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15/01/2017

Zazie dans le métro (Louis malle -1960)

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Sorti peu après  Les 400 coups   de François Truffaut , Zazie dans le métro souffre quelque peu de la comparaison avec ce chef d'oeuvre incontesté .

Adapté d’un roman  populaire de  Raymond Queneau (les 400 coups étant un scénario original de leur auteur) il est difficile de classer ce film et on ne saurait dire s’il fait ou non partie ou non de la nouvelle vague.

Au bout du compte  cette adaptation n’est qu’a demie réussie, la première  partie est un véritable  régal et on y  retrouve l’univers fantasque et burlesque quasi- surréaliste de Queneau ,la seconde  sous prétexte a la loufoquerie  souffre  d'une trop grande  confusion

La découverte de Paris en compagnie de Zazie reste cependant irrésistible de drôlerie  et d’humour mais malheureusement les personnages dont nous faisons connaissance tout au long de l’histoire nous font peu a peu  quitter le monde du rêve pour la franche pantalonnade.

Zazie, elle l’a compris puisqu’elle s’endort durant cette dernière partie ratée  tandis qu’autour d’elle les autres comédiens s’agitent en vain pour nous faire rire.

Si on veut bien faire abstraction de cette fin brouillonne Zazie dans le métro demeure divertissant grâce a sa loufoquerie absurde  et son univers  décalé

Evidemment le métro que souhaite  visiter Zazie dans son périple parisien n'est qu'une métaphore du monde des adultes lequel monde  nous est présenté ici comme peuplé d'individus cocasses et sans véritables identités ,Zazie espiègle , futée et effrontée observant de son oeil aiguisé cet univers la avec détachement  et incompréhension .

Le roman de Queneau se révélant particulièrement  difficile a mettre en scène  on pourra conclure  que  Louis Malle n’a pas a rougir du résultat compte tenu des diffcultés  et des risques évidents d'une telle  adaptation.

 

Silent Hill (Christophe Gans - 2006 )

248e1e8d3e4a60f667d726b51214722e.jpgQuelle daube monumentale et prétentieuse !!!!.

Rien absolument rien a  sauver dans ce salmigondis cinématographique  sans queue ni tête ( a part la très belle affiche)

Christophe Gans déjà auteur de l'exasperant 'Pacte des  loups' s'enfonce encore davantage dans un style qui veut en mettre plein la vue au dépens du reste .Malheureusement si les effets spéciaux sont a la mesure des moyens offerts au réalisateur il manque l'essentiel a savoir tout ce qui peut faire un bon film  -

Histoire embrouillée incompréhensible et invraisemblable , comediens totalement a coté de la plaque ,au final  cette adaptation d'un jeu vidéo tout culte qu'il soit  n'est qu'une perte de temps pour le spectateur  qui finit par rire du ridicule  abyssal de ce qu'il voit sur l'ecran (ah les zombies a la Thriller quel grand moment de rigolade) .I

l n'y a rien a comprendre ,rien a sauver du début a la fin . Bien plus qu'un ratage c'est un naufrage total !

 

French Connection (William Friedkin -1971)

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Il existe de nombreux films qu’on préfère éviter de revoir de peur de constater qu’il n’ont pas résistés au temps qui passe, on dit de ces films la  qu’ils ont mal vieillis.

 Je pourrais citer de très nombreux exemples  mais une chose est sûre ‘French Connection ‘ le thriller malade de William Friedkin réalisé en 1971 ne fait pas partie de ces films usés par les années. J’aurais même tendance a penser le contraire car en revoyant ce film on peut mesurer tout l’avant-garde cinématographique dans le travail de mise en scène de Friedkin .

Ambiance crépusculaire, décors urbain trash a l’image d’un New York que l’on disait alors ‘ ville de tout les dangers 'car c’est bien une ville délabrée et apocalyptique que nous montre le réalisateur . délabré est également l’adjectif  qui convient le mieux  au personnage  central de ce thriller Popeye Doyle le flic aux méthodes douteuses incarné par un Gene Hackman  totalement éblouissant (oscar du meilleur acteur) . Inspiré d’un fait divers criminel authentique  French Connection obtint cette année là l’oscar du meilleur film .Selon la légende la fameuse séquence de poursuite sous le métro fût filmé en temps réel caméra a l’épaule (par un Friedkin planqué dans la voiture d’Hackman) et les accidents  durant la folle  poursuite ne furent pas prémédités.

