19/03/2017
The Idiot ( Iggy Pop 1977)

Si après la séparation des fabuleux Stooges Iggy Pop aurait alimenté la longue liste des artistes morts au nom du précepte' sex , drugs & rock' n roll Personne n'aurait été vraiment surpris
Car musicalement a cette période Iggy Pop n'intéresse plus grand monde il traîne avec lui la désastreuse image d'un " Junkie" qui tente de survivre au split inévitable de son groupe
Rescapé de l'enfer des Stooges ,groupe unique qui aura dynamité le paysage rock Seventies et les consacrer parmi les plus novateurs et les plus importants du rock.
Pour Iggy a la dérive le salut va venir de David Bowie alors installé sur le sol américain ou il enregistre "Station to station " et qui va prendre Iggy sous son aile protectrice et le remettre en selle en le ramenant en Europe pour enregistrer avec lui entre Paris , Berlin et Munich le premier disque solo de l'iguane
'The idiot', va s'avérer être un disque fondamental , un album qui va peut-être sauver la vie de Iggy.
Dotée d'une pochette magnifique ou on peut voir un iggy déstructuré et squelettique ce disque assez court (8 titres) contient quelques joyaux discographiques ("nightclubbing" - "Sister midnight" - "dum dum boys" ) et "China girl " l'un des plus grands succes de toute la carrière d' Iggy ( et que Bowie lui empruntera d'ailleurs quelques années plus tard sur son album Let's dance)
Imitant ainsi Lou Reed autre rescapé de la seringue avec un disque magnifique baptisé Berlin (1973)Iggy se reconstruit avec ce disque froid , métallique et désenchanté comme la fin des seventies en proposeront beaucoup (Joy Division - Kraftwerk - brian Eno).
The Idiot est le dernier album qu'écouta Ian Curtis de Joy Division avant de se pendre dans sa cuisine, en 1980 peu avant le début d'une tournée et la parution posthume de Closer.
Ainsi la page des Stooges est définitivement tournée et l'iguane relancé et ressuscité s'affirme comme un artiste solo crédible et reconnu.
Sa voix brumeuse et traînante donne a ce disque crépusculaire un climat et une ambiance unique.
La même année Iggy récidivera avec un autre disque important mais plus rock 'lust for life ' puis petit a petit les démons de sa vie passée vont revenir le hanter et sa carrière connaîtra une longue traversée du desert jusqu'a la fin des années 90 ou il va se poser en parrain du punk et assoir son image d'artiste référence pour toute une génération.
Reste que 'The idiot ' disque glacé et tranchant comme une lame de rasoir s'inscrit quarante ans après sa sortie comme un disque essentiel des années 80 .
Iggy Pop Sister Midnight
19:32 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)
R.I.P ( Chuck Berry 1926-2017)

Finalement Son nouvel album prévu pour 2017 sera donc un album posthume.
Apres 38 ans d'attente et son dernier disque paru en 1979 Chuck Berry voulais offrir un dernier album a sa femme Themetta Berry, qui partageait sa vie depuis près de 70 ans (ils se sont mariés en 1948) il n'en aura pas eu le temps
légende absolue du rock et sans doute son incarnation même il était né en 1926 a St Louis dans le Missouri et aura influencé l’essentiel du rock, des Beatles aux Rolling Stones en passant par les Beach Boys, Elvis Presley , Eric Clapton, Bruce Springsteen ou AC/DC (pour n'en citer que quelques uns)
Comme le rapporte Le Monde, John Lennon aimait a répéter "si vous chercher une définition au rock’n’roll et si vous vous cherchez un autre nom à donner au rock’n’roll, vous devez l’appeler Chuck Berry.”
