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20/02/2011

Top 100 100/36 - Tu ne me dois rien (Stephan Eicher 1991)

 

Cette chanson au titre énigmatique a toujours été ma favorite dans le répertoire de Stephan Eicher , les paroles et la musique de ce titre présent sur 'Engelberg ' un album  sorti en 1991  qui non seulement révéla l'artiste  mais lui aura surtout permis de conquérir un très large public  on toujours trouvés chez moi un écho et une résonnance particulière

Récemment lors d'une émission TV consacrée a l'indispensable Antoine De Caunes j'ai pu  voir une séquence mémorable et bouleversante d'émotion , ce soir la ,  Philippe Djian  l'un de mes écrivains cultes  ( devenu indissociable des textes de chansons d' Eicher depuis deja plus de 20 ans ) est venu chanter en duo avec Stephan Eicher ce titre sublime ( c'est aussi  l'une  des chansons favorites d'Antoine de Caunes)

Djian si il sait merveilleusement écrire ,  ne sait pas (du tout) chanter pourtant le duo  autour de cette  magnifique chanson fonctionnait parfaitement

Beaucoup d'émotion donc en découvrant cette inédite version de  'tu ne me dois rien'  de la bouche même de l'auteur qui a composé ce  texte bouleversant de justesse et de pudeur 

Ce titre figure depuis longtemps dans mon "panthéon" des chansons françaises incontournables  , écoute après écoute la chanson  semble se  bonifier , s'arrondir  pour prendre une dimension nouvelle portée  par la voix unique d'Eicher et le texte merveilleux de Philippe Djian

'Tu ne me dois rien ' est une chanson rare , une chanson a  part , une chanson qui fait indiscutablement partie de ma vie , bref c'est une chanson définitive de mon  top 100

 

Stephan Eicher - tu ne me dois rien -


podcast

 

 

 

 

Paroles

Je ne t'entend pas très bien
Il y a si longtemps
D'où m'appelles-tu? d'où vient
Ce besoin si pressant
De m'écouter soudain?
Les poules auraient-elles des dents?

Ma voix t'a-t-elle manque
Après bientôt un an?
Ce serait une belle journée
Et il n'y en a pas tant
Je sais me contenter
De petites choses a présent

On enterre ce qui meurt
On garde les bon moments
J'ai eu quelque fois peur
Que tu m'oublie vraiment
Tu as sur mon humeur
Encore des effets gênants

Mais tu ne me dois rien
J'ai eu un mal de chien
A me faire a cette idée
A l'accepter enfin
Est-ce qu'au moins tu m'en sais gré?
Chacun poursuit son chemin
Avec ce qu'on lui a donne
Mais toi tu ne me dois rien

Tu ne m'as pas dérange
Je vis seul pour l'instant
Mais je ne suis pas presse
Tu sais je prend mon temps
Tout est si complique
Tout me parait si diffèrent

On ne refait pas sa vie
On continue seulement
On dort moins bien la nuit
On écoute patiemment
De la maison les bruits
Du dehors l'effondrement

Je vais bien cela dit
Appelle moi plus souvent
Si tu en a envie
Si tu as un moment
Mais il n'y a rien d'écrit
Et rien ne t'y oblige vraiment

19/02/2011

New Rose Hotel (Abel Ferrara 1998)

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Depuis deja  pas mal de temps Abel Ferrara électron libre incontrôlable (et incontrolé) du cinéma propose a son public ( en a t'il vraiment un ?) un cinéma personnalisé étiquetté 'underground ' ou 'film d'auteur ' des étagères ou on range bien souvent tout et n'importe quoi.

New Rose Hotel n'echappe pas a cette  règle du film prétentieux et  si personnel qu'il donne l'impression de n'être destiné et compris qu'a son auteur lui même.

S'inspirant d'une nouvelle de Frank Gibson  (le pere de la littérature cyber-punk) Ferrara a pondu ce magma de film inachevé et décousu.

Le film pourtant bénéficie d'un casting de rêve Willew Dafoe (l'une des plus belles gueules cassée du cinéma U.S) , L'incontournable Christopher Walken (qui malheureusement ici en fait des tonnes et se caricature quelque peu ) et Asia Argento ,la fille du célèbre réalisateur italien qui illumine de sa beauté et de son regard noir de femme fatale les quelques scènes 'regardables 'de ce brouillon cinématographique

De quoi parle t' on ici ? d'un complot  invraisemblable autour d'un savant japonais , de virus, de trahison , de sexe , d'attirance aussi et  de rédemption (thème encore et toujours récurent chez Ferrara) bref , un imbroglio lourdingue truffé de dialogues faussement intelluctuels et pédants.

 

A trop lorgner du  côté de Lynch ou Cronenberg  véritables maîtres du genre Ferrara au final se couvre de ridicule et finit par irriter pourtant il reste un metteur en scène intéréssant lorqu'il daigne redescendre un peu sur terre et les films plus aboutis ou plus "terre a terre" qu'il a réalisés par le passé le prouvent ("Nos funérailles " - " Gang of New York"  -" Bad Lieutenant'  )

Et que dire des 20 dernières minutes  ou ferrara nous repasse des séquences du film déjà vues ? .Ne sommes nous pas ici en pleine escroquerie ?

Peu être pas assez de matière a faire exister le film sur une durée minimale ? Allez donc comprendre le message ( y en a t'il au moins un?) que ferrara veut faire passer?

Pas grand chose donc a sauver ici mis a part le plaisir des yeux a contempler la vénéneuse Asia Argento , belle et magnétique  , un conseil en passant Je vous recommande si vous décider de visionner ce film de  guetter  ses apparitions a l'écran pour ne pas sombrer.

