01/01/2017
Walk the line (James Mangold 2005)

Avec les Biopic on est toujours ( et a juste raison ) un peu méfiant surtout quand le sujet est sensible et délicat
Ici il s'agit de Johnny Cash artiste que je venere bien que l'ayant découvert tres tard (appliquant a moi même le principe que "tres tard n 'est jamais trop tard")
le film de James Mangold nous ramène a l'enfance traumatisée de Johnny Cash puis a son ascension musicale et chaotique dans le milieu de la musique folk et country des années 50
il nous dresse le portrait sans concession d'un homme qui va vivre deux vies, la première douloureuse et pleine de traumatismes liés a une enfance rude et tragique qui se situe avant sa rencontre avec June Carter enfant star devenue chanteuse folk et qui va irradier la vie de Johnny Cash ( fantastique Reese Whiterspoon , oscarisée pour ce rôle ) et la seconde dans sa recherche éperdue de l 'amour et d'une rédemption qui passera par des sacrifices et des moments tres difficiles ( alcoolisme , drogue, dépression)
Le film dresse , en outre le portrait d'une Amérique profonde qui va vivre une révolution culturelle sans précèdent (le rock'n roll) , on croisera (entre autres) en chemin Presley , Roy Orbison , Jerry Lee Lewis compagnons de route et d'aventures d'un Johnny Cash qui va peu a peu s'imposer (aux USA ) comme une légende vivante
L'ouverture du film merveilleusement orchestrée par Mangold sur le concert historique donné par Johnny Cash a la prison d'état de Folsom en 1968 donne le ton a ce film épatant et ou les risques pris par Joaquin Phoenix ( Johnny Cash) et Reese Whiterspoon ( June carter) sont importants
Choisis par le couple Cash / Carter tous deux encore en vie (avant de décéder a quatre mois d'intervalle en 2003 ) durant la préparation du film les comédiens décident d'interpréter eux meme tout les titres de la bande son et Joaquin Phoenix décide d'apprendre la guitare pour mieux mimétisme la gestuelle particulière de Johnny cash
Ils sont tout les deux incroyables et habités dans leurs rôles respectifs et toutes leurs scènes communes reflètent une belle émotion et une grande intensité
Un formidable Biopic que l'on peut véritablement considérer comme un des meilleurs du genre realisés a ce jour.
extrait de Walk the line - Joaquin Phoenix & Reese Whiterspoon - it' ain't me babe ici
14:18 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)
31/12/2016
L 'amour est un crime parfait ( Jean Marie et Arnaud Larrieu 2013)

Déjà déçu par " incidences" le roman de Philippe Djian (en perte constante de vitesse) que les Freres Larrieu adapte sous ce titre accrocheur que dire de cet affligeant navet intello lent et surtout prétentieux?
Courage Fuyons !
Même des comédiens qui parviennent habituellement a tirer quelque chose d'un film moyen (Viard. Amalric) sont ici epouvantablement mauvais
Quant à Maiwenn c est une énigme que dire de l'abyssale nullité de son jeu?
Que dire des dialogues ridicules et pompeux?
Que dire de l invraisemblance absolue d'un scénario décousu à l extrême?
A part la beauté des paysages enneigés des Alpes et le décor incroyable du campus universitaire futuriste tout ici est à jeter
Et dire que certains critiques osent citer Hitchcock...... C'est à hurler de rire ou à pleurer de consternation .
Passez donc votre chemin et circulez donc y' a rien a voir.
09:06 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)
Qu'est il arrivé a Baby Jane ? (Robert Aldrich 1962)

Indiscutablement ce film de Robert Aldrich réalisateur de quelques trésors cinématographiques , citons "Vera Cruz " en 1954 avec Gary Cooper , '"En quatrieme vitesse " en 1955 et bien sur 'les douze salopards " en 1967 et sa brochettes de gueules inoubliables (Bronson ,Lee Marvin , Ernest Borgnine ) est parmi les plus anxiogènes du cinéma americain des années 60
reéalisé en 1962 d'après le roman d'Henry Farell il nous offre une confrontation mémorable entre deux actrices de légende pour un face a face inoubliable de cruauté perverse , de manipulation et d'angoisse.
