite et le chanteur retrouve une vue presque normale.
Mais l’Amérique lui manque et il repart et s’installe a Los Angeles au peninsula hotel ou il recrée un univers  identique a celui  du royal Monceau.
C’est la qu’il va  préparer son retour à la scène et il va se produire le 27 septembre 1995 au mythique Roxy sur Sunset Boulevard  profitant de l’occasion pour enregistrer un live mémorable.

Depuis c’est le silence total  ,Polnareff  brouille les pistes , il apparait sur quelques rares photos  avec un look  totalement look extravagant , donne une interview exclusive et hallucinante au magazine 'les inrockuptibles '  en 1997 , écrit ses mémoires avec l'aide de Philippe Manoeuvre  ,on raconte  qu'il s'est forgé un corps d'athlète par une pratique intense de la culture physique mais il garde le contact avec ses fans sur son site Internet particulièrement élaboré.

Son retour aujourd'hui est un pari immense qui répond a une attente constante du public pour qui Polnareff reste un artiste incontournable et hors du commun. Avec ce come-back inespéré  en Mars prochain  Polnareff brisera lui même le mythe qu'il a entretenu tout au long de ses années d'exil et la série de concerts annoncée a Bercy constitue a l'évidence l'évènement musical de l'année 2007.Il n'est plus reparu sur une scène française depuis 1972 ,son public concentré sur trois générations sera au rendez vous et lui fera  confiance pour nous étonner comme il a toujours su le faire , c'est la raison pour laquelle nous l'attendons avec impatience.

 

 
 

17/01/2007

L'Acétate du Velvet Underground

 
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Le titre de l'article des Inrockuptibles (n° 576) de Décembre dernier tapait très fort
 
LE VELVET VAUT  PLUS CHER  QUE LES BEATLES
 
Résumons les faits :  Un canadien du nom de Warren Hill achéte par hasard pour 75 cents dans un marché aux puces de New York  un disque acétate (disque unique gravé en studio et pouvant servir de disque test avant l'enregistrement définitif d'un album) ce disque sans  pochette est marqué velvet underground 4-25-66 att N dolph
Rapidement l'acquéreur veinard se rend compte qu'il vient d'acheter un acetate du premier album légendaire du groupe mythique enregistré avec Nico mais les mixages et les versions des titres sont différents de plus  il manque un titre essentiel de ce fameux album appelé communément l'album a la banane 'medium_The_20Velvet_20Underground_20-_20The_20Velvet_20Underground_20_20Nico.3.jpg a savoir Sunday morning. L'acheteur s'apercoit donc très vite que son achat est en fait un véritable trésor.
 
Selon la légende il s'agirait de la version souhaitée par Andy Warhol grand manitou du groupe et qui aurait acheté cet acétate a l'ingenieur du son Norman  Dolphen en échange d'un tableau  .On ne saura jamais par quel mystère ce disque a disparu pendant 40 ans avant de réapparaitre sur un marché de Chelsea en tout cas  la précieuse galette se retrouve mise en vente aux enchères sur Ebay et c'est rapidement la folie les prix montent et la vente se cloture le 28 novembre sur le chiffre ahurissant de 155401 dolllars .
 
le disque rare du Velvet Underground devenant le plus cher  de tout les temps battant le record des Quarry-Men (groupe pré -Beatles) dont un live enregistré sur bandes s'est vendu 78.000 livres sterling en 1994 Fin du premier acte.
 
Deuxième acte: l'ultime enchère s'étant révélée n'être qu'un canular la vente fût donc annulée et le disque remis quelques semaines plus tard aux enchères toujours sur le site Ebay au bout du compte l'acétate est finalement parti pour 116 878 € ce qui reste tout de même exceptionnel .
Rappelons que jamais le Velvet n'aura jamais pu classer un seul de ses albums dans le top 100 et que très peu de personnes achetèrent le fameux album a la banane lors de sa parution
c'est le temps qui aura permis au groupe de Lou Reed  et de John Cale de devenir une référence absolue .
Une chose est sûre l'honneur est sauf pour les Beatles qui conservent donc leur titre de groupe le  plus cher de tout les temps.
 
 
 
 

01/01/2007

R.I.P James Brown (1933-2006)

 

 

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Le jour de Noël 2006 la communauté noire du monde entier a perdue l'une de ses idoles, l'un de ses personnages les  plus emblématiques. Un petit cireur de chaussures devenu un dieu vivant de la musique funk a tiré sa révérence et chacun de ses frères de couleur pleure  la perte irremplaçable de James Brown.  Né en 1933 à Augusta en Géorgie le petit James va suivre un chemin peu conventionnel avant de trouver sa voix spirituelle. Ramasseur de coton, boxeur, rabatteur pour maquereaux,  il  se retrouve en prison des l'age de 16 ans  et c'est là et  en non pas a l'église comme bon nombre de ses  contemporains que sa carrière musicale va démarrer. C'est en effet derrière les barreaux qu'il rencontre Bobby Byrd  un autre petit dur avec lequel une fois libéré il va former  son premier groupe  The Starlighters qui deviendra par la suite The Famous Flames .Le premier titre qui va amorcer sa carrière sera Please ,please ,please qui grimpe haut dans les charts  rythmn's and blues. Ce titre sera l'étincelle qui va mettre le feu et celui que l'on va surnommer Mr Dynamite va bâtir peu a peu sa légende tout au long des années soixante  en proposant des albums studios gorgés de hits ahurissants (papa 's  got a brand new bag - I feel  goodIt's man man 's world -Try me )   et des lives brûlants  (la série des  live at the Apollo  restant a ce jour encore  une référence absolue en matière de disque live) Le  jeu de scène de James Brown  est sans égal , il entre (et sort ) de scène comme un boxeur ;court , saute , trépigne , harrangue le public ,se jette a terre  et termine a la limite de l'évanouissement ,  mais le Godfather sait  aussi s'entourer des meilleurs musiciens comme  Macéo Parker  ou Bootsy Collins  qu'il dirige d'une main de fer a la limite  parfois même de la tyrannie ).

 A la fin des années soixante  il va passer du statut  de grand artiste a celui de véritable icône  lorsque lassé de voir le peuple noir souffrir du racisme et de la ségrégation tout en partant mourir au Viêt-Nam il balance a la face du monde un titre historique qui lui configure aussitôt une dimension universelle. 'Say it loud i'm black I'm proud !(dis le fort je suis noir et j'en suis fier! ) . Cette chanson devient aussitôt l'hymne du Black-power et l'une des chansons les plus emblématiques du peuple noir (a égalité avec le fantastique Am I Black enough for you ? du trop sous estimé Billy Paul. Quoiqu'il en soit , ,James Brown acquiet alors  une dimension politique nouvelle ,il intervient apres l'assassinat de Martin Luther King  le 4 aout 68 pour calmer les émeutiers puis  a  Washington il sillonne les rues  scandant des messages d'appel au calme et a la tolérance;il ira a la maison blanche demander au président  Lyndon Johnson l'autorisation de  partir avec son groupe chanter pour les troupes au vietnam ,une  tournée de trois dates qui se fera dans des conditions extrêmesé ( il fallait lui injecter du lait de sodium pour éviter la déshydratation ) avec notamment un dernier concert donné a la base militaire de bear Cat au milieu des bombardements viet-congs. Il  est incontestablement  pour le peuple afro-américain l'égal d'un Malcolm X  ou d'un Martin Luther King  et a l'image de Muhammad Ali quelques années  plus tard  il symbolise l'artiste noir qui prend sa revanche sur le peuple blanc .N'hésitant pas a s'autoproclamer Soul Brother N°1  il crée un personnage fantasque a l'égo démesuré qui revendique sa réussite (il avait coutume de dire  :" j'ai commencé comme cireur de chaussures en face d'une station de radio aujourd'hui la station de radio m'appartient  "). .Dans la foulée   sort 'Sex machine '  un disque qui va devenir un album fondamental de la musique noire 'une  tour de Babel du funk.C'est sur ce disque phénoménal  que l'on retrouvera l'immortel Get up I feel like being a Sex Machine  titre qui va conquerir toute la planète. C'est également a cette période  que l'on voit découvre   Bootsy Collins  jeune prodige musical de 18 ans tout frais débarqué de Cincinnati  pour remplacer au pied  levé Macéo Parker  en froid avec  james Brown  .medium_sex_machine.3.jpg Surfant sur la vague de la Blaxploitation  James Brown va dominer la scène  signant  la même année (1973) deux bouillantes  bandes originales de films (Black Caesar  et Slaughter big rip off  ) ainsi qu'une quantité d'albums dont certains comme there it is  (1972) ou The payback (1974) sont des chefs d'oeuvre de la  musique funk .L'arrivée de la vague disco va pourtant stopper net l'ascension de james Brown qui reste sur le carreau  ;il apparait en guest-star dans le film musical 'the Blues brothers 'ou il incarne un pasteur mémorable  puis retrouve la voie du succès en anticipant la vague du rap ,mouvement qui contrairement au disco va se réclamer de son influence  Rapp payback enregistré en 1981 va sonner le renouveau de Mr Dynamite .Associé au leader de la Zoulou Nation Afrika Bambaata il enregistre en 1984 un single Unity qui renforce sa  crédibilité aupres du jeune public qui voit en lui le parrain d'un mouvement musical   qui est en train de conquerir l'Amerique. Son apparition dans le film Rocky IV  ou il chante 'Living in America ' justifie  a elle seule la vision de ce film pourtant médiocre . Il va au cours des années devenir l'artiste le plus samplé de l'histoire de la musique  ;des passages de nombreuses chansons  vont etres utilisées ,echantillonnées dans plus de 600 morceaux  de rap , de hip-hop  ou de rythm and blues .Mick Jagger  ou Iggy  Pop (qui s'y connaissent en prestations scèniques) le reconnaissent comme LE maître absolu de la scène  mais au dela de la présence scénique exceptionnelle de james Brown c'est toute sa  musique qui a  révolutionné le monde musical.

C'est apres la publication de son autobiographie (1988) que va se produire ce qui va devenir une longue descente aux enfers,  en effet les années 90  vont etre les  plus terribles de toute  sa vie ; les excès en tout genres (drogues dures , alcool) et son penchant  pour  les armes a feu  lui font perdre pied ;  il est impliqué dans une sordide histoire de tentative de meurtre sur son épouse  ;il est arrété a de nombreuses reprises en état d'ébriété et a l'occasion d'une course poursuite  il tire sur les forces de police avant d'etre finalement maitrisé  et incarcéré. En prison il écoute  du rap et du hip-hop et soigne sa toxicomanie et son addiction a l'alcool.Après sa libération sur parole en 1991 il décide de militer contre la drogue qui a failli lui couter la vie au cours des années passées puis difficilement  il repart  en tournée  ,publie en 1992 un live exceptionnel (enregistré en  1971 a l'olympia de paris)  et au cours des quinze dernières années de sa vie se produit dans des shows ou malgré le poids des ans et une santé considerablement  affectée par les années noires il ravit le public par des prestations a la hauteur de l'artiste exceptionnel et unique qu'il aura toujours été.Une pneumonie aura eu raison du Godfather of Soul  le jour de Noel 2006 ,ce jour la  le dieu vivant est devenu mortel. Paix a son Ame!  

 

James Brown -   Papa 's got a brand new bag  


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 James Brown -   Please ,please ,please


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James Brown -  'The Boss '


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31/12/2006

discographie Eighties

Les fameuses annees 80 qu’il est de bon ton de critiquer nous auront apportées quantités d’albums incontournables parmi lesquels …. 

Serge Gainsbourg : aux armes et caetera (1979)  

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C'est avec ce disque opportuniste et ambitieux que le déclic de la gainsbourg-mania va se déclencher ,premier disque d'or de Serge aux armes.... donnera a tous les biens pensants matière a polémique et a débats . Nous sommes en 1979 et  c'est dans  cette époque de morositéé que le  personnage Gainsbarre entre de plein fouet chez Mr et Md tout le monde ,Gainsbourg dérange , écœure , choque , étonne, séduit    c'est selon et c'est dans ce contexte particulier et en qualitéé  d'artiste  a peine reconnu  sinon pour les textes qu'ils écrits pour les chanteuses de tout bords que Serge va frapper un grand coup ,  un grand coup artistique  et médiatique en partant en jamaique  enregistrer avec la crème  musicale  du moment aux armes et caetera   disque que l'on peut qualifier aujourd’hui  de véritablement historique Personnellement ,avec le recul du temps et des centaines d'écoutes de ce disque culotté  je me dois d'avouer qu'il  reste en ce qui me concerne un incontournable des années 80. Bien avant que le reggae ne devienne la dernière musique ' a la mode '  sous l'impulsion massive de Bob Marley Gainsbourg donc  , décide d'enregistrer a Kingston fief jamaïcain de la musique reggae On connaissait le gout de Gainsbourg pour les musiques exotiques  ses albums  des années soixante se teintaient  de samba et de mambo aussi  Gainsbourg   ne pouvait passer a cote du phénomène reggae  cette mouvance  musicale qui d'abord confidentielle allait bientôt envahir toute la planète. On retiendra  avant tout cette marseillaise reggae qui vaudra bien des ennuis a Gainsbourg et lui permettra aussi  de mettre les choses au point face a la colère de nombreux français qui  longtemps se sont mépris sur ce détournement de leur hymne ,mais évidemment ce n'est pas tout  outre une version  coloré de 'la javanaise ' il y a sur cet album des titres formidables (relax baby be cool - des laids , des laids ,pas long feu ) on sent bien que Serge s'éclate entouré des musiciens de peter Tosh et les choristes du roi Bob en personne bluffé , etonné le public sera au rendez vous d'Aux armes.... et le disque va devenir le premier véritable succès de la carrière de Serge qui renouvellera l'expérience de l'album  -reggae l'année suivante avec Mauvaises nouvelles des étoiles qui bien qu'également très réussi sera aceuilli plus fraîchement Personnellement ,avec le recul du temps et des centaines d'écoutes de ce disque culotté et génial je me dois d'avouer qu'il  reste  un incontournable des années 80.un disque totalement indémodable et signe d'une liberté et d'un talent artistique hors du commun.

 

   Television : Marquee moon  (1977)  

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Tom verlaine qui possède au passage  l'un des plus joli nom pour un leader de groupe est un artiste qui s'est imprégné d'une certaine culture musicale  new-yorkaise puisant ses racines et son inspiration  tant dans le jazz de Coltrane que sur le bitume de la grande pomme ; il pourrait etre le petit frère  spirituel de Bob Dylan ,ou de patti Smith  son groupe s'appelle Television et  son premier album s'appelle Marquee  moon et ce disque va brandir haut et fort l'étendard d'un underground  new yorkais bouillonnant Nous sommes au printemps 77  et c'est dans une atmopsphère  et un climat propre a cette periode de créativité   que sortir ce disque lumineux  a la fois  totalement maitrisé techniquement mais qui s'offre des libertés inouies le titre chef d'oeuvre total de plus de 10 ' et  qui donne son nom a l'album est une pure merveille qui va a l'encontre du format des titres courts (Ramones)  de l'époque ,le genre de truc que tout musicien rêve un jour de pondre ;Tout au long de ce Marquee moon devenu depuis toute ces années un disque -culte de référence on est subjugué  tant par:les guitares  que par la voix sublimé de Verlaine.Marquee moon restera pour toujours  le disque  symbole d'une certaine idée du 'punk'  et Tom Verlaine , le punk en gilet  tel qu'on peut le voir sur la pochette se pose en revers de Johnny Thunders ou de Richard Hell  (qui quitta Television  pour former Richard Hell & the voivoid et écrivit un jour rien de moins que l'hymne du 'no future ' le fabuleux blank generation ) . sorti en 1977 ce disque ne semble pourtant pas avoir de prise sur le temps  c'est souvent a cela que l'on reconnaît les oeuvres importantes.Marquee moon  fait indiscutablement partie de cette catégorie la c'est a la fois un disque lumineux ; intense et habité ,une oeuvre musicale  essentielle voire obligatoire.    

Joy Division :  Closer (1979)

medium_JoyDivision_Closer.jpg il est des disques dont on ne sort pas indemne et dans la masse de tout ce qu'on a ecouté et aimé il y a toujours les albums vers lesquels on revient  tôt ou tard , ceux qui  habitent et vivent avec vous toute une vie Closer le deuxième album de Joy Division fait partie de ces disques rares il est pour moi bien davantage qu'un disque  incontournable  il est quasiment un disque obsessionnel. Evidemment le destin terrible de ce groupe exceptionnel et avant gardiste est liée a jamais  a  la mort de son leader ian Curtis , suicidé a 20 ans ,pendu  apres deux tentatives ratées les mois précédents ,malade Curtis l'était l'épilepsie qui rongeait une vie profondémént  marquée par la déprime un le mal de vivre permanent(la légende prétend qu'il se serait pendu après avoir écouté en boucle toute une nuit l'album d'Iggy Pop' the Idiot ' (par ailleurs cité dans cette sélection) Héros malgré lui , le chanteur martyr ne verra rien du succès qui va accompagner la sortie de Closer disque torturé et habité qui sera une parfaite jonction entre la new wave et le punk On retrouve sur cet album qui subit des influences diverses du velvet Underground aux  Stooges en passant par  kraftwerk ( LE groupe  fétiche de Curtis) des titres hallucinants comme  isolation  -heart and soul - the eternal  -ou encore atrocity exhibition qui tout au long de ce disque froid et possédé donnent un étrange sentiment de tension et de rage. Appuyé par la  production formidable  de martin hannett ,les musiciens jouent fort et donnent une impression de son compact , les instruments  se melent dans un chaos orchestré  ou la basse puissante et menacante de Peter  Hook ,la guitariste dévastatrice de barney Summers accompagnent  un Ian Curtis qui chante avec cette impression de poids du monde sur les épaules Pauvre Curtis qui ne verra même pas le succès de son groupe qui décollera  grâce au un single -testament l'inoui 'love will tear us apart ' chanson emblematique d'une génération et d'une époque sortie peu de temps après son décès mais qui n'est pas présente sur Closer . Laissant Hook,Summer et Morris  musiciens Orphelins Ian Curtis va devenir 25 ans avant Cobain un martyr du rock et c'est sur les cendres fumantes d'un Joy Division dévasté par la mort de son leader que les trois autres vont former New Order qui deviendra l'un des groupes essentiel des années a venir 

 

The Cure  Seventeen seconds (1980) 

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Seventeen seconds, troisième album des Cure, est un album qui reconcilie public et critiques. En effet, sur les playlists et dans les classements des magazines les plus divers il est toujours plébiscité et cité comme étant le meilleur de la discograhie du groupe emmené depuis la fin des seventies par Robert Smith.
Sorti en mars 80 alors que
The Cure est dans une logique de production de singles (et quels singles ! quand on pense a "Boys Don't Cry" ou encore a Killing An Arab") cet album peut être 25 ans plus tard qualifié d'historique tant il synthétise avec talent tout le mouvement new-wave/cold-wave de son époque.
Premier volet d'une trilogie (17 seconds - Faith - Pornography) touchée par la grâce et réalisé en a peine deux ans, c'est un album qui fera date dans l'histoire de la musique moderne.
Robert Smith va inventer un univers, une ambiance, un climat assorti d'un look reconnaissable instantanément et Des milliers de jeunes a travers le monde vont s'identifier a cet album qui tournera sur les platines de toute une jeunesse désenchantée et qui trouvera en Smith son mentor, son alter-ego.
Sous la pochette nébuleuse (on est loin du frigo de three  Imaginary Boys ou encore  du dessin naif de Boys Don' t Cry), une économie de titres (10) et un single phénoménal (le monumental "A Forest") qui font de Seventeen Seconds un album indispensable pour toutes les discothèques dignes de ce nom.
25 ans après la sortie de ce disque essentiel la voix hantée et les murmures de Robert Smith distillent encore de la magie a l'écoute de ce disque somptueux jusqu'a l'abstraction

Alain Bashung : Play blessures (1982)

En 1982 pmedium_00731451724428.jpgaraissait un album qui  allait  sur le tard saffirmer comme lun des disques les plus importants de la chanson française des trente dernières années tout genres confondus.La rencontre de Bashung héritier rockn roll d'une génération perdue  quelque part entre Cochran et Gene Vincent  et du maître Gainsbourg   va savérer  éblouissante.  Serge a toujours fait chanter des voix féminines avec plus ou moins de réussites mais  ses  collaborations masculines ne sont a ce jour  que dispensables (Chamfort) pourtant  cette fois  cest une osmose complète  entre le maître et l’élève avec des textes au couteau au langage codée de circonstance, sur fond de new wave étourdissante et personne en France  ne tiendra la distance face aux deux acolytes qui vont sentendre comme larrons en foire ; leur goût commun pour la nuit et la déglingue  les rapproche et ensemble ils vont accoucher de ce diamant musical noir et froid comme la nuit.  Fils spirituel de Gainsbourg   , Bashung  va tourner une page importante  pour  la suite de sa carrière  avec ce disque inouï  de ‘martine Boude   a  ‘Volontaire en passant par jenvisage ' les titres  senchaînent dans ce disque glauque , plein de souterrains et de secrets ,  berçé par une ambiance lunettes noires , alcool et clopes  et un climat malsain pas forcement accessible  aux premières écoutes  mais qui reviendra toujours  hanter lauditeur qui aura su trouvé les clefs pour rentrer dans  cet univers fascinant. Play blessures sera comme une seconde naissance pour Bashung  qui chante de sa voix unique, traînante et habitée dans ce disque ou lalsacien enterre défintivement le chanteur  a tubes  de vertige de l'amour  ou de Gaby oh Gaby !  Je dédie cette angoisse a  un chanteur disparu  mort de soif dans le désert de Gaby  dit il d'ailleurs  dans jcroise aux hébrides   Play Blessures donnera laudace a Bashung  de réaliser   Novice quelques années plus tard tout seul comme un grand  mais qui savérera  finalement un chef d’œuvre maudit .Il se dégage une curieuse impression a l'écoute  de ce Play blessures car sagissant dune collaboration Bashung- Gainsbourg on a l’étrange impression que le grand Serge conscient du talent de son protégé  est pour une fois resté dans lombre  laissant a Alain Bashung  le soin de senvoler haut, très haut , tellement haut  quil plane aujourdhui encore au dessus de la melée.

