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24/12/2006

Beatnik-Generation

les Sixties furent une véritable pépinière de grands écrivains au style  a la fois unique  et flamboyant , philosophes ou sages de leur époque de grands auteurs ont marqués toute une génération non seulement sur le sol americain mais partout dans le monde .Voici une selection représentative d'un esprit de liberté et de contre culture qui changa a jamais les données de la litterature .

 

William.S.Burroughs :(1914-1997) La machine molle (1961)

a sa sortie le livre fut un veritable électro-choc  l'ouvrage est écrit dans un style parlé et scratché incisif et  fulgurant de poésie urbaine. Ca parle de came et de sexe dans un style unique , Burroughs s'affirmant comme le premier punk littéraire de l'histoire (le titre du roman inspirera aux musiciens anglais Robert Wyatt et kevin Ayers  le nom de leur groupe crée en 1968 et qu'ils baptiserent  Soft machine.(a noter que le livre mettra sept longues années pour arriver en france)Norman mailer presentera Burroughs comme le jerome Bosch de la litterayure  , Burroughs est incontestablement l'un des écrivains les  plus féroçes et les plus incontournables de son siècle ,celui d'une certaine face cachée de l'Amerique

 

William Burroughs  :le festin nu (1959)

Le Festin nu est une des oeuvres les  plus marquantes du mouvement eat , c'est aussi l'un des  livres les  plus controversés de la littérature contemporaine  le festin  nu se veut une descente cauchemardesque dans l'esprit d'un junkie, transcendant la forme classique du roman en le destructurant, maltraitant la forme et le fond, donnant chair à ses divagations morphinisées dans des allégories oscillant de la science-fiction à la tragédie, parlant de modifications corporelles, d'orgies homosexuelles, de complots et de créatures angoissantes;Burroughs réfugié a Tanger a ecrit ce roman sous l'influence de drogues diverses (heroine , cocaine ; L.S.D) il  utilise la technique du Cut-Up a savoir  une reformulation physique des chapitres après les avoir découpés, mélangés, et recollés .Comme les ouvrages d'henry Miller lquelques années auparavant le festin nu fut interdit pendant 10 ans par la censure  americaine et fut d'abord publié en france en 1959 chez olympia press Burroughs ayant alors fui les etats-unis et habitait rue git le coeur a Paris avec son ami brion Gysin  

 

Jack kerouac (1922-1969) :Sur la  route (1957)  - Les clochards celestes(1958)-  Satori a paris (1966)

Si Burroughs est souvent associé au monde du rock Kerouac en revanche est plutôt issu de la generation du jazz  et du be-bop ; ecrivain habité et intense  il va néammoins devenirun auteur culte de la generation hippie. Son existence d'aventurier , de poete vagabond et de philosophe des rues egrène en de nombreux romans  sa soif de liberté et d'aventures humaines .Son oeuvre  nous trimballe dans les grands espaces americains  , pourvoyeur d'une certaine idéologie ;Kerouac aura toute sa vie recherché l'illumination ;le satori zen  ;idisparu prématurément ses livres bouleversants  d'authenticité font désormais partie du patrimoine culturel americain.

 

Richard Brautigan : (1935-1984) La vengeance de la  pelouse  (1970)- sucre de pasteque (1968)

Il convient de réhabiliter de toute urrgence cet immense écrivain poete qui savait en quelques pages créer un univers empli d'humour et d'émotion ,Brautigan resta toujours en marge et vécut presque comme un ermite  retiré dans les forets du Montana il n'obtint la consécration qu'assez tard  mais reste une icone du mouvement Beat

 

Alan Watts : (1915-1973) joyeuse cosmologie (1971) le livre de la sagesse (1974)

inspirateur de la beat generition il  fit connaitre en Ocident les finesses de la  philosophie bouddhiste ,il fut aussi l'un des premiers artites a parler d'écologie , fondateur de l'institut d'Essalen berceau du mouvement New-Age . Dans ses ouvrages, il s'appuie sur la connaissance scientifique et sur l'enseignement des religions et des philosophies d'Orient et d'Occident.il reste l'un des  auteurs les plus visionnaire de son époque.

 

Allen Ginsberg ( 1926-1997)  Howl (1956) Kaddish (1961)

La poésie de Ginsberg, manifeste Beat , se caractérise par une liberté de ton et son aspect volontiers décousu, liée à une écriture la plus spontanée possible afin de faire naître une prose toute particulière. Abordant sans tabous la sexualité , les désillusions sociales américaines et les modifications de la conscience, elle a fortement influencé l'émergence de l'idée hippie On lui attribue le slogan flower power abondamment utilisé par la communauté Hippie. Ginsberg fut non seulement un poète d'avant -garde mais fut  egalement  scenariste , acteur et compositeur ( notamment pour le film Renaldo et Clara   réalisé par son ami Bob Dylan en 1978)

 

Gregory Corso : (1930-2001) Bomb (1958) the american express(1961)

Corso fut le lien entre  Ginsberg , Burroughs et Kerouac  au sein du mouvement beat tourefois il  reste beaucoup moins connu que  le reste de cette fameuse bande , il fut cependant un pionnier de la poésie beat puisqu'il commenca a publier (a compte d'auteur) avant tout les autres.  Rebelle il séjourna en prison (en 1947) pour vol avant de se consacrer a la litterature et a la poesie ,même si il  reste le plus discret des auteurs beat  mais son rôle  fut cependant déterminant.

 

 Neal Cassady (1926-1968)

Neal Cassady  n'était pas écrivain, mais il fut une  figure incontournable  du mouvement beatnik ,protagoniste et compagnon de route de Kerouac  dans sur la route  et connu sous le pseudonyme de dean Moriarty  Neal est un enfant terrible. Très vite livré à lui-même du fait d'un père alcoolique, il a régulièrement connu les maisons de correction sans que cela n'entame son côté débonnaire ,il débarqua un jour à new-york   avec pour ambition d'apprendre la philosophie auprès d'allen Ginsberg  ,ce dernier le présenta à Jack Kerouac et ensemble ils formèrent  un trio delirant dans lequel alcool drogues et sexe faisaient  bon ménage. Neal a une réputation de conducteur hors pair, et c'est sans encombre qu'il mènera Kerouac de san fransisco  à New York et inversement allant de l'une à l'autre de ces deux villes sans faire la moindre pause(amphétamines et benzédrine aidants)  .Il vécut a 100 a l'heure vivant au quotidien ce que ses amis ecrivains célébraient  en vers et en prose syncopée, il reste pour l'éternité  le modèle du "clochard céleste" de Jack Kerouac, et  fut egalement de l'aventure de  ken Kesey et de ses Merry pranksters pour le voyage initiatique et hallucinatoire entreprit a travers l'Amerique sur fond d'acid test avant de devenir un des derniers amis fidele de Charles Bukowski On retrouva son corps le long d'une voie férrée en fevrier 68 probablement décédé d'un arrêt cardiaque suite aux abus en tout genre. on publia en 1998 a titre posthume son unique roman 'première jeunesse ' écrit en 1971. 

Gary Snyder  (1930-     ):le retour de la tribu (1972) l'ile de la tortue (1975)

Figure culte de la scène littéraire américaine depuis sa participation active dans la renaissance poétique de la forme ouverte à San Francisco et dans le mouvement littéraire de la Beat Génération. Snyder sert de modèle au personnage de Japhy Ryder dans Les Clochards Célestes (1958) de Kerouac, roman phare de la révolution cheveux longs et sacs à dos. il Part ensuite pour le Japon en 1956 ; y passe une douzaine d'années, s'adonne au LSD et devient philosophe militant de l'espace sauvage, intègrant le karma écologique de la planète à la vision communautaire authentique de la poèsie amérindienne. il decide de construire sa maison dans une forêt de chênes noirs et de pins et travaille pendant deux décennies avec sa femme Masa  et leurs fils Kai et Gen. Traduit de Stockholm à Pékin, Snyder perpétue la lignée idéologique de l'esprit hippie  Gary Snyder obtiendra le prix Pulitzer en 1975 pour l'ile de la tortue .

