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26/08/2005

Jean Genet et Le condamné a mort

La mort est un thème prédominant  dans l'oeuvre de jean Genet  , écrivain et poète maudit disparu en 1986 seul dans la solitude d'une chambre d'hôtel près de la place d'italie.

orphelin de père  ,abandonné par sa mère a l'âge de  1an , pupille de la nation ; Genet va mener une vie peu ordinaire , de familles d'acceuil en maisons de redressements pour se forger un caractère et une personnalité  a toute épreuve et  devenir un écrivain et un poète maudit un peu a l'image d'un autre écorché vif de la littérature francaise  Antonin Artaud.

il revendiquera aux yeux de tous son homosexualité et deviendra l'intime de Cocteau et de Sartre; il verra par trois fois ses plus proches amis disparaître tragiquement ,tout d'abord son compagnon;le résistant  jean Decamin qui sera abattu sur les barricades le  19 août 1944 lors de la libération de paris .

Apres la guerre Genet poursuivi par la justice sera incarcéré par la milice française au camp des tourelles antichambre des camps de concentration mais sous  la pression des intellectuels francais emmené par Cocteau et Sartre il obtiendra la grâce du président Vincent Auriol (en 1951).

En  1956 Il tombe amoureux d'un jeune acrobate de  18 ans Abdallah  Bentaga qu'il va aimer passionnément mais ce dernier fragile et instable se suicidera en s'ouvrant  les veines en mars 1964 .

Genet est anéanti et envisage  d'arrêter d'écrire et quitte la France mais Il doit de nouveau affronter la mort de l'un de ses plus proches amis  Richard Frechman qui se suicide en mars 1967.

Il s'engage pour le combat de l'amélioration  des conditions de vie  des travailleurs immigrés en france  au coté de marguerite Duras en 1970 puis quitte la même année l'Europe pour se rendre clandestinement aux Etats -unis ou il est sollicité par les Blacks panthers pour défendre leurs causes  ;recherché par les autorités américaines il doit s'enfuir en mai 1970 et regagne paris ou il continue de militer en faveur des immigrés maghrébins jusqu'en 1974 date ou il s'installe a tanger avec son nouveau (et dernier) compagnon  Mohamed El -Katrani .

Il apprend en 1979 qu'il est atteint d'un cancer de la gorge mais continue d'"écrire et de militer .

le 19 septembre  1982 il est l'un des premiers européens a entrer dans le village de Chatila deux jours seulement apres le massacre des deux camps de Sabra et chatila

Il décrira l'horreur de cette découverte dans  un article enflammé 4 heures a Chatila

mais la maladie le gagne et il s'isole petit a petit du monde des humains et c'est dans  un dénuement proche de la misère qu'il s'éteint seul a paris dans  une chambre d'hotel de voyageurs  le 15 avril 1986

il est entérré dans  le cimetière espagnol du petit village marocain de Larache au bord de la Médittéranée

 ses deux  principaux romans sont  Notre dame des fleurs (écrit a la prison de Fresnes en 1942)et Querelle de Brest adapté au  cinéma par Rainer .W. Fassbinder en 1982.

Immense ecrivain pour le théatre Genet a écrit des pièces inoubliables dont la plus célèbre reste les Bonnes (1946)  inspirée du fait divers des Soeurs Papin ,doubles meutrières dans la ville   Mans  en  1933

Poète torturé et engagé il laisse des textes sublimes plein d'émotion et de frisson j'ai choisi pour illlustrer cet hommage a Genet un extrait du condamné a mort écrit en prison  en 1942 a la mémoire de Maurice Pilorge ,assassin de 20 ans éxécuté  a st-Brieuc en  1939

 

le ciel peut s'éveiller , les étoiles fleurir

ni les fleurs soupirer et des prés l'herbe noire

accueillir la rosée ou le matin va boire

O Viens mon ciel de rose ,O ma corbeille blonde !

visite dans la nuit ton condamné a mort

arrache toi la chair ,tue  , escalade ,mords

mais viens ! pose ta joue contre ma tête ronde

nous n'avions pas fini de nous parler d'amour

nous n'avions pas fini  de fumer nos gitanes

on peut se demander pourquoi les cours condamnent

un assassin si beau

qu'il fait pâlir le jour

 

(édition gallimard 1999)

16:25 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

11/07/2005

Exposition Chaplin et les images -musée du jeu de paume - paris 2005

 

 

 

 

 

 

 

 

Le musée du jeu de paume pres  de la place de la concorde a Paris propose une magnifique exposition qui a pour thème : Chaplin et les images

Cette exposition accessible aux petits et grands nous rappelle grâce aux montages vidéos illustrés d'affiches ,photos , gravures et dessins combien le génie de Chaplin a illuminé le monde du cinéma et du spectacle durant un demi-siècle

voir les enfants , les adultes et les seniors de toutes nationalités rire aux éclats devant les facéties du plus grand comique de tout les temps est quelque chose qui me donne une grande bouffée d'oxygène et qui me rassure face a la mediocrité quotidienne environnante a l'heure ou les français se précipitent pour rire bêtement aux gaffes vulgaires et idiotes d'un calamiteux Brice de Nice au coefficient intellectuel proche du zéro ,n'hesitant pas a reproduire autour d'eux les gags stupides vus au cours de ce film navrant , a l'heure ou les comiques de tout poils s'improvisent comédiens avec le même degré de talent cité plus haut , j'en veux pour exemple Eric et Ramzy infligeant une insulte suprême a Goscinny en adaptant honteusement les Daltons , a l'heure ou le rire est devenu indissociable de vulgarité je mesure le fossé abyssal qui sépare jacques Tati de jean Duchardin et Charles Chaplin de Ramzy

23:15 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

23/06/2005

The 13th floor elevators ou la météorite psychédélique

L’histoire brève et chaotique des 13 th Floor Elevators est l’exemple type de ces épopées psychédéliques qui virent à la débandade des idées utopiques noyées dans un torrent de boue et ruinées par les drogues qui les ont inspirées
Musicalement le groupe est pourtant assez moyen, leur musique se présente comme un mélange pêle-mêle de folk, de rock et de rythm & blues.
Des membres originaux : l’un a été assassiné, le second est devenu scientologue, le troisième junkie et le leader Roky Erickson a lentement continué sa dégringolade sur les pentes de la folie et de la schizophrénie.
Accro a la méthadone dès 1967, Roky transporte son groupe de San Francisco à Austin ou très vite il se fait repérer puis coffrer par les autorités locales où on lui propose de choisir entre prison et hôpital psychiatrique. Il préfère la seconde option et le voilà enfermé. Il s’échappe, on le rattrape pour finalement l’interner à la clinique psychiatrique de Shoal Creek où il passera 3 longues années soumis à un traitement à la Thorazine et aux électrochocs
Libéré, il flirte à nouveau avec la méthadone et l’héroïne mais réussit à enregistrer pour un budget de 100 dollars grâce à Doug Sham (leader du groupe Sir douglas quintet) un 4 titres dont le single red temple prayer sortira en 1976, sous un obscur petit label .
C’est à cette époque que leur ancien leader refait timidement surface. Les 13 th Floor Elevators deviennent brutalement une référence musicale en partie grâce à Tom Verlaine et Richard Hell, les deux têtes pensantes du groupe Télévision qui délirent sur le groupe et reprennent sur scène Fire engine une vieille chanson des Elévators
Puis viennent successivement Père Ubu et Patti Smith qui citent le groupe comme l’une de leur principale source d’inspiration. On assiste alors à la réapparition dans les bacs des 4 albums du groupe, épuisés depuis bien longtemps. Ils deviennent des albums-références.

