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29/04/2016

Edie Sedgwick 'the poor little rich girl '(1943-1971)

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Quand  elle quitte la Californie ou elle est née en 1943 Edie Sedgwick est déjà une jeune fille riche et  jolie , heritière d'une grosse fortune familiale  ,elle est issue  d'un milieu aisée du Massachusetts mais elle  ne sait pas sûrement pas encore que son destin sera celui de devenir l'égerie du New York Underground en pleine explosion culturelle

après un début de carrière de mannequin elle croise en 1965 Andy Warhol et le déclic est immédiat ,Andy voit en elle son double féminin et il l'a prend sous son aile .

C'est pourtant elle qui va donner a l'artiste timide et compléxé le goût des soirées mondaines et des grandes fêtes ,ensemble ils vont tourner de nombreux films entre 1965 et 1966 ( Kitchen -beauty# 2 -Chelsea girls -Poor little rich girl) et elle va devenir très rapidement  un mythe et une légende de la décadence rock'n roll de son époque.

Sublime, décadente, imprévisible ,autant que colérique et lunatique  elle va régner sur un New-York  qu'elle va mettre a ses pieds. Reine absolue et incontestée de la 'Factory ' Warholienne elle pose aussi pour 'vogue' ' Life ' et collectionne les coiffures ,  Brune , blonde, cheveux longs , cheveux courts, ébourrifée ,peignés elle est a chaque fois renversante de classe et de beauté

"la pauvre petite fille riche" comme l'appelait Andy Warhol claque son héritage sans compter et de quelle manière ! ( champagne , limousines , cocaïne ,vodka , dîners aux plus grandes tables new yorkaises ) elle est partout ou on fait la fête , dans tous les lieux branchés et tout le monde l'adore , elle laisse des pourboires monstres aux chauffeurs , aux barmans  aux serveuses, aux taxis , elle vit dans un appartement sur la cinquième avenue et se fait livrer du caviar par traiteur mais pourtant elle  laisse les ordures s'entasser dans toutes les pièces et ne fait jamais le ménage et ce sont les amis se dévouent pour lui assurer un minimum d'hygiène.

Elle fréquente la jet-set mais on la retrouve aussi dans les quartiers louches ou elle se fait déposer en cadillac avec chauffeur , elle fréquente autant les grands artistes que  les travestis chers a Warhol et  les plus gros  paumés du pavé new yorkais font partie intégrante de sa cour quotidienne au même titre que tout le gratin mondain et superficiel de New York

Lou Reed compose pour elle 'femme fatale' qui sera sur le premier album légendaire du velvet underground (produit par Warhol)  et  Dylan  va tomber fou amoureux d'elle (just like a woman ' lui serait parait il dédié)

Les mélanges alcool -amphétamines -barbituriques cocaïne et bientôt héroïne mettent son organisme a rude épreuve , elle s'endort plusieurs fois cigarette aux lèvres et provoque plusieurs fois des incendies  dont celui de l'hotel Chelsea  , haut lieu mythique de la culture underground.

Une anecdote résume lé délire de son mode de vie ahurissant ."elle avait au doigt un saphir de 25.000 dollars mais la pierre tombait sans cesse de la monture ,excédée de devoir une fois de plus le remettre en place Edie l'enfonça a coups de talons dans le parquet en bois de la boite de nuit ou elle se trouvait ce soir la" .

En juillet 1971 Edie épouse Michael Post   mais  elle meurt dans son sommeil d'une insuffisance respiratoire le 15 novembre de la même année.

 

le film "Ciao Manhattan" sorti quelques mois après sa mort lui rend hommage ,réalisé par John Palmer et David Weisman elle y interprète son propre rôle au coté de Warhol (le tournage avait débuté en 1967 mais du  être interrompu pour diverses raisons)

 

 

 

 

 

27/04/2016

R.I.P Prince (1958 -2016)

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La nouvelle aura surpris toute la planète et après la disparition récente de Bowie  voici donc une des  figures emblématiques de la musique qui tire sa référence

Ainsi donc   Prince est mort tristement dans une cage d'ascenseur visiblement  épuisé et bourré de médicaments puissants et opiacés

une de mes chansons préférées s'intitulait 'sometimes it snow in april ' (chroniquée par ailleurs   sur  ce blog dans mon top 100) et le titre prend de toute évidence une curieuse connotation avec la mort du kid de en ce mois d'avril a l âge de 57 ans

 

Prince et  sa  silhouette légendaire auront  survolé les décennies avec  classe ,  talent et toujours l'envie de surprendre , d'inventer  et d'étonner

mégalomane, ambitieux et caractériel ; bourreau de travail , multi instrumentiste  génial et  complet  ses albums révèlent une palette de talent qui donne le tournis

la perte  est immense  et a  la  hauteur ( sans  jeux  de mots) de la personnalité  hors  pair  de   l 'homme

Suite a sa disparition Clapton (qui sait de quoi il retourne) déclarait" Prince était le plus grand guitariste de tout les temps   " et je ne suis pas loin de penser la même chose

Résumer un tel génie en quelques lignes s'avère évidemment délicat et impossible mais certaines caractéristiques   me semblent évidentes , compositeur génial , musicien  incroyable ( guitares, batterie, piano) , "perfomer" fantastique (ses concerts ont  tous laissés des souvenirs mémorables a tous ceux qui l 'auront vu sur scène)

depuis les premiers albums funk des années 80 ('dirty mind ' 'controversy ' )et ce son unique , sale et brut ou Prince se pose en héritier funk de Hendrix ou de Sly Stone a '1999' formidable double album charnière qui le propulse dans la cour des artistes majeurs en passant par les  bandes originale de 'purple rain ' (horrible film passé a la postérité grâce  a une bande son inouïe et un titre stratosphérique et eternel ('purple rain ' ) et celle de Under the Cherry Moon un long métrage (dispensable) et réalisé par Prince lui jusqu'aux albums essentiels de sa discographie 'around the world in a day ' monumental disque psychédélique qui lorgne du coté des Beatles avec une classe et un culot monstre) et surtout 'Sign O the times ' chef d œuvre incontestable et Himalaya musical de sa carrière ,Prince  nous  aura  enchanté se posant  définitivement   comme un artiste complet (pop, funk ,jazz,  soul )

