12/03/2017
Remain in light ( Talkings Heads-1980 )
Attention disque culte !!!!!
Au début des années 80 dans l'océan des disques convenus et mediocres nous arrive cet Ovni musical issu des cerveaux de deux génies de la musique David Byrne et Brian Eno.
Cet album est totalement révolutionnaire dans son utilisation des sons et des instruments ,le mélange des rythmes , les sonorités africaines l'électro urbaine lui apporte une touche absolument unique .l'osmose entre les membres du groupe (Byrne- Jerry Harrison - Tina Weymouth-Chris Frantz ) est totale grâce au sorcier Eno qui apporte sa touche de magie musicale
Moins etouffant que 'fear of music, L' Album légendaire des Talkings heads ' Remain in light ' est incroyablement dansant et reste moderne 37 ans après sa sortie
les titres (8 seulement) s'enchaînent avec une cohésion évidente mais les 2 sommets de ce disque majeur sont 'Born under punches '(qui ouvre l'album et donne une idée de ce qui nous attend) et once in the lifetime (que Byrne illustrera par une vidéo incroyable totalement déjantée et épileptique )
D'un avant-gardiste visionnaire Remain in light est une pure merveille qui trouvera sa place dans votre discothèque tant au rayon electro qu'au rayon pop-rock
De Plus cet album annonce avec la collaboration Byrne -Eno un autre chef d'oeuvre le fabuleux ' My life in the bush of ghosts'(1981 ) un disque fondateur de la world music ou l'utilisation des sons et des samples sera source d'inspiration pour les futurs groupes de hip-hop pendant les décennies a venir
talkings heads - crosseyed & painless
01:37 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : talkings heads, remain in light, brian eno, david byrne
11/03/2017
Come away with ESG ( ESG 1983)

ESG (pour esmerald , sapphire and gold) c 'est quatre sœurs du Bronx new yorkais (Marie, Renée, Valérie et Deborah Scroggins), qui vont sans le savoir ( ni le vouloir) réussir au début des années 80 publier un disque ( come away with ESG) qui va s'avérer être après plusieurs décennies un album majeur et bénéficier d'un aura de culte absolu
cet album est en réalité le témoignage musical de toute une époque ; celle d'un New-York en pleine mutation artistique et culturelle , celui de l 'émergence de toutes parts de courants musicaux riches en influences multiples
Véritable carrefour des genres ' Come away with ESG ' est un kaléidoscope musical hallucinant où le métissage musical et le mélange des genres explosent , un shaker fou ou la new wave des Talkings Heads rencontre le funk malade de Public Image Limited où le punk croise le disco ou l 'electro flirte avec le hip-hop.
Samplées par toute la communauté musicale hip-hop et rap du Wu tang Clan aux Beastie Boys , de Tricky a Notorious Big , les sœurs d'ESG n'obtiendront jamais la reconnaissance que cet album leur permettait sérieusement d'envisager
Depuis le temps a fait le reste cet album est devenu culte ' come away with ESG' est une tuerie absolue et un disque incontournable
ESG it's alright
ESG - Tiny Sticks
ESG - Moody
17:57 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)
Hippie Hippie Shake (Richard Neville)

C 'est un livre disons... quelque peu particulier
Il est l'œuvre d'un auteur témoin de son époque et de son temps , en effet son auteur Richard Neville ( décédé en 2016) est le fondateur du journal underground OZ
Oz Magazine sulfureux et politiquement incorrect sera publié d 'abord en Australie , le pays d'origine de Neville des 1963 puis a Londres a partir de1967
Neville nous propose dans 'Hippie Hippie Shake ' (sous titré ' rock , drogues sexe utopies voyage dans le monde merveilleux des sixties ") parallèlement au récit de l'aventure mouvementé du magazine underground depuis les balbutiements des débuts en passant par l 'épopée londonienne sans oublier les procès pour obscénité des témoignages instantanés de cette époque révolue et qui suscite encore beaucoup de fantasmes aujourd'hui a savoir , celle des swinging sixties
Roman témoignage donc un peu foutraque et désordonné a l'image de l 'époque qu'il retrace .Drogues , Musique , Engagements politiques ,Tout ici se télescope et le roman fourmille de références et de personnages qui ont construits cette société culturelle et artistique.
On y croise entre autres John Lennon , Lenny Bruce , Eric Clapton , robert Crumb , quantités d'artistes musiciens , écrivains , journalistes , des doux dingues et des vrais cinglés , des célébrités , des anonymes , des utopistes , des rêveurs ,
de Sydney a Katmandou , d'Ibiza a Londres ; de Tanger a New York le voyage psychédélique raconté par Richard Neville est tout aussi fascinant que déroutant
il reste au travers de ce 'hippie hippie shake ' le témoignage coloré et délirant d'une génération de tout les culots , de toutes les utopies , de tout les excès et de tout les combats, le témoignage aussi d'une époque charnière dans l'histoire de la société moderne et culturelle.
17:06 Publié dans Culture, Livre, Société | Lien permanent | Commentaires (0)
Amadeus (Milos Forman 1984)