A mi chemin entre la Norma Desmond interprétée par Gloria Swanson dans le légendaire ' Boulevard du crépuscule ' de Billy Wilder (1950) et la folie d'un Norman Bates (Anthony Perkins) dans le non moins légendaire Psychose d' Alfred Hitchcock (1960) Bette Davis trouve ici un de ses rôles les plus marquants
Cruelle , manipulatrice , folle a lier et jalouse jusqu'à la folie elle y interprète Jane Hudson ex -enfant star du cinéma populaire des années 20 et oubliée de tous, vivante (ou plutôt morte-vivante) dans sa gloire passée condamnée a s'occuper de sa sœur Blanche Hudson (formidable Joan Crawford), handicapée,autre ancienne gloire du cinéma populaire qu'un tragique accident d'automobile a éloignée définitivement des écrans.
Toutes les scènes de l 'affrontement entre les deux sœurs Hudson , La spirale de haine et de folie de Jane , l'effroi et le calvaire de Blanche sont devenues devant la camera de Robert Aldrich des séquences d'anthologie.
La légende prétend que les deux actrices se détestaient vraiment et a la vision de Bette Davis outrageusement grimée et maquillée comme la petite fille star qu'elle fut jadis , persécutant et crachant son fiel au visage de Joan Crawford on pourrait clairement penser que cette légende est bien réelle tant la tension et le climat farouche de haine est palpable.
Le personnage masculin de Edwin (Victor Buono) adipeux et malsain a souhait apporte quant a lui et malgré la puissance des deux actrices féminines un contrepoids idéal dans le scénario
Avec une minutie d 'horloger et sans oublier des révélations finales inattendues et malgré quelques scènes (volontairement) théâtrales frisant par moments l'excès " qu'est il arrivée a Baby Jane ? " demeure un classique incontournable
a noter que malgré son interprétation inouïe Bette Davis favorite a l 'oscar ne l obtint pas il récompensa en 1963 Anne Bancroft pour 'Miracle en Alabama'
la légende (toujours elle et toujours aussi tenace) prétend que Joan Crawford non nominée ni dans la categorie "meilleure actrice" ni pour un second role féminin usa de son influence pour empecher Bette Davis de l 'obtenir.
02:24 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)
28/12/2016
Entertainment - Gang of four (1979)
Il est urgent de réhabiliter Gang of Four,immense groupe post –punk formé a Leeds au milieu des années 70 et qui figure incontestablement parmi les grands oubliés de son époque même au cours des depuis quelques années beaucoup de groupes a l 'image des Red hot chili peppers revendique clairement leur influence
l'écoute de ce premier album ironiquement baptisé Entertainment impose une évidence Gang of four était un groupe tout simplement énorme , Politiquement engagé ils choisissent leur nom d’après la célèbre bande des quatre des ultra gauchistes regroupés autour de la veuve de Mao ;la pochette de ce premier album annonce d’ailleurs la couleur on y voit sur un fond rouge un indien et un cow-boy qui se serrent la main le tout avec une légende très explicite The Indian smiles, he thinks that the cowboy is his friend. The cowboy smiles, he is glad the Indian is fooled.Now he can exploit him. », ‘(L'Indien sourit, il pense que le cow-boy est son ami. Le cow-boy sourit, il est heureux que l'Indien ait été dupé. Maintenant il peut l'exploiter)
Leur approche de la musique (qui rappelle par moments celle de Public image limited ) est radicalement unique dans cette période musicalement très riche et le mélange de punk et d'un son new wave hypnotique (avec une prédominance de la basse associé a une certaine agressivité dans le chant) va donner a Gang of four un son instantanément identifiable qui rappelle par moments The Clash (damaged goods) ou le Velvet underground (anthrax).