La fin des années 80 seront nettement plus difficiles pour lui avec des albums plutôt secondaires

'(lovesexy ' en 1988 ) et une Bande originale de film médiocre   (Graffiti bridge ') et une autre plus surprenante ('Batman ') ,  il faudra attendre la fin de 1991 et le formidable 'diamonds and pearls ' pour retrouver le génie de Prince

la suite sera marquée par son opposition avec la maison de disque Warner ; il abandonne en 1993 son nom de scène au profit d 'un symbole ( cette bataille   juridique durera jusqu'en 2000)

il sortira en 1994 le fameux et célèbre 'black album ' disque mythique de 1987 (pochette uniforme noire  sans titre ni   nom de l artiste) mais retirée avant sa sortie par prince lui même puis publiera des albums indépendants sous le nom de 'New Power génération ' avant de récupérer son nom de scène en 1998

au delà de cette conduite de carrière atypique ou Prince n 'aura cessé de mettre en avant son indépendance   et sa liberté musicale   il reste   de cet  artiste  majeur  outres des disques essentiels truffés de hits planétaires ( "Kiss ' 'girls and boys ( avec la  voix  francaise  de  l'égerie  marie France) ' 'get off ' ' sign O the times ' ' raspberry beret ' 'pop life ' ' little red corvette ' ''controversy ') et  de balades sublimes ("when  2 are in love'  'sometimes it snow in april ' ' the most beautiful girl in the  world  ' ' condition of the  heart ' 'I  Wonder  U') un sentiment  général d 'avoir  perdu un artiste  qui avait  réussi a créer un personnage unique  , visionnaire , indépendant , surprenant  ,  déroutant  et  toujours a  l 'image de  son formidable  talent . 

Beaucoup disait de lui qu'il était  le Miles Davis du  funk . 

Il  reste  a savoir  qui de  ces  deux  génies  auraient  été  le  plus  flatté  de  cette  audacieuse  comparaison

 

Prince   - I  Wonder  U 

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Prince -   condition of  the heart


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Prince  -  Controversy


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20/04/2016

histoire d'une photo ( Sid Vicious - 8 Janvier 1978 )

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La photo est célèbre depuis longtemps, Sid Vicious dégoulinant de sang, torse nu le corps lacéré   ,ce cliché qui  a fait le tour du monde aura largement  contribué a renforcer davantage encore la folie  et l’extrême violence de ce que furent les Sex pistols.

La scène se passe en janvier 1978 a San Antonio au Texas ;en ce début d’année 1978 Les Pistols sont aux Etats –Unis pour une tournée qui va très vite virer au chaos général ; ils ne vont jouer que quelques dates entre leur premier concert le 5 Janvier au  Great Southeast Music Hall  d’ Atlanta, jusqu'au dernier le 14 janvier au Winterland Ballroom de San Fransisco .

Celui qui nous intéresse se déroula le 8  au Randy’s Rodéo de San Antonio .

c’est ici le royaume des cow-boys et des 'rednecks '  une contrée ou ni le rock et encore moins le ‘punk ‘ n’ont pris la place de la musique country , aussi le groupe qui se présente sur la scène ce soir la  est attendu avec un mélange de haine et de mépris.

A peine les Pistols posent t’ils le pied sur la scène que c’est une pluie de canettes qui s’abat sur leurs têtes , Johnny  Rotten , le regard fou , les yeux exorbités n’en a cure ; le groupe a l'habitude des concerts ultra violents et Johnny Rotten  le chanteur  harangue d'emblée  une foule hostile déjà bien excitée et bien  imbibée .

C’est l’arrivée de Sid Vicious qui va tout déclencher , le bassiste des Pistols qui vient de se lacérer le corps a coups de tessons de bouteilles en coulisses , se présente face au public il est déglingué a la bière et a l’héroïne , il titube et parvient a peine a porter son instrument  , les bouteilles continuent de voler et  de se fracasser sur la scène  ,l’une d’elles atteint Sid en plein visage mais ce dernier qui se met a pisser le sang prend  alors le  micro et s’avance vers le bord de la scène pour hurler   aux Cow boys  hystériques  «  tas de cow-boys pédés , vérole de texans  vous étés bien tous des pédés bouseux » il insulte tout le monde et traite leurs mères de ‘putes ‘ .

c’est plus qu’il n’en faut pour déclencher une bagarre générale le concert vire alors  au  chaos et alors que tout semble etre terminé avant de même commencer  , Les Pistols balancent un mur du son monstrueux avec les premières notes d’Anarchy in the U.K  qui assomment tout le monde.

Cette violence est un  défi ; le défi ultime d’un groupe extrême,  une ambiance apocalyptique et un  désordre  général orchestré par un groupe qui va marquer son époque par son attitude anti- conformiste totale et son refus des compromissions.

Mais déjà l’ombre de la fin plane sur les Pistols  ,’never mind the bollocks ,here's the sex pistols   ‘ le disque symbole de toute une génération ‘est sorti depuis a peine  deux mois mais  fait déjà partie de l’histoire .

Au quotidien le groupe semble etre  totalement incontrolable malgré un management approximatiff du rusé  Malcom Mc Laren , les Pistols  splittent  officiellement le  20  ,  six jours après la tournée américaine.

Vicious quant a lui lâché par le groupe erre, fauché  a new York  il  n’est plus qu’un  un mort vivant en sursis continuel et fera une overdose quasi fatale le 16 janvier.

Quelques mois plus tard  sa folie toxicomane  lui fera commettre l’irréparable avec l’assassinat supposé de Nancy Spungen sa ‘ girl friend ‘de  seringue qu'il va poignarder a mort dans une chambre du mythique Chelsea Hotel .

Le gosse de Londres va mourir un matin de février a New York,  et personne ne sera  vraiment surpris . La légende  du sale gosse camé ne fait alors que commencer.

 

lire sur jimboland  - 23 avril 1978 sid Vicious dynamite "my way"

http://jimboland.hautetfort.com/archive/2007/09/30/23-avr...