 

Michael Mc Clure (1932-      ) dark brown (1961) -

fidèle   d'Allen Ginsberg qu'il a rencontré au cours de ses années d'université a San Fransisco  michael Mc Clure va devenir une figure du mouvement 'beat' et frequenter assidument la mythique six gallery il se partagera entre sa passion de la littérature , de la  poesie et de la  musique  c'est  lui qui convaincra Jim morisson de publier ses poèmes , mais le courant passera difficilement entre lui et  le leader des Doors  ,il se liera d'amitié avec l'organiste ray Manzarek  et depuis 1988, McClure et Manzarek présentent des spectacles où la virtuosité d'improvisation de l'organiste sert  la lecture de ses œuvres par le poète.

 

Brion Gysin (1916-1986) Minutes to go (avec Burroughs 1960) -

Gysin  est connu pour avoir rédécouvert la technique du cut-up ( a l'origine crée par Tristan Tzara) et aura partagé cette découverte avec son ami William .S.Burroughs qui en fit une utilisitation Gysin a employé la technique du cut-up pour produire ce qu'il a appelé "poèmes permutés", dans lesquels une simple phrase était répétée plusieurs fois, avec les mots réarrangés dans un ordre différent à chaque réitération .Bron Gysin s'illustra également dans l'experimentation musicale et dans la peinture (il frequenta notamment Jackson Pollock le l'inventeur de l'action-painting.

Ken Kesey  (1939-2001) vol au dessus d'un nid de coucou,(1962) - Volontaire pour l'esperimentation de drogues hallucinogenes Kesey  va defibitivement consacrer sa vie a l'etude des paradis artificiels en tout genre (LSD ,psylocybine ;mescaline  de son experience personnelle il tirera un roman mondialement celebre pour avoir  etait porté a l'ecran par Milos Forman et interprété par Jack Nicholson en 1975. Kesey poussera l'esperience jusqu'a entreprendre en 1964 un voyage initiatique a travers les etats unis avec une bande d'allumés baptisés les Merry Pranksters , ( cette folle aventure sera relaté par  Tom Wolfe dans   electro kool -aid  Acid test un livre resté  fameux.)Meme si kesey est davantage une figure emblematique de la contre-culture psychédélique americaine que du mouvement beat a proprement parler il reste  cependant associé au mouvement hippie de par son implication dans un certain mode de vie et une certaine philosophie de pensée. 

 

 Charles Bukowski (1920-1994) contes de la folie ordinaire (1967)  journal d'un vieux degeulasse (1969) - au sud de   nulle part ( 1973)- factotum (1975)

Evidemment Bukowski écrivain  unique et  qui ne peut laisser indifferent se réclame plus de la famile des Henry Miller ou de John fante   de part son coté contestataire , incisif et désenchanté  cependant on peut rattacher l'oeuvre de 'Buck' au mouvement Beat de par son non-respect des règles établies.c'est par ailleurs l'éditeur poete Lawrence Ferlinghetti co-proprietaire de la librairie city lights books (qui edita la plupart des ecrivains de la beat generation) qui publiera le premier roman de Bukowski (journal d'un vieux degueulasse ).Finalement ce grand auteur  tourmenté  et atypique  obtiendra une reconnaisance tardive (adaptations cinématographiques  par  marco Ferreri et Barbet Schroeder) En France ou il jouit d'un statut d'auteur culte il  entrera dans  la memoire collective a la suite  d'un mémorable numero d'Apostrophes en 1978 ou il quitte le plateau ivre mort .Son mode de vie autodestructeur (consommation d'alcool suicidaire)  le conduira lentement a la mort au milieu des années 90.

 

 

 

 

  

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discographie Nineties

Attaquons nous a présent aux années 90 ! Massive attack :blue lines (1991)

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c'est un album qui va complètement révolutionner la façon de concevoir la musique et  d'utiliser les sons au début des années 90.

Le collectif Wild Brunch (Daddy G - Mushroom - 3D) venu tout droit des brumes de Bristol va créer ce qu'on appellera très vite le Bristol-sound; mélange de rythmes chaloupés et langoureux, fusion mélancolique de soul, rap, dub reggae et hip-hop; porté par des lignes de basses puissantes et entrecoupé de scratches furieux.Nous sommes en 1991 et Massive Attack va jeter à la face du monde cet album historique.
Les 3 concepteurs du groupe, que l'on appellera d'abord Massive le mot Attack étant sacrifié pour cause d'événements internationaux (la guerre du Golfe), vont s'entourer des voix de Neneh Cherry, Sarah Nelson, Horace Andy; légende jamaïcaine du reggae et un certain Tricky  kid qui décidera plus tard de faire la carrière solo que l'on connaît et supprimera par là même le "kid" de son nom de scène pour devenir l'inquiétant et parano Tricky.
Fantastiquement produit par Nelle Hooper  véritable sorcier des sons   Blue lines est un monolithe ,une citadelle de groove ,un incroyable monument d'osmose  entre voix et musique
Porté par 9 titres fantastiques aux orchestrations envoûtantes ("Unfinished Sympathy, "Daydreaming", "Safe From Arm", "Hymn Of The Big Wheels "), l'album est un pur joyau qui va marquer son époque et faire de Massive Attack un groupe essentiel et de cet album le disque fondateur du mouvement trip -hop
La critique d'ailleurs ne se trompera et saluera de manière unanime Blue Lines comme un véritable chef-d'oeuvre

 Oasis : Definetely maybe (1993)  

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1993 Manchester encore ! la ville s'est endormie mais résonne encore des échos de l'acid-house  ,l'Hacienda a fermé ses portes  exit les folles nuits de la période ecstasy ,les frères Gallagher  vont faire table rase des années 'baggy' et Oasis va remettre les pendules a l'heure du rock'n roll. Subitement tout le rock anglais qui se cherchait un groupe étendard va porter Oasis  vers les sommets et faire de Definetely maybe le disque symbole du renouveau du rock britannique car ce disque va véritablement ébranler le royaume -uni d'abord avant de conquérir le reste du monde.Liam et Noel les deux frères ennemis du groupe vont se poser  en héros , en sauveur  ou fossoyeur c'est selon  ,d'un rock anglais  a la fois héritier des Beatles , Stones et Who  mais également également du Glam (T.Rex-Slade) et du  punk (Pistols).La voix traînante et l'attitude détachée  de liam  associé aux murs de guitares dréssées par Noel vont permettre a Oasisde se tailler une solide et sulfureuse réputation de scène.Forts de hits très accrocheurs ,(Shakermaker - live forever - supersonic - rock'n roll star )  véritables hymnes pour toute  une jeunesse conquise par le groupe. L'album va devenir la plus grosse vente de tout les temps pour un premier disque ( battu depuis par le premier album des Artic monkeys) et installer Oasis . La suite sera moins sereine puisqu'après un second album (l'excellent what's the story morning glory!)sorti tres tôt (trop tôt) après le premier  les conflits internes ; les scandales en tout genre  vont empêcher le groupe de rester dans une continuité qui leur aurait sans doute permis d'acquérir un statut de la dimension de U2 Ou Radiohead ;les frères Gallagher vont perdre ce feu sacré qui les animait  et qui  le temps de ce Definitely maybe  totalement indispensable  leur aura permit d'être  le plus grand groupe de rock du monde . 

 

 R.E.M: automatic for the people (1992)

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Lorsque R.E.M sort ce disque en 1992 le groupe est sur un nuage ; il vient l’année précédente d’exploser grâce a un disque qui a conquis la planète (out of time) album  porté par deux tubes en or massif ‘shinny happy people – et surtout  Losing my religion  et qui a permis a R.E.Mde sortir du créneau de ‘ groupe intello des campus américains’. R.E.M pour Rapid eye movement  mais je ne connais personne qui l’ai ai jamais appelé ainsi  sont donc en 1992 le grand  Groupe planétaire.

le groupe d’Athens(Georgie)  aurait pu livrer un disque dans la lignée d’out of time  mais Michael Stipe et sa bande  ont préférés prendre des chemins de traverse avec ce Automatic for the people qui va les faire entrer définitivement dans la cour des groupes incontournable.

La tendance générale de ce disque va être  la mélancolie illustrée par des titres somptueux  comme  Everybody hurts a Nightswimming  ou Drive (tous relayés par des vidéos clips de qualité)  man on the Moon et the sidewinder sleeps tonite  seront quant a elle  les  chansons gaies de cet album  dont la pochette sobre et austère cache des trésors.Jamais morose  ni cafardeux Automatic for the people  est le disque d’un groupe au sommet de son art  avec a sa tête Michael Stipe leader  charismatique dont la voix habitée fait merveille sur la plupart des 12 titres Ce disque que l’on va retrouver sur la plupart des play-lists  et dans tous les classements va être encensé par les critiques ,le public prendra du temps pour en faire l’un de ses albums favoris ,il jouit aujourd’hui d’une réputation de chef d’ouvre qui n’est absolument pas usurpée.

