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10/04/2016

29 novembre 1977 sortie de l'album le plus controversé du rock

never mind the bollocks,the sex pistols

Never mind the bollocks here’s the sex pistols était déjà un album millionnaire avant sa sortie officielle ; les commandes dépassaient largement les 125.000 copies et bien qu’il fût absolument interdit d’en faire la publicité l’album se retrouva sans problèmes N° 1 de toutes les listes britanniques dans la presse, la télévision et les radios.
Il n’y avait que 11 chansons sur les 50.000 premières copies et quelles chansons (anarchy in the U.K , pretty vacant, holiday in the sun, ) et on trouvait un 45 tours offert Submission ainsi qu’un poster de collages a l’esthétique purement punk caractéristique de cette époque.

Sur les copies suivantes Submission devînt la douzième chanson de l’album.


Ce disque fût enregistré de Mars à Août 1977

La polémique et les controverses autour de ce disque fûrent sans précédents.

Il dût notamment être retiré des vitrines immédiatement a cause de son titre irrévérencieux (On en a rien a foutre, les Sex Pistols sont là).

On attribue l’origine de ce titre célèbre a un marchand de hot-dogs qui répétait cette phrase chaque fois qu’il croisait Steve Jones et Paul Cook.


Quelques mois après la parution de l’album le mardi 17 Janvier 1978 le groupe se sépare brutalement dans une confusion totale. Le lendemain leur manager Malcom Mc Laren prononcera cette phrase resté célèbre « Le rock’n roll est mort».La suite appartient désormais a l’histoire du rock’n roll
Coup marketting de Mac Laren (après avoir tenté le coup aux States avec les Dolls), groupe de tarés junkies incapables de jouer trois notes, pseudos anarchistes de pacotille, on aura tout dit et tout écrit sur les Pistols mais leur apport au monde de la musique est incontestable
De par leur culot, leur energie, leur rage et leur non-respect pour toutes les valeurs bien en place en ces années post disco, pour avoir donner a une multitude de gamins l’envie de prendre qui une guitare, qui un micro les Sex Pistols certes moins engagés moins techniciens et certainement moins doués que leurs homologues direct sur le sol britannique les Clash, sont un des groupes essentiels de ces 25 dernières années
Météorite punk certes mais qui brille encore dans le ciel et sert de référence depuis des pas mal d’années à tout un tas de gamins pour qui la musique de Johnny Rotten et Sid Vicious donne l’illusion que tout est encore possible
Au dela des clichés etroits du ‘no future’et en omettant la ridicule reformation avortée des années 90 ce groupe qui peut se vanter d’etre l’un des plus connus au monde (pas mal pour des gamins qui au bout du compte n’auront livrés qu’un seul album officiel) est aujourd’hui incontournable.

le disque devenu culte fetera  l 'année  prochaine  ses 40 ans.



The Sex Pistols -  ' "pretty vacant '

 


podcast

 









lire sur  jimboland  23 avril 1978 sid vicious dynamite "my way"

http://jimboland.hautetfort.com/archive/2007/09/30/23-avril-1978-sid-vicious-dynamite-my-way.html




 

 
 

09/04/2016

It's only rock'n roll (The Rolling Stones 1974)

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Incontestablement le douzième album des Rolling  Stones restera  dans  les  mémoires  ,plusieurs  raisons  a cela a commencer  par  l 'inoubliable  pochette  mythique  signée  Guy Pellaert  ( qui signera la même  année celle  toute  aussi magnifique  de 'Diamond  dogs '  de  Bowie  et une  production assurée  par Jagger /Richards  en personne  (sous le pseudonyme des  'glimmer twins  ')

L'album  sorti en 1974  un an après  'goat head soup '  et le succès planétaire  de  'Angie  ' une période  difficile ou le  groupe  est miné par les  consommations  de  dope  excessives