Vie chaotique et controverses multiples ( maison de redressement , prison , procès pour mœurs , procès pour évasion fiscale ) Chuck Berry aura été un bad boy dans le vrai sens du terme
Aussi génial dans ses compositions que dans son jeu de scène particulier il aura donné également un sens au mot ' flamboyance ' par une présence scénique hors du commun et par son jeu de guitare extraordinaire
Chacune de ses apparitions depuis la fin des sixties est un événement (qu'il ne manque pas de monnayer chèrement par ailleurs)
On le retrouvera souvent invité par ceux que Chuck Berry aura inspiré et dans toutes ces prestations on verra tout ceux qui l ont idolâtré , tout ces grands artistes de Keith Richards a Rod Stewart, de Springsteen a Lennon redevenir a ses cotes des petits garçons appliqués , des petits guitaristes studieux
Les cinéphiles se souviendront aussi que Robert Zemeckis chosira ' Johnny B Good ' pour illustrer l invention du rock dans 'Retour vers le futur '(1985) via le personnage de Marty Mac Fly (Michael J Fox)
Retour vers le futur ( scene culte )
La liste des standards incontournables de Chuck Berry qui ont changés la face du rock est ahurissante
on retiendra ' around and around " " rock 'n roll music ' " almost grown" ' Little Queenie " " roll over Beethoven ' ' c'est la vie "( never can tell ') 'sweet little sixteen ' ' carol ' ' back in the USA ' (qui influencera le "back in The USSR " des Beatles )
Son succès Johnny B. Good (1958 ) reste à ce jour un des titres les plus reconnaissables de la musique populaire, il a même été sélectionné pour figurer parmi les chansons emblématiques envoyées en 1977 dans la sonde spatiale «Voyager» à destination d'éventuels extraterrestres
je laisse le soin a Keith Richards de conclure avec son tweet posté a l 'annonce de la mort de son idole
"One of my big lights has gone out.” -
Keith, 3/18/17
Chuck Berry - Around and around
Chuck Berry - Johnny B Good ( Live 1964 )
Chuck Berry - roll over Beethoven (live 1972)
Chuck Berry & Keith Richards - Nadine (live 1987)
The Rolling Stones - around and around ( live 1964)
11:12 Publié dans Musique, Société | Lien permanent | Commentaires (0)
18/03/2017
The Cure ou la Trilogie de rêve



Dans la discographie inégale de The Cure la trilogie des années 80 (Seventeen seconds – Faith – Pornography) a toujours fait l’unanimité tant pour le public que pour les critiques pourtant souvent sévères avec les artistes de cette période musicale.
Il faut avouer qu’a l’image de son modèle et maître ,un certain David Bowie , Robert Smith et son groupe ont livrés a la face du monde trois véritables disques miraculeux tout a la fois distincts les uns des autres mais pourtant indissociables.
Je serai même tenté de penser (et j’arrêterai la un parallèle qui n’a pas lieu d’être) que la trilogie de Cure dans son unité est supérieure et encaisse mieux les années qui passent que la trilogie berlinoise de Bowie notamment en raison d’un "Lodger" nettement inférieur au niveau de" Low" (chef d’œuvre incontestable) et de "Heroes" les deux autres productions du tandem Bowie –Eno.
Cela dit " Low "étant définitivement la pierre fondatrice de la new wave - et de l’ambient c’est historiquement le Tin white duke qui remporte la palme.
Evidemment la démarche artistique de ces trilogies sont très différente même si on peut y déceler un point commun dans l’absence quasi intégrale de véritables ‘singles’ excepté ‘Heroes’ pour david Bowie et "A forest" pour The Cure.
Soucieux d’une démarche créative différente de leur production passée The Cure va brutalement cesser après la sortie de ces trois disques importants d’être considéré comme un groupe a ‘singles’ étiquette qui leur collaient a la peau en raison du succès de titres comme ("Killing an arab" –" boys don’t cry "– "charlotte sometimes" – "let’s go to bed" – "the lovecats" ou encore "jumpin ’ someone else this train")
A l’opposé de Bowie déjà auréolé d’un statut culte et qui avait déjà tourné une page importante de sa carrière (Ziggy Stardust) Robert Smith et ses musiciens livrèrent ces fameux trois albums alors que le groupe n’était encore que balbutiant "seventeen seconds" paru en mars 80 et premier volet de la trilogie n’est que le troisième album du groupe apres " Three imaginary boys" (Mai 79) et " Boys don’t cry "(Fevrier 1980) , Simon Gallup remplaçant alors Mathieu Hartley aux claviers avant a son tour de céder la place a Lol Tolhurst qui quittera le groupe en 82.
Parallèlement Robert Smith a l'époque ne semblait pas penser que l’avenir du groupe soit scellé apres 'seventeen seconds ' en effet peu de temsp apres il enregistre l’album "Hyaena "avec sa vieille copine Siouxie il part même en tournée avec elle en compagnie des Banshees en tant que guitariste.
Mais très vite partout a travers le monde des milliers de jeunes vont adorer 'seventeen seconds ' ils vont prendre le temps de l'’écouter, de le disséquer et de se l 'approprier pour en faire une référence essentielle et incontournable.
"Seventeen seconds" donc puis "Faith" et surtout "Pornography " apothéose totale ,ces trois albums pourtant hermétiques et surtout peu dansants au regard des productions "New-Wave" de l’époque (Depeche Mode – Human league – Simple minds ou encore U2) vont devenir tour a tour les disques de chevet de toute une génération et Cure va imposer dés lors un son , un look, un climat musical reconnaissable et identifiable instantanément.
