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18/12/2004

Volte-face (1997)

Un grand ; un très grand film d’action pure.
John Woo dynamite la mise en scène et nous livre un véritable polar moderne .Nicolas Cage, souvent irrégulier est ici, excellent et John Travolta trouve son meilleur rôle depuis Pulp fiction.
Le scénario est d’une originalité rare dans un genre ou se multiplient les films de médiocre qualité .Avec Volte-face, John Woo entre de plain-pied dans le système des grosses productions Hollywoodiennes et son film restera comme l’un des meilleurs polars de ces dernières années

 


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01:50 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : volte face, john woo

Docteur jerry et mister love (1963)

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Il est des films que l’on peut voir a 10 ans ,15 ans ,30 ans et plus, et toujours savourer le même plaisir mais toutefois il s’agît rarement de comédies pures centrées sur un artiste. The nutty professor (bizarrement traduit en français Docteur Jerry & mister Love) fait pourtant partie de cette catégorie de film intemporel et universel qui traverse allégrement les générations. Le génie burlesque et comique de Jerry Lewis est le fil conducteur des mésaventures rocambolesques du professeur Kelp et de son double ‘Mister Love’, le premier étant aussi intelligent et laid que le second est beau gosse mais insupportablement prétentieux.

La référence au thème éternel du docteur Jekyll et Mister Hyde traitée ici sur le mode de la comédie est irrésistible de drôlerie et de loufoquerie. Ce grand succès du show man américain alors au sommet de son talent et de sa gloire demeure une éternelle thérapie a la morosité quotidienne .A voir et a revoir sans modération de 7 a 77ans.

01:40 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

17/12/2004

White light ,white Heat (The Velvet Underground 1968)

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Dans le panier des albums empoisonnés, celui-ci est certainement le plus toxique, le plus vénéneux, le plus dangereux mais aussi le plus fascinant.
Noir dehors (pochette noire, énigmatique), et encore plus noir dedans, il nous restitue un univers sonique terrifiant, à la frontière du malaise et de la folie. Et si la belle Nico apportait sa douceur sucrée sur certains titres du premier album, point ici de balade à la "Sunday Morning", mais bienvenue dans le royaume déjanté de John Cale et Lou Reed.
6 titres pour un album de légende à ne pas mettre entre toutes les oreilles avec, pour donner le ton cet hymne velvetien, "White Light/White Heat" qui en 2'46 repousse encore plus loin les limites du rock.

"The Gift" et "Lady's Dodiva Operation" sont deux magnifiques chansons torturées et malades ou la voix de John Cale fait des miracles.
Le climat s'adoucit une poignée de secondes, le temps de laisser défiler "Here She Comes Now", chanson entêtante et mystérieuse puis surgit "I Heard Her Call My Name", expérience bruitiste qui fait de la distorsion une oeuvre d'art musicale.
Enfin en piste 6, "Sister Ray" achève tout le monde et donne le coup de grâce. 17'37 de folie pure et de chaos sonore total, la plus underground des chansons de ce quatuor mythique sur le plus velvetien des albums est une ode à la déglingue, aux drogues dures et a la défonce ("Sister Ray" serait, parait-il, le nom donné par Lou a sa seringue).
Au-delà de la violence de cet album, demeure cette curieuse impression de spontanéité dans son élaboration
White Light/White Heat se pose en éclaireur de toute une génération de musiciens qui chercheront comme le Velvet Underground à faire de la musique sans retenue avec une liberté extrême, hors des sentiers battus et si loin loin des preoccupations consensuelles des classements des charts et des prestations télévisées.
Pour tous ceux qui se reconnaissent dans cette approche de faire de la musique ou d'en ecouter ce disque reste la référence absolue, le phare qui éclaire leurs nuits noires et désenchantées

 

Ecoutez 'here she comes now


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04:10 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

16/12/2004

Le déclic de la gainsbourg-mania


Nous sommes a Strasbourg en 1979 plus de vingt après Le poinçonneur des Lilas dix ans après je t’aime moi, non plus, la nouvelle bombe Gainsbourg explose, rien de moins que l’hymne national adaptée version reggae ;
Chuchotée en talk - over par la voix tabagique de Gainsbourg et accompagnée par des chœurs féminins lançant le refrain "aux armes et cætera".
C’est immédiatement le scandale .La presse se déchaîne, le public est choqué, on crie au racisme.
Le point culminant de cette affaire se déroulera a Strasbourg, les parachutistes ont envahis la salle de concert et menacent d’expulser le chanteur .C’est peut-être ce jour-là que Gainsbourg déclenche la Gainsbourg-mania qui ne cessera de prendre de l’ampleur jusqu'à sa mort.
A Strasbourg Serge ne craint pas le face à face; il se présente seul sur le devant de la scène, il y a de l’électricité dans l’air.


Le poing levé; il entonne a capella le premier couplet de la Marseillaise.
Comme un seul homme les paras se lèvent et se mettent au garde a vous devant le chanteur, le public médusé ne se rend pas compte qu’il assiste a un moment historique dans l’histoire de la chanson française. C’est un retournement total de situation de la part du public puis des médias.
L’album titré Aux armes et cætera devient très vite un immense succès et après 22 ans de carrière il devient le premier disque d’or de Gainsbourg. Il sera même par la suite disque de platine.
Cette année 1980 va sceller définitivement l’assisse absolue de son auteur dans tous les domaines artistiques et si Gainsbourg se reconnaît dans la jeunesse, celle ci a trouvé son mentor La Gainsbourg-Mania peut maintenant éclater.