Keith Richards vient  de perdre son ami Gram Parsons mort a 26 ans d'une overdose  , il est  toujours interdit  de  séjour  en  France suite aux débordements  lors  du séjour  sur la cote  d 'azur  pour l 'enregistrement  'exile  on a main street'  Mick Taylor  en  désaccord régulier  avec Keith va  bientôt  quitter  le  groupe  pour  céder sa place a Ron Wood  pourtant  dans ces  difficultés les Stones vont  enregistrer un album essentiel au titre légendaire   'it' s only rock'n roll  but I like  it  ( "Ce n 'est que  du rock  'n roll mais j 'aime  ca")

Le single  éponyme  sera  l'une  des  chansons emblématiques du groupe  et  un incontournable  des  concerts , un  titre  emblématique et un  véritable hymne

Mais  sur  cet album  entre  quelques titres  faiblards  ('dance little sister  ') et une reprise des Temptations  ( 'ain"t too proud to beg') recèle  des  titres  de  premier ordre  ' times waits for  no one  '  titre  fusionnel ou le  piano de  Nicky  Hopkins , les percussions  de Ray Cooper , les guitares puissantes   de  Taylor et Richards  font  merveille  ' luxury '  un titre   exotique qui lorgne  vers  le  reggae ' if  you can rock me  '  une  ode  aux  groupies , mais  aussi  et  surtout  ' fingerprint  file  '  titre  hallucinant   qui clôt  l'album  et  qui s'impose  comme l 'une  des  plus  grandes  chansons  jamais  enregistrées  par  les  Stones

Ce Titre phénoménal  qui  annonce  déjà le  virage 'funk '  que  prendra  le groupe  pour   l'album  qui  suivra  (' black  and  blue ' en  1976) est un pur régal ,Billy  Preston  fait des  prouesses  au claviers , Nicky Hopkins   est au piano , Bill Wyman  abandonne  la  basse pour  se charger  des  synthés , Mick Taylor  est ici  pour  la  dernière  fois   a la  guitare et Mick Jagger  susurre  d'une  voix  maladive  et plaintive sa  paranoïa des écoutes téléphoniques par  le F.B.I

 

 

And there's some little jerk in the FBI
Et il y a un petit connard au FBI
A keepin' papers on me six feet high
Qui garde un dossier sur moi de six pieds de haut
It gets me down
Ca me déprime
It gets me down
Ca me déprime
It gets me down
Ca me déprime

 

 The Rolling  Stones  -  if  you  can rock me


podcast

 

 

14:30 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

08/04/2016

Jim Morrison - Clap de fin

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Finalement  le secret  autour de la mort de Jim Morrison en juillet 71 à Paris n 'etait en fait qu'un secret de  polichinelle , en effet le livre de Sam Bernett  "The End -Jim Morrison " paru en 2007 chez privé  ne fait que confirmer de manière définitive des certitudes dejà acquises quant aux circonstances exactes du déces du chanteur mythique des Doors.

Il est vrai que l'on a toujours dit qu'une poignée de personnes détenait le secret concernant les faits réels survenus dans cette fameuse nuit  du 3 juillet 1971

Parmi les témoins  présents se trouvait Sam bernett alors créateur du club mythique 'rock'n roll circus' . L'homme qui aura passé une bonne partie de sa vie a fonder des endroits devenus celebres ( La tour de Nesle , le bus palladium , le Martine's ,le Malibu ) est devenu par la suite chroniqueur et journaliste a RTL  puis a Europe 1  il a écrit de nombreux ouvrages mais aura attendu  35 ans pour livrer sa vérité au travers d'un livre qui non seulement raconte dans le detail la dernière nuit tragique de Morrison mais dresse egalement  le  portrait d'une époque  qui fait aujourd"hui encore fantasmer tout les amateurs de musique.

Finalement il s 'avère que la rumeur persistante  selon laquelle Jim  serait mort d'une overdose dans les toilettes du rock'n roll circus  était bel et bien fondée.

