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20/03/2016

Street Hassle ( Lou Reed 1978)

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1978 Lou Reed se revendique ( a juste titre) comme l 'un des parrains du punk, depuis New York Il a vu éclore et exploser des artistes ou des groupes qui ,  tous sans exception ont idolâtrés le velvet Underground (Télévision , the Modern Lovers , the Feelies, the Talkings heads, Patti Smith)

Les chefs d'œuvres de sa carrière solo sont déjà derrière lui ("transformer", " berlin" , "Coney island baby") et peut être ne sait il pas encore que ces albums la vont devenir légendaires et cultes ?.

Pour succéder a ces disques fondateurs Lou Reed a livrés en 1976 'rock 'n roll heart " un disque que l 'on peut sans hésiter qualifier de dispensable

Mais en 1978 Lou Reed  est a la  ramasse camé  jusqu'à  l`os ,  fauché ,  le leader  du VU   n` est  plus  un   zombie  en  mode  survie  mais l 'animal est  en vie  et  va se réveiller avec un  album  , brutal , méchant , politiquement incorrect  et que le  chanteur  se  veut  comme celui  de  la  rédemption

en une poignée  de  titres (8)  glauques  et   a la  limite  du malsain Street  hassle  nous entraine dans son univers de déglingue  et de noirceur, de personnages marginaux  a la dérive, les putes, la prostitution ,la rue , la dope , on sait que tous ces thèmes sont chers a Lou Reed depuis déjà des années.

Sur ce disque sombre  pas forcement facile a digérer a la première écoute  et qui  se  définit   comme un véritable  cauchemar  urbain  empoisonné  on trouvera plusieurs sommets a gravir a commencer  par  l irrévérencieux "I wanna be black "

I wanna be black
Have natural rythm
Shoot twenty feet of fizz, too
And fuck up the Jews

Je voudrais etre noir
Avoir le rythme dans la peau
Ejaculer 6 metres de foutre
Et voir les juifs se faire enculer.

"Dirt " si elle ne s'impose pas comme une chanson majeure de l 'album est aussi plutôt  pas mal dans le genre provocation et franc parler ( Lou Reed y règle ici  ses  comptes  avec  son  impresario )

You and the people like you
Who'd eat shit and say it tasted good
If there was some money in it for 'em

Toi et ceux de ton espèce
Qui mangeriez de la merde en disant que c'est bon
Si ça pouvait rapporter de l'argent

autre grand titre " we gonna real good time together" une chanson datant de la periode du Velvet., un titre auquel Lou Reed semble particulièrement attaché ( il  a entame  tous les concerts de reformation du groupe en 1993 avec  ce  titre ).

 Cette version est cependant radicalement différente de la version enregistrée avec le V.U et les puristes du groupe seront surement surpris

enfin il y a sur ce disque l 'un des titres essentiels du Lou 'street hassle ' titre totalement incroyable (qui donne son nom a l 'album ) longue  descente  aux  enfers a la limite de la poésie urbaine et de la chanson pure et déclamée sur prés de 11 minutes , une chanson expérimentale et divisée en 3 parties distinctes

la partie 1 raconte l'histoire de Martine qui s'offre rend visite a un jeune gigolo et lui donne 80 dollars  en lui disant que pour elle c'est toujours un plaisir d'avoir recours a un professionnel.

La partie 2 est un monologue où Lou explique a un ami que faire de sa copine ayant fait une overdose.

les bons conseils du docteur lou sont de l'emmener et de la laisser quelque part dans une rue sombre pour faire croire a un accident.

La partie 3 évoque une séparation et départ d'un amour ( a cette époque Lou Reed se séparait de Rachel un transsexuel avait qui il a vécu quelque temps ) en fin de titre on a la surprise d 'entendre  Bruce Springsteen
venu poser sa voix si particulière et identifiable pour  un (petit ) couplet

la particularité  de  cet   album  est  qu'il  est hybride ( enregistre  en  studio  et  aussi  capte en   live)  il  reste  le témoignage  d un  artiste  complexe en proie  avec  ses  démons  

En  crachant  a la face  du monde  ce  disque   malade  et    vénéneux  Lou Reed  ne  sait  pas  encore   qu'il est loin d en  avoir  termine  avec  les années  noires de  galère  .

