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03/02/2011

R.I.P John Barry (1933-2011)



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le triomphe que lui a réservé le public du Royal Albert Hall lors de son unique concert londonien, en avril dernier  avait de quoi surprendre.  on se serait presque cru à un concert des Black eyes peas ou  d'Oasis. les places vendues en moins d'une journée  ont atteint des sommes record au marché noir. Et, ce soir-là, la « standing ovation » était de rigueur : vingt minutes à la fin du concert pour les heureux élus, et près de deux heures pour la foule qui attendait sous la pluie juste pour entrevoir la légende

 

  

Né en 1933 à York, en Angleterre, John Barry Prendergast de son vrai nom avait écrit le thème de onze James Bond: James Bond contre Dr No (1962), Bons baisers de Russie (1963), Goldfinger (1964), Opération Tonnerre (1965), On ne vit que deux fois (1967), Au service secret de sa majesté (1969), L'homme au pistolet d'or (1974), Moonraker (1979), Octopussy (1983), Dangereusement votre (1985) et Tuer n'est pas jouer (1987).

Il avait aussi remanié une musique composée par Monty Norman, pour en faire le thème principal de James Bond la série mythique, devenu l'un des thèmes musicaux plus connus au monde.

Il avait également composé le thème de la série Amicalement vôtre. un générique devenu célébrissime

 

Pour le cinéma Outre sa large collaboration autour de 007  John Barry avait  composé la musique de Out of Africa ou encore celle de  Danse avec les Loups.

Le compositeur avait remporté cinq Oscars pour son travail: deux pour Vivre Libre (meilleure chanson et meilleure bande-originale, 1966), un pour Le Lion en hiver (meilleure bande-originale en 1968), un pour Out of Africa (meilleure bande originale en 1986), un pour Danse avec les loups (meilleure bande originale en 1991).

Marié depuis 35 ans il avait auparavant (en 1965)  été l'epoux de jane Birkin et  avait eu avec la future compagne de Serge Gainsbourg , une fille (Kate , née en 1967)

 

 

Pillée par le trip-hop, pastichée par le techno-rock des Propellerheads, son oeuvre a même, récemment, fait l'objet d'un album de reprises où s'illustre un échantillon éclectique de la scène rock anglo-saxonne (Pulp, Iggy Pop, Mac Almont, Leftfield, ou encore la chanteuse des Pretenders, Chrissie Hynde) .

Le génie de John barry aura paisiblement traversé les décennies et influençé des générations de musiciens

 

Shirley Bassey  - Diamonds Are Forever (Main Title) [Original Soundtrack Version]

 
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John Barry  Thème  from 'The Persuaders '

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John Barry - thème from James Bond


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John Barry  - Midnight Cowboy (theme from  Film 'midnight cow boy')


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14/03/2009

R.I.P Alain bashung (1947-2009)

 

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On le redoutait mais on osait croire que le destin se tromperait , il n'en fut malheureusement  rien

Certes  pour l'avoir vu diminué lors de la dernière tournée a l'Olympia on pouvait craindre le pire mais l'homme malgré la maladie restait tellement présent ,tellement vivant

la présence aucun autre mot ne peut mieux définir le sentiment dégagé par Bashung , présence, talent, humilité, intensité ,pudeur,

"un jour je parlerai moins jusqu'au jour ou je ne parlerai plus "  le sens des paroles de 'président résident de la république' titre majeur de 'bleu pétrole" son ultime chef d'oeuvre plébiscité par la critique et par le public prend aujourd'hui une bien triste signification

Bashung pour moi était le plus grand de tous , un astre noir ,  le diamant brut de la chanson française , un intouchable , un inclassable , LA référence définitive  ,ni variété, ni rock mais tout cela a la fois , il planait haut bien au dessus des autres .Depuis des décennies il nous régalait de chansons  tantôt sublimes ( la nuit je mens - madame rêve -angora -les grands voyageurs -  comme un lego) tantôt  décalées ( what's in a bird - vertige de l'amour- osez joséphine) il illuminait aussi chaque chanson qu'il reprenait en se l'appropriant ( écoutez sa version bouleversante des 'mots bleus ' ou de ' avec le temps ' il était de son vivant l'égal d'un Gainsbourg avec qui il avait collaboré pour le fantastique 'play blessures" en 1982 ou d'un Férré  , sa mort tragique et prématurée le hisse encore plus haut dans la légende ;il laisse tous ceux qui l'aimait orphelin de son  talent , de sa poésie et de sa générosité

 

alain bashung -avec le temps

 


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20:47 Publié dans Culture, Musique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bashung

03/02/2009

La jeunesse de Manu

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Lundi 2 fevrier 2009 dans le cadre de mon boulot j'ai eu la chance de rencontrer Manu Dibango, personnage emblématique de la musique africaine passé a la postérité grâce a l'universel 'soul makossa '
Non seulement  l'artiste nous a gratifié d'un set  fantastique mais j'ai également pu dialoguer avec lui , j'ai rencontré un homme exquis, d'une grande simplicité et d'une spontanéité étonnante. Né en 1933 a Douala le camerounais reste incroyablement jeune et dynamique.
Il m 'a ainsi été permis de lui demander de confirmer ( ce qu'il a fait avec plaisir)  la légende autour de l'histoire de son titre le plus célèbre 'soul makossa"
en 1972 on demande a Manu Dibango de composer l 'hymne  officiel de l'equipe de football du Cameroun pour la coupe l'Afrique des nations
 la chanson s'appellera 'mouvement ewondo ' et sur la face B de ce 45t figure  un titre qui  semble n'intérésser personne ce titre c'est 'soul makossa'
En demi finale c'est le drame national le Cameroun est éliminé (défaite 1 a 0 contre le Congo) la chanson composée par Manu Dibango devient synonyme  de défaite  et les supporters du cameroun furieux détruisent le disque et la chanson tombe dans l'oubli
A new York un DJ de la radio WBLS  qui passe de la musique  noire a entendu "mouvement ewonbo " mais c'est la face B  qui retient son attention ,ce ' soul makossa ' rythmé , enflammé , Le titre commence a tourner sur les radios ,le célèbre label Atlantic  fait enregistrer une nouvelle version par son auteur l'original étant quasiment introuvable
Quelques années plus tard ,en 1982  Michael Jackson plagie 'soul makossa' sur un titre de son album 'thriller' la chanson  'wanna be starting something' reprend a l'évidence la ligne rythmique du titre de 'soul makossa '
Proces , menaces Jackson qui va vendre des millions d'albums de son 'thriller' propose un arrangement amiable  a manu Dibango  c'est la (et ou peut le comprendre aisément)  que la confidence du musicien s' arréte dans un grand  éclat de rire
Pour info jay Z (face off) puis très récemment Rihanna (don't stop the music) ont samplés a leur tour (avec son accord cette fois) le célèbre titre , si la face A est depuis longtemps tombé dans l'oubli ce n'est donc pas près d'arriver pour 'soul makossa'monument de funk , un titre qui dépasse le cadre de la musique africaine , un titre devenu universel
 
 
 
Manu  Dibango - soul  makossa

 
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31/01/2009

Picasso et les maîtres

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"Quand j'avais leur âge je dessinais comme Raphael mais il m'a fallu toute une vie pour apprendre a dessiner comme un enfant "

 

J'ai choisi de mettre cette phrase attribuée a Pablo Picasso en introduction de ce 'post' consacré a ma visite de l'exposition Picasso et les Maîtres organisée aux galeries nationales du palais du 8 Octobre 2008 au 2 Février 2009

Que dire sinon que cette expo restera gravée dans ma mémoire ,dejà en partie par l'aspect inhabituel de l'heure ou j'ai eu la chance d'admirer toutes ces toiles  fabuleuses (pour fêter le dernier week end de l'expo le grand palais est resté ouvert  non stop du vendredi matin au lundi soir 24h sur 24 et je m'y suis rendu dans la nuit glaciale de Vendredi  30 janvier aux alentours de 4h du matin

Évènement culturel et artistique incontestable de l'hiver 2008-2009 cette exposition commune au Musée du Louvre , au Grand palais et au musée d'Orsay l'exposition Picasso et les maitres  s'inscrit  deja coup sûr comme un succès historique