Les 13 th Floor Elévators et leur leader Roky Erickson -sorte de croisement musical entre Syd Barrett et Iggy Pop- quittent alors l’anonymat pour entrer dans le cercle très fermé et très prisé des groupes cultes



The 13 Th Floor elevators - are you gonna miss me '
podcast

 

19/06/2005

Rencontre avec une legende vivante

pour un fan de rock comme moi pouvoir passer un peu de temps (3 heures environ) avec l'une des 5 ou 6 plus grandes rock -stars vivantes restera un moment inoubliable
hier soir avant de donner un concert évènement a Bercy lundi 20 juin 2005 le 'Boss' était pour moi tout seul et fidèle a son image j'ai rencontré un type épatant d'une grande disponibilité et d'une infinie gentillesse -terriblement rock'n roll ,toujours aussi engagé dans les luttes contre la pauvreté et les injustices de notre société
discuter , dialoguer , rire et partager de tels moments avec un artiste comme Bruce Springsteen est pour moi un immense privilège
grand moment d'émotion et de fierté mélangées pour moi ,fan des  premières heures qui écoutait deja "Nebraska "ou "born to run" depuis tant d'années
photo du mois donc ! que dis-je photo du mois ,photo de l'année !

16/05/2005

Disparus Brian Jones, Jim Morrison et Ringo Starr et John Lennon


Qui de Paul mac Cartney ou de Ringo Starr sera le dernier survivant de la chanson de Jane Birkin "Ex-fan des sixties" ?
Ecrite par Serge Gainsbourg au milieu des Seventies la chanson dresse une liste des idoles disparues du pop rock.
Survenue en plein mixage de la chanson la mort inattendue d’Elvis Presley contraint Gainsbourg a modifier son texte afin d’ajouter le ‘King’ a son triste inventaire.
C’est dans la seconde strophe ou elle énonce les noms des quatre Beatles que l’on retrouve les dernières rock stars toujours en vie a défaut d’être en activité
Évidemment au delà du phénomène ‘ I Want to die before I get old’ il est évident que l’aura et le charisme d’un Brian Jones ou d’un Jim Morrison ne peuvent être comparée aux personnalités fades et tièdes d'un Paul Mc Cartney ou d’un Ringo Starr (ce nom dejà !)
Bizarrement on remarquera que l’on ne retrouve pas dans la chanson d’autres membres des Rolling Stones excepté le beau Brian ,exit donc Jagger et Richards( de même que Dylan ou Clapton autres icônes incontournables de la scène pop rock de l'époque ) ;
De la a penser que Serge Gainsbourg préférait les Beatles aux Stones il n’y a qu’un pas que je ne franchirai pas.
Peut-être avait-il déjà glissé un indice dans ‘ "qui est In qui est Out "? Avec la rime ‘rue Fontaine il y a foule’ -‘pour les petits gars de Liverpool’
Cependant je pencherai plutôt pour une représentation des quatre Beatles en tant que groupe artistiquement mort indissociables les uns des autres contrairement aux Stones dont les seventies constituent certainement une apogée tant médiatique que discographique (" let it bleed "– "sticky fingers "– "some girls").
Quelques années plus tard dans les délires et fantasmes masturbatoires de Melody plus traces cette fois des Beatles mais place a Lou Reed , aux Rolling Stones et a T.Rex …..Tiens ! Encore T.Rex
De la a penser que notre Gainsbourg préférait Bolan aux Beatles il n’y a encore qu’un pas que je ne franchirai toujours pas.
De toutes façons et il l’a assez répété c’était Cochran son idole absolue mais Serge a su souvent prendre le sens du vent et retourner sa veste au gré des modes et des courants. Nous sommes en 2005 et Serge Gainsbourg (qui l’eût cru) fait maintenant partie du patrimoine national s’ennuyant un peu au paradis des artistes auprès de Férré, Trenet ou Brassens.
Paul mac Cartney a rempli voici déjà quelques mois le palais omnisport de Paris-Bercy, sa carrière solo ou après-Beatles (the Wings) reste respectable jusqu’au début des années 80 ,il a ensuite fait un peu tout et n’importe quoi (les duos avec Michael Jackson ou encore Stevie Wonder pour ne citer que les plus connus) .A Bercy le public des quadras ‘avant c’était bien ‘ attendra que Macca daigne interpréter les standards de la glorieuse époque de Liverpool.
Ringo Starr quant a lui a tranquillement traversé ces 30 dernières années sur les cendres du plus célèbre de tout les groupes de l’histoire du rock, il s’appelait (et s’appelle toujours) Richard Starkey mais qui s’en souçie vraiment, lui aussi a fait un peu tout et n’importe quoi avec une nette préférence délicate et discrète pour le n’importe quoi.
Disparus Brian Jones, Jim Morrison, Eddie Cochran, Buddy Holly c’est pareil Mac Cartney , Georges Harrison et Ringo Starr et John Lennon.cherchez l'intrus !
Dans quelques années la liste sera complète et tous auront définitivement disparus, celui qui aura composé cette chanson nous a quitté un soir de Mars 91 laissant orphelin une génération entière qui l’aura tardivement reconnu.
Je n’ai pas attendu la gainsbourmania pour savoir qu’il avait sa place auprès des idoles qu’il vénérait : Janis Joplin, Otis Redding , Billie Holliday ,Eddie Cochran ou John Lennon.
Ex-fan des sixties je ne suis pas une baby-doll et je danse de moins en moins souvent le rock’n roll mais votre musique coule en moi et vos chansons pourtant tant écoutées font a jamais partie de ma vie

26/04/2005

Brian jones ,l'ange déchu des Sixties


Dans la nécrologie du magazine Rolling Stones de Juillet 1969 Geil Marcus expliquait que la mort de Brian Jones n’avait causé aucun choc à ses yeux, il résumait la vie du musicien en ces termes Brian a vécu a tombeau ouvert, il ne lui restait plus qu’a tomber dedans
En fait Brian Jones n'eut  réellement  qu'un seul ennemi, lui-même car il a véritablement usé et abusé de son talent et s’est brûlé les ailes comme un papillon de nuit aux fantasmes rock’n roll de son époque