13:01 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

18/02/2011

Top 100 100/37 - The Girl from Ipanema (Astrud & Joao Gilberto 1963)

 

The girl from Ipanema  chanson véritablement universelle , c'est une création de l'immense Antonio Carlos Jobim ,et  l'un des titres emblématiques de la bossa-nova brésilienne.

 Le titre en était d'abord Menina que Passa (Fille qui passe), Elle avait été composée pour une comédie musicale, Dirigível (Blimp), sur laquelle Tom Jobim  et Vinícius de Moraes travaillaient ensemble .

Le texte définitif de la chanson a été inspiré par une jeune fille de 19 ans, Heloisa Pinheiro, qui vivait à Ipanema, quartier chic de Rio de Janeiro. Elle passait chaque jour pour aller à la plage devant le bar Veloso dont Tom Jobim et Vinícius de Moraes étaient habitués.

Il en existe des centaines de versions mais celle du couple Astrud & Joao Gilberto enregistrée avec le saxophoniste Stan Getz reste le 'must' absolu le couple chante les refrains tour a tour en anglais (Astrud) et en portugais (Joao)

le titre sera également repris par Bebel Gilberto qui est  non seulement  la fille de Joao Gilberto emais aussi la nièce de Chico Buarque ,c'est dire si elle a depuis son enfance baignée dans les rythmes envoûtants  de la bossa nova. Elle explosera en 2000 avec 'Tanto Tempo ' un premier album sensuel et lumineux. Sa reprise de 'the girl from Ipanema ' est bien évidemment  d'une grande classe

Quant a l'immense  Franck Sinatra  il  s'est offert lui  aussi  sa  version  du  célèbre standard brésilien évidemment c'est absolument sublime et totalement indispensable. On peut  retrouver ce joyau sur l'album 'Francis Albert Sinatra & Antonio Carlos Jobim   sorti en 1967

 

Astrud et Joao Gilberto -the girl from Ipanema


podcast

 

 

Paroles ( english)

Tall and tan and young and lovely
The girl from Ipanema goes walking
And when she passes
Each one she passes goes - aah

When she walks, she's like a samba
That swings so cool and sways so gentle
That when she passes
Each one she passes goes - ooh

(Ooh) But I watch her so sadly
How can I tell her I love her
Yes I would give my heart gladly
But each day, when she walks to the sea
She looks straight ahead, not at me

Tall, (and) tan, (and) young, (and) lovely
The girl from Ipanema goes walking
And when she passes, I smile
But she doesn't see (doesn't see)
(She just doesn't see, she never sees me, ...)

 

Paroles (portuguese)


Olha que coisa mais linda
mais cheia de graça
É ela menina que vem e que passa
nun doce balanço, caminho do mar...

Moça do corpo dourado, do sol de Ipanema
O seu balançado é mais que un poema
é a coisa mais linda
que eu já vi passar...

Ah! Porque estou tão sozinho
Ah! Porque tudo é tão triste
Ah! A beleza que existe

A beleza que não é só minha
que também passa sozinha

Ah! Se ela soubesse
que quando ela passa
o mundo sorrindo
se enche de graça
e fica mais lindo
por causa do amor
por causa do amor
por causa do amor



Frank Sinatra  - the  girl  from Ipanema


podcast

 

Bebel Gilberto  -the  girl from Ipanema


podcast


 

15/02/2011

Demineurs (Kathryn Bigelow 2009)

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C'est un film de guerre pas vraiment comme les autres , un peu a l'image de la vision du Viet-Nam par Stanley Kubrick dans Full métal jacket " (1987)

Kathryn Bigelow (qui devient avec 'Demineurs ' la première réalisatrice oscarisée a Hollywood ) nous propose sa vision froide et implacable du conflit irakien vu au travers une unité de  soldats démineurs

Pas d'effet choc dans le film de Bigelow mais plutôt une violence distillée au compte gouttes ,un jeu de cache cache avec la mort dans un climat de chaos et d'incompréhension

Étude psychologique aboutie et palpitante qui va bien au-delà des schémas traditionnels du film de guerre ' Démineurs' est avant toute chose un film sur l'attente   ,un film presque clinique sur la mort qui rôde et se dissimule partout, une description sans complaisance de l'horreur d'une guerre  terroriste entre civils et militaires qui s'observent sans savoir si ils sont  amis ou ennemis .

Sans en rajouter la réalisatrice  nous gratifie de quelques séquences presque insoutenables  (la bombe humaine , le pere de famille bardé d'explosifs)

Comme chez Kubrick (' full metal jacket' toujours) on trouve ici un casting avec des comédiens  peu ou pas  connus  Jeremy Renner ou encore  Anthony Mackie  sont en effet  quasiment  inconnus , seul Ralph Fiennes  ( ici dans un rôle secondaire ) est connu du grand public

Curieusement alors que le film a raflé une quantité de prix et de distinctions considérables a travers le monde  'Démineurs ' fût chez nous un échec commercial ( c'est le  film oscarisé  ayant fait le moins d'entrées au box office)

Pourtant malgré une certaine  lenteur 'Démineurs ' est incontestablement un film a voir ,Bigelow osant  (c'est plutôt rare a Hollywood) un épilogue terrible , le sergent chef James renvoyé dans ses foyers et perdu dans un monde qui n'est plus le sien , hébété tel un zombie  dans le rayon des céréles au supermaché et totalement incapable de retrouver sa place parmi dans le monde et parmi les humains , il constate alors sans émotion que  malgré  l'amour de sa femme et de son  fils  toute  son  existence semble  avoir  perdu un  sens .

Un grand film sur la déshumanisation de la guerre.

13:00 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)