11/09/2016
La nuit des revenants ( Ed Wood -1958 )

Quand il réalise ce joyau imbécile Ed Wood est au bord de la ruine, Plan 9 from outher space l’a laissé sur la paille, aussi pour tourner ‘La nuit des revenants ‘ (Night of the ghouls) la pseudo suite de ‘ la Fiancée du monstre ‘ (bride of monster ) les moyens sont limités , très limités même puisque le film dure 1h15 soit la durée minimum pour être considéré comme un ‘long –métrage’ .
Jamais Ed Wood n’est tombé aussi bas dans la pauvreté a tout les niveaux , scénario inexistant - acteurs nullissimes (fantômes et policiers tous aussi mauvais et pourtant irrésistiblement drôles ) - raccords totalement ratés - utilisation de stock - shot (films de prévention civique) sans aucun rapport avec l’histoire , effets spéciaux a trois sous a la portée d’un gosse de dix ans ( la scène de spiritisme avec trompette volante et squelettes a perruques vaut a elle seule de visionner ce film absurde et kitsch).
Le réalisateur fauché a si peu de moyens que la majeure partie des plans n’est tourné qu’une seule fois alors tant pis pour les ratés (fous rires des comédiens – chutes) les maquillages sont grotesques , Lobo qui annone des ‘heu heu ‘ a faire pleurer de rire) ou sommaires (le mage enturbanné a la Pierre Dac qui s’appelle, il fallait oser le Docteur Acula ).
Pour la petite histoire totalement sans le sou Ed Wood n’aura même pas les fonds nécessaires au développement de son film qui sera exhumé 20 ans plus tard .
Mort depuis 5 ans il est devenu malgré lui un metteur en scène culte et son film a désormais les allures d’un petit bijou sorti d’un au- delà cinématographique quelque part entre naïveté géniale et supercherie évidente.
Cette incroyable Nuit des revenants est a voir au moins une fois dans sa vie pour savoir de quoi il retourne.
Fous rires assurés.
Le clou du film la terrifiante séquence de spiritisme admirez les effets spéciaux
http://www.nanarland.com/play_video.php?vid=83
19:49 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ed wood, la nuit des revenants
Superfly Original Film Soundtrack (1972)

attention vous etes prévenu , voici un disque donc vous ne pourrez plus vous passer une fois qu'il aura fait sa place parmi les favoris de votre discothèque et j'envie tout ceux qui ne l'ont jamais encore mis dans leur lecteur car cet album absolument fantastique va les clouer sur place.
Enorme succès de la Blaxploitation , vendu a 1 million d'exemplaires et nommé 4 fois aux Awards en 1972 Superfly est bien davantage qu'une simple bande originale de film
On peut dire que son auteur Curtis Mayfield écrit ici une page de l'histoire de la musique black. rivalisant de génie avec James Brown , Isaac Hayes. ou Marvin Gaye.
Les deux singles qui en seront extrait 'superfly 'et surtout l'incroyable 'Freddie 's dead sont véritablement époustouflants.
Immense artiste soul et auteur de titres que l'on a déjà inscrits au panthéon de la musique Curtis Mayfield aura marqué son époque notamment avec son groupe 'the Impressions '
On se souviendra de ' It's all right ' , de 'keep on pushing '(qui servira de musique de ralliement pour le mouvement des droits civiques de martin Luther King ) et surtout de People get ready enregistré en 1965.
La carrière solo de Curtis Mayfield sera plus chaotique ; il réalisera des albums inégaux avant de livrer a la face du monde cette pure merveille de funk et de soul
Paraplégique suite a un accident survenue sur scene en 1990 (chute d'une rampe de projecteurs) il ne mettra pas fin a sa carrière mais ne se remettra jamais de ce terrible accident
Grand diabétique il sera amputé d'une jambe en 1998 et décèdera en 1999
Superfly fait partie des ces bandes originales qui marquent leurs époque , le film (une serie B)dans le cas présent est secondaire , reste cette bande son redoutable et fantastique , "groovy" et "funky" qui chaloupe et nous régale.
