17/10/2013
Neuf mois ferme ( Albert Dupontel 2013)

Annoncée partout comme la 'comédie de l 'année ' je me suis précipité en salle pour voir le film de Dupontel 'Neuf mois ferme '
Comédien caméléon Albert Dupontel m 'a rarement déçu quelque ce soit les registres de film dans lequel j'ai pu le voir , concernant ses réalisations, j 'avait découvert avec retard 'Bernie ' et 'enfermés dehors ' Deux films qui m'avaient tout deux enthousiasmés.
les critiques plutôt enjoués autour de ce film me confortait dans mon choix mais je doit avouer que je suis ressorti de la salle assez déçu
le film court ( a peine 1h20) enchainant il faut l'avouer le drôle et le caustique mais aussi le moins drôle.
A l 'image des personnages déjantés de ses premières réalisations Albert Dupontel nous offre ici Bob Nolan improbable cambrioleur (interprété par Dupontel himself)
le scénario est plutôt faible, Sandrine Kimberlain dans un registre de godiche a la Mireille Darc n 'est guère convaincante et Dupontel usant de ses mimiques a outrance en fait des tonnes.
Cependant reconnaissons a 'Neuf mois ferme un rythme bien emmené , certes plaisant mais qui part un peu dans tout les sens .
Résolument influencé par l'univers foldingue et absurde des Monty Python le film donne parfois le tournis même si les idées de mise en scène sont parfois bien pensées (les infos télévisées , la camera de surveillance , )
les bonnes surprises sont ici a chercher du coté des seconds rôles Philippe Duquesne le médecin légiste hyper trash , Bouli Lanners le flic cinglé et surtout "mention spéciale" a Bernard Marié l 'avocat bègue irrésistible de drôlerie , son plaidoyer , summum absolu de non -sens et de surréalisme vaut a lui seul le prix de la place de cinéma.
15:45 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)
15/10/2013
Ascenseur pour l 'échafaud (Louis Malle 1958)

Il y a d'abord les visages celui de jeanne Moreau au téléphone qui envahit l 'écran puis celui de Maurice Ronet dans la pénombre , effacé , grave puis viennent les mots d'amour ; les 'je t'aime 'murmurés par les deux amoureux
il y a évidemment ce noir et blanc lumineux , éblouissant , et cette intrigue a la fois simple mais terriblement angoissante
Premier film d'un réalisateur surdoué de 25 ans et d'une maitrise technique inouïe 'Ascenseur pour l 'echafaud est un véritable chef d'œuvre noir portés par deux comédiens solaires
le couple Moreau et Ronet les deux amants fous d'amour qui sans une seule scène en commun a l'écran irradient ce merveilleux film d'une époque cinématographique bénie
les dialogues sont épurés ,la mise en scène est brillante , l'ombre du maitre Hitchcock plane au dessus de ce long-métrage qui va devenir très vite un classique du genre entre les longs silences et la musique de Miles Davis ce film nous entraine nous emporte dans la nuit filmé admirablement filmé par Malle
Et puis Ascenseur pour l 'echafaud ne serait pas ce diamant noir sans la musique sublime de Miles davis
en enregistrant en direct (d'après la légende ) la bande-son de ce drame le trompettiste réussit l 'exploit d'habiller le film d'une aura et d'une grâce unique
jazz et cinéma ont souvent fait bon ménage avec les cinéastes de la nouvelle vague ( 'Les tricheurs' , 'des femmes disparaissent ', 'les liaisons dangereuses', ' a bout de souffle' bien sur mais aucun film ne peut prétendre s'enrichir d'une telle merveille d'équilibre et d'harmonie
Comme un personnage a part entière du film de Louis Malle Miles Davis rajoute a un chef d'œuvre un autre chef d'œuvre
somptueux et inégalé!
Miles Davis - Final ( take 1 )
09:46 Publié dans cinéma, Musique | Lien permanent | Commentaires (0)































