Après  cet  album furieux il y aura une longue  traversee  du  desert du desert  de 10  ans

la  rédemption et le réveil   du phénix rock  n roll n arrivera  que  bien plus  tard  en 1989   avec l album   New York 

 

track list

  1. Gimmie Some Good Times – 3:15

  2. Dirt – 4:44

  3. Street Hassle – 10:58

  4. I Wanna Be Black – 2:56

  5. Real Good Time Together – 2:22

  6. Shooting Star – 3:10

  7. Leave Me Alone – 4:45

  8. Wait – 3:12

 

 

Lou Reed  -  real good  time together


podcast

 

 

Lou Reed  - I Wanna be black


podcast

 

 

 

19:30 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

Biophilia ( Bjork 2011)

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A l'évidence en parcourant les commentaires et critiques de Biophilia la presse (spécialisée ou non) et le public sont partagés

Ce Disque suscite tour a tour c'est selon , rejet total ou encensement et c'est pourquoi malgré  tout ce qu'on pourra écrire une chose est incontestable il suscite dans le monde culturel  intérêt , curiosité et  ne laisse personne indifférent

Abordons donc 'Biophilia  '11 ème album de cet artiste hors normes, on traduira 'biophilia ' le titre donné a cet album par 'l'amour de tout les êtres vivants ' Bjork ayant voulu placer ce thème au centre de son disque Biophilia célèbre la façon dont le son est présent partout dans la nature. Il explore l’étendue infinie de l’univers, des systèmes planétaires jusqu’à la structure atomique."  déclarait par ailleurs Björk au sujet de Biophilia. tout un programme donc mais  est ce de la musique ? de la physique ? Serons nous pauvres mortels assez intelligents et  assez évolués pour comprendre le message universel et mulitimédia de Bjork  ?

Mais je sais aussi par expérience que  les bonnes intentions de quelque nature que ce soit , que l'avant gardisme, l 'utilisation aussi revolutionnaire soit elle des nouvelles technologies , oui tout cela ne fera JAMAIS ni  un grand disque ni une grande oeuvre 

Le paquet proposé ici par Bjork  est bien  ficelé autour de thémes pompeux ? l 'infini , la planète, les atomes , l' écologie , L'universalité   bref n'en rajoutons plus mais si bien emballé soit il son paquet n'est en réalité qu'une boite vide

En écoutant 'biophilia ' on se demande plage apres plage qu'en est il des émotions , de la musique a proprement parler , des mélodies, des harmonies  ?

peu ou pas grand chose au final car Bjork oublie (volontairement) les ' minuscules ' auditeurs terriens qui écoutent a l'autre bout de la chaîne le résultat de ses divagations cosmiques  et prétentieuses

L’album fanfaronne Biophilia 'étant  principalement été composé à partir de Lemur customisés (des écrans tactiles interactifs ) Bjork utilisant  également des instruments a vent hybrides d'une nouvelle ère aux noms de baptêmes volontairement complexes ( gameleste, Sharpsichord,  pendulharpe )

Alors devant une telle débauche d'énergie pour proposer une nouvelle musique  (une musique du futur?) , on écoute très attentif et un peu médusé ce disque pas tout a fait comme les autres

10 titres  et 50 minutes plus  loin de 'moon ' a ' solstice " on a une profonde impression de chaos géneral , d'un fourre - tout indigeste et complexe ,  certes la voix de Bjork reste toujours un régal a entendre mais c'est plutôt  la déception et  l'incomprehension qui prend le dessus 

Convaincu que beaucoup aimeront je n'ai aucun problème pour critiquer severement 'biophilia ',  en effet depuis 'Medulla '(2004)  je trouve  les disques de l'islandaise décalés, et pour tout dire répétitifs et  monotones

je preferais nettement la folie musicale qui l'habitait dans les années 90 (Post - 1995) -(Homogenic -1997)  a cette surenchère  technologique qui  a mon sens étouffe son talent et a laquelle je demeure insensible.