The Modern Lovers : The modern lovers  (1980)

 medium_Modernlovers.2.jpgFormé en 1972 par Jonathan richman fan inconditionnel du velvet underground (on raconte qu'il dormait par terre dans les studios quand Lou Reed et sa bande enregistrait les albums de légende que l'on connaît) the Modern Lovers est un groupe historique et cet album baptisé simplement the modern lovers est l'une pierre angulaire de la musique pop rock de la fin des glorieuses seventies
Enregistré sur la cote ouest pour échapper a la tentaculaire New York et produit par linévitable John cale le groupe est composé de musiciens qui deviendront tous membres a part entière de groupes importants
On retrouvera en effet Jerry Harrison (claviers) chez les Talkings Heads ,David Robinson (batterie) chez les Cars et Ernie Brooks (basse) avec Elliot Murphy ,tous sont profondément marqué par lexplosion culturelle du velvet underground et cela sentend.Cest véritablement un disque étourdissent totalement irrésistible qui contient lun des plus grands hymnes du rock le célébrissime roadrunner auxquels tous les apprentis guitaristes vont sessayer.Les autres titres proposés sont de pures merveilles du Im straight a astral plane très marqué Doors de Pablo Picasso (que reprendront entre autres John Cale et David Bowie) a someone I care about ou la voix de trainante de Richman explose tous les morceaux sont ici exceptionnels
Malheureusement le même Richman quon aurait pu penser combler davoir su insuffler une telle énergie et davoir livré un tel album va être mal inspiré puisquil va rejeter cet album et dissoudre le groupe pour continuer une carrière solo plutôt fade.

Iggy Pop:  The idiot (1977) 

medium_134439.jpgSi après la séparation des fabuleux  Stooges Iggy Pop aurait  alimenté la longue liste des artistes morts au nom du precept 'sex drugs & rock'n roll  cela n'aurait étonné personne  ,musicalement a cette période Iggy n'intéresse plus grand monde il traîne avec lui la désastreuse image d'un junkie qui tente de survivre au split inévitable de son groupe qui aura dynamité le paysage rock des Seventies qui va installer  les Stooges  parmi les groupe les plus novateurs et les plus importants du rock. Pour Iggy a la dérive  le salut va venir de David Bowie alors  installé sur le sol américain ou il enregistre Station to station  et qui va prendre Iggy sous son aile protectrice et le remettre en selle en le ramenant en Europe  pour enregistrer avec lui entre Paris , Berlin et Munich le premier disque solo de l'iguane 'The idiot',disque fondamental qui va peut-être sauver la vie de Iggy. Dotée d'une pochette magnifique ou on peut voir un iggy déstructuré et squelettique  ce disque assez court (8 titres) contient quelques joyaux discographiques  (nightclubbing - Sister midnight - dum dum boys ) et China girl  l'un des plus grands succes de toute la carrière d' Iggy ( et que Bowie lui empruntera d'ailleurs quelques années  plus tard sur son album Let's dance) Imitant ainsi  Lou Reed  autre rescapé de la seringue avec un disque  magnifique baptisé Berlin (1973)Iggy se reconstruit avec ce disque sublime mélancolique et désenchanté comme la fin des seventies en proposeront  beaucoup (Joy Division - Kraftwerk - brian Eno).Ainsi la page des Stooges est définitivement tournée et l'iguane relançé , ressuscité s'affirme comme un artiste solo crédible et reconnu ,sa voix brumeuse et traînante donne a  ce disque  crépusculaire un climat et une ambiance unique. La même année Iggy   récidivera avec un autre disque important  mais plus rock 'lust for life '  puis petit a petit les démons de sa vie passée vont revenir le hanter et sa carrière connaîtra une longue traversée du desert jusqu'a la fin des années  90 ou il va se poser en parrain du punk  et assoir son image d'artiste  référence  pour toute une génération. Reste que 'The idiot ' disque froid et tranchant comme une lame de rasoir s'inscrit trente ans après sa sortie comme un disque essentiel des années 80 .

 

Kraftwerk :the Man -machine (1980)

medium_man_hi.jpg Cet album des quatre de Düsseldorf n'est pas peut-être  leur meilleur et on peut lui preferer Radio-Activity ou Autobahn, cependant The Man-Machine est incontournable.
illustré par une pochette sublime qui fige pour toujours les membres de ce groupe culte dans leurs fameuses tenues( chemise rouge -pantalon noir-cravate noire et coupe de cheveux au cordeau.) The Man-Machine restera l'album qui reussit le mieux la synthèse de ce que peut représenter la musique électronique de ce groupe d'avant-garde
Kraftwerk a toujours fait l'unanimité tant chez les puristes de l'électro qui reconnaissent en eux leur père spirituel , mais également dans le monde du rock et même dans celui du rap (Afrika Bambaataa Gourou et fondateur de la Zoulou Nation détourna d'ailleurs  Trans-Europ-Express pour son hymne historique 'planet rock').
Noyé a l'époque de sa parution parmi la masse des groupes utilisateurs de synthés Kraftwerk nous apparaît aujourd'hui comme un groupe exceptionnellement en avance sur son époque.
Avec ce disque fondamental, ils annoncent dès 1978 la pop synthétique et la new-wave qui vont débarquer bientôt et on retrouvera leur incluence dans divers groupes tels que Taxi Girl, Devo, Human League, ou New Order. Il seront bien des années plus tard la reference majeure de The Orb ; L.F.O , ou encore The Future Sound Of London. On retrouvera dans The Man-Machine le standard "The Model", titre emblématique du courant new-wave, ainsi que "The Robots" qui ouvre l'album en installant ce son et ce climat déshumanisé, froid et électronique si particulier au groupe. De par leur démarche artistique et de part leurs oeuvres musicales, Kraftwerk fait l'oeuvre d'un véritable culte partout dans le monde et The Man-Machine reste l'album incontournable  qui les définit le mieux.
"We are the robots, we're fonctionning automatic" sont les premières paroles de ce disque intemporel; et comme vous le savez 'les robots ne meurent jamais, d'ailleurs ils ne vieillissent même pas

Suicide :Suicide (1977)

medium_rs1.2.jpgDisque unique –disque mythique –disque charnière appelez le comme vous voulez une chose est sure c’est un disque indispensable complètement représentatif d’une époque, ce disque qui a failli ne jamais voir le jour (3 ans entre les premières répétitions et sa sortie en 75 sur le marcha l'instar du Metal Machine Music de Lou Reed, le premier album de Suicide est pratiquement impossible à écouter dans son intégralité. En effet, personne, raisonnablement équilibré et normal, ne peut vraiment en rentrant du boulot ou le dimanche matin au réveil poser cet ovni discographique sur sa platine et vaquer à ses occupations. C'est pourtant l'un des disques fondateurs de tout ce qui va suivre à partir de 1977, car tous les mouvements musicaux vont puiser dans cet album fondamental, de la techno à la cold-wave et du hip-hop à la musique industrielle. Minimaliste, jusqu'à l'abstraction. Ce disque va être un flop total lors de sa sortie, même le mouvement punk va le rejetter; et c'est dans une incomprehension générale que cet album va se forger une réputation de disque maudit.Aujourd'hui  disque  de reference absolue d'un avant gardisme extrème  force est de reconnaitre que Suicide reste  tout aussi insuppportable que génial. Son écoute relève plus de l'agression que du plaisir des oreilles, le bruit et les larsens d'Alan Vega et Martin Rev décapent votre cerveau et vos neurones. Ecouter les 10' 24 de "Frankie Teardops" ou les 2' 32 apocalyptiques de "Ghost Rider" nous rappelle le choc de la première écoute du "Sister Ray" du Velvet Underground est un chef d'oeuvre  de bout en bout .

 

The Sex Pistols :Never mind the bollocks here's the Sex Pistols (1977)  

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          Cest certainement avec ce disque historique  que lon va enterrer définitivement les années 70,  coup de poing tant a  la société , qua lindustrie du disque , Never mind the bollock sera un détonateur  pour toute une jeunesse qui a envie de faire   de la musique   de semer le chaos,pas de message politique(les Clash  sen chargeront)   on tire  un trait  sur  tout ce qui a était fait jusqua alors et on installe de nouvelles règles dont la principale est :pas de règle. Album déjà  millionnaire avant même sa sortie officielle ; les commandes dépassèrent largement les 125.000 copies et bien quil fût absolument interdit den faire la publicité lalbum se retrouva sans problèmes N° 1 de toutes les listes britanniques dans la presse, la télévision et sur toutes  les radios.
Il ny avait que 11 chansons sur les 50.000 premières copies et quelles chansons (anarchy in the U.K, pretty vacant, holiday in the sun,) et on trouvait un 45 tours offert Submission ainsi quun poster de collages a l'esthétique punk caractéristique de cette époque.
Ce disque fût enregistré de Mars à Août 1977.La polémique et les controverses autour de ce disque furent sans précédents.Il dû notamment être retiré des vitrines immédiatement a cause de son titre irrévérencieux (On en a rien a foutre, les Sex Pistols sont là).On attribue lorigine de ce titre célèbre a un marchand de hot-dogs qui répétait cette phrase chaque fois quil croisait Steve Jones et Paul Cook.Quelques mois après la parution de lalbum le 17 Janvier 1978 le groupe se sépare brutalement dans une confusion totale.Le lendemain leur manager Malcom Mc Laren prononcera cette phrase resté célèbre « Le rockn roll est mort ».La suite appartient désormais a la légende et a lhistoire du rockn roll
Coup marketting
de Mac Laren (après avoir tenté le coup aux States avec les New York Dolls), groupe de tarés junkies incapables de jouer trois notes, anti -heros d'une jeunese désoeuvrée , pseudos anarchistes de pacotille, on aura tout dit et tout écrit sur les Pistols pourtant il est évident que  leur apport au monde de la musique est incontestable.De par leur culot, leur énergie, leur rage et leur non-respect pour toutes les valeurs bien en place en ces années post disco, pour avoir donner a une multitude de gamins lenvie de prendre qui une guitare, qui un micro les Sex Pistols certes moins engagés moins techniciens et certainement moins doués que bon nombre  de groupes sur le sol britannique sont un  groupe essentiel de ces 25 dernières années
Météorite punk certes mais qui brille encore dans le ciel et sert de référence depuis des pas mal dannées à tout un tas de gamins a qui la musique de Johnny Rotten et Sid Vicious donne lillusion que tout est encore possible.Au delà des clichés étroits du no future et en omettant la ridicule reformation avortée des années 90 ce groupe qui peut se vanter d’être lun des plus connus au monde (pas mal pour des gamins qui au bout du compte nauront livrés quun seul album officiel) est aujourdhui incontournable

The Feelies   :  Crazy rythmns (1980)

 medium_feelies.3.jpgCrazy Rythmns" Paru en 1980, est le premier album des Feelies et ce disque qui reste assez méconnu  est une merveille absolue.Les Feelies groupe new -yorkais  par excellence ont une façon nouvelle de mêler voix et guitares, des riffs giclants, des envolées tourbillonantes , une rythmique époustouflante et un tempo unique qui lorgne évidemment du coté du Velvet Underground, dont The Feelies se revendiquentl les fils spirituels. Elu en 78 meilleur groupe underground de New-York, The Feelies sont déjà un groupe culte de la scène branchée americaine à la sortie de ce premier disque. Le rendez -avec le succés public n'aura pas vraiment  lieu, mais il cependant  urgent de redécouvrir des titres proprement ahurissants comme "The Boy With The Perpetual Nervousness" et son intro survitaminée, "Loveless Love", ou encore "Raised Eyebrow" (premier 45 T du groupe).En plage 4 de cet album essentiel, une des plus extraordinaires reprises d'une chanson des Beatles The Feelies ont choisi de reprendre "Everybody's Got Something To Hide Except Me And My Monkey", extrait du double blanc célèbrississime des 4 de Liverpool. Le résultat est inouï. L'album entier est une merveille et une réhabilitation d'urgence s'impose pour ce groupe légendaire  

 

The Talkings heads : Remain  in light (1980)

medium_Remain-in-Light.gifAu début des années  80 dans l'océan des disques convenus et mediocres  nous arrive cet Ovni musical issu des cerveaux de deux génies de la musique David Byrne  et Brian Eno.
cet album est totalement révolutionnaire dans son utilisation des sons et des instruments ,le melange des rythmes africains et de l'electronique urbaine lui apporte une touche unique  et l'osmose entre les membres du groupe (byrne- Jerry Harrison - Tina Weymouth-Chris Frantz  ) est totale  grâce au sorcier Eno qui  apporte sa touche de magie musicale.Moins etouffant que 'fear of music , L' Album legendaire des Talkings heads ' Remain in light ' est incroyablement dansant et reste moderne  25 ans après sa sortieles titres (8 seulement) s'enchainent avec une cohésion évidente mais les 2 sommets de ce disque majeur sont 'Born under punches '(qui ouvre l'album et donne une idée de ce qui nous attend) et once in the lifetime (que Byrne illustrera par une vidéo incroyable et totalement déjantée).Avant gardiste et visionnaire Remain in light  est une pure merveille qui trouvera sa place dans votre discothèque tant au rayon electro qu'au rayon pop-rock. De Plus  cet album annonce par son collaboration Byrne -Eno   un autre chef d'oeuvre le fabuleux '  My life in the bush of ghosts '(1981) disque fondateur de la world music ou l'utilisation des sons et des samples influencera une quantité impressionnate de musiciens.

 Et pour quelques albums de +

Gerard Manset : Y'a une route (1975)

Bruce Springsteen : born in the USA (1984)

Patti Smith : horses (1975)

 Michael jackson  :  thriller ( 1982)

rita Mitsouko  :the No comprendo(1981)

 
 

Discographie Seventies

Ceux qui ont pris le temps de se balader au hasard de ce blog n’ignorent plus   l’importance de la culture des années 70 a mes yeux. Période clé pour les gens de ma  génération la culture des années 70 me sert souvent de référence et d’unité de mesure pour tout ce que je peux voir ou  entendre depuis de nombreuses années

Sur le plan musical  s’il me fallait  résumer  la discographie idéale de cette période elle se résumerai a ces 12  albums (sans classification particulière tant la richesse ces trésors  ne peut se hiérarchiser).

 

 

 Bob Dylan: Highway  61 revisited (1965)

 

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Combien d’auteur compositeur vendrait leur âme pour un jour avoir pondu une chanson comme like a rolling stone?. Pierre angulaire du rock moderne cette chanson  fût  élue plus grande chanson de tout les temps par un jury  issu des rédactions des plus grands magazines de rock.  rien que ça. C’est en effet ce chef d’oeuvre absolu  , bien plus qu’une chanson en fait  qui ouvre ce Highway 61 revisited  album de Bob Dylan sorti en 65 dans une période sociale tourmentée (assassinat de Malcolm X – émeutes de Watts)  et alors que  musicalement ça explose de partout  (formation du velvet Underground -  tournée américaine hystérique des Beatles  après la sortie de Rubber Soul –  riff  de  Satisfaction  qui sort du cerveau embrumé de Keith RichardsBeach Boys  enregistrant  Pet Sounds Robert Zimmermann  frappe un grand coup avec ce disque incontournable très inspiré par le mouvement beatnik  en général et par Jack Kérouacen particulier.Sur la pochette on peut découvrir un Dylan qui affiche toute sa jeunesse ,pose de rebelle ,yeux de braise  chemise  bariolée sur tee- shirt Triumph .c'est un véritable archange du folk qui est en train de conquérir le monde ,  la tête haute ,le regard fier ;il donne a un genre considéré mineur ses lettres de noblesse car Dylan ne respecte pas les règles mais en invente de nouvelles il redistribue les cartes  et toute une vague nouvelle va surgir derrière lui se reconnaissant dans le personnage  et dans sa musique inspirée et habitée d’un souffle nouveau Alors oui sur cet album on retrouve l'incroyable   Like a  rolling stone mais ce n’est qu’une  partie de cet iceberg musical il y a également  Balad of a thin man  Tombstone blues ,From a buick 6  ,  Queen Jane approximately et bien sur Desolation row  qui avec ses   11 minutes  inoubliables chantées par un Dylan  au sommet de son art   parachève   ce monument de la musique. tout ici est  grandiose.Tout ici appartient désormais a  l’histoire.

 

 

The Doors: L.A Woman (1971)

 

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Dernier Disque  des Doors  avant le passage a la postérité de Jim Morrison l’insoumis  le poète  fou de  Rimbaud et des voyages  artificiels. Un disque testament  chargé de pur rock’n roll  avec un Jim bouffi  et au bout du rouleau mais qui le temps de quelques chansons immortelles (Riders on the stormThe wasp Texas radio and the big beatL.A Woman ) tutoie les étoiles qu’ils rejoindra bientôt.  

 

 

Bob Dylan : Blonde on blonde (1966)

 

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Dylan le beatnik, Dylan le poète, Dylan  le rebelle , Dylan ,le james Dean du rock  Dylan celui qui a pu  , le temps de quelques chansons  faire vraiment penser que la musique  allait changer le monde , Dylan  génie visionnaire  et halluciné  d’une époque  en pleine mutation , ,Dylan  qui enterre Robert Zimmerman pour l'éternité  et  livre avec le double album (le premier de l'histoire)  Blonde on blonde(un titre longtemps mysterieux qui au final n'est qu'une référence a  B(blonde) O (on) B(blonde) .Incontestablement l’un des trois ou quatre chefs d’œuvres absolus des cinquante dernières années.Incontournable ,  inégalé et définitivement hors compétition.

Pour la petite histoire rappelons aussi que c'est très certainement le premier album ou n'apparait pas le nom de l'artiste (Led Zeppelin  en fera une marque de fabrique quelques années plus tard)

 

 

Janis Joplin: pearl (1969)

 

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Album -testament et inachevé  sorti dans l’urgence (dans l’exploitation) de la mort de Joplin  overdosée a l’hôtel Landmark de L.A  quelques mois plus tôt (Octobre 70) ce disque  est pour toujours  associé  a la plus grande chanteuse de Blues et de rock des seventies.La voix fantastique de Janis  nous fait frissonner quand elle entonne Me and Bobby Mc Gee ou Mercedez benz  accompagnée ici  par Le full-tilt boogie band  son troisième groupe de musiciens (en 3 albums) .Avec Pearl (le surnom de Janis)  la petite junkie de Port Arthur laisse son empreinte pour l’éternité profitant de son court passage sur Terre pour décomplexer à jamais les voix féminines avant de s’en aller rejoindre au paradis du blues Bessie Smith son idole et modèle absolu.

 

 

 


 

Iggy & the Stooges : raw power (1973)

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Une pochette sublime avec un Iggy Pop totalement  animal  pour ce disque monumental qui jette en quelques titres les premières pierres du punk rock  quatre  ans avant l’arrivée des  Pistols  Iggy Pop accompagné des Stooges (les frères Asheton  et James Williamson) aligne des  titres féroces et sauvages qui  font de Raw Power   un déferlement électrique et sauvage  qui reflète bien le chaos de son époque. De Search & destroy  a Gimme danger sans oublier l’hymne qui donne son titre a l’album  Iggy et sa bande de furieux  écrivent une page de l’histoire de la musique au plomb fondu et au vitriol. 

 

 

The Rolling Stones: beggar’s banquet (1968)

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Pourquoi Beggar’s banquet plutôt que Sticky Fingers (1971)  ou encore  Let it bleed (1969)? tout simplement parce que c’est avec ce disque bouillant que Les Stones reviennent au rock’n roll pur  après la dérive psychédélique de Their satanic majesties  request sorti en 67 en réponse  au tremblement de terre Sergent peppers' et aussi parce que l’osmose JaggerRichards atteint ici des sommets l’album qui s’ouvre avec le monumental  sympathy for the devil est énorme   Jagger n’a peut-être jamais aussi bien chanté ( no expectationsparachute womanstray cat  blues) la guitare de Keith est acérée comme jamais  , ,Brian Jones l'enfant terrible est encore là ( même si sa contribution peut se limiter a no expectations ) Nous sommes en  1968  Keith Richards file le parfait amour  avec Anita pallenbeg (chipée a Brian) et Jagger  est très amoureux de la belle Marianne Faithfull bref les glimmer twins sont amoureux et  prennent leur pied a faire de la musique et a composer ensemble  ça  s’entend  a l’écoute de ce disque charnière  du groupe.Cet album a la pochette  célébrissime (les toilettes et le mur barbouillé de graffitis) est tout simplement colossal  presque  40 ans après sa sortie  il n’a rien perdu de sa puissance et dégage toujours une énergie dévastatrice. Pour info la maison de disque Decca préférera sortir en premier lieu ce disque sous une pochette plus conventionnelle figurant un carton d'invitation, (voir ci dessous) l'histoire bien entendu retiendra la pochette originale

 

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The velvet Underground   The velvet Underground & Nico (1967)

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L’importance de ce disque dans la chronologie du  rock contemporain est impossible à mesurer. tant ce disque mythique est révolutionnaire
The Velvet Underground And Nico fait partie des albums repères dans l'histoire au même titre  que  Sgt. Pepper's  ou  Blonde On Blonde.
Autour de Lou Reed et John Cale, véritables fondateurs du groupe, on trouve en invitée surprise a la demande du mentor Andy Warhol (sans qui le Velvet n'aurait jamais enregistré), Christa Pfaggen alias Nico qui apporte sa grâce intemporelle et sa voix unique sur les chansons les plus célèbres de cet album historique ("Femme Fatale", "All Tomorrow's Parties", la chanson préférée de Warhol, "Venus In Furs", "Sunday Morning", "I'll Be Your Mirror").
Les autres titres font déjà partie de la légende du Velvet: "I'm Waiting For The Man" et "Heroin" deux chansons de dope illustres, et deux OVNIS musicaux baptisés "European Son" et "The Black Angel's Death Song".
L'influence du
Velvet Underground n'est à ce jour pas mesurable tant ce premier album a suscité des vocations et sert aujourd'hui encore de repères pour tout le rock urbain.De son vivant, le groupe ne rencontra que mépris et indifférence, mais avec le recul on peut affirmer que le Velvet Underground, mieux que tout autre groupe au monde, a su représenter la quintessence du rock contemporain. Jamais un disque ne saura mieux cristalliser l'évidence du rock'n roll, jamais un disque n'aura cette aurasulfureuse et ce goût d'interdit comme si avec cet album le rock entrait de plein pied dans l'âge adulte pour atteindre une nouvelle dimension artistique et culturelle.

 

Franck Zappa & the mothers of invention:  freak out ! (1966)

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Même si  le réécouter aujourd’hui relève de l’exploit il ne faut pas négliger l’importance de Freak Out  Franck Zappa personnage unique et totalement a part dans  l’industrie de la musique accouche de cet O.V.N.I musical, d’avant-garde  mélange a la fois  complexe  et fantaisiste  de sons, d’instruments et de bruitsl va pour cela  s’entourer d’une bande de doux dingues  the Mothers of Invention et donner a son disque un titre qui   rend hommage aux Freaks   surnom donné aux hippies par le  Los Angeles Free Press. ce disque qui va être (avec Blonde on Blonde) l’un des premiers doubles albums de l’histoire sera  pour certains un disque culte et révolutionnaire et  pour d’autres un disque incompris et inaccessible. Quoiqu’il en soit il n’en demeure pas moins un disque important et représentatif d’une liberté créative sans limite qui dépasse de loin  la frontière du rock.