Cette mort ne sera donc  au bout du compte ne sera qu'une banale et dramatique overdose d'héroïne , une dose trop pure  sniffée a la va-vite  par un homme physiquement  diminué par les excès en tout genres . Pour se rendre compte de l'etat de fatigue et de dégradation physique du leader charismatique des Doors il faut savoir que le medecin qui constatera le décès de Jim sera persuadé être en présence d'un cadavre d'homme de 50/55 ans (pour memoire Jim en avait 28) cette remarque en dit long sur l'état désastreux dans lequel se trouvait Morisson a l'été 1971 .

Epuisé par une infernale spirale  narcotique sans retour Jim va venir mourir dans les toilettes d'un club  branché  parisien . Il sera reconduit chez lui au 17 rue Beautreillispar les deux dealers qui l'avait fourni ce soir la .

Sorti discrètement par une porte dérobée ils vont le ramener  a son domicile ou l 'attend sa compagne Pamela Courson  une junkie hystérique et camée jusqu'à l'os qui va evidemment paniquer ,c'est elle qui mettra inutilement le corps  de Jim dans une baignoire remplie d'eau chaude  afin de tenter désesperement de le ramener a la vie  mais Morisson est mort et bien mort.

Elle téléphonera  ensuite a Alain Ronay  un ami commun qui va venir épauler une pamela totalement incapable de gérer cette situation. c'est le commissaire de police du IV  arrondissement de Paris  Robert Berry qui sera dépeché sur les lieux et conclu a une mort naturelle par arrêt cardiaque .

Entre temps Ronay a détruit toutes traçes suspectes qui pourrait faire penser au policier qu'il est en présence de toxicomanes (les  pilules , la cocaïne , l'héroïne  , l 'herbe  tout finit donc dans les toilettes ( au grand désespoir de Pamela

On donnera comme identité au cadavre James Douglas Morrison; poète et écrivain américain résidant a Paris et chose incroyable ; les services de police ne vont pas se douter   une seule seconde qu'ils sont en présence du célèbre artiste . Si en 2007  un tel fait peut surprendre il faut rappeler que les moyens d'informations et de communications sont alors bien différents d'aujourd'hui  et il semble évident que personne parmi les quinquagénaires des services médicaux ou policiers n'avaient jamais vus le visage de Morrison.

c'est ainsi que le permis d'inhumer va être délivré sous l'identité  figurant a ce jour sur la célèbre tombe du cimetière du pere Lachaise. Deux autres personnages  vont etre au plus près des évenements , tout  d'abord Agnes Varda la cinéaste , compagne du réalisateur jacques Demy ,trés liée avec  Jim va apporter son soutien et va aider a l'organisation des funérailles de ce dernier , le second personnage  est un aristocrate décadent et drogué le comte Jean de Breteuil ami intime de pamela alors en concubinage avec Marianne faithfull,l'homme  fournisseur d'héroïne du tout paris   va prendre immédiatement la poudre d'escampette (sans jeu de mot sur le mot 'poudre ') et filer a Tanger au Maroc (Ce personnage peu recommandable étant dejà interdit de séjour sur les sols américains et britanniques).

 

438b4450cef081a87676f7eb0bdfde92.jpgC'est donc dans un anonymat total que sera enterré Morisson  le  7 Juillet  1971 en présence de Pamela CoursonAgnès Varda , Alain Ronay ; Robin Wertle (secrétaire canadienne de Jim) et de Bill Siddons, le manager du groupe débarqué de Los Angelès.

Un enterrement sans fleurs ni couronnes ou pamela lut quelques  lignes de 'the célébration of the lizard'. Ce n'est qu'après cette cérémonie intime pour ne pas dire secrète que Siddons annonça officiellement a son retour aux états-unis le déces officiel de Morisson .

Il semble clair que le manager avait voulu ainsi éviter que se reproduise les débordements médiatiques vus apres les déces de janis Joplin et de Jimi Hendrix .

Bien entendu des rumeurs fantaisistes s'installerent , certains resterent persuadés que Morisson était vivant (personne n'avait reéllement vu le corps dans le cerceuil) mais cependant il semble totalement certain que tout s'est vraiment passé ainsi .