Dès 1965,il ne joue que rarement de la guitare avec les Stones et toutes les prises studio doivent être doublées par Keith Richards car Brian est soit malade , soit absent et la plupart du temps trop défoncé.
Fréquemment hospitalisé pour dépressions nerveuses ou abus de drogues il s’éclipse bientôt totalement de la scène et les quatre autres membres du groupe commencent a le détester.
A l’image d’un autre anglais le génial Syd Barrett fondateur des Pink Floyd qui fut incapable de tenir la barre du groupe qu’il avait fondé Brian Jones n’est plus q’un boulet pour les autres membres des Stones qui sont en train de conquérir la planète rock’n roll
Le beau et mystérieux Brian fût cependant l’incarnation de la douce et malsaine époque du londres Seventies et il subjuguait le Tout Londres lors de ses apparitions au côté d’Anita Pallenberg dans les clubs et les boîtes de la capitale
Leur idylle passionnée et tumultueuse dura de Septembre 1966 au printemps 1967 puis Anita quitta Brian pour Keith Richards.
Après cette séparation il eût toutes les excuses pour se démolir a corps perdu, sa consommation de drogues atteignant des sommets inquiétants et son attitude devenait véritablement suicidaire frôlant chaque jour le point de non-retour il répétait d’ailleurs souvent
Je n’atteindrai pas 30 ans
il se mis ensuite a ressembler a un Louis XIV sous acide , au bord du gouffre , homme- pharmacie mélangeant cocaïne , Mandrax , acides, speed , morphine mais son principal problème restait l’accoutumance aux barbituriques dont il perçait les gélules afin que leur contenu passe plus vite dans le sang. Malgré le soutien des amis proches (dont le batteur du groupe Charlie Watts) il n’avait pas le réel désir de guérir et lorsqu’il rentrait en clinique il y amenait les drogues qui l’y avaient conduit.
Viré définitivement des Stones en 1969 après avoir échappé de peu à la prison pour deux affaires de drogues, il quitte Londres pour s’installer à la campagne et cinq jours seulement après la séparation du groupe on le retrouve mort noyé, le légiste concluant à un décès accidentel.
En réalité, on suppose qu’il est mort noyé voulant se baigner et nager après une prise de drogue importante.
Diverses thèses sur la possibilité d’un coup monté ont circulées et même l’hypothèse farfelue d’un assassinat fût envisagée puis rapidement écartée.
Dans les documents d’archives filmées sur les Rolling Stones on peut voir Brian ; pierrot lunaire au visage bouffi , absent , décalé déjà plus tout a fait sur terre ,déjà ailleurs ,déjà parti

18/04/2005

Rencontre

rencontre

Pour un amateur de cinéma rencontrer un grand metteur en scène du cinéma mondial reste toujours un grand moment d'emotion et d'echange culturel
j'ai eu la chance dans le cadre de mon travail d'echanger des propos , des avis , avec Mr Sidney Pollack cinéaste americain de grand talent comme le rappelle ci dessous la liste de ses films les plus importants d'On achève bien les chevaux (1969)l'adaptation d'Horace Mc Coy qui révéla Jane Fonda a Out of africa (1985)adaptation de karen blixen avec meryl Streep et Robert Redford oscar du meilleur film veritable point culminant de la carrière de Pollack en passant par Jeremiah johnson (1972) et les 3 jours du condor(1975) ) toujours avec Redford san oublier Tootsie (1982) qui permit a Dustin hoffman d'interpreter l'un des roles les plus marquants de sa magnifique carrière
Comedien au service des autres ,on se souvient de maris et femmes réalisé par Woody allen ,the player réalisé par robert Altman ou encore Eyes whide shut ou il remplaca Harvey keitel au pied levé apres les différents de ce dernier avec le réalisateur Stanley Kubrick
ce fut donc un immense plaisir de discuter dans mon anglais approximatif avec ce grand realisateur et d'echanger quelques propos sur le cinéma et les comediens d'aujourd'hui

31/03/2005

Le pied de nez de Bansky au monde de l'art

Révélée par le Figaro du 29 mars 2005 cette information m'a profondémént fait jubiler


un Artiste britannique connu sous le pseudonyme de bansky  est parvenu a accrocher une de ses toiles dans 4 des plus grands musées de New-York l'une d'entre elles a été immédiatement identifée et a été retirée instantannémént ,les autres dont une photo de boite de soupe (clin d'oeil Warholien évident) fixée avec de la colle extra-forte au Muséum of modern art (M.O.M.A) ont suscité commentaires et admiration plusieurs jours durant. Cette opération relativise bien entendu la notion de chef-d'oeuvre et pose par la même occasion le problème de la surveillance dans les musées.


Pour réussir sa farce Bansky s'est évidemment déguisé en  s'inspirant du costume de l'inspecteur Clouzot (imperméable ,postiche ,faux-nez) mais il faut croire que les gardiens n'avaient jamais vu Peter Sellers dans le célèbre film ' la panthere rose ' car Bansky n'a pas été repéré
Quoiqu'il en soit le pertinent Bansky n'en est pas a son premier fait d'armes il avait réalisé la même performance l'an dernier au louvre et la Tate gallery de Londres
l'idée lui est venue après une réflexion de sa soeur a qui l'artiste avait confié de nombreuses toiles  et qu'elle avait jeté lui signifiant " ce n'est pas comme si elle devaient etre exposées au Louvre "et voila l'idée farfelue et géniale qui germe dans l'esprit de Bansky
Warhol aurait adoré lui qui rappelait que chacun sur terre devrait avoir sa part de célébrité.

Lady in gasmask  : la  toile que l'artiste a reussit a introduire et a accrocher au Metropolitan muséum de New-York:


 

30/03/2005

Le CBGB et l'hotel Chelsea - ENFIN!