 

  

The Beatles  Sgt Pepper's lonely hearts club band (1967)

 

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On se plait a dire de  cet album qu'il  est le plus important de toute l’histoire de la musique, le plus novateur ,le plus révolutionnaire , celui qui a définitivement tout changé Evidemment dans ma  liste des incontournables seventies il a une place tout a fait particulière Il ne s’agit pas donc de tenter d’expliquer  cette œuvre complexe et qui parait si simple, une chose est sure il y a un avant et un après Sgt Pepper's comme il y eut un avant et un après Blonde on Blonde Nous sommes devant un disque dont le travail de production est absolument phénoménal, Les Beatles   ayant déjà a cette période pratiquement cessé de se produire sur scène, c’est au cours des innombrables séances dans les studios d’E.M.I que l’alchimie magique qui illumine ce disque  va se révéler. Jamais un tel mélange de genre n’était parvenu jusqu'à nos oreilles, des trouvailles  et des expérimentations musicales a la pelle pour aboutir a des chansons qui s’installent pour toujours dans les mémoires  collectives. De Sgt Pepper’s qui ouvre le disque et donne son titre a l’album jusqu’au final  ahurissant  de  A day in the life  c’est 13 plages musicales de pur bonheur Ce disque  qui va  très vite devenir une référence absolu   va placer John  Paul George et Ringo sur un inaccessible  nuage et bouleverser toutes les données dans la façon de faire ou de concevoir la musique moderne car effectivement  plus rien ne sera pareil par la suite  ni pour eux  ni pour le monde musical en général . Ici  encore nous sommes face a une  pochette mythique que les fans conquis et  éblouis vont décortiquer comme ils tenteront d’analyser chaque morceau, chaque minute de ce disque dont l’influence artistique est à ce jour  impossible a mesurer

 

Led Zeppelin : Led Zeppelin II (1969)

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Quand ce disque mythique est apparu un jour d'octobre 1969 dans les bacs a disques  américains  il fut baptisé le Brown Bomber  par une  toute jeunesse qui allait recevoir cet objet sonore en pleine face.Aujourd’hui  encore  on ne ressort  pas indemne d’une première écoute de ' Whole lotta love ' de ' Ramble on ' ou de ‘HeartbreakerPagePlantBonham- Jones  ou le carré magique d’une osmose musicale hors norme qui vont réussir avec ce Led Zeppelin II  à bouleverser une  époque pourtant riche en talents de tout genre confondus pour laisser au bout du compte  un héritage inépuisable et incalculable.Avec le Zep place a l’apocalypse, place a la furie dévastatrice  ,place a un déluge de sons , de cris et de hurlements ,  et si les Stooges sont indiscutablement les pionniers du punk rock on peut sans risque aucun  assurer que c’est avec ce groupe fabuleux  et en particulier avec cet album incroyable que va naître  et prendre  forme le hard rock et le heavy- métal   C'est aussi grace a ce disque phénoménal (enregistré en 2 jours)que Led Zeppelin va détroner  en Septembre 1970 Les  Beatles pour le titre de groupe de l'année déçerné par les lecteurs du Melody Maker.Ce disque  révolutionnaire qui envoûte et sidère génération apres génération fascine aujourd'hui encore et procure aux auditeurs  le même plaisir renouvelé ,la même jouissance musicale.Led Zep II incontournable donc pour  John Bonham  qui tape sur ses fûts comme si sa vie en dépendait pour  Robert Plant qui hurle comme un animal blessé , pour  John Paul Jones  l’homme de l’ombre du Zep qui  se contente juste  d’être  l’un des plus grands bassistes de l’histoire  et enfin pour  Jimmy  Page  qui  a chaque écoute de ce disque inouï n’est rien de moins que le plus grand guitariste du monde.

 

 

Jimi Hendrix:  Electric ladyland :(1968)

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Encore un double  album ,encore une pochette sublime et encore un enregistrement historique   un objet sonore qui va tout balayer sur son passage Electric ladyland est  le symbole de la  fusion et de  l'alchimie entre le  blues   le  , le psychédélisme  folk  et   le  rock.Cet album sidérant est a la fois tout cela et bien  davantage encore. Explorateur halluciné  Hendrix accouche d’un disque qui nous semble venir d’ailleurs et dont  les titres appartiennent dorénavant a la légende. De Voodoo Chile a Crossdown traffic  de the  Burning of the midnight lamp  en passant par la fantastique reprise de Dylan  All along the watchtower tout ici est nouveau  ,  tout ici est remarquable, la musique prend feu et explose en mille particules qui se téléscopent dans l’espace sous les doigts magiques  d’un musicien exceptionnel  touché par une aura et une grâce sans égal .Un disque cosmique  et intemporel .

 

 

Jefferson Airplane : After bathing baxter (1967)

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Sans aucun doute le plus grand de tout les groupes de San Francisco et du flower-power  ,After Bathing baxter  est porté par la voix  habitée de Grace Slick  chanteuse de  l’Airplane  qui célébrait l’amour  et  la paix   et sonnait la révolte anti - guerre en  tentant d’éveiller par la force de la musique   la bonne conscience de la jeunesse américaine. Porte-parole de toute une époque qualifiée aujourd’hui d’utopique le Jefferson Airplane  a  enregistré cet album quelques mois  leur fantastique prestation au festival de Monterrey  et un an après leur inoubliable ' Surrealistic pillow ’  

 

 

 

 

Et pour quelques albums de +

The Doors  : The doors (1967)

Love : forever changes (1967)

Robert Wyatt  :rock bottom (1974)

Lou Reed : Berlin (1973)

Pink Floyd  dark side of the moon (1973)

The Stooges: the stooges (1969)

The Byrds  : younget rhan yesterday (1969)

Nick Drake : five leaves left ( 1969)

John Lennon Plastic ono band (1970)

Rod Stewart : every picture tells a story ( 1971)

Roxy music :for your pleasure ( 1973)

The NewYork Dolls  : The New York Dolls (1973)

The Stooges  :fun house ( 1970)

Serge Gainsbourg : l'histoire de Melody nelson (1971)

The Beatles  :revolver (1966)

Jefferson airplane : surrealistic pillow  (1967)

The Beatles  : The Beatles  (1968)

James Brown : Sex Machine (1970)

Jimi Hendrix  :are you experienced (1967)

The rolling stones : sticky fingers (1971)

The Rolling stones  :let it bleed (1968)

Sly and the family stone : stand (1969)

The Velvet underground : white light white heat (1968)

Marvin Gaye  :what's goin' on (1971)

Lou Reed : transformer (1972)

T.Rex : electric warrior (1971)

Van Morrison : astral weks (1968)

Ike & Tina Turner : river deep ,mountain high (1966)

Stevie Wonder  : innervisions  (1973)

 

 

24/12/2006

Beatnik-Generation

les Sixties furent une véritable pépinière de grands écrivains au style  a la fois unique  et flamboyant , philosophes ou sages de leur époque de grands auteurs ont marqués toute une génération non seulement sur le sol americain mais partout dans le monde .Voici une selection représentative d'un esprit de liberté et de contre culture qui changa a jamais les données de la litterature .

 

William.S.Burroughs :(1914-1997) La machine molle (1961)

a sa sortie le livre fut un veritable électro-choc  l'ouvrage est écrit dans un style parlé et scratché incisif et  fulgurant de poésie urbaine. Ca parle de came et de sexe dans un style unique , Burroughs s'affirmant comme le premier punk littéraire de l'histoire (le titre du roman inspirera aux musiciens anglais Robert Wyatt et kevin Ayers  le nom de leur groupe crée en 1968 et qu'ils baptiserent  Soft machine.(a noter que le livre mettra sept longues années pour arriver en france)Norman mailer presentera Burroughs comme le jerome Bosch de la litterayure  , Burroughs est incontestablement l'un des écrivains les  plus féroçes et les plus incontournables de son siècle ,celui d'une certaine face cachée de l'Amerique

 

William Burroughs  :le festin nu (1959)

Le Festin nu est une des oeuvres les  plus marquantes du mouvement eat , c'est aussi l'un des  livres les  plus controversés de la littérature contemporaine  le festin  nu se veut une descente cauchemardesque dans l'esprit d'un junkie, transcendant la forme classique du roman en le destructurant, maltraitant la forme et le fond, donnant chair à ses divagations morphinisées dans des allégories oscillant de la science-fiction à la tragédie, parlant de modifications corporelles, d'orgies homosexuelles, de complots et de créatures angoissantes;Burroughs réfugié a Tanger a ecrit ce roman sous l'influence de drogues diverses (heroine , cocaine ; L.S.D) il  utilise la technique du Cut-Up a savoir  une reformulation physique des chapitres après les avoir découpés, mélangés, et recollés .Comme les ouvrages d'henry Miller lquelques années auparavant le festin nu fut interdit pendant 10 ans par la censure  americaine et fut d'abord publié en france en 1959 chez olympia press Burroughs ayant alors fui les etats-unis et habitait rue git le coeur a Paris avec son ami brion Gysin  

 

Jack kerouac (1922-1969) :Sur la  route (1957)  - Les clochards celestes(1958)-  Satori a paris (1966)

Si Burroughs est souvent associé au monde du rock Kerouac en revanche est plutôt issu de la generation du jazz  et du be-bop ; ecrivain habité et intense  il va néammoins devenirun auteur culte de la generation hippie. Son existence d'aventurier , de poete vagabond et de philosophe des rues egrène en de nombreux romans  sa soif de liberté et d'aventures humaines .Son oeuvre  nous trimballe dans les grands espaces americains  , pourvoyeur d'une certaine idéologie ;Kerouac aura toute sa vie recherché l'illumination ;le satori zen  ;idisparu prématurément ses livres bouleversants  d'authenticité font désormais partie du patrimoine culturel americain.

 

Richard Brautigan : (1935-1984) La vengeance de la  pelouse  (1970)- sucre de pasteque (1968)

Il convient de réhabiliter de toute urrgence cet immense écrivain poete qui savait en quelques pages créer un univers empli d'humour et d'émotion ,Brautigan resta toujours en marge et vécut presque comme un ermite  retiré dans les forets du Montana il n'obtint la consécration qu'assez tard  mais reste une icone du mouvement Beat

 

Alan Watts : (1915-1973) joyeuse cosmologie (1971) le livre de la sagesse (1974)

inspirateur de la beat generition il  fit connaitre en Ocident les finesses de la  philosophie bouddhiste ,il fut aussi l'un des premiers artites a parler d'écologie , fondateur de l'institut d'Essalen berceau du mouvement New-Age . Dans ses ouvrages, il s'appuie sur la connaissance scientifique et sur l'enseignement des religions et des philosophies d'Orient et d'Occident.il reste l'un des  auteurs les plus visionnaire de son époque.

 

Allen Ginsberg ( 1926-1997)  Howl (1956) Kaddish (1961)

La poésie de Ginsberg, manifeste Beat , se caractérise par une liberté de ton et son aspect volontiers décousu, liée à une écriture la plus spontanée possible afin de faire naître une prose toute particulière. Abordant sans tabous la sexualité , les désillusions sociales américaines et les modifications de la conscience, elle a fortement influencé l'émergence de l'idée hippie On lui attribue le slogan flower power abondamment utilisé par la communauté Hippie. Ginsberg fut non seulement un poète d'avant -garde mais fut  egalement  scenariste , acteur et compositeur ( notamment pour le film Renaldo et Clara   réalisé par son ami Bob Dylan en 1978)

 

Gregory Corso : (1930-2001) Bomb (1958) the american express(1961)

Corso fut le lien entre  Ginsberg , Burroughs et Kerouac  au sein du mouvement beat tourefois il  reste beaucoup moins connu que  le reste de cette fameuse bande , il fut cependant un pionnier de la poésie beat puisqu'il commenca a publier (a compte d'auteur) avant tout les autres.  Rebelle il séjourna en prison (en 1947) pour vol avant de se consacrer a la litterature et a la poesie ,même si il  reste le plus discret des auteurs beat  mais son rôle  fut cependant déterminant.

 

 Neal Cassady (1926-1968)

Neal Cassady  n'était pas écrivain, mais il fut une  figure incontournable  du mouvement beatnik ,protagoniste et compagnon de route de Kerouac  dans sur la route  et connu sous le pseudonyme de dean Moriarty  Neal est un enfant terrible. Très vite livré à lui-même du fait d'un père alcoolique, il a régulièrement connu les maisons de correction sans que cela n'entame son côté débonnaire ,il débarqua un jour à new-york   avec pour ambition d'apprendre la philosophie auprès d'allen Ginsberg  ,ce dernier le présenta à Jack Kerouac et ensemble ils formèrent  un trio delirant dans lequel alcool drogues et sexe faisaient  bon ménage. Neal a une réputation de conducteur hors pair, et c'est sans encombre qu'il mènera Kerouac de san fransisco  à New York et inversement allant de l'une à l'autre de ces deux villes sans faire la moindre pause(amphétamines et benzédrine aidants)  .Il vécut a 100 a l'heure vivant au quotidien ce que ses amis ecrivains célébraient  en vers et en prose syncopée, il reste pour l'éternité  le modèle du "clochard céleste" de Jack Kerouac, et  fut egalement de l'aventure de  ken Kesey et de ses Merry pranksters pour le voyage initiatique et hallucinatoire entreprit a travers l'Amerique sur fond d'acid test avant de devenir un des derniers amis fidele de Charles Bukowski On retrouva son corps le long d'une voie férrée en fevrier 68 probablement décédé d'un arrêt cardiaque suite aux abus en tout genre. on publia en 1998 a titre posthume son unique roman 'première jeunesse ' écrit en 1971. 

Gary Snyder  (1930-     ):le retour de la tribu (1972) l'ile de la tortue (1975)

Figure culte de la scène littéraire américaine depuis sa participation active dans la renaissance poétique de la forme ouverte à San Francisco et dans le mouvement littéraire de la Beat Génération. Snyder sert de modèle au personnage de Japhy Ryder dans Les Clochards Célestes (1958) de Kerouac, roman phare de la révolution cheveux longs et sacs à dos. il Part ensuite pour le Japon en 1956 ; y passe une douzaine d'années, s'adonne au LSD et devient philosophe militant de l'espace sauvage, intègrant le karma écologique de la planète à la vision communautaire authentique de la poèsie amérindienne. il decide de construire sa maison dans une forêt de chênes noirs et de pins et travaille pendant deux décennies avec sa femme Masa  et leurs fils Kai et Gen. Traduit de Stockholm à Pékin, Snyder perpétue la lignée idéologique de l'esprit hippie  Gary Snyder obtiendra le prix Pulitzer en 1975 pour l'ile de la tortue .

 

Michael Mc Clure (1932-      ) dark brown (1961) -

fidèle   d'Allen Ginsberg qu'il a rencontré au cours de ses années d'université a San Fransisco  michael Mc Clure va devenir une figure du mouvement 'beat' et frequenter assidument la mythique six gallery il se partagera entre sa passion de la littérature , de la  poesie et de la  musique  c'est  lui qui convaincra Jim morisson de publier ses poèmes , mais le courant passera difficilement entre lui et  le leader des Doors  ,il se liera d'amitié avec l'organiste ray Manzarek  et depuis 1988, McClure et Manzarek présentent des spectacles où la virtuosité d'improvisation de l'organiste sert  la lecture de ses œuvres par le poète.

 

Brion Gysin (1916-1986) Minutes to go (avec Burroughs 1960) -

Gysin  est connu pour avoir rédécouvert la technique du cut-up ( a l'origine crée par Tristan Tzara) et aura partagé cette découverte avec son ami William .S.Burroughs qui en fit une utilisitation Gysin a employé la technique du cut-up pour produire ce qu'il a appelé "poèmes permutés", dans lesquels une simple phrase était répétée plusieurs fois, avec les mots réarrangés dans un ordre différent à chaque réitération .Bron Gysin s'illustra également dans l'experimentation musicale et dans la peinture (il frequenta notamment Jackson Pollock le l'inventeur de l'action-painting.

Ken Kesey  (1939-2001) vol au dessus d'un nid de coucou,(1962) - Volontaire pour l'esperimentation de drogues hallucinogenes Kesey  va defibitivement consacrer sa vie a l'etude des paradis artificiels en tout genre (LSD ,psylocybine ;mescaline  de son experience personnelle il tirera un roman mondialement celebre pour avoir  etait porté a l'ecran par Milos Forman et interprété par Jack Nicholson en 1975. Kesey poussera l'esperience jusqu'a entreprendre en 1964 un voyage initiatique a travers les etats unis avec une bande d'allumés baptisés les Merry Pranksters , ( cette folle aventure sera relaté par  Tom Wolfe dans   electro kool -aid  Acid test un livre resté  fameux.)Meme si kesey est davantage une figure emblematique de la contre-culture psychédélique americaine que du mouvement beat a proprement parler il reste  cependant associé au mouvement hippie de par son implication dans un certain mode de vie et une certaine philosophie de pensée. 

 

 Charles Bukowski (1920-1994) contes de la folie ordinaire (1967)  journal d'un vieux degeulasse (1969) - au sud de   nulle part ( 1973)- factotum (1975)

Evidemment Bukowski écrivain  unique et  qui ne peut laisser indifferent se réclame plus de la famile des Henry Miller ou de John fante   de part son coté contestataire , incisif et désenchanté  cependant on peut rattacher l'oeuvre de 'Buck' au mouvement Beat de par son non-respect des règles établies.c'est par ailleurs l'éditeur poete Lawrence Ferlinghetti co-proprietaire de la librairie city lights books (qui edita la plupart des ecrivains de la beat generation) qui publiera le premier roman de Bukowski (journal d'un vieux degueulasse ).Finalement ce grand auteur  tourmenté  et atypique  obtiendra une reconnaisance tardive (adaptations cinématographiques  par  marco Ferreri et Barbet Schroeder) En France ou il jouit d'un statut d'auteur culte il  entrera dans  la memoire collective a la suite  d'un mémorable numero d'Apostrophes en 1978 ou il quitte le plateau ivre mort .Son mode de vie autodestructeur (consommation d'alcool suicidaire)  le conduira lentement a la mort au milieu des années 90.

 

 

 

 

  

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discographie Nineties

Attaquons nous a présent aux années 90 ! Massive attack :blue lines (1991)

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c'est un album qui va complètement révolutionner la façon de concevoir la musique et  d'utiliser les sons au début des années 90.

Le collectif Wild Brunch (Daddy G - Mushroom - 3D) venu tout droit des brumes de Bristol va créer ce qu'on appellera très vite le Bristol-sound; mélange de rythmes chaloupés et langoureux, fusion mélancolique de soul, rap, dub reggae et hip-hop; porté par des lignes de basses puissantes et entrecoupé de scratches furieux.Nous sommes en 1991 et Massive Attack va jeter à la face du monde cet album historique.
Les 3 concepteurs du groupe, que l'on appellera d'abord Massive le mot Attack étant sacrifié pour cause d'événements internationaux (la guerre du Golfe), vont s'entourer des voix de Neneh Cherry, Sarah Nelson, Horace Andy; légende jamaïcaine du reggae et un certain Tricky  kid qui décidera plus tard de faire la carrière solo que l'on connaît et supprimera par là même le "kid" de son nom de scène pour devenir l'inquiétant et parano Tricky.
Fantastiquement produit par Nelle Hooper  véritable sorcier des sons   Blue lines est un monolithe ,une citadelle de groove ,un incroyable monument d'osmose  entre voix et musique
Porté par 9 titres fantastiques aux orchestrations envoûtantes ("Unfinished Sympathy, "Daydreaming", "Safe From Arm", "Hymn Of The Big Wheels "), l'album est un pur joyau qui va marquer son époque et faire de Massive Attack un groupe essentiel et de cet album le disque fondateur du mouvement trip -hop
La critique d'ailleurs ne se trompera et saluera de manière unanime Blue Lines comme un véritable chef-d'oeuvre

 Oasis : Definetely maybe (1993)  

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1993 Manchester encore ! la ville s'est endormie mais résonne encore des échos de l'acid-house  ,l'Hacienda a fermé ses portes  exit les folles nuits de la période ecstasy ,les frères Gallagher  vont faire table rase des années 'baggy' et Oasis va remettre les pendules a l'heure du rock'n roll. Subitement tout le rock anglais qui se cherchait un groupe étendard va porter Oasis  vers les sommets et faire de Definetely maybe le disque symbole du renouveau du rock britannique car ce disque va véritablement ébranler le royaume -uni d'abord avant de conquérir le reste du monde.Liam et Noel les deux frères ennemis du groupe vont se poser  en héros , en sauveur  ou fossoyeur c'est selon  ,d'un rock anglais  a la fois héritier des Beatles , Stones et Who  mais également également du Glam (T.Rex-Slade) et du  punk (Pistols).La voix traînante et l'attitude détachée  de liam  associé aux murs de guitares dréssées par Noel vont permettre a Oasisde se tailler une solide et sulfureuse réputation de scène.Forts de hits très accrocheurs ,(Shakermaker - live forever - supersonic - rock'n roll star )  véritables hymnes pour toute  une jeunesse conquise par le groupe. L'album va devenir la plus grosse vente de tout les temps pour un premier disque ( battu depuis par le premier album des Artic monkeys) et installer Oasis . La suite sera moins sereine puisqu'après un second album (l'excellent what's the story morning glory!)sorti tres tôt (trop tôt) après le premier  les conflits internes ; les scandales en tout genre  vont empêcher le groupe de rester dans une continuité qui leur aurait sans doute permis d'acquérir un statut de la dimension de U2 Ou Radiohead ;les frères Gallagher vont perdre ce feu sacré qui les animait  et qui  le temps de ce Definitely maybe  totalement indispensable  leur aura permit d'être  le plus grand groupe de rock du monde . 

 

 R.E.M: automatic for the people (1992)

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Lorsque R.E.M sort ce disque en 1992 le groupe est sur un nuage ; il vient l’année précédente d’exploser grâce a un disque qui a conquis la planète (out of time) album  porté par deux tubes en or massif ‘shinny happy people – et surtout  Losing my religion  et qui a permis a R.E.Mde sortir du créneau de ‘ groupe intello des campus américains’. R.E.M pour Rapid eye movement  mais je ne connais personne qui l’ai ai jamais appelé ainsi  sont donc en 1992 le grand  Groupe planétaire.

le groupe d’Athens(Georgie)  aurait pu livrer un disque dans la lignée d’out of time  mais Michael Stipe et sa bande  ont préférés prendre des chemins de traverse avec ce Automatic for the people qui va les faire entrer définitivement dans la cour des groupes incontournable.

La tendance générale de ce disque va être  la mélancolie illustrée par des titres somptueux  comme  Everybody hurts a Nightswimming  ou Drive (tous relayés par des vidéos clips de qualité)  man on the Moon et the sidewinder sleeps tonite  seront quant a elle  les  chansons gaies de cet album  dont la pochette sobre et austère cache des trésors.Jamais morose  ni cafardeux Automatic for the people  est le disque d’un groupe au sommet de son art  avec a sa tête Michael Stipe leader  charismatique dont la voix habitée fait merveille sur la plupart des 12 titres Ce disque que l’on va retrouver sur la plupart des play-lists  et dans tous les classements va être encensé par les critiques ,le public prendra du temps pour en faire l’un de ses albums favoris ,il jouit aujourd’hui d’une réputation de chef d’ouvre qui n’est absolument pas usurpée.

