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31/01/2017

Our mother , the mountain ( Townes Van Zandt 1969)

 

 

Townes Van Zandt  - Kathleen


podcast

 

 

Les initiés ,les connaisseurs le savent depuis longtemps  Townes Van Zandt est un artiste a part , compositeur écorché et tourmenté , il est certainement l'une des plus belles voix de la musique américaine contemporaine

Son parcours atypique fait de lui un cas totalement a part .originaire du Texas il aura donné a son rare public des pages artistiques inoubliables

Suivant ses  envies, suivant son instinct , obéissant a aucune règle en place  ou a aucun système il fut capable de  tout plaquer des années durant pour vivre en ermite dans une cabane coupe du reste du monde.

Son mode de vie instable et inconstant , sa volonté absolue de conserver une totale liberté , sa fuite en avant permanente , ses dépressions chroniques , l 'abus d'alcool , de drogues , de médicaments , tous ces éléments qui  certes , composent  la légende  auront au final ruiné Peu a peu une carrière qui aurait pu (qui aurait du )être flamboyante

Fils d'une famille aisée (Son père a fait fortune dans le pétrole) il aura très vite  quitté le cocon familial pour partir sur les routes  ou sous les influences communes de Dylan  et Lightnin Hopkins il  finira par atterrir a nashville ou sa carrière artistique commencera vraiment

Fragile psychologiquement  il aura souvent puisé dans ses  souffrances personnelles et son mal de vivre les inspirations pour une  poignée d'albums qui sont reconnus  désormais  comme essentiels

Our Mother , the mountain publie en 1969 que Townes Van Zandt  reconnaissait comme  son véritable  premier album  ( Il a longtemps dénigré "for the shakes of song" son premier album  enregistré en 1968) fait évidemment partie de ceux la

Ce disque pure merveille d'harmonie folk et country est  désormais une référence ;  l'écouter près d'un demi siècle après sa  sortie reste un moment unique de grâce et de bonheur , le découvrir (pour tout ceux qui ne connaissent pas Townes Van Zandt) sera a coup sur une expérience musicale bouleversante

Celui que l'on surnommait le Van Gogh de la musique américaine  aura bien malgré lui bâti une réputation d'artiste culte et maudit

Même si il fut quelque peu Réhabilité de temps avant sa mort (en 1997) grace a de nombreux groupes ou artistes se revendiquant de son influence (Cow boy junkies , Tindersticks) Townes Van Zandt  reste un artiste  peu connu du grand public et  le decouvrir au travers de cet imense album  vous procurera a coup sur un choc musical  important.

 

Townes Van Zandt  -  Second  lover song


podcast

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29/01/2017

Les Portes du Soleil - Algerie pour Toujours - ( Jean Marc Mineo 2016)

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En regardant l'affiche de ce film on croit d'abord rêver

Le  casting  est si improbable  qu'il déclenche inévitablement de la curiosité  car non vous ne rêvez pas  car au dessous du nom de l 'inconnu Zacharia Ramdane ( il est aussi le producteur ce   ce film mémorable a bien des  égards) on voit les noms de Smain Fairouze  (oui  , oui le Smain comique qui a tenté  (en vain) depuis sa  disparation des  écrans  radars  du rire  ( enfin  du rire!!!!n exagérons  rien!) de se  reconvertir au cinéma  et dont la  filmographie   est disons  très......médiocre.)

Lorie Pester  est bien l'insupportable  chanteuse Lorie  (ici dans le rôle invraisemblable d 'une  psychopathe garde  du corps )  et de Mike Tyson  le célèbre ancien champion du monde de boxe.

Voila pour le casting , révélateur deja  d'une catastrophe cinématographique annoncée .

Le  scénario  relève quant a  lui du grand n'importe  quoi  il est  financé par  des  fonds algériens (l'inutile  'Algerie  pour  toujours '  rajoutée au titre  du film c'est surement une  idée de leur  part ) et distille un contenu   patriotique  qui laisse  songeur.

Le fils d'un ancien combattant de l 'O.A.S ( Smain  en Tony Montana  de  cafétéria) revient activer  une  cellule pour prendre le pouvoir en Algérie . Il est accompagné  dans  sa mission par sa fille  adoptive (Lorie)  qui se  déchaine et dégomme  tout ce  qui bouge

Un agent  des  services  secrets  algériens (le lent et mollasson Zacharia Ramdane  au potentiel d'acteur  proche du néant) tente en vain de s'y opposer  par une infiltration secrète  au sein des activistes.

quant a Mike Tyson il est la  tout a fait par  hasard  dans une  seule et unique  scène  ou il  se bat dans une boite  de  nuit , il est au générique de ce film par le hasard  de  sa présence  en Algérie  pour la promotion de son livre, il le  signale lui même  a la fin de  sa  séquence (pourquoi se  priver ?)

