24/12/2006
Beatnik-Generation
les Sixties furent une véritable pépinière de grands écrivains au style a la fois unique et flamboyant , philosophes ou sages de leur époque de grands auteurs ont marqués toute une génération non seulement sur le sol americain mais partout dans le monde .Voici une selection représentative d'un esprit de liberté et de contre culture qui changa a jamais les données de la litterature .
William.S.Burroughs :(1914-1997) La machine molle (1961)
a sa sortie le livre fut un veritable électro-choc l'ouvrage est écrit dans un style parlé et scratché incisif et fulgurant de poésie urbaine. Ca parle de came et de sexe dans un style unique , Burroughs s'affirmant comme le premier punk littéraire de l'histoire (le titre du roman inspirera aux musiciens anglais Robert Wyatt et kevin Ayers le nom de leur groupe crée en 1968 et qu'ils baptiserent Soft machine.(a noter que le livre mettra sept longues années pour arriver en france)Norman mailer presentera Burroughs comme le jerome Bosch de la litterayure , Burroughs est incontestablement l'un des écrivains les plus féroçes et les plus incontournables de son siècle ,celui d'une certaine face cachée de l'Amerique
William Burroughs :le festin nu (1959)
Le Festin nu est une des oeuvres les plus marquantes du mouvement eat , c'est aussi l'un des livres les plus controversés de la littérature contemporaine le festin nu se veut une descente cauchemardesque dans l'esprit d'un junkie, transcendant la forme classique du roman en le destructurant, maltraitant la forme et le fond, donnant chair à ses divagations morphinisées dans des allégories oscillant de la science-fiction à la tragédie, parlant de modifications corporelles, d'orgies homosexuelles, de complots et de créatures angoissantes;Burroughs réfugié a Tanger a ecrit ce roman sous l'influence de drogues diverses (heroine , cocaine ; L.S.D) il utilise la technique du Cut-Up a savoir une reformulation physique des chapitres après les avoir découpés, mélangés, et recollés .Comme les ouvrages d'henry Miller lquelques années auparavant le festin nu fut interdit pendant 10 ans par la censure americaine et fut d'abord publié en france en 1959 chez olympia press Burroughs ayant alors fui les etats-unis et habitait rue git le coeur a Paris avec son ami brion Gysin
Jack kerouac (1922-1969) :Sur la route (1957) - Les clochards celestes(1958)- Satori a paris (1966)
Si Burroughs est souvent associé au monde du rock Kerouac en revanche est plutôt issu de la generation du jazz et du be-bop ; ecrivain habité et intense il va néammoins devenirun auteur culte de la generation hippie. Son existence d'aventurier , de poete vagabond et de philosophe des rues egrène en de nombreux romans sa soif de liberté et d'aventures humaines .Son oeuvre nous trimballe dans les grands espaces americains , pourvoyeur d'une certaine idéologie ;Kerouac aura toute sa vie recherché l'illumination ;le satori zen ;idisparu prématurément ses livres bouleversants d'authenticité font désormais partie du patrimoine culturel americain.
Richard Brautigan : (1935-1984) La vengeance de la pelouse (1970)- sucre de pasteque (1968)
Il convient de réhabiliter de toute urrgence cet immense écrivain poete qui savait en quelques pages créer un univers empli d'humour et d'émotion ,Brautigan resta toujours en marge et vécut presque comme un ermite retiré dans les forets du Montana il n'obtint la consécration qu'assez tard mais reste une icone du mouvement Beat
Alan Watts : (1915-1973) joyeuse cosmologie (1971) le livre de la sagesse (1974)
inspirateur de la beat generition il fit connaitre en Ocident les finesses de la philosophie bouddhiste ,il fut aussi l'un des premiers artites a parler d'écologie , fondateur de l'institut d'Essalen berceau du mouvement New-Age . Dans ses ouvrages, il s'appuie sur la connaissance scientifique et sur l'enseignement des religions et des philosophies d'Orient et d'Occident.il reste l'un des auteurs les plus visionnaire de son époque.
Allen Ginsberg ( 1926-1997) Howl (1956) Kaddish (1961)
La poésie de Ginsberg, manifeste Beat , se caractérise par une liberté de ton et son aspect volontiers décousu, liée à une écriture la plus spontanée possible afin de faire naître une prose toute particulière. Abordant sans tabous la sexualité , les désillusions sociales américaines et les modifications de la conscience, elle a fortement influencé l'émergence de l'idée hippie On lui attribue le slogan flower power abondamment utilisé par la communauté Hippie. Ginsberg fut non seulement un poète d'avant -garde mais fut egalement scenariste , acteur et compositeur ( notamment pour le film Renaldo et Clara réalisé par son ami Bob Dylan en 1978)
Gregory Corso : (1930-2001) Bomb (1958) the american express(1961)
Corso fut le lien entre Ginsberg , Burroughs et Kerouac au sein du mouvement beat tourefois il reste beaucoup moins connu que le reste de cette fameuse bande , il fut cependant un pionnier de la poésie beat puisqu'il commenca a publier (a compte d'auteur) avant tout les autres. Rebelle il séjourna en prison (en 1947) pour vol avant de se consacrer a la litterature et a la poesie ,même si il reste le plus discret des auteurs beat mais son rôle fut cependant déterminant.