Compter les références et autres reprises de tableaux de grands maîtres relèverait, chez Picasso, de l'entreprise titanesque. En réalité, l'histoire de l'art est au coeur de chacun de ses tableaux. Lui-même rappelle qu'il a toujours peint avec ses maîtres derrière lui. El Greco, Velazquez, Goya, Zurbaran, José de Ribera du côté espagnol, Gauguin, Cézanne, Ingres, Courbet  Manet, du côté français, les traces et références directes aux postures, rapports de couleurs ou constructions des grandes figures de la peinture sont légion dans son oeuvre

 

 

Voici donc quelques exemples des tableaux mis en parallèle lors de cette sublime exposition

 

Gustave Courbet -les demoiselles des bords de seine (1857)

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Pablo Picasso - les demoiselles des bords de seine (1950)

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Vincent Van Gogh  - l'arlesienne (1888)

 

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Pablo Picasso - portrait de Lee Miller  en arlesienne (1937)

 

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Le Nain  -la famille heureuse  ou  retour de baptême (1642)

 

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Pablo Picasso - retour de bapteme  (1917)

 

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Nicolas Poussin -l'enlèvement des sabines (1637- 38)

 

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Pablo Picasso -l'enlevement des sabines  (1962)

 

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Jean Renoir  - baigneuse assisse dans un payasage dite  Eurydice (1895 -1900)

 

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Pablo Picasso - grande baigneuse (1921)

 

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Edgar Degas  -l'absinthe  (1876)

 

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Pablo Picasso  buveuse d'absinthe (1901)

 

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Pour conclure ce 'post ' consacré a cette inoubliable balade en compagnie de Picasso et des "maîtres"qui l'ont inspiré je vous offre cette merveilleuse réponse  de Pablo Picasso lui même a une question sur son  influence permanente et  son amour pour le travail des autres artistes

 

"c'est deja difficile quand on est tout seul !Quelle idée on a de faire entrer un autre peintre dans son atelier!...."

07:36 Publié dans arts, Culture, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : picasso

28/01/2009

24 Mai 1966 Le caprice parisien de Dylan

 

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Nous sommes le 24 Mai 1966 et Bob Dylan est a Paris , a l'Olympia plus précisément , il n'a que 25 ans mais dejà ses premiers albums ont déclenché partout un cataclysme musical et culturel sans précédent .

Dylan a aussi  défrayé la chronique en passant de la guitare folk traditionnelle a la guitare électrique  . Comme a son habitude il va proposer au public présent ce soir la un concert divisé en deux parties bien distinctes , une première partie 'folk' ou seul sur scène il va interpréter les incontournables protest-songs déjà légendaires ainsi que les titres inspirés du répertoire de cette Amérique profonde qui a fait de lui l'icône de toute une génération  puis une seconde partie ou il va débouler avec une horde de 'freaks déchainés et défoncés pour un déluge de métal et de feu.

Dylan  est alors miné par les drogues  ,les rumeurs les plus folles courent a son sujet ,on raconte qu'il ne dort jamais , qu'il avale des quantités  ahurissantes d'hallucinogènes ,on le dit défoncé a la benzédrine ,au L.S.D , a l'héroïne bref ,  ils sont nombreux ceux qui lui prédisent un bien sombre avenir et rares sont ceux qui parmi le public de l'Olympia de ce mois de Mai 1966 pourrait imaginer un seul instant que l'homme serait encore sur les routes un demi siècle  plus tard .

La première partie du concert est terminée , durant ce set acoustique Dylan a de nombreuses reprises a  apostrophé son public , l'ambiance est tendue ,les sifflets et les murmures de mécontentement , d'incompréhension  explosent regulièrement  dans la salle  ,Dylan n'en a cure et rétorque même " j 'ai autant envie que vous de rentrer chez moi "

Quelque part dans la foule  une jeune fille assiste médusée a ce concert  ,elle a  quittée le plateau du film ' Grand prix ' ou elle tourne sous la direction de John Frankenheimer  en compagnie de Yves Montand, ce n'est pourtant pas une comédienne mais une jeune chanteuse de la génération  yé-yé , elle ne connaît pas Dylan personnellement bien sûr mais il fait partie de ses idoles .

Curieusement Bob Dylan de son côté l'a dejà remarqué  notamment dans les pages  des magazines  ou  sa beauté éclate depuis quelques mois  , instantanément il est tombé sous son charme

nous sommes en 1966 et cette beauté  époustouflante fait tourner toutes les têtes des hommes qui la croise , elle a  22 ans ,  elle s'appelle Francoise Hardy.

Dylan a disparu  de la scène depuis une demie heure déjà ,on s'impatiente dans la salle lorsque un inconnu se penche a l'oreille de Francoise Hardy  et lui chuchote "Mr Dylan ne reviendra sur scène que si vous m'accompagniez dans les loges immédiatement pour le rencontrer  "

Elle se lève surprise  et  avec  un  brin  d'angoisse suit l'inconnu qui la conduit dans les loges de l'Olympia ou elle y découvre un Dylan hilare  apparemment très content que son 'caprice ' ait été exaucé ,

Il lui propose avant de repartir sur scène  de le rejoindre pour la 'party'  qui aura lieu a l'hôtel Georges V après le concert ,il lui précise aussi qu'elle vienne avec toute sa bande de copains présents dans la salle ,la jeune françoise accepte et puis de toutes manières "" comment refuser a Dylan ?"  

La jeune chanteuse  est non seulement surprise du comportement de Dylan  mais elle est surtout  stupéfaite de l'état de délabrement  physique  de l'artiste ,on est loin de l'image du  troubadour véhiculé par les pochettes de ses premiers albums elle dira plus tard avoir l'impression de rencontrer un "zombie" , un être malade dont la vie ne tient qu'a un fil "

 

Après ce concert houleux  elle rejoindra le Georges V accompagnée de Johnny Hallyday , Zouzou égerie et chanteuse des sixties  et Hugues Auffray  ( qui a déjà beaucoup oeuvré a faire connaître Dylan en France).

Sur place la 'party' bat son plein mais de Dylan  point  , il reste deséspérement enfermé dans  sa chambre isolé de tous ,isolé du monde  apparemment peu enclin a prendre part aux festivités.

Ce n'est  qu'au bout de 2 heures que la porte s'ouvre ,Dylan entre parmi les invités prend Françoise par la main et l'emmène dans sa chambre refermant la porte derrière lui

C'est la  , devant une Françoise Hardy  terrorisée ,que Dylan comme un gamin lui propose d'écouter quelques titres de son nouvel album sorti 8 jours auparavant aux États-Unis , le titre de ce nouvel album c'est 'Blonde on blonde "précise t'il 'qu'en pensez vous? lui demande t'il ? puis il  pose le disque sur la platine et lui donne la primeur de découvrir deux titres qui vont devenir bientôt mythiques et  légendaires  de la discographie  de Dylan (et de la musique pop tout court )

I Want you " 'et 'Just like a Woman'

Cette histoire racontée souvent par l'intéréssée elle même fait partie de la légende des 'sixties ' , certains prétendent pourtant que ce n'est pas Francoise Hardy que Dylan a attiré dans sa chambre mais plutôt Zouzou la belle icône des années soixante  , actrice underground et twisteuse  des années soixante  mais aussi petite amie  de Brian Jones  allez donc savoir?

 

18/01/2009

Jean Michel Basquiat Un genie absolu et insolent

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Jean Michel Basquiat artiste décédé a l'âge de 28 ans en août 1988 est devenu très vite une icône absolue de l'art contemporain,son destin fulgurant est a la fois bouleversant et fascinant légendaire.Il fût notamment le premier artiste de couleur a faire la couverture du prestigieux N-Y Times magazine

On aime a l'imaginer issu d'un ghetto noir et pauvre  notamment en raison de ses débuts de taggeur et d'artiste des rues du pavé new yorkais mais il n'en est rien .

Basquiat est un fils de petits bourgeois d'origine haïtienne par son père et porto ricaine par sa mère .c'est d'ailleurs sa mère  qui l'initie très tôt a l'art en l'emmenant notamment avec elle au musée de Brooklyn 

 

Son enfance est marquée par un drame qui va changer sa vie , fauché par une voiture alors qu'il joue au foot avec ses camarades il reste cloué au lit des mois durant souffrant de fractures et lésions multiples . Sa mère lui offre alors un manuel d'anatomie dont il va inlassablement recopier  les croquis . Cette influence sera déterminante pour toute sa carrière. A l'image d'une  période artistique bouillonnante et en pleine explosion a New York Basquiatva débuter par l'art de la rue ; il va arpenter le pavé new yorkais et recouvrir les murs ,les palissades ,les façades de dessins accompagnés de slogans signant SAMO un pseudonyme pour le moins désabusé (condensé de" Same old shit ".)

ce nouveau langage pictural qui mélange graffitis, tags , collages , art africain ,bande dessinée va très vite éveiller la curiosité des milieux artistiques  et c'est l'exposition 'New York -New Wave " ou il rencontre AndyWarhol, keith Haring et Robert Mapplethorpe qui va être le tremplin de sa carrière. Annina Nosei une galeriste importante du milieu artistique de la ville  le  remarque et met un atelier a sa disposition , c'est elle qui organisera bientôt sa première exposition.