Porté a bout de bras tout au long de ce disque furieux et enragé par un chanteur exceptionnel Jon King Gang of four se hisse avec Entertaintment dans le club fermé des groupes cultes qui vont marquer leur époque et fortement influencer toute une génération a venir
Gang of four - Damaged goods
02:40 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gang of four
26/12/2016
R.I.P George Michael ( 1963 -2016 )

C 'est donc un jour de Noel dans une année ou avouons le ! ca a dégommé sec (après Bowie , Prince , Cohen) que celui qui avait chanté "'Last Christmas " (avec Wham en 1984 ) nous a quitté brutalement a l 'âge de 53 ans
je dois avouer sans rougir avoir boudé George Michael et cela durant de très nombreuses années ,le groupe Wham formé avec Andrew Ridgeley dans les années 80 me laissait indiffèrent
Il y avait bien eu ce 'Careless whispers ' attribué souvent a tort a George Michael en solo alors que c'est un titre de Wham (album 'make it big 'de 1984) mais je passait clairement a coté, totalement
La carrière solo de George Michael bien que démarrant en première classe (un duo avec Aretha Franklin 'I Knew You Were Waiting (For Me) en 1986 ne m'intéressera pas davantage , de meme que la raz de marée qui va suivre en 1987 avec le premier album solo 'Faith ' qui installe George Michael parmi les stars planétaires.
Faith se vendra par palettes entières ( 20 millions d'albums a ce jour) et raflera même un grammy awards , George Michael avec des tubes dansants comme ' I want your sex ' 'monkey ' ou ' faith ' mais également avec des balades ' father figure ' ou encore ' one more try ' est partout son look beau gosse mal rasé fait fondre les jeunes filles et énerve quelque peu les garçons ( dont moi a l 'époque)
La suite va être plus intéressante avec un album 'Listen without prejudice volume 1 " (1990) qui va certes beaucoup moins se vendre que le précédent mais qui derriere une somptueuse pochette noir et blanc contient des titres qui vont imposer George Michael comme un interprète hors pair ' Cow Boys and Angels ' 'praying for time ' ' Mothers pride ' sont en effet de pures merveilles qui se sont bonifiées avec le temps.
Ces petits bijoux seront néanmoins occultés par l'enorme suces de 'Freedom 90' bombe a retardement pour discothèque et relayé par une vidéo éblouissante et mémorable (les plus beaux mannequins de la planète de Naomi Campbell, a Linda Evangelista, en passant par Christy Turlington, et Cindy Crawford réunis dans une video superbement glamour)
en 1992 George Michael s'impliquera dans le projet 'red hot and dance " un disque collectif en faveur de la lutte contre le SIDA en composant trois titres, et notamment " Too Funky" qui va devenir un de ses plus gros tubes
Il n ' y aura pas (pour cause de procès avec sa maison de disques) de 'listen withour prejudice volume 2 "mais a la place un troisième album 'Older ' en 1996 qui comme le premier va alterner tubes (énormes) pour les dance floors ' Fast love " " star people ' et douces balades ' jésus to a child ' ou encore le tres jazzy et délicieux 'move on '
La révélation pour moi viendra avec le quatrieme album 'Songs from the last century ' en 1999
Un disque inattendu de reprises ou le chanteur revisite des titres jazzy et pop avec une classe et une maitrise stupéfiante se révélant bouleversant dans certaines de ses interprétations "the first time I ever saw your face ' ' Brother you can spare a dime ' " wild is the Wind ' ' ou encore sa version sublimée de ''Roxanne " le tube de Police.
' Patience ' sorti en 2004 sera un disque sans grand intérêt très inégal avec cependant de beaux moments (John and Elvis are dead ") mais sans retrouver la grace de 'Songs from the last century '
alors OUI pour 'songs from the last century ' album incroyable magique , sans artifice et d'une bouleversante sincérité et pour quelques titres somptueux au hasard d'une (courte) discographie ( 6 albums en tout et pour tout) George Michael restera dans ma mémoire musicale et sans pour autant faire partie de mon ADN Musical la disparition de l 'artiste aux 100 millions d'albums vendus m 'affecte et m 'attriste profondément
George Michael - the first time I Ever saw your face
George Michael - praying' for time
George Michael - move on
22:17 Publié dans Culture, Musique, Société | Lien permanent | Commentaires (0)































