Neal Cassady (1926-1968)
Neal Cassady n'était pas écrivain, mais il fut une figure incontournable du mouvement beatnik ,protagoniste et compagnon de route de Kerouac dans sur la route et connu sous le pseudonyme de dean Moriarty Neal est un enfant terrible. Très vite livré à lui-même du fait d'un père alcoolique, il a régulièrement connu les maisons de correction sans que cela n'entame son côté débonnaire ,il débarqua un jour à new-york avec pour ambition d'apprendre la philosophie auprès d'allen Ginsberg ,ce dernier le présenta à Jack Kerouac et ensemble ils formèrent un trio delirant dans lequel alcool drogues et sexe faisaient bon ménage. Neal a une réputation de conducteur hors pair, et c'est sans encombre qu'il mènera Kerouac de san fransisco à New York et inversement allant de l'une à l'autre de ces deux villes sans faire la moindre pause(amphétamines et benzédrine aidants) .Il vécut a 100 a l'heure vivant au quotidien ce que ses amis ecrivains célébraient en vers et en prose syncopée, il reste pour l'éternité le modèle du "clochard céleste" de Jack Kerouac, et fut egalement de l'aventure de ken Kesey et de ses Merry pranksters pour le voyage initiatique et hallucinatoire entreprit a travers l'Amerique sur fond d'acid test avant de devenir un des derniers amis fidele de Charles Bukowski On retrouva son corps le long d'une voie férrée en fevrier 68 probablement décédé d'un arrêt cardiaque suite aux abus en tout genre. on publia en 1998 a titre posthume son unique roman 'première jeunesse ' écrit en 1971.
Gary Snyder (1930- ):le retour de la tribu (1972) l'ile de la tortue (1975)
Figure culte de la scène littéraire américaine depuis sa participation active dans la renaissance poétique de la forme ouverte à San Francisco et dans le mouvement littéraire de la Beat Génération. Snyder sert de modèle au personnage de Japhy Ryder dans Les Clochards Célestes (1958) de Kerouac, roman phare de la révolution cheveux longs et sacs à dos. il Part ensuite pour le Japon en 1956 ; y passe une douzaine d'années, s'adonne au LSD et devient philosophe militant de l'espace sauvage, intègrant le karma écologique de la planète à la vision communautaire authentique de la poèsie amérindienne. il decide de construire sa maison dans une forêt de chênes noirs et de pins et travaille pendant deux décennies avec sa femme Masa et leurs fils Kai et Gen. Traduit de Stockholm à Pékin, Snyder perpétue la lignée idéologique de l'esprit hippie Gary Snyder obtiendra le prix Pulitzer en 1975 pour l'ile de la tortue .
Michael Mc Clure (1932- ) dark brown (1961) -
fidèle d'Allen Ginsberg qu'il a rencontré au cours de ses années d'université a San Fransisco michael Mc Clure va devenir une figure du mouvement 'beat' et frequenter assidument la mythique six gallery il se partagera entre sa passion de la littérature , de la poesie et de la musique c'est lui qui convaincra Jim morisson de publier ses poèmes , mais le courant passera difficilement entre lui et le leader des Doors ,il se liera d'amitié avec l'organiste ray Manzarek et depuis 1988, McClure et Manzarek présentent des spectacles où la virtuosité d'improvisation de l'organiste sert la lecture de ses œuvres par le poète.
Brion Gysin (1916-1986) Minutes to go (avec Burroughs 1960) -
Gysin est connu pour avoir rédécouvert la technique du cut-up ( a l'origine crée par Tristan Tzara) et aura partagé cette découverte avec son ami William .S.Burroughs qui en fit une utilisitation Gysin a employé la technique du cut-up pour produire ce qu'il a appelé "poèmes permutés", dans lesquels une simple phrase était répétée plusieurs fois, avec les mots réarrangés dans un ordre différent à chaque réitération .Bron Gysin s'illustra également dans l'experimentation musicale et dans la peinture (il frequenta notamment Jackson Pollock le l'inventeur de l'action-painting.
Ken Kesey (1939-2001) vol au dessus d'un nid de coucou,(1962) - Volontaire pour l'esperimentation de drogues hallucinogenes Kesey va defibitivement consacrer sa vie a l'etude des paradis artificiels en tout genre (LSD ,psylocybine ;mescaline de son experience personnelle il tirera un roman mondialement celebre pour avoir etait porté a l'ecran par Milos Forman et interprété par Jack Nicholson en 1975. Kesey poussera l'esperience jusqu'a entreprendre en 1964 un voyage initiatique a travers les etats unis avec une bande d'allumés baptisés les Merry Pranksters , ( cette folle aventure sera relaté par Tom Wolfe dans electro kool -aid Acid test un livre resté fameux.)Meme si kesey est davantage une figure emblematique de la contre-culture psychédélique americaine que du mouvement beat a proprement parler il reste cependant associé au mouvement hippie de par son implication dans un certain mode de vie et une certaine philosophie de pensée.