 
 

 

 

 

 

 

 


en ce mois d'avril 2005 j'ai pu me rendre dans les deux endroits mythiques du monde du rock'n roll new-yorkais et enfin après tant d'années a parler , a rêver ,a fantasmer du CBGB et du Chelsea hotel j'ai foulé les planches de ce club de rock unique et suis entré dans le plus ' rock'n roll ' des hôtels de la planète
Les souvenirs de Blondie , des  ramones , de suicide , de television  des talkings heads , de richard hell et bien sur du velvet underground hantent les murs du CBGB sur Bowery street lieu désormais classé monument historique par la ville de New-york,  grosse émotion donc en y pénétrant pour la première fois de ma vie
pour info les initiales CBGB représentent Country-blue -grass & blues l'opposé total de la musique que l'on y joue c'est pourquoi on a ajouté sur la devanture en dessous O.M.F.U.G (other music for uplifting gourmandizers)

L'hotel Chelsea sur la 23 ème rue , c'est autre chose ,a ma grande surprise je découvrais stupéfait un  hôtel vieillot décoré d' un  véritable bric-a brac  , on a ici  un peu l'impression d'entrer dans un musée d'art contemporain , l'endroit est plus que mythique c'est ici que Warhol a tourné 'Chelsea girls'

C''est ici qu'avaient élus  domicile  Nico ,  Patti Smith , Andy Warhol , Marianne Faithfull, Léonard Cohen ,c'est ici aussi que Arthur C Clarke  s'enferma pour écrire'2001 Odyssée de l'espace ' ,Parmi les hôtes celebres citons aussi  Dylan Thomas,  Thomas Wolfe   et  Tennessee Wiliams   qui cherchés dans cet endroit unique l'inspiration pour leurs  inoubliables romans et pièces de théâtre , Arthur Miller y écrivit 'les sorcières de salem 'et 'mémoires d'un commis voyageur' , sarah bernhard  y habita aussi de longues années.

'C'est ici encore que la muse warholienne Edie Sedgwick donnait des fêtes grandioses et décadentes (elle mis deux fois le feu a l'hôtel) et enfin c'est dans la tristement chambre 100 que Sid Vicious l'âme maudite du punk ravagé par l'heroine  poignarda Nancy Spugen sa petite amie junkie
Historique je vous dit et totalement incontournable !

11:55 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cbgb

23/03/2005

La triste déchéance du Captain Fantastic


Avant d’être le triste maître de cérémonie de notre calamiteuse Star Academy, avant d’être le grossier personnage qui se permet des propos inacceptables vis-à-vis de ses confrères du monde musical (1) avant d’être devenu une sorte de V.I.P de la chanson internationale, avant de devenir l’un des plus virulents détracteurs du téléchargement sur Internet et surtout avant d’inonder les radios et télés du monde entier avec des chansons et des albums stéréotypés dénués de tout intérêt Mr Reginald Dwight était un grand artiste compositeur doublé d’un musicien hors pair.
Sir Elton John puisque c’est de lui qu’il s’agit était une véritable rock star qui a offert au monde de la musique quelques disques essentiels qui marquèrent leur époque "Honky château "(enregistré en France au château d’Hérouville 1972) et "Good bye yellow brick road "(titre et pochette inspirés du magicien d’Oz) l’année suivante constitueront sans aucun doute l’apogée de la carrière du fantasque chanteur précurseur et chef de file d’un mouvement Glam qui atteindra son zénith au début de ces brillantes années 70 associé au parolier Bernie Taupin il formeront un fameux tandem.


Ami de Marc Bolan ,qu’il accompagnera souvent en tournée il n’hésitera pas a utiliser sur scène toute la panoplie traditionnelle du mouvement glitter , agrémenté d’une liberté vestimentaire emprunté au music-hall et parfois a la limite du ridicule (lunettes surdimensionnées ,plat-forms boots monumentales, costume de Donald).


Ses plus belles compositions datent sans aucune hésitation de cette faste période et on pourrait citer des titres comme ‘your song ’ - ‘ Bennie & the jets’ sorry seems to be the hardest words ‘rocket man’ ou encore ‘ candle in the wind ’ (je parle évidemment de la merveilleuse chanson composée en 1973 pour Marylin Monroe et non pas de l’escroquerie musicale de 1997 ré enregistrée a la hâte sur le cadavre encore chaud de Lady Di.


Loin désormais des concerts grandioses et décadents, loin des costumes hallucinants et des fêtes cocaïnées et insensées de cette glorieuse époque, il faut reconnaître que Sir Elton puisque il a été anobli par la reine entre temps (c’est a cette occasion qu’il aurait du revêtir a nouveau son costume de Donald géant voila qui aurait été rock ‘ n roll) est devenu un personnage peu sympathique et plutôt grotesque

Pale caricature de lui même qui continue années après années a nous livrer des disques sans grand  intérêt qui polluent la bande F.M de toutes les radios de la planète n’hésitant pas pour cela a creuser dans toutes les tranchées variant de l’album symphonique live (le pompeux live in Australia en 1987 a l’inévitable album de duos improbables (le travesti Ru-Paul – le péroxydé Nick Kershaw – le fade Paul Young– pour Duets 1993- ou encore de la Bande originale de film raté (the Muse 1999) sans oublier bien entendu son plus gros filon la musique pour film Disney (the Lion King en 1994 – Road to El dorado en 2000)
Il faut reconnaître cependant qu’il a toujours su livrer des singles qui archi diffusés par les radios et les chaînes a vidéos –clips sont devenus des standards incontournables aussi impossible pour le commun des mortels d échapper a des chansons comme Blue eyes (82), I’m still standing (83) Nikita (86), ou Sacrifice (1991).


En 2004 Elton John nous a proposé Peachtree road son 43ème album ce qui me fait penser que pour un artiste né en 1947 une telle production relève davantage de l’asservissement que de la véritable création.
43 albums live et best-of compris l’histoire de la musique n’en retiendra que quelques uns (les  premiers  sont ,   reconnaissons le  vraiment  excellents ) mais on ne  pourra pas oublier le personnage fabriqué par Reginald et affiné au cours des années jusqu'à la caricature d’aujourd’hui, star parmi les stars et archétype de ce qui peut exister de plus puant dans le monde du spectacle.


Beaucoup plus intéressant que tout les disques moisis qu’ils nous livre depuis 25 ans son implication dans le cadre de la lutte contre le sida est d’une toute autre nature car bien avant la mode des vagues de charité qui va s’emparer du monde du show-biz Elton va s’investir dans l’information et dans le combat avec son association ‘L’Elton John AIDS Foundation ’.


Malgré cette facette louable et inattaquable notre Elton international n’est malheureusement plus qu’un chanteur grassouillet déjà usé et vieux avant l’heure et qui visiblement ne peut se résoudre a raccrocher, en effet faut-il désespérément aimer les sunlights du star-system pour se corrompre dans une émission affligeante comme la star –academy ?.


Son sourire béat sur les plateaux télés est une insulte au grand artiste qu’il a jadis été ,  il n’est plus désormais qu’un triste clown un peu risible moins expressif encore que sa statue de cire du musée londonien de madame Tussaud , loukoum a perruques ou momie vivante millionnaire en dollars , celui qui un jour s’était carrément payé une équipe de football (épinglé a cette occasion par Pink Floyd dans ‘Money’ ) organise aujourd’hui des ventes aux enchères d’objets personnels de son passé de rock star ,une manière sans doute de tirer un trait ce que qui pourtant a représenté la plus belle façade de sa créativité artistique.

