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23/12/2004

Horses (Patti Smith 1975)

Sorti en 1975 Horses le premier album de Patti Smith va secouer le rock poussif du milieu des seventies. Produit par un John Cale toujours aussi visionnaire, ce disque se pose en éclaireur de la déferlante 'punk' qui va bientôt secouer la planète.
Avec Horses, Patti Smith réussit la synthèse entre le rock urbain du Velvet Underground, la liberté des textes de Bob Dylan,et les poètes français Verlaine et Rimbaud que la chanteuse de Chicago idôlatre depuis l'adolescence.
Adepte et proche de William Burroughs, le vénéré poète et écrivain de la beat génération, elle propose avec ce premier album magistral un savant mélange de soie et d'asphalte.
Les chansons véritables hymnes créés ou repris par Patti sont brûlants et palpitants de fougue et de rage contenue.
Dès l'intro, elle annonçe la couleur "Jesus died for somebody sins but not mine" clame-t-elle avant d'enchaîner avec une époustouflante version du "Gloria" de Van Morrison.
Cet album fera naître mille vocations sur le pavé new-yorkais et dès sa parution, les critiques parlant de Patti évoquent tour à tour Miles Davis, Bob Dylan ou encore Charlie Mingus.
Horses et sa légendaire pochette entrent de plein pied et avec fracas dans l'histoire du rock.
A noter que la réedition CD propose un "bonus" grandiose avec une version live de Patti Smith et John Cale sur une reprise apocalyptique du "My Generation" des Who

Patti Smith -  Redondo beach


podcast

03:25 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

22/12/2004

Cuisine et dependances (1993)

 

Adaptation cinéma d’une pièce a succès Cuisine et dépendances est une comédie réussie ou l’on rit beaucoup, on retrouve l’humour caustique et acide propre a l’écriture du tandem jean pierre Bacri – Agnès Jaoui (tous deux également interprètes dans ce film).

Les comédiens qui les entourent sont tous parfaits ; notamment Zabou totalement déchaînée qui obtient la l’un des meilleurs rôles de sa carrière.
Le coup de génie du scénario consiste à faire graviter l’histoire dans un huis clos de sept personnages dont deux ne seront jamais visibles par le spectateur.
Ce premier grand succès public pour le couple Bacri-Jaoui annonçait le début d’une immense popularité ,le grand talent d'auteur du couple a pu par la suite s'affirmer avec des films comme 'le goût des autres' 'on connait la chanson' ou encore 'comme une image'

04:35 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

21/12/2004

Préface d'un chef d'oeuvre

Pour mémoire et pour le plaisir des mots je poste cette sublime

préface


voyager c'est bien utile
ca fait travailler l'imagination
tout le reste n'est que deceptions et fatigues
notre voyage a nous est entierement imaginaire
voilà sa force
il va de la vie a la mort
hommes , betes ,villes et choses
tout est imaginé
c'est un roman ,rien qu'une histoire fictive
et puis ... tout le monde peut en faire autant
il suffit juste de fermer les yeux
c'est de l'autre coté de la vie

Louis-ferdinand Céline


preface du voyage au bout de la nuit

15:15 Publié dans Culture, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

The velvet underground (1969)

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The velvet underground - some kinda love 
 
 
podcast

 

