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13/11/2016

Huit femmes ( Francois Ozon 2002)

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Tout comme Erick Zonca ,autre réalisateur français de cette nouvelle génération talentueuse François Ozon nous avait livré des courts-métrages très prometteurs.
Son passage  est par conséquent  une totale réussite et il nous régale avec Ce truculent Huit femmes

On pourrait situer l'intrigue a mi chemin  entre Agatha Christie ,le Cluedo , les comédies policières kitsch des années 50 et le théatre de boulevard

le sujet reste pourtant d’une simplicité enfantine  a savoir l 'assassinat d'un homme dans une grande maison en pleine campagne ,isolé par une tempête de neige l’assassin ne peut qu’être l’une des huit femmes qui l’entoure car chacune d’elles possède une bonne raison de commettre ce crime .


Au-delà de la trame policière c’est la réaction en chaîne provoquée par ce drame qui va entraîner disputes, réglements de comptes, révélations, compromis , aveux et mensonges.


Interprété pour notre plus grand bonheur avec punch et énergie par huit comédiennes toutes formidables réunissant trois générations (mention spéciale a Isabelle Huppert et Virginie Ledoyen vraiment épatantes) le film est un bijou non seulement de suspense teinté d’humour noir mais également de tendresse.
Les couleurs sont magnifiques et les intermèdes musicaux (chacune des actrices chante une chanson du patrimoine musical francais au cours du film) apportent une touche vraiment particulière et jubilatoire .

Une grande réussite !

16:47 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

12/11/2016

R.I.P Leonard Cohen ( 1934-2016)

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Leonard Cohen  - ain't no cure for love


podcast

 

Leonard Cohen  - Who  by  fire


podcast

le chemin pour arriver jusqu'a lui n'aura pas été facile et j 'en aurai  mis du temps

Leonard Cohen est un cadeau du ciel qui se mérite , qui s'apprécie et j 'ai longtemps cru que sa poesie, la beauté de ses mélodies n'étaient pas pour moi pensant bêtement que mon anglais approximatif serait pénalisant pour percevoir l 'émotion et l'intensité de sa musique , de ses textes

je me trompais , bien évidemment je me trompais et lourdement

A propos de  sursaut  tardif Leonard Cohen lui aussi a pris son temps , il  est Venu assez tard a la musique et n'oublions pas qu'il fut d'abord un poète , un peintre et un écrivain ( 'beautiful losers ' est par ailleurs un ouvrage essentiel)

il a déjà 33 ans lorsqu'il publie son premier disque 'songs of léonard Cohen ' en 1967

Suivront  deux autres albums que l 'on peut considérer comme majeurs et essentiels ( "songs from a room -(1969) 'songs from love and hate " (1971) suivis d'une longue discographie avec des points culminants " various positions ' (1984) ' I ' m your man  ' (1988) et pas mal de titres extraordinaires disséminées sur ces albums et Sur quantités d'autres

A l heure de départ pour l 'au dela de cet immense auteur compositeur comment ne pas se souvenir de "Suzanne " ' sisters of Mercy " ' so long marianne " 'Hallelujah ' ' a bird on a wire ' " famous blue raincoat ' "the future " ?

Léonard Cohen incarnation vivante d'une forme de sagesse aura vécut plusieurs vies, plusieurs passions , de Confession juive il se convertit au bouddhisme en 1994 et mettra sa carrière musicale entre parenthèses pendant une décennie complète vivant dans un monastère le 'Mount Baldy Zen Center  près de Los Angeles ou il  sera ordonné  moine bouddhiste en 1996  

Revenu au début des années 2000 avec des albums profonds ou sa voix grave et intense éblouit et fascine il devient a l 'image d'un Neil Young ou d'un Bob Dylan un mythe vivant qui inspire admiration et vocations multiples

Très affecté par le décès en juillet 2016 de sa muse de toujours Marianne Ihlen (il se sont rencontrés en 1960 sur l ile grecque d'Hydra ou le chanteur possédait une maison) il écrira pour elle une lettre d'adieu bouleversante ou il évoque clairement sa propre mort

"Nous sommes arrivés au point où nous sommes si vieux, nos corps tombent en lambeaux, et je pense que je te rejoindrai bientôt. Sache que je suis si près derrière toi, que si tu tends la main tu peux atteindre la mienne. Et tu sais que j’ai toujours aimé ta beauté et ta sagesse et je n’ai pas besoin d’en dire plus parce que tu sais tout cela. Je veux seulement te souhaiter un très beau voyage. Au revoir ma vieille amie. Mon amour éternel. Rendez-vous au bout du chemin"

 

 

10/11/2016

Seconds thoughest in the infants (Underworld 1996)

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Sorti en 1996 " second thoughest in the infants est le second album d' Underworld après Dubnobasswithmyheadman paru trois ans auparavant .