Curtis Mayfield - give me your love
19:28 Publié dans cinéma, Musique | Lien permanent | Commentaires (0)
09/09/2016
Quand John Wayne et Ahmet Ertegun manquaient (Cruellement ) d humour



En ecoutant récemment (chronique ici ) Le Goats head soup' des Rolling Stones voici que me revient en mémoire les anecdotes liées a l'une des chanson de cet album trop sous-estimé a savoir "star star" une chanson tres rock sous influence Chuck Berry ( écoutez l'intro) qui a la base aurait du s'appeler starfucker
Ultime chanson de l'album ce titre sera l une chansons que le groupe jouera souvent en 'live' écrite par Keith Richards elle évoque les groupie , les fans dont les membres du groupe (voir bio respectives faisaient un usage très......excessif
C'est d'abord Ahmet Ertegun fondateur du label Atlantic Records qui manque de s'etrangler en découvrant la chanson et exige le changement du titre en "star star" , pire il ordonne que l 'on change les paroles sur le livret intérieur et propose en lieu et en place de "starfucker" un ridicule "starbucker"
pas de limite a la fausse pudibonderie et a la bêtise chronique
Puis C'est john Wayne gracieusement cité dans la chanson qui s'en mêla via ses avocats qui exigèrent la disparition pure et simple de son nom
L ingénieur du son laissait entendre que cela serait impossible les enregistrements étant bouclés et réussirent a convaincre le cow boy en colère ( et pas très cool sur ce coup la) qu on mettrait un écho sur le passage ou son nom est cité ce qui fut fait effectivement
IL faut croire que Steve Mc Queen autre acteur cité qui plus est de manière nettement plus explicite (voir paroles et traduction ci dessous) avait un sens de l humour (ou du second degré) plus aiguisé car contrairement a John Wayne le texte le fit quant a lui plutôt bien marrer
Jagger et sa bande se plièrent a ces exigences ridicules mais histoire de rester corrosif il illustrait l interprétations live de ce titre par l'apparition au pied de la scène d'un phallus gonflable géant resté célébre des concerts de cette formidable période. (voir live ici)
Ne lâchant rien a l 'affaire John Wayne VS Rolling Stones le groupe rancunier (a juste titre) se fit un plaisir infini lors de la reddition CD de l 'album John Wayne ayant trépassé déjà depuis 1979 de ressortir le titre débarrassé de l 'Echoc masquant le nom du cow boy décédé
pour la petite histoire sur le destin liant Ahmet Ertegun et les Stones
Le , Ahmet Ertegün assiste à un concert des Rolling Stones à New York, pour l'anniversaire de l'ex-président des États-Unis Bill Clinton, concert filmé par Martin Scorsese pour son documentaire sur le groupe, Shine a Light.
En coulisse, Ertegün, âgé de 83 ans, glisse sur le sol et se cogne durement à la tête. Emporté à l'hôpital, où il sombre dans le coma, Ertegün y décède quelques jours plus tard.
Scorsese lui dédie son film. Mick Jagger apprendra l'accident après le concert, son entourage considérant que le prévenir avant son entrée en scène l'aurait beaucoup trop bouleversé
The Rolling Stones star star (Starfucker Uncensored version )
STARFUCKER
BAISEUSE DE STAR (GROUPIE)
Baby, baby, I've been so sad since you've been gone
Bébé, bébé, je suis si triste depuis que tu es repartie
Way back to New York City where you do belong
A New York, la cité qui est la tienne,
Honey, I miss your two-tone kisses
Chérie, tes baisers à deux-tons,
Legs wrapped around me tight
Tes jambes serrées autour de moi me manquent
If I ever get back to fun city, girl
Si jamais je reviens à Plaisir-Ville, ma fille
I'm gonna make you scream all night
Je te fairais hurler toute la nuit
Honey, honey, call me on the telephone
Chérie, chérie, téléphone-moi
I know you're moving out to Hollywood
Je sais que tu te déplaces jusqu'à Hollywood
With your can of tasty foam
Avec ton vase de liqueur savoureuse (1)
All those beat up friends of mine got to get you in their books
Tous mes amis déjantés veulent t'avoir dans leur carnet d'adresse
And lead guitars and movie stars
Et les guitaristes et les stars de ciné
Get their tongues beneath your hood
Veulent passer leurs langues entre tes lèvres (2)
Yeah, you're a starfucker, starfucker,
Oui, t'es une baiseuse de star, baiseuse de star,
Starfucker, starfucker, star
Baiseuse de star, baiseuse de star, de star
Yeah, a starfucker, starfucker,
Ouais une baiseuse de star, baiseuse de star
Starfucker, starfucker, star
Baiseuse de star, baiseuse de star, de star
A starfucker, starfucker, starfucker, starfucker, star
Une groupie, groupie, groupie, baiseuse de star, de star
Yeah I heard about your Polaroids,
Oui, j'ai entendu parlé de tes polaroids
That's what I call obscene
Moi j'qualifie ça d'obscène
Your tricks with fruit was kind of cute
Tes jeux avec les fruits sont mignons
I bet you keep your pussy clean
Je parie que tu gardes ta chatte propre
Honey, I miss your two-tone kisses
Chérie, tes baisers à deux-tons
Legs wrapped around me tight
Et tes jambes serrées autour de moi me manquent
If I ever get back to New York, girl
Si jamais je reviens à New York, ma fille
I'm gonna make you scream all night
Je vais te faire hurler toute la nuit
Yeah, you're a starfucker, starfucker,
Oui, t'es une baiseuse de star, baiseuse de star,
Starfucker, starfucker, star
Baiseuse de star, baiseuse de star, de star
Yeah, a starfucker, starfucker,
Ouais une baiseuse de star, baiseuse de star
Starfucker, starfucker, star
Baiseuse de star, baiseuse de star, de star
A starfucker, starfucker, starfucker, starfucker, star
Une groupie, groupie, groupie, baiseuse de star, de star
Yes you are, yes you are, yes you are !
