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19/12/2004

Jeanne et le garçon formidable (1997)

Une comédie musicale dans l’industrie cinématographique française fait figure de ‘pavé dans la mare’ ou d’ ‘ O.V.N.I cinématographique’, c’est selon,
Beaucoup s’accorderont pour trouver à la démarche et Jacques Martineau un côté sympathique mais derrière l’apparence légère et gaie de cette comédie musicale se cache un véritable film profond d’une grande humanité.
Ici ; comme l’indique le titre ; le garçon est formidable mais c’est avant tout Jeanne l’héroïne de ce conte social qui nous illumine de sa beauté, de sa fraîcheur et de sa spontanéité.
Formidable Virginie Ledoyen, a elle seule, petite sœur de Bardot, Deneuve et Dorléac réunies et qui porte le film sur ses épaules dans cette histoire écrite pour elle avec talent.
A ses côtés Mathieu Demy est épatant tout comme l’ensemble des rôles secondaires et on ne peut éviter de penser souvent et c’est forcément inévitable aux ‘demoiselles de Rochefort ‘ référence absolue en matière de comédie musicale d’autant plus que la présence au générique du fils de jacques Demy (réalisateur des demoiselles en 1967) renforce ce sentiment.
Le véritable exploit de ce film est de mêler fantaisie et gravité autour d’un thème difficile (le sida) abordé ici avec une approche inédite d’une grande pudeur.
Le message que ce film nous fait passer reste beaucoup plus percutant que toutes les timides campagnes préventives et rien que pour cela ‘Jeanne et le garçon formidable’ merite un grand coup de chapeau


19:20 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

Ceux qui m'aiment prendront le train (1998)

 

 

 

 

 

 


Un sujet ou plutôt des sujets risqués pour espérer en faire un film grand public (le milieu de l’art, l’homosexualité ; le sida ; la séropositivité ; la drogue …), c’est pourtant un film maîtrisé ou il semble évident que Patrice Chéreau y a mis ses tripes.
Le réalisateur a su s’entourer de comédiens de tout premier ordre (mentions spéciales a Valéria Bruni-Tedeschi ; Pascal Gregory et Rodschy Zem), cependant l’ensemble des personnages se situe tellement hors norme que le spectateur moyen reste un peu en dehors du cercle, de plus, Chéreau est avare d’indices ou de repères et il est difficile de situer les personnages les uns par rapport aux autres.
Après le très réussi "la reine Margot" Patrice Chereau s’affirme maintenant comme l’un des plus talentueux metteurs en scène français de sa génération ; il en est aussi l’un des plus tourmenté.
N’oublions pas de saluer la performance de deux autres comédiens Jean-louis Trintignant incroyablement a son aise entouré de toute cette brochette de jeunes acteurs et Vincent Pérez dans le rôle délicat d’un transsexuel qu’il interprète avec sobriété, émotion et justesse alors que le risque de basculer dans la caricature grossière était présent a chacune de ses apparitions.


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Jackie brown (1997)

 

 

Après le succès mondial de pulp fiction Quentin Tarantino réalise avec Jackie Brown son film le plus personnel et certainement le plus ambitieux.
Attendu comme le messie sauveur du 7ème art par certains mais considéré comme un imposteur fashion movies par d’autres ;il fait en tout cas avec cette nouvelle réalisation taire définitivement le débat quant a savoir s’il est ou non un véritable directeur d’acteurs.
A l’évidence la réussite incontestable de son troisième long-métrage plaide en sa faveur et en choisissant d’adapter un roman noir d’Elmore Léonard (punch créole) Tarantino prend tout le monde a contre-pied.
Il nous propose l’un des plus inattendu et des plus sympathique come-back de l’industrie cinématographique en offrant le premier rôle a son idole de toujours Pam Grier magnifique comédienne revenante des séries B seventies et de la Blaxploitation (Foxy Brown ;Coffy la panthère de Harlem).
Autour d’elle on retrouve une savoureuse distribution Robert De niro, Samuel.L.Jackson ; Bridget Fonda, Michael Keaton tous réunis dans ce savant mélange d’humour, de suspense et d’action.
Comme d’habitude chez Tarantino un soin particulier est apporté aux dialogues (à voir en V.O absolument) mais également a la bande-son ou évitant un choix facile des standards de la musique black on retrouve quelques pépites toutes droites sorties de la mémoire musicale peu conventionnelle du réalisateur.
a l'evidence Quentin Tarantino a réussi avec ce magnifique film surmonter l’obstacle évident constitué par le succès planétaire de Pulp fiction.