Le groupe de Karl Hyde et Rick Smith  semble avoir  trouvé sa vitesse de croisière depuis l'arrivée de Darren Emerson le jeune prodige  DJ élevé au rythme de la trance et de la techno.

Si le premier album du trio fut un vrai succès ce deuxième opus sera celui de la  confirmation de l'explosion d' Underworld sur la scène eléctro mondiale.

Bien accueilli par le public second thoughest in the infants   se vendra mieux que le premier album notamment grâce à la sortie dans le même temps du single Born Slippy, apparaissant sur la bande originale du film Trainspotting.

Ce virage musical est assez inouï car Underworld avait déjà enregistré a la fin des années 80 deux albums a tendance pop fadasse ,albums totalement passés inaperçus le groupe de Karl Hyde n'ayant pas encore reçu de plein fouet la vague electro qui va débouler et voir apparaître toute une pléiade de formations acceuillis par un très large public (Orbital - the Orb - The Chemical brothers -Leftfield   Future sound of london - )

C'est donc après deux albums  sans grand intérêt que le groupe ressuscite pour  devenir l'un des fers de lance de la musique electro-dance au milieu des années 90.

Ce disque contrairement a pas mal d'albums issus de cette vague musicale n'a pas trop vieilli et reste aujourd'hui encore une référence car il symbolise une certaine forme de liberté" artistique et synthétise parfaitement l'osmose entre la pop et la musique électronique 

On trouvera  ici  8 titres  avec quelques merveilles absolues - juanita-kiteless - to dream of love une trance époustouflante de plus de 16 minutes le fabuleux 'confusion the waitress''ou encore bandstyle stappys curry ' un bijou tout en apesanteur , signalons également  'pearls girls' un titre qui annonce (et qui ressemble) a la bombe a venir a savoir le single 'born slippy ' ou enfin 'rowla' une machine de guerre electro qui lorgne du coté de Carl Cox

Enfin si sur certaines édition de 'seconds thoughest in the enfants ne figure pas le tube 'born slippy' il convient de savoir que certaines éditions associent au CD  un 2 titres sur lequel on retrouve le  désormais tube  mythique du groupe britannique accompagné de 'Rez ' un autre monument , une longue transe hypnotique de près de  10 minutes

 

Underworld  -  rowla


podcast

 

 

 

 

 


 

 

 

 

19:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : underworld

Le diable s'habille en Prada ( David Frankel 2006)

 

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Le Diable s'habille en Prada est une adaptation du roman éponyme écrit par Lauren Weisberger.

Véritable best-seller narré à la première personne, il a été traduit dans 27 langues et c'est david Frankel  un réalisateur peu connu qui  a la responsabilité de porter a l'écran ce grand  succès de l'édition.

Rappelant le phénomène Bridget Jones  autre best seller typiquement féminin adapté au cinéma  le film est un succès qui n'a rien de surprenant  alors qu'en est-il  de ce diable en talons aiguilles ?

 

le diable du film c'est bien entendu Meryl Streep hallucinante dans cette comédie douce amère qui nous entraîne dans le monde sans pitié de la mode,rien que pour elle (et aussi la jolie petite frimousse d'Anne Hathaway) le film mérite le détour .

Composant un personnage a mi - chemin  entre Bette Davis et Cruella  LA Streep qui  on le sait depuis longtemps  ,  est une comédienne exceptionnelle quelque soit le registre du film nous enchante et nous ravit a chaque apparition a l'écran

Elle interprète ici le rôle de Miranda Priestley  redactrice en chef de Rainway  le  plus grand magazine de mode  , Miranda fait et défait les modes et sur son avis des carrières décollent ou dégringolent

Pour  interpréter ce rôle particulièrement antipathique  d'une femme impitoyable  au pouvoir quasi illimité Meryl Streep   a choisi de faire dans l’économie, aussi, chaque geste (le jetté de manteau restant  sa  grande spécialité) , chaque regard ,chaque parole prononçée de cette voix monocorde (a voir evidemment en V.O) compose un élément de ce personnage haut en couleur a la fois détestable mais qui force le respect.