 

Prince : Sign O the times (1987)  

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On aura tout dit, tout écrit sur Roger Nelson Alias Prince , une chose ne peut être remise en question il est certainement l'un des artistes "blacks" les plus doués de toute l'histoire de la musique (avec ,entre autres John Coltrane ,Miles Davis , Stevie Wonder , James Brown ou encore  Ray Charles ,Michael  Jackson étant quant a lui définitivement hors concours pour les raIsons que l’on connaît).Ce n’est pas un hasard si j’ai cité ces noms d’artistes « blacks » car le génie de Minneapolis  c’est qu’il est un savant mélange de tous ces artistes d'exception . Lorsqu’il sort Sign O the Times Prince  n’a pas 30 ans et  jouit  déjà d’une réputation  et d’une popularité artistique quasi-universelle, ses derniers albums (purple rain - parade ) sont  ahurissants de modernité et regorgent de titres d’anthologie) il n’a plus rien a prouver de ses qualités exceptionnelles de musicien et  d’arrangeur,ses concerts sont parmi les  plus  réputés  Prince du haut de ses  1 mètre …et quelque  surclasse tout le monde et tutoie les anges.Il  ne lui manque que LE Disque définitif,celui qu’on retrouvera dans tous les classements, les play-lists celui qui résumera a lui seul la carrière fantastique ce son auteur. Ce sera chose faite avec Sign O the timesdouble  album  monumental fusion torride entre funk , blues , pop et jazz et teinté de hip-hop, disque ultime d’un  surdoué qui peut tout faire du single ‘Sign O the times ‘ a ‘the balad of Dorothy Parker ‘(en hommage a Joni mitchell)  en passant par U got the look  , if I was your  girl friend , the cross , que des chefs d’œuvre ,continuité de titres exceptionnels ,pas moins de 15 plages de rêve sur ce disque d’anthologie.Pour nous avoir laissé en héritage musical ce disque colossal et indispensable on pardonnera tout a  Prince, les bandes originales de films  approximatives  (‘ graffiti bridge’  ‘Batman ’ (;les jeux de pistes identitaires entre Love symbol ’ ‘ the artist  ‘ qui auront ces dernières années éloigné Prince de son public.  

 

 Public Enemy : Fear of black planet (1990)

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Je ne suis pas un spécialiste du rap loin s'en faut ,sans doute si j'affichait quelques années de moins a mon compteur me serais-je davantage impliqué et reconnu dans un genre musical dont l'energie  la violence  et le non -respect des codes me  rappelle  la grande révolution  'punk' des années 77-78. Forçe est de constater que depuis l'explosion de groupes du calibre de public Enemy ou  N.W.A les  choses ont quelque peu changées le rap s'est considérablement démocratisé  et s'est laissé enfermer dans une caricature et des clichés qui nuisent beaucoup a sa crédibilité. En 1990  ,pourtant  avec ce disque historique Public Enemyallait poser les fondations sur lesquelles les rappeurs américains allaient pendant de nombreuses années batir une oeuvre  qui allait permettre au mouvement rap de trouver sa  place dans le paysage musical. Evidemment il faut se rendre a l'évidence la bande de fous furieux (Chuck .D - Flavor Flav  - professor Griff et terminator X )  qui composent ce groupe n'est pas exempte de tout reproches (homophobie ,langage ordurier , machisme éxacerbé) mais il est incontestable que ce Fear of black planet est atomique et incendiaire et que si vous ne  deviez écouter qu'un seul disque de rap dans votre vie ca ne peut être que celui là . S'appuyant sur des textes dénonciateurs et revendiquateurs  Public Enemy élève titre après titres  une forteresse rap   911 is a joke - fight the power - welcome to the terrordrome ou l'hallucinant burn hollywood burn  (titre sur lequel on retrouvera Big Daddy kane et Ice cube )pour ne citer  qu'eux sont de véritables  brûlots , des bombes sonores , des manifestes de rage et de colère et dans  une  période  ou le rap californien adoucit sa musique et son image  pour   vers le gansta- rap les New yorkais de Public Enemy  déclarent ouvertement la guerre nt la guerre et revendiquent le désordre et le chaos.Comme l'avaient fait quelques années auparavant les' Blacks panthers ' Public Enemy  prêche la revolte du peuple noir  les textes ne ménagent pas le peuple blanc , Public Enemy  appuie la ou ca fait mal , appellant a l'insurrection et au réveil des consciences politiques de la colmmunauté  noir -americaine , rarement titre d'album n'aura aussi bien porté son nom ,rarement une telle polémique s'engagera autour d'un groupe de musique c'est également cette puisssance dévastatrice , cette forçe  qui font de Public Enemy le plus important des groupes de rap de l'histoire. Si leur second album paru en 1988 it takes a nation of millions to hold us back' se posait en éclaireur de la déferlante rap fear of black planet quant a lui  pose des mines et balance des grenades explosives. Beaucoup seront surpris et ne comprendront pas de voir Public Enemy dans cette  sélection , a ceux la j'aurai envie de répondre que le but artistique  hormis  la reconnaissance du public est de réussir a synthétiser   son époque , a l'évidence  Public ennemy y parvient indiscutablement, faire danser les gens  ou  composer de belles mélodies , c'est bien les faire réfléchir c'est pas mal non plus.  

 

  The Pixies : Doolitle (1989)

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Les Pixies auront réussis l’exploit  d’être à la fois un groupe référence adulé par les critiques et emblématique d’une certaine conception ‘underground’ de la musique rock et un groupe populaire capable de pondre  sur le même album des titres du calibre de ‘Debaser’ rouleau compresseur qui ouvre ‘Doolitle ‘,  crackity Jones ‘véritable   O.V.N.I  musical mais aussi Monkey’s gone to heaven  tube planétaire au même titre que where’s my mind ? Paru  un an auparavant sur Surfer rosa. Ou Wave of mutilation  ou here comes your man  merveilles absolues.Ce disque va achever de  bâtir la légende du groupe emmené tambour battant par l’un des leader les plus authentiques de la scène rock Franck Black. Les autres membres de ce groupe essentiel ne sont pas en reste  Joey Santiago s’affirmant  comme un guitariste de tout premier ordre et Kim Deal  comme  une  bassiste  rivalisant avec les meilleurs. Signés par le mythique label 4AD  (Dead can Dance - Cocteau Twins.) Doolitle  sera l’une des plus grosses ventes du célèbre  label anglais et devient instantanément un disque –culte. La suite de la carrière du groupe sera plus chaotique et on peut considérer que cet album sera le sommet de leur carrière musicale, mais nom de Dieu …..quel sommet ?

 

 

 

The Happy Mondays  :Pills thrills and bellyaches (1990)

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Il suffira de citer les noms de Joy Division ( et de new Order ), des Stones Roses,  ou encore d’Oasis pour mesurer la place importante occupée par Manchester sur la carte géographique de la musique européenne  Les Happy Mondays  eux aussi viennent de cette triste  ville portuaire  qui semble puer l’ennui, c’est  pourtant de Manchester qu’on surnommera Mad- chestertant les nuits y étaient allumées) que viendra le phénomène musical qu’on nommera l’Acid-house et dont les Happy Mondays emmenés par Shaun Ryder leur leader vont être (avec les Stones Roses) les plus brillants représentants. Leur album Pills ,thrills and bellyaches (littéralement drogues  ,fêtes et maux d’estomacs) arrive pile dans une période ou une nouvelle drogue l’ecstasy s’est répandu chez toute une génération sous l’impulsion de cette drogue nouvelle  repeupler les pistes de danse désertés depuis la période disco et faire d’une boite de nuit l’Hacienda la Mecque de l’Acid-house . Pour cette jeunesse qui ne veut que danser sans se soucier du lendemain la bande de Shaun Ryder incarne le groupe ultime symbole de  liberté et de décadence  alors bien sûr c’est un disque qui sent la dope a plein nez   mais c’est certainement l’état second engendré par les prises d’acide qui donne aux Mondays l’inspiration et le rythme irrésistible de cet album furieusement dansant .Troisième album  des Mondays  Pills , thrills & bellyaches sera aussi le chant du cygne d’un groupe qui a l’image  du mode de vie caractéristique de la génération ecsta  va s’essouffler lentement  avant de disparaître peu a peu. Produit par l’un des plus grands remixeurs du royaume Uni Paul Oakenfoldle disque présenté sous une belle pochette colorée reproduisant des papiers de bonbons va se classer directement N°1 dès sa sortie. Il contient des hits du calibre de ‘kinky Afro ‘ ou encore de ‘ step on ‘ véritables machines a danser. Pills ,thrills and bellyaches va se révéler un énorme succès  et va devenir le témoignage musical et culturel d’une époque certes éphémère mais néanmoins incontournable 

 

  Portishead : Dummy (1994)

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Portishead est le nom d'une station balnéaire situé a une dizaine de kilomètres de Bristol, c’est des brumes bristoliennes qu'est apparu le triphop révélé a la face du monde par Massive Attack au début des années 90 geoff Barlow la tête pensante de Portishead a longtemps traîné du côté des studios de Bristol on raconte volontiers qu'il ait assisté aux sessions d'enregistrements de Blue Lines le légendaire premier  album de Massive  fer de lance du mouvement trip-hop . Quoiqu'il en soit Barlow a trouvé sa muse en la personne de Beth Gibbons une fille des campagnes qui possède une voix inouïe .Le duo porté par la vague du phénomène trip -hop  livrer 'Dummy ' un premier album somptueux  plein de  de mystère  et totalement envôutant.S'inspirant d'ambiances a la Ennio Morricone  teintée de scratches, et de samples  le travail réalisé en studio sur ce disque conjugué a la voix glaciale  de Beth Gibbons offre un résultat incroyable .c'est un  album au climat glacé et spectral   qui va pourtant  séduire hors des contrées hip-hop ou trip-hop toute une catégorie d'auditeurs qui vont faire des titres de Dummy leur bande son musicale ;Glory box notamment sera (jusqu'a l’écoeurement) programmé partout tant sur les radios que dans les bars branchés qu'au supermarché.Sur ce disque d'une beauté presque clinique les titres s'enchainent avec une incroyable harmonie et outre le  colossal succès rencontré par Glory box  d'autres titres comme 'numb ' 'wandering star ' ou 'sour times  vont connaître un succès considérable. Sorti a la même période que Protection le second album de Massive Attack  Dummy va par son approche plus facile que ceux de ses concurrents trip -hop  ( Massive Attack ou  Tricky  trouver un  public bien plus large et Portishead va  réaliser un véritable hold-up musical .La  grande  popularité de Dummy ne doit toutefois faire oublier l'absolu beauté de ce disque somptueux et épuré qui n'a depuis toujours pas pris la moindre ride.  

  The Smiths : the queen is dead (1986)

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J'ai longtemps hésité non pas sur le fait de faire figurer  ou pas The Queen is dead dans ma sélection  mais plutôt  sur le choix de la décennie a laquelle ce disque est rattachée .Est-ce un disque des eghties  ou des nineties ? voila le dilemne .J'ai donc opté pour la seconde option  qui me semble plus approprié The queen is dead aurait pu figurer tout aussi bien dans l'une que dans l'autre de ces sélections tant  ce disque est important  et tant il occupe une place  importante dans l'histoire de la musique car en y réfléchissant bien c'est  peut être celui-la L'ALBUM le plus fascinant de ces vingt dernières années. Lorsqu'il paraît en 1986, le quatuor de Manchester a déjà un statut de groupe culte The Smiths  sont  les représentants ultimes des laissés-pour-compte de la triste période Thatcher, Morissey et sa bande incarnent plus que tout autre groupe l'incarnation du désenchantement, du dégoût de soi et de la dégringolade des valeurs morales du Royaume-Uni.
Toute une partie de la jeunesse se reconnaîtra dans la musique et les textes emplis d'une profonde mélancolie où l'on sent gronder la révolte. Sans pour autant devenir un groupe commercial, The Smiths va s'auréoler d'un culte sans précédent au sein de cette jeunesse sans repères.The queen is dead contient au moins trois monuments (« there is a light that never goes out », « cemetry gates » et « bigmouth strikes again ») et restera leur chef d'œuvre absolu.Cet album indispensable et légendaire va devenir la pierre angulaire de la pop anglaise et le mètre étalon sur lequel tout les groupes à venir mesureront bientôt leur créativité et leur talent

 

The Stones Roses : the stone roses (1989)

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 Ils ne sont pas légion les groupes a avoir pu offrir a la planète un premier album de tel niveau
Outre le fait de placer (avant les frères Gallagher) Manchester sur la carte musicale  mondiale du Pop les Stone Roses s'affirment comme l'un des groupes les plus novateurs de la fin des années 80 ouvrant la voie a tout un courant indie -dance aussi passionnant qu' éphémère ce premier album s'impose (a égalité avec pills thrills & bellyaches des happys mondays) comme l'étendard de ce mouvement qui réconciliera pop-rock et pistes de danses
produit et arrangé de fort belle manière ce premier album éponyme est une véritable machine a danser a l'image des deux titres historiques que sont I'm the ressurection et I Wanna be adored .
Tout ici est énorme ! les arrangements, l’utilisation des instruments, les nappes sonores psychédéliques et envoutantes.
Le climat totalement cosmique qui se révèle a l'ecoute de cet album en fait assurément l'un des Disques les plus incontournables de ces 20 dernières années
têtes pensantes et géniales des Stones Roses Ian brown et John Squire ne sauront pas profiter succès inespéré de ce premier album encensé a la fois par les critiques et le public.
leur égo surdimensionné les fera rapidement déraper , tout comme d'autres groupes pointilleux et perfectionnistes comme talk talk ou my bloody valentine ils passeront des années a digérer ce disque énorme qui va au bout du compte les dévorer

 

  Nirvana :  Nevermind (1991)  

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C'est un album universel le Sgt. Pepper's ou le Nevermind The Bollocks des années 90.
C'est aussi, n'en déplaise aux puristes, l'album emblématique du mouvement grunge. Utilisant parfaitement le support vidéo clip (MTV en tête), la vague nirvanienne va déferler sur toute la planète, et Kurt Cobain, à l'image d'un Lennon, d'un Hendrix, d'un Sid Vicious ou d'un Marley, va devenir l'icône de toute une génération garçon et filles confondus.
Nevermind contient les chansons ("Come As You Are, "Lithium" et surtout "Smells Like Teen Spirit" hymne grunge définitif) qui vont faire du petit groupe de Seattle un phénomène de société a tel point que, Cobain lui-même déjà très affecté et très perturbé psychologiquement, va déraper totalement et s'enfoncer davantage encore dans la terrible spirale narcotique qui aura sa peau

 

  Beck : Mellow gold (1994)

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Beck , Qui est donc ce vilain petit canard qui vient s’inviter dans la cour des grands , Qui est donc ce  drôle de type  avec  sa dégaine d’adolescent  effarouché  ,  malingre , timide presque transparent.? Beck Hansen de son vrai nom va pourtant  frapper fort , très fort  avec Mellow gold un disque O.V.N.I porté par un hit monumental ‘loser’ et son refrain désormais célèbre ‘I’ m a loser baby , Why  don’t you kill me ? .Inclassable , hors des modes  Beck ,sorte de  Géo Trouvetoude la musique moderne bidouille ,  invente , mélange  les sons et les instruments ,son disque n’est rien d’autre qu’un gigantesque shaker  ,un chantier ou se télescopent le Blues , le rap , le hip-hop ,la funk , l’électro  , la pop , le disco. Dans ce Mellow gold ou rien en semble être contrôlé tout  curieusement parait pourtant  être a sa place   il y  a vraiment du génie chez cet artiste atypique, certes tout les titres ne sont pas de la trempe du fulgurant single mais  il y a sans cesse de quoi s’étonner, de quoi s’enthousiasmer .Le résultat ne ressemble a rien de connu et c’est parce qu’il existe des explorateurs sonores, des défricheurs  de la trempe et du culot de Beck  que la musique peut sans cesse évoluer. Ici dans ce génial  bric a brac sonore chacun pourra fouiller a sa guise  et y  trouver ses propres trésors, Quant a ‘Loser ‘ il s’installe  désormais dans la liste légendaires des plus grands ‘singles ‘ de l’histoire ni plus  ni moins. En écrivant cette chronique je me rappelle soudain ma rencontre avec cet artiste inouï, venu a Paris pour un concert au Bataclan (vers la fin de  1995) nous avions échangé quelques idées  et discuté quelques instants ,j’étais stupéfait de voir un garçon effacé et timide a l’opposé de sa musique culotté et décomplexée , il m’avait dédicacé le livre que j’étais alors en train de lire  et je me souviens qu’il s’agissait  de Trainspotting de Irvine Welsch ,un livre dans lequel l’auteur fait dire a son héros  Nous  sommes en 1995 le monde change et les musiques changent  aussi, Beck à l’image de ce Mellow gold en est le plus parfait exemple.  

 

Et pour quelques albums de +

Noir Desir : tostaky (1993)

the Go-betweens : 16 loverslane (1988)

Jeff Buckley: grace (1993)

New Order: low-life (1985)

Tricky : Maxyquaine (1994)

The Smashing pumpkins: mellon collie and the infinite sadness :(1995)

A tribe  called quest : people's instinctive travel and the path of rythm (1990)

De la Soul: three feet high and rising (1988)

Morrissey :viva hate (1988)

Alain bashung : novice (1989)

Les rita Mitsouko: the no-comprendo ( 1986)

Sonic Youth : Goo (1990)

Rage Against the machine: rage against the machine ( 1993)

Snoop Doggy dogg : doggystyle (1993)

Lou Reed : New-York (1989)

U2: The Joshua tree (1988)    

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

   

 
 
 
 
 

22/12/2006

discographie B.O

Après avoir proposé mes discographies sélectives des seventies , eighties , nineties ,  ma discographie des années 2000 et celle des disques Live il me fallait mettre en place une  liste  de 12 bandes originales de films(toutes époques confondues) . Évidemment cette sélection personnelle ne tient jamais compte du film en lui même mais uniquement de la bande-son.

bande originale du film 'The Blues Brothers ' (1980)

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si il  existe une bande originale de film qui fait  forcément l'unanimité c'est bien celle ci.Le film réalidé en 1980 par John Landis est devenu au fil des ans une référence absolue en matière de film musical ,a juste titre d'ailleurs car le tandem génial formé par  les frères Elwood (inoubliables Dan Aycroyd et John belushi) emmène tambour battant  ce film furieusement drôle.

Autour de ce duo de doux- dingues on retrouve dans ce film des 'sacrés' invités jugez en plutôt -Ray Charles -Aretha Franklin -James brown - Cab Calloway  pour notre plus grand bonheur alors évidemment la bande son ne pouvait qu'etre exceptionnelle ;interprétés par les freres Elwood en personne ou par leurs invités prestigieux la track-list donne des frissons par sa qualité  et si certains standards de la soul ou du bluesétaient dejà connus ils vont avec ce film et la bande originale qui l'accompagne devenir immortels. Que ce soient les reprises  de everybody needs somebody to love   - Gimme some lovin ' -sweet home Chicago - jailhouse rock  ou  bien les standards (think - minnie the moocher ou shake a tail feather tout est ici n'est que pur moment  de bonheur musical .

Bande originale du film Pulp fiction (1994)

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Même si je suis  conscient que ce choix  n'a rien d'original il était impensable de ne pas faire figurer dans ma sélection personnelle  cette bande son absolument géniale  concocté par Quentin tarantino qui on le sait , a le chic de mélanger standards  incontournables et raretés . N'importe quelle bande originale de film de Tarantino aurait pu par ailleurs  figurer dans cette sélection (a l'exception peut être de Kill Bill  2 légèrement en deçà ) mais il me faut avouer un faible pour Pulp Fiction  une B.O complètement tarantiniene  , qui  part dans tous les sens  pour  surprendre , étonner et procurer a l'auditeur un vrai moment de bonheur .

On trouvera donc  ici des merveilles a commencer par le premier titre  Pumpkin & honey  bunny de Dick dale & his Del tones qui décoiffe vraiment et qui donne le ton .Viennent ensuite  un Kool and the gang grand cru ,suivi de   Al Green pour un sublime  let's stay together, une  chanson qui rivalise de génie avec le song of a preacher man de Dusty Springfield ,qui arrive un peu plus loin;  rajoutons un Chuck Berry d'anthologie (you never can tell) quelques  trésors exhumés des sixties et des seventies ( The Tornadoes - The revels - Rickie nelson ) et une reprise de neil Diamond (girl ;you'll be a woman soon ) réssuscitée par Urge Overkill et immortalisée dans le film par une Uma Thurman inoubliable et  voila qui fait une grande ,une très grande bande-son .

Bande originale du film Black Caesar  (1973)

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Tous les grands artistes de la musique black se sont essayés un jour ou l'autre a la musique de film avec pour certains d'ailleurs un succès qui dépassa souvent la notoriété du film. Il  faut dire que les films de cette période appélé  Blaxploitationne restèrent pas dans les mémoires cinématographiques. Ils eurent pour but d'attirer le public noir dans  les salles de cinéma et surtout  le mérite d'offrir aux comédiens de couleur  des rolês différents de ceux que leur proposaient les réalisateurs blancs. Si le plus connu de ces films fût sans aucun doute Shaft (illustré par une B.O signé Isaac Hayes , beaucoup de ces réalisations sont tombées dans l'oubli et peu d'entre nous peuvent se vanter d'avoir vu un  jour Black Caesar  réalisé en 1973 par Larry Cohen. Pourtant  Black Caesar est  un film essentiel  car celui qui signe la musique , celui qui apporte 11 titres  pour illustrer  cette vague histoire de parrain du Bronx se nomme james Brown et le résultat est a la mesure de tout ce qu'aura produit cet artiste exceptionnel au cours des seventies  c'est a dire fabuleux  , alors entre  instrumentaux  hallucinants (sportin' life '- White lightnin'- Chase ) ; et titres foudroyants d'efficacité rythmiques (The Boss  -Down & out in New york city-make it good for yourself) cette B.O est tout simplement une tuerie totale , le disque que l'on peut sortir aujourd'hui , demain , dans  dix ans  et qui met tout le monde d'accord James Brown est un géant et le Funk est SA planète.Et même lorsque  le parrain de la soul laisse le micro c'est pour faire place a Lyn Collins pour un Mama feelgood (plage 7)qui déchire tout sur son passage. Rien a jeter donc  ,  une B.O de légende ni plus ni moins.    

 

 

bande originale du film Easy rider (1976)

medium_Easy_Rider.jpg ecrit réalisé et interprété par Dennis Hooper en 1969 Easy rider est devenu  le film emblématique de la contre culture americaine et d'une certaine liberté cinématographique .Il contient 10 titres avec en tête le 'born to be wild ' de Steppenwolf définitivement associé au monde de la moto , le groupe  est présent egalement avec un autre titre  puissant 'the pusher '  première chanson de l'album et qui donne le ton  psychedelique propre au film de Hooper .Les deux autres  poids lourds de cette bande-son s'appellent  Jimi Hendrix avec un époustouflant (le mot est faible) If six was nine (et son intro tout simplement monstrueuse) et The Byrds 'pour une chanson plutôt peu connue wasn't born to follow '.

