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31/10/2006

Rosemary's baby (roman Polanski 1968)

je n'avais pas revu depuis de très nombreuses années ce film de Polanski tourné en 1968 et arte a eu la bonne idée de le rediffuser  ces jours derniers .

on peut affirmer sans exagération aucune que ce grand metteur en scène aux films parfois hermétiques et difficiles dans la première partie de sa carrière (cul de sac   - répulsion  - le locataire -le couteau dans l'eau) puis nettement plus consensuel (tess - pirates - le pianiste) aura realisé avec ce film son chef d'oeuvre  et par la même occasion un film-référence du genre.

Polanski ne montre rien ou presque et distille la peur et l'angoisse par petites touches dans cette diabolique et terrifiante histoire.

Rappellons le sujet :

un couple s'installe dans un (grand) appartement new-yorkais et se lie d'amitié avec des voisins curieux et encombrants .La jeune femme (formidable Mia  Farrow totalement habitée par son personnage) tombe enceinte mais autour d'elle les événements deviennents de plus en plus inquietants .

Son époux (John Cassavetes) devient distant avec elle et tisse une intime et étrange relation avec le couple voisin .

Délaissée et inquiète la future maman cherche a en savoir davantage et finit par découvrir une sordide histoire de secte maléfique a laquelle tous ses proches y compris son mari et son médecin sont mélés .

l'horreur atteindra son paroxysme lorsque elle comprendra qu'elle n'a servi que de mère-porteuse pour enfanter le fils de satan et la dernière séquence ou  apres l'accouchement  elle découvre son fils dans un berceau drappé de noir  entourée des membres de la secte diabolique est proprement terrifiante.

avec une économie d'effets et en appliquant le principe que le spectateur a plus peur de ce qu'il ne voit pas plutôt que de ce qu'il voit  rosemary's baby s'avère au bout du compte bien plus efficace que la plupart des films traitant du même sujet.

 La dénonciation et les détails des mécanismes  et des méthodes d'endoctrinement des  sectes fût  si bien établis dans ce film que l'on raconte que Charles Manson assassina l'été suivant ,Sharon Tate l'epouse de Polanski  ainsi que cinq de ses invités dans leur villa californienne en représailles  des torts  portés aux adorateurs du diable par la sortie du film .

Véritable chef d'oeuvre du genre Rosemary's baby reste étonnant dans son élaboration et dans le dévelopement  du délicat sujet de la sorcellerie et bien que réalisé en 1968 c'est aujourd'hui encore un film  incomparable remarquablement réalisé et formidablement interprété.  

ecoutez le théme musical du film chanté par Mia Farrow  :


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02:17 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

29/10/2006

Mellon collie and the infinite sadness :The Smashing Pumpkins (1995)

 
medium_melloncollieandtheinfinitesadness1049588659264806.gifLa pub disait: il est double; il est monumental.
Les années ont passé et le groupe a implosé, indiscutablement Mellon Collie And The Infinite Sadness est leur album pivot; la synthèse de tout ce dont Billy Corgan et son groupe étaient capables.
Il y a tout ce qu'il faut dans ce double album pour en faire un disque essentiel: des singles fulgurants bien épaulés par des videos - clips soignés et archidiffusés (merci MTV), "Bullet With Butterfly Wings", "Tonight Tonight, "1979", "Thirty-Three", des balades somptueuses ("Stumbleine", "By Starlight", "Lily", "Farewell & Goodnight", "To Forgive"), des titres plus expérimentaux et quelques rares titres dispensables ("X.Y.U.", "Jellybelly").
Deux CD de 14 morceaux chacun, on imagine quel album simple Mellon Collie aurait pu être avec une selection de titres un poil plus rigoureuse.
Ne soyons pas difficile: ce double album s'impose comme un poids lourd dans l'histoire de la musique de ces dix dernières années.
Quant à Billy Corgan, je reste persuadé qu'il avait conscience, à la sortie de ce disque, que les Smashing Pumpkins avaient atteint leur sommet artistique; les productions suivantes n'auront pas le même accueil que cet album majeur et il mettra fin a l'aventure Pumpkins quelques années plus tard

 

The Smashing  pumpkins - 'by starlight'


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23:25 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

27/10/2006

Clap yours hands say yeah (Clap yours hands say yeah 2005)

 

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Clap your hands say yeah- the skin of my yellow country teeth

 
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Je m'etais promis , je m' etais juré de ne plus m'emballer sur le simple phénomène hype d'un nouveau groupe rock annoncé un peu partout  comme révolutionaire  ou symbole du renouveau d'un genre musical souvent défini (a tort) comme moribond .