 

Prince : Sign O the times (1987)  

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On aura tout dit, tout écrit sur Roger Nelson Alias Prince , une chose ne peut être remise en question il est certainement l'un des artistes "blacks" les plus doués de toute l'histoire de la musique (avec ,entre autres John Coltrane ,Miles Davis , Stevie Wonder , James Brown ou encore  Ray Charles ,Michael  Jackson étant quant a lui définitivement hors concours pour les raIsons que l’on connaît).Ce n’est pas un hasard si j’ai cité ces noms d’artistes « blacks » car le génie de Minneapolis  c’est qu’il est un savant mélange de tous ces artistes d'exception . Lorsqu’il sort Sign O the Times Prince  n’a pas 30 ans et  jouit  déjà d’une réputation  et d’une popularité artistique quasi-universelle, ses derniers albums (purple rain - parade ) sont  ahurissants de modernité et regorgent de titres d’anthologie) il n’a plus rien a prouver de ses qualités exceptionnelles de musicien et  d’arrangeur,ses concerts sont parmi les  plus  réputés  Prince du haut de ses  1 mètre …et quelque  surclasse tout le monde et tutoie les anges.Il  ne lui manque que LE Disque définitif,celui qu’on retrouvera dans tous les classements, les play-lists celui qui résumera a lui seul la carrière fantastique ce son auteur. Ce sera chose faite avec Sign O the timesdouble  album  monumental fusion torride entre funk , blues , pop et jazz et teinté de hip-hop, disque ultime d’un  surdoué qui peut tout faire du single ‘Sign O the times ‘ a ‘the balad of Dorothy Parker ‘(en hommage a Joni mitchell)  en passant par U got the look  , if I was your  girl friend , the cross , que des chefs d’œuvre ,continuité de titres exceptionnels ,pas moins de 15 plages de rêve sur ce disque d’anthologie.Pour nous avoir laissé en héritage musical ce disque colossal et indispensable on pardonnera tout a  Prince, les bandes originales de films  approximatives  (‘ graffiti bridge’  ‘Batman ’ (;les jeux de pistes identitaires entre Love symbol ’ ‘ the artist  ‘ qui auront ces dernières années éloigné Prince de son public.  

 

 Public Enemy : Fear of black planet (1990)

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Je ne suis pas un spécialiste du rap loin s'en faut ,sans doute si j'affichait quelques années de moins a mon compteur me serais-je davantage impliqué et reconnu dans un genre musical dont l'energie  la violence  et le non -respect des codes me  rappelle  la grande révolution  'punk' des années 77-78. Forçe est de constater que depuis l'explosion de groupes du calibre de public Enemy ou  N.W.A les  choses ont quelque peu changées le rap s'est considérablement démocratisé  et s'est laissé enfermer dans une caricature et des clichés qui nuisent beaucoup a sa crédibilité. En 1990  ,pourtant  avec ce disque historique Public Enemyallait poser les fondations sur lesquelles les rappeurs américains allaient pendant de nombreuses années batir une oeuvre  qui allait permettre au mouvement rap de trouver sa  place dans le paysage musical. Evidemment il faut se rendre a l'évidence la bande de fous furieux (Chuck .D - Flavor Flav  - professor Griff et terminator X )  qui composent ce groupe n'est pas exempte de tout reproches (homophobie ,langage ordurier , machisme éxacerbé) mais il est incontestable que ce Fear of black planet est atomique et incendiaire et que si vous ne  deviez écouter qu'un seul disque de rap dans votre vie ca ne peut être que celui là . S'appuyant sur des textes dénonciateurs et revendiquateurs  Public Enemy élève titre après titres  une forteresse rap   911 is a joke - fight the power - welcome to the terrordrome ou l'hallucinant burn hollywood burn  (titre sur lequel on retrouvera Big Daddy kane et Ice cube )pour ne citer  qu'eux sont de véritables  brûlots , des bombes sonores , des manifestes de rage et de colère et dans  une  période  ou le rap californien adoucit sa musique et son image  pour   vers le gansta- rap les New yorkais de Public Enemy  déclarent ouvertement la guerre nt la guerre et revendiquent le désordre et le chaos.Comme l'avaient fait quelques années auparavant les' Blacks panthers ' Public Enemy  prêche la revolte du peuple noir  les textes ne ménagent pas le peuple blanc , Public Enemy  appuie la ou ca fait mal , appellant a l'insurrection et au réveil des consciences politiques de la colmmunauté  noir -americaine , rarement titre d'album n'aura aussi bien porté son nom ,rarement une telle polémique s'engagera autour d'un groupe de musique c'est également cette puisssance dévastatrice , cette forçe  qui font de Public Enemy le plus important des groupes de rap de l'histoire. Si leur second album paru en 1988 it takes a nation of millions to hold us back' se posait en éclaireur de la déferlante rap fear of black planet quant a lui  pose des mines et balance des grenades explosives. Beaucoup seront surpris et ne comprendront pas de voir Public Enemy dans cette  sélection , a ceux la j'aurai envie de répondre que le but artistique  hormis  la reconnaissance du public est de réussir a synthétiser   son époque , a l'évidence  Public ennemy y parvient indiscutablement, faire danser les gens  ou  composer de belles mélodies , c'est bien les faire réfléchir c'est pas mal non plus.  

 

  The Pixies : Doolitle (1989)

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Les Pixies auront réussis l’exploit  d’être à la fois un groupe référence adulé par les critiques et emblématique d’une certaine conception ‘underground’ de la musique rock et un groupe populaire capable de pondre  sur le même album des titres du calibre de ‘Debaser’ rouleau compresseur qui ouvre ‘Doolitle ‘,  crackity Jones ‘véritable   O.V.N.I  musical mais aussi Monkey’s gone to heaven  tube planétaire au même titre que where’s my mind ? Paru  un an auparavant sur Surfer rosa. Ou Wave of mutilation  ou here comes your man  merveilles absolues.Ce disque va achever de  bâtir la légende du groupe emmené tambour battant par l’un des leader les plus authentiques de la scène rock Franck Black. Les autres membres de ce groupe essentiel ne sont pas en reste  Joey Santiago s’affirmant  comme un guitariste de tout premier ordre et Kim Deal  comme  une  bassiste  rivalisant avec les meilleurs. Signés par le mythique label 4AD  (Dead can Dance - Cocteau Twins.) Doolitle  sera l’une des plus grosses ventes du célèbre  label anglais et devient instantanément un disque –culte. La suite de la carrière du groupe sera plus chaotique et on peut considérer que cet album sera le sommet de leur carrière musicale, mais nom de Dieu …..quel sommet ?

 

 

 

The Happy Mondays  :Pills thrills and bellyaches (1990)

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Il suffira de citer les noms de Joy Division ( et de new Order ), des Stones Roses,  ou encore d’Oasis pour mesurer la place importante occupée par Manchester sur la carte géographique de la musique européenne  Les Happy Mondays  eux aussi viennent de cette triste  ville portuaire  qui semble puer l’ennui, c’est  pourtant de Manchester qu’on surnommera Mad- chestertant les nuits y étaient allumées) que viendra le phénomène musical qu’on nommera l’Acid-house et dont les Happy Mondays emmenés par Shaun Ryder leur leader vont être (avec les Stones Roses) les plus brillants représentants. Leur album Pills ,thrills and bellyaches (littéralement drogues  ,fêtes et maux d’estomacs) arrive pile dans une période ou une nouvelle drogue l’ecstasy s’est répandu chez toute une génération sous l’impulsion de cette drogue nouvelle  repeupler les pistes de danse désertés depuis la période disco et faire d’une boite de nuit l’Hacienda la Mecque de l’Acid-house . Pour cette jeunesse qui ne veut que danser sans se soucier du lendemain la bande de Shaun Ryder incarne le groupe ultime symbole de  liberté et de décadence  alors bien sûr c’est un disque qui sent la dope a plein nez   mais c’est certainement l’état second engendré par les prises d’acide qui donne aux Mondays l’inspiration et le rythme irrésistible de cet album furieusement dansant .Troisième album  des Mondays  Pills , thrills & bellyaches sera aussi le chant du cygne d’un groupe qui a l’image  du mode de vie caractéristique de la génération ecsta  va s’essouffler lentement  avant de disparaître peu a peu. Produit par l’un des plus grands remixeurs du royaume Uni Paul Oakenfoldle disque présenté sous une belle pochette colorée reproduisant des papiers de bonbons va se classer directement N°1 dès sa sortie. Il contient des hits du calibre de ‘kinky Afro ‘ ou encore de ‘ step on ‘ véritables machines a danser. Pills ,thrills and bellyaches va se révéler un énorme succès  et va devenir le témoignage musical et culturel d’une époque certes éphémère mais néanmoins incontournable 