Charles Bukowski (1920-1994) contes de la folie ordinaire (1967) journal d'un vieux degeulasse (1969) - au sud de nulle part ( 1973)- factotum (1975)
Evidemment Bukowski écrivain unique et qui ne peut laisser indifferent se réclame plus de la famile des Henry Miller ou de John fante de part son coté contestataire , incisif et désenchanté cependant on peut rattacher l'oeuvre de 'Buck' au mouvement Beat de par son non-respect des règles établies.c'est par ailleurs l'éditeur poete Lawrence Ferlinghetti co-proprietaire de la librairie city lights books (qui edita la plupart des ecrivains de la beat generation) qui publiera le premier roman de Bukowski (journal d'un vieux degueulasse ).Finalement ce grand auteur tourmenté et atypique obtiendra une reconnaisance tardive (adaptations cinématographiques par marco Ferreri et Barbet Schroeder) En France ou il jouit d'un statut d'auteur culte il entrera dans la memoire collective a la suite d'un mémorable numero d'Apostrophes en 1978 ou il quitte le plateau ivre mort .Son mode de vie autodestructeur (consommation d'alcool suicidaire) le conduira lentement a la mort au milieu des années 90.
18:40 Publié dans Culture, Livre, Société | Lien permanent | Commentaires (0)
discographie Nineties
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18:05 Publié dans Culture, Musique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : discographie, nineties
Moliere (Ariane Mnouchkine 1978)
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Evidemment il faut se mettre en condition pour s'attaquer a cette longue fresque cinématographique de près de quatre et demie. Divisée en 2 parties bien distinctes elle nous raconte le parcours de Jean Baptiste Poquelin dit MOLIERE depuis son enfance jusqu'a sa mort en 1673.
le rôle délicat du célèbre artiste est joué par Philippe Caubère qui se révèle éblouissant ;il habite son personnage avec une force et une intensité exceptionnelle ,il est tout a fait convaincant dans ce rôle difficile et sa performance rappelle souvent le jeu du regretté Patrick Dewaere. Autour de lui des comédiens essentiellement venus du monde du théatre et peu connus du monde du cinéma (on reconnaîtra cependant Roger Planchon dans le rôle de Colbert et Daniel Mesguisch (dans celui de Philippe d'Orléans).
La reconstitution historique a la fois du vieux Paris ,et de la cour royale sont de toutes beauté et le soin apportés tant au costumes qu'aux décors font de Molière un film a la fois culturel et historique . On peut toutefois lui reprocher certaines longueurs (beaucoup de temps consacré a l'affaire Tartuffe puis un saut dans le temps un peu rapide pour aboutir au Malade imaginaire et la mort de Molière (filmée comme un chemin de croix).
On ne peut que déplorer qu' Ariane Mnouchkine ait zappé certaines périodes clés de l'oeuvre de Molière (l'avare - le bourgeois gentilhomme ) mais dans son ensemble le film est d'une grande qualité et il bénéficie d'une interprétation talentueuse et irréprochable.
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00:50 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ariane mnouchkine, philippe caubere, moliere
23/12/2006
Bob Dylan Live 1966 -The Royal Albert Hall Concert (1998)
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On dit de ce live qu'il fut sans doute l'album le plus piraté au monde ,enregistré en Mai 1966 a Manchester et non pas au Royal Albert Hall de Londres comme l'indique faussement la pochette originale il aura mis plus de 30 ans pour devenir officiellement un live de la discographie de Dylan . Évidemment tous les fans le possédait dejà et a l' écoute de ce double disque proprement miraculeux on comprend l'aura de magie et de surnaturel qui entoure un enregistrement qui survient dans la carrière de Dylan au lendemain de la sortie de Blonde on blonde mythique double album qui va révolutionner le monde musical et neuf mois seulement apres la sortie de Highway 61 Revisited(paru en Aout 65) .
Clairement divisé en 2 parties l'une folk presque acoustique et l'autre beaucoup plus éléctrique et presque rock, tout le génie d'un Dylan alors au sommet de son art explose a la face (ou plutôt aux oreilles) de l'auditeur . Bob Dylan est ici accompagné du groupe 'the hawks qui deviendra 'the band' par la suite. Que dire d'autre sinon que ce disque est essentiel pour comprendre l'importance et la place occupée par Dylan dans l'histoire de la musique et que son écoute relève autant du plaisir musical que de l'expérience culturelle. Les sept titres du disque 1 ne sont qu'une suite ininterrompue de chefs d'oeuvre tous interprétés avec une passion et intensité preque palpable et il convient de tous les citer -She belongs to me - Fourth time around -Visions of Johanna - it's all over now baby blue - just like a woman - desolation row - Mister tambourine man - Excusez du peu
Sur le disque 2 nous avons de nouveau rendez vous avec des titres de légende Tell me momma! - I don't believe you -Baby let me follow you down (le seul titre non ecrit par Dylan) -just like tom thumb blues - leopard skin pill box hat - one too many mornings - ballad of a thin man et enfin Like a rolling stone. Inutile de préciser qu'on ne sort pas indemne de la découverte d'un tel joyau ce Live 1966 4ème volume de la série des Bootlegs est véritablement un concert magique et totalement indispensable
Que soit a jamais remerçié celui (ou celle) qui aura enregistré en ce jour de Mai 1966 cette prestation que l'on peut qualifier aujourd'hui d'historique.
Bob Dylan - She belongs to me
16:45 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)
22/12/2006
discographie B.O
Après avoir proposé mes discographies sélectives des seventies , eighties , nineties , ma discographie des années 2000 et celle des disques Live il me fallait mettre en place une liste de 12 bandes originales de films(toutes époques confondues) . Évidemment cette sélection personnelle ne tient jamais compte du film en lui même mais uniquement de la bande-son.
bande originale du film 'The Blues Brothers ' (1980)
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si il existe une bande originale de film qui fait forcément l'unanimité c'est bien celle ci.Le film réalidé en 1980 par John Landis est devenu au fil des ans une référence absolue en matière de film musical ,a juste titre d'ailleurs car le tandem génial formé par les frères Elwood (inoubliables Dan Aycroyd et John belushi) emmène tambour battant ce film furieusement drôle.