Bjork -  cosmonogy


podcast

 

chronique -  homogenic (1997)

http://jimboland.hautetfort.com/archive/2006/12/19/bjork-...

 

chronique  Volta (2007)

http://jimboland.hautetfort.com/tag/volta

 

16:15 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

19/03/2016

Papa was not a Rolling Stone (Sylvie Ohayon 2014 )

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Depuis les Inconnus on le sait ' la banlieue c'est pas rose ,la banlieue c'est morose '   sauf que le trio de comiques  lui   pratiquait  humour et second degré avec talent  , ici au contraire ca se prend au  sérieux ca s 'écoute parler, ca philosophe , ca moralise et ca donne des  lecons de vie ,le tout sans le moindre scrupule avec une quantité ahurissante  de stéréotypes de bas étage 

 on finit par trouver donc  assez  rapidement cette chronique de la cité des 4000 (la Courneuve) plus que nauséabonde  et par moment a la limite du supportable.

Ce portrait d'une jeunesse  dans les années 80   avait pourtant tout pour être séduisant

il ne tient malheureusement pas la route la faute a une succession de   clichés , de lieux communs , la faute aussi a des dialogues affligeant (je doute de l 'utilisation d'un tel vocabulaire employé il y a 30 ans)

Seule la  jeune Doria Achour qui interprète Stéphanie   tire son épingle du jeu   autour d'elle  c'est le naufrage , des jeunes comédiens apathiques et peu crédibles   (insupportable Soumaye Bocoum dans le rôle caricatural a l extrême de Fatima la bonne   copine ) idem pour Rabah fait Oufella   dans le rôle du petit voyou Rabbah (tout le  monde  ne peut  pas magnétiser l 'écran   comme Tahar Rahim  ou Roschdy Zem)

Des jeunes acteurs ,mêmes Amateurs et égarés dans des projets ratés ce n 'est pas évidemment pas   très grave et on leur pardonnera  bien  volontiers ,cependant il est plus dérangeant  de constater le naufrage de comédiens plus chevronnés ici  Aure Attika a la limite du ridicule ,Marc Lavoine égaré dans cette spirale de mauvais gout, Sylvie Testud mal (très mal) exploitée

Le film est réalisé par Sylvie Ohayon d'après un roman autobiographique écrit par elle même mais si les intentions sont certes  louables mais  l 'ensemble est tellement caricatural et sans conviction que le résultat cinématographiquement parlant est  inexistant

Certains dialogues sont d'une terrifiante stupidité (Mention spéciale  a la  séquence du  départ pour la Sorbonne de Stéphanie ou les habitants de la Courneuve la mettent en garde contre la dangerosité de la capitale.  il fallait oser !)

La maladresse de la mise en scène, les dialogues consternants ,une abondance de clichés (douteux) , des personnages indigestes   , bref rien a sauver dans ce film sans grand intérêt qui sera vite oublié.

 

20:28 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

Irréversible (Gaspard Noé 2002)

 

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Je décide de visionner  Irréversible ( typographié  IЯЯƎVƎЯSIBLƎ ) de Gaspard Noé le sachant précédé d'innombrables avis et commentaires tant sulfureux que contradictoires Chef d'oeuvre pour certains, bouse absolue pour d'autres  le film ne laisse  en tout cas personne insensible et c'est déjà la marque indéniable d'un film pas vraiment commun , pas vraiment comme les autres.

le titre fait de toute évidence référence a l'irreversibilité de nos actes  car ils sont la plupart du temps irréparables 