Pour  faire  simple  on peut dire que ce film ferait passer  'Taxi  ou  ' le   transporteur  ' pour  du Scorsese  tant le film est de la première  a la  dernière  séquence d'une nullité abyssale

le réalisateur  (n 'exagérons  rien)  fait (vraiment) n'importe  quoi  usant  jusqu'à l 'écœurement  des zooms ,  des  ralentis ,  des  accélérés si bien  aucun plan ne  dure ici  plus de  3 secondes

En voulant créer un style  il fusille  littéralement  toute  cohérence  dans la  vision du film , le résultat est clairement épuisant  pour le spectateur

 Nous ne sommes pas ici dans un film a petit  budget  qui pèche  par  souci d'économie ;  non au contraire tourné a la demande  des  partenaires  financiers  en Algérie ( bien qu'il n'y ai quasiment pas  de scènes  extérieures ) le film  bénéficie de moyens conséquents mais a force  de prétention et  de  suffisance il en devient  insupportable a  regarder

Jean Marc Minéo  (un ancien champion  de kung -fu) livre  ici un film qui fait  honte  au cinéma  car  même en cherchant  bien il n'y a absolument  rien a  sauver

Dialogues affligeants dignes des pires  télés  réalité , invraisemblances  totales , séquences  ridicules  Smain devant les  trophées  de l O.A.S  écoutant  les  discours  des  militaires  putschistes  de la  guerre  d'Algérie , cascade  automobile pitoyable  avec  une WV  coccinelle , Lorie Chez le  psychiatre , bref   les  scènes a  se  tordre  de  rire  ne manquent  pas  durant  les 90 minutes  de cette lobotomie cinématographique

rendons  grâce  au  spectateur  car  il  faut quand même être  courageux  pour  rester  devant  une  telle  bouse car  c'est un fait Nous  sommes  bel et  bien ici face  au degré 0  du cinéma.

 

12:34 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

19/01/2017

Mon Oncle Benjamin (Edouard Molinaro 1969)

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C'est un film qui fait  du  bien , c'est un film que l 'on peut  qualifier  de jubilatoire  et d'une  franche paillardise drôle et aiguisée.

Réalisé  par Edouard Molinaro qui sortait  de  deux  films 'compliqués  ' avec De Funes (les  deux  hommes  ne  sont pas  entendus  du tout tant  sur 'Oscar  '  que sur ' Hibernatus  ' deux adaptations de pièces  qui rencontrèrent  malgré  les  tensions  Molinaro  - De  Funes   un grand  succès.

Pourtant en cette année 1969 Deux drames ternissent la bonne humeur et l 'esprit libertaire voire anarchique de  ce film   .

En premier lieu le décès  dans un  crash  d'avion de la femme  de Molinaro  et le diagnostic  délivré a Brel  et dans lequel ce  dernier apprend  le  mal incurable dont il est atteint.

Cette nouvelle  terrible  va  décider Brel a  faire de 'Mon Oncle  Benjamin '  une  thérapie et l 'acteur qu'on imaginait mal  dans  le  registre  de la  comédie va  s'y révèlera délectable

C'est  certainement  sa prestation dans le  rôle du Docteur benjamin Rathery qui décidera des metteurs  en  scène  comme Claude Lelouch ou  Jacques Veber   a lui proposer les futurs rôles inoubliables  dans deux comédies majeures  des  années  70 a savoir 'l 'aventure c'est l 'aventure '  (1972) et ' l'emmerdeur  ' (1973)

'Mon Oncle Benjamin ' est une comédie en costumes (l'action se passe  au XVIIIe) aussi drôle que poétique et qui fait la part belle a  la liberté, a l 'amitié aux joies épicuriennes, un film qui écorche clairement  la noblesse ( et le  clergé) et dans lequel on retrouve autour du grand  Jacques inoubliable médecin de  campagne  un peu ( beaucoup) ivrogne , contestataire  , coureur de  jupons , méprisant l'argent et éperdu de  liberté  (et de  son célibat) des  seconds  rôles  épatants de Paul Preboist en huissier-poète délirant  a Claude Jade  délicieuse et  craquante  sans oublier Armand Mestral , Bernard Blier  (irrésistible  marquis de Cambise) ou encore Paul Frankeur

Il y a clairement un peu de  Cyrano de Bergerac dans Benjamin Rathery et si on rit franchement a ce  film insolent et cynique la fin laisse place a une douce  mélancolie  pour une  scène  de  dernier repas et  d'enterrement d'une  grande poésie.

un film thérapie a voir de préférences en dégustant une  bonne  bouteille de  vin.

01:15 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (1)

15/01/2017

Zazie dans le métro (Louis malle -1960)

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Sorti peu après  Les 400 coups   de François Truffaut , Zazie dans le métro souffre quelque peu de la comparaison avec ce chef d'oeuvre incontesté .

Adapté d’un roman  populaire de  Raymond Queneau (les 400 coups étant un scénario original de leur auteur) il est difficile de classer ce film et on ne saurait dire s’il fait ou non partie ou non de la nouvelle vague.

Au bout du compte  cette adaptation n’est qu’a demie réussie, la première  partie est un véritable  régal et on y  retrouve l’univers fantasque et burlesque quasi- surréaliste de Queneau ,la seconde  sous prétexte a la loufoquerie  souffre  d'une trop grande  confusion

La découverte de Paris en compagnie de Zazie reste cependant irrésistible de drôlerie  et d’humour mais malheureusement les personnages dont nous faisons connaissance tout au long de l’histoire nous font peu a peu  quitter le monde du rêve pour la franche pantalonnade.

Zazie, elle l’a compris puisqu’elle s’endort durant cette dernière partie ratée  tandis qu’autour d’elle les autres comédiens s’agitent en vain pour nous faire rire.