Presque immédiatement Basquiat devient la coqueluche  de l'avant garde, ses tableaux sont stupéfiants et d'une inventivité et d'un modernisme inouïs. Le jeune peintre nonchalant et décontracté peint a l'instinct presque de manière naturelle  et ne semble pas avoir conscience réellement de l'engouement qu'il suscite ; il sort la nuit , fait la fête , se drogue beaucoup dépense  tout son argent . Si certains critiques font la fine bouche face a ses tableaux , ne voyant la que des dessins  d'un artiste trop cher payé ,  d'autres par contre repèrent déjà le génie  .Il devient le protégé de Warhol; pape mondain de ce New York ahurissant des années 80   , un Warhol qui  déclarera  " c'est le genre de gosse dont le talent me rend absolument fou "

Les deux artistes associeront  même leur talent pour quelques oeuvres communes mais c'est surtout  la complicité d'avec Warhol qui donnera a Basquiat une grande confiance , a partir de 1984  il révéle clairement  son intérêt pour l'identité noire et pour son histoire au travers de tableaux inspirés et sublimes 

De  1986 à 1988, année de sa mort. Basquiat peint en utilisant des techniques, des styles et des éléments jusque là jamais utilisés dans son oeuvre , l'influence de l'héroïne, dont il dépend, est très palpable. En février 1987, la mort de Warhol  (qui ne s'est jamais véritablement   remis des suites de sa tentative d'assassinat  par  valerie Solanas ) vient bouleverser le coeur et l'âme de Basquiat , déjà en un très mauvais état suite à ses abus fréquents .

Le jeune homme n'est désormais plus le même  Son sentiment d'être incompris s'ancre d'avantage dans sa vie quotidienne et il entre dans une phase d'auto destruction qui le conduit a une mort tragique

Il est devenu au fil des ans  et a l'image de Keith Haring  un autre surdoué de cette génération ,l'un des artistes contemporains les plus côtés sur le marché de l'art, ses oeuvres atteignent désormais  des sommets vertigineux  dans les ventes aux enchères partout aux quatre coins du monde.

 

une sélection perso de quelques tableaux de Basquiat

Toxic (1984)  

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 Untitled( skull) -1981 

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Early moses (1983)

 

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All colored cast (1982)

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Arborigenal (1984)

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02:11 Publié dans arts, Culture, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : basquiat

20/11/2008

Ou on va Papa?

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C 'est le hasard qui vous conduit parfois dans une librairie a saisir un livre plutôt qu'un autre , Dans le cas du livre de Jean Louis Fournier ce n'est pas la jaquette signifiant prix femina 2008 qui m'a attiré  , Non c'est plutôt le titre en forme d'interrogation qui a attisé ma curiosité pour ce petit livre  qui m'a bouleversé et que j'ai dévoré en 1 heure 30.

le sujet est  terrifiant et pourra paraître tabou puisque Fournier parle de lui et de ses deux garçons handicapés mentaux et moteurs  mais son approche en forme de confession est totalement inédite et sans aucune concession .

On passe ainsi du rire aux larmes en quelques lignes en lisant les petits chapitres au vitriol de ce  livre qui devrait absolument  etre lu par tous car il est a la fois une bouffée d'oxygène et une reflexion intelligente sur le regard des autres et le droit a la différence.

 Je  vous livre ici l'introduction de ce livre pas vraiment  " comme les autres "   a découvrir de toute urgence

 

Cher Mathieu , Cher Thomas

Quand vous étiez petit j'ai eu quelquefois la tentation de vous offrir , a Noel par exemple un livre , pourquoi pas Tintin , je connais bien Tintin je les ai tous lu plusieurs fois. Je ne l'ai jamais fait , ce n'était pas la peine  vous ne saviez pas lire ,  vous ne saurez jamais lire , jusqu'a la fin vos cadeaux de Noël seront des cubes ou des petites voitures.

Maintenant que Mathieu est parti chercher son ballon dans un endroit ou on ne pourra plus l'aider a le récupérer ,maintenant que Thomas  toujours sur la Terre a la tête de plus en plus dans les nuages je vais quand même vous offrir un livre ,un livre que j'ai écrit pour vous pour que l'on ne vous oublie pas et que vous ne soyez pas seulement une photo sur une carte d'invalidité  et Peut-être aussi  pour dire mes remords.

Je n'ai pas été un très bon père , souvent, je ne vous supportez pas , vous étiez difficile a aimer ,  avec vous  il fallait une patience d'ange, et je ne suis pas un ange. je voudrais vous dire que je regrette qu'on ait pas pu être heureux ensemble  et peut être aussi vous demander pardon de vous avoir loupés. On n'a pas eu de chance vous et moi ,c'est tombé du ciel  , ça s'appelle une tuile

Quand on parle des enfants handicapés on prend un air de circonstance comme quand on parle d'une catastrophe  aussi pour une fois je voudrais  parler de vous avec le sourire , vous m'avez fait rire et pas toujours involontairement ,grâce a vous j'ai eu des avantages sur les parents d'enfants normaux je n'ai pas eu de souçis avec vos études ni avec votre orientation professionnelle ,nous n'avons pas eu a hésiter entre filière scientifique et filière littéraire ,pas a nous  inquiéter de ce que vous feriez plus tard on a su rapidement que ce serait :Rien

Et surtout, pendant de nombreuses années, j'ai bénéficié d'une vignette automobile gratuite. Grâce à vous, j'ai pu rouler dans des grosses voitures américaines.

 

 

 

26/10/2008

Gainsbourg 2008

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Serge Gainsbourg - mes petites odalisques 


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Pour l'inconditionnel de Gainsbourg que je suis c'était évidemment un rendez vous que je ne pouvais manquer .Cette exposition au musée de la musique  pour rendre hommage a  cet immense artiste qui aurait eu 80 ans cette année s'affirmait comme  un évenement culturel totalement incontournable.

La première partie de cette exposition rassemble la quasi  totalité des 45 tours de la carrière de Serge ,Chanteur et auteur ,  .Entre raretés , bizzareries,  collectors ,musiques de film,  pressages étrangers (notamment japonais) et grands classiques de l'oeuvre de Serge  chacun trouvera de quoi satisfaire sa curiosité .Impossible de les nommer tous mais sachez qu'on  croisera  Jean claude Pascal ; Michèle Arnaud (ronsard 68la chanson de Prevert- douze belles dans la peau) Juliette greco (les amours perdus - l'amour a la papa) Hugues Auffray (la javanaise -mes petites odalisques) Francoise hardy(l'anamour) Zizi Jeanmaire ,les frères jacques (le poiçonneur des lilas) ;catherine Sauvage (Baudelaire  -  les goémons -black trombone) isabelle Aubret(la chanson de prevert) , Birkin Evidemment  mais aussi toutes les femmes qu'ils aura fait chanter , Deneuve, Adjani, Bambou, Regine , France Gall, Bardot , vanessa Paradis , sans oublier les hommes (Julien Clerc, Chamfort, Bashung ,Philippe Clay.......) je ne peux les citer tous mais tout ce que Gainsbourg a enregistré ou a composé (en format 45t) nous est ici présenté  en un mur  de 45 tours stupéfiant qui nous prouve l'incroyable diversité  insensée  et toute l'originalité de l"oeuvre artistique de Gainsbourg.

 

Serge Gainsbourg - douze belles dans la peau


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la seconde partie de l'expo nous fait pénétrer dans l'univers du maître elle s’articule autour de quatre grandes périodes :

 

La  période bleue (1958 - 1965)


Les idoles (1965 - 1969)


La décadanse (1969 - 1979)


Ecce homo (1979 - 1991)

 


Gainsbourg avait du gout on le savait et on le constate en découvrant  sa collection personnelle, La Chasse aux papillons, de Salvador Dali, Mauvaises nouvelles des étoiles, de Paul Klee, et L'homme à tête de chou, sculpture de Claude Lalanne. Les deux derniers ayant inspiré titre et contenu à deux albums de Gainsbourg.