19:05 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

Au coeur du mensonge (Claude Chabrol -1998)

Curieuse distribution dans ce long-métrage puisqu’on retrouve aux cotés de Sandrine Bonnaire déjà familière de l’univers chabrolien Jacques Gamblin, valéria Bruni-Tedeschi et Antoine De Caunes.
Le sujet est simple un meurtre sordide (une écolière assassinée en rentrant d’un cours de dessin) et le décor est comme toujours provincial (St-Malo filmé comme une contrée au bout de nulle part).
Le problème du film est la superficialité des deux comédiens entourant bonnaire (irréprochable comme d’habitude) Gamblin qui en plus de ressembler a Dutronc interprète le rôle d’un peintre habité par son art en pleine crise existentielle (comment ne pas penser alors au chef-d’œuvre de Maurice Pialat même si le thème du film est tout autre).
De Caunes dans le personnage peu sympathique d’un journaliste – écrivain mondain qui se ressource au bord de la mer fait ce qu’il peut pour donner du corps a son rôle mais le résultat reste souvent peu crédible et frôle parfois le cliché.
Le choix de Valéria Bruni-Tedeschi, pourtant grande comédienne pour incarner le commissaire local chargé de l’enquête se révèle maladroit car l’actrice semble souvent détachée et joue sans véritable conviction.
Les thèmes abordés : suspicion, confiance, manipulation, délation sont traîtés assez lourdement malgré un scénario et une trâme poliçière soignés (original rebondissement avec le second meurtre inattendu).
L’ombre de Hitchcock , maître avoué de Claude Chabrol plane parfois mais sans empecher ‘Au cœur du mensonge’d’être un Chabrol mineur.

11:30 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

Regarde les hommes tomber (1993)

Ce premier long - métrage de Jacques Audiard bénéficie d’une distribution et d’une interprétation de grande qualité Jean –louis Trintignant est remarquable tout comme Mathieu Kassovitz et Jean Yanne.
Le scénario bâti sur fond de trame policière est d’une noirceur profonde mais c’est surtout l’évolution de l’intrigue et des personnages qui nous passionne.
Le titre résume parfaitement cette lente et inexorable sensation de dégringolades sociale et psychologique des trois personnages centraux vers un point de non-retour fatal.
Grand film sur les rencontres et sur le destin

11:25 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

18/12/2004

L.A Confidential (1997)

 

 

James Ellroy est devenu depuis une bonne quinzaine d’années un monument de la littérature policière contemporaine, en qualité de lecteur assidu j’ai souvent considéré comme impossible l’adaptation de ses romans aux climats si particulier et aux intrigues confuses
James.B.Harris avait le premier tenté en 1987 cet audacieux pari en portant a l’écran Lune sanglante sous le titre plus accrocheur de Cop , confiant au talentueux James Wood le rôle du sergent Lloyd Hopkins héros de la célèbre trilogie de l’écrivain .le résultat fût plutôt moyen et le film passa inaperçu ou presque
Le risque était donc réel pour Curtis Hanson avec cette adaptation tirée du roman éponyme mais au final le résultat est une incontestable réussite.
L’atmosphère des années 50 est particulièrement bien restituée et les personnages imaginées par Ellroy sur le papier prennent vie grâce a une distribution soignée Russell Crowe par encore devenu le plus célèbre gladiateur du cinéma moderne (avec Spartacus ! tout de même) est formidable dans la peau de Budd White tout en violence et en retenue .Autour de lui ,une quantité de personnages savoureux : Les lieutenants Jack Vincennes (Kevin Spacey formidable) et Edmond Hexley (Guy pearce ) mais aussi des putes relookées comme des stars de cinéma Lynn Bragen (alias Véronica Lake alias Kim Basinger délicieuse de sobriété) un journaliste vicelard (Danny De Vito , crapuleux a souhait),des flics pourris , des hommes politiques ,des caids, des camés .Dans cet univers de corruption , de réglements de comptes de vice , de chantages et de meurtres sordides l’histoire se tisse , les pistes se croisent ,les preuves se font et se défont .Qui tire les ficelles ? qui manipule qui ? .
Sans plagier quiconque mais en respectant plutôt l’écriture unique d’Ellroy
L.A Confidential s’impose vraiment comme l’un des plus étonnants polars de ces dernières années .
Une réussite totale ! bientôt une référence

23:25 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

L'adversaire (2002)