Si on veut bien faire abstraction de cette fin brouillonne Zazie dans le métro demeure divertissant grâce a sa loufoquerie absurde  et son univers  décalé

Evidemment le métro que souhaite  visiter Zazie dans son périple parisien n'est qu'une métaphore du monde des adultes lequel monde  nous est présenté ici comme peuplé d'individus cocasses et sans véritables identités ,Zazie espiègle , futée et effrontée observant de son oeil aiguisé cet univers la avec détachement  et incompréhension .

Le roman de Queneau se révélant particulièrement  difficile a mettre en scène  on pourra conclure  que  Louis Malle n’a pas a rougir du résultat compte tenu des diffcultés  et des risques évidents d'une telle  adaptation.

 

Silent Hill (Christophe Gans - 2006 )

248e1e8d3e4a60f667d726b51214722e.jpgQuelle daube monumentale et prétentieuse !!!!.

Rien absolument rien a  sauver dans ce salmigondis cinématographique  sans queue ni tête ( a part la très belle affiche)

Christophe Gans déjà auteur de l'exasperant 'Pacte des  loups' s'enfonce encore davantage dans un style qui veut en mettre plein la vue au dépens du reste .Malheureusement si les effets spéciaux sont a la mesure des moyens offerts au réalisateur il manque l'essentiel a savoir tout ce qui peut faire un bon film  -

Histoire embrouillée incompréhensible et invraisemblable , comediens totalement a coté de la plaque ,au final  cette adaptation d'un jeu vidéo tout culte qu'il soit  n'est qu'une perte de temps pour le spectateur  qui finit par rire du ridicule  abyssal de ce qu'il voit sur l'ecran (ah les zombies a la Thriller quel grand moment de rigolade) .I

l n'y a rien a comprendre ,rien a sauver du début a la fin . Bien plus qu'un ratage c'est un naufrage total !

 

French Connection (William Friedkin -1971)

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Il existe de nombreux films qu’on préfère éviter de revoir de peur de constater qu’il n’ont pas résistés au temps qui passe, on dit de ces films la  qu’ils ont mal vieillis.

 Je pourrais citer de très nombreux exemples  mais une chose est sûre ‘French Connection ‘ le thriller malade de William Friedkin réalisé en 1971 ne fait pas partie de ces films usés par les années. J’aurais même tendance a penser le contraire car en revoyant ce film on peut mesurer tout l’avant-garde cinématographique dans le travail de mise en scène de Friedkin .

Ambiance crépusculaire, décors urbain trash a l’image d’un New York que l’on disait alors ‘ ville de tout les dangers 'car c’est bien une ville délabrée et apocalyptique que nous montre le réalisateur . délabré est également l’adjectif  qui convient le mieux  au personnage  central de ce thriller Popeye Doyle le flic aux méthodes douteuses incarné par un Gene Hackman  totalement éblouissant (oscar du meilleur acteur) . Inspiré d’un fait divers criminel authentique  French Connection obtint cette année là l’oscar du meilleur film .Selon la légende la fameuse séquence de poursuite sous le métro fût filmé en temps réel caméra a l’épaule (par un Friedkin planqué dans la voiture d’Hackman) et les accidents  durant la folle  poursuite ne furent pas prémédités.

Légende ou prise de risque énorme (à la limite de l’irresponsabilité) quoiqu’il en soit le résultat est époustouflant et nous bluffe aujourd’hui encore.

Toute la maestria  de Friedkin se mesure aussi dans la séquence de filature de Charnier (Fernando Rey) par Doyle (Hackman) c'est une vraie leçon de cinéma et un vrai bonheur de cinéphile  , bonheur renforcé par la présence de Roy Scheider grand comédien des années 70 et qui incarne ici Russo, le partenaire de Doyle.

A noter que la fin laisse présager une suite (qui sera réalisée par John Frankenheimer) mais n’obtiendra qu’un succès relatif le second volet n’étant évidemment pas du niveau de ce chef d’œuvre mythique signé par un réalisateur qui pour son premier long métrage frappait un grand coup  et offrait  aux cinéphiles un polar urbain inoubliable.

 

Les Bas-Fonds (Jean Renoir 1936)

 

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Adapté d’un livre de Maxime Gorki Les bas-fonds reste avant tout un grand film de comédiens.
Louis Jouvet dans le rôle d'un mondain déchu et désabusé y est savoureux tandis que  face a lui Jean Gabin lui oppose sa force et son appétit de vivre.

toutes leurs scènes en commun de ces  deux  immenses  comédiens sont magnifiques.
Ce classique du cinéma d’avant-guerre est une critique pertinente et cynique de la méchanceté et de l’hypocrisie de la race humaine dans lequel Renoir nous montre une société à deux vitesses avec les bourgeois et les nantis d’un côté et la misère populiste de l’autre avec son cortège de misère et de souffrances.
Pépel (Gabin) et le baron (Jouvet) tentent tous deux d’échapper a leur sinistre destin ; le premier y parviendra grâce l’amour et a la confiance d’une femme tandis que le second trouvera dans cette société d’oubliés le repos et la paix intérieure qu’il cherchait depuis toujours .
Beaucoup plus engagé qu’il n’y paraît les bas-fonds est un modèle de critique sociale de l’époque , un classique avec  un  grand C.

18:20 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

Sur le Rock (François Gorin )

 

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François Gorin a été journaliste à Rock and Folk, puis au Matin de Paris, mais également  à L'Événement et aux Inrockuptibles. Il est aujourd'hui critique de cinéma à Télérama.