Malheureusement on n'évite pas les clichés  dans cette adaptation et si a juste titre New-York  y est dépeinte en ville survoltée et active  difficile en revanche de croire en ce Paris de carte postale filmé par Frankel (la balade romantique a Notre Dame  sans le moindre touriste  relève de la pure science-fiction) mais on a l'habitude de cette vision  de notre capitale par les cinéastes américains il en a toujours été ainsi .Le diable s'habille en Prada  est une chronique  intérieure du milieu de la mode avec ses coups fourrés , ses trahisons , ses futilités , ses jolies filles , ses lieux branchés et ses fêtes somptueuses  et le happy end inévitable de la jeune  assistante souffre-douleur  (Anne Hathaway) qui sacrifie  une prometteuse carrière pour retrouver des valeurs morales n'étonnera personne. Vous le devinerez ce sont les personnages féminins qui ont la part belle dans ce film que vous pourrez cependant apprécier même si vous ne connaissez pas 3 noms de grands couturiers mais il faut  signaler la belle prestation de Stanley Tucci  (l'affaire pélican)  dans le rôle de nigel, le créateur de mode homosexuel et homme de confiance de Miranda.

 

voir un diaporama musical du film

 

http://www.youtube.com/watch?v=YLuWmvy1kBU

 

 

13:35 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

Dora Bruder ( Patrick Modiano)

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Certains petits  livres  ( Dora bruder  fait 140 pages a peine) peuvent etre révélateurs de messages  et permettent parfois  de procurer des émotions et des interrogations dignes de certaines grandes œuvres romanesques ou historiques.

Dora Bruder fait incontestablement partie de cette catégorie

Modiano tombe a la fin des années 80 sur une annonce parue dans Paris-Soir au  31 décembre 1941: «On recherche une jeune fille, Dora Bruder, 15 ans, 1,55 m, visage ovale, yeux gris-marron, manteau sport gris, pull-over bordeaux, jupe et chapeau bleu marine, chaussures sport marron. Adresser toutes indications à M. et Mme Bruder, 41, boulevard Ornano, Paris.» 

Patrick Modiano retrouvera  le nom de Dora Bruder dans le Mémorial de la déportation des juifs de France, publié par Serge Klarsfeld  quelques années  auparavant en 1978. 

Cette  destinée  tragique va le hanter et il va  tacher avec ce livre de  retracer le parcours de la jeune disparue

A  mi chemin entre  enquête et biographie ce roman qui se dévore en quelques heures a peine nous passionne et  nous émeut et fait de chaque lecteur le témoin des recherches d'un Modiano romancier  détective dans les bas fonds du Paris sous l'occupation 

Qui était Dora Bruder?

A quelle école allait-elle?  Qui étaient ses parents ? ses  amis ?

Pourquoi a-t-elle fui le domicile familial?

Comment a-t-elle survécu pendant sa longue escapade? 

 Comment  a-t-elle été arrêtée et emmenée à Drancy? 

C'est aussi la quête encore et toujours  pour Modiano de la vérité sur un passé de notre histoire qui habite beaucoup de  ses œuvres et autour de thèmes qui lui sont chers ( l'identité, l 'héritage du père, l 'obsession de comprendre l 'horreur du nazisme et de la déportation, le poids  des  secrets)

Pour Modiano c'est clair il y a du Dora Bruder  dans chaque victime de la barbarie nazie mais aussi dans chaque survivant de l ' holocauste et  évidemment il y a du Dora Bruder en lui

En filagramme de ce jeu de piste formidable et bouleversant Modiano fait des incursions dans son propre passé revenant sur son propre parcours , sa propre  histoire.

Ce livre pourtant peuplé d'ombres et de  fantômes  n 'est pourtant pas un livre austère mais plutôt un livre de mémoire et de  réflexions ( et sans doute  d'exorcisme pour son auteur) 

A  l'image du Journal d' Anne Frank il nous dresse le portrait terrible et définitive d'une vie volée

 

Ce sont des personnes qui laissent peu de traces derrière elles. Presque des anonymes. Elles ne se détachent pas de certaines rues de Paris, de certains paysages de banlieue, où j'ai découvert, par hasard, qu'elles avaient habité. Ce que l'on sait d'elles se résume souvent à une simple adresse. Et cette précision topographique contraste avec ce que l'on ignorera pour toujours de leur vie - ce blanc, ce bloc d'inconnu et de silence

( Patrick Modiano - Dora bruder    extrait)

 

inauguration  de  la promenade Dora Bruder a Paris  en 2015

 

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07:57 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)