Le film réalisé par Nicole Garcia  est une adaptation du livre d’Emmanuel Carrère et portant le même titre .il est basée sur l’incroyable et tragique histoire de Jean-Claude Romand assassin de sa femme, de ses enfants, de ses parents, de son beau-père afin d’échapper a l’aveu de toute une vie construite sur la supercherie, le mensonge, et l’escroquerie.
Véritable énigme vivante le cas Romand ne peut que trouver matière à une adaptation cinématographique que même le plus imaginatif des scénaristes n’aurait pu évoquer.
Nicole Garcia d’abord tentée de choisir un comédien inconnu pour interpréter Jean-Claude Romand (jean marc Fauré dans le film) a finalement confié ce rôle difficile a Daniel Auteuil confirmant qu’il est bien l’un des acteurs les plus incontournables du cinéma français contemporain .Son jeu d’une intériorité magnifique est d’une sobriété qui frise l’épure.
A ses côtés François Cluzet  (l’ami fidèle)  ainsi que les deux principaux personnages féminins Géraldine Pailhas (l’épouse) et Emmanuelle Devos (la maîtresse) sont parfaits de justesse et de sensibilité.
Le pari semblait osé pour Nicole Garcia car le fait divers fût relaté et commenté abondamment par les médias ôtant de par ce fait tout suspense a l’histoire cependant la réalisatrice parvient a nous passionner en s’intéressant au mécanisme destructeur qui pousse cet homme apparemment respectable a commettre l’impensable et a la double personnalité qui l’habite pour faire exister le personnage qu’il a inventé .Années après années a force de paraître aux yeux du monde pour quelqu’un qu’il n’est pas il finit au bout du compte par n’être rien pour lui-même. A aucun moment l’adversaire ne sombre dans la complaisance, il se situe plutôt a la lisière de la fascination et de la douleur.

23:20 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

New Order sur le toit du monde

 
 

Le destin tragique de Ian Curtis installe pour toujours Joy Division dans le petit cercle des formations mythiques .En formant New Order et surtout et en se débarrassant de la violence psychiatrique symbolisée par les albums Closer et Unknow pleasures les autres membres du groupe (Barney Summer Peter Hook et Steven Morris) vont réussir l’un des plus beaux virages de l’histoire de la pop-music.
Dès 1982 New Order compose des titres susceptibles de séduire les amateurs de disco futuriste ou d’avant- garde techno .Le premier single sera  'temptation 'et il révèle déjà ce qui deviendra la marque de fabrique du groupe : la pop mélancolique.
Viendra ensuite le légendaire Blue Monday, qui pourtant disponible uniquement en format Maxi et annoncé comme un suicide commercial sera en définitive le maxi le plus vendu de tout les temps (on le retrouvera sur l'album power ,corruption and lies)
Avec son intro incroyable, sa rythmique affolante et un son de basse synthé ce single restera comme l’un des actes fondateurs de la House.

le premier album sorti en 1982 va s'appeler 'movement ' comme pour trancher avec  le  titre du dernier album de Joy Division 'still (figé)
L’album suivant Power, corruption & lies va imposer définitivement le groupe comme les héritiers de Kraftwerk le modèle absolu du groupe (c’est d’ailleurs Ian Curtis qui fera découvrir Kraftwerk aux autres membres du groupe ).
Quelques anées plus tard New order va découvrir  le son de New- York, a l’été 1983, ils sont invités a jouer au Paradise garage (le club qui donnera naissance au mouvement musical du même nom) et ce sera immédiatement une révélation.
A partir de ce moment le groupe ne cessera de naviguer entre deux écoles, deux sons : Manchester et New- york.
A Manchester ils sont en terrain conquis et ils inaugurent bientôt ce qui va devenir la plus importante discothèque anglaise des années 80 :L’hacienda
C’est ici que vont débuter entre autres les Happy Mondays et les Stones Roses mais au-delà de l’hacienda c’est New Order qui permet l’explosion baptisée Mad-Chester et le mariage entre le rock , la pop et la dance-music..
Personne n’est donc surpris lorsque fin 1988 New order déclenche la gigantesque révolution indie-dance en enregistrant ,dans un état de défonce permanente a Ibiza l’album mythique Technique , puis en interprétant fine time en direct a l ‘émission top of the pops ,les yeux effroyablement ectasiés .
La furia est ouverte et deux ans durant l’Angleterre ne vivra plus qu’au rythme halluciné de Manchester.

 



 

Are you experienced :plus rien ne sera jamais comme avant

 

 

 

On utilise trop facilement l’adjectif révolutionnaire dans le monde musical et pourtant s’il est un disque qui mérite ce qualificatif c’est bien Are you experienced , Le premier album de Jimi Hendrix.
Ce disque est non seulement celui par lequel Hendrix dévoila ce que pourrait être l’avenir de la guitare électrique mais aussi celui qui démontre que le monde du rock alors en pleine explosion et pleine évolution allait devoir compter avec lui mais avant toute chose on peut dire que cet enregistrement aujourd’hui mythique annonce la réinvention du rock en tant que forme d’art.
Le morceau titre are you experienced  présage déjà l’arrivée des événements culturels de l’année a venir ,la chanson se développe avec une grâce majestueuse tandis  que les paroles sont chantées d’une voix quasi prophétique.
On mesure rapidement l’étendue du talent de l’Experience notamment en raison de la diversité des morceaux, on navigue dans cet album de la douce balade (the wind cries Mary /Can you see me ?)a  l’extrême distorsion (Manic dépression/Foxy lady).
L'album   va obtenir un enorme succes et se vendre a plus de quatre millions d'exemplaires , produit par Chas Chandler il contient des  chansons qui vont devenir  des titres emblématiques du groupe a commencer par " Hey Joe" (une reprise mais que Jimi hendrix réinvente et s'appoprie avec tant de talent que la chanson est devenue sienne)sans oublier  "purple haze " ou encore fire. L’influence d’un tel chef-d’œuvre n’est pas mesurable aujourd’hui mais on peut sans aucun doute affirmer qu’ après are you experienced  plus rien ne sera plus tout a fait comme avant.