 Il a publié en 1996 aux Éditions de l'Olivier Sur le rock , un livre dont la lecture m'a  non seulement passionné  mais qui fut absolument fondamental pour  moi.

Derrière  cette magnifique couverture ou on retrouvait Dylan illustré par Guy Pellaert se cachait un  drole de recueil présenté en neuf chapitres et qui contient près d'une centaine de réflexions de l'auteur sur la musique (pas seulement  rock) et de ce qu'il en reste a l 'aube de l 'an 2000.

cet ouvrage est tout  sauf une succession de  dates ou d'évènements , il ne  dresse pas non plus de listes ou ne propose  aucun classement  bien au contraire  il se présente  plutôt comme une balade et évoque avec pudeur et poesie des instantanés , des moments  suspendus dans l 'histoire et  dans le  temps

Avec justesse, et sens de l épure  , sans jamais chercher a convaincre ni a influencer le lecteur François Gorin nous emmène  en  balade  au travers des neufs chapitres comme  dans un  évangile  rock dont on ressort enrichi.

Avec lui pour  guide  nous traversons les époques , les  genres musicaux nous croisons évidemment  ceux que nous avons aimés , adorés, ceux que nous avions oubliés ,il y aussi  ceux que nous découvrons pour la première  fois 

Comme un  grand  frère qui nous ouvre sa  discothèque  personnelle  Francois Gorin nous régale , nous étonne , nous surprend et se fait le porte parole et le témoin de toutes les générations , de toutes les  tendances,

A l' heure  de "you tube" relire cet  ouvrage en 2017 (je l'avais lu lors de  sa  sortie ) est un regal  car on peut instantanément trouver l'illustration sonore  dont parle l'auteur et ceci permet de mieux renforcer dans l'instant  l 'impact du livre

Et puis il faut bien l'avouer c'est la  lecture  en 98 de cette" bible musicale"  qui m'a  donné l 'envie, le gout avec mes modestes connaissances et mes quelques phrases  de  vocabulaire  (d'essayer) de chroniquer a mon tour

Avec Le temps qui sait ? j'arrivais a écrire une chronique qui pourrait atteindre 'au jardin de l 'intouchable'  la merveilleuse reflexion  de Francois Gorin  sur 'five leaves left  ' de Nick Drake , un pur moment  de magie litteraire que je tiens évidemment a partager ici en conclusion.

 

Au jardin de l'intouchable - chronique de Francois Gorin ( sur le rock)

Au dessus de la photo il y a ecrit Nick drake  en lettres  anglaises et le titre 'Five leaves left ' on est en 1976 et l inconnu est mort depuis  deux  ans  deja  , il est mort  méconnu a l 'âge de 26 ans

Serait-il vivant que rien n 'y changerait , sa voix est d'au delà , elle est comme une  brise , elle est comme en équilibre sur des cordes  qui auraient l 'épaisseur d'un fil, les cordes de guitare ou ses doigts se  raccrochent et glissent, les cordes de violons d'un quatuor de chambre.

On rapporte le  disque chez  soi et  soudain  c'est  un secret qui s'exhale comme le parfum d'une fleur .

On a découvert le plus beau disque du monde

Sa voix est un repli ; comme évaporée  elle chante pour quelqu'un qui n'est  même pas la  qu'elle parle d'une femme ou d'une mouche les chansons sont proches de l'abstrait

c'est un frémissement qui les matérialise  mais celui qui le  ressent  voir alors s 'ouvrir l'univers

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14/01/2017

forever breathes the lonely world - The Felt (1986)

 

 

 the felt,creation records

Pas besoin de tendre  l’oreille bien longtemps  pour deviner d’où viennent les  influences de the Felt groupe composé de Lawrence Edwards et Maurice Deebanck ; il faut traverser l’atlantique et chercher  du côté de Télévision  ou de lou Reed pourtant The Felt  n’est pas un groupe new yorkais loin de là puisqu'il nous arrive des brumes anglaises de Birmingham.

Forever breathes the lonely world dont il est ici question est leur  sixième album et le second depuis leur signature chez creation record en 1986 (le premier disque signé étant un projet instrumental sans grand interet baptisé let the snakes crinkles their heads to death on peut donc considérer qu’il s’agit la de leur véritable premier disque pour ce fameux label écossais qui signa entre autres des groupes majeurs comme Jésus & Mary Chain, House of love, Primal scream, My bloody valentine  et qui décrocha le jackpot en 1993  avec  Oasis).

Auréolé d’un statut de disque culte il n’est pourtant pas le meilleur album du groupe et on peut lui préférer "Me and the  monkey on the moon" paru en1989 qui lui est a mon sens supérieur.

Ce disque court (8 titres) est un peu monotone , voir répétitif ;les intros sont parfois lourdes et  pompeuses  , de  plus  pas  un seul titre ne se dégage vraiment hormis le  cynique ‘  All the people I like are those that are  dead   et même si  la voix suave de  Lawrence Edwards  reste toujours  agréable il faut avouer que  dans l’ensemble ce disque ne séduit pas vraiment.

Paru plutôt confidentiellement en 1986 forever breathes the lonely world  semble pourtant avoir grandement influencé un autre groupe venu d’Ecosse Lloyd Cole and the commotions qui sortira l’année  suivante ‘Mainstream ‘ un excellent album auquel ce disque de The Felt fait souvent penser.