Jim Morrison  ,le poète ignoré ,chanteur adulé mal dans sa peau ,auto destructeur maladif venu  s'exiler a Paris pour rompre avec un systeme qui semblait le répugner y est mort tragiquement venant ajouter son nom a la terrible liste des victimes de la dope .

La legende ne faisait alors que commencer.

 

 

 
 

Le Parfum ,Histoire d'un meurtrier (Tom Tykwer-2006)

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Avant d’être un long-métrage  Le Parfum est un roman de l'écrivain allemand Patrick Süskind écrit en 1985. Son titre complet est Le Parfum, histoire d'un meurtrier .

En 30 ans, ce best-seller a été traduit en 45 langues et vendu à 150 millions d'exemplaires. Patrick Suskind  a longtemps hésité a confier l’adaptation du « Parfum » au cinéma  il aurait souhaité  que ce soit Stanley  Kubrick qui l’adapte mais le projet n’aboutit pas ,  successivement Martin  Scorsese , Ridley Scott , Milos Forman et Tim Burton s’y intéressèrent mais toujours sans résultat . Et soudain en 2006 contre toute attente Suskind accepte de ceder les droits et c'est a Tom Tykwer ,un réalisateur allemand que va incomber la (trés) lourde tâche de porter a l'écran ce livre fulgurant  qui a atteint depuis toutes ces années un statut de livre-culte.

L'ampleur de la tâche  semblait  pour beaucoup insurmontable ; le roman ayant la réputation d'être totalement inadaptable aussi il faut en tenir compte dans le jugement porté au regard du film. L'adaptation est plutôt fidèle et le personnage énigmatique de Jean Baptiste Grenouille est interprété avec beaucoup de justesse par Ben Whishaw , jeune comédien britannique  (qui parait-il aurait été préféré a Orlando Bloom ou a Johnny Depp ?) tandis que les rôles secondaires sont confiés a Dustin Hoffman (le parfumeur Baldini) et Alan Rickman (Antoine Richis) .

Même si certaines scènes sont a mon sens trop volontairement 'tape a l'oeil ' ,en particulier le début qui frise le film 'gore 'a force de vouloir insister sur les conditions épouvantables de la vie du peuple au XVIII éme siécle  le film  est une brillante reconstitution de la vie incroyable d'un personnage aussi mysterieux que cruel ,   aussi incompris que solitaire .

Le destin de Grenouille l'enfant de nulle part  survivant des bas-fonds   l'enfant qui n'avait  pas d'odeur mais qui était capable de ressentir touts les parfums  du monde , de les identifier , de  les mémoriser , de les melanger  jusqu'a l'obsession et la folie et qui cherche a créer l'essence divine , le parfum de  l'amour , est totalement fascinant .

La séquence du procès de Grenouille est proprement stupéfiante  tout comme la destinée finale de ce personnnage hors du commun .

Nul doute qu'entre les mains d'un Kubrick ou d'un Forman nous aurions eu un tout autre film avec  davantage de créativité , de personnalité  et de prise de risque cinématographique mais il faut rester objectif et reconnaitre que  Tom Tykwer , même s'il ne réalise pas  un grand film s'en tire  bien et car il  se contente  avec beaucoup d'application de coller le plus possible au roman de Süskind en nous offrant au final un résultat plutôt satisfaisant. 