Autour de ce duo de doux- dingues on retrouve dans ce film des 'sacrés' invités jugez en plutôt -Ray Charles -Aretha Franklin -James brown - Cab Calloway pour notre plus grand bonheur alors évidemment la bande son ne pouvait qu'etre exceptionnelle ;interprétés par les freres Elwood en personne ou par leurs invités prestigieux la track-list donne des frissons par sa qualité et si certains standards de la soul ou du bluesétaient dejà connus ils vont avec ce film et la bande originale qui l'accompagne devenir immortels. Que ce soient les reprises de everybody needs somebody to love - Gimme some lovin ' -sweet home Chicago - jailhouse rock ou bien les standards (think - minnie the moocher ou shake a tail feather tout est ici n'est que pur moment de bonheur musical .
Bande originale du film Pulp fiction (1994)
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Même si je suis conscient que ce choix n'a rien d'original il était impensable de ne pas faire figurer dans ma sélection personnelle cette bande son absolument géniale concocté par Quentin tarantino qui on le sait , a le chic de mélanger standards incontournables et raretés . N'importe quelle bande originale de film de Tarantino aurait pu par ailleurs figurer dans cette sélection (a l'exception peut être de Kill Bill 2 légèrement en deçà ) mais il me faut avouer un faible pour Pulp Fiction une B.O complètement tarantiniene , qui part dans tous les sens pour surprendre , étonner et procurer a l'auditeur un vrai moment de bonheur .
On trouvera donc ici des merveilles a commencer par le premier titre Pumpkin & honey bunny de Dick dale & his Del tones qui décoiffe vraiment et qui donne le ton .Viennent ensuite un Kool and the gang grand cru ,suivi de Al Green pour un sublime let's stay together, une chanson qui rivalise de génie avec le song of a preacher man de Dusty Springfield ,qui arrive un peu plus loin; rajoutons un Chuck Berry d'anthologie (you never can tell) quelques trésors exhumés des sixties et des seventies ( The Tornadoes - The revels - Rickie nelson ) et une reprise de neil Diamond (girl ;you'll be a woman soon ) réssuscitée par Urge Overkill et immortalisée dans le film par une Uma Thurman inoubliable et voila qui fait une grande ,une très grande bande-son .
Bande originale du film Black Caesar (1973)
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Tous les grands artistes de la musique black se sont essayés un jour ou l'autre a la musique de film avec pour certains d'ailleurs un succès qui dépassa souvent la notoriété du film. Il faut dire que les films de cette période appélé Blaxploitationne restèrent pas dans les mémoires cinématographiques. Ils eurent pour but d'attirer le public noir dans les salles de cinéma et surtout le mérite d'offrir aux comédiens de couleur des rolês différents de ceux que leur proposaient les réalisateurs blancs. Si le plus connu de ces films fût sans aucun doute Shaft (illustré par une B.O signé Isaac Hayes , beaucoup de ces réalisations sont tombées dans l'oubli et peu d'entre nous peuvent se vanter d'avoir vu un jour Black Caesar réalisé en 1973 par Larry Cohen. Pourtant Black Caesar est un film essentiel car celui qui signe la musique , celui qui apporte 11 titres pour illustrer cette vague histoire de parrain du Bronx se nomme james Brown et le résultat est a la mesure de tout ce qu'aura produit cet artiste exceptionnel au cours des seventies c'est a dire fabuleux , alors entre instrumentaux hallucinants (sportin' life '- White lightnin'- Chase ) ; et titres foudroyants d'efficacité rythmiques (The Boss -Down & out in New york city-make it good for yourself) cette B.O est tout simplement une tuerie totale , le disque que l'on peut sortir aujourd'hui , demain , dans dix ans et qui met tout le monde d'accord James Brown est un géant et le Funk est SA planète.Et même lorsque le parrain de la soul laisse le micro c'est pour faire place a Lyn Collins pour un Mama feelgood (plage 7)qui déchire tout sur son passage. Rien a jeter donc , une B.O de légende ni plus ni moins.
bande originale du film Easy rider (1976)
ecrit réalisé et interprété par Dennis Hooper en 1969 Easy rider est devenu le film emblématique de la contre culture americaine et d'une certaine liberté cinématographique .Il contient 10 titres avec en tête le 'born to be wild ' de Steppenwolf définitivement associé au monde de la moto , le groupe est présent egalement avec un autre titre puissant 'the pusher ' première chanson de l'album et qui donne le ton psychedelique propre au film de Hooper .Les deux autres poids lourds de cette bande-son s'appellent Jimi Hendrix avec un époustouflant (le mot est faible) If six was nine (et son intro tout simplement monstrueuse) et The Byrds 'pour une chanson plutôt peu connue wasn't born to follow '.