 

 The Felt -  all the people I like are those that are dead


podcast

 

10/01/2017

Fame ( Alan Parker 1980)

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Que  dire de 'Fame  ' sinon que ma  deception est a la hauteur du temps qu'il m'aura  fallu  pour  visionner ce  film sorti  en 1980 ?

Certes l'époque n 'est plus la même  37 années se sont  écoulées  depuis  sa sortie et ca laisse  évidemment des  traces.

Depuis la  fin  des  années 70 et  tout au long  des  années   1980 le réalisateur  anglais Alan Parker vit une période  artistique assez faste ; les  succès  s'enchainent  ("Midnight  express'  (1978) " The Wall ' (1982) ' Birdy'  (1984) ' Angel  heart ' (1987).' Fame  '  est réalisé  juste après  le raz  de marée  'Midnight  express ' le film sera  un  enorme  succes mais force est de  reconnaître  que les  années  ne l'ont pas  bonifié bien au contraire

dialogues  stéréotypés , personnages  clichés , le film donne une  impression très  indigeste  de fourre tout  comme  si ¨Parker  avait  voulu en 'mettre'  un maximum  dans un  format  de 2 h

On assiste donc  a une  succession de  saynètes sans s'intéresser ni  s'accrocher  a  un  seul des  personnages de cette école  du spectacle  ou Parker balaye large on y voit des apprentis  comédiens, des  apprentis danseurs,  d'autres appelés a  être artistes  de  stand -up ou musiciens ou bien encore  chanteuses en devenir ..... bref tout ce  beau monde  reuni dans  une  cacophonie et une anarchie générale ahurissante. 

De toute  évidence  'Fame  ' aborde trop de sujets et  trop de  thèmes variés , de plus les  acteurs s'y révèlent  assez moyen  a commencer par Irene Cara enbellâtre de service totalement ahurissante de médiocrité

La musique  elle aussi  n 'a pas  survécu au péril des  années les  chansons (on retrouve l insupportable  Irène Cara)  sont datées et dépassées a  l'image des chorégraphies  proposées  dans cette  comédie  musicale qui si incontestablement  fut un phénomène  de  société n'en demeure pas  moins un indigeste  film sans  grand  intérêt.

 

 

14:06 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

Nico ou la vie et la triste fin d'une icône

 nico;andy warhol,the velvet underground
 

 

 

C’est par une dépêche brève et sèche que l’on appris la mort brutale de Nico en Juin 1988, une fin sans bruit et sans gloire pour la femme fatale, une hémorragie cérébrale et une minable chute de vélo sur un bas-côté quelque part a Ibiza clôturant une vie passée entre palaces et bas-fonds, entre paillettes et poubelles.

