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04/09/2016

Blonde on Blonde (Bob Dylan 1966)

51IqyR3Wb3L.jpgDylan le beatnik, Dylan le poète, Dylan  le rebelle , Dylan ,le James Dean du rock  Dylan celui qui a pu  , le temps de quelques chansons  faire vraiment penser que la musique  allait changer le monde , Dylan  génie visionnaire  et halluciné  d’une époque  en pleine mutation , ,Dylan  qui enterre Robert Zimmerman pour l'éternité  et  livre avec le double album (le premier de l'histoire)  Blonde on blonde(un titre longtemps mysterieux qui au final n'est qu'une référence a  B(blonde) O (on) B(blonde)

Incontestablement l’un des trois ou quatre chefs d’œuvres absolus des cinquante dernières années car oui c'est chose  faite depuis Mai 2016 cette merveille a un demi siècle et pourtant a son écoute  sa modernité  nous éblouit encore

Incontournable et inégalé 'Blonde on blonde ' est  définitivement hors compétition sur la liste inévitable des plus grands  albums de  tout les  temps

Pour la petite histoire rappelons aussi que c'est très certainement le premier album ou n'apparait pas le nom de l'artiste (Led Zeppelin  en fera une marque de fabrique quelques années plus tard)

enfin pour ne rien faire  comme  tout le  monde Dylan  parmi les  dizaines  de  photographies  prises  pour la  pochette par Jerry Schatzberg  Dylan a sa grande  surprise choisira la seule photo......floue 

comme pour  brouiller  les  pistes  déjà  en 1966

 

Bob Dylan - I  Want  you


podcast

 

 

18:03 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

03/09/2016

Insides out ( Bohannon 1975)

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Ayant  trouvé  cette  pépite   en vynil  dans  une  brocante  récemment j 'ai eu tres  envie  de parler  d' Hamilton Bohannon artiste  culte  malheureusement  très  sous-estimé  de  la  scene  funk  des  années 70 -80 et de chroniquer  cet  album que j 'ai eu la chance de  dénicher

Apres avoir  été durant de nombreuses années un batteur -percussionniste  réputé  qui a accompagnait  des  grands  noms de  la  scène Soul  américaine  notamment pour  l'écurie Motown  (Stevie Wonder , Diana Ross , Marvin Gaye, Smokey Robinson ) Hamilton Bohannon  va se positionner en pionnier d 'une  scène  funk - disco  bouillonnante et intense et  enregistrer son premier album 'stop and go ' en 1973

Bohannon  va  rapidement enchainer  album sur album avec beaucoup de frénésie  entre 1973 et 1975 jusqu'à cet 'Insides out '  septième  disque  enregistré   qui va  rencontrer  un  franc succès sans  pour autant  faire  de lui un poids lourds de la  scènes  Funk US

"insides out " comporte sur la  face A  deux ' tueries  funk ' incontestables  ' foot stompin music  ' et ' disco stomp'

Le  style musical de Bohannon  identifiable instantanément  peut se  définir  comme  plutôt  avant-gardiste  ( gimmicks  ,   boucles  musicales  répétitives  et  hypnotiques , )

Cet  album totalement  irrésistible en face A lève toutefois le pied en  face B  , les belles  balades ( "thoughts and wishes "  , love is fading ") bien que parfaitement orchestrées et soutenues par  la voix suave  de Carolyn Crawford ne  sont pas  du niveau des  titres  "dansants" de cet  album  qui a l 'image de son auteur  mérite d'être (re)découvert.

 

Hamilton Bohannon -   foot stompin'  music


podcast

16:12 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

02/09/2016

Little Miss Sunshine (jonathan Dayton & Valerie Fris -2006)

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Et la petite Olive Keener , 7 ans  petite boulotte a  lunettes d'Albuquerque , 25 ème et dernière candidate du concours californien  de Little Miss sunshine’ s’avance sur la scène , personne ne sait a cet instant  précis  ce qu’elle a secrètement préparée en cachette depuis des mois avec son grand-père , ni sa famille qui l'accompagne ,ni encore  moins les spectateurs du concours et tous ensemble nous allons assister  médusé le temps d’un ‘Super freak "déchaîné a l’explosion d’une Amérique décomplexée  ,a la revanche de l’être ou plutôt du bien  - être sur le paraître

 

Rien que pour cet épilogue  rafraîchissant et jubilatoire Little Miss sunshine mérite d’être vu par tous .

A la fois film d’auteur  et véritable comédie qui flirte parfois avec le burlesque  Little Miss Sunshine s’inscrit dans la lignée de films comme ‘the Full monthy ‘ ou encore ‘priscilla ,folle du désert ‘ 

 

Les comédiens sont tous  formidables  mais il convient de mentionner Steve Carell acteur dont la présence et la puissance  comique indéniable  nous rappelle par moment   Peter Sellers , Jim Carrey  ou  Jacques Tati  , ici  dans le rôle de Frank , homosexuel suicidaire , spécialiste de  Proust il compose un personnage irrésistible de délicatesse et d’humour.