ecoutez 'the wind cries mary'

podcast

 




 

Le Velvet Underground ,ma tour de babel


le Velvet
Le velvet enfin !
Alors voilà que j’ose m’attaquer a la tour de Babel du rock’n roll ? Une chronique tant de fois réfléchie, commençée puis au bout du compte abandonnée, Oui je vais oser parler du Velvet Underground.
Je ne pourrai pas avec quelques mots faire partager ni faire comprendre l ‘émotion qui fût la mienne lorsque le Velvet débarqua dans ma vie un soir au milieu des années 80.
J’adresse par ailleurs mes sinçères remerciements a Etienne Daho qui bien que baignant (malgré lui) dans la variété française, certes de qualité fût l’un des tout premiers a oser parler du Velvet mais aussi de Joy division ou encore de Jesus and mary Chain dans les interviews réalisés pour la télévision française et pour les radios.
Mais de qui donc parle t’il ? me disai-je a l’époque ? A une période ou tout artiste se revendique des beatles , des Stones ou du Zep voilà un chanteur qui parle d’artistes ignorés du grand public (celui qui achète les disques).
Découvrir coup sur coup les 3 premiers albums du velvet est un choc tant musical que culturel et c’est évidemment avec le premier fameux album dit ‘ la banane ‘ (the Velvet Underground & Nico) pierre philosophale du rock moderne que j’entrai chez le Velvet comme on entre en religion.
D’abors rappelons la célébrissime pochette d’Andy Warhol qui profita pour inscrire a jamais son nom dans l’histoire d’un rock’n roll qu’il détestait pourtant. (Il récidivera de fort briillante manière avec la non moins célèbre pochette de Stincky fingers des Rolling stones.
C’est lui également qui imposa Nico sur trois titres de légende ‘femme fatale ‘venus in furs’ I’ll be your mirror ‘et ‘All tomorrow’s parties ‘ La chanson préférée de Warhol
Parmi les autres titres de cet album citons I’ m waiting for the man et Heroin deux des plus grandes chansons de dope de tout les temps (avec le ‘stairway ‘ du Zep) ‘Black ‘s angel death song’ et ‘Européan song ‘ ou plane l’ombre et le souvenir de Delmore Schwartz le seul vrai héros de Lou Reed
Ajoutons ‘Run ,run , run’ ‘There she goes again ‘ et Sunday morning ‘ et les onze titres sont là ? Définitivement la!
Derrière le Velvet on sent presque palpable l’odeur de New york mais aussi la dope, l’acide ; le souffle d’une époque ou se télescopent Burroughs, Kenneth Anger, Gerard Malanga, la belle Eddie Sedgwick ; le Plastic inevitable explosion et la Factory. Lou Reed et John Cale qui pourtant  ne s’aimaient guère (mais il est vrai que le Lou n’aimait personne.. a part lui !) vont réussir le tour de force de fixer a jamais une ville et une ambiance unique  sur une galette de vinyl.
Les deux autres membres du groupe Maureen Tucker et Sterling Morrison vont entrer bien malgré eux dans l’histoire et resteront  toujours dans l’ombre de ces deux frères ennemis.
Pareil au fouet qui claque sur Severine ; comme l’alto crissant et furieux de John Cale le Velvet Underground vous remue ,  et vous torture  les entrailles , il vous marque au fer rouge pour laisser des marques  a jamais  dans votre esprit

voir The Velvet underground : sunday Morning (1967)

http://www.youtube.com/watch?v=SOqrIQqnE0c




 


 