Autour de ces monstres du psychédélisme américain on retrouvera Roger Mc Guinn le guitariste des Byrds  pour deux titres dont 'it's alright Ma! I'm only bleeding  une reprise de Bob Dylan (et non ! le Zim n'est pas présent sur cette bande originale) et pour  balad of easy rider qui clotûre l'album .Mélange de titres rock'n roll et de titres hippies (le  délicieux ''the Weight' ou le très country 'don't bogart me ')On sera  egalement heureux de retrouver un groupe  oublié des seventies The Electric Prunes  (présents sur la fameuse compilation Nuggets ) et il est dommage que le titre choisi (mardi gras) ne soit pas le meilleur de leur répertoire. 10 titres et c'est fini pour ce voyage musical dans le temps ,10 titres qui font de Easy Rider une bande son indispensable non seulement de son époque  car tout comme le film de Dennis Hooper les chansons présentes sur ce disque traversent les âges , elles ne vieillisent pas , c'est  plutôt nous qui rajeunissont en les écoutant.

A noter que le disque est paru est 1976 soit pres de sept ans(une éternité!) apres la sortie du film   

 

bande originale du film : Until the end of the world

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En 1991 le film très ambitieux de Wim Wenders 'Jusqu'au bout du monde (Until the end of the world) était plutôt fraichement acceuilli par le public et par la critique  j'avais personnellement adoré ce road movie autour de la  planète  et fût déçu que ce film n'obtint pas le succès  qu'il méritait . Wenders est a mon sens  l'un des réalisateurs qui attache  le plus d'importance aux bandes-sons de ses longs-métrages j'en veux pour preuve Paris-Texas (1990) ou Les ailes du désir(1987)  deux films qui en plus d'etre des chefs d'oeuvres sont accompagnés d'une bande son de grande qualité.

Pour 'until the end of the world ' Wenders propose encore ce qui est a mon sens sa meilleure bande originale .on retrouve ici des fidèles de l'univers onirique du réalisateur notamment Crime and the city solution groupe australien dejà  présent sur Les ailes du désir dont Wenders est un grand fan , Nick Cave  lui aussi présent au générique  des Ailes du désir interprete ici ,Till' the end of the world  est l'un des plus beaux titres de ce disque.

On retrouvera aussi le groupe culte allemand Can pour un titre totalement fascinant  ( last night sleep) R.E.M (fretless) The Talkings Heads ( sax & violins) Lou Reed (what's good) Depeche Mode (death's door)ainsi que des artistes mouins connus du grand  public comme T.Bone Burnett  (humans from earth) ou Jane Siberry ( calling all angels) en réalité il conviendrait de tous les citer  car il n'y a rien a jeter dans le choix de Wenders .Signalons que le metteur en scène s'est entouré ici de graeme Revell pour coordonner  et produire cette magnifique bande originale et qu'il a confié a U2 le soin de chanter  le générique final. Une atmosphère étrange se dégage a l'écoute de ce disque envoûtant ,une initation au voyage une sorte de road movie musical ou les titres s'enchainent  et s'harmonisent parfaitement.  

 

bande originale du film :   Garden state (2005)

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Pour  avoir  a la fois réalisé  et interprété  ce  film absolument magique , envoutant ,  chargé de poésie et d' humour et pour avoir accompagner cette  petite merveille d' une bande son d'une telle  qualité  il faut évidemment remercier Zach Braff , petit génie d'a peine trente ans qui a ébloui le monde du  cinéma en 2005 avec ce film proprement ahurissant .Coté musique c'est quasiment parfait de bout en bout  avec des sommets One of these thing first d'un Nick Drake que l'on ne finit plus d'encenser (a juste titre ) Panic (l'une des plus belles chansons de Coldplay ) l'hypnotique lebanese blonde de Thievery corporation ,les deux bijoux pop absolus  des Shins (new slang et caring is creepy ) ou la redécouverte des plus beaux titres de Simon & Garfunkel (l'irrésistible the only living boy in new -york) .On ne sera pas déçu non plus par les titres moins connus (formidables in the waiting line de Rémy Zéro) ou encore  waiting road  de Bonnie Sommerville

 

 

bande originale du film  : natural born killers (1994) 

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En 1994 Le film d'Oliver Stone :Natural Born Killers déclenchait une vive polémique et les détracteurs et les partisans de ce film ambitieux allaient s'opposer vivement a son sujet , il ne s'agit pas ici de prendre position (ou pas) pour ce film mais de parler de l'excellente bande-son qui accompagne ce road movie frénétique et sanglant. De nombreux genres sont présents sur  cette bande son très éccléctique avec tout d'abord des titres plutôt connus et popularisés par leurs auteurs a l'image  de 'waiting for the miracle' ou 'the future 'de léonard Cohen   ou de 'You belong to me ' de Bob Dylan  sans oublier  rock'n roll nigger de patti Smith pour  la fantastique scène de l'émeute en prison. Cependant  on trouvera également des titres issus  du rap 'the day of niggaz took over (l'incontournable Dr Dre) et what would U do de 'That dogg pound ' qui clôture le disque ou encore de de la country (back in my baby's arms de Patsy Cline ) .La petite merveilles de cette bande originale se cache  en plage 5 avec une reprise totalement habitée du Sweet jane du velvet underground  par les canadiens 'the Cow boys junkies ' (selon la legende Lou Reed  lui -meme aura convenu que cette version était au moins égale a l'original lumineux de son groupe) .

Rayon curiosités on est copieusement  servi avec les présences de Barry Adamson (ex Magazine et ex Nick Cave & the bad seeds) ,  Diamanda Galas artiste californienne  underground  qui interprète Sex is violent avec Jane's addiction un groupe de rock alternatif  ,  Nusrat Fateh Ali Khan l'un des plus grands artistes du monde arabe et que le monde occidental a pu découvrir grace au label real world de Peter Gabriel mais surtout grace aux 3 titres (quasi -instrumentaux)de Nine Inch nails l'un des groupe les plus intéréssants issu de la scène rock industrielle . Comme dans les bandes originales des films de Quentin tarantino (qui rappelons le a co-écrit le scénario avant de prendre ses distances avec le film) des bribes de dialogues sont mixés avec les chansons ce qui permet de toujours repérer la scène a l'écoute de cette  B.O  formidable même si  elle est parfois  a l'image du film de Stone  quelque peu  confuse).

bande originale du film 'the great rock'n roll swindle (1979)

medium_f23506iamjk.jpgCinéaste a vocation musicale Julian Temple fût un des réalisateur de vidéo-clips les plus courtisé avant de mettre en scène david Bowie dans le très chic 'absolute beginners'.

natif de londres il a recu comme beaucoup de jeunes de sa génération la vague punk de plein fouet et rien d'étonnant  a ce qu'il se retrouve derrière la caméra pour 'the great rock'n roll swindle ' traduit en France 'la grande escroquerie du rock'n roll '.Ce film un peu fourre-tout mais néammoins précieux pour tout les nostalgiques des pistols  est bien évidemment illustrée par une bande son formidable ou le dispensable cotoie l'incontournable

en premier lieu les historiques 'covers'  présentes sur cette bande originale justifient a elles seules son achat et même si les puristes hurleront d'entendre les Sex Pistols  reprendre des standards comme Johnny B.Good de Chuck Berry - Rock around the clock de Bill Haley ou encore  les somethin' else ou c'mon everybody  d'Eddie Cochran les versions proposés par le groupe sont purement et simplement fabuleuses.Les pistols ne se contentent pas d'exploser des standards sixties  puisque au passage ils s'approprient aussi le substitute des Who et l'emblématique  roadrunner des Modern Lovers.

C'est également sur cette bande son que l'on découvrira l'incroyable version de My Way donné par un Sid Vicious inoubliable ,la célébrissime chanson popularisée (entre autres) par Sinatra et Claude François  est ici déchiquettée par un sid aussi fracassé que son interprétation , au dela du culot  ou du sacrilège (c'est selon!)  c'est véritablement une page de l'histoire du rock que  Vicious écrit avec cette reprise totalement inouie.

Alors  pour tous ces moments magiques et irremplaçables  on pardonnera les ratés ( le ridicule medley Disco ou encore   les deux titres interprétés par Ronald Biggs  , célébre truand cerveau de  l'attaque du train postal Glasgow -Londres en 1963 et réfugié depuis en amerique du sud ). Coté curiosités signalons aussi une version bal musette de Anarchy in the UK chantée en francais qui ne manque pas d'originalité  . L'interet de posséder ce disque est également dans  le choix des titres ,  en effet cette bande son evite de  reprendre les  titres présents  sur le celebre (et unique) album officiel des Pistols (never mind the bollock's here's the sex  pistols sorti en 1977.  On ne retrouve ici que Anarchy in  the UK  (plage 6) quant a E.M.I  l'autre titre  présent sur never mind the bollock il est ici proposé dans une version completement différente et chantée par le guitariste Steve Jones. ce disque permet enfin de rappeller la puissance du chant de Johnny Rotten leader de cette formation qui defraya la chronique et révolutionna la planète Musicale a la fin des années 70. En 2001 Julian Temple réalisateur de the great rock'n roll swindle  mettra en scène l'obscénité et la fureur  un autre long métrage sur les Pistols  et il semblerait qu'il prépare pour 2007  un film sur Joe Strummer leader de l'autre grand groupe du mouvement punk  The Clash.   

bande originale du film 'Trainspotting ' (1996)

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Trainspotting le film de Danny  Boyle tiré de l'excellent roman-culte  d'Irvine Welschpeut etre qualifié de film de génération ; il  creva les écrans lors de sa sortie en 1996 et propulsa tant son metteur en scène que les formidables comédiens (Ewan mc gregorRobert Carlyle - Ewen bremner ) dans la cour des grands. Hormis l'adaptation  totalement réussie du livre de Welsch et l'interprétation de grande qualité le film s'appuie sur une bande son en béton armé . 

Entre standards pop-rock  et titres electro cette B.O est un vrai régal  et son chef de file    est sans contexte  iggy Pop présent sur cette B.O avec deux standards absolus ,l'envoutant Nightclubbing et le frénétique Lust for life  ; on retrouve également  un titre qui  va déchainer les dance floors de toute  la planète born slippy du groupe anglais Underworld. Quant au reste tout n'est que premier choix jugez en plutôt  New Order , Pulp , Elastica ,Brian EnoLeftfield. Et puis enfin ,et puis surtout le diamant noir , le joyau brut de cette bande-son  extrait de l'album 'transformer de Lou Reed l'inoubliable Perfect day qui mettra a coup sûr la chair de poule a toute personne normalement constituée.  

Bande originale du film Saturday night fever ( 1977)

medium_travolta.jpgCette B.O n'est pas seulement l'un des albums les  plus vendus de l'histoire de la  musique ( pres de 40 millions d'exemplaires écoulés et 3ème  plus gros succes de l'industrie du disque apres deux albums de Michael Jackson ) ,elle est surtout  le témoignage  musical de ce que fut une époque aujourd'hui révolue et dont beaucoup conserve une douce nostalgie .  Avec  ses  costumes hallucinants , ses pas de danses posés , ses paillettes , le disco qui  repeupler les discothèques  du monde entier  et pour une fois   qui réconcilier parents et enfants autour d'un style musical  car tout le monde  de Claude François aux Rolling Stones en passant par Sheila , Dalida  ou david Bowie  va tot  ou tard prendre le grand train du Disco  pour notre plus grand plaisir ou notre plus désespoir c'est selon !.  Le film réalisé par John badham en 1977  est LE  film de cette génération éphémère qui va faire d'un jeune acteur italo americain inconnu John Travolta une icône instantanée et du 2001 odyssey (la boite de nuit du film) le centre du monde .Bon nombre des  titres de cette B.O  sont figés pour l'éternité dans la mémoire collective de tous ceux qui avait l'age d'écouter de la musique ou d'aller au cinéma a cette époque. A tout seigneur  tout honneur  les Bee Geesrescapés  des sixties ( et présent sur cette B.O par un hasard chanceux  )qui  vont avec leurs titres présents sur cette bande-son conquérir la planète et redorer une  image ternie par une traversée du desert  après un franc succès au milieu des années 60 . Métamorphosés (et surtout  re-lookés )  en groupe disco Les frères Gibb  vont inonder les pistes de danse et  a moins d'avoir vécu en pleine jungle amazonienne ou sur la banquise ( et encore) personne ne peut prétendre  de pas avoir un jour ou l'autre dansé  sur Stayin' alive  - Night fever -You should be dancing - Jive talkin'  ou  more thant a woman  ?.Quant au celèbre  slow How deep is your love   il est   resté 2  mois N°1 des charts. Autour des Bee Gees  deux formations cultes de l'ere disco KC & the sunshine Band  pour un titre (Boogie shoes)  que l'on pourrait retrouver chez Tarantino    et Kool  The Gang  grand groupe de funk qui céda par la suite a la facilité et qui nous propose ici  un titre fulgurant 'open sesame .  N'oublions surtout pas le monstrueux ' Disco Inferno'  du groupe  ' Philly sound ' The Trammps  ainsi que l'excellent K.Jee d'un autre groupe de Philadelphie M.F.S.B . Seuls les instrumentaux signés David Shire ont quelque peu vieillis mais l'ensemble de cette B.O est de grande qualité et reste incontestablement   La bande son idéale des années disco . 

 

Bande originale du film : Superfly (1972)

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attention voici un disque donc vous ne pourrez plus vous passer une fois qu'il aura fait sa place parmi les favoris de votre discothèque et  j'envie tout ceux qui n'ont jamais encore mis dans leur lecteur cet album absolument fantastique car ils vont acoup sûr recevoir une énorme claque!

Enorme succès de la Blaxploitation , vendu a  1 million d'exemplaires et nommé  4 fois aux Awards en 1972 Superfly est bien davantage qu'une simple bande originale de film et on peut dire que  son auteur Curtis Mayfield écrit ici une page de l'histoire de la musique black. rivalisant de génie avec James Brown ou Isaac Hayes. Les 2 singles extraits 'superfly 'et surtout l'incroyable 'Freddie 's dead  sont véritablement époustouflants. Immense artiste soul et auteur de titres que l'on a inscrit au panthéon de la musique Curtis mayfield aura marqué son époque notamment  avec son groupe 'the impressions ' au cours du mileu des années soixante et on se souviendra de ' It's all right ' , de 'keep on pushing '(qui servira de musique de ralliement pour le mouvement des droits civiques de martin Luther King ) et surtout de People get ready enregistré en 1965 et qui les fait entrer dans la légende. La carrière solo de Curtis Mayfield sera plus cahotique ;il réalisera des albums inégaux avant de livrer a la face du monde cette pure merveille de funk et de soul 

 

bande originale du film : American graffiti (1973)

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c'est assurément  un disque incontournable et que l'on peut considérer comme un best of de la musique rock'n roll  car tout ce que le rock compte comme artiste essentiel a quelques exceptions majeures prés (Presley , Jerry Lee Lewis, Gene Vincent ) se retrouve sur cette bande originale . Et si le film de georges Lucas réalisé en 1973 avait su synthetiser une époque clé de la culture américaine  la bande son qui illustre ce film mythique recelle de veritables joyaux de cette periode musicale importante . Entre classiques absolus "Only You ' des Platters ,  "Johnny B.Good "ou "almost grow " de Chuck Berry ""May be baby " de Buddy Holly "green onions " de Booker T & The MG's " Rock around the clock " de Bill Haley & the comets  ou " surfer safari" des Beach Boys et pépites millésimées 'since I don't have you " des skyliners "you're sixteen" de Johnny Burnette ou " runaway " de Del Shannon ce double album est une mine d'or ,une bande son  de 41 titres que certains pourront trouver un peu démodé mais qui se révéle  en réalité totalement fondamentale.

 
 

05/12/2006

Bob Dylan par Jerry Schatzberg -Paris 2006

medium_artoff1922.jpgExposition Photographique du 23 novembre 2006 au 26 janvier 2007

Galerie Luc Bellier - rue de l' Elysée paris 75008

Une rencontre, un projet, trois amis ... Olivier Lorquin et Luc Bellier proposent à Jerry Schatzberg d’organiser une exposition des photos qu’il a réalisées de Bob Dylan. Dans les années 60, Jerry Schatzberg, photographe-cinéaste, travaille pour Vogue, McCall’s, Glamour et Life magazine. Il réalise également des films tels que Panique à Needle Park,ou encore l’Epouvantail pour lequel il reçoit la Palme d’or au festival de Cannes en 1973.

La série de portraits de Bob Dylan est exceptionnelle  je vous propose quelques unes de ces photos sublimes toutes prises au cours des années 1965-66 et inspirées par un artiste unique alors au sommet de sa création artistique

 

The Soul of (contact Sheet -1965)

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Revisited I  (1966)

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Smoke (1965)medium__41830532_dylan1965_no_re_use.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Highway 61 (1965) 

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Contact sheet 084 (1965)

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Burning keys (1965)

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Contact sheet 077 (1965)

 

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01/12/2006

discographie des années 2000

Sufjan Stevens  : come on feel the illinoise  (2005)

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Attention ! chef d'oeuvre .Dans la floppée quotidienne des nouveaux artistes ,des nouveaux albums on guette sans cesse l'émergence de celui ou celle qui saura de par son talent , son originalité , son opportunité proposer LEdisque qui va se détacher de la masse des productions musicales. On attend le disque qui va faire l'unanimité , celui devant qui personne ne peut faire la fine bouche  et il faut avouer (et c'est tant mieux !) que ca n'arrive pas souvent et le dernier exemple qui me vient a l'esprit est Grace du regrétté Jeff Buckley qui avait enchanté la planète a la sortie de son premier album devenu depuis  une référence incontournable . Nous n'avons pas affaire avec 'come on feel the illinoise' a un premier album mais plutôt a la suite d'une expérience musicale annoncée ,un projet délirant et complétement fou  puisque ce disque  est le second d'une série de 50 albums que Sufjan Stevensva consacrer aux Etats-Unis Amérique (1 disque par état vous l'aurez sans doute compris) . Apres Michigan déjà prometteur voici donc 'come on feel the illinoise' et le moins qu'on puisse dire c'est que c'est  une pure merveille .22 titres (avec les instrumentaux ) et dès les premières secondes de Concerning the UFO Sighting near Highland, Illinoison est totalement sous le charme de la voix et de la mélodie puis tout s'enchaine comme dans un rêve The black hawk war or, How to Demolish an Entire Civilization and Still Feel Good About Yourself in the Morning, or, We Apologize for the Inconvenient but You’re Going to Have to Leave Now, or, "I have fought the Big Knives and will continue to fight them until they are off our lands!" (oui c'est bien le titre) -John Wayne Gacy, Jr.(plage 4) -Jacksonville(plage5)-Chicago (plage9)-Casimir pulaski day (plage 10) The Man of Metropolis Steals Our Hearts(plage 12) tout n'est que féerie et enchantement .Le disque pourrait bien s'arrêter et on s'en contenterait aisément mais nous n'en sommes qu'a la moitié et même si la seconde partie est un peu en deça on y croise encore quelques chansons pour nous faire frissonner The Predatory Wasp of the Palisades Is Out to Get Us!(plage 15)ou encore They Are Night Zombies!! They Are Neighbors!! They Have Come Back from the Dead!! Ahhhh!(plage 16) et tout s'écoule limpide jusque Out of Egypt, into the Great Laugh of Mankind, and I shake the dirt from my sandals as I run  magnifique instrumental qui clotûre ce disque bouleversant.

Que Sufjan Stevenssoit pétri de talent l'écoute de ce disque ne pourra que vous le prouver mais le plus étonnant c'est de constater la maitrise dans l'élaboration de ce disque ,cette curieuse impression que tout est a sa place alors que l'on sait que come on feel the illinoise est un disque de bric et de broc ,un disque bricolé par un artiste totalement génial hors des modes et hors du temps .Certains disques (Astral weeks - Five leaves left - Chelsea girls - Rock bottom ...) semblent arrêter le temps quand on les écoutent Come on feel the illinoise fait indiscutablement partie de ces rares disques là .

Bjork : Homogenic (1997)

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Avec Post en 1994 la petite fée islandaise avait déjà frappé très fort mais cette fois avec Homogenic elle nous offre  un disque  d’une grande maîtrise musicale et d’une grande maturité qui installe Bjork  parmi les artistes les plus importants des dernières décennies.Incroyablement visuelle la musique délivrée dans ce disque aux sonorités limpides est une alchimie parfaite entre l’électronique distillée par  Mark Bell  (ex leader du groupe L.F.O), la voix de cristal de Bjork et l’harmonie des cordes de l’Iceland  string octet .Le résultat est magique, certains titres sont absolument stupéfiants  par leur beauté glaçante à commencer par le merveilleux Hunter qui ouvre l’album et qui donne suite a  Jogà En deux titres   déjà on devine  que cet album va compter, Bjork souvent déroutante par le passé semble avoir trouvée ici une inspiration nouvelle

Avec des titres aériens  et envoûtants comme Bachelorette  ou All si full of love Homogenic s’impose a l'évidence comme le grand album de Bjork et même si  2 titres ne décollent pas vraiment ( le cacophonique 5 years et le technoide Pluto) ) Homogenic atteint des sommets de grâce et d’évasion sonore ; il nous conduit vers des contrées inexplorées, hors du temps , loin du monde , plus tout a fait sur terre.

 

 

 

 

 Bloc party  : silent alarm (2005)

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nous sommes en 2005 et c'est au tour de Bloc Party d'être sous les feux de la rampe et de prendre leur tour le delicat du flambeau du renouveau rock'n roll.
Lourde tâche certes  mais on se fiche un peu (beaucoup) de savoir si oui ou non ils sont le nouveau 'meilleur groupe' du moment. Ce qui est sûr, c'est que Bloc Party me semble être un groupe plutôt authentique et honnête. Alors oui, bien sûr, ça sent le Cure des années 80 à plein nez. Alors oui, l'intro de "Like Eating Glass" fait énormément penser au "Love Will Tear Us Apart" de Joy Division.
Alors oui, la voix du chanteur Kele Oreke ressemble a celle de Robert Smith.
Alors oui, la pochette froide et dépouillée rappelle le design des pochettes du Cure periode Faith et Seventeen Seconds..Bloc Party, n'est   certes pas le grand groupe qui va révolutionner le monde musical, c'est  juste une formation qui reussit a fairze honnetement  la jonction entre  les eighties et les années 2000 et qui dresse un pont  entre une génération qui dansait sur "A Forest", et une jeunesse qui danse aujourd'hui sur l'entetant "This Modern Love"

 

The Libertines :The libertines (2004)

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Deux petits tours et puis s'en vont , au final  il nous reste quoi des Libertines ? Deux albums seulement et  quelques chansons, dont les dernieres sont regroupées sur ce second disque baptisé sobrement '"The Libertines".
Il nous est présenté  sous une poohette superbe et son  contenu , il faut bien l'avouer, sonne terriblement rock'n roll ! Bref, un disque qui bien que dopé par le split soudain du groupe quelques mois à peine après sa parution, donne furieusement envie de taper du pied et de danser, et qui installe le groupe parmi les dignes successeurs d'autres grands groupes des années 70-80 ( Clash -Kinks).. Les titres s'enchaînent avec des sommets ("Can't Stand Me Now" qui entame l'album bille en tête, "The Man Who Would Be King", "What Katie Did" , "Music When The Light Goes Out", ..). Ce disque pourrait être parfait si on ne trouvait en plage 3 'don't be shy "  un ratage intégral, avec ce calamiteux "mal joué et surtout mal chanté. Comme une verrue, cette chanson vient gâcher le plaisir et l'homogénéité de l'ensemble. Mais on leur pardonnera, car le reste est excellent et ne peut que nous faire nourrir à nous auditeurs, des regrets de savoir que le disque qui tourne sur ma platine sera le dernier de cette bande de furieux ! Et il faut bien avouer que  personne mieux que les Libertines ne chante les 'wap doo wap' ("What Katie Did") ou les lala la-lala ("The Man Who Would Be King").
Finalement le plus triste dans ce disque formidable, c'est qu'il soit malgré lui le testament d'un groupe victime de lui-même et qui avait sûrement plein de choses encore à nous montrer.

