Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

31/07/2005

Itinéraire d’un enfant gâté (1988)


Avant d’avoir vu le film j’avais bien entendu eu maintes fois l’occasion de visionner l’une des scènes principales de ce film la fameuse séquence dite du ‘Bonjour ‘ ou Jean-paul Belmondo revenu a paris avec Richard Anconina lui apprends a dire bonjour et cette scène plutôt réussie me laissait envisager que ce film de Claude Lelouch méritait d’être vu
Itinéraire d’un enfant gâté ayant été un grand succès populaire lors de sa sortie en 1988 une séance de rattrapage s’imposait donc.
Le résultat de cette découverte d’un film 18 ans après sa sortie en salles est malheureusement décevant.
Le film de Lelouch est prétentieux et souvent  invraisemblable, à commencer par le personnage de Sam Lion un mélange de héros dont s’est maladroitement inspiré le metteur en scène (un peu de Hemingway – une touche d’Alain Colas – beaucoup de jacques Brel) et interprété par un jean Paul Belmondo peu crédible en homme d’affaire surmené ne rêvant que de cirque , d’océans , et de grands espaces africains .
Le message du retour aux vraies valeurs est grossier pour ne pas dire risible tant Lelouch insiste sur les clichés (la séquence du lion, celle de la tempête)
Belmondo alors acteur fétiche du public français bien qu’ayant enchaîné depuis une dizaine d’années navets et films plus que dispensables (le guignolo 1980- les morfalous 1983joyeuses pâques 1984- le solitaire 1986 ) forme un duo avec un autre comédien qui n’a pas lui non plus épargné par les films ratés Richard Anconina ,comédien miraculé du box office (merci a la vérité si je mens) joue le rôle de Al petit français débrouillard qui rêve aussi de l’Afrique , les chemins du milliardaire déprimé et du petit français malin vont se croiser et le destin des deux hommes va s’en trouver changé.
Malgré quelques (rares) scènes réussies le film est d’une lourdeur de plomb auquel il convient d’ajouter une musique pesante et les vocalises insupportables de Nicole Croisille.
Enfin on sait depuis longtemps qu’il faut chez Lelouch supporter les prestations des membres de la famille alors que dire du cas de Marie sophie L, épouse a la ville du metteur en scène et fille dans le film de Sam Lion (J.P Belmondo), comédienne calamiteuse qui arrive a gâcher chaque scène quelle interprète dans ce film ?
Parmi les seconds roles tous assez mediocres seul , Daniel Gelin (le père de Al) semble tirer son épingle du jeu, son personnage de cafetier reste l’un des plus réussis du film
Itinéraire d’un enfant gâté est un film largement surestimé confirmant le peu d’intérêt a accorder au cinéma de claude lelouch, exception faite d’un homme et une femme chef d’œuvre absolu de Lelouch et petite merveille de simplicité et de pudeur et de l’aventure c’est l’aventure comédie culte des années 70
Le cas Lelouch reste surprenant car le jeune prodige qui décrocha la palme d’or du festival de cannes en 1966 a réussi pourtant sans bouleverser le cinéma a devenir l’un des metteurs français incontournables enchaînant des films jamais totalement ratés mais jamais totalement réussis non plus et cela malgré des budgets colossaux et la plupart du temps un casting de premier ordre.
itinéraire d’un enfant gâté est a l’image de la carrière de son auteur ni raté ni réussi ,il n'est qu'un film de plus dans l’océan moyen du cinéma français.