Légende ou prise de risque énorme (à la limite de l’irresponsabilité) quoiqu’il en soit le résultat est époustouflant et nous bluffe aujourd’hui encore.

Toute la maestria  de Friedkin se mesure aussi dans la séquence de filature de Charnier (Fernando Rey) par Doyle (Hackman) c'est une vraie leçon de cinéma et un vrai bonheur de cinéphile  , bonheur renforcé par la présence de Roy Scheider grand comédien des années 70 et qui incarne ici Russo, le partenaire de Doyle.

A noter que la fin laisse présager une suite (qui sera réalisée par John Frankenheimer) mais n’obtiendra qu’un succès relatif le second volet n’étant évidemment pas du niveau de ce chef d’œuvre mythique signé par un réalisateur qui pour son premier long métrage frappait un grand coup  et offrait  aux cinéphiles un polar urbain inoubliable.

 

Les Bas-Fonds (Jean Renoir 1936)

 

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Adapté d’un livre de Maxime Gorki Les bas-fonds reste avant tout un grand film de comédiens.
Louis Jouvet dans le rôle d'un mondain déchu et désabusé y est savoureux tandis que  face a lui Jean Gabin lui oppose sa force et son appétit de vivre.

toutes leurs scènes en commun de ces  deux  immenses  comédiens sont magnifiques.
Ce classique du cinéma d’avant-guerre est une critique pertinente et cynique de la méchanceté et de l’hypocrisie de la race humaine dans lequel Renoir nous montre une société à deux vitesses avec les bourgeois et les nantis d’un côté et la misère populiste de l’autre avec son cortège de misère et de souffrances.
Pépel (Gabin) et le baron (Jouvet) tentent tous deux d’échapper a leur sinistre destin ; le premier y parviendra grâce l’amour et a la confiance d’une femme tandis que le second trouvera dans cette société d’oubliés le repos et la paix intérieure qu’il cherchait depuis toujours .
Beaucoup plus engagé qu’il n’y paraît les bas-fonds est un modèle de critique sociale de l’époque , un classique avec  un  grand C.

18:20 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

Sur le Rock (François Gorin )

 

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François Gorin a été journaliste à Rock and Folk, puis au Matin de Paris, mais également  à L'Événement et aux Inrockuptibles. Il est aujourd'hui critique de cinéma à Télérama.

 Il a publié en 1996 aux Éditions de l'Olivier Sur le rock , un livre dont la lecture m'a  non seulement passionné  mais qui fut absolument fondamental pour  moi.

Derrière  cette magnifique couverture ou on retrouvait Dylan illustré par Guy Pellaert se cachait un  drole de recueil présenté en neuf chapitres et qui contient près d'une centaine de réflexions de l'auteur sur la musique (pas seulement  rock) et de ce qu'il en reste a l 'aube de l 'an 2000.

cet ouvrage est tout  sauf une succession de  dates ou d'évènements , il ne  dresse pas non plus de listes ou ne propose  aucun classement  bien au contraire  il se présente  plutôt comme une balade et évoque avec pudeur et poesie des instantanés , des moments  suspendus dans l 'histoire et  dans le  temps

Avec justesse, et sens de l épure  , sans jamais chercher a convaincre ni a influencer le lecteur François Gorin nous emmène  en  balade  au travers des neufs chapitres comme  dans un  évangile  rock dont on ressort enrichi.

Avec lui pour  guide  nous traversons les époques , les  genres musicaux nous croisons évidemment  ceux que nous avons aimés , adorés, ceux que nous avions oubliés ,il y aussi  ceux que nous découvrons pour la première  fois 

Comme un  grand  frère qui nous ouvre sa  discothèque  personnelle  Francois Gorin nous régale , nous étonne , nous surprend et se fait le porte parole et le témoin de toutes les générations , de toutes les  tendances,

A l' heure  de "you tube" relire cet  ouvrage en 2017 (je l'avais lu lors de  sa  sortie ) est un regal  car on peut instantanément trouver l'illustration sonore  dont parle l'auteur et ceci permet de mieux renforcer dans l'instant  l 'impact du livre

Et puis il faut bien l'avouer c'est la  lecture  en 98 de cette" bible musicale"  qui m'a  donné l 'envie, le gout avec mes modestes connaissances et mes quelques phrases  de  vocabulaire  (d'essayer) de chroniquer a mon tour

Avec Le temps qui sait ? j'arrivais a écrire une chronique qui pourrait atteindre 'au jardin de l 'intouchable'  la merveilleuse reflexion  de Francois Gorin  sur 'five leaves left  ' de Nick Drake , un pur moment  de magie litteraire que je tiens évidemment a partager ici en conclusion.