Autour de ces monstres du psychédélisme américain on retrouvera Roger Mc Guinn le guitariste des Byrds pour deux titres dont 'it's alright Ma! I'm only bleeding une reprise de Bob Dylan (et non ! le Zim n'est pas présent sur cette bande originale) et pour balad of easy rider qui clotûre l'album .Mélange de titres rock'n roll et de titres hippies (le délicieux ''the Weight' ou le très country 'don't bogart me ')On sera egalement heureux de retrouver un groupe oublié des seventies The Electric Prunes (présents sur la fameuse compilation Nuggets ) et il est dommage que le titre choisi (mardi gras) ne soit pas le meilleur de leur répertoire. 10 titres et c'est fini pour ce voyage musical dans le temps ,10 titres qui font de Easy Rider une bande son indispensable non seulement de son époque car tout comme le film de Dennis Hooper les chansons présentes sur ce disque traversent les âges , elles ne vieillisent pas , c'est plutôt nous qui rajeunissont en les écoutant.
A noter que le disque est paru est 1976 soit pres de sept ans(une éternité!) apres la sortie du film
bande originale du film : Until the end of the world
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En 1991 le film très ambitieux de Wim Wenders 'Jusqu'au bout du monde (Until the end of the world) était plutôt fraichement acceuilli par le public et par la critique j'avais personnellement adoré ce road movie autour de la planète et fût déçu que ce film n'obtint pas le succès qu'il méritait . Wenders est a mon sens l'un des réalisateurs qui attache le plus d'importance aux bandes-sons de ses longs-métrages j'en veux pour preuve Paris-Texas (1990) ou Les ailes du désir(1987) deux films qui en plus d'etre des chefs d'oeuvres sont accompagnés d'une bande son de grande qualité.
Pour 'until the end of the world ' Wenders propose encore ce qui est a mon sens sa meilleure bande originale .on retrouve ici des fidèles de l'univers onirique du réalisateur notamment Crime and the city solution groupe australien dejà présent sur Les ailes du désir dont Wenders est un grand fan , Nick Cave lui aussi présent au générique des Ailes du désir interprete ici ,Till' the end of the world est l'un des plus beaux titres de ce disque.
On retrouvera aussi le groupe culte allemand Can pour un titre totalement fascinant ( last night sleep) R.E.M (fretless) The Talkings Heads ( sax & violins) Lou Reed (what's good) Depeche Mode (death's door)ainsi que des artistes mouins connus du grand public comme T.Bone Burnett (humans from earth) ou Jane Siberry ( calling all angels) en réalité il conviendrait de tous les citer car il n'y a rien a jeter dans le choix de Wenders .Signalons que le metteur en scène s'est entouré ici de graeme Revell pour coordonner et produire cette magnifique bande originale et qu'il a confié a U2 le soin de chanter le générique final. Une atmosphère étrange se dégage a l'écoute de ce disque envoûtant ,une initation au voyage une sorte de road movie musical ou les titres s'enchainent et s'harmonisent parfaitement.
bande originale du film : Garden state (2005)
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Pour avoir a la fois réalisé et interprété ce film absolument magique , envoutant , chargé de poésie et d' humour et pour avoir accompagner cette petite merveille d' une bande son d'une telle qualité il faut évidemment remercier Zach Braff , petit génie d'a peine trente ans qui a ébloui le monde du cinéma en 2005 avec ce film proprement ahurissant .Coté musique c'est quasiment parfait de bout en bout avec des sommets One of these thing first d'un Nick Drake que l'on ne finit plus d'encenser (a juste titre ) Panic (l'une des plus belles chansons de Coldplay ) l'hypnotique lebanese blonde de Thievery corporation ,les deux bijoux pop absolus des Shins (new slang et caring is creepy ) ou la redécouverte des plus beaux titres de Simon & Garfunkel (l'irrésistible the only living boy in new -york) .On ne sera pas déçu non plus par les titres moins connus (formidables in the waiting line de Rémy Zéro) ou encore waiting road de Bonnie Sommerville
bande originale du film : natural born killers (1994)
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En 1994 Le film d'Oliver Stone :Natural Born Killers déclenchait une vive polémique et les détracteurs et les partisans de ce film ambitieux allaient s'opposer vivement a son sujet , il ne s'agit pas ici de prendre position (ou pas) pour ce film mais de parler de l'excellente bande-son qui accompagne ce road movie frénétique et sanglant. De nombreux genres sont présents sur cette bande son très éccléctique avec tout d'abord des titres plutôt connus et popularisés par leurs auteurs a l'image de 'waiting for the miracle' ou 'the future 'de léonard Cohen ou de 'You belong to me ' de Bob Dylan sans oublier rock'n roll nigger de patti Smith pour la fantastique scène de l'émeute en prison. Cependant on trouvera également des titres issus du rap 'the day of niggaz took over (l'incontournable Dr Dre) et what would U do de 'That dogg pound ' qui clôture le disque ou encore de de la country (back in my baby's arms de Patsy Cline ) .La petite merveilles de cette bande originale se cache en plage 5 avec une reprise totalement habitée du Sweet jane du velvet underground par les canadiens 'the Cow boys junkies ' (selon la legende Lou Reed lui -meme aura convenu que cette version était au moins égale a l'original lumineux de son groupe) .