(1)Pour mémoire : Accusant Madonna de ne chanter qu’en play-back et véxé de la voir retenue dans le cadre des Grammys en catégorie ’Prestation Live ’ il déclara « tous ceux qui chantent sur scène en play back devraient etre abattus sur le champ les invitant ensuite d’aller tous se faire F….. »
On appréciera a sa juste mesure l’élégance et la courtoisie des propos.



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29/01/2005

Zep up in the sky


Septembre 1970 : Pour la première fois depuis de nombreuses années les Beatles ne sont pas élus ‘groupe de l’année ‘ par les lecteurs du très sérieux et très influent Melody Maker, ils viennent pourtant d’enregistrer un de leur album  clé : Abbey Road, coup de tonnerre donc ! Qui ose ainsi détrôner les 4 de Liverpool de leur confortable piédestal ? – les Stones ? Les Doors? Non ce groupe Trouble fête est celui qui va tout révolutionner sur la scène rock des seventies , d'ailleurs ce n’est pas vraiment qu’un groupe c’est plutôt une véritable machine infernale pour qui on va carrément inventer une étiquette ,un genre qu’on appellera le heavy metal et plus tard  le hard rock .
Fondé sur le cadavre des Yardbirds laissé fumant par Jimmy Page l’ange surdoué de la guitare le groupe va d’abord s’appeler The New Yardbirds pour rapidement se rebaptiser Led Zeppelin nom qui selon la légende lui aurait inspiré par Keith Moon, batteur des Who et autre timbré devant l’éternel qui découvrant la musique puissante et lourde de Page et sa bande l’aurait comparé a un dirigeable de plomb prêt a s’écraser.
Jimmy Page, ancien requin de studio (il a joué pour Them , the Kinks the Who , mais aussi pour notre Hallyday national ainsi que pour Polnareff va s’entourer d’un alter –égo Robert Plant qui sera la voix féline et inoubliable de cette formation ,les deux autres musiciens du ZEP seront   John Bonham dit ‘Bonzo ‘ batteur genial et cinglé et John Paul Jones qui sera le bassiste appliqué de ce quatuor en marche
Sex , Drugs & Rock’n roll, c'est la maxime classique maintes fois mise en application dans le monde du rock déjanté et très libéré des années 70 et plus que tout autre Led Zeppelin va se l’approprier pour en faire un mode de vie ,un mode de pensée ,une raison d’être ;  entre albums- événements sans titre sinon qu’une simple numérotation (les fameux I, II, III, IV ) les tournées marathons ,les  prestations scéniques colossales et inoubliables , mais aussi les scandales en tout genres, accusations diverses fondées ou fantaisistes (les viols collectifs , le satanisme)  , et les drogues présentes partout dans l’entourage du groupe et bien sur au sein du groupe lui même
Pageet sa bande vont dévaster dix ans durant le paysage musical de leur époque et à l’image d’ Attila et sa horde de huns la ou le Zep va passer plus rien ne repoussera.
A l’époque les puristes du blues feront néanmoins la fine bouche scandalisés de voir plagiés certains standards mais si Led Zeppelin s’inspire sans se cacher des bluesmen comme Willie Dixon ou Howlin’ Wolf le groupe ne se contente pas de reproduire leurs standards ils les dynamitent, les restructurent et les habillent d’une aura nouvelle au point de se les approprier définitivement.
Pendant 10 ans d’un règne presque sans partage le dirigeable de plomb va voler haut, très haut et le groupe n’aura de cesse de défrayer la chronique et d’enrichir les tabloïds en imposant l’image d’un groupe de rock totalement imprévisible tant a la scène qu’a la ville , de Page rachetant pour s’y installer la maison d’Alistair Crowleyhaute figure de l’occultisme qu’on disait véritable sorcier) aux pochettes de disques ,textes et symboles subliminaux en passant par les consommations effrénées et gargantuesques d’alcool , de drogues diverses et de groupies de tout age, d’autant plus qu’il ne fallait pas compter sur Peter Grant le manager du groupe pour ramener ces garçons dans le droit chemin ce dernier se révélant a lui seul encore plus dingue que les 4 musiciens réunis.
Cette spirale infernale va se terminer tragiquement pour l’un d’entre eux en Septembre 80 a la suite d’une beuverie gigantesque dans l’appartement de Pagea Londres John Bonham s’écroule et ne se relève pas alors bien sûr la mort d’un individu capable de boire en 2 jours autant de vodka que vous et moi en toute une vie ne surprendra personne mais cette tragédie va sonner le glas d’un groupe qui depuis quelques années et surtout depuis la fin de son contrat chez Atlantic ne livre plus que des albums moyens en regard notamment du fameux carré magique I II III et IV .Il est vrai que lorsqu’on a jeté a la face du monde des chansons du calibre de "stairway to heaven" – "dazed and confused "–"going to California "ou encore "Kashmir" on n’est plus tenu de prouver son talent .
Et bien évidemment tout ces titres comme tous ceux d'ailleurs  du répertoire du Zep prennent de  dimensions  lorsqu’ils sont joués ‘Live’, triturés , décortiqués , étirés dans  des versions apocalyptiques de parfois 20- 25 minutes le groupe invente a cette occasion des sons , des riffs ,des enchaînements totalement sidérants, la voix chaude et sensuelle de Plant associé a la puissance des fûts de Bonham , epaulée par le virtuosité exceptionnelle de Page et la solidité de Jones font de Led Zeppelin l’un des groupes LE groupe pour certains) le plus complet de tout les temps.

 

Led Zeppelin -the battle  of evermore


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25/01/2005

The piper at the gates of dawn -disque intemporel




 

 

 

 

 

 

On peut posséder un album réputé indispensable sans pour autant l’écouter régulièrement mais y être profondémént attaché.
C’est le cas du premier album enregistré par l’un des groupes les plus célèbres de la planète ( et d’ailleurs….)Pink Floyd
Précisons d’abord une chose primordiale , cet album gravé en 1967 en pleine explosion du mouvement psychédélique est d’abord et avant tout un disque de Syd Barrett ,le génie et fondateur du groupe de Canterbury,il compose ,chante et joue la plupart des parties guitares sur la quasi-totalité des morceaux qui composent ‘the piper’ .