 

Au jardin de l'intouchable - chronique de Francois Gorin ( sur le rock)

Au dessus de la photo il y a ecrit Nick drake  en lettres  anglaises et le titre 'Five leaves left ' on est en 1976 et l inconnu est mort depuis  deux  ans  deja  , il est mort  méconnu a l 'âge de 26 ans

Serait-il vivant que rien n 'y changerait , sa voix est d'au delà , elle est comme une  brise , elle est comme en équilibre sur des cordes  qui auraient l 'épaisseur d'un fil, les cordes de guitare ou ses doigts se  raccrochent et glissent, les cordes de violons d'un quatuor de chambre.

On rapporte le  disque chez  soi et  soudain  c'est  un secret qui s'exhale comme le parfum d'une fleur .

On a découvert le plus beau disque du monde

Sa voix est un repli ; comme évaporée  elle chante pour quelqu'un qui n'est  même pas la  qu'elle parle d'une femme ou d'une mouche les chansons sont proches de l'abstrait

c'est un frémissement qui les matérialise  mais celui qui le  ressent  voir alors s 'ouvrir l'univers

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10:42 Publié dans Culture, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

14/01/2017

forever breathes the lonely world - The Felt (1986)

 

 

 the felt,creation records

Pas besoin de tendre  l’oreille bien longtemps  pour deviner d’où viennent les  influences de the Felt groupe composé de Lawrence Edwards et Maurice Deebanck ; il faut traverser l’atlantique et chercher  du côté de Télévision  ou de lou Reed pourtant The Felt  n’est pas un groupe new yorkais loin de là puisqu'il nous arrive des brumes anglaises de Birmingham.

Forever breathes the lonely world dont il est ici question est leur  sixième album et le second depuis leur signature chez creation record en 1986 (le premier disque signé étant un projet instrumental sans grand interet baptisé let the snakes crinkles their heads to death on peut donc considérer qu’il s’agit la de leur véritable premier disque pour ce fameux label écossais qui signa entre autres des groupes majeurs comme Jésus & Mary Chain, House of love, Primal scream, My bloody valentine  et qui décrocha le jackpot en 1993  avec  Oasis).

Auréolé d’un statut de disque culte il n’est pourtant pas le meilleur album du groupe et on peut lui préférer "Me and the  monkey on the moon" paru en1989 qui lui est a mon sens supérieur.

Ce disque court (8 titres) est un peu monotone , voir répétitif ;les intros sont parfois lourdes et  pompeuses  , de  plus  pas  un seul titre ne se dégage vraiment hormis le  cynique ‘  All the people I like are those that are  dead   et même si  la voix suave de  Lawrence Edwards  reste toujours  agréable il faut avouer que  dans l’ensemble ce disque ne séduit pas vraiment.

Paru plutôt confidentiellement en 1986 forever breathes the lonely world  semble pourtant avoir grandement influencé un autre groupe venu d’Ecosse Lloyd Cole and the commotions qui sortira l’année  suivante ‘Mainstream ‘ un excellent album auquel ce disque de The Felt fait souvent penser.

 

 The Felt -  all the people I like are those that are dead


podcast

 

10/01/2017

Fame ( Alan Parker 1980)

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Que  dire de 'Fame  ' sinon que ma  deception est a la hauteur du temps qu'il m'aura  fallu  pour  visionner ce  film sorti  en 1980 ?

Certes l'époque n 'est plus la même  37 années se sont  écoulées  depuis  sa sortie et ca laisse  évidemment des  traces.