 

 

16/04/2016

Une femme sous influence (John Cassavetes -1975)

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"Une femme sous influence " est un film admirable , réalisé  par l'immense John Cassavetes  qui semble  être touché par la grâce lorsqu'il filme sa compagne Gena Rowland  (voir également le très touchant 'Opening night'-1978) l'actrice  est carrément  sublime dans ce film bouleversant et intense. Le film est construit autour d'un couple a la dérive l'homme incarné par Peter Falk (étonnant  a un point que l'on regrette qu'il se soit consacré presque exclusivement a la télévision) et son épouse Mabel (Gena Rowland) femme au foyer névrosée et tourmentée qui sombre peu a peu dans une dépression proche de la folie.

le film est dur et sans concession et l'affrontement terrible entre Mabel et son mari est  admirablement orchestré  par un Cassavetes qui touche ici a l'essentiel .

 Forcement  "une  femme sous influence se situe  a des années lumières des chroniques familiales  de la vie quotidienne que l'Amérique nous montre habituellement pourtant il nous  touche par sa justesse , sa sensibilité et  sa fragilité.

Derrière la névrose ;derrière les cris ,les larmes ,la colère , Cassavetes nous montre  l'amour ,la tendresse et toute  la  beauté  de l'espoir  .

Il y a dans ce film intense  et  habité l'une des plus belles interprétations de femme de toute  l'histoire du cinéma , dire de Gena Rowland epouse du génial  Cassavetes a la ville)  qu'elle est excellente dans le rôle de Mabel serait lui faire insulte , elle s'y révèle lumineuse et sublime  et son interprétation époustouflante se pose pour toujours comme une référence cinématographique.

"Une femme sous influence "est une oeuvre véritablement  essentielle , une façon de concevoir le cinéma différemment , outre la réunion et l'osmose d'un immense réalisateur  et d'une actrice de légende c'est un film authentique  sur le couple et sur l'amour.

 

 
 

15/04/2016

I Shot Andy Warhol (Mary Harron - 1996)

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Nous sommes en 1996 et  Andy Warhol ,le pape du pop est mort depuis bientôt  dix ans lorsque sort sur les écrans de manière quasi confidentielle et dans le circuit des films indépendants ce film réalisé par Mary Harron et qui porte ce curieux titre 'I shot Andy Warhol' .

Dans ce film qui mérite d'être redécouvert il n'est finalement que peu ou pas question de Warhol et bien que magnifiquement interprété par Jarred Harris l 'histoire est essentiellement basée sur la vie de valerie Solanas artiste underground américaine et militante gauchiste et qui fut une pionnière du féminisme radical  .

Solanas écrivit une pièce 'up your ass ("Lève ton cul!) en 1966 puis rédiga un pamphlet baptisé le manifeste S.C.U.M ,un brûlot ou elle imaginait une société sans hommes et dans laquelle les femmes prendraient le pouvoir .

Marginale et lesbienne ,droguée, et a demi folle  Solanas fréquentât d'abord l'entourage hétéroclite de Warhol  et  tentât  de  convaincre l"artiste de produire sa pièce , devant les réticences puis le refus de ce dernier elle  finit par tenter de le tuer le 3 juin 1968.

C' est autour du personnage fantasque et schizophrène de Solanas que le film est donc construit et c'est la sa force principale car Lili  Taylor l'actrice qui incarne Solanas est tout simplement époustouflante.

Elle est le moteur de ce film qui est non  seulement  le  témoignage  d'une époque  artistique et politique trépidante mais aussi  le portrait d'un  New-York bouillonnnant , riche en personnages marginaux décalés  (artistes , comédiens ,  drag queens , musiciens  ,poètes ) .

Outre Lili Taylor et Jarred Harris tout deux épatants signalons l'incroyable performance de Stephen Dorff  ,étonnant dans le rôle de Candy Darling le  célèbre transsexuel proche de Warhol ainsi que l'impeccable prestation de Martha Plimpton qui incarne Stevie .

"I shot andy Warhol fut curieusement  négligé lors de sa sortie française en 1996 et ne dépassa pas le cercle des petits films indépendants .

c'est  évidemment  regrettable  car  il s'agit   un film formidable et intéréssant .

C 'est également  la première réalisation de Mary Harron qui se fera véritablement connaître en adaptant en 2000 le sulfureux "american psycho" de Bret Easton Ellis

C'est aussi en 1996 que David Bowie fut choisi pour interpréter Warhol dans "Basquiat ' le film réalisé par Julian Schnabel  , film qui n'obtint pas non plus un grand succès  malgré une couverture médiatique plus importante. 

Enfin un petit mot sur la bande son plutôt inégale (pas un titre du velvet underground Grrrr!!!!! , mais néammoins quelques   petites merveilles " Walk on by de dionne Warwick ' 'the more I see you ' de Chris Montez " do you believe in magic ' des 'Lovin' spoonful" ainsi que des chansons issues du  répertoire d'artistes divers ( Wilco  ' R.E.MLove - Luna)

 

14/04/2016

Paisley , sage , rosemary and thyme (Simon & Garfunkel 1966)

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 A l'heure d'un revival 'folk' qui n'en finit plus de durer  il est intéréssant de réecouter les albums de Simon and Garfunkel .

Beaucoup d'entre nous auront découvert le duo soit par la bande originale du film 'the graduate" (le lauréat)le tres beau film de Mike Nicholssorti en 1968 et qui outre les mélodies inoubliables  de Simon and Garfunkel Dustin Hoffman ou bien par les compilations nombreuses -Simon & garfunkel's greatest hits (1972) -the Simon & Garfunkel collection (1981)  ou encore the definitive Simon & garfunkel (1991) .

Rajoutons aussi le fameux 'concert at central park"sorti avec le succès que l'on connaît en 1981 et on constatera que le celèbre duo n'aura au bout du compte enregistrer que  seulement  5 albums entre le premier " Wednesday morning 3AM "(1964) et " bridge over troubled water "(1970).

l'album qui nous intéresse ici est paru en 1966

il est le troisieme de leur discographie et porte un nom pour le moins curieux 'Paisley sage rosemary and thyme"  ce qu'on traduira par 'Persil ,sauge,  romarin et thym.

Pour expliquer ce titre étrange il faut faire référence a 'Scarborough fair l'une de plus belles chansons de leur répertoire présente sur cet  album  (on la retrouvera aussi sur la bande originale de 'the graduate") ,  c 'est une vieille chanson du folklore  anglais  popularisé par Simon and garfunkel,  dont l'origine remonte au moyen âge et qui  fut également chantée par de nombreux artistes (Marianne Faithfull -Sarah Brighman) .