Personne ne venant réclamer le corps de l'ex diva du Velvet Underground  un journaliste local écrira dans un journal local " Just another junkie looking for drugs in the sun ". Comme pour Jim Morrison, Brian Jones , ou Kurt Cobain et a l'égal de son mentor Andy Warhol la mort était en avance sur la légende .
Nico répétait : « Je suis sûre que mes disques se vendront bien mieux quand je ne serait plus en vie » et l'avenir lui donna malheureusement raison.
Depuis de nombreuses années plus personne n'attendait grand-chose de Nico, on se contentait de la savoir vivante, ou plutôt survivante quelque part en Europe, la belle et vénéneuse Nico, la mystérieuse Nico personnage hallucinée et autodestructeur du monde du rock et de la jet-set et ui vivait incognito sur l'ile d'ibiza pas encore devenue un des lieux mythique de la jet-set mondiale .
Elle aura été la protégée d’Andy Warhol qui la filmera avant de l’inviter a rejoindre le balbutiant et déjà légendaire Velvet Underground et lui permettre d'entrer a jamais dans la légende du rock
Si la silhouette sculpturale de la belle Nico est a jamais associée au Velvet Underground il faut rappeler qu'avant d'être la voix féminine d'outre -tombe du plus grand groupe new-yorkais de tout les temps la légende Nico était déjà en marche
Née à Cologne en 1943 sous les bombes, Christa Paffgen a 2 ans lorsque son père meurt dans un camp de concentration allemand, elle vit alors entre l'Allemagne et l'Italie et devient a 15 ans mannequin et modèle puis rencontre le photographe Nico Papatakis qu'il la rebaptise de son propre prénom, ce changement d'identité sera la deuxième naissance de la jeune fille. Elle tourne en 1958 pour Fédérico Fellini (la Dolce Vita) puis rencontre au hasard du tournage d'un film mineur le jeune premier Alain Delon dont elle tombe follement amoureuse celui ci l'abandonne rapidement sans savoir qu'un enfant naîtra de cette aventure, il se prénommera Ari et ne sera jamais reconnu malgré sa ressemblance frappante par son père, il sera élevé par Edith Boulogne la propre mère du comédien dans une triste banlieue parisienne du coté de Bourg-la Reine.
Nico a le don (ou la chance) de faire les bonnes rencontres, elle enregistre en 1962 a l'occasion d'un film secondaire 'strip-tease' une chanson (du même titre) signée Serge Gainsbourg puis rencontre plus tard Brian Jones, le pierrot lunaire des Rolling Stones qui l'emmène découvrir New-York et la présente a Bob Dylan qui plus tard composera pour elle.
Elle enregistre en 1965 son premier 45 t 'I'm not saying ' sous la houlette du producteur des Rolling Stones Andrew loog Oldham accompagnée de Jimmy page , en personne a la guitare puis elle rencontre le poète Gérard Malanga qui l'introduit dans le circuit très fermé du pape du pop art Andy Warhol .
Elle s'installe alors a New -York et s'impose comme un satellite de la planète Warhol ,le peintre est alors en pleine période de doute ou il se lasse de la peinture ,désireux d'explorer d'autres univers il s'attache a promouvoir un groupe sulfureux mené par Lou Reed et John Cale et d'y associer la voix unique de la belle Nico le reste appartient a l'histoire et l'album 'The Velvet Underground & Nico' va devenir l'album Culte parmi les cultes une référence absolue ,le mètre étalon de tout ce qui va s'enregistrer dans les années a venir
Nico ne chante que sur une poignée de titres mais sa voix présente et obsessionnelle sur 'All tomorrow's parties (la chanson préférée de Warhol) ' ' Femme fatale ' ou 'I'll be your mirror' marquera des générations d'artistes
La collaboration avec le Velvet ne durera que le temps de cet album magique et dès la fin de l'année 1967 Nico signe pour MGM et livre son premier album solo un diamant noir, brut et froid comme de l’acier : Chelsea girls Bob Dylan en personne lui écrit 2 chansons ,Jackson Browne jeune prodige musical de 17 ans lui en écrit également deux ( dont l'inoubliable 'These days' ) Tim Hardin lui offre le magnifique 'eulogy to Lenny Bruce' qui clôture le disque ,le reste des compositions étant signés par les anciens complices Lou Reed et John Cale et ce dernier produira même l'album.
Par la suite Nico se partagera entre le cinéma underground après sa rencontre avec le cinéaste français d'avant garde Philippe Garrel dont elle devient la muse ,elle tourne des films difficiles condamnés a n'être vu que par une poignées d'initiés (La cicatrice intérieure - les hautes solitudes) et la musique .
Son second album 'The marble index ' (elektra-1969) est totalement inclassable mais artistiquement très intéressant ,malheureusement la suite de sa carrière ne sera plus qu'une succession d'albums studios et de disques live plus ou moins bien enregistrés et souvent mal produits ,la drogue , l'impitoyable héroïne celle qui déjà a emporté Janis ,s'installe dans les habitudes de la chanteuse , errances , désoeuvrements , déchéances physique et morale deviennent le quotidien de Nico et malgré la rencontre et l'histoire d'amour fulgurante avec Jim Morrison 'le roi -lézard des légendaires Doors , le déclin est en marche
Nico ne supporte plus son image de femme fatale, elle se plait a dire qu'elle ne se lave plus et affirme aimer ses dents pourries, son visage bouffi devient méconnaissable, les yeux exorbités par le manque de sommeil et par le poison qui coule dans ses veines elle choisit délibérément de se lancer dans une auto destruction volontaire et prétend n'avoir aucun regret excepté celui de ne pas être un homme
On la retrouve au cours de tournées minables dans les rues glauques des grandes villes d’Europe de Paris a Copenhague en passant par Amsterdam, Berlin ou Barcelone toujours a la recherche de ce qui dirige maintenant son existence,toujours plus loin d’elle même .
Exilée a la fin de sa vie a Ibiza, refuge des hippies désenchantés et merveilleusement dépeint par Barbet> Schroeder dans son film 'More ' elle trouvera répit en tentant une cure de méthadone mais celle qui ne vivait que dans l'ombre ne trouvera pas la paix ni le réconfort sous le soleil brûlant, elle tire sa révérence en juillet 1988, sa mort n'étonne personne, beaucoup ne la savait même plus en vie.
Aujourd’hui l’œuvre et l’artiste ne font désormais plus qu’un : Nico est devenue LA Chelsea girl éternelle icône immortelle, grande sœur des futures PJ Harvey, Patti Smith, Marianne Faithfull (qui lui rendra hommage avec une superbe chanson ‘ song for Nico ‘  Nico devient alors l’objet d’un culte grandissant, en devenant tout a la fois la Belle au bois dormant et  la Fée Carabosse du monde musical

 

 Nico   : These days

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Nico - Chelsea Girls


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Nico -  Winter  song


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08/01/2017

Magnolia ( Paul Thomas Anderson 1999)

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Modèle de film choral ou les personnages et les  histoires  se croisent et  se confondent "Magnolia "  est ,  malgré  sa longueur et ses 182 minutes intenses un film remarquable en tout point.

 Certes , il faut s'accrocher car le cinéma vu et imaginé par Paul Thomas Anderson se mérite  et peut parfois dérouter mais si on pénètre l'univers du réalisateur l'émerveillement est total

certes le sujet n' est pas de matière a se réjouir  et  les sujets  abordés  sont  graves et   douloureux ( la maladie , la mort, les regrets, le pardon , l'abandon, le deuil  et  les rendez  vous manqués ,  ) mais on y parle aussi de  suicides , de maladies incurables , de  pères indignes  mais aussi d'enfants prodiges, de sexe, de  Télévision ,  d'amour et de  rencontres.

Définir en quelques lignes un tel film relèverait d'un exploit dont je n'ai pas ici la prétention mais pour embarquer le  spectateur  dans le long  voyage  qu'est 'Magnolia ' il faut compter sur les comédiens  incroyables qui composent les  histoires  de  ce  film incroyable

De Julianne Moore  (sublime  comme  souvent) a Philip Seymour Hoffman (émouvant), de Tom Cruise  (étonnant )  a William H  Macy (bouleversant) sans oublier la révélation  (pour moi) de  ce  grand  film génial  et malade  Melora Walters  fantastique en junkie  désespérée et au bout du rouleau.