Depuis la  fin  des  années 70 et  tout au long  des  années   1980 le réalisateur  anglais Alan Parker vit une période  artistique assez faste ; les  succès  s'enchainent  ("Midnight  express'  (1978) " The Wall ' (1982) ' Birdy'  (1984) ' Angel  heart ' (1987).' Fame  '  est réalisé  juste après  le raz  de marée  'Midnight  express ' le film sera  un  enorme  succes mais force est de  reconnaître  que les  années  ne l'ont pas  bonifié bien au contraire

dialogues  stéréotypés , personnages  clichés , le film donne une  impression très  indigeste  de fourre tout  comme  si ¨Parker  avait  voulu en 'mettre'  un maximum  dans un  format  de 2 h

On assiste donc  a une  succession de  saynètes sans s'intéresser ni  s'accrocher  a  un  seul des  personnages de cette école  du spectacle  ou Parker balaye large on y voit des apprentis  comédiens, des  apprentis danseurs,  d'autres appelés a  être artistes  de  stand -up ou musiciens ou bien encore  chanteuses en devenir ..... bref tout ce  beau monde  reuni dans  une  cacophonie et une anarchie générale ahurissante. 

De toute  évidence  'Fame  ' aborde trop de sujets et  trop de  thèmes variés , de plus les  acteurs s'y révèlent  assez moyen  a commencer par Irene Cara enbellâtre de service totalement ahurissante de médiocrité

La musique  elle aussi  n 'a pas  survécu au péril des  années les  chansons (on retrouve l insupportable  Irène Cara)  sont datées et dépassées a  l'image des chorégraphies  proposées  dans cette  comédie  musicale qui si incontestablement  fut un phénomène  de  société n'en demeure pas  moins un indigeste  film sans  grand  intérêt.

 

 

14:06 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

Nico ou la vie et la triste fin d'une icône

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C’est par une dépêche brève et sèche que l’on appris la mort brutale de Nico en Juin 1988, une fin sans bruit et sans gloire pour la femme fatale, une hémorragie cérébrale et une minable chute de vélo sur un bas-côté quelque part a Ibiza clôturant une vie passée entre palaces et bas-fonds, entre paillettes et poubelles.