C'est  peu dire la suspicion et la méfiance que je me suis donc imposé pour partir a la découverte du premier album des new yorkais de Clap your hands say yeah 

Alors qu'est ce qui se cache derrière ce nom un brin racoleur dont on ne saurait dire s'il est genial ou ridicule et surtout derrière l'hideuse pochette couleur ocre?

Quel est le constat ?

En toute objectivité je suis forçé  de constater que j'avais tort d'être  méfiant car cet album est bon , il est même très bon ,s'appuyant  sur des  références évidentes (Talkings heads ) Clap your hands say yeah! livre un disque plein de tonus et d'énergie dont la fraîcheur et le dynamisme nous rappelle le premier Strokes is this it.

Après une intro plutôt curieuse  dans laquelle le groupe  s'annonce lui même dans  une ambiance très  rock'n roll circus  les titres s'enchainent  sans laisser le temps a l'auditeur de souffler  les meilleurs sont sans aucun doute les titres 5 Details of the War" et  6 "The Skin of My Yellow Country Teeth' avec  guitares tourbillonnantes et  harmonica furieux  

.Impossible vraiment de ne pas taper du pied  a l'écoute de cet album déchaîné et même si un titre   fait irrémédiablement penser a une célèbre chanson des Who les jeunes musiciens de ce nouveau groupe qui a d'abord conquis le monde du rock via le net (a l'image des Artic monkeys ou de Sufjan Stevens) et fait souffler depuis le pavé new -yorkais un vent nouveau  sur le monde du rock remplissent leur mission  première  a  savoir celle de proposer un bon disque de rock rythmé et dansant

Une chose est sûre avec l'explosion de Clap your hands say yeah!il faut compter désormais a temps plein avec Internet et  le monde des blogueurs pour se faire connaître et ce groupe  n'est qu'un exemple de plus parmi les nombreux  artistes qui ont  d'abord su , relayé par le net ,  se tailler une réputation flatteuse , a nous de trier et de verifier avec le recul nécessaire  car tout n'est pas forcement  de qualité dans les découvertes  pré-albums d'Internet .

Ici dans le cas du groupe emmené tambour battant par Alec Ounsworth  on ne pose pas longtemps la question puisqu'au bout de quelques titres  on est totalement conquis .

Clap your hands say yeah ! a par ailleurs reçu le prix Rolling Stones  2005 en qualité de' Hot new band  '

 

 

 

17:29 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1)

26/10/2006

Violator (Depeche mode -1990)

 

Violator  arrive dans la carrière de Depeche Mode  3 ans après un autre disque important et qui restera comme l'album qui aura  fait décoller le groupe (Music for the masses ) pourtant ce disque assez court (9 titres) est a mon sens le meilleur du groupe car il y a une homogénéité évidente  et une cohésion  totale entre tout les morceaux .Sur les  9 titres de Violator  4 vont devenir  des monuments de la discographie  du groupe (World in my eyes  - Personal jesus - Enjoy  the silence  et  Policy of truth) ce qui constitue une moyenne tout a fait exceptionnelle.Personal Jesus et Enjoy the silence sont  notamment deux chansons totalement envoûtantes  et se classent  parmi les plus grandes réussites du groupe tout albums confondus.

 Jamais Dave Gahan n’avait aussi bien posé sa voix  ,jamais les claviers n’ont étés aussi parfaits et si le climat de Violator reste lourd et pesant  , jamais  a aucun moment il ne plombe le disque .Les deux titres les plus faiblards sont relégués en fin d’album avec blue dress et  Clean  un titre curieux dont l’intro semble sortir tout droit du Dark side of the moon de Pink Floyd. Malgré cette fin d’album un peu en deca du reste Violator est le Disque incontournable de Depeche mode .Pour les oreilles aiguisées on retrouvera  deux  interludes musicaux (non crédités sur les notes de pochettes) , le premier entre enjoy the silence (plage 6) et policy of truth (plage  7) le second entre blue dress (plage  8) et Clean (plage 9)


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Depeche  Mode -   policy of truth

 

03:34 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

17/10/2006

Classement des plus grands albums british de tout les temps

 suite à un sondage organisé par le magazine musical britannique NME auprès de ses fans les plus fidèles le  grand gagnant est: le premier album éponyme des Stone Roses(1989), l'une des pierres angulaires de ce que l'on appelait, à l'époque, l'indie dance. C'est Ian Brown le leader des Stone Roses qui doit être content, même s'il n'est toujours pas prévu de reformation du groupe... "I Wanna Be Adored", certes, mais qu'en est-il de "I Am The Resurrection" ?