A ses cotés Paul Dano(Dwayne)  l’adolescent  silencieux volontaire  et qui avoue détester  le monde entier y compris sa propre famille  est également une  vraie  découverte .

Réalisé par Jonathan Dayton et Valérie Fris le couple (a la ville) s’est illustré auparavant dans la réalisation de clips vidéos pour R.E.M , Oasis ou encore les Red Hot Chili Peppers  , ce passage au long métrage (il leur a fallu 8 ans pour mener a terme leur projet) est une réussite complète.

Il est évident que le public chavire de bonheur face a cette chronique douce amère , road movie thérapie  et portrait croustillant d’une certaine Amérique  dans la laquelle il est beaucoup question  d’ambition , de gagnants , de perdants mais dans lequel  au bout du compte les ‘Losers ‘ ne sont pas ceux qu’on attendait ;les dialogues ciselés  font mouche (le film est  a voir évidemment en V.O) ,la mise en scène est simple , sans  fioriture et laisse la part belle  aux comédiens qui incarnent cette famille Keener totalement déjantée  une famille qui bien qua la limite de l’irresponsabilité  reste de bout en bout attachante et humaine.

12:59 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

Pelé , Naissance d'une legende (Jeff & Michael Zimbalist - 2016)

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Sorti en aout 2016 directement  en DVD (c'est rarement  bon signe) Le Biopic  sur Pelé ne  fera pas  date malgré de  bonnes  intentions évidentes.

La tâche était immense voire insurmontable et même si le film se concentre sur l'enfance  du roi Pelé  jusqu'à la coupe du monde 1958 en Suède  (remportée 5 a 1 par le  Brésil ) l 'ensemble  est d'un niveau très moyen et cela pour de multiples  raisons

Soyons bon public  et  avouons que  la  première  partie peut s'avérer séduisante (les  favelas, l 'enfance) , la  seconde , en revanche  ( des  que le  jeune Pelé quitte  sa famille et son village  pour  intégrer  le club De  Santos  puis l 'équipe nationale  du Brésil) est d'une  nullité confondante

Inévitables clichés  ,vision du football totalement irréelle   a tel point que par moment  Pelé  n 'est plus  un joueur  de  football  mais  une  bête  de  foire , un artiste  de  cirque , a trop vouloir en faire dans le  spectaculaire (ralenti a l 'appui) les  scènes de  stade  et  de  match frôlent  (de  très près)  le  ridicule d'autant  plus  que le duo de réalisateurs filment tout ca  avec  peu de conviction  et  un manque de passion évident.

Le choix des acteurs peu paraître surprenant, les autres joueurs de l'équipe sont de toute évidence  trop âgés ( sans  doute  pour  renforcer le coté  précoce  de  Pelé) on a parfois l'impression  qu'il sont tous trentenaire ou davantage .

Un langage footballistique totalement inapproprié  (les   scènes  de  vestiaires  ou  d'entrainement  c'est a  se  tordre  de  rire  )

le discours abusif autour de la Jinga ( ca  sort  d'où? ) le film  nous présentant  ca  comme  un  "truc " de  sorcier , un  fluide  magique presque  spirituel  alors  que c'est  tout  simplement "le foot  des  rues " "le foot des  plages  "  avec  ses  acrobaties et sa  gestuelle  héritée de la  capoeira 

le réalisateur qui utilise  en fil rouge  la défaite  du Brésil chez  lui contre  l 'Uruguay  en coupe du monde 1950 et le  traumatisme  qui  suivit cette  défaite  historique (ils  ont  remis ca  en 2014 éliminés   7 a 1 par  l'Allemagne  en  demi  finales ) essaie tant bien que mal de politiser et  de  donner  un peu de matière  et une approche   patriotique  a  son  film mais  en  vain l 'ensemble  reste  tiède sans  âme  , sans  ferveur

Malgré une prestation sympathique des deux  acteurs  interprétant  Pelé (enfant  puis  adolescent) il manque incontestablement a  ce Biopic de la magie, de la  passion.

et puis franchement un Biopic  sur  Pelé  sans  la langue  brésilienne  quel invraisemblable gâchis!

Pelé  investi personnellement  dans la  production de  ce  film a clairement  manqué  de  vista   ,le film a l 'image  de  son  "caméo" d'une  vingtaine  de  secondes  (peu subtil ) est lourd et sans grand  interet

 

 

 

 

 

03:08 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

30/08/2016

New York ( Lou Reed 1989)

 

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En Octobre prochain Lou Reed nous aura quitté depuis 3 ans

j 'ai beau y penser et me retourner ca dans tous les sens je n 'arrive toujours pas a m ' y faire

Lou Reed est mort et Lou Reed a l'image d'Alain Bashung  me manque  voila c'est ainsi et je n 'y peut rien.

a l'écoute récente (et soutenue) de ' New York ' son album de 1989 une évidence m'est clairement apparue

Cet Album attachant est certainement (deja en 89 )son testament musical 

le Lou donné pour fini et lessivé  ne vient-il pas de traverser les années 80 dans une période de désert artistique complet?