1h et 40 minutes plus tard l'écran noir devant les yeux le film se termine et le choc est évident car le film est unique en son genre , de par sa chronologie deja (chaque scène est proposée  de façon antéchronologique le film  débute donc avec la fin de l'histoire et se termine avec le début) mais surtout par l'aspect sombre , intense , glauque.

le film est clairement (volontairement ) dérangeant , certains le trouveront génial d'autres le qualifieront de malsain et nauséabond  , d'autres enfin  y verront un film  prétentieux , mon avis est partagé , je reste divisé et n'arrive pas a savoir si le cinéma français tient la son 'requiem for a dream '  ou si on est devant une esbroufe cinématographique monumentale

Esthétiquement le film se démarque de tout ce qu'on peut a pu voir a ce jour ,longs plans séquences  filmés avec une indéniable maîtrise ;   une caméra  folle virevoltante comme totalement ivre ( a l'image des deux  protagonistes masculins du film)

la caméra de Gaspard Noé   ,survole, tourne ; elle  épuise  elle donne le tournis  , les cadrages acrobatiques du réalisateur  laminent le cerveau mais l'ensemble est hypnotique , fascinant totalement représentative du chaos absolu qui traverse ce film fou

le trio de  comédien  Albert Dupontel en tête est  excellent , Monica Belluci est magnifiquement filmée , Vincent Cassel est survolté les seconds rôles  donnent le frisson et  la description par gaspard Noé des bas -fonds sordides parisiens et de sa faune interlope est  tout simplement effrayante

La longue séquence du viol d' Alex  ( Monica Belluci ) filmée en plan fixe et qui condamne le spectateur a assister comme un témoin impuissant au drame restera comme l'une des scènes -choc du cinéma français mais c'est surtout la scène du meurtre a l'extincteur dans la boite sado maso qui restera dans les annales

De la violence gratuite oui certainement mais aussi des images qui donnent a réfléchir sur l'état de décomposition avancée de notre société ,sa violence ,sa noirceur implacable  

Signalons aussi la musique signée Thomas Bangalter , véritable personnage du film la bande-son technoide proposée par la moitié de Daft Punk donnant aux images de Noé une densité supplémentaire

On pense parfois au maître Stanley Kubrick (clin d'oeil appuyé avec l'affiche de  "2001 odyssée de l'espace" dans la chambre de Marcus et Alex)   Comme dans 'Eyes wide Shut'  l'utilisation des couleurs vives (le rouge du tunnel  -le  jaune baignant la chambre du couple)  pour certaines séquences n'est certainement pas un hasard , enfin comment ne pas penser a  folie orchestrée d' 'Orange mécanique '( on retrouve ici aussi  Ludwig Van Beethoven)

Irreversible  est de toute évidence un film dur , éprouvant qui ne laissera personne indifférent ,du défenseur au détracteur ,  du dégout a l'admiration comme de l'amour a la haine il n' y a parfois qu'un  (tout petit ) pas.

Un film a part ; une oeuvre a  part entière en tout cas.

 

 

 

 

12:10 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

18/03/2016

An anesome wave ( Alt J 2012)

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 il parait  que la  sortie  de  cet  album en 2012  a  provoqué  des remous  dans  le monde du  rock indé  c 'est une  chose  que   je  veut  bien croire  car  je  prends  " an anesome wave  '  le  premier  album d'Alt  J  en pleine face seulement aujourd'hui en 2016 (il n  'est  évidemment jamais  trop tard) et je ne comprends  toujours pas  comment  j ai pu passer  totalement  a  coté du phénomène britannique

 

Disque fascinant et inclassable , totalement envoutant 'an anesome  wave ' réinvente les  mélodies  et place sur  orbite  ses  titres  fulgurants et cosmiques 

Portés  par  la  voix  incroyable de Joe  Newman les 14 plages  de  cet   album ( leur premier  rappelons  le! )  nous  téléportent vers des contrées  musicales  nouvelles  et si il faut  chercher  des  références  a cet OVNI sonore nous regarderons  du  coté  de  Radiohead , de Vampire  week end ou de XX

Alt J  avec ce premier disque aussi  étrange  que  fulgurant  pose  déjà ses marques dans le  paysage musical moderne  le groupe  de  Leeds  raflant  par ailleurs au passage  le   Mercury Prize 2012 ( qui récompense  le  meilleur album british  de  l'année)

de bout en bout 'an anesome wave  ' réussit l 'exploit de surprendre de créer et  d' inventer  son propre univers pour nous balader au gré de chansons magiques savamment entrecoupées   de curieux petits interludes.