Gainsbourg avait du gout on le savait et on le constate en découvrant  sa collection personnelle, La Chasse aux papillons, de Salvador Dali, Mauvaises nouvelles des étoiles, de Paul Klee, et L'homme à tête de chou, sculpture de Claude Lalanne. Les deux derniers ayant inspiré titre et contenu à deux albums de Gainsbourg.

 

 

Ces oeuvres sont présentées dans une vitrine-miroir latérale qui jouxte l'installation. On y trouvera également  ses manuscrits et la bimbeloterie de la rue de Verneuil, moult fois détaillée par les visiteurs : l'écorché de Louis Auzouxqui tronait dans son salon , la collection de médailles acquise auprès de ses amis de la police,une photo inédite et rare de marylin Monroe a la morgue, l'exemplaire de la marseillaise de Rouget de Lisleacheté a Drouot peu de temps juste apres le scandale de 'aux armes ect....'

 

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l'homme a tête de chou la  merveilleuse et intriguante sculpture signé Claude Lalanne

Toujours dans cette même salle   le plasticien sonore Frédéric Sanchez.propose un labyrinthe de colonnes associant des images (photos ou films) et des sons (les textes sont lus par les interprètes, Birkin, Deneuve, Dutronc...) le tout mettant  en relation l'oeuvre de Gainsbourg avec les courants (le surréalisme et le jazz , la pop et le pop art...) et les personnalités qui l'ont marqué (Bela Bartok, Boris Vian, Francis Bacon...).

Ce dispositif dynamique, visant à "provoquer des images avec le son", explique Frédéric Sanchez, réussit le tour de force d'être pédagogique tout en intrigant les connaisseurs

bref une expo qui bien que  peu être un peu trop concentrée est totalement captivante que l'on soit inconditionnel de gainsbourg ou pas .

 Inconterstablement cette exposition s'affirme comme  l'un  des grands rendez vous culturel  de cette fin d'année 2008 et comme  un évenement  artistique a ne rater sous aucun pretexte.

 

 Serge gainsbourg - ford mustang

 


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15/10/2008

Ennemis publics (Michel Houellebecq -Bernard Henri Levy -2008)

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Ils se detestent ,se méprisent  on l'a deja assez dit et répété alors si on laisse de côté le formidable coup médiatique des éditeurs il convient d'avouer que  l'idée d'une correspondance entre deux des écrivains parmi les plus controversés de ces dernières années ne manque pas de culot et de piment.
 
je vous livre , histoire de donner le ton et de planter le décor la première page de ce livre de correspondance sorti conjointement par Flammarion et Grasset .
 
"Spécialiste des coups foireux et des pantalonnades médiatiques vous déshonnorez jusqu'aux chemises blanches que vous portez. Intime des puissants vous baignez depuis l'enfance dans une richesse obscène .Vous etes emblématique de ce que certains magazines 'bas de gamme' comme Marianne  continuent d'appelller 'la gauche caviar '
Philosophe sans pensée mais non sans relations vous êtes en outre l'auteur du film le plus ridicule de toute l'histoire du cinéma.
Nihiliste , réactionnaire , cynique ,raciste et mysogine ce serait trop d'honneur que de me ranger dans la peu ragoutante famille des 'anarchistes de droite'. Fondamentalement je ne suis q'un 'beauf ' un auteur plat et sans style. Je n'ai accédé a la notoriété littéraire que par suite d'une invraisemblable faute de goûts commise par des critiques déboussolés ,mes  provocations  poussives ont depuis  heureusement fini par lasser.
A nous deux nous symbolisons parfaitement l'effroyable avachissement de la culture et de l'intelligence française récemment pointé" du doigt avec sévérité mais justesse par la magazine Times .
 
M.H

24/09/2008

Madonna - Sticky and sweet tour - Stade de France 21 septembre 2008



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Incontestablement Madonna fait partie des grandes stars de la planète aussi lorsque la chanteuse décide  de délaisser le palais omnisports de Bercy et choisit le stade de France pour sa nouvelle  tournée 2008 cela devient forçément  l'événement musical de cette année .

La première date rapidement complète  Madonna a vite  rajouté un second concert et les places se sont arrachées malgré un prix plutot élevé (rien a moins de 75 €) .

L'album qui sert de support a cette tournée 2008 n'a toutefois pas reçu un très bon accueil , en effet 'Hard candy ' malgré l'apport de Justin Timberlake  ("4 minutes" ) ,de Kanye West ('beat goes on ' ) , la production des très demandés Timbaland et Pharell Williams  , et le 'single 'give it 2 me' que toutes les radios diffusent largement  a été accueilli plutôt fraichement par la critique .

Coté public le raz de marée (numero 1 partout ou presque) confirme toutefois que Madonna continue de drainer un large public

3 ans apres ' confessions on a dance floor ' ou Madonna renouait avec le disco et la musique dance  revoici donc Madonna a Paris pour defendre un nouvel album assez critiqué ,le tout dans un climat sulfureux de provocations ( comme souvent avec Madonna) et de scandales en tout genres (un "like a virgin "dédié au Pape lors du concert de Rome , une biographie pas franchement a son avantage publiée en pleine tournée par.....son frère , une vidéo controversée  'get stupid' qui dénonce John Mc Cain assimilé aux grands tyrans de la planète ( Hitler ,Khomeiny)et un Barack  Obama  assimilé  à Martin luther King ou  a Ghandi ) bref tout ce qui faut pour faire monter la sauce.

J'étais donc present pour le second concert de la Madonne ( un choix du au hasard mais semble t'il bien inspiré car de l'avis unanime  ce second concert fut largement superieur a celui donné la veille par la chanteuse) .

Apres  une (longue) attente compensée par Bob Sinclar et 'big Ali' alors que le stade de France se remplit (curieusement  le concert ne fut cependant pas tout a fait complet )  a 21h30  dans un deluge d'effet spéciaux voici qu'apparait enfin ,  toute de cuir  vetue  Madonna , 50 ans cette année  ,une peche et une énergie  incroyable  et 2 heures durant la star  va nous offrir un show qui oscille  entre  le  (très) bon et le moins bon

La voix d'abord ; les rumeurs prétendent que le play back est de rigueur avec elle , les 'fans évidemment  s'en offusqueront mais a l'evidence je pense que si certains titres sont effectivement chantés d'autres ( 'die another day ' -" get stupid' rain' mixé avec une reprise d'Eurythmics 'here comes the rain again' ) sont simplement 'mis en scène ' avec une bande - son  (sans la presence sur scène de Madonna qui tres certainement en profite pour de changer et souffler) ) . 

 Madonna  de toute évidence  se donne  néanmoins a fond et  offre a son public un véritable tour de force athlétique , elle chante , saute , court , grimpe , fait des pompes, du saut a la corde, elle se dépense sans compter et c'est cette énergie incroyable qui force le respect .

Entourée d'une armada de danseurs et danseuses qui n'ont pas la moitié de son âge Madonna assure le spectacle  elle n'est jamais en reste , et disons le tout net  ! sa performance scénique est tout simplement hallucinante.