en effet difficile d 'imaginer a l'écoute du (très) moyen 'new sensations (1984) et surtout du calamiteux ' Mistrial ' (1986) que le new yorkais offrirait au rock cet album de retour en grâce.

car c 'est effectivement avec un disque phénoménal que l'ange noir du rock revient et frappe un grand coup

Disque rock , disque testament et bien sur disque hommage a New York ... mais pas seulement car  

s'entourant solidement de Mike Rathke a la guitare ( en n'oubliant pas de préciser sur les notes de pochettes que Rathke est a droite sur les enceintes et lui se situant a gauche ...... faut   quand même pas déconner.....) de Rob Wasserman a la basse et de fred Mahler a la batterie il surprend  tout le monde , public  et  critiques  confondus avec  cet  album  qui le  replace  parmi les   grands  auteurs  compositeurs  de  son  époque

Coté musiciens additionnels il offre une place a la batterie a Maureen Tucker ( qui officiait comme chacun sait derrière les futs du velvet underground) sur deux titres

Quant a l 'album et a son contenu on est sous le choc de sa cohésion ,de  sa puissance retenue  et de la variété des thèmes abordés

Lou Reed a toujours écrit d es textes aiguisés plein d'une poésie sombre , cette fois il enfonce encore le clou et offre pour cette rédemption musicale avec des chansons incroyables , livrant un portrait en plusieurs tableaux   de la société américaine il dénonce ses injustices ,ses rêves brisés, sa corruption , sa déliquescence, ses anachronismes.

Si tout l 'album brille par son évidente cohérence et  par  sa  grande  maturité intellectuelle des titres cependant se démarquent

Romeo had Juliette qui frappe fort d'entrée , un  texte magnifiquement ecrit   et qui compare la décadence de Manhattan a la chute de l 'empire romain

'I 'll take Manhattan in a garbage with latin written on it

that says it's hard to give a shit these days"

 

je mettrai Manhattan dans un sac poubelle avec ces mots ecrits en latin '

difficile d'en a voir quelque chose a foutre aujourd'hui' 

 

'Halloween parade " terrible carnaval et  galerie incroyable  de personnages   marginaux fidèles a  l'univers et l 'artiste ou l'ombre du sida et de ses ravages sinistrement

 

dirty boulevard ' critique non dissimulée  de l' administration Reagan et de la politique libérale   qui ruinent une partie de la population et  qui entraine des écarts de niveaux de vie

movie stars arrive by limousine

but the lights are out in the mean streets  '

 

les vedettes arrivent en limousine

mais les ruelles   mal famées sont plongées dans le noir

 

the beginning of great adventure et son intro jazzy ou il aborde la paternité

it could be fun to have a kid  that I could kick around

a little me to fill up with my thoughts

a little me or he or she to fill up with my dreams

a way of sayin' 'life is not a loss'

 

ce serait marrant d'avoir un gosse a qui donner des coups de pied au cul

un moi miniature a remplir de mes pensées

un petit moi, un petit gars, une petite nana q qui refiler mes rêves

histoire de dire que la vie n 'est pas du gâchis

 

busload of faith ou le terrible constat de l ingratitude du monde moderne

'you can't depend on a wiseman

you can't find them because they're not there

you can depend on cruelty

crudity of thought and sound

you can depend on the worst always happening

you need a busload of faith to get by

 

on ne peut pas compter sur les sages

on n'en trouve pas , ca n 'existe pas

on ne peut compter que sur la cruauté ,les mots et les pensées vulgaires

on peut compter sur le pire

il faut un océan de foi pour s'en sortir

 

"dime store misery" une des pièces incontournables de ce disque admirable ou il evoque la perte de Warhol mais également la rédemption (sa  rédemption ?)

' I was sitting ,drumming , thinking thumping, pondering

the mysteries of life

outside   the city shrieking screaming whispering

the mysteries of life

ther's a funeral tomorrow a st Patrick's

the bell wiill ring for you

what must you have been thinking

when you realized the time had come for you,?

 

j 'étais assis , songeur , énervé , furieux

je méditais sur les mystères de la vie

dehors la ville hurlait , criait, murmurait

les mystères de la vie

il y a une cérémonie demain a st Patrick

les cloches sonneront pour toi

a quoi pensait tu

quand tu a vu que pour toi le moment était venu?

 

au crépuscule des années 80 donc Lou Reed signait un retour inespéré avec ce disque important et personnel et soudain je me rappelle le concert auquel j'ai assisté a l Olympia ou surprenant son public il annonçait qu'il interpréterait l'album 'New York ' en entier dans l'ordre chronologique des chansons

je n'avais pas conscience d'assister alors a l 'un des événements les plus importants de ma vie d 'auditeur , j en mesure la portée aujourd'hui qu'il n'est plus la

car c'est terrible

Lou Reed n 'est plus

et il me manque encore.

 

Lien vers le post  hommage a Lou Reed  du 28.10.2013

R.I.P Lou Reed (1942-2013)

 

 Lou Reed  -  the beginning of great adventure


podcast

 

Lou Reed -  busload  of  faith


podcast

 

 

 

 

00:42 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)