Propulsé par le tremplin de ces albums majeurs la suite ne sera pour Robert Smith et sa bande que triomphante et les années qui suivront seront celles du carton médiatique partout sur la planète" the head on the door "en Juillet 85 puis " Kiss me kiss me kiss me" en Mai 87) marqueront le retour des singles qui portés par des vidéos magnifiques (souvent signés du génial Tim Pope) deviendront des standards de leur époque ( " in beetwen days " – " close to me " –" just like heaven" – " why can’t I be you ?" pour ne citer que les plus connus)
The Cure reviendra par la suite aux climats atmosphériques et aux mélodies envoûtantes et mélancoliques en 1989 avec " Disintegration" livrant à cette occasion un nouveau grand album malade et fiévreux mais ne retrouvera plus par la suite cette aura musicale sombre et cette profondeur caractéristique a cette période exceptionnelle de leur carriere
the Cure - 10.15 saturday night
19:54 Publié dans Culture, Musique | Lien permanent | Commentaires (0)
14/03/2017
18 Novembre 1972 la nuit Tragique de Danny Whitten
Danny Whitten était le guitariste et chanteur du groupe Crazy Horse, une formation de musique rock originaire de Los Angeles et composéE également de Ralph Molina (batterie) et de Billy Talbot (basse).
Les trois musiciens formaient depuis 1962 le noyau dur de The Rockets, un groupe de bar, avant que Neil Young ne les recrute pour une tournée et pour l enregistrement de son deuxième album solo Everybody Knows This Is Nowhere. en 1969
La chanson "Running Dry" sous-titrée "Requiem For The Rockets", a été écrite à propos de la séparation des Rockets qui est devenu ensuite le groupe Crazy Horse
Comme beaucoup de musiciens de la fin des années 1960, Danny Whitten commença à prendre de l'héroïne et ne tarde pas à devenir dépendant.
On retrouvera Danny Whitten sur le troisième album de Neil Young l'excellent ' After the gold rush ' en 1970
Mais son addiction aboutit à son éviction de Crazy Horse en 1972 et Neil Young enregistrera Harvest son mythique album de 1972 sans lui (faisant appel rappelons le pour ce disque universel a ses ex compagnons du groupe Crosby , Stills & Nash mais également a Linda Rondstadt ou encore a James Taylor
Sur l 'album ' Harvest Neil Young compose pour Danny Whitten 'The needle and the damage done' ('La seringue et les dégâts qu'elle cause ') une chanson légendaire et poignante évoquant l'addiction a l'héroïne d'autant plus que Bruce Berry un ami 'roadie 'de Neil Young vient de mourir d'overdose
Les paroles de cette chanson sont terriblement significatives
I hit the city and I lost my band
J'arpente la ville et j'ai perdu mon groupe
I watched the needle take another man
J'ai vu la seringue emporter un autre homme
Gone, gone, the damage done.
Parti, parti, les dégâts sont faits.
I sing the song because I love the man
Je chante cette chanson parce que j'aime l'homme
I know that some of you don't understand
Je sais que certains d'entre vous ne comprennent pas
En prévision de la tournée faisant suite à la sortie d' Harvest, encensé par les critiques Neil Young fit appel à lui a Danny Whitten par solidarité pour son ancien guitariste a Danny Whitten, mais ce dernier complètement drogué se révèle totalement incapable de jouer.
Le 18 novembre 1972, Neil Young et ses musiciens sont en tournée a San Francisco mais devant l 'état physique et psychologique de Danny Neil Young prit la décision de le renvoyer (une nouvelle fois) du groupe
il lui acheta un billet d'avion retour pour Los Angeles et glissa dans sa poche un billet de 50 dollars
Dans la nuit qui suivit ce 18 Novembre 1972 Danny mourut d'une overdose d'un mélange de valium et de vodka.
Très touché par sa mort, Neil Young sombre dans une profonde dépression chronique , il va enregistrer en 1974 'on the beach ' un album sombre et d'une tristesse profondepresque palpable puis il dédiera a Danny Whitten en 1975 l'album suivant Tonight's the Night.
Neil Young mettra beaucoup de temps pour exorciser cette tragédie s'estimant en partie responsable de la mort de son ancien guitariste
Ce drame le hantera pour les années a venir et il l'évoquera longuement dans sa biographie ' "Shakey ' the Neil Young biography " écrite sous la plume de Jimmy Mc Donought en 2003
Crazy Horse - I don't want to talk about it
Neil Young - the needle and the damage done
15:34 Publié dans Culture, Musique | Lien permanent | Commentaires (0)































