C'est très certainement l'un des plus grand film musical de l'histoire du cinéma , le revoir plusieurs décennies apres sa sortie permet de mesurer combien Amadeus n'a pas pris une ride
Bien au contraire. le film de Milos Forman adapté de la piece de peter Schaffer reste un enchantement a chaque seconde , la tragique et courte vie du plus celebre des compositeurs de tout les temps nous est racontée ici par le biais d'Antonio Salieri merveilleusement interprété par F.Murray Abrahams (oscar du meilleur acteur) le compositeur attitré de Joseph II.
Salieri personnage trouble , inquietant , fourbe ,maladivement jaloux mais totalement fasciné par l'évidence du genie de Mozart en qui il pense entendre la voix de Dieu .
Quant a Mozart il est ici incarné par un incroyable Tom Hulce comedien alors quasi-inconnu et qui va trouver ici le rôle de sa vie .
Ce chef d'œuvre va Installer définitivement Forman parmi les génies de la réalisation cinématographique.
(Amadeus lui permettant de remporter un second oscar apres Vol au dessus d'un nid de coucou en 1975)
Amadeus aura également permis de populariser ,de dépoussiérer et de désacraliser la musique classique , Mozart nous étant ici présenté comme un jeune homme fantasque , décadent , grossier et plutôt vulgaire ; une sorte de chien fou habité par un génie intérieur et une énergie qui va le consumer .
Tout ici est époustouflant des décors somptueux a l'interprétation des acteurs , des costumes a la musique . Certaines scènes (la dictée musicale) faisant désormais partie de l'anthologie du cinéma .
2h 40 de pur bonheur a voir et a revoir.
01:38 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : milos forman, amadeus
07/03/2017
Harry dans tout ses états (Woody Allen 1997 )

Harry dans tous ses états (deconstructing Harry) pourrait etre le film testament de Woody Allen tant le réalisateur a mis de sa personne dans la conception de son film pourtant même si l' on sait pertinemment que le boulimique metteur en scène (quasiment 1 film par an depuis 'take the money and run' en 1972) n'en restera pas là (les films qui suivront seront d'ailleurs plutôt moyens) ce film là est a mon sens l'un des plus importants de sa carrière.
Évidemment il y a toujours une large part autobiographique dans les personnages que Woody Allen interprète a l'écran mais certains sont indiscutablement plus marquants et on se souvient notamment avec émotion de son personnage de Alvy Singer dans Annie Hall en 1977.
Ici c'est Harry Block; écrivain a succès qui nous intéresse ,Harry s'inspire de ses propres experiences pour écrire ses romans et forcément sa famille et ses proches s'y reconnaissent aisément car ils sont a peine masqués derrière les identités du livre .
Comme souvent chez Woody Allen le film mélange personnage réels et personnages fictifs , scènes vécues ou imaginées et c'est dans ce contexte particulier que se croisent tous les protagonistes de cette histoire qui gravite autour de Harry Block et des ses névroses .
Le choix des comédiens encore une fois est de tout premier ordre Woody Allen est déchaîné et nous régale encore d'une grande performance d'acteur qui prouve combien il est excellent quand il est...lui même.
A ses côtés beaucoup d'actrices très inspirées (on sait depuis longtemps la part belle faite aux comediennes dans les films de Woody) et on retrouve Judy davis - Amy Irving - Caroline Aaron - Kristie Alley - et Demi Moore (étonnante dans un personnage totalement décalé).
Côté masculin Billy Crystal et Robin Williams trouvent tout deux des rôles totalement délirants dont je préfère garder le secret pour ceux qui n'auraient pas encore vu cette petite merveille de comédie.
Ce film est un véritable feu d'artifice, qui démarre a cent a l'heure et qui ne faiblit jamais ( le montage ultra rapide du film donne davantage encore d'énergie a cette comédie jubilatoire)
ça part dans tout les sens , ça dérape , ca s'engueule aussi beaucoup mais derrière les angoisses de Harry et les états d'âme de chacun et chacune le film parvient toujours grâce au talent et au génie de Woody Allen a nous sensibiliser et nous émouvoir.
Harry dans tous ses etats est sans contexte un Woody Allen grand crû qui peut aisément rivaliser avec les chefs d'oeuvres de la trempe de Manhattan ou Annie Hall auquel ce film nous ramène souvent .
Un vrai régal !!!! a déguster sans modération bien évidemment et toujours en V.O.
02:41 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)
Les Oiseaux (Alfred Hitchcock 1963)