C'est peu dire que les chansons vous accrochent des la première  écoute  et  ne  vous  lâchent  plus

Une superbe révélation , le disque  précieux  d'un  groupe  prometteur et  novateur qui redéfinit a son image une  certaine  notion  de l''avant -garde

 

 

Alt  J   -tesselate

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Alt J  -  breezeblocks

 

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Alt J -  Matilda


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track-list

 1- Intro / 2- (interlude-) / 3- Tessellate / 4- Breezeblocks / 5- (interlude ) / 6- Something Good / 7- Dissolve Me / 8- Matilda / 9- Ms / 10- Fitzpleasure / 11- (interlude) / 12- Bloodflood / 13- Taro / 14- Hand-Made

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

03:11 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

16/03/2016

Rouge sang ( renaud 2006)

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en 2006 Renaud   publiait   'rouge  sang ' l 'album  qui semble  t 'il  tournait la page  des années noires de l'alcoolisme et de la dépression.

la  suite  malheureuse  du parcours du chanteur   prouva  , hélas  qu'il n 'en  était  rien  

.Renaud que l'on a vu traîner son mal -être , sa tristesse durant toutes ces années avait livré un tres bel l 'album plutôt inattendu en 2002 Boucan d'enfer  il y parlait de ses faiblesses avec une grande auto-dérision mais aussi  de ses espoirs , des amis perdus , de son amour envolé , et même Manhattan -kaboul  le  joli duo avec Axelle Red  pourtant archi-diffusé par les radios jusqu'a l'écoeurement  ne laissait place a la moindre critique.

c'était donc , le grand retour médiatique de Renaud  a la grande joie de tout le monde mais les années se suivent et ne se ressemblent pas  ,hélas .....pour lui , hélas pour nous

Le coup de gueule de 'rouge  sang ' c'est bien sûr Les Bobos qu'on trouve dès la plage 1  que dire de cette chanson cliché intégral ou Renaud aligne des rimes stupides avec plus de betises que de méchancetés réelle et on apprend (merci renaud le sociologue!) que les bobos adorent Bashung  Manu Chao et Françoise Hardy (ah bon !) mais  aussi la manzana glaçée et le catalogue Ikea  il paraitraient même qu'ils vivent tous dans le 12 ème a Paris  parfois en banlieue mais dans un loft (forcement) et enfin qu'ils  déplacent  en  4x4 sinon a vélo

Ma plume est un petit peu assassine nous dit Renaud dans cette chanson grotesque  je trouve personnellement que cette  plume est trempée dans  la grenadine  plutôt que dans que le vitriol ,pas de méchanceté ,meme pas d'ironie juste un name- dropping  facile et un idiot et totalement sans queue ni tête.

Et part ca quoi d'autre sur ce rouge sang ?

plage  2 une chanson cul-cul d'a peine 2 minutes ou Renaud nous rappelle qu'il est amoureux et si vous ne le saviez pas comptez sur lui pour vous en rabattre les oreilles (pas moi de  6 chansons  sur  Romane  Serda  )

plage 3 Renaud nous parle de la clope ( arretez la clope avant qu'elle n'arrête ma vie!-je pourrai presque me passer de mes clopes mais pas de toiRenaud se pose ici en donneur de leçon aussi  lamentable et déplaçé que le Gainsbarre  d'aux enfants de la chance .