 

Alain Bashung : l'imprudence (2002)

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Un disque monstrueux ,un monolithe , un astre noir ,un ovni sonore voila quelques mots pour  définir " l'imprudence" le 13ème album d'Alain bashung.

Si les précédents disques de l'alsacien nous avaient enchantés (Chatterton en 1994  et  surtout  Fantaisie militaire  paru en 1998)  L'imprudence est un disque fascinant ,obsédant et qui est  a coup sûr  le sommet incontestable de la carrière de cet immense artiste . Sur ce disque qui n'a que peu d'équivalent dans la chanson française  les textes sont  jean Fauque (deja co-auteur de la totalité  de l'album Chatterton et de  cinq titres sur osez joséphine en 91) sont  somptueux , les arrangements dépouillés  voire cliniques et Bashung joue avec les mots comme un jongleur de la langue française  il faut dire que Bashung s'est particulièrement bien entouré avec notamment la présence aux guitares de Marc Ribot  et d'Arto  Lindsay et celle de Steve Nieve l'ancien pianiste d'Elvis Costello. Miossec auteur decidement très demandé  signe ici un titre magnifique 'faisons envie ' que Bashung chante en duo avec sa compagne Chloé Mons  mais aucune des 13 chansons ne se détache vraiment car l'album tout en entier est en état de grace ,et il s'en dégage comme un sentiment d'apesanteur . Evidemment il faut se donner la peine de vouloir pénétrer dans le monde clos et hermétique de Bashung dont j'ai pour habitude de dire qu'il plane  'tout en haut ' de la chanson française car   l'imprudence est  un Everest de mots et de sons  qu'il faut gravir a tatons guidés par la magie des textes et de la musique du plus grand artiste français vivant .

 

Camille : le fil (2005)

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Surgie de nulle part une jeune chanteuse nous livre son second album baptisé le fil et réalisé avec un concept totalement inouï puisque enregistré autour d'une seule note (la note Si) fil conducteur permanent de cet album lumineux et intelligent
Chanteuse sur 4 titres du groupe Nouvelle vague (qui  livra en 2005  un très bel album de reprises)  Camille réussit a nous étonner et a forcer notre admiration car ce qu’elle propose ne ressemble a rien de connu chez nous
Expérimental ; minimaliste ,avant-garde,  les qualifitatifs sont nombreux  pour définir ce disque magique  et unique dont  l'originalité ne pourra pas laisser l'auditeur indifférent
Petite sœur (artistiquement parlant) de Dominique.A ou de Thomas Fersen ou fille spirituelle de la grande Brigitte Fontaine  on peut situer Camille quelque part entre la new-yorkaise Laurie Anderson et l’islandaise Bjork. La jeune femme  s’impose en tout cas comme une artiste a part dans un univers musical de plus en plus stéréotypé et insipide ,une sorte d'électron libre  un  peu incontrôlable et qui va aussi a coup sûr  en énerver plus d'un. Sur ce fil Les titres principaux (la jeune fille aux cheveux blancsta douleur - vouspour que l’amour me quitteau port) sont reliés  par une délicieuse comptine entêtante ,les textes sont pertinents et originaux  melant brillamment humour et tendresse. Après un premier album plutôt banal (le sac des filles paru en 2002) Camille frappe donc un grand coup avec ce disque talentueux devenue en quelques mois seulement Le Fil une référence de la nouvelle chanson française. Ce n'est pas un fil que la jeune artiste est venue tendre sur la chanson française mais plutôt une balise  qui va permettre a quantité d'artistes (Anais , Jeanne Cherhal -Anis )de se jetter a l'eau inspirées et confortées dans une volonté  de proposer une musique différente.

 

 

The Strokes  : Is this it  (2001)

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The Strokes  sont l'incarnation  même du groupe americain élévé au 'son CBGB' (Velvet , Television ), et ils apppliquent avec talent les recettes-clés du succès , chansons speedées, tempo irresistible et accrocheur; look fin 70's plutôt soigné, chanteur charismatique et désinvolte , le tout agrémenté de prestations live plus que correctes.
Au bout du compte, Is This It est un album urbain très rock,illustré par une pochette admirable (qui a connu quelques souçis avec la censure américaine), contenant quelques hits imparables ("The Modern Age", "Hard To Explain", Barely Legal) et qui sans changer le cours de l'histoire du rock moderne saura trouver une place de choix dans le coeur des amateurs de rock sincères et authentiques

 

 

 

Blur : Think thank (2004)   

 


medium_blur_think_thank.jpgBlur est devenu année après année l"un des groupe fondamental de la scène musicale  pop-rock evitant les dérives mediatiques et tapageuses a la Oasis ou Libertines .Le groupe que l'on peut qualifier de 'sage' est dirigé avec brio par Damon Albarn dont le travail  tant au sein de son groupe qu'en compagnies de diverses  formations parallèles (Mali music - Gorillaz ) est exemplaire d'inventitivé ,et de recherches sonores.'Think tank est un disque magistral dans son élaboration mais également  dans l'utilisation des sons et des instruments  , une totale réussite artistique que l'on peut classer au niveau des meilleurs Radiohead (le rôle de leader et son action au sein du groupe de Damon n'est d'ailleurs pas sans rappeler celui de Yorke). Quelques titres s'envolent tres haut a l'écoute de cet album out of time bien sûr totalement magique et aérien mais aussi good times - jets -brothers & sisters .C'est  un disque radieux qui mêle les genres avec une maestria absolue passant allégrement de l'electro a la pop en flirtant avec le hip-hop ;les influences africaines sont omni-présentes du Mali au Maroc pour un resultat qui fait de think tank non seulement le plus abouti des disques de Blur mais aussi l'un des disques essentiel et incontournable de la scene pop- rock de ces dernieres années.

 

 

Radiohead : OK Computer (1997)

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Après Pablo Honey premier album  passé plutôt inaperçu et repêché par un hit planétaire  tardif (Creep) puis un second album (The Bends) truffé de hits mais sans véritable cohésion d'ensemble ) OK Computer  troisième album  de la bande de Thom Yorkeest sans conteste un album charnière  qui  va  totalement changer la donne et installer la bande d'Oxford parmi l'élite de la scène rock. C'est aussi un disque charnière pour le rock tout court  comme l'ont étés par le passé des trésors du calibre de the velvet underground & nico, the White album , let it bleed ou encore Electric ladyland
Ok computer
   qui  va faire l'unanimité tant sur les campus  qu'auprès de la scène rock alternative est une   pure merveille dont les titres ( Paranoid Android  - no surprises  -Karma police ) pour n'en citer que trois  comptent parmi les plus belles compositions de ces  dix dernières années mais c'est aussi  , chose rare   un disque qui se bonifie écoute après écoute et qui arrive a surprendre encore par  sa qualité  et son  intensité.

C'est   aussi  avec O.K Computer   que  Radiohead   va entrer définitivement  dans la cour des grands grâce  a un son novateur ,  une production (Nigel  Goldrich ) parfaite  mais aussi  des  textes intelligents , des  arrangements somptueux  .Quant a  la voix irréelle  et habitée de Thom Yorke  elle plâne très haut  sur cet album magique et envoûtant. Etiquetté  (a tort)  dans la  catégorie des groupes dits 'intelligents'  (c'est sous cette même étiquette qu'on classait jadis le Velvet , Pink floyd  ou Soft machine ) Radiohead va  pourtant  s'envoler  vers les cimes du succès et réussir l'incroyable pari de devenir  un groupe a la fois culte  et populaire  qui va enchanter public  et critiques  car impossible de faire la fine bouche devant ce disque  intemporel ,élu  en 2005 meilleur album de tout les tempspar 400.000 sondés pour Channel 4 dans le cadre de son programme '100 greatest albums'(devant The joshua tree (1987)de U2  et Nevermind (1991) de Nirvana.OK computer est une étoile qui illumine le monde du rock , un astre lumineux  qui guide depuis  8 ans déjà   tous les jeunes  groupes qui  rêvent  de livrer a la face de ce monde  leur  témoignage musical  et qui ont  trouvés là  plus qu'un  modèle ,une référence absolue.

 

Miossec : Boire (1995)

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Parler une décennie apres sa sortie de ce  premier album de Christophe Miossec permet de mesurer aujourd"hui toute l'importance et la force de ce disque véritable cataclysme dans la scène rock francaise .
Le Brestois alors inconnu et surgi de nulle part, débarque en 1995 avec un single emblématique et sans concession (Non, Non, Non, Non... Je Ne Suis Plus Saoûl), le phrasé  fait parfois penser à Gainsbourg et la force des textes, nous font tendre immédiatement l'oreille.L'album s'appelle "Boire" et il defriche sans concession le terrain du rock et de la chanson française et sur le terreau de ce disque sombre et fascinant va bientôt  éclore toute une nouvelle génération  d'artistes . Les chansons ici nous parlent d'alcool, de dérives, de ruptures, d'espoir, d'amitié et de révoltes, et Miossecen profite pour exhumer au passage et faire renaitre la fille a qui je pense une magnifique chanson du répertoire  deJohnny Hallyday.

 

 

 

Belle & Sebastian :   If you're  feeling sinister (1997)

 

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C'est un groupe qui nous vient de Glasgow en Ecosse ,un petit groupe un peu mysterieux qui a toujours voulu conserver une certaine distance  une grande confidentialité avec les médias (pas de promos ,peu ou pas  d'interviews, pas de photos (même pas sur les pochettes de leurs disques) Ils ont choisis leur nom d'après le livre pour enfants de cecile Aubry (adapté a la télévision au milieu des années 60).If you're feeling sinister est leur deuxième album apres Tigermilk paru en 1996 (d'abord  en série limitée  puiis réédité en 1999) c'est aussi leur chef d'oeuvre  car jamais par la suite Belle and Sebastian  ne retrouvera la grace et la magie qui irradie chaque chanson de cet album précieux.

like dylan in  the movies - the fox in the snow - get me away from here I' m dying  ou n'importe lequel des  10 titres est une petite merveille de  pop  mélancolique  les influences sont nombreuses  elles vont de Gainsbourg aux Beatles  en passant par Nick drake ou the La's ; les arrangements sont soignés et les voix délicieuses de  stuart Murdoch et d'Isobel Campbell (qui quittera le groupe en 2002) sont un enchantement .c'est harmonieux  , c'est mélodique tout a fait  le genre de disque qu'on est content d'avoir découvert d'abord  pour soi puis  pour le faire partager aux autres comme un petit trésor caché . 

 

 

Radiohead : Kid A (2000) 

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En 1997 OK Computer hissait Thom Yorke et Radiohead sur le toit du monde et l’accueil réservé a ce disque monumental  fut a la hauteur du contenu. Trois années ont passées et Radiohead est partout, chouchou des campus universitaires, présent dans tout  les baladeurs des lycéens et sur toutes les play-lists des radios rock on ne compte  plus les couvertures de magazines musicaux, Radiohead est sur orbite, au dessus du lot il est devenu en cette fin de siècle  LE groupe de référence. C’est dans ce climat euphorique que le groupe va frapper un grand coup et prendre a contre-pied a la fois  public et critiques  c’est peu dire pourtant que la suite d’OK Computer était attendue comme le messie aussi quand le nouvel album baptisé Kid A débarque, tout ceux qui n’attendait qu’une continuité ;un OK Computer BIS  vont devoir se faire une raison , la page rock a forte influence floydienne est désormais tournée , place au Radiohead des années 2000 , place aux machines et a l’électronique. C’est un peu comme si le passage au nouveau millénaire avait poussé Radiohead a regarder vers une autre rive, a faire table rase du passé musical et disons le tout net au risque de froisser les inconditionnels de Yorke ce disque est surtout et avant tout celui de Johnny Greenwood le génial guitariste ( qui ne l’oublions pas avait composé la totalité des titres d’OK Computer )  ici  c’est  lui le maître a bord, et c’est  Thom Yorke le leader qui se met au diapason des mélodies électro composées par Greenwood car c’est bien l’électronique l’ossature de ce grand disque malade.Pour la peine Greenwood exhume même un vieil instrument des années 20 appelé les ondes Martenot , il utilise aussi le vocoder qui va déstructurer la voix de Yorke ainsi que des synthétiseurs rythmiques  pour donner a Kid A une ambiance  inspirée  d’Aphex Twin ou d’Autechre ,deux défricheurs de sons que Greenwood affectionne particulièrement. Radiohead franchit donc le millénaire avec un disque  bric a brac  inattendu et complètement fascinant  dont certains titres s’envolent haut ; très haut ; Que ce soit le savant  mélange electro - guitares acoustiques d’Everything in a right place  ,la basse monstrueuse  colonne vertébrale de the National Anthem titre inouï qui flirte du coté du free-jazz   ,la lente et obsédante montée en puissance du frénétique Idiothèque ;l’acoustique épurée de How to disappear completly   ou les 7 minutes du  final somptueux de Motion picture soundtrack tout ici est hypnotisant , tout ici est  bluffant. C’est incontestablement    le travail d’un groupe qui ne fait QUE ce qu’il a envie de faire  qui n’obéit a aucunes règle, a aucune contrainte commerciale  et rien  non rien ici ne rappelle OK Computer et c’est la  aussi  , l’un  des principal  attrait de ce disque totalement en harmonie avec son temps Soulignons enfin qu’a l’heure ou les artistes multiplient les protections anti-copies Radiohead  mis a disposition  légalement et gratuitement  l’intégralité de Kid A sur Internet plusieurs semaines avant sa sortie officielle prouvant encore leur désir  de privilégier l’artistique au commercial. Malgré ce qui aurait pu s’avérer être un suicide commercial Kid A remporta néanmoins un énorme succès et fut classé album de l’année pour Rock & Folk , new Musical Express ; Mojo , et Spin magazine.  il a indiscutablement sa place dans cette selection discographique des années 2000. 

 

Et pour quelques disques de plus

The verve  : Urban hymns (1997)

Royksopp : melody A.M  (2001)

The White stripes  :elephant (2003)

The WHite stripes : white blood cells (2002)

Nick cave and the bad seeds :the boatman  call (1997)

Madonna  :music (2001)

PJ Harvey :stories from the cities stories from the sea (2000)

daft punk :homework (1996)

Oasis : what's the story morning glory (1995)

Gorillaz : demon days (2005)

Moby  :play (1999)

The Fugees: the score (1998)

Jay-Jay Johanson : whiskey ( 1997)

Arcade fire : funeral (2005)

 

 

 

 

 
 

28/11/2006

balade au musée d'Orsay

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Une petite balade matinale au musée d'orsay est toujours riche en emotions  on y retrouve des sculptures et  des tableaux que l'on connaissait et que l'on aimait dejà et  puis surtout  , on  découvre de nouveaux chefs d'oeuvres qui  l'espace d'un instant vous font oublier tout ce qui existe en dehors du musée.Voici une sélection personnelle des oeuvres qui m'ont le plus touché .

Auguste Rodin : l'homme qui marche (1905)

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Henri de Toulouse-Lautrec : le lit (1890) medium_lit.jpg

 

 

 

 

 

Auguste Rodin :la pensée (1895) medium_ME0000049731_3.jpg

 

 

 

 

 

 

 Léon Frédéric  :les trois âges de l'ouvrier  tryptique 2 - (1897) medium_ME0000053911_3.jpg

 

 

 

 

 

 

 Jacques emile Blanche: portrait de Marcel proust ( 1892) medium_ME0000053540_3.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

jean françois Millet :les glaneuses (1857) medium_glaneuses.jpg

 

 

 

 

 

 

 

Georges Fantin -Latour :la nature se dévoilant a la science (1889)

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Léon augustin Lhermitte :la paye des moissonneurs (1882) medium_ME0000053937_3.jpg 

 

 

 

 

 

 

 

Pierre louis Rouillard: cheval a la herse(1879)

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Fernand Cormon: Cain (1880)

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Louis ernest Barrias  :les chasseurs d'alligators (1894) medium_ME0000049928_3.jpg

 

 

 

 

 

 

 

Eugène Burnand : Pierre et Jean courant au sépulcre medium_burnand2.jpg

 

 

 

 

 

antonin Mercié : le souvenir medium_DSCF0021.2.JPG

 

 

 

 

 

paul Gauguin :femmes tahitiennes

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Edouard Detaille :le rêve medium_detaille_le_reve_1888.2.jpg(1888)

 

 

 

 

 

 

 Claude Monet: la cathédrale de Rouen

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jean baptiste Carpeaux  : la danse medium_Carpeaux_la_danse_1865-69.2.jpg 

 

 

 

 

 

 

 

Auguste Rodin  : balzac 

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Auguste Renoir  :au bal du moulin de la galette (1876)

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 Edouart manet: le dejeuner sur l'herbe

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Gustave Caillebotte:les rabotteurs de parquet (1875)

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Camille Corot  :une matinée ou la danse des nymphes

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Georges Seurat : le cirque (1891)

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François Pompon :ours blanc (1927)

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Edgar Degas : la classe de danse (1873)

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Vincent Van Gogh : auto portrait  (1889) medium_ME0000053250_3.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

Gustave Courbet : l'origine du monde (1866)

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09/11/2006

discographie Live

Tout comme les compilations les disques Live ne peuvent entrer dans un quelconque classement c'est pourquoi ils ont  ont droit a leur propre discographie sélective. Je vous  propose donc cette sélection personnelle déclinée  en 12 albums essentiels  

 

Nirvana : Unplugged  On MTV (1993) 

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c'est un peu la chronique d'une mort annoncée du groupe de Kurt Cobain. Programmée sur MTV, on pouvait mesurer sur la vidéo archi-diffusée l'état de délabrement physique et psychologique de Kurt. Mais c'est pourtant ce soir de novembre 1993 que Nirvana va enregistrer ce qui va devenir son testament ultime. La voix cassée et déchirée de Cobain assisté de Kris Novoselic, Pat Smear(guitares) et Dave Grohl, va délivrer pendant une heure un set époustouflant et mémorable. Dés la première chanson ("About A Girl"), on retient son souffle car on sent qu'il se passe quelque chose ce soir-là. Kurt Cobain chante avec toutes ses tripes et toute son âme, le temps semble s'arrêter, et les titres s'enchaînent avec des moments de grâce totale, pour des versions inoubliables issues de leur répertoire (fantastiques interprétations de "Polly", "Something In The Way", et de "Come As You Are" ) ; ou encore pour des reprises totalement habitées ("Jesus Don't Want Me For A Sunbearn" des Vaselines, ou le célébrissime "The Man Who Sold The World" de Bowie).Invités surpris sur ce live historique, les Meat Puppets ont l’honneur de partager trois titres de leur répertoire avec l’icône grunge (mention spéciale pour l’interprétation de «Plateau».Enfin, les deux derniers titres qui installent définitivement ce live parmi les chef-d'oeuvres : "All Apologies", presque murmuré et pourtant d'une beauté glaçante, à couper le souffle ; et enfin une reprise (encore) "Where Did You Sleep Last Night" de Leadbelly, qui clôture ce set magique. A l'image de l'Unplugged malade et terrifiant d'Alice In Chains, l'Unplugged In New-York de Nirvana va devenir un disque de chevet pour toute une génération qui va installer Cobainparmi ses dieux vivants du rock, pour malheureusement le pleurer quelques mois plus tard .En apprenant son décès un soir d'avril 94, beaucoup d'entre nous ne seront pas surpris, et se rappelleront le regard triste et perdu de Kurt et ses timides sourires effacés lors de l'enregistrement vidéo de cet Unplugged ; le souvenir de Kurt Cobain blafard assis sur son tabouret, dans sa veste en guenille et nous revient alors en mémoire comme une triste prémonition et on se rend compte alors que déjà la légende était en marche.

Bob Dylan: hard rain (1976)

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si il reste difficile voire impossible de détacher un disque de la discographie des albums studios de Dylan  on se doit en toute objectivité  de constater que les Live (Officiels) se révèlent souvent décevants  (live at budokan- 79)  (Dylan & the dead -89) quand ils ne sont pas ratés (real live -84) (MTV Unplugged 95).Ce n'est pas le cas fort heureusement de Hard rain offert au public un an apres  Desire  ( disque qui a rencontré un franc succès). Cet album va pourtant se retrouver noyé dans la masse discographique de la vague punk et pré-reggaequi envahit alors toute la planète ,alors Oui en cette fin de seventies Dylan n'est plus très a la mode quand paraît ce disque bouleversant tant les interprétations de Bob Dylan  sont intenses et chargées d'émotion (idiot wind - shelter from the storm - lay lady lay  - one too many mornings).La pochette est sublime avec un portrait de l'archange Dylan  beau comme  un dieu  ,le regard ténébreux ,les yeux maquillés au khôl véritable image incarnée du poète beatnik. De plus ce live exceptionnel est également le meilleur moyen   pour quiconque souhaiterait partir a la découverte de l'univers dylanien , hard rain permettant   de capter , l'énergie créatrice et la magie d'un artiste  incontournable du XXème siècle

 

Simon & Garfunkel: central park (1981)

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Tant pis si ce n'est pas un choix très rock'n roll mais je persiste a penser que le duo Paul Simon & Art Garfunkel reste ce qui s'est fait de mieux dans le genre pop -folk Ce live enregistré en plein New - York  un jour de septembre 1981 résume la carrière incroyable de ce  tandem composé d'un compositeur et mélodiste hors pair (Simon) et d'un chanteur - troubadour a la voix exceptionnelle. Parfait best-of  ce live at central park regroupe tous les hits planétaires (Mrs Robinson- the sound of silence - Bridge over trouble water - the boxer-Scarborough fair) le duo ose aussi deux reprises plus ou moins réussies (maybellene de chuck Berry ) et wake up little Susie  des Everly brothers) 19 titres pour un double-album enregistré devant 500.000 personnnes et dont il convient de mentionner la qualité inouie  pour un enregistrement plein air  dans une ambiance qui rappelle davantage le climat d'un festival que celui d'un concert.