Le roi lézard fait ce qu'il veut



Nous sommes en Décembre 1968 ; le 13 pour être tout a fait précis et la scène se déroule dans une salle de concert de Los Angeles : Le Forum .
C’est le grand retour pour Jim Morrison et les Doors dans leur ville depuis leur mémorable concert de l’Hollywood Bowl le 5 Juillet .
Le groupe est en train d’enregistrer les premières chansons de leur prochain album mais depuis quelques mois Jim Morrison est devenu incontrôlable déjà miné par l’alcool et une ahurissante quantité de drogues diverses et ses proches savent qu’a chaque représentation il faut s’attendre au pire ou espérer le meilleur.
Les conflits au sein du groupe sont un problème quotidien mais n’y accorde aucune espèce d’importance il est seul , tout seul sur sa planète et sa lente spirale narcotique et alcoolique l’emporte chaque jour davantage plus loin des autres mais cependant ce 13 décembre il va se passer quelque chose d’unique et d’inouï . Le concert très médiatisé (flashs TV , affiches placardées dans tout L.A ) est archi- complet et l’attente est immense.
Le public ignora toute la première partie bavardant pendant qu’un musicien invité par Ray Manzanek tentait de jouer son répertoire folk . Il siffla copieusement Jerry Lee Lewis n’accordant aucun respect pour le killer du rock’n roll .Tout le monde réclamait les Doorsmais surtout on attendait Morrison le sulfureux ; celui qui déclenchait des émeutes , le roi lézard qui faisait souffler un vent de folie , défonçé au point de basculer hors de la scène ,oubliant les paroles et poussant des hurlements a la place , planant si haut qu’on s’attendait a le voir s’écrouler pour ne plus se relever .Du spectacle ,du jamais vu ; un truc dingue !
Dès son entrée sur la scène du Forum le public en choeur réclama en hurlant ‘ Light my fire’ ; on jeta des bouteilles vides et des pétards allumés sur Jim le manquant de peu Morrison s’avança au bord de la fosse puis  la musique  cessa brusquement « Hé Mec ! » dit-il à la foule a travers les 32 amplis « Arrête de foutre ta merde et ferme ta gueule ! ».Murmures et rires étouffés dans l’assistance
« Qu’est ce t’attends Mec ? .Pourquoi t’es là ce soir ? ». Pas de réponse
« On peut jouer toute la nuit mais ce n’est pas vraiment ce que tu veut non, ? ,tu veux autre chose ,quelque chose de plus ; plus grandiose que ce que tu as jamais vu ;n’est ce pas ? » La foule hurla .
« Eh bien va te faire foutre ! Nous on est venu pour jouer de la musique » et aussitôt  le groupe se mit a entamer la célébration du lézard. L’introduction sinistre et lente pourrait inciter les détracteurs a s’exprimer mais personne ne dit rien .Les musiciens entamèrent la chanson devant un public attentif et en firent une exécution parfaite ou chaque mot souligné devint comme imprégné d’une passion nouvelle . Jim ne dansa pas , il ne cria pas , la chanson dura quarante minutes et quand elle prit fin le public resta immobile , pas d’ovation , presque pas d’applaudissements . les Doors ne saluèrent pas et ne firent aucun signe d’adieu , ils quittèrent la scène et regagnèrent leur loge.
La foule restait assise immobile , abasourdie et assommée . Les lumières se rallumèrent et le public abasourdi se dispersa dans la nuit noire et froide de Los Angeles.

Référendum les inrockuptibles 1975-2000

Référendum musical 1975-2000
Les inrockuptibles (22 Decembre 1999)
a la fin du dernier millénaire le magazine ‘les inrockuptibles’ a demandé a ses lecteurs (dont je fais partie) d’établir une liste de 25 albums couvrant les 25 dernières années.Le résultat est le suivant :

.1 Grace (jeff Buckley 1994)
.2 The queen is dead (the Smiths 1986)
.3 O.K Computer (Radiohead 1997)
.4 Dummy (Portishead 1994)
.5 Doolitle (The Pixies )
.6 Blue lines (Massive attack 1991)
.7 Nevermind (Nirvana 1991)
.8 Closer (Joy division 1980)
.9 Automatic for the people (R.E.M 1992)
.10 London calling (the Clash 1979)
.11 Homogénic (Bjork 1997)
.12 Loveless (my bloody valentine 1991)
.13 Mezzanine (Massive attack 1998)
.14 The bends (Radiohead 1995)
.15 Maxinquaye (Tricky 1994)
.16 The stones roses (the stones roses 1989)
.17 Fantaisie militaire (Alain Bashung 1998)
.18 To bring you my love (P.J Harvey 1995)
.19 Début (Bjork 1993)
.20 Dry (P.J Harvey 1992)
.21 Day dream nation (Sonic youth 1988)
.22 Odelay (Beck 1996)
.23 Vauxhall & I (Morrissey 1994)
.24 First (Tindersticks 1993)
.25 If you’re feeling sinister (Belle & Sebastian 1995)



La redaction du journal n’a pas établi sa liste ;il aurait été intéressant de pouvoir la comparer a celle de leurs lecteurs .
Personnellement après de cruels dilemmes ma liste personnelle est la suivante :