Oui, tu l'es, oui tu l'es, oui tu l'es !
Yeah, Ali McGraw got mad with you
Oui, Ali McGraw s'est mise en rogne
For giving head to Steve McQueen
Aprés la pipe que tu as faite à Steve McQueen
Yeah, you and me we made a pretty pair
Oui, toi et moi formions une sacrée paire
Balling through the silver screen
Pour baiser ceux du Grand Ecran
Honey, I'm open to anything
Chérie, je suis prêt à tout
I don't know where to draw the line
Je ne sais pas où m'arrêter
Yeah, I'm making bets that you're gonna get
Oui, je tiens les paris que tu vas te faire
John Wayne before he dies
John Wayne avant qu'il ne meure
Yeah, you're a starfucker, starfucker,
Oui, t'es une baiseuse de star, baiseuse de star,
Starfucker, starfucker, star, ooh
Baiseuse de star, baiseuse de star, de star, hou !
Yeah, a starfucker, starfucker,
Ouais une baiseuse de star, baiseuse de star
Starfucker, starfucker, star
Baiseuse de star, baiseuse de star, de star
A starfucker, starfucker, starfucker, starfucker, star
Une groupie, groupie, groupie, baiseuse de star, de star
Yes you are !
Oui, tu l'es !
A starfucker, starfucker
Une groupie, groupie,
Starfucker, starfucker, star, aaaaah yeah
Groupie, baiseuse de star, de star, aaaah ouais
A starfucker, starfucker
Une groupie, groupie,
Starfucker, starfucker, star, aah yeah
Groupie, baiseuse de star, de star, aah ouais
Yeah, a starfucker, starfucker
Ouais, une groupie, groupie,
Starfucker, starfucker, star, whoa
Groupie, baiseuse de star, de star, ouah !
Yeah, a starfucker, starfucker
Ouais, une groupie, groupie,
Starfucker, starfucker, starfucker
Groupie, groupie, groupie
Starfucker, starfucker, starfucker
Groupie, groupie, groupie,
Starfucker, starfucker, starfucker
Groupie, groupie, groupie
Yes you are, yes you are, yes you are !
Oui, tu l'es, oui, tu l'es, oui, tu l'es !
Ah yeah, owh, owh,
Ah ouais, oh oh
Give us a kiss, owh
Embrassons-nous, oh !
With a twist, owh
Avec fougue, oh !
Come on, little girl
Allez, petite fille
16:53 Publié dans Culture, divers, Musique, Société | Lien permanent | Commentaires (0)
Bevilacqua ( Christophe 1996)

Cet album véritable O.S.N.I (Objet Sonore Non Identifié) est totalement passé inaperçu lors de sa sortie en 1996
Disque maudit , disque incompris mais disque ambitieux il fut Qualifié de cyber-jazz ou de techno -pop par la critique, avant de devenir culte à la faveur du retour en grâce de Christophe dans les années 2000. Introuvable durant de nombreuses années, il a été réédité, à la demande du chanteur en 2011
C'est peu dire de cet album déroutant qu'il est en avance sur son temps
C'est peu dire aussi qu'il ne ressemble a rien de connu.