plage 4 le niveau remonte légerement avec rouge sang la chanson qui donne son titre a l'album ou l'artiste dénonce en vrac la corrida ,la guerre et le massacre des animaux  

 plage 5  Renaud s'énerve et  prend la défense des blondes , Romane Serda est blonde alors Renaud  part au combat (j'aime une blonde et alors! j'aime ses cheveux d'or et alors ! ) et alors  ! on a juste envie de lui dire qu'on s'en fout un peu.

on zappe sur la 6 qui ne présente aucun  intérêt et on en vient  a elle est facho ce n'est une surprise pour personne  Renaud de gauche depuis toujours mais  ce qu'on ignorait c'est qu'il se servirait de ses convictions  pour  ecrire une chanson aussi ridicule qui se conclut par une  petite pique gratuite qui ne fera plaisir qu'aux abrutis ( Elle est Facho elle vote Sarko!)

Nos vieux n'intéressera non plus pas grand monde aussi passons donc a la  8 qui s'appelle 'j'ai retrouvé mon flingue en réponse a une formidable chanson Anarchiste que Renaud  avait écrite en début de carrière (ou est ce que j'ai mis mon flingue?) ,chanson écrite a une periode ou on pouvait affirmer sa plume était trempée dans le vitriol et autant le Renaud  qui hurlait sa colère  en 1978  était crédible autant celui qui  vient nous rappeller entre deux couvertures de magazines   qu'il est encore un brin anar (je dégomme ,je décime , j'extermine , j'assassine , ) celui la me fait doucement rigoler .

plage  10 jusqu'à la fin du monde une chanson d'amour (encore!) (tes mains sont un calice qui ferait se damner jésus a son dernier soir) c'est ensuite Adieu l'enfance chanson nostalgique sur le Paris d'autrefois sitôt écoutée sitôt oubliée

c'est en plage 12 que renaud arrive a retrouver avec Elsa belle chanson triste et  mélancolique (certainement la plus belle de l'album) sur le suicide d'un adolescent un niveau digne du grand artiste  qu'il a été car  on retrouve ici le temps  d'un titre un  Renaud qui avec des mots simples et touchants fait passer une veritable émotion .

On préferera si on veut rester sur une note positive stopper l'ecoute de ce disque après Elsa  mais si on décide de continuer il faudra supporter une chanson  sur le monde paysan (pas de dimanches) puis  une insupportable  guimauve  danser a Rome (anagrame de Romane Serda) ainsi que  je m'appelle  galilée (encore une chanson d'amour un brin  prétentieuse ,cette fois on frise l'overdose -cette super nova qui pour l'éternité brulera dans l'azur de mon ciel amoureux-ton cul est une étoile et je suis son berger -  au secours !!! ) et ce n'est pas dans la jungle l'hommage a Ingrid Bettancourt  jolie chanson plutôt réussie mais qui perdue  en fin d'album passe presque inaperçue ni a la close la chanson  hommage a la brasserie 'la closerie des lilas' ou Renaud a selon la légende  bu des citernes  de pastis qui permettront  a rouge sang de réhausser un niveau désespérant bas ( tu m'as , petite fille sorti de la cirrhose et redonné le goût de l'eau apres la clope , le voila  moralisateur  au  sujet  de  l'alcool.

se coltiner l 'ecoute  de  ' rouge  sang  ' me  donne  envie  d 'hurler 'Allo Renaud Bobo! et dieu que ca me gêne d'écrire ca,  le Renaud sobre et amoureux m'ennuie et me fait de la peine avec   ses textes dégoulinants d'amour qui frôlent le gâtisme me laissent indifférent

je préfere me souvenir du Titi parisien qui chantait 'Amoureux de paname '  'mistral gagnant ' , chanson pour pierrot 'ou  'Morgane de toi' avec un vocabulaire qui n'appartenait qu'a lui  un style Renaud  qui  lui a donné cette place unique dans la chanson française C'est ce Renaud la que je continuerai a écouter ,quand a ce rouge sang je n'aurais vraiment guère de mal a m'en passer.

 

Renaud  -  les  bobos


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