Tous ici sont les maillons d'une chaine humaine pleine  de  fureur et d'intensité Incarnant  tour  a tout les  forces  et  de faiblesses de la condition humaine.

Portée par une  jolie  bande  son qui mêle compositions de Jon Brion et  chansons diverses  ( Aimée Mann, Supertramp , Gabrielle) 'Magnolia ' Nous réserve , outre les prestations impeccables  d'acteurs habités  de  purs moments  visuels d'une force et  d'un lyrisme foudroyant (la pluie de  grenouilles) et des  faces a faces d'une  grande  force émotionnelle , l'interview de Franck Mc kay  (Tom Cruise) par la  journaliste ,la  rencontre  entre le policier  timide  ( John C Reilly ) dans l'appartement  refuge  de  Claudia  (Melora Walters)  ou encore  le face a face desepéré  de Linda  ( Julianne Moore ) avec son vieux mari  mourrant (jason Robards) en sont  de plus bouleversants  exemples parmi d'autres.

Pour toutes ces multiples  raisons et pour plein d'autres  qui  vous appartiendront Magnolia  s'impose  avec  force comme un  film majeur du cinéma US et comme  un grand  film sur le hasard et la destinée .

 

11:24 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (1)

07/01/2017

Love Song (Philippe Djian )

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Je ne me l 'explique pas mais le fil semble être  rompu entre Djian et Moi 

cet écrivain que j'ai aimé , que j'ai adoré ne me procure plus les  sensations  et les émotions du lecteur assidu de  ses  bouquins que j 'ai longtemps été.

Les signes avant- coureurs de mon désintérêt progressif ont commencés au seuil des années 2000 avec 'vers les  blancs ' puis avec ' Incidences  'ces deux ouvrages n 'ayant rien en commun en terme d'impact que ceux qui m'avaient envoutés dans les  années 80-90.

J 'ai découvert Djian avec ' Echine ' ' Lent dehors  ' ' Crocodiles ' 'zone érogène   ' maudit manège' ' Sotos '  et bien sur ' 37°2 , le matin et  sa formidable adaption par  Jean -Jacques Beineix

Non seulement je pénétrais un univers littéraire qui m'ensorcelait  et me parlait mais Djian m'ouvrait vers des horizons  nouveaux , c'est par lui  (au travers des préfaces, des  entretiens , des interviews)  que je découvrais Richard Brautigan , John  Fante , C'est lui qui me ramenait aussi vers Charles Bukowski que j'avais  tres peu  (trop peu) lu bref Djian était a mes yeux un auteur contemporain  Français qui comptait dans ma vie culturelle  et dont l'œuvre  m 'enchantait véritablement .

Love Song  donc , un bien joli titre  de  bouquin avec  un sujet et des personnages qui me laissaient entrevoir qu'entre lui et moi ca pouvait  a nouveau fonctionner mais malheureusement entre nous a l'image de Daniel et Rachel le couple de 'love song ',  les choses se  sont  désintégrées et la magie n'opère plus

j 'ai donc  subit ( a défaut d'apprécier ) la lecture  de ce  roman , évidemment  j 'aurais  tellement aimé qu'il en soit autrement , mais rien au fil des pages n 'a rallumé la flamme.

Sans doute je m'attendais un peu trop  a retrouver la plume  acide et  très  rock 'n roll de mon Djian passé  ce n'est assurément  pas le  cas  ici ou du personnage  central de  Daniel  aux autres protagonistes  décalés  de ce livre triste et plat rien dans 'love song ' ne m'a ému ni même sensibilisé

Même le milieu de la musique que Philippe Djian pourtant connaît plutôt bien (ses  références musicales de Dylan a Leonard Cohen sont irréprochables et on connaît la valeur de  sa  collaboration depuis  des  années  avec Stephan Eicher ), est décrit ici avec une fadeur qui jamais ne nous passionne.

Ou sont passées les  fulgurances , qu'est devenu le ton acéré d'écriture du plus americain de  nos auteurs  Français ? J'ai clairement passé la lecture de ce roman a me le demander

trop exigeant.....sans  doute mais nous le sommes  toujours  davantage avec  ceux qu'on aime ou qu'on a aimé.

 

10:38 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

05/01/2017

Merci Patron! ( Francois Ruffin 2016)

 

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Arnault ton Univers impitoyable!

Ainsi pourrait -on sous titrer cet hallucinant documentaire passionnant et a voir absolument

il en résulte  un constat  sinistre et édifiant quant a notre monde moderne et ses  dérives  financières  sans limites  ni contrôles

Jamais larmoyant ni pleurnichard ce documentaire réalisé et conduit de main de maitre  par François  Ruffin (Robin des  Bois moderne  avec le cynisme en plus) nous donne tantôt envie de rire tantôt envie de vomir et s'il ne résoudra évidemment pas les dérives scandaleuses de notre société actuelle il a au moins le mérite et le courage de ne pas prendre de gant et de mettre les pieds dans le plat

Pour une fois que" le pot de terre gagne contre le pot de fer " ce n'est  pas si souvent donc Bravo et Ruffin et Bravo a la famille Klur qui nous offre a sa manière une grande leçon de modestie  de courage et d'humour.

a voir  absolument

 

02/01/2017

Sign O the times ( Prince 1987)

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On aura tout dit, tout écrit sur Roger Nelson Alias Prince , disparu  brutalement en 2016

une chose ne peut être remise en question il est certainement l'un des artistes "blacks" les plus doués de toute l'histoire de la musique avec,entre autres John Coltrane , Miles Davis , Jimi Hendrix  Stevie Wonder , James Brown  Ray Charles ,ou encore  Michael  Jackson

.Ce n’est pas un hasard si j’ai cité ces noms d’artistes « blacks » car le génie de Minneapolis est en fait  un savant mélange de tous ces artistes d'exception, une synthèse a lui tout seul.