Génialement expérimental et sublimé par des trouvailles électroniques stupéfiantes il semble évident a son écoute qu'il contient déjà tout le terreau sur lequel Christophe va enregistrer 20 ans après ce 'Bevilacqua ''les vestiges du chaos un autre disque immense tout aussi étrange et fascinant , (et par ailleurs chroniqué (ici). sur ce blog )
On y retrouve (deja) une belle collaboration ( ' Rencontre a l'as Vegas' ou une partie de poker mis en musique ) avec Alan Vega , idole de toujours (qui fera un dernier tour de piste avec lui sur 'les vestiges du chaos ' en 2016 avant de tirer sa reverence )
Alien (tiens l 'anagramme d'Aline !) artistique hors des temps et des modes , toujours décalé , parfois déstabilisant mais d'un modernisme bluffant Christophe signait avec 'Bevilacqua ' ( de son vrai Patronyme comme pour enterrer définitivement Christophe ) un disque éblouissant qu'il est urgent de (re)découvrir .
Christophe - Shake it babe
Christophe - Qu'est ce que tu dis la
Christophe -le tourne cœur
02:37 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)
06/09/2016
Goats Head Soup (The Rolling Stones 1973)

Goats head soup donc
une soupe de tète de bouc! vous m 'en direz tant
En voila donc un album qui a engendré beaucoup de polémiques et de débats chez les fans des Stones
enregistré a la Jamaïque (Keith est interdit de sol français) cet album des Stones part avec plusieurs handicap
En premier lieu il arrive après une série de quatre immenses albums (l'âge d 'or définitif du groupe , nous le savons aujourd'hui) en second lieu le groupe est miné (Keith notamment mais pas que.... ) par l héroïne qui prend une place considérable au sein du groupe.
En effet depuis 'exile on main street' l 'album précédent enregistré en France (en 1972 ) la came vient s 'installer dans le quotidien des musiciens et perturbe le relationnel entre les membres a part entière du groupe et leurs prestigieux invités sur cet album (Nicky Hopkins , Billy Preston , Bobby Keys )
Enfin il y a sur "goat head soup" en Toute fin de face A une chanson qui fera beaucoup parler d'elle , une chanson qui va devenir l une des plus célèbres de leur discographie mais que les fans vont rejeter car elle ne correspond pas ce que les Stones ont pour habitude de produire
Angie puisque c 'est elle dont il s'agit va donc s'inviter dans cette " soupe a tète de bouc" pour perturber , parasiter l 'album
Rappelons pour la petite histoire que cette belle (très belle) balade (ah le piano de Nicky Hopkins !!!) créditée Jagger /Richards est en réalité une chanson que l'on doit a Keith tout seul (Jagger se contente juste de l interpréter)
on aura tout entendu sur l'origine de la chanson , on a longtemps raconté que le titre évoquait Angie Bowie ,on a parlé d'Angela Davis la passionaria black des seventies a qui les Stones avait consacrée une chanson sur 'exile '(sweet black angel') , on a également évoquée Anita Pallenberg ou encore Marianne Faithfull mais il semblerait que Keith ait juste choisi ANGIE pour Angela sa fille alors âgée d'un an.
en tout cas le tube énorme et inattendu de ce slow ( l'un des plus connus de la planète) va faire un peu (beaucoup) oublier le contenu pourtant excellent de ce disque très sous estimé
Soulignons que même si Keith y chante et plutôt bien ( 'coming down again ') il semble evident que si l'album précédent était un disque étiqueté 'Richards ' celui ci ne nous y trompons pas est un album sous contrôle Jagger
Avec Mick aux commandes donc 'goat head soup ' renferme quelques moments de haut vol notamment ' star star '( hommage non déguisé aux groupies ) avec son intro très ' Chuck Berry ' un titre flamboyant ou les deux guitaristes (Richard /Taylor) nous régalent
D'autres grands moments avec Dancing with mister D (D pour devil ?) qui ouvre l 'album et qui s'avère être une tuerie funky (on est a Kingston et le groupe découvre les sonorités de Marley), le bluesy 'silver train ' 'et winter ' (pourtant enregistré sans Keith ) qui est également une réussite incontestable
Seule peut être ' can you hear the music ' qui traine un peu en longueur est en deca de ce disque qui s'en tutoyer les sommets stoniens n 'en reste pas moins (avec ou sans Angie) un album important du groupe.
The Rolling Stones - 100 years ago
17:46 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)































