C’est bien sûr la personalité unique ,fantasque et totalement hors-normes de barrett qui va donner a ce premier album un ton si particulier et qui va faire de ‘the piper ‘ la pierre philosophale ,le mètre-étalon du mouvement musical psychédélique de toute la planète et tout comme il y avait eu un avant et un après ‘sergeant Pepper’s ’ il y aura un avant et un après ‘the piper at the gates of dawn ’ et on peut affirmer qu'il se doit de figurer dans tous les discothèques dignes de ce nom
‘the piper at the gates of dawn’qui doit son titre mystérieux a un poème de William Blake une des idoles de Syd Barrett va révolutionner son époque ,évidemment et cela ne surprendra personne c’est la découverte du L.S.D très en vogue a l’époque , qui va influencer la création et la composition de ce disque au point que Syd Barrett, déjà sérieusement perturbé ne se remettra jamais des abus de sa consommation excessive et suicidaire , sa santé mentale va vite décliner rapidement au point d’etre écarté du groupe qu’il avait crée Incapable d’assurer les premières tournées du groupe ,il sera remplacé par David Gilmour pour devenir un artiste maudit enregistrant quelques albums solos qui dévoileront davantage encore l’étendue de la paranoïa de son cerveau malade.
Sue ce premier Pink floyd on ne retrouvera pas les singles déjà enregistrés et encensés par le public et les critiques britanniques ;pas de Arnold Layne donc ni encore moins de See Emily play titres tous deux complètement renversants et signes évidents du génie visionnaire du groupe et de son approche nouvelle dans la façon de composer.
Ces absences remarqués font faire grincer les dents du public londonien branché qui ne comprend pas que des chansons symboles et aussi représentatives d'un courant et d'une époque abouties soient ainsi écartées mais le Floyd ne fait que répéter le coup de poker réussi par les Beatles qui avait fait de même pour la sortie de ‘sergeant Pepper’s ‘ignorant a l’époque d’y faire figurer deux singles classés pourtant tres haut dans les Charts ‘penny lane ‘ et ‘Strawberry fields for ever’ .
Autour de la comète Barrett Pink floyd se compose de Roger Waters à la basse , Nick Mason a la batterie et Rick Wright aux claviers et ce quatuor va bouleverser la face musicale du monde , des envolées cosmiques et sidérales d’Astronomy domine qui ouvre cet album historique en passant par Interstellar overdrive c’est une succession de titres inouïs alternant douces mélodies , explosions sonores , souffles , échos , bruitages ….
les Etats-Unis venaient de passer a l’âge adulte du rock avec l’arrivée du Velvet Underground ,les anglais font faire de même en consacrant les Floyd comme le groupe définitif du psychédélisme , Nous sommes en 1967et si Pink floyd ne joue encore que dans une petite salle mythique de l’underground londonien l’U.F.O, Barrett et sa bande nous propose déjà la musique de l’an 2000.
Bien des années plus tard ,selon un procéssus qui parfois va leur échapper ils vont devenir une machine de guerre pour atteindre une dimension universelle en 1973 avec le célèbrissime Dark side of the moon.
Depuis longtemps Syd Barrett aura artistiquement disparu laissant Waters et Gilmour se disputer des années durant et jusque devant les tribunaux le rôle de capitaine du vaisseau ils n’oublieront jamais ce qu’ils doivent au ‘crazy diamond’ (surnom de Barrett) et le titre Shine on you crazy diamond surWish you were here ' en 1975 lui rendra un hommage tardif mais sinçère
Années après années Le Floyd comme un ogre insatiable va grossir pour devenir le groupe emblématique que l’on sait mais les prémices de tout ce qu’ils vont composer durant toute leur prolifique carrière sont déjà présents sur ‘ the piper at the gates of dawn ‘ disque fondamental , étrange , moderne , un peu schizophrène ,génial toujours novateur ,un disque totalement intemporel .

Pink Floyd   "lucifer Sam "

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22/01/2005

T.V Personalities : météorite géniale des années post-punk

 

 

 

 

 

 

 

 

De Nirvana à Primal Scream de Jesus and Mary Chain aux Lemonheads tous ont reconnus dans ce groupe atypique l’un des groupes phares du rock psychédélique -
Les T.V personalities vont offrir toute une série de singles époustouflants et essentiels : "part-time punk" / " Smashing time" /"salvador dali’s garden party" / "3 wishes" /"How I know to love the bomb" et l’incroyable "I know where Syd Barrett lives".
Le fondateur des T.V personalities Dan Treacy largement influencé par les premiers albums du Floyd mais aussi par des groupes psychédéliques commes Slade ou T.Rex va faire de ce groupe un objet de culte.

Une compilation confidentielle parue en 1995 sous le titre : Yes, darling but is it art ? réhabilite ce groupe devenu culte malgré lui et qui aura été à l’aube des années 80 durant quelques trimestres et sans le savoir l’un des tout meilleurs groupes du monde.

TV Personalities -   'part-time Punk '


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21/01/2005

Le dernier concert des Stooges

 


Il existe un disque pirate officiel français (Sky dog records) enregistré à Detroit au Michigan palace en Janvier 1974 Ce disque  ou plutot cet "objet sonore 's’appelle Métallic K.O et rarement un album n’aura eu titre plus approprié que ce live ahurissant d’Iggy Pop & the Stooges

Iggy et ses musiciens atteignent  un summum de déferlement nihiliste et de chaos total avec cet album dont on peut dire qu’il est vraiment le seul ou on peut  entendre les canettes de bières se fracasser contre les cordes de guitare des musiciens.
Pour mieux essayer de comprendre l’univers des concerts des Stooges il me faut citer le célèbre journaliste et critique Lester Bangs qui raconte dans son ouvrage Psychotic Réactions qu’il a assisté deux jours avant l’enregistrement de ce mythique album à un concert des Stooges à Warren dans le Michigan.
Ce soir là l’auditoire était uniquement composé de Bikers témoignant une farouche hostilité a Iggy,  celui ci soudain stoppa net au milieu d’une chanson et s’adressant a la foule il hurla " O.K bande de connards tout ce que vous avez envie d’entendre c’est "Louie Louie"O.K vous allez l’avoir, et Iggy et les stooges ont entamés  joué une version inouie de Louie louie de 45 minutes avec Iggy, improvisant des paroles du genre
« Vous pouvez venir me sucer la queue", bande de bikers pédés ».
Soudain il s’en prend à un mec qui s’était montré particulièrement agressif -« Ecoute connard si tu continues, je descends te botter le cul »
- « Va te mettre petite pédale» rétorque le biker.
Et voilà Iggy qui saute dans la foule et qui bien sûr se fait exploser la tête par le motard.
Il finit à l’hôpital et dès le lendemain le gang des bikers baptisé les Scorpions menace de le tuer si ce dernier monte sur la scène du Michigan palace.
Le lendemain soir Iggy et son groupe grimpent tranquillement sur scène, et c’est ce soir là que sera enregistré l’ultime performance scénique des Stooges qui portera le nom de Metallic K.O , le chaos absolu et total  une sorte d' apocalypse  rock définitif 