18:35 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

26/07/2005

Iggy & the Stooges -festival des vieilles charrues 2005

 

medium_iggy_stooges.jpg

Il est 23 h10 sur la scene Glenmor ,principale scene du festival des vieilles charrues 2005 .Il est 23 h 10 et ca fait des heures et des heures qu'il pleut a verses ,la pluie a transformé le terrain en gadoue epaisse et poisseuse et ce n'est ni   Mickey 3d ni Bertignac qui auront reussit a rechauffer les dizaines de milliers de festivaliers déchainés et impatients malgré les conditions climatiques catastrophiques
il est 23h10 et les dizaines de photographes qui avait passablement ignorés les groupes précedents se massent devant la scene
il est 23 h 10 et c'est ray cokes les legendaire presentateur de MTV qui vient annoncer en maitre de cérémonie l'attraction majeure de ce festival 2005
ladies & gentlenman please Welcome to the fabulous STOOGES !!!!!
il est 23 h 12 et voila l'iguane jean taille basse torse nu qui surgi comme un diable et attaque immediatemment Loose puis enchaine sans souffler sur Down on the street et deja c'est l'apocalypse
on sait qu'il n'y aura au menu de du Stooges et qu'on peut faire une croix sur les standards de l'iguane en solo
iggy d'ailleurs ne se prive pas de nous le rappeller ' we are THE STOOGES' hurle t'il au public
et tout ou presque va y passer (I wanna be your dog - 1969 (Atomique ) - TV Eyes (effrayant de fureur et de folie) - dirt )
les Asheton brothers derriere assurent comme pas possible des monstres ce sont des monstres mike Watt remplace a la basse Dave Alexander le seul stooges original absent retenu au paradis du rock depuis 1975 ,le son est enorme et devant la scene c'est la folie totale ! c'est l'evangile du rock selon saint -Iggy l'iguane fait son show ca saute , ca rampe ,ca grimpe partout , ca descend de la scene et ca fout le bordel sur NO fun quand il demande aux fans dechainés de monter sur scène
beaucoup vont tenter de passer les hordes de vigiles qui s'opposent et dégagent tout ce qui passe la barrière mais une poignée vont réussir a rejoindre iggy sur scene pour pogoter autour de lui
et a ce moment l'iguane n'a plus 58 ans il a 15 ans 20 ans avec tout ces gosses qui s'eclatent a ses cotés trois generations sont la pour ce concert historique un peu comme pour Deep purple la veille
juste la folie en plus
juste la folie en plus

17:10 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

20/07/2005

Aladdin sane (1973)

 david-bowie-x-aladdin-sane.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 1972 Bowie vient non seulement de livrer a la face du monde un album de légende( ziggy stardust) mais il s'autoproclame prince d'un mouvement glam en pleine ascension et produit coup sur coup trois disques essentiels pour l'avenir du rock Raw power d' Iggy & the stooges puis Transformer de Lou Reed alors en pleine dégringolade existentielle et a un degré moindre 'All the young dudes' de Mott the hopple
Après cette année artistiquement très riche David Bowie démarre 1973 Sur les chapeaux de roues et l'homme caméléon frappe très fort avec la sortie de Aladdin sane précédé d'un single époustouflant 'drive -in saturday'
Cet album marquel'apogée de ce qu'on appellera le rock décadent et contient des titres qui vont
devenir des standards de bowie :'watch that man' -' cracked actor' -' time '-' jean génie' -'aladdin sane' (qui donne son nom a l'album)
il contiendra également une très belle reprise d'un tube des Stones 'let's spend the night together 'et fait la part belle aux musiciens mike garson (piano) et Mike Ronson (guitare) omniprésents tout au long de ce disque fulgurant
la pochette sublime (peut- être la plus belle de bogie) va figer a jamais Bowie dans tout les esprits avec son visage androgyne zébré par cet éclair irisé
Ce personnage nouveau crée pour cet occasion Bowie va le transporter partout a travers le monde ; de l'angleterre aux États-unis en passant par le Japon ou Bowie va devenir une icône absolue
Fort de ce succès planétaire Bowie rentrant a Londres après une tournée triomphante en compagnie des 'spiders from mars au complet va le 3 Juillet 1973 sur la scène de l'Hammersmith odeon suicider le personnage de Ziggy lors d'un concert devenu historique et immortalisé par la caméra de D.A.Pennabaker
Ziggy mort ALADDIN SANE Mi homme mi femme mi ange mi démon peut désormais envahir l'imaginaire des fans du chanteur partout sur la planète et imposer définitivement Bowie comme le plus grand artiste du début des seventies