Rayon curiosités on est copieusement servi avec les présences de Barry Adamson (ex Magazine et ex Nick Cave & the bad seeds) , Diamanda Galas artiste californienne underground qui interprète Sex is violent avec Jane's addiction un groupe de rock alternatif , Nusrat Fateh Ali Khan l'un des plus grands artistes du monde arabe et que le monde occidental a pu découvrir grace au label real world de Peter Gabriel mais surtout grace aux 3 titres (quasi -instrumentaux)de Nine Inch nails l'un des groupe les plus intéréssants issu de la scène rock industrielle . Comme dans les bandes originales des films de Quentin tarantino (qui rappelons le a co-écrit le scénario avant de prendre ses distances avec le film) des bribes de dialogues sont mixés avec les chansons ce qui permet de toujours repérer la scène a l'écoute de cette B.O formidable même si elle est parfois a l'image du film de Stone quelque peu confuse).
bande originale du film 'the great rock'n roll swindle (1979)
Cinéaste a vocation musicale Julian Temple fût un des réalisateur de vidéo-clips les plus courtisé avant de mettre en scène david Bowie dans le très chic 'absolute beginners'.
natif de londres il a recu comme beaucoup de jeunes de sa génération la vague punk de plein fouet et rien d'étonnant a ce qu'il se retrouve derrière la caméra pour 'the great rock'n roll swindle ' traduit en France 'la grande escroquerie du rock'n roll '.Ce film un peu fourre-tout mais néammoins précieux pour tout les nostalgiques des pistols est bien évidemment illustrée par une bande son formidable ou le dispensable cotoie l'incontournable
en premier lieu les historiques 'covers' présentes sur cette bande originale justifient a elles seules son achat et même si les puristes hurleront d'entendre les Sex Pistols reprendre des standards comme Johnny B.Good de Chuck Berry - Rock around the clock de Bill Haley ou encore les somethin' else ou c'mon everybody d'Eddie Cochran les versions proposés par le groupe sont purement et simplement fabuleuses.Les pistols ne se contentent pas d'exploser des standards sixties puisque au passage ils s'approprient aussi le substitute des Who et l'emblématique roadrunner des Modern Lovers.
C'est également sur cette bande son que l'on découvrira l'incroyable version de My Way donné par un Sid Vicious inoubliable ,la célébrissime chanson popularisée (entre autres) par Sinatra et Claude François est ici déchiquettée par un sid aussi fracassé que son interprétation , au dela du culot ou du sacrilège (c'est selon!) c'est véritablement une page de l'histoire du rock que Vicious écrit avec cette reprise totalement inouie.
Alors pour tous ces moments magiques et irremplaçables on pardonnera les ratés ( le ridicule medley Disco ou encore les deux titres interprétés par Ronald Biggs , célébre truand cerveau de l'attaque du train postal Glasgow -Londres en 1963 et réfugié depuis en amerique du sud ). Coté curiosités signalons aussi une version bal musette de Anarchy in the UK chantée en francais qui ne manque pas d'originalité . L'interet de posséder ce disque est également dans le choix des titres , en effet cette bande son evite de reprendre les titres présents sur le celebre (et unique) album officiel des Pistols (never mind the bollock's here's the sex pistols sorti en 1977. On ne retrouve ici que Anarchy in the UK (plage 6) quant a E.M.I l'autre titre présent sur never mind the bollock il est ici proposé dans une version completement différente et chantée par le guitariste Steve Jones. ce disque permet enfin de rappeller la puissance du chant de Johnny Rotten leader de cette formation qui defraya la chronique et révolutionna la planète Musicale a la fin des années 70. En 2001 Julian Temple réalisateur de the great rock'n roll swindle mettra en scène l'obscénité et la fureur un autre long métrage sur les Pistols et il semblerait qu'il prépare pour 2007 un film sur Joe Strummer leader de l'autre grand groupe du mouvement punk The Clash.
bande originale du film 'Trainspotting ' (1996)
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Trainspotting le film de Danny Boyle tiré de l'excellent roman-culte d'Irvine Welschpeut etre qualifié de film de génération ; il creva les écrans lors de sa sortie en 1996 et propulsa tant son metteur en scène que les formidables comédiens (Ewan mc gregor - Robert Carlyle - Ewen bremner ) dans la cour des grands. Hormis l'adaptation totalement réussie du livre de Welsch et l'interprétation de grande qualité le film s'appuie sur une bande son en béton armé .
Entre standards pop-rock et titres electro cette B.O est un vrai régal et son chef de file est sans contexte iggy Pop présent sur cette B.O avec deux standards absolus ,l'envoutant Nightclubbing et le frénétique Lust for life ; on retrouve également un titre qui va déchainer les dance floors de toute la planète born slippy du groupe anglais Underworld. Quant au reste tout n'est que premier choix jugez en plutôt New Order , Pulp , Elastica ,Brian Eno , Leftfield. Et puis enfin ,et puis surtout le diamant noir , le joyau brut de cette bande-son extrait de l'album 'transformer de Lou Reed l'inoubliable Perfect day qui mettra a coup sûr la chair de poule a toute personne normalement constituée.