14/01/2005

Je n'ai besoin de personne sans Harley-Davidson


Ah la moto ! élément indispensable et indissociable du rock’ n roll,Brando déjà dans l’équipée sauvage, Easy rider bien sûr et le blouson orné du drapeau américain de Peter Fonda et Duane Allman des Allman brothers s’encastrant dans un camion un soir d’Octobre 71 tragiquement imité par son bassiste Berry Oakley quasiment au même endroit un an plus tard , Steven Tyler donné pour mort dans la ferraille de sa moto sur une route de Los Angeles en 81, Billy Idol rescapé miraculeux sur le sunset boulevard d'Hollywood Stepenwolf et Born to be wild l’hymne motard éternel et Bardot évidemment toute de cuir vêtue dans l’hommage définitif a la Harley ecrit composé en quelques heures par un Gainsbourg génial et éperdu d’amour.
L’accident de Dylan se brisant les cervicales sur sa Triumph 500 le 30 Octobre 1966 fît circuler des rumeurs sur sa mort éventuelle mais le Zim choisi de tout larguer pour vivre en communauté avec son groupe The Band, en communauté avec femmes et enfants ensemble réunis sur les hauteurs d’une ville qui deviendra trois ans plus tard le symbole absolu du mouvement hippie Woodstock.
Organisé en été 69 tout près de chez lui dans le but évident de l’attirer Bob Dylan préférera décliner l'invitation pour  se produire au concert de l’Isle de Wight.
" Je ne suis qu’un musicien ordinaire "déclarera t’il aux journalistes du magazine Rolling Stone en 70 quelques mois plus tard.
Nous sommes en 1970 et Dylan a le monde a ses pieds sait il déjà qu'il est le plus grand et le plus influent des artistes musicaux vivants sur cette planète ?

11/01/2005

Tom Waits ; le clochard celeste


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ecoutez "Roméo is bleeding "


C’est en empruntant le titre d’un roman de Jack Kérouac que j’ai choisi de définir Tom Waits  et ce n’est pas totalement un hasard car l’auteur culte de la beat-génération est définitivement l’idole absolue du plus atypique des chanteurs américains.
Tom Waits est l’incarnation d’une certaine Amérique ,loin des clichés de l’underground new-yorkais et loin du revival hippie post 68 et ,il représente l’Amérique profonde ,celle des grandes plaines , des chevaux ,des motels ,des bouteilles de bourbon planquées dans les sacs en papier celle des liquor-stores et des voies férrées bref une certaine Amérique que Edward Hooper  a souvent peinte
costume noir frippé ,chapeau cabossé , des cheveux n’ayant rarement ou jamais rencontré un peigne , le débraillé est avec lui est une forme d’art ,un véritable style , une attitude et si son style est si peu conventionnel ,sa voix quant a elle est réellement unique et ne ressemble a rien de connu le tabac et l’alcool lui apportant années a près années cette tonalité rocailleuse et totalement a part
Tom waits fût souvent a ses débuts (1973) comparé a Springsteen , autre représentant de cette Amérique là mais la comparaison s’arrête la, leur conception et l‘élaboration de leur musique étant totalement opposés ; fan de bluesman comme Leadbelly ou Muddy Watersveritables pères spirituels pour lui Tom Waits n’empruntera jamais la moindre voie commerciale pour preferer des chemins plus tordus ,plus sinueux , certes plus risqués mais tellement plus enrichissants
Artiste complet Tom Waits est non seulement un auteur compositeur de talent mais également un comédien savoureux a qui on a pratiquement toujours demandé au cinéma de n’etre finalement que … lui-même ,tenancier de bar chez Coppola (Rusty James),clochard trash chez Altman (Shorts cuts) barman encore chez Coppola (cotton club) mais ses deux rôles marquants lui seront offert par Robert Franck (candy mountain) et par Jim Jarmush (Down by law) , dans ce dernier il se révélera irrésistible de drôlerie nonchalante auprès de Roberto Begnini et d’un autre musicien-acteur John Lurie le leader des Lounge Lizards
Cette collaboration le conduira a ecrire quelques années plus tard la musique du nouveau film de JarmushNight on earth’, Coppola lui ayant plusieurs années auparavant demandé d’ecrire la musique de Coup de cœur le film maudit du génial réalisateur d’Apocalypse now
Musicalement Tom waits demeure un artiste qui aura toujours su conserver une indépendance vis a vis des maisons de disques et qui mène sa carrière au gré du vent ,capable d’offrir des albums somptueux Blue valentine (1978) Heart-attack vine (1980) ou encore swordfishtrombones (1983) rain dogs (1985) ou bone machine (1988)

Le point fort de Waits est d’avoir réussi a échapper a l’image pourtant répandue du chanteur alcoolo largué et d’avoir pu mettre en avant ses textes et sa poésie
Des collaborations avec Rickie Lee jones, ex petite amie des années 74-75 ou Waits devient résident permanent du legendaire Tropicana club,un hotel mythique de Los Angeles version californienne du célèbre Chelsea hotel  new yorkais a celles avec William Burroughs et Bob wilson (the black rider -1980) ou Keith Richards il a su toujours rebondir et a l’image d’un Johnny Cash ou d’un Dylan  il est en route pour faire partie du patrimoine culturel américain.
De sa vie privée on se contentera de savoir qu’il vit depuis 1983 avec Kathleen Brennan sa muse et inspiratrice, celle qui certainement lui a permit de rester en vie après l’époque des excès en tout genres , retiré aujourd’hui du coté de Santa Rosa un no man’s land californien , il nous revient de temps a autre avec des albums plus ou moins réussis mais avec une constante et totale authenticité ;le culte grandissant autour de lui et de son œuvre semble glisser sur lui et ne pas l’atteindre Tom Waits avec sa dégaine de clodo lunaire reste est immense artiste l’un des rares dont on dépose le disque tard , très tard dans la nuit pour soi ,pour la femme qu’on aime ou pour les amis qui sont restés et a l’écoute de cette voix unique on se laisse emporter ,on se laisse bercer et la nuit qui nous engloutit prend des teintes bleutées.



29/12/2004

Sticky fingers ou les allusions explicites a la drogue

 

  

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Pour Mick Jagger et les Stones le but recherché bien souvent  la provocation, celle-ci pouvait prendre la forme d’un titre d’album (their satanic majesties request) ou encore par le contenu de chansons explicites ("sympathy for the devil" , "Jumping Jack flash ") soit enfin en parlant ouvertement de leur dépendances aux drogues dures

L’album a la célébrissime pochette avec la braguette dessinée par Andy Warhol en personne Sticky fingers traite le sujet sous différentes angles possibles.