Le succès sera planétaire pour ce double-album (19 titres) qui clôture une collaboration entamée au début des années 60 ,l'osmose entre les deux amis d'enfance est évidente et  même si ils n'ont plus joué ensemble depuis onze ans , ces retrouvailles  sont un réel bonheur pour le (très) nombreux  public  présent ce jour-là. Certes leur musique folk gentillette et innocente peut paraître un brin démodé mais elle n'en conserve pas moins un indéniable charme qui opère  encore a l'écoute de ce disque consensuel mais néammoins admirable.

 

Woodstock I & II  (1969)

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 Woodstock I & II c'est  un quintuple album soit 10 faces de vinyls  un disque colossal a hauteur de l'évènement de ce festival symbole définitif du mouvement hippie  et d'une certaine conception de la  contre-culture .Tout a été dit sur Woodstock et le  nom même  du festival est aujourd'hui  dans le langage courant  , dès que 20 personnes s'assoient pour une raison quelconque il y aura toujours un petit malin pour  dire ' c'est Woodstock !" alors oui ! Le love & peace ;la pluie ,la boue , les acides ,la marée humaine et  un Dylan qui ne viendra pas dans ce gigantesque  festival gratuit programmé pourtant  tout pres de chez lui dans l'espoir fou d'attirer l'icône , tout a eté dit  et  tout a été même filmé ! le long documentaire réalisé par Michael  Wadleight  sera récompensé  par un  oscar a Hollywood en 70 mais la musique dans tout ca ? qu'en est -il ? 

Forçément 10 faces c'est beaucoup d'autant qu'il y a des absents sur ce live (certainement a cause des maisons de disques ) ,et quels absents ! Exit Janis Joplin , exit  Johnny Winter  exit  le Grateful dead ;quant aux autres il  faut trier car certains artistes ne sont pas  au mieux de leur forme artistique  pour ce concert historique (Ten Year After- Crosby Stills Nash & Young- Paul butterfields blues ) Heureusement  il y aussi des performances éblouissantes Santana donne une interprétation inouie de soul sacrifice  de même que Joe Cocker avec son historique reprise  des beatles  with a little help from my friends .Au rayon des gros plaisirs de ce Woodstock  il ne faut oublier  Richie Havens  , Canned Heat  ,Sly and the family Stone  Jefferson Airplane , The Who , et  Jimi Hendrix  bien sûr  , Hendrix qui clôture ce festival avec un star spangled banner monstrueux et totalement  extra terrestre  qui s'inscrit dans l'histoire de la musique  et de la contestation pacifique .Nous sommes le 17 août 1969 ; les papiers gras  volent sur le campus déjà déserté du dernier jour du festival et la guitare hallucinée  de Hendrix qui reproduit le bruit des bombes s'abattant sur le viet-nam et les notes de Jimi qui montent ..... montent vers le ciel, certaines  y sont encore .

 

The Who  : Live at Leeds (1970)

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Disons le une bonne fois pour toutes Les Who sont l'un des plus grands groupes de tout les temps ,précurseur , avant-gardiste , incroyablement puissant  , hargneux , dénué  de toute morale la bande a Pete Towshend  aura non seulement offert  des singles  epoustouflants et emblématiques ' my generation - substitute - I can't explain -magic bus  - won't get fooled again -j'arrête la ! mais sont aussi l'un des plus grands groupes de scène de l'histoire  ,j'en veux pour exemple ce Live at Leedsfantastique qui ne contient que 6 titres (dont trois cités plus haut avec une une version inouïe de 15' pour un  my generationtotalement dantesque)  mais chaque morceau  est  un pur régal de rock'n roll .Chose incroyable sur ce disque Live les moments de grâce absolus sont des reprises , en effet  i les Who dynamitent et explosent  trois standards du rock  summertimes blues de Cochran   shakin all over de Johnny Kidd et  young man blues de L. Allison  ,alors 6 titres  c'est certes assez peu mais  on n'a pas vraiment  besoin de plus pour etre certain  que ce live at Leeds est  indispensable  ,  on se le  prend en plein face comme une claque monumentale  qui vous laisse K.O . Enregistré au cours de l'hiver 70 ce live installe en a peine plus de trente minutes Daltrey -Moon - Townshend et Enstwitle au panthéon des groupes rock.

A noter que le réedition remastérisée de 1995 est enrichie de 8 titres supplémentaires  mais rappelons aussi  que tout véritable puriste préférera toujours  l'original

 

 

 

 

Lou Reed  : Rock' n roll animal (1973)

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Nous sommes en 1973  et Lou Reed qui vient de livrer coup sur coups deux albums studios mythiques (transformer  et Berlin) est devenu l'incarnation vivante de l'artiste dégénéré et décadent, son allure de zombie et son look terrifiant (maquillage noir -cheveux rasés bracelet de cuir clouté) , son mode vie extrême (alcool -drogues dures et médicaments)  font de lui l'icône de toute une génération de paumés
squelette ambulant plus mort que vivant il enregistre le 21 decembre 1973 cet album live qui va rentrer dans la légende. Cinq  titres (dont  quatre du velvet underground dont Lou s'est pourtant définitivement détaché ) cinq titres absolument fantastiques
épaulé par deux guitaristes (steve Hunter  et Dick wagner) a qui le chanteur laisse libre cours d'exercer leur talent Lou  va égrener  et décortiquer dans l'ordre sweet jane(après une intro  inouie)- heroin - white light white heatLady day  - et conclure par rock'n roll  5 titres point barre (en fait la suite de cette prestation  sera sorti par RCA  en 1975 sous le titre de  Lou Reed live ( 5 titres c'est peu et pourtant cela suffit pour faire de ce disque une tuerie totale , une référence absolue en matière de disque Live (l'incroyable version d'Heroin étirée sur près de 13 minutes et décortiquée  dans une ambiance limite jazzy puis d'une violence de métal brut justifie a elle seule l'achat de cet album un disque qui pour ma part s'est révélée déterminant dans ma vision du rock ,écouté  pour la première fois a 16 ans  sur la radio cassette déglinguée d'un routard du coté d'Avignon un disque important pour ne pas dire essentiel certainement l'un des  4 ou cinq meilleurs live de toute l'histoire du rock

 

The Rolling Stones  : Get yer ya-ya's out  (1970)

medium_h32549nrk9v.jpgContrairement aux Beatles dont la discographie live est quasiment inexistante Les Rolling Stones ont souvent enregistrés des disques live (officiels) de grande qualité et on aurait pu aisément retrouver dans cette selection  Love you live (1977) -Still live ( 1982) ou encore  Rock'n roll circus (paru en 1995) mais il faut reconnaître qu'aucun  d'eux n'égale ce get yer ya-ya's out  enregistré au Madison square garden les 27 et 28 novembre 1969.Le Cd indique total timing 47'53 mais il faut prevenir celui qui  n'a jamais recu ce monument en pleine face que la puissance de ces 47'53 risque de le laisser sous le choc . Dix titres  avec  'cerise sur le gateau  ' deux reprises de Chuck Berry (Carol et little Queenie) et des versions totalement apocalyptiques de Midnight rambler , Jumping jack Flash , honky tonk women  ou encore  sympathy for the devil.Ce Live extraordinaire  enregistré entre deux chefs d'oeuvre Let it bleed (novembre 69) et Sticky fingers (avril 1971) nous donne a entendre rien de moins que  LE  plus grand groupe de rock du monde alors  au sommet de son art , quelques jours seulement avant le concert historiquement désastreux d'Altamont  Jagger et sa bande offrent au monde le testament  live de toute une époque. les Stones  signant avec Get yer ya-ya's out   leur dernier disque pour  Decca et par la même une , encore un numéro 1 dans les charts anglais. 

 

 

 

The velvet Underground  :live at Max Kansas city (1970)

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Il faut obligatoirement  passer outre la qualité moyenne de cet enregistrement live (rappelons d'ailleurs que ce live fût capturé   'a la sauvette' par Brigid Polk proche de Warhol et pilier de la Factory , en enregistrement mono sur un simple magnétophone a cassettes) et aussi que ce concert est le dernier concert du Velvet AVEC Lou Reed  il reste donc  un témoignage musical de son époque et de  l’ambiance unique de ce groupe légendaire. Alors oui ! évidemment   le Live 1969 (qui sortira en 1974) sera bien meilleur en qualité, en choix des titres  alors oui ! ce live at Max kansas city est marqué par l’absence cruelle  de John Cale et de son violon malade et l’ensemble est  quelque peu plombé par la batterie lourde de Billy  Yule en lieu et place de Moe Tucker  mais ce live  restitue indiscutablement  le climat typique autour du  Velvet Underground. Ce soir d’août 70 au célèbre Max Kansas bar-restaurant –salle de concert situé sur Chelsea ( détruit en 1982)  et dans  une ambiance décontractée (on entend par moments des bribes de conversations entre les membres du groupe)  que le groupe  interprète des  titres  incontournables de son répertoire  mais aussi des titres extraits de Loaded le dernier disque en date du groupe. une fantastique version de I’m waiting for  the man  ouvre le set  puis s’enchaînent Sweet jane , Lonesome cow boy bill , pale blue eyesNew age  ,lisa says …….Jusqu’a un After hours rarement joué  auparavant  en public et qui conclut ce disque certes pas très fignolé ,un peu brouillon ,un peu  bancal mais totalement historique.

Janis Joplin : Cheap thrills (1968)

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’en connais qui n’échangerai pas un seul des titres de cet album contre le répertoire intégral de n’importe quelle chanteuse de rock et peut être n’ont-ils pas tout a fait tort. On aura trop vite fait le tour de la discographie studio de Janis et c’est plutôt vers les disques Live qu’il faut chercher  pour se faire une idée de la puissance et de l‘intensité de Janis Joplin. Ballottée de groupe en groupe la gamine de Port Arthur  aura toujours chanté sur scène comme si sa vie en dépendait , avec son cœur, ses tripes, son âme, elle cherchait l’inspiration du côté de ses idoles Bessie Smith ou Billie Holiday qui au paradis des chanteuses n’auront jamais a rougir de la comparaison tant le feu qui brûle dans le chant de Janis  fait d’elle l’une des plus grandes chanteuses de tout les temps. Devenue pour la communauté hippie une icône définitive Janis est au flower power ce que Sid Vicious est au punk ou Kurt Cobain au grunge , une âme damnée, un ange aux ailes brisées.Aucun album mieux que ce Cheap thrills enregistré en 68 après l’explosion du talent de Joplin au festival de Monterey de 67 ne restitue mieux la puissance et la ferveur du jeu de scène de Joplin ,Elle est  entourée ici d’une formation au nom étrange Big brother and the holding compagny  très certainement  le meilleur groupe  qui l’ait jamais accompagnée. Ce disque présenté sous une pochette célèbre dessinée par Robert Crumb cache des trésors absolus ,sept titres brûlants comme de la lave dont  deux d’entre eux au moins sont d’authentiques chefs d’œuvres qui vont façonner la légende  Joplin , ses interprétations du Summertimes de Gershwin et sa reprise habitée et fiévreuse du Ball & chain de Big Mama Thornton  sont  belles a pleurer et donnent des frissons a toute personne normalement constituée.

Deep Purple : made in Japan (1972)

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Réparons tout de suite une énorme injustice  Deep purple est l’un des groupes les plus importants des années 70 et même s’il  n’ont  pas atteint un statut de groupe culte  comme Led Zeppelin  il reste très certainement l’une des plus grandes formations hard de tout les temps. Fort d’un excellent  album studio (Machine Head)  le groupe se fend pour ce made in Japan enregistré a Osaka et Tokyo a l’été 72 de trois titres (sur sept) extraits de ce disque ,3 titres pour un double album ça peut sembler peut mais n’oublions pas que certains morceaux s’étirent  avec des versions  de plus de 12 ’ pour Child in time qui démarre   paisiblement pour terminer en véritable apocalypse sonore , plus de 10 pour l’excellent Lazy et enfin toute une face d’album (soit près de 20 ’) pour le monstrueux space truckin’ et son inoubliable solo de batterie de Ian Paice. Les autres titres ne sont pas en reste avec notamment Highway star frénétique ou Ritchie Blackmore  déchaîne sa guitare sur ce live . Certes Deep purple n’a pas révolutionné l’histoire de la musique  mais ils auront donné au monde l’une des chansons les plus célèbres et l’une des plus joués par tout les apprentis guitaristes de la planète  avec Smoke on the water  et son intro au moins aussi universelle que celle du Satisfaction des Stones. On retrouve cet hymne teigneux et emblématique de toute une époque sur ce made In Japan  témoignage musical important d’un groupe totalement en phase avec son époque et qui défriche le terrain du hard pour des groupes  a venir (MétallicaAC/DC) .Je me souviens a l’évocation de ce disque que lors de sa sortie au début des seventies le vinyle était parfumé au patchouli  ,en le  ressortant  de mes étagères  l’autre jour j’ai pu constater que l’odeur  entêtante  si caractéristique de cette tendance baba-cool était toujours perceptible. J’ai reniflé par contre  l’édition  CD remastérisée acheté  il y a quelques mois évidemment ça ne sentait que le plastique. A noter que le groupe se fendra  quelques années plus tard d’un made In Europe (enregistré a l’olympia) et qui n’aura pas la même répercussion planétaire  que ce made Made in Japan fabuleux

AC/DC: if you want blood you've got it (1978)

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Ce disque d'AC-DC est le sixième après 5 albums studio qui ont installés les australiens emmenés par Bon Scott et Angus Young comme le plus grand des groupes de hard de son époque. Contrairement a bon nombre de formations  sans interet qui vont pulluler au cours des années 80 les australiens puisent leurs raçines dans le blues a l'image de leur modèle avoué Led Zeppelin .ils vont  bientôt définitivement enfoncer le clou avec un disque historique" Highway to hell "en 1979 puis ce sera la terrible disparition de Bon Scott a Londres  en fevrier 1980 et son  remplacement difficile par Brian Johnson et l'incroyable succès de "Back in black " vendu a 40 millions d'exemplaires (deuxième plus grosse vente de l'histoire apres le "thriller" de Michael Jackson

Ce disque live totalement furieux est enregistré a Glasgow lors de la tournée mondiale du groupe ,il reste pour beaucoup le témoignage absolu  de la puissance et du formidable talent de chanteur de Bon Scott  , formidable leader  épaulé  il est vrai par un guitariste  hors du commun Angus Young dont la virtuosité et la folie font merveille sur ce live indispensable .C'est "riff-raff "extrait de "Powerage" qui donne le ton puis c'estla grande messe du hard-rock  déclinée en dix évangiles saignants (il n' y a qu'a voir la pochette avec Angus Young  la guitare plantée dans le  ventre) avec des sommets ( "whole lotta" rosie "- "the jack"  - et un "let there be rock"  d'anthologie) C'est évidemment le volume a fond que l'on écoutera ce "If you want blood" ,  tant pis pour les voisins et tant mieux si comme moi les kids qui s'éclataient sur ce live il y a bientôt trente ans le font écouter aujourd'hui a leurs enfants.  

 

 

 

Alain Bashung : Live tour 85

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en 85 Bashung n'est pas encore l'immense artiste qu'il est aujourd'hui ,il n'a pas enregistré les disques (Chatterton - Fantaisie militaire -l'imprudence) qui vont faire de lui l'incontournable chef de file de toute une génération d'auteurs-compositeurs. En 85 il sort d'un enregistrement  douloureux et l'accouchement de Play blessures se fait dans la douleur , il choisit d'enregistrer ce double live dans des petites salles de province (théatre Rutebeuf de Clichy ou Theatre andré Malraux e Rueil-malmaison)  et le résultat est éblouissant .Pochette noir et blanc sublime , communion avec le public , Musiciens inspirés , choix des titres  tout  ici est admirable . Avec ce double live 85  Bashung réussit la fusion entre le rock des années 50-60 et l'after-punk de Martine boude a Volontaire ou imbécile extraits de play blessures  au standards Vertige de l'amour , S.O.S Amor (avec Paul Personne a la guitare) en passant par une version punkoide de Gaby oh gaby qui nous apparait ici ressuscitée   tout est parfait  , tantôt rocker tantôt crooner (bijou bijou - je fume...... ,toujours sur la ligne blancheBashung synthèse rock'n roll de  Cochran , Gene Vincent , Johnny Kidd et Presley  s'affirme ici comme  l'un des plus grands performers de la scène française ;il éclabousse de sa classe et de son talent ce double live 85  monumental et totalement indispensable 

a noter en bonus  sur la réedition CD  Une version (studio) fantastique de hey Joe qui nous donne des frissons  

 

Et pour quelques disques  live de plus

The Doors : absolutely live  (1970)

David Bowie  Bowie at the Beeb -the best of BBC Radio-sessions 68-72 (2000)

Christophe : live a l'Olympia 2002

Bob Dylan:live 1966 -the royal albert Hall concert (1998)

Donny Hathaway : live (1971)

iggy & the Stooges  :metallic K.O (1974)

Page & Plant  : no quarter - unledded ( 1994)

Depeche mode   :101 ( 1988)

David Bowie  : live at santa Monica (1972)

neil Young : unplugged on MTV (1993)

Ike & Tina Turner :live at  Paris -  Olympia (1971)

Alice in chains : unplugged on MTV (1996)

james Brown:live at the Apollo (1962)

 

 

 

 

 
 
 

 

07/09/2006

Albert Camus , l'algérois

Publié le 03 août 2006 dans Le Figaro
 
par Anne Fulda
 
j'ai decidé pour une fois de mettre en ligne sur Jimboland un texte qui n'est pas de moi et que j'ai découvert  dans le Figaro.
Ce texte m'a  beaucoup touché et ému
bien entendu  je retirerai ce texte de mon blog si toutefois son auteur  s'opposerait  a sa divulgation  j'en profite pour le remercier de la justesse des mots et du réalisme de son analyse sur l'un de nos plus grands écrivains contemporains et j'espère que vous serez beaucoup a lire ce  texte  magnifique .
 

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Elle a 60 ans environ. Elle est vêtue d'une jupe noire et d'un tee-shirt blanc et porte son sac en bandoulière, tout serré contre elle. Mais, dans son regard, soudain, on sent passer l'effroi. L'effroi et la honte. On est en juillet 2006, à Roissy, au comptoir Air France d'un vol en partance pour Alger, et la personne qui accompagne cette Algérienne qui retourne au pays vient de lâcher à l'hôtesse l'indicible : «C'est compliqué pour elle de voyager seule. Elle ne sait ni lire, ni écrire.»On observe la femme ainsi réduite, en une phrase, une seule, à sa condition d'illettrée et on ne peut s'empêcher de penser à la mère et à la grand-mère d'Albert Camus, toutes deux analphabètes. Oui, Albert Camus, ce «monument» de la littérature française, a passé son enfance dans un appartement misérable d'Alger, dans lequel aucun livre n'avait jamais pénétré. Obligatoirement, cela laisse des traces. Des humiliations ravalées, des affronts essuyés. Des références à jamais absentes. Le sentiment, surtout, de ne pas être comme les autres. D'être à part. À part, avec cette mère taciturne, à demi-sourde et ayant des difficultés de langage. Cette mère «qui ne connaissait pas l'histoire de France, un peu la sienne, et à peine celle de ceux qu'elle aimait».À part, aussi, différent, avec cette grand-mère autoritaire, qui dictait la loi à la maison et empêchait le petit Albert de traîner dans la rue, l'obligeant parfois à faire des siestes à ses côtés dans la moiteur de l'été, à sentir près de lui «l'odeur de chair âgée».À part, enfin, dans ce petit trois-pièces pouilleux où vivaient également son frère aîné, Lucien, et leur oncle, drôle de hère, sourd lui aussi, qui vivait avec son chien et emmenait Albert à la chasse «entre hommes», près d'Alger, ou à la plage des Sablettes. Une plage dont il ne subsiste aujourd'hui qu'un mince ruban de sable, longé de rochers, et qui a été recouverte aux trois quarts par une route à quatre voies avec en fond de paysage les trois colonnes bétonnées et imposantes du monument des Martyrs. Dans l'Alger d'aujourd'hui, rares sont ceux qui connaissent encore Albert Camus. Ce n'est pas comme Zinédine Zidane, autre Français aux racines algériennes, dont on voit la photo s'étaler sur des affiches de 4 mètres sur 3 pour vanter les mérites d'une marque de téléphone portable.


La terre d'Algérie fut pourtant pour Camus sa «vraie patrie», «la terre du bonheur, de l'énergie, et de la création»,celle où il a découvert pêle-mêle sa vocation d'écrivain, sa vulnérabilité – notamment lorsqu'il est atteint de tuberculose –, connu ses premiers émois amoureux et sensuels et cette rage de se distinguer, d'«arracher cette famille pauvre au destin des pauvres qui est de disparaître de l'histoire sans laisser de traces». Mais cette «terre splendide et effrayante»fut aussi celle du questionnement, elle correspondit à l'éveil de sa conscience politique – il adhère au Parti communiste en 1935 avant de s'en éloigner – puis devint une terre de déchirement pour celui à qui on a reproché de ne pas soutenir assez les nationalistes algériens et à qui certains reprochent encore de n'avoir jamais, ou si peu, mentionné dans son oeuvre les Algériens, ceux qu'on appelait à l'époque les «indigènes». Signe que les temps changent ? En avril, dans cette Algérie indépendante qu'il n'aura pas connue, un colloque «international» sur «Albert Camus et les lettres algériennes : l'espace de l'inter-discours» a été organisé à Tipasa. La fin d'un tabou ? Décrispation en tous les cas, à une époque où le président algérien Abdelaziz Bouteflika ne cesse de vouloir réactiver la polémique sur le rôle de la colonisation française. «Camus est dans l'imaginaire algérien, même si on ne le lit plus dans les établissements scolaires et dans les facultés»,analyse aujourd'hui Afifa Bererhi, coordinatrice du colloque. «S'il a été tant contesté à une époque, c'est parce qu'il a provoqué une très grande déception, il a été considéré comme un traître. Mais la lecture idéologique de Camus est aujourd'hui secondaire, c'est le côté esthétique qui est privilégié»,précise cette Algéroise qui dirige le département de français de l'université d'Alger. Sa manière de chanter les beautés de ce pays, «les enchantements solaires» et «les ivresses maritimes»,de décrire les odeurs mêlées de la rue algérienne est donc reconnue. Ainsi, à Tipasa, à une heure d'Alger, au milieu de ces ruines romaines qui ont tant inspiré Camus, la responsable du site propose de faire venir le guide – aujourd'hui à la retraite – qui a assisté à l'installation de la stèle érigée en hommage à l'écrivain.
 