Nous sommes en 1969 et le Velvet Underground panse ses plaies .
C'est au tour de John Cale, après Nico, de quitter le navire, Andy Warhol s'est fait flinguer par Valérie Solanas qui l'a laissé pour mort. Warhol  ne s'en remettra vraiment jamais.
C'est en 1969 que paraît Ce troisieme Velvet qu'on appellera aussi "l'album au canapé", ce canapé défoncé et recupéré selon la légende sur le trottoir devant la Factory et ou posent avachis les 3 rescapés du Velvet originel accompagné de Doug Yule le nouveau venu qui remplace John Cale au pied levé.
Les choses sont bien différentes et il y a sur ce disque (plage 6) une chanson qui pourrait à elle seule résumer l'état d'esprit du groupe, elle se nomme "Beginning To See The Light", et en effet c'est une étrange impression d'apaisement et de calme qui domine tout au long de ce troisième album, tantôt gai, tantôt mélancolique et qui propose un subtil mélange de chansons aux climats et aux ambiances diverses "Candy Says" (hommage à un travesti qui fréquentait la Factory), Pale Blue Eyes (écrite par Lou Reed pour une femme dont il était tombé fou amoureux), "Beginning To See The Light" (chanson d'espoir et de renouveau) , "That's The Story Of My Life" (chanson sur le bien et le mal),' Some kinda love  (avec son texte plutôt mysterieux )' "After Hours", chanté par Maureen Tucker (comptine qui sous des abords gentillette est en verité une ôde à la nuit, aux bars et à la fête, "What Goes On" (qui donnera son nom au plus important fanzine du groupe); seul le curieux et torturé "The Murder Mystery" nous renvoie au Velvet experimental de 67-68.
"The Velvet Underground" est le premier disque du Velvet que l'on peut raisonnablement mettre entre toutes les oreilles, c'est un disque inespéré de la part du groupe notamment apres le terrifiant "White Light / White Heat" paru un an plus tôt.
Jamais la voix de Lou Reed n'a été si envoûtante, jamais les chansons n'ont eu cette légèreté et cette grâce , c'est un album-charnière pour le groupe, après le chaos et le fracas et avant les chemises a fleurs de Loaded.
Pour ces différentes raisons c'est un album totalement essentiel et incontournable

13:10 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

20/12/2004

The trinity Session ( CowBoy Junkies 1985)


” the Trinity Sessions ” enregistré en 1988 dans une église canadienne pour la somme de 250 Dollars est une oeuvre musicale unique et magique.
Elle est l’œuvre d’une chanteuse de Toronto :Margo Timmins accompagnée de ses deux frères Michael et Peter ainsi que d’un bassiste venu de Montréal Alan Anton.
La formation porte l’un des plus joli noms du paysage pop-rock Cow-boys junkies.

Le disque ne comporte aucun instrument électrique ,il est épuré de toute musique country traditionnelle et nous laisse dès la première écoute une incroyable impression d’apesanteur et d’éternitée anesthésiée. La voix chuchotée de Margo nous entraîne dans un univers somptueux ,feutré et vénéneux.
On y trouve des reprises de Hank Williams (I’m so lonesome I could cry) d’Elvis Presley (blue moon revisited) et de Patsy Cline ( walking after midnight) mais c’est avant tout la version inoubliable du Sweet jane du Velvet Underground qui fait entrer ce disque dans la légende.


Lou Reed qu’on sait pourtant avare de compliments et qui n’aime guère qu’on reprenne ses chansons déclara a la première écoute qu’il n’avait jamais entendu une de ses chansons reprise avec tant de sinçérité et d’intensité.

Les albums des Cow boys junkies ne rencontrèrent pas le succès mérité et malgré la qualité des compositions et la voix de margo (déchirante cover de Neil Young ‘ powderfinger’) le groupe cessa vite d’interesser le public .
Plus dure sera la chute et d’autres albums suivront ‘the Trinity sessions’ jusqu'à ‘the miles from home ‘ en 1998 ,depuis longtemps les fans ,même ceux de la première heure ont décrochés et les Cow Boys Junkies sont devenus un groupe pour initiés , un groupe –référence certes mais dont la carrière est maintenant derrière lui .
Jamais il ne réussiront a retrouver la magie éblouissante de leur premier album et on peut affirmer aujourd’hui que ce premier album plein de ferveur et de grâce a obtenu sa place dans le panthéon des disques-cultes .

 

Cow boy junkies - sweet jane


podcast




22:20 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

La famille adams (1991)

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous voilà devant un petit bijou d’humour avec des comédiens (Christina Ricci, Raul Julia, angélica Huston, Christopher Lloyd) tous excellents dans cette adaptation réussie de l’univers hilarant de
dessinateur de bandes- dessinées des années 40.
Le film nous entraîne dans un univers d’une invraisemblable drôlerie mêlant le caustique, le cynisme et le burlesque avec brio.
Les décors d’une beauté presque surnaturelle sont somptueux (on pense a Tim Burton) et Barry Sonnenfeld a su mélanger le fantastique délirant et l’humour noir féroce pour nous livrer ce petit film jubilatoire qui a tout les atouts pour devenir un film-culte des années 90. A consommer de 7 a 77 ans sans modération.