 

  Portishead : Dummy (1994)

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Portishead est le nom d'une station balnéaire situé a une dizaine de kilomètres de Bristol, c’est des brumes bristoliennes qu'est apparu le triphop révélé a la face du monde par Massive Attack au début des années 90 geoff Barlow la tête pensante de Portishead a longtemps traîné du côté des studios de Bristol on raconte volontiers qu'il ait assisté aux sessions d'enregistrements de Blue Lines le légendaire premier  album de Massive  fer de lance du mouvement trip-hop . Quoiqu'il en soit Barlow a trouvé sa muse en la personne de Beth Gibbons une fille des campagnes qui possède une voix inouïe .Le duo porté par la vague du phénomène trip -hop  livrer 'Dummy ' un premier album somptueux  plein de  de mystère  et totalement envôutant.S'inspirant d'ambiances a la Ennio Morricone  teintée de scratches, et de samples  le travail réalisé en studio sur ce disque conjugué a la voix glaciale  de Beth Gibbons offre un résultat incroyable .c'est un  album au climat glacé et spectral   qui va pourtant  séduire hors des contrées hip-hop ou trip-hop toute une catégorie d'auditeurs qui vont faire des titres de Dummy leur bande son musicale ;Glory box notamment sera (jusqu'a l’écoeurement) programmé partout tant sur les radios que dans les bars branchés qu'au supermarché.Sur ce disque d'une beauté presque clinique les titres s'enchainent avec une incroyable harmonie et outre le  colossal succès rencontré par Glory box  d'autres titres comme 'numb ' 'wandering star ' ou 'sour times  vont connaître un succès considérable. Sorti a la même période que Protection le second album de Massive Attack  Dummy va par son approche plus facile que ceux de ses concurrents trip -hop  ( Massive Attack ou  Tricky  trouver un  public bien plus large et Portishead va  réaliser un véritable hold-up musical .La  grande  popularité de Dummy ne doit toutefois faire oublier l'absolu beauté de ce disque somptueux et épuré qui n'a depuis toujours pas pris la moindre ride.  

  The Smiths : the queen is dead (1986)

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J'ai longtemps hésité non pas sur le fait de faire figurer  ou pas The Queen is dead dans ma sélection  mais plutôt  sur le choix de la décennie a laquelle ce disque est rattachée .Est-ce un disque des eghties  ou des nineties ? voila le dilemne .J'ai donc opté pour la seconde option  qui me semble plus approprié The queen is dead aurait pu figurer tout aussi bien dans l'une que dans l'autre de ces sélections tant  ce disque est important  et tant il occupe une place  importante dans l'histoire de la musique car en y réfléchissant bien c'est  peut être celui-la L'ALBUM le plus fascinant de ces vingt dernières années. Lorsqu'il paraît en 1986, le quatuor de Manchester a déjà un statut de groupe culte The Smiths  sont  les représentants ultimes des laissés-pour-compte de la triste période Thatcher, Morissey et sa bande incarnent plus que tout autre groupe l'incarnation du désenchantement, du dégoût de soi et de la dégringolade des valeurs morales du Royaume-Uni.
Toute une partie de la jeunesse se reconnaîtra dans la musique et les textes emplis d'une profonde mélancolie où l'on sent gronder la révolte. Sans pour autant devenir un groupe commercial, The Smiths va s'auréoler d'un culte sans précédent au sein de cette jeunesse sans repères.The queen is dead contient au moins trois monuments (« there is a light that never goes out », « cemetry gates » et « bigmouth strikes again ») et restera leur chef d'œuvre absolu.Cet album indispensable et légendaire va devenir la pierre angulaire de la pop anglaise et le mètre étalon sur lequel tout les groupes à venir mesureront bientôt leur créativité et leur talent

 

The Stones Roses : the stone roses (1989)

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 Ils ne sont pas légion les groupes a avoir pu offrir a la planète un premier album de tel niveau
Outre le fait de placer (avant les frères Gallagher) Manchester sur la carte musicale  mondiale du Pop les Stone Roses s'affirment comme l'un des groupes les plus novateurs de la fin des années 80 ouvrant la voie a tout un courant indie -dance aussi passionnant qu' éphémère ce premier album s'impose (a égalité avec pills thrills & bellyaches des happys mondays) comme l'étendard de ce mouvement qui réconciliera pop-rock et pistes de danses
produit et arrangé de fort belle manière ce premier album éponyme est une véritable machine a danser a l'image des deux titres historiques que sont I'm the ressurection et I Wanna be adored .
Tout ici est énorme ! les arrangements, l’utilisation des instruments, les nappes sonores psychédéliques et envoutantes.
Le climat totalement cosmique qui se révèle a l'ecoute de cet album en fait assurément l'un des Disques les plus incontournables de ces 20 dernières années
têtes pensantes et géniales des Stones Roses Ian brown et John Squire ne sauront pas profiter succès inespéré de ce premier album encensé a la fois par les critiques et le public.
leur égo surdimensionné les fera rapidement déraper , tout comme d'autres groupes pointilleux et perfectionnistes comme talk talk ou my bloody valentine ils passeront des années a digérer ce disque énorme qui va au bout du compte les dévorer

 

  Nirvana :  Nevermind (1991)  

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C'est un album universel le Sgt. Pepper's ou le Nevermind The Bollocks des années 90.
C'est aussi, n'en déplaise aux puristes, l'album emblématique du mouvement grunge. Utilisant parfaitement le support vidéo clip (MTV en tête), la vague nirvanienne va déferler sur toute la planète, et Kurt Cobain, à l'image d'un Lennon, d'un Hendrix, d'un Sid Vicious ou d'un Marley, va devenir l'icône de toute une génération garçon et filles confondus.
Nevermind contient les chansons ("Come As You Are, "Lithium" et surtout "Smells Like Teen Spirit" hymne grunge définitif) qui vont faire du petit groupe de Seattle un phénomène de société a tel point que, Cobain lui-même déjà très affecté et très perturbé psychologiquement, va déraper totalement et s'enfoncer davantage encore dans la terrible spirale narcotique qui aura sa peau

 

  Beck : Mellow gold (1994)

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Beck , Qui est donc ce vilain petit canard qui vient s’inviter dans la cour des grands , Qui est donc ce  drôle de type  avec  sa dégaine d’adolescent  effarouché  ,  malingre , timide presque transparent.? Beck Hansen de son vrai nom va pourtant  frapper fort , très fort  avec Mellow gold un disque O.V.N.I porté par un hit monumental ‘loser’ et son refrain désormais célèbre ‘I’ m a loser baby , Why  don’t you kill me ? .Inclassable , hors des modes  Beck ,sorte de  Géo Trouvetoude la musique moderne bidouille ,  invente , mélange  les sons et les instruments ,son disque n’est rien d’autre qu’un gigantesque shaker  ,un chantier ou se télescopent le Blues , le rap , le hip-hop ,la funk , l’électro  , la pop , le disco. Dans ce Mellow gold ou rien en semble être contrôlé tout  curieusement parait pourtant  être a sa place   il y  a vraiment du génie chez cet artiste atypique, certes tout les titres ne sont pas de la trempe du fulgurant single mais  il y a sans cesse de quoi s’étonner, de quoi s’enthousiasmer .Le résultat ne ressemble a rien de connu et c’est parce qu’il existe des explorateurs sonores, des défricheurs  de la trempe et du culot de Beck  que la musique peut sans cesse évoluer. Ici dans ce génial  bric a brac sonore chacun pourra fouiller a sa guise  et y  trouver ses propres trésors, Quant a ‘Loser ‘ il s’installe  désormais dans la liste légendaires des plus grands ‘singles ‘ de l’histoire ni plus  ni moins. En écrivant cette chronique je me rappelle soudain ma rencontre avec cet artiste inouï, venu a Paris pour un concert au Bataclan (vers la fin de  1995) nous avions échangé quelques idées  et discuté quelques instants ,j’étais stupéfait de voir un garçon effacé et timide a l’opposé de sa musique culotté et décomplexée , il m’avait dédicacé le livre que j’étais alors en train de lire  et je me souviens qu’il s’agissait  de Trainspotting de Irvine Welsch ,un livre dans lequel l’auteur fait dire a son héros  Nous  sommes en 1995 le monde change et les musiques changent  aussi, Beck à l’image de ce Mellow gold en est le plus parfait exemple.  