Scarborough fair nous parle d'un d'amour impossible,  la symbolique des herbes  citées à plusieurs reprises a une  signification bien précise, A la maniere  d'une  rose rouge  aujourd'hui  les herbes  representaient alors  les vertus que le chanteur souhaitait avoir et celles qu'il espérait trouver chez sa bien-aimée.

Bob Dylan s'en inspira largement pour l'une de ses plus belles et des plus celèbres compositions 'the girl from North Country' .

Le persil car il a  longtemps été associé à la mort, depuis que les grecs l'utilisèrent lors des cérémonies funéraires, puisqu'ils croyaient que cette plante poussait seulement là où le sang du héros grec Archemorus fut répandu lorsqu'il fut mangé par les serpents.

La sauge qu' on associait  jadis  avec l'immortalité et la longévité.

Le romarin qui  éloignait les mauvais esprits et les mauvais rêves et enfin le thym  symbole de courage, d'élégance et de style.

L'adaptation de cette chanson historique par le duo folk pop est une merveille de delicatesse et d'harmonie ;elle ouvre cet album  et en constitue un des joyaux qui le compose. Nous sommes en 1966 et si  l'influence (deja) de  Dylan  se fait entendre sur  "The Big Bright Green Pleasure Machine" "Patterns" ou encore " A Simple Desultory Philippic"  le plus marquant reste toutefois les fabuleuses harmonies de 'scarborough fair ' bien sûr mais aussi de ' For Emily, Whenever I May Find Her" autre chanson du folklore anglais  de ' The 59th Street Bridge Song' ou encore de " Homeward Bound" .

Ce disque doux et délicat qui vieillit comme un bon vin se réecoute en 2016 un demi siècle après sa sortie ;il n'a pas pris une ride  et a traversé le temps et réussit a nous eblouir  encore aujourd'hui .

Il permet de rappeler (si besoin est) que le tandem Simon & Garfunkel est sans doute le plus grand duo pop-folk de l'histoire de la musique.

 

Simon and garfunkel -For Emily whenever I  may find here

 


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Simon and garfunkel - the 59th bridge song

 


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12/04/2016

A quand la fin du mythe pour le Che

4047e8587b29b0858fe81c5721ff1c6d.jpg  A l'heure   nous  approchons  du cinquantieme   anniversaire  de  la mort du Che il sera vraisemblablement l'occasion d'hommages appuyés ou de commémorations diverses ,c 'est inévitable.

Pourtant  il faudra bien que  tôt  ou tard   on assiste a une perception nouvelle sur  la veritable personnalité de l'icône révolutionnaire.

Le plus virulent des ouvrages qui écornent (le mot est faible) le mythe d'Ernesto Che Guevara est sans aucun doute celui de Jacobo Machover " la face cachée du Che "

L'auteur  dénonce l'image tronquée d'un révolutionnaire humaniste que l'on nous vend depuis des décennies en rappelant les methodes sanguinaires et si ,évidemment on ne fait ni la guerre ni la révolution sans verser le sang on est en droit de s'interroger sur le statut de demi-dieu  que le 'che' a acquis en partie grâce a une intelligentsia aveuglée par un idéalisme parfois malsain.

Si l'image du "Che" reste le symbole absolu de la lutte et d'une certaine forme de révolte il ne faut pas oublier qu'elle prend ses raçines dans le terreau soviétique du goulag et du stalinisme .

Les mythes et les symboles ont la vie dure et a l'heure ou l'U.R.S.S et le Mur de Berlin ne sont plus qu'un souvenir  le monde continue d'entretenir une  aura quasi divine autour d'un homme qui au bout du compte ne fut que le pantin d'un sanguinaire dictateur . 

Une jeunesse inculte aborde tee shirts , bandanas et tatouages a l'effigie d'un homme qu'elle considère comme un martyr .

En fait  l'homme était un tortionnaire illuminé et cruel et en l 'assimilant  et  en le rangeant dans la catégorie des Jim Morrison  ,John Lennon  ou encore Bob Marley  on oublie que si  ces derniers peuvent représenter une certaine idée de la liberté contestataire ils ne sont  a ma connaissance responsable de la  mort de personne .

La terrible description d'un Guévara fumant son havane allongé sur sa paillasse comme un empereur romain et assistant hilare aux exécutions et privant ses prisonniers de procès me fait tout simplement frémir  et me remplit de dégoût .

Mais le 'Che ' au final  ne faisait que mettre en application sa terrifiante conception barbare de la justice ' "N'utilisez pas les méthodes bourgeoises légales. Les preuves sont secondaires, "car telle etait sa vision des choses , telle etait l'idéologie de celui qu'on surnommait 'le boucher de Cabana " et éxécuteur des basses oeuvres  pour un Castro manipulateur .

Abattu au lendemain de sa capture par l'armée bolivienne dans le canyon de Yuoro l'homme se serait écrié " 'ne tirez pas je suis Che Guevara je vaut bien davantage mort que vivant  " revers de la médaille pas de procès non plus pour lui , tué par un soldat ivre malgré les efforts des américains qui souhaitaient le garder en vie devinant  que sa mort transformerait le combattant en martyr universel  ce qu'il devint inévitablement .

Laissons  donc Jacobo Machover le soin de conclure par une toute petite phrase qui résume a elle seule le paradoxe Guevara  ' L'ange était un démon, et sa pulsion la destruction".

 

a voir  ICI l'interview de Jacobo Machover

http://www.dailymotion.com/video/x311zb_jacobo-machover_d...

 

 

 

 

 
 

Unplugged in New-York (Nirvana 1992)

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"MTV Unplugged In New-York", c'est un peu la chronique de la mort  annoncée du groupe de Kurt Cobain .Programmée sur MTV,on pouvait mesurer dans la vidéo archi-diffusée l'état de délabrement physique et psychologique de Kurt. Mais c'est pourtant ce soir de novembre 1993 que Nirvana va enregistrer ce qui va devenir son testament ultime.