Voici le top 10:


1. The Stone Roses 'The Stone Roses'
2. The Smiths'The Queen Is Dead'
3. Oasis 'Definitely Maybe'
4. Sex Pistols'Never Mind The Bollocks'
5. Arctic Monkeys'Whatever People Say I Am, That's What I'm Not'
6. Blur'Modern Life Is Rubbish'
7. Pulp 'Different Class'
8. The Clash '
London Calling'
9.
The Beatles 'Revolver'
10. The Libertines'Up The Bracket'

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16/10/2006

Le Cercle 2 (hidéo Nakata 2005)

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Même en cherchant bien il n'y a rien ou pas grand chose a sauver dans le cercle 2 d'Hidéo Nakata Si le cercle (réalisé par G.Verbinskien 2002) m'avait beaucoup plu cette suite est inutile et déplorable.

Le scénario est triste a pleurer ,les comédiens sont mauvais notamment le garçonnet (david Dorfman)  qui joue le rôle de Aidan qui est carrément insupportable ,quant a Naomi Watts (qui alterne le bon et le mauvais depuis maintenant quelques années) elle se débat dans ce navet assommant et tente de faire ce qu'elle peut. Les scènes - chocs sont a la limite du ridicule (les cerfs - le suicide de la psychiatre) pourtant nous ne sommes pas dans le second degré non ici tout se prend très au sérieux.

Le personnage de Samara fascinant dans le cercle  devient ici une espèce de créature mi humaine mi aquatique qui grogne et gesticule ,pas d'angoisse ni de frissons juste une triste constatation d'être (encore) devant une suite inutile et complètement ratée. Au bout du compte la seule réussite de ce film est la magnifique affiche.

 

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04/10/2006

Every picture tells a story (Rod Stewart 1971)

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Rod Stewart est de retour depuis peu sur ma platine

Pour être tout a fait franc j’avais depuis pas mal de temps laisser tomber ce bon vieux Rod Stewart j’avais pourtant par le passé usé a force d'écoutes répétées trois de ses albums  a savoir Atlantic crossing (1975)  -   A night on the town (1976) avec  sa célèbre pochette détournée du bal du moulin de la galette de Renoir) et surtout Foot loose and fancy free (1976) on trouvait sur ces trois grands disques d'un Rod Stewart alors au sommet de son art  des chansons inoubliables (the first cut is the deepesttonight ‘s the nightyou keep me hanging on -   the killing of Georgie -I don’t want to talk about it – ou encore it’s not the spotlight pour  n’en citer que quelques unes.

 J’ai découvert Every picture tells a story seulement quelques années plus tard et ce fut un choc 8 titres seulement  , essentiellement des reprises, Rod ayant  toujours excellé dans l’art de proposer des reprises  habitées souvent bien supérieures aux enregistrements  originaux

La plus fantastique de celles  proposées sur cet album paru en 1971  est sans doute I Know I’m losing you  a l’origine un titre des Temptations .

Que dire de Maggie may  ou de Mandolin Wind , deux  seules compositions originales de Rod Stewart  sinon que ces deux bijoux font sans doute partie des trois  ou quatre plus grands titres de la carrière du chanteur

Sur Every picture tells a story   on retrouve les musiciens qui l'acompagne depuis quelques années  a commencer par le futur Stones Ron Wood (guitare) entouré ici  de  Mickey Waller (batterie) Pete Sears (piano) Dick Powell (violon) Martin Brandy (guitare) et Ian Mc Lagan (claviers)

Toutes les titres de ce disque superbe donnent le frisson tant la voix éraillée ,le feeling ;l'energie de Rod Stewart font merveille  ;beaucoup s'accordent a dire qu'il s'agit certainement là de son meilleur album  ,c'est possible je préfere personnellement  penser que ce disque le troisieme  de sa discographie solo et qui va permettre a Rod  de voir sa carrière décoller  annonce la série des disques formidables cités plus haut  , cette periode de grâce prenant fin avec le virage disco inévitable du contestable   Blondes are more fun en 1978.

 

 

 

ecoutez I know i'm losing you


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