 

Et pour quelques albums de +

Noir Desir : tostaky (1993)

the Go-betweens : 16 loverslane (1988)

Jeff Buckley: grace (1993)

New Order: low-life (1985)

Tricky : Maxyquaine (1994)

The Smashing pumpkins: mellon collie and the infinite sadness :(1995)

A tribe  called quest : people's instinctive travel and the path of rythm (1990)

De la Soul: three feet high and rising (1988)

Morrissey :viva hate (1988)

Alain bashung : novice (1989)

Les rita Mitsouko: the no-comprendo ( 1986)

Sonic Youth : Goo (1990)

Rage Against the machine: rage against the machine ( 1993)

Snoop Doggy dogg : doggystyle (1993)

Lou Reed : New-York (1989)

U2: The Joshua tree (1988)    

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

   

 
 
 
 
 

Moliere (Ariane Mnouchkine 1978)

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Evidemment il faut se mettre en condition pour s'attaquer a cette longue fresque cinématographique de près de quatre et demie. Divisée en 2 parties bien distinctes elle nous raconte le parcours de Jean Baptiste Poquelin dit MOLIERE depuis son enfance jusqu'a sa mort en 1673.

le rôle délicat du célèbre artiste est joué par Philippe Caubère qui se révèle éblouissant ;il habite son personnage avec une force et une intensité exceptionnelle ,il est tout a fait convaincant dans ce rôle difficile et sa performance rappelle souvent le jeu du regretté Patrick Dewaere. Autour de lui des comédiens essentiellement venus du monde du théatre et peu connus du monde du cinéma (on reconnaîtra cependant Roger Planchon dans le rôle de Colbert et Daniel Mesguisch (dans celui de Philippe d'Orléans).

La reconstitution historique a la fois du vieux Paris ,et de la cour royale sont de toutes beauté  et le soin apportés tant au costumes qu'aux décors  font de Molière un film a la fois culturel et historique . On peut toutefois lui reprocher certaines longueurs (beaucoup de temps consacré a l'affaire Tartuffe puis un saut dans le temps un peu rapide pour aboutir au Malade imaginaire et la mort de Molière (filmée comme un chemin de croix).

On ne peut que  déplorer qu' Ariane Mnouchkine ait zappé certaines périodes clés de l'oeuvre de Molière (l'avare - le bourgeois gentilhomme ) mais dans son ensemble le film est d'une grande qualité et il  bénéficie d'une interprétation talentueuse et irréprochable.

 

 

 

23/12/2006

Bob Dylan Live 1966 -The Royal Albert Hall Concert (1998)

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On dit de ce live qu'il fut sans doute l'album le plus piraté au monde ,enregistré en  Mai 1966 a Manchester et non pas au Royal Albert Hall de Londres comme l'indique faussement la  pochette originale il aura mis  plus de 30 ans  pour devenir officiellement un live de la discographie de Dylan . Évidemment tous  les fans  le possédait dejà et a l' écoute de ce  double disque proprement  miraculeux on comprend l'aura de magie et de surnaturel qui entoure un  enregistrement qui  survient dans la carrière de Dylan au lendemain  de la sortie de Blonde on blonde mythique double album qui va révolutionner le monde musical et neuf mois seulement apres la sortie de Highway 61 Revisited(paru en Aout 65) .

Clairement divisé en 2 parties  l'une folk presque acoustique et l'autre beaucoup plus éléctrique et presque rock,  tout le génie d'un  Dylan alors au sommet de son art explose a la face (ou plutôt aux oreilles) de l'auditeur . Bob Dylan est ici accompagné du groupe 'the hawks qui deviendra 'the band' par la suite. Que dire d'autre sinon que ce disque est  essentiel pour comprendre l'importance  et la place occupée par Dylan dans l'histoire de la  musique et que  son écoute relève autant du plaisir musical  que de l'expérience culturelle.  Les sept  titres du disque 1 ne sont qu'une suite ininterrompue de chefs d'oeuvre tous interprétés avec une  passion et intensité preque palpable  et il convient de tous les citer -She belongs to me - Fourth time around -Visions of Johanna - it's all over now baby blue - just like a woman - desolation row  - Mister tambourine man - Excusez du peu

Sur le disque 2 nous avons de nouveau rendez vous avec des titres de légende  Tell me momma! - I don't believe you -Baby let me follow you down  (le seul titre non ecrit par Dylan) -just like tom thumb blues - leopard skin pill box hat - one too many mornings - ballad  of a thin man et enfin Like a rolling stone. Inutile de préciser qu'on ne sort pas indemne de la découverte d'un tel joyau ce Live 1966  4ème volume de la série des Bootlegs est véritablement  un concert magique et totalement indispensable

Que soit a jamais remerçié celui (ou celle) qui aura enregistré en ce jour de Mai 1966 cette prestation que l'on peut qualifier aujourd'hui d'historique.  

 

Bob Dylan -  She belongs to me


podcast

 

 

 

 

 

 

 

 
 

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22/12/2006

discographie B.O

Après avoir proposé mes discographies sélectives des seventies , eighties , nineties ,  ma discographie des années 2000 et celle des disques Live il me fallait mettre en place une  liste  de 12 bandes originales de films(toutes époques confondues) . Évidemment cette sélection personnelle ne tient jamais compte du film en lui même mais uniquement de la bande-son.

bande originale du film 'The Blues Brothers ' (1980)

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si il  existe une bande originale de film qui fait  forcément l'unanimité c'est bien celle ci.Le film réalidé en 1980 par John Landis est devenu au fil des ans une référence absolue en matière de film musical ,a juste titre d'ailleurs car le tandem génial formé par  les frères Elwood (inoubliables Dan Aycroyd et John belushi) emmène tambour battant  ce film furieusement drôle.

Autour de ce duo de doux- dingues on retrouve dans ce film des 'sacrés' invités jugez en plutôt -Ray Charles -Aretha Franklin -James brown - Cab Calloway  pour notre plus grand bonheur alors évidemment la bande son ne pouvait qu'etre exceptionnelle ;interprétés par les freres Elwood en personne ou par leurs invités prestigieux la track-list donne des frissons par sa qualité  et si certains standards de la soul ou du bluesétaient dejà connus ils vont avec ce film et la bande originale qui l'accompagne devenir immortels. Que ce soient les reprises  de everybody needs somebody to love   - Gimme some lovin ' -sweet home Chicago - jailhouse rock  ou  bien les standards (think - minnie the moocher ou shake a tail feather tout est ici n'est que pur moment  de bonheur musical .

Bande originale du film Pulp fiction (1994)

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Même si je suis  conscient que ce choix  n'a rien d'original il était impensable de ne pas faire figurer dans ma sélection personnelle  cette bande son absolument géniale  concocté par Quentin tarantino qui on le sait , a le chic de mélanger standards  incontournables et raretés . N'importe quelle bande originale de film de Tarantino aurait pu par ailleurs  figurer dans cette sélection (a l'exception peut être de Kill Bill  2 légèrement en deçà ) mais il me faut avouer un faible pour Pulp Fiction  une B.O complètement tarantiniene  , qui  part dans tous les sens  pour  surprendre , étonner et procurer a l'auditeur un vrai moment de bonheur .