Du point de vue d’un junkie malade :


Sister morphine

Here I lie in my hospital bed
Tell me, sister morphine
When are you coming around again?
Oh! I don’t think I can wait that long
Oh! You see that I’m not that strong

Je suis là, allongé sur un lit d’hôpital
Dis moi, sœur morphine
Quand viendra tu faire un tour par ici ?
Oh je ne crois pas pouvoir attendre si longtemps
Oh tu ne vois pas, je ne suis pas si fort



Sister morphine

Sweet cousin cocaine ,lay your cool hands on my head
Ah! Come on sister morphine, you better make up my bed
Cause you know and I know in the morning I’ll be dead
You can sit around and you can watch all the clean white sheets stained red

Douce cousine cocaïne pose tes mains fraîches sur mon front
Ah ! Sœur morphine, fais donc mon lit
Car tous les deux savons bien que demain je serais mort
Assieds toi là et tu verras mes draps blancs tâchés de rouge





Du point de vue de la dépendance elle-même :



Dead flowers



I know you think you’re the queen of the underground
And you can send me dead flowers every morning
Send me dead flowers by the mail
Send me dead flowers to my wedding
And I won’t forget to put roses on your grave
Well! When you’re sitting back in your long pink Cadillac
Making bets on Kentucky derby day
Ah! I’ll be on my basement room
With a needle and a spoon
And another girl to take my pain away



Tu penses que tu es la reine de l’underground
Et tu peux m’envoyer des fleurs fanées par la poste
M’envoyer des fleurs fanées pour mon mariage
Et moi, je penserai à mettre des roses sur ta tombe
Bon, quand tu seras sur le siège arrière de ta Cadillac rose
En faisant des paris sur le derby du Kentucky
Ah je serai à la cave avec mon aiguille et ma cuillère
Et une autre fille pour soulager ma douleur

 

 

Brown sugar :



Ah brown sugar how come you taste so good
Ah Brown sugar just like a young girl should


Ah Sucre brun comment peux tu avoir si bon goût ?
Ah Sucre brun juste ce goût que devrait avoir une jeune fille

Du point de vue de la recherche désespérée du dealer



Can’t your hear me knocking



Can’t you hear me knocking on your window?
Can’t you hear me knocking on your door ?
Can’t you hear me knocking down the dirty street
Hey Help me baby ,I ain’t no stranger

Ne m’entends tu pas frapper a ta fenêtre ?
Ne m’entends tu pas frapper a ta porte ?
Ne m’entends tu pas me cogner dans cette sale rue ?
Hey aide-moi petite, je ne suis pas un étranger



Du point de vue de la relation Amour/ haine envers les stupéfiants :



Bitch

Yeah! when you call my name
I salivate like a Pavlov’dog
Yeah! When you lay me out
My heart starts beating like a big bass drum alright
Yeah! You got to mix it child
Ya got to fix it must be love
It’s a bitch

Oui! Quand tu prononces mon nom
Je salive comme un chien de Pavlov
Oui quand je suis a ta merci
Mon cœur se met à battre comme un gros tambour, très bien
Oui il faut bien mélanger mon vieux
Puis il faut te la mettre avec amour
C’est une garce



Enfin, il faut signaler que c’est avec l’album Sticky fingers qu’apparaît pour la première fois le logo célèbre des Stones (la bouche rouge tirant la langue). Avec le choix de ce logo, le groupe résume bien la recherche constante de la provocation et la sympathie pour le diable. En effet en plus du caractère provocateur du geste, la langue symbolise pêché et sexe libidineux, c’est la langue du serpent animal maudit de la genèse et symbole démoniaque dans la religion chrétienne.

 

The Rolling Stones - sister morphine


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21/12/2004

Préface d'un chef d'oeuvre

Pour mémoire et pour le plaisir des mots je poste cette sublime

préface


voyager c'est bien utile
ca fait travailler l'imagination
tout le reste n'est que deceptions et fatigues
notre voyage a nous est entierement imaginaire
voilà sa force
il va de la vie a la mort
hommes , betes ,villes et choses
tout est imaginé
c'est un roman ,rien qu'une histoire fictive
et puis ... tout le monde peut en faire autant
il suffit juste de fermer les yeux
c'est de l'autre coté de la vie

Louis-ferdinand Céline


preface du voyage au bout de la nuit

15:15 Publié dans Culture, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

19/12/2004

Ceux qui m'aiment prendront le train (1998)

 

 

 

 

 

 


Un sujet ou plutôt des sujets risqués pour espérer en faire un film grand public (le milieu de l’art, l’homosexualité ; le sida ; la séropositivité ; la drogue …), c’est pourtant un film maîtrisé ou il semble évident que Patrice Chéreau y a mis ses tripes.
Le réalisateur a su s’entourer de comédiens de tout premier ordre (mentions spéciales a Valéria Bruni-Tedeschi ; Pascal Gregory et Rodschy Zem), cependant l’ensemble des personnages se situe tellement hors norme que le spectateur moyen reste un peu en dehors du cercle, de plus, Chéreau est avare d’indices ou de repères et il est difficile de situer les personnages les uns par rapport aux autres.
Après le très réussi "la reine Margot" Patrice Chereau s’affirme maintenant comme l’un des plus talentueux metteurs en scène français de sa génération ; il en est aussi l’un des plus tourmenté.
N’oublions pas de saluer la performance de deux autres comédiens Jean-louis Trintignant incroyablement a son aise entouré de toute cette brochette de jeunes acteurs et Vincent Pérez dans le rôle délicat d’un transsexuel qu’il interprète avec sobriété, émotion et justesse alors que le risque de basculer dans la caricature grossière était présent a chacune de ses apparitions.


19:05 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

Au coeur du mensonge (Claude Chabrol -1998)

Curieuse distribution dans ce long-métrage puisqu’on retrouve aux cotés de Sandrine Bonnaire déjà familière de l’univers chabrolien Jacques Gamblin, valéria Bruni-Tedeschi et Antoine De Caunes.
Le sujet est simple un meurtre sordide (une écolière assassinée en rentrant d’un cours de dessin) et le décor est comme toujours provincial (St-Malo filmé comme une contrée au bout de nulle part).
Le problème du film est la superficialité des deux comédiens entourant bonnaire (irréprochable comme d’habitude) Gamblin qui en plus de ressembler a Dutronc interprète le rôle d’un peintre habité par son art en pleine crise existentielle (comment ne pas penser alors au chef-d’œuvre de Maurice Pialat même si le thème du film est tout autre).
De Caunes dans le personnage peu sympathique d’un journaliste – écrivain mondain qui se ressource au bord de la mer fait ce qu’il peut pour donner du corps a son rôle mais le résultat reste souvent peu crédible et frôle parfois le cliché.
Le choix de Valéria Bruni-Tedeschi, pourtant grande comédienne pour incarner le commissaire local chargé de l’enquête se révèle maladroit car l’actrice semble souvent détachée et joue sans véritable conviction.
Les thèmes abordés : suspicion, confiance, manipulation, délation sont traîtés assez lourdement malgré un scénario et une trâme poliçière soignés (original rebondissement avec le second meurtre inattendu).
L’ombre de Hitchcock , maître avoué de Claude Chabrol plane parfois mais sans empecher ‘Au cœur du mensonge’d’être un Chabrol mineur.

11:30 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)