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10/07/2016

Pet Sounds ( The Beach Boys 1966)

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Derrière  cette pochette  ridicule  et  ce  titre  d'album non moins stupide  se  cache ni plus ni moins que  l'un des plus  grands  disques  de  tout  les  temps.

Evidemment  avant le  choc  de la découverte  de  cette  merveille  absolue je n 'associais les Beach Boys qu'a  un groupe  cote  ouest , faisant  de la  surf music  et  alignant  des  hits  faciles 

Les  premiers  albums  datant  du  début  des  années 60 (Surfin'   safari  en 1962 ,  Surfin' USA   et Surfer  girl   en 1963 en  étant la plus  parfaite  démonstration musicale.

Extrêmement  productifs les Beach Boys   vont sortir pas moins de 10 albums  entre leur  premier album  'Pet  sounds  '  dont il est ici question et qui  arrive  sur notre   planète  au printemps 1966

Dans la liste des 500 plus grands albums de tous les temps selon le magazine  Rolling Stone, cet  album  est classé à la 2e place derrière Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band des Beatles tandis que le New Musical  Express le  classe  quant a  lui sur la première  marche  du podium

Juste pour  mieux  situer  le  niveau du 11eme album de la  bande  a  brian Wilson et savoir  vraiment de  quoi on parle !

Comment  un  groupe  qui aligne  les  albums  etiquettés " cote  ouest "   et  "campus  californiens " peut  il a ce point  virer  de  bord  et  sortir un  tel monument ?

Beaucoup  prétendent  que c'est l 'ecoute  de 'rubber  soul'  des  Beatles sorti quelques mois  auparavant  qui  aura  provoqué  chez  ces gentils  blondinets  un  déclic musical  un  tsunami   musical  pourrait  on ajouter  pour  être plus  complet

Harmonies parfaites  et  équilibrées , orchestrations sublimes trouvailles  sonores  incroyables  ,  arrangements  somptueux , cette pierre philosophale  du rock psychédélique nous propulse  direct dans le cosmos bercé par  les  voix sublimes  et  enchanteresses des  membres  du groupe

Al  'exception de Dennis Wilson  tous de Brian Wilson  sorcier musical et  maitre  absolu a bord   a  Al jardine , Mike Love, Carl Wilson et Bruce Johnson (nouvellement  arrivé  dans la  bande) tous   assurent  avec  une  cohésion inouïe les  voix  et  les chœurs  de  ce  disque  de légende

 

Brian Wilson  qui signe ici la totalité des  titres  de  cet  enregistrement  mythique forge la et  pour  toujours  sa  légende d'auteur  compositeur génial  et  visionnaire

De nombreux groupes  et  artistes a commencer  par les Beatles ont déclaré que l'album avait eu une grande influence sur leur  orientation musicale

George Martin producteur  des  Beatles  a déclaré que « sans Pet Sounds il n'y aurait pas eu Sgt. Pepper's lonely heart club  band  " , affirmant également que Sgt. Pepper n'a été qu'une tentative pour atteindre le niveau de Pet Sounds[» Paul McCartney a plusieurs fois déclaré que Pet Sounds était son album préféré et que God Only Knows était sa chanson préférée de tout  les  temps

On l'aura compris  'Pet Sounds  "est bien  qu'un  simple  disque  il brise les  codes  et  se  réinvente a chaque  écoute et on peut  dire  qu'il introduit  véritablement la  notion  d'art  dans  la  conception  d'un   album de  musique

disque  essentiel et  presque  spirituel   'Pet Sounds  ' est un  disque  plus que fondamental ,  c'est un  disque thérapeutique et universel

 

 

 Track -List

 

FACE A

Wouldn't It Be Nice

You Still Believe In Me

That's Not Me

Don't Talk (Put Your Head On My Shoulder)

I'm Waiting For The Day

Let's Go Away For Awhile

FACE B

Sloop John B.