Mais à Alger, pas une plaque, pas une référence. Dans l'ancienne rue de Lyon, devenue rue Mohammed-Belouizdad, les commerçants interrogés aux environs de la supposée demeure d'enfance de l'auteur de La Peste vous regardent avec des yeux ronds. «Albert “Camusse”, connais pas, il faut demander aux anciens.» Deux hommes d'âge respectable, mémoire du quartier, hochent la tête. Assis à l'ombre sur des tabourets posés sur le trottoir encombré, ils sont affirmatifs : «Vous n'êtes pas à la bonne adresse, c'est en face, c'est là qu'il habitait avec sa mère.» En face, difficile d'avoir une confirmation. La vendeuse d'un magasin d'électroménager se marre : «Il y a deux mois, un Japonais est venu nous poser la même question. C'est tout le monde qui cherche Albert Camus !»«Tout le monde» n'est pas d'accord sur l'adresse exacte de l'écrivain. Habitait-il au 91, ou au 93, de la rue de Lyon, comme l'affirme dans sa biographie Olivier Todd ? Au 131, où le locataire du premier étage en a assez d'être dérangé tout le temps, ou au 124, «la vraie adresse»,car, indique l'archevêque d'Alger, Henri Teissier, «c'est celle qui est indiquée sur son acte de baptême» ? Mystère. Une chose est sûre. Dans l'ancien quartier de Belcourt, l'ambiance n'a plus grand-chose à voir avec celle qui régnait lorsque, à la suite de la mort du père d'Albert Camus, sur le front, lors de la bataille de la Marne en 1914, sa veuve, Catherine, née Sintès, vient s'installer à Alger. À l'époque, voix françaises, arabes, espagnoles et italiennes se mêlaient. Aujourd'hui, c'est évidemment l'arabe qui domine, même si des enseignes en français demeurent de-ci de-là, comme au 131, signalé par un panneau «Chirurgien-dentiste-soins-prothèse-détartrage». Les tramways bondés d'ouvriers algériens et français que le petit Albert empruntait, tôt le matin, pour aller au lycée ou se rendre «à Alger», comme on disait pour parler du centre de la ville, ont disparu. Mais la circulation est toujours aussi dense. Les commerces non plus ne sont plus les mêmes. Les éventaires alimentaires tenus par des marchands arabes ont disparu. Cacahuètes, pois chiches séchés et salés, sucres d'orge peints en couleurs violentes, «acidulés poisseux, pâtisseries criardes», «pyramides torsadées de crème recouvertes de sucre rose», «beignets arabes dégoulinants d'huile et de miel», décrits par Camus, ont disparu.
 Aujourd'hui, à côté des magasins établis – bijoutiers, vendeurs de tissus au mètre –, des petits vendeurs ont envahi les trottoirs mais proposent avant tout des objets de la vie quotidienne : duvets aux couleurs criardes, casseroles, chaussures en plastique roses, portables et autres gadgets plastifiés sont vendus, parfois à même le sol, par des Algériens barbus qui observent avec circonspection une femme occidentale non voilée. À quelques mètres, le cinéma Le Musset est fermé. Quand il y accompagnait sa grand-mère, endimanchée, ses cheveux blancs lissés et sa robe noire fermée d'une broche d'argent, le petit Albert vivait un supplice. Le cinéma projetait des films muets, assortis de petits textes. Après que la grand-mère eut lancé assez fort pour être entendue «tu me liras, j'ai oublié mes lunettes»,le petit Albert devait lire à haute voix les résumés du Signe de Zorro,avec Douglas Fairbanks père, ou des Deux Orphelines.Plus loin, l'école communale proche du domicile a été transformée en mosquée. Mais Albert se rendait à une autre école, à dix minutes de là, rue Aumerat. C'est là que son sort a basculé. L'instituteur, M. Germain, modèle républicain du genre, à qui Albert Camus a dédié son prix Nobel, a pris sous son aile ce pupille de la nation. Il lui offrira Les Croix de bois,de Roland Dorgelès, et ira convaincre la grand-mère de le laisser aller au lycée, comme boursier, plutôt que de le faire travailler.

Une nouvelle vie commence. Tous les matins, voyageant souvent sur le marchepied du tramway, Camusse rend au grand lycée d'Alger, rebaptisé Bugeaud en 1930, au sud de Bab-el-Oued. Il découvre que tout le monde n'y est pas aussi pauvre qu'à Belcourt, lui qui hésite à écrire la profession de sa mère, femme de ménage, sur les fiches de renseignement. «Bébert» devient un mordu de football, s'entraînant durant la récréation avant d'entrer au Racing universitaire d'Alger, le RUA. Le lycée est toujours là, façade imposante et blanche, face à la rade d'Alger. Mais il n'y a aucune trace du passage de Camus. À côté, le jardin Marengon'a pas bougé. Mais on n'y voit aujourd'hui que des hommes assis, seuls, sous les bananiers. La plage Padovani n'est plus fréquentée, en ce mois de juillet, que par des jeunes garçons qui se baignent tandis que quelques femmes voilées restent en retrait sur le sable. À dix minutes, l'église Notre-Dame-d'Afrique où le jeune Camus se rendait parfois avec des amis domine toujours la baie d'Alger. Mais les escapades canailles dans les bars frais de Bab-el-Oued, où les hommes commandaient une anisette et les femmes un sirop d'orgeat, ne pourraient plus avoir lieu aujourd'hui : le quartier est devenu islamiste. Les inscriptions sur les murs – Forza Ussma(«Vive Oussama») –, de même que la tenue des femmes – pour certaines voilées de la tête aux pieds, en noir – ne laissent aucun doute. Aucune trace non plus du passage de Camus dans l'ancienne rue Charras, où Edmond Charlot, qui l'édita, tenait une librairie-bibliothèque, au 15 bis. Seul clin d'oeil dans ce lieu qui fut si important pour l'écrivain : de jeunes Algériens vendent sur les marches des livres d'occasion. Dans le tas, entre un exemplaire d'un livre intitulé Du léninisme au stalinisme et un dictionnaire de français, Élise, ou la vraie vie,d'Etcherelli, mais pas un Camus…

 

 Si le texte n'est pas le mien ;les photos en revanche  sont les miennes ,  prises un  apres midi d'été  a Lourmarin sur les traces de l"écrivain  dans le village ou il vécut et ou il est entérré.

La tombe de Camus ( a coté celle de son épouse Françine)

la tombe de Camus pres de celle de son épouse au cimetière de Lourmarin - juillet 2008.JPG

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La maison de Camus dans la rue qui porte désormais son nom a Lourmarin
 
 
la maison de Camus dans le village de Lourmarin - juillet 2008.JPG

16:40 Publié dans arts, Culture, Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : camus, alger

01/09/2006

Howl d' Allen Ginsberg manifeste historique et cri de colère

Un grand texte se doit d'avoir un titre génial. Il en va ainsi du poème, absolument «culte», d'Allen Ginsberg, Howl, qu'on traduirait par «hurler» ou «mugir».

Un cri de rage, qui ne retombera pas de sitôt dans le silence ,Clamée pour la première fois  à la Six Gallery de San Francisco le 13 octobre 1955, cette virulente critique du rêve américain sidère son auditoire. Un choc, surtout qu'a cette époque les lectures publiques de poésie étaient de véritables évenements artisitques au même titre que les concerts de folk ou de jazz.

 Comme le symbole de la révolte à venir d'une certaine jeunesse américaine antimilitariste, qui découvrait l'étrange Allen Ginsberg et ses drôles de copains, pionniers du mouvement beatnik , Jack Kerouac, Neal Cassady ou William S. Burroughs compagnons décadents avec lesquels  Ginsberg  expérimente drogues diverses de la   benzédrine  a  la marijuana, ainsi que le sexe sans tabou. Auprès de ses nouveaux amis , Ginsberg découvre l'homosexualité et fréquente les bars gays de Greenwich Village.

Ginsberg qui était Shivaiste (Dieu hindou de la destruction ,de la fécondité et du cannabis) est toujours considéré comme la 'pape ' de la beat-génération  et reste  une veritable icône hippie.

il était le fils  d'un poète et d'une mère militante communiste enfermée tôt dans un hôpital psychiatrique ,elle y mourra quand allen aura 30 ans et il composera a sa mémoire Kaddish un  poème inspiré de la prière pour les morts dans la religion juive .

Les colloques et conférences d'Allen ginsberg  ont très vite attiré partout a travers le monde des milliers  d'admirateurs et de curieux  et tout au long de sa vie l'artiste va défendre le droit des homosexuels ,la légalisation des drogues douces  et l'experimentation du LSD.

Politiquement  il   aura  combattu contre  la guerre au le viet-nam et s'est dréssé contre  les regimes totalitaires (Chine - Cuba -U.R.S.S) choissisant de  prôner l'amour ; liberté  et découverte de soi-même et des autres.

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Howl ,son  manifeste historique d'une esthétique révolutionnaire  et totalement nouvelle ,  a pris figure d'un texte politique et social tant pour les initiés comme pour le public plus large. 
Le teste est divisé en trois parties et s'ouvre sur ces mots:
 «J'ai vu les plus grands esprits de ma génération détruits par la folie, affamés hystériques nus,/ se traînant à l'aube dans les rues négresses à la recherche d'une furieuse piqûre,/initiés à tête d'ange brûlant pour la liaison céleste ancienne avec la dynamo étoilée dans la mécanique nocturne.» S'ensuit une série de propositions lyriques et provocatrices, introduites dans le premier tiers par des pronoms relatifs, chantant les paradis artificiels, la critique politique ou la liberté sexuelle, avec mots fort incorrects pour l'époque.

La syntaxe et les images, ainsi isolées, peuvent dérouter, mais les mots si possible «hurlés» prennent à l'oreille une ampleur proche du meilleur du free jazz (né à peu près à la même époque). Malgré (ou à cause de) la beauté sauvage de l'écriture de Ginsberg, certains crient alors au loup. L'évocation des sujets abordés vaut à Ginsberg la saisie des livres par le service des douanes et la police de San Francisco. Il écope d'un procès pour obscénité, digne des déboires de Flaubert, Baudelaire ou plus proche de nous  Houellebecq. je vous propose de découvrir  ou de relire ce brûlot qui peut parfois vous sembler  sans queue ni tête mais qui plus de 50 ans apres sa parution reste d'une violence  inouie et qui aujourd'hui encore n’a rien perdu de sa fureur et de sa puissance verbale.

J’ai vu les plus grands esprits de ma génération détruits par la folie, affamés hystériques nus,
se traînant à l’aube dans les rues nègres à la recherche d’une furieuse piqûre,
initiés à tête d’ange brûlant pour la liaison céleste ancienne avec la dynamo étoilée dans la mécanique nocturne,
qui pauweté et haillons et oeil creux et défoncés restèrent debout en fumant dans l’obscurité surnaturelle des chambres bon marché flottant par-dessus le sommet des villes en contemplant du jazz,
qui ont mis é nu leurs cerveaux aux Cieux sous le Métro Aérien et vu des anges d’Islam titubant illuminés sur les toits des taudis,
qui ont passé à travers des universités avec des yeux adieux froids hallucinant l’Arkansas et des tragédies à la Blake parmi les érudits de la guerre,
qui ont été expulsés des académies pour folie et pour publication d’odes obscènes sur les fenêtres du crène,
qui se sont blottis en sous-vêtements dans des chambres pas rasés brûlant leur argent dans des corbeilles è papier et écoutant la Terreur à travers le mur,
qui furent arrêtés dans leurs barbes pubiennes en revenant de Laredo avec une ceinture de marihuana pour New ‘rbrk,
qui mangèrent du feu dans des hôtels à peinture ou burent de la térébenthine dans Paradise Alley, la mort, ou !eurs torses purgatoirés nuit après nuit,avec des rêves, avec de la drogue, avec des cauchemars

qui marchent, l’alcool la queue les baises sans fin, incomparables rues aveugles de nuage frémissant et d’éclair dans l’esprit bondissant vers les pôles du Canada,
,qui s’enchaînèrent pleins de benzédrlne sur les rames de métro pour le voyage sans fin de Battery au Bronx  jusqu’à ce que le bruit des roues et des enfants les firent redescendre tremblants
qui errèrent et errèrent en tournant à minuit dans la cour du chemin de fer en se demandant où aller, et s’en allèrent sans laisser de coeurs brisés,
qui allumèrent des cigarettes dans des wagons à bestiaux wagons à bestiaux wagons à bestiaux cahotant à travers neige vers des fermes désolées dans la nuit de grand-père,
qui au Kansas étudièrent Plotin Poe Saint Jean de la Croix la télépathie et la cabale hep parce que le Cosmos vibrait instinctivement à leurs pieds,
qui se sont esseulés le long des rues de l’idaho, cherchant des anges indiens visionnaires,
qui ont pensé qu’ils étaient seulement fous quand Baitimore luisait en extase surnaturelle,
qui ont sauté dans des limousines avec les Chinois de l’Oklahoma sous l’impulsion de la pluie de minuit
qui flénèrent affamés et tout seuls dans Houston cherchant du jazz sexe, soupe, suivirent l’Espagnol brillant pour converser au sujet de l’Amérique et de l’Eternité, tèche sans espoir, et ainsi embarquèrent pour l’Afrique,
qui disparurent à l’intérieur des volcans mexicains ne laissant derrière eux que l’ombre des blue-jeans et la lave et la cendre de poésie éparpillée dans la cheminée de Chicago,
qui réapparurent sur la Côte Ouest enquêtant sur le F.B.l. en barbe et en culottes courtes avec de grands yeux de pacifistes sensuels dans leur peau sombre, distribuant des tracts incompréhensibles
qui hurlèrent à genoux dans le métro et furent traînés du toit en agitant génitoires et manuscrits,
qui se laissèrent enculer par des saints motocyclistes et hurlèrent de joie,
qui sucèrent et furent sucés par ces séraphins humains, les marins, caresses d’amour atlantique et caraïbe,
qui baisèrent le matin et le soir dans les roseraies et sur le gazon des jardins publics et des cimetières répandant leur semence à qui que ce soit jouisse qui pourra, que secouèrent des hoquets Interminables en essayant de rigoler mais qui se retrouvèrent en sanglots derrière la paroi du Bain Turc quand l’ange nu et blond vint les. percer avec une épée,
qui perdirent leurs boys d’amour à trois vieilles mégères du destin la mégère borgne du dollar hétérosexuel la mégère borgne qui cligne de l’oeil dans la matrice et la mégère borgne qui ne fait rien d’autre de rester assise sur son cul et de couper les fils d’or intellectuels du métier à tisser de l’artisan,
qui copulèrent en extase et insatiables avec une bouteille de bière une fiancée un paquet de cigarettes une bougie et tombèrent du lit et continuèrent le long du plancher et dans le couloir et s’arrêtèrent au mur évanouis avec une vision de vagin et de jouissance suprême éludant la dernière éjaculation de conscience.

qui sucèrent le con d’un million de filles tremblantes dans le soleil couchant, et ils avaient leurs yeux rouges au matin mais prêts è sucer le con du soleil levant, étincelant des fesses dans les granges et nus dans le lac,
qui sortirent draguer à travers le Colorado dans des myrlades de voitures de nuit volées, NC héros secret de ces poèmes-cl, baiseur et Adonis de Denver - joie à sa mémoire d’innombrables balsages de filles dans des terrains vagues et dans la cour des restaurants, dans les rangées boiteuses de cinémas, au sommet des montagnes dans des caves ou avec des serveuses maigres dans des soulèvements familiers de combinaison solitaire au bord de la route et joie spécialement aux solipsismes et aux Toilettes secrètes des stations-service et aussi dans les ruelles de la ville natale et qui se dissolvêrent dans de vastes cinémas sordides, furent tranférês en rêve et  se réveillèrent sur un brusque Manhattan

Allen Ginsberg  'Howl '  (extrait)

 

27/08/2006

1918-1970 Chronologie des libertés

1918 Premier manifeste Dada.

1924 Manifeste du surréalisme, d’André Breton.

1928 Un chien andalou, de Luis Buñuel et Salvador Dali.

1936 En finir avec les chefs-d’oeuvre, d’Antonin Artaud, révolution dans la culture bourgeoise.

1944-1945 Premières grandes années de Saint-Germain-des-Prés “existentialiste” et jazzophile, on découvre Sartre, Vian et Juliette Gréco.

1945 Naissance du jazz “bop”, Charlie Parker.

1945 Tropique du Cancer, d’Henri Miller (publié à Paris).

1947 L’écume des jours, de Bons Vian

1951 Julian Beck et Judith Malina créent à New York le Living Theater. II leur faudra dix ans pour se mettent tout nus sur scene

1952 Première soirée multimédia au Black Mountain College (Californie du Nord). John Cage parle du haut d’une échelle, Merce Cuningham danse ,  Films et diapos sur les murs, toiles au plafond. C’est le premier happening.

1953 Jonas Mekas et Stan Brakhage réalisent les premiers films underground américains : Grand Street et interim. Naissance de The Village Voice, précurseur des Journaux underground

1955 La fureur de vivre, avec James   Dean.

1956 Howl d’Allen Ginsberg, publié par “City Lights Books”son  éditeur Charles Ferlinghetti est condamné pour obscénité.

1956 Avec la chanson Rock around the  clock, Bill  Haley tance la vogue mondiale du rock’n’roll. Elvis Presley devient sa plus grande star et  on commence à baiser sur la banquette  arrière de la voiture de papa.

1957 Guy Debord  fonde  l’internationale Situationniste.

1957 On the road, de Jack Kerouac.

1960 Réédition en France d’Aden Arabie, de Nizan : manifeste anticipé de la révolte de la jeunesse.

1960 Grand tournant de la censure aux Etats-Unis: autorisation de L’amant de Lady Chatterley de D.H. Lawrence.

1960  A bout de souffle, de Jean-Luc Godard.

1960 Album “Free jazz” du double quarter d’Ornette  Coleman, à l’origine du courant dit “ “free jazz”.

1961 un journaliste du new york times Robert Sheldon va ecouter dans un  club de Greenwich village le 'gerde'  un chanteur folk de 20 ans qui n'a encore rien enregistré ,foudroyé   il publie le lendemaion un papier  ou il parle de sa decouverte 'un mélange d'enfant de choeur et de beatnik '  l'artiste s'appelle  Bob Dylan

1962 Ascension vertigineuse des Beatles.

1963 Fondation de la “San Francisco Mime Troupe”: début de la  guérilla théâtre dans la rue.

1963  Assassinat de John Fitzgerald  Kennedy  a Dallas

1963 concert gratuit organisé par Europe 1 place de la nation  pour le premier anniversaire du magazine salut les copains  on attend 30..000 personnes pour voir Hallyday et les chats sauvages il en viendra 200.000

1963 Timothy Leary et son collègue Richard Alpert sont expulsés de l’université pour leurs expériences sur les hallucinogènes, et fondent la “Fondation internationale pour la liberté Intérieure”.

1963 Blowin in the wind de Bob Dylan : le vent tourne.

1963 Marche de deux cent mille personnes sur Washington, avec Martin Luther King.”

1964  Premiers films d’Andy Warhol enfin, du cul!

1964 Révolte étudiante à Berkeley et création du “Free speech movement”.

1964 L’homme uni-dimensionnel!, d’Herbert Marcuse:première analyse de la société ‘postindustrielle”.

1964 Première  tournée triomphale des Beatles aux Etats-Unis.

1965 Fondation du Los Angeles free press.   

1965 Dylan electrifie sa guitare au festival de Newport  sacrilege pour les puristes ,coup de genie pour les visionnaires on sait aujourd'hui que  ce jour la Dylan ecrit une page de l'histoire de la musique   

1965 Début des bombardements américains sur le Nord- Viêt-Nam.

1965 Emeutes raciales de Watts. ‘

1965 Sorcier chimique et électrique, August “Owsley” Stanley III met sur pied son grand laboratoire clandestin de fabrication de LSD, qui lui vaudra le nom du “Ford de l’acide”.

1965  Création du Black  Panther Parry par Huey Newton et Bobby Seale à Oakland.

1965 Ken Kesey et les Merry pranksters partent sur les routes dans un vieux bus bariolé rempli de LSD

1965  un grand happening poetique beat  a l’albert hall de Londres réunit 7000 personnes

1965 les Beatles sont décorés  du M.B.E (member of british empire) peut etre le premier joint fumé dans les toilettes de Buckingham palace

1966 naissance de It  le premier journal ‘underground ‘ anglais

1966 les Beatles plus popuilaires que Jesus  la phrase est  de Lennon  elle  déclenche un raz de marée sans précédent contre les fab Four

1966 six heures pour le Vietnam a la mutualité  et fondation du comite vietnam national

1966 Antoine chante les élucubrations et parle de la pilule  en vente libre et des cheveux longs

1966 Clapton is God  partout sur les murs  de Londres 

1966 ouverture a Londres de l’U.F.O qui fera les grands nuits du psychédélisme anglais

1967 la société du spectacle  de Guy Debord 

1967 grand Be-in autour du golden gate de San Fransisco

1967 les Stones sont arettés   pour possession de drogue

1967 sortie de ‘sergeant pepper’s lonely heart club band  des Beatles

1967 mort de Che Guevara

1967 les(vrais)  hippies qui condamnent la récupération de leur mouvement  mettent en scène un enterrement  officiel du mouvement hippie a San fransisco (avec cercueils et procession)

1967 loi Neuwirth autorisant la contraception en France

1967 arrestation d’Oswley  roi de l’acide  et saisie massive de LSD

1967 Début de la révolution culturelle en Chine

1967 «  la fenêtre rose » première nuit psychédélique a paris  au palais des sports

1967 festival pop de Monterey

1968 le Maharashi, gourou des Beatles en général et d’Harrison en particulier est au sommet de sa gloire

1968 sortie de Electric ladyland  double album phenomenal de Jimi Hendrix  le mélange parfait du blues , du rock  et du psychédelisme -pochette historique

1968 manifestations  violentes de la jeunesse et révolte des étudiants de Columbia

1968 assassinat de Martin Luther King

1968 parution de The electric kool aid acid-test de Tom Wolfe qui retrace l’épopée de Kesey et des merrypranksters

1968 manifestations de Mai à Paris et un peu partout en France

1968 manifest du SCUM (society for cutting up men) Valerie Solanas tire sur Andy Warhol 

1968 premières manifestations du groupe de militantes qui vont fonder le M.L.F

1969 Jim Morrison enlève pour la troisième fois son pantalon sur scène  -six mois de prison (il ne les fera pas)

1969 appartion des premiers skinheads  en grande –Bretagne

1969 naissance du journal Hara-kiri

1969 festival de Woodstock et festival de l’Isle de Wight

1969 manifestation monstre  contre la guerre du Vietnam aux états-unis  30. Millions de personnes se mobilisent

1969 concert gratuit des Rolling Stones a Altamont (1 mort)

1969 Meurtre de Sharon Tate  et de ses invités par Charles Manson

1969  grande campagne de presse anti-hippie

1970 smoke in a Washington pour la législation de la marijuana

1970 interdictions de la plupart des festivals en France

1970 creation du F.H.A.R (front  des homosexuels)

1970 mort de Janis Joplin a Los Angeles   et de  Hendrix a Londres ils sont les premiers martyrs  de la musique Hippie