La voix cassée et déchirée de Cobain assisté de Krist Novoselic, Pat Smear (guitares) et Dave Grohl, va delivrer pendant une heure un set époustouflant et mémorable.
Dés la première chanson ("About A Girl"), on retient son souffle car on sent qu'il se passe quelque chose ce soir-là. Kurt Cobain chante avec toutes ses tripes et toute son âme, le temps semble s'arrêter, et les titres s'enchaînent avec des moments de grâce totale, pour des versions inoubliables issues de leur répertoire (fantastiques interprétations de "Polly", "Something In The Way", et de "Come As You Are" ) ; ou encore pour des reprises totalement habitées ("Jesus Don't Want Me For A Sunbearn" des Vaselines, ou le célèbrissime "The Man Who Sold The World" de Bowie). Invités surprises sur ce live historique

Les Meat Puppets ont l'honneur de partager trois titres de leur répertoire avec l'icône grunge (mention spéciale pour l'interprétation de "Plateau").cEnfin, les deux derniers titres qui installent définitivement ce live parmi les chef-d'oeuvres : "All Apologies", presque murmuré et pourtant d'une beauté glaçante, à couper le souffle ; et enfin une reprise (encore) "Where Did You Sleep Last Night" de Leadbelly, qui clôture ce set magique. A l'image de l'Unplugged malade et terrifiant d'Alice In Chains, l'Unplugged In New-York de Nirvana va devenir un disque de chevet pour toute une génération qui va installer Cobain parmi ses dieux vivants du rock, pour malheureusement le pleurer quelques mois plus tard .

En apprenant son décés un soir d'avril 94, beaucoup d'entre nous ne seront pas surpris, et se rapelleront le regard triste et perdu de Kurt et ses timides sourires effacés lors de l'enregistrement vidéo de cet Unplugged; le souvenir de Kurt Cobain blafard assis sur son tabouret, dans sa veste en guenille nous revient alors en mémoire comme une triste prémonition. On se rend compte alors que déjà la légende était en marche

Nirvana - 'Polly'

podcast

 

 

 

 

 

 

 

 
 

10/04/2016

29 novembre 1977 sortie de l'album le plus controversé du rock

never mind the bollocks,the sex pistols

Never mind the bollocks here’s the sex pistols était déjà un album millionnaire avant sa sortie officielle ; les commandes dépassaient largement les 125.000 copies et bien qu’il fût absolument interdit d’en faire la publicité l’album se retrouva sans problèmes N° 1 de toutes les listes britanniques dans la presse, la télévision et les radios.
Il n’y avait que 11 chansons sur les 50.000 premières copies et quelles chansons (anarchy in the U.K , pretty vacant, holiday in the sun, ) et on trouvait un 45 tours offert Submission ainsi qu’un poster de collages a l’esthétique purement punk caractéristique de cette époque.

Sur les copies suivantes Submission devînt la douzième chanson de l’album.


Ce disque fût enregistré de Mars à Août 1977

La polémique et les controverses autour de ce disque fûrent sans précédents.

Il dût notamment être retiré des vitrines immédiatement a cause de son titre irrévérencieux (On en a rien a foutre, les Sex Pistols sont là).

On attribue l’origine de ce titre célèbre a un marchand de hot-dogs qui répétait cette phrase chaque fois qu’il croisait Steve Jones et Paul Cook.


Quelques mois après la parution de l’album le mardi 17 Janvier 1978 le groupe se sépare brutalement dans une confusion totale. Le lendemain leur manager Malcom Mc Laren prononcera cette phrase resté célèbre « Le rock’n roll est mort».La suite appartient désormais a l’histoire du rock’n roll
Coup marketting de Mac Laren (après avoir tenté le coup aux States avec les Dolls), groupe de tarés junkies incapables de jouer trois notes, pseudos anarchistes de pacotille, on aura tout dit et tout écrit sur les Pistols mais leur apport au monde de la musique est incontestable
De par leur culot, leur energie, leur rage et leur non-respect pour toutes les valeurs bien en place en ces années post disco, pour avoir donner a une multitude de gamins l’envie de prendre qui une guitare, qui un micro les Sex Pistols certes moins engagés moins techniciens et certainement moins doués que leurs homologues direct sur le sol britannique les Clash, sont un des groupes essentiels de ces 25 dernières années
Météorite punk certes mais qui brille encore dans le ciel et sert de référence depuis des pas mal d’années à tout un tas de gamins pour qui la musique de Johnny Rotten et Sid Vicious donne l’illusion que tout est encore possible
Au dela des clichés etroits du ‘no future’et en omettant la ridicule reformation avortée des années 90 ce groupe qui peut se vanter d’etre l’un des plus connus au monde (pas mal pour des gamins qui au bout du compte n’auront livrés qu’un seul album officiel) est aujourd’hui incontournable.

le disque devenu culte fetera  l 'année  prochaine  ses 40 ans.



The Sex Pistols -  ' "pretty vacant '

 


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lire sur  jimboland  23 avril 1978 sid vicious dynamite "my way"

http://jimboland.hautetfort.com/archive/2007/09/30/23-avril-1978-sid-vicious-dynamite-my-way.html




 

 
 

09/04/2016

It's only rock'n roll (The Rolling Stones 1974)

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Incontestablement le douzième album des Rolling  Stones restera  dans  les  mémoires  ,plusieurs  raisons  a cela a commencer  par  l 'inoubliable  pochette  mythique  signée  Guy Pellaert  ( qui signera la même  année celle  toute  aussi magnifique  de 'Diamond  dogs '  de  Bowie  et une  production assurée  par Jagger /Richards  en personne  (sous le pseudonyme des  'glimmer twins  ')

L'album  sorti en 1974  un an après  'goat head soup '  et le succès planétaire  de  'Angie  ' une période  difficile ou le  groupe  est miné par les  consommations  de  dope  excessives

Keith Richards vient  de perdre son ami Gram Parsons mort a 26 ans d'une overdose  , il est  toujours interdit  de  séjour  en  France suite aux débordements  lors  du séjour  sur la cote  d 'azur  pour l 'enregistrement  'exile  on a main street'  Mick Taylor  en  désaccord régulier  avec Keith va  bientôt  quitter  le  groupe  pour  céder sa place a Ron Wood  pourtant  dans ces  difficultés les Stones vont  enregistrer un album essentiel au titre légendaire   'it' s only rock'n roll  but I like  it  ( "Ce n 'est que  du rock  'n roll mais j 'aime  ca")

Le single  éponyme  sera  l'une  des  chansons emblématiques du groupe  et  un incontournable  des  concerts , un  titre  emblématique et un  véritable hymne