God Only Knows

I Know There's An Answer

Here Today

I Just Wasn't Made For These Times

Pet Sounds

Caroline No

 

 

 

The Beach Boys  -   God  only  Knows


podcast

17:09 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

08/07/2016

Strange little girls (Tori Amos 2001)

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On le  sait  depuis   toujours il   y a  prendre et a laisser  avec  les  albums  de reprises

Souvent utilisés par  des  artistes  pour  boucler  un  engagement  avec  une maison de  disques  il faut  donc  se  montrer  aussi méfiant  que  curieux mais  fort  heureusement de (belles) surprises  arrivent

Strange litte  girls  le  sixieme  album de  la  pianiste et chanteuse  Tori Amos fait  partie  de  ces  bonnes  surprises  la

incontestablement

Dans le choix tres varié  des 12 chansons  de cet album il y a un point commun a chacune  d'entre elles

elles sont  toutes écrites par des hommes et toutes parlent des femmes.

l'album fut un succès commercial, atteignant la 16e place des charts au Royaume-Uni et la 4e aux États-Unis, .

de la  réécritures improbables de 97' Bonnie and Clyde d'Eminem a celle de Raining Blood de Slayer, Tori Amos balaye large s'attaquant  avec  courage  et culot a   des  montagnes (Happiness is a Warm Gun de John Lennon  'Time " de  Tom Waits ou encore   Heart of Gold de Neil Young)

Elle  exhume quelques  pépites  des  années  post  punk  ("Rattlesnakes " de  Lloyd Cole  &  the Commotions   'I don't like mondays  '  des Boomtowns rats  et   nous offre  une version totalement sublimée  d''enjoy  the  silence  " de  Dépêche  Mode 

Même si Tori révelera plus tard que la véritable motivation de cet album était de finir au plus vite son contrat avec Atlantic Records  ( avant  de  rejoindre  Epic  records) on se  régale  des  versions lentes  et   souvent  envoutantes  qu'elle   nous  présente  ici, chacun  aura  sa  préférence   ,  sa  favorite (pour  moi  c 'est la  reprise épurée  et  crépusculaire  de  tom  waits  qui  survole  tout)

A noter   les  voix  de  Georges Bush (père  et  fils) et celle  du père  de  Tori Amos  le révérend Edison Amos sur  sa  version du  standard  des  Beatles ainsi qu'un  sample  (I wanna  be  your  dog  ) des   Stooges   sur  sa  reprise  de  Neil Young

cet  album  préalablement presenté  a  Londres devait  etre  par la  suite presenté  a New York   a la presse  et a la  télévision  un  certain 11 septembre 2009

Les  attentats  ayant  bouleversés l'actualité   'Strange little  girls  '   sortira  finalement  le  18 septembre  ( avec  5 pochettes  différentes)

Affectée  par  les   douloureux  evenements  vécus a  New York Tori Amos   composera  'I can't see  New York "    qui sortira en 2002  sur  l'album  suivant 'Scarlett's  walk  '  un très  bel album -concept  autour d'un  voyage   sur le  continent américain  et les  grands  états traversés.

 

 

Tori Amos  I  Don't  like  mondays


podcast
 

 

Tori Amos  - Enjoy  the  silence

 


podcast

 

Tori  Amos   I'  m  not  in  love

 

 

track  -list

1. "New Age" (originally performed by The Velvet Underground)    
2. "'97 Bonnie & Clyde" (originally performed by Eminem)    
3. "Strange Little Girl" (originally performed by The Stranglers)    
4. "Enjoy the Silence" (originally performed by Depeche Mode)    
5. "I'm Not in Love" (originally performed by 10cc)    
6. "Rattlesnakes" (originally performed by Lloyd Cole and the Commotions)    
7. "Time" (originally performed by Tom Waits)    
8. "Heart of Gold" (originally performed by Neil Young)    
9. "I Don't Like Mondays" (originally performed by The Boomtown Rats)    
10. "Happiness Is a Warm Gun" (originally performed by The Beatles)    
11. "Raining Blood" (originally performed by Slayer)    
12. "Real Men" (originally performed by Joe Jackson