 

 
 

Revoir Dewaere

 

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Revoir Patrick Dewaere disparu voici bientôt 34 ans dans les circonstances tragiques que l’on connaît, et redécouvrir  cet immense comédien  à fleur de peau habité d’une intensité dans son jeu d’acteur  qui le plaçait déjà  parmi les plus grands de la profession et se souvenir de cette terrible réplique dans préparez vos mouchoirs ; chef d’œuvre de Bertrand  Blier, film incompris dans la frileuse France giscardienne de l’époque et  acclamé partout ailleurs dans le monde décrochant même l’oscar du meilleur film étranger a Hollywood en 1979  , film inoubliable  ou Dewaere parlant de Mozart a Depardieu lui dit - «  tu te rends compte, a 35 ans il est mort le mec, tu te rends compte de la perte ».
Cette réplique nous reviendra en mémoire quand le 16 juillet 1982  en plein tournage de Edith et Marcel  de Claude Lelouch en  rentrant  chez lui impasse  du moulin vert a Paris il se  tirera une balle de 22 long rifle dans la bouche. Il avait 35 ans

Dewaere, enfant de la balle, comédien des l’age de 4 ans  était un chien fou, un électron libre totalement incontrôlable, un  personnage entier ; un type épatant, celui qu’on aurait aimé avoir pour copain ou pour frangin, il aura traversé le paysage cinématographique française comme une tornade laissant au passage des interprétations inouïes dans des films transcendés par sa présence et son talent.
De l’inoubliable Pierrot des Valseuses (1972) a Marc le moniteur de colo  de ‘la meilleure façon de marcher (1976) le premier film de Claude Miller, en passant par son rôle du juge Fayard dans le film de Yves Boisset (1977) ou encore celui de Stéphane le professeur de sport de préparez vos mouchoirs (1979) ou du candide François  dans  coup de tête de jean –jacques Annaud (1979) tous ses rôles sont remarquables et Patrick y est chaque fois merveilleux de spontanéité et de charisme
Et puis arrive Le film, celui qui va installer Dewaere au panthéon des comédiens, celui qui va faire taire les fines bouches et clouer le bec aux plus réticents, ce film sera réalisé par Alain Corneau et sera une adaptation du romancier américain Jim Thompson  et il s’appelle Série noire.
Dire que Patrick Dewaere habite le film serait  trop simple, il est tout simplement touché par la grâce dans son interprétation de Franck Poupart, représentant de commerce minable entraîné  dans une spirale infernale de violence et de mort. Dewaere ne se contente pas dans ce film de jouer, il s’implique physiquement dans le rôle  et réussit l'exploit de faire  surgir l’émotion dans cet univers sordide et glauque.
Comme Dean dans la fureur de vivre ou Brando dans sur les quais, il se dégage de son interprétation  une  étrange impression animale et  attractive et on devine lorsque on découvre abasourdi le film la première fois que Franck Poupart va hanter le cinéma français pour longtemps.
Non content d’avoir asséné un choc avec le film de Corneau Patrick Dewaere va coup sur coup nous éblouir encore avec deux films réalisés par deux metteurs en scène totalement opposés mais qui ont su chacun saisir et mettre en avant son immense talent. Il semble évident que  Dewaere a mis beaucoup de lui-même dans Un mauvais fils et son interprétation dans le film de Claude Sautet est criante de vérité et de sincérité, il y est tout simplement exceptionnel dans le rôle de Bruno ex – taulard  toxicomane  qui tente de renouer avec un père et une société qui l’ont laissé en rade.
Sans juger, sans donner de leçons de morale gratuite mais en s’attachant a humaniser ses personnages Sautet qui s’éloigne avec ce magnifique film de l’univers bourgeois qui l’a souvent caractérisé réussit un film précieux et rare plein de pudeur et d’émotion, jamais Dewaere n’a été aussi bien filmé, jamais il n’a ete aussi bouleversant.
En 1981 Bertrand Blier est un metteur en scène qui dérange et dont les films ne laissent jamais indifférents, avec lui, on adore ou on déteste et bon nombre de ses précédentes œuvres ont déclenchés de vives polémiques, on se souviendra bien sur des valseuses (1972) mais aussi  de Calmos (1976) ou encore de Buffet froid (1979) et de tenue de soirée (1986) qui ont divisés la critique.
Dewaere connaît bien blier , c'est un peu son père spirituel  il a travaillé avec  lui  sur deux films essentiels de sa  carrière  aussi après le triomphe (tardif) des valseuses et l’échec (en France) de Préparez vos mouchoirs c’est tout naturellement que Blier propose a son acteur fétiche  le rôle délicat de Rémi dans le sulfureux Beau-père , film qui va encore une fois déclencher autant d’enthousiasme que de sifflets ce qui ne sera pas sans rappeler le scandale provoqué quelques années auparavant par un film traitant du même sujet Lolita de Stanley Kubrick .
Evidemment ces films la ne doivent pas faire oublier les autres films ou l’acteur nous a régalé, de  l’univers underground de Claude Faraldo "Themroc "(1971) aux réalisations décalés de Maurice Dugowson "Lily aime–moi "(1975) " F comme Fairbanks" (1975) de son rôle de gilles dans le superbe Hôtel des Amériques d’André Téchiné au coté d’une Catherine Deneuve sublime jusqu'à son dernier rôle dans Paradis pour tous film ambitieux  d’Alain   Jessua  sorti après sa mort  ou ironie du sort il interprétait un homme rescapé d’une tentative de suicide.
 Dans tous ces films majeurs ou mineurs (la clé sous la porte (1978) -Mille milliards de dollars (1982)qu'il s'agisse de  chefs d’œuvres incontestés  ou de  ratages intégraux (Psy (1981) – plein sud (1981) Paco l’infaillible (1982) dans tous ces films importants ou secondaires il y a  les instants de magie et de grâce apportés par la présence de ce comédien unique dont la  folie , la pudeur, la générosité et surtout l’immense talent  dépassent le cadre de l’écran.
Aujourd’hui on connaît un peu mieux les démons qui hantaient sa vie, un mal de vivre existentiel, une toxicomanie envahissante, une grande instabilité chronique , une grande lassitude  mais rien qui  n’explique vraiment les raisons de son geste fatal.
On se rendra compte  un peu tard que la profession ne l’aura jamais récompensé ,pas le moindre césar malgré de nombreuses nominations , des critiques souvent injustes dans des films magnifiques ,une vie privée  bafoué par une presse sans scrupules (ça n’a pas beaucoup changé depuis  ,bien au contraire)
Alors Patrick Dewaere un soir d’été 1982 a fait le grand saut  courage ou lâcheté a chacun de voir?