Si le choix des chansons fera inévitablement débat (8 titres de hard & candy aucun de 'erotica ' un seul de 'music ' ) , les standards incontournables sont la et bien la  ('la isla bonita' revue et corrigée façon gipsy et mixée avec 'lela pala tute " de Gogol Bordello , 'into the groove' mixé a 'jump' sur une animation fabuleuse en hommage a Keith Haring  son ami disparu  devenu depuis une icône de l'art contemporain, 'ray of light' dans une version  technoide et dans un déluge de lasers et d'effets speciaux ' like a virgin' chantée a capella avec la foule ( dommage) mais  subtilement enchainée avec ' hung up ' dans un registre plus proche de Métallica que d'Abba , 'like a prayer ' totalement revisité (ambiance énorme et immense  moment) ' 'vogue ' (l'un de mes titres préférés) et qui m'a  un peu laissé sur ma faim malgré des danseurs incroyables autour de la chanteuse  'music ' (encore un grand moment du concert) .'four minutes ' l'enorme tube  et l'apparition en vidéo de justin Timberlake , bref des choix classiques mais aussi  des prises de risques avec tout d'abord  'incroyable  'human  nature ' (extrait de 'bedstime stories ' ) et interprété  par une Madonna sublime  a peine vetue ,  guitare a la main bottes de cuir montantes  et haut de forme (et britney Spears en fond d'ecran) '  'borderline' totalement massacré et interprété également a la guitare (peut etre le plus gros ratage de cette soirée) un 'you must be love 'inutile et  exhumé de la bande originale de 'Evita ' ou encore  un ' 'she's not me ' (extrait de hard and candy) ou Madonna déchainée en mini short rouge et lunettes de Lolita  revisite avec dédain et mépris toutes les anciens personnages qui ont fait sa légende ( la Madonna Marylin ,la Madonna vierge éffarouchée , la Madonna blonde , elle termine cette incroyable prestation par un baiser a pleine bouche avec une danseuse (clin d'oeil évident au scandale britney Spears de 2004)

Comme toujours avec Madonna le final est brutal  , apres un " give it  2 me ", pas de  rappel   c'est deja fini game over ! comme l'affiche l'ecran du stade de France  les lumières se rallument Madonna est partie , arrivée sur scène en grande star 23 chansons plus tôt (au son de 'candy shop ') elle repart en grande star et en dépit des polémiques et  reste depuis 25 ans et sans discussion aucune l'une des plus grandes artistes de la scène internationale.

Certes chacun regrettera l'absence de certains titres évidemment attendus ( don't tell me - what a feel like for a girl - material girl - papa don't preach - erotica - frozen - holiday - lucky startake a bow )- la liste est longue  pourtant de toute évidence et comme pour Polnareff en 2007 ce concert etait l'evenement  a NE PAS RATER. La venue a Paris  dans ce désormais mythique stade de france  ou un certain Zinedine Zidane ( présent dans les loges V.I.P pour ce concert mémorable) a pour l'eternité marqué voila deja dix ans deux buts historiques restera pour beaucoup un souvenir mémorable . 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15/06/2008

Alain Bashung - Olympia 14 Juin 2008

 

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Surtout ne pas s'imaginer que les quatre dates  de l'Olympia d'Alain Bashung soient complètes a cause de cette satanée maladie qu'il combat depuis des mois dejà et qui a bouleversé le monde de la chanson française. On le disait diminué et il l'est certes , visage marqué par la maldie  les  traces terribles de la chimiothérapie sont la pour attester l 'état de santé  déclinant de l'artiste mais  pourtant la voix est la et bien la ,une voix unique , grave , une voix qui vous cloue sur place des les premières secondes de ce concert chargé d'une émotion et d'un magnétisme quasiment palpable. L 'homme est en costume   , chemise blanche , bottes de cow boy , chapeau vissé sur le crane pour dissimuler pudiquement  une calvitie inévitable , avec son charisme , sa nonchalance  il s'avance et déjà la foule est en osmose avec lui . Le premier titre 'comme un lego' une merveille signée Bashung- Manset  donne le ton de ce spectacle , la chanson qui s'impose dejà comme une des plus stupéfiantes du répertoire d'alain  est chantée dans une ambiance quasi religieuse .

les titres extraits de 'bleu petrole' le dernier album de Bashung  s'étirent les uns après les autres ( " hier a Sousse ' ' sur un trapèze" 'venus" '" je t'ai manqué ' " j'ai tué la pianiste'   toutes interprétées sobrement  a la perfection  et avec une classe folle , Bashung fatigué chante tantôt assis sur un tabouret  tantôt debout  agrippé au pied de micro .Les musiciens autour de lui sont en parfaite harmonie (Yann Pechin formidable a la guitare)  et le public conquis d'avance est totalement subjugué , Bashung alterne les titres de 'bleu petrole ' avec des incontournables ' osez Joséphine! - 'vertige de l'amour ' 'la nuit je mens '  mais il s'autorise aussi quelques titres cultes ' volontaire ' 'legere eclaircie"'Titres bien connus des fans de toujours , des chansons incontournables  enflamment  un Olympiaqui chavire depuis une heure déjà .

Pas de titres extraits de l'imprudence son ténébreux précèdent album mais quelques trésors puisés dans  ' chatterton" ( "happe" " a perte de vue " ) ou  de"  fantaisie militaire "" mes prisons ' " "samuel Hall " "  .Le single ' président , résident de la république' tant attendu arrive en fin de concert suivi de deux inévitables rappels avec un madame Reve" absolument enorme ,suivi d'un  duo avec Chloé Mons ( madame Bashung a la ville ) pour "bill & jane " un titre aux accents country ' puis le grand  , l'immense bashung  nous offre  'nights in white satin'  des Moody Blues. pour conclure par un 'angora ' beau a pleurer ou les paroles de  cette chanson sublime extraite de 'fantaise militaire' prennent désormais un poids  et une portée nouvelle

"Les pluies acides décharnent les sapins
J'y peux rien, j'y peux rien
Coule la résine
S'agglutine le venin
J'crains plus la mandragore
J'crains plus mon destin
J'crains plus rien

Le souffle coupé
La gorge irritée
Je m'époumonais
Sans broncher

 

Sous le choc , enthousiasmé , par ce concert electrique et intense le  public crie et hurle son amour  a Bashung qui le lui rend bien , l'artiste  visiblement est ému  ; lui si hermétique si distant par le passé lors des prestations scéniques est cette fois terriblement ébranlé par l'hommage rendu ce soir  par son  public.

un public  qui a compris  depuis l'extinction des lumières que l'une des plus bouleversantes pages de l'Olympia s'est écrite ce soir .

 

 Alain bashung  -Angora

 


podcast

 

 

 

29/04/2008

Exposition Keith Haring -Musée d'art contemporain de Lyon

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Qui aurait cru un jour que le gamin qui arpentait les rues de New York City pour recouvrir de ses désormais célèbres personnages murs , couloirs de métro , palissades et autres supports au hasard  de ses rencontres allait devenir en quelques décennies un artiste contemporain majeur et incontournable?
L 'époque ou le jeune taggeur  essayer d'échapper aux forces de l'ordre qui l'arrêtaient fréquemment et lui passait les menottes est maintenant bien loin , le binoclard timide est devenu une icône de l'art moderne et surtout l'un des artistes contemporains les plus chers et les plus en vogue sur le marché mondial ?
Ma rencontre avec le génie visuel de Keith Haring  s'est déroulée vers 1995 , les reproductions du "radiant child " (voir ci dessous ) abondaient alors dans les boutiques d'affiches et de posters du quartier des halles a Paris et ce fut le coup de foudre instantané entre cet artiste atypique et ma vision personnelle de l'art.
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C'est donc un évènement majeur que la rétrospective proposée par le musée d'art contemporain de Lyon  qui décide d'honorer Keith Haring qui aurait eu un demi siècle en 2008 si le sida qui fit des ravages dans le new york underground des années 80 ne l'avait fauché comme tant d'autres .
Artiste exceptionnellement doué , inclassable , généreux , sans tabous ,  Keith Haring a laissé une œuvre stupéfiante où l'innocence cache une réelle inspiration, un peu comme si l'artiste n'avait jamais voulu grandir et qu'il regardait le monde avec des yeux d'enfant pour mieux parler des adultes.

Inspiré par le graffiti, , soucieux de toucher un large public, Haring commence à dessiner à la craie blanche sur des panneaux publicitaires noirs du métro de New York laissant des traces de son passage un peu partout dans new yorket ,notamment  dans l'east village  Il va  exécuer plusieurs milliers de ces dessins, aux lignes énergiques et rythmées inventant un style identifiable au premier coup d'oeil ,  répétition infinie de formes synthétiques soulignées de noir avec des couleurs vives  On y retrouve bébés , humains , dauphins, crocodiles , postes de télévision,  personnages de cartoons et de dessins animés ,chiens qui jappent, serpents qui dansent , silhouettes androgynes,  soucoupes volantes, pyramides, . Pour que ses creations  soient accessibles a tous Haring   ouvre en 1986,   dans le quartier de SoHo,   a New York (sur Lafayette street  ) son Pop Shop, une  boutique hallucinante ( malheureusement  fermée depuis peu ) où se vendent des objets, vêtements, posters, badges . bijoux  illustrés par lui, comme autant d'œuvres , une  démarche très controversée dans les milieux artistiques mais néanmoins soutenue par ses proches  ( Andy Warhol. Madonna, Grace Jones, Timothy Leary,  jean michel Basquiat .)