.1 The queen is dead (The smiths 1986)
.2 L’homme a tête de chou (serge Gainsbourg 1977)
.3 Horses (Patti Smith 1975)
.4 Never mind the bollocks (the Sex pistols 1977)
.5 The modern lovers (the Modern lovers 1976)
.6 Suicide (Suicide 1977)
.7 Marquee moon (Télévision 1977)
.8 Broken english (marianne Faithfull 1979)
.9 Play loud (the B 52’s 1979)
.10 Remain in light ( the Talking heads 1981)
.11 Play blessures (Alain Bashung 1982)
.12 Y’a une route (Gérard Manset 1975)
.13 Blue lines (Massive attack 1991)
.14 Unplugged on MTV (Nirvana 1994)
.15 Crazy rythms (the Feelies 1980)
.16 Maxinquaye (Tricky 1994)
.17 Automatic for the people (R.E.M 1992)
.18 Protection (Massive attack 1994)
.19 London Calling (the Clash 1979)
.20 The man-machine (Kraftwerk 1978)
.21 blood on the tracks ( bob dylan 1975)
.22 The idiot (Iggy pop 1977)
.23 OK Computer  (radiohead- 1997)
.24 Dummy(Portishead 1994)
.25 If you’re feeling sinister (Belle & Sebastian 1996)

Batman et Robin (1995)

Nullité intégrale!
Bien sûr, Tim Burton avait plaçé la barre très haut en réalisant de forte brillante manière les deux premiers volets des aventures de la célèbre chauve-souris et le pari était risqué pour Joel Schumacher.
Le résultat est totalement raté malgré un casting intéressant (georges Clooney, Uma Thurman, Arnold Szwarzenegger.
Mikael keaton qui interprétait le rôle de Batman dans les opus 1 et 2 a du flair ;il n’a pas accepté de participer a ce désastreux Batman & Robin, il ne doit certainement pas le regretter.

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Ca tourne a Manhattan (1996)


Second film de Tom Di Cillo (après Johnny Suede) Ca tourne a Manhattan est un véritable bijou de cinéma indépendant. Animé d’un amour sincère et profond du cinéma et des comédiens Di Cillo nous propose de suivre le tournage d’un film fictif.
Le sujet du film dans le film maintes fois traité est ici servi par un scénario d’une grande originalité .Le réalisateur brouille les cartes et nous mène par le bout du nez .Divisé en trois parties distinctes ça tourne a Manhattan ravira les amateurs de cinéma indépendant mais pourra sans peine plaire a un public beaucoup plus large.
On retrouvera avec plaisir Steve Buscemi qui nous prouve encore qu’il fait partie des acteurs les plus captivants de sa génération.
Autour de lui les seconds rôles tous parfaits donnent une grande authenticité a ce petit film pas vraiment comme les autres, jubilatoire et constamment étonnant.

12:30 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

Les 400 coups (1959)

Quel immense bonheur et quel premier film magistral. Je suis certain que le regard des cinéastes du monde entier ne sera a jamais transformé par ce grand film. On assiste avec les 400 coups à la naissance d’un comédien surdoué Jean-pierre Léaud ; 14 ans, petit mec incroyable d’authenticité et de vérité de bout en bout de ce film qu’il porte sur ses épaules d’adolescent débrouillard. Je n’oublierai pas de sitôt le jeune Antoine Doinel (alter ego a peine déguisé de François Truffaut) marchant dans les rues de la capitale avec cette impression, cette intense sensation que le monde lui appartient. Les 400 coups sont à ranger au panthéon des films sur l’enfance, au panthéon des films tout court.

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Seven (1995)

Lorsqu’on découvre Seven à l’occassion de sa sortie en 1995 la vague des films de tueurs en série n’a pas encore déferlée sur l’industrie cinématographique et la présence dans toutes les mémoires du Silence des Agneaux (Jonathan demme 1991) reste le baromètre de référence absolue du genre.
Revoir le film aujourd’hui permet de se rendre compte de sa modernité et de sa grande particularité dans la façon d’amener et de faire progresser l’intrigue en jouant avec les nerfs (et l’estomac) du spectateur. Il apparaît clair que le film de David fincher est devenu a son tour LA référence .Le scénario reste parmi l’un des plus inventifs de l’histoire du Thriller et la mise en scène est de tout premier ordre. L’univers glauque de la ville (jamais citée) ou se déroule les meurtres de John Doe est superbement restituée dans un climat urbain et lourd renforcée par une pluie incessante (on pense a l’atmosphère de Blade Runner ).
Le film s’attache essentiellement aux rapports entre le tueur et les deux policiers lancés a sa recherche et le tandem pourtant usité du duo entre l’inspecteur proche de la retraite et le jeune flic aux dents longues fonctionne a merveille.
Les comédiens sont formidables Morgan Freeman tout en sobriété et en retenue et Brad Pitt qui verra sa carrière et sa popularité exploser grâce a ce rôle de l’inspecteur Mills. L’interprétation époustouflant et quasi-mystique de Kevin Spacey apporte ce sentiment de malaise qui rend le film si particulier et le soin apporté aux décors ; a la figuration (tous les flics sont de véritables policiers professionnels) font de Seven l’une des plus belles réussites du cinéma américain des années 90 .
N’oublions pas de mentionner le merveilleux générique, véritable chef-d’œuvre du genre qui installe dès les premières minutes le spectateur dans ce climat oppressant qui ne le quittera plus jusqu’à l’incroyable dénouement final.