la seule vérité c’est qu’il nous laisse TOUS  orphelin d’un acteur irremplaçable  

 

 

 

 
 

05/04/2016

R.I.P Gato Barbieri (1932-2016)

 

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sa  disparition discrète aux premiers jours d 'Avril me rend particulièrement  triste  car Gato Barbieri est  l'artiste  qui m 'aura  ouvert 'les portes '  du Jazz

C 'est par  lui  et par  la  formidable  bande  son de ' Last tango  to Paris  ' (grammy award 1972)  que  mes oreilles  se  sont ouvertes au tempo

prémices  des  futures  découvertes  fondamentales  de ma  vie  (Miles , Coltrane , Errol Gardner, Chet , Mingus et  tant  d'autres.......) c 'est bien lui et personne qui fut pour moi le  tout  premier.

La musique  de  Barbieri  aura  toujours  rendu hommage a ses origines sud américaines, elle aura depuis  des  décennies brulée  toujours  des milles  feux  du soleil  de  l 'argentine partagée entre sonorités latinos et free jazz débridé.

Gato Barbieri aura  trainé son sax  ténor  sur des dizaines d'albums avec plus ou moins de succès  mais  toujours une authenticité artistique sans  faille créant  un style  que  l'on baptisera le  latin jazz

Des albums toujours  brulants, toujours  habités et intenses , une silhouette  inoubliable   , large  chapeau  noir et  lunettes il restera le symbole  d'un jazz  félin  a l image  du prénom  qu 'il  s'était  choisi  ' Gato  '  (chat en  espagnol) en lieu et place  de  Leandro son prénom de  naissance

 

 

Gato Barbieri   - Last Tango in Paris ballad  [Varese Sarabande]


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