Mon fils m’a demandé un jour ‘ c’est quoi les films qui te faisaient peur quand tu avais mon âge ?
J’ai réfléchi et me suis souvenu de ma terreur lorsque je vis pour la première fois ‘les Oiseaux ’d’Alfred Hitchcock.
A sa demande je décidais de visionner le film en sa compagnie j’ai du le revoir peut être une fois depuis (certainement a l’occasion d’une rediffusion TV) et l’idée d' un petit Hitchcock de temps reste toujours séduisante.
Je considère évidemment Hitchcock comme l’un des plus grands maîtres du cinéma et il faudrait être idiot (ou aveugle) pour prétendre le contraire
j’en veux pour preuve le nombre impressionnants de Chefs d’œuvre "Sueurs froides" – "l’inconnu du nord express" – "fenêtre sur cour" "Psychose ") qui me reviennent en mémoire quand je pense a ce réalisateur qui aura su faire de son nom un mot du langage usuel " ne dis t’on pas c’est du Hitchcock quand on parle d’une situation de suspense haletante ?"
Les Oiseaux donc, et Surtout qu'en est il plus d'un demi siècle après sa sortie ?
Force est de reconnaître que le film a quelque peu vieilli cependant on passe néanmoins toujours un bon moment même quand on connaît l’histoire par cœur .
Il est vrai que le film est plutôt lent a démarrer ( l’insipide rencontre entre Tippi Heddren et Rod Taylor puis l’arrivée a Bodega Bay sont d’une mièvrerie ennuyeuse ) ; les trucages évidemment ont pris un sacré coup de vieux alors de cette adaptation de Daphné Du Maurier il vaut mieux se souvenir des incroyables séquences d’anthologie et en premier lieu cette incroyable scène de la sortie d’école ou Tippi Hedren fume tranquillement alors que les corbeaux arrivent par vagues et s’installent sur le portique de jeu attendant les écoliers pour les attaquer
on peut même dire que cette scène ou l’on attend l’attaque imminente et inévitable des oiseaux est plus effrayante encore que l’attaque elle-même car nous , spectacteurs voyons les oiseaux se regrouper dans le dos de l'heroine qui fume tranquillement sa cigarette .
La scène de la station service avec ce plan magnifique ou Hitchcock prend de la hauteur et nous donne la vision de la ville assaillie du point de vue des oiseaux est également un grand moment du film de même que l’attaque des oiseaux sur Tippi Heddren dans la pièce du haut de la maison
On a longtemps d'ailleurs assimilé cette scène a une représentation du viol et on n'ignore pas au vu de la filmographie de Hitchcock que ce dernier adorait faire souffrir ses héroïnes , clairement on peut dire qu’ici il n’y va pas de main morte Tippi Heddren est a moitié dévorée vivante par les coups de bec et meurtrie par les griffes des oiseaux déchainés
Enfin rappelons la séquence finale apocalyptique ou les héros s’enfuient laissant leur maison ,leur ville aux oiseaux qui semblent avoir gagnés la bataille
Hitchcock osant terminer son film sans happy end c’est assez rare pour être souligné .
De même il n'apporte aucune hypothèse;aucune explication laissant a chacun le soin de tirer ses propres conclusions et sa propre analyse sur le phénomène
Pour conclure je me dois de signaler que mon fils comme je m'y attendais n’a pas eu peur et même pas peur du tout il s'étonnait par contre de ma terreur passée devant ces oiseaux là
je serai donc tenté de dire en conclusion "autres temps autres peurs"
02:22 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)
































