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Suicide :suicide (1977)

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A l'instar du Métal Machine Music de Lou Reed, le premier album de Suicide est pratiquement impossible à écouter dans son intégralité. En effet, personne, raisonnablement équilibré et normal, ne peut vraiment en rentrant du boulot ou le dimanche matin au réveil, poser cet ovni discographique sur sa platine et vaquer à ses occupations.

C'est pourtant l'un des disques fondateurs de tout ce qui va suivre à partir de 1977, car tous les mouvements musicaux vont puiser dans cet album fondamental, de la techno à la cold-wave et du hip-hop à la musique industrielle
minimaliste, jusqu'à l'abstraction. Ce disque va être un flop total lors de sa sortie, même le mouvement punk va le rejetter; et c'est dans une incomprehension générale que cet album va se forger une réputation d'album-maudit
Aujourd'hui reference force est de reconnaitre que ce disque tout autant insuppportable que génial reste d'un avant-gardiste extrême
Son écoute relève plus de l'agression que du plaisir des oreilles, le bruit et les larsens d'Alan Véga  et Martin Rev décapent votre cerveau et vos neurones.
Ecouter les 10' 24 de "Frankie Teardops" ou les 2' 32 apocalyptiques de "Ghost Rider" nous rappelle le choc de la première écoute du "Sister Ray" du Velvet Underground.
On est en terre inconnue où le bidouillage et la distorsion deviennent forme artistique.
C'est un album déstabilisant et unique


il est donc indispensable

 

ecoutez  'ghost rider '


podcast

Is this it ( The Strokes - 2001)


podcast
Ecoutez  Barery legal

 

Alors voilà que c'est le tour des Strokes d'incarner le renouveau du rock'n roll, il y a quelques mois encore c'etait les Black Rebel Motorcycle Club qui avaient cette lourde tâche et bientôt on cherchera du coté des White Stripes ou des libertinesmedium_is_this_it.jpg sans oublier The Kills, The Vines; les Yeahs Yeahs Yeahs, l'histoire ne les retiendra pas tous.
Concernant The Strokes, ils sont l'image même du groupe américain élevé au son CBGB (Velvet , Television ), et ils appliquent avec talent les recettes-clés du succès- chansons speedées, tempo irrésistible et accrocheur; look fin 70's soigné, chanteur charismatique, le tout agrémenté de prestations live plus que correctes.
Au bout du compte, Is This It est un album urbain très rock,  illustré par une pochette admirable (qui a connu quelques soucis avec la censure américaine), contenant quelques hits imparables ("The Modern Age", "Hard To Explain", Barely Legal) et qui sans changer le cours de l'histoire du rock moderne saura trouver une place de choix dans le coeur des amateurs de rock sincère et authentique

 

 

 

 

 

04:15 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

Chambre 1742 - hotel Queen Elizabeth -Montreal 1969

En décidant de s’enfermer pendant sept jours et sept nuits dans une chambre d’hôtel canadienne, John Lennon & Yoko Ono entraient malgré eux dans l’histoire. Ce bed-in improvisé mais surtout très médiatisé par les radios et télévisions de l ‘époque va donc s’inscrire dans les grands événements politiques de cette période instable de la société américaine.
Très impliquée et se sentant très concernée par le conflit vietnamien la jeunesse américaine s’engouffre dans la philosophie hippie alors a son apogée après le ‘ summer of love ‘de San Fransisco et surtout le concert de Woodstock.
Auto-proclamé porte –parole de la paix dans le monde l’ex-Beatles va durant une semaine recevoir leaders syndicaux, hommes politiques, chroniqueurs télés et radios et il va intervenir en direct au milieu des événements de l’université de Berkeley.