 

 

 

 

13:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

07/07/2016

Broken English (Marianne Faithfull 1979)

marianne faithfull

 

 

 

 C'est un album désespéré. totalement désespéré


En 1979, Marianne Faithfull est une rescapée et c'est dans cette situation d'urgence qu'elle va nous livrer son chef d'oeuvre Broken English.
Magnifique pochette bleutée (a l'époque bénie des vinyls où la pochette représentait encore quelque chose), on y  admire une  belle image de la diva 'junkie ' cigarette incandescente au bec
mais c'est surtout sa voix ,  sa  voix  incroyable et maladive qui nous cloue au mur.

Oubliée la petite voix fluette des années d'avant la poudre: ici la voix est rocailleuse, grave mais ô combien sensuelle et envoûtante.
Il y a dans ce disque des chansons éternelles: "The Ballad Of Lucy Jordan" d'une tristesse et d'une mélancolie infinie, la reprise somptueuse du "Working Class Hero"de Lennon, l'entêtante "Broken English" qui donne son titre a l'album enfin et surtout le magnifique "Why D'Ya Do It ?", une chanson farouchement rock 'n' roll qui parle de jalousie.
Ce qui semblait être le disque de la dernière chance pour Marianne va en fait devenir celui de la renaissance celui  par  qui elle  peut a la fin  des  douloureuses  seventies  apercevoir  enfin la  lumière   , une  lumière  rock 'n roll et avec  cette aura lumineuse  une  certaine  forme  de  rédemption il faudra encore des années et une traversée du désert pour que Marianne Faithfull gagne enfin son billet dans le cercle des artistes incontournables.

En 1979, Broken English lui a peut-être sauvé la vie

 

 Marianne Faithfull      The  balad  of  Lucy Jordan

 


podcast

 



 

Marianne Faithfull  - working class  hero

 


podcast

 

 

 

 

 

 

 

 

11:21 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marianne faithfull

On The beach (Neil Young 1974)

 

Que les puristes  du rock me pardonne  mais je l'avoue ,je suis venu assez tard a Neil Young 

c'était déjà le cas avec  Leonard Cohen ou  encore Johnny Cash tout occupé que j'étais a  passer et repasser mes albums de Dylan , du velvet underground  , Des Doors ou bien  encore  ceux  des Beatles ou des Rolling Stones mais il n'est jamais trop tard , fort heureusement

et si j'avais bien entendu eu par le passé des coups de coeur pour certains titres  piochés au hasard dans la discographie de Neil Young ( 'like an hurricane ' harvest Moon ' 'old man ' the needle and the damage done' ,'Cortez the Killer').) je ne posais quasiment jamais  d'album de Neil Young sur ma platine avant la révélation il y a quelques années , une révélation due au 'MTV unplugged 'puis a l'achat coup sur coup de 'harvest'  'harvest moon ' et ' tonight's the night' et évidemment je restais sur le cul

A la faveur d'une chronique Lue par hasard sur un blog musical je décide de me lançer a la découverte de 'on the beach ' présenté comme le disque maudit de Neil Young

Que dire sinon que les mots me manquent devant tant de pureté, de beauté, de simplicité et de talent ?

Nous   sommes  ici   devant un album beau et triste a pleurer , un   disque  que je  qualifierai  de foudroyant qui bien  qu'assez  court  se pose la  en véritable merveille.

si 'On the beach '  n 'est évidemment pas  la  meilleure  clé  pour  penetrer  l univers  de Neil Young il en constitue  de toute  évidence  un élément essentiel de  sa  discographie

un  disque  aussi bouleversant  qu'attachant et  obsédant , un  album   d'une indéfinissable  mélancolie

 

 Neil Young  -vampire blues


podcast

 

Neil Young - for the turnstiles


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10:57 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)