Pour enfoncer davantage le clou et renforcer la polemique Serge Gainsbourg va quelque temps plus tard acquérir lors d'une vente aux enchères le manuscrit original de 'la marseillaise ' 

Ecoutez Serge Gainsbourg a Strasbourg'
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Requiem for a dream

Le corps de Marion (jennifer Connelly) recroquevillé dans une baignoire le visage enfoui sous l’eau et soudain un hurlement bestial comme celui d’un animal blessé a mort ,on entend a peine mais grâce aux bulles a la surface de l’eau on devine la puissance de ce cri de désespoir. Cette scène illustre a elle seule le sentiment général de malaise a la vision du film de Darren Aronofski .
Le sujet sulfureux (mais toujours accrocheur) de la drogue et de sa dépendance ; maintes fois traité avec plus ou moins de bonheur (Panique a needle park ,trainspotting , More….) est ici abordé avec un ton nouveau et un regard qui évite la complaisance et le sentimentalisme .
Aronofski ne juge pas ; il nous montre des personnages qui décrochent de la réalité petit a petit et s’enfoncent lentement dans la terrible spirale narcotique .En opposant en parallèle deux générations d’individus il épingle au passage la société de consommation moderne et audiovisuelle .D’abord ‘accro ’ a la Télé ou son rêve ultime est de participer a son émission favorite (Ellen Burstyn éblouissante et bouleversante) veut perdre les kilos l’empêchant de revêtir la robe rouge portée aux heures de sa jeunesse ;les amphétamines et les coupe faims vont avoir raison de sa santé mentale .
Le parcours de son fils (Jared Leto qui avec ce rôle nous fait oublier le calamiteux et ridicule American Psycho) est quant a lui sans surprise et malgré l’amour de Marion qui sombrera avec lui c’est l’héroïne qui aura sa peau même s’il croit et fait croire autour de lui qu’il contrôle la situation
Film-choc de ce début de siècle Requiem for a dream , au delà de la polémique pro ou anti- drogue ne se contente pas de frapper a la porte du cercle très fermé des films cultes ,Il l’a défonce a coups de pieds et a coups de tête .
Aronofski prouve aussi avec ce deuxième long-métrage qu’il est possible d’adapter un auteur réputé inadaptable,Requiem for a Dream , roman d’ Hubert Selby Jr (bêtement traduit en France Retour a Brooklyn) faisant partie de ce comité d’ écrivains dont les livres sont jugés impossibles a transposer a l’écran (Burroughs ,Bukowski ; Bret Easton Ellis , Dantec….).
Résolument nouveau dans son utilisation de la musique ,des sons ,des images et des effets visuels Requiem for a dream est un film qui hante et reste présent dans les mémoire bien après sa projection .
Peut importe de savoir si Aronofski est ou n’est pas le nouveau David Lynch (comparaison inévitable) l’essentiel reste la puissance indéniable de son film .Pour ma part Je considère que ce film pourrait bien être l’Orange Mécanique des années 2000




15:45 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

The velvet Underground : The Velvet Underground & Nico (1967)

velvet_nico.4.jpgChroniquer le premier album du Velvet Underground c'est un peu comme s'attaquer à une montagne, car l'importance de ce disque dans le rock contemporain est impossible à mesurer.
The Velvet Underground And Nico fait partie des albums repères dans l'histoire, et on peut affirmer qu'il l y a un avant-Velvet et un après-Velvet; comme il y a un avant et un après Sgt. Pepper's des Beatles ou encore un avant et un apres Blonde On Blonde de Bob Dylan.
Autour de Lou Reed et John Cale, veritables fondateurs du groupe, on trouve en invitée surprise a la demande du mentor Andy Warhol (sans qui le Velvet n'aurait jamais enregistré), Christa Pfaggen alias Nico qui apporte sa grâce intemporelle et sa voix unique sur les chansons les plus célèbres de cet album historique ("Femme Fatale", "All Tomorrow's Parties", la chanson préférée de Warhol, "Venus In Furs", "Sunday Morning", "I'll Be Your Mirror").
Les autres titres font déjà partie de la légende du Velvet: "I'm Waiting For The Man" et "Heroin" deux chansons de dope illustres, et deux OVNIs musicaux baptisés "European Son" et "The Black Angel's Death Song".
L'influence du Velvet Underground n'est à ce jour pas mesurable tant leur premier album a suscité des vocations et sert aujourd'hui encore de repères pour le rock urbain.
De son vivant, le Velvet ne rencontra que mépris et indifference, mais avec le recul on peut affirmer que le Velvet Underground, mieux que tout autre groupe au monde, a su représenter la quintessence du rock contemporain.
Jamais un disque ne saura mieux cristalliser l'évidence du rock'n roll , jamais un disque n'aura cette aura sulfureuse et ce goût d'interdit comme si avec cet album le rock entrait de plein pied dans l'âge adulte pour atteindre une nouvelle dimension artistique universelle

ecoutez  Sunday morning


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13:40 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)