On trouvera donc  ici des merveilles a commencer par le premier titre  Pumpkin & honey  bunny de Dick dale & his Del tones qui décoiffe vraiment et qui donne le ton .Viennent ensuite  un Kool and the gang grand cru ,suivi de   Al Green pour un sublime  let's stay together, une  chanson qui rivalise de génie avec le song of a preacher man de Dusty Springfield ,qui arrive un peu plus loin;  rajoutons un Chuck Berry d'anthologie (you never can tell) quelques  trésors exhumés des sixties et des seventies ( The Tornadoes - The revels - Rickie nelson ) et une reprise de neil Diamond (girl ;you'll be a woman soon ) réssuscitée par Urge Overkill et immortalisée dans le film par une Uma Thurman inoubliable et  voila qui fait une grande ,une très grande bande-son .

Bande originale du film Black Caesar  (1973)

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Tous les grands artistes de la musique black se sont essayés un jour ou l'autre a la musique de film avec pour certains d'ailleurs un succès qui dépassa souvent la notoriété du film. Il  faut dire que les films de cette période appélé  Blaxploitationne restèrent pas dans les mémoires cinématographiques. Ils eurent pour but d'attirer le public noir dans  les salles de cinéma et surtout  le mérite d'offrir aux comédiens de couleur  des rolês différents de ceux que leur proposaient les réalisateurs blancs. Si le plus connu de ces films fût sans aucun doute Shaft (illustré par une B.O signé Isaac Hayes , beaucoup de ces réalisations sont tombées dans l'oubli et peu d'entre nous peuvent se vanter d'avoir vu un  jour Black Caesar  réalisé en 1973 par Larry Cohen. Pourtant  Black Caesar est  un film essentiel  car celui qui signe la musique , celui qui apporte 11 titres  pour illustrer  cette vague histoire de parrain du Bronx se nomme james Brown et le résultat est a la mesure de tout ce qu'aura produit cet artiste exceptionnel au cours des seventies  c'est a dire fabuleux  , alors entre  instrumentaux  hallucinants (sportin' life '- White lightnin'- Chase ) ; et titres foudroyants d'efficacité rythmiques (The Boss  -Down & out in New york city-make it good for yourself) cette B.O est tout simplement une tuerie totale , le disque que l'on peut sortir aujourd'hui , demain , dans  dix ans  et qui met tout le monde d'accord James Brown est un géant et le Funk est SA planète.Et même lorsque  le parrain de la soul laisse le micro c'est pour faire place a Lyn Collins pour un Mama feelgood (plage 7)qui déchire tout sur son passage. Rien a jeter donc  ,  une B.O de légende ni plus ni moins.    

 

 

bande originale du film Easy rider (1976)

medium_Easy_Rider.jpg ecrit réalisé et interprété par Dennis Hooper en 1969 Easy rider est devenu  le film emblématique de la contre culture americaine et d'une certaine liberté cinématographique .Il contient 10 titres avec en tête le 'born to be wild ' de Steppenwolf définitivement associé au monde de la moto , le groupe  est présent egalement avec un autre titre  puissant 'the pusher '  première chanson de l'album et qui donne le ton  psychedelique propre au film de Hooper .Les deux autres  poids lourds de cette bande-son s'appellent  Jimi Hendrix avec un époustouflant (le mot est faible) If six was nine (et son intro tout simplement monstrueuse) et The Byrds 'pour une chanson plutôt peu connue wasn't born to follow '.

Autour de ces monstres du psychédélisme américain on retrouvera Roger Mc Guinn le guitariste des Byrds  pour deux titres dont 'it's alright Ma! I'm only bleeding  une reprise de Bob Dylan (et non ! le Zim n'est pas présent sur cette bande originale) et pour  balad of easy rider qui clotûre l'album .Mélange de titres rock'n roll et de titres hippies (le  délicieux ''the Weight' ou le très country 'don't bogart me ')On sera  egalement heureux de retrouver un groupe  oublié des seventies The Electric Prunes  (présents sur la fameuse compilation Nuggets ) et il est dommage que le titre choisi (mardi gras) ne soit pas le meilleur de leur répertoire. 10 titres et c'est fini pour ce voyage musical dans le temps ,10 titres qui font de Easy Rider une bande son indispensable non seulement de son époque  car tout comme le film de Dennis Hooper les chansons présentes sur ce disque traversent les âges , elles ne vieillisent pas , c'est  plutôt nous qui rajeunissont en les écoutant.

A noter que le disque est paru est 1976 soit pres de sept ans(une éternité!) apres la sortie du film   

 

bande originale du film : Until the end of the world

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En 1991 le film très ambitieux de Wim Wenders 'Jusqu'au bout du monde (Until the end of the world) était plutôt fraichement acceuilli par le public et par la critique  j'avais personnellement adoré ce road movie autour de la  planète  et fût déçu que ce film n'obtint pas le succès  qu'il méritait . Wenders est a mon sens  l'un des réalisateurs qui attache  le plus d'importance aux bandes-sons de ses longs-métrages j'en veux pour preuve Paris-Texas (1990) ou Les ailes du désir(1987)  deux films qui en plus d'etre des chefs d'oeuvres sont accompagnés d'une bande son de grande qualité.

Pour 'until the end of the world ' Wenders propose encore ce qui est a mon sens sa meilleure bande originale .on retrouve ici des fidèles de l'univers onirique du réalisateur notamment Crime and the city solution groupe australien dejà  présent sur Les ailes du désir dont Wenders est un grand fan , Nick Cave  lui aussi présent au générique  des Ailes du désir interprete ici ,Till' the end of the world  est l'un des plus beaux titres de ce disque.

On retrouvera aussi le groupe culte allemand Can pour un titre totalement fascinant  ( last night sleep) R.E.M (fretless) The Talkings Heads ( sax & violins) Lou Reed (what's good) Depeche Mode (death's door)ainsi que des artistes mouins connus du grand  public comme T.Bone Burnett  (humans from earth) ou Jane Siberry ( calling all angels) en réalité il conviendrait de tous les citer  car il n'y a rien a jeter dans le choix de Wenders .Signalons que le metteur en scène s'est entouré ici de graeme Revell pour coordonner  et produire cette magnifique bande originale et qu'il a confié a U2 le soin de chanter  le générique final. Une atmosphère étrange se dégage a l'écoute de ce disque envoûtant ,une initation au voyage une sorte de road movie musical ou les titres s'enchainent  et s'harmonisent parfaitement.  

 

bande originale du film :   Garden state (2005)

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Pour  avoir  a la fois réalisé  et interprété  ce  film absolument magique , envoutant ,  chargé de poésie et d' humour et pour avoir accompagner cette  petite merveille d' une bande son d'une telle  qualité  il faut évidemment remercier Zach Braff , petit génie d'a peine trente ans qui a ébloui le monde du  cinéma en 2005 avec ce film proprement ahurissant .Coté musique c'est quasiment parfait de bout en bout  avec des sommets One of these thing first d'un Nick Drake que l'on ne finit plus d'encenser (a juste titre ) Panic (l'une des plus belles chansons de Coldplay ) l'hypnotique lebanese blonde de Thievery corporation ,les deux bijoux pop absolus  des Shins (new slang et caring is creepy ) ou la redécouverte des plus beaux titres de Simon & Garfunkel (l'irrésistible the only living boy in new -york) .On ne sera pas déçu non plus par les titres moins connus (formidables in the waiting line de Rémy Zéro) ou encore  waiting road  de Bonnie Sommerville

 

 

bande originale du film  : natural born killers (1994) 

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En 1994 Le film d'Oliver Stone :Natural Born Killers déclenchait une vive polémique et les détracteurs et les partisans de ce film ambitieux allaient s'opposer vivement a son sujet , il ne s'agit pas ici de prendre position (ou pas) pour ce film mais de parler de l'excellente bande-son qui accompagne ce road movie frénétique et sanglant. De nombreux genres sont présents sur  cette bande son très éccléctique avec tout d'abord des titres plutôt connus et popularisés par leurs auteurs a l'image  de 'waiting for the miracle' ou 'the future 'de léonard Cohen   ou de 'You belong to me ' de Bob Dylan  sans oublier  rock'n roll nigger de patti Smith pour  la fantastique scène de l'émeute en prison. Cependant  on trouvera également des titres issus  du rap 'the day of niggaz took over (l'incontournable Dr Dre) et what would U do de 'That dogg pound ' qui clôture le disque ou encore de de la country (back in my baby's arms de Patsy Cline ) .La petite merveilles de cette bande originale se cache  en plage 5 avec une reprise totalement habitée du Sweet jane du velvet underground  par les canadiens 'the Cow boys junkies ' (selon la legende Lou Reed  lui -meme aura convenu que cette version était au moins égale a l'original lumineux de son groupe) .