 

David Bowie -   'the jean genie'

 

podcast



 

14:45 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

Embrassez qui vous voudrez (2002)

adapté d'une pièce a succès britannique le film de Michel Blanc associe l'humour caustique british et le cynisme décalé que le réalisateur apporte dans un univers proche (très proche) de celui de Bertrand Blier on retrouve des couples Dutronc -Rampling( parfaits !), Karin Viard -Denis Podalydes (épatants!) Carole Bouquet -Michel Blanc (survoltés !) autour d'eux se tissent des bouts d'histoires , des rencontres ,des quiproquos;et des malentendus tragi-comiques , les personnages se mentent , se quittent se retrouvent , se disputent et s'aiment
on rit beaucoup tout au long de ce film très drôle dans lequel a l' évidence les acteurs ont pris beaucoup de plaisir a jouer scénario , textes tout est en harmonie du Michel Blanc plus blanc que blanc pour cette comedie française douce amère très réussie

05:50 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

Technique (1989)

Nous sommes en 1983 et New Order s'impose avec l'album Power, Corruption & Lies comme les héritiers de Kraftwerk LE modèle absolu du groupe.
Cinq ans plus tard, fort de quelques singles mémorables pour ne pas dire historiques ("Thieves Like Us", "Blue Monday", "Confusion"), le groupe de Barney Summer & Peter Hook découvre le son de New-York en étant invité a jouer au Paradise Garage (club mythique qui donnera son nom au mouvement musical)

Pour New order c'est une révélation et des lors le groupe ne cessera de naviguer entre deux le son Manchester et celui de New-York.
A Manchester, ils sont en terrain déjà conquis depuis qu'il ont inauguré en 1980 ce qui restera comme la plus grande discothèque de l'histoire de la pop anglaise: l'Hacienda (où débuteront, entre autres, Happy Mondays et Stones Roses.
c'est New Order qui a permis au mouvement, que l'on baptisera Mad-chester, d'exploser en proposant un mélange dance-rock-indie totalement novateur et inédit.
Personne n'est donc surpris lorsque, en 1988, le groupe déclenche une révolution musicale en enregistrant dans un état de défonce permanente a Ibiza l'album Technique,monument a la gloire des pistes de dance-floor et des substances qui souvent les accompagnent a cette époque.
Le groupe enfoncera encore le clou en interprétant "Fine Time" a l'émission Top Of The Pops, les yeux effroyablement extasiés déclanchant une furia qui durera deux ans,
Technique va truster les plus hautes places des charts européens et va incendier les clubs pour faire danser des nuits durant des milliers d'ados; Toute l'Angleterre et le reste de Europe ne vivant plus alors qu'au rythme de Manchester.

 

 

 

 

05:05 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

19/07/2005

Keep on your mean side (2003)

Des le premier titre, le ton est donné : ce "keep on your mean side" du duo formé par VV et Hôtel sous le délicieux nom de The Kills est un album de rock pur et dur, du son brut et sale, qui rappelle inévitablement les grands disques que PJ Harvey nous avait pondus voici déjà quelques années ("Dry", "To Bring You My Love"), ou encore les envolées rock'n roll de la grande Patti Smith, référence incontournable de toutes les chanteuses de rock.

La référence est audacieuse, mais en aucun cas ne semble effrayer ou complexer The Kills, qui enchaînent pour notre plus grand plaisir des titres irrésistibles et plein d'énergie ("Hand", "Kissy Kissy", "Cat Claw", "Superstition", "Fried My Little Brain"...)
Intro et enchaînements, la guitare donne le ton et il est impossible de résister à la furieuse envie de taper du pied, tandis que la voix habitée de VV nous traverse et nous lamine le cerveau. Hôtel de son côté, se chargeant de nous transporter très loin avec sa guitare en boucle et le tempo hypnotique et lancinant donné aux chansons.