Personne ne venant réclamer le corps de l'ex diva du Velvet Underground  un journaliste local écrira dans un journal local " Just another junkie looking for drugs in the sun ". Comme pour Jim Morrison, Brian Jones , ou Kurt Cobain et a l'égal de son mentor Andy Warhol la mort était en avance sur la légende .
Nico répétait : « Je suis sûre que mes disques se vendront bien mieux quand je ne serait plus en vie » et l'avenir lui donna malheureusement raison.
Depuis de nombreuses années plus personne n'attendait grand-chose de Nico, on se contentait de la savoir vivante, ou plutôt survivante quelque part en Europe, la belle et vénéneuse Nico, la mystérieuse Nico personnage hallucinée et autodestructeur du monde du rock et de la jet-set et ui vivait incognito sur l'ile d'ibiza pas encore devenue un des lieux mythique de la jet-set mondiale .
Elle aura été la protégée d’Andy Warhol qui la filmera avant de l’inviter a rejoindre le balbutiant et déjà légendaire Velvet Underground et lui permettre d'entrer a jamais dans la légende du rock
Si la silhouette sculpturale de la belle Nico est a jamais associée au Velvet Underground il faut rappeler qu'avant d'être la voix féminine d'outre -tombe du plus grand groupe new-yorkais de tout les temps la légende Nico était déjà en marche
Née à Cologne en 1943 sous les bombes, Christa Paffgen a 2 ans lorsque son père meurt dans un camp de concentration allemand, elle vit alors entre l'Allemagne et l'Italie et devient a 15 ans mannequin et modèle puis rencontre le photographe Nico Papatakis qu'il la rebaptise de son propre prénom, ce changement d'identité sera la deuxième naissance de la jeune fille. Elle tourne en 1958 pour Fédérico Fellini (la Dolce Vita) puis rencontre au hasard du tournage d'un film mineur le jeune premier Alain Delon dont elle tombe follement amoureuse celui ci l'abandonne rapidement sans savoir qu'un enfant naîtra de cette aventure, il se prénommera Ari et ne sera jamais reconnu malgré sa ressemblance frappante par son père, il sera élevé par Edith Boulogne la propre mère du comédien dans une triste banlieue parisienne du coté de Bourg-la Reine.
Nico a le don (ou la chance) de faire les bonnes rencontres, elle enregistre en 1962 a l'occasion d'un film secondaire 'strip-tease' une chanson (du même titre) signée Serge Gainsbourg puis rencontre plus tard Brian Jones, le pierrot lunaire des Rolling Stones qui l'emmène découvrir New-York et la présente a Bob Dylan qui plus tard composera pour elle.
Elle enregistre en 1965 son premier 45 t 'I'm not saying ' sous la houlette du producteur des Rolling Stones Andrew loog Oldham accompagnée de Jimmy page , en personne a la guitare puis elle rencontre le poète Gérard Malanga qui l'introduit dans le circuit très fermé du pape du pop art Andy Warhol .
Elle s'installe alors a New -York et s'impose comme un satellite de la planète Warhol ,le peintre est alors en pleine période de doute ou il se lasse de la peinture ,désireux d'explorer d'autres univers il s'attache a promouvoir un groupe sulfureux mené par Lou Reed et John Cale et d'y associer la voix unique de la belle Nico le reste appartient a l'histoire et l'album 'The Velvet Underground & Nico' va devenir l'album Culte parmi les cultes une référence absolue ,le mètre étalon de tout ce qui va s'enregistrer dans les années a venir
Nico ne chante que sur une poignée de titres mais sa voix présente et obsessionnelle sur 'All tomorrow's parties (la chanson préférée de Warhol) ' ' Femme fatale ' ou 'I'll be your mirror' marquera des générations d'artistes
La collaboration avec le Velvet ne durera que le temps de cet album magique et dès la fin de l'année 1967 Nico signe pour MGM et livre son premier album solo un diamant noir, brut et froid comme de l’acier : Chelsea girls Bob Dylan en personne lui écrit 2 chansons ,Jackson Browne jeune prodige musical de 17 ans lui en écrit également deux ( dont l'inoubliable 'These days' ) Tim Hardin lui offre le magnifique 'eulogy to Lenny Bruce' qui clôture le disque ,le reste des compositions étant signés par les anciens complices Lou Reed et John Cale et ce dernier produira même l'album.
Par la suite Nico se partagera entre le cinéma underground après sa rencontre avec le cinéaste français d'avant garde Philippe Garrel dont elle devient la muse ,elle tourne des films difficiles condamnés a n'être vu que par une poignées d'initiés (La cicatrice intérieure - les hautes solitudes) et la musique .
Son second album 'The marble index ' (elektra-1969) est totalement inclassable mais artistiquement très intéressant ,malheureusement la suite de sa carrière ne sera plus qu'une succession d'albums studios et de disques live plus ou moins bien enregistrés et souvent mal produits ,la drogue , l'impitoyable héroïne celle qui déjà a emporté Janis ,s'installe dans les habitudes de la chanteuse , errances , désoeuvrements , déchéances physique et morale deviennent le quotidien de Nico et malgré la rencontre et l'histoire d'amour fulgurante avec Jim Morrison 'le roi -lézard des légendaires Doors , le déclin est en marche
Nico ne supporte plus son image de femme fatale, elle se plait a dire qu'elle ne se lave plus et affirme aimer ses dents pourries, son visage bouffi devient méconnaissable, les yeux exorbités par le manque de sommeil et par le poison qui coule dans ses veines elle choisit délibérément de se lancer dans une auto destruction volontaire et prétend n'avoir aucun regret excepté celui de ne pas être un homme
On la retrouve au cours de tournées minables dans les rues glauques des grandes villes d’Europe de Paris a Copenhague en passant par Amsterdam, Berlin ou Barcelone toujours a la recherche de ce qui dirige maintenant son existence,toujours plus loin d’elle même .
Exilée a la fin de sa vie a Ibiza, refuge des hippies désenchantés et merveilleusement dépeint par Barbet> Schroeder dans son film 'More ' elle trouvera répit en tentant une cure de méthadone mais celle qui ne vivait que dans l'ombre ne trouvera pas la paix ni le réconfort sous le soleil brûlant, elle tire sa révérence en juillet 1988, sa mort n'étonne personne, beaucoup ne la savait même plus en vie.
Aujourd’hui l’œuvre et l’artiste ne font désormais plus qu’un : Nico est devenue LA Chelsea girl éternelle icône immortelle, grande sœur des futures PJ Harvey, Patti Smith, Marianne Faithfull (qui lui rendra hommage avec une superbe chanson ‘ song for Nico ‘  Nico devient alors l’objet d’un culte grandissant, en devenant tout a la fois la Belle au bois dormant et  la Fée Carabosse du monde musical

 

 Nico   : These days

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Nico - Chelsea Girls


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Nico -  Winter  song


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