Rayon curiosités on est copieusement  servi avec les présences de Barry Adamson (ex Magazine et ex Nick Cave & the bad seeds) ,  Diamanda Galas artiste californienne  underground  qui interprète Sex is violent avec Jane's addiction un groupe de rock alternatif  ,  Nusrat Fateh Ali Khan l'un des plus grands artistes du monde arabe et que le monde occidental a pu découvrir grace au label real world de Peter Gabriel mais surtout grace aux 3 titres (quasi -instrumentaux)de Nine Inch nails l'un des groupe les plus intéréssants issu de la scène rock industrielle . Comme dans les bandes originales des films de Quentin tarantino (qui rappelons le a co-écrit le scénario avant de prendre ses distances avec le film) des bribes de dialogues sont mixés avec les chansons ce qui permet de toujours repérer la scène a l'écoute de cette  B.O  formidable même si  elle est parfois  a l'image du film de Stone  quelque peu  confuse).

bande originale du film 'the great rock'n roll swindle (1979)

medium_f23506iamjk.jpgCinéaste a vocation musicale Julian Temple fût un des réalisateur de vidéo-clips les plus courtisé avant de mettre en scène david Bowie dans le très chic 'absolute beginners'.

natif de londres il a recu comme beaucoup de jeunes de sa génération la vague punk de plein fouet et rien d'étonnant  a ce qu'il se retrouve derrière la caméra pour 'the great rock'n roll swindle ' traduit en France 'la grande escroquerie du rock'n roll '.Ce film un peu fourre-tout mais néammoins précieux pour tout les nostalgiques des pistols  est bien évidemment illustrée par une bande son formidable ou le dispensable cotoie l'incontournable

en premier lieu les historiques 'covers'  présentes sur cette bande originale justifient a elles seules son achat et même si les puristes hurleront d'entendre les Sex Pistols  reprendre des standards comme Johnny B.Good de Chuck Berry - Rock around the clock de Bill Haley ou encore  les somethin' else ou c'mon everybody  d'Eddie Cochran les versions proposés par le groupe sont purement et simplement fabuleuses.Les pistols ne se contentent pas d'exploser des standards sixties  puisque au passage ils s'approprient aussi le substitute des Who et l'emblématique  roadrunner des Modern Lovers.

C'est également sur cette bande son que l'on découvrira l'incroyable version de My Way donné par un Sid Vicious inoubliable ,la célébrissime chanson popularisée (entre autres) par Sinatra et Claude François  est ici déchiquettée par un sid aussi fracassé que son interprétation , au dela du culot  ou du sacrilège (c'est selon!)  c'est véritablement une page de l'histoire du rock que  Vicious écrit avec cette reprise totalement inouie.

Alors  pour tous ces moments magiques et irremplaçables  on pardonnera les ratés ( le ridicule medley Disco ou encore   les deux titres interprétés par Ronald Biggs  , célébre truand cerveau de  l'attaque du train postal Glasgow -Londres en 1963 et réfugié depuis en amerique du sud ). Coté curiosités signalons aussi une version bal musette de Anarchy in the UK chantée en francais qui ne manque pas d'originalité  . L'interet de posséder ce disque est également dans  le choix des titres ,  en effet cette bande son evite de  reprendre les  titres présents  sur le celebre (et unique) album officiel des Pistols (never mind the bollock's here's the sex  pistols sorti en 1977.  On ne retrouve ici que Anarchy in  the UK  (plage 6) quant a E.M.I  l'autre titre  présent sur never mind the bollock il est ici proposé dans une version completement différente et chantée par le guitariste Steve Jones. ce disque permet enfin de rappeller la puissance du chant de Johnny Rotten leader de cette formation qui defraya la chronique et révolutionna la planète Musicale a la fin des années 70. En 2001 Julian Temple réalisateur de the great rock'n roll swindle  mettra en scène l'obscénité et la fureur  un autre long métrage sur les Pistols  et il semblerait qu'il prépare pour 2007  un film sur Joe Strummer leader de l'autre grand groupe du mouvement punk  The Clash.   

bande originale du film 'Trainspotting ' (1996)

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Trainspotting le film de Danny  Boyle tiré de l'excellent roman-culte  d'Irvine Welschpeut etre qualifié de film de génération ; il  creva les écrans lors de sa sortie en 1996 et propulsa tant son metteur en scène que les formidables comédiens (Ewan mc gregorRobert Carlyle - Ewen bremner ) dans la cour des grands. Hormis l'adaptation  totalement réussie du livre de Welsch et l'interprétation de grande qualité le film s'appuie sur une bande son en béton armé . 

Entre standards pop-rock  et titres electro cette B.O est un vrai régal  et son chef de file    est sans contexte  iggy Pop présent sur cette B.O avec deux standards absolus ,l'envoutant Nightclubbing et le frénétique Lust for life  ; on retrouve également  un titre qui  va déchainer les dance floors de toute  la planète born slippy du groupe anglais Underworld. Quant au reste tout n'est que premier choix jugez en plutôt  New Order , Pulp , Elastica ,Brian EnoLeftfield. Et puis enfin ,et puis surtout le diamant noir , le joyau brut de cette bande-son  extrait de l'album 'transformer de Lou Reed l'inoubliable Perfect day qui mettra a coup sûr la chair de poule a toute personne normalement constituée.  

Bande originale du film Saturday night fever ( 1977)

medium_travolta.jpgCette B.O n'est pas seulement l'un des albums les  plus vendus de l'histoire de la  musique ( pres de 40 millions d'exemplaires écoulés et 3ème  plus gros succes de l'industrie du disque apres deux albums de Michael Jackson ) ,elle est surtout  le témoignage  musical de ce que fut une époque aujourd'hui révolue et dont beaucoup conserve une douce nostalgie .  Avec  ses  costumes hallucinants , ses pas de danses posés , ses paillettes , le disco qui  repeupler les discothèques  du monde entier  et pour une fois   qui réconcilier parents et enfants autour d'un style musical  car tout le monde  de Claude François aux Rolling Stones en passant par Sheila , Dalida  ou david Bowie  va tot  ou tard prendre le grand train du Disco  pour notre plus grand plaisir ou notre plus désespoir c'est selon !.  Le film réalisé par John badham en 1977  est LE  film de cette génération éphémère qui va faire d'un jeune acteur italo americain inconnu John Travolta une icône instantanée et du 2001 odyssey (la boite de nuit du film) le centre du monde .Bon nombre des  titres de cette B.O  sont figés pour l'éternité dans la mémoire collective de tous ceux qui avait l'age d'écouter de la musique ou d'aller au cinéma a cette époque. A tout seigneur  tout honneur  les Bee Geesrescapés  des sixties ( et présent sur cette B.O par un hasard chanceux  )qui  vont avec leurs titres présents sur cette bande-son conquérir la planète et redorer une  image ternie par une traversée du desert  après un franc succès au milieu des années 60 . Métamorphosés (et surtout  re-lookés )  en groupe disco Les frères Gibb  vont inonder les pistes de danse et  a moins d'avoir vécu en pleine jungle amazonienne ou sur la banquise ( et encore) personne ne peut prétendre  de pas avoir un jour ou l'autre dansé  sur Stayin' alive  - Night fever -You should be dancing - Jive talkin'  ou  more thant a woman  ?.Quant au celèbre  slow How deep is your love   il est   resté 2  mois N°1 des charts. Autour des Bee Gees  deux formations cultes de l'ere disco KC & the sunshine Band  pour un titre (Boogie shoes)  que l'on pourrait retrouver chez Tarantino    et Kool  The Gang  grand groupe de funk qui céda par la suite a la facilité et qui nous propose ici  un titre fulgurant 'open sesame .  N'oublions surtout pas le monstrueux ' Disco Inferno'  du groupe  ' Philly sound ' The Trammps  ainsi que l'excellent K.Jee d'un autre groupe de Philadelphie M.F.S.B . Seuls les instrumentaux signés David Shire ont quelque peu vieillis mais l'ensemble de cette B.O est de grande qualité et reste incontestablement   La bande son idéale des années disco . 

 

Bande originale du film : Superfly (1972)

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attention voici un disque donc vous ne pourrez plus vous passer une fois qu'il aura fait sa place parmi les favoris de votre discothèque et  j'envie tout ceux qui n'ont jamais encore mis dans leur lecteur cet album absolument fantastique car ils vont acoup sûr recevoir une énorme claque!