Bande originale du film Saturday night fever ( 1977)
Cette B.O n'est pas seulement l'un des albums les plus vendus de l'histoire de la musique ( pres de 40 millions d'exemplaires écoulés et 3ème plus gros succes de l'industrie du disque apres deux albums de Michael Jackson ) ,elle est surtout le témoignage musical de ce que fut une époque aujourd'hui révolue et dont beaucoup conserve une douce nostalgie . Avec ses costumes hallucinants , ses pas de danses posés , ses paillettes , le disco qui repeupler les discothèques du monde entier et pour une fois qui réconcilier parents et enfants autour d'un style musical car tout le monde de Claude François aux Rolling Stones en passant par Sheila , Dalida ou david Bowie va tot ou tard prendre le grand train du Disco pour notre plus grand plaisir ou notre plus désespoir c'est selon !. Le film réalisé par John badham en 1977 est LE film de cette génération éphémère qui va faire d'un jeune acteur italo americain inconnu John Travolta une icône instantanée et du 2001 odyssey (la boite de nuit du film) le centre du monde .Bon nombre des titres de cette B.O sont figés pour l'éternité dans la mémoire collective de tous ceux qui avait l'age d'écouter de la musique ou d'aller au cinéma a cette époque. A tout seigneur tout honneur les Bee Geesrescapés des sixties ( et présent sur cette B.O par un hasard chanceux )qui vont avec leurs titres présents sur cette bande-son conquérir la planète et redorer une image ternie par une traversée du desert après un franc succès au milieu des années 60 . Métamorphosés (et surtout re-lookés ) en groupe disco Les frères Gibb vont inonder les pistes de danse et a moins d'avoir vécu en pleine jungle amazonienne ou sur la banquise ( et encore) personne ne peut prétendre de pas avoir un jour ou l'autre dansé sur Stayin' alive - Night fever -You should be dancing - Jive talkin' ou more thant a woman ?.Quant au celèbre slow How deep is your love il est resté 2 mois N°1 des charts. Autour des Bee Gees deux formations cultes de l'ere disco KC & the sunshine Band pour un titre (Boogie shoes) que l'on pourrait retrouver chez Tarantino et Kool The Gang grand groupe de funk qui céda par la suite a la facilité et qui nous propose ici un titre fulgurant 'open sesame . N'oublions surtout pas le monstrueux ' Disco Inferno' du groupe ' Philly sound ' The Trammps ainsi que l'excellent K.Jee d'un autre groupe de Philadelphie M.F.S.B . Seuls les instrumentaux signés David Shire ont quelque peu vieillis mais l'ensemble de cette B.O est de grande qualité et reste incontestablement La bande son idéale des années disco .
Bande originale du film : Superfly (1972)
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attention voici un disque donc vous ne pourrez plus vous passer une fois qu'il aura fait sa place parmi les favoris de votre discothèque et j'envie tout ceux qui n'ont jamais encore mis dans leur lecteur cet album absolument fantastique car ils vont acoup sûr recevoir une énorme claque!
Enorme succès de la Blaxploitation , vendu a 1 million d'exemplaires et nommé 4 fois aux Awards en 1972 Superfly est bien davantage qu'une simple bande originale de film et on peut dire que son auteur Curtis Mayfield écrit ici une page de l'histoire de la musique black. rivalisant de génie avec James Brown ou Isaac Hayes. Les 2 singles extraits 'superfly 'et surtout l'incroyable 'Freddie 's dead sont véritablement époustouflants. Immense artiste soul et auteur de titres que l'on a inscrit au panthéon de la musique Curtis mayfield aura marqué son époque notamment avec son groupe 'the impressions ' au cours du mileu des années soixante et on se souviendra de ' It's all right ' , de 'keep on pushing '(qui servira de musique de ralliement pour le mouvement des droits civiques de martin Luther King ) et surtout de People get ready enregistré en 1965 et qui les fait entrer dans la légende. La carrière solo de Curtis Mayfield sera plus cahotique ;il réalisera des albums inégaux avant de livrer a la face du monde cette pure merveille de funk et de soul
bande originale du film : American graffiti (1973)
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c'est assurément un disque incontournable et que l'on peut considérer comme un best of de la musique rock'n roll car tout ce que le rock compte comme artiste essentiel a quelques exceptions majeures prés (Presley , Jerry Lee Lewis, Gene Vincent ) se retrouve sur cette bande originale . Et si le film de georges Lucas réalisé en 1973 avait su synthetiser une époque clé de la culture américaine la bande son qui illustre ce film mythique recelle de veritables joyaux de cette periode musicale importante . Entre classiques absolus "Only You ' des Platters , "Johnny B.Good "ou "almost grow " de Chuck Berry ""May be baby " de Buddy Holly "green onions " de Booker T & The MG's " Rock around the clock " de Bill Haley & the comets ou " surfer safari" des Beach Boys et pépites millésimées 'since I don't have you " des skyliners "you're sixteen" de Johnny Burnette ou " runaway " de Del Shannon ce double album est une mine d'or ,une bande son de 41 titres que certains pourront trouver un peu démodé mais qui se révéle en réalité totalement fondamentale.
04:35 Publié dans cinéma, Culture, Musique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : discographie, soundtrack, bande originale
20/12/2006
Da Vinci Code (Ron Howard- 2006)

Si il y a bien un film qui était attendu au tournant c’est bien celui ci , j’avais lu bien évidemment le roman de Dan Brown et j’avais trouvé ça plutôt bien malgré une fin ratée le bouquin je dois en convenir m’avait passionné alors comme souvent lorsqu’on a pris du plaisir a la lecture d’un livre on espère que l‘adaptation sera a la hauteur.
J’ai donc décidé bien après le barouf médiatique de la sortie du film de visionner Da Vinci Code , curieux que de vérifier le lynchage a la fois des critique mais aussi chose curieuse , du public qui semble t’il avait dans l’ensemble détesté le film.