En 1988, il apprend qu'il est infecté par le virus du sida. Il s'engage dès lors fortement dans la lutte contre cette maladie, mettant tout son art et sa notoriété au service de cette cause et de sa visibilité. Il crée à cet effet la Keith Haring Foundationen 1989 , une association chargée de venir en aide aux enfants et de soutenir les organisations qui luttent contre le sida.L 'artiste  donnera beaucoup de son temps aux hôpitaux , maternités et centres pour mineurs en décorant notamment gratuitement Les locaux de divers établissements a travers le monde (Pise , Paris , Monaco ,New york ,Washington , Chicago)

Condamné par la terrible maladie Haring va durant les derniers trimestres de sa vie peindre des tableaux plus difficiles ,plus engagés  a l'image de l'étonnant tableau intitulé  AIDS (voir ci contre) une oeuvre dérangeante que l'on peut voir dans cette  rétrospective.

 Rarement un artiste aura légué une oeuvre aussi énergique et foisonnante. Au terme d'une carrière éclair (seulement dix ans), Keith Haring est entré au panthéon des maîtres, tels Picasso et Warhol, artistes  dont le style est immédiatement reconnaissable . Objectif atteint pour le créateur new-yorkais qui s'était donné pour mission de rendre l'art accessible à tous en donnant vie au langage des signes  .n'en déplaise aux institutions qui n'ont jamais vraiment  reconnu son talent de son vivant mais qui l'encense aujourd'hui et même si  avant son décès la cote de keith Haring  commençait  a frémir et a grimper inexorablement elle atteint aujourd'hui  des sommets (les plus belles oeuvres sur bâches se négociant autour de  2 millions d'euros et certaines pièces atteignent la barre des 3 millions)

Cette rétrospective lyonnaise ravira a la fois  les  inconditionnels  de cet artiste (dont je fais partie)  et permettra aussi a  tous ceux qui ne le connaissent pas encore , de découvrir un artiste attachant  , un véritable génie visuel , un électron libre du monde artistique disparu trop jeune et qui séduira par  l'incroyable sentiment de gaité  et de liberté  procuré par la vision de ses toiles . Témoin visionnaire et incontestable de son époque  Keith haring laisse une  oeuvre colossale (dont une toute petite partie seulement (250  tableaux et sculptures) nous est présentée dans cette rétrospective néanmoins passionnante. 

 

 Quelques oeuvres exposés au musée d'art contemporain de Lyon pour les 50 ans  de la naissance de Keith Haring 
 
safe sex (1988)  -St Sebastien (1984)- Untitled (1983) - Andy Mouse ( 1986) - Fashion Moda, (1980).- AIDS (1985)
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site officiel de Keith Haring

 http://www.haring.com/

 

09/04/2008

Des jeunes gens modernes - Post punk ,Cold wave et Culture Novo en France (1978- 1983) -Galerie du jour - Agnes B

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Elli & Jacno -Main dans la main

 


podcast

 

Le titre ' Des Jeunes Gens Modernes " fait référence a un article paru dans le journal "actuel" en 1980 .

Dans ce numéro historique du cultissime magazine (avec  le groupe Marquis de Sade en couverture ) on  y parlait d'une tendance musicale et culturelle nouvelle  tantôt appellée 'post wave" ou ' cold wave' mais également 'novo-disco ' ou encore ' post -punk'

.Derrière cette étiquette nouvelle on retrouvait toute une scène française émergente de la déferlante 'punk'  et qui enterre l'héritage du 'no future ' .

Des formations et des artistes  comme Taxi girl , Marie et les garçons , Alain Kan  Marquis de Sade, Suicide Roméo, Mathématiques Modernes, Electric callas surgissent de l'underground   d'autres plus formatées et conventionnelles comme Lio ,  Elli & Jacno , ou encore  Etienne Daho profitent de cette vague nouvelle , tous vont   tenter de proposer un nouveau visage artistique et musical auprès d'une génération qui vient de subir coup sur coup deux phénomènes radicalement opposés a savoir  le Punk et le Disco .

Même si le désespoir et la noirceur ne sont jamais loin c'est le temps de la reconstruction apres celui du 'destroy  préconisé par le raz de marée punk et celui des paillettes et de l'insouciance des dance floors de la vague disco.

La dynamique de ce souffle nouveau va être relayée par les journalistes influents de l'époque (Alain Pacadis - Yves Adrien )et les  égéries  qui la  représentent  ( Elli ,  Edwige ) et par  l'émergence des labels indépendants (new rose -garage records - celluloïde

ce  sont  ces  labels  qui font tenter de faire de ces groupes nouveaux des acteurs essentiels de la culture musicale française . Il n'y aura évidemment pas de place pour tout le monde et seuls quelques uns vont véritablement réussir a exploser (les Rita Mitsouko -Taxi Girl -Elli Medeiros   Etienne Daho)

Période culte , période clé du rock français j'ai eu la chance d'être le témoin de cette époque musicale aux inspirations multiples et variées ( Burroughs , la science-  fiction, l'électronique , l'expressionnisme allemand ; la  robotique)  c'est donc avec émotion que je décidai de visiter l'exposition  des jeunes gens modernes'' proposée par la Galerie du jour -Agnès B .

Mais c'est une grande déception pour ne pas dire une grande frustration qui m'attendait car cette exposition sous le masque d'un minimalisme un peu facile est en realité   'un foutage de gueule '

Quelques clichés photographiques alignés sur trois murs blancs (minuscules clichés de quelques centimetres  a peine plus grands que des diapositives ) , quelques pochettes de disques , une petite dizaine d'ouvrages , quatre ou cinq  badges , une video fourre-tout  qui tourne en boucle et puis..... rien  le vide absolu  et au final  pas grand chose a voir (on a fait le tour en 5 minutes chrono) . Même l'illustration musicale est en décalage avec le sujet de l'exposition c'est dire ,pourtant  il y avait tant de choses a montrer et a développer autour de ce sujet que l'on repart forcément déçu par une  exposition aussi inutile que prometteuse

Seule la superbe affiche inspirée du constructivisme soviétique est une réussite pour le reste "C'est circulez y'a rien (ou pas grand chose )  a voir.

 

 

Marie et les garçons  - re bop

 


podcast

 

 

 

 

 

16/03/2008

Miss -Tic au hasard dans Paris

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19:39 Publié dans arts, Culture, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : miss-tic

03/02/2008

Bob Dylan ,une biographie (François Bon -2007)

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C'est la  biographie remarquable d'un des artistes les plus mystérieux et les plus envoûtants de son époque que nous propose l'écrivain  francois Bon  (déjà auteur d'une biographie passionnante sur les Rolling Stones en 2002).
2007 sera donc une grande année Dylan avec la sortie quasi simultanée de ce livre  incontournable ( et pas seulement pour les fans) et du film 'I 'm  not there' de Todd Haynes un film dans lequel l'artiste est incarné a l'écran par une femme Cate Blanchett  (et qui par ailleurs a été accueilli avec enthousiasme par Dylan 'himself')
Cette biographie  bien plus que le parcours d'un artiste  visionnaire  est aussi le reflet d'une époque car l'auteur en privilégiant la période 1964-1975 nous projette dans une société culturelle et sociale riche en évènements , une époque en plein mouvement et en pleine mutation ou Dylan se construit a la force de  son talent , de  son culot , de son avant -gardisme et de sa vision du monde une place au panthéon des génies de son époque.

27/01/2008

1+1= 1

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Le Lennon chevelu, barbu en costard blanc, baskets et lunettes rondes maigre comme un clou m’a toujours fasciné.
Sur  ce  cliché  il   est avec Yoko que tout le  monde  (ou presque )  détestait  car , cordialement accusée et rendue responsable de  la séparation de la bande des quatre de Liverpool. (Rien que ça!)


Pourtant Yoko Ono surgie tout droit de l’underground new-yorkais n’en avait rien a battre des Beatles mais une chose est certaine elle aimait John et John l’aimait.

Il suffit juste de les regarder  ensemble dans les documents filmés de l’époque, (le live a Toronto en 69, le Bed-in de Montréal, les séances d’enregistrements a new york) pour constater que leur amour fusionnel traverse l'écran et ne fait aucun doute

 

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Quel couple magnifique il formait tout les deux  ,un couple  attachant  hors des modes , hors du temps et des convenances; il fallait oser la pochette unfinished music N°1two virgins à poil tous les deux recto et verso s’il vous plaît, oui ! il fallait oser les braillements et cris gutturaux de ce premier album commun que la censure obligea à sortir dans une enveloppe de papier kraft un objet sonore qui se démarque de tout ce qu'avait bien pu proposer Lennon depuis le debut des sixties.