Enorme succès de la Blaxploitation , vendu a  1 million d'exemplaires et nommé  4 fois aux Awards en 1972 Superfly est bien davantage qu'une simple bande originale de film et on peut dire que  son auteur Curtis Mayfield écrit ici une page de l'histoire de la musique black. rivalisant de génie avec James Brown ou Isaac Hayes. Les 2 singles extraits 'superfly 'et surtout l'incroyable 'Freddie 's dead  sont véritablement époustouflants. Immense artiste soul et auteur de titres que l'on a inscrit au panthéon de la musique Curtis mayfield aura marqué son époque notamment  avec son groupe 'the impressions ' au cours du mileu des années soixante et on se souviendra de ' It's all right ' , de 'keep on pushing '(qui servira de musique de ralliement pour le mouvement des droits civiques de martin Luther King ) et surtout de People get ready enregistré en 1965 et qui les fait entrer dans la légende. La carrière solo de Curtis Mayfield sera plus cahotique ;il réalisera des albums inégaux avant de livrer a la face du monde cette pure merveille de funk et de soul 

 

bande originale du film : American graffiti (1973)

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c'est assurément  un disque incontournable et que l'on peut considérer comme un best of de la musique rock'n roll  car tout ce que le rock compte comme artiste essentiel a quelques exceptions majeures prés (Presley , Jerry Lee Lewis, Gene Vincent ) se retrouve sur cette bande originale . Et si le film de georges Lucas réalisé en 1973 avait su synthetiser une époque clé de la culture américaine  la bande son qui illustre ce film mythique recelle de veritables joyaux de cette periode musicale importante . Entre classiques absolus "Only You ' des Platters ,  "Johnny B.Good "ou "almost grow " de Chuck Berry ""May be baby " de Buddy Holly "green onions " de Booker T & The MG's " Rock around the clock " de Bill Haley & the comets  ou " surfer safari" des Beach Boys et pépites millésimées 'since I don't have you " des skyliners "you're sixteen" de Johnny Burnette ou " runaway " de Del Shannon ce double album est une mine d'or ,une bande son  de 41 titres que certains pourront trouver un peu démodé mais qui se révéle  en réalité totalement fondamentale.

 
 

20/12/2006

Da Vinci Code (Ron Howard- 2006)

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Si il y a bien  un film qui était attendu au tournant  c’est bien celui  ci  , j’avais lu bien évidemment le roman de Dan Brown et j’avais trouvé ça plutôt bien malgré une fin ratée le bouquin je dois en convenir m’avait passionné alors comme souvent lorsqu’on a pris du plaisir a la lecture d’un livre on espère que l‘adaptation sera a la hauteur.

J’ai donc décidé bien après le barouf médiatique de la sortie du film de visionner Da Vinci Code , curieux que  de vérifier le lynchage a la fois des critique mais aussi chose curieuse ,  du public  qui   semble t’il avait dans l’ensemble détesté  le  film.

Comme je m’y attendais je n’ai pas trouvé ce film  très bon  mais je pense cependant qu’il n’y  a pas de quoi hurler au navet comme l’on fait bon nombre de personnes ravies de trouver en cette adaptation médiocre de bonnes raisons de taper sur le cinéma commercial américain

Le problème de ce film est simple d’abord un metteur en scène sans âme , sans relief (Ron Howard gros tâcheron de l’industrie hollywoodienne) qui se contente ici de  suivre placidement les chapitres du roman et qui se retranche totalement derrière l’intrigue écrite par Dan Brown sans prendre le moindre risque , sans tenter le moindre décalage , et puis surtout un casting ahurissant  Tom Hanks égaré  dans le rôle de Robert Langdon  traverse le film dans une léthargie et un détachement qui frise le sabotage  il est hallucinant de transparence et d’une lourdeur qui plombe son personnage , Audrey Tautou quant a elle dont le réalisateur jure que personne d'autre n’aurait pu (parmi les actrices francaises) incarner Sophie Neveu ne fait que confirmer ce que je pense depuis Amélie Poulain ; a savoir qu’elle est une comédienne tendance certes,  mais d’une fadeur qui ici atteint des sommets , ici dans son personnage de Sophie neveu elle est simplement consternante.

Enfin Jean Reno est comme a son habitude très décevant , son personnage de l’inspecteur français Bézu Fache est caricatural et grotesque c’est certainement  l’un des plus mauvais rôles de flics qu’il m’est était donné de voir (la scène ou il avoue son appartenance a l’Opus Dei et parle de son mysticisme est d’un ridicule  qui vaut le détour) il serait  temps de cesser de voir en lui un grand acteur français car mis a part les personnages interprétés chez Luc Besson  et malgré le fait incontestable qu’il soit devenu un acteur international il est  a chaque fois assez mauvais .

Les bons points du Da Vinci Code sont a chercher du coté des comédiens britanniques avec tout d’abord le formidable Paul Bettany  (un homme d’exceptionDogville ) qui interprète  le rôle délicat du mystique et mystérieux albinos  Silas pauvre créature habitée par le foi et par le mal ,le jeune acteur anglais se révèle étonnant et réussit a rendre touchant un  personnage sanguinaire et cruel . Tout aussi excellent dans le rôle de Sir Leight Teabing n’oublions pas Ian Mac Kellen  inoubliable Gandalf du seigneur des anneaux et formidable Magnéto de la saga des X Men il est épatant et donne a son personnage de milliardaire excentrique féru de théologie une présence qui éclipse largement  les acteurs principaux.

Alors forcement l’histoire est un peu embrouillé et les explications plutôt  fluides dans le livre de dan Brown  sont ici bâclées , peu ou pas d’action véritable (une invraisemblable poursuite en Smart ) les flash-back historiques (les croisés ) et personnels (le passé de Sophie) sont inutiles et ne servent  pas l’histoire  , la fin (déjà raté dans le livre) est ici presque incompréhensible  heureusement la toile de fond du da Vinci code est passionnante est permet  au spectateur de passer malgré tout  un assez bon  moment . On est quand même en droit  se demander - Qu’est ce qui justifie les 135 millions de Dollars dépensés pour  cette super production  ? Rien au vu de ce film moyen ne permet un seul instant de répondre a cette question.

De toutes manières  Sony pictures a rentabilisé sans probléme son investissement grâce au public qui s’est précipité en masse pour voir  l’adaptation  d’un roman  qui depuis sa sortie en 2003 est devenu un incroyable  phénomène de société mais on peut  se dire  a la vue du résultat et pour reprendre le titre d’un film (lui aussi plutôt raté) de Claude Lelouch  ‘Tout ça pour ça

Voir la bande-annonce de Da Vinci Code

http://www.youtube.com/watch?v=Y71DZyHqRy0

 

 

 
 

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19/12/2006

Homogenic - Bjork (1997)

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Avec Post en 1994 la petite fée islandaise avait déjà frappé très fort mais cette fois avec Homogenic  elle nous offre  un disque  d’une  maîtrise musicale totale et d’une grande maturité qui installe Bjork  parmi les artistes les plus importants des dernières décennies.

Incroyablement visuelle la musique délivrée dans ce disque aux sonorités limpides s'impose comme  une alchimie parfaite entre l’électronique distillée par  Mark Bell  (ex leader du groupe L.F.O)  et la voix de cristalline de Bjork sublimée par  l’harmonie des cordes de l’Iceland  string octet .

Le résultat est magique, certains titres sont absolument stupéfiants  par leur beauté glaçante à commencer par les merveilleux Hunter qui ouvre l’album et l  envoutant titre   suivant  Jogà ,

avec  deux titres seulement  on sait déjà que cet album va compter, Bjork souvent déroutante par le passé semble avoir trouvée ici une inspiration nouvelle.

Avec des titres aériens  et envoûtants comme Bachelorette  ou All si full of love "Homogenic"  est a l'évidence  le grand album de Bjork et même si  2 titres ne décollent pas vraiment ( le cacophonique 5 years et le technoide Pluto) ) l'album atteint des sommets de grâce et d’évasion sonore ;

il  nous conduit vers des contrées inexplorées, hors du temps , loin du monde ; plus tout a fait sur terre.

 

Bjork -   Bachelorette


podcast

 

 
 

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