Lorsqu’il sort Sign O the Times en 1987 Prince  n’a pas 30 ans et  jouit  déjà d’une réputation  et d’une popularité artistique quasi-universelle, ses derniers albums " purple rain"(1984)- "parade"1985) " around the world  in a day (1985) "sont  ahurissants de modernité et regorgent de titres d’anthologie

Prince n’a déjà plus rien a prouver de ses qualités exceptionnelles de musicien et d’arrangeur,ses concerts sont parmi les  plus  réputés  et du haut de ses  1 mètre 50…il surclasse  tout le monde et tutoie les anges.

Il  ne lui manque que LE Disque définitif, celui qu’on retrouvera dans tous les classements et  les play-lists celui qui résumera a lui seul la carrière fantastique de son auteur. Ce sera chose faite avec Sign O the times double  album monumental qui fêtera  ses  trente ans prochainement et qui reste  tout simplement ahurissant

 fusion torride entre funk , blues , pop et jazz et teinté de hip-hop, ' Sign O the times  '  est un  disque de  surdoué , du single ‘Sign O the times ‘ a ‘the balad of Dorothy Parker ‘(en hommage a Joni mitchell)  en passant par "U got the look"  , if I was your  girl friend ,ou " the cross ", on ne trouve que  des chefs d’œuvre , une succession continue de titres exceptionnels .

Pas moins de 15 plages  musicales de rêve sur ce double album d’anthologie classé  parmi les plus grands albums de  tout les temps par bon nombre de magazines spécialisés

.Pour nous avoir laissé en héritage musical ce disque colossal et indispensable on pardonnera tout a  Prince, des bandes originales de films approximatives  (‘ graffiti bridge’  ‘Batman ’ )aux jeux de pistes identitaires entre Love symbol ’ou  ‘ the artist  ‘une mégalomanie galopante qui l'éloignera  par la suite  d'une partie de son public.  

La réalité et l 'évidence  de son genie nous rattrapera  malheureusement un 21 avril 2016 , triste journée ou le Kid  de Minneapolis nous laisse  orphelin de  sa musique et de  son  talent.

 

Prince  - the balad of Dorothy Parker


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15:51 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

01/01/2017

Walk the line (James Mangold 2005)

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Avec les Biopic on est toujours ( et a juste raison ) un peu méfiant surtout quand le sujet est sensible et  délicat

Ici il s'agit de Johnny Cash  artiste que je venere bien que l'ayant découvert  tres  tard (appliquant a moi même  le principe que "tres tard n 'est jamais trop tard")

le film de James Mangold nous ramène a l'enfance  traumatisée de Johnny Cash puis a son ascension musicale et chaotique  dans le milieu de la musique folk et country des années 50

il nous dresse le portrait  sans  concession d'un homme qui va vivre deux vies,  la première douloureuse  et pleine de  traumatismes  liés a une enfance  rude  et tragique qui se situe avant  sa  rencontre avec June Carter  enfant star devenue  chanteuse folk  et qui va irradier la vie de Johnny Cash ( fantastique  Reese Whiterspoon , oscarisée  pour ce  rôle ) et la seconde dans sa  recherche éperdue de l 'amour et d'une  rédemption qui passera par des sacrifices et  des moments tres difficiles  ( alcoolisme , drogue, dépression)

Le film dresse , en outre le portrait d'une Amérique profonde  qui va vivre  une révolution culturelle  sans précèdent (le rock'n roll)  , on croisera (entre autres)  en chemin Presley , Roy Orbison , Jerry Lee Lewis compagnons de route  et d'aventures d'un Johnny Cash  qui va peu a peu s'imposer  (aux USA ) comme une légende vivante

L'ouverture du film merveilleusement orchestrée par Mangold  sur le concert  historique donné par  Johnny Cash a la prison d'état de Folsom  en  1968 donne le ton a ce film épatant et  ou les risques pris par Joaquin Phoenix  ( Johnny Cash)  et Reese Whiterspoon ( June carter) sont  importants

Choisis par le couple Cash / Carter tous deux encore en vie  (avant  de  décéder a quatre mois d'intervalle en 2003 ) durant la préparation du film les comédiens   décident  d'interpréter  eux meme  tout les  titres  de la bande  son et Joaquin Phoenix  décide  d'apprendre la  guitare pour mieux mimétisme  la gestuelle particulière de Johnny cash

Ils  sont  tout les  deux  incroyables et habités  dans leurs  rôles respectifs  et toutes leurs scènes  communes reflètent  une belle  émotion  et une grande intensité

Un formidable  Biopic que l'on peut véritablement considérer comme un  des  meilleurs du genre  realisés a ce jour.

 

 

extrait  de Walk the line   - Joaquin Phoenix & Reese Whiterspoon  -  it' ain't me babe    ici

14:18 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)