Mais  sur  cet album  entre  quelques titres  faiblards  ('dance little sister  ') et une reprise des Temptations  ( 'ain"t too proud to beg') recèle  des  titres  de  premier ordre  ' times waits for  no one  '  titre  fusionnel ou le  piano de  Nicky  Hopkins , les percussions  de Ray Cooper , les guitares puissantes   de  Taylor et Richards  font  merveille  ' luxury '  un titre   exotique qui lorgne  vers  le  reggae ' if  you can rock me  '  une  ode  aux  groupies , mais  aussi  et  surtout  ' fingerprint  file  '  titre  hallucinant   qui clôt  l'album  et  qui s'impose  comme l 'une  des  plus  grandes  chansons  jamais  enregistrées  par  les  Stones

Ce Titre phénoménal  qui  annonce  déjà le  virage 'funk '  que  prendra  le groupe  pour   l'album  qui  suivra  (' black  and  blue ' en  1976) est un pur régal ,Billy  Preston  fait des  prouesses  au claviers , Nicky Hopkins   est au piano , Bill Wyman  abandonne  la  basse pour  se charger  des  synthés , Mick Taylor  est ici  pour  la  dernière  fois   a la  guitare et Mick Jagger  susurre  d'une  voix  maladive  et plaintive sa  paranoïa des écoutes téléphoniques par  le F.B.I

 

 

And there's some little jerk in the FBI
Et il y a un petit connard au FBI
A keepin' papers on me six feet high
Qui garde un dossier sur moi de six pieds de haut
It gets me down
Ca me déprime
It gets me down
Ca me déprime
It gets me down
Ca me déprime

 

 The Rolling  Stones  -  if  you  can rock me


podcast

 

 

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08/04/2016

Jim Morrison - Clap de fin

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Finalement  le secret  autour de la mort de Jim Morrison en juillet 71 à Paris n 'etait en fait qu'un secret de  polichinelle , en effet le livre de Sam Bernett  "The End -Jim Morrison " paru en 2007 chez privé  ne fait que confirmer de manière définitive des certitudes dejà acquises quant aux circonstances exactes du déces du chanteur mythique des Doors.

Il est vrai que l'on a toujours dit qu'une poignée de personnes détenait le secret concernant les faits réels survenus dans cette fameuse nuit  du 3 juillet 1971

Parmi les témoins  présents se trouvait Sam bernett alors créateur du club mythique 'rock'n roll circus' . L'homme qui aura passé une bonne partie de sa vie a fonder des endroits devenus celebres ( La tour de Nesle , le bus palladium , le Martine's ,le Malibu ) est devenu par la suite chroniqueur et journaliste a RTL  puis a Europe 1  il a écrit de nombreux ouvrages mais aura attendu  35 ans pour livrer sa vérité au travers d'un livre qui non seulement raconte dans le detail la dernière nuit tragique de Morrison mais dresse egalement  le  portrait d'une époque  qui fait aujourd"hui encore fantasmer tout les amateurs de musique.

Finalement il s 'avère que la rumeur persistante  selon laquelle Jim  serait mort d'une overdose dans les toilettes du rock'n roll circus  était bel et bien fondée.

Cette mort ne sera donc  au bout du compte ne sera qu'une banale et dramatique overdose d'héroïne , une dose trop pure  sniffée a la va-vite  par un homme physiquement  diminué par les excès en tout genres . Pour se rendre compte de l'etat de fatigue et de dégradation physique du leader charismatique des Doors il faut savoir que le medecin qui constatera le décès de Jim sera persuadé être en présence d'un cadavre d'homme de 50/55 ans (pour memoire Jim en avait 28) cette remarque en dit long sur l'état désastreux dans lequel se trouvait Morisson a l'été 1971 .

Epuisé par une infernale spirale  narcotique sans retour Jim va venir mourir dans les toilettes d'un club  branché  parisien . Il sera reconduit chez lui au 17 rue Beautreillispar les deux dealers qui l'avait fourni ce soir la .

Sorti discrètement par une porte dérobée ils vont le ramener  a son domicile ou l 'attend sa compagne Pamela Courson  une junkie hystérique et camée jusqu'à l'os qui va evidemment paniquer ,c'est elle qui mettra inutilement le corps  de Jim dans une baignoire remplie d'eau chaude  afin de tenter désesperement de le ramener a la vie  mais Morisson est mort et bien mort.

Elle téléphonera  ensuite a Alain Ronay  un ami commun qui va venir épauler une pamela totalement incapable de gérer cette situation. c'est le commissaire de police du IV  arrondissement de Paris  Robert Berry qui sera dépeché sur les lieux et conclu a une mort naturelle par arrêt cardiaque .

Entre temps Ronay a détruit toutes traçes suspectes qui pourrait faire penser au policier qu'il est en présence de toxicomanes (les  pilules , la cocaïne , l'héroïne  , l 'herbe  tout finit donc dans les toilettes ( au grand désespoir de Pamela

On donnera comme identité au cadavre James Douglas Morrison; poète et écrivain américain résidant a Paris et chose incroyable ; les services de police ne vont pas se douter   une seule seconde qu'ils sont en présence du célèbre artiste . Si en 2007  un tel fait peut surprendre il faut rappeler que les moyens d'informations et de communications sont alors bien différents d'aujourd'hui  et il semble évident que personne parmi les quinquagénaires des services médicaux ou policiers n'avaient jamais vus le visage de Morrison.

c'est ainsi que le permis d'inhumer va être délivré sous l'identité  figurant a ce jour sur la célèbre tombe du cimetière du pere Lachaise. Deux autres personnages  vont etre au plus près des évenements , tout  d'abord Agnes Varda la cinéaste , compagne du réalisateur jacques Demy ,trés liée avec  Jim va apporter son soutien et va aider a l'organisation des funérailles de ce dernier , le second personnage  est un aristocrate décadent et drogué le comte Jean de Breteuil ami intime de pamela alors en concubinage avec Marianne faithfull,l'homme  fournisseur d'héroïne du tout paris   va prendre immédiatement la poudre d'escampette (sans jeu de mot sur le mot 'poudre ') et filer a Tanger au Maroc (Ce personnage peu recommandable étant dejà interdit de séjour sur les sols américains et britanniques).