John Lennon accompagné de Yoko Ono (et de leur petite Kyoko) se permettent le culot de répondre aux interviews, couchés, vêtus de pyjamas ou d’une tunique blanche.
C’est un John Lennon christique, barbu et squelettique (on connaît son accoutumance a dame Héroïne) que le monde entier découvre dans les reportages et photographies consacrés a ce bed-in .
Comme un grand adolescent un peu benêt il va tenter de faire passer son message de paix et d’amour avec plus ou moins de réussite face a des interlocuteurs Pas toujours acquis à sa cause.
On se souviendra des images d’un Lennon hilare faisant le signe de paix avec ses pieds devant la caméra, de Kyoko lançant des pétales de fleurs aux invités et journalistes, des paroles chocs de John à un journaliste canadien très agressif je suis une rock-star droguée et pervertie.
Enfin et surtout l’inoubliable improvisation de Lennon qui interprète ce qui va devenir l’un des plus grands hymnes de paix ' Give peace a chance'. Dans une ambiance de fête Lennon a la guitare assis sur le lit Yoko a ses côtés et toute la chambrée qui tape dans les mains chantant a l’unisson .Au pied du lit par terre, torse nu et queue de cheval, le visage empli d’ une joie évidente qui frise la béatitude on aperçoit timothy Leary, le pape du L.S.D en personne et on peut dire aujourd’hui que ce qui s’est passé ce 1er juin 1969 dans cette chambre d’hôtel fût magique et fait désormais partie de l’histoire de la pop-music.
Bien entendu tout cela n’a pas servi a grand chose et les hommes politiques ainsi que les militaires ne vont pas en aucun cas donner une chance a la paix, mais le souvenir de John et Yoko visiblement très amoureux l’un de l’autre et porteurs d’un message de paix et d’union universelle reste d’une sincérité troublante.
Lennon se rappellera de cette expérience enrichissante quelques années plus tard et composera Imagine la chanson ultime de l’amour et de la paix sur terre.

voir la video give peace a chance


http://www.youtube.com/watch?v=I-NRriHlLUk






 

 

La mort solitaire de Janis Joplin

 

Dans les années 70 l’héroïne est beaucoup plus populaire que sa petite sœur : la cocaïne.
Dans les cas de décès par overdose le médecin légiste conclut souvent à une surdose ; voire a l’utilisation d’une poudre de mauvaise qualité.
La mort de Janis Joplin survenue le 4 octobre 1970 à l’hôtel Landmark de Los Angeles reste cependant assez troublante.
La police locale dépêchée sur les lieux a inspectée avec minutie la chambre de la chanteuse sans y trouver la moindre trace de drogue, certes on retrouve une seringue vide près de l’armoire mais pas le moindre petit gramme d’héroïne mais quand W.Noguchi, médecin légiste arrive dans la chambre 301 ; il trouve immédiatement un petit sachet rouge contenant cinq grammes d’héroïne.


Après enquête et analyse du corps la conclusion ne surprend personne : Janis s’est effectivement shootée a l’héroïne, toutefois elle ne s’est pas injectée une dose supérieure qu’a l’accoutumée et selon l’étude de ses veines l’ex chanteuse du Big brother se serait piquée déjà une bonne centaine de fois alors pourquoi ce 4 Octobre 1970 ce geste lui sera t’il fatal ?.


La réponse viendra de l’analyse du petit sachet rouge trouvé par Noguchi dans la chambre d’hôtel.

Il convient de savoir qu’une dose classique contient environ 3% d’héroïne pure ; le reste se compose (selon le dealer) de lactose, de quinine, de cocaïne, de P.C.P  (appellé également Angel dust ) et de talc , cette substance étant très dangereuse car comme tous les dérivés de l’amiante, le talc reste collé aux poumons.
Le sachet trouvé ce jour-là chambre 301 s’avère être, après étude scientifique une véritable bombe car son analyse fait apparaître 35% d’héroïne pure soit dix fois la dose que Janis avait pour habitude de s’injecter.
Pour terminer cet épisode navrant de l’histoire de la pop-music il faut remarquer qu’un tel drame ne serait sûrement pas arrivé si Janis avait été mieux entourée ,en effet, les relations entre la big-mama du rock et son groupe The Fult Tilt Boogie-band se limitait a des rapports professionnels et il est certain que si elle avait été en compagnie de son précédent groupe the Big Holdind Compagny jamais ces musiciens plus  proches d 'elle ne l’aurait laissée seule pour se shooter et surtout  ils ne l’aurait sûrement pas laissée overdoser sans appeler les secours mais ce jour la les jeunes canadiens du Boogie-band ne se sont rendus compte de rien et ont prévenu les secours plus d’une heure après le coma de leur chanteuse.
L’album Pearl qu’elle était en train d’enregistrer et qui n’était pas terminé sera aussitôt lancé bien qu’ inachevé sur le marché afin profiter de l’impact de cette mort tragique et médiatique , il deviendra rapidement N° 1 des Charts.
Cet album testament contient l’une des plus belles chansons de Janis Joplin  me and bobby Mc Gee' une reprise de Kris Kristofersson ,belle a pleurer que la grande Janis immortalise ici pour l’éternité.