Comme je m’y attendais je n’ai pas trouvé ce film très bon mais je pense cependant qu’il n’y a pas de quoi hurler au navet comme l’on fait bon nombre de personnes ravies de trouver en cette adaptation médiocre de bonnes raisons de taper sur le cinéma commercial américain
Le problème de ce film est simple d’abord un metteur en scène sans âme , sans relief (Ron Howard gros tâcheron de l’industrie hollywoodienne) qui se contente ici de suivre placidement les chapitres du roman et qui se retranche totalement derrière l’intrigue écrite par Dan Brown sans prendre le moindre risque , sans tenter le moindre décalage , et puis surtout un casting ahurissant Tom Hanks égaré dans le rôle de Robert Langdon traverse le film dans une léthargie et un détachement qui frise le sabotage il est hallucinant de transparence et d’une lourdeur qui plombe son personnage , Audrey Tautou quant a elle dont le réalisateur jure que personne d'autre n’aurait pu (parmi les actrices francaises) incarner Sophie Neveu ne fait que confirmer ce que je pense depuis Amélie Poulain ; a savoir qu’elle est une comédienne tendance certes, mais d’une fadeur qui ici atteint des sommets , ici dans son personnage de Sophie neveu elle est simplement consternante.
Enfin Jean Reno est comme a son habitude très décevant , son personnage de l’inspecteur français Bézu Fache est caricatural et grotesque c’est certainement l’un des plus mauvais rôles de flics qu’il m’est était donné de voir (la scène ou il avoue son appartenance a l’Opus Dei et parle de son mysticisme est d’un ridicule qui vaut le détour) il serait temps de cesser de voir en lui un grand acteur français car mis a part les personnages interprétés chez Luc Besson et malgré le fait incontestable qu’il soit devenu un acteur international il est a chaque fois assez mauvais .
Les bons points du Da Vinci Code sont a chercher du coté des comédiens britanniques avec tout d’abord le formidable Paul Bettany (un homme d’exception – Dogville ) qui interprète le rôle délicat du mystique et mystérieux albinos Silas pauvre créature habitée par le foi et par le mal ,le jeune acteur anglais se révèle étonnant et réussit a rendre touchant un personnage sanguinaire et cruel . Tout aussi excellent dans le rôle de Sir Leight Teabing n’oublions pas Ian Mac Kellen inoubliable Gandalf du seigneur des anneaux et formidable Magnéto de la saga des X Men il est épatant et donne a son personnage de milliardaire excentrique féru de théologie une présence qui éclipse largement les acteurs principaux.
Alors forcement l’histoire est un peu embrouillé et les explications plutôt fluides dans le livre de dan Brown sont ici bâclées , peu ou pas d’action véritable (une invraisemblable poursuite en Smart ) les flash-back historiques (les croisés ) et personnels (le passé de Sophie) sont inutiles et ne servent pas l’histoire , la fin (déjà raté dans le livre) est ici presque incompréhensible heureusement la toile de fond du da Vinci code est passionnante est permet au spectateur de passer malgré tout un assez bon moment . On est quand même en droit se demander - Qu’est ce qui justifie les 135 millions de Dollars dépensés pour cette super production ? Rien au vu de ce film moyen ne permet un seul instant de répondre a cette question.
De toutes manières Sony pictures a rentabilisé sans probléme son investissement grâce au public qui s’est précipité en masse pour voir l’adaptation d’un roman qui depuis sa sortie en 2003 est devenu un incroyable phénomène de société mais on peut se dire a la vue du résultat et pour reprendre le titre d’un film (lui aussi plutôt raté) de Claude Lelouch ‘Tout ça pour ça ’
Voir la bande-annonce de Da Vinci Code
http://www.youtube.com/watch?v=Y71DZyHqRy0
16:10 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)
19/12/2006
Homogenic - Bjork (1997)

Avec Post en 1994 la petite fée islandaise avait déjà frappé très fort mais cette fois avec Homogenic elle nous offre un disque d’une maîtrise musicale totale et d’une grande maturité qui installe Bjork parmi les artistes les plus importants des dernières décennies.
Incroyablement visuelle la musique délivrée dans ce disque aux sonorités limpides s'impose comme une alchimie parfaite entre l’électronique distillée par Mark Bell (ex leader du groupe L.F.O) et la voix de cristalline de Bjork sublimée par l’harmonie des cordes de l’Iceland string octet .
Le résultat est magique, certains titres sont absolument stupéfiants par leur beauté glaçante à commencer par les merveilleux Hunter qui ouvre l’album et l envoutant titre suivant Jogà ,
avec deux titres seulement on sait déjà que cet album va compter, Bjork souvent déroutante par le passé semble avoir trouvée ici une inspiration nouvelle.
Avec des titres aériens et envoûtants comme Bachelorette ou All si full of love "Homogenic" est a l'évidence le grand album de Bjork et même si 2 titres ne décollent pas vraiment ( le cacophonique 5 years et le technoide Pluto) ) l'album atteint des sommets de grâce et d’évasion sonore ;
il nous conduit vers des contrées inexplorées, hors du temps , loin du monde ; plus tout a fait sur terre.
Bjork - Bachelorette
13:20 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bjork, homogenic































