 

438b4450cef081a87676f7eb0bdfde92.jpgC'est donc dans un anonymat total que sera enterré Morisson  le  7 Juillet  1971 en présence de Pamela CoursonAgnès Varda , Alain Ronay ; Robin Wertle (secrétaire canadienne de Jim) et de Bill Siddons, le manager du groupe débarqué de Los Angelès.

Un enterrement sans fleurs ni couronnes ou pamela lut quelques  lignes de 'the célébration of the lizard'. Ce n'est qu'après cette cérémonie intime pour ne pas dire secrète que Siddons annonça officiellement a son retour aux états-unis le déces officiel de Morisson .

Il semble clair que le manager avait voulu ainsi éviter que se reproduise les débordements médiatiques vus apres les déces de janis Joplin et de Jimi Hendrix .

Bien entendu des rumeurs fantaisistes s'installerent , certains resterent persuadés que Morisson était vivant (personne n'avait reéllement vu le corps dans le cerceuil) mais cependant il semble totalement certain que tout s'est vraiment passé ainsi .

Jim Morrison  ,le poète ignoré ,chanteur adulé mal dans sa peau ,auto destructeur maladif venu  s'exiler a Paris pour rompre avec un systeme qui semblait le répugner y est mort tragiquement venant ajouter son nom a la terrible liste des victimes de la dope .

La legende ne faisait alors que commencer.

 

 

 
 

Le Parfum ,Histoire d'un meurtrier (Tom Tykwer-2006)

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Avant d’être un long-métrage  Le Parfum est un roman de l'écrivain allemand Patrick Süskind écrit en 1985. Son titre complet est Le Parfum, histoire d'un meurtrier .

En 30 ans, ce best-seller a été traduit en 45 langues et vendu à 150 millions d'exemplaires. Patrick Suskind  a longtemps hésité a confier l’adaptation du « Parfum » au cinéma  il aurait souhaité  que ce soit Stanley  Kubrick qui l’adapte mais le projet n’aboutit pas ,  successivement Martin  Scorsese , Ridley Scott , Milos Forman et Tim Burton s’y intéressèrent mais toujours sans résultat . Et soudain en 2006 contre toute attente Suskind accepte de ceder les droits et c'est a Tom Tykwer ,un réalisateur allemand que va incomber la (trés) lourde tâche de porter a l'écran ce livre fulgurant  qui a atteint depuis toutes ces années un statut de livre-culte.

L'ampleur de la tâche  semblait  pour beaucoup insurmontable ; le roman ayant la réputation d'être totalement inadaptable aussi il faut en tenir compte dans le jugement porté au regard du film. L'adaptation est plutôt fidèle et le personnage énigmatique de Jean Baptiste Grenouille est interprété avec beaucoup de justesse par Ben Whishaw , jeune comédien britannique  (qui parait-il aurait été préféré a Orlando Bloom ou a Johnny Depp ?) tandis que les rôles secondaires sont confiés a Dustin Hoffman (le parfumeur Baldini) et Alan Rickman (Antoine Richis) .

Même si certaines scènes sont a mon sens trop volontairement 'tape a l'oeil ' ,en particulier le début qui frise le film 'gore 'a force de vouloir insister sur les conditions épouvantables de la vie du peuple au XVIII éme siécle  le film  est une brillante reconstitution de la vie incroyable d'un personnage aussi mysterieux que cruel ,   aussi incompris que solitaire .

Le destin de Grenouille l'enfant de nulle part  survivant des bas-fonds   l'enfant qui n'avait  pas d'odeur mais qui était capable de ressentir touts les parfums  du monde , de les identifier , de  les mémoriser , de les melanger  jusqu'a l'obsession et la folie et qui cherche a créer l'essence divine , le parfum de  l'amour , est totalement fascinant .

La séquence du procès de Grenouille est proprement stupéfiante  tout comme la destinée finale de ce personnnage hors du commun .

Nul doute qu'entre les mains d'un Kubrick ou d'un Forman nous aurions eu un tout autre film avec  davantage de créativité , de personnalité  et de prise de risque cinématographique mais il faut rester objectif et reconnaitre que  Tom Tykwer , même s'il ne réalise pas  un grand film s'en tire  bien et car il  se contente  avec beaucoup d'application de coller le plus possible au roman de Süskind en nous offrant au final un résultat plutôt satisfaisant. 

 

 
 

Revoir Dewaere

 

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Revoir Patrick Dewaere disparu voici bientôt 34 ans dans les circonstances tragiques que l’on connaît, et redécouvrir  cet immense comédien  à fleur de peau habité d’une intensité dans son jeu d’acteur  qui le plaçait déjà  parmi les plus grands de la profession et se souvenir de cette terrible réplique dans préparez vos mouchoirs ; chef d’œuvre de Bertrand  Blier, film incompris dans la frileuse France giscardienne de l’époque et  acclamé partout ailleurs dans le monde décrochant même l’oscar du meilleur film étranger a Hollywood en 1979  , film inoubliable  ou Dewaere parlant de Mozart a Depardieu lui dit - «  tu te rends compte, a 35 ans il est mort le mec, tu te rends compte de la perte ».
Cette réplique nous reviendra en mémoire quand le 16 juillet 1982  en plein tournage de Edith et Marcel  de Claude Lelouch en  rentrant  chez lui impasse  du moulin vert a Paris il se  tirera une balle de 22 long rifle dans la bouche. Il avait 35 ans