 

yoko ono,john lennon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avec Yoko a ses cotés on  a bien compris que Lennon a lé désir de couper le cordon avec les trois autres , une page est désormais tourné et certaines paroles de chansons l'illustre sans ambiguité aucune.

‘I don’t believe in the Beatles ‘
‘I don’t believe in Kennedy’
‘I don’t believe in Buddha’
‘I don’t believe in Jesus’
‘I just believe in me ‘
‘Yoko and me ‘


1+1 = 1

Mais doucement et sûrement alors que déjà arrive  le second album unfinished music N° 2-life with the lions  un disque  pourtant tout aussi inaudible que le premier, tout   doucement  l’héroïne mange le couple de l’intérieur et commençe a dicter sa triste  loi


1+1=1

Ca y est John et Yoko se marient a Gibraltar, nous sommes en mars et paraît le troisième album the wedding album’ avec photo du gâteau de mariage a l’intérieur.

le couple est sur un nuage même si musicalement on attend toujours un album enfin reconnu car il faut bien avouer que"  the wedding album "est plutôt moyen.

Engagés dans la dénonciation et la condamnation de la guerre du Viêt-Nam John et Yoko vont enregistrer un 45 t qui va devenir l’hymne absolu de la contestation Ce sera "Give peace a chance"  une curiosité bricolée dans une chambre d’hôtel de Toronto et créditée sous le nom du Plastic Ono band.


Quelques jours plus tard John annonce officiellement qu’il quitte les Beatles, définitivement, ironie suprême car a la même période The Balad of John and Yoko devient le 17ème N° 1 des Beatles dans les Charts (pochette du single avec les 4 et Yoko)


Puis viendront  ‘Cold Turkey ‘ (écrite par John pour le groupe mais refusé par Paul) ‘ Instant karma , Jealous Guy , Power to the People et le premier album du Plastic Ono band  sobrement appelé  John Lennon & the plastic Ono band puis le monde découvrira un titre qui va devenir mythique  Imagine  qui sera LA chanson qui  fera entrer  Lennon au panthéon des grands compositeurs modernes


Imagine LA chanson ultime sur la paix


you may say I’m a dreamer
But I’m not the only one
I hope someday you’ll join us
and the world will be as one

Ensuite arrivera  l’album sous-estimé  Rock’n roll  composé de reprises des standards de rock qu’adorait John (avec au passage une pochette sublime ou l'on voit  John adossé au mur de briques , un perfecto de cuir noir sur le dos)
De 75 a 80 John Lennon  se retire de la vie publique entretenant un mystère autour de lui , son retour en 80 crée l’événement avec l’album Double Fantasy et les singles Just like starting over et Woman

John et Yoko bonheur retrouvé 1+1 = toujours 1

Le costard blanc, maigre comme un clou , lunettes rondes et baskets plates je me souviens de John et de sa silhouette longiligne dans le film-hommage Imagine et je le revois marcher autour du lac tenant Yoko d’une main et Sean, leur fils né en 1977 de l’autre.

1+1= 3

8 Decembre 1980  j 'ai 19 ans et le monde entier va encaisser  le choc , le Dakota hôtel , David Chapman, l’autographe et l’attrape cœur de JD Salinger sous le bras du tueur et au bout du compte la mort a deux pas de central park

En nous quittant, en me quittant j’eu l’impression de perdre comme un grand frère lointain mais pourtant si proche de moi.

John est mort et cette fois c’est terriblement vrai, pas de farce médiatique à la Paul is dead et de mystères a découvrir ou de vérités masquéés (pochette d’Abbey road).
Dans les radios du monde entier on entendra les jours suivants les aveux de l’amour éternel de Yoko


Please let me explain
I never mean to cause you sorrow or pain
So let me tell you for again and again
I love you now and foreve
r


1 – 1 = 2

 

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John Lennon -    woman

 


podcast

 

 

 

28/11/2007

Fred Chichin ( R.I.P 1954-2007)



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C'est la sale nouvelle de cette fin Novembre Fred Chichin le legendaire guitariste des Rita Mitsouko est mort d'un cancer foudroyant ce mercredi.

On le savait malade depuis quelques temps  et il avait du laisser Catherine assurer seule les dernieres dates de leur tournée mais la nouvelle fait pourtant  l'effet d'une veritable bombe car le personnage est a l'image de la carriere du groupe formé avec sa compagne depuis pres de 30 ans  c'est a dire totalement hors du commun

Ensemble ils auront apporté un souffle nouveau a la musique française a partir des années 80 .leur second album 'the no-comprendo"  paru en 1986 reste a ce jour encore l'un des disques les plus importants du rock français toutes époques confondues .

Choississant souvent de rester en retrait d'une  Catherine Ringer  beaucoup plus médiatisée ; c'est pourtant lui l'homme de l'ombre ,l'ex punk de paname et compagnon des premiers jours des mythiques Taxi Girl  et Gazoline (avec le disparu Alain Khan) qui va apporter ce son influencé par ses idoles ( T.Rex , The Sparks) grace a son talent et son ecclectisme musical (guitare,basse, claviers ,batterie).

Arborant ce  look unique  entre décadance  et dandysme chic et rétro Fred aura marqué toute une génération par sa classe, sa discrétion et le choix d'une carrire  ou le désir de renouvellement fut de mise et les prises de risques  nombreuses.

La discographie est exceptionelle de la bombe 'Marcia baila ' en 1984 a " the No comprendo "(1986) rappelons les albums 'Marc et Robert " disque qui surprit les fans (duos avec leurs idoles 'the sparks ' sur plusieurs titres de ce disque inclassable et d'un avant garde étonnant) puis 'System D " (1993) " cool frénésie " (2000) et "la femme trombone"  en 2002 .

La force de chaque album du duo  est de ne ressembler a aucun des autres ;  preuve d'un souci permanent de recherche musicale et de renouvellement artistique .

Fred Chichin deja affaibli par une hépatite C qui avait contraint le groupe a un repos forcé durant plusieurs années est donc  décédé d'un cancer foudroyant diagnostiqué a la fin de l'été 2007 , il nous quitte a l'heure ou Les Rita Mitsouko  entamait une tournée de promotion pour leur dernier album 'Variety" sorti en Avril de cette année ,un disque encore une fois étonnant et qui la particularité d'etre exploité  en deux versions ; l'une française , l'autre anglaise

 

Les Rita mitsouko - l'hotel particulier


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Les  Rita Mitsouko  'Mandolino city '


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Les Rita Mitsouko  les histoires d'A (live)


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Les Rita mitsouko  -  C 'est comme ca  (live)


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la  tombe  de  fred Chichin - au  cimetiere  de  Montmartre (Paris)

 

fred chichin,rita mitsouko

 

 
 

18/07/2007

14 juillet 2007 - Champ de Mars- Paris - Polnareff bis !

20581c8c01a376f4c18fafd4cddf5004.jpgPolnareff est décidément incroyable et....infatigable . Ce qui ne devait être qu'un come -back (forcémént exceptionnel) st devenu depuis Mars 2007 un véritable raz de marée médiatique , dates supplémentaires dans un palais omnisports de  Bercy archi comble a chaque fois , tournée française triomphale et pour finir une apothéose au Champ de Mars ce 14 juillet pour un show devant 600.000 personnes . Même le soleil qui boudait la capitale depuis des semaines était au rendez vous pour voir l'immense artiste nous offrir 14 chansons pour un 14 juillet mémorable .Michel Polnareff nous a donc offert une fois encore 'la poupée qui fait non - un 'lettre a france ' chargé d'émotion  un 'Good bye Marilou 'sublime ; un  'y'a qu'un ch'veu furieux  qui a dut faire trembler notre  vieille tour Eiffel et comme a  Bercy ( j' y etais le 7 mars ) un final éblouissant avec  'on ira tous au paradis ' repris en coeur par une foule comblée . Entré en scène enveloppé dans un drapeau bleu blanc rouge le chanteur nous a rappelé combien il aimait la france .Cas  a peu près unique dans l'histoire de la chanson française Michel Polnareff jouit d'une cote d'amour aupres du public sans précédent .La Polnareff -mania  a envahi le pays  et l'artiste fort d'un répertoire d'une qualité exceptionnelle a  pu encore une fois verifier combien nous l'aimions et combien nous aimions ses magnifiques chansons .