22:15 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

Vivement dimanche (1983)

 

Difficile d’être complètement objectif a propos de Vivement Dimanche; tout d’abord j’avoue une immense admiration et une grande tendresse pour Truffaut et ensuite ce film est son ultime réalisation pour le 7ème art, je préfère dire que je n’ai été qu’a moitié séduit pour ne pas admettre avoir été a moitié déçu.
Malgré les prestations impeccables de Fanny Ardant et de jean louis Trintignant admirablement filmés ; les décors somptueux d’Hilton Mc Connico et la photographie du grand Nestor Almendros ce film se classe parmi les œuvres secondaires de Truffaut.
Il faut cependant corriger qu’un film même secondaire de ce grand réalisateur reste largement au dessus de la moyenne

22:10 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

On connait la chanson (1997)

 

 

 

 

 

 

 

 

Souvent qualifié d’académique, le cinéma d’Alain Resnais s’offre avec la collaboration pour l’écriture du tandem Jean-pierre Bacri / Agnès Jaoui une cure de fraîcheur tonique.
Ce film qui ne ressemble a aucun autre puisqu’il mêle dialogues et extraits de chansons françaises des cinquante dernières années, aurait pu sembler un pari risqué mais le charme opère dès les premières minutes.
Le scénario est remarquable et l’interprétation (comme toujours chez Resnais) se révèle de premier ordre.
Sabine Azéma, actrice fétiche du réalisateur est totalement déchaînée et tous les interprètes autour d’elle nous régalent de leur talent ,dans cette petite merveille d’histoire ; les personnages ne sont jamais ce qu’ils semblent paraître et les véritables personnalités se dévoilent au fur et a mesure que le film avance .
Une réussite totale pour un Resnais grand crû avec a la clef le plus gros succès public de l’un de nos plus important metteur en scène français.

18:20 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

Le Bison (Isabelle Nanty 2003)

 

 

 

 

 

 

 

 

La première chose que l’on peut se demander au visionnage du film d’Isabelle Nanty c’est a quel public s’adresse t’il ?.

En effet,cette rocambolesque et improbable histoire qui forme le fil conducteur de cette comédie plate ne décolle jamais et reste d’une affligeante bêtise
Isabelle Nanty ,la plus faible de la bande des ‘Robin des bois’ et aussi la première a quitter le groupe réalise là son premier long métrage et le résultat est plutôt raté.
Ce n’est pourtant pas faute de s’entourer de valeurs sures de la comédie actuelle en choisissant Edouard Baer qui va finir a la longue par s’enfermer dans le même genre de personnage stéréotypé a la manière d’un Jean-Pierre Bacri ou encore d’un Hugh Grant et Pierre François Martin-laval issu lui aussi de cette bande des ‘robin ’, mais malgré leur présence le film reste d’une triste banalité et les situations comiques et quiproquos n’amusent guère
Même la présence des quatre enfants dans ce film n’arrivent pas a sauver de l’ennui ce qui une idée de l’ampleur du naufrage.
Pensant suivre l’exemple de nombreux confrères de la scène comique avec cette première réalisation isabelle Nanty au demeurant comédienne fort sympathique ( "Amélie poulain" ,"les Visiteurs" ,"tatie Danielle" , "Astérix Mission Cléopâtre") a quant a elle totalement loupée son coup.






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Zombie (1978)

 

 

 

 

 

 

 

Auteur du film culte sur le thème des morts-vivants ( la nuit des morts-vivants en 1968) Georges Romero revisite encore le même sujet avec Zombies .

L’intrigue bien que relativement simpliste reste cependant d’une tout d’une efficacité redoutable .zombies est une véritable série B inclassable alternant le burlesque et l’horreur gore.
Le réalisateur a le goût (ou le mauvais goût) du divertissement et on passe un excellent moment a visionner ce film qu’il faudra toujours prendre au 2ème degré.
Au générique de fin on hésite entre la farce et le génie (la frontière de l’un a l’autre est parfois infime et souvenons nous du Evil dead de Sam Raimi ou encore de C’est arrivé près de chez vous de Benoît Poelvoorde)

12:30 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)