Dewaere, enfant de la balle, comédien des l’age de 4 ans  était un chien fou, un électron libre totalement incontrôlable, un  personnage entier ; un type épatant, celui qu’on aurait aimé avoir pour copain ou pour frangin, il aura traversé le paysage cinématographique française comme une tornade laissant au passage des interprétations inouïes dans des films transcendés par sa présence et son talent.
De l’inoubliable Pierrot des Valseuses (1972) a Marc le moniteur de colo  de ‘la meilleure façon de marcher (1976) le premier film de Claude Miller, en passant par son rôle du juge Fayard dans le film de Yves Boisset (1977) ou encore celui de Stéphane le professeur de sport de préparez vos mouchoirs (1979) ou du candide François  dans  coup de tête de jean –jacques Annaud (1979) tous ses rôles sont remarquables et Patrick y est chaque fois merveilleux de spontanéité et de charisme
Et puis arrive Le film, celui qui va installer Dewaere au panthéon des comédiens, celui qui va faire taire les fines bouches et clouer le bec aux plus réticents, ce film sera réalisé par Alain Corneau et sera une adaptation du romancier américain Jim Thompson  et il s’appelle Série noire.
Dire que Patrick Dewaere habite le film serait  trop simple, il est tout simplement touché par la grâce dans son interprétation de Franck Poupart, représentant de commerce minable entraîné  dans une spirale infernale de violence et de mort. Dewaere ne se contente pas dans ce film de jouer, il s’implique physiquement dans le rôle  et réussit l'exploit de faire  surgir l’émotion dans cet univers sordide et glauque.
Comme Dean dans la fureur de vivre ou Brando dans sur les quais, il se dégage de son interprétation  une  étrange impression animale et  attractive et on devine lorsque on découvre abasourdi le film la première fois que Franck Poupart va hanter le cinéma français pour longtemps.
Non content d’avoir asséné un choc avec le film de Corneau Patrick Dewaere va coup sur coup nous éblouir encore avec deux films réalisés par deux metteurs en scène totalement opposés mais qui ont su chacun saisir et mettre en avant son immense talent. Il semble évident que  Dewaere a mis beaucoup de lui-même dans Un mauvais fils et son interprétation dans le film de Claude Sautet est criante de vérité et de sincérité, il y est tout simplement exceptionnel dans le rôle de Bruno ex – taulard  toxicomane  qui tente de renouer avec un père et une société qui l’ont laissé en rade.
Sans juger, sans donner de leçons de morale gratuite mais en s’attachant a humaniser ses personnages Sautet qui s’éloigne avec ce magnifique film de l’univers bourgeois qui l’a souvent caractérisé réussit un film précieux et rare plein de pudeur et d’émotion, jamais Dewaere n’a été aussi bien filmé, jamais il n’a ete aussi bouleversant.
En 1981 Bertrand Blier est un metteur en scène qui dérange et dont les films ne laissent jamais indifférents, avec lui, on adore ou on déteste et bon nombre de ses précédentes œuvres ont déclenchés de vives polémiques, on se souviendra bien sur des valseuses (1972) mais aussi  de Calmos (1976) ou encore de Buffet froid (1979) et de tenue de soirée (1986) qui ont divisés la critique.
Dewaere connaît bien blier , c'est un peu son père spirituel  il a travaillé avec  lui  sur deux films essentiels de sa  carrière  aussi après le triomphe (tardif) des valseuses et l’échec (en France) de Préparez vos mouchoirs c’est tout naturellement que Blier propose a son acteur fétiche  le rôle délicat de Rémi dans le sulfureux Beau-père , film qui va encore une fois déclencher autant d’enthousiasme que de sifflets ce qui ne sera pas sans rappeler le scandale provoqué quelques années auparavant par un film traitant du même sujet Lolita de Stanley Kubrick .
Evidemment ces films la ne doivent pas faire oublier les autres films ou l’acteur nous a régalé, de  l’univers underground de Claude Faraldo "Themroc "(1971) aux réalisations décalés de Maurice Dugowson "Lily aime–moi "(1975) " F comme Fairbanks" (1975) de son rôle de gilles dans le superbe Hôtel des Amériques d’André Téchiné au coté d’une Catherine Deneuve sublime jusqu'à son dernier rôle dans Paradis pour tous film ambitieux  d’Alain   Jessua  sorti après sa mort  ou ironie du sort il interprétait un homme rescapé d’une tentative de suicide.
 Dans tous ces films majeurs ou mineurs (la clé sous la porte (1978) -Mille milliards de dollars (1982)qu'il s'agisse de  chefs d’œuvres incontestés  ou de  ratages intégraux (Psy (1981) – plein sud (1981) Paco l’infaillible (1982) dans tous ces films importants ou secondaires il y a  les instants de magie et de grâce apportés par la présence de ce comédien unique dont la  folie , la pudeur, la générosité et surtout l’immense talent  dépassent le cadre de l’écran.
Aujourd’hui on connaît un peu mieux les démons qui hantaient sa vie, un mal de vivre existentiel, une toxicomanie envahissante, une grande instabilité chronique , une grande lassitude  mais rien qui  n’explique vraiment les raisons de son geste fatal.
On se rendra compte  un peu tard que la profession ne l’aura jamais récompensé ,pas le moindre césar malgré de nombreuses nominations , des critiques souvent injustes dans des films magnifiques ,une vie privée  bafoué par une presse sans scrupules (ça n’a pas beaucoup changé depuis  ,bien au contraire)
Alors Patrick Dewaere un soir d’été 1982 a fait le grand saut  courage ou lâcheté a chacun de voir?

la seule vérité c’est qu’il nous laisse TOUS  orphelin d’un acteur irremplaçable  

 

 

 

 
 

05/04/2016

R.I.P Gato Barbieri (1932-2016)

 

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sa  disparition discrète aux premiers jours d 'Avril me rend particulièrement  triste  car Gato Barbieri est  l'artiste  qui m 'aura  ouvert 'les portes '  du Jazz

C 'est par  lui  et par  la  formidable  bande  son de ' Last tango  to Paris  ' (grammy award 1972)  que  mes oreilles  se  sont ouvertes au tempo

prémices  des  futures  découvertes  fondamentales  de ma  vie  (Miles , Coltrane , Errol Gardner, Chet , Mingus et  tant  d'autres.......) c 'est bien lui et personne qui fut pour moi le  tout  premier.

La musique  de  Barbieri  aura  toujours  rendu hommage a ses origines sud américaines, elle aura depuis  des  décennies brulée  toujours  des milles  feux  du soleil  de  l 'argentine partagée entre sonorités latinos et free jazz débridé.

Gato Barbieri aura  trainé son sax  ténor  sur des dizaines d'albums avec plus ou moins de succès  mais  toujours une authenticité artistique sans  faille créant  un style  que  l'on baptisera le  latin jazz

Des albums toujours  brulants, toujours  habités et intenses , une silhouette  inoubliable   , large  chapeau  noir et  lunettes il restera le symbole  d'un jazz  félin  a l image  du prénom  qu 'il  s'était  choisi  ' Gato  '  (chat en  espagnol) en lieu et place  de  Leandro son prénom de  naissance

 

 

Gato Barbieri   - Last Tango in Paris ballad  [Varese Sarabande]


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