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31/03/2007

Slow train coming ou l'album de la convertion de Bob Dylan

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Avril 1979  Bob Dylan s’apprête a faire un changement radical qui va bouleverser sa vie personnelle  et artistique .

Le chanteur culte de toute une génération, celui qui par ses textes et ses mélodies aura définitivement bouleversé la musique de son époque va soudain se convertir au christianisme.

D’origine Juive né Robert Zimmermann cette conversion va lui  apparaître comme une évidence au vu d’une inspiration divine.

en effet lors d’un concert a San Diego un spectateur lui lance une petite croix  en argent  le chanteur la ramasse et la conserve, puis quelques jours plus tard alors qu’il se trouve en Arizona , Dylan  examine cette croix  lorsqu’il ressentit une  ‘ présence ‘ .Troublé par cette sensation intérieure il s’inscrit dans une école d’enseignement biblique californienne encouragé par sa nouvelle compagne Mary Alice Artes et décide bientôt de se convertir a la religion catholique

L’album qui suivit cette crise mystique  fût ‘slow train coming ‘ paru en Août  1979 dont les chansons composées entre Avril 1979 et mai 1979  s’inspirent  presque toutes  (a l’exception de Do right to me, baby  écartée de l’album précédent  'street legal’) de la bible et de l’ancien testament .

A la guitare on trouve sur ce disque Mark Knopfler le guitariste de Dire straits  un groupe qui est en train  de conquerir le monde et c’est d’ailleurs en allant les voir sur scène a Los Angeles que Dylan  eut  l’idée de demander au musicien de participer a son album .

Nous sommes alors en plein période post –punk ,la vague disco  déferle et le reggae commence son invasion planétaire aussi rien d’étonnant a ce que l’un des plus gros succès de ‘ slow train coming ‘ soit Man gave names to all the animals  un titre au rythme chaloupé très inspiré du reggae et qui mènera Dylan jusque sur les dance –floors.

Ce titre s’inspirant clairement de la genèse 2 :20 "Et l’homme donna des noms a tout le ;bétail ,aux oiseaux du ciel et a tout les animaux des champs  "Mais  cette chanson même si elle rencontre un grand succès n’est pas la meilleure de ce disque  du   Dylan nouveau   et Il faut plutôt a mon sens  retenir   ‘Gotta serve somebody"

You might be a rock'n roll adict prancing on a stage you might have drugs at your comand , women in a cage But youre gonna serve somebody yes You're gonna have to serve somebody, Well, it may be the devil or it may be the Lord But you're gonna have to serve somebody."

"Vous pouvez être un fou du rock'n'roll qui se déhanche sur scène, Vous pouvez avoir des drogues quand vous le voulez, des femmes en cage Mais vous devrez servir quelqu'un, oui Vous devrez servir quelqu'un, Ca pourra être le diable ou ça pourra être le Seigneur Mais vous devrez servir quelqu'un."

Cette chanson superbe est assurément  le chef d’œuvre de l’album  et  Dylan recevra d’ailleurs  un grammy award (son premier) pour ce titre  dans lequel    le Zim  fraîchement converti propose de choisir entre le diable et le seigneur.

De même  dans " precious Angel " le texte est explicite

"Sister, let me tell you about a vision I saw.
You were drawing water for your husband, you were suffering under the law.
You were telling him about Buddha, you were telling him about Mohammed in the same breath.
You never mentioned one time the Man who came and died a criminal's death"

"Ma sœur, laisse moi te raconter une vision que j'ai eue.
Tu puisais de l'eau pour ton mari, tu souffrais sous le joug de la loi.
Tu lui parlais de Bouddha, tu lui parlais également de Mahomet dans le même souffle
Tu n'as jamais une seule fois mentionné l'Homme qui est venu et mourut comme un criminel"

Même chose pour  I believe in you ou il décline cette fois  le thème cher a son cœur celui  du vagabond solitaire mais ici l’homme n’est plus seul car il croit en Dieu

"I believe in you even through the tears and the laughter,
I believe in you even though we be apart.
I believe in you even on the morning after"

"Je crois en toi même au milieu des larmes et des rires
Je crois en toi même si nous sommes séparés.
Je crois en toi même le jour d'après
."

Enfin dans When you gonna wake up  le refrain qui donne son titre a la chanson est tiré mot pour mot de la bible  révélation 3 :2

 

"There 's a man up on a cross and he's been crucufied

do you have any idéa why or for who he died ?"

 

"Il y a un homme en haut d'une croix et Il a été crucifié."
"As tu la moindre idée de pour quoi et pour qui Il est mort
? ".

Il est clair au vu des textes de slow train coming que Dylan s’improvise dorénavant  comme un prophète des temps modernes qui veut mettre en garde  la société contre ses travers et ses écarts de conduite.

C’est cette ferveur chrétienne qui ne le quittera plus et le conduira a demander a  être reçu par Sa sainteté Jean Paul  II bien des années plus tard affirmant alors aux yeux du monde une profonde et réelle conviction religieuse que les fans anglophiles  auront perçue depuis longtemps dans les textes de nombreuses de ses chansons en général  et bien evidemment dans ce  'slow train coming' qui s'impose comme  un magnifique et bouleversant album de transition tant musical que personnelle.

 

Bob Dylan - Man gaves names to all the animals

 


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28/03/2007

Egéries Sixties ( Fabrice Gaignault -Fayard-2006)

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Début des années 1960. Des filles se rencontrent à Paris dans l'agence de mannequins de Catherine Harlé : Nico, Anita Pallenberg, Amanda Lear, . Libres, extravagantes, gonflées , elles font les beaux jours et les belles nuits de la Rive gauche et croisent d'autres beautés.

Plus qu'une bande, ces femmes libérées  incarnent un état d'esprit, un look , un mode de vie  une allure , et vont influencer profondément leurs amants, des figures du cinéma ou du  rock : Brian Jones, Philippe Garrel ,Keith Richards, David Bowie, parmi tant  d'autres.

 

Peindre l'existence de ces véritables stars, c'est remonter le fil qui relie la mode de Carnaby Street à celle du boulevard saint-Germain. C'est s'inviter à des parties hallucinantes, des deux côtés du Channel mais C'est aussi entrevoir, à travers ces égéries touche-à-tout le souffle de liberté et de créativité des sixties dont tout les artistes  se revendiquent aujourd'hui encore .

C'est ressusciter le temps  de la  lecture  de  ce  livre  passionnant les figures légendaires de Donald Cammell, dont l'appartement de Montparnasse fut le haut lieu de l'axe Paris-Londres, et de Talitha Getty, dont le palais de Marrakech fut le théâtre d'orgies mémorables ou  encore d'Andy Warhol dont la Factory new yorkaise fut un vivier de l'expérimentation musicale et artistique .

Suivre la destinée de ces femmes exceptionnelles, c'est surtout dessiner une certaine idée des années 1960 avec tempêtes sexuelles, riffs de guitares , provocations vestimentaires et déferlements de  poudre ".

Lire ce livre formidable c'est aussi mesurer le fossé qui sépare notre société actuelle de ces  années qui bien que décadentes n'en restent pas moins marquées d'une soif de liberté et de rencontres fascinantes .  

Cette génération qui baignée par un Mai 68 dont elle ne semble pourtant avoir cure applique au quotidien le mode de vie d'un  titre emblématique du célèbre film de Godard " Vivre pour vivre "  . Dans ce monde interlope ou on croise aussi bien des  artistes  cultes  (Dali , Warhol , Dylan , Gainsbourg ,Polanski , Beatles  et Stones , Brando , Hendrix , ) que des anges maudits (Pardo -Clementi ,) on y parle surtout de ces filles étonnantes en osmose avec leur  temps , De Zouzou  a Marianne Faithfull , de Birkin a Valerie Lagrange ,de Caroline de Bendern a Talulah Getty  d'Eddie Sedgwick  a Tina Aumont , de  Nico a Marianne Faithfull , d'Amanda Lear a Anita Pallenberg d'Anna Karina a Deborah Dixonelles  accompagnées d' autres beautés inconnues ou célèbres ,  egéries de l'ombre  ou de la lumiére ,toutes   sont  des femmes incontournables qui ont marquées chacune a leur façon leur époque.

Ce  livre formidable témoignage d'une époque révolue qui a laissée tant de traçes indélébiles est signé Fabrice Gaignault  rédacteur en chef culturel du journal Marie -Claire .