Rock'n roll donc, mais rock 'n roll de grande qualité pour un premier album exemplaire, signé d'un groupe qui impose avec ce "Keep On Your Mean Side" (et sa magnifique pochette) un style bien à lui.

The Kills -   fried my little brain

 

podcast

 

11:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

11/07/2005

Exposition Chaplin et les images -musée du jeu de paume - paris 2005

 

 

 

 

 

 

 

 

Le musée du jeu de paume pres  de la place de la concorde a Paris propose une magnifique exposition qui a pour thème : Chaplin et les images

Cette exposition accessible aux petits et grands nous rappelle grâce aux montages vidéos illustrés d'affiches ,photos , gravures et dessins combien le génie de Chaplin a illuminé le monde du cinéma et du spectacle durant un demi-siècle

voir les enfants , les adultes et les seniors de toutes nationalités rire aux éclats devant les facéties du plus grand comique de tout les temps est quelque chose qui me donne une grande bouffée d'oxygène et qui me rassure face a la mediocrité quotidienne environnante a l'heure ou les français se précipitent pour rire bêtement aux gaffes vulgaires et idiotes d'un calamiteux Brice de Nice au coefficient intellectuel proche du zéro ,n'hesitant pas a reproduire autour d'eux les gags stupides vus au cours de ce film navrant , a l'heure ou les comiques de tout poils s'improvisent comédiens avec le même degré de talent cité plus haut , j'en veux pour exemple Eric et Ramzy infligeant une insulte suprême a Goscinny en adaptant honteusement les Daltons , a l'heure ou le rire est devenu indissociable de vulgarité je mesure le fossé abyssal qui sépare jacques Tati de jean Duchardin et Charles Chaplin de Ramzy

23:15 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

02/07/2005

Un long dimanche de fiancailles

la façon de faire du cinéma de jean pierre jeunet peut en irriter certains ,ce qui ne peut pas être remis en question c'est que cette vision du cinéma est toujours passionnante et surprenante.
rebondir apres le carton mondial (et mérité) d'amelie poulain voila bien le double-challenge de jeunet d'abord et d'audrey tautou pour qui amélie a ouvert grands les portes des studios du monde entier (elle a décroché le très convoitée rôle principal féminin du très attendu Da vinci code sebastien japrisot qui a imaginé l'intrigue et les personnages qui composent cette histoire passionnante
Nous suivons donc l'intrépide Audrey Tautou qui se lance a la recherche de son premier amour ,le beau manneck (gaspard Ulliel) jeune poilu malgré lui embarqué dans la sale guerre de 14-18 et condamné a mort par les autorités militaires avec cinq autrès compagnons d'infortune
persuadée de le savoir vivant elle se lance contre l'avis de tous dans une enquête aidé par germain pire , un détective rusé et roublard ( le regrétté ticky holgado)
A ses cotés les nombreux seconds rôles (jodie foster -jean pierre darroussin - denis lavant - andré dussolier-jean paul rouve - dominique pinon ....) sont tous excellents et font de ce long dimanche de fiançailles un spectacle magnifique
Jeunet par sa conception du cinéma (Utilisation du numérique - effets spéciaux discrets) parvient a mêler images de guerre intenses et poésie filmant des personnages attachants et authentiques
l'intrigue truffée de rebondissements font de cette quete de la vérité poursuivie par mathilde (audrey tautou) une aventure passionnante de bout en bout
la belle audrey  ,plus lunaire que jamais ,par son sourire , sa grâce naturelle et son talent tire avec ce film lumineux un trait définitif sur Amelie et installe mathilde, jeune amoureuse tetue et courageuse dans nos mémoires et dans nos coeurs